Gaza/Mossoul: Quand l’assassinat devient spectacle (Looking back at Laurent Murawiec’s prophetic texts on today’s convergence of Western inversion of values and Islamic thirst for genocide)

21 août, 2014
S’ils disent la même chose que le Coran, ils sont inutiles; s’ils le contredisent, ils sont nuisibles; dans les deux cas, il faut les détruire. Calife Omar Al-Farouk (642)
Ceux qui brûlent des livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes. Heinrich Heine
Gaza : 4 tués par un raid dans un enterrement Quatre Palestiniens ont été tués aujourd’hui dans la ville de Gaza lors d’un raid aérien sur un cimetière où ils enterraient des proches tués plus tôt, ont indiqué les services de secours. Ces nouvelles victimes, quatre hommes, portent à au moins 19 le nombre de Palestiniens tués aujourd’hui. Ce bilan inclut quatre enfants. Les enfants et les adolescents représentent plus du quart des près de 2070 Palestiniens tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 8 juillet. Le Figaro (21.08.14)
5 terroristes ont été ciblés à Gaza tandis qu’ils s’apprêtaient à tirer des roquettes depuis un cimetière. Il avait été utilisé hier pour viser Ashkelon. Depuis le début de l’Opération Bordure Protectrice, environ 130 roquettes ont été tirées depuis des cimetières à Gaza sur Israël. Armée de défense Israël  (21.08.14)
Les services de renseignements américains et britanniques tentent d’identifier l’auteur de la décapitation de James Foley. Il pourrait venir de Londres ou du sud-est de l’Angleterre. (…)  sur les images authentifiées par le FBI, l’homme s’exprime en anglais avec un accent britannique. (…) Une hypothèse confortée par le témoignage de plusieurs ex-otages interrogés par le quotidien. Ces derniers identifient le bourreau comme étant «John», un Londonien parti faire le djihad. Intelligent, instruit et croyant en l’Islam radical, il serait le leader d’un groupe de trois combattants d’origine britannique qui s’occuperait spécifiquement des otages étrangers et des négociations avec leurs familles. Ce groupe serait surnommé «les Beatles» par les otages, du fait de leur nationalité. Pour le Pr Peter Neumann, directeur du Centre international d’études sur la radicalisation (ICSR) au King’s College de Londres, le djihadiste de la vidéo n’a pas été choisi par hasard. «Peu importe sa nationalité, ils avaient surtout besoin d’un anglophone, a-t-il expliqué au Guardian. Ils voulaient clairement quelqu’un qui parlait couramment l’anglais pour avoir un maximum d’impact en Occident et être sûrs que la vidéo serait diffusée sur toutes les chaînes de télévision américaines». D’ailleurs, l’anglais est la seule langue utilisée, seuls des sous-titres en arabe ont été ajoutés. Le Figaro
Cette violence irrépressible il le montre parfaitement, n’est pas une absurde tempête ni la résurrection d’instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c’est l’homme lui-même se recomposant. Cette vérité, nous l’avons sue, je crois, et nous l’avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c’est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait ; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie ; mais elle procède par elle-même à l’émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu’elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible ; cela veut dire : s’abandonner aux dissociations d’une vie truquée ou conquérir l’unité natale. Quand les paysans touchent des fusils, les vieux mythes pâlissent, les interdits sont un à un renversés : l’arme d’un combattant, c’est son humanité. Car, en ce premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds. Sartre (préface aux damnés de la terre, 1961)
Le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes. Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas. La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital. Oren Kessler
Comme le Hamas le fait savoir à qui veut, il est braqué sur « la fin de l’occupation de la Palestine » – autrement dit mettre fin à l’existence d’Israël. Malheureusement, trop peu de gens le comprennent. Naturellement consternés par la mort et la dévastation dans la bande de Gaza, beaucoup de gens dans le monde, l’homme de la rue comme les dirigeants politiques, confondent la cause et la conséquence. Le Hamas ne cherche pas la liberté pour le peuple de Gaza quand il exige la « levée du siège », un port et un aéroport, et quand il tire des roquettes parce que ses exigences ne sont pas respectées. Il est, au contraire, à la recherche de la capacité de poursuivre son objectif de rayer Israël et donc de bloquer toutes ces pénibles restrictions sur sa capacité à construire une machine de guerre encore plus puissante. Le blocus israélo-égyptien n’est pas antérieur à la saisie violente de Gaza par le Hamas en 2007 ; il a été imposé après que les islamistes en aient pris le contrôle, et serait supprimé si la sécurité d’Israël n’était pas menacée par le Hamas et ses compagnons islamistes. Vous voulez alléger les souffrances des Israéliens ordinaires mais aussi des Gazaouis ordinaires ? Mettre fin au Hamas. Vous voulez au contraire leur assurer une plus grande souffrance ? Levez le blocus avec un Hamas toujours aux commandes. Effusions de sang garanties… (…) Mais c’est seulement si le Hamas croit que sa survie est en danger qu’il mettra un terme au feu. Et il faudrait une opération militaire beaucoup plus importante que le gouvernement israélien, conscient de ses conséquences en pertes probables, se prépare peut-être à mettre en place. Il faudrait aussi une évaluation bien différente du conflit par la communauté internationale – moins partiale et plus ingénieuse – afin de fournir un soutien plus fiable à Israël. (…) le Hamas (…) a signé un gouvernement d’unité avec Abbas au printemps dernier comme une étape vers la prise du pouvoir de l’Autorité palestinienne. En même temps, comme le Shin Bet l’a révélé lundi, il se préparait à une série d’attaques terroristes contre des cibles israéliennes, dans un complot élaboré visant à favoriser une troisième intifada et à renverser Abbas. Le Hamas ne se mettra jamais dans une position docile par rapport à Abbas. Au détriment des habitants de Gaza et des Israéliens, le Hamas n’est pas prêt à s’en remettre docilement à Abbas ni à personne. Le business du Hamas n’est pas de gouverner Gaza ; c’est celui du terrorisme. David Horowitz
Ce sont les récents événements de la Guerre de Gaza, ou plutôt leur réfraction dans l’opinion publiée, dans les médias, chez les hommes politiques, les diplomates, les universitaires et les classes bavardeuses, qui suscitent cette réflexion : la guimauve sentimentaliste dégouline de tous côtés pour décrire la « souffrance des Palestiniens ». A la bourse victimologique, le « Palestinien » vaut bien plus que le Darfourien massacré par les Arabes du Nord-Soudan, l’Iranien lapidé ou pendu par les mollahs, la fillette pakistanaise ou afghane décapitée ou défigurée à l’acide par les Talibans, l’Indien de Bombay ou du Cachemire assassiné par les moudjahidines islamistes. Divisez le nombre de palestiniens par les centimètres de journal (ou les minutes télévisées) qui leur sont consacrés, vous obtiendrez un ratio qui défie toute concurrence, une proportion disproportionnée. Ce demi-monde de trop volubiles discoureurs sélectionne soigneusement ce qu’il « voit », à l’exclusion du reste. (…)  Chacun devrait le savoir et y penser : dans la mesure où la photo n’est pas purement et simplement truquée ou le fruit d’un montage ou d’une mise en scène, qu’y a-t-il avant la photo, en amont pour ainsi dire ? Y a-t-il un Hamas qui a de propos délibéré rompu la trêve ? Un Hamas qui vole l’aide internationale pour la revendre au prix fort et faire dire par ses perroquets préférés du Monde et de Reuters qu’Israël a monté un blocus qui cause une crise humanitaire ? Un Hamas qui a lancé des attaques de terreur sans nombre contre les points de transit où passait le commerce entre Israel et Gaza, forçant Israel à les fermer ou à les restreindre ? Un Hamas qui a balancé plusieurs milliers de roquettes sur les villes du sud d’Israël ? Un Hamas, dont la Charte exige inconditionnellement la destruction d’Israël et le massacre des Juifs ? Un Hamas qui place ses lanceurs de projectiles dans les hôpitaux, les écoles, les mosquées – sachant que les Israéliens hésiteront à les frapper, que les médias se jetteront comme des prédateurs sur les morts éventuelles de boucliers humains ? Un Hamas qui préfère sacrifier la population (« martyre »), chair à canon, parce que les chairs sanguinolentes valent cher sur la BBC, France 2 et autres professionnels du trompe-l’œil ? Le Hamas promeut ce Grand-Guignol parce que le théâtre vivant permet à ses propagandistes de stigmatiser le Satan, en occultant le contexte, l’amont, l’histoire et le contenu, pour ne présenter que les horreurs de la guerre. Il n’y a pas de cause – hormis Satan – il n’y a que des effets ! Tel est l’effet d’une acceptation inconditionnelle du fabliau-fiction arabo-palestinien, qui est devenu, qu’on me pardonne l’expression, vérité d’Evangile pour la victimophilie pro-palestinienne d’esprits dérangés, quoique nombreux. J’y vois la confluence de deux phénomènes : d’un côté, l’effacement progressif de la honte postérieure à la Shoah. « Y’en a marre de ces histoires de génocide. On ne va pas passer l’éternité là-dessus, quand même ! ». Les arbitres des élégances du politiquement correct répètent, sans le savoir, à la virgule près, ce que l’extrême-droite négationniste martelait dans les années soixante et soixante-dix (elle imite également le monde stalinien qui niait en bloc que le Nazisme ait visé les Juifs en tant que tels). D’un autre côté, l’époque contemporaine est caractérisée par ce que le philosophe allemand Friedrich Nietzsche avait appelé « l’inversion de toutes les valeurs». Expliquons-nous : Comment peut-il se faire qu’une organisation-filiale des Frères musulmans, qui prêche la haine et la destruction de l’Occident, la soumission manu militari des dhimmi, l’instauration universelle de la charia, crucifixion, lapidation, amputation comprises ; qui, à de nombreuses reprises, a procédé à des massacres à grande échelle d’opposants palestiniens (sans parler des Israéliens, on s’en fiche, voir plus haut), qui terrorise sa propre société, bannissant, interdisant, fulminant ; qu’une organisation qui démontre sans cesse qu’elle se contrefiche du bien-être de ses compatriotes, que seul compte le djihad ; qu’un Palestinien ne vaut que « martyr » mort : comment se fait-il donc que le Hamas ait recruté comme valets de plume et d’image, qui cachent soigneusement ce qui ne peut être montré ni avoué, qui opèrent comme les appendices médiatiques de la propagande du Hamas, qui acceptent d’opérer sous son contrôle et sa censure, une grande partie des médias occidentaux ? On ne s’étonne pas de l’abjection des goebbelsiades qui font l’ordinaire d’Al-Jazeera, dans le lointain Qatar. On a la faiblesse de s’interroger sur celle des radios, télévisions et journaux occidentaux. Comment expliquer leur inversion des valeurs ? Souvenez-vous, ce que je décris à propos de Gaza valut également, en Août 2006 au Liban, quand il ne fut pas d’énorme mensonge proféré par les metteurs en scène du Hezbollah, qui ne fut avalé et resservi par cette trop docile presse occidentale. Toujours consentante à écrire sous la dictée des barbus de l’Islam, tant qu’elle peut publier des photos (truquées) qui accablent les ennemis israéliens des tueurs chiites. La pratique devenue normale et habituelle des médias occidentaux, à quelques exceptions près, c’est de titrer : « Pearl Harbour : attaque des Américains contre des avions japonais » en ne mentionnant qu’en petit et à la fin l’attaque nippone. Cette inversion du réel aura été permanente au cours du XXème siècle. Le putsch bolchévique d’Octobre 1917, nervis et bas-fonds lancés à l’assaut des bâtiments publics de Saint Petersburg par un doctrinaire cherchant l’occasion de mettre en application ses utopies sanglantes ouvrit le bal. Les appels hypocrites de Lénine à donner « la terre aux paysans » et «tout le pouvoir aux Soviets » – avant de confisquer l’une et l’autre –donnèrent l’impression, avec ses exhortations à l’Apocalypse révolutionnaire universelle, que le Soleil s’était levé pour la première fois, que la Fin de l’Histoire, prédite par Marx et tous les Utopistes, étaient proche. Chez les peuples européens, secoués par les horreurs du premier conflit mondial, l’écho fut retentissant : on voulait que cela fût vrai afin que prenne fin l’épouvante et que commence l’Ere nouvelle. Pour les intellectuels, l’Homme nouveau ferait table rase de la «société bourgeoisie ». La « bourgeoisie », cette fiction idiote, réunissait le mépris aristocratique des classes moyennes et la détestation bohème d’une société réglée et ordonnée. Elle idéalisait l’héroïsme aux dépens des vertus qui furent baptisées « victoriennes ». Elle appelait de ses vœux l’Apocalypse où le Héros renverserait la « société marchande », et nommait le Prolétariat Rédempteur messianique de substitution. L’inversion du réel est fondée sur une inversion des valeurs. Le rejet des valeurs « bourgeoises » (alors que l’Europe de 1914 n’est qu’au sens le plus minime du terme « capitaliste » et était, en vérité, très largement soumise aux forces littéralement féodales, (comme l’Empire allemand de Guillaume II) exigeait que l’on idolâtre ses ennemis. Tout ce qui s’opposait, ou prétendait s’opposer, à la société «bourgeoise » devint bon ; tout ce qui voulait la renforcer devint mauvais (d’où les intéressants va-et-vient entre nazis et communistes). Moscou, où affluaient les escrocs et les fanatiques, les charlatans et les aventuriers, les idéologues et les désaxés, devint le centre de redistribution intellectuel de ces valeurs inverties qui exaltaient la destruction radicale de l’Occident : Musulmans devenus « rouges », anarchistes communisés, officiers reconvertis de l’Armée et de la police secrète du Tsar, démagogues assoiffés de pouvoir, mystiques et pornographes-tueurs à la Raspoutine. Cela s’appelait l’Internationale communiste. C’est elle, et c’est eux, qui donnèrent le « la » aux versions délirantes de la politique du XXème siècle, qui, par la grâce des positions importantes occupées par l’intelligentsia politico-ambitieuse, enivrée de son propre romantisme, devinrent souvent les versions acceptées, à l’école et à l’université, dans la presse et la littérature. (…) Pour que réussissent les aventuriers de l’horreur, Il fallait que les intelligentsias et les diplomates, les journalistes et les professeurs les bénissent et prononcent avec génuflexions admiratives leurs messes et leurs sermons approbateurs. C’est ainsi que Michel Foucault se fit le chantre de l’Ayatollah Khomeiny et de la révolution islamique iranienne ! Il n’est pas de tyran de gauche ou d’extrême-gauche, de national-socialiste du tiers-monde, qui n’ait trouvé pour l’encenser quelques intellectuels de la Rive Gauche, de Bloomsbury, de Harvard Square, de Kreutzberg ou de l’Università statale. (…)  L’inversion des valeurs conduit à l’essor d’un faux réel où, répété indéfiniment, le mensonge devient officiel, obligatoire, universel. Je propose donc de comprendre l’étrange lubie qui possède une partie si importante de l’Occident comme le résultat de la grande inversion des valeurs qui plaça la destruction de l’Occident « bourgeois » en tête de ses priorités, et fit de tout ce qui se parait de l’étiquette de « révolutionnaire » le fin du fin. Que cette lubie ait retrouvé le plus familier des Satan de son histoire, et s’allie en ceci avec un monde islamique si violemment porté à l’espérance du génocide, n’est malheureusement pas très étonnant. Laurent Murawiec
Les illusionnistes et les hypocrites – «je ne justifie pas, j’explique» – qui justifient tout invoqueront la coopération de Tony Blair avec Bush, mais ils ne pourront masquer la logique tribale qui préside à la stratégie et à la pratique islamistes : les islamistes ont déclaré la guerre à l’Occident, tous les Occidentaux sont donc coupables, jugés, assassinables, car ils participent de la substance qu’il faut détruire, le monde de l’Incroyance, dar el-Kufr. Ceux qui croient s’être mis à l’abri grâce à leurs complaisances envers Arafat, le Hamas, le Hezbollah, le régime des ayatollahs et le reste des dictateurs et des despotes arabo-musulmans ne récoltent que le mépris, qui mène inévitablement au rudoiement. Qui se conduit comme un dhimmi sera condamné à la dhimmitude. Quand un quotidien parisien titre «Al-Qaida punit Londres», je flaire dans cet intitulé toute la puanteur de la soumission. Il faut beaucoup d’aveuglement à nos dames patronnesses palestinophiles pour ne pas voir que le refus de la dhimmitude des Juifs d’Israël est précisément l’une des motivations fondamentales de ce que l’on appelle le «conflit israélo-palestinien». Soumettez-vous, il ne vous sera fait aucun mal, ou pas trop. Vous ne serez pas punis. Sinon, vous serez soumis aux bombes vivantes fabriquées à la chaîne par les usines à tueurs que sont les medersas du monde islamo-arabe. C’est qu’aucun «grief», aucune «revendication» ni «aspiration» ne sont justiciables de la terreur. Il faut avoir bu toute honte pour comparer à la Résistance française – qui refusait les attentats individuels (à l’exception des communistes, à la bonne école de la terreur soviétique) et ne s’attaqua jamais à civil, femme, enfant ou vieillard – le ramassis de nervis assoiffés de sang qui s’est autoproclamé porte-parole unique, qui des Palestiniens, qui du monde arabe, qui du monde musulman tout entier, et dont le programme, clairement énoncé, est exterminateur. Le culte de la mort et de la destruction, l’amour de la souffrance que l’on inflige, l’assassinat rendu spectacle et objet d’affirmation identitaire, la délectation devant l’humiliation que l’on inflige à ceux dont on va vidéofilmer la décapitation, l’égorgement, l’éventrement, la volonté de puissance illimitée qu’est le pouvoir d’infliger la mort : telle est la nature de la guerre islamiste contre l’Occident. Et de l’université d’al-Azhar pour les sunnites, de la ville de Qom pour les chiites, ne s’est élevée aucune condamnation, mais au contraire, l’éloge de la mort. Voilà qui doit faire entendre, comme le fait depuis longtemps remarquer l’islamologue Bernard Lewis, que l’objet de la haine inextinguible des djihadistes n’est point ce que nous faisons, mais ce que nous sommes. Hitler n’exterminait pas les Polonais à cause de leurs «crimes», de leurs «erreurs», de leur «injustice», mais pour des raisons métaphysiques, et de même que tous ceux qu’il vouait au statut de «races inférieures». Le philosophe germano-américain, Eric Voegelin, discerna dans les mouvements totalitaires du XXe siècle, qu’il conçut avec précision comme une «Gnose moderne», cette pseudo-religion qui croit trouver le Salut ici-bas, qui en connaît toutes les voies et tous les chemins, qui est dirigée par des prophètes omniscients, et qui est prête à sacrifier la moitié de l’espèce humaine pour parvenir à ses fins. C’est au nom des raisons irrationnelles de ces croyances, hier nazies et bolcheviques, aujourd’hui islamistes, que se déchaînent l’amour du carnage et la volonté de «purifier» l’univers entier du Mal, représenté par l’Autre, juif, koulak, infidèle. Nous pouvons coexister avec un monde de l’islam qui voudrait se moderniser, mais pas avec l’islamisme éradicateur. Il faut s’en pénétrer : nous sommes en guerre. Il n’est aucune «concession», aucune conciliation, aucun dialogue qui puissent se faire avec le djihad moderne. Theo Van Gogh adjura au dialogue celui qui allait l’égorger ! Contre ce djihad, il n’y a pas de guerre défensive, il n’y a pas de défense territoriale. L’islamisme a paralysé et phagocyté une grande partie de son environnement. Il faut y porter le fer. Il faut en même temps encourager et soutenir les aspirations à la modernité, à la liberté et à la démocratie dans le monde arabo-musulman, que les élections afghanes, irakiennes et libanaises viennent de concrétiser. Quand des enjeux de civilisation causent les guerres, la neutralité est proscrite. Les Etats-Unis ne s’attaquent pas aux mous et aux tièdes : ce sont les islamistes qui s’en chargent. Les jeux sont faits. Laurent Murawiec

Attention: une perversion peut en cacher une autre !

Alors qu’après plus d’un mois de massacre dûment orchestré et chorégraphé, nos médias et nos belles âmes continuent sans se poser la moindre question à marteler contre le seul Etat d‘Israël la même propagande des bouchers du Hamas à Gaza …

Pendant que juste à côté, en Irak ou en Syrie ou plus loin en Afrique, les tenants du même islam et du même coran enlève, massacre, décapite, enterre vivant, crucifie, découpe en morceaux hommes, femmes et enfants et à nouveau nos propres journalistes par nos propres ressortissants

Comment ne pas repenser à ces analyses si lumineuses du politologue franco-américain Laurent Murawiec décédé  il y a cinq ans …

Qui pointait déjà à l’époque, concernant ces mêmes belles âmes, gouvernants et médias confondus, le même aveuglement complice comme la même  « inversion des valeurs » et « perversion du réel » devant « l’assassinat rendu spectacle » …

Et cette même incapacité à comprendre que, de Gaza à l’Irak et de la Syrie à l’Afrique ou nos propres territoires, « avec l’islamisme éradicateur, nous sommes en guerre et qu’il n’est aucune «concession», aucune conciliation, aucun dialogue qui puissent se faire avec le djihad moderne » ?

Inversion des valeurs, perversion du réel
Laurent Murawiec
Metula News Agency
4 février 2009

La caractéristique de l’idéologie, c’est de voir ce que l’on croit au lieu de croire ce que l’on voit, avait jadis écrit Alain Besançon. Une vision sélective et déformée du réel le transforme en ce que l’on désire, on prend ses désirs pour la réalité ; le « voyant » réduit le réel à ce qui cadre avec la conception qui l’anime à l’exclusion de tout le reste.

Une vision non-idéologique, au contraire, s’efforce de bricoler un modèle de la réalité qui ne lui soit pas trop infidèle : elle est, par définition, connaissance approchée. Elle essaie de converger cahin-caha avec le réel. L’idéologue, lui, croit en une version inconditionnelle des choses, et que nul fait ne pourra réfuter (voir ce qu’en dit le philosophe Karl Popper).

Le croyant sait qu’il croit, l’idéologue croit qu’il sait, différence essentielle, puisque l’un fonde la religion, qui parle du surnaturel en sachant qu’il « n’est pas de ce monde », alors que l’autre prétend parler du réel et ne parle que de son fantasme du monde.

Ce sont les récents événements de la Guerre de Gaza, ou plutôt leur réfraction dans l’opinion publiée, dans les médias, chez les hommes politiques, les diplomates, les universitaires et les classes bavardeuses, qui suscitent cette réflexion : la guimauve sentimentaliste dégouline de tous côtés pour décrire la « souffrance des Palestiniens ».

A la bourse victimologique, le « Palestinien » vaut bien plus que le Darfourien massacré par les Arabes du Nord-Soudan, l’Iranien lapidé ou pendu par les mollahs, la fillette pakistanaise ou afghane décapitée ou défigurée à l’acide par les Talibans, l’Indien de Bombay ou du Cachemire assassiné par les moudjahidines islamistes.

Divisez le nombre de palestiniens par les centimètres de journal (ou les minutes télévisées) qui leur sont consacrés, vous obtiendrez un ratio qui défie toute concurrence, une proportion disproportionnée. Ce demi-monde de trop volubiles discoureurs sélectionne soigneusement ce qu’il « voit », à l’exclusion du reste.

Étrange distorsion : en 1970, lors de « Septembre Noir », les Jordaniens ont occis 30 000 Palestiniens, femmes et enfants compris, en bombardant à l’aveuglette les camps palestiniens d’Amman. En 1982, le dictateur syrien Assad (père), fit donner l’artillerie et l’aviation sur le centre ville de Hama (400 000 habitants) et exterminer 20 à 25 000 de ses compatriotes. Dans les années 80, la coalition syro-palestinienne et associés massacra les autres Libanais, chrétiens au premier chef, par dizaines de milliers. L’ayatollah Khomeiny et ses séides exterminèrent tant et plus, par centaines des milliers, des enfants envoyés marcher à travers les champs de mines, avec, au cou, une clé en plastique « pour entrer au Paradis ».

Nasser, Sadate et Moubarak pendirent, torturèrent, firent tirer dans le tas sans vergogne ; Saddam Hussein gaza les villageois, massacra par familles et clans entiers. La liste n’est pas limitative. Chacun des grands massacres commis par les dirigeants arabes et musulmans a tué bien plus que la totalité des victimes arabes du conflit israélo-palestinien. Aux yeux des bavards professionnels, l’Arabe en général ne vaut rien : c’est un sous-homme; le seul Arabe médiatique, c’est le Palestinien mort. Ne comptez pas sur CNN pour s’intéresser aux autres. Dans les pays arabes, les assassins au pouvoir, solidaires, font le silence sur les atrocités commises par leurs frères en infamie, sauf si un avantage propagandiste passager peut y être gagné : le silence de l’intelligentsia arabe sur les crimes de Saddam Hussein contre le peuple irakien fut assourdissant.

Comme s’en indignait l’intellectuel irakien Kanan Makiya dans son grand livre Silence and Cruelty : War,Tyranny, Uprising and Massacre in the Arab World (Le silence et la cruauté : guerre, tyrannie, insurrection et massacre dans le monde arabe). Comme les régimes, partout, contrôlent les médias, la « rue arabe » n’en apprend rien. Elle pourra d’autant mieux gigoter en face des caméras quand on lui en donnera le signal.

Mais ici, en Occident, prévaut la formidable disproportion entre l’inattention prêtée aux immenses crimes commis d’un côté, et l’attention obsessionnelle prêtée au résultat des actions menées par Israël ; cette disproportion révèle une distorsion mentale bien plus qu’elle ne reflète une réalité quelconque. C’est une singulière déformation du réel dans la vision du monde qui présente une image faussée du Moyen Orient. Cette déformation est d’autant plus frappante, qu’elle est systématique, permanente et à sens unique. Mais elle n’est pas sans précédent.

Hier c’était l’adulation des régimes « progressistes » arabes, le despote Nasser en tête, le « socialisme » syrien, l’islamo-marxisme iranien, le « progressisme » de Saddam. Aujourd’hui, c’est la passion qui s’empare des journalistes justiciers et moralisateurs pour la Victime parfaite, le Palestinien – et, comme chaque victime absolue a besoin d’être causée par un diable, l’Ange violenté l’est par un Satan. Je ne suis pas le premier à m’émerveiller devant cette pure et simple répétition de la haine des Juifs du monde médiéval européen.

Mon maître, Léon Poliakov, avait élaboré le concept profond de « causalité diabolique » pour la décrire : il fallait un Satan pour pseudo-expliquer les infortunes du monde. Hosanna ! Nous avions perdu notre Satan aux alentours de 1945. Nous l’avons re-trouvé ! Réjouissons-nous, le monde marche de nouveau, non plus sur ses pieds, ce qui était inconvenant, mais sur sa tête, sans s’encombrer de cette fâcheuse importunité qu’est la réalité. Les fictionnaires ne prennent qu’une photo unique : celle de la femme palestinienne qui a perdu sa maison éventrée.

Chacun devrait le savoir et y penser : dans la mesure où la photo n’est pas purement et simplement truquée ou le fruit d’un montage ou d’une mise en scène, qu’y a-t-il avant la photo, en amont pour ainsi dire ? Y a-t-il un Hamas qui a de propos délibéré rompu la trêve ? Un Hamas qui vole l’aide internationale pour la revendre au prix fort et faire dire par ses perroquets préférés du Monde et de Reuters qu’Israël a monté un blocus qui cause une crise humanitaire ? Un Hamas qui a lancé des attaques de terreur sans nombre contre les points de transit où passait le commerce entre Israel et Gaza, forçant Israel à les fermer ou à les restreindre ? Un Hamas qui a balancé plusieurs milliers de roquettes sur les villes du sud d’Israël ? Un Hamas, dont la Charte exige inconditionnellement la destruction d’Israël et le massacre des Juifs ? Un Hamas qui place ses lanceurs de projectiles dans les hôpitaux, les écoles, les mosquées – sachant que les Israéliens hésiteront à les frapper, que les médias se jetteront comme des prédateurs sur les morts éventuelles de boucliers humains ? Un Hamas qui préfère sacrifier la population (« martyre »), chair à canon, parce que les chairs sanguinolentes valent cher sur la BBC, France 2 et autres professionnels du trompe-l’œil ?

Le Hamas promeut ce Grand-Guignol parce que le théâtre vivant permet à ses propagandistes de stigmatiser le Satan, en occultant le contexte, l’amont, l’histoire et le contenu, pour ne présenter que les horreurs de la guerre. Il n’y a pas de cause – hormis Satan – il n’y a que des effets ! Tel est l’effet d’une acceptation inconditionnelle du fabliau-fiction arabo-palestinien, qui est devenu, qu’on me pardonne l’expression, vérité d’Evangile pour la victimophilie pro-palestinienne d’esprits dérangés, quoique nombreux.

J’y vois la confluence de deux phénomènes : d’un côté, l’effacement progressif de la honte postérieure à la Shoah. « Y’en a marre de ces histoires de génocide. On ne va pas passer l’éternité là-dessus, quand même ! ». Les arbitres des élégances du politiquement correct répètent, sans le savoir, à la virgule près, ce que l’extrême-droite négationniste martelait dans les années soixante et soixante-dix (elle imite également le monde stalinien qui niait en bloc que le Nazisme ait visé les Juifs en tant que tels).

D’un autre côté, l’époque contemporaine est caractérisée par ce que le philosophe allemand Friedrich Nietzsche avait appelé « l’inversion de toutes les valeurs». Expliquons-nous : Comment peut-il se faire qu’une organisation-filiale des Frères musulmans, qui prêche la haine et la destruction de l’Occident, la soumission manu militari des dhimmi, l’instauration universelle de la charia, crucifixion, lapidation, amputation comprises ; qui, à de nombreuses reprises, a procédé à des massacres à grande échelle d’opposants palestiniens (sans parler des Israéliens, on s’en fiche, voir plus haut), qui terrorise sa propre société, bannissant, interdisant, fulminant ; qu’une organisation qui démontre sans cesse qu’elle se contrefiche du bien-être de ses compatriotes, que seul compte le djihad ; qu’un Palestinien ne vaut que « martyr » mort : comment se fait-il donc que le Hamas ait recruté comme valets de plume et d’image, qui cachent soigneusement ce qui ne peut être montré ni avoué, qui opèrent comme les appendices médiatiques de la propagande du Hamas, qui acceptent d’opérer sous son contrôle et sa censure, une grande partie des médias occidentaux ?

On ne s’étonne pas de l’abjection des goebbelsiades qui font l’ordinaire d’Al-Jazeera, dans le lointain Qatar. On a la faiblesse de s’interroger sur celle des radios, télévisions et journaux occidentaux. Comment expliquer leur inversion des valeurs ? Souvenez-vous, ce que je décris à propos de Gaza valut également, en Août 2006 au Liban, quand il ne fut pas d’énorme mensonge proféré par les metteurs en scène du Hezbollah, qui ne fut avalé et resservi par cette trop docile presse occidentale. Toujours consentante à écrire sous la dictée des barbus de l’Islam, tant qu’elle peut publier des photos (truquées) qui accablent les ennemis israéliens des tueurs chiites.

La pratique devenue normale et habituelle des médias occidentaux, à quelques exceptions près, c’est de titrer : « Pearl Harbour : attaque des Américains contre des avions japonais » en ne mentionnant qu’en petit et à la fin l’attaque nippone. Cette inversion du réel aura été permanente au cours du XXème siècle. Le putsch bolchévique d’Octobre 1917, nervis et bas-fonds lancés à l’assaut des bâtiments publics de Saint Petersburg par un doctrinaire cherchant l’occasion de mettre en application ses utopies sanglantes ouvrit le bal. Les appels hypocrites de Lénine à donner « la terre aux paysans » et «tout le pouvoir aux Soviets » – avant de confisquer l’une et l’autre –donnèrent l’impression, avec ses exhortations à l’Apocalypse révolutionnaire universelle, que le Soleil s’était levé pour la première fois, que la Fin de l’Histoire, prédite par Marx et tous les Utopistes, étaient proche.

Chez les peuples européens, secoués par les horreurs du premier conflit mondial, l’écho fut retentissant : on voulait que cela fût vrai afin que prenne fin l’épouvante et que commence l’Ere nouvelle. Pour les intellectuels, l’Homme nouveau ferait table rase de la «société bourgeoisie ». La « bourgeoisie », cette fiction idiote, réunissait le mépris aristocratique des classes moyennes et la détestation bohème d’une société réglée et ordonnée. Elle idéalisait l’héroïsme aux dépens des vertus qui furent baptisées « victoriennes ». Elle appelait de ses vœux l’Apocalypse où le Héros renverserait la « société marchande », et nommait le Prolétariat Rédempteur messianique de substitution. L’inversion du réel est fondée sur une inversion des valeurs. Le rejet des valeurs « bourgeoises » (alors que l’Europe de 1914 n’est qu’au sens le plus minime du terme « capitaliste » et était, en vérité, très largement soumise aux forces littéralement féodales, (comme l’Empire allemand de Guillaume II) exigeait que l’on idolâtre ses ennemis. Tout ce qui s’opposait, ou prétendait s’opposer, à la société «bourgeoise » devint bon ; tout ce qui voulait la renforcer devint mauvais (d’où les intéressants va-et-vient entre nazis et communistes). Moscou, où affluaient les escrocs et les fanatiques, les charlatans et les aventuriers, les idéologues et les désaxés, devint le centre de redistribution intellectuel de ces valeurs inverties qui exaltaient la destruction radicale de l’Occident : Musulmans devenus « rouges », anarchistes communisés, officiers reconvertis de l’Armée et de la police secrète du Tsar, démagogues assoiffés de pouvoir, mystiques et pornographes-tueurs à la Raspoutine. Cela s’appelait l’Internationale communiste. C’est elle, et c’est eux, qui donnèrent le « la » aux versions délirantes de la politique du XXème siècle, qui, par la grâce des positions importantes occupées par l’intelligentsia politico-ambitieuse, enivrée de son propre romantisme, devinrent souvent les versions acceptées, à l’école et à l’université, dans la presse et la littérature.

Un exemple entre tant d’autres, le même poète français qui écrivait, en 1937, « Il nous faut un Guépéou » (au beau milieu des méga-massacres commis par la police politique de Staline) expliqua, dans son exaltation, que « nous fûmes les premiers à voir les nuages plus bas que nous » ! Assis sur des monceaux de cadavres, ce Louis Aragon, qui acclamait le crime, se croyait artisan de la rédemption du monde ; il n’était que le plumitif des criminels. On n’en finirait pas d’énumérer ces interprétations délirantes. Le «Grand Bond en Avant » (1959), qui fit 30 millions de morts, et la Révolution culturelle chinoise (1965), qui ajouta plusieurs millions de morts au palmarès, créaient l’Homme nouveau. Pol Pot (formé par des intellectuels communistes français) « libérait» le Cambodge en 1975 et lançait l’extermination de 30 à 40 pour cent de la population du pays, mais il était également libérateur. Tortionnaire et geôlier, Fidel Castro était l’idole. L’assassin exalté Che Guevara devenait la rock star de la révolution. Et j’en oublie tant, du chef communiste Ho Chi-Minh, qui sacrifia des millions de Vietnamiens à ses lubies idéologiques (ses successeurs mendient aujourd’hui les investissements étrangers qu’il voulait chasser), aux émules exterminatrices qui régnaient en Angola, au Mozambique, en Ethiopie, au Ghana et en Guinée, au Nicaragua et au Zimbabwe, et dont le « socialisme » à la sauce africaine, asiatique ou latino-américaine se traduisait immanquablement par le règne de la mort et l’essor des cimetières.

Aujourd’hui, c’est cette icône à la vulgarité gluante d’Hugo Chavez, avec les ficelles de caudillo sanguinaire qui lui pendouillent de partout, qui est l’idole des pervers de l’intellect assemblés au Forum social mondial. Et sous la même bannière socialiste ou communiste, le monde arabo-musulman ne restait pas en arrière : quel pavillon plus apte à déguiser la soif effrénée de pouvoir de psychopathes convaincus de leur « mission » ? Ce qui importe, de la canonisation des assassins à la Robespierre ou Saint-Just à l’adulation vouée à Arafat, c’est l’imposition d’une version de l’Histoire où l’anticapitalisme, l’anti-impérialisme, l’antisionisme, la haine de l’Occident et de leurs figures symboliques, devenaient des vertus.

Pour que réussissent les aventuriers de l’horreur, Il fallait que les intelligentsias et les diplomates, les journalistes et les professeurs les bénissent et prononcent avec génuflexions admiratives leurs messes et leurs sermons approbateurs. C’est ainsi que Michel Foucault se fit le chantre de l’Ayatollah Khomeiny et de la révolution islamique iranienne ! Il n’est pas de tyran de gauche ou d’extrême-gauche, de national-socialiste du tiers-monde, qui n’ait trouvé pour l’encenser quelques intellectuels de la Rive Gauche, de Bloomsbury, de Harvard Square, de Kreutzberg ou de l’Università statale.

Un politique français, aujourd’hui oublié, mais qui joua longtemps un rôle de premier plan, le radical Edouard Herriot, visita l’Ukraine en1933, alors qu’agonisaient six à sept millions de paysans à raison d’une famine artificielle, orchestrée par Staline et son régime. Le dramaturge et socialiste britannique George Bernard Shaw fit de même : l’un et l’autre proclamèrent urbi et orbi que tout le monde mangeait à sa faim en Ukraine, et que les rumeurs de famine n’étaient que racontars antisoviétiques. Ah ! Quels beaux esprits ! Il fallait le génie d’un George Orwell pour démonter leurs ressorts et les montrer dans toute leur misère morale et intellectuelle. Les bavards et les menteurs ne lui ont pardonné ni 1984 ni La ferme des animaux, ces portraits violemment ressemblants, pas plus qu’ils n’ont pardonné aux grands démystificateurs, comme Raymond Aron ou Albert Camus, qui s’étaient exclus de la communion des « grands esprits » serviles à l’Esprit du Temps et à ses maîtres-tueurs.

Ces clercs qui faisaient et font profession de penser ont trahi la vocation censée être la leur : au lieu d’analyser le monde, ils ne pensent plus, ils sont la claque des égorgeurs. Ils ont prit Marx au mot, « Il ne s’agit plus de comprendre le monde, il s’agit de le transformer ». Ce mot d’ordre lapidaire est parfaitement clair : il faut déformer le monde et en donner un rendu trompeur afin de faire nos quatre volontés. Ils sont les porteurs de l’abomination que j’ai dénommée l’inversion du réel, parce que leurs valeurs sont inverties : la destruction, le néant, la ruine du monde occidental sont leurs idéaux. Ils se sont faits les agents de l’effondrement qu’ils appellent de leurs vœux ; ils sont ce que Goethe faisait dire à son Méphistophélès, Ich bin derGeist, der stets verneint, « je suis l’esprit qui toujours nie ».

Comment s’attendre à ce que les versions désaxées du réel qu’ils composent et distribuent reflètent en quoi que ce soit la réalité ? Ce qu’ils disent, écrivent et montrent n’exhibe que leurs paysages intérieurs dévastés. C’est à ce compte qu’Israel attaqué devient l’agresseur, que la mort de 600 miliciens terroristes devient un génocide, qu’Hamas (dénoncé même, grande première, par quelques ONG ces jours derniers – après des années de criminalité sans frein – pour violations majeures des droits de l’Homme à Gaza) est « la voix du peuple palestinien » – la belle affaire, ils tuent quiconque fait mine de n’être pas d’accord !

Palestinien = victime. Hamas = Palestiniens. Actions de Hamas = résistance. Israel = criminel. La faiblesse d’esprit requise pour accepter cette chaîne « logique » ne peut provenir que de la perversion des valeurs que j’examine ici. L’époque est telle que cette lamentable liturgie domine sans partage la diplomatie internationale. Les Nations-Unies convoquent une conférence de suivi sur l’antiracisme, baptisée « Durban II », d’après le nom de la ville sud-africaine où s’était tenue la première : on y avait fait des Protocoles des Sages de Sion, faux célèbre qui fut le bréviaire antisémite des Nazis, le plat de résistance des débats. La conférence, loin de s’intéresser aux droits de l’Homme partout où ils sont foulés aux pieds – il n’y a qu’à consulter le classement des pays qui va de « libre » à « non libre », que publie chaque année Freedom House à New York : on y trouve les coupables de façon documentée – tourna à l’orgie de haine du Juif. La Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, présidée par l’Iran, par la Libye, par Cuba, etc., se consacre exclusivement à diaboliser Israël. Ce qui s’appelait jadis le « bloc afro-asiatique », les pays arabes, musulmans et leurs obligés, stipendiés et achetés, et les pleutres d’Europe occidentale, qui pleurnichent pour imiter les crocodiles dans l’espoir d’en recevoir quelque faveur et de n’être mangés que plus tard, fait la loi à l’ONU, et impose, à l’UNESCO et à d’autres organismes spécialisés, sa vulgate invertie

.C’est ainsi que les pays de la Conférence islamique essaient d’imposer un morceau de Charia – concernant le « blasphème – c’est-à-dire la moindre approche critique – pour abolir la liberté d’opinion et la liberté de la presse. L’inversion des valeurs conduit à l’essor d’un faux réel où, répété indéfiniment, le mensonge devient officiel, obligatoire, universel. Je propose donc de comprendre l’étrange lubie qui possède une partie si importante de l’Occident comme le résultat de la grande inversion des valeurs qui plaça la destruction de l’Occident « bourgeois » en tête de ses priorités, et fit de tout ce qui se parait de l’étiquette de « révolutionnaire » le fin du fin. Que cette lubie ait retrouvé le plus familier des Satan de son histoire, et s’allie en ceci avec un monde islamique si violemment porté à l’espérance du génocide, n’est malheureusement pas très étonnant.

Voir aussi:

Le djihad n’admet aucune troisième voie
Laurent Murawiec
Le Figaro
18/07/2005

L’islamisme radical avait frappé à Bali et tué 88 Australiens et 38 Balinais non musulmans. La réaction de l’Australie, aux antipodes de Zapatero et des plaintives ritournelles qui s’élèvent d’Europe sur le thème «c’est pas nous, c’est eux !», fut de réélire le premier ministre John Howard, allié de Bush dans la guerre. Puis les Pays-Bas, d’un tolérantisme sans rivage envers les idéologies et les pratiques les plus extrêmes, furent frappés en la personne de Theo Van Gogh ; ils sont en plein réexamen des questions de fond posées par la présence d’une minorité violente, inassimilable et animée d’une hostilité au vitriol envers les valeurs, la culture et la société où elle s’est incrustée, et dont elle profite. Avec les attentats de Londres, l’islam radical vient de remuer violemment une eau qui dormait, mais que seuls les fous agitent : contrairement à l’ambition de leur machination, la rage de John Bull, même en ces temps postmodernes, sera terrible.

Bien sûr, la gauche intellectuelle anglaise, la gauche travailliste islamophile seront disponibles pour trouver les justifications et les alibis, et tourneront leur prose négativiste contre les «vrais» coupables, Bush et Blair, comme chacun sait, et Sharon, ne l’oublions pas. Les conquérants, nous dit Clausewitz, sont pacifiques : du moment que leurs proies capitulent, ils ne font pas la guerre. Les lâches ont toujours d’excellentes raisons de capituler, et de blâmer qui résiste pour les brûlures de la bataille. Mais ce serait mal connaître l’Anglais que d’attendre un réflexe d’avachissement.

Ce que l’islamisme, aveuglé par les acides de son propre bouillon d’inculture, ne conçoit pas, c’est que les attaques font fléchir les faibles mais radicalisent les forts. Ils viennent de démontrer à des Anglais qui suivaient mollement Tony Blair que la longue patience britannique envers les volcans d’extrémisme, de fanatisme et de haine qu’abritent les quartiers pakistanais et les mosquées islamistes du royaume, surnommés collectivement le «Londonistan», non seulement ne paie pas, mais rend les assassins sûrs de leur force et de leur impunité (les coudées franches laissées aux ultras de l’islam à Londres en font partie). Tout avait commencé par la réaction atone des autorités londoniennes à la fatwa de l’ayatollah Khomeiny, qui condamnait Salman Rushdie à mort : la gauche travailliste avait violemment attaqué Rushdie, elle avait adopté le discours khomeiniste. Elle aurait bien fait de méditer le propos du grand poète allemand Heinrich Heine : «Ceux qui brûlent des livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes.» La facture des grandes erreurs n’est pas forcément due au comptant. Quand elle vient à terme, elle est terrible.

Les illusionnistes et les hypocrites – «je ne justifie pas, j’explique» – qui justifient tout invoqueront la coopération de Tony Blair avec Bush, mais ils ne pourront masquer la logique tribale qui préside à la stratégie et à la pratique islamistes : les islamistes ont déclaré la guerre à l’Occident, tous les Occidentaux sont donc coupables, jugés, assassinables, car ils participent de la substance qu’il faut détruire, le monde de l’Incroyance, dar el-Kufr. Ceux qui croient s’être mis à l’abri grâce à leurs complaisances envers Arafat, le Hamas, le Hezbollah, le régime des ayatollahs et le reste des dictateurs et des despotes arabo-musulmans ne récoltent que le mépris, qui mène inévitablement au rudoiement. Qui se conduit comme un dhimmi sera condamné à la dhimmitude. Quand un quotidien parisien titre «Al-Qaida punit Londres», je flaire dans cet intitulé toute la puanteur de la soumission. Il faut beaucoup d’aveuglement à nos dames patronnesses palestinophiles pour ne pas voir que le refus de la dhimmitude des Juifs d’Israël est précisément l’une des motivations fondamentales de ce que l’on appelle le «conflit israélo-palestinien». Soumettez-vous, il ne vous sera fait aucun mal, ou pas trop. Vous ne serez pas punis. Sinon, vous serez soumis aux bombes vivantes fabriquées à la chaîne par les usines à tueurs que sont les medersas [1] du monde islamo-arabe.

C’est qu’aucun «grief», aucune «revendication» ni «aspiration» ne sont justiciables de la terreur. Il faut avoir bu toute honte pour comparer à la Résistance française – qui refusait les attentats individuels (à l’exception des communistes, à la bonne école de la terreur soviétique) et ne s’attaqua jamais à civil, femme, enfant ou vieillard – le ramassis de nervis assoiffés de sang qui s’est autoproclamé porte-parole unique, qui des Palestiniens, qui du monde arabe, qui du monde musulman tout entier, et dont le programme, clairement énoncé, est exterminateur. Le culte de la mort et de la destruction, l’amour de la souffrance que l’on inflige, l’assassinat rendu spectacle et objet d’affirmation identitaire, la délectation devant l’humiliation que l’on inflige à ceux dont on va vidéofilmer la décapitation, l’égorgement, l’éventrement, la volonté de puissance illimitée qu’est le pouvoir d’infliger la mort : telle est la nature de la guerre islamiste contre l’Occident. Et de l’université d’al-Azhar pour les sunnites, de la ville de Qom pour les chiites, ne s’est élevée aucune condamnation, mais au contraire, l’éloge de la mort.

Voilà qui doit faire entendre, comme le fait depuis longtemps remarquer l’islamologue Bernard Lewis, que l’objet de la haine inextinguible des djihadistes n’est point ce que nous faisons, mais ce que nous sommes. Hitler n’exterminait pas les Polonais à cause de leurs «crimes», de leurs «erreurs», de leur «injustice», mais pour des raisons métaphysiques, et de même que tous ceux qu’il vouait au statut de «races inférieures». Le philosophe germano-américain, Eric Voegelin, discerna dans les mouvements totalitaires du XXe siècle, qu’il conçut avec précision comme une «Gnose moderne», cette pseudo-religion qui croit trouver le Salut ici-bas, qui en connaît toutes les voies et tous les chemins, qui est dirigée par des prophètes omniscients, et qui est prête à sacrifier la moitié de l’espèce humaine pour parvenir à ses fins. C’est au nom des raisons irrationnelles de ces croyances, hier nazies et bolcheviques, aujourd’hui islamistes, que se déchaînent l’amour du carnage et la volonté de «purifier» l’univers entier du Mal, représenté par l’Autre, juif, koulak, infidèle.

Nous pouvons coexister avec un monde de l’islam qui voudrait se moderniser, mais pas avec l’islamisme éradicateur. Il faut s’en pénétrer : nous sommes en guerre. Il n’est aucune «concession», aucune conciliation, aucun dialogue qui puissent se faire avec le djihad moderne. Theo Van Gogh adjura au dialogue celui qui allait l’égorger ! Contre ce djihad, il n’y a pas de guerre défensive, il n’y a pas de défense territoriale. L’islamisme a paralysé et phagocyté une grande partie de son environnement. Il faut y porter le fer. Il faut en même temps encourager et soutenir les aspirations à la modernité, à la liberté et à la démocratie dans le monde arabo-musulman, que les élections afghanes, irakiennes et libanaises viennent de concrétiser. Quand des enjeux de civilisation causent les guerres, la neutralité est proscrite. Les Etats-Unis ne s’attaquent pas aux mous et aux tièdes : ce sont les islamistes qui s’en chargent. Les jeux sont faits.

© Laurent Murawiec *

* Directeur de recherche à l’Institut Hudson, Washington. Voir à son propos notre Fiche-Auteur, ainsi que son interview par Check-Point, reproduite sur notre site sous le titre « Le noeud gordien n’a pas été tranché ».


Gaza: Il faut bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ? (In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubles and jars)

16 août, 2014

Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
La Palestine n’est pas un État partie au Statut de Rome. La Cour n’a reçu de la Palestine aucun document officiel faisant état de son acceptation de sa compétence ou demandant au Procureur d’ouvrir une enquête au sujet des crimes allégués, suite à l’adoption de la résolution (67/19) de l’Assemblée générale des Nations Unies en date du 29 novembre 2012, qui accorde à la Palestine le statut d’État non membre observateur. Par conséquent, la CPI n’est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur le territoire palestinien. CPI
Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice. Villepin (31.07.14)
Les Juifs sont un peuple particulier : ce qui est permis à d’autres nations est interdit aux Juifs. D’autres nations expulsent des milliers, et même des millions de gens, et il n’y a pas de problème de réfugiés. La Russie l’a fait, la Pologne, la Tchécoslovaquie l’ont fait, la Turquie a expulsé un million de Grecs, et l’Algérie un million de Français. L’Indonésie a expulsé, Dieu sait combien de Chinois, et personne ne dit un mot au sujet des réfugiés. Mais dans le cas d’Israël, les Arabes déplacés sont devenus d’éternels réfugiés. Tout le monde insiste sur le fait qu’Israël doit reprendre tout Arabe. Arnold Toynbee appelle ce déplacement des Arabes une atrocité plus grande que tout ce qu’ont commis les Nazis. D’autres nations victorieuses sur les champs de bataille dictent les conditions de la paix. Mais quand Israël est vainqueur il doit supplier pour obtenir la paix. Chacun attend des Juifs qu’ils soient les seuls vrais Chrétiens sur terre. (…) J’ai une prémonition qui ne me quittera pas : ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
What has been most striking about the British response to the Gaza conflict is the extent to which all the things that were once said about Jews are now said about Israel. Everywhere, from the spittle-flecked newspaper commentary to angry street protests, the old view of Jews as infanticidal masterminds of global affairs has been cut-and-pasted onto Israel. Consider the constant branding of Israelis as « child murderers. » The belief that Israel takes perverse pleasure in killing children is widespread. It was seen in the big London demonstrations where protesters waved placards featuring caricatured Israeli politicians saying « I love killing women and children. » It could be heard in claims by the U.K.-based group Save the Children that Israel launched a « war on children. » It was most explicitly expressed in the Independent newspaper last week when a columnist described Israel as a « child murdering community » and wondered how long it would be before Israeli politicians hold a « Child Murderer Pride » festival. It’s hard to think of a war in which, tragically, children haven’t died. In Afghanistan, for example, NATO bombs hit a school and more than one wedding, killing many children. But it is only Israel that is branded a child-murdering state. Where people seem willing to accept that the deaths of children in most war zones are horrible mistakes, in relation to Gaza it is assumed that Israel intends to murder children. What we have here is the resurrection, in pseudo-political garb, of a very old prejudice about Jews. The double-standard branding of Israel as a proud murderer of children rehabilitates in antiwar lingo an anti-Semitic trope: the ancient blood libel about Jews murdering children (Christian children, in the old telling). (…) Alone among the states of the world, Israel is treated as perversely infanticidal, awesomely powerful and terrifyingly destabilizing. Thus are ancient prejudices updated and transferred from an apparently problematic people to an apparently uniquely barbarous state, so that it is now increasingly difficult to tell where anti-Semitism ends and anti-Zionism begins. Britain hasn’t escaped the anti-Semitism sweeping Europe—the British have merely found new and subtler ways of expressing itBrendan O’Neill
In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus. Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple. But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity. In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover? The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.  Benny Morris
Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts. Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix. Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire. Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Yann Moix
On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif. Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ? Pierre Jourde

Alors qu’après les kilomètres de tunnels, les boucliers humains, les journalistes sous contrôle et l’ingérence comme en Syrie ou partout ailleurs de Doha et Istanbul, s’accumulent  les preuves de la perfidie du Hamas pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre …

Et que les ennemis d’Israël et leur petite armée d’idiots utiles fourbissent à présent leurs flottilles et leurs armes juridiques

Comment ne pas voir, avec deux textes de Pierre Jourde et Yann Moix d’il y a quelques années, la véritable raison de tant de haine …

A savoir ce besoin irrépressible, au nom même de l »intouchable » et « insouillable » drapeau de l’humanitaire, de « fabriquer de la culpabilité israélienne » …

Et l’insupportable scandale, « au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, d’une « poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique » et « en outre, décident de ne plus être victimes » ?

Le juif, coupable universel

Pierre Jourde
Le Monde

21.01.2009
Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d' »importation du conflit », de « violences intercommunautaires ». Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences « intercommunautaires ». Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des juifs, manifestant par là leur soutien à leurs « frères » palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent.
La mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout homme l’horreur et la compassion. En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout juif est complice.

Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne ?

Soutiennent-ils le Hamas ? Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du Parti nazi ? Que son objectif déclaré est de tuer les juifs et de détruire Israël ? Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellementses missiles sans réagir ? Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté ?

Réagissent-ils en tant qu’Arabes ? Mais ils sont français, et en quoi un Français est-il impliqué dans un conflit international, sinon au nom de la justice universelle ? Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle ? En tant qu’êtres humains ? Mais alors, pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues ? Tout de même pas parce qu’elles sont le fait des milices d’un régime islamiste ? Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations ? Pourquoi ne réclament-ils pas, au nom de la justice, le droit au retour des juifs chassés ?

PROPAGANDE PARANOÏAQUE

S’ils réagissent en tant qu’Arabes, où étaient-ils quand les Syriens ou les Jordaniens massacraient dix fois plus d’Arabes, palestiniens ou non, que Tsahal ? Savent-ils que l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques, c’est Israël ? Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu’arabe dans un pays arabe ?

Savent-ils qu’Israël soutient financièrement la Palestine, soigne les Palestiniens dans ses hôpitaux ? Que les deux millions d’Arabes israéliens ont leurs députés ? Savent-ils que, si la haine antijuive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faireusage du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie ? Que si de nombreux Israéliens défendent les droits des Arabes, rarissimes sont les Arabes qui défendent des juifs ?

Réagissent-ils en tant que communauté opprimée ? Mais alors, pourquoi les Noirs de France ne s’en prendraient-ils pas aux Arabes qui les exterminent au Soudan ? Pourquoi la communauté indienne ne manifesterait-elle pas contre les régimes arabes du Golfe qui traitent leurs « frères » comme des esclaves ? Voilà qui mettrait de l’ambiance dans la République !

Réagissent-ils en tant que musulmans ? Mais où étaient-ils quand on les massacrait en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde ? Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des juifs, n’est-ce pas ? Savent-ils que les musulmans d’Israël pratiquent librement leur culte ? Que l’université hébraïque de Tel-Aviv abonde en jeunes filles voilées ? Combien de juifs en kippa au Caire, à Damas, à Bagdad ? L’exigence de justice est-elle à sens unique ?

On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif.

Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ?

Pierre Jourde, romancier, critique littéraire, professeur à l’université de Grenoble-III

Voir aussi:

Les kamikazes humanitaires
Yann Moix

La Règle du jeu

Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts.

Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix.

Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire.

Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Des kamikazes en liège qui viennent déclencher la pluie de la riposte pour clamer que l’orage est scandaleux, que les tonnerres devraient être interdits, que la météo internationale n’a plus le droit de se laisser dicter le temps qu’il fera par le ciel. Les kamikazes du ciel sont tous morts, voici les kamikazes de l’eau. Des kamikazes doublement victimes : victime de leur folie, comme les kamikazes d’hier, et victimes officielles sur le terrain mondial.

Carnaval : les coupables déguisés en victime sont considérés comme victimes, c’est la victoire du masque, c’est l’inversion, c’est le rouleau d’Esther qui une nouvelle fois se déroule, c’est le bourreau qui devient victime parce qu’il est arrivé en Arlequin de victime, en Arlequin de la paix, et c’est celui qui ôte le masque, qui sait reconnaître le cyclope derrière la sirène, c’est celui-là qui, dans notre histoire toute neuve, conviendra une fois encore dans le rôle, sur mesure décidément, du méchant. De l’inique, de l’aveugle, du déclencheur de guerre. Voici les kamikazes, déguisés en lenteur, des temps nouveaux. Voici les kamikazes, déguisés en contraires de kamikazes. Voici des ami-kazes. Voici les kamikazes sans haine et sans reproche, voici les guerriers qui, dans la lenteur et la torpeur, dans la paresse et l’allégresse, dans la sérénité et la gaité, viennent lancer des attaques à têtes de défense, des défis à têtes d’innocence, des menaces à têtes de fraternité.

Nous n’allons pas aller ce soir au bal masqué : sans loup sur les yeux, sans haine dans le regard, la tête froide et non maquillée, nous allons dire une chose inadmissible dans la cour de récréation des médias qui tour à tour s’imitent et se copient, se plagient, font chorus ; nous allons dire que nous n’allons pas tomber dans le panneau, que tout cela est une mascarade, et ces mots nous les assumons, puisque sans courage, sans vérité, sans convictions, la vie ne serait qu’une mer d’huile. Or nous aimons la mer, vraiment. Mais pas l’huile.

Voir également:

When did Britain lose faith in Israel?
We used to be partners, fighting alongside each other, part of the free world together. Then something changed. But, as Benny Morris reminds us, its enemies are still our enemies
Benny Morris

Telegraph

11 Aug 2014

Half a century ago, relations between Israel and Britain were friendly. More than friendly. They were characterised by admiration. And nowhere in Britain was sympathy and admiration stronger than on the Left and among the young. The Left admired Israel’s social democracy, energy and pioneering spirit – Israel was one of the few states that emerged after the Second World War, and the only one in the Middle East, that became a success story.
There was huge admiration, too, for the kibbutz movement, with its three hundred-odd collective settlements, in which thousands of young Britons spent months, and even years, as volunteers, enjoying the egalitarian spirit, agricultural labour and sex. British socialists admired Israel’s powerful trade union association, the Histadrut, which had its own publishing company, bank, daily newspaper, health service and industrial plants. Somewhat shamefacedly, there was also keen appreciation of Israel’s military – resourceful, daring and successful.
In retrospect, ironically, at no time was this general admiration more apparent than at the moment of Israel’s greatest military feat – in the immediate aftermath of the 1967 War, when Israeli forces in six days routed the armies of Egypt, Jordan and Syria and occupied the West Bank, Gaza Strip, East Jerusalem, the Sinai Peninsula and the Golan Heights. But half a century on, much of that admiration has fled and Israel’s military brilliance has become something to denounce and deplore. What has gone wrong?
Back in 1937, a royal commission headed by Lord Peel recommended the end of the British Mandate over Palestine and the country’s partition into two states, one Jewish, the other Arab . The commission also recommended that most of the Arab inhabitants of the Jewish state’s area-to-be should be transferred to the Arab area , by force if need be, in order to assure the stability of the settlement. The Arabs rejected partition, demanding all of Palestine for themselves. But the British government, under Neville Chamberlain, initially endorsed the Peel proposals.
This support for Jewish statehood at least in part of Palestine conformed to British policy since 1917, when Lloyd George’s cabinet issued the Balfour Declaration, supporting the establishment of a “Jewish National Home”. But, given the triple challenges to Britain from the predatory regimes of Nazi Germany, Fascist Italy and Imperial Japan, Chamberlain opted to appease the Arabs (as well as appeasing Hitler) and, in 1938-1939, reversed Britain’s course and turned anti-Zionist. When the Second World War – and the Zionists – intervened, preventing the establishment of Arab rule over all of Palestine, Britain, in helplessness and disgust, thrust the problem into the lap of the United Nations. This was due largely to the terroristic Right-wing rebellion, by the Irgun and Stern (or Lehi) Group, against Britain during 1944-1947 that left great anger in Britain against “the Jews” for a generation or more.

In 1947, the UN re-endorsed partition and the two-state solution . Again, the Arabs rejected the proposal, and went to war against the emergent Jewish state. But they lost. One of the tragic consequences of the 1948 War was the creation of some 700,000 Palestinian refugees. The Arab world proved unable to get over its humiliation at the hands of the puny Jewish community of just 650,000 souls, and the refugees, festering in squalid camps, stood as a permanent challenge to Arab manhood. The Palestinians, egged on by the Arab states, never acquiesced in the outcome. Moshe Dayan, then chief of the general staff, put it succinctly in 1956, in a eulogy at the graveside of a kibbutznik murdered by Arab infiltrators: “For eight years, they have sat in the refugee camps of Gaza, and have watched how we have turned their lands and villages, where they and their forefathers previously dwelled, into our home… Beyond the furrow of the border surges a sea of hatred and revenge… Let us not fear to look squarely at the hatred that consumes and fills the lives of hundreds [of thousands] of Arabs who live around us… This is our choice – to be ready and armed, tough and harsh – or else the sword shall fall from our hands and our lives will be cut short.”

Some 200,000 of the 1948 refugees ended up in the Gaza Strip. During the following decades, the refugee camps – actually suburban slums – supplied the fuel and manpower for bouts of terror against Israel, as well as serving as the hotbeds of the two Palestinian revolts, or intifadas, in 1987-91 and 2000-2004. Today, its population numbers 1.8 million. The slum-dwellers are the chief recruiting ground of the military wing of Hamas, which has battled the IDF during the past weeks in the alleyways and tunnels of Shaja’iya, Beit Hanun and Rafah.

Initially, like the US, Britain supported the return of the refugees to the area that became Israel. But as Israel absorbed millions of impoverished Jewish immigrants and settled them in the former Arab sites, the West tacitly accepted the Israeli argument that a mass return would undermine the Jewish state and returnees would constitute a giant fifth column. None the less, the Islamic world, including countries at peace with Israel such as Egypt and Jordan, continue to assert the refugees’ “right of return”.

Britain’s intimate relationship with Israel, founded in the Balfour Declaration, reached a new level in 1956, when Israeli troops fought alongside Britain and France at Suez. For the European powers, the resulting political defeat in effect saw them ousted from the Middle East. Soon, Britain was accepting Israel not as a subordinate recent colony, but as a partner, as part of the free world. Affection blossomed.

But it did not last: 1967 marked its high-water mark. A gradual disaffection grew in Britain. Israel’s occupation of Palestinian territories dragged on. Palestinian resistance and bouts of rebellion triggered Israeli clampdowns and repression – and in a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus.

Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple.

But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity.

In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover?

The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.

Professor Morris is the author of ‘One State, Two States: Resolving the Israel/Palestine Conflict’

Voir de plus:

It’s Britain, So the Anti-Semitism Is More Refined
Cutting and pasting the old prejudice of Jews as infanticidal global masterminds onto Israel.

Brendan O’Neill

The WSJ

Aug. 15, 2014
London

Britain’s leftists are patting themselves on the back for having resisted the lure of anti-Semitism. Sure, there were some ugly incidents in the U.K. during the Gaza conflict in recent weeks, including the smashing of a Belfast synagogue’s window and the pasting of a sign saying « Child Murderers » on a synagogue in Surrey. But for the most part, Britain’s anti-Israel protesters trill, we avoided the orgies of Jew-hate that stained protests about Gaza in Paris, Berlin and other European cities.

I don’t buy that Britain is an oasis of prejudice-free anti-Zionism in a European desert of anti-Semitic sentiment. Rather, Brits have simply proven themselves more adept than their Continental counterparts at dolling up their prejudices as political stands. In Britain, the meshing of anti-Semitism and anti-Zionism, the expression of ancient prejudices in the seemingly legitimate guise of opposing Israel, is more accomplished than it is in other European countries. Britain isn’t free of anti-Semitism—we’re just better than our cousins on the Continent at expressing that poisonous outlook in a more coded, clever way.

What has been most striking about the British response to the Gaza conflict is the extent to which all the things that were once said about Jews are now said about Israel. Everywhere, from the spittle-flecked newspaper commentary to angry street protests, the old view of Jews as infanticidal masterminds of global affairs has been cut-and-pasted onto Israel.

Consider the constant branding of Israelis as « child murderers. » The belief that Israel takes perverse pleasure in killing children is widespread. It was seen in the big London demonstrations where protesters waved placards featuring caricatured Israeli politicians saying « I love killing women and children. » It could be heard in claims by the U.K.-based group Save the Children that Israel launched a « war on children. » It was most explicitly expressed in the Independent newspaper last week when a columnist described Israel as a « child murdering community » and wondered how long it would be before Israeli politicians hold a « Child Murderer Pride » festival.

It’s hard to think of a war in which, tragically, children haven’t died. In Afghanistan, for example, NATO bombs hit a school and more than one wedding, killing many children. But it is only Israel that is branded a child-murdering state. Where people seem willing to accept that the deaths of children in most war zones are horrible mistakes, in relation to Gaza it is assumed that Israel intends to murder children.

What we have here is the resurrection, in pseudo-political garb, of a very old prejudice about Jews. The double-standard branding of Israel as a proud murderer of children rehabilitates in antiwar lingo an anti-Semitic trope: the ancient blood libel about Jews murdering children (Christian children, in the old telling).

Or consider radical Brits’ depiction of Israel as the puppet-master of global politics. You could see it when marchers waved banners showing large-nosed Israeli politicians referring to Barack Obama and David Cameron as « My Most Obedient Puppets. » You could see it when the Guardian newspaper published a cartoon showing huge Israeli politicians puppeteering a tiny Tony Blair and William Hague. The puppet-master trope has even made an appearance in the über-respectable Economist magazine, which earlier this year ran a cartoon showing President Obama trying to make peace with Iran but being held back by a huge seal of Congress daubed with the Star of David. In short, Israel shackles the most powerful man in the world. The Economist pulled the cartoon following complaints from Jewish groups.

Here, too, we see polish being applied to an old prejudice: that Jews are the secret power behind the global political throne. Again, what is presented as a legitimate criticism of Israel is just an updating and political-correcting of a long-standing fear of Jewish influence.

Or consider the claim that Israel is the key source of global instability. A few years ago, a poll of Europeans found that a majority viewed Israel as the greatest threat to world peace. Britons in particular seem convinced that Israel is a bringer of chaos: A BBC poll in 2012 found that 69% of Britons think Israel has a « negative influence » on the world. At recent protests, Israel was singled out as a destabilizing force—as one news report said, the protesters « declared Israel a rogue state. »

This, too, brings to mind old prejudices, in this case the view of Jews as a key source of moral and social rot. Protesters singling out Israel as a rogue that threatens the global order echo yesteryear’s belief that the presence of Jews made a society less secure and more unstable.

Alone among the states of the world, Israel is treated as perversely infanticidal, awesomely powerful and terrifyingly destabilizing. Thus are ancient prejudices updated and transferred from an apparently problematic people to an apparently uniquely barbarous state, so that it is now increasingly difficult to tell where anti-Semitism ends and anti-Zionism begins. Britain hasn’t escaped the anti-Semitism sweeping Europe—the British have merely found new and subtler ways of expressing it.

Mr. O’Neill is the editor of the online journal Spiked.

Voir de plus:

La situation particulière d’Israël
Eric Hoffer*
LA Times
26 mai 1968
Traduit par Norbert Lipszyc

*Les Juifs sont un peuple particulier : ce qui est permis à d’autres nations est interdit aux Juifs. D’autres nations expulsent des milliers, et même des millions de gens, et il n’y a pas de problème de réfugiés. La Russie l’a fait, la Pologne, la Tchécoslovaquie l’ont fait, la Turquie a expulsé un million de Grecs, et l’Algérie un million de Français. L’Indonésie a expulsé, Dieu sait combien de Chinois, et personne ne dit un mot au sujet des réfugiés. Mais dans le cas d’Israël, les Arabes déplacés sont devenus d’éternels réfugiés.

Tout le monde insiste sur le fait qu’Israël doit reprendre tout Arabe. Arnold Toynbee appelle ce déplacement des Arabes une atrocité plus grande que tout ce qu’ont commis les Nazis.

D’autres nations victorieuses sur les champs de bataille dictent les conditions de la paix. Mais quand Israël est vainqueur il doit supplier pour obtenir la paix. Chacun attend des Juifs qu’ils soient les seuls
vrais Chrétiens sur terre.

D’autres nations, quand elles sont vaincues, survivent et se rétablissent, mais si Israël était défait une seul fois il serait détruit. Si Nasser avait triomphé, en juin dernier, il aurait effacé Israël de la carte, et personne n’aurait levé le petit doigt pour sauver les Juifs. Aucun engagement pris envers les Juifs par quelque gouvernement que ce soit, dont le nôtre, ne vaut le papier sur lequel il est écrit.

Le monde entier s’indigne quand on meurt au Vietnam, ou quand deux noirs sont exécutés en Rhodésie. Mais quand Hitler massacra les Juifs, personne ne protesta auprès de lui.

Les Suédois, qui sont prêts à rompre leurs relations diplomatiques avec les Etats-Unis à cause de ce que nous faisons au Vietnam, ne bronchèrent pas quand Hitler massacrait les Juifs. Ils envoyèrent à Hitler du minerai de fer de première qualité, des roulements à bille, et assurèrent l’entretien de ses trains de troupes destinés à la Norvège. Les Juifs sont seuls au monde. Si Israël survit, ce sera uniquement grâce aux efforts des Juifs. Et aux ressources juives.

Pourtant, en ce moment même, Israël est notre seul allié inconditionnel et fiable. Nous pouvons compter sur Israël plus qu’Israël peut compter sur nous. Il suffit seulement d’imaginer ce qui se serait produit, l’été dernier, si les Arabes, avec leurs soutiens russes, avaient gagné la guerre, pour comprendre à quel point la survie d’Israël est vitale pour l’Amérique, pour l’Occident en général.

J’ai une prémonition qui ne me quittera pas : ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous.

Voir de plus:

Plainte contre Israël auprès de la CPI: des fondements à revoir

hAvocat aux Barreaux de Paris et de New-York en droit pénal, propriété intellectuelle et droit des contrats

Huffington Post

14/08/2014

Le 25 juillet 2014, une plainte a été déposée au nom du gouvernement palestinien auprès de la CPI pour crimes de guerre (ciblage des civils, blocus…).

La CPI s’est déclarée incompétente car la déclaration de compétence faite par l’Autorité Palestinienne (l’AP) en 2009 n’est plus valable depuis que l’ONU a accordé un statut d’Etat non membre observateur à la Palestine. Une nouvelle déclaration de compétence auprès de la CPI serait nécessaire pour en permettre la saisine.

Et après?

Les chefs de prévention

Le blocus maritime

Israël est en guerre contre le Hamas et, à ce titre, prend les mesures militaires qui lui semblent nécessaires à la protection de son territoire et de sa population, sous réserve du respect du droit international. Le blocus maritime n’est que l’une des modalités autorisées par le droit international lors d’un conflit armé (Manuel de San Rémo, 1994).

L’objectif de ce blocus est d’empêcher la fourniture d’armes au Hamas ainsi que les tentatives d’infiltration en Israël par la mer. Plusieurs cargos ont été arraisonnés avec plusieurs dizaines voire centaines de tonnes de munitions à bord à destination de Gaza (entre autres, le Francop en novembre 2009, le Victoria en mars 2011, le Klos C en mars 2014).

Entre 2006 et 2014, plus de 13.000 roquettes et missiles ont été tirés de Gaza sur Israël, soit près de 1630 par an. En 35 jours d’opération Bordures Protectrices, 3488 roquettes ont été tirées sur Israël soit près de 100 par jour. Les tentatives d’infiltration terroristes par la mer sont régulièrement déjouées grâce à la vigilance de la marine israélienne.

Ce blocus n’est donc ni une fantaisie du gouvernement israélien ni une punition collective des Gazaouis mais une mesure de sécurité justifiée. Il en ressort, comme cela ressort du rapport Palmer remis à l’ONU le 2 septembre 2011, que le blocus israélien de la bande de Gaza est tout à la fois légal et légitime. Pour autant, Israël transfère à Gaza 6000 tonnes par jour de denrées, matériel et médicaments ainsi que l’eau, l’électricité et le ciment qui permettent au Hamas de construire les tunnels d’où ils commettent les infiltrations terroristes en Israël. Peut-on vraiment parler de blocus?

L’Egypte, en revanche, ferme régulièrement et pour de longues périodes sa frontière (le terminal de Rafah) et ne permet aucun transfert de personnes ni de matériel, ni même de médicaments. Le gouvernement de Mohammed Morsi issu des Frères Musulmans (le Hamas est une aile des Frères Musulmans), lorsqu’il était au pouvoir, a lui-même fait inonder les tunnels qui passaient sous la frontière égypto-gazaouie pour empêcher le trafic d’armes du Hamas. Pourtant proche de Gaza, tant géographiquement qu’historiquement (l’Egypte a occupé Gaza de 1948 à 1967), l’Egypte a imposé un blocus bien plus strict que le blocus maritime israélien.

A quand une plainte contre le blocus égyptien? et contre le blocus de Cuba par les Etats-Unis, condamnés une vingtaine de fois par l’ONU depuis 1962?

Le ciblage intentionnel des civils

Un rappel: on ne peut que regretter les victimes civiles quelles qu’elles soient.

Une évidence: L’armée israélienne ne cible pas intentionnellement les civils palestiniens.

Une question: les victimes civiles sont-elles toutes des civils?

L’Institut de Recherche des Médias du Moyen-Orient a publié le 22 juillet 2014 une traduction de la nouvelle campagne du Hamas publiant des vidéos et des posts sur Facebook et Twitter apprenant aux Gazaouis à décrire les terroristes comme des civils innocents.

Extraits (www.memri.fr):

« Chaque personne tuée ou chaque martyr doit être appelé civil de Gaza ou de Palestine ». « N’oubliez pas de toujours ajouter ‘civil innocent’ ou « citoyen innocent » lorsque vous décrivez ceux qui ont été tués dans des attaques israéliennes sur Gaza.

(En parlant) à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. (Mais en parlant) à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne.

D’ailleurs, la polémique sur le nombre de victimes civiles commence à apparaître dans les médias.

Les précautions de Tsahal

En tout état de cause, et c’est incontestable, l’armée israélienne prend soin d’appeler, d’envoyer des SMS sur les portables, de lâcher par avion des tracts, de procéder à des frappes de sommation à blanc prévenant des frappes à venir et de la nécessité d’évacuer tel ou tel quartier. L’objectif est de réduire au maximum le nombre de victimes civiles, au risque évident de faire fuir les membres du Hamas ou d’autres groupes terroristes, et de ne détruire que leurs infrastructures.

Aucune autre armée, dans aucun autre conflit, n’emploie de telles méthodes pour limiter les victimes civiles

Mais c’est sans compter sur le Hamas qui exige des civils de rester dans les zones concernées, de ne pas obéir aux tracts distribués par Tsahal. Sur Al Aqsa TV (chaîne officielle du Hamas), le porte parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, encourage les civils à devenir des boucliers humains et à se comporter en « martyrs ».

Si le Hamas insiste tant pour que les civils restent dans des zones densément peuplées et proches d’écoles ou d’hôpitaux, c’est parce qu’il y entrepose des armes ou se sert de ces lieux pour tirer des missiles sur des civils israéliens, comme le reconnaît l’ONU elle-même. A trois reprises, des roquettes ont été trouvées dans des écoles contrôlées par l’ONU. A ce titre, le protocole additionnel 1 à la Convention de Genève dispose que les biens civils utilisés à des fins militaires perdent leur caractère civil.

Ce faisant, le Hamas se rend coupable d’un double crime de guerre. Mais qui cela intéresse-t-il?

Peut-être les Gazaouis qui ont agressé Sami Abu Zuhri le 7 août dernier pour l’enfer que le Hamas leur avait fait vivre.

Mais au fait, le Hamas s’intéresse-t-il vraiment aux Gazaouis ?

Voir enfin:

APRÈS GAZA, ISRAËL SE BAT SUR LE TERRAIN DU DROIT

Marc Henry

Le Figaro

07/08/2014

Menacé de plaintes devant la justice internationale pour « crimes de guerre », l’État hébreu fourbit ses arguments juridiques.

Israël commence à bétonner sa ligne de défense juridique face aux plaintes pour crimes de guerre qui risquent de se multiplier dans le monde. Benyamin Nétanyahou a pris les devants en se livrant à une plaidoirie devant des journalistes étrangers. Il plaide non-coupable pour les quelque 1800 morts palestiniens, notamment dans des attaques visant plusieurs écoles de l’ONU qui servaient de lieu de refuge à la population. L’armée israélienne a admis avoir ouvert le feu en direction de certains de ces établissements pour répliquer à des tirs de combattants du Hamas.

Selon Nétanyahou, même dans ces cas, Israël a exercé son droit à l’autodéfense face au Hamas qui «utilise la population civile comme bouclier humain». Aux accusations lancées sur le caractère disproportionné de la réaction israélienne, le premier ministre répond: «Ce qui est disproportionné, c’est de ne pas agir pour défendre son peuple, mais d’accorder aux terroristes un permis de tuer.»

Ces arguments visent à contrer Ban Ki-moon. Pour le secrétaire général de l’ONU, «tous ceux qui attaquent des bâtiments des Nations unies doivent être traduits en justice». Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a déjà voté fin juillet en faveur de l’envoi d’une commission pour enquêter sur de «possibles crimes de guerre» de l’armée israélienne. Les Palestiniens ont également annoncé qu’ils comptaient porter plainte auprès du Tribunal pénal international à La Haye.

«Coupable» a priori

Face à ces menaces, Israël fourbit ses armes. Une armada d’experts en droit international a été mobilisée par les ministères de la Justice et des Affaires étrangères. Mais, comme le reconnaît Youval Shani, un juriste de l’Université hébraïque de Jérusalem, «notre situation n’est pas brillante». Les responsables israéliens admettent que les images de destructions, de victimes civiles et d’enfants tués ont eu un effet dévastateur dans le monde.

La question est désormais de savoir si Israël va accepter de participer à ces enquêtes internationales. Dans le passé, l’État hébreu avait boycotté et interdit l’entrée de son territoire aux membres de l’ONU après une précédente opération à Gaza, lancée fin 2008, qui avait fait 1400 morts palestiniens, dont une majorité de civils, et coûté la vie à 13 Israéliens. La commission avait conclu que Tsahal, mais aussi les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, avaient commis des actes pouvant constituer des «crimes de guerre», voire «des crimes contre l’humanité». À l’époque, le gouvernement israélien, furieux d’être mis sur le même plan que le Hamas, avait rejeté catégoriquement les conclusions du rapport.

«Pour la prochaine fois, mieux vaut coopérer, cela ne peut pas être pire», estime Yaakov Turkel, un ancien juge auteur d’un rapport israélien sur l’arraisonnement en 2010 d’une flottille d’activistes propalestiniens au large de Gaza, qui avait coûté la vie à dix passagers turcs. «Pour Gaza, nous avons un dossier solide, il n’y a pas lieu de paniquer», plaide-t-il. Le ministère des Affaires étrangères estime en revanche qu’Israël accorderait une légitimité imméritée à ce genre de commission internationale, qui considère a priori Israël «comme coupable de tout».


Gaza: Pas de deuxième Syrie à Gaza ! (We see what Qatar’s and Turkey’s meddling in Syria has led to: Palestinian human rights activist denounces Hamas and Qatari-Turkish interference in Gaza)

15 août, 2014
Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts. Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix. Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire. Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Yann Moix
In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus. Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple. But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity. In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover? The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.  Benny Morris
It is by now no secret that Qatar has emerged as Hamas’ home away from home and ATM. Shaikh Tamim’s father, Hamad bin Khalifa Al Thani, visited Gaza in 2012 when he was still the ruler of Qatar, pledging $400 million in economic aid. Most recently, Doha tried to transfer millions of dollars via Jordan’s Arab Bank to help pay the salaries of Hamas civil servants in Gaza, but the transfer was apparently blocked at Washington’s request. Since 2011, Qatar has been the home of the aforementioned Khaled Meshal, who runs Hamas’s leadership. During a recent appearance on Qatar’s media network Al Jazeera Arabic, Meshal blessed the individuals who kidnapped and ultimately murdered three Israeli teenagers. He boasted that Hamas was a unified movement and that its military wing reports to him and his associates in the political bureau. American officials have revealed that Qatar also hosts several other Hamas leaders. Israeli authorities reportedly intercepted an individual in April on his way back from meeting a member of Hamas’s military wing in Qatar who gave him money and directives intended for Hamas cells in the West Bank. Israeli and Egyptian officials report that Qatar is so eager for a political win at Cairo’s expense that it actually urged Hamas to reject the Egyptian cease-fire initiative last week. Doha is also using its vast petroleum wealth to striking diplomatic effect: one UN official source suggests that UN Secretary General Ban Ki-Moon would not have made it to Doha for cease-fire talks on Sunday if the Qataris hadn’t chartered him a plane out of their own pocket.  Turkey, for its part, has emerged as one of the most strident supporters of Hamas on the world stage. Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has vociferously advocated for Hamas while his government has found ways to donate hundreds of millions of dollars in aid to Hamas, mostly through infrastructure projects, but also through materials and reportedly even direct financial support. Turkey is also home to Salah Al-Arouri, founder of the West Bank branch of the Izz Al-Din Al-Qassam Brigades, Hamas’ military wing. He reportedly has been given “sole control” of Hamas’s military operations in the West Bank, and two Palestinians arrested last year for smuggling money for Hamas into the West Bank admitted they were doing so on Al-Arouri’s orders. He is also suspected of being behind a recent surge in kidnapping plots from the West Bank. An Israeli security official recently noted, “I have no doubt that Al-Arouri was connected to the act” of kidnapping that helped set off the latest round of violence between the parties, which has seen hundreds killed and thousands wounded, nearly all of them Palestinians. Al-Arouri, it should be noted, was among the high-level Hamas officials who met with the amir of Kuwait on Monday to discuss cease-fire terms (…). So as Washington considers cutting a deal brokered by Qatar and Turkey for an end to the latest round of hostilities, it bears pointing out why these two countries are so influential with Hamas in the first place: because they empower the terrorist movement and provide it with a free hand for operations. A cease-fire is obviously desirable, but not if the cost is honoring terror sponsors. There must be others who can mediate. Interestingly, both Ankara and Doha count themselves among America’s friends. But their support for terrorist entities—not just Hamas—has become so obvious that U.S. legislators began to send concerned letters to officials from both countries last year. This alone is a sign that America must set the bar higher for the behavior of its allies and not reward them for bad behaviorDavid Andrew Weinberg and Jonathan Schanzer
Lorsque Ban Ki Moon s’est rendu à Jérusalem, le 22 juillet, pour faire pression en vue d’un cessez-le-feu à Gaza et d’en revenir à des discussions sur les causes fondamentales du conflit palestino-israélien, Netanyahu a littéralement « explosé » de colère : « Vous ne pouvez pas parler au Hamas. Ce sont des extrémistes islamistes au même titre qu’Al Qaïda, l’Etat Islamique, les Taliban ou Boko Haram ! Passant inaperçues pour lui, ses paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, dans le monde islamiste. Là  les observateurs suivaient à la trace chaque stade du conflit à Gaza, dès qu’on a compris qu’il s’élevait à un niveau comparable à la guerre contre Al Qaïda. Aussi, après avoir freiné l’opération contre le Hamas, Israël pourrait bien se rendre compte qu’il a mis la main dans un nouveau nid de frelons. En ce moment-même, l’Etat Islamique et le Front Al Nosra combattent pour étendre leurs avant-postes syriens et irakiens par une poussée au Liban même. Et ils ne s’arrêtront sans doute pas en si bon chemin. Si les Jihadistes en mouvement ont eu la possibilité d’évaluer que Tsahal est incapable de vaincre le Hamas, ils pourraient bien se retourner contre Israël et lui poser une nouvelle menace extrêmement dangereuse. 4. L’Iran aura bien pris note, de son côté, du fait que, deux fois de suite en deux ans, les dirigeants israéliens ont préféré s’abstenir d’apporter une conclusion victorieuse à une guerre débutée par des forces paramilitaires que Téhéran a préalablement renforcées, entraînées et financées – d’abord le Hezbollah, dans la Guerre du Liban en 2006, qui s’est terminée par un tracé de zone gérée par la FINUL, et actuellement , un conflit avec les Islamistes palestiniens qui semble se terminer de la même façon. Debka
Faisant état de sources fiables, Rafik Chelly a ajouté que « Des avions sont arrivés en Libye à partir du Qatar, et elles étaient pleines de djihadistes, ce qui explique les succès d’Ansar al-charia, notamment leur occupation d’une base militaire à Benghazi… Le nombre de ces éléments terroristes qui viennent de l’EIIL, dont beaucoup de tunisiens, oscille entre 4000 et 5000. Leur objectif, imposer leur domination sur la capitale, ensuite occuper Zentan , auquel cas, le danger sur la Tunisie n’en sera que plus grand avec le franchissement des frontières….. ». Contacté par le correspondant de Tunisie-Secret à Tunis, Rafik Chelly a indiqué que parmi ces 5000 djihadistes, il y a près de 200 éléments de nationalité française. Autrement dit, des binationaux. On rappellera ici que, déjà en janvier 2014, Rafik Chelly a déclaré que au quotidien Attounisia (17 janvier), que « 4500 djihadistes tunisiens appartenant au mouvement d’Ansar al-charia, sont actuellement dans des camps d’entrainement en Libye ». Les 5000 djihadistes en question reviennent donc à leur point de départ, la Libye, où ils ont été entrainés et d’où les services qataris les ont transportés vers la Syrie, dès la fin de l’année 2011. On précisera enfin que, sur la base de rapports de renseignement parvenus au journal algérien « Al-Bilad al-Jazairiya », celui-ci a révélé, dans son édition du 4 juillet dernier que des djihadistes libyens appartenant à Ansar al-charia, ainsi que des éléments de l’EIIL, se sont rencontrés dans une ville en Turquie pour conclure un accord consistant à transférer les djihadistes d’origine maghrébine présents en Irak, à les transférer vers la Libye pour renforcer les rangs d’Ansar al-charia dans ce pays ainsi qu’en Tunisie. Le même rapport de renseignement indique que l’EIIL a décidé d’élargir son djihad au Maghreb arabe et dans le Sahel, loin d’un Moyen-Orient déjà partiellement conquisNebil Ben Yahmed
From Hamas’s point of view, it must be a source of immense delight to witness the strains, and practical fallout, in the relationship between Washington and Jerusalem. It wins an election in which the US insisted it be allowed to take part, even though it has never renounced terrorism. It murders its way to control of Gaza. It diverts Gaza’s resources to turn the Strip into one great big terrorist bunker. It hits Israel, over and over and over again. It intimidates international journalists to not report on and film its attack methods. And the international community condemns Israel, the UN sets up inquiries into Israeli war crimes, and Israel’s allies limit its arms supplies. Times of Israel
Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
La Palestine n’est pas un État partie au Statut de Rome. La Cour n’a reçu de la Palestine aucun document officiel faisant état de son acceptation de sa compétence ou demandant au Procureur d’ouvrir une enquête au sujet des crimes allégués, suite à l’adoption de la résolution (67/19) de l’Assemblée générale des Nations Unies en date du 29 novembre 2012, qui accorde à la Palestine le statut d’État non membre observateur. Par conséquent, la CPI n’est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur le territoire palestinien. CPI
When the Palestinian Authority (PA) was established 1994, I noticed that most Palestinian and Israeli human rights organizations continued monitoring the Israeli occupation, but that nobody wanted to pay any attention to the PA’s violations. In a meeting held in March 1996, the board members of B’Tselem decided that they would not concern themselves with PA abuses. That’s why I left. I wanted to fill a role that I thought was very important, but that was empty. (…) I think that if the Palestinians want to form a successful civil society, live in a democracy, and respect human rights, we will have to build institutions with our own hands. We should not lay our fate in other people’s hands. We have done so quite enough over the past sixty years. We are still demanding a state from the international community instead of building it ourselves. I think that it is the time for the Palestinians to start building their own democracy right now. I believe that democracy has never been offered by leaders or governments. Democracy is determined by the people themselves. (…) Creating a human rights organization under an Arab regime is like committing suicide. Yasser Arafat was used to doing whatever he wanted without being criticized or monitored. When I started watching, investigating, criticizing, he started to look at me in a very bad light. The Palestinian Authority defamed us and slandered us. Among other accusations, they said that we serve the enemy’s interests. When we started to publish reports on PA human rights violations, the reports became sexy news material for the international community. They were particularly well-reported by the Israeli media. The issue was especially sexy because, as you know, I had spent the past seven and a half years criticizing only Israel. Arafat saw me as a traitor. (…) In my opinion, the establishment of a Palestinian state is not only related to the Israelis. It concerns the Palestinians. We have had a very bad experience with building a state, developing it, and keeping it alive. That brings me to the September 2005 Israeli disengagement from Gaza. Everybody thought that the Israeli disengagement would be a kind of test for the Palestinians. It would test whether we are really able to build our own state and manage our daily lives ourselves. In my opinion, we totally failed to manage Gaza, develop it, and build infrastructure. Today, fewer and fewer Palestinian voices speak up in favor of es-tablishing a state. Everybody has his own horrible troubles. The only people calling for a state right now are the politicians. Politicians around the world are buying and selling blood. This is the only income that they have. And that’s exactly what Arafat practiced with the Palestinians. I remember with great sadness what happened when he started creating an Intifada and threatening the Israelis. Palestinian security workers went to the schools, ordered the schoolmasters to close the schools, and then sent the schoolchildren to throw stones at the Israelis. That was a very horrible thing to do. Politicians sacrifice their people to achieve their political interests. This is unfortunately the Palestinian attitude. (…) Gaza is a big problem for the Palestinians, Israelis, and Egyptians. The international community becomes more and more afraid of the Palestinians because Hamas reflects such a negative side of Palestinian politics. I don’t think that Hamas will ever offer Gaza back to Abbas. The question is: Who is going to control Hamas? Hamas right now oppresses the Gazan people. But who will contain Hamas? I don’t think that dialogue will solve the problem. We will all be watching whether Hamas can manage Gaza and keep it functioning. The Arab countries should put more effort into solving the conflict between Hamas and Fatah. The problem is that the Arab countries are so divided, some supporting Hamas against Fatah and some supporting Fatah against Hamas. This won’t help the situation. (…) I think there is a lack of good will and leadership on both sides. The Israeli-Palestinian conflict also tends to become a commercial conflict. Everybody is making something off this conflict. There are countries that have an interest in perpetuating the fighting. The Iranians, for example, are trying to provoke a regional war using Hezbollah and Hamas. I don’t think the Palestinians will have the same opportunities for peace that we were offered between 1947 and July 2000. Palestinian violence has probably caused some countries to want not to get involved anymore. ‘…) Don’t forget that we are living under a Taliban regime in the Gaza Strip. Our fieldworker hesitates before investigating cases there. The situation for human rights organizations sometimes reminds me of the Saddam Hussein regime. We can’t monitor the Gaza Strip the way we used to monitor it when it was PA territory. We are trying to collect data from newspapers and other organizations that operate in the area. We are in touch with some journalists there. But we face serious opposition and danger. (…) The best opportunity for us to make peace with Israel was probably in 1978 or 1979 when Egyptian president Anwar Sadat visited Israel. He suggested that Yasser Arafat join him, but Arafat refused. The most important thing for us to do now is learn from the mis-takes we made between 1947 and today so that we don’t repeat them. We should put these mistakes on the table and study them well. After studying our mistakes, I think the solution will be very easy to createBassem Eid
There is no doubt there’s an atmosphere of fear and terror in Gaza. Others were executed in various gatherings under the pretext of their being collaborators with Israel. Hamas has a physical presence in almost every house in Gaza and can listen to what’s being said. It’s a Stasi regime par excellence. The population is much more scared of Hamas than it is of the Israeli soldiers,” Eid said. Hamas, for its part, is more worried about the possible return of control of the Gaza Strip to the Palestinian Authority than it is of an Israeli military incursion. In my opinion, Hamas is willing to pay its last drop of blood to prevent Abbas and his PA from setting foot in Gaza. These people (Hamas) are fighting for their existence. Bassem Eid
En tant que Palestinien, je dois avouer : je suis responsable d’une partie de ce qui s’est passé. En tant que Palestinien, je ne peux pas nier ma responsabilité dans la mort de mon propre peuple. La majorité des Palestiniens s’est opposée aux tirs de roquettes contre Israël. Les Palestiniens ont compris que ces missiles ne servaient à rien. Les Palestiniens ont appelé le Hamas à cesser les tirs et à essayer de négocier avec l’occupation israélienne. Mais le Hamas n’a jamais considéré les besoins des Palestiniens. Seulement ses propres intérêts politiques. Et ils ont continué à tirer des roquettes sur Israël, en sachant très bien quel serait le résultat: le Hamas a ouvert la route de la mort sur notre peuple. Nous savions que le Hamas creusait des tunnels qui mèneraient à notre destruction. Nous savons tous que trois personnes vivent sur ​​chaque mètre carré de la bande de Gaza et le Hamas sait que toute attaque par Israël conduirait à une mort massive. Mais les dirigeants du Hamas sont plus intéressés par leurs victoires que par la vie de leurs victimes. En effet, le Hamas a besoin de ces décès afin de prétendre à la victoire. La mort de son propre peuple donne au Hamas ce pouvoir qui lui permet d’accumuler plus d’argent et plus de bras. Le Hamas n’a jamais été intéressé par la libération du peuple palestinien de l’occupation. Et Israël ne pourrait jamais détruire l’infrastructure mise en place par le Hamas. Seulement, nous, le peuple palestinien, pourrions le démanteler. Qu’aurions-nous pu faire? Les habitants de la bande de Gaza avaient la responsabilité de se rebeller contre le pouvoir du Hamas. Oui, le contrôle du Hamas est mortel et les gens ont eu peur d’exprimer leur mécontentement face à son règne et sa mauvaise gestion. Et pourtant, nous avons abdiqué, nous en portons la responsabilité. Nous le savions, et nous avons laissé faire. Ces décès (plus de 1.800 à ce jour, près de 0,1% de la population de la bande de Gaza) pourront-ils nous enseigner une leçon que nous n’oublierons jamais? L’idée que nous devons nous débarrasser du Hamas et complètement démilitariser Gaza. Ensuite, nous allons ouvrir les points de passage frontaliers. Je dis cela en tant que Palestinien fidèle et parce que je m’inquiète pour mon propre peuple. Je n’ai aucune confiance dans les initiatives européennes et américaines. Il n’y a qu’une seule initiative à laquelle je peux croire et en laquelle j’ai confiance: une initiative trilatérale qui comprend l’Egypte, les Palestiniens et Israël. Sinon, il n’y aura pas de calme ou d’apaisement dans la bande de Gaza ou en Israël. Nous ne devons pas permettre à la bande de Gaza de devenir la victime des complots et des intrigues arabes. L’Egypte a toujours été le médiateur légitime, et si on avait écouté un peu plus l’Egypte de nombreuses vies auraient été sauvées. Le Qatar et la Turquie n’ont aucun rapport avec le peuple palestinien, et nous n’avons rien en commun. Ces deux Etats ont tenté de saboter chaque tentative de cessez-le-feu. À mon avis, au moins deux tiers des morts palestiniens sont victimes du complot turco-qatari. Nous voyons ce à quoi a conduit l’ingérence du Qatar et de la Turquie en Syrie. Je ne veux pas les voir établir une « deuxième Syrie » dans la bande de Gaza. Bassem Eid
Personnellement je ne vois pas l’origine des problèmes actuels dans  »l’occupation ». Non pas parce que ce terme est impropre pour caractériser le rapport entre Israël et les Palestiniens, car alors les Palestiniens devraient aussi utiliser ce terme  »occupation » lorsque la Jordanie et l’Egypte occupaient la  »Cisjordanie » (appellation de la Jordanie) et Gaza… Mais surtout parce que la belligérance entre les Juifs et les Arabes n’a pas commencé en 1967. Si l’on veut une vraie paix, une paix définitive, c’est à cet état de belligérance qu’il faut mettre fin. Je n’ai personnellement pas de recette magique, mais il me semble qu’il faut désamorcer la cause de cette belligérance. Depuis 1921, toutes les guerres déclenchées par les Arabes contre les Juifs, puis contre Israël, sont fondées sur le refus arabe de considérer : – que les Juifs ont un droit historique d’appartenance à cette région, au nom d’une histoire de 3000 ans d’attachement à cette région. – que les Juifs tout comme les Arabes ont le droit de se constituer en Etat-Nation et de disposer d’eux mêmes, au moins sur une partie de ce que fut leur patrie. Je suis peut-être naïf, mais il me semble que si le monde arabo-musulman dont font partie les Palestiniens, reconnaissait ce droit, (et non pas seulement Israël comme  »fait accompli »), alors disparaîtrait la cause de la belligérance, et alors toutes les questions soi-disant  »litigieuses », liées au territoire et aux frontières, seraient résolues en un tour de main. Jean-Pierre Lledo
Remember that when President Sadat made peace with Israel in 1979 he got back all of his country’s land from the Israelis, without shedding any blood. This is a real peace. Arafat rejected Sadat’s offer to join him in Israel but imagine if he had accepted. Think how many settlements would never have been created in the occupied territories and think that Palestine could have been established all that time ago. I want to move forward and to look to our children’s future. In my opinion, history should be dismissed and people like us should look ahead. Palestinian leaders continue to demand that Israel remove more than 160 checkpoints in the occupied territories, evacuate so-called « the illegal settlements », allow Palestinian workers to enter Israel to work, and demolish the wall that separates Palestinians from Israelis (and other Palestinians). But to what end? After the last six years of Intifada, we Palestinians have lost so much – not least more than 4,000 of our people killed by the Israelis. Consider also that since Israel left Gaza in September of 2005, the Palestinians have created chaos. So who will make this right of return applicable? In January 2007 there were 17 Palestinians killed by Israelis, but there were 35 Palestinians killed by Palestinians, so, right or return of right to live? (…) Three years ago, I went to visit the Palestinian village of Qariut, located between Ramalla and Nablus. The Israeli occupation confiscated their land and established a settlement called Eli. When I left the people in Qariut I asked them once specific question: if the Israelis were to evacuate Eli settlements tomorrow, would you agree to give the land and the houses for your brothers, the refugees? And nobody agreed… So, if even the Palestinians are not willing to accept this right of return, how can we expect Israelis will do it? All of the peace accords and initiatives since 1993 talk about the return of the Palestinian refugees to the Palestinian state, and all of these peace accords and initiatives got the blessing of the Palestinian leaders, but all of these initiatives have been rejected by the Palestinians refugees themselves. There is no common ground or status between the Palestinian refugees and their leaders. And for the lack of the common ground, we are loosing, land, property and lives.  Bassem Eid

Attention: une Syrie peut en cacher une autre !

Alors qu’après l’assaut terroristo-médiatique contre Israël  …

Et l’annonce turque d’une énième « flottille de la paix » contre le blocus de Gaza …

Le Hamas et ses idiots utiles médiatiques s’apprêtent, pour continuer à « fabriquer de la culpabilité israélienne » mais contre toute évidence, à nous refaire le coup du tribunal international …

Comment ne pas voir avec le bien improbable et solitaire fondateur d’une ONG qui s’intéresse aux violations palestiniennes des droits de l’homme Bassem Eid …

Et à l’instar de ces images recyclées du conflit syrien lui-même …

La véritable menace qui pointe derrière tout cela …

A savoir, avec les appuis des suspects habituels de Doha et d‘Istanbul, la syrianisation du conflit de Gaza en particulier et de la Palestine en général ?

Le Hamas a besoin des morts palestiniens pour crier victoire
Bassem Eid

I24news

10 août 2014

Depuis plus de 26 ans, je consacre ma vie à la défense des droits de l’Homme. J’ai assisté à des guerres, à la terreur et la violence. Pourtant, le mois dernier (de l’enlèvement suivi du meurtre de trois adolescents juifs, à l’assassinat du jeune Mohammed abu Khdeir, puis la guerre à Gaza) a été la période de ma vie la plus difficile politiquement et émotionnellement.

Je vis à Jérusalem-Est et j’ai été témoin de la dévastation de la vie dans ma ville. Une fois de plus, la Route 1 est devenue la ligne de démarcation entre l’Est et l’Ouest. Juifs et Arabes ont peur des ombres de l’un et de l’autre. Des résidents palestiniens de Jérusalem ont attaqué les infrastructures publiques de Beit Hanina et Shuhafat, causant d’énormes dégâts aux feux de circulation, au tramway, et aux sources de courant électrique. Je ne peux pas accepter cela comme signe de protestation civique: il s’agit de pure vengeance. Et la coexistence pour laquelle j’ai lutté toute ma vie a été pendue, exécutée sur la place publique.

J’ai mal.

Il ne fait aucun doute que la mort et la destruction dans la bande de Gaza est un tsunami. Les deux peuples sont en difficulté, mais chaque côté nient la douleur de l’autre… ce qui ne fait que l’empirer.

Et pourtant, en tant que Palestinien, je dois avouer : je suis responsable d’une partie de ce qui s’est passé. En tant que Palestinien, je ne peux pas nier ma responsabilité dans la mort de mon propre peuple.

La majorité des Palestiniens s’est opposée aux tirs de roquettes contre Israël. Les Palestiniens ont compris que ces missiles ne servaient à rien. Les Palestiniens ont appelé le Hamas à cesser les tirs et à essayer de négocier avec l’occupation israélienne. Mais le Hamas n’a jamais considéré les besoins des Palestiniens. Seulement ses propres intérêts politiques. Et ils ont continué à tirer des roquettes sur Israël, en sachant très bien quel serait le résultat: le Hamas a ouvert la route de la mort sur notre peuple.

Nous savions que le Hamas creusait des tunnels qui mèneraient à notre destruction.

Nous savons tous que trois personnes vivent sur ​​chaque mètre carré de la bande de Gaza et le Hamas sait que toute attaque par Israël conduirait à une mort massive. Mais les dirigeants du Hamas sont plus intéressés par leurs victoires que par la vie de leurs victimes.

En effet, le Hamas a besoin de ces décès afin de prétendre à la victoire. La mort de son propre peuple donne au Hamas ce pouvoir qui lui permet d’accumuler plus d’argent et plus de bras.

Le Hamas n’a jamais été intéressé par la libération du peuple palestinien de l’occupation. Et Israël ne pourrait jamais détruire l’infrastructure mise en place par le Hamas. Seulement, nous, le peuple palestinien, pourrions le démanteler.

Qu’aurions-nous pu faire? Les habitants de la bande de Gaza avaient la responsabilité de se rebeller contre le pouvoir du Hamas. Oui, le contrôle du Hamas est mortel et les gens ont eu peur d’exprimer leur mécontentement face à son règne et sa mauvaise gestion. Et pourtant, nous avons abdiqué, nous en portons la responsabilité.

Nous le savions, et nous avons laissé faire.

Ces décès (plus de 1.800 à ce jour, près de 0,1% de la population de la bande de Gaza) pourront-ils nous enseigner une leçon que nous n’oublierons jamais? L’idée que nous devons nous débarrasser du Hamas et complètement démilitariser Gaza. Ensuite, nous allons ouvrir les points de passage frontaliers. Je dis cela en tant que Palestinien fidèle et parce que je m’inquiète pour mon propre peuple.

Je n’ai aucune confiance dans les initiatives européennes et américaines. Il n’y a qu’une seule initiative à laquelle je peux croire et en laquelle j’ai confiance: une initiative trilatérale qui comprend l’Egypte, les Palestiniens et Israël. Sinon, il n’y aura pas de calme ou d’apaisement dans la bande de Gaza ou en Israël.

Nous ne devons pas permettre à la bande de Gaza de devenir la victime des complots et des intrigues arabes. L’Egypte a toujours été le médiateur légitime, et si on avait écouté un peu plus l’Egypte de nombreuses vies auraient été sauvées.

Le Qatar et la Turquie n’ont aucun rapport avec le peuple palestinien, et nous n’avons rien en commun. Ces deux Etats ont tenté de saboter chaque tentative de cessez-le-feu. À mon avis, au moins deux tiers des morts palestiniens sont victimes du complot turco-qatari.

Nous voyons ce à quoi a conduit l’ingérence du Qatar et de la Turquie en Syrie. Je ne veux pas les voir établir une « deuxième Syrie » dans la bande de Gaza.

L’Egypte sait que ces complots sont aussi dirigés contre son régime. Nous ne pouvons qu’espérer que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ne se perdra pas dans l’épaisse confusion entourant la région, et qu’il parviendra à sortir son propre peuple et nous les Palestiniens, de ce bourbier islamique et religieux.

Il est grand temps pour les Israéliens et les Palestiniens de trouver une alternative à la guerre. Et oui, c’est véritablement possible avec l’aide de l’Egypte.

Bassem Eid est un activiste des droits de l’homme et un commentateur politique

Voir également:

Réponse de Jean-Pierre Lledo, cinéaste et essayiste 

Bien cher Bassem,

Avec cette nouvelle guerre, je pensais beaucoup à vous, depuis que nous avions en Juin, de la même tribune à Jérusalem, parlé  »de la culture de la honte et de l’honneur » dans les sociétés arabes, et je dois dire que j’avais été impressionné par votre franchise, osant parler devant un public juif de ce fléau du crimes d’honneur plus fort dans la société palestinienne, que partout ailleurs, dont sont principalement victimes les femmes, .

En lisant cette tribune, je suis tout autant touché par la liberté de pensée qui est la vôtre. C’est pour ma part la première fois que je lis un texte d’un Palestinien qui n’accuse pas l’Autre, mais soi-même.

J’espère que nous aurons l’occasion très bientôt de nous revoir pour approfondir nos pensées.

En attendant, je voudrais quand même vous dire que personnellement je ne vois pas l’origine des problèmes actuels dans  »l’occupation ».

Non pas parce que ce terme est impropre pour caractériser le rapport entre Israël et les Palestiniens, car alors les Palestiniens devraient aussi utiliser ce terme  »occupation » lorsque la Jordanie et l’Egypte occupaient la  »Cisjordanie » (appellation de la Jordanie) et Gaza…

Mais surtout parce que la belligérance entre les Juifs et les Arabes n’a pas commencé en 1967.

Si l’on veut une vraie paix, une paix définitive, c’est à cet état de belligérance qu’il faut mettre fin.

Je n’ai personnellement pas de recette magique, mais il me semble qu’il faut désamorcer la cause de cette belligérance.

Depuis 1921, toutes les guerres déclenchées par les Arabes contre les Juifs, puis contre Israël, sont fondées sur le refus arabe de considérer :

– que les Juifs ont un droit historique d’appartenance à cette région, au nom d’une histoire de 3000 ans d’attachement à cette région.

– que les Juifs tout comme les Arabes ont le droit de se constituer en Etat-Nation et de disposer d’eux mêmes, au moins sur une partie de ce que fut leur patrie.

Je suis peut-être naïf, mais il me semble que si le monde arabo-musulman dont font partie les Palestiniens, reconnaissait ce droit, (et non pas seulement Israël comme  »fait accompli »), alors disparaîtrait la cause de la belligérance, et alors toutes les questions soi-disant  »litigieuses », liées au territoire et aux frontières, seraient résolues en un tour de main.

Voila ce que je tenais à vous dire, tout en vous remerciant pour la franchise de votre point de vue.

(petite remarque encore : 1800 victimes représentent 0,1% – et non  »1% » de la population gazaoui. comme vous l’avez écrit. Parmi lesquels les 3/4 sont sans doute des combattants Hamas déguisés en  »civils »).

Jean-Pierre Lledo

Voir aussi:

Explosif : le Qatar a transporté 5000 terroristes de l’EIIL en Libye

Nebil Ben Yahmed

Tunisie secret

9 Août 2014

C’est Rafik Chelly, ex directeur de la sécurité présidentielle (1984-1987), ancien haut responsable des services de renseignement tunisien et actuel secrétaire général du « Centre Tunisien des Etudes de Sécurité Globale », qui vient de l’affirmer dans une interview au quotidien arabophone Attounissia. Cela signifie qu’après avoir activement contribué à l’embrasement de la Syrie et de l’Irak, le Qatar veut déplacer le feu de la guerre civile et de la barbarie en Libye, c’est-à-dire, inévitablement, en Tunisie et en Algérie.

D’abord une précision : contrairement à ce qui a été dit dans certains médias tunisiens, l’interview de Rafik Chelly n’a pas été publiée dans le quotidien algérien « Al-Khabar », mais dans le journal tunisien Al-Tounissia, le 4 août 2014.

Par son mutisme, la troïka a boosté Abou Iyadh

A la question « Est-il vrai que l’occupation de la Tunisie –comme le pensent certains observateurs pessimistes- par des organisations terroristes n’est qu’une question de temps, et que nous allons vivre le scénario libyen, syrien et irakien ? », l’ancien haut responsable au ministère de l’Intérieur, Rafik Chelly, a répondu : « On doit d’abord revenir à l’historique des événements qui nous ont mené à la situation actuelle. Aussi, depuis l’annonce par Abou Iyadh de la création d’Ansar al-charia, en avril 2011, après avoir bénéficié de l’amnistie générale, il a fait une démonstration de force en mai 2012, en sortant à Kairouan avec 5000 de ses adeptes. Malgré la menace que ces derniers constituaient sur la sécurité nationale, la troïka a observé le mutisme, ce qui a encouragé Abou Iyadh et ses troupes de réapparaitre l’année suivante, en déclarant qu’il est capable de mobiliser 50 000 personnes. Son intention était de profiter de la situation pour déclarer la ville de Kairouan émirat islamiste, ce qui a inquiété Ennahda, qui a interdit cette manifestation pour préserver son image auprès de l’opinion publique tunisienne et internationale… ».

Selon Rafik Chelly, c’est après l’assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qu’Ali Larayedh a été contraint de classer Ansar al-charia comme une organisation terroriste, en dépit de l’opposition radicale de certains hauts responsables d’Ennahda. Et c’est à la suite de cette décision tardive que les dirigeants d’Ansar al-charia ont fui la Tunisie vers la Libye, où ils ont rejoint Abou Iyadh pour constituer, des camps d’entrainement à Sebrata et à Derna.

C’est le Qatar qui a rapatrié les djihadistes de l’EIIL

A la seconde question, «Ne pensez vous pas que c’est l’échec des islamistes en Libye qui a mis toute la région en danger imminent ? », Rafik Chelly a répondu que « L’échec cuisant des islamistes après les dernières élections du Conseil National a constitué un tournant périlleux. Il y a eu l’opération de l’aéroport (Libye), ensuite les déplacements d’Abdelhakim Belhadj, de Belkaïd et d’Ali Sallabi en Turquie, au Qatar et en Irak pour rencontrer l’EIIL, et ce pour deux raisons : primo, rapatrier les djihadistes maghrébins en Libye, secundo, conclure des contrats de vente d’armes modernes, avec l’accord de certains pays. L’aéroport de Syrte a été aménagé pour accueillir les cargos d’armes, de même que l’aéroport de Miitika ».

Faisant état de sources fiables, Rafik Chelly a ajouté que « Des avions sont arrivés en Libye à partir du Qatar, et elles étaient pleines de djihadistes, ce qui explique les succès d’Ansar al-charia, notamment leur occupation d’une base militaire à Benghazi… Le nombre de ces éléments terroristes qui viennent de l’EIIL, dont beaucoup de tunisiens, oscille entre 4000 et 5000. Leur objectif, imposer leur domination sur la capitale, ensuite occuper Zentan , auquel cas, le danger sur la Tunisie n’en sera que plus grand avec le franchissement des frontières….. ». Contacté par le correspondant de Tunisie-Secret à Tunis, Rafik Chelly a indiqué que parmi ces 5000 djihadistes, il y a près de 200 éléments de nationalité française. Autrement dit, des binationaux.

Rencontre secrète dans une ville turque

On rappellera ici que, déjà en janvier 2014, Rafik Chelly a déclaré que au quotidien Attounisia (17 janvier), que « 4500 djihadistes tunisiens appartenant au mouvement d’Ansar al-charia, sont actuellement dans des camps d’entrainement en Libye ». Les 5000 djihadistes en question reviennent donc à leur point de départ, la Libye, où ils ont été entrainés et d’où les services qataris les ont transportés vers la Syrie, dès la fin de l’année 2011.

On précisera enfin que, sur la base de rapports de renseignement parvenus au journal algérien « Al-Bilad al-Jazairiya », celui-ci a révélé, dans son édition du 4 juillet dernier que des djihadistes libyens appartenant à Ansar al-charia, ainsi que des éléments de l’EIIL, se sont rencontrés dans une ville en Turquie pour conclure un accord consistant à transférer les djihadistes d’origine maghrébine présents en Irak, à les transférer vers la Libye pour renforcer les rangs d’Ansar al-charia dans ce pays ainsi qu’en Tunisie. Le même rapport de renseignement indique que l’EIIL a décidé d’élargir son djihad au Maghreb arabe et dans le Sahel, loin d’un Moyen-Orient déjà partiellement conquis.

 Voir également:

Tsahal Peut-Elle Se Contenter De Demi-Victoires ?
Debka files

Jerusalem plus

L’Iran et Al Qaïda prennent bonne note de la victoire limitée d’Israël sur le Hamas, noyau dur d’un embryon d’armée palestinienne.

Alors que la délégation israélienne est arrivée au Caire pour des pourparlers indirects avec le Hamas, à la fin des premières 24h d’un cessez-le-feu de 3 jours dans la guerre à Gaza, les porte-parole du gouvernement israélien ont produit d’énormes efforts, mardi soir 5 août, pour convaincre le public que la guerre à Gaza était en voie de se terminer et que l’ennemi avait subi d’énormes dégradations de ses capacités d’agression.

Le chef d’Etat-Major le Lieutenant-Général Benny Gantz a continué, jusqu’à présent, à déclarer : « Nous nous acheminons maintenant, vers une période de reconstruction ». Ce n’est pas exactement le message que les soldats voulaient entendre de la part de leur Commandant en chef, alors qu’ils se retiraient des champs de bataille de Gaza, après 28 jours d’âpres combats et de lourdes pertes (64 tués dans Tsahal). Mais les artistes en relations publiques du gouvernement étaient déjà en train d’exposer toute l’horreur d’un scénario de simulation décrivant une opération théorique devant aboutir à la conquête de la totalité de la Bande de Gaza.

Ce scenario, qu’on dit avoir été présenté au Cabinet de sécurité, la semaine dernière, au cours du débat sur les tactiques à employer lors de la prochaine phase d’opération, aurait coûté des centaines de vies humaines parmi les soldats israéliens et mené à une réoccupation d’une durée de cinq ans, afin de purger le territoire des 20.000 terroristes présents et de démanteler leur machine de guerre.

Ce scénario a été imaginé pour faire taire les mécontents, à commencer par les citoyens vivant à portée étroite de la Bande de Gaza, qui refusaient de retourner dans leurs maisons, à cause du danger qui n’est pas totalement éliminé.

Les alternatives que le Cabinet a examinées n’ont jamais contenu l’occupation totale de la Bande de Gaza. L’option la plus sérieuse envisagée par les Ministres et qui a été rejetée dès la première semaine de guerre, consistait à envoyer des troupes pour une frappe-éclair, afin de détruire les centres de commandement du Hamas et le noyau dur de sa structure militaire et de ressortir rapidement. Si cette option avait été appliquée à un stade précoce du conflit, plutôt que de prolonger dix jours de frappes ininterrompues et sans réels résultats probants, cela aurait permis de sauver des pertes lourdes du côté palestinien et la dévastation de leurs propriétés, d’une étendue qui trouble aussi pas mal d’ Israéliens.

Et cette semaine encore, les hommes politiques dirigeant la guerre, ont décidé de l’écourter, sans prêter le moindre égard aux avis concernant l faisabilité des opérations, pouvant conduire cette mission anti-terroriste vers une conclusion victorieuse, pour la population vivant sous la menace terroriste du Hamas depuis plus d’une décennie.

La décision d’en venir plutôt à un cessez-le-feu et à des discussions indirectes avec le Hamas a été coûteuse pour le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, qui lui a valu le plus de critiques à l’intérieur. Au premier jour du cessez-le-feu, mardi, la côte de popularité de Binyamin Netanyahu a subi une perte sèche autour de 60%, ce qui équivaut au niveau des sondages juste avant la guerre, après avoir crever des plafonds frôlant les 80% au pic de l’opération.

La façon dont les dirigeants israéliens ont géré et conclu la guerre à Gaza a quatre conséquences qui dépassent sa sphère immédiate :

1. Le fait qu’après avoir subi un coup sévère, le Hamas tient encore le choc et conserve indemne l’essentiel de son infrastructure militaire, lui apportant le prestige du noyau dur d’une sorte d’armée régulière palestinienne, dont ne disposaient pas les Islamistes avant le lancement de l’Opération Bordure Défensive, le 7 juillet.

Ce noyau dur est déjà une force combattante active, dote d’un bon entraînement au combat et d’une certaine popularité nationale – non seulement à Gaza, mais aussi sur les domaines de l’Autorité Palestinienne dans les territoires cisjordaniens.

Aussi voit-on le Hamas arriver au Caire à la table des négociations, avec cette carte d’une réputation militaire fraîchement refaite.

2. Les perspectives d’un accommodement d’après-guerre qui puisse changer le paysage global du terrorisme dans la Bande de Gaza sont assez faibles. Les tacticiens du gouvernement israélien ont fait allusion au fait que Mahmoud Abbas pourrait convenir en tant que personnalité aux commandes d’un tel accommodement. C’est, proprement, une chimère. La branche armée du Hamas n’envisagerait pas cinq minutes de laisser les mains libres à un tel rival sur leur chasse gardée. Et, quoi qu’il en soit, Abbas ne montre pas d’inclination particulière à se conformer à aucun schéma directeur israélien de nouvelle gouvernance à Gaza.

3. Lorsque Ban Ki Moon s’est rendu à Jérusalem, le 22 juillet, pour faire pression en vue d’un cessez-le-feu à Gaza et d’en revenir à des discussions sur les causes fondamentales du conflit palestino-israélien, Netanyahu a littéralement « explosé » de colère : « Vous ne pouvez pas parler au Hamas. Ce sont des extrémistes islamistes au même titre qu’Al Qaïda, l’Etat Islamique, les Taliban ou Boko Haram !

Passant inaperçues pour lui, ses paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, dans le monde islamiste. Là  les observateurs suivaient à la trace chaque stade du conflit à Gaza, dès qu’on a compris qu’il s’élevait à un niveau comparable à la guerre contre Al Qaïda. Aussi, après avoir freiné l’opération contre le Hamas, Israël pourrait bien se rendre compte qu’il a mis la main dans un nouveau nid de frelons. En ce moment-même, l’Etat Islamique et le Front Al Nosra combattent pour étendre leurs avant-postes syriens et irakiens par une poussée au Liban même. Et ils ne s’arrêtront sans doute pas en si bon chemin.

Si les Jihadistes en mouvement ont eu la possibilité d’évaluer que Tsahal est incapable de vaincre le Hamas, ils pourraient bien se retourner contre Israël et lui poser une nouvelle menace extrêmement dangereuse.

4. L’Iran aura bien pris note, de son côté, du fait que, deux fois de suite en deux ans, les dirigeants israéliens ont préféré s’abstenir d’apporter une conclusion victorieuse à une guerre débutée par des forces paramilitaires que Téhéran a préalablement renforcées, entraînées et financées – d’abord le Hezbollah, dans la Guerre du Liban en 2006, qui s’est terminée par un tracé de zone gérée par la FINUL, et actuellement , un conflit avec les Islamistes palestiniens qui semble se terminer de la même façon.

DEBKAfile Analyse Exclusive :debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

Voir encore:

International media failed professionally and ethically in Gaza
Op-ed: According to civilian death toll measure, Nazi Germany – which had one million dead civilians in World War II – was a victim of the aggressive US, which lost ‘only’ 12,000 civilians.
Eytan Gilboa
Ynet news

08.13.14

The media coverage of wars affects the global public opinion, leaders and decision making. Its trends can determine the results just as much as what it achieved in the battlefield.

The main problem presented in the media during all of Israel’s wars and operations in the past decade is proportionality and the number of civilian casualties. The media is the main source of information on the extent, type and source of losses.

The coverage of Operation Protective Edge and the civilian casualties in the global media, mainly in the West, was characterized by an anti-Israel bias and serious professional and ethical failures. They appeared in all components of the journalistic coverage: Pictures, headlines, reports, editorials and cartoons.

The images from Gaza showed only what Hamas permitted the media to broadcast and describe. Hamas terrorized and censored journalists. It only allowed them to broadcast images of destruction and killing of civilians, particularly women and children, and staged situations on the ground.

There were no images of rockets launched from populated areas and from within UNRWA schools, mosques and hospitals. There were only images of civilians’ bodies and funerals and very few images of Hamas fighters, if any.

Media outlets around the world failed to mention the restricting conditions they had operated under in Gaza, which unavoidably led to false and misleading reports.

Only after they left Gaza, few journalists like the Italian Gabriele Barbati and the French Gallagher Fenwick dared to expose the way Hamas terrorized journalists, its use of civilians as human shields and its failed launches which resulted in the killing of children, like at the Shati refugee camp on July 28. This is an ethical failure.

The media have turned the civilian death toll into the only measure of the justness of the Israeli warfare. The New York Times and Haaretz, for instance, published the Gaza death toll on their front pages every day. The message is clear: The higher the number of civilian casualties, the more « war crimes » Israel is committing.

This measure is groundless. According to its distorted logic, Nazi Germany – which had one million dead civilians in World War II – was the victim of the aggressiveness of the United States, which lost « only » 12,000 civilians, and Britain, which lost « only » 67,000 civilians. This is a logic and ethical failure.

The media knew that the reports published by the Palestinians, the United Nations and the Red Cross about civilian victims in all the conflicts since the first Lebanon War until today were false. In Operation Protective Edge as well, the claims of 75-80% civilian casualties are false.

The New York Times and the BBC, which emphasized the « victim competition, » are now admitting that the reported number of civilian deaths contradicts statistical tests. This is a professional failure.

China and India’s broadcast networks exposed the missing context of Israel’s efforts to avoid harming civilians and Hamas’ counteractions. Who would have thought that communist China’s international broadcast network (CCTV) would cover the Gaza conflict in a much more accurate and balanced way than the British BBC?

This surprising fact points more than anything to the anti-Israel bias and perhaps anti-Semitism of Western media outlets. The biased and misleading coverage contributed to the hasty calls to prosecute Israel for war crimes, to mass protests against Israel and to anti-Semitic incidents in Europe.

The Western media must report to their consumers about their professional and ethical failures in Gaza. I seriously doubt they have the courage to probe their own failures as they often demand from governments and organizations.

Prof. Eytan Gilboa is the director of the School of Communication and a senior research associate at the BESA Center for Strategic Studies at Bar-Ilan University.

Des journalistes d’Al-Jazeera utilisent leurs comptes Facebook et Twitter comme outils de propagande au service du Hamas

hamas

Par Y. Yehoshua, B. Chernitsky et Y. Graff *

La couverture du conflit de Gaza par la chaîne qatarie Al-Jazeera révèle le soutien absolu de l’émir qatari, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, accordé au Hamas. Avec le conflit,  la chaîne est devenue un puissant organe de propagande du Hamas. Elle a transmis les messages du mouvement, sa couverture du conflit était partiale, au point que les intervenants des émissions en direct de la chaîne qui osaient émettre des critiques, même légères, du Hamas, rencontraient censure et opprobre. Le fait est que les partisans du Hamas ont lancé la campagne « Un million de mercis à Al-Jazeera » sur Twitter, pour exprimer leur gratitude envers la chaîne qui « penchait en faveur de la résistance ». [1]

« Un million de mercis à Al-Jazeera »

La position pro-Hamas de la chaîne est également perceptible dans l’activité en ligne de ses journalistes, animateurs et présentateurs sur les médias sociaux. Leurs pages Facebook et Twitter sont inondées d’éloges de la branche militaire du Hamas, des Brigades Izz al-Din al-Qassam, pour leur guerre contre Israël, y compris pour les tirs de roquettes, l’utilisation de tunnels et les prétendus enlèvements de soldats israéliens. Dans la lignée de la politique étrangère qatarie, ils fustigent l’Egypte et son président, Abd Al-Fattah Al-Sissi, pour la couverture médiatique égyptienne du conflit.

Un article paru dans le quotidien qatari Al-Quds Al-Arabi explique le phénomène : « La douleur et l’angoisse des journalistes d’Al-Jazeera devant la tragédie des Palestiniens dans la bande [de Gaza], en Cisjordanie et dans la Jérusalem occupée, a incité un grand nombre d’entre eux à renforcer leur activité sur les médias sociaux, dès la minute où ils quittaient la salle de rédaction… » La présentatrice d’Al-Jazeera Khadija Benguenna a confié au quotidien : « Cette fois, les médias sociaux ont joué un rôle plus important, plus actif et plus fervent que les médias traditionnels. Les images et les articles parvenaient aux internautes en temps réel, au moment du bombardement, [et] chacun pouvait voir les roquettes de la résistance voler dans le ciel des villes israéliennes… » [2]

Extraits de messages des journalistes et présentateurs d’Al-Jazeera sur les médias sociaux :

Soutien aux tirs de roquettes sur Israël

Les journalistes d’Al-Jazeera se sont montrés solidaires de l’action militaire du Hamas contre Israël et ont salué ses succès. Dans une série de tweets en date du 9 juillet, [3] le correspondant Amer Al-Kubaisi a exprimé son soutien aux tirs de roquettes du Hamas sur Israël : « Malgré le siège [du président égyptien] Al-Sissi de Gaza et l’élimination des tunnels, le Hamas améliore ses roquettes à la fois en qualité et en quantité, terrorise et surprend Israël à Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem ».

Plus tard le même jour, il tweete : « Le Hamas ne renoncera à aucun missile de longue portée. Il les a développés lui-même et les a envoyés sur Haïfa et Jérusalem. C’est ce qui terrifie le renseignement israélien. Etre armé signifie être en vie. »

Dans un autre tweet, il ajoute : « Les dispositifs d’armement chimique se trouvent à Haïfa. Un coup asséné sur l’un d’eux revient à rayer un quart des Israéliens de la Palestine historique. Israël lutte pour ne pas être évacué… »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Le 17 juillet, Al-Kubaisi tweetait un poster montrant diverses roquettes du Hamas, avec des détails sur la portée de chacune, et demandait aux followers de retweeter. Il écrit : « Ici, en une image, vous pouvez apprendre à connaître les roquettes d’Al-Qassam, leur portée, et les villes qu’elles peuvent atteindre. Si vous aimez cette image, retweetez-la. »

Poster tweeté par Al-Kubaisi

Ahmed Mansour, présentateur de l’émission Without Borders d’Al-Jazeera, s’est également solidarisé des tirs de roquettes du Hamas. Le 9 juillet, Mansour écrit sur sa page Facebook : « Israël est stupéfait et déconcerté par les roquettes de la résistance palestinienne qui l’ont frappé en profondeur, atteignant Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa, malgré le siège de Gaza par Al-Sissi et son gouvernement…  Si la résistance reçoit les armes qui lui permettront de s’occuper du lâche Israël, stupéfait et pétrifié, alors les Israéliens vivront dans des abris ou fuiront le pays. » [4]

Le post d’Ahmed Mansour

Le présentateur Jalal Chahda a tweeté, le 15 juillet : « Le système du Dôme de fer israélien est un tigre de papier, plus faible qu’une toile d’araignée, un échec, inutile contre les roquettes de la noble résistance, qui défend l’honneur de la oumma. » [5]

Tweet de Jalal Chahda

Un autre journaliste d’Al-Jazeera s’est montré solidaire des tirs de roquettes par le Hamas : le présentateur d’In Depth, Ali Al-Zafiri, a tweeté le 12 juillet : « Al-Ja’bari [6] vous bombarde depuis la tombe. » Il a ajouté le hashtag #Praise_Qassam à son tweet. [7]

Tweet d’Ali Al-Zafiri

Dans un tweet du 29 juillet, le correspondant d’Al-Jazeera au Pakistan, Ahmad Mowaffagh Zaidan, a fait l’éloge de la branche militaire du Hamas, les Brigades Izz Al-Din Al-Qassam, et de leur chef Mohammed Deif. Il a tweeté : « Ils ont relevé nos têtes » avec leurs tirs de roquettes sur Israël. Le lendemain, il demandait à Allah de les protéger. [8]

Les tweets d’Ahmad Zaidan

Soutien aux incursions en Israël et aux enlèvements de soldats

Les journalistes d’Al-Jazeera ont exprimé leur soutien aux autres actions du Hamas contre Israël et contre les soldats israéliens. Le 17 juillet, Ahmed Mansour postait un statut Facebook louant l’incursion du Hamas par un tunnel près du kibboutz de Sufa, disant qu’elle
« devrait être enseignée dans les plus grandes académies militaires comme l’une des opérations de résistance les plus remarquables contre de grandes armées. C’est une opération qui surpasse tous les films hollywoodiens, une réalité qui dépasse la fiction ». Il a ajouté : « Les Brigades Al-Qassam et la résistance palestinienne battent le record de la gloire et de l’héroïsme de la oumma. »

Le post d’Ahmed Mansour

Jalal Chahda a soutenu la construction de tunnels par le Hamas, tweetant : « Les tunnels de Gaza sont le cimetière des sionistes. » Il a également salué la résistance armée en général : « Dans le passé, je croyais que la résistance armée en Palestine occupée était l’une des méthodes de libération, et aujourd’hui, je suis convaincu que la résistance armée est la seule méthode. »

Les tweets de Jalal Chahda

Des reporters se sont réjouis lorsque le Hamas a affirmé avoir capturé le soldat israélien « Shaul Aaron » ; Israël a plus tard statué que le Sgt Oron Shaul avait été tué dans l’action, et que son lieu d’inhumation était inconnu. Juste avant l’annonce de la capture par le Hamas, Amer Al-Kubaisi a tweeté : « Dans 10 minutes, le Hamas fera une annonce importante. Personnellement, je hume un [Gilad] Shalit. » Al-Kubaisi s’est plus tard vanté d’être « le premier journaliste au monde à avoir parlé de la capture d’un ‘nouveau Shalit’, avant même l’annonce d’Al-Qassam. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

La présentatrice Salma Al-Jamal s’est également réjouie de l’annonce de l’enlèvement du Hamas sur Facebook. [9] Le 20 juillet, elle a partagé l’annonce du Hamas et écrit : « Allah Akbar, un nouveau Gilad Shalit a été capturé. » La présentatrice Khadija Benguenna a également acclamé l’annonce, tweetant : « Allah Akbar et Allah soit loué pour la capture d’un soldat sioniste » [10]

Le post de Salma Al-Jamal

Tweet de Khadija Benguenna

Diffuser la propagande du Hamas

En plus de glorifier et de soutenir l’aile militaire du Hamas, les journalistes d’Al-Jazeera ont diffusé les messages du mouvement via leurs comptes de médias sociaux, partageant et retweetant des déclarations de responsables du Hamas, des vidéos du Hamas et des URL de sites web et de comptes du Hamas, de ses partisans et affiliés.

Par exemple, le 18 juillet, suite à la fermeture du compte Twitter d’Izz Al-Din Al-Qassam, [11] Ali Al-Zafiri a tweeté sur le nouveau compte d’Al-Qassam, appelant ses partisans à le suivre. Il écrit : « [C’est] le nouveau compte des Brigades Al-Qassam, l’aile de notre oumma – puisque Twitter a fermé leur compte d’origine. Vous êtes priés de le soutenir, le suivre et le partager. C’est le moins [qu’on puisse faire]. »

Tweet d’Ali Al-Zafiri

Khadija Benguenna a également partagé des informations d’un autre organe d’information au service du Hamas, Al-Risala Radio, sur sa page Facebook. Le 28 juillet, elle a posté un lien accompagné du commentaire suivant : « La couverture se poursuit sur la radio Al-Risala. »

Le post de Khadija Benguenna

Jalal Chahda a tweeté une citation de l’ancien dirigeant spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, éliminé par Israël en 2004 : « Je demeurerai un combattant du jihad jusqu’à ce que mon pays soit libéré, car je ne crains pas la mort. »

Tweet de Jalal Chahda

Critique de l’Egypte, de son président, de ses médias et de son armée

Dans le contexte de l’animosité égyptienne envers le Hamas et son principal bailleur de fonds, le Qatar, les journalistes, invités et présentateurs d’Al-Jazeera ont également utilisé leurs comptes de médias sociaux pour attaquer l’Egypte et le président Abd Al-Fattah Al-Sissi. Ils ont également fustigé la couverture médiatique égyptienne du conflit actuel, et critiqué l’armée égyptienne pour son inaction.

Dans ses tweets du 26 juillet, Amer Al-Kubaisi s’en est plus particulièrement pris à Al-Sissi : « Connaissez-vous Sisinyahu ? » a-t-il tweeté, avec une photo d’un Al-Sissi déguisé en juif. Le lendemain, il a tweeté : « Al-Sissi soutient [Khalifa] Haftar, Al-Sissi soutient Bachar [Al-Assad], Al-Sissi soutient [Nouri] Al-Maliki, Al-Sissi soutient [Benjamin] Netanyahu. Il soutient l’église avant la mosquée, les chiites avant les sunnites, et les juifs avant les musulmans. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Ahmed Mansour a critiqué l’armée égyptienne sur Facebook ; le 19 juillet, il écrit : « L’armée qui ferme le passage de Rafah et empêche les convois humanitaires et médicaux d’arriver jusqu’à la population de Gaza, en proie à une guerre d’extermination, n’est pas l’armée égyptienne ; c’est l’armée d’Al-Sissi, qui tue le peuple égyptien et assiège la population de Gaza – car la [vraie] armée égyptienne est l’armée de soutien à Gaza et de défense du peuple égyptien. Quand l’armée égyptienne reviendra-t-elle ? » Dans un autre post, il qualifie le président Al-Sissi, et l’émir des Émirats arabes unis, le cheikh Al-Nahyan, de « sionistes arabes ».

Le 21 juillet, Mansour écrit : « Chaque jour, les Brigades Al-Qassam soulignent que ce sont elles qui opèrent et mènent la bataille de Gaza, sur le plan militaire et en matière de renseignement, de politique et d’information, tandis que Netanyahou, les dirigeants israéliens et leurs alliés arabes sionistes, dirigés par Al-Sissi et [le président des Emirats arabes unis Khalifa] bin Zayed, s’enfoncent dans le mensonge, le brouillard et la défaite mentale, militaire et politique. »

Les posts d’Ahmed Mansour

Jamal Chahda a tweeté : « L’armée égyptienne a annoncé que 13 nouveaux tunnels dans la bande de Gaza ont été détruits. C’est ainsi qu’[ils] expriment leur solidarité avec Gaza et sa population assiégée. »

Tweet de Jamal Chahda

Le présentateur d’Al-Jazeera Jamal Rayyan a maudit les médias égyptiens, les qualifant d’« ordures ». [12] Il a également tweeté des vidéos de personnalités médiatiques égyptiennes attaquant Al-Jazeera et lui-même personnellement, pour ses déclarations anti-égyptiennes, ajoutant : « Un ami m’a suggéré d’organiser des ateliers avec des personnalités des médias égyptiens. Je lui ai dit : ‘Impossible. Ce sont des ordures. On ne peut les changer. Il serait plus facile de recréer les Egyptiens à partir de zéro’. »

Les tweets de Jamal Rayyan

Le 20 juillet, la présentatrice Ghada Owais a posté une image accompagnée d’une déclaration soulignant que l’Egypte avait empêché les délégations médicales d’entrer dans la bande de Gaza, sous la légende : « Libre à vous d’interpréter. » [13]

Le post de Ghada Owais

Critique de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants

Les journalistes ont également sévèrement critiqué l’Autorité palestinienne et ses dirigeants. Le 23 juillet, Amer Al-Kubaisi a publié un avis moqueur, « Porté disparu », du chef du gouvernement de réconciliation Rami Hamdallah, pour son inaction dans la crise de Gaza. L’avis appelle à le livrer au peuple palestinien pour qu’il puisse présenter sa démission.

Dans un autre tweet, le 21 juillet, Al-Kubaisi écrit : « L’Intifada est la mère des Palestiniens, et la résistance est leur père. Le père oeuvre à Gaza et la mère, en Cisjordanie, va bientôt se manifester. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Khadija Benguenna écrit, le 26 juillet : « Pourquoi Abu Mazen traîne-t-il des pieds face à l’éventualité d’une adhésion au Traité de Rome, qui permettrait à la Palestine de devenir membre de la Cour pénale internationale ? C’est le meilleur moyen d’assiéger Netanyahu et de le piéger en Israël. »

Tweet de Khadija Benguenna

Pour la disparition d’Israël et des régimes arabes

En plus de soutenir le Hamas, certains journalistes ont aussi évoqué en filigrane leur espoir de voir Israël disparaître. Le 20 juillet, Ahmed Mansour a tweeté une vidéo du cheikh Ahmad Yassin prédisant qu’Israël allait disparaître d’ici à 2027.

Le 20 juillet, Salma Al-Jamal a cité l’imam égyptien pro-Frères musulmans Mohammad Al-Ghazali (décédé en 1996), qui a annoncé qu’après la chute des régimes arabes viendrait celle d’Israël. Elle a ajouté : « Bientôt, avec l’aide d’Allah. »

Tweet d’Ahmed Mansour
 

Tweet de Salma Al-Jamal

Post de Khadija Benguenna du 28 juillet montrant un drapeau israélien brûlé dans une récente manifestation en Algérie

* Y. Yehoshua est vice-président des recherches et directrice de MEMRI Israël ; B. Chernitsky et Y. Graff sont chargés de recherche au MEMRI.

Notes :
[1] Palinfo.com, 23 juillet 2014.
[2] Al-Quds Al-Arabi (Londres), le 14 juillet 2014.
[3] Twitter.com/amer_alkubaisi.
[4] Facebook.com/ahmed.mansour.1276487.
[5] Twitter.com/ChahdaJalal.
[6] Le chef de l’aile militaire du Hamas tué par Israël en novembre 2012.
[7] Twitter.com/AliAldafiri.
[8] Twitter.com/Ahmadmuaffaq.
[9] Facebook.com/SalmaAljamal.NewsPresenter
[10] Twitter.com/khadijabenguen.
[11] Voir MEMRI Dépêche spéciale n ° 5813, « Following Twitter Shutdown Of Hamas’ Al-Qassam Brigades Account – One Week Later, A New Account Is Active, »  du 31 juillet 2014.
[12] Twitter.com/jamalrayyan.
[13] Facebook.com/1ghada.owais.

Le « siège israélien de Gaza » : un mythe savamment exploité

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
http://www.zvitenney.info

La bande de Gaza a une frontière commune non seulement avec Israël mais aussi avec l’Egypte. Les 13 kilomètres de cette frontière sont contrôlés par l’Egypte et non par Israël. Le point de passage de Rafah sur cette frontière permet le passage de personnes désirant voyager de par le monde après être passées par Egypte.

Mais plus important encore est le fait que toute marchandise peut passer d’Israël à la bande de Gaza à l’exception d’armes et d’une courte liste de matériaux pouvant être utilisés à des fin de terrorisme .N’oublions pas que Gaza est gouverné depuis 2007 par le Hamas, une organisation terroriste, condamnée par tous les pays occidentaux, qui affiche ouvertement son refus de l’existence d’Israël qu’il a comme objectif de détruire.

Les marchandises qui passent d’Israël à la bande de Gaza sont de toute sorte, produits de consommation courante, équipements et produits médicaux, fuel et courant électrique…..Les super marchés, les centres commerciaux, les hôtels, les restaurants y sont donc abondamment achalandés. Les témoignages sur ce fait ne manquent pas et les photos des lieux étonnent toujours car on croierait
voir les photos d’une ville ocidentale florissante.

Rappelons à ce propos que durant les premiers cinq mois de 2014 ,18 000 camions de marchandises ont passé d’Israël à la bande de Gaza transportant plus de 228 000 tonnes de marchandises, commandés par des commerçants et des hommes d’affaires locaux qui entrent constamment en Israël pour y faire leurs achats. Ceci sans parler de quantités importantes d’eau et de l’approvisionnement de plus de la moitié de la consommation d’électricité de toute la bande de Gaza.

Par ailleurs durant les cinq premiers mois de 2014 plus de 60 000 habitants de la bande de Gaza sont rentrés en Israël dont évidemment ceux qui avaient besoin de soins médicaux et d’hospitalisation.

Il est donc clair qu’il n’y a absolument pas de siège ou de blocus terrestre qu’Israël impose à la bande de Gaza .Le seul blocus qu’Israël surveille de près et qui est le prétexte pour les anti israéliens de parler « de blocus total de Gaza par Israël », est le blocus maritime. Un blocus qui dans les conditions d’hostilité extrême du Hamas contre Israël est tout à fait compréhensible pour éviter l’importation d’armes dangereuses comme par exemple des missiles de longue portée en provenance de l’Iran.

Ce genre de blocus est d’ailleurs permis par les législations internationales et a en effet été accepté comme étant légitime par une Commission spéciale convoquée en 2011 par le Secrétaire général de l’ONU pour examiner ce blocus maritime qu’Israël est obligé d’imposer compte tenu du constant comportement agressif du Hamas contre Israël qui subit depuis de nombreuses années déjà des tirs de roquettes du Hamas ayant pour cible les populations civiles en Israël….Et cela bien qu’Israël ait complètement évacué la bande de Gaza en 2005.
Cette commission avait conclu que l’approvisionnement de Gaza devait être assurée, comme c’est le cas depuis toujours, par les passages frontaliers terrestres.

Les vociférations du Hamas et de ses supporters affirmant que les tirs de roquettes sur Israël sont « un acte de résistance à l’occupation israélienne » de Gaza ou qu’ils ont comme objectif de mettre fin au « siège israélien », ne sont donc que prétexte bancal pour justifier la mise en action de l’idéologie du Hamas de mettre fin, pour raison religieuse, à l’existence d’Israël comme inscrit dans sa convention….Il est navrant que nombreux anti israéliens de par le monde tombent dan ce panneau tendu par le Hamas et ses supporters.

Voir de même:

The international media’s hypocrisy – the Hamas case
Op-ed: Most of the international media have decided for you in advance that Israel is the bad guy in the story. It focuses on every Gaza casualty while ignoring civilian deaths in Syria, Iraq, Nigeria, Libya and Kenya.
Yossi Levy
Ynet news

08.09.14

In the summer of 1999 more than 2,000 civilians were killed by NATO air forces which bombed cities and villages in what was the former Yugoslavia. As Ambassador to Belgrade, I still feel the pain and the agony of that horrible summer. It wasn’t only Serbian military bases that were bombed but also, albeit unintentionally, hospitals, schools, libraries, and even a train over a bridge. Serbia, as you all know, had not launched even a single missile towards any NATO capital city.

The media in the countries that were involved in the military operation did not, however, start their daily broadcasting with updates on the number of civilian dead; they didn’t mention the death toll every 30 minutes and, actually, did not even send camera crews to show their shocked viewers in London and Hamburg the horrors and bloodshed of demolished streets and hospitals.

Losing Hasbara
‘Smashing a peanut with a hammer’: Foreign journalists on int’l coverage of Gaza fighting / Polina Garaev
Since Gaza op started, IDF released scores of videos of pilots calling off strikes and Israel urging Gazans to evacuate, but foreign reporters tell Ynet that in Europe a photo of dead Palestinians is worth more than a thousand Israeli words.

As far as Western media were concerned, the Serbian civilian victims had no names and no faces. It is the same today with regards to the women and children killed in Iraq and Afghanistan, who have been killed in massive numbers over the past decade or more, who were the tragic victims of Western air forces bombing terrorist targets in both countries.

Does anyone know how many innocents have been victims of Western pilots in the last decade? Nobody bothers to count them because the European media knows full well that war has its own cruel rules – that in war, yes, innocent people do unfortunately die.

With one exception. The war between Israel and Hamas with its Jihadi Islamic terror. When it comes to this war, European media has different standards. The tragic innocent victims who have been killed by the Israeli Defence Forces dominate practically every news outlet and their deaths have been reported in the most dramatic way time and time again. Meanwhile, as we speak, innocents are dying in Syria, Iraq, Nigeria, Libya, and Kenya, usually on a vaster scale than in Gaza, but the media is uninterested in people who die in those countries who have had an extra piece of bad luck – Israel didn’t kill them, so the world doesn’t care.

The death of innocent people is always a tragedy. But I do not know any other army in the world that is as careful as one can be in wartime as the IDF is. Very often IDF units even cancel operations because of fears for civilian safety. Only the IDF actually warns in advance where and when it is going to hit, giving civilians time to leave specific areas. Hamas is the party here that forces Palestinian civilians to stay in their homes and thus endanger their lives. In the midst of this, Israeli pilots face a cruel dilemma: if they fire at a rocket launcher near a hospital or a mosque they may kill civilians; if they do not, the rocket, once it is fired, may kill Israelis near a hospital or a synagogue.

It is very easy to judge young men on such desperate missions from the comfort of a couch in a safe city far away. Israel fights for its life against an organization which, all too often merely described in the media as “militants”, is the actual government in Gaza, an organisation that calls not only for the destruction of the State of Israel but for the murder of all Jews wherever they are. The Hamas charter is a barbaric, anti-semitic and medieval document which calls openly to murder Jews. After it accuses the Jews for all the calamities of the humanity, article 7 simply says: if a Jew hides behind a rock or a tree, the rock and the tree will shout to the Moslems, come and kill him. This is a clear anti-Semitic rhetoric you can find on daily basis among Hamas leaders (Osama Hamdan, Fauzi Barhum and many others) preaching to their crowds in Arabic. Did you read about it in the media? I believe you did not.

Has the media in Europe also forgotten that Hamas, which fires rockets at civilians all over Israel, are the same people that a decade ago during the Second Intifada murdered hundreds of Israeli civilians by blowing them up in restaurants, bars and night clubs? Surely not. The media knows the facts, but in too many cases does not report the truth. It knowingly betrays its duty to tell the world what is really happening in the Gaza Strip.

The media knows as well that Hamas opposes all and any political solutions between Israel and the Palestinian people. In fact, a two-state solution, which we still hope to achieve, would be the worst nightmare for Hamas because what it wants is a single Islamic Greater Palestine ruled by Sharia Law in which people will be beheaded, the hands of thieves chopped off, and city squares turned into fairgrounds of public torture and execution, including stoning women for adultery and homosexuals for, well, being homosexual.

Hamas is the dystopian nightmare that Israel is fighting. Europe has known for a long time that Hamas, which is essentially a localized version of Al Qaeda, is a mortal enemy of Israel, but first and foremost it is the enemy of the Palestinian people because of its blindness and fanaticism. Hamas prevents the Palestinian people from attaining the freedom, prosperity and independence they deserve.

Even Egypt, the most important Arab country, accuses Hamas of war crimes against its own people, and puts the responsibility on Hamas for the escalation of the current conflict. Egypt offered a ceasefire two weeks ago; Israel accepted, Hamas did not. Since then Israel has agreed to several truces while Hamas has violated all of them.

In spite of that, anyone who listens to some European media would think Israel somehow wants to conquer Gaza. This is probably the biggest lie of all. Israel left Gaza in 2005, evacuating all its bases and uprooting all Jewish communities. For the first time since the beginning of the Palestinian-Israeli conflict, Palestinians were given full control over a territory on which they could have built a good economy and thriving society. Instead, they chose an Islamist terrorist organization to control their lives. Gaza became an armed base for escalated, indiscriminate attacks on Israel. In the last nine years, 15,000 missiles have been fired into Israel from Gaza with no provocation or justification. What would you do if a terrorist organization dedicated to your annihilation bombarded you for nearly a decade?

Violence and killing is the raison d’etre of Hamas. Unfortunately, despite the plain facts, many in the media and the international community are not listening. The claim that Israel is always “guilty” is only the latest echo of the old cry that “the Jews” are guilty. This is truly a miserable hour for Europe’s media, which is attacking, often viciously, not the terrorist Islamic Hamas, but its victim – Israel, a fellow democracy which fights for its survival in a region that is becoming more and more chaotic by the day.

One could understand such perverse instincts from the media in the Arab world, perhaps, but one expects better from the European media towards a fellow democracy which is fighting Jihadi madness on its own doorstep.

Most of the international media have decided for you in advance that Israel is the bad guy in the story. This biased approach is not a beautiful chapter in the history of the world media, and perhaps in the loaded history between European nations and the Jewish people.

Yossi Levy is the Israeli ambassador to Serbia and Montenegro

Voir encore:

 

Why Qatar and Turkey Can’t Solve the Crisis in Gaza
A bad idea
David Andrew Weinberg and Jonathan Schanzer
National Interest
July 23, 2014

With Washington desperate for a cease-fire between Israel and Hamas, and with Egypt having flamed out as a broker of calm, two of Hamas’s top patrons are about to be rewarded with a high-profile diplomatic victory. U.S. and Israeli media are now reporting that the White House may be looking to Qatar and Turkey to help negotiate an end to the hostilities. Qatar, in fact, held a high-profile cease-fire summit in Doha on Sunday that included Palestinian Authority president Mahmoud Abbas, UN Secretary General Ban Ki Moon, the Norwegian foreign minister, and Hamas leader Khaled Meshal.

No progress was reported on Sunday. But using the good offices of Qatar is a huge mistake. The same goes for Turkey. In exchange for fleeting calm, the United States will have effectively given approval to these allies-cum-frenemies to continue their respective roles as sponsors of Hamas, which is a designated terrorist group in the United States.
Since a visit to Turkey by Qatar’s ruler Tamim bin Hamad Al Thani, and amidst reports that Meshal has been shuttling between the two countries, Doha and Ankara have been floating terms of a joint cease-fire proposal that would reportedly grant Hamas significant benefits. Specifically, the deal would grant Hamas an open border in Gaza that would allow the group to continue to smuggle rockets and other advanced weaponry at an ever alarming pace.

The Israelis see this as a nonstarter. But the White House is nevertheless working the phones with Qatar and Turkey to see if a deal can be struck.

Since the war broke out in early July, Secretary of State John Kerry has reached out at least three times by phone to Turkey’s Foreign Minister Ahmet Davutoglu and six times to his Qatari counterpart, Khalid Al Attiyah (Kerry’s Mideast chief boasted last month that the secretary of state “is in very constant contact” with FM Al-Attiyah and even “keeps his number on his own cell phone”). Kerry was also expected to visit Qatar before Egypt’s aborted cease-fire proposal.

It is by now no secret that Qatar has emerged as Hamas’ home away from home and ATM. Shaikh Tamim’s father, Hamad bin Khalifa Al Thani, visited Gaza in 2012 when he was still the ruler of Qatar, pledging $400 million in economic aid. Most recently, Doha tried to transfer millions of dollars via Jordan’s Arab Bank to help pay the salaries of Hamas civil servants in Gaza, but the transfer was apparently blocked at Washington’s request.

Since 2011, Qatar has been the home of the aforementioned Khaled Meshal, who runs Hamas’s leadership. During a recent appearance on Qatar’s media network Al Jazeera Arabic, Meshal blessed the individuals who kidnapped and ultimately murdered three Israeli teenagers. He boasted that Hamas was a unified movement and that its military wing reports to him and his associates in the political bureau. American officials have revealed that Qatar also hosts several other Hamas leaders. Israeli authorities reportedly intercepted an individual in April on his way back from meeting a member of Hamas’s military wing in Qatar who gave him money and directives intended for Hamas cells in the West Bank.

Israeli and Egyptian officials report that Qatar is so eager for a political win at Cairo’s expense that it actually urged Hamas to reject the Egyptian cease-fire initiative last week. Doha is also using its vast petroleum wealth to striking diplomatic effect: one UN official source suggests that UN Secretary General Ban Ki-Moon would not have made it to Doha for cease-fire talks on Sunday if the Qataris hadn’t chartered him a plane out of their own pocket.

Turkey, for its part, has emerged as one of the most strident supporters of Hamas on the world stage. Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has vociferously advocated for Hamas while his government has found ways to donate hundreds of millions of dollars in aid to Hamas, mostly through infrastructure projects, but also through materials and reportedly even direct financial support.

Turkey is also home to Salah Al-Arouri, founder of the West Bank branch of the Izz Al-Din Al-Qassam Brigades, Hamas’ military wing. He reportedly has been given “sole control” of Hamas’s military operations in the West Bank, and two Palestinians arrested last year for smuggling money for Hamas into the West Bank admitted they were doing so on Al-Arouri’s orders. He is also suspected of being behind a recent surge in kidnapping plots from the West Bank. An Israeli security official recently noted, “I have no doubt that Al-Arouri was connected to the act” of kidnapping that helped set off the latest round of violence between the parties, which has seen hundreds killed and thousands wounded, nearly all of them Palestinians.

Al-Arouri, it should be noted, was among the high-level Hamas officials who met with the amir of Kuwait on Monday to discuss cease-fire terms (he is pictured in the middle of the couch here).

So as Washington considers cutting a deal brokered by Qatar and Turkey for an end to the latest round of hostilities, it bears pointing out why these two countries are so influential with Hamas in the first place: because they empower the terrorist movement and provide it with a free hand for operations. A cease-fire is obviously desirable, but not if the cost is honoring terror sponsors. There must be others who can mediate.

Interestingly, both Ankara and Doha count themselves among America’s friends. But their support for terrorist entities—not just Hamas—has become so obvious that U.S. legislators began to send concerned letters to officials from both countries last year. This alone is a sign that America must set the bar higher for the behavior of its allies and not reward them for bad behavior.

David Andrew Weinberg, a former Democratic Professional Staff Member at the House Foreign Affairs Committee, is a Senior Fellow at the Foundation for Defense of Democracies.

Jonathan Schanzer is Vice President for Research at the Foundation and a former intelligence analyst at the U.S. Department of the Treasury.

Voir aussi:

Bientôt une nouvelle flottille contre le blocus de Gaza
Le Point

12/08/2014

Des navires devraient appareiller avant la fin de l’année. La précédente tentative, en 2010, s’était soldée par la mort de 10 activistes turcs.

Une coalition internationale d’activistes a annoncé mardi son intention de faire appareiller, avant la fin de l’année, une nouvelle flottille pour briser le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza. « Nous voulons envoyer cette flottille en 2014 », a déclaré à la presse cette coalition, dont fait partie l’ONG islamique turque IHH à l’origine d’une précédente tentative équivalente qui s’était soldée par la mort de dix activistes turcs en mai 2010. Les organisateurs n’ont pas précisé le calendrier de l’opération lors de leur conférence presse, organisée dans les locaux de la Fondation pour l’aide humanitaire (IHH), à Istanbul.

« C’est une réaction à la solidarité croissante avec le peuple palestinien qui se manifeste à travers le monde », a justifié le groupe un mois après le début de la nouvelle offensive lancée par l’armée israélienne sur la bande de Gaza. Les navires qui composeront cette nouvelle flottille partiront de plusieurs ports du monde entier pour transporter de l’aide humanitaire à destination des Palestiniens. « Nous allons former cette flottille avec l’objectif de montrer que la communauté internationale ne peut pas croiser les bras lorsqu’on attaque des civils et que sont commis des crimes contre l’humanité », a expliqué l’activiste canadien Ehab Lotayef.

Une ONG proche des autorités

Le blocus de Gaza a été imposé en 2007 afin, selon l’État hébreu, d’empêcher la livraison d’armes aux Palestiniens des islamistes duHamas qui contrôlent ce territoire. En mai 2010, l’assaut des commandos israéliens contre le navire amiral de la première flottille, le Mavi Marmara, avait provoqué la mort de 10 citoyens turcs et généré une grave crise diplomatique entre les gouvernements israélien et turc. La justice turque a ouvert en 2012 un procès par contumace contre quatre anciens responsables de l’armée israélienne. Des négociations ont débuté entre les deux pays pour l’indemnisation des victimes turques, mais elles n’ont pour l’heure pas abouti.

Élu dimanche président dès le premier tour de scrutin, le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a multiplié ces dernières semaines les violentes attaques contre la nouvelle intervention militaire de l’État hébreu à Gaza. L’ONG IHH est considérée comme proche des autorités d’Ankara. Le Mavi Marmarafera partie de la nouvelle expédition qui, a indiqué Durmus Aydin, un responsable d’IHH, « n’est d’aucune façon soutenue par le gouvernement turc ».

Voir encore:

Echec du blocus de Gaza ?

Les restrictions imposées à la bande de Gaza, en place depuis la prise de contrôle par le Hamas en 2007, sont au cœur des négociations pour un accord à long terme. Le Hamas déclare vouloir la liberté pour Gaza, mais utilisera très probablement un accès facilité pour faire entrer des armes

Mitch Ginsburg

The Times of Israel

15 août 2014

Mitch Ginsburg est le correspondant des questions militaires du Times of Israel

Les négociations au Caire, apparemment renouvelées pour cinq jours mercredi, avec des tirs de roquettes et les ripostes à minuit, ont été menées à huis clos.

Il y a de nombreux sujets à débattre, le rôle, désormais de l’Autorité palestinienne à Gaza, le retour des dépouilles des deux soldats israéliens, l’avenir des hommes armés palestiniens arrêtés lors de l’opération, la notion, peut-être, de démilitarisation de la bande de Gaza, la durée du cessez-le-feu.

Pourtant, au cœur de la discussion, se trouve très probablement le blocus, le mécanisme qui restreint, à un petit filet, les marchandises entrant dans Gaza, et dans une plus grande mesure, tout ce qui laisse l’enclave de 362 kilomètres carrés coincée entre Israël, l’Egypte et la mer.

Une rapide observation des différents points de passage, pour les personnes et les biens, peut aider à brosser un tableau de la situation actuelle, de son évolution au cours des années passées et où tout cela pourrait conduire à la fin de la campagne actuelle.

Kerem Shalom est ajourd’hui l’unique passage d’entrée et de sortie pour les marchandises à Gaza. En 2005, avant l’arrivée du Hamas au pouvoir, une moyenne mensuelle de 10 400 camions de vivres entrait à Gaza depuis Israël. Après que le Hamas, une organisation terroriste ouvertement engagée à la destruction d’Israël, ait gagné une élection populaire et, avec une efficacité brutale, ait renversé le pouvoir de l’Autorité palestinienne à Gaza en 2007, Israël a imposé un blocus sur la bande de Gaza.

Pour les trois premières années, de juin 2007 à juin 2010, au cours desquelles seules les « vivres vitales » étaient autorisées à entrer dans la bande, une moyenne mensuelle de 2 400 camions passait dans Gaza, selon les statistiques fournies par l’organisation Gisha qui milite pour une circulation plus libre des marchandises vers et depuis Gaza.

Le blocus, empêchant tout de l’essence au bœuf, a été fortement modifié après l’incident du Mavi Marmara en mai 2010 au cours duquel des commandos de marine israéliens, attaqués, ont tué 10 activistes turcs sur un navire cherchant à briser le blocus. En réponse, Israël a facilité le blocus en permettant à presque toutes les marchandises d’entrer dans Gaza.

La question épineuse était, pourtant, et continue à être, les restrictions sur les ravitaillements à double utilisation, ceux qui ont le potentiel d’être utilisés pour des objectifs néfastes.

Le premier d’entre eux est le ciment. La population civile de Gaza a besoin de matériels de construction. Gisha estime que Gaza manque de 75 000 maisons et de 259 écoles.

En outre, 10 000 maisons ont été détruites pendant l’opération Bordure protectrice, à la fois par les tirs israéliens et les bombes palestiniennes. L’industrie de construction à Gaza emploie 70 000 travailleurs, déclare la cofondatrice de Gisha,Sari Bashi, et représentait à une époque jusqu’à 28 % du PIB.

Pourtant, les priorités du Hamas à Gaza sont évidemment différentes et le ciment est utilisé à des fins militaires.

Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas, a admis cela au cours d’une conférence tenue à Damas plusieurs mois après l’opération Plomb durci en 2008-2009, selon des éléments du Centre de Renseignement et d’Information Meir Amit. « En apparence, les images visibles sont des négociations au sujet de la réconciliation et de la construction. Pourtant, les images cachées sont qu’une grande partie de l’argent et de l’effort est investie dans la résistance et dans les préparations militaires », explique Meshaal.

Tout cela était nulle part plus évident que dans les arches uniformes faites en ciment qui ont été trouvées pour soutenir le réseau de tunnels d’attaque du Hamas creusé sous la frontière vers Israël.

Le général de Brigade Michael Edelstein, le commandant de la Division Gaza, a déclaré durant une réunion à proximité de la frontière de Gaza il y a deux semaines, que le Hamas avait créé un « métro de terreur » à Gaza, en utilisant des dizaines de millions de dollars et « des milliers de tonnes de ciment ».

Les sites de lancement de roquettes, les tunnels internes, les bunkers ont tous été fortifiés avec du ciment.

Selon le Centre Meir Amit, une organisation dirigée par d’anciens officiers israéliens des renseignements, le ciment passait vers Gaza par des souterrains très tranquillement avant l’arrivée au pouvoir en Egypte d’Abdel Fatah el-Sissi. Il a réduit le flot des marchandises depuis son territoire à travers les tunnels.

Aujourd’hui, un rapport récent suggère que le ciment est soit produit à Gaza à partir de matériel brut, comme des cendres et du sable de mer, ou pris à des organisations internationales, qui demandent l’importation de ciment ou soumettent des plans et des rapports d’information aux autorités israéliennes afin de recevoir une autorisation pour importer du ciment dans Gaza.

Bashi a également déclaré que le carburant était à une époque considéré comme une substance à double emploi, puisqu’il est utilisé pour les roquettes, et, qu’aujourd’hui, il est autorisé à entrer librement dans Gaza.

Le Coordinateur des activités du gouvernement dans les tTerritoires (COGAT) pour l’armée a envoyé environ 7,6 millions de litres de carburant et de benzène dans Gaza pendant le seul mois mois de guerre. (Un total de 3 324 camions de ravitaillement sont entrés dans Gaza via Israël depuis le début de l’opération Bordure protectrice le 8 juillet, selon les chiffres de COGAT).

Mentionnant un taux de chômage de 45 % dans Gaza, alors qu’il était de 18 % l’an passé, Bashi a déclaré que les restrictions ont échoué à empêcher la construction de tunnels et ont, au lieu de cela, puni les habitants, créant une situation économique qui est totalement néfaste à la stabilité. « C’est une erreur de voir cela comme un jeu sans effets », a-t-elle déclaré.

Pourtant, le prix en sang payé par les Israéliens pour (au moins temporairement) se débarasser de la menace des tunnels, couplé à l’insécurité perturbant la vie des résidents des régions à la frontière, rend très improbable qu’Israël autorisera le transport libre et ouvert du ciment vers Gaza à cette période. Et particulièrement maintenant que les tunnels sous Rafah ont été fermés.

Très probablement, cela sera confié à des acteurs responsables et supervisé au maximum (Israël a perdu 64 soldats pendant le premier mois de combat, onze ont été tués par des hommes armés du Hamas sortis des tunnels vers Israël, et beaucoup plus au cours des recherches et de la démolition des tunnels à l’intérieur de Gaza).

Les marchandises sortant peuvent, elles aussi, passer uniquement à travers Kerem Shalom. Le point de passage vers l’Egypte, à Rafah, est totalement fermé aux marchandises.

Et tandis que les Gazaouis peuvent exporter peu de produits, les entreprises israéliennes profitent des ventes d’import des commodités,comme les mangues ou le bœuf vers Gaza.

Udi Tamir, un des propriétaires de Egli Tal, une des plus importants importateurs de bétail, a déclaré que l’industrie envoie environ 35 000 têtes de bétail à Gaza chaque année par exemple. Il déclaré avec malice au cours d’une conversation, il y a quelques années, que certains éleveurs de bétail israéliens pourraient vouloir offrir au nouveau président élu Recep Tayyip Erdogan une récompense pour l’ensemble de sa carrière.

De janvier à juin 1014, une moyenne mensuelle de 17 camions de produits est sortie de Gaza, 2 % de la moyenne avant 2007, selon les chiffres de Gisha, et tandis qu’à une époque Gaza exportait 85 % de ses marchandises vers la Cisjordanie et Israël, aujourd’hui, sur la base d’une politique israélienne de séparation entre la Cisjordanie contrôlée par l’Autorité palestinienne et la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, théoriquement aucune marchandise n’est autorisée à voyager de Gaza, à travers Israël, vers la Cisjordanie.

Selon Gisha, un total de 49 camions pour une organisation internationale, quatre camions de bureaux d’écoles pour l’Autorité palestinienne et deux camions de feuilles de palmiers pour Israël sont tout ce qui a passé vers Israël et la Cisjordanie depuis mars 2012.

Dans ce domaine, très probablement, un progrès pourrait être atteint en prenant relativement peu de risque pour la sécurité et avec un bénéfice palpable.

Les points de passages pour piétons

Le passage d’Erez est la voie pour les personnes entre Israël, Gaza et la Cisjordanie. Le point de passage de Rafah, ouvert et fermé par intermittence au cours des dernières années et très minutieusement surveillé par l’Egypte, est la voie principale depuis la bande de Gaza pour le voyage international.

Ainsi, de janvier à juin de cette année, une moyenne mensuelle de 6 445 personnes ont quitté Gaza par Rafah, un chiffre qui représente environ 16 % de la moyenne durant ces mêmes mois en 2013, lorsque l’Egypte était aux mains du prédécesseur de Sissi, Mohammed Morsi. Depuis le début de la guerre, le passage a été fermé presque complètement.

Sur la même période, les chiffres de Gisha montrent qu’une moyenne mensuelle de
5 920 Palestiniens ont quitté Gaza à travers Erez. La plupart étaient des patients médicaux et leurs compagnons et des hommes d’affaires.

Selon Gisha, des personnes en deuil d’un proche de premier degré sont autorisés à voyager en Cisjordanie, comme le sont les chrétiens qui souhaitent visiter les lieux saints, les proches au premier degré souhaitant participer à un mariage, les étudiants en voyage vers l’étranger, les orphelins sans liens de premier degré à Gaza. Ceux qui souhaitent se marier en Cisjordanie ou les étudiants souhaitant y étudier, par exemple, ne sont pas autorisés à quitter Gaza par Erez.

Bashi a noté que 31 % des personnes dans Gaza ont des proches en Cisjordanie. Elle appelle à une plus grande liberté de mouvement, comme c’est autorisé par les évaluations sécuritaires.

Le Shin Bet a pourtant, au cours des années passées, intercepté à de nombreuses reprises des messages entre Gaza et la Cisjordanie et a averti, même avant l’enlèvement du 12 juin de trois adolescents israéliens puis leur meurtre, apparemment organisé depuis Gaza, que le Hamas a constamment cherché à dynamiser les vieilles cellules terroristes en Cisjordanie.

Des armes

Sans aéroports et sans ports, les voies réelles et employées pour introduire en contrebande des armes professionnelles à Gaza, a déclaré un ancien officer des renseignement au cours de la campagne actuelle, étaient depuis « l’axe de résistance », l’Iran le Hezbollah et la Syrie, vers le Soudan et, de là, vers le nord, via la péninsule du Sinaï en direction des tunnels de Rafah et Gaza.

Peut-être parce que le flot d’idéologie terroriste et de matériel n’est pas seulement allé au nord-ouest vers Gaza, mais aussi au sud-est vers Rafah, la péninsule du Sinaï, et le reste de l’Egypte, en y alimentant la violence, le président egyptien Sissi a largement éradiqué les tunnels de Rafah qui étaient utilisés pour transporter tout, des voitures et du ciment aux roquettes M-302.

Comme le trafic de drogue, la circulation d’armes ne peut pourtant jamais être pleinement arrêtée.

En mars dernier, des commandos de marine israéliens sont montés à bord du navire Klos-C enregistré au Panama et ont trouvé 40 roquettes M-302 et 180 cartouches de mortiers de 120 mm sous des tonnes de ciment. Un rapport des Nations unies a trouvé que les armes étaient en réalité envoyées depuis l’Iran mais a contesté l’affirmation israélienne qu’elles étaient destinées à Gaza.

Ni les officiels israéliens ni ceux des Nations unies n’ont fourni de preuves tangibles quant à la destination finale des armes. Il serait pourtant difficile d’expliquer pourquoi les troupes israéliennes intercepteraient pas un navire à plus de 1 800 kilomètres nautiques de ses eaux territoriales, à moins que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres croient vraiment que les armes auraient pu être tirées sur les citoyens israéliens.

Le Hamas exige la levée du blocus et l’ouverture du port, une réussite tangible qui pourrait être présentée aux habitants de Gaza comme un signe d’autonomie et de liberté.

De telles exigences sont pourtant contrebalancées par ses efforts incessants d’importer le type d’armes qui a fait du Hezbollah une force de combat si terrifiante dans la région.

Mercredi soir, peu avant la fin du cessez-le-feu prolongé, le Hamas a montré des images de roquettes M-75 fabriquées sur place, nettoyées avec amour et exposées comme des planches de surf. Les métaux qui les composent, et les explosives dans l’ogive, doivent être attrapées dans les filets adaptés du blocus israéliens.

A la fin de cette campagne, comme après l’incident du Mavi Marmara, de nombreux éléments du blocus seront mis sur la table des négociations.

Israël, sur une base pragmatique, sera relativement flexible pour des concessions qui renforcent l’économie comme, par exemple, l’export de fraises ou d’autres produits. Mais il sera beaucoup plus strict sur l’importation de marchandises à double utilisation qui permettent notamment la construction de M-75.

La difficulté sera de trouver la formule qui élargit les trous du filet pour soutenir les Gazaouis ordinaires, accorder des réussites à l’Autorité palestinienne plutôt qu’au Hamas, et permette à Israël de s’assurer que le Hamas, avec son allégeance jurée au djihad, sera restreint dans son intention de suivre l’exemple du groupe terroriste libanais, le Hezbollah.

STOP QATAR’S TERROR FUNDING

Qatar is the largest supplier of finance to Hamas in Gaza. The weapons that Qatar financed were used to launch indiscriminate attacks on civilians in the last few weeks and led to Operation Protective Edge.

Qatar and its leader are pouring billions of dollars into an organisation defined as terrorist by the majority of the world and are hosting its leader Khaled Mashal, in prosperous safety in Doha as he plots to wage a religious war against the “infidels”. We citizens of London, Israelis and Jews alike, would like to show the world the significance of Qatar in this conflict. Qatar fuels religious wars all over the world and especially in Syria, Iraq and Lebanon.

We believe that directing the world’s attention to Qatar, especially when their hosting of the World Cup is questionable due to the possibility of bribery and slave labour, will pressure it and its leaders and may cause them to reconsider their stance towards funding terrorism. This is the start of a relentless and continuous campaign that we are intending to initiate against Qatar.

As part of this campaign we will demonstrate and protest in front of the Qatari embassies, Al Jazeera’s centres, Harrods (one of their most recent and prestigious purchases) and all associated parties. Your signature on this petition will give the emphasis and assurance for our struggle and efforts to sever the roots of global terrorism by cutting off its funding. The Israeli and Jewish organisations will be those who will deliver the message to the Emir of Qatar via his embassies and to the media.

This petition is written in English, Hebrew, Arabic and Spanish and we are hoping that it will be translated to as many languages as possible. Thank you for your assistance, please sign and share the petitions with all lovers of peace and stability.

To: Mr. Shaikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir of Qatar
We write this open letter in protest at the growing support that the Qatari government affords to Hamas. Hamas is designated as a terrorist organisation by the European Union, the United States of America, Canada, Australia, Japan and many countries in the Middle East. Qatar is the only country in the Arab World that supports and funds Hamas, the terrorist organisation that initiated the war in Gaza.

We are aware of Qatar’s claim that it contributes generously toward the people of Gaza but the results prove different. Your Highness’ and Qatar’s financial contribution was not used to set up hospitals, housing and schools, nor was it used to build bomb shelters and install warning systems for the Gazan people. It was used and is being used to acquire and produce missiles, build terror tunnels and to train children as fighters. Hamas also endlessly promotes Shahada meaning death for a religious cause while killing as many “infidels” as possible may it be men, women or children.

It is a shame that Your Highness and Qatar’s government did not use its influence over Hamas to persuade them to accept the Egyptian ceasefires. Hamas has consistently rejected them time after time while Israel has accepted them unconditionally. Your Highness’ real concern for the Gazans’ wellbeing could have saved hundreds if not thousands of lives and prevented the wounding and displacement of tens of thousands if the influence over Hamas has been exercised to force them to stop shooting and accept the truce.

Al Jazeera, the Television Network owned, funded and broadcast from Qatar has become a propaganda tool for a terrorist organisation promoting a deceptive and inaccurate picture of the conflict. Al Jazeera’s journalists failed to report on the launching pads, booby-trapped facilities and housing of rockets in UNRWA and other UN facilities. They also didn’t report on the schools, kindergartens, mosques and other public buildings used by Hamas for attacking the citizens of Israel through the firing of thousands of rockets indiscriminately. But worst of all they failed to report on the thousands used as human shields (men, women and children) as a despicable tool of media manipulation while putting those innocent lives at risk. Al Jazeera, especially the Arabic language channel, has become a news agency promoting Hamas. Its broadcasting incites the Arab world to follow the terrorist path and in the process damages its reputation as a respectable and impartial independent news network. In case Qatar wants to plead ignorance to the above, we will be able to enlighten them with facts.

Your Highness, the Qatari financial wealth is able to buy you assets around the world. Qatar’s opportunity to host the World Cup in 2022 will place it in the centre of world attention. However Qatar’s association with Hamas, other terrorist groups and the support that is offered to them casts doubts on Qatar’s position as a nation committed to peace and counter-terrorism despite being a member of the International Treaty for Counter-Terrorism of 1999. According to the treaty all member states are obligated to refrain from funding terror and to punish any known body or person who does so.

Qatar has clearly abused the Treaty by funding modern terrorism and especially the Hamas. To the dismay of the Arab World and its allies, the fighting in Gaza has exposed Doha as a centre for terrorism and a haven forterrorists. A clear example is the hospitality afforded by Qatar toKhaled Mashal, a notorious arch-terrorist and the leader of the Hamas. Mr Mashal terrorises Israel and ordering his people to die for “a religious cause” while he lives in luxury far from harm.
Note to forward to your friends:

Hi!

I just signed the petition « Emir of Qatar: Stop Qatar’s Terror Funding » on Change.org.

It’s important. Will you sign it too? Here’s the link:

http://www.change.org/en-GB/petitions/emir-of-qatar-stop-qatar-s-terror-funding?recruiter=140784870&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=share_petition

Thanks!

A Plea for Realism

Bassem Eid

Common grounds
The time has come for the Palestinian public to acknowledge the reality in which they live. A century of national struggle and 34 years spent resisting the occupation of the West Bank, the Gaza Strip and East Jerusalem has not yet brought us peace, and the right of Palestinian self-determination has yet to be actualized. The largely ineffectual “peace process” has been characterized by the expansion of illegal Israeli settlements in the Occupied territories, numerous closures, and the constant humiliation of a frustrated Palestinian public. The al-Aqsa intifada grew from decades of injustice and discontent and did not erupt in a vacuum.

The reality in which we now live is that of an uneven struggle where Palestinian fighters, despite all their bravery, do not stand a chance against Israel’s military might. It is a reality of fruitless appeals to the international community and the Arab world, whom the Palestinians still rely upon to defend their cause. The international community does show some sympathy for the Palestinian struggle, but in the realm of international politics and diplomacy, sympathy holds little weight in the face of the economic, political and military power of Israel and its allies.

I believe that the violent path chosen by Palestinians in the al-Aqsa intifada has failed. This violence achieved little beyond an overwhelming Israeli military response, and the Palestinians, who have no means to win a military victory, pay a very high price in the confrontation. The use of firearms by Palestinians clouds the issue and provides the Israelis and their foreign sympathizers with a means of justifying the disproportionate “response” of the Israeli military. Moreover, violence diverts the attention of the world from the real issue – the injustice endured by the Palestinian people – and Palestinians are consequently portrayed as a fundamentally violent and irresponsible people, a people with whom it is not possible to make peace.

The violence characterizing the al-Aqsa Intifada prompted the demise of the Israeli liberal left, and a concurrent swing to the right of the Israeli political spectrum, empowering the current government under Ariel Sharon to reject any concessions or compromises.

It is time for the Palestinian people to accept this reality and to direct their struggle into a more pragmatic strategy. This does not mean that the struggle has to end. On the contrary, while a violent struggle seems unlikely to achieve the liberation of the Palestinian territories and the establishment of a Palestinian state, a sudden halt of the intifada would be perceived as a victory for Sharon’s government, thereby seemingly confirming that the brutal suppression of the intifada was well founded.

In my opinion, non-violent resistance is the best possible means of ending the current deadlock. Non-violence does not imply passivity in the face of the occupation. On the contrary, it can be a very powerful means of resistance, one that requires as much bravery and heroism as any armed operation.

Several non-violent actions have been successfully orchestrated recently, most notably those at Birzeit University, demonstrating that the Israeli army is helpless in confronting this kind of resistance. Non-violent resistance can include all segments of the Palestinian people, with a very important role to be played by women and children.

Non-violence will also enable the Palestinian people to communicate their message much more effectively in clearly articulated demands. Take the old city of Hebron, for example, where 40,000 Palestinians have lived under a strict curfew for a large part of the al-Aqsa intifada. What if every day at 4 pm, Palestinians sat outside their doorstep for an hour, drinking tea or smoking narguilah, without the use of stones or slogans. They would be in blatant disregard of the curfew imposed upon them, and there is no guarantee that the response of the Israeli army would be non-violent, but the message would be clear and powerful: it is unacceptable to lock 40,000 people indoors for the security of 400 Israeli settlers.

Non-violence would be a more pragmatic way of resisting the occupation. However, just as the Palestinians have to display pragmatism in how they resist the occupation, they have to be equally realistic in the goals they seek to achieve through resistance. Even though the PLO recognized the existence of Israel in 1988, many Palestinians still cannot bring it upon themselves to openly acknowledge Israel’s right to exist. I believe that a future with Israel is better than no future at all. Palestinians need to state very clearly and unequivocally that they do not question the existence of the State of Israel in its pre-1967 borders, and that the singular goal of the al-Aqsa intifada is the liberation of the West Bank, the Gaza Strip and East Jerusalem. Future negotiations on questions such as the right to return will have to take Israel’s concerns into consideration. Embracing such an attitude is obviously painful for us Palestinians, who have already conceded so much, but the time has come to face reality.

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Bassem Eid is Director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group in Jerusalem (www.phrmg.org).

Voir de plus:

An Interview with Bassem Eid of Palestinian Human Rights Monitoring Group
Abram Shanedling

Hasbara fellowships

Jun 24, 2011

The Executive Director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group explains why he sees little progress in Palestinian-Israeli negotiations.
The Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG) was established in 1996 in response to the deteriorating state of human rights under the newly established Palestinian Authority (PA). Today, PHRMG, based in Jerusalem, monitors human rights abuse against Palestinians in the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem. Founder and Executive Director of PHRMG Bassem Eid shared his opinion on the Arab Spring, Israeli-Palestinian relations, and the Obama administration.

What is your view of the current state of the « Arab Spring?”

Bassem Eid (BE): I don’t believe that in the days of Obama we are going to see any peace in the Middle East. It looks like everything is moving backward. Islamism is increasing and it’s not only putting Israel under pressure but also the Arab democrats under pressure. Egypt in my opinion is going to be completely occupied by an Islamist brotherhood, and Syria will likely go down the same path.

How do you see this impacting Israeli-Palestinian relations?

BE: To make peace, I don’t think the Palestinians and Israelis are ready. Palestinians don’t want to be considered Muslim and don’t want to establish an Islamist state. When [Palestinians] want to make peace with Israel, no Arab country will support us. So we have a difficulty on how to present our ideas.

How about Israel?

BE: Israel is in a very difficult situation. Everybody is worried and everybody completely has the feeling that danger surrounds us.

How do you see the issue of Palestinian refugees seriously factoring in on future negotiations?

BE: It’s a very strong card that the PA is holding, but nobody believes that the Palestinians will all be back, especially those descendents. I think it is an issue that is already agreed between the Palestinians and Israelis.

Everybody talks about right of return within the Palestinian state only. The majority of Palestinians in the Diaspora prefer to get financial compensation instead of coming back, especially to a Palestinian state under the PA.

How does Hamas and Gaza fit into everything, especially with the recent reconciliation deal struck between the PA and Hamas?

BE: Today Gaza is not just a problem for Israel, but for the Palestinians in the West Bank as well as the Arab World. In the past few years, [PA President] Mahmoud Abbas has failed to build any strategy for the peace process, so he went and made the reconciliation deal.

Do you think the reconciliation deal will amount to anything?

BE: Past agreements between the PA and Hamas have usually failed. Even though the PA and Hamas signed this deal, to this day, they have not figured out a new prime minister. I am a person who believes that if any election takes place among the Palestinians, Hamas will win. This would be a big disaster for the Palestinians, the Israelis, and the world.

You sound quite pessimistic, but is there anything the the U.S. can do?

BE: With Islamism spreading in the region, I think we have a window this year for peace, but after a year, the gates of peace will unfortunately close.

This article was adapted from an original published June 24, 2011 by Abram Shanedling on PolicyMic.com

Voir de même:

An Israeli and a Palestinian scathed by South Africa apartheid rhetoric
Despite their limited knowledge of the Israeli-Palestinian conflict, South Africans have many prejudices that are being fueled by anti-Israel groups
Benjamin Pogrund and Bassem Eid

Haaretz

May 4, 2012

The two of us, an Israeli and a Palestinian, went to South Africa recently to speak about the Middle East. For understandable reasons, South Africa is a major source for the « Israel is apartheid » accusation; it stems from the fact that many South Africans, especially blacks, relate Israel’s treatment of Palestinians to their own history of racial discrimination.

And indeed, in the several dozen meetings we addressed, we repeatedly heard the apartheid accusation. No, we replied: Apartheid does not exist inside Israel; there’s discrimination against Arabs but it’s not South African apartheid. On the West Bank, there is military occupation and repression, but it is not apartheid. The apartheid comparison is false and confuses the real problems.

As we traveled around the country, it became clear to us that South Africans generally have limited knowledge about the Israeli-Palestinian conflict. But they hold many prejudices and these are fed and manipulated by organizations that are vehemently anti-Israel – to the extent of calling for destruction of the Jewish state, as the Palestinian Solidarity Campaign, the Muslim Judicial Council and the Russell Tribunal have done. Black trade unions join in the attacks and so do some people of Jewish origin.

Our host was the South African Jewish Board of Deputies. During 10 days we spoke on five university campuses, at several public meetings and to journalists, and were on radio programs, including one aired by a Muslim station.

We were shown an e-mail calling for protests against our visit: It seemed that the anti-Israel hard-liners were upset by an Israeli and a Palestinian speaking on the same platform and promoting peace. But there were no protests: The worst we experienced was a knot of about six people standing quietly outside one meeting. We were also warned to expect « tough questions, » but we didn’t hear any. Instead, the large audiences – people of all colors, and mainly non-Jews – were attentive and wanted information about the current state of play in the conflict.

There were some hostile comments such as the silly sneer that Israel is « terrified of a few suicide bombers » and that it is « hogwash » to call Hamas a terrorist organization. In a more serious vein were repeated references to the Palestinian « right of return. » It cannot be said whether those who spoke were genuinely responding to the plight of the refugees, or were cynically using it as a reasonable-sounding slogan although it in effect calls for elimination of the Jewish state.

Nelson Mandela’s words in support of Palestinian freedom were flung at us (and also appear in propaganda leaflets issued by Palestinian-supporting organizations ). He was quoted as saying: « But we know too well that our freedom is incomplete without the freedom of the Palestinians. » Mandela did indeed say that, on December 9, 1997, on the occasion of Palestinian Solidarity Day, and it still resonates strongly among South Africans. But it’s actually half of what he said in the context of a call for freedom for all people. He also explained the greater context and the dishonesty of the propagandists in singling out Israel: « … without the resolution of conflicts in East Timor, the Sudan and other parts of the world. »

Other falsities we heard were that only Jews are allowed to own or rent 93 percent of the land in Israel, and that Israel’s restrictions on marriage (which in actuality derive from Jewish, Muslim and Christian religious authorities ) are the same as apartheid South Africa’s prohibition of marriage – or sex – across color lines.

There was also an earlier statement by the South African Council of Churches in support of Israel Apartheid Week in which it claimed that « Israel remained the single supporter of apartheid when the rest of the world implemented economic sanctions, boycotts and divestment to force change in South Africa. » That, of course, is nonsense: Israel did trade with apartheid South Africa – but so did the entire world, starting with oil sales by Arab states, and including the United States, United Kingdom, France, Belgium, the Soviet Union and many in Africa.

BDS, the Boycott, Divestment and Sanctions movement, is noisily vocal and gets publicity in South African media. While we were there it ran Israel Apartheid Week programs on several university campuses. But the movement did not garner wide support; some scheduled speakers did not even turn up. Its boast that more than 100 universities worldwide took part in the week doesn’t amount to much: Apartheid weeks have been going on for eight years and out of the 100 this year, 60 were held on American campuses (out of 4,000 universities and colleges in that country ). Not much progress there.

We did not pre-plan what we were going to say. But a consensus emerged: First, we both spoke in bleak terms about peace prospects in the near future; second, we each castigated our own leaderships for double-talk and pretense, and for their lack of boldness and vision, and we pointed to the growth of Jewish settlements on the West Bank as undermining the chances for an agreement.

We stressed that we welcomed interest in our part of the world – but warned that some members of Palestinian solidarity movements have never visited the occupied territories, and they damage the Palestinian cause abroad because they act out of ignorance, and foster division and hatred between Arabs and Jews. They do not help to bring peace.

Our strangest meeting was with scores of Congolese who asked us to explain why their conflict – ongoing since 1960 with a toll of perhaps more than 7 million people dead – receives less attention in South African and other media than does the Israeli-Palestinian struggle. It was painful listening to their recital of mass rapes and murders. But it was difficult to empathize with them when one speaker blamed the Jews, whom he said controlled the world and the media, and when a former army officer asked us for money to go and fight the Congolese government.

Bassem Eid is director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group and a former researcher for B’Tselem. Benjamin Pogrund, South African-born, was founder of Yakar’s Center for Social Concern in Jerusalem.

Voir aussi:

LIFE IS BETTER THAN DEATH: INTERVIEW WITH BASSEM EID
Interviewed by Joel B. Pollak

New Society (Harvard college Middle East Journal)

January 29, 2008

Joel B. Pollak ’99 is a graduate of Harvard College and the University of Cape Town. He was a political speechwriter for the Leader of the Opposition in South Africa from 2002 to 2006 and is a second-year student at Harvard Law School.

***

Bassem Eid is the Executive Director and co-founder of the Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG), which tracks human rights violations against Palestinians in the West Bank and Gaza, regardless of who commits them. He is a former fieldworker for B’Tselem, the Israeli human rights organization focusing on the occupied territories. Eid’s work at PHRMG has concentrated on documenting violations by the Palestin-ian Authority against its own citizens. In recent years he has also moni-tored abuses committed by the Fatah and Hamas factions in their internec-ine struggles. Eid has received numerous human rights awards and frequently addresses Israeli and foreign audiences about the human rights problems facing Palestinians. Earlier this year, he teamed up with left-wing Israeli politician Yossi Beilin at the Doha Debates, arguing that Palestinians should abandon the right of return for the sake of peace with Israel.
New Society: Tell me about your life—where you are from, and how you came to be where you are today.
Bassem Eid: I am Palestinian and I was born in the Old City in East Jerusalem. I lived there for eight years, but then in 1966, for no reason, the Jorda-nian government established a refugee camp called Shuefat Refugee Camp near the French Hill in Jerusalem. The Jordanian government removed 500 families from the Old City, mainly from the Jewish Quarter. It was exactly one year before the 1967 war. I lived in the refugee camp for 32 years from 1966 until 1999. For the past four years, I have been living in Jericho.

I finished secondary school in one of the municipality schools in East Jerusalem. Then I attended Hebrew University for two years and studied journalism, but I couldn’t continue for financial reasons. After leaving the university, I worked as a freelance journalist for Palestin-ian and Israeli newspapers until 1988 before joining B’Tselem, an Israeli human rights organization that investigates rights violations in the occupied territories. In mid-1996, I resigned from B’Tselem and founded the Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG), which is where I still am today.

NS: Why did you leave B’Tselem?

Eid: When the Palestinian Authority (PA) was established 1994, I noticed that most Palestinian and Israeli human rights organizations continued monitoring the Israeli occupation, but that nobody wanted to pay any attention to the PA’s violations. In a meeting held in March 1996, the board members of B’Tselem decided that they would not concern themselves with PA abuses. That’s why I left. I wanted to fill a role that I thought was very important, but that was empty.

NS: So you left that same year?

Eid: Yes. The decision came out in March, and I left at the end of July 1996 to set up the Palestinian Human Rights Monitoring Group. Our main aim is to observe the Palestinian Authority’s violations. Between 1996 and 2000, our publications did not cover Israeli violations at all. All of our reports and press releases responded to Palestinian Authority abuses. We only started collecting data on Israeli violations after the second Intifada broke out in September 2000. Then we started to investigate Israeli killings, assassinations, house demolitions, and the use of the excessive force. In the meantime, we continued to collect information about Palestinian Authority violations.
Today, we are probably the organization with the most extensive data on internal killings among the Palestinians. I believe we are the only organization, for example, that investigates the murder of collaborators by Palestinians. We also investigate long-term imprisonment without charge, torture, the conduct of the state security court, and deaths that occur in Palestinian detention centers. We collect information on these issues and update our reports everyday.

NS: Why do you think B’Tselem chose not to monitor the Palestinian Authority?

Eid: In my opinion, that was a wise decision. At that time, there were still large areas under Israeli occupation and B’Tselem still had a lot of work to do to expose rights violations by the Israeli army in the occupied territories.
On the other side, I think that if the Palestinians want to form a successful civil society, live in a democracy, and respect human rights, we will have to build institutions with our own hands. We should not lay our fate in other people’s hands. We have done so quite enough over the past sixty years. We are still demanding a state from the international community instead of building it ourselves. I think that it is the time for the Palestinians to start building their own democracy right now. I believe that democracy has never been offered by leaders or governments. Democracy is determined by the people themselves.

NS: How did the Palestinian Authority react to your new organization?

Eid: Creating a human rights organization under an Arab regime is like committing suicide. Yasser Arafat was used to doing whatever he wanted without being criticized or monitored. When I started watch-ing, investigating, criticizing, he started to look at me in a very bad light. The Palestinian Authority defamed us and slandered us. Among other accusations, they said that we serve the enemy’s interests.

When we started to publish reports on PA human rights viola-tions, the reports became sexy news material for the international community. They were particularly well-reported by the Israeli media. The issue was especially sexy because, as you know, I had spent the past seven and a half years criticizing only Israel. Arafat saw me as a traitor.
We had a very tough period and had to get through many tough moments. Sometimes, ironically, these fears and difficulties gave us more energy and made us become even more committed to the sub-ject. We decided to continue in spite of all the danger surrounding us. And here we are! We still exist.

NS: Has your work become easier or more difficult since Arafat’s death?

Eid: Well, I think the PA does not really exist anymore. It exists in the pages of newspapers rather than on the ground itself. The PA com-pletely destroyed itself during the past seven years. They got themselves into huge trouble.
As far as my work is concerned, I feel very secure right now. Eve-ryone knows me where I live in Jericho. I’m very satisfied with what I’m doing.

NS: What do you think of the prospects for Palestinians right now? Will there be a Palestinian state? Is the two-state solution still viable?

Eid: It must be possible to create a Palestinian state. The question is how. How will we deal with it? How will we build it? How will we unite to establish good institutions?

In my opinion, the establishment of a Palestinian state is not only related to the Israelis. It concerns the Palestinians. We have had a very bad experience with building a state, developing it, and keeping it alive.

That brings me to the September 2005 Israeli disengagement from Gaza. Everybody thought that the Israeli disengagement would be a kind of test for the Palestinians. It would test whether we are really able to build our own state and manage our daily lives ourselves. In my opinion, we totally failed to manage Gaza, develop it, and build infrastructure.

Today, fewer and fewer Palestinian voices speak up in favor of es-tablishing a state. Everybody has his own horrible troubles. The only people calling for a state right now are the politicians.

Politicians around the world are buying and selling blood. This is the only income that they have. And that’s exactly what Arafat prac-ticed with the Palestinians. I remember with great sadness what happened when he started creating an Intifada and threatening the Israelis. Palestinian security workers went to the schools, ordered the schoolmasters to close the schools, and then sent the schoolchildren to throw stones at the Israelis. That was a very horrible thing to do. Politicians sacrifice their people to achieve their political interests. This is unfortunately the Palestinian attitude.
Look at Prime Minister Salaam Fayyad, who is saying, “No more resistance!” This is a huge change. One can resist, but one must also protect oneself and one’s survival. People were born to live, not to die. When you are alive, you can choose to resist, but you can also choose to build, to achieve things, to reach for what you want. When you die, you just die. This is a good lesson for the Palestinians right now: sacrificing ourselves will not help us achieve anything. We won’t achieve anything with violent resistance.

We are having to face the consequences of our actions over the past seven years. In my opinion, the Palestinians totally lost their way during the past seven years. Things will get worse if we continue in the same way. We will have to change our direction.

NS: What do you think should happen in Gaza?

Eid: Gaza is a big problem for the Palestinians, Israelis, and Egyptians. The international community becomes more and more afraid of the Palestinians because Hamas reflects such a negative side of Palestinian politics. I don’t think that Hamas will ever offer Gaza to back to Abbas.

The question is: Who is going to control Hamas? Hamas right now oppresses the Gazan people. But who will contain Hamas? I don’t think that dialogue will solve the problem.
We will all be watching whether Hamas can manage Gaza and keep it functioning. The Arab countries should put more effort into solving the conflict between Hamas and Fatah. The problem is that the Arab countries are so divided, some supporting Hamas against Fatah and some supporting Fatah against Hamas. This won’t help the situation.

I don’t think the international community can do very much on this issue, besides continuing to provide important humanitarian aid to the people of Gaza. On the whole, though, it’s too early right now to tell what will happen to Gaza and Hamas.

NS: What about Hamas in the West Bank. Are they a factor?

Eid: They do exist in the West Bank, but what’s happening in Gaza could never happen in the West Bank.

This is not only because Fatah is stronger than Hamas, but also be-cause of the Israeli occupation in the West Bank. Israelis will never allow Hamas militants to take over Jenin, facing Afula.

Of course, Hamas will still threaten to occupy the West Bank, to jeopardize any peace agreement, and to harm the Palestinian Presi-dent and government in the West Bank. I don’t think we will see peace in the near future.
Daily life in the West Bank will become a little bit easier, though, according to the promises of Ehud Olmert and Mahmoud Abbas. But I think the peace process will take much longer than anybody expects.

NS: What do you think is the main reason that the conflict continues?

Eid: I think there is a lack of good will and leadership on both sides. The Israeli-Palestinian conflict also tends to become a commercial conflict. Everybody is making something off this conflict. There are countries that have an interest in perpetuating the fighting. The Iranians, for example, are trying to provoke a regional war using Hezbollah and Hamas.

I don’t think the Palestinians will have the same opportunities for peace that we were offered between 1947 and July 2000. Palestinian violence has probably caused some countries to want not to get involved anymore. The foreign policy of the international community is totally biased.

NS: When you say that foreign policy is biased, you mean in which direction?

Eid: Well, the problem is that the international community is not united. Countries are divided. Policies are divided. So many different biased policies are involved in this conflict. In this kind of situation, I don’t think that the Palestinians or the Israelis will be able to reach a kind of final peace or a final agreement between themselves.

NS: Do you think there’s a possibility that Israelis and Palestinians will be able to build something out of the cooperation that still exists between them in some areas? Are these areas of cooperation possible foundations for peace?

Eid: Small-scale cooperation is very important. But I don’t think a permanent solution is possible right now. Let us talk about a tempo-rary one, instead. This is what Abbas and Olmert are doing right now. Let us release few thousand Palestinian prisoners, let us evacuate a couple of checkpoints, let us open the gates of the wall between villages and clinics or schools, let us issue a couple of tens of thou-sands of work permits to Palestinians so that they can work in Israel—this is what we are negotiating with the Israelis now.

When you talk about the state, the settlements, the borders, and the water, the Israelis say, this is so complicated, let’s leave it to the end. In the meanwhile, let’s do things step-by-step. That is how we are today negotiating with the Israelis. Many of these small things will probably continue to be delivered in the future.

NS: How do you feel about the situation? What motivates you?

Eid: I’m very angry and frustrated. I’m hopeless. I know my ideas provoke people, but I’m not a politician. I care much more about people’s lives rather than their lands. Land you can get everywhere in the world, but you can never replace lives. I don’t want to hear about killings, I don’t want to hear about shootings. I hate violence.

I am 48 years old. I had never, ever in my life seen a tank shooting until the past six or seven years. Since then, when I’ve gone to Ramal-lah, Bethlehem, Jericho, I’ve been so afraid. I’ve seen the kinds of things I never want to see again. I don’t like the way we are militariz-ing the conflict. It’s horrible. And I don’t like the way we’re making it religious. That brings great danger.

Looking back through history, one finds several examples of con-flicts that were solved without any kind of bloodshed. So I do believe that we can solve our conflict. We will have to learn from the experi-ences of others.

NS: What did you learn when you went to South Africa this year?

Eid: South Africa is very interesting. But it couldn’t be a model for the Israeli-Palestinian conflict. There are some very good things in the South African case that we can learn from. The Truth and Reconcilia-tion Committee, for example.
The most important lesson is that the people in South Africa built their democracy and institutions with their own hands. Nobody offered it to them. I hope Palestinians will learn from that.

But otherwise, the South African case is very different from our situation. It involved people fighting against one apartheid govern-ment. In the Israeli-Palestinian conflict, you are not talking about one government or one nation. It’s totally different. We are not fighting for a one-state solution. Of course we are not.

What I learnt in South Africa is that some Islamists in South Africa are totally disconnected from the realities and still believe that the solution will be one state—an Islamic state. I found that very horrible.

NS: Do people in the West Bank and East Jerusalem want one state or two states, or do they want something else entirely?

Eid: At the moment, I think the Palestinians want a three-state solu-tion for two nations—Gaza, the West Bank, and Israel. Of course, there are still some disconnected Palestinians and Israelis who believe in a one-state solution. But I think that the Palestinians dream of creating our own independent, democratic, anti-Islamist country. And I think the Israelis want their own Jewish, Zionist country. I think both people have a right to their own states.

NS: What do you think the role should be of the Palestinian Diaspora, people in other parts of the region and other parts of the world?

Eid: That’s a really a big problem right now. I don’t believe that all the Palestinian refugees would like to come back. Israel will never open its doors to those refugees. The Palestinians shouldn’t have to continue sacrificing themselves for the right of return, a dream that will never be applicable on the ground. There are refugees around the world. All nations have refugees. This is an international problem. Refugees should be able to move to the West Bank or other countries. They should be more realistic about the situation.

NS: How are your ideas received by other Palestinians?

Eid: I don’t think that most Palestinians agree with me. And politi-cians are completely ignorant of my ideas because they don’t serve their political interests. We are a totally unstable society. Our opinions change ever day. Sometimes we feel powerful and energetic; some-times we feel tired and hopeless. I prefer talking to people when they are tired. Then they are more likely to listen to new ideas.

NS: What are your perceptions of Israeli human rights groups? Are they succeeding in their work?

Eid: I think they are doing a good job. We, the Palestinians, have learnt a lot from the Israeli organizations. There are Palestinians who are critical of the Israeli organizations, but mostly they are people who have no real idea of what is going on. I know what happens inside the Israeli organizations. I think that they are doing the maximum they can do to improve the daily lives of the Palestinians. If you go to the High Court, you will realize that most of the appeals made on behalf of Palestinians have been presented by Israeli groups and Israeli lawyers, not Palestinian ones.

NS: Are you able to monitor what’s going on in Gaza right now?

Eid: That’s very, very difficult. Don’t forget that we are living under a Taliban regime in the Gaza Strip. Our fieldworker hesitates before investigating cases there. The situation for human rights organizations sometimes reminds me of the Saddam Hussein regime. We can’t monitor the Gaza Strip the way we used to monitor it when it was PA territory. We are trying to collect data from newspapers and other organizations that operate in the area. We are in touch with some journalists there. But we face serious opposition and danger.

NS: What advice would you like to give to the Palestinians?

Eid: The best opportunity for us to make peace with Israel was probably in 1978 or 1979 when Egyptian president Anwar Sadat visited Israel. He suggested that Yasser Arafat join him, but Arafat refused.

The most important thing for us to do now is learn from the mis-takes we made between 1947 and today so that we don’t repeat them. We should put these mistakes on the table and study them well. After studying our mistakes, I think the solution will be very easy to create.

Voir enfin:

Christian In Israel
Abandoned by the Israeli Left: The story of Bassem Eid
Palestinian activist reflects on what went wrong in peace process, and what can be done now.
David Parsons
The Jerusalem Post
06/25/2012

Back during the first Palestinian intifada (1987 to 1993), the Israeli human rights organization B’Tselem latched on to a young Palestinian field worker named Bassem Eid and turned him into the darling of the Israeli Left. He reported on many of the incidents of alleged use of force against Palestinian civilians, and was sent on speaking tours to dozens of nations around the world.

But when the Olso peace process was launched, Bassem Eid saw his hopes for a free and democratic Palestinian state dashed by the new regime set up by PLO leader Yasser Arafat. So he set up his own organization to monitor violations of human rights being committed by the Palestinian Authority against his own people. By the time the second intifada broke out in the year 2000, Bassem was watching his dreams of peace and coexistence between Israel and the Palestinians go up in smoke.


Gaza: Attention, une défaite peut en cacher une autre (A change of mentality that has no historical precedent: never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray)

7 août, 2014

Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, (…) prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Le Secrétaire général est alarmé d’apprendre que des roquettes ont été entreposées dans une école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza, et que ces armes ont par la suite disparu.  Il fait part de son indignation et de son regret concernant le fait que des armes ont été placées dans une école administrée par l’ONU.  En agissant de la sorte, les personnes responsables transforment les écoles en de potentielles cibles militaires et mettent en danger les vies d’enfants innocents, des employés de l’ONU qui travaillent dans de tels locaux, et de tout autres personnes qui ont recours aux écoles de l’ONU comme abris. Le Secrétaire général note que cet acte contrevient aux termes de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité qui appelle à la prévention du trafic d’armes.  Il exige que les groupes militants responsables cessent immédiatement de conduire ce genre d’actions et soient tenus responsables d’avoir ainsi mis en danger la vie de personnes civiles. (…) Le Secrétaire général appelle toutes les parties exerçant une influence sur les groupes militants à envoyer un message indiquant sans aucune équivoque qu’une telle situation est inacceptable. Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon (23/7/2014)
Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
Tout comme Hitler, qui cherchait à établir une race sans défaut, Israël poursuit le même but (…) Ils ont tué des femmes pour qu’elles ne donnent pas la vie à des Palestiniens. Ils tuent des bébés pour qu’ils ne  grandissent pas. Ils tuent des hommes pour qu’ils ne puissent défendre leur pays (…) Ils se noieront dans le bain de sang qu’ils répandent. Recep Tayyip Erdogan
Les signataires de ce communiqué, qui appartiennent au monde de la culture, déclarent leur indignation contre le génocide qui est en train d’être perpétué contre la population palestinienne par les troupes d’occupation israélienne dans la bande de Gaza. Collectif de célébrités espagnoles
C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là. Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humains. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place. L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya: les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant. (…) Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas. Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire… Amina (réfugiée palestinienne)
My memories of the civilian casualties from two years ago are still fresh, but that experience could not prepare me for the civilian casualties in this current crisis. (…) One of the reasons for that is because the Hamas fighters are living among the civilian population. Where you have a separate army that is fighting from a front line, it is easy to differentiate between soldiers and civilians. This is a situation where the fighters fire rockets from all over the Gaza Strip, from neighborhoods to cemeteries, from parking lots, from any number of places. They move quickly and then retaliation often comes quickly from Israel. That retaliation can be very severe, hitting residential neighborhoods, homes, killing and injuring scores of women and children. (…)  This is a war fought largely behind the scenes. Hamas fighters are not able to expose themselves. If they were to even step a foot on the street they would be spotted by an Israeli drone and immediately blown up. We don’t see those fighters. They are operating out of buildings and homes and at night. (…) If we had access to them, we would be photographing them. I never saw a single device for launching the rockets to Israel. It’s as if they don’t exist. Sometimes people assume that you can have access to everything, that you can see everything. But the fighters are virtually invisible to us. What we do as photographers is document what we can to show that side of the war. There are funerals, there are people being rushed to the hospital, but you can’t differentiate the fighters from the civilians. They are not wearing uniforms. If there is someone coming into the hospital injured, you can’t tell if that’s just a shopkeeper or if this is someone who just fired a rocket towards Israel. It’s impossible to know who’s who. We tried to cover this as objectively as possible. Tylor Hicks (photographe, New York Times)
This war in Gaza is not the first war I have covered, it isn’t even the first war I’ve covered in Gaza. I’ve been to places like Syria and Libya, and seen some of the horrible things that are normal in armed conflict, and I’ve seen dead children before, but never like during this war in Gaza. Never so many, never so often. Sara Hussein (AFP)
Moi ce qui me frappe le plus c’est la manipulation journalistique dans les médias occidentaux sur cette guerre. Dans ce que je lis, ce que j’entends à la radio, c’est chaque fois autant de morts civils, des femmes et des enfants victimes des soldats israéliens. C’est rare que l’on nous dise déjà combien de civils morts en Israël. Celui qui entend cela, déduit que les militaires israéliens ne se battent qu’avec les civils, ou passent et massacrent les civils sur leur passage, tel un tourbillon. Je me demande comment les gens ne voient pas cette manipulation contre Israël. C’est comme si tout le monde voulait qu’Israël soit effacé de la carte du monde comme a dit un jour un certain chef d’État. Yolande Mukagasana (Écrivain, rescapée du génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda)
La dernière image de la guerre de Gaza qui restera dans les mémoires, sera celle de la mort des civils palestiniens, des quatre garçons, par exemple, qui jouaient au football sur une plage lorsque les bombardements des Israéliens les ont tués. Aucun Dôme de fer n’a la force de protéger le régime israélien contre ces images et ces mémoires, écrit l’auteur de l’article de Foreign Policy. Le système du Dôme de fer pourra peut-être protéger le régime israélien contre les dégâts matériels, mais il sera incapable de protéger les israéliens du mal dont ils sont auteurs eux-mêmes. Mais que disent les dirigeants du régime israéliens pour justifier leurs crimes ? Ils disent que les attaques aux missiles et roquettes du Hamas étaient insupportable et que trois adolescents israéliens avaient été enlevés et assassinés en Cisjordanie. Ils concluront que le Hamas est un groupe terroriste qui se sert de la population civile comme un bouclier humain pour protéger ses dépôts d’armes et de munitions. C’est donc le Hamas qui oblige l’armée d’Israël à massacrer les civils dans une logique de légitime défense. Mais la vérité ne pourra pas se cacher longtemps derrière ces justifications. David Rothkopf (Foreign Policy)
In postmodern wars, we are told, there is no victory, no defeat, no aggressors, no defenders, just a tragedy of conflicting agendas. But in such a mindless and amoral landscape, Israel in fact is on its way to emerging in a far better position after the Gaza war than before. Analysts of the current fighting in Gaza have assured us that even if Israel weakens Hamas, such a short-term victory will hardly lead to long-term strategic success — but they don’t define “long-term.” In this line of thinking, supposedly in a few weeks Israel will only find itself more isolated than ever. It will grow even more unpopular in Europe and will perhaps, for the first time, lose its patron, America — while gaining an enraged host of Arab and Islamic enemies. Meanwhile, Hamas will gain stature, rebuild, and slowly wear Israel down. But if we compare the Gaza war with Israel’s past wars, that pessimistic scenario hardly rings true. Unlike in the existential wars of 1948, 1956, 1967, and 1973, Israel faces no coalition of powerful conventional enemies. Syria’s military is wrecked. Iraq is devouring itself. Egypt is bankrupt and in no mood for war. Its military government is more worried about Hamas than about Israel. Jordan has no wish to attack Israel. The Gulf States are likewise more afraid of the axis of Iran, Hezbollah, Hamas, and the Muslim Brotherhood than of Israel — a change of mentality that has no historical precedent. In short, never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray. Never have powerful Arab states quietly hoped that Israel would destroy an Islamist terrorist organization that they fear more than they fear the Jewish state. (…) In the current asymmetrical war, Israel has found a method of inflicting as much damage on Hamas as it finds politically and strategically useful without suffering intolerable losses. And because the war is seen as existential — aiming rockets at a civilian population will do that — Israeli public opinion will largely support the effort to retaliate. After all the acrimony dies down, Gazans will understand that there was a correlation between blown-up houses, on the one hand, and, on the other, tunnel entrances, weapon depots, and the habitat of the Hamas leadership. Even the Hamas totalitarians will not be able to keep that fact hidden. As the rubble is cleared away, too many Gazans will ask of their Hamas leaders whether the supposedly brilliant strategy of asymmetrical warfare was worth it. Hamas’s intended war — blanketing Israel with thousands of rockets that would send video clips around the world of hundreds of thousands of Jews trembling in fear in shelters — failed in its first hours. The air campaign was about as successful as the tunnel war, which was supposed to allow hit teams to enter Israel to kidnap and kill, with gruesome videos posted all over the Internet. Both strategies largely failed almost upon implementation. As long as Israel does not seek to reoccupy Gaza, it can inflict enough damage on the Hamas leadership, and on both the tunnels and the missile stockpiles, to win four or five years of quiet. In the Middle East, that sort of calm qualifies as victory. And the more the world sees of the elaborate tunnels and vast missile arsenals that an impoverished Hamas had built with other people’s money, and the more these military assets proved entirely futile in actual war, the more Hamas appears not just foolish but incompetent, if not ridiculous, as well.  Victor Davis Hanson

Attention: une défaite peut en cacher une autre !

Voisins arabes entre Syrie Irak Egypte et Jordanie déchirés par la pire des guerres civiles, en quasi-faillite ou fragilisés; pays du Golfe plus inquiets que jamais face à l’Iran et ses affidés des Frères musulmans Hezbollah et Hamas; milices surarmées du Hezbollah tenues en respect au nord après leur écrasante défaite il y a huit ans; Hamas ayant perdu en un mois et sans compter des centaines de combattants la plupart de ses tunnels offensifs, postes de commandement et peut-être les deux tiers de son armement; révélation à  la planète entière de l’étendue de l’armement, des tunnels offensifs et de la perversion et perfidie d’un pays théoriquement parmi les plus pauvres du monde utilisant non seulement sa population comme boucliers humains mais multipliant les intimidations sur les journalistes; pusallinimité des Etats-Unis à l’ONU (prêtant elle-même ses écoles au dépot d’armes) de la réponse occidentale …

A l’heure où, contre toute évidence, nos médias et nos belles âmes – jusqu’en Israël même ! – vont repartir pour un tour avec les discours habituels sur la défaite supposée d’un Etat israélien plus diabolisé que jamais …

Alors qu’après une nouvelle et magistrale défaite, des combattants qui passent leur temps à parader en uniformes rutilants mais se battent en vêtements civils, viennent en fait de démontrer à la planète entière – jusqu’au sacrifice délibéré et cynique d’enfants ! – le degré de leur imaginable  perfidie et perversion

Pendant que, de Washington à l’ONU, l’Occident a lui fait mesurer toute l’étendue de sa pusallinimité …

Et qu’à coup d‘images sanguinolantes,  nos valeureux correspondants de guerre et belles âmes de service ont rivalisé à qui serait la meilleure attachée de presse du Hamas

Comment ne pas voir avec l’historien militaire américain Victor Davis Hanson …

L’incroyable et historique, pour qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre et mis à part le Qatar et la Turquie, changement de donne notamment au niveau des alliances régionales qui vient de se faire sous nos yeux ?

A Stronger Israel?
Elite opinion believes Israel will lose “long-term” whatever happens in the next weeks. Not necessarily.
Victor Davis Hanson
National Review Online
August 5, 2014

In postmodern wars, we are told, there is no victory, no defeat, no aggressors, no defenders, just a tragedy of conflicting agendas. But in such a mindless and amoral landscape, Israel in fact is on its way to emerging in a far better position after the Gaza war than before.

Analysts of the current fighting in Gaza have assured us that even if Israel weakens Hamas, such a short-term victory will hardly lead to long-term strategic success — but they don’t define “long-term.” In this line of thinking, supposedly in a few weeks Israel will only find itself more isolated than ever. It will grow even more unpopular in Europe and will perhaps, for the first time, lose its patron, America — while gaining an enraged host of Arab and Islamic enemies. Meanwhile, Hamas will gain stature, rebuild, and slowly wear Israel down.

But if we compare the Gaza war with Israel’s past wars, that pessimistic scenario hardly rings true. Unlike in the existential wars of 1948, 1956, 1967, and 1973, Israel faces no coalition of powerful conventional enemies. Syria’s military is wrecked. Iraq is devouring itself. Egypt is bankrupt and in no mood for war. Its military government is more worried about Hamas than about Israel. Jordan has no wish to attack Israel. The Gulf States are likewise more afraid of the axis of Iran, Hezbollah, Hamas, and the Muslim Brotherhood than of Israel — a change of mentality that has no historical precedent. In short, never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray. Never have powerful Arab states quietly hoped that Israel would destroy an Islamist terrorist organization that they fear more than they fear the Jewish state.

But is not asymmetrical warfare the true threat to Israel? The West, after all, has had little success in achieving long-term victories over terrorist groups and insurgents — remember Afghanistan and Iraq. How can tiny Israel find security against enemies who seem to gain political clout and legitimacy as they incur ever greater losses, especially when there is only a set number of casualties that an affluent, Western Israel can afford, before public support for the war collapses? How can the Israelis fight a war that the world media portray as genocide against the innocents?

In fact, most of these suppositions are simplistic. The U.S., for example, defeated assorted Islamic insurgents in what was largely an optional war in Iraq; a small token peacekeeping force might have kept Nouri al-Maliki from hounding Sunni politicians, and otherwise kept the peace. Israel’s recent counterinsurgency wars have rendered both the Palestinians on the West Bank and pro-Iranian Hezbollah militants in Lebanon less, not more, dangerous. Hamas, not Israel, would not wish to repeat the last three weeks.

Oddly, Hezbollah, an erstwhile ally of Hamas, has been largely quiet during the Gaza war. Why, when the use of its vast missile arsenal, in conjunction with Hamas’s rocketry, might in theory have overwhelmed Israel’s missile defenses? The answer is probably the huge amount of damage suffered by Hezbollah in the 2006 war in Lebanon, and its inability to protect its remaining assets from yet another overwhelming Israeli air response. Had Hamas’s rockets hit their targets, perhaps Hezbollah would have joined in. But for now, 2014 looks to them a lot like 2006.

In the current asymmetrical war, Israel has found a method of inflicting as much damage on Hamas as it finds politically and strategically useful without suffering intolerable losses. And because the war is seen as existential — aiming rockets at a civilian population will do that — Israeli public opinion will largely support the effort to retaliate.

As long as Israel does not seek to reoccupy Gaza, it can inflict enough damage on the Hamas leadership, and on both the tunnels and the missile stockpiles, to win four or five years of quiet. In the Middle East, that sort of calm qualifies as victory. And the more the world sees of the elaborate tunnels and vast missile arsenals that an impoverished Hamas had built with other people’s money, and the more these military assets proved entirely futile in actual war, the more Hamas appears not just foolish but incompetent, if not ridiculous, as well.

After all the acrimony dies down, Gazans will understand that there was a correlation between blown-up houses, on the one hand, and, on the other, tunnel entrances, weapon depots, and the habitat of the Hamas leadership. Even the Hamas totalitarians will not be able to keep that fact hidden. As the rubble is cleared away, too many Gazans will ask of their Hamas leaders whether the supposedly brilliant strategy of asymmetrical warfare was worth it. Hamas’s intended war — blanketing Israel with thousands of rockets that would send video clips around the world of hundreds of thousands of Jews trembling in fear in shelters — failed in its first hours. The air campaign was about as successful as the tunnel war, which was supposed to allow hit teams to enter Israel to kidnap and kill, with gruesome videos posted all over the Internet. Both strategies largely failed almost upon implementation.

In terms of domestic politics, Israel has rarely been more united — akin to the United States right after 9/11. The Israeli Left and Right agree that no modern Western state can exist under periodic clouds of rockets and missiles. Similarly, the attrition of Hamas only plays into the hands of the Palestinian Authority, which understandably stayed out of the war and did not incite the West Bank to stage simultaneous attacks. Like it or not, after the Gaza war, Israel will be dealing in the near future with Palestinians who do not always think preemptive rocket and tunnel attacks work to their own strategic advantage.

In terms of economics, Israel is no longer subject to carbon-fuel blackmail. It will soon become a major exporter of natural gas, and political realities will reflect that commercial importance. If one cynically believes that much of the global tilt to the Palestinians began as an aftershock from the 1973 oil embargoes, then Israeli exports may soon be reflected in more favorable politics.

Is Israel politically isolated? It certainly seems that way, if one looks at the response to the Gaza war among Western journalists, academics, politicians, and popular culture. But public opinion in the United States remains staunchly pro-Israel in spite of the American elite culture’s romance with Hamas and the Palestinians. Moreover, the Democratic party is facing its own increasing existential crisis, as its establishment pro-Israel donors and politicians are appalled by the increasingly anti-Israel tones of its ever more radical base. After the Gaza war, some major Democratic supporters of Israel will quietly make the necessary adjustments, in recognition that both their party and the Obama administration seem to prefer Hamas to democratic Israel. The upcoming 2014 midterm election does not favor candidates who are anti-Israel, but rather pro-Israeli conservatives. After 2016 there is unlikely to be a president who shares the incoherent views of Barack Obama on the Middle East. Fairly or not, it appears that the administration is trying to hide its pro-Hamas sympathies and is doing so unprofessionally and ineptly.

Europe, of course, remains mostly hostile to Israel, a hatred that predates the Gaza war. But the current demonstrations of virulent anti-Semitic hatred do not reflect well on the European Union. At present, it appears that European nations either cannot or will not confront their own fascistic Islamic radicals, which leaves open the question of whether the Islamist message of the streets resonates with Europeans.The European hostility to Israel does not stem just from events on the ground in Gaza, but is more a reflection of Europe’s inability to deal with its 20th-century past. Demonization, the more virulent the better, of Israelis seems to ease guilt over the Holocaust — as if to imply that, while the genocide was regrettable, there was something innately savage in Jewish culture, now manifested in Gaza, that might understandably have incited past generations of more radical Europeans. Otherwise, Europeans simply mask with trendy ideology the more materialistic assessment that demography, oil, and the fear of terrorism weigh in favor of allying with the Palestinians. Either way, European anti-Semitism is a bankrupt ideology, one that manifests itself in sympathy for an undemocratic, misogynistic, homophobic, and religiously intolerant Hamas, along with selective unconcern with the many occupations, refugees, divided cities, and walled borders that exist in the wide world outside the Middle East.

The U.N. will emerge after the war in an even sorrier state. Secretary General Ban Ki-moon has offered mostly platitudes and buffooneries. Certainly, he would never take his own advice if North Korea were to move in the manner of Hamas. Hamas’s use of U.N. facilities to hide arsenals could not have occurred without U.N. complicity. What little credibility the U.N. had in the Middle East before the war is mostly shredded.

Iran is watching the war, and its surrogate is not doing well. There is no particular reason why an Israeli anti-missile system could not knock down an Iranian missile. Nor is Hezbollah as fiery in deed as in word these days. The message to Iran is that Israel will fight back in whatever way it finds appropriate against its enemy of the moment.

Gaza is a military and political minefield. But if Israel continues on its present course, it will emerge far better off than Hamas and better off than it was before Hamas began its missile barrage. And in the Middle East, that is about as close to victory as one gets. The future for Israel is not bleak, just as it is not bleak for any nation that chooses to defend itself from savage enemies that seek its destruction.

 Voir aussi:

How Hamas Deliberately Created a Humanitarian Crisis in Gaza
Evelyn Gordon
Commentary
08.06.2014

There has been a lot of talk lately about the humanitarian crisis in Gaza. What has gone curiously unmentioned by all the great humanitarians from the UN and “human rights” groups, however, is the degree to which this crisis was deliberately fomented by Hamas: Aside from starting the war to begin with, Hamas has done its level best to deprive Gazans of everything from food to medical care to housing, despite Israel’s best efforts to provide them.

Take, for instance, the widely reported shortages of medicines and various other essentials. Many of these products are imported, and since Egypt has largely closed its border, Gaza has only one conduit for these vital imports: the Kerem Shalom crossing into Israel. Thus if Gaza’s Hamas government had any concern whatsoever for its citizens, ensuring that this crossing was kept open and could function at maximum efficiency would be a top priority.

Instead, Hamas and other terrorist groups subjected Kerem Shalom to relentless rocket and mortar fire throughout the 29-day conflict, thereby ensuring that the job of getting cargo through was constantly interrupted as crossing workers raced for cover. Hamas also launched at least three tunnel attacks near Kerem Shalom, each of which shut the crossing down for hours.

Despite this, Israeli staffers risked their lives to keep the crossing open and managed to send through 1,491 truckloads of food, 220 truckloads of other humanitarian supplies, and 106 truckloads of medical supplies. But the numbers would certainly have been higher had the nonstop attacks not kept disrupting operations. On August 1, for instance, a shipment comprising 91 truckloads of aid had to be aborted on when Hamas violated a humanitarian cease-fire by launching a massive attack near Kerem Shalom.

Then there’s the shortage of medical care, as Gaza’s hospitals were reportedly overwhelmed by the influx of Palestinian casualties. To relieve this pressure, Israel allowed some Palestinians into Israel for treatment and also set up a field hospital on the Gaza border. But throughout the war, the field hospital stood almost empty–which Israel says is because Hamas deliberately kept Palestinians from using it.

Many pundits dismiss this claim, insisting there were simply no Palestinians who wanted to go there. That, however, is highly implausible. Gazans routinely seek treatment in Israel because it offers better medical care than Gaza does; as one Gazan said in 2012, “It is obvious that people come to Israel for medical treatment, regardless of the political conflict.” Even Hamas Prime Minister Ismail Haniyeh sends his family to Israel for treatment; over the past two years, Israel has treated both his granddaughter and his sister’s husband. So while some Palestinians undoubtedly objected to accepting help from the enemy, it’s hard to believe there weren’t also Palestinians who simply wanted the best possible care for their loved ones, and would gladly have accepted it from Israel had they not feared retaliation from a group with no qualms about shooting dissenters.

It’s also worth noting that “humanitarian” organizations in Gaza actively contributed to this particular problem. UNRWA and the Red Cross did refer a few patients to the Israeli field hospital. But you have to wonder why they opted to refer most patients to Gaza’s Shifa Hospital and then make videos about how difficult conditions there were instead of easing the burden on Shifa by referring more patients to the Israeli hospital.

Then, of course, there’s the dire electricity shortage–also courtesy in part of Hamas, which destroyed two power lines carrying electricity from Israel to Gaza and subsequently prevented their repair by shelling the area nonstop.

Finally, there’s the massive destruction of houses in Gaza, which has left thousands of families homeless. That, too, was largely courtesy of Hamas: It booby-trapped houses and other civilian buildings, like a UNRWA clinic, on a massive scale and also used such buildings to store rockets and explosives.

Sometimes, it blew up these buildings itself in an effort to kill Israeli soldiers. Other times, the buildings blew up when relatively light Israeli ammunition like mortar shells–which aren’t powerful enough to destroy a building on their own–caused the booby traps or stored rockets to detonate. As Prof. Gregory Rose aptly noted, Hamas effectively turned all of Gaza into one big suicide bomb. In one neighborhood, for instance, 19 out of 28 houses were either booby-trapped, storing rockets, or concealing a tunnel entrance, thereby ensuring their destruction.

Now, the organization is gleefully watching the world blame Israel for the humanitarian crisis Hamas itself created. And that gives it every incentive to repeat these tactics in the future.

Voir également:

Vidéo: Gaza, des Palestiniens témoignent et dénoncent le Hamas
Europe Israël
août 06, 2014

Anina, réfugiée palestinienne interviewée sur France Info, dénonce le Hamas et indique que les manifestants pro-gaza se trompent car ils ne soutiennent pas le peuple palestinien mais le Hamas qui martyrise le peuple. Ramad et Mahomoud se cachent car ils sont recherchés par le Hamas. Nonie Darwish, femme palestinienne de Gaza, parle des djihadistes du Hamas, de l’Islam radical…
Ces témoignages sont accablants sur la terreur que fait régner le Hamas sur les palestiniens: boucliers humains, sévices, meurtres, l’organisation terroriste détourne l’aide humanitaire et affame le peuple.

Pour manger et survivre il faut appartenir au Hamas…

Une vidéo a écouter jusqu’au bout et à diffuser massivement…

Anina : C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là.

Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humains. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place.

L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya: les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant.

France info : Vous voulez dire que la Hamas lance des roquettes d’endroits où il y a des civils et des enfants?

Anina : Oui.

France Info : …en sachant que les bombardements israéliens vont faire des victimes parmi cette population ?

Anina : Oui. Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas.

Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire…

Voir encore:

Hamas Concealing Their Role In Innocent Gaza Deaths By Threatening, Expelling Reporters

Brendan Bordelon
The Daily caller
07/31/2014

Increasing reports from Gaza suggest Hamas is actively threatening or deporting any international journalist who reports on casualties caused by the terror group or its use of human shields — with one Italian journalist claiming he was unable to report the deadly misfire of a Hamas rocket until he’d left the battered coastal enclave.

On Monday, American media outlets reported that a strike on al-Shati refugee camp killed ten civilians — nine of them children. The Daily Beast called the attack an Israeli “air strike,” ignoring an Israeli Defense Forces (IDF) protest to the contrary. The Nation noted the IDF’s denial but added that “several eyewitnesses blamed the explosion on an airstrike.”

On Tuesday, Italian journalist Gabriele Barbati tweeted the following:

Unlike the initial news of the attack, Hamas’ complicity in the childrens’ death was not widely reported in international media outlets. And almost no one reported on Barbati’s inference that Hamas seeks to “retaliate” against inconvenient journalists.

Reporters still in Gaza who reveal Hamas’ endangerment of its own people have mysteriously deleted those reports soon after their filing. On July 22, Wall Street Journal reporter Nick Casey tweeted a photo allegedly taken from within al-Shifa hospital, the main reception point for women and children wounded in the Gaza fighting:

Al-Shifa hospital tweet

That tweet was quickly removed from Casey’s feed after a Hamas media account tweeted the following:

Other reports indicate what has long been suspected — that Hamas uses al-Shifa hospital not just as a multimedia hub to meet reporters and conduct TV interviews — but as a shield for a base through which its top leadership plans operations and hides from Israeli forces.

On July 15, the Washington Posts’s William Booth reported that the hospital “has become a de facto headquarters for Hamas leaders, who can be seen in the hallways and offices.” But the first independent confirmation of a Hamas headquarter at the hospital isn’t mentioned until the eight paragraph of the story — something TabletMag calls “burying the lede.” And other journalists who routinely visit the hospital to interview Hamas officials fail to mention the significance of their pervasive presence.

On July 29, al-Shifa hospital was hit by an unidentified aerial bomb. Wall Street Journal reporter Tamer El-Ghobashy quickly tweeted the following:

Tamer El-GhobashyThat post was soon taken down, with El-Ghobashy replacing the tweet with the same picture captioned “Unclear what the origin of the projectile is.” El-Ghobashy later claimed he deleted the tweet because it was “speculative” and that there was “no conspiracy.”

But the experiences of others reporters less accommodating to Hamas suggest there may have been an element of self-preservation in El-Ghobashy’s decision to remove the tweet.

The Times of Israel reports that earlier this month, an unidentified French journalist for local newspaper Ouest France was interviewed for an article in France’s Liberation newspaper.

The journalist reported how he was held against his will, threatened and interrogated by Hamas officials in a back room of al-Shifa hospital. “Are you a corespondent for Israel?” he was consistently asked. The officials eventually decided to expel the reporter from Gaza altogether.

Liberation later took down the article over concerns for the reporter’s safety, which the story named.

And on Wednesday, pro-Hamas journalists in Gaza tweeted that RT reporter Harry Fear was expelled from Gaza after tweeting that rockets were being fired from a location near his hotel:

Harry Fear

Over one day later, Fear’s deportation from Gaza has not been confirmed or denied by RT.

Voir de plus:

On Israel’s Defeat in Gaza
Hamas will dig out from under the rubble and the world will remember the image of four boys killed on a beach.
David Rothkopf
Foreign policy
August 6, 2014

There is no doubt that Israeli leaders feel justified in their actions in Gaza. Polls show that over nine out of 10 Israelis supported the recent war. Hamas is a very bad actor. Israel has every right to defend itself.

Yet, whenever this most recent conflict is seen to be over, it will not be remembered for the security logic behind it or the speeches justifying it. Nor will it be remembered for the tactical gains that Israel may have achieved. No, the lasting image this war will leave the world is of four boys on a beach, playing soccer and then running for their lives, hurtled from a carefree moment of childhood to oblivion in the blink of an eye.

There is no Iron Dome that can protect Israel from images like that. There is no Iron Dome that can undo the images of suffering and destruction burned into our memories or justify away the damage to Israel’s legitimacy that comes from such wanton slaughter. Most importantly, the Iron Dome protects Israel only from the damage others try to inflict upon it; it cannot save the country from the damage it does to itself.

Let’s accept for a moment every single argument made by the Israeli leadership for their actions in Gaza: Missile attacks are intolerable. Kidnapping and killing Israeli boys is a horror. Hamas is a terrorist group. It uses human shields to protect its munitions and its fighters. It actively invites Israeli attacks that inevitably wreak havoc upon innocent Palestinians. Every country has a right to defend itself. Other countries have done worse to protect the security of their citizens. It is easy to accept all these things. They are all true.

Also, let’s set aside the counterarguments. Set aside the reality that this war was started as much as response to Israeli government anger over the Palestinian unity government as it was to address the security concerns above. Set aside that it was in part an emotional response to the kidnapping and murder of three Israeli teens as it was to missile attacks. Set aside that these missile attacks launched from Hamas-controlled Gaza have inflicted relatively limited damage since they started over a decade ago and that Israel’s response to these attacks has been — by any measure — disproportionate. These things may also be true, but there are counterarguments to the counterarguments.

If you were an Israeli and you had lost one relative, or watched your child huddle in a shelter through even just one missile attack, your concern would be the safety of your family. Further, it would be impossible to look at the threat posed by any individual attack or any series of attacks as being isolated or limited; greater risks still loomed. As Jeffrey Goldberg points out in his well-argued and thoughtful piece, « What Would Hamas Do If It Could Do Whatever It Wanted? » it is a fact that Hamas lists among its stated goals the destruction not only of Israel but of all Jews.

And of course these counterarguments to the counterarguments are no less compelling than those of Gazans who feel that blockading 1.8 million people in a bleak urban environment is oppressive, and who have every right to demand the freedom, dignity, and personal security they are not receiving — people who rightly feel that no matter what Hamas’s tactics, there is nothing that justifies the killing of their children, not to mention their innocent sisters, brothers, mothers, and fathers.

That is the horrible reality of this situation. With an open mind, it is easy to see the perspectives of both sides. With an open heart, it is easy to understand the fear and the heartbreak and the impulse for survival that have pushed both groups to the desperate acts they have committed.

But if, in committing this show of egregious force, Israel’s primary goal was to enhance its security, it likely achieved only near-term gains on that front. Hamas remains. The populace from which it recruits is inflamed. Its global funders in faraway places like Qatar remain safe and intact and no less inclined to write checks. Indeed, they have gained standing through this conflict and been invited to join the table in diplomatic exchanges where, had they not been funders of terrorism, they would have had no place.

If Israel’s goal was to delegitimize Hamas, whatever it achieved during these last three weeks came at the expense of its own reputation. No matter how many articulate, pommy-accented spokespeople Israel rolls out to discuss human shields, they are trumped by the images of dead and wounded women and children, the stories of displaced families, the ground truth of an advanced, technologically sophisticated, militarily powerful nation laying waste to a land it occupies in order to root out a small cadre of fighters who pose little strategic threat to it. In short, Israel was waging a military action against an adversary that was waging a political campaign and thus adopted the wrong tactics and measured their progress by the wrong metrics. In fact, there is no denying that the Israeli tactics (it seems very unlikely there was any real strategizing going on) in this war do not pass the most basic tests available by which to assess them, those of morality, proportionality, and effectiveness.

Strategically, this is about neither missiles nor tunnels. It is, at its heart, like most aspects of Israel’s long struggle with the Palestinians, about the terms by which the people of Palestine will get the state that is theirs by every right and precept of international law and decency. Therefore, Israel’s action has to be assessed in terms of whether or not it will help or hurt its own standing in that negotiation, in which both sides participate by virtue of their daily actions whether there’s a formal negotiating table in place or not. And for all the reasons cited above, it can only hurt. Further, it must be asked whether the bloodshed in Gaza will make it more or less likely that the world will embrace Palestinian efforts to claim independence with or without Israeli cooperation. What is more, even if Hamas is weakened by the actions of the past few weeks, and the world (including perhaps Hamas) realizes the benefits of allowing the Palestinian Authority’s current leaders to take the lead on behalf of the Palestinian people, that transfer to a more legitimate leadership takes away one of Israel’s favorite excuses for not making progress toward an agreement. Absent Hamas and absent the divisions it brought, you have a more unified and internationally acceptable Palestinian regime.

The situation on the ground in Gaza in the wake of the violence of this past month does not help much to identify a winner or a loser from this knot of absolutes and moral ambiguities, rights and violations, human needs and political agendas. Israel can rightly claim to have inflicted great damage on Hamas, destroying rockets and tunnel complexes and exposing their cowardly and reckless tactics for what they are. Hamas can claim to have won simply because they survived and will live to fight another day, in that instance with a new army of recruits inflamed into action by this last war.

Such claims aside, the reality is that it is almost certainly more true that both sides lost than it is that either won. Israel’s standing internationally is further damaged, as is whatever slight credibility Hamas may have had as an advocate for the Palestinian people. It will cost billions to rebuild Gaza. The economic crater created by the conflict will harm both sides.

In the end, Israel lost in large part because despite its massive military and resource and advantages and Palestinian poverty and the comparative weakness of Hamas’s fighters, the Palestinians have one secret weapon that, like the images and narrative of the past conflict, trumps the Iron Dome. They have the clock on their side. With each day their population grows as does the injustice under which they suffer. With each day Israel’s arguments for delaying the establishment of that state grow weaker.

But for all the care we may and should give to looking at such a crisis in a balanced way, at the end of the day, it is hard to avoid the conclusion that one side actually did come out of this the loser. That is because when the final results and long-term implications of those results are tallied up, they are likely to suggest Israel both won less and lost more than did the Palestinian people.

Gaza avant le Congo ? La Palestine avant la Syrie ?
Alain Gresh
Nouvelles d’Orient
31 juillet 2014

A chaque nouvelle offensive israélienne contre les Palestiniens, ressurgit le même argument : pourquoi vous focalisez-vous sur ce conflit qui fait bien moins de morts que les guerres ravageant d’autres pays, comme le Congo, la Syrie, l’Irak ? En quoi le conflit israélo-palestinien est-il à part ? C’est pour tenter de répondre à cette question que j’ai écrit De quoi la Palestine est-elle le nom ?(le livre a été traduit en arabe (ألان غريش : علامَ يُطلق اسم فلسطين؟).

Le texte ci-dessous est un extrait de la conclusion de l’ouvrage. Il répond notamment au journaliste Hugues Serraf à propos de l’offensive israélienne sur Gaza de décembre 2008 – janvier 2009.
« Si un mort israélien vaut plusieurs morts palestiniens, combien faut-il de cadavres congolais pour un linceul gazaoui ? C’est un bête entrefilet de quelques lignes, une dépêche AFP que personne ne s’est donné la peine de réécrire ou de compléter. […] 271 personnes auraient été tuées depuis le 25 décembre 2008 en République démocratique du Congo par les hommes de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA en anglais), un groupe venu d’Ouganda et en route pour la République centrafricaine. »

Lire « Gaza l’insoumise, creuset du nationalisme palestinien », et « Une question d’“équilibre” » dansLe Monde diplomatiqued’août 2014, en kiosques.Voilà ce qu’écrivait le journaliste Hugues Serraf durant l’attaque israélienne contre Gaza. L’interrogation est légitime, même si la conclusion est problématique :

« Comprendre comment Israël est devenu le méchant idéal ; celui que vous adorerez haïr sans retenue puisque sans risque d’être contredit autrement que par un « sioniste » ; celui dont vous comparerez systématiquement les crapuleries à celles des nazis […]Cette spécificité des réactions à ce qui touche Israël a peut-être des ressorts raisonnables que je suis honnêtement incapable de saisir. Peut-être est-il réellement possible de décréter que le conflit avec les Palestiniens est plus grave, plus intense, plus tragique — bref, plus tout et n’importe quoi que tout et n’importe quoi. Il faudra me le démontrer. »

Essayons de le « démontrer », même si, sous sa feinte naïveté, l’opinion de Serraf semble arrêtée : c’est l’antisémitisme qui expliquerait cette « fixation » sur la Palestine, laquelle permettrait d’exprimer, sans honte et sans remords, cette « haine éternelle » à l’égard des juifs. La Palestine serait-elle le nouveau nom de l’antisémitisme ?

La place de la Palestine au coeur de la Terre sainte et d’un Proche-Orient riche en pétrole explique, en partie, le fait qu’elle ait souvent occupé, au moins depuis 1967, la Une de l’actualité. Pourtant, cette cause n’a longtemps suscité que peu d’indignation. Ni les millions de réfugiés parqués dans des camps, ni le naufrage de tout un peuple en 1948-1949 n’ont ému l’Europe, traumatisée par la Seconde Guerre mondiale. Après 1967, si la mobilisation de quelques groupes d’extrême gauche européens en faveur des fedayins s’inscrivit dans la solidarité mondiale antiimpérialiste, dans l’exaltation de la « lutte armée » et dans le grand rêve de révolution, elle se limita à des cercles peu influents. Il fallut l’invasion israélienne du Liban en 1982 et le déclenchement de « la révolte des pierres » — la première Intifada — en 1987 pour que la solidarité avec la Palestine déborde les groupes militants.

Le numéro des Temps modernes publié au moment de la guerre de juin 1967 illustrait le malaise de la gauche française, y compris de ceux qui s’étaient engagés ardemment dans le combat pour l’indépendance algérienne et, plus largement, pour la décolonisation. Dans sa préface à la revue, Jean-Paul Sartre ne dissimulait pas son embarras :

« Je voulais seulement rappeler qu’il y a, chez beaucoup d’entre nous, cette détermination affective qui n’est pas, pour autant, un trait sans importance de notre subjectivité mais un effet général de circonstances historiques et parfaitement objectives que nous ne sommes pas près d’oublier. Ainsi sommes-nous allergiques à tout ce qui pourrait, de près ou de loin, ressembler à de l’antisémitisme. À quoi nombre d’Arabes répondront : « Nous ne sommes pas antisémites, mais anti-israéliens. » Sans doute ont-ils raison : mais peuvent-ils empêcher que ces Israéliens pour nous ne soient aussi des Juifs ? »

On ne peut mieux résumer les réticences de la gauche européenne vis-à-vis de la cause palestinienne.

Réticences qui confinent à l’aveuglement : les Palestiniens en tant que tels ne sont même pas évoqués en 1967, alors que la menace sur Israël, peinte dans les termes les plus alarmistes dans les années 1960, perdait toute consistance réelle : le pays, appuyé par les Etats-Unis, pouvait vaincre toutes les armées arabes réunies. En Europe, comme l’expliquait Sartre, on percevait ce conflit à travers les persécutions antisémites et « la légitime aspiration à une patrie du peuple juif », chassé de ses terres deux mille ans plus tôt.

On peut alors, avant de revenir sur la question de l’antisémitisme, reformuler l’interrogation de Serraf et se demander plutôt pourquoi, après une si longue période de discrétion, la Palestine est devenue, comme l’énonçait le philosophe Etienne Balibar, une « cause universelle » ; pourquoi, en janvier 2009, des paysans latino-américains, mais aussi de jeunes Français et des vétérans de la lutte anti-apartheid sud-africains, sont descendus dans la rue pour dénoncer l’agression israélienne contre Gaza. Pour quelle raison une cause mobilise-t-elle, à un moment donné, les opinions de tous les continents ?

A partir des années 1960, le Vietnam (plus largement l’Indochine) puis l’Afrique du Sud ont occupé une place privilégiée dans l’actualité internationale. Etait-ce justifié ? Les Etats-Unis expliquaient alors que le communisme portait la responsabilité de crimes bien plus graves que leur intervention au Vietnam. Le régime de l’apartheid, pour sa part, prétendait que l’on comptait moins de morts en Afrique du Sud que sous telle ou telle dictature du continent africain. L’assassinat du militant étudiant Steve Biko par les policiers de l’apartheid en septembre 1977, un an après les émeutes de Soweto, a suscité plus d’indignation que l’élimination à la même époque de milliers d’opposants par le dictateur éthiopien Haile Mariam Mengistu. C’est le même argument que reprend Serraf quand il explique que le conflit israélo-palestinien est bien moins meurtrier que les « petites guerre » aux confins de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo.

Il n’empêche. Qu’on s’en désole ou pas, l’opinion publique internationale ne mesure pas ses réactions à la seule aune d’une comptabilité macabre. Car elle est sensible aussi à la portée symbolique des situations. A un moment donné, un conflit peut en effet exprimer la « vérité » d’une époque, dépasser le cadre étroit de sa localisation géographique pour gagner une signification universelle. Malgré leurs dissemblances, le Vietnam, l’Afrique du Sud et la Palestine se situent tous trois sur la ligne de faille entre Nord et Sud. L’histoire du siècle passé a certes été marquée par les deux guerres mondiales, par l’émergence, l’apogée et la chute du communisme et par l’affirmation de la puissance des Etats-Unis. Mais, comme nous l’avons montré au fil des chapitres précédents, elle a aussi vu s’émanciper du joug colonial la grande majorité de la population mondiale, qui a cherché à conquérir le droit de décider elle-même de son destin. Le Vietnam a symbolisé la lutte d’un petit peuple du Tiers Monde contre la principale puissance du Nord ; l’Afrique du Sud a illustré la révolte contre un système ségrégationniste dominé par les Blancs ; ultime survivance du « colonialisme de peuplement » européen, la Palestine cristallise les aspirations à un monde qui aura tourné la page de deux siècles de domination de l’Occident…

De quoi la Palestine est-elle devenue le nom ?

D’abord, de la domination coloniale de l’Occident. Ensuite, d’une injustice persistante, marquée par une violation permanente du droit international. Enfin, d’une logique de « deux poids, deux mesures », appliquée par les gouvernements, relayée par les Nations unies et théorisée par bon nombre d’intellectuels occidentaux. Au croisement de l’Orient et de l’Occident, du Sud et du Nord, la Palestine symbolise à la fois le monde ancien, marqué par l’hégémonie du Nord, et la gestation d’un monde nouveau fondé sur le principe de l’égalité entre les peuples.

Serraf a raison. La couverture de l’affrontement israélo-palestinien obéit à des règles différentes de celles qui prévalent pour les autres conflits, et Israël est jugé selon des principes spéciaux. En effet, quel autre exemple connaît-on d’une occupation condamnée depuis plus de quarante ans par les Nations unies sans résultats ni sanctions ? Quel autre cas existe-t-il de puissance conquérante pouvant installer plus de 500 000 colons dans les territoires qu’elle occupe (politique qui, en droit international, constitue un « crime de guerre ») sans que la communauté internationale émette autre chose que des condamnations verbales, sans effet ni suite ?

Voir encore:

Israël peut-il sortir du piège de Gaza ?
Pierre Rousselin
Géopolitique
1 août 2014

Israël ne règlera pas le problème que lui pose le Hamas en bombardant sans relâche la bande de Gaza. L’artillerie, l’aviation, les incursions terrestres et la création d’une zone tampon peuvent amoindrir la capacité qu’ont les islamistes de lancer des roquettes sur Israël. Mais le Hamas pourra toujours crier victoire : il lui suffit de résister à une force militaire dont la supériorité est écrasante. L’accumulation désolante de victimes civiles des raids israéliens ne détourne pas les Palestiniens des militants intégristes. Elle ne fait, au contraire, que les radicaliser.

Ce même scénario s’est déjà produit deux fois au cours des dernières années, lors des conflits similaires de 2008-2009 et de 2012. Au fil des ans, la violence ne fait qu’augmenter, les bilans sont de plus en plus sanglants, mais le problème de fond reste le même. Le Hamas s’est adapté en augmentant la portée de ses roquettes, en ayant recours à des drones et en étendant le maillage de tunnels qui est au coeur de sa stratégie. Le réseau sous-terrain lui sert à s’approvisionner en armements depuis l’Egypte voisine, à échapper à la surveillance israélienne, à s’abriter des bombardements et à effectuer des incursions en Israël.

Intervenir tous les deux ou trois ans à Gaza pour détruire l’arsenal des islamistes constitue la seule riposte qu’Israël ait trouvée. A court terme, elle vise un objectif militaire précis : réduire la capacité offensive des islamistes. Mais à long terme, elle sert les intérêts du Hamas. Le mouvement islamiste sort à chaque fois grandi d’une bataille dont le coût en vies humaines met Israël sur le banc des accusés. Une fois le calme revenu, l’ennemi n’a aucun mal à se réarmer et à reconstruire son réseau de tunnels. Cette année, le Hamas était affaibli au point de devoir soutenir un gouvernement d’unité nationale avec les modérés de l’Autorité palestinienne. Avec l’offensive israélienne, les plus extrémistes ont retourné la situation à leur profit.

Comme en 2008 et en 2012, Israël est pris dans le piège de Gaza. La logique de guerre radicalise l’opinion publique israélienne qui s’étonne de la poursuite des tirs de roquettes et exige encore davantage de son armée. Même s’il le souhaitait, l’Etat hébreu ne peut pas réoccuper durablement le territoire comme avant les accords d’Oslo, en 1993. La branche armée du Hamas a eu tout le temps de s’organiser et causerait des pertes insupportables à des troupes d’occupation.  Espérer éradiquer les militants islamistes par la force n’a pas de sens. D’autres, plus extrémistes encore, prendront la place du Hamas. Ils existent déjà dans la mouvance salafiste, bien implantée à Gaza.

Comment échapper à ce cercle infernal ? L’accumulation de victimes depuis le 8 juillet rend urgent un cessez le feu. L’échec des efforts entrepris jusqu’ici montre qu’une trêve ne pourra être obtenue que si elle ouvre la voie à une solution durable. Pour cela, une feuille de route doit être établie et imposée aux belligérants par un effort diplomatique coordonné et soutenu le plus largement possible.

L’évolution de la configuration internationale dans laquelle s’inscrit le sanglant huis clos de Gaza peut fournir une lueur d’espoir. Pour en finir avec les lancers de roquettes, Benjamin Netanyahou peut compter cette fois sur un allié objectif de taille : l’Egypte.

Jusqu’au renversement de Mohamed Morsi, le Hamas était soutenu par les Frères musulmans au pouvoir au Caire. Depuis juillet 2013, le mouvement palestinien est devenu une cible prioritaire de la lutte anti-islamiste menée par le régime égyptien. Le général Abdel Fattah al-Sissi, élu à la présidence en mai dernier, a étendu la « guerre contre le terrorisme » qu’il mène contre les Frères musulmans égyptien au Hamas.  L’Egypte n’a pas attendu le déclenchement de l’opération israélienne en cours pour restreindre les transferts de fonds et s’attaquer aux tunnels de ravitaillement en armes qui passent sous la frontière entre Gaza et le Sinaï, obligeant le mouvement de la résistance islamique à engager une « réconciliation » avec l’Autorité palestinienne.

Du point de vue Israélien, la poursuite du statu quo est intenable. Le Hamas a réussi à renverser en sa faveur les paramètres du conflit. La supériorité militaire écrasante sur laquelle l’Etat hébreu fonde sa défense depuis sa création devait porter le combat loin des arrières pour mener des offensives-éclairs destinées à remporter des victoires rapides avant de subir la pression pour un cessez le feu. Dans un conflit asymétrique comme celui de Gaza, la supériorité militaire israélienne ne parvient pas à imposer sa loi. Elle devient même contreproductive lorsqu’il lui faut faire des centaines de morts dans la population civile, femmes et enfants compris, pour détruire quelques tunnels et éliminer quelques roquettes. A long terme, la sécurité d’Israël ne dépend pas seulement de sa puissance de feu mais aussi de l’image projetée dans le monde. Chaque offensive à Gaza dure de plus en plus longtemps et produit un effet désastreux sur le soutien que l’Etat hébreu peut espérer avoir dans la communauté internationale.

Un arrêt durable des hostilités ne peut être accepté par Israël que s’il met en route une démilitarisation effective de la branche armée du Hamas.  C’est un objectif auquel devrait souscrire l’Egypte, en coordination avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. En échange de mesures concrètes dans ce sens, sous supervision internationale, Israël devra autoriser une levée progressive  et contrôlée du blocus de Gaza et faciliter un financement de la reconstruction du territoire par l’intermédiaire de l’Autorité palestinienne.

Le cessez-le feu de 2012, négocié par l’entremise des Etats-Unis, n’avait  rien réglé, faute d’une réelle volonté de l’imposer de la part de l’Egypte alors sous l’emprise des Frères musulmans de Mohamed Morsi. Cette fois, la nouvelle donne internationale peut permettre de contrer le Hamas tout en remettant en selle les modérés de l’Autorité palestinienne. Encore faudrait-il que les diplomaties occidentales assument ce choix, l’imposent à Israël et cessent de faire le jeu des islamistes et de leurs alliés dans le monde arabe.


Hamas: De même que pour toutes les terres conquises par l’islam (For the Hamas, Palestine is an Islamic Waqf throughout all generations and to the Day of Resurrection as long as Heaven and earth last)

3 août, 2014
Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Le Mouvement de la Résistance Islamique aspire à l’accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L’Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- a dit : « L’Heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est à dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : ‘Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. Charte du Hamas (article 7)
Le Mouvement de la Résistance Islamique croit que la Palestine est un Waqf islamique consacré aux générations de musulmans jusqu’au Jugement Dernier. Pas une seule parcelle ne peut en être dilapidée ou abandonnée à d’autres. Aucun pays arabe, président arabe ou roi arabe, ni tous les rois et présidents arabes réunis, ni une organisation même palestinienne n’a le droit de le faire. La Palestine est un Waqf musulman consacré aux générations de musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Qui peut prétendre avoir le droit de représenter les générations de musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier ? Tel est le statut de la terre de Palestine dans la Charia, et il en va de même pour toutes les terres conquises par l’islam et devenues terres de Waqf dès leur conquête, pour être consacrées à toutes les générations de musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Il en est ainsi depuis que les chefs des armées islamiques ont conquis les terres de Syrie et d’Irak et ont demandé au Calife des musulmans, Omar Ibn-al Khattab, s’ils devaient partager ces terres entre les soldats ou les laisser à leurs propriétaires. Suite à des consultations et des discussions entre le Calife des musulmans, Omar Ibn-al Khattab, et les compagnons du Prophète, Allah le bénisse, il fut décidé que la terre soit laissée à ses propriétaires pour qu’ils profitent de ses fruits. Cependant, la propriété véritable et la terre même doit être consacrée aux seuls musulmans jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Ceux qui se trouvent sur ces terres peuvent uniquement profiter de ses fruits. Ce waqf persiste tant que le Ciel et la Terre existent. Toute procédure en contradiction avec la Charia islamique en ce qui concerne la Palestine est nulle et non avenue.« C’est la vérité infaillible. Célèbre le nom d’Allah le Très-Haut » (Coran, LVI, 95-96). Charte du Hamas (article 11)
The Jews are the most despicable and contemptible nation to crawl upon the face of the Earth, because they have displayed hostility to Allah. Allah will kill the Jews in the hell of the world to come, just like they killed the believers in the hell of this world. Atallah Abu al-Subh (former Hamas minister of culture, 2011)
Right now, Israel is much more powerful than Hezbollah and Hamas. Let’s say tomorrow this was reversed. Let’s say Hamas had the firepower of Israel and Israel had the firepower of Hamas. What do you think would happen to Israel were the balance of power reversed? David Wolpe (rabbi of Los Angeles Sinai Temple)
The truth is that there is an obvious, undeniable, and hugely consequential moral difference between Israel and her enemies. The Israelis are surrounded by people who have explicitly genocidal intentions towards them. The charter of Hamas is explicitly genocidal. It looks forward to a time, based on Koranic prophesy, when the earth itself will cry out for Jewish blood, where the trees and the stones will say “O Muslim, there’s a Jew hiding behind me. Come and kill him.” This is a political document. We are talking about a government that was voted into power by a majority of Palestinians. (…) The discourse in the Muslim world about Jews is utterly shocking. Not only is there Holocaust denial—there’s Holocaust denial that then asserts that we will do it for real if given the chance. The only thing more obnoxious than denying the Holocaust is to say that itshould have happened; it didn’t happen, but if we get the chance, we will accomplish it. There are children’s shows in the Palestinian territories and elsewhere that teach five-year-olds about the glories of martyrdom and about the necessity of killing Jews. And this gets to the heart of the moral difference between Israel and her enemies. And this is something I discussed in The End of Faith. To see this moral difference, you have to ask what each side would do if they had the power to do it. What would the Jews do to the Palestinians if they could do anything they wanted? Well, we know the answer to that question, because they can do more or less anything they want. The Israeli army could kill everyone in Gaza tomorrow. So what does that mean? Well, it means that, when they drop a bomb on a beach and kill four Palestinian children, as happened last week, this is almost certainly an accident. They’re not targeting children. They could target as many children as they want. Every time a Palestinian child dies, Israel edges ever closer to becoming an international pariah. So the Israelis take great pains not to kill children and other noncombatants. (…)What do we know of the Palestinians? What would the Palestinians do to the Jews in Israel if the power imbalance were reversed? Well, they have told us what they would do. For some reason, Israel’s critics just don’t want to believe the worst about a group like Hamas, even when it declares the worst of itself. We’ve already had a Holocaust and several other genocides in the 20th century. People are capable of committing genocide. When they tell us they intend to commit genocide, we should listen. There is every reason to believe that the Palestinians would kill all the Jews in Israel if they could. Would every Palestinian support genocide? Of course not. But vast numbers of them—and of Muslims throughout the world—would. Needless to say, the Palestinians in general, not just Hamas, have a history of targeting innocent noncombatants in the most shocking ways possible. They’ve blown themselves up on buses and in restaurants. They’ve massacred teenagers. They’ve murdered Olympic athletes. They now shoot rockets indiscriminately into civilian areas. And again, the charter of their government in Gaza explicitly tells us that they want to annihilate the Jews—not just in Israel but everywhere.(…) The truth is that everything you need to know about the moral imbalance between Israel and her enemies can be understood on the topic of human shields. Who uses human shields? Well, Hamas certainly does. They shoot their rockets from residential neighborhoods, from beside schools, and hospitals, and mosques. Muslims in other recent conflicts, in Iraq and elsewhere, have also used human shields. They have laid their rifles on the shoulders of their own children and shot from behind their bodies. Consider the moral difference between using human shields and being deterred by them. That is the difference we’re talking about. The Israelis and other Western powers are deterred, however imperfectly, by the Muslim use of human shields in these conflicts, as we should be. It is morally abhorrent to kill noncombatants if you can avoid it. It’s certainly abhorrent to shoot through the bodies of children to get at your adversary. But take a moment to reflect on how contemptible this behavior is. And understand how cynical it is. The Muslims are acting on the assumption—the knowledge, in fact—that the infidels with whom they fight, the very people whom their religion does nothing but vilify, will be deterred by their use of Muslim human shields. They consider the Jews the spawn of apes and pigs—and yet they rely on the fact that they don’t want to kill Muslim noncombatants.(…) Now imagine reversing the roles here. Imagine how fatuous—indeed comical it would be—for the Israelis to attempt to use human shields to deter the Palestinians. (…) But Imagine the Israelis holding up their own women and children as human shields. Of course, that would be ridiculous. The Palestinians are trying to kill everyone. Killing women and children is part of the plan. Reversing the roles here produces a grotesque Monty Python skit. If you’re going to talk about the conflict in the Middle East, you have to acknowledge this difference. I don’t think there’s any ethical disparity to be found anywhere that is more shocking or consequential than this. And the truth is, this isn’t even the worst that jihadists do. Hamas is practically a moderate organization, compared to other jihadist groups. There are Muslims who have blown themselves up in crowds of children—again, Muslim children—just to get at the American soldiers who were handing out candy to them. They have committed suicide bombings, only to send another bomber to the hospital to await the casualities—where they then blow up all the injured along with the doctors and nurses trying to save their lives. Every day that you could read about an Israeli rocket gone astray or Israeli soldiers beating up an innocent teenager, you could have read about ISIS in Iraq crucifying people on the side of the road, Christians and Muslims. Where is the outrage in the Muslim world and on the Left over these crimes? Where are the demonstrations, 10,000 or 100,000 deep, in the capitals of Europe against ISIS?  If Israel kills a dozen Palestinians by accident, the entire Muslim world is inflamed. God forbid you burn a Koran, or write a novel vaguely critical of the faith. And yet Muslims can destroy their own societies—and seek to destroy the West—and you don’t hear a peep. (…) These incompatible religious attachments to this land have made it impossible for Muslims and Jews to negotiate like rational human beings, and they have made it impossible for them to live in peace. But the onus is still more on the side of the Muslims here. Even on their worst day, the Israelis act with greater care and compassion and self-criticism than Muslim combatants have anywhere, ever. And again, you have to ask yourself, what do these groups want? What would they accomplish if they could accomplish anything? What would the Israelis do if they could do what they want? They would live in peace with their neighbors, if they had neighbors who would live in peace with them. They would simply continue to build out their high tech sector and thrive. (…) What do groups like ISIS and al-Qaeda and even Hamas want? They want to impose their religious views on the rest of humanity. They want stifle every freedom that decent, educated, secular people care about. This is not a trivial difference. And yet judging from the level of condemnation that Israel now receives, you would think the difference ran the other way. This kind of confusion puts all of us in danger. This is the great story of our time. For the rest of our lives, and the lives of our children, we are going to be confronted by people who don’t want to live peacefully in a secular, pluralistic world, because they are desperate to get to Paradise, and they are willing to destroy the very possibility of human happiness along the way. The truth is, we are all living in Israel. It’s just that some of us haven’t realized it yet. Sam Harris
On ne manque pas d’images du conflit de Gaza. Nous avons vu les décombres, les enfants palestiniens morts, les Israéliens courir aux abris pendant les attaques de roquettes, les manœuvres israéliennes et les images fournies par l’armée israélienne des militants du Hamas sortant de tunnels pour attaquer les soldats israéliens. Nous n’avons pratiquement pas vu aucune image d’hommes armés du Hamas à Gaza. Nous savons qu’ils sont là : il y a bien quelqu’un qui doit se charger de lancer les roquettes sur Israël (plus de 2 800) et de les tirer sur les troupes israéliennes dans Gaza. Pourtant, jusqu’à maintenant, les seules images que nous avons vues (ou dont nous avons même entendu parler) sont les vidéos fournies par l’armée israélienne de terroristes du Hamas utilisant les hôpitaux, les ambulances, les mosquées, les écoles (et les tunnels) pour lancer des attaques contre des cibles israéliennes ou transporter des armes autour de Gaza. Pourquoi n’avons nous pas vu des photographies prises par des journalistes d’hommes du Hamas dans Gaza ? Nous savons que le Hamas ne veut pas que le monde voit les hommes armés palestiniens en train de lancer de roquettes ou utilisant des lieux peuplés de civils comme des bases d’opération. Mais si l’on peut voir des images des deux côtés pratiquement dans toutes les guerres, en Syrie, en Ukraine, en Irak, pourquoi Gaza fait-elle figure d’exception ? Si des journalistes sont menacés et intimidés lorsqu’ils essaient de documenter les activités du Hamas dans Gaza, leurs agences de presse devraient le dire publiquement. (…) Pour de nombreux spectateurs, le récit de cette guerre doit apparaître très clair : le puissant Israël bombarde des Palestiniens sans défense. C’est compréhensible lorsque l’on ne voit presque aucune photographie des agresseurs palestiniens. (…) Ce n’est pas un détail. L’opinion publique est un élément crucial dans ce conflit. Elle va jouer un rôle pour déterminer quand les combats cesseront, à quoi ressemblera le cessez-le-feu et qui portera en priorité la responsabilité pour la mort d’innocents. Si les grands médias suppriment les images des terroristes du Hamas utilisant des civils comme des boucliers et utilisant des écoles et des hôpitaux comme des bases d’opérations, alors les gens autour du monde auront naturellement du mal à voir les Israéliens comme autre chose que des agresseurs et les Palestiniens comme autre chose que des victimes. Times of Israel
Les menaces du Hamas ne sont pas responsables de l’ignorance et de la stupidité de la couverture des hostilités à Gaza, mais elles sont en partie responsables. Les journalistes et les médias employeurs coopèrent avec le Hamas non seulement en passant sous silence des histoires qui ne servent pas la cause du Hamas, mais aussi en ne parlant pas des conditions restrictives dans lesquelles ils travaillent. Scott Johnson
Pourtant, le sionisme, sans doute plus que toute autre idéologie contemporaine, est diabolisé. « Tous les sionistes sont des cibles légitimes partout dans le monde! » énonce une bannière récemment brandie par des manifestants anti-Israël au Danemark. « Les chiens sont admis dans cet établissement, mais pas les sionistes, en aucune circonstance », prévient une pancarte à la fenêtre d’un café belge. On a dit à un manifestant juif en Islande : « Toi porc sioniste, je vais te couper la tête. »Dans certains milieux universitaires et médiatiques, le sionisme est synonyme de colonialisme et d’impérialisme. Les critiques d’extrême droite et gauche le comparent au racisme ou, pire, au nazisme. Et cela en Occident. Au Moyen-Orient, le sionisme est l’abomination ultime – le produit d’un Holocauste que beaucoup dans la région nient avoir jamais existé, ce qui ne les empêche pas de maintenir que les sionistes l’ont bien mérité. Qu’est-ce qui, dans ​​le sionisme, suscite un tel dégoût ? Après tout, le désir d’un peuple dispersé d’avoir son propre Etat ne peut être si révulsif, surtout sachant que ce même peuple a enduré des siècles de massacres et d’expulsions, qui ont atteint leur paroxysme dans le plus grand assassinat de masse de l’histoire. Peut-être la révulsion envers le sionisme découle-t-elle de sa mixture inhabituelle d’identité nationale, de religion et de fidélité à une terre. Le Japon s’en rapproche le plus, mais malgré son passé rapace, le nationalisme japonais ne suscite pas la révulsion provoquée par le sionisme. Il est clair que l’antisémitisme, dans ses versions européenne et musulmane, joue un rôle. Fauteurs de cabales, faucheurs d’argent, conquérants du monde et assassins de bébés – toutes ces diffamations autrefois jetées à la tête des Juifs le sont aujourd’hui à celle des sionistes. Et à l’image des capitalistes antisémites qui voyaient tous les Juifs comme des communistes et des communistes pour qui le capitalisme était intrinsèquement juif, les adversaires du sionisme le décrivent comme l’Autre abominable. Mais tous ces détracteurs sont des fanatiques, et certains parmi eux sont des Juifs. Pour un nombre croissant de Juifs progressistes, le sionisme est un nationalisme militant, tandis que pour de nombreux Juifs ultra-orthodoxes, ce mouvement n’est pas suffisamment pieux – voire même hérétique. Comment un idéal si universellement vilipendé peut-il conserver sa légitimité, ou même prétendre être un succès ? Michael Oren
To remember the historical milieu compels every sincere observer to admit that there is no necessary connection between al-Miraj and sovereign rights over Jerusalem since, in the time when the Prophet… consecrated the place with his footprints on the Stone, the City was not a part of the Islamic State – whose borders were then limited to the Arabian Peninsula – but under Byzantine administration. Moreover, although radical preachers try to remove this from exegesis, the Glorious Quran expressly recognizes that Jerusalem plays for the Jewish people the same role that Mecca has for Muslims. We read in Surah al-Baqarah: “…They would not follow thy direction of prayer (qiblah), nor art thou to follow their direction of prayer; nor indeed will they follow each other’s direction of prayer….” All Quranic annotators explain that « thy qiblah » is obviously the Kaabah of Mecca, while « their qiblah  » refers to the Temple Site in Jerusalem. To quote just one of the most important of them, we read in Qadi Baydawi’s Commentary : “Verily, in their prayers Jews orientate themselves toward the Rock (al-Sakhrah), while Christians orientate themselves eastwards….” As opposed to what sectarian radicals continuously claim, the Book that is a guide for those who abide by Islam—as we have just now shown—recognizes Jerusalem as Jewish direction of prayer…. After…deep reflection about the implications of this approach, it is not difficult to understand that separation in directions of prayer is a mean[s] to decrease possible rivalries in [the] management of [the] Holy Places. For those who receive from Allah the gift of equilibrium and the attitude to reconciliation, it should not be difficult to conclude that, as no one is willing to deny Muslims… complete sovereignty over Mecca, from an Islamic point of view… there is not any sound theological reason to deny an equal right of Jews over Jerusalem. Abdul-Hadi Palazzi (“Antizionism and Antisemitism in the Contemporary Islamic Milieu)
Affirming Israel’s « right to exist » is as unacceptable as denying that right, because even posing the question of whether or not the Children of Israel (Jews) — individually, collectively or nationally — have a « right to exist » is unacceptable. Israel exists by Divine Right, confirmed in both the Bible and Qur’an. I find in the Qur’an that God granted the Land of Israel to the Children of Israel and ordered them to settle therein (Qur’an, Sura 5:21) and that before the Last Day He will bring the Children of Israel to retake possession of their Land, gathering them from different countries and nations (Qu’ran, Sura 17:104). Consequently, as a Muslim who abides by the Qur’an, I believe that opposing the existence of the State of Israel means opposing a Divine decree. Every time Arabs fought against Israel they suffered humiliating defeats. In opposing the will of God by making war on Israel, Arabs were in effect making war on God Himself. They ignored the Qur’an, and God punished them. Now, having learned nothing from defeat after defeat, Arabs want to obtain through terror what they were unable to obtain through war: the destruction of the State of Israel. The result is quite predictable: as they have been defeated in the past, the Arabs will be defeated again. In 1919, Emir Feisal (leader of the Hashemite family, i.e., the leader of the family of the Prophet Muhammad) reached an Agreement with Chaim Weizmann for the creation of a Jewish State and an Arab Kingdom having the Jordan river as a border between them. Emir Feisal wrote, « We feel that the Arabs and Jews are cousins in race, having suffered similar oppressions at the hands of powers stronger than themselves, and by a happy coincidence have been able to take the first step towards the attainment of their national ideals together. The Arabs, especially the educated among us, look with the deepest sympathy on the Zionist movement. » In Feisal’s time, none claimed that accepting the creation of the State of Israel and befriending Zionism was against Islam. Even the Arab leaders who opposed the Feisal-Weizmann Agreement never resorted to an Islamic argument to condemn it. Unfortunately that Agreement was never implemented, since the British opposed the creation of the Arab Kingdom and chose to give sovereignty over Arabia to Ibn Sa’ud’s marauders, i.e., to the forefathers of the House of Sa’ud. When the Saudis started ruling an oil rich Kingdom, they also started investing a regular part of their wealth in spreading Wahhabism worldwide. Wahhabism is a totalitarian cult which stands for terror, massacre of civilians and for permanent war against Jews, Christians and non-Wahhabi Muslims. The influence of Wahhabism in the contemporary Arab world is such that many Arab Muslims are wrongly convinced that, in order to be a good Muslim, one must hate Israel and hope for its destruction. (…) The Bible says that God gave the Land of Israel as a heritage to the descendants of Abraham, Isaac and Jacob, and gave the rest of the world as a heritage to other peoples. As confirmed by the Qur’an and Islamic tradition, Abraham himself bequeathed to his descendants from Isaac the Land of Israel, and bequeathed to his descendants from Ishmael other lands, such as the Arabian peninsula. Now descendants of Ishmael, the Arabs, have a gigantic territory extending from Morocco to Iraq. The descendants of Isaac, the Jews, on the contrary, only have a tiny, narrow strip of land. However, Arab dictators are not satisfied with their huge territory. They want more. They also want the little heritage of the Children of Israel, and resort to terror in order to get it. Sheikh Prof. Abdul Hadi Palazzi (Director of the Cultural Institute of the Italian Islamic Community)
To win a war, one must identify who the enemy is and neutralize the enemy’s chain of command. World War Two was won when the German army was destroyed, Berlin was captured and Hitler removed from power. To win the War on Terror, it is necessary to understand that al-Qa’ida is a Saudi organization, created by the House of Sa’ud, funded with petro-dollar profits by the House of Sa’ud and used by the House of Sa’ud for acts of mass terror primarily against the West, and the rest of the world, as well. Consequently, to really win the War on Terror it is necessary for the U.S. to invade Saudi Arabia, capture King Abdallah and the other 1,500 princes who constitute the House of Sa’ud, to freeze their assets, to remove them from power, and to send them to Guantanamo for life imprisonment. Then it is necessary to replace the Saudi-Wahhabi terror-funding regime with a moderate, non-Wahhabi and pro-West regime, such as a Hashemite Sunni Muslim constitutional monarchy. Unless all this is done, the War on Terror will never be won. It is possible to destroy al-Qa’ida, to capture or execute Bin Laden, al-Zarqawi, al-Zawahiri, etc., but this will not end the War. After some years, Saudi princes will again start funding many similar terror organizations. The Saudi regime can only survive by increasing its support for terror. Saddam’s regime was one of the worst criminal dictatorships which existed in this world, and destroying it was surely a praiseworthy task for which, as a Muslim, I am thankful to President Bush, to the governments who joined the Coalition and to soldiers who fought in the field. Destroying the Taliban regime in Afghanistan and the regime of Saddam Hussein in Iraq were surely praiseworthy tasks, but I regret that focusing on these secondary enemies was — for the White House — a way to obscure the role of the world’s main enemy: the Saudis. (…)  I am extremely disappointed with him. I hoped that — after Saudi terrorists attacked the U.S. on 9/11 — this would necessarily cause a radical revision in U.S.-Saudi relations. The first action a U.S. President had to do after such a criminal attack as 9/11 was to immediately outlaw Saudi-controlled institutions inside the U.S. and acknowledge that viewing Saudis as « friends » was a mortal sin representing sixty years of failed U.S. foreign and economic policy. U.S. governmental agencies have plenty of evidence about the role of the House of Sa’ud in funding the worldwide terror network. U.S. citizens can even read in newspapers that some days before the 9/11 attack Muhammad Atta received a check from the wife of the former Saudi Ambassador to Washington, Prince Bandar, but unbelievably this caused no consequences. Let us consider plain facts: the wife of a foreign ambassador pays terrorists for attacks which murder thousands of U.S. citizens, and the U.S. government not only does not declare war on that foreign country, in this case Saudi Arabia, but does not even terminate diplomatic relations with that country. On the contrary, then-Crown Prince Abdallah, the creator (together with the new Saudi ambassador to the United States, former Saudi ambassador to the United Kingdom, and Father of 9/11, Prince Turki al-Feisal) of al-Qa’ida, is immediately invited to Bush’s ranch as a honored guest, and Bush tells him, « You are our ally in the War on Terror »! Can one image FDR inviting Hitler to the United States and telling him, « You are our ally in the war against Fascism in Europe »? Something very similar happened after 9/11. As a matter of fact, the Saudis supported Bush’s electoral campaign for his first term in office, and asked him in exchange to be the first U.S. President to promote the creation of a Palestinian State. Once he was elected, Bush refused to abide by the agreement, and the consequence was 9/11. « We paid for your election, and now you must do want we want from you », this was the message behind the 9/11 attack. Bush immediately started doing what the Saudis wanted from him: compelling Israel to withdraw from Judea, Samaria and Gaza, in order to permit the creation of a PLO state. Western media speak of a « Road Map, » while Arab media call it by its real name: « Abdallah’s Plan. » One hears about a U.S. President who allegedly leads a « War on Terror » and promotes the spread of « democracy » and « freedom » in the Islamic world, but the reality shows a U.S. president who — after a Saudi terror attack against the U.S. — abides by a Saudi diktat, hides the role of the Saudi regime behind al-Qa’ida and wants Israel, the only democratic state in the Middle East, cut to pieces to facilitate the creation of another dictatorial regime, lead by Arafat deputy Abu Mazen, the terrorist who organized the mass murder of Israeli athletes at the 1972 Munich Olympics. Theoretically, Bush proclaims his intention to punish terror and to spread democracy, but the Road Map is the exact opposite of all this: it means punishing the victims of terror and rewarding terrorists, compelling democracy to withdraw in order to create a new dictatorial Arab regime. For the U.S. there is only one single trustworthy ally in the entire Middle East: Israel. Now Bush is punishing America’s ally Israel to reward those who heartily supported « our brother Saddam », those who demonstrate by burning Stars and Strips flags and those who call America « the imperialist power controlled by Zionism ». In doing so, Bush seriously risks becoming the most anti-Israeli and anti-Jewish President in the history of the U.S. Sheikh Prof. Abdul Hadi Palazzi (Director of the Cultural Institute of the Italian Islamic Community)
The failure of the Ottoman Empire to maintain and reform its financial and political policies in the face of changes in the international order in the nineteenth century led to the British occupation of Egypt in 1882 and was capped by its calamitous decision to ally itself with Germany in the First World War, when the Empire was ultimately consigned to oblivion. Some Muslims confronted modern challenges to traditional Islam by focusing on the distant past, the Golden Age of the Rightly Guided Caliphs (Rashidun), or the Salafs, (ancestors). Those who seek to emulate these ancestors are called Salafis, and their movement is often referred to in Arabic as the Salafiyyah, and its first major ideologue was the Egyptian Rashid Rida. Despite the lack of a political consensus among Palestinian Arabs about what form of government ought to be constituted following the disintegration of the Ottoman Empire, officials administering the major Palestinian Islamic institutions in Jerusalem under the British Mandate to the present day have adhered to the ideology of the Muslim Brotherhood inspired by Rida and articulated by the Hajj Amin al-Husseini and Hassan al-Banna in the 1930s. This continuity was masked throughout the periods of Hashemite and Israeli rule as the world’s focus was on the emergence of the secular nationalist Palestinian Liberation Organization and its associated rivals. From a minority position that emerged following the First World War in the Middle East, the claim that Palestine is waqf has been widely accepted in the Muslim discourse following the failures of the secularists to win the battle against Israel by the mid-1990s.
However, taking the larger view, which includes not only the municipality of Jerusalem, but the issue of settlements and Israeli “heritage sites” in East Jerusalem, the West Bank, and Gaza, and the entire course of the conflict, it is not only the Jerusalem municipality or Israel’s policies regarding the Palestinians which is to blame for the current impasse. The Palestinians’ continued willingness to support violent action against Israel, and their continued hope for a one state solution, has resulted, contrary to all reason, to support for HAMAS. Emboldened by its defeat of FATAH in Gaza in 2007, and backed by an extraordinarily aggressive Iran, the maximalists again are threatening to lead the Palestinian remnant to their complete destruction. All attempts to convince the Palestinians to abandon jihadist ideology have failed, despite the fact that the Arab world is ready to accommodate Israel in the current Middle Eastern state system. Recent calls for a bi-national, secular state instead of a two-state solution are distractions from the real issues at hand. Improving the living conditions of the Palestinian people, fostering the development of municipal and national government in Gaza and the West Bank, and fighting against Islamist opportunism are goals that can be achieved under the shadow of the Iranian threat. Only on the micro-level can political progress be made. The conflict has to become localized. Only by rejecting the regionalization of the political issues facing the Palestinian and Israeli conflict can the international threats on the macro-level be challenged. A paradigm shift is needed to thwart the Islamist threat to Israel. Below are concrete steps towards localizing the conflict and to reinvigorate the peace process that could break the cycle of despair now characterizing the region within the parameters of the Beillin-Abu Mazen plan of 1995. Immediate Steps Within the Realm of Realpolitik and Reason: Localize Conflict Management and Resolution 1. Establish embassies in West and East Jerusalem All states having diplomatic relations with Israel should immediately establish embassies in Israel and Palestine. Arab League states establish embassies in East and West Jerusalem. Use these embassies to kick start economic development and housing in various neighborhoods. 2. Latin Patriarchate, Greek Orthodox Patriarchate, and other Christian landowners in Palestine/Israel to cooperate by developing local community development boards. 3) UNESCO overseas restoration and preservation of Islamic monuments and archeological sites. Turkey to cooperate with Israel and Palestine with historical preservation projects. 4) Educational programs for Palestinian and Israeli students focusing on holy sites throughout the land. Educational institutions currently training tour guides to spearhead these efforts, emphasizing change and continuity over time. 5) Truth and Reconciliation commissions to document and memorialize history. Institutions of higher learning to cooperate with education ministries. 6) UNRWA to close refugee camps throughout the Middle East. Repatriate and reimburse Arab and Jewish refugees according to their wishes—return, compensation, or memorials—on a case-by-case basis. Judith Mendelsohn Rood

Attention: une abomination peut en cacher une autre !

Attaques d’écoles, attaques d’hôpitaux, massacres de femmes, massacres d’handicapés, massacres d’enfants …

Alors que ce qui devrait être la révélation ultime d’une perfidie et d’un détournement systématique (jusqu’au recours quasi-archaïque au sacrifice d’enfants !) des valeurs civilisées que l’opinion occidentale n’arrive même pas à imaginer …

Est en train de transformer sur la base d’une information tout aussi systématiquement tronquée par l’intimidation et les menaces constantes sur les journalistes

La seule véritable démocratie du Moyen-Orient en l’abomination des abominations …

Retour, avec une intéressante analyse de  Judith Mendelsohn Rood, sur le véritable programme d’une organisation …

Qui funeste et monstrueux fruit comme on le sait d’un pacte faustien entre Israël et les Saoudiens …

Se révèle être à la fois explicitement guerrière et terroriste …

Et maximaliste et totalitariste …

Ne réclamant rien de moins, au-delà de quelques trêves purement tactiques, que la suppression pure et simple de toute présence juive en Palestine …

HAMAS in the Context of the Historic Islamicization of the Palestinian-Israeli Conflict
Judith Mendelsohn Rood

Academia

Judith Mendelsohn Rood, Ph.D. Department of History, Government, and Social Science Biola University

Abstract: Secular Palestinian nationalists and scholars have studied the emergence of the Islamic Resistance Movement, HAMAS, but few have paid attention to its characterization of Palestine as an Islamic waqf. Following Hamas’ successful ousting of Fatah from Gaza in 2006, Hamas has been gaining the upper hand in the West Bank and Jerusalem as well because of its continuation of armed resistance against Israel. Hamas’ political success must be understood as a success of the Muslim Brotherhood to repudiate the secular nationalist Palestinian movement. Should HAMAS’s position on land tenure in the Palestinian Authority, defined by the unfounded claim that all land in Palestine is waqf, new problems arise for the development of the secular Palestinian state and is already posing problems for individual municipalities on the West Bank. The ideologically driven Israeli policy in Jerusalem is again matched by ideological Islamist agenda. Introduction Palestinian scholar Nur Masalha has characterized HAMAS’s claim that Palestine is an Islamic waqf as “the main innovative idea” that the Islamic Resistance Movement has contributed to the Arab-Israel Conflict. However, to the contrary, the claim that all Palestine is waqf  has been the official position of the Muslim Palestinian political establishment since before the days of the British Mandate. This claim, however, does not fit with the theory or practice of Islamic land tenure during any other period in Muslim history.

I first presented a version of this paper on July 31, 2008 at William Carey International University. In July 2009 and March 2010 I interviewed a number of Bethlehem area residents about land tenure issues facing their municipalities. I wish to thank them for their insights and their help, but, because of the sensitivity of these situations, I will have to let them remain anonymous. Any mistakes are my own and no one else is responsible for them. I welcome comments and corrections: judith.rood@biola.edu.

The HAMAS charter refers to the land of Palestine as “waqf ” that is, set aside as an eternal charitable endowment for the Muslim community. This is exactly the concept that the infamous mufti of Jerusalem, al-Hajj Amin al-Husseini, used to oppose the establishment of a Jewish state in Palestine at the time of the British Mandate, a policy that directly led to the Palestinian catastrophe of 1948. Thus, the HAMAS position that the land of Palestine is an irrevocable waqf is the same position held by the mufti  during the Mandate Period to outlaw Palestinian land sales to Jews, by the Jordanians from 1947-1967, by Palestinian secular nationalist groups, and by the Palestinian Authority today. Land sales to Jews are still defined as treason, and accused collaborators are punishable by death, a penalty often imposed extrajudicially. Moreover, this was the position of the Muslim effendiyat  (elite) of Jerusalem in the 19th century (they actually recognized that all of Palestine was not waqf, but consisted mostly of military land grants). The Ottoman authorities explicitly rejected their claim before the rise of political Zionism in order to encourage the growth of commerce in the region of Jerusalem. However, now that HAMAS has become the Islamic Republic of Iran’s newest proxy, the claim is more dangerous than ever before. In this article, we will dissect the issue by defining the geographical, legal, and economic meanings of the terms used by HAMAS in order to disprove them strictly on the grounds of Islamic law and government during the Ottoman period. The 1988 Hamas Charter asserts in Article 11: The Islamic Resistance Movement believes that the land of Palestine is an Islamic Waqf consecrated for future Moslem generations until Judgment Day. It, or any part of it, should not be squandered: it, or any part of it, should not be given up. Neither a single Arab country nor all Arab countries, neither any king or president, nor all the kings and presidents, neither any organization nor all of them, be they Palestinian or Arab, possess the right to do that. Palestine is an Islamic Waqf land consecrated for Moslem generations until Judgment Day. This being so, who could claim to have the right to represent Moslem generations till Judgment Day?

The failure of the Ottoman Empire to maintain and reform its financial and political policies in the face of changes in the international order in the nineteenth century led to the British occupation of Egypt in 1882 and was capped by its calamitous decision to ally itself with Germany in the First World War, when the Empire was ultimately consigned to oblivion. Some Muslims confronted modern challenges to traditional Islam by focusing on the distant past, the Golden Age of the Rightly Guided Caliphs (Rashidun), or the Salafs, (ancestors). Those who seek to emulate these ancestors are called Salafis, and their movement is often referred to in Arabic as the Salafiyyah, and its first major ideologue was the Egyptian Rashid Rida. Despite the lack of a political consensus among Palestinian Arabs about what form of government ought to be constituted following the disintegration of the Ottoman Empire, officials administering the major Palestinian Islamic institutions in Jerusalem under the British Mandate to the present day have adhered to the ideology of the Muslim Brotherhood inspired by Rida and articulated by the Hajj Amin al-Husseini and Hassan al-Banna in the 1930s. This continuity was masked throughout the periods of Hashemite and Israeli rule as the world’s focus was on the emergence of the secular nationalist Palestinian Liberation Organization and its associated rivals. From a minority position that emerged following the First World War in the Middle East, the claim that Palestine is waqf  has been widely accepted  in the Muslim discourse following the failures of the secularists to win the battle against Israel by the mid-1990s.

The Muslim link to Palestine is through Jerusalem, based upon the identity of the Dome of the Rock with the Night Journey and Ascension to Heaven of Muhammad, described in the Quran as happening only at the indeterminate “Furthest Mosque,” which traditionally has been identified with Jerusalem. The reason for the journey to the “Furthest Mosque” was for Muhammad to ascend to heaven to meet with Moses and the biblical prophets on the site of the Temple, where the
Sakinah (Arabic) or Shechina (Hebrew), (the Glory of God) had once rested. To the consternation of well-educated Muslims worldwide, officials in charge of the Islamic institutions in Jerusalem serving the Palestinian National Authority, established May 4, 1994, took the position of HAMAS even further, stating that the Temple of Solomon itself was not located in Jerusalem. Ikramah Sabri, the then mufti  of Jerusalem, said that “There is no evidence that Solomon’s Temple was in Jerusalem; probably it was in Bethlehem or in some other place.”

He was also quoted as saying: « There is not [even] the smallest indication of the existence of a Jewish temple on this place in the past. In the whole city, there is not even a single stone indicating Jewish history. » This  assertion was made despite the existence of a well-known pamphlet for tourists published in 1935 by the Islamic authorities themselves, pointing out that it is “beyond dispute” that the Dome of the Rock sits on the site of Solomon’s Temple. The issue was so provocative that the Shaykh of Al-Azhar, the head of Islam’s most venerable and greatest religious university, in an article entitled “Does Solomon’s Temple Exist Under the Current Al-Aksa Mosque in Jerusalem?” published in Al-Ahram, November 2, 2000, felt compelled to explain its importance to his people. Yasser Arafat echoed this claim repeatedly until his death, and FATAH officials have continued to do so to this day, in total agreement with HAMAS, in order to deny any Jewish claims to the holy site. In July, 2009 Avi Diskin, head of the Shin Bet (Israel Security Agency), told the Israeli cabinet that “Egyptian cleric Sheikh Youssef al-Qaradawi of the Muslim Brotherhood « had allocated some $25 million for the purchase of property and to build Hamas charitable institutions that would expand the group’s reach in Jerusalem. » This activity points to the importance of properly understanding the evidence in the Islamic law records relating to the historic role of the Islamic institutions in administering Islamic awaqf in practical and political terms in order to prove that such claims cannot be substantiated according to Islamic law.

I. The Conquest of the Arab Provinces and Ottoman Empire Land Tenure

According to Hamas’ charter, the Islamic claim to eternal sovereignty over “Palestine” resides in the very fact of the Islamic conquest. This is the law governing the land of Palestine in the Islamic Sharia (law) and the same goes for any land the Moslems have conquered by force, because during the times of (Islamic) conquests, the Moslems consecrated these lands to Moslem generations till the Day of Judgment. It happened like this: When the leaders of the Islamic armies conquered Syria and Iraq, they sent to the Caliph of the Moslems, Umar bin-el-Khatab, asking for his advice concerning the conquered land – whether they should divide it among the soldiers, or leave it for its owners, or what? After consultations and discussions between the Caliph of the Moslems, Omar bin-el-Khatab and companions of the Prophet, Allah bless him and grant him salvation, it was decided that the land should be left with its owners who could benefit by its fruit. As for the real ownership of the land and the land itself, it should be consecrated for Moslem generations till Judgment Day. Those who are on the land, are there only to benefit from its fruit. This Waqf remains as long as earth and heaven remain. Any procedure in contradiction to Islamic Sharia, where Palestine is concerned, is null and void. This understanding, however, is incorrect and cannot be justified according to Islamic law as it was practiced “in Palestine” under the Ottomans, and before them the Mamluks and the Ayyubids, stretching back to the conquests of Salah al-Din in 1187 and even to the peaceful submission to the third Caliph, Umar, of Jerusalem in 636 by the Patriarch Sophronious. One of the hallmarks of Salafi teaching, which is at the heart of the Muslim Brotherhood, is that since the previous regimes which have ruled the Muslim world were not truly Islamic, the history of their governance and laws cannot be held to have correctly followed the Shariah, and therefore cannot be used to determine proper Islamic policies. This willful amnesia was repudiated by the Ottomans during the Wahhabist rebellions in Arabia in the eighteenth and nineteenth centuries, but since the end of the First World War there has been no Muslim authority powerful enough to challenge the Salafists today, as we have learned since 9/11.

The Ottomans followed a well-articulated Sunni system of imperial land tenure based on the Levitical concept that asserts that God is the owner of the land, and the state and its subjects are but its possessors, who are to use of it justly for the benefit of its subjects. As such, the sovereign had the right to dispose of the land—to utilize it for its peoples’ benefit—as he saw fit within the administrative laws of the empire. The right of usufruct, as the scholars name it, is earned by properly using the property—keeping it productive—and ensuring that the state can tax its produce so that it will be able to sustain the safety and prosperity of its subjects. The root of Ottoman identification of Jerusalem with Mecca and Medina lay both in their status as the three holy cities of Islam and in their juridical status following the original Muslim conquest of Syria. At an assembly in the Syrian military camp at Jabiya in 637, the Caliph ‘Umar declared the lands which surrendered unconditionally to his armies as fay, (lands that would pay tribute to the central government, and which were to be held as a perpetual trust for all Muslims). Thus, Syria and Iraq were regarded as lands subject to the kharaj  (land tax assessed upon non-Muslim landholders). According to the Jabiya agreement, revenue from the conquered territories was to be collected and given to the central government, and those who had participated in the campaigns of expansion would be enrolled in the diwan  (imperial) registers. Those so enrolled would be entitled to fixed stipends and land grants. The lands were thus not divided and parceled out among the military, but instead were controlled directly by the central government. Muslims would not settle these lands and pay the ushr (land tax assessed on Muslim proprietors, i.e., the tithe): rather, the original inhabitants would remain on their property, but would pay the kharaj. Under Islamic law, fay lands were thus held by the state, but its use was left in the possession of their inhabitants, who paid tribute from the revenues of the land to the central treasury of the state. Over the course of time the population increasingly became Muslim. The distinction between Hijazi and Syrian Muslims blurred, and the Muslims of Syria began, in effect, to pay the kharaj  along with the non-Muslims because they lived on conquered lands worked by non-Muslims. When the Mamluk territories, encompassing the later Ottoman provinces of Sidon, Damascus, Aleppo, Baghdad, Basra, Mosul, Tripoli (Libyan), Bengazi, the Hijaz, and Yemen, were conquered by the Ottomans, they were exempted from paying the normal miri  (imperial land) taxes because of their status as kharaj  land, unlike the Hijaz and Basra, which were categorizied as provinces paying the ushr  tax.

The Ottomans, after their conquest of the Arab provinces and the creation of the Eyalet (Province) of Damascus during the years 1517-1520, recognized existing practices regarding the taxation of arable land in the Province of Damascus. In keeping with the Hanafi school of jurisprudence, upon their conquest of the Arab provinces, the Ottomans declared these conquered territories as belonging to the bayt mal al-muslimin  (the common treasury of the state), to be used for the benefit of all Muslims, and by extension, the dhimmis, or protected minorities living among them. As such, under the Ottomans, the conquered lands of Syria continued to be considered kharaj  lands whose usufruct could be granted or leased out in the name of the bayt al-mal  by the Sultan as imam (leader), of the Muslim community. The Ottomans organized the systems administering awqaf, timars  (military land grants), and iltizams/malikanes (tax farms) on the varying types of land that they conquered. The Ottomans also had a well-articulated system for administering trade, and all other forms of production and property, based upon the sixteenth century Siyasetname  (Administrative Law Code) of Sulayman the Magnificent. Devised by the brilliant Ebu Su’ud Effendi, the Shaykh al-Islam  (Chief Jurisconsult of the Empire) based upon the Shari’ah and the Qanun (administrative law), this code stipulated that land could be disposed of (in the legal sense of disposition or use) in three ways: it could be assigned as a grant in return for military service, it could be leased directly to cultivators, or it could be held in perpetual trust for the Muslim subjects of the empire as waqf. Many parcels of land throughout the Ottoman Empire’s Arab provinces were divided and subdivided into fractions, some of which were assigned as military estates and some of which were assigned as waqf, while other portions may have been private property or shared pasture land. The land tenure system was designed to prevent the permanent alienation of land from the state, with one single exception: the assignment of land by the Sultan to an individual as milk (private property). This property always would revert ultimately to the state upon the death of the owner and his descendants. During much of the Ottoman period, the city of Jerusalem was administered as a part of the Province of Damascus following the pattern of the classical timar  system—some land in Jerusalem’s hinterlands was granted to military officers in return for their service to the Sultan. Other lands, recognized as property held as waqf  by the Greek Orthodox Church (and a few others as well) under previous Muslim dynasties (the Ayyubids and the Mamluks), were integrated into the Ottoman administration. The city was the capital of the sanjaq  of Jabal al-Quds  (the administrative district of the mountains of Jerusalem). Other sanjaqs  of the southern part of the Provinces of Sidon and Damascus—Jabal Nablus, Gaza, Jaffa, Ramla, Lydda, Acre, Hebron, Sidon, Jenin, Tulkarem, Karak—were all tied to Jerusalem through the legal system, evidenced by documents regarding cases from these towns scattered throughout the Ottoman Islamic court registers. The sanjaq  of Jerusalem and the mountainous lands of the sanjaq of Nablus (Jabal Nablus) were distinguished geographically from what is called in the court registers « the land of Palestine » (ard filastin) encompassing the towns of Gaza, Ramla, and Lydda (Lod).

This distinction tallies with the description of Palestine given by Volney in the late eighteenth century, who described it as a geographical unit including all of the land « between theMediterranean to the West and the chain of mountains to the East, and two lines, one drawnto the South, by Khan Younes, and the other to the North, between Kaisaria [Caesarea] andthe rivulet of Yafa [Jaffa]. » He noted that Palestine was « almost entirely a level plain, without either river or rivulet in summer, but watered by several torrents in winter » and thatit was « a district independent of every pashalic [sanjaq ], » which occasionally had « governorsof its own, who reside at Gaza under the title of Pashas; but it is usually, as at present,divided into three appanages, or melkana, viz. Yafa, Loudd [Lydda/Lod] and Gaza.” Thus, the term ard filastin, « the land of Palestine, » was used during the Ottoman period to refer specifically to a geographical area in agricultural use and divided into taxfarms, whether administered as independent sanjaqs or attached to adjacent sanjaqsHistorically this land was controlled directly by the central government in Istanbul by leasing it to Ottoman officers. In the period before the invasion, ‘Abdullah Pasha, governor of Sidon, obtained the lease. The important point here is that a significant portion of the richagricultural lands identified in the Islamic court records dating from the Ottoman period as“Palestine” were not attached to the imperial awqaf of Jerusalem, and thus were not administered by the notables of the city representing the Ottoman government, but directlyby the Ottoman government in Istanbul. To the south lay Hebron, sometimes nominally apart of the sanjaq of Jerusalem, but in fact a rebellious and nearly autonomous town with apowerful and militant leadership of its own.In Jerusalem, the Ottomans administered Al-Aqsa Mosque and the Dome of theRock together with the Waqf of the Two Noble Sanctuaries of Mecca and Medina (al- Haramayn al-Sharifayn ). This admininstrative feature explains the relative unimportance of Jerusalem in the Ottoman Empire. Since the three cities were organized for purposes ofrevenue as one institution, and since the Ottomans placed a higher degree of importance on Mecca and Medina, Jerusalem was overshadowed in an institutional sense. Nevertheless, its rank as the third holiest city did confer status and important privileges to the ulama (learned authorities) who served as administrators of the imperial awqaf  there. One of the most important posts in the city was the shaykh al-haram, (the superintendent of the Dome of theRock and Al-Aqsa). Moreover, al-Aqsa had its own waqf, as did other mosques, tombs,schools, hospices, etc., which received revenues from many shops, agricultural lands, andother income-producing urban and rural properties throughout Bilad al-Sham which were dedicated and assigned to them. In the sixteenth century, the wife of Sulayman the Magnificent, originally a Christian from somewhere in the Russian Empire, endowed the Khasseki Sultan imaret (foundation, waqf ) with Greek Orthodox church properties in the vicinity of Bethlehem, Lydda andRamla. The Palestinian National Authority still recognizes this fact, and the Christian tenantsand sharecroppers who have resided on these lands still are not the legal landowners. Thefinancial support of the Holy Cities, and the annual hajj pilgrimage, obviously were not solelya Palestinian responsibility. Financial obligations were imposed not only on towns and villages in the administrative districts of Jerusalem, Nablus, and Hebron, but also on othercities throughout the empire, including Damascus, Aleppo and cities in Anatolia and theBalkans. The Waqf of Sayyidna Ibrahim al-Khalil (Abraham, the Beloved Friend of God, as heis known to Muslims) located in Hebron, and known in the West as the Tomb of thePatriarchs, held claim to the revenues of many southern Palestinian villages and agriculturallands and was administered as a part of the other important imperial awqaf. Peasants livingon lands dedicated to the support of these awqaf were among those exempted from paying the miri (imperial land tax, or kharaj )—instead, they paid to support the Hajj and theHaramayn awqaf. For example, taxes (payable in kind) were assessed on land held as awqaf by the Greek Orthodox church in Bethlehem and its neighboring villages throughout thedistrict of Jerusalem. Such lands—and this means most of the arable lands in Bethlehem, for example— are still categorized in this manner to this day. This fact has the Christians livingin these regions are literally caught between a rock and a hard place today—their village lands are still categorized as waqf with double ownership: the Greek Orthodox Church, which is the owner of the use of the property and the property itself, and the KhassekiSultan Waqf, which claims a share of the produce of the land. This complicated situation hasallowed the Israelis to confiscate what they call abandoned state lands in the West Bank, which in the past were administered by the Porte, and by Hamas, which now claims allproperty is waqf, belonging to the Muslim community.

The sharecroppers and tenants who worked these lands never received the “tapu” registration required for private land under the Ottoman Land Law of 1858 because these lands were waqf. Moreover, unworked land lapsed after three years into the category of mawat, (waste lands), which the Israelis also claim to have the right to confiscate, as againstthe HAMAS claim that all land in Palestine belongs to the Muslim community as waqf, no matter its condition. Under Ottoman law, to the contrary, a tenant who brought dead landsinto cultivation could claim it as mulk, or freehold land. And if there was a time of politicalinstability, peasants could leave the region until calm was restored within three years withoutlosing their claim to land that they had improved. None of these laws is still in effect today.Some two-thirds of the actual sum of the jizya (per capital poll tax on non-Muslim dhimmis ) revenues collected in the district of Jerusalem in the first half of the nineteenth century ended up in the hands of the provincial governor of Damascus, who at the time also served as the amir al ! hajj, the commander of the hajj caravan from that city. It followed thatthe Porte would entrust this official with the collection and disbursement of the  jizya. Inother words, under the Ottomans, taxes paid by Jews and Christians in Jerusalem and itsenvirons actually were sent outside of their territories to support the pilgrimage caravan tothe Muslim Holy Cities in the Hijaz and the Haramayn Waqf  Jerusalem, governed within the framework of Ottoman provincial administration,derived its status, then, from Muslim land law, but was not identified with Palestine underOttoman rule. During the period of Sultan Mahmud II’s reforms in the 1820s, theOttomans explicitly identified the Muslim sanctuary in the city of Jerusalem, and itsimportant imperial awqaf, with the exempted Sharifate (the Office of the Descendants of theProphet) of Mecca and Medina (known to the Ottomans and other Muslims as the Haramayn (the Two Sanctuaries). Unlike current Palestinian usage of the term, during the Ottoman period « haramayn  » did not refer to the al-Aqsa Mosque and Dome of the Rock, or to thebuildings of the Haram al-Sharif in Jerusalem and the Tomb of Ibrahim al-Khalil (Cave ofMachpelah) in Hebron, each of which had their own awqaf in addition to becoming attached to the Haramayn waqf during the centralization of religious institutions under a new ministryby the Ottomans in the nineteenth century. The term traditionally had a specific meaning to Muslims, including the Ottomans: itreferred only to the Holy Cities of the Hijaz. Jerusalem was called « thalith al-haramayn, » (the third after the Two Holy Places). When, near the end of his life in 1566, Sulayman theMagnificent dedicated additional revenues and produce from throughout Bilad al-Sham (theSyrian Provinces of the Ottoman Empire) in support of the Khasseki Sultan Waqf (The Endowment of His Beloved Wife), for example, one of the titles he used to describe himself was « khadim al-Haramayn  » “Servant of the Two Holy Cities,” referring to the Holy Cities of  Mecca and Medina.

Indeed, this relationship was manifested in the special fiscal relationship of Jerusalem with the Haramayn that was central to Ottoman administration of the city, particularly during the reform period of Mahmud II, all the way up to the Turkish defeat in the First World War in 1917 and the abolition of the Ottoman Caliphate on March 3, 1924. Therefore, what was actually “waqf” were some lands scattered, throughout the empire: some of which belonged to the Greek Orthodox Church, which had to pay the jizya and kharaj taxes on lands it leased to peasants to work. These individuals had to pay taxes, including a land tax as a portion of the produce to support the waqf which funded the Hajj Pilgrimage and the four Muslim sanctuaries of Mecca, Medina, Jerusalem, and Hebron. “Palestine” therefore was most definitely NOT a waqf under Islamic or Ottoman law. It was governed completely separately under the military land grant system and its lands were leased as iltizam/malikane (tax-farms).

II. Awqaf Under Ottoman Control

Under Islamic law, a waqf is a legal entity, comprising land or property whose revenues are set aside to benefit the entire Muslim community and its non-Muslim inhabitants who were considered as having joined the ummah by agreeing to accept Islamic rule. It has long been thought that this stipulation meant that such trusts were endowed for charitable purposes, and that it was the charitable purpose of such awqaf which made them valid and sound under Islamic and Ottoman law. However, that is not the case. A valid Islamic waqf, the waqf sahih, came to mean an endowment that is made from lands that pay the ushr or kharaj tax. The meaning of the waqf in the Ottoman context is that such lands can never be permanently alienated from the central treasury of the Islamic state— bayt mal al- muslimin. Property and land so endowed thus became in essence inalienable, removed from legal transfer, as church property is in the West. Since the ownership of such property ultimately belongs to God, only the use of the property, and the produce and revenues that it yields can be allotted to the beneficiaries of the waqf. The logic of this arrangement is based on the Islamic notion of the common good of the people residing in a just state, whose resources are exploited and protected for the benefit of all Muslims. In the mid-1820s, Sultan Mahmud II began to implement reforms in waqf administration throughout the empire. He sought to reassert direct state control over all awqaf in the empire, based upon the formal recognition of the previously uncodified, but inherent distinction between canonically valid and invalid awqaf. This distinction was always inherent in the Ottoman system: Mahmud formalized it in order to reassert control of all miri—state lands in the empire. From this period onward, under Ottoman law, there were two officially recognized forms of awqaf: waqf sahih (the valid waqf) and the waqf ghayr sahih (invalid waqf). Valid awqaf were made from lands paying the kharaj and the ushr, and thus were located in Syria, Iraq, and the Hijaz. Invalid endowments, however, reassigned revenues due to the treasury ostensibly for some religious or charitable purpose or a specific purpose by which awqaf could legitimately be established. There were three types of the « invalid » awqaf accepted by the Ottomans until 1825. The first type allowed the revenues of land to be made waqf, while the substance of the land, and its right of use and possession, were kept by the treasury; the second, the right of use is given as waqf, while the substance and revenues remain with the treasury; and the third type assigned both possession and revenue to the waqf, while the substance remains with the treasury. Under Ottoman administrative law after 1826, all awqaf not falling under the category of sahih were deemed invalid, since they were established upon land that had been alienated at some point from imperial lands. It is often thought that charitable and religious trusts were valid because they were established for ostensibly religious or charitable purposes. However, this is a misplaced assumption that has caused great confusion in the interpretation of the institution of the waqf in the Ottoman period. What is important is not the purpose of the waqf, nor the type of possession, but the nature of the land in the Ottoman system of land tenure. These reforms reiterated that the lands of Syria, including the sanjaq of Jerusalem, Nablus, and Sidon were not waqf.

That this was the clear situation is the Ottoman response to a request made on 28 May 28, 1837 recorded in the registers of the Islamic court in Jerusalem. The governing council (majlis) of Jerusalem asserted in a petition asking the Sultan to bar a group of Ashkenazi Jews from conducting trade in the city because “the lands of this region are miri and waqf.” The Muslim authorities of the city clearly understood that the land in the region was state land, and that some of it had been set aside as waqf. This request the Porte denied. Indeed, in other cases, the Porte ruled that foreigners could purchase waqf property in order to restore it to productivity and usefulness. When the Ottoman Empire disintegrated and the Turks surrendered and withdrew from its Arab provinces, the Muslim community no longer had a Muslim sovereign whose legitimacy they accepted as the ultimate authority to decide political questions. When the Ottoman Caliphate was abolished, the problem of sovereignty thus became the basic political issue facing Muslims: should Islamic control be restored over the former Arab provinces, and if so, how should it be constituted? The Turkish defeat led to the de facto separation of the Palestinian, Syrian and Hijazi elements of the Haramayn Waqf. Thereafter, the term in Palestinian usage came to mean first, Jerusalem and Hebron, referring to the two sanctuaries—Al-Aqsa and Sayyidna Khalil. After 1948, when Hebron went under Hashemite sovereignty, the term “Haramayn” came to refer to the Al-Aqsa Mosque and the Dome of the Rock.

III. Enter The Muslim Brotherhood 
The Muslim Brotherhood is a modern ideological movement that was founded inEgypt in 1928. Ideologically it was shaped by the anti-colonialism and anti-imperialism inEgypt and the Middle East generally, and by the Arab-Jewish conflict in mandatory Palestine specifically. The Muslim Brotherhood has long been the most important of the Sunniopposition groups in the Arab world. Its aim is to reestablish the Caliphate and to governaccording to the Shariah. While legal in Transjordan and then Jordan, it has been banned inEgypt and Syria, where it threatens to overthrow the current regimes. Violent splintergroups of the Brotherhood have arisen worldwide. Rashid Rida, Hassan al-Banna, andSayyid Qutb are the chief ideologues of the movement. They sought to create a vanguard tooppose the secularization of Islamic society, which they thought was accelerated through theintroduction of imperialism, capitalism, Zionism, socialism, and communism in the periodleading up to the First World War. The Salafi Movement, and therefore the Muslim Brotherhood rejects all Muslimregimes since the death of ‘Ali as illegitimate and un-Islamic, and of all of these, considersthe Ottoman Empire the most illegitimate. The Wahhabi doctrine has been at the heart ofSaudi Arabian identity since its first irruption in 1740 when they rejected the legitimacy ofthe Ottoman Empire. The Arabs remember Turkish rule as a time of oppression andsubjugation. Arab nationalist animosity regarding the historic legacy of the Ottomans burnshot to this day: from this perspective, the Ottoman defeat was at once a judgment on the Turks and a challenge to the Arabs, who struggled between the various ideological options available to them in the period between the world wars and thereafter. The entire twentiethcentury framed the failures of all of their ideological movements to solve the politicaldilemmas posed to the Arabs by the fall of the Ottoman Empire. The Saudis and the Hashemite Jordanians competed for most of the last centuryover which dynasty could legitimately claim to be the rightful guardian of the Islamic HolyCities: Mecca, Medina, and Jerusalem. The impact of this competition was to furtherfragment the Arab Muslim political consensus over the fate of the lands entrusted by theLeague of Nations to the British in the form of a mandate to govern the region until itsinhabitants were ready for self-governance. When King Hussein ultimately relinquished hisclaims to the West Bank and Jerusalem in 1988, leaving the PLO to administer their Islamicinstitutions, Yasser Arafat actually had to make dual appointments of key Islamic positions.Both Jordanian- and Saudi-approved officials initially served the Palestinian National Authority, since the PLO needed to assuage both powers in order to continue to receivetheir financial—and political support. Only when it became clear that Arafat had thrown inhis lot with the Iranians during the Karina incident in the midst of the Al-Aqsa Intifada didboth Saudi Arabia and Jordan abandon the PA. Since Arafat’s death, both Saudi Arabia and Jordan have been cooperating with the PA in order to attempt to rein in HAMAS and keep Iran out. They have not succeeded.
IV. The Islamicization of the Palestinian Resistance 
The British, who invented a status quo in Palestine by creating de novo an Islamic administration in Palestine by placing in the office of the “mufti” Hajj Amin al-Hussayni, who engineered the policies that generated the dominant, and most radical, Arab response toZionism. His fingerprints are all over the Islamic administration in Jerusalem even today. The fact that the mufti’s religious polemic led to the Nakba, the catastrophic Arab defeat in 1948, was precisely the reason that the Palestinian liberation movement reframed its opposition to Israel in terms of secular Arab nationalism. The Islamicization of the Palestinian resistance to Zionism began with the British creation of the office of “Grand Mufti” in 1918 and the appointment of Hajj Amin as muftiin 1922. Traditionally, a mufti is a religious authority, or jurisconsult, who issues decisionsrelating to Islamic law. Under the British Mandate, for the first time the mufti became thehighest Muslim official in Palestine. He was also named president of the newly createdSupreme Muslim Council, becoming the officially recognized religious and political leader ofthe Palestinian Arabs. The fact that the mufti and his policies were opposed by the majorityof the Palestinian Arabs for many different reasons, including those who took exception to his interpretation of Islam and Zionism, has emerged in Palestinian and Zionist historiography only recently. Hajj Amin, whose influence on Palestinian political culture remains profound to thisday, was deeply influenced by Rashid Rida, the leading Islamist teacher when he was a youngman. As a soldier in the Ottoman army he was stationed in Smyrna where he witnessed the Turkish extermination of the Armenians, an event that left him deeply impressed by Turkishracial nationalism. He traveled to Damascus to support Faisal, who had declared an Arabstate in Syria only to be expelled by France. On Amin’s return to Palestine in 1921 he soonbecame involved in riots against the Balfour Declaration and Jewish immigration. Hebecame a fugitive from British justice for his radical politics, but then was neverthelesspardoned, and placed in control of all former Ottoman awqaf properties and the Islamiccourt bureaucracy in Jerusalem and throughout Palestine by Herbert Samuel, the High Commissioner of the British Mandate. The mufti, however, had had no Islamic religioustraining or certification as a member of the ulama, the Muslim officials trained and authorized to make religious decisions in the Islamic world. At first, the mufti may have been hopeful that the British would treat the Arabs in Palestine fairly. While he was working on building an Arab Islamic university in the Mamilla district in West Jerusalem adjacent to the site of a Muslim cemetery in the late ‘20s, he worked with Jewish architects and construction crews to build the Palace Hotel, which he envisioned as a business whose profits would fund the university. The cemetery actually extended further than was then known, as the builders discovered when they began excavating to lay the foundation of the new hotel. The mufti sought to change the purpose of the waqf, endowed by Salah al-Din after his siege of the city in 1187 in order to build the campus, including the hotel. Thus, despite the fact that he worked closely with Jews while he was leading the Arab Higher Committee’s building program, early on his attitude towards them changed. He also rejected and dissolved the secular-nationalist Moslem-Christian Associations and began emphasizing the idea that the Palestine was waqf   —the possession of the Muslim ummah in perpetuity. In the absence of Muslim sovereignty during the Mandate, he merged the idea of waqf, the kind of property that the Muslim authorities had administered before 1917, with the idea of state land (timar), a factor in 1837 but no longer.

Amin began collaborating with Hassan al-Banna, considered the father of the MuslimBrotherhood, in 1935. The mufti thus articulated the idea that Palestine itself is a “waqf” sometime between 1929, when the Palace Hotel opened, and 1935, when they founded theMuslim Brotherhood in support of the Arab Higher Committee’s opposition to Zionism. Hajj Amin was able to rally a force of about two thousand Egyptian Muslim Brotherhood volunteers who fought in the Negev against the nascent Israeli state, and to field a Palestinian militia under the leadership of Qassam al-Ahmad, who was killed at Qastel and who has become the eponymous inspiration for the armed brigade of Hamas today. Following the Mandate Period, the administration of Muslim institutions in Palestine shifted to the Transjordanian Ministry of Religious Foundations. Transjordan had de facto sovereignty over al-Haram al-Sharif  (aka the Temple Mount) and paid the salaries of the Muslim officials employed in the Islamic court. The Muslim Brotherhood became the channel for Salafi ideas during this time. Outlawed for decades in Egypt and Syria, after1948 clandestine cells operated in Muslim towns and villages in the West Bank and Gaza under Jordanian rule, even when the cells in Egypt and Syria were practically wiped out. However, as a result of the 1948 war, Transjordan took possession of the Temple Mount and the administration of waqf properties and the Islamic courts in the West Bank as protector and guardian of the Haram al-Sharif in Jerusalem and Haram al-Khalil in Hebron in 1950. Thus the Hashemite dynasty administered the Islamic institutions in Jerusalem until1988, when King Hussein relinquished his sovereign claim to the Palestinian National Authority. In 1964, President Gamal abd al-Nasser, Egypt, created the Palestinian Liberation Organization to fight a guerilla war against Israel. The PLO’s Muslim leadership included 

members of the Muslim Brotherhood, but the majority were secular nationalists, many of whom were nominal Christians. For the next thirty years, the PLO waged battle ostensibly with the support of the majority of all Palestinians, and, although the corruption and authoritarian nature of Arafat’s rule became well-known, they were willing to overlook his flaws in order to present a unified front against Israel, to share in his increasing power and international status, and to hold onto some sense of dignity. Egypt took over the Gaza Stripin 1948 using what Nasser claimed was the “State of Palestine” to infiltrate groups of Palestinian fighters into Israel until his ignominious defeat in 1967. In the 1970s and early 80s, Israel permitted Saudi Arabia to fund an alternative group of Muslim administrators and officials, which eventually led to the establishment of the Islamic Resistance Movement, HAMAS, as the Gazan branch of the Muslim Brotherhood.

 HAMAS emerged as an alternative to the failed policies of the Palestinian LiberationOrganization, FATAH in the late 1980s. For the employees of the court, like manyPalestinian Muslims, many of whom were sympathetic to, if not members of the MuslimBrotherhood, this was an exciting development, an opportunity for those who had remainedunder Israeli occupation to regain some of the power that the “outsiders” –the PLO—hadasserted over them, the “insiders” who had steadfastly endured under the Israeli“occupation.” Discussions surrounding the disposition of Saudi Arabian charity from the PLO via SAMED—the “Steadfastness Fund” which provided social services to the Palestinian poor, widows, and orphans, and the sick—to the nascent HAMAS organization were intense. SAMED: Palestinian Martyrs Works Society – established in 1970 to provide vocational training to the children of Palestinian martyrs; played an important role – in the1970s and 1980s, and especially during the First Intifada – in the economic and social welfare infrastructure of the Palestinian communities. The emergence of HAMAS in the mid-1980s resulted from a Faustian bargain the Israelis made with the Saudis, allowing them to build mosques and provide social servicesthrough funds and personnel as a counterbalance to the PLO. Some people even suspectthat an Israeli agent helped to name the movement—pronounced in Hebrew as “

KHamas,” which means “terror” –to make the message clear. Dividing the Palestinians along ideological lines certainly has been advantageous to those Israelis and Palestinians who oppose negotiating a settlement. The homicide bombings and their inevitable reprisals have made Palestinians and Israelis pay a heavy price for this political decision. The resulting polarization has hastened the re-Islamicization of Palestinian society. It has also prevented the PLO from achieving any tangible political goals and reignited virulent anti-Semitism.Popular Palestinian frustration with the corrupt and ineffective PLO, exiled into seeming oblivion in Tunis in 1982, particularly in the years before the First Intifada of the Stones (1987-2002), enabled HAMAS to emerge in 1986 as the most robust political rival to the PLO.

On July 28, 1988 King Hussein of Jordan relinquished the Hashemite claim to Jerusalem, as well as the right to govern the West Bank or the Palestinians. The Islamic court employees were now to be paid by the PLO, preparing the way for the Palestinian National Authority, led by the PLO, to take over the administration of Islamic institutions in Jerusalem. Weakened by the war in Lebanon, its Tunisian exile, and the fall of the SovietUnion in 1989 the PLO committed itself to the peace process just as HAMAS began to emerge as a political force. Meanwhile, during the Iraq War of 1990, Arafat had thrown his support behind Saddam Hussein, thereby incurring the wrath of Saudi Arabia. After a short period of time, during which there were two parallel groups of Muslim officials in the PNA, one Jordanian-trained and one Saudi-trained, the Palestinians chose the Saudis in order to placate them. These developments solidified the position of HAMAS in Palestinian Islamic institutions, and explain the intricate connections between FATAH/PNA and HAMAS during the al- Aqsa Intifada in the early 2000s. What the Israelis did not expect was the cooptation of the Islamists by the PLO, which lasted until the death of Arafat. The Al-Aqsa Intifada of 2000 was characterized by a vicious cycle of suicide bombings and Israeli reprisals, which, along with the corruption and tyranny of Arafat, destroyed law and order in the territories. With his passing, the time had come for HAMAS to challenge its “brother” resistance movement by leveraging Iranian support via Syria. The resulting complete breakdown of civil society in Palestine was the tragic legacy of the Oslo Peace Process. Eventually, to the horror of Palestinian moderates who supported a two-state agreement with Israel, including many members of the PLO, an overwhelming majority democratically elected HAMAS to power in Gaza January 6, 2006. Under the shadow of an increasingly belligerent Iran, a belated, and failed, Saudi attempt to forge a moderate coalition of the PLO and HAMAS was followed by the brutal expulsion of the PLO from Gaza on June 15, 2007. HAMAS is now completely under the control of Tehran, according to former Palestinian Foreign Minister Ziyad Abu Amr, the Palestinian scholar-diplomat who failed to convince HAMAS to recognize Israel and engage in diplomacy under the aegis of Saudi Arabia.

 The ideology that has driven Israeli policy in Jerusalem and the West Bank for more than four decades, especially the suppression of the emergence of municipal self-government in the Arab villages of East Jerusalem and the neglect of the Arab inhabitants in the Occupied Territories, has undermined moderate Palestinians who sought a negotiated peace. The Second Intifada resulted in the breakdown of Palestinian society, including its legal,political, and social institutions. The violence of the Israeli response has radicalized the Palestinians even more, because the deaths of many innocent victims—family members, friends, and neighbors—who now include everyone in Gaza— are indelibly imprinted inPalestinian minds. The re-Islamicization of the conflict, enabled by the belief that their only alternative is armed struggle is almost universal among both Muslim and Christian Palestinians that I spoke with during my most recent trip to Bethlehem. The first, theIntifada of the Stones, began as a non-violent tax revolt in Bethlehem soon turned violent when Islamists took control of the narrative. The catastrophic Islamist Al-Aqsa Intifada,characterized by the collaboration of the PLO with HAMAS, has just barely been quelled on the West Bank, where the PNA is achieving a semblance of law and order. However, the foreboding calls for “Days of Rage” called for by members of the Palestinian cabinet illustrate how easily the current campaign of non-violence could easily dissolve into another armed uprising. However, there is another dimension to this situation.
Since the establishment of the State of Israel in 1948 and the “Nakba” (“Catastrophe”) in which 600,000 Christian and Muslim Arabs lost their homes, the Palestinian national movement was basically secular. It is still politically incorrect to focus on sectarian identities in discussing Palestinian politics, primarily because Palestinian Christians desire to be understood as in fraternal solidarity with Muslim Palestinians against Zionism. The ahistorical claim that Palestine is waqf  however, now represents a very real threat to the historically Christian communities on the West Bank and in Jerusalem. In March 2010, Palestinian activists are resurrecting the 1970s/80s concept of “sumud” (“solidarity”) to frame the third, ostensibly non-violent, “Al-Quds” (“Jerusalem”) Intifada, which has been called in the wake of Israeli settlement projects in East Jerusalem. As Asma Afsarrudin, Associate Professor of Arabic and Islamic Studies at the University of Notre Dame has rightly asserted, …although the system of dhimma (literally, protection) extended to Jews and Christians was considered sufficiently humane in pre-Modern Muslim societies, today it would rightly be considered as plainly discriminatory and unjust within the modern state system, which defines citizenship not by faith but on the basis of birthplace and residence. This view, however, is under direct attack by HAMAS, which seeks to establish an Islamic state governed by Islamic law. Following the April 2, 2002 takeover of the Church of the Nativity in Bethlehem by the al-Aqsa Martyr’s Brigade/Tanzim and the punitive Israeli attacks on that town during the duration of the Al-Aqsa Intifada, the position of moderates in the West Bank became extremely tenuous. With the takeover of HAMAS in Gaza, the situation deteriorated completely. And, as Benny Morris argues, the maximalist Muslim position, that all Palestine is waqf, is at its heart the same jihadist position that has characterized Arab opposition to Israel all along.

V. Alternative Interpretations

War between Muslims and Jews is not inevitable. Muslim moderates are challenging the ideologically-driven Islamist apologetic against Israel. The most important one is Imam Abdul-Hadi Palazzi, Secretary-General of the Italian Muslim Association and Director of the Institute of the Italian Islamic Community, who has been calling for a revitalization of traditional Sunni Islam. He has taken aim at the historical amnesia of the Islamist movement.

In his response to the 2001 statement made by the mufti of Jerusalem denying Jewish ties to the Haram al-Sharif, Palazzi wrote that Sabri “is representative of those [Muslims] who repudiate “… the Jewish heritage [of Islam] as a whole, with the clear attempt even to remove it from historical memory.” Muslims are so ignorant of their own history that they are “really inclined to take these words for granted, notwithstanding the fact that they contradict both historical evidence and Islamic sources.” He argues against the Salafi claim that Palestine is an Islamic waqf by revisiting the issues surrounding the Night Journey. To remember the historical milieu compels every sincere observer to admit that there is no necessary connection between al-Miraj and sovereign rights over Jerusalem since, in the time when the Prophet… consecrated the place with his footprints on the Stone, the City was not a part of the Islamic State – whose borders were then limited to the Arabian Peninsula – but under Byzantine administration. Moreover, although radical preachers try to remove this from exegesis, the Glorious Quran expressly recognizes that Jerusalem plays for the Jewish people the same role that Mecca has for Muslims. We read in Surah al-Baqarah: “…They would not follow thy direction of prayer (qiblah), nor art thou to follow their direction of prayer; nor indeed will they follow each other’s direction of prayer….” All Quranic annotators explain that « thy qiblah » is obviously the Kaabah of Mecca, while « their qiblah » refers to the Temple Site in Jerusalem. To quote just one of the most important of them, we read in Qadi Baydawi’s Commentary: “Verily, in their prayers Jews orientate themselves toward the Rock (al-Sakhrah), while Christians orientate themselves eastwards….” Palazzi concludes that the Quran reveals the Jewish connection with Jerusalem. As opposed to what sectarian radicals continuously claim, the Book that is a guide for those who abide by Islam—as we have just now shown—recognizes Jerusalem as Jewish direction of prayer…. After…deep reflection about the implications of this approach, it is not difficult to understand that separation in directions of prayer is a mean[s] to decrease possible rivalries in [the] management of [the] Holy Places. For those who receive from Allah the gift of equilibrium and the attitude to reconciliation, it should not be difficult to conclude that, as no one is willing to deny Muslims…complete sovereignty over Mecca, from an Islamic point of view… there is not any sound theological reason to deny an equal right of Jews over Jerusalem. Other Muslims are challenging the HAMAS/Muslim Brotherhood’s doctrines on Israel to show that the Qur’an recognizes that God has given the Jews Jerusalem as an eternal bequest.

There is an alternative Muslim narrative regarding the Jews and the Muslims of these small settler enclaves is to proclaim Jewish superiority everywhere, while disrupting the tissue of co-existence that depends on leaving Palestinians spaces of their own. Israelis often protest Palestinian complaints that Israel really doesn’t want peace. Wahrman helps us to see why the Palestinians believe this. In every case the government and the municipality – currently run by a right-wing mayor, Nir Barkat, who seems all too eager to stoke any fire that comes his way – put forth arguments that supposedly justify the invasion. Some are legal arguments about ownership, sometimes going back eighty years (as in the case of Sheikh Jarrah) and sometimes based on a recent purchase (as in the case of the Shepherd Hotel). Some are historical arguments, mobilizing traditional Jewish associations of those particular spots – partly true, partly invented or stretched – to buttress a claim from times immemorial. But the goal, the methods, and the consequences are always the same: an intrusive encroachment into Palestinian space, eyesore houses emblazoned with Israeli flags, aggressive settlers that often seek confrontation with the neighboring Palestinians, and a permanent disruptive presence of Israeli military and police that inevitably follow the settlers. That the legal argument is but a veneer is demonstrated by the fact that ever since the incongruous high-rise intrusion into the Palestinian village of Silwan, named by the settlers “Yehonatan House,” was declared by Israeli courts illegal and due for immediate demolition, Jerusalem’s mayor has openly defied this ruling. Wahrman writes, “In terms of sheer damage to co-existence in a complicated city, therefore, twenty units in Sheikh Jarrah sow more immediate hatred than 1600 units in Ramat Shlomo.” And he is right. The propoganda value of such policies is great. Last fall, the Holy Land Christian Ecumenical Foundation invited a 16-year old Muslim girl whose entire family had been evicted from their home and was now living in the street to speak at a conference on Arab-Jewish relations. They young girl described in great detail how she and her family lived their lives day-to-day, trying to go to school and work while living on the street. Anecdote upon anecdote builds up the dossier against Israel’s infringements upon the human rights of the Palestinian people.

Wahrman argues against the assertions of Ambassador Harrop and authors Chesin, Hutman and Melamed, writing, To present such aggressive acts as a continuation of the policies of Israeli governments over 43 years is simply untrue. Until recently, Israeli governments carefully avoided such conflicts, and thus allowed Jewish-Arab coexistence in the Holy City to remain surprisingly resilient in the face of many challenges during the first generation after 1967. Efforts to disrupt this pattern began by individuals and small groups, often with private American funding. Their intensification over the last decade and a half has largely flown under the radar, despite being a development with momentous consequences (much greater, say, than those of the settlement ‘outposts’ that have received so much attention). Their protestations of innocence notwithstanding, the support for this game-changing policy from Netanyahu’s government together with the zealous mayor of Jerusalem is unprecedented. Wahrman finds the current Israeli government to blame for the deterioration of Israeli-Palestinian relations in Jerusalem. Netanyahu’s government is deliberately undermining this balance and rapidly changing the urban circumstances, thus rendering a compromise less and less likely. As it turns out, counter to Netanyahu’s claims, these actions are not in the Israeli vaunted “Consensus.” Even at this juncture when the left in Israel is unprecedently [sic] weak, many Israelis (42% according to a recent poll) oppose these new Israeli policies and support a complete freeze of Israeli construction in East Jerusalem. The U.S. should not let manipulative rhetoric about the eternal city and 3000 years of history obfuscate the actual intersection of historical and geographic facts, nor stand in the way of the policy conclusions that must be drawn from them. However, taking the larger view, which includes not only the municipality of Jerusalem, but the issue of settlements and Israeli “heritage sites” in East Jerusalem, the West Bank, and Gaza, and the entire course of the conflict, it is not only the Jerusalem municipality or Israel’s policies regarding the Palestinians which is to blame for the current impasse. The Palestinians’ continued willingness to support violent action against Israel, and their continued hope for a one state solution, has resulted, contrary to all reason, to support for HAMAS. Emboldened by its defeat of FATAH in Gaza in 2007, and backed by an extraordinarily aggressive Iran, the maximalists again are threatening to lead the Palestinian remnant to their complete destruction. All attempts to convince the Palestinians to abandon jihadist ideology have failed, despite the fact that the Arab world is ready to accommodate Israel in the current Middle Eastern state system.

Recent calls for a bi-national, secular state instead of a two-state solution are distractions from the real issues at hand. Improving the living conditions of the Palestinian people, fostering the development of municipal and national government in Gaza and the West Bank, and fighting against Islamist opportunism are goals that can be achieved under the shadow of the Iranian threat. Only on the micro-level can political progress be made. The conflict has to become localized. Only by rejecting the regionalization of the political issues facing the Palestinian and Israeli conflict can the international threats on the macro-level be challenged. The general squalor of the Muslim and Christian Quarters (including the Armenian Quarter) stands in contrast to the beautifully restored Jewish Quarter. The municipality should work with organizations seeking to preserve these monuments as a show of good faith before the radicals turn the city into a battleground. Perhaps Turkey, Egypt, Syria, and Jordan, as part of a reconceptualized peace process, could work to restore the neglected Muslim neighborhoods and monuments of Jerusalem in a bid to fend off Hamas and Islamic Jihad as they seek to cash in on Muslim anger over this neglect. Israel and her international allies could urge UNESCO to move on Jordan’s nomination of the Old City of Jerusalem as a World Heritage site, and invite international investment in the restoration of neglected treasures. Building a few playgrounds might prevent the march to making Jerusalem a battlefield once again. In 2009, the Palestinian academic, intellectual, and cultural communities attempted to celebrate Jerusalem’s Arab identity, but Israel frustrated these of these small settler enclaves is to proclaim Jewish superiority everywhere, while disrupting the tissue of co-existence that depends on leaving Palestinians spaces of their own. Israelis often protest Palestinian complaints that Israel really doesn’t want peace. Wahrman helps us to see why the Palestinians believe this. In every case the government and the municipality – currently run by a right-wing mayor, Nir Barkat, who seems all too eager to stoke any fire that comes his way – put forth arguments that supposedly justify the invasion. Some are legal arguments about ownership, sometimes going back eighty years (as in the case of Sheikh Jarrah) and sometimes based on a recent purchase (as in the case of the Shepherd Hotel). Some are historical arguments, mobilizing traditional Jewish associations of those particular spots – partly true, partly invented or stretched – to buttress a claim from times immemorial. But the goal, the methods, and the consequences are always the same: an intrusive encroachment into Palestinian space, eyesore houses emblazoned with Israeli flags, aggressive settlers that often seek confrontation with the neighboring Palestinians, and a permanent disruptive presence of Israeli military and police that inevitably follow the settlers. That the legal argument is but a veneer is demonstrated by the fact that ever since the incongruous high-rise intrusion into the Palestinian village of Silwan, named by the settlers “Yehonatan House,” was declared by Israeli courts illegal and due for immediate demolition, Jerusalem’s mayor has openly defied this ruling. Wahrman writes, “In terms of sheer damage to co-existence in a complicated city, therefore, twenty units in Sheikh Jarrah sow more immediate hatred than 1600 units in Ramat Shlomo.” And he is right. The propoganda value of such policies is great. Last fall, the Holy Land Christian Ecumenical Foundation invited a 16-year old Muslim girl whose entire family had been evicted from their home and was now living in the street to speak at a conference on Arab-Jewish relations. They young girl described in great detail how she and her family lived their lives day-to-day, trying to go to school and work while living on the street. Anecdote upon anecdote builds up the dossier against Israel’s infringements upon the human rights of the Palestinian people.

A paradigm shift is needed to thwart the Islamist threat to Israel. Below are concrete steps towards localizing the conflict and to reinvigorate the peace process that could break the cycle of despair now characterizing the region within the parameters of the Beillin-Abu Mazen plan of 1995.

Immediate Steps Within the Realm of Realpolitik and Reason: Localize Conflict Management and Resolution 1. Establish embassies in West and East Jerusalem All states having diplomatic relations with Israel should immediately establish embassies in Israel and Palestine. Arab League states establish embassies in East and West Jerusalem. Use these embassies to kick start economic development and housing in various neighborhoods. 2. Latin Patriarchate, Greek Orthodox Patriarchate, and other Christian landowners in Palestine/Israel to cooperate by developing local community development boards. 3) UNESCO overseas restoration and preservation of Islamic monuments and archeological sites. Turkey to cooperate with Israel and Palestine with historical preservation projects. 4) Educational programs for Palestinian and Israeli students focusing on holy sites throughout the land. Educational institutions currently training tour guides to spearhead these efforts, emphasizing change and continuity over time. 5) Truth and Reconciliation commissions to document and memorialize history. Institutions of higher learning to cooperate with education ministries. 6) UNRWA to close refugee camps throughout the Middle East. Repatriate and reimburse Arab and Jewish refugees according to their wishes—return, compensation, or memorials—on a case-by-case basis

Voir aussi:

The Anti-Terror, Pro-Israel Sheikh
FrontPageMagazine.com
Jamie Glazov

September 12, 2005

Frontpage Interview’s guest today is Sheikh Prof. Abdul Hadi Palazzi, Director of the Cultural Institute of the Italian Islamic Community and a vocal critic of militant Islam.

FP: Hello Sheikh Palazzi, welcome to Frontpage Interview. It is an honor to speak with you.

Palazzi: The honor is mine.

FP: One doesn’t find many prominent Muslim clerics today who openly denounce suicide bombings, let alone suicide bombings against Israelis. Yet you are quite vocal about supporting Israel’s right to exist. Tell us why, as a Muslim, you have come to this disposition and why you have received so much criticism from certain elements of the Muslim community for it.

Palazzi: As a scholar of Islamic Law, I believe that Islam permits wars under certain conditions (i.e., it permits some soldiers to fight against other soldiers when ordered to do so by the State), but strictly forbids taking military initiatives by individuals, groups or factions (which is referred as « fitnah », i.e., sedition), strictly forbids targeting civilians and strictly forbids committing suicide. Consequently, as a Muslim scholar, I must necessarily condemn suicide bombing as a matter of principle, irrespective of who the victims are. I am obliged to say that a suicide bomber is by no means a martyr of Islam, but a criminal who dies while committing acts which Islam views as capital crimes.

Regarding Israel, I beg your pardon but may I ask you to please consider refraining from speaking of Israel’s « right to exist. » Affirming Israel’s « right to exist » is as unacceptable as denying that right, because even posing the question of whether or not the Children of Israel (Jews) — individually, collectively or nationally — have a « right to exist » is unacceptable. Israel exists by Divine Right, confirmed in both the Bible and Qur’an.

I find in the Qur’an that God granted the Land of Israel to the Children of Israel and ordered them to settle therein (Qur’an, Sura 5:21) and that before the Last Day He will bring the Children of Israel to retake possession of their Land, gathering them from different countries and nations (Qu’ran, Sura 17:104). Consequently, as a Muslim who abides by the Qur’an, I believe that opposing the existence of the State of Israel means opposing a Divine decree.

Every time Arabs fought against Israel they suffered humiliating defeats. In opposing the will of God by making war on Israel, Arabs were in effect making war on God Himself. They ignored the Qur’an, and God punished them. Now, having learned nothing from defeat after defeat, Arabs want to obtain through terror what they were unable to obtain through war: the destruction of the State of Israel. The result is quite predictable: as they have been defeated in the past, the Arabs will be defeated again.

In 1919, Emir Feisal (leader of the Hashemite family, i.e., the leader of the family of the Prophet Muhammad) reached an Agreement with Chaim Weizmann for the creation of a Jewish State and an Arab Kingdom having the Jordan river as a border between them. Emir Feisal wrote, « We feel that the Arabs and Jews are cousins in race, having suffered similar oppressions at the hands of powers stronger than themselves, and by a happy coincidence have been able to take the first step towards the attainment of their national ideals together. The Arabs, especially the educated among us, look with the deepest sympathy on the Zionist movement. »

In Feisal’s time, none claimed that accepting the creation of the State of Israel and befriending Zionism was against Islam. Even the Arab leaders who opposed the Feisal-Weizmann Agreement never resorted to an Islamic argument to condemn it. Unfortunately that Agreement was never implemented, since the British opposed the creation of the Arab Kingdom and chose to give sovereignty over Arabia to Ibn Sa’ud’s marauders, i.e., to the forefathers of the House of Sa’ud.

When the Saudis started ruling an oil rich kingdom, they also started investing a regular part of their wealth in spreading Wahhabism worldwide. Wahhabism is a totalitarian cult which stands for terror, massacre of civilians and for permanent war against Jews, Christians and non-Wahhabi Muslims. The influence of Wahhabism in the contemporary Arab world is such that many Arab Muslims are wrongly convinced that, in order to be a good Muslim, one must hate Israel and hope for its destruction.

Incidentally, in countries where Wahhabism did not spread, this idea is not rooted. Most Muslims in Turkey, India, Indonesia, or the former Soviet Union do not believe at all that a good Muslim must necessarily be anti-Israel. To give some relevant examples, the leading Muslim scholar and former President of Indonesia, Shaykh Abdurrahman Wahid, is on friendly terms with Israel and also visited leaders of Jewish organizations in the United States. The Mufti of Sierra Leone, Sheikh Ahmed Sillah, is also a friend of Israel, as is the Mufti of European Russia, Sheikh Salman Farid.

An organization called « Muslims for Israel » was recently founded in Canada. Voicing pro-Israeli points of view obviously causes negative reactions from Wahhabi groups and Muslims influenced by Wahhabism. However, while those people verbally attack and circulate the most astonishing fabrications about me, I also receive encouragement and support from pro-Israel Muslims living in different parts of the world.

While visiting Israel, I was welcomed by a delegation of heads of Arab villages in the Jerusalem area. They were telling me how much they like living in Israel, and how much they fear being transferred to PLO rule. Many of the Arab inhabitants of Gush Katif today share the same feeling. They say, « Israelis give us jobs and an opportunity to live in peace. What kind of future awaits us under PLO? » I am sure that, were they free to speak and able to see the reality beyond propaganda, many more Arab Muslims would support my positions.

Irshad Manji, a pro-Israeli Muslim journalist from Canada, tells that some Muslims support her openly, yet many more Muslims tell her, « We are with you, but are afraid to tell it. » The same happens to me in Italy, or when I visit Israel. As one knows, being anti-Israeli has become « politically correct » among Arabs. People are afraid to oppose what is « politically correct » even when they live in a democracy. What can one expect from those who live under totalitarian regimes and who have no access to a free press, but to governmental propaganda only? The world should give pro-Israeli Muslims a chance. We owe this to the memory of Anwar Sadat, martyred by those same Wahhabi terrorists who today spread terror everywhere.

In 1996, the Islam-Israel Fellowship of the Root & Branch Association was co-founded by myself and Dr. Asher Eder to promote cooperation between the State of Israel and Muslim nations, and between Jews and Muslims in Israel and abroad, to build a better world based upon a proper Jewish understanding of the Tanakh (Bible) and Jewish Tradition, and upon a proper Muslim understanding of the Qur’an (Koran) and Islamic Tradition. I recommend to FrontPage readers « Peace is Possible between Ishmael and Israel according to the Qur’an and the Tanach (Bible) » by Dr. Eder, with a Foreward by myself, which may be found at [www.rb.org.il ]. I also welcome your readers to visit my website at [ http://www.amislam.com ].

FP: Thank you Sheikh Palazzi. Tell us, if you believe in the life of the soul after death, where does the soul of the suicide bomber go?

Palazzi: Everyone who dies while committing capital sins such as suicide and murder will enter hellfire, except for the one who repents before death catches him. As for the one who dies without repenting for a capital sin — while having a correct doctrinal belief and believing that his sin was a sin — he will dwell in hellfire until his sin is expiated, or even less because of the eventual intercession of Prophets and pious people. However, those who die without repenting for a capital sin and without even believing it is a capital sin, will be denied entrance to heaven, and will dwell in hellfire as long as God wishes. However, God’s mercy is such that it completely prevails over his wrath, to the point where hellfire ultimately becomes an abode of relief.

In Islam, both murder and suicide are capital sins about whose nature no Muslim can either doubt or claim ignorance. Every Muslim must know that committing suicide and murder are forbidden in Islam, exactly as every Muslim knows that daily prayers are five, that the month of fasting is Ramadan, that the destination of pilgrimage is Mecca, etc.

Consequently, the one who dies as a suicide bomber and who does so while wrongly believing that his action is in accordance with Islam, actually dies without having correct doctrinal faith and without any opportunity of repentance, and consequently will permanently dwell in hellfire and will never be admitted to heaven. Denying that suicide and murder are capital sins in Islam represents a lack of correct doctrinal faith according to the Shari’a.

FP: Kindly relate to us your experience at the University of California in Santa Barbara on March 4, 2004, when you came on campus and denounced terrorism. Many Muslim students from the Muslim Students Association at UCSB tried to shout you down. What happened and what do you make of it?

Palazzi: In reality, those who opposed my visit at UCSB were a small group of students, mostly related to the local Muslim Student Association (MSA; i.e., to the student branch of the Wahhabi Muslim Brotherhood). I invited them to be involved in the debate, to explain the reasons why they opposed my visit and/or the contents of my speech.

However, they were not in the least interested in real debate and discussion. They only shouted some slogans and left the hall. Other Muslim students, not related to the MSA, on the contrary appreciated my visit, and together with non-Muslim students went on asking me questions privately even after the public debate was over. Apart from that small group of vociferous opponents, both Muslim and non-Muslim students at UCSB were friendly and interested in thoughtful discussion of issues.

FP: Can you illuminate for us the humane and tolerant side of Islam?

Palazzi: In contrast to Wahhabism, which is a religion of terror, coercion and violence, Sunni Islam is a religion of peace and tolerance. A Muslim is called to be a loyal citizen of the country in which he lives, on the condition that the State does not deny his basic religious freedom and does not compel him to accept another religion by force. If the government is in other respects tyrannical, corrupt, oppressive, etc., a Muslim may seek redress through established legal channels, without resort to sedition or violence. If he thinks government oppression is unbearable, he must migrate elsewhere. This is the case regardless of whether or not Muslims are a majority or a minority, or the ruler is a Muslim or a non-Muslim.

Sunni Islam recognized different forms of efforts to support Islam (jihad), and acknowledges a military form of jihad. In the Sunni understanding, military jihad can only be undertaken by an Islamic State. Muslims may not initiate armed conflicts on their own initiative, but only after the head of an Islamic State has formally declared war against another state which oppresses Muslims or denies their religion freedom. Islamic sources foresaw that the Islamic State (Caliphate) would cease to exist, and that Muslims and non-Muslims alike would be ruled for a period of history by secular states alone.

According to Sunni belief, the Caliphate will be restored in messianic times, by Imam al-Mahdi, and not by politicians or military leaders. As long as Imam al-Mahdi is not present, no restoration of the Caliphate is possible, and without a Caliphate military jihad is impossible. The only legitimate jihad in our time is not-military jihad, i.e., competing with non-Muslims in good deeds, such as creating a better world and establishing enduring peace.

Wahhabis simply take words used in Islamic Law and apply them against Islamic Law itself. In Islamic Law, terrorism is a sin, and suicide another sin. Wahhabis call « jihad » acts of suicide terrorism and « martyrs » those who die while committing them. With regard to murder and suicide, the conflicting positions of Sunni Islam and Wahhabism are fundamental and irreconcilable.

FP: Tell us a bit about your upbringing and your own intellectual and spiritual journey? Who were some mentors/figures who influenced you? Has your philosophy and outlook always been the same or has it changed over the years? Tell us about a matter about which you have changed your mind or have had second thoughts over the years.

Palazzi: I was born in Rome into a non-observant Muslim family, having no special interest in religion. At that time, there existed in Italy no Muslim organization and no religious facilities. Apart from some Arabic words and some knowledge of major Islamic holidays, I received no formal religious education. Even so, since my youth I was interested in spirituality and metaphysics, and this led me to study philosophy at the State University of Rome.

During that period, I felt a need to rediscover my Islamic roots. After completing my secular education I moved to Cairo, wherein I studied at al-Azhar Islamic University. In Cairo, I had the opportunity to study under the best teachers. At that time, al-Azhar was not, as it is today, a nest of Wahhabi and neo-Salafi fanatics and extremists, but was still a center of traditional Islamic learning.

While living in Cairo, I also had the opportunity to study Sufism, the mystical tradition of Islam, under my main teachers, Sheikh Ismail al-Azhari and Sheikh Hussein al-Khalwati. I also benefited from the opportunity to study under the then Mufti of Egypt, the late Sheikh Muhammad al-Mutawali as-Sha’rawi, the one who convinced Sadat to make peace with Israel and who went with him to Jerusalem to pray in the al-Aqsa mosque.

When I came back to Rome, I met other Muslims sharing my attitude, and together we established the organization which today is called the Italian Muslim Assembly. While a teenager, I studied different ideologies and philosophies, and was to a certain extent influenced by them. However, after my stay in Cairo, I considered my basic period of intellectual and spiritual formation completed. My spiritual philosophy has remained more or less the same until today.

FP: What did you think about Pope John Paul II? What do you think of the new Pope?

Palazzi: I think the late Pope John Paul II was a contradictory personality. He made some decisions which were extremely progressive (interfaith meetings, visits to mosques and synagogues, etc.), but his individual theology was nevertheless extremely conservative and from a certain point of view naive. He publicly asked forgiveness for crimes committed by the Church against Jews, but afterwards canonized some very controversial personalities, such as his predecessor Pius IX (one of the most implacable enemies of democracy in the history of humanity), and even pro-Nazi Croatian Cardinal Stepinac.

John Paul II took no steps to censor priests and bishops who scandalously cooperated with mass-murderers such as Saddam Hussein or Yasser Arafat, and refused to take a clear position about bishops involved in covering up the scandal of pedophile priests. He approved the war in Kosovo to free the oppressed population from Milosevic, but had no courage to support the war for the liberation of Iraq from Saddam Hussein. The refusal of John Paul II to « bless » the international Coalition fighting for the liberation of Iraq is something I as a Muslim can hardly forgive, as I cannot forget Catholic organizations marching together with Communists and neo-Nazis « against Bush’s war » and objectively in support of Saddam’s regime.

On themes such as birth control and embryology John Paul II’s mentality was totally obscurantist and medieval. He compared abortion to massacres committed by Nazis and Communists. He promoted dialogue between the Church and non-Catholic religions, but permitted Cardinal Ratzinger (now Pope Benedict XVI) to silence theological debate and dissent within the Catholic Church itself.

From a political point of view, John Paul II supported a direct and constant interference of the Church in the affairs of European States, especially Italy. Many Italians, even practicing Catholic Italians, were disappointed by the idea of a foreign (in this case Polish) pope who interfered with the dialectic of majority rule and minority opposition in our country, and considered it a gross infringement of our national sovereignty.

To conclude, I must say that the pontificate of John Paul II was characterized by light and darkness. Positive elements were counter-balanced by many negative ones.

As for Benedict XVI, taking into consideration the documents he signed when he was President of the Congregation for the Doctrine of the Faith (formerly known as the « Sacred Congregation of the Universal Inquisition »), he seems to be even more conservative than was John Paul II, and even less inclined to tolerate theological pluralism inside the Catholic Church. In one these documents, the « Dominus Jesus » Declaration, the then Cardinal Ratzinger explained that « interfaith dialogue must be understood as a part of the missionary activity of the Catholic Church. » The same document openly says that non-Catholic religions are « seriously defective » from a theological and ethical point of view.

All this is not encouraging at all. We have a Pope, Benedict XVI, who simply rejects the notion of pluralism. He does not see the Catholic Church as an element of society which must co-exist with other elements on a basis of equality and dignity, but sees the Catholic Church as the master which must educate society.

According to the approach of Benedict XVI, religions do not represent different spiritual perspectives, each of which can make its unique contribution to help us partially understand the mystery of God. Benedict thinks the truth about God is already known, and the Pope (i.e., himself) is the only authorized interpreter of that truth. Catholics and non-Catholics alike must simply be educated by the one (i.e., himself) who represents that truth on earth.

Dialogue is not seen as an end in itself, but only as a tool to bring non-Catholic religions more in line with Catholicism. With regard to the attitudes of past Popes such as John XXIII and Paul VI, Benedict XVI seriously risks nullifying the results of the Second Vatican Council and returning Catholic theology to what it was at the time of the Counter Reformation.

Ratzinger, therefore, is a Pope who preaches a totalitarian understanding of religion, and incidentally is also the first Pope to have participated in a Nazi German youth movement. Perhaps this past will not affect relations with Jews, but Benedict recently chose not to mention Israel by name in a public statement of solidarity with nations that recently suffered terrorist attacks. When the Israeli government protested this omission, the reaction of the Press Office of the Holy See was arrogant, condescending, and dismissive, adding insult (a sin of commission) to the original injury (a sin of omission), especially when one considers that the omission was committed by a Bavarian Pope who was both a member of a Nazi German youth movement and a soldier in the Nazi German Wehrmacht.

FP: You are, of course, right about some of these things. I guess I will just say that Pope John Paul II was an incredible human being who provided crucial and meaningful spiritual leadership during a tumultuous time. His job was not to run a popularity contest. I think in some ways he was a very holy man and brought much light to a dark world. He was firm in several areas where it was necessary to be firm. And, of course, he played a tremendous role in the crumbling of an evil empire.

The hype that the media went on about Benedict XVI being in the Nazi German youth movement is also a vicious and dirty cheap shot. Pope XVI was never a Nazi and everyone knows it. All German boys at that time were forced to become members of the Hitler Youth – and so was he. This Pope has made it clear years ago how his faith showed him the evil of Nazism and anti-Semitism.

Palazzi: Although « all German boys at that time were forced to become members of the hitler youth, » the young Joseph Ratzinger nevertheless volunteered for a combat unit of the Hitler Youth. This circumstance is confirmed by the Vatican press office. Of course, we are dealing with a teenager living in a period when Nazi indoctrination was systematic, but at least during that period Joseph Ratzinger was a convinced Nazi who chose to join a military unit fighting against the Allies. I do not doubt that his faith showed him the evil of Nazism and anti-Semitism, but this happened after World War Two was over, not before.

FP: Well, Sheikh Palazzi, the evidence suggests that the Pope volunteering for a combat unit is simply untrue and that is why the Pope evaded people who were trying to force him to « volunteer » for a combat unit by declaring his intent to become a priest. There is no trace to the assertion that the Vatican Press Office confirmed the opposite. Ratzinger received a dispensation from the Hitler Youth because of his religious studies and he deserted the German army. He never attended any Hitler Youth meetings and his seminary professor secured the paper « proving » his attendance on his behalf.

And it is this upon this falsehood that you frame your further assertion that Ratzinger was at that time a « convinced Nazi » — which is, with all due respect, simply a historical falsehood and a personal slander. His own word, and those of all who knew him and his family, says otherwise: that he and his whole family were anti-Nazis. There is no trace of Nazism in anything Ratzinger has ever done since the war, and it seems that many people are just trying to smear him and his theological conservatism – quite an unworthy thing to do.

In any case, let’s get back to the terror war. What is the best way for the West to fight it? What do you think of the American liberation of Iraq?

Palazzi: To win a war, one must identify who the enemy is and neutralize the enemy’s chain of command. World War Two was won when the German army was destroyed, Berlin was captured and Hitler removed from power. To win the War on Terror, it is necessary to understand that al-Qa’ida is a Saudi organization, created by the House of Sa’ud, funded with petro-dollar profits by the House of Sa’ud and used by the House of Sa’ud for acts of mass terror primarily against the West, and the rest of the world, as well.

Consequently, to really win the War on Terror it is necessary for the U.S. to invade Saudi Arabia, capture King Abdallah and the other 1,500 princes who constitute the House of Sa’ud, to freeze their assets, to remove them from power, and to send them to Guantanamo for life imprisonment.

Then it is necessary to replace the Saudi-Wahhabi terror-funding regime with a moderate, non-Wahhabi and pro-West regime, such as a Hashemite Sunni Muslim constitutional monarchy.

Unless all this is done, the War on Terror will never be won. It is possible to destroy al-Qa’ida, to capture or execute Bin Laden, al-Zarqawi, al-Zawahiri, etc., but this will not end the War. After some years, Saudi princes will again start funding many similar terror organizations. The Saudi regime can only survive by increasing its support for terror.

Saddam’s regime was one of the worst criminal dictatorships which existed in this world, and destroying it was surely a praiseworthy task for which, as a Muslim, I am thankful to President Bush, to the governments who joined the Coalition and to soldiers who fought in the field. Destroying the Taliban regime in Afghanistan and the regime of Saddam Hussein in Iraq were surely praiseworthy tasks, but I regret that focusing on these secondary enemies was — for the White House — a way to obscure the role of the world’s main enemy: the Saudis.

FP: What do you think of President Bush?

Palazzi: I am extremely disappointed with him. I hoped that — after Saudi terrorists attacked the U.S. on 9/11 — this would necessarily cause a radical revision in U.S.-Saudi relations. The first action a U.S. President had to do after such a criminal attack as 9/11 was to immediately outlaw Saudi-controlled institutions inside the U.S. and acknowledge that viewing Saudis as « friends » was a mortal sin representing sixty years of failed U.S. foreign and economic policy.

U.S. governmental agencies have plenty of evidence about the role of the House of Sa’ud in funding the worldwide terror network. U.S. citizens can even read in newspapers that some days before the 9/11 attack Muhammad Atta received a check from the wife of the former Saudi Ambassador to Washington, Prince Bandar, but unbelievably this caused no consequences. Let us consider plain facts: the wife of a foreign ambassador pays terrorists for attacks which murder thousands of U.S. citizens, and the U.S. government not only does not declare war on that foreign country, in this case Saudi Arabia, but does not even terminate diplomatic relations with that country.

On the contrary, then-Crown Prince Abdallah, the creator (together with the new Saudi ambassador to the United States, former Saudi ambassador to the United Kingdom, and Father of 9/11, Prince Turki al-Feisal) of al-Qa’ida, is immediately invited to Bush’s ranch as a honored guest, and Bush tells him, « You are our ally in the War on Terror »! Can one image FDR inviting Hitler to the United States and telling him, « You are our ally in the war against Fascism in Europe »?

Something very similar happened after 9/11. As a matter of fact, the Saudis supported Bush’s electoral campaign for his first term in office, and asked him in exchange to be the first U.S. President to promote the creation of a Palestinian State. Once he was elected, Bush refused to abide by the agreement, and the consequence was 9/11.

« We paid for your election, and now you must do want we want from you », this was the message behind the 9/11 attack. Bush immediately started doing what the Saudis wanted from him: compelling Israel to withdraw from Judea, Samaria and Gaza, in order to permit the creation of a PLO state. Western media speak of a « Road Map, » while Arab media call it by its real name: « Abdallah’s Plan. »

One hears about a U.S. President who allegedly leads a « War on Terror » and promotes the spread of « democracy » and « freedom » in the Islamic world, but the reality shows a U.S. president who — after a Saudi terror attack against the U.S. — abides by a Saudi diktat, hides the role of the Saudi regime behind al-Qa’ida and wants Israel, the only democratic state in the Middle East, cut to pieces to facilitate the creation of another dictatorial regime, lead by Arafat deputy Abu Mazen, the terrorist who organized the mass murder of Israeli athletes at the 1972 Munich Olympics.

Theoretically, Bush proclaims his intention to punish terror and to spread democracy, but the Road Map is the exact opposite of all this: it means punishing the victims of terror and rewarding terrorists, compelling democracy to withdraw in order to create a new dictatorial Arab regime. For the U.S. there is only one single trustworthy ally in the entire Middle East: Israel.

Now Bush is punishing America’s ally Israel to reward those who heartily supported « our brother Saddam », those who demonstrate by burning Stars and Strips flags and those who call America « the imperialist power controlled by Zionism ». In doing so, Bush seriously risks becoming the most anti-Israeli and anti-Jewish President in the history of the U.S.

Let us look at the impending victims of Bush’s foreign policy, at the inhabitants of Gush Katif. What is their crime? What did they do to merit deportation from their homes and the theft of their farms and businesses? They live in peace, work hard and provide jobs for thousands of Gaza Arabs. To please the Saudis, Bush wants a Judenrein Gaza, with the Jews of Gush Katif deported from their homes, their houses destroyed and even the remains of their relatives exhumed and buried elsewhere.

Were one to proclaim « Jews, for the only reason of their being Jews, must be deported from New York and forcibly resettled in New Jersey », the whole world would shout and say this is racist deportation, ethnic cleansing, violation of basic human rights, etc. Now, by supporting the infamous anti-Israeli Saudi Plan, Bush is applying the same identical principle: he accepts the idea that Jews, for the only fault of being Jews, must be deported from their homes in Judea, Samaria and Gaza, and resettled elsewhere.

Throughout history, Jews were frequently deported from country to country by Romans, Popes, Czars, Nazis, etc. Now, thanks to Bush’s policy, Jews will also be deported from Israel, and deported not by anti-Semitic regimes, but by Jews and others wearing Israeli uniforms. It is the norm for Arab dictators to conceive a political project based on ethnic cleansing and deportation of Jews, but it is simply unbelievable that a U.S. President approves such a project and compels Israel to accept it.

I am shocked to realize that a U.S. President supports ethnic cleansing of Jews from parts of the Land of Israel, and that most American Jewish organizational leaders either keep silent or even approve of this deportation plan. With the few praiseworthy exceptions of the Zionist Organization of America (Morton Klein), Americans for a Safe Israel (Herb Zweibon and Helen Freedman), National Council of Young Israel (Pesach Lerner) and a few other groups, most Jewish organizations in the U.S. collaborate with Bush’s plans against their own brothers and sisters in Israel.

The implications of the Road Map are staggering: A Jew is not like other human beings, he can be deported from place to place, according to the cynical oil drenched dictates of political opportunism. Deporting Jews and cutting Israel into pieces was the original goal of Arab dictators supported by the Soviet Union.

The U.S. has consistently opposed this racist policy and supported Israel against terrorists who wanted to destroy it. Now Bush is granting those same terrorists a victory: what was not accomplished by terror will be accomplished by the Israeli Defence Forces with the support of the United States. Saudis are able to compel a U.S. President to betray U.S. allies and to force the creation of an entity (« Palestine ») controlled by terrorists.

President Bush claims to be a Born Again Christian and also claims to read the Bible every day. The Bible says that God gave the Land of Israel as a heritage to the descendants of Abraham, Isaac and Jacob, and gave the rest of the world as a heritage to other peoples. As confirmed by the Qur’an and Islamic tradition, Abraham himself bequeathed to his descendants from Isaac the Land of Israel, and bequeathed to his descendants from Ishmael other lands, such as the Arabian peninsula.

Now descendants of Ishmael, the Arabs, have a gigantic territory extending from Morocco to Iraq. The descendants of Isaac, the Jews, on the contrary, only have a tiny, narrow strip of land. However, Arab dictators are not satisfied with their huge territory. They want more. They also want the little heritage of the Children of Israel, and resort to terror in order to get it.

U.S. Presidents have always opposed this attempt to steal from the Jewish People what God granted them. Now we have a U.S. President who claims to honor the Bible, and yet wants to give Arab dictators what belongs to the Jewish People. By doing so, Bush is not only rewarding terror, encouraging further terror and showing the world that terror works, but he is also opposing God’s will. I pray that the citizens of the U.S. will be spared the full consequences of this anti-Israel, anti-Jewish and anti-God foreign policy.

FP: There is indeed a tragedy inherent in the Israelis not being defended the way they should be. And the disengagement from Gaza truly comes with many dangerous risks. But there are several very shrewd strategic reasons involved in this move and they are in Israel’s interests. We shouldn’t forget that. Bush and Sharon are making wise and calculated steps in their own context. It is more complicated than simply seeing this as a great malicious betrayal. But we’ll have to debate this another time.

Let us turn to your personal interests for a moment. What are some of your favorite books?

Palazzi: Books I prefer reading are those dealing with spirituality. I am especially interested in the study of similarities between Sufism and Kabbalah, and consequently I consider « al-Futuhat al-Makkiyyah » by Ibn ‘Arabi and the « Zohar » as my basic sources. I am also interested in the study of non-monotheistic mysticism, and consequently appreciate the Upanishad, the Vedantasutra and the Purana of the Hindu tradition, the Buddhist Canon and the Greek Philokalia. I am also interested in the history of Middle East. Books such as « Battle Ground » by Shmuel Katz and « The Secret War Against the Jews » by John Loftus are among my favorites.

FP: Do you listen to music? If so, tell us what music you like.

Palazzi: Because of my academic interests in ethnomusicology and ritual dance, I frequently listen to Medieval music, be it Arabic-Andalusi, Maghrebi, Persian, European or Byzantine. Then I am also fond of symphonic music, and my favorite composers are Bruckner, Mahler and Stravinsky. I also like jazz, especially from New Orleans.

FP: Why do you think Islamic extremists demonize music? For instance, the Taliban illegalized all music, Khomeini illegalized many forms of “Western music” etc. What is it about music that they see so threatening? Isn’t music a divine gift? Also, do you think dancing is anti-Islamic?

Palazzi: Khomeini was not so extreme about music as are the Taliban (who follow an Indian version of Saudi Wahhabism known as Deobandism) or the Saudis. Khomeini never demonized music in principle. He rather imposed his personal preferences regarding which music was acceptable and which was not. Khomeini deemed traditional Islamic music and Western classical music to be acceptable, and modern Western popular music to be unacceptable. The Taliban, on the contrary, even banned Sufi music and traditional Islamic chants, and the Saudis go on doing the same until today.

Some Muslim scholars of the past restricted the range of acceptable music to a minimum, but Imam al-Ghazali, a leading authority in the Shafi’i school of jurisprudence to which I belong, preferred to emphasize the positive value of music. A chapter of al-Ghazali’s book in Persian, « The Alchemy of Happiness », is entitled « Concerning Music and Dancing as Aids to the Religious Life ».

al-Ghazali writes: « The heart of man has been so constituted by the Almighty that, like a flint, it contains a hidden fire which is evoked by music and harmony, and renders man beside himself with ecstasy. These harmonies are echoes of that higher world of beauty which we call the world of spirits; they remind man of his relationship to that world, and produce in him an emotion so deep and strange that he himself is powerless to explain it. The effect of music and dancing is deeper in proportion as the natures on which they act are simple and prone to motion; they fan into a flame whatever love is already dormant in the heart, whether it be earthly and sensual, or divine and spiritual ».

While other scholars tried to classify musical instruments and musical styles as permissible or forbidden on the basis of their personal preferences, Imam al-Ghazali on the contrary classified music according to the effects it produces on the soul: music which promotes illicit and immoral desires must be avoided, while music which echoes spiritual harmony and awakens contemplation should be encouraged. The latter kind of music is surely a divine gift. Till today Sufi musicians play traditional songs and mystical melodies in order to increase love for God and to cause listeners to join in ecstatic dancing.

FP: So do you ever dance to your favorite music?

Palazzi: I not only regularly dance according to the teachings of the Mevlevi school as they were received by the Naqshbandi and Qadiri Sufi Orders, but I also teach my students, with the authorization of my Sheikhs, what in the West is known as the ritual dance of the Whirling Dervishes. In Arabic, this same dance is called Sama’, meaning « listening ». The ritualized techniques of Sufi dance are necessary since an ordinary person lacks spontaneity. For those who reach a certain spiritual level, technique itself is not necessary anymore: listening to traditional Mevlevi music, especially to the sound of flute and drum, is enough to lead to spontaneous dance out of love for God.

During the last years, I have led seminars and arranged performances of the ritual dance of the Whirling Dervishes in cultural centers, universities and dancing schools. Students at dancing schools have some technical advantages over participants who never attended such schools, but in many cases the dance students were less spontaneous and more concerned with external appearances. These dance students were educated to perform for the public in performances which must please audiences. In Dergas, Sufi dancing halls, students dance exclusively for the Beloved One, and to be united with Him. That is the basic difference.

FP: Do you think that veiling of women in Islam should me mandatory or voluntary?

Palazzi: Wearing or not wearing a veil should be the choice of a Muslim woman alone. No one has the right to compel her to wear or not wear a veil. As with prayer, fasting and all the other religious practices, veiling has meaning when it is spontaneous and reflects one’s will to please God by choosing to observe a religious precept. Forcing people to observe religious precepts does not result in an increase in faith, but rather an increase in hypocrisy. One does not pray, fast or wear a veil as an expression of freely chosen faith to submit to what one believes to be commanded by God, but only due to human coercion.

Consequently, I strongly condemn those regimes, such as Saudi Arabia and Iran, which force women who do not want to wear the veil to do so; and regimes, such as Turkey and France, which prevent women who do want to wear the veil from doing so. My ideal of religious freedom is that, if a woman wants to veil, she must be free to do so, and the State must defend her right to veil; while if a woman does not want to veil, she must be free to do so, and the State must defend her right not to do so.

Voir encore:

What Would Hamas Do If It Could Do Whatever It Wanted?
Understanding what the Muslim Brotherhood’s Gaza branch wants by studying its theology, strategy, and history
Jeffrey Goldberg

The Atlantic

AUG 4 2014

In the spring of 2009, Roger Cohen, the New York Times columnist, surprised some of his readers by claiming that Iran’s remaining Jews were “living, working and worshiping in relative tranquility.”

Cohen wrote: “Perhaps I have a bias toward facts over words, but I say the reality of Iranian civility toward Jews tells us more about Iran—its sophistication and culture—than all the inflammatory rhetoric.”

Perhaps.

In this, and other, columns, Cohen appeared to be trying to convince his fellow Jews that they had less to fear from the Iran of Khamenei and (at the time) Ahmadinejad than they thought. To me, the column was a whitewash. It seemed (and seems) reasonable to worry about the intentions of those Iranian leaders who deny or minimize the Holocaust while hoping to annihilate the Jewish state, and who have funded and trained groups—Hezbollah and Hamas—that have as their goal the killing of Jews.

It is a dereliction of responsibility not to try to understand the goals and beliefs of Islamist totalitarian movements.
Cohen’s most acid critics came from within the Persian Jewish exile community. The vast majority of Iran’s Jews fled the country after the Khomeini revolution; many found refuge in Los Angeles. David Wolpe, the rabbi of Sinai Temple there, invited Cohen to speak to his congregants, about half of whom are Persian exiles, shortly after the column appeared. Cohen, to his credit, accepted the invitation. The encounter between Cohen and an audience of several hundred (mainly Jews, but also Bahais, members of a faith persecuted with great intensity by the Iranian regime) was tense but mainly civil (you can watch it here). For me, the most interesting moment came not in a discussion about the dubious health of Iran’s remnant Jewish population, but after Wolpe asked Cohen about the intentions of Iran and its allies toward Jews living outside Iran.

“Right now,” Wolpe said, “Israel is much more powerful than Hezbollah and Hamas. Let’s say tomorrow this was reversed. Let’s say Hamas had the firepower of Israel and Israel had the firepower of Hamas. What do you think would happen to Israel were the balance of power reversed?”

“I don’t know what would happen tomorrow,” Cohen answered. This response brought a measure of derisive laughter from the incredulous audience. “And it doesn’t matter that I don’t know because it’s not going to happen tomorrow or in one or two years.” Wolpe quickly told Cohen that he himself knows exactly what would happen if the power balance between Hamas and Israel were to be reversed. (Later, Wolpe told me that he thought Cohen could not have been so naïve as to misunderstand the nature of Hamas and Hezbollah, but instead was simply caught short by the question.)

At the time, Cohen suggested that he was uninterested in grappling with the nature of Hamas and its goals. “I reject the thinking behind your question,” he said. “It’s not useful to go there.”

“Going there,” however, is necessary, not only to understand why Israelis fear Hamas, but also to understand that the narrative advanced by Hamas apologists concerning the group’s beliefs and goals is false. “Going there” also does not require enormous imagination, or a well-developed predisposition toward paranoia. It is, in my opinion, a dereliction of responsibility on the part of progressives not to try to understand the goals and beliefs of Islamist totalitarian movements.

(This post, you should know, is not a commentary on the particulars of the war between Israel and Hamas, a war in which Hamas baited Israel and Israel took the bait. Each time Israel kills an innocent Palestinian in its attempt to neutralize Hamas’s rockets, it represents a victory for Hamas, which has made plain its goal of getting Israel to kill innocent Gazans. Suffice it to say that Israel cannot afford many more “victories” of the sort it is seeking in Gaza right now. I supported a ceasefire early in this war precisely because I believed that the Israeli government had not thought through its strategic goals, or the methods for achieving those goals.)

While it is true that Hamas is expert at getting innocent Palestinians killed, it has made it very plain, in word and deed, that it would rather kill Jews. The following blood-freezing statement is from the group’s charter: “The Islamic Resistance Movement aspires to the realization of Allah’s promise, no matter how long that should take. The Prophet, Allah bless him and grant him salvation, has said: ‘The day of judgment will not come until Muslims fight the Jews (killing the Jews), when the Jews will hide behind stones and trees. The stones and trees will say ‘O Muslims, O Abdulla, there is a Jew behind me, come and kill him.”

This is a frank and open call for genocide, embedded in one of the most thoroughly anti-Semitic documents you’ll read this side of the Protocols of the Elders of Zion. Not many people seem to know that Hamas’s founding document is genocidal. Sometimes, the reasons for this lack of knowledge are benign; other times, as the New Yorker’s Philip Gourevitch argues in his recent dismantling of Rashid Khalidi’s apologia for Hamas, this ignorance is a direct byproduct of a decision to mask evidence of Hamas’s innate theocratic fascism.

The historian of totalitarianism Jeffrey Herf, in an article on the American Interest website, places the Hamas charter in context:

[T]he Hamas Covenant of 1988 notably replaced the Marxist-Leninist conspiracy theory of world politics with the classic anti-Semitic tropes of Nazism and European fascism, which the Islamists had absorbed when they collaborated with the Nazis during World War II. That influence is apparent in Article 22, which asserts that “supportive forces behind the enemy” have amassed great wealth: « With their money, they took control of the world media, news agencies, the press, publishing houses, broadcasting stations, and others. With their money they stirred revolutions in various parts of the world with the purpose of achieving their interests and reaping the fruit therein. With their money, they took control of the world media. They were behind the French Revolution, the Communist revolution and most of the revolutions we heard and hear about here and there. With their money, they formed secret societies, such as Freemason, Rotary Clubs, the Lions and others in different parts of the world for the purpose of sabotaging societies and achieving Zionist interests. With their money they were able to control imperialistic countries and instigate them to colonize many countries in order to enable them to exploit their resources and spread corruption there. »

The above paragraph of Article 22 could have been taken, almost word for word, from Nazi Germany’s anti-Jewish propaganda texts and broadcasts.
The question Roger Cohen refused to answer at Sinai Temple was addressed in a recent post by Sam Harris, the atheist intellectual, who is opposed, as a matter of ideology, to the existence of Israel as a Jewish state (or to any country organized around a religion), but who for practical reasons supports its continued existence as a haven for an especially persecuted people, and also as a not-particularly religious redoubt in a region of the world deeply affected by religious fundamentalism. Referring not only to the Hamas charter, Harris writes that, “The discourse in the Muslim world about Jews is utterly shocking.”

Not only is there Holocaust denial—there’s Holocaust denial that then asserts that we will do it for real if given the chance. The only thing more obnoxious than denying the Holocaust is to say that it should have happened; it didn’t happen, but if we get the chance, we will accomplish it. There are children’s shows in the Palestinian territories and elsewhere that teach five-year-olds about the glories of martyrdom and about the necessity of killing Jews.

And this gets to the heart of the moral difference between Israel and her enemies. …

What do we know of the Palestinians? What would the Palestinians do to the Jews in Israel if the power imbalance were reversed? Well, they have told us what they would do. For some reason, Israel’s critics just don’t want to believe the worst about a group like Hamas, even when it declares the worst of itself. We’ve already had a Holocaust and several other genocides in the 20th century. People are capable of committing genocide. When they tell us they intend to commit genocide, we should listen. There is every reason to believe that the Palestinians would kill all the Jews in Israel if they could. Would every Palestinian support genocide? Of course not. But vast numbers of them—and of Muslims throughout the world—would. Needless to say, the Palestinians in general, not just Hamas, have a history of targeting innocent noncombatants in the most shocking ways possible. They’ve blown themselves up on buses and in restaurants. They’ve massacred teenagers. They’ve murdered Olympic athletes. They now shoot rockets indiscriminately into civilian areas.
The first time I witnessed Hamas’s hatred of Jews manifest itself in large-scale, fatal violence was in late July of 1997, when two of the group’s suicide bombers detonated themselves in an open-air market in West Jerusalem. The attack took 16 lives, and injured 178. I happened to be only a few blocks from the market at the time of the attack, and arrived shortly after the paramedics and firefighters. Over the next hours, a scene unfolded that I would see again and again: screaming relatives; members of the Orthodox burial society scraping flesh off walls; the ground covered in blood and viscera. I remember another Hamas attack, on a bus in downtown Jerusalem, in which body parts of children were blown into the street by the force of the blast. At yet another bombing, I was with rescue workers as they recovered a human arm stuck high up in a tree.

After each of these attacks, Hamas leaders issued blood-curdling statements claiming credit, and promising more death. “The Jews will lose because they crave life but a true Muslim loves death,” a former Hamas leader, Abdel-Aziz Rantisi, told me in an interview in 2002. In the same interview he made the following imperishable statement: “People always talk about what the Germans did to the Jews, but the true question is, ‘What did the Jews do to the Germans?’”

I will always remember this interview not only because Rantisi’s Judeophobia was breathtaking, but because just as I was leaving his apartment in Gaza City, a friend from Jerusalem called to tell me that she had just heard a massive explosion outside her office at the Hebrew University (not far, by the way, of an attack earlier today). A cafeteria had just been bombed, my friend told me. This was another Hamas operation, one which killed nine people, including a young woman of exceptional promise named Marla Bennett, a 24-year-old American student who wrote shortly before her death, “My friends and family in San Diego ask me to come home, it is dangerous here. I appreciate their concern. But there is nowhere else in the world I would rather be right now. I have a front-row seat for the history of the Jewish people.”

Hamas is an organization devoted to ending Jewish history. This is what so many Jews understand, and what so many non-Jews don’t. The novelist Amos Oz, who has led Israel’s left-wing peace camp for decades, said in an interview last week that he doesn’t see a prospect for compromise between Israel and Hamas. « I have been a man of compromise all my life, » Oz said. « But even a man of compromise cannot approach Hamas and say: ‘Maybe we meet halfway and Israel only exists on Mondays, Wednesdays and Fridays.' »

In the years since it adopted its charter, Hamas leaders and spokesmen have reinforced its message again and again. Mahmoud Zahar said in 2006 that the group « will not change a single word in its covenant. » To underscore the point, in 2010 Zahhar said, « Our ultimate plan is [to have] Palestine in its entirety. I say this loud and clear so that nobody will accuse me of employing political tactics. We will not recognize the Israeli enemy. »

In 2011, the former Hamas minister of culture, Atallah Abu al-Subh, said that « the Jews are the most despicable and contemptible nation to crawl upon the face of the Earth, because they have displayed hostility to Allah. Allah will kill the Jews in the hell of the world to come, just like they killed the believers in the hell of this world. » Just last week, a top Hamas official, Osama Hamdan, accused Jews of using Christian blood to make matzo. This is not a group, in other words, that is seeking the sort of peace that Amos Oz—or, for that matter, the Palestinian Authority president, Mahmoud Abbas—is seeking. People wonder why Israelis have such a visceral reaction to Hamas. The answer is easy. Israel is a small country, and most of its citizens know someone who was murdered by Hamas in its extended suicide-bombing campaigns; and most people also understand that if Hamas had its way, it would kill them as well.

Voir par ailleurs:

In Defense of Zionism
The often reviled ideology that gave rise to Israel has been an astonishing historical success.
Michael B. Oren
WSJ
Aug. 1, 2014

They come from every corner of the country—investment bankers, farmers, computer geeks, jazz drummers, botany professors, car mechanics—leaving their jobs and their families. They put on uniforms that are invariably too tight or too baggy, sign out their gear and guns. Then, scrambling onto military vehicles, 70,000 reservists—women and men—join the young conscripts of what is proportionally the world’s largest citizen army. They all know that some of them will return maimed or not at all. And yet, without hesitation or (for the most part) complaint, proudly responding to the call-up, Israelis stand ready to defend their nation. They risk their lives for an idea.

The idea is Zionism. It is the belief that the Jewish people should have their own sovereign state in the Land of Israel. Though founded less than 150 years ago, the Zionist movement sprung from a 4,000-year-long bond between the Jewish people and its historic homeland, an attachment sustained throughout 20 centuries of exile. This is why Zionism achieved its goals and remains relevant and rigorous today. It is why citizens of Israel—the state that Zionism created—willingly take up arms. They believe their idea is worth fighting for.

Yet Zionism, arguably more than any other contemporary ideology, is demonized. « All Zionists are legitimate targets everywhere in the world! » declared a banner recently paraded by anti-Israel protesters in Denmark. « Dogs are allowed in this establishment but Zionists are not under any circumstances, » warned a sign in the window of a Belgian cafe. A Jewish demonstrator in Iceland was accosted and told, « You Zionist pig, I’m going to behead you. »

In certain academic and media circles, Zionism is synonymous with colonialism and imperialism. Critics on the radical right and left have likened it to racism or, worse, Nazism. And that is in the West. In the Middle East, Zionism is the ultimate abomination—the product of a Holocaust that many in the region deny ever happened while maintaining nevertheless that the Zionists deserved it.

What is it about Zionism that elicits such loathing? After all, the longing of a dispersed people for a state of their own cannot possibly be so repugnant, especially after that people endured centuries of massacres and expulsions, culminating in history’s largest mass murder. Perhaps revulsion toward Zionism stems from its unusual blend of national identity, religion and loyalty to a land. Japan offers the closest parallel, but despite its rapacious past, Japanese nationalism doesn’t evoke the abhorrence aroused by Zionism.

Clearly anti-Semitism, of both the European and Muslim varieties, plays a role. Cabals, money grubbing, plots to take over the world and murder babies—all the libels historically leveled at Jews are regularly hurled at Zionists. And like the anti-Semitic capitalists who saw all Jews as communists and the communists who painted capitalism as inherently Jewish, the opponents of Zionism portray it as the abominable Other.

But not all of Zionism’s critics are bigoted, and not a few of them are Jewish. For a growing number of progressive Jews, Zionism is too militantly nationalist, while for many ultra-Orthodox Jews, the movement is insufficiently pious—even heretical. How can an idea so universally reviled retain its legitimacy, much less lay claim to success?

The answer is simple: Zionism worked. The chances were infinitesimal that a scattered national group could be assembled from some 70 countries into a sliver-sized territory shorn of resources and rich in adversaries and somehow survive, much less prosper. The odds that those immigrants would forge a national identity capable of producing a vibrant literature, pace-setting arts and six of the world’s leading universities approximated zero.

Elsewhere in the world, indigenous languages are dying out, forests are being decimated, and the populations of industrialized nations are plummeting. Yet Zionism revived the Hebrew language, which is now more widely spoken than Danish and Finnish and will soon surpass Swedish. Zionist organizations planted hundreds of forests, enabling the land of Israel to enter the 21st century with more trees than it had at the end of the 19th. And the family values that Zionism fostered have produced the fastest natural growth rate in the modernized world and history’s largest Jewish community. The average secular couple in Israel has at least three children, each a reaffirmation of confidence in Zionism’s future.

Indeed, by just about any international criteria, Israel is not only successful but flourishing. The population is annually rated among the happiest, healthiest and most educated in the world. Life expectancy in Israel, reflecting its superb universal health-care system, significantly exceeds America’s and that of most European countries. Unemployment is low, the economy robust. A global leader in innovation, Israel is home to R&D centers of some 300 high-tech companies, including Apple, Intel and Motorola. The beaches are teeming, the rock music is awesome, and the food is off the Zagat charts.

The democratic ideals integral to Zionist thought have withstood pressures that have precipitated coups and revolutions in numerous other nations. Today, Israel is one of the few states—along with Great Britain, Canada, New Zealand and the U.S.—that has never known a second of nondemocratic governance.

These accomplishments would be sufficiently astonishing if attained in North America or Northern Europe. But Zionism has prospered in the supremely inhospitable—indeed, lethal—environment of the Middle East. Two hours’ drive east of the bustling nightclubs of Tel Aviv—less than the distance between New York and Philadelphia—is Jordan, home to more than a half million refugees from Syria’s civil war. Traveling north from Tel Aviv for four hours would bring that driver to war-ravaged Damascus or, heading east, to the carnage in western Iraq. Turning south, in the time it takes to reach San Francisco from Los Angeles, the traveler would find himself in Cairo’s Tahrir Square.

In a region reeling with ethnic strife and religious bloodshed, Zionism has engendered a multiethnic, multiracial and religiously diverse society. Arabs serve in the Israel Defense Forces, in the Knesset and on the Supreme Court. While Christian communities of the Middle East are steadily eradicated, Israel’s continues to grow. Israeli Arab Christians are, in fact, on average better educated and more affluent than Israeli Jews.

In view of these monumental achievements, one might think that Zionism would be admired rather than deplored. But Zionism stands accused of thwarting the national aspirations of Palestine’s indigenous inhabitants, of oppressing and dispossessing them.

Never mind that the Jews were natives of the land—its Arabic place names reveal Hebrew palimpsests—millennia before the Palestinians or the rise of Palestinian nationalism. Never mind that in 1937, 1947, 2000 and 2008, the Palestinians received offers to divide the land and rejected them, usually with violence. And never mind that the majority of Zionism’s adherents today still stand ready to share their patrimony in return for recognition of Jewish statehood and peace.

The response to date has been, at best, a refusal to remain at the negotiating table or, at worst, war. But Israelis refuse to relinquish the hope of resuming negotiations with President Mahmoud Abbas of the Palestinian Authority. To live in peace and security with our Palestinian neighbors remains the Zionist dream.

Still, for all of its triumphs, its resilience and openness to peace, Zionism fell short of some of its original goals. The agrarian, egalitarian society created by Zionist pioneers has been replaced by a dynamic, largely capitalist economy with yawning gaps between rich and poor. Mostly secular at its inception, Zionism has also spawned a rapidly expanding religious sector, some elements of which eschew the Jewish state.

About a fifth of Israel’s population is non-Jewish, and though some communities (such as the Druse) are intensely patriotic and often serve in the army, others are much less so, and some even call for Israel’s dissolution. And there is the issue of Judea and Samaria—what most of the world calls the West Bank—an area twice used to launch wars of national destruction against Israel but which, since its capture in 1967, has proved painfully divisive.

Many Zionists insist that these territories represent the cradle of Jewish civilization and must, by right, be settled. But others warn that continued rule over the West Bank’s Palestinian population erodes Israel’s moral foundation and will eventually force it to choose between being Jewish and remaining democratic.

Yet the most searing of Zionism’s unfulfilled visions was that of a state in which Jews could be free from the fear of annihilation. The army imagined by Theodor Herzl, Zionism’s founding father, marched in parades and saluted flag-waving crowds. The Israel Defense Forces, by contrast, with no time for marching, much less saluting, has remained in active combat mode since its founding in 1948. With the exception of Vladimir Jabotinsky, the ideological forbear of today’s Likud Party, none of Zionism’s early thinkers anticipated circumstances in which Jews would be permanently at arms. Few envisaged a state that would face multiple existential threats on a daily basis just because it is Jewish.

Confronted with such monumental threats, Israelis might be expected to flee abroad and prospective immigrants discouraged. But Israel has one of the lower emigration rates among developed countries while Jews continue to make aliyah—literally, in Hebrew, « to ascend »—to Israel. Surveys show that Israelis remain stubbornly optimistic about their country’s future. And Jews keep on arriving, especially from Europe, where their security is swiftly eroding. Last week, thousands of Parisians went on an anti-Semitic rant, looting Jewish shops and attempting to ransack synagogues.

American Jews face no comparable threat, and yet numbers of them continue to make aliyah. They come not in search of refuge but to take up the Zionist challenge—to be, as the Israeli national anthem pledges, « a free people in our land, the Land of Zion and Jerusalem. » American Jews have held every high office, from prime minister to Supreme Court chief justice to head of Israel’s equivalent of the Fed, and are disproportionately prominent in Israel’s civil society.

Hundreds of young Americans serve as « Lone Soldiers, » without families in the country, and volunteer for front-line combat units. One of them, Max Steinberg from Los Angeles, fell in the first days of the current Gaza fighting. His funeral, on Mount Herzl in Jerusalem, was attended by 30,000 people, most of them strangers, who came out of respect for this intrepid and selfless Zionist.

I also paid my respects to Max, whose Zionist journey was much like mine. After working on a kibbutz—a communal farm—I made aliyah and trained as a paratrooper. I participated in several wars, and my children have served as well, sometimes in battle. Our family has taken shelter from Iraqi Scuds and Hamas M-75s, and a suicide bomber killed one of our closest relatives.

Despite these trials, my Zionist life has been immensely fulfilling. And the reason wasn’t Zionism’s successes—not the Nobel Prizes gleaned by Israeli scholars, not the Israeli cures for chronic diseases or the breakthroughs in alternative energy. The reason—paradoxically, perhaps—was Zionism’s failures.

Failure is the price of sovereignty. Statehood means making hard and often agonizing choices—whether to attack Hamas in Palestinian neighborhoods, for example, or to suffer rocket strikes on our own territory. It requires reconciling our desire to be enlightened with our longing to remain alive. Most onerously, sovereignty involves assuming responsibility. Zionism, in my definition, means Jewish responsibility. It means taking responsibility for our infrastructure, our defense, our society and the soul of our state. It is easy to claim responsibility for victories; setbacks are far harder to embrace.

But that is precisely the lure of Zionism. Growing up in America, I felt grateful to be born in a time when Jews could assume sovereign responsibilities. Statehood is messy, but I regarded that mess as a blessing denied to my forefathers for 2,000 years. I still feel privileged today, even as Israel grapples with circumstances that are at once perilous, painful and unjust. Fighting terrorists who shoot at us from behind their own children, our children in uniform continue to be killed and wounded while much of the world brands them as war criminals.

Zionism, nevertheless, will prevail. Deriving its energy from a people that refuses to disappear and its ethos from historically tested ideas, the Zionist project will thrive. We will be vilified, we will find ourselves increasingly alone, but we will defend the homes that Zionism inspired us to build.

The Israeli media have just reported the call-up of an additional 16,000 reservists. Even as I write, they too are mobilizing for active duty—aware of the dangers, grateful for the honor and ready to bear responsibility.

Mr. Oren was Israel’s ambassador to the U.S. from 2009 to 2013. He holds the chair in international diplomacy at IDC Herzliya in Israel and is a fellow at the Atlantic Council. His books include « Six Days of War: June 1967 and the Making of the Modern Middle East » and « Power, Faith, and Fantasy: America in the Middle East, 1776 to the Present. »

Pour la défense du sionisme
L’idéologie souvent honnie qui a donné naissance à Israël est un succès historique étonnant.
Michael B. Oren

Wall Street Journal

Traduction française JSSNews

Ils sont venus de tous les coins du pays – banquiers, agriculteurs, informaticiens, batteurs de jazz, professeurs de botanique, mécaniciens – ils ont quitté leurs emplois et de leurs familles. Ils ont endossé leurs uniformes, toujours trop serrés ou trop amples, ont signé pour leur équipement et leur fusil. Ensuite, entassés dans des véhicules militaires, 70 000 réservistes – femmes et hommes – ont rejoint les jeunes conscrits de la plus grande armée de citoyens du monde. Ils savent tous que certains d’entre eux reviendront estropiés ou ne reviendront pas du tout. Et pourtant, sans hésitation ni plainte, répondant fièrement à l’appel, les Israéliens se dressent, prêts à défendre leur nation. A risquer leur vie pour un idéal.

Cet idéal est le sionisme. C’est la conviction que le peuple juif est en droit d’avoir son propre État souverain sur la terre d’Israël. Bien que fondé il y a moins de 150 ans, le mouvement sioniste est né de 4 000 longues années de lien entre le peuple juif et sa patrie historique, un attachement qui a perduré pendant 20 siècles d’exil. C’est pourquoi le sionisme a atteint ses objectifs et qu’il demeure plus que jamais actuel et fort. C’est pourquoi les citoyens d’Israël – l’Etat créé par le sionisme – prennent volontiers les armes. Car ils sont convaincus que leur idéal vaut la peine de se battre.

Pourtant, le sionisme, sans doute plus que toute autre idéologie contemporaine, est diabolisé. « Tous les sionistes sont des cibles légitimes partout dans le monde! » énonce une bannière récemment brandie par des manifestants anti-Israël au Danemark. « Les chiens sont admis dans cet établissement, mais pas les sionistes, en aucune circonstance », prévient une pancarte à la fenêtre d’un café belge. On a dit à un manifestant juif en Islande : « Toi porc sioniste, je vais te couper la tête. »

Dans certains milieux universitaires et médiatiques, le sionisme est synonyme de colonialisme et d’impérialisme. Les critiques d’extrême droite et gauche le comparent au racisme ou, pire, au nazisme. Et cela en Occident. Au Moyen-Orient, le sionisme est l’abomination ultime – le produit d’un Holocauste que beaucoup dans la région nient avoir jamais existé, ce qui ne les empêche pas de maintenir que les sionistes l’ont bien mérité.

Qu’est-ce qui, dans ​​le sionisme, suscite un tel dégoût ? Après tout, le désir d’un peuple dispersé d’avoir son propre Etat ne peut être si révulsif, surtout sachant que ce même peuple a enduré des siècles de massacres et d’expulsions, qui ont atteint leur paroxysme dans le plus grand assassinat de masse de l’histoire. Peut-être la révulsion envers le sionisme découle-t-elle de sa mixture inhabituelle d’identité nationale, de religion et de fidélité à une terre. Le Japon s’en rapproche le plus, mais malgré son passé rapace, le nationalisme japonais ne suscite pas la révulsion provoquée par le sionisme.

Il est clair que l’antisémitisme, dans ses versions européenne et musulmane, joue un rôle. Fauteurs de cabales, faucheurs d’argent, conquérants du monde et assassins de bébés – toutes ces diffamations autrefois jetées à la tête des Juifs le sont aujourd’hui à celle des sionistes. Et à l’image des capitalistes antisémites qui voyaient tous les Juifs comme des communistes et des communistes pour qui le capitalisme était intrinsèquement juif, les adversaires du sionisme le décrivent comme l’Autre abominable.

Mais tous ces détracteurs sont des fanatiques, et certains parmi eux sont des Juifs. Pour un nombre croissant de Juifs progressistes, le sionisme est un nationalisme militant, tandis que pour de nombreux Juifs ultra-orthodoxes, ce mouvement n’est pas suffisamment pieux – voire même hérétique. Comment un idéal si universellement vilipendé peut-il conserver sa légitimité, ou même prétendre être un succès ?

La réponse est simple : le sionisme a fonctionné. Les chances étaient infimes qu’un groupe dispersé à travers le monde puisse rassembler des membres de quelque 70 pays dans un territoire de la taille d’un ruban, dénué de ressources et riche en adversaires, survivre, et même prospérer. Les chances que ces immigrants se forgent une identité nationale, soient capables de produire une littérature palpitante, des arts de référence et six des plus grandes universités mondiales, étaient proches de zéro.

Ailleurs dans le monde, les langues autochtones sont en voie de disparition, les forêts sont décimées, et les populations des pays industrialisés vieillissent. Pourtant, le sionisme a fait revivre la langue hébraïque, qui est aujourd’hui plus largement parlée que le danois et le finnois et dépassera bientôt le suédois. Les organisations sionistes ont planté des centaines de forêts, faisant entrer la terre d’Israël dans le 21ème siècle avec plus d’arbres qu’à la fin du 19ème. Et les valeurs familiales que le sionisme défend produisent le taux d’accroissement naturel le plus rapide du monde moderne et la plus grande communauté juive de l’histoire. Le couple laïc moyen en Israël a au moins trois enfants, chacun étant une preuve vivante que le sionisme est confiant en l’avenir.

En effet, dans presque tous les critères internationaux, Israël n’est pas seulement victorieux, mais florissant. Sa population est chaque année classée parmi les plus heureuses, les plus saines et les plus éduquées du monde. L’espérance de vie en Israël, qui reflète son excellent système de santé universel, dépasse largement celle des Etats-Unis et de la plupart des pays européens. Le chômage est faible, l’économie robuste. Chef de file mondial en matière d’innovation, Israël est le foyer de centres R & D de 300 entreprises de haute technologie, y compris Apple, Intel et Motorola. Les plages sont prises d’assaut, la musique rock géniale et la nourriture exquise.

Les idéaux démocratiques inhérents à la pensée sioniste ont résisté aux pressions qui ont déclenché coups d’Etat et révolutions dans de nombreux autres pays. Aujourd’hui, Israël est l’un des rares Etats – avec la Grande-Bretagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis – n’ayant pas connu une seconde de gouvernance non démocratique.

Ces réalisations seraient suffisamment étonnantes si elles avaient eu lieu en Amérique du Nord ou en Europe du Nord. Mais le sionisme a prospéré dans l’environnement extrêmement inhospitalier –même meurtrier – du Moyen-Orient. A deux heures de route à l’est des boîtes de nuit animées de Tel Aviv – à une distance inférieure de celle entre New York et Philadelphie – se trouve la Jordanie, qui a accueilli plus d’un demi-million de réfugiés de la guerre civile syrienne. A quatre heures de route depuis le nord de Tel-Aviv, vous êtes à Damas, ravagé par la guerre, et vers l’est, dans le carnage de l’ouest de l’Irak. Vers le sud, dans la distance de San Francisco à Los Angeles, vous vous trouvez à la place Tahrir du Caire.

Dans une région envahie de conflits ethniques et de massacres religieux, le sionisme a engendré une société multiethnique, multiraciale et pluriconfessionnelle. Les Arabes servent dans les Forces de défense israéliennes, à la Knesset et à la Cour suprême. Alors que les communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont régulièrement éradiquées, celles d’Israël continuent de croître. Les Arabes chrétiens sont, en fait, en moyenne plus instruits et plus riches que les Juifs israéliens.

Compte tenu de ces réalisations monumentales, on pourrait penser que le sionisme serait admiré plutôt que critiqué. Mais le sionisme accusés d’obstruer les aspirations nationales des habitants autochtones de la Palestine, de les opprimer et de les déposséder.

Peu importe que les Juifs peuplaient cette terre – ses noms de lieux arabes révèlent des origines hébraïques – des millénaires avant les Palestiniens ou la montée du nationalisme palestinien. Peu importe que, en 1937, 1947, 2000 et 2008, les Palestiniens aient reçu des propositions de diviser la terre et les ont rejetées, généralement avec violence. Et peu importe que la majorité des partisans du sionisme soient aujourd’hui encore prêts à partager leur patrimoine en contrepartie de la reconnaissance d’un Etat juif et de la paix.

La réponse à ce jour a été, au mieux, un refus de rester à la table de négociation ou, au pire, la guerre. Mais les Israéliens refusent de renoncer à l’espoir d’une reprise des négociations avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Vivre en paix et en sécurité avec nos voisins palestiniens reste le rêve sioniste.

Pourtant, malgré ses triomphes, sa capacité de résistance et son ouverture à la paix, le sionisme n’a pas réalisé certains de ses objectifs initiaux. La société égalitaire agraire créée par les pionniers sionistes a été remplacée par une économie dynamique, en grande partie capitaliste, creusant le fossé entre les riches et les pauvres. Partiellement laïc à ses débuts, le sionisme a également donné naissance à un secteur religieux en pleine expansion, dont certains éléments rejettent l’Etat juif.

Environ un cinquième de la population d’Israël est non-juive, et même si certaines communautés (comme les Druzes) sont intensément patriotiques et servent souvent dans l’armée, d’autres le sont beaucoup moins, et certaines appellent même à la dissolution d’Israël. Et il y a la question de la Judée-Samarie – généralement appelée la Cisjordanie – autrefois lieu de déclenchement de guerres de destruction nationale contre Israël, mais qui, depuis son annexion en 1967, divise le peuple.

Nombre de sionistes maintiennent que ces territoires représentent le berceau de la civilisation juive et doivent, de droit, être peuplés. Mais d’autres avertissent que ce contrôle de la population palestinienne de Cisjordanie érode le fondement moral d’Israël et finira par forcer à faire un choix entre être juif et rester démocratique.

Pourtant, la vision du sionisme qui ne s’est douloureusement pas réalisée est celle que les Juifs puissent être libérés de la peur d’être anéantis. L’armée imaginée par Théodore Herzl, fondateur du sionisme, devait parader dans les défilés et saluer la foule agitant des drapeaux. Les Forces de défense israéliennes, en revanche, n’ont pas le temps de défiler, encore moins de saluer, consacrées depuis leur fondation en 1948 à défendre leur pays sans relâche. A l’exception de Vladimir Jabotinsky, le père du Likoud, aucun des pionniers du sionisme n’avait prévu que les nouveaux Juifs devraient toujours être prêts à prendre les armes. Ils n’avaient pas envisagé que cet Etat serait constamment en butte à de multiples menaces existentielles, pour la simple raison qu’il est juif.

Face à de telles menaces monumentales, on devait voir les Israéliens fuir à l’étranger et les immigrants potentiels baisser les bras. Israël connaît un des taux d’émigration les plus faibles parmi les pays développés et les Juifs continuent à faire leur aliya, littéralement, en hébreu, « monter » à Israël. Les enquêtes montrent que les Israéliens restent obstinément optimistes quant à l’avenir de leur pays. Et les Juifs continuent d’affluer, en particulier d’Europe, où leur sécurité s’est rapidement détériorée. La semaine dernière, des milliers de Parisiens ont manifesté aux sons d’une diatribe antisémite, pillé des magasins juifs et tenté de saccager des synagogues.

Les Juifs américains ne connaissent pas de menace comparable, et pourtant nombre d’entre eux continuent à faire leur aliya. Ils ne viennent pas à la recherche d’un refuge, mais pour relever le défi sioniste, évoqué dans l’hymne national israélien, « être un peuple libre sur notre terre, la terre de Sion et de Jérusalem. »

Des centaines de jeunes Américains sont des « soldats seuls », sans aucune famille dans le pays, et se portent volontaires aux premières lignes des unités combattantes. L’un d’eux, Max Steinberg de Los Angeles, est tombé aux premiers jours des combats à Gaza. Ses funérailles, au Mont Herzl à Jérusalem, ont réuni 30 000 personnes, la plupart d’entre eux des étrangers, venus par respect pour ce sioniste intrépide et altruiste.

J’ai aussi rendu hommage à Max, dont l’épopée sioniste ressemble beaucoup à la mienne. Après avoir travaillé dans un kibboutz, j’ai fait mon aliya, et suivi une formation de parachutiste. J’ai participé à plusieurs guerres, et mes enfants ont servi dans les rangs de l’armée, et parfois combattu. Notre famille s’est abritée des Scuds irakiens et des M-75 du Hamas, et un terroriste suicide a assassiné l’un de nos proches parents.

Malgré ces épreuves, ma vie sioniste est extrêmement enrichissante. Et non grâce aux succès de cette idéologie – les prix Nobel remportés par des chercheurs israéliens, les remèdes israéliens aux maladies chroniques ou les percées dans les énergies alternatives. Mais, paradoxalement, grâce à ses échecs.

L’échec est le prix de la souveraineté. Gouverner signifie faire des choix difficiles et souvent angoissants – attaquer le Hamas dans les zones peuplées, par exemple, ou de subir des tirs de roquettes sur notre propre territoire. Il faut concilier entre notre désir d’être éclairé et celui de rester en vie. Souvent en payant le prix, la souveraineté implique d’assumer ses responsabilités. Le sionisme, pour moi, est une responsabilité juive. Il signifie endosser la responsabilité de notre infrastructure, de notre défense, de notre société et de l’âme de notre Etat​​. Il est facile de s’attribuer les victoires ; beaucoup plus difficile d’assumer les échecs.

Mais c’est précisément l’attrait du sionisme. En grandissant en Amérique, j’étais reconnaissant d’être né à une époque où les Juifs peuvent assumer des responsabilités souveraines. Gouverner est chaotique, mais ce chaos est une bénédiction refusée à mes ancêtres depuis 2 000 ans. Et je ressens toujours ce privilège aujourd’hui, même si Israël est face à une situation à la fois périlleuse, douloureuse et injuste. Même s’il lutte contre des terroristes qui tirent en se cachant derrière leurs propres enfants, même si nos enfants en uniformes sont tués et blessés, tandis que le monde les traite de criminels de guerre.

Le sionisme, néanmoins, vaincra. Tirant son énergie d’un peuple qui refuse de disparaître et sa philosophie d’idéaux qui ont fait leurs preuves historiquement, le projet sioniste prospérera. Nous serons honnis, nous nous retrouverons de plus en plus seuls, mais nous défendrons les maisons que ce sionisme nous a poussés à construire.

Par M. Oren – Wall Street Journal – Traduction JSSNews

M. Oren était l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis de 2009 à 2013. Il est titulaire de la chaire de diplomatie internationale au IDC Herzliya en Israël et est membre du Conseil de l’Atlantique. Parmi ses livres, “Six Days of War: June 1967 and the Making of the Modern Middle East”, et “Power, Faith, and Fantasy: America in the Middle East, 1776 to the Present.”

Voir enfin:

Les images manquantes de la guerre contre le Hamas

En coopérant à la censure médiatique du Hamas sur ses combattants, la presse internationale ne relate qu’une partie de l’histoire

Uriel Heilman

Times of Israel

1 août 2014

On ne manque pas d’images du conflit de Gaza.

Nous avons vu les décombres, les enfants palestiniens morts, les Israéliens courir aux abris pendant les attaques de roquettes, les manœuvres israéliennes et les images fournies par l’armée israélienne des militants du Hamas sortant de tunnels pour attaquer les soldats israéliens.

Nous n’avons pratiquement pas vu aucune image d’hommes armés du Hamas à Gaza.

Nous savons qu’ils sont là : il y a bien quelqu’un qui doit se charger de lancer les roquettes sur Israël (plus de 2 800) et de les tirer sur les troupes israéliennes dans Gaza. Pourtant, jusqu’à maintenant, les seules images que nous avons vues (ou dont nous avons même entendu parler) sont les vidéos fournies par l’armée israélienne de terroristes du Hamas utilisant les hôpitaux, les ambulances, les mosquées, les écoles (et les tunnels) pour lancer des attaques contre des cibles israéliennes ou transporter des armes autour de Gaza.

Pourquoi n’avons nous pas vu des photographies prises par des journalistes d’hommes du Hamas dans Gaza ?

Nous savons que le Hamas ne veut pas que le monde voit les hommes armés palestiniens en train de lancer de roquettes ou utilisant des lieux peuplés de civils comme des bases d’opération. Mais si l’on peut voir des images des deux côtés pratiquement dans toutes les guerres, en Syrie, en Ukraine, en Irak, pourquoi Gaza fait-elle figure d’exception ?

Si des journalistes sont menacés et intimidés lorsqu’ils essaient de documenter les activités du Hamas dans Gaza, leurs agences de presse devraient le dire publiquement. Elles ne le font pas.

Mardi, le New York Times a publié un article du photographe Sergeï Ponomarev sur ses journées à Gaza. Voici ce que Ponomarev écrit :

C’était une guerre de routine. On part tôt le matin pour voir des maisons détruites la veille. Ensuite on va aux funérailles, ensuite aux hôpitaux parce que plus de personnes blessées arrivent et dans la soirée on retourne voir plus de maisons détruites.

C’était la même chose chaque jour, en passant simplement de Rafah à Khan Younis.

Y-a-t-il des tentatives de documenter les activités du Hamas ?

Si, comme moi, vous vous demandez si le New York Times a envoyé un autre photographe pour couvrir cet aspect de l’histoire : le New York Times n’a pas publié de photos de combattants du Hamas à Gaza, point final. En regardant les trois dernières séries de reportages photographiques du journal sur le conflit, sur un total de 37 images, il n’y en a pas une seule sur un combattant du Hamas.

Dans la série de reportage photo du L.A Times, sur plus de 75 photographies du conflit, il n’y a pas non plus une seule image de combattants du Hamas, selon le Comité américain pour la Précision du reportage au Moyen Orient.

Pour de nombreux spectateurs, le récit de cette guerre doit apparaître très clair : le puissant Israël bombarde des Palestiniens sans défense. C’est compréhensible lorsque l’on ne voit presque aucune photographie des agresseurs palestiniens.

Dans un article du Washington Post de William Booth datant du 15 juillet, l’utilisation du Hamas de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza comme une base opératoire est mentionnée, mais on consacre seulement une demi-phrase dans le huitième paragraphe de l’article.

Le ministre a été refoulé avant qu’il ne puisse atteindre l’hôpital qui est devenu de facto un quartier général pour les dirigeants du Hamas, comme on peut le voir dans les couloirs et les bureaux.

Comme l’a noté Tablet, c’est ce que l’on appelle noyer le poisson.

Dans la même logique, une agence de presse palestinienne a annoncé cette semaine que le Hamas a exécuté des dizaines de Palestiniens suspectés d’avoir collaboré avec Israël la semaine dernière. Le JTA a repris cette information, mais elle n’a pas été mentionnée par les grandes agences de presse.

Soit les journalistes et les rédacteurs de chef ne sont pas intéressés à raconter cette partie de l’histoire qui montre ce que le Hamas fait dans Gaza soit ils n’en sont pas capables. Arrêtons-nous sur cette dernière possibilité.

On a beaucoup parlé du côté des soutiens d’Israël d’une décision de Nick Casy du Wall Street Journal d’effacer un tweet au sujet du mode d’utilisation du Hamas de l’hôpital Shifa comme une base d’opérations. On peut supposer que Casy a effacé le tweet à cause des menaces du Hamas soit sur sa personne ou sur sa capacité à continuer à couvrir le conflit.

Un article du Times of Israel suggérait déjà cela plus tôt dans la
semaine :

Plusieurs journalistes occidentaux travaillant actuellement à Gaza ont été harcelés et menacés par le Hamas pour avoir documenté des cas de l’implication par le groupe terroriste de civils dans sa guerre contre Israël, ont déclaré des officiels israéliens en exprimant leur indignation que certains média internationaux se laissent apparemment intimider sans même évoquer ce type d’incidents.

Le Times of Israel a confirmé plusieurs incidents au cours desquels des journalistes ont été interrogés et menacés. Cela incluait des cas où des photographes qui avaient pris des photos de terroristes du Hamas dans des circonstances compromettantes, des hommes armés préparant des tirs de roquettes dans des structures civiles, et/ou des combattants en habits civils, et qui avaient été approchés par des hommes du Hamas, menacés physiquement et on leur avait pris leurs équipements. Un autre cas impliquant un journaliste français avait tout d’abord été annoncé par le journaliste impliqué, mais le récit avait ensuite été retiré d’Internet.

Après avoir quitté Gaza, la journaliste indépendante Gabriele Barbati, dans une série de tweets condamnant le Hamas pour un incident récent avec des victimes civiles, avait soutenu les déclarations que le Hamas menaçait des journalistes :

Sorti de #Gaza loin des représailles du #Hamas : tir de roquette manqué a tué des enfants hier à Shati. Témoin : des militants se sont précipités pour enlever les débris (29 juillet).

Pourquoi peut-on seulement lire des articles sur l’intimidation dans des médias juifs ou israéliens, ou sur des blogs, mais pas dans les grands médias occidentaux ?

Sur son blog Powerline, l’avocat Scott Johnson demande aux agences de presse de remédier à cela :

Les menaces du Hamas ne sont pas responsables de l’ignorance et de la stupidité de la couverture des hostilités à Gaza, mais elles sont en partie responsables. Les journalistes et les médias employeurs coopèrent avec le Hamas non seulement en passant sous silence des histoires qui ne servent pas la cause du Hamas, mais aussi en ne parlant pas des conditions restrictives dans lesquelles ils travaillent.

Ce n’est pas un détail. L’opinion publique est un élément crucial dans ce conflit. Elle va jouer un rôle pour déterminer quand les combats cesseront, à quoi ressemblera le cessez-le-feu et qui portera en priorité la responsabilité pour la mort d’innocents.

Si les grands médias suppriment les images des terroristes du Hamas utilisant des civils comme des boucliers et utilisant des écoles et des hôpitaux comme des bases d’opérations, alors les gens autour du monde auront naturellement du mal à voir les Israéliens comme autre chose que des agresseurs et les Palestiniens comme autre chose que des victimes.

Ils n’ont pourtant qu’une partie de l’histoire. Et d’où je viens, une demi-vérité est considérée comme un mensonge.


Gaza: Le Hamas transforme les écoles en de potentielles cibles militaires et met en danger la vie d’enfants innocents (Props to point cameras at: Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props and to sacrifice them on the altar of Jihad)

27 juillet, 2014
https://i0.wp.com/a57.foxnews.com/global.fncstatic.com/static/managed/img/fn2/feeds/Associated%20Press/2014/07/18/876/493/Mideast%20Palestinians%20Children%20Killed-3.jpg

Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Édom; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 14)
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Le Secrétaire général est alarmé d’apprendre que des roquettes ont été entreposées dans une école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza, et que ces armes ont par la suite disparu.  Il fait part de son indignation et de son regret concernant le fait que des armes ont été placées dans une école administrée par l’ONU.  En agissant de la sorte, les personnes responsables transforment les écoles en de potentielles cibles militaires et mettent en danger les vies d’enfants innocents, des employés de l’ONU qui travaillent dans de tels locaux, et de tout autres personnes qui ont recours aux écoles de l’ONU comme abris. Le Secrétaire général note que cet acte contrevient aux termes de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité qui appelle à la prévention du trafic d’armes.  Il exige que les groupes militants responsables cessent immédiatement de conduire ce genre d’actions et soient tenus responsables d’avoir ainsi mis en danger la vie de personnes civiles. (…) Le Secrétaire général appelle toutes les parties exerçant une influence sur les groupes militants à envoyer un message indiquant sans aucune équivoque qu’une telle situation est inacceptable. Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon (23/7/2014)
Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique. Groupe de cinéastes israéliens
 During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks. Nicolas Pelham
Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news. Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.(…)  while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. Simcha Jacobovici
The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying. I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying. Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life. Hamas chooses otherwise. Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives. I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life. The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy? The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven. I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children. It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens. The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths. They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties. But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones. For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world. Yair Lapid (Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party)
The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago. (…) Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict. Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters. And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast. Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies. The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone. The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger. The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel. It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride. Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit. Richard Kemp
Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak. Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas. Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas. Guy Millière
Gardons-nous (…) de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël. (…) Lorsqu’on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire. Alain Finkielkraut

Question: pourquoi le communiqué peut-être le plus important de toute l’actuelle guerre de Gaza n’est-il pas lu par le secrétaire-général de l’ONU en personne ?

(Question subsidiaire: pourquoi nos médias ne prennent-ils même pas la peine de le publier ?)

(Deuxième question subsidiaire: pourquoi ne mentionne-t-il pas le véritable responsable: le Hamas lui-même ?)

Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris

Et qui chercheraient vainement dans nos médias …

Petit dossier de rattrapage …

Sur la raison de ces photos et images de victimes civiles et notamment d’enfants dont nous sommes quotidiennement bombardés dans nos médias  …

A savoir, l’utilisation désormais parfaitement mise à jour et attestée (si cette guerre pouvait servir à quelque chose, ce serait peut-être à cela mais qui dans nos médias aux ordres  prend la peine de le rappeler ?) de sa population par le Hamas comme boucliers humains …

Mais aussi la part, comme le rappelle le photographe canadien Simcha Jacobovici, que nous jouons tous, journalistes comme commentateurs ou public, dans ce nouveau massacre délibéré des innocents

Où les enfants ne sont plus que de vulgaires accessoires …

Soit pour marquer des points médiatiques contre Israël

Soit tout simplement pour vendre des images …

Those TV cameras responsible for civilian deaths in Gaza
Simcha Jacobovici

The Times Of Israel

July 23, 2014

Simcha Jacobovici is a Canadian-Israeli filmmaker and journalist. He is a three-time Emmy winner for “Outstanding Investigative Journalism” and a … [More]

I write this as a member of the press. I’m proud to be a journalist and a documentary filmmaker. I’m a member of the Foreign Press Association in Israel, and the co-recipient of this year’s Edward R. Murrow Award from the American Overseas Press Club. I say this off the top because I’m not an outsider pointing my finger at the media. Every year, journalists sacrifice their lives in war zones so as to keep us informed and protect freedom of the press, a cornerstone of democracy.

But the fact is that when it comes to Israel, the media has acted irresponsibly. Good journalism has been replaced by politically correct misreporting, and one of the net results is that Palestinian civilians, including children, are paying with their lives. How so?

There is no group that can be more evil, in the narrowest sense of the word, than the rulers of the Gaza strip, Hamas. They are openly anti-democratic, anti-Jewish, anti-Christian, anti-gay, anti-women, anti-Israel, anti-American and anti-Western. The list continues. These are the people who distributed candies, danced in the street and openly celebrated after 9/11.

I simply don’t know what else they could do to make Westerners dislike them. For good measure, they are anti-Palestinian nationalism. They don’t believe in a Palestinian state. They believe that “statehood” is a Western invention. They also believe in the destruction of the Jewish state as a step toward an international Islamic Republic. And yet, despite all of this, they are portrayed as freedom fighters by much of the international media.

The Western press has taught them that if they turn their children into props, they will win the propaganda war against Israel. In today’s media war, you need a good prop. Israeli Cabinet minister Naftali Bennett understood this when he faced CNN’s Christiane Amanpour. When she repeatedly used the term “occupied territories” to refer to parts of the ancient land of Israel, Bennett was ready. He pulled out a 2000-year-old coin that says “Zion” on it. He held it to the camera and asked something like, “I’m a Jew. How can I be ‘occupying’ Zion? How can I occupy my own land?” His point was “I’m not an occupier, I’m indigenous”, and he used an ancient coin as a prop for an audience with a limited attention span. It worked.

Turkish prime-minister Erdogan also understands that in today’s media war you need props. In 2010, the boat called the “Mavi Marmara” was just such a prop. From a PR point of view, it was a relatively cheap trick. You get a boat, you fill it with what Lenin called “useful idiots”, i.e. well-meaning politically-correct members of the bourgeoisie, espousing half-baked ideas. Then into the mix you insert a dozen jihadists ready to kill and be killed – and you’ve got yourself a media circus of incredible proportions. The Mavi Marmara incident involved a “ship of fools” which tried to run Israel’s sea blockade around Gaza. Ostensibly they were bringing humanitarian aid, but humanitarian aid can be delivered without any problems. It’s missiles that are a problem. So when Israeli commandos armed with paintball guns so as not to hurt anyone boarded the ship, they were attacked by jihadists wielding axes and knives. The commandos called for help. The jihadists were killed. But they had won the prop war. My fellow journalists portrayed the jihadists as victims and the Israelis as oppressors. The anti-Israel forces got billions of dollars worth of free publicity, and Turkish-Israeli relations were damaged almost beyond repair. None of this would’ve happened if there hadn’t been a prop that the cameramen could point their cameras at. The boat was the prop. Now it’s the children.

Hamas has understood what the ideology of terror has clearly espoused for over a hundred years. When attacking a democracy, the terrorist has to put it in a quandary. The way to do that is to force the democracy to kill civilians. So if you set up your terror-base under a school or a hospital, you’ve got it made in the shade. You launch missiles, for example, against Israel. Now the Israelis have a choice. Either they don’t respond, in which case the terror mounts in the face of ongoing impotence, or they do respond, in which case you’re going to have civilian deaths and dramatic pictures for the West’s nightly news.

Basically, the Western media has taught Hamas that it doesn’t matter how downright evil you are. It doesn’t matter if you launch two thousand missiles at civilian targets, including the airport. It doesn’t matter if you use your own children as human shields. You’ll get the coverage you want if CNN, BBC et al. have props to point their cameras at. Our form of news-gathering has taught Hamas to turn their children into those props, and to sacrifice them on the altar of Jihad. By misreporting, our media has encouraged the bad guys to kill their own children, and has dragged Israel into a war it did not want.

Nissim Sean Carmeli was a 21 year old soldier in Golani, Israel’s marines. He emigrated here from Texas. Until a few years ago, he went to the high school around the corner from my house. He had plans to go to university, meet a girl, start a family. When a few weeks ago Hamas started raining hundreds of rockets down on Israeli civilians, nobody wanted to send Sean and his friends into Gaza. As in Afghanistan, that would involve house to house fighting with a ruthless enemy who knows the terrain and has booby trapped every passage. It would have been very easy for the Israeli Air Force to simply level entire blocks of Hamas dominated neighborhoods. Americans have done this with impunity in Iraq and Afghanistan. But since Hamas plants its terror network beneath schools, hospitals and mosques, such a bombing mission would have involved high Palestinian casualties. So Israel decided not to level Gaza and send Sean in. He died so as to minimize Palestinian losses. I just came back from where his family is sitting Shiva, the Jewish custom of mourning. There were no anti-Arab speeches, no signs of militarism, just the tremendous grief of parents burying a child. As a journalist, I sat there and hung my head in shame, overwhelmed by the simple truth that while journalists feign concern for Palestinian kids, they are actually creating the environment for their deaths. In the meantime, Israelis like Sean are paying with their lives to avoid the very deaths they are being blamed for.

Gaza conflict: Hamas chooses to let children die for its own crazy ends
COMMENTARY: Hamas forbids civilians to leave their homes, puts them in harms way on the roofs of rocket factories and forces children to remain in combat zones
Yair Lapid
23 Jul 2014

The main argument presented by Israel’s critics can be summarised in a single sentence: Not enough of your children are dying.
I refuse to apologise for that, but I urge you to remember that while our children may not be dying, it is not for Hamas’s lack of trying.
Since the beginning of the last round of fighting, thousands of rockets have been launched at Israeli cities, armed terrorists have attempted to execute mass attacks in villages by the border and hundreds of mortars have been aimed at kindergartens and schools. The only reason these attempts at mass killing are not making an impression is that Hamas has failed. The Israeli Defence Forces’ land and air operation, along with Iron Dome, the anti-missile defence system developed by Israel, prevented us from gaining the world’s sympathy in return for images of mutilated Jewish children. Given a choice between sympathetic news coverage and the lives of our children, I choose life.
Hamas chooses otherwise.
Western eyes and ears consider it a dubious choice, but Hamas never hid its position on the matter: it has no problem with Palestinian children dying, so long as it serves its political objectives.

I know that sounds cynical, but that’s because it really is. Islamic terror is absolutely cynical, it always was and always will be, and its greatest speciality is taking advantage of every democracy’s main weakness – the fact that we sanctify life.

The average Western viewer sees both sides of the conflict on television. One side is dying and the other side insists on continuing with daily life. One can understand them for taking the side of the injured party, and let’s be absolutely clear – to us, the death of any child, Israeli or Palestinian, is a tragedy. On the other hand, that does not release us from answering the question of who is truly to blame for this tragedy?

Palestinian children, who fled their houses during an Israeli ground offensive, sleep at a United Nations-run school in which they are staying in Gaza City (Reuters)

The power of these images is the reason that Hamas intentionally builds its missile factories and bunkers underneath civilian homes, stores its ammunition in schools and kindergartens (including United Nations schools), launches its rockets surrounded by civilian families, despite knowing beyond any doubt that it will lead to innocent casualties. Hamas rests its conscience – if it even has one – by announcing that the dead children are “Shahids” who will make it to heaven.

I know it sounds crazy, impossible to understand, but I have no way of helping you with that. I have spent my entire life in the Middle East and I still cannot understand how people can sacrifice their children.

It contradicts everything we know of humanity or parenthood and yet it happens.

The absurd result is that Israel does much more to protect Palestinian children than Hamas and yet many Europeans and many Britons accuse us of being responsible for their deaths.

They ignore the fact that Israel is the only country in the history of wars that calls ahead before we fire. Tens of thousands of Palestinians have received phone calls, text messages and leaflets warning residents to vacate combat zones. Israeli air force sorties were cancelled after the planes were in the air due to reports of civilian presence – all in order to prevent innocent casualties.

But Hamas forbade civilians to leave their homes, put them on rocket factory rooftops, forced the children – its own children – to remain in areas that would clearly become harsh door-to-door combat zones.

For Hamas, it is a win-win situation: either the attack is cancelled and it can go on launching missiles at Israel or the attack succeeds and it can go on launching images of dead children at media outlets around the world.

We also have the option of doing nothing. Some British circles expect that of us. They ask us to accept rocket fire from the skies and terrorist tunnels dug beneath our communities.

We will not do that.

Yair Lapid is the Israeli Minister of Finance and chairman of the Yesh Atid Party

Voir également:

Voir encore:

Hamas human shields are to blame, not Israel

Palestinian rockets are like the Nazi V1s. Civilian casualties were inevitable then and now.

Richard Kemp

The Times

July 25 2014)

‘The Israelis are doing it all wrong. The RAF didn’t fly off to bomb Belfast in the troubles.” These words from a respected media commentator embody the extraordinary lack of understanding by so many in this country who think the Israelis’ fight with Hamas is like ours with the IRA and can be dealt with in the same way.

Gaza is not Northern Ireland and Hamas is not the IRA. We governed and policed Ulster to wipe out the terrorists. In Gaza the government are the terrorists — designated as such around the world. In 2005 Israel withdrew all its citizens and security forces from Gaza. Since then it has been a separate state — now under the heel of Hamas — at war with Israel and dedicated to the extermination of the Jewish state.

Hamas is a heavily armed militia, fighting from territory it controls. The IRA, for the most part, was more like a highly dangerous criminal gang that could be dealt with by soldiers acting as policemen.

The absence of Israeli forces in Gaza for nine years let Hamas build tunnel networks to smuggle in military materiel, manufacture and store munitions, deploy forces and infiltrate beneath the border to launch attacks against Israel. It also gave Hamas the freedom to prepare formidable defences, the reason why there have been so many casualties since the Israeli Defence Force (IDF) began its ground offensive a week ago.

For a while there were barricaded “no-go” areas in Belfast and Londonderry which, until broken down in 1972, prevented the entry of troops. But the security forces never withdrew from the province and did not need to launch raids from Britain or fight their way back in.

A closer comparison is Britain’s battle with the Nazis’ V rockets. Like Hamas’s rockets, the V1 “doodlebug” was an explosive missile, intended to kill civilians indiscriminately. At the height of the campaign more than 100 V1s a day were fired at the south coast of England, fewer than the average of 130 Hamas rockets fired at Israel in this conflict.

Like Hamas’s rockets, V1s regularly sent terrified British civilians racing to the shelters.
And yes, the RAF did bomb the towns that harboured them. In 1943 Bomber Command launched a 600-bomber raid to destroy the assembly shops in Peenemunde and in the first six months of 1944, 2,000 tons of explosives were dropped on launch sites on the French coast.

Hamas cannot defend its rocket sites with ack-ack guns and fighter aircraft. Instead it uses human shields, deliberately locating missiles among the civilian population. This tactic is very familiar to our troops fighting the Taliban in Helmand. I had to order raids into densely packed high-rise apartments in Kabul where terrorist cells were using human shields, including babies.

The presence of civilians at the V1 sites was not a significant consideration for Britain, which had to stop the rockets at any cost: 732 innocent civilians died in the raid on Peenemunde. In different circumstances the Israelis use the most sophisticated and comprehensive means of avoiding civilian casualties yet employed by any army in the world. Multilayer surveillance systems confirm whether there are civilians in the target area; triple-lock authorisation is required for every strike; phone calls, leaflet drops, radio messages and harmless explosive charges warn civilians to leave. Many missions are aborted if civilians remain in a target zone.

The tragedy of so many civilian casualties is to a large extent due to Hamas’s policy of compelling men, women and children to stay in the path of danger.

The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, blamed this use of human shields after 15 people, many of them children, were killed in the shelling of a UN-run school. Hamas hopes this will deter the Israelis from bombing but, with barbaric reasoning, its greater hope is that the attacks will go ahead, killing its own civilians. We have all seen the images of dead babies on Gaza’s mortuary slabs. No amount of protest from Israel about the morality of its armed forces and their adherence to the laws of war can outweigh the influence of these images, used by Hamas supporters to incite mass protest against Israel.

It is a mistake to believe these marches are simply the natural outpouring of support for bleeding and beleaguered Palestinians. The chants of “Jews back to Birkenau” would have had Oswald Moseley bristling with pride.

Humanitarian groups and world leaders, including Nick Clegg condemn the IDF for war crimes and Ban Ki Moon characterised Israeli military operations as an atrocity. This rising condemnation of Israel’s defensive operations — lawful under the Geneva conventions — plays right into Hamas’s hands. It validates their criminal use of human shields and will encourage jihadist groups everywhere to follow suit.

Voir de même:

Alain Finkielkraut : «Au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime la haine des Juifs et de la France»
Le Figaro

26/07/2014

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Le philosophe Alain Finkielkraut a accordé un long entretien à FigaroVox dans lequel il donne en exclusivité son point de vue sur le conflit israélo-palestinien ainsi que sur ses répercussions en France.

Alain Finkielkraut est philosophe, écrivain et essayiste. Il construit une oeuvre autour de la transmission, la défense des humanités et la critique de la modernité. Son dernier livre, L’identité malheureuse, a suscité de très vifs débats et a connu un important succès de librairie.

FigaroVox: S’agissant du conflit israélo-palestinien, certains intellectuels vous reprochent de ne pas dénoncer les bombardements israéliens à l’encontre des civils palestiniens comme vous vous insurgiez naguère contre les sièges de Vukovar et de Sarajevo par les Serbes. Que leur répondez-vous?

ALAIN FINKIELKRAUT: Une précision pour commencer. J’aime Israël et je suis saisi d’effroi devant la haine intercontinentale qui se déchaîne sur ce tout petit pays dont l’existence est encore en question. Mais je n’ai jamais soutenu inconditionnellement la politique israélienne. Le 9 juillet, j’étais à Tel-Aviv à l’invitation du journal Haaretz qui organisait une grande conférence sur la paix. Je représentais Jcall * et j’ai dit qu’en tant qu’intellectuel juif, je devais constamment me battre sur deux fronts: contre un antisémitisme d’autant plus sûr de lui-même et dominateur qu’il dénonce le «monstre sioniste» dans la langue immaculée de l’antiracisme, et pour le compromis, c’est-à-dire la séparation en deux Etats des Israéliens et des Palestiniens. J’ai ajouté qu’en s’installant dans le statu quo, le gouvernement israélien mettait en péril le projet sioniste lui-même. Dès 1991, le grand orientaliste Bernard Lewis s’inquiétait de voir Israël devenir, sur le modèle du Liban, «une association difficile, une de plus, entre ethnies et groupes religieux en conflit». Et il ajoutait: «les juifs se trouveraient dans la position dominante qu’avaient autrefois les Maronites avec la perspective probable d’un destin à la libanaise en fin de parcours.» Pour empêcher cette prédiction de se réaliser, il serait urgent de faire ce qu’Ariel Sharon, à la fin de sa vie, appelait de «douloureuses concessions territoriales». Si ses successeurs y répugnent, c’est parce qu’ils se défient de leur partenaire, mais c’est surtout parce qu’ils ont peur de leurs propres extrémistes. Ils craignent la guerre civile entre Israéliens qui accompagnerait le démantèlement des implantations de Cisjordanie. Gardons-nous cependant de tout confondre. Les Israéliens n’occupent plus Gaza. Il n’y a plus de présence juive sur ce territoire. Si les leaders du Hamas avaient choisi d’y construire un commencement d’Etat et, pour y assurer une vie décente à leurs administrés, de coopérer avec Israël, il n’y aurait pas de blocus et le camp de la paix israélien serait assez fort aujourd’hui pour imposer le retrait de Cisjordanie. Au lieu de cela, le Hamas a employé tout l’argent de ses généreux donateurs à l’achat de missiles et de roquettes et à l’édification d’une ville souterraine pour enfouir cet arsenal, pour cacher ses dirigeants et pour permettre à ses combattants de mener des incursions meurtrières dans les kibboutz du sud d’Israël.

N’est-il pas légitime de s’interroger sur le nombre important de victimes parmi les civils palestiniens?

Quand j’étais à Tel-Aviv, j’ai vu un petit film de propagande où le Hamas demandait aux «colons» de Beer-Sheva (NDLR: dans le Néguev) de quitter leur ville car ils allaient la pilonner. Pas questions de deux Etats pour cette organisation, pas question non plus d’un Etat palestinien. Ce qu’elle veut, c’est que la Palestine tout entière redevienne propriété de l’islam. On apprend dans sa charte que les juifs, qui grâce à leur argent contrôlent les médias du monde entier, sont à l’origine de toutes les révolutions et de tous les conflits à travers le monde! Si la civilisation de l’image n’était pas en train de détruire l’intelligence de la guerre, personne ne soutiendrait que les bombardements israéliens visent les civils. Avez-vous oublié Dresde? Quand une aviation surpuissante vise des civils, les morts se comptent par centaines de milliers. Non: les Israéliens préviennent les habitants de Gaza de toutes les manières possibles des bombardements à venir. Et lorsqu’ on me dit que ces habitants n’ont nulle part où aller, je réponds que les souterrains de Gaza auraient dû être faits pour eux. Il y a aujourd’hui des pièces bétonnées dans chaque maison d’Israël. Mais le Hamas et le djihad islamique font un autre calcul et ont d’autres priorités architecturales. Pour gagner médiatiquement la guerre, ils veulent faire apparaître Israël comme un Etat criminel. Chaque victime civile est une bénédiction pour eux. Ces mouvements ne protègent pas la population, ils l’exposent. Ils ne pleurent pas leurs morts, ils comptabilisent avec ravissement leurs «martyrs». Et ils bombardent méthodiquement l’hôpital de campagne pour les blessés palestiniens que l’armée israélienne a installée en bordure de Gaza. Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes. Je demanderais la levée du blocus si elle était assortie de la démilitarisation de Gaza. Au lieu de cela, on confond Gaza et Sarajevo. Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion et ce sont les plus cyniques, les plus inhumains, qui profitent de cette grande indifférenciation humanitaire.

D’aucuns comparent même Gaza – long d’un peu plus de quarante kilomètres et large de moins de dix- au ghetto de Varsovie, de sinistre mémoire. Cette comparaison vous paraît-elle déplacée? Scandaleuse?

On se souvient en effet que la Wehrmacht prenait soin, comme Tsahal aujourd’hui, de sécuriser les routes menant au ghetto pour y faire parvenir sans encombre les transports quotidiens de vivres, de médicaments, d’aides humanitaires… Le jour viendra -et il est déjà venu en Turquie-, où on ne se réfèrera plus à l’apocalypse nazie que pour incriminer Israël, le sionisme et les juifs. Je n’arrive pas à croire en Dieu, mais ce retournement du devoir de mémoire me parait être une preuve très convaincante de l’existence du diable.

Il existe des communautés juives et musulmanes dans de nombreux pays européens. Or, le conflit israélo-palestinien prend une acuité particulière en France, où les manifestations pro-palestiniennes se sont soldées par des violences. Ce conflit extérieur ferait-il éclater au grand jour «l’identité malheureuse» de notre pays que vous avez décrit dans votre livre?

Je manifesterais moi-même à Paris en faveur du cessez-le-feu à Gaza si dans ces défilés on exigeait également l’arrêt des tirs de roquettes sur toutes les villes israéliennes.
Formés par le «victimisme» contemporain à ne rien comprendre et à ne rien savoir de tout ce qu’entreprend le Hamas contre la solution de deux Etats, certains manifestent très sincèrement aujourd’hui leur solidarité avec la population de Gaza sous les bombes. Mais, pour beaucoup, ces manifestations ne sont rien d’autre que l’occasion d’exprimer leur haine des juifs, de la République et des «sionistes qui gouvernent la France.» Quand ils ne s’en prennent pas à des synagogues, ces personnes font, afin d’être bien comprises, des quenelles avec des roquettes qassam en carton. De manière générale, il y a dans le monde arabo-musulman, une tendance très forte aujourd’hui à fuir toute remise en question dans la recherche éperdue d’un coupable. Si les choses vont mal, c’est la faute des juifs. Il faut donc leur faire la guerre. Ce choix de l’esprit du djihad contre l’esprit critique est une calamité pour l’occident et pour l’islam. Il faudrait soutenir ceux qui, de l’intérieur, ont le courage de dénoncer une telle attitude, comme l’écrivain algérien Boualem Sansal, et non ceux qui l’incarnent, comme le leader du Hamas Khaled Mechaal.

On a entendu dans les rues de Paris le cri «mort aux Juis». Le phénomène est-il comparable à l’antisémitisme des années 30 ou est-il davantage le prétexte d’un communautarisme «anti-français» qu’on a vu à l’oeuvre chez certains supporters franco-algériens après les matchs de leur équipe?

L’antisémitisme des années trente agonise et la grande solidarité antiraciste des années quatre-vingt a volé en éclats. On a affaire aujourd’hui à l’antisémitisme de ceux qui se disent les damnés de la terre, d’où l’embarras des progressistes. Ils n’en reconnaissent l’existence qu’à contrecœur et quand ils ne peuvent plus faire autrement. Ainsi parlent-ils aujourd’hui de «nouvel» antisémitisme pour un phénomène qui existe depuis près de trente ans. Cette haine ne vise d’ailleurs pas que les juifs. On l’a vu lors des manifestations qui ont suivi les victoires de l’Algérie dans la Coupe du monde, des rodéos de voiture au remplacement des drapeaux français par les drapeaux algériens sur les édifices publics, comme à Provins par exemple. Il s’agissait d’exprimer tout ensemble sa fierté nationale et son mépris pour la nation où l’on vit.

En taxant d’antisémitisme toute critique d’Israël, certains membres de la communauté juive n’ont-ils pas, depuis des années, pris le risque d’alimenter la concurrence victimaire?

Là où il y a la guerre, on parle de massacre, voire, tant qu’on y est, de génocide. Toutes les distinctions sont abolies par l’émotion
Je critique la politique israélienne. Je plaide sans relâche depuis le début des années quatre-vingt pour la solution de deux Etats. Je condamne la poursuite des constructions dans les implantations en Cisjordanie. Je dis que l’intransigeance vis-à-vis du Hamas devrait s’accompagner d’un soutien effectif à l’autorité palestinienne. Cela ne m’empêche pas d’être une des cibles favorites du «nouvel» antisémitisme.

Selon Pascal Boniface, de nombreux français non-juifs, en particulier les musulmans, ont le sentiment qu’il y a un «deux poids, deux mesures» dans la lutte contre le racisme et que les actes antisémites font l’objet d’un traitement médiatique plus conséquent que les autres actes racistes. Partagez-vous son point de vue?

Je crois, au contraire, qu’au nom de la lutte contre l’islamophobie, on sous-estime systématiquement la haine dont les juifs et la France font l’objet dans toujours plus de territoires de la République. Il faut des manifestations comme celles de Barbès et de Sarcelles pour qu’on en mesure, temporairement, la réalité et l’ampleur.

Plus largement, une partie de la gauche «antiraciste» a abandonné le combat pour l’égalité des droits au profit de la défense des particularismes, voire des communautarismes. Ne porte-t-elle pas une lourde responsabilité morale dans la grave crise identitaire que traverse la France?

C’est une responsabilité très largement partagée. A droite aussi la tentation est grande de préférer les accommodements prétendument raisonnables à la défense de la République et ce sont aujourd’hui des ministres de gauche, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui se montrent intransigeants en cette matière au mépris de leurs intérêts électoraux comme le leur rappelle avec inquiétude la fraction Terra nova du parti socialiste.

Derrière le rejet d’Israël par une partie de la gauche française, faut-il voir un refus de l’identité, de l’Etat-nation et des frontières?

Dans un article publié en 2004 dans la revue Le Débat, l’historien anglais Tony Judt écrivait que «dans un monde où les nations et les hommes se mêlent de plus en plus et où les mariages mixtes se multiplient, où les obstacles culturels et nationaux à la communication se sont presque effondrés, où nous sommes toujours plus nombreux à avoir des identités électives multiples, et où nous nous sentirions affreusement gênés s’il nous fallait répondre à une seule d’entre elles ; dans ce monde, Israël est véritablement un anachronisme.» De même que Saint-Paul s’indignait du refus juif de la religion universelle, nos multiculturalistes voient Israël comme un obstacle ethno-national à la reconnaissance définitive de l’Homme par l’Homme. Mais le monde humain n’est ni un supermarché, ni un dépliant touristique. Qu’est-ce que le multiculturalisme derrière le United Colors of Bennetton et la joyeuse disponibilité de toutes les cuisines, de toutes les musiques, de toutes les destinations? C’est le choc des cultures, et dans ce choc, les juifs où qu’ils soient, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent, sont en première ligne.

* Jcall rassemble les citoyens juifs européens qui aspirent à une paix au Proche-Orient fondé sur un accord entre Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux Etats»

Voir aussi:

La guerre du Hamas contre Israël : un fragment de la quatrième guerre mondiale
Guy Millière
Dreuz info
26 juil 2014

Les Européens et le monde occidental devraient regarder d’un peu plus près la guerre qui a lieu présentement entre Israël et le Hamas.

Un fragment d’un conflit plus vaste

Cette guerre ne concerne pas qu’Israël et le Hamas. Elle est un fragment d’un conflit plus vaste. Ce conflit a commencé il y a des années. Il a été défini par Norman Podhoretz, dans un livre appelé World War IV *. Il est effectivement une quatrième guerre mondiale (la troisième guerre mondiale ayant été la guerre froide »).

Cette guerre oppose la civilisation occidentale et ses valeurs aux ennemis de la civilisation occidentale.

Les ennemis sont les totalitaires du temps présent : les tenants de l’islam radical et leurs alliés. Ces alliés sont la Russie, en arrière plan, la Chine, ainsi que les autres acteurs du projet « eurasien ». Ils sont aussi tous ceux qui en Occident sont nostalgiques de totalitarismes relégués dans le révolu, ainsi que tous ceux qui sont hostiles à ce que Karl Popper a appelé « société ouverte » et à ce que Michael Novak a appelé « capitalisme démocratique ».

Sous la présidence de George Walker Bush, les tenants de l’islam radical ont été placés sur la défensive et ont subi quelques défaites majeures. Leurs alliés et quelques idiots utiles se sont déchaînés contre George Walker Bush aux fins d’empêcher que ces défaites majeures n’entraînent l’effondrement de l’islam radical.

Ils ont préparé l’avénement d’une présidence radicalement différente aux Etats Unis et l’ont obtenue avec l’élection de Barack Obama qui est au mieux un idiot utile, au pire un allié de l’islam radical (j’opte pour la deuxième réponse).

La doctrine Obama a conduit à la chute de plusieurs alliés des Etats Unis dans le monde musulman, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Saleh au Yemen, Kadhafi en Libye (depuis 2003, Kadhafi coopérait avec les services occidentaux).

L’objectif de la doctrine Obama était un monde musulman tenu par l’islam radical, sur la base d’une coopération entre l’Iran islamiste chiite et les Frères musulmans, censés s’emparer du monde sunnite. Ce monde musulman devait oeuvrer en synergie avec les acteurs du projet « eurasien ». Les Etats Unis devaient être marginalisés. L’Europe occidentale devait être soumise (à la Russie et à l’islam radical). Israël devait aller vers l’extinction.

Obama n’a pas tranché en Syrie, et a laissé la situation pourrir. Il a finalement opté pour un maintien au pouvoir d’Assad dans les régions alaouites, et entériné une prise de pouvoir des islamistes sunnites dans les régions sunnites. Il a retiré toutes les troupes américaines d’Irak, ce qui a entrainé la subordination des régions chiites à Téhéran, et une sécession graduelle des régions sunnites, commencée il y a plusieurs mois. Il s’est appuyé sur le Qatar pour tenter de déstabiliser l’Arabie Saoudite, la Jordanie et les autres émirats. Il a soutenu le glissement de la Turquie d’Erdogan vers des positions de plus en plus radicales. Il a exercé des pressions de plus en plus fortes sur Israël, et, par l’intermédiaire de John Kerry, légitimé par avance un soulèvement « palestinien » contre Israël. Il a, dans d’autres régions du monde, entériné la politique russe en Ukraine (contrairement à ce qui se dit, Poutine n’a pas reculé en Ukraine, et on le verra dans les mois à venir), et entériné la politique chinoise en Asie orientale.

Ce qui n’était pas prévu par Obama était le renversement du régime Morsi et des Frères musulmans en Egypte (renversement financé par l’Arabie Saoudite), et la constitution, qui a découlé, d’un bloc défensif de pays sunnites du statu quo devenant alliés implicites d’Israël.

Ce bloc défensif a fait qu’Israël ne s’est pas trouvé totalement isolé dans la région.

Ce qui n’était apparemment pas prévu par la direction du Hamas était l’enlèvement et l’assassinat de trois jeunes israéliens à proximité d’Hebron, enlèvement qui a donné l’opportunité à Israël de démanteler des cellules du Hamas en Judée Samarie, et qui a conduit le Hamas à lancer, de manière précipitée, une offensive contre Israël, destinée à susciter un embrasement du monde musulman contre Israël, au moment où l’Etat Islamique se constituait en califat en Syrie et en Irak.

Ce qui n’était pas prévu par la direction du Hamas était l’efficacité du Dôme de fer israélien, qui a réduit l’essentiel des missiles du Hamas à l’état de pétards mouillés. Si ne serait-ce qu’un sur cinq des missiles détruits par le Dôme de fer avait atteint des villes, des populations civiles, des installations nucléaires, on n’ose imaginer les dégâts qui auraient résulté, et l’ampleur des soulèvements de foules galvanisées par le sang juif versé.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était la réplique israélienne. Et les boucliers humains utilisés par le Hamas sont censés servir à fabriquer des cadavres arabes à brandir pour exciter les foules contre Israël. Le Hamas veut un maximum de cadavres arabes à brandir. Les alliés du Hamas veulent un maximum de cadavres d’Arabes tués par Israël. Israël doit se battre pour qu’il y ait le moins possible d’Arabes tués, et cela entraîne davantage de morts israéliens, hélas.

Ce qui était prévu par la direction du Hamas était un soulèvement de foules arabes et musulmanes, à commencer par les foules arabes de Judée Samarie et d’Israël, et aussi des manifestations anti-israéliennes dans le monde entier, une attitude pusillanime des puissances européennes, une complicité implicite de l’administration Obama avec le Hamas.

Il y a présentement au Proche-Orient un axe de l’islam radical qui lie Iran, Etat Islamique devenu califat, régime Assad dans les régions alaouites, Turquie, Qatar, avec en arrière plan la Russie et la Chine. Et il y a un axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats. L’Iran (chiite) soutient l’Etat Islamique (sunnite) aux fins de l’utiliser contre l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats et aux fins de renforcer sa présence dans le Sud chiite de l’Irak (présence justifiée par la « nécessité » d’ « aider » le gouvernement irakien à lutter contre l’Etat islamique, bien sûr, « nécessité » soutenue par l’administration Obama).

Les pays européens et l’Union Européenne sont en position d’apaisement face à l’axe de l’islam radical, sans pour autant le soutenir pleinement. Les dirigeants européens s’inquiètent des actions de l’axe de l’islam radical, mais ont aussi peur de lui (tout particulièrement de l’Etat Islamique, qui forme des djihadistes européens) et sont prêts dès lors à beaucoup lui céder.

L’administration Obama est très proche de l’axe de l’islam radical, sans pouvoir abandonner explicitement les pays de l’axe Israël, Egypte, Arabie Saoudite, émirats.

Les manifestants qui déferlent en Europe et dans d’autres points du monde sont, consciemment ou inconsciemment, au service de l’axe de l’islam radical.

L’objectif immédiat de l’axe de l’islam radical est de faire qu’Israël cède aux pressions, accepte un cessez le feu, et cède à certaines revendications du Hamas, en particulier mette fin en bonne partie aux contrôles aux frontières de Gaza. L’objectif qui découle est de permettre au Hamas de prendre en main l’Autorité palestinienne, et de coordonner l’action du Hamas avec celle de l’Etat Islamique, déjà aux portes de la Jordanie. L’objectif à moyen terme serait, bien sûr, de détruire Israël (les tunnels devaient servir à une vaste offensive en Israël même, à une date ultérieure), mais aussi de renverser le régime jordanien, si possible de renverser ensuite le régime saoudien, de soumettre les émirats, et de permettre aux Frères musulmans de reprendre l’offensive contre Morsi en Egypte.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge.

L’Egypte, l’Arabie Saoudite, les émirats veulent la destruction du Hamas, à condition que ce soit Israël qui s’en charge. Ils savent que sans la destruction du Hamas, l’axe de l’islam radical continuera à quêter ses objectifs.

Israël détruira-t-il le Hamas ? Israël cédera-t-il aux pressions ? La réponse à ces questions est cruciale.
Si Israël ne détruit pas le Hamas ou, si Israël ne veut pas entièrement le détruire, si Israël n’obtient pas au moins une démilitarisation de Gaza contrôlable par Israël et un contrôle total des frontières de Gaza, les opérations actuelles n’auront servi quasiment à rien. Et l’axe de l’islam radical poursuivra son offensive.

Détruire le Hamas ou, au moins, le mettre hors d’état de nuire, sera, le cas échéant, difficile, et douloureux. L’alternative risquerait fort, dans le contexte que je viens de décrire, d’être plus douloureuse encore. Je ne doute pas que les dirigeants d’Israël le savent. C’est pour cela qu’ils ont rejeté l’idée d’une trêve de sept jours proposée par Kerry, avec le soutien de la Turquie et du Qatar.

Dois-je dire que vivre dans un monde où il existe ce que George Walker Bush appelait à juste titre l’axe du mal, et où les dirigeants occidentaux se courbent devant l’axe du mal et, comme Obama, s’en font parfois les complices est effroyable ?

Dois-je dire que vivre dans un monde où Israël doit sa survie à ses propres forces et est, pour l’essentiel abandonné de tous, sinon, au titre d’alliés tactiques, de puissances arabes sunnites qui n’entendent pas succomber à l’islam radical, est également effroyable ?

Dois-je dire qu’en voyant les manifestations au service de l’axe du mal déferler en Europe, je me dis que nous vivons dans une époque qui suscite le dégoût ?

Dois-je dire qu’en voyant dans les grands médias aussi peu de compréhension de ce qui se joue et autant de désinformation, volontaire ou involontaire, je me dis que nous vivons dans une époque répugnante ?

Les homme politiques qui, en France, ont une attitude imprégnée d’éthique se comptent présentement sur les doigts d’une seule main.

Les journalistes qui tiennent des propos dignes ne sont pas plus nombreux. Les gens invités à commenter ce qui se passe, à l’exception de mes amis Meyer Habib et Gilles William Goldnadel ne sont, en France, pas des commentateurs, mais de vils propagandistes qui, sur une chaine de télévision américaine seraient traités comme des imposteurs et balayés immédiatement. En trois minutes sur Fox News, j’en apprends davantage qu’en deux heures de programmes télévisé français, ce qui n’est pas nécessairement glorieux pour Fox News, car sur les chaînes françaises, je n’apprends strictement rien, et j’assiste plutôt à une séance d’essorage de cerveau.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

Voir par ailleurs:

Des cinéastes israéliens contre la guerre en Palestine
A gauche et dans le monde intellectuel, des voix s’élèvent pour exiger un cessez-le-feu. Des cinéastes ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem.
Rosa Moussaoui
Israël-Palestine
L’Humanité
17 Juillet, 2014

La vie peut-elle continuer comme si de rien n’était, alors que le déluge de feu qui s’abat depuis une semaine sur Gaza emporte chaque jour des dizaines de vies ? Le geste de huit cinéastes israéliens qui ont interrompu lundi le festival du film de Jérusalem est un salutaire acte de refus. Dans un appel, Efrat Corem, Shira Geffen, Ronit et Shlomi Elkabetz, Keren Yedaya, Tali Shalom Ezer, Nadav Lapid et Bozi Gete exhortent le gouvernement israélien à «cesser le feu» et à «engager un dialogue constructif avec le peuple palestinien et ses dirigeants, pour parvenir à une paix viable pour les deux parties». «Les enfants de Gaza ne bénéficient pas de la protection des systèmes du Dôme de fer. Ils n’ont pas d’espaces de résidence sécurisés, ni de sirènes. Les enfants qui vivent à Gaza aujourd’hui sont nos partenaires pour la paix de demain. La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique», insistent-ils. Depuis le déclenchement de l’opération militaire israélienne, les mobilisations se succèdent, dans un contexte difficile, pour exiger que cessent les bombardements et l’occupation des territoires palestiniens, mais aussi pour dénoncer le lourd climat raciste entretenu par une extrême droite se revendiquant ouvertement de la «chasse aux Arabes». Après la manifestation de Tel-Aviv, samedi, où les pacifistes ont essuyé les insultes, les menaces et les jets de projectiles des extrémistes, de nouvelles mobilisations sont prévues ces jours-ci à Jérusalem, Haïfa, Tira et Kufr Manda.

« ­L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition »

Fait marquant, des dizaines d’objecteurs de conscience, parfois très jeunes, rejettent toute participation à l’actuelle opération militaire, encourant ainsi de sévères sanctions. «Bravo pour votre courage, pour votre refus de prendre part à l’injustice et aux crimes de guerre ! L’occupation de la Palestine est antidémocratique par définition. Nous espérons que d’autres, encore, contesteront ces agissements antidémocratiques», écrit le mouvement Yesh Gvul, fondé par des vétérans qui ont refusé de servir au Liban en 1982. Présent à tous les rassemblements pour la paix, le député communiste Dov Khenin en résumait il y a quelques jours l’esprit, lors d’un débat à la Knesset : «Nous ne pouvons, sans conséquences, continuer à occuper, à construire des colonies, à bloquer toute avancée vers un accord. La bulle du statu quo a explosé.»

Voir de même:

Lettre à Elie Barnavi

Luc Rosenzweig

Mondes francophones

26;07.2014

Chaque jour, chaque mois, l’islamisme gagne du terrain

Mon cher Elie,

J’ai beaucoup apprécié ton dernier texte sur I24News, repris dans la newsletter du CRIF et sur Causeur. Il m’a même fait sourire à cause d’un lapsus (rue des Roquettes au lieu de rue de la Roquette) qui prouve bien que ce mot s’emploie plutôt au pluriel ces jours à Tel Aviv…

Pour conforter ton pessimisme, je te fais part de mes impressions d’observateur attentif des manifestations lyonnaises pro-Hamas (on ne peut plus dire qu’il s’agisse de manifs pro-Gaza). 6 000-7 000 personnes, 90% d’arabo-musulmans, beaucoup de filles jeunes, éduquées semble-t-il (elles ne parlent pas wesh wesh) en majorité voilées, quelques-unes en niqab à la saoudienne. Slogans criés «  Israël assassin, Hollande complice », « Jihad ! Résistance ! » « Allahou Akbar ! » « Sionistes, fascistes assassins ! »). Le préfet avait enjoint les commerces du centre-ville de baisser le rideau pendant le passage du cortège, car pour les manifestants ils sont réputés «  sionistes », et donc objectifs légitimes de dégradations et de pillage. Commentaire dans les rangs : « T’as vu, les feujs, on leur a mis la trouille ! »… On peut entendre aussi des trucs du genre complotiste (ils tiennent tout, les médias, la mairie…).Contrairement à Boubakeur à Paris, le recteur de la grande mosquée de Lyon, complètement infiltrée par les salafistes, a encouragé les manifs sans avoir un mot condamnant les dérapages antisémites…

Tu en appelles à un sursaut, à une révolution culturelle pour sauver le modèle intégrationniste à la française. Très bien. Malheureusement, je crois qu’il est déjà trop tard. Chaque jour, chaque mois, chaque année l’islamisme radical gagne du terrain : les femmes sont de plus en plus voilées, les barbus prolifèrent, la ségrégation se met en place. La ville où j’habite, Villeurbanne, contiguë à Lyon, a reçu l’an passé un « prix de l’antiracisme » décerné par le CRAN (associations noires) pour sa lutte contre les discriminations… 150 000 habitants, environ 30 000-40 000 arabo-musulmans, environ 5000 juifs (séfarades, sauf un dernier carré de vieux ashkénazes). Une réelle mixité sociale avec des rues bourgeoises jouxtant des ensembles HLM largement arabisés… Apparemment, tout va bien. Sauf que : le lycée public a été peu à peu déserté par les juifs et les bourgeois. Les premiers vont au lycée juif de Lyon (100% de réussite au bac et 60% de mentions) et les seconds au lycée de l’Immaculée Conception bien placé, aussi, dans le  classement régional. Le lycée Pierre Brossolette, public, est le dernier du département avec 57% de réussite… Seuls les enfants de profs tirent leur épingle du jeu : ils se rassemblent dans des «  sections européennes »  élitistes, qui se font régulièrement chahuter dans la cour et à la cantine comme «  intellos » (une insulte).

Autre exemple : la piscine de Lyon, magnifique établissement de bains digne de Baden-Baden ou de Karlovy-Vary, située au bord du Rhône et récemment rénovée, vient brusquement d’augmenter ses tarifs de 135%. Tout le monde le sait, mais personne n’ose le dire, c’est le seul moyen que la municipalité ait trouvé pour éloigner des lieux la belle jeunesse (masculine, leurs sœurs ne sachant sans doute pas nager…) des banlieues qui avait envahi les lieux, le transformant en nouveau « territoire perdu de la République ». Lorsque l’on en arrive là, ne plus avoir le courage de nommer les choses,  à ne concevoir que des stratégies de défense individuelle, ou semi-collective contre la barbarie qui monte, on n’est pas près de gagner la bataille. Pour ma part, n’ayant plus d’enfants à éduquer, et mes petits-enfants étant à l’abri dans des lieux relativement protégés de l’Europe bourgeoise, n’étant pas un « juif visible », je peux encore m’accommoder de la situation, encore que les échanges avec une grande partie de ceux qui furent mes amis deviennent de plus en plus difficiles – heureusement qu’il y a Causeur, Elisabeth Lévy et Gil Mihaély. Je n’en suis pas à scruter les annonces immobilières à Tel Aviv, mais je n’exclus plus que cela puisse advenir un jour. À toi et Kirsten je souhaite bon courage dans cette période difficile, et espère vous voir bientôt. Amitiés.

Voir aussi:

L’Europe et les Juifs : vers le divorce ?
Elie Barnavi
I24news
20 juillet 2014

Vendredi 16 juillet, le quotidien Haaretz (édition anglaise) a publié un article au titre scandaleux : « La France va-t-elle expulser ses Juifs ? » L’auteur, Seth Lipsky, est le rédacteur en chef du journal en ligne conservateur The New York Sun. Le contenu du papier est à l’avenant. Il mélange tout, la politique supposément pro-palestinienne des gouvernements français depuis de Gaulle, l’enterrement de Yasser Arafat avec les honneurs à Paris et les campagnes contre l’abattage rituel et la circoncision, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont plus discrètes en France qu’ailleurs en Europe. En conclusion, s’« il serait inexact de dire que la France expulse ses Juifs, la distinction s’estompe. » Qu’on se le dise, « l’Espagne ne s’est jamais remise de l’expulsion de ses Juifs. » Bref, les Juifs de France vivent en 1491, l’an prochain sera celui du décret d’expulsion.

Cette idiotie paniquarde ignore les faits. En France comme ailleurs en Europe, du moins en Europe occidentale, l’antisémitisme est un délit puni par la loi. La classe politique unanime le rejette, tout comme la presse, les acteurs sociaux et l’essentiel de l’opinion publique. Il fut un temps où l’antisémitisme était une force politique et culturelle significative. Il ne l’est plus.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Certes non. La « nouvelle judéophobie » (Pierre-André Taguieff) a un nom : l’islam identitaire. C’est lui qui, dans une France et une Europe mollassonnes et chétives, profite au premier chef de la fameuse « libération de la parole » dont un Dieudonné est la nauséabonde illustration. C’est lui qui a armé le bras de Mohammed Merah à Toulouse, de Mehdi Nemmouche à Bruxelles. C’est lui qui jette sur le pavé des manifestants haineux qui brandissent des pancartes invitant à la « mort aux Juifs » et n’hésitent pas à s’en prendre violemment aux synagogues. Le dernier incident en date, rue des Roquettes à Paris, dont i24news s’est fait l’écho, a failli tourner au drame.

Cet islam-là se nourrit de causes lointaines – la Syrie, l’Irak, et, toujours, la Palestine. Comme toutes les idéologies mortifères, il a ses alliés – en l’occurrence, l’extrême gauche et les restes d’une extrême droite dont les figures de proue tentent malaisément de se distinguer pour accéder à la respectabilité politique (une preuve de plus que l’antisémitisme n’est pas respectable) – et ses idiots utiles : sociologues et autres plumitifs prompts à dénoncer une « islamophobie » fantasmagorique qu’ils assimilent abusivement à l’antisémitisme.

Cependant, l’islam identitaire ne concerne pas que les Juifs. Sous sa forme terroriste organisée, il constitue un défi mondial. Il a frappé à New York, à Madrid, à Londres, à Paris, et est en train de refaçonner les frontières issues de la décolonisation au Proche et au Moyen-Orient. Sous sa forme terroriste « spontanée », il produit des loups solitaires à l’instar de Merah et Nemmouche, petites frappes radicalisées en prison, et, comme ce dernier, passées par l’un des fronts de l’islamisme radical, dernièrement la Syrie.

Si la France est aux premières loges, ce n’est pas en raison de quelque laxisme ou complaisance particulièrement français. C’est tout bonnement parce que la France abrite la plus importante communauté juive d’Europe, en même temps que la plus importante communauté musulmane d’Europe, par ailleurs majoritairement arabe, et que ces deux communautés cohabitent souvent dans les mêmes banlieues et quartiers difficiles. Le paradoxe douloureux est que la France a inventé avec la République laïque et assimilationniste l’outil d’intégration le plus efficace du monde occidental, et que cet outil est désormais en panne. La place me manque ici pour en détailler les raisons. Mais ne nous y trompons pas, c’est l’ensemble de l’Europe qui a mal à ses Juifs, pour ne plus savoir comment intégrer ses immigrés.

Traiter le mal à la racine, au-delà des mesures de police, nécessaires mais manifestement insuffisantes, requiert un effort collectif énorme, dont les sociétés européennes semblent désormais incapables. Il faudrait pour cela démanteler les ghettos d’immigrés, favoriser par une politique volontariste de la ville la mixité sociale, repenser l’école de fond en comble, interdire les prisons aux imams intégristes et/ou analphabètes et assurer la formation d’un encadrement musulman compatible avec les principes de la démocratie. Toutes choses qui présupposent un investissement matériel colossal, mais surtout, sans doute, une révolution culturelle. Tant que l’Europe ne réapprendra pas à défendre ses valeurs, tant qu’elle s’abstiendra d’en faire la pierre de touche de tous ceux qui frappent à sa porte, tant qu’elle ne saura pas qui elle est et, partant, à quoi sont censés s’intégrer ses nouveaux citoyens, elle sera cet ectoplasme sans âme, incapable de protéger ses Juifs parce que incapable de se protéger elle-même.

Alors, la France va-t-elle expulser ses Juifs ? Allons donc. En revanche, les Juifs vont s’en expulser eux-mêmes, du moins les plus fragiles, les plus exposés. Au grand détriment de la France elle-même. Car une chose est certaine, le sort des Juifs a toujours été le test infaillible de la santé morale d’une nation.

Elie Barnavi est historien et essayiste, Professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Tel-Aviv, et ancien ambassadeur d’Israël en France.

 Voir enfin:

Gaza’s Tunnel Phenomenon: The Unintended Dynamics of Israel’s Siege

« The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface. »
Nicolas Pelham
Journal of Palestine Studies, Vol. 41, no. 1 (Summer 2012), p. 6
This article traces the extraordinary development of Gaza’s tunnel phenomenon over the past decade in response to Israel’s economic asphyxiation of the small coastal enclave. It focuses on the period since Hamas’s 2007 takeover of the Strip, which saw the industry’s transformation from a clandestine, makeshift operation into a major commercial enterprise, regulated, taxed, and bureaucratized. In addition to describing the particulars of the tunnel complex, the article explores its impact on Gaza’s socioeconomic hierarchy, strategic orientation, and Islamist rule. The larger geopolitical context, especially with regard to Israel, the Sinai Peninsula, and the Nile Valley, is also discussed. The author argues that contrary to the intentions of its architects, the siege precipitated the reconfiguration of Gaza’s economy and enabled its rulers to circumvent the worst effects of the blockade.

VISITORS APPROACHING RAFAH can be forgiven for thinking they have stepped back in time to the 1948 Nakba. On the southern reaches of the town, the horizon is interrupted by hundreds of white tents flapping in the wind. Instead of dispossessed refugees, the tents shelter the mouths of hundreds of tunnels, which for the past five years have played a critical role in providing a lifeline for Gazans hit by a punishing siege. Beneath the awnings, thousands of workers shovel heavy materials for Gaza’s reconstruction. Front-end loaders plow through the sands, loading juggernauts with gravel and enveloping the entire zone in dust clouds. Tanker trucks fill with gasoline from underground reservoirs; customs officials weigh trucks and issue the tax vouchers required to exit. The ground that Israel leveled in 2004 to create a barren corridor separating Gaza from Egypt is today abuzz with activity on and under the surface, as Gazans operate a tunnel complex that has become the driver of Gaza’s economy and the mainstay of its governing Palestinian Islamist movement, Hamas.

A “LIFELINE” TAKES SHAPE

For millennia, Rafah was the first stopping place for merchants crossing the desert from Africa to Asia. Israel’s establishment in 1948 did not sever the tie, for Gaza was administered by Egypt until Israel’s 1967 occupation. Even after, Bedouins crossed the border unimpeded, continuing to mingle and marry. Only in 1981, when Egypt and Israel demarcated their frontier along Gaza’s southern edge as part of their 1979 peace treaty, did separation really set in. No sooner had the agreement’s implementation divided Rafah between Israel and Egypt than Bedouin clans straddling the fourteen-kilometer border began burrowing underneath, particularly at the midpoint where the earth is softest. Israel’s first recorded discovery of a tunnel was in 1983. To avoid detection, Gazans dug their tunnels from the basements of their houses to a depth of about fifteen meters, headed south for a few dozen meters, and then resurfaced on the Egyptian side of the border, often in a relative’s house, grove, or chicken coop. By the late 1980s, tunnel operators were importing such basics as processed cheese, subsidized in Egypt and taxed in Israel, and probably some contraband as well, including drugs, gold, and weapons.

Israel’s “soft quarantining” of Gaza—the steadily tightening restrictions on the movement of persons and goods into Israel—began with the Oslo peace process and in preparation for the establishment in the Strip of the Palestinian Authority (PA) in 1994. After Oslo’s signing, Israel built a barrier around Gaza. Though access continued through Israel’s terminals, periodic closures led Gazans to seek alternatives. The perimeter barrier was among the first targets of protestors when the Al-Aqsa intifada broke out in September 2000, but by June 2001 Israel had replaced it with a higher, grimmer, more impenetrable upgrade. Frequent lockdowns at Israel’s terminals and the destruction of Gaza’s seaport and airport in 2001, coupled with the militarization of the intifada, intensified the drive for outlets south. Hence the expansion and upgrading of the tunnels, which for the first time served as safety valves for wholesalers to alleviate the artificially created shortages.

Given their quest for weapons and the need for funds to finance operations during the intifada, the various Palestinian political factions operated the longest and deepest tunnels. The cash-strapped PA sought to co-opt clans along the border where tunneling was easiest. Sami Abu Samhadana, a senior PA security official and prominent Fatah leader in Gaza, himself from a Bedouin clan straddling the Rafah frontier, oversaw much of the expansion. This fusion of security and business interests, of militia activity and private entrepreneurship, was to become a hallmark of future development.

Successive Israeli military operations aimed at defeating the second intifada and widening the buffer zone between Gaza and Egypt also targeted the tunnels. In the lead-up to implementing its unilateral Gaza withdrawal plan, Israel razed some fifteen hundred Palestinian homes within a one-hundred-meter-wide cordon sanitaire (the Philadelphi corridor) between Rafah and the border and reinforced it with a seven-meter-high wall. The Mubarak regime largely acquiesced in the wall’s construction, hoping it would protect his realm from a spillover of the intifada and suicide bombing that was threatening its lucrative tourist resorts along the Sinai Peninsula’s riviera on the Red Sea. In addition, it feared that Israel’s withdrawal risked saddling Egypt with responsibility for Gaza’s 1.7 million inhabitants, disconnecting the territory from the West Bank, and thereby ending Arab aspirations for an integral Palestinian state.

In January 2006, four months after Israel completed its Gaza pullout, Hamas won the Palestinian legislative elections. Israel responded by systematically tightening its borders. On 12 March 2006, while Hamas was in negotiations to form a unity government, Israel closed Erez terminal to Gazan laborers in Israel, who once constituted 70 percent of Gaza’s workforce. In June 2006, when the Israeli soldier Gilad Shalit was captured by Palestinian militants (and spirited away by tunnel), Israel shut down the Karni terminal, Gaza’s primary crossing for goods (already closed for half of the previous six months). Israel also prevented the use of the Rafah terminal for passenger traffic and severely restricted access for the European monitoring mission there.

Israel’s array of restrictions on trade, coupled with the need to mitigate the threat of punitive Israeli airstrikes targeting the tunnel zone, quickly spurred Palestinians to develop deeper and longer tunnels spanning the width of the Israeli-bulldozed buffer and less vulnerable to sabotage. The tunnel network continued to grow, and infrastructure improved. Even so, the tunnels were ill-prepared for the surge in traffic generated by the near-hermetic seal imposed on Gaza by Israel and Egypt when, in June 2007, Hamas seized control of the Strip, disbanded Fatah’s forces, and chased out its leaders.

THE HAMAS TAKEOVER: BLOCKADE AND EXPANSION

Hamas’s summer 2007 military takeover of the Strip marked a turning point for the tunnel trade. The siege, already in place, was tightened. Egypt shut the Rafah terminal. Israel designated Gaza “a hostile entity” and, following a salvo of rocket-fire on its border areas in November 2007, cut food supplies by half and severed fuel imports. In January 2008, Israel announced a total blockade on fuel after rockets were fired at Sderot, banning all but seven categories of humanitarian supplies. As gasoline supplies dried up, Gazans abandoned cars on the roadside and bought donkeys. Under Israeli blockade at sea and a combined Egyptian-Israeli siege on land, Gaza’s humanitarian crisis loomed, threatening Hamas’s rule.

The Islamists’ first attempt to break the stranglehold targeted Egypt as the weaker link. In January 2008, Hamas’s forces bulldozed a segment of wall at the Rafah crossing to allow hundreds of thousands of Palestinians to pour into Sinai. While long pent-up consumer demand was released, the measure provided only short-term relief. Within eleven days, Egyptian forces succeeded in herding Palestinians back. Egypt then reinforced the army contingent guarding the locked gates and built a fortified border wall. As the siege intensified, employment in Gazan manufacturing plummeted from 35,000 to 860 by mid-2008, and Gaza’s gross domestic product (GDP) fell by a third in real terms from its 2005 levels (compared to a 42 percent increase in the West Bank over the same period.

With access above ground barred, the Islamist movement oversaw a program of industrial-scale burrowing underground. With each tunnel costing $80,000 to $200,000 to build, mosques and charitable networks launched schemes offering unrealistically high rates of return, promoting a pyramid scheme that ended in disaster. Preachers extolled commercial tunnel ventures as “resistance” activity and hailed workers killed on the job as “martyrs.” The National Security Forces (NSF), a PA force reconstituted by Hamas primarily with ?Izz al-Din al-Qassam Brigades (IQB) personnel, but also including several hundred (Fatah) PA defectors, guarded the border, occasionally exchanging fire with the Egyptian army, while the Hamas government oversaw construction activity. Simultaneously, the Hamas-run Rafah municipality upgraded the electricity grid to power hundreds of hoists, kept Gaza’s fire service on standby, and on several occasions extinguished fires in tunnels used to pump fuel.As Mahmud Zahar, a Hamas Gaza leader, explained, “No electricity, no water, no food came from outside. That’s why we had to build the tunnels.”

Private investors, including Hamas members who raised capital through their mosque networks, partnered with families straddling the border. Lawyers drafted contracts for cooperatives to build and operate commercial tunnels. The contracts detailed the number of partners (generally four to fifteen), the value of the respective shares, and the mechanism for distributing shareholder profits. A typical partnership encompassed a cross-section of Gazan society, including, for example, a porter at the Rafah land crossing, a security officer in the former PA administration, agricultural workers, university graduates, nongovernmental organization (NGO) employees, and diggers. Abu Ahmad, who had earned NIS 30–70/day as a taxi driver, invested his wife’s jewelry, worth $20,000, to partner with nine others in a tunnel venture. Investors could quickly recover their outlay. Fully operational, a tunnel could generate the cost of its construction in a month. With each tunnel jointly run by a partnership on each side of the border, Gazan and Egyptian owners generally split earnings equally.

From enterprises primarily geared to weapons smuggling, the tunnels rapidly turned into what one trader described as “the lungs through which Gaza breathes.” By the eve of Operation Cast Lead in December 2008, their number had grown to at least five hundred from a few dozen mainly factional tunnels in mid-2005; tunnel trade revenue increased from an average of $30 million/year in 2005 to $36 million/month. Mitigating to some extent the Gaza economy’s sharp contraction resulting from the international boycott of Hamas, the PA’s ongoing salary payments to some 75,000 PA employees, including some whom the PA had ordered to stop work, sustained the government’s liquidity and purchasing power.

Meanwhile, the area of tunnel operations doubled to eight kilometers, extending along the border from the Rafah terminal west to Tel Zagreb near the coast. So congested were some parts of the border that diggers had to burrow tunnels one on top of the other, using Google Earth to map routes and make sure they stayed on course. Teams of six laborers working round the clock in two twelve-hour shifts could dig an average of ten to fifteen meters a day. Once functional, tunnels were constantly upgraded to speed deliveries. Over time, they were fitted with internal lighting, intercoms, and generators to maintain operations during frequent power cuts. The tunnels’ rough-hewn edges were smoothed to reduce damage to imports.

“Legalized” by Hamas on the Gaza side of the border, the tunnels remained clandestine on Egypt’s side. Thus, while in Gaza the tunnel mouths were moved from the basements of private homes to the open terrain fronting the Philadelphi corridor, in Egypt the tunnels extended deep inside Egyptian territory. Up to three-quarters of a standard eight-hundred-meter tunnel was on Egypt’s side. And while the tunnel mouths, protected from the elements by white canvas, were open on the Gaza side, in Egypt they remained concealed.

FORMALIZING THE TUNNEL TRADE: REGULATION AND THE CUSTOMS REGIME

When Hamas seized the Strip from Fatah in June 2007, its military wing, the IQB, appropriated the Fatah-run tunnels, particularly those overseen by Sami Abu Samhadana, who had fled the enclave. It banned the construction of new Fatah tunnels and tightened its control over other factions operating cross-border tunnels, including Palestinian Islamic Jihad and the Popular Resistance Committees. It also set about expanding its own network, transforming the makeshift tunnels honed during the Al-Aqsa intifada into what were widely regarded as Gaza’s longest, deepest, and most sophisticated. Thereafter, the IQB’s domination of the tunnel traffic was undisputed.

From the outset, there was a de facto distinction between the factional tunnels, used for military and operational purposes and off-limits to government inspectors and customs authorities, and the privately owned tunnels, which were Gaza’s primary source of imports. Regarding the latter, the government struggled to wrest control from the IQB. The process was slow. The IQB, owing to its victory in the June 2007 fighting against the PA, maintained control on the ground and resisted efforts by Hamas’s political leadership under Ismail Haniyeh to assert its primacy. Ultimately, following a spate of violent clashes and turf battles between IQB personnel and the Executive Force—an armed contingent established by the Hamas-appointed interior minister before 2007 as a counter to the Fatah-controlled PA forces in Gaza—in which the Executive Force gained the upper hand, the Interior Ministry assumed management of the privately owned tunnels on behalf of the government.

Once in control of the commercial tunnels, the Hamas government set about formalizing the smuggling economy through regulation. In the wake of Operation Cast Lead, the Interior Ministry established the Tunnel Affairs Commission (TAC) to act as the regulatory authority for commercial activities. Among its first acts was to issue a list of blacklisted imports, including weapons, alcohol, and tramadol, a painkiller much used in Gaza. In response to public concern at a rising toll of tunnel casualties, particularly of child workers, the TAC issued guidelines intended to ensure safe working conditions. Over time, it fenced off the site and stationed some three hundred black-clad internal-security personnel at entry points to spot-check the documentation of persons entering and leaving the zone. Tunnel openings were patrolled on motorbike. The TAC introduced a tunnel-licensing system to prevent construction in areas deemed of national security (particularly near border fortifications where outside observation was feared, or in areas reserved for factional tunneling) and to regulate oversupply. Investors seeking clearance to build a new tunnel were required to provide proof of land ownership or notarized proof of authorization of the right to use the land. The TAC also intervened to arbitrate disputes between merchants and tunnel operators, and monitored the market for instances of sharp inflation or evidence of hoarding and price-fixing, particularly of fuel. Traders and consumers alike said they welcomed the price stabilization and removal of petty traders selling gasoline from the roadsides.

Violations were punished. In 2009–10, for instance, the TAC closed at least five tunnels for smuggling tramadol and two for nonpayment of cigarette taxes. It destroyed an additional fifty nonoperational tunnels to prevent their use as safe houses or conduits to and from Egypt by “wanted” individuals. “We used to earn thousands smuggling small shipments of hand guns, grenades, bullets, and TNT,” said a tunnel operator who first entered the business at the end of the second intifada, “but it is no longer worth the risk to be prosecuted by Hamas.”

In a further sign of formalization, the TAC introduced an increasingly comprehensive customs regime, providing Hamas with a new revenue base that partially compensated for the Ramallah-based PA’s monopoly on customs revenues collected at Israel’s ports. Haulers weighed their trucks on an electronic weigh station buried in the sand near the entrance to the tunnel zone, obtained chits for their cargoes at an adjoining hut, and upon exit presented the receipts to guards. In September 2008, the Rafah municipality introduced administrative fees, charging tunnel operators a one-time license fee of NIS 10,000 ($2,850)/tunnel and NIS 3,000 for connection to the electricity grid. Evaders were liable to tunnel closure and arrest, deferrable with a NIS 1,000 bail. Further charges were levied on heavily Egyptian-subsidized gasoline and diesel (about NIS0.5/liter in Egypt), cooking gas (NIS 30/canister), cigarettes (NIS 3/pack), and generators. In addition, Gaza authorities levied a 14.5 percent value-added tax on all goods. A tunnel owner who raised a Fatah flag from his house had his license withdrawn.

Hamas’s regulatory efforts did not go unchallenged, particularly after it taxed what had been a tax-free enterprise. Families and clans in the border area protested interference in their activities. In late November 2007, armed clashes erupted between Hamas government forces and members of the al-Sha’ir family in Rafah after Hamas destroyed two of its tunnels. But for the most part, the rapidly expanding business opportunities available under Hamas rule trumped lingering resentments. With demand far exceeding supply, tunnel operators earned $50 for ferrying a fifty-kilogram sack through the tunnels. A decade earlier, all but 1 percent of Gaza’s total imports came from, or via, Israel. By the eve of Operation Cast Lead, the ratio had nearly reversed. Although the tunnels were often rudimentary, the trade cycle was generally faster than through Israeli terminals, and less laden with customs red tape. Normal deliveries arrived within three to five days of placing an order, faster than pretakeover orders from Israel. Operators responded rapidly to demand. When Israel reduced gas supplies, smuggled canisters quickly surfaced on the market. Vaccines from Egypt entered Gaza following reports of disease sweeping chicken farms. Ahead of holidays, traders imported toys, live sheep, and fresh beef from Egypt.

Both Egypt and Israel had mixed reactions to the tunnel operations. For Israel, the reorientation of Gaza’s trade to Egypt tempered the international outcry over the blockade and widened the divide between Gaza and the West Bank. For Egypt, smuggling offered copious opportunities for bribes (at both the local and national levels) from a hitherto unprofitable region. Yet both countries also saw tunnel growth as a security threat they could scarcely monitor, let alone control. Israel constantly cited the tunnels for bolstering Gaza’s military capabilities. Egypt, besides worrying about the impact of spillover from Gaza’s Islamist forces on its foreign currency–generating Sinai resorts, reported finding weapons stockpiles near the border. In an effort to interrupt the traffic, Israel repeatedly deployed drones and manned aircraft to bomb Gaza’s tunnels, while Egypt stepped up tunnel detection and demolition. Tunnel owners responded by improving their design and digging to depths of over twenty-five meters.

OPERATION CAST LEAD AND ITS AFTERMATH

Israel’s repeated attacks on Gaza culminated in the devastating Operation Cast Lead of winter 2008–9. Although Hamas’s detractors in Gaza claimed the tunnels served as an escape hatch for some senior Hamas officials during the war, aerial bombardment of the Rafah border severely damaged the network, resulting in a temporary suspension of commercial traffic. Meanwhile, the land, air, and sea blockade remained fully in force.

As part of the internationally brokered ceasefire, Israel secured U.S. agreement to act against the smuggling routes supplying Gaza. The agreement was reinforced weeks later at a gathering in Copenhagen on 5 February 2009 of officials from the United States and several European countries focused on international naval patrols in the Red Sea and aerial surveillance of Sudan. Separately, Egypt committed to build (under U.S. military supervision) a twenty-five-meter deep underground steel barrier along its border with Gaza aimed at blocking the tunnels within a year. By the end of 2010, it claimed to have sabotaged some six hundred tunnels by various means, including plugging entrances with solid waste, sand, or explosives, and flooding passages with sewage. Use of tear gas and other crowd-control techniques inside the tunnels resulted in several deaths. “The war marked a turning point in how Egypt’s security dealt with us,” remarked one tunnel operator. “In the past, they would look the other way when a lorry stopped to unload at a tunnel mouth, but since May 2009 they . . . raid the homes, sheds, farms, and shops of our Sinai suppliers.”

That said, Egypt’s countermeasures never quite matched its policy statements. From the first, Egypt cited logistical problems such as difficulties hammering steel plates more than four meters deep in stony ground. Tunnel operators cut through completed segments with blow torches, nullifying the multimillion dollar project for the cost of a few thousand dollars. Reluctance to forgo the bribes accruing from smuggling further compromised official resolve. Egyptian security forces often targeted the shallowest and most easily detected tunnels, leaving the more developed and profitable ones untouched. Tellingly, construction slowed where tunnel activity was most concentrated. Hamas’s success in mounting a solidarity network to condemn the Mubarak regime for enforcing the siege further eroded Egypt’s political will. Frustrated, the U.S. Congress suspended technical support for the underground steel barrier in mid-2011.

Motivated by family and clan unification, as well as economic benefits, Bedouin and Palestinians on Egypt’s side of the border also resisted Egypt’s security measures. “We’re Palestinians working for the sake of Palestine,” said a tunnel laborer in Egyptian Rafah. To foil Egyptian security, Bedouin operators sometimes tapped into well-armed clan defense committees versed in Sinai’s topography from centuries of roaming. There were sporadic reports of clashes between Bedouin irregulars and Egyptian forces seizing contraband.

TUNNEL EXPANSION AND POSTWAR RECONSTRUCTION

Meanwhile, the ceasefire at the end of Operation Cast Lead enabled Hamas to undertake repairs on the partially destroyed tunnels and to oversee a major overhaul of the complex, even reducing taxes to stimulate the work. Fear of Egyptian detection prompted operators to extend their tunnels to a length of one and a half kilometers and to deepen them to up to forty meters below ground. Operators reinforced tunnels first with wooden planks, then cement blocks and metal to allow sufficient widening for raw materials to pass through without risking tunnel collapse. Rope ladders flung down the shafts were replaced by electric elevators, while the four-meter-long sledges (shahata) pulled by winches were replaced by carts running on rails, much as in coal mines.

Within two years, capacity had increased tenfold. By late 2010, large commercial tunnels were estimated to be shifting up to 170 metric tons of raw materials each per day. The number of tunnels transporting livestock rose from three in 2008 to at least thirty in mid-2010. There was also less loss and damage, since the longer tunnels were harder for Egypt’s security to find, and conditions inside the tunnels had substantially improved. Economies of scale and diversified sources of supply lowered costs. By the summer of 2011, 60 percent of traders reported that prices had fallen to equal or below the presiege level for goods from Israel. For example, a liter of fuel (initially sold in sand-riddled plastic soda bottles) cost four times more than in Israel in 2008; by 2009 fuel (pumped through three-quarter-inch pipes at a rate of 20,000 liters/hour) sold at a quarter of Israel’s price. By mid-2011, prices for Turkish cement (Gazans snub Egypt’s lower-quality products) had plummeted from $1,500/ton at the height of the closures in mid-2008 to the presiege price of $100. The cost of shipping a fifty-kilogram sack of goods fell from $50 to $5. “There are at least 1,500 underground tunnels now,” said an owner. “Most are bigger and better than ever before, and all of them are open for business. The result is more competition, more price wars, and less work for everyone.”

Demand grew as capacity improved and prices fell to within a range average Gazans could afford. Between 2008 and 2010, traders of household goods reported a 60 percent rise in their import of goods via the tunnels. By mid-2010, Gaza’s retailers reported that shortages resulting from Israeli restrictions had been reduced “to a reasonable extent or more.” Wholesalers rapidly replenished their empty warehouses. By mid-2009, cars—hitherto cut into three and welded together in Gaza—were arriving whole, first dragged through the tunnels by bulldozers and then driven through expanded tunnels. To satisfy demand, tunnel operators tapped into contraband, particularly of cars, arriving from Libya after Qaddafi’s retreat from Cyrenaica left his arms depots and ports open for looting.

Expansion also facilitated the import of inputs and raw materials, precipitating what has been perhaps the tunnels’ greatest achievement: kick-starting Gaza’s postwar reconstruction while donors remained on the sidelines. While world leaders promised billions at showcase conferences in Sharm al-Sheikh’s luxury hotels but failed to persuade Israel to lift its ban on construction materials, the tunnels enabled Gazans to rebuild their enclave themselves. In the immediate aftermath of Operation Cast Lead, while operators were still repairing their tunnels, Gazans made their own gravel by pummeling war wreckage. The two most visible symbols of Israel’s short-lived cooperation with the Palestinians post-Oslo—the shell-shattered Erez industrial park on Gaza’s northern border, and the destroyed European Union–funded airport in the south—were reduced to sandpits. Once the tunnels were upgraded, operators began moving heavy materials. By mid-2011, three thousand tons of gravel, five hundred tons of steel rods, and three thousand tons of cement were arriving daily.

Gaza morphed into a construction site. Roadsides were piled high with building materials from Egypt. According to the World Bank, construction starts in the first half of 2011 grew by 220 percent. UN Habitat estimated that, based on the materials allowed in by Israel, it would take eighty years to rebuild the six thousand housing units destroyed in Operation Cast Lead and accomodate the growth in population over five years of closure; tunnel flows reduced that lagtime to a more manageable five. Indeed so rapid was the pace of construction that by mid-2012 real-estate agents reported that they were struggling to locate prospective buyers for the new apartments.

It was not only Gaza’s housing stock that began to recover. Farmers resorted to tunnel imports to circumvent Israel’s ban on seeds, pesticides, irrigation pipes, and basic agricultural tools such as hoes and buckets. The increased affordability of inputs helped factories resume operations: Hamas officials claimed that by October 2011, half the fourteen hundred factories destroyed during Operation Cast Lead were back in production. A food-processing plant resumed operations after items banned by Israel—including preservatives, plastic wrapping and packaging made in Egypt, and spare parts—arrived from Switzerland via tunnel.

All told, the tunnel expansion precipitated a recovery that rapidly reversed much of Gaza’s earlier decline. From 2005 to 2009, Gaza’s per capita GDP contracted by 39 percent in real terms, with the tunnels providing at best limited relief. After Operation Cast Lead, the tunnels facilitated what a September 2011 World Bank report described as “exceptionally high growth,” notching 28 percent in the first half of 2011. Unemployment dropped from 45 percent before Operation Cast Lead to 32 percent by mid-2011. Rafah’s markets bristled with shoppers and café-goers late into the night, its backstreet ATMs distributing $100 bills.

THE LIMITS AND LIMITATIONS OF THE TUNNEL-DRIVEN RECOVERY

Even as the World Bank was touting Gaza’s exceptional growth, however, the structural flaws impeding Gaza’s full-fledged reconstruction persisted. With few exports capable of generating sustainable growth, Gaza’s consumption was capped. By 2010, the markets were saturated, with improved supply lines outstripping demand, while wages fell sharply, not least due to increased use of cheaper Egyptian labor. Intense competition pushed tunnel earnings and prices down even faster. With supply already exceeding demand, Israel’s June 2010 decision to lift its ban on the import of commercial goods (following the international outcry over the Mavi Marmara aid-flotilla incident) triggered a market glut. Retailers hitherto limited to imports via the tunnels revived their former ties with Israeli counterparts.

By the end of 2010, operations at over half of Gaza’s eleven hundred tunnels had reportedly been suspended. Those that survived launched efficiency drives, reducing operating hours and cutting labor so as to remain commercially viable. Increasingly, tunnel activity narrowed to goods that were competitive because Israel either heavily taxed alternatives, such as fuel, or banned them. The latter included most raw materials, all items defined as “dual use” (e.g., construction materials, machinery, chemicals, and spare parts), and almost all export goods. “Israel’s blacklist is the smugglers’ green list,” commented a prominent Gaza businessman who imports Egyptian cacti for his nursery through the tunnels.

By spring 2012, signs that the economy had reached the ceiling achievable through the tunnel conduits were increasingly visible. According to figures from the Palestinian Central Bureau of Statistics for the first quarter of 2012, unemployment had begun to climb, and the previous high rates of growth had fallen back sharply. Despite Egypt’s acquiescence to increased passage through the Rafah terminal, most of Gaza’s 240,000 refugee youth have never left the enclave, and 51 percent of them remain unemployed. Continued restrictions by the Egyptian authorities on the entry of tanker trucks bound for Gaza into the Sinai Peninsula left the enclave in darkness for much of the night. Israeli warships cruise on the horizon, a visible reminder of the three-mile limit Israel has imposed on Gaza’s seas. The claustrophobic feeling of being trapped by land, air, and sea has not disappeared.

Initially in the wake of Mubarak’s ouster, the tunnel economy enjoyed a boom. As the internal-security apparatus took flight, Egypt’s remaining impediments disappeared. Tunnel mouths placed deep inside Egyptian territory resurfaced close to the border, in the process taking an obvious toll on Egyptian Rafah’s housing stock, where gaping cracks appeared even in recent construction. Construction on the underground steel barrier was formally halted. Tunnel owners reported next to no impounding of materials, only token destruction of tunnel mouths, and a marked decrease in demands for bribes. Many Egyptian operators who had been sentenced in absentia and who had paid hefty bribes to avoid arrest were granted amnesty. Heightened domestic opposition in Egypt to the ongoing Gaza blockade and increased activity by Bedouin armed groups offered tunnel traffickers additional protection.

In deference to Cairo, Hamas had from the start banned the use of commercial tunnels for passenger traffic, but reversed this policy after the Mubarak regime fell. Meanwhile, the new Egyptian authorities, with much fanfare, eased the restrictions on passage through the Rafah terminal. However, with restrictions still in place, the tunnels offered a viable fast track that circumvented much of the red tape of the overland crossing. To regulate passenger traffic, the TAC introduced a system of prior coordination that took two days rather than the two months required for applications to cross via the Rafah terminal. Moreover, while the Rafah crossing closed at 5:00 P.M. (later extended to 8:00 P.M.), the tunnels operated around the clock. Male applicants ages 15–40, some 35 percent of whom were generally barred entry to Egypt on security grounds, benefited in particular, but all kinds of travelers, from Pakistani academics and Palestinian workers fleeing Libya to families on holiday, used the tunnel. Costs for the two-hundred-yard crossing, which previously reached hundreds of dollars, fell to NIS 100 ($30).

Relaxed controls also served to alleviate the ban on exports, the other grueling aspect of the siege. These included scrap metal (smelted in Sinai and reimported as steel rods for construction and possibly also military use), dapple racing horses (which all but disappeared from Gaza due to high Egyptian demand), ammunition (which spiked in demand during Egypt’s 2011 revolution), and surplus produce—watermelons, apples, and eggs—resulting from Gaza’s drive for food self-sufficiency. That said, Egypt’s lower labor costs and purchasing power rendered most Gaza produce uncompetitive, and Gaza’s manufacturing base, traditionally geared to the Israeli and West Bank markets, was slow to adapt to Egyptian needs. Egypt-bound traffic comprised mainly reexports of goods from Israel for which there was Egyptian demand, including heavily taxed items such as shoes, hair gel, and mobile phones.

Yet ironically, Mubarak’s ouster in February 2011 could yet spell the collapse of the tunnel economy. Led by Hamas leaders, Gazans look to Egypt’s new Islamist leadership to dismantle the siege structures and open the crossing to overland goods traffic. Certainly, initial euphoria at the prospect of a new laissez-faire era in Egyptian-Gaza relations dimmed as Egypt’s ruling military council, the Supreme Council of the Armed Forces (SCAF), consolidated its hold. In a sign of renewed leverage over Gaza, and reflecting a desire to cut their subsidy bill, the Egyptian authorities blocked tanker trucks en route to Gaza hauling heavily subsidized Egyptian gasoline. Although some fuel continued to trickle through the tunnels, the enclave again experienced outages of up to eighteen hours per day, as in the harshest days of the siege. The shortages not only rendered life uncomfortable, they deprived it of the dynamo to power more reconstruction. Inside Gaza, the Hamas government faced widespread charges of hubris for wildly overestimating the early benefits accruing from the Arab awakening. With Gaza’s fate increasingly intertwined with Egypt’s, the dominance of the military government, along with the Muslim Brotherhood’s focus on domestic affairs, cast a pall over the prospects for Gaza’s trade ties with Egypt.

WINNERS AND LOSERS

Five years of Hamas rule over Gaza and sponsorship of the tunnel trade brought changes to the Strip whose impact could be felt at a popular level. Public infrastructure—including the parliament and other government buildings, police stations, and mosques—had been leveled or severely damaged in Israel’s Operation Cast Lead bombardment. The Hamas government, armed with the proceeds from import taxes and an expanded tunnel infrastructure capable of transporting heavy goods and machinery, repaired and upgraded infrastructure. Hamas also widened the Salah al-Din Road (the Rafah-Gaza City highway) to accommodate increased traffic from the south, and, in Gaza City itself, began beautifying prominent landmarks, sodding sandy areas, dredging the port, installing traffic lights, and rebuilding its coastal riviera to the south, which officials claimed would one day rival Tel Aviv’s.

In an economy blighted by unemployment resulting from Israel’s ban on Gazan workers, the bombardment of its manufacturing base, and the closure of export markets (above and beyond a significant slowdown in donor-funded development projects), the tunnels emerged as Gaza’s largest nongovernmental employer. The tunnel industry attracted construction workers once employed in Israel from across the Gaza Strip. For a time, tunnel workers were the best paid in Gaza: in 2008, the average daily wage was $75, five times Gaza’s median wage according to official Palestinian figures, and more than West Bank Palestinians earned building Israel’s Jewish settlements. The tunnel trade was also the largest overall employer of youth. School dropouts scrounging NIS 20/day as street peddlers earned ten times that much in the tunnels. Although market saturation and recourse to Egyptian labor later depressed daily wages to more like NIS 80, even this was quadruple a farmhand’s wage. With each fully functioning tunnel employing twenty to thirty people, by 2010 the tunnel industry was estimated to employ some five thousand tunnel owners and twenty-five thousand workers, supporting about one hundred and fifty thousand dependents, or 10 percent of Gaza’s population.

Such was the turnaround in the local economy that Gaza City had a surfeit of new hotels, restaurants, and beach cafés, which attracted not only the new moneyed elite the tunnels had fostered but also exiles returning to the Strip (sometimes via tunnels), and even visitors from northern Sinai. Gaza’s new luxury hotel, al-Mashtal, optimistically bought cocktail glasses, while visiting businessmen from the West Bank complained that the latest-model sports cars and Hummers could be seen on Gaza’s streets long before they surfaced in Ramallah. Real-estate brokers said the multiplier effect of the increased spending power spurred a threefold increase in real-estate prices.

That said, Gaza’s macroeconomic growth figures disguised wide disparities in the distribution of the new wealth. In geographical terms, prosperity followed the new employment opportunities: the north languished, while the south boomed. Bayt Hanun, once Gaza’s gateway to Israel, sank into depression, while Rafah, hitherto the enclave’s most depressed city, boomed. Unemployment in Rafah fell from about 50 percent on the eve of the Hamas takeover to 20 percent by December 2008. Trade experienced similar shifts. As established trading routes via the Israeli port of Ashdod waned, Gaza’s commercial ties with Egypt revived after a forty-year hiatus. Gaza’s traditional mercantile elite, which had developed ties with Israeli and Western European suppliers, found its status and influence in Gaza increasingly sapped by a new generation of smugglers tapping into ancient informal trade routes that extended southward into Sudan, and who quickly diversified their supply sources to include Egyptian, Chinese, and Turkish suppliers. And while yesterday’s commercial elite excelled in foreign languages acquired through travel and education, the new bourgeoisie of smugglers was less educated but had the benefit of cross-border clan connections and the backing of Gaza’s Islamist rulers. Thus, the tunnels became a key driver of upward mobility and social change, empowering previously marginalized groups and spawning a class of nouveaux riches.

Further encroaching on traditional business elites, tunnel owners used their financial clout to diversify upstream into retail, developing their own networks of agents to increase their market hold. Spared the cost of tunnel fees and privy to market information gained from hauling goods, they undercut retail prices, prioritized their own goods over wholesaler deliveries, and even distributed their own catalogues direct to consumers. On occasion they flooded the market to suppress prices and push wholesalers to the point of collapse. “No matter what we do, we cannot compete with the tunnel owners. They have decreased our income by 70 percent at least,” complained Ala’ Abu Halima, a long-standing Gaza merchant specializing in agricultural inputs.

Western-backed NGOs and the United Nations, whose required funding criteria barred them from purchasing smuggled goods and therefore stymied their reconstruction efforts, vociferously campaigned to end Israel’s siege. UN officials noted the paradox whereby U.S.-led financial restrictions, which prohibited the United Nations from accessing tunnel supplies, gave their supposed target, Hamas, a distinct advantage. Refugee families turned increasingly to Hamas rather than depend on the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA), the organization charged with sheltering them (and three-quarters of the Strip’s population). UN Special Coordinator for the Middle East Peace Process Robert Serry, fearing that the international community was hemorrhaging influence, complained in a May 2010 briefing to the Security Council that “the flourishing illegitimate tunnel trade permits smugglers and militants to control commerce,” while “international agencies and local contractors who wish to procure goods entering through legitimate crossings too often stand idle due to the Israeli closure.” Even following Israel’s declared relaxation on the import of construction materials for international projects in Gaza beginning in early 2011, the mandatory submission of all projects for Israeli approval has resulted in a process UN officials describe as “slow, cumbersome and costly”—and often uncompetitive vis-à-vis contractors supplied with goods from the tunnels.

The Bedouin population near the Egypt-Gaza border also profited greatly from tunnel commerce, especially the main clans: the Sawarka, Ramailat, and Tarabin. Proceeds from the tunnels were used not only to erect mansions but also to arm Bedouin defense committees. “A decade ago, my whole clan had three cars. Nowadays each household does,” says a Bedouin trader in Rafah. Families and clans separated for years by the border socialized in Gaza’s new restaurants. In a sign of the growing social and economic interaction between Gaza and Sinai, some Palestinian businessmen laundered their tunnel profits by investing in property in and around El-Arish, prompting a spike in land prices. Allegations abound that Gazans were seeking to export not only their earnings but also their arsenals to Sinai for safekeeping. At the same time, disparities between the economic prospects of Sinai’s clans bordering Gaza and those bordering Israel mounted, heightening friction between them. Israel’s construction of a 240-kilometer wall along its border aimed at severing smuggling routes to Israel only heightened the tensions. The rapid decline of Sinai’s formal economy of tourism along the Red Sea plummeted, fueling animosities which on occasion turned violent. Adding to the instability, some Bedouin, reined in by Hamas in Gaza, crossed via tunnel to pursue their blood feuds in Sinai.

HAMAS AND THE TUNNELS

The underground lifeline for Gaza’s population was no less a salvation for the Hamas government, which struggled to survive efforts by multiple foes to engineer its collapse or stoke social unrest by means of a siege. Over time, the tunnels enabled Hamas to consolidate its hold on the Strip and to circumvent U.S.-led international financial restrictions. According to banking sources, the TAC raised $150–$200 million in revenues in 2009, a figure that continued to climb in 2010 as the tunnel traffic grew, but then tapered off after Israel relaxed its closure and Egypt restricted fuel bound for Gaza. As a result, Hamas became increasingly immune to the financial leverage both of the international community and—significantly—its own Damascus-based leadership.

As noted above, the government increasingly consolidated its hold on revenues over time. Following the 2007 takeover of the Strip, the Interior Ministry reasserted Hamas government control over the commercial tunnels in place of the IQB. From then on, the ministry not only regulated the tunnels but also took charge of collecting the tunnel revenues, depositing them directly into its own account to cover its budgetary expenditures. While any excess funds were transferred to the central government, other ministers grumbled that the Interior Ministry’s prior claim on tax receipts was less than satisfactory.

In 2011 the government, with support from the Hamas movement and the Palestinian Legislative Council, reached an agreement whereby the ministry would deposit all receipts into a single treasury account but would be given priority in disbursements. With the situation thus regularized, National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati was able, soon after his appointment in 2011, to post two hundred customs and excise officers to the tunnel enclave alongside Interior Ministry employees to enforce levies.

Through its growing tax base, Hamas increased its economic independence from Israel and the PA, although the latter continued to make salary payments to the some seventy thousand employees on its payroll. Hamas even made some progress delivering on its 2006 campaign promise to free Gaza from Oslo’s 1994 Paris Protocol, which gave Israel virtually full control over the Palestinian economy. The development of direct trade ties with Egypt also enhanced Hamas’s ideological vision of fostering ties with the Islamic world and downgrading relations with Israel. According to a Hamas official, “The siege is a blessing in disguise. It is weaning us off of Israel and sixty years of aid, and helping us to help ourselves.”

Armed with resources to govern from the tunnel proceeds, Hamas transformed itself from a nonstate actor with a social and charitable network, underground movement, and guerrilla force into a governing authority with a well-equipped internal security force, bureaucracy, and economy. The commercial tunnels and the Sinai population’s growing economic dependence on trade with Gaza gave Hamas the soft power to project its influence into the Sinai Peninsula, even as the factional tunnels enabled its military wing to augment this “soft” influence by exercising its own leverage there. Overall, the eclipse (at least temporarily) of Egypt’s internal security force in the peninsula and the simultaneous increase in Gaza’s military capabilities—combined with Gaza’s economic, social, and cultural pull—led observers close to Hamas to describe the movement as gaining strategic depth inside Egypt’s periphery. If indeed the enclave emerges as a regional center of gravity, all parties hoping to establish stability in the Sinai will have to take it into account.

That said, the tunnel economy has also tarnished Hamas’s reputation for transparency, accountability, and financial propriety. “This is not the old style radical movement,” notes a Gaza economist; “Hamas has acquired a business venture.” The Hamas authorities were widely criticized from the outset for making tunnel licenses conditional on appointing its members to the boards of tunnel cooperatives, often on preferential terms. The government’s decision to wash its hands of the pyramid scheme for tunnel investment mentioned earlier, which had been endorsed by prominent Hamas preachers and had left numerous investors bereft of their savings, marked the first major dent in its domestic credibility. Thereafter, Islamist and secular opponents alike adopted the discourse of corruption that Hamas had hitherto used to undermine Fatah. Some elements of the IQB, meanwhile, acquired a reputation for profiteering much like that associated with Muhammad Dahlan’s Preventative Security Forces that preceded them, dispensing with the resistance activities that were once their hallmark. Several prominent officials, including Hamas spokesman Fawzi Barhum, come from families with strong ties to the tunnel economy and were viewed as protecting their tunnel holdings. A Salafi jihadi from Gaza’s Middle Areas expressed it thus:

Before entering government, Hamas acolytes focused on religious sermons and memorizing Qur’an. Now they are most interested in money, tunnel business and fraud. Hamas used to talk about paradise, but now they think about buying land, cars and apartments. After the evening prayers, they would go to study, now the Imam looks at ways to make money. Before they prayed in the mosque, now they pray at home.

Hamas’s lack of transparency about its use of its tunnel earnings compounds suspicions. While Hamas officials say local revenues comprise half the government’s $750 million annual budget for 2011, local businessmen calculate the earnings to be considerably higher, raising questions about where the funds go and why there are repeated shortfalls in monthly civil-service salary payments. Calls for accountability have mounted as the Haniyeh government has increased the tax burden. (National Economy Minister ?Ala’ Rif?ati, who upon taking office called for Gaza’s withdrawal from the Paris Protocol to spare the population Israeli-level tariffs, four months later declared his intention to raise tariffs in line with Paris Protocol rates.)

A similarly cavalier approach to child labor and tunnel fatalities damaged the movement’s standing with human-rights groups, despite government assurances dating back to 2008 that it was considering curbs. During a police patrol that the author was permitted to accompany in December 2011, nothing was done to impede the use of children in the tunnels, where, much as in Victorian coal mines, they are prized for their nimble bodies. At least 160 children have been killed in the tunnels, according to Hamas officials. Safety controls on imports appear similarly lax, although the TAC insists that a sixteen-man contingent carries out sporadic spot-checks.

All told, the tunnels have been a mixed bag for Hamas. While its detractors praise—albeit begrudgingly—its success in reducing the impact of Israel’s stranglehold, perceptions of corruption inside the organization have intensified. During the renewed fuel shortages of spring 2012, there were widespread allegations that Hamas leaders received uninterrupted electricity and that gasoline stations continued to operate for the exclusive use of Hamas members. True or not, they fed a growing mood of recrimination that Hamas had profited from the siege.

FUTURE PROSPECTS

While the tunnels have spared Gaza’s economy from collapse and made possible some reconstruction, concerns that their utility might have peaked are rife. Despite the construction boom, the tunnels have not equipped Gaza with the tools required to rebuild and sustain a productive society. The manufacturing base remains hobbled by the ongoing ban on exports. Once its housing stock is restored, Gazans ask, what then? Where will the workers go? Tunnels were always a remedial answer to the blockade, not an economic solution. The high costs of food and other aid, ultimately borne by international donors and passed on to their taxpayers, can only be avoided when the border opens to normal commercial trade for both imports and exports.

To date, Gaza’s mercantile elite and foreign donors have looked to intra-Palestinian reconciliation and the reestablishment of PA control inside Gaza to end Israel’s five-year blockade. But even in the most favorable of circumstances, it is hard to see how trade and labor markets can return to their pre-2000 highs. Despite significant improvement following Operation Cast Lead, truckload entries in February 2012 represented less than half the average 2005 monthly entry of 10,400 trucks. Moreover, even if Israel fully opened its crossings, tunnel operators might continue to enjoy some inbuilt advantages over formal trade, including the ability to smuggle subsidized Egyptian produce and the absence of red tape. As long as Gaza is vulnerable to the vagaries of Israel’s use of economic tools to cajole Gaza’s rulers, the tunnels will likely remain a strategically important safety valve and back door.

For its part, Hamas continues to look southward to Egypt. Its hopes of capitalizing on the rise of its parent and sister movements in North Africa have so far failed to materialize. Travel to and trade with Egypt are certainly easier, but with goods still transported underground, the enclave remains psychologically and physically under siege. Despite the election of a senior Muslim Brotherhood official as the new Egyptian president, Egypt’s military apparatus retains, at least for now, control over the country’s security and borders. High-level intelligence officers continue to view Gaza’s Islamist leaders as a threat to national security and have used restrictions on the entry of goods—particularly fuel—into Sinai in an attempt to bring them to heel. How the power struggle between President Muhammad al-Mursi and the SCAF plays out will be critical to determining the extent to which Egypt and Gaza can normalize their political and trade relations and end Gaza’s state of siege. While Mursi’s election was greeted ecstatically by Hamas’s rank-and-file, a sober realism and even hint of frustration at the tweaks to existing Egyptian policy rather than an overhaul continues to mark the statements of some Hamas officials.

That said, there are pointers that keep the hope of a sea change in ties with Egypt and the broader region alive. In February 2012, North Sinai’s Chamber of Commerce was the first official trade delegation to visit Gaza since the Hamas takeover in 2007. Others have followed, holding out the prospect that trade already legalized in Gaza could become so in Egypt as well. Ironically, any attempt to legalize trade above ground would likely result in both governments rendering the tunnels illegal and taking steps to terminate smuggling. Both governments have already discussed bringing the underground economy to the surface, opening the Rafah terminal to trade, and opening a free-trade zone straddling the Egypt-Gaza border. Gazan businessmen, together with counterparts from Ismailia’s Chamber of Commerce, have since formed the Egypt-Palestine Company, aimed at establishing a 1,000 dunam free-trade zone. Egyptian officials suggest that the resulting trade could reach $2 billion annually, more than doubling current bilateral trade and surpassing the country’s U.S. military aid. In an attempt to show a cooperative spirit, Hamas returned five stolen cars to Egypt and pledged to stop (temporarily) the unlicensed import of cars.

Though small and reversible, such steps have kept alive a vision of Gaza’s exit from its pariah status and integration into the region’s emerging new order. In February 2012, Hamas announced agreements in principle with Egypt’s petroleum and energy ministries to link Gaza to Egypt’s electricity grid and gas pipelines, with the assistance of a $70 million loan from the Islamic Development Bank. Though subsequently overturned by SCAF, these agreements offer a pointer of how relations could evolve. Hamas ministers have drawn up plans to link Gaza to the region’s labor and export markets as well as its transport system. “Within two years, you’ll be able to take the bus all the way from Gaza to Morocco,” predicts Hamas Agriculture Minister Mahmud al-Agha. Others speak of reviving the old railway that ran from Cairo through Gaza. Ismail Haniyeh’s recent audience with President Mursi resulted in what Palestinians said were a series of Egyptian commitments to increase passenger traffic through Rafah and fuel supplies.

Winding down the tunnel trade could provoke clashes with key vested interests both within the movement and without, particularly in the Sinai Peninsula. The tunnels have fostered common interests between Sinai’s Bedouin traders, transporters, and tunnel owners and Gaza’s consumers, which will not be easily decoupled. But the benefits of winding down would be considerable. Stemming smuggling would strengthen Hamas’s preelectoral claims to promote good governance and counter corruption, and possibly would revive tourism. Indeed, Gaza’s rulers have committed to closing the tunnels in the event Egypt’s opens its border for formal overland trade. For Egypt, too, there would be benefits in overland trade, for the tunnels, a key component of the country’s black economy, have been a driver of corruption of state officials, encouraged the proliferation of weapons, and strengthened Sinai’s centrifugal forces. In short, while the tunnels have served as the homemade driver of Gaza’s reconnection to the region, the final realization of this goal can best be served by their demise.

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Nicolas Pelham is a writer on Arab affairs for The Economist and the New York Review of Books. He is the author of A New Muslim Order (London: I. B. Tauris, 2008) and coauthor of A History of the Middle East (London: Penguin, 2004), and has reported on Gaza extensively over the past six years.

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Gaza: Attention, une perfidie peut en cacher une autre ! (We lied, people died: How the West helped Hamas build its war machine)

26 juillet, 2014

https://www.idfblog.com/wp-content/uploads/2014/07/10548757_821348067888065_8530686755196198598_o.jpg Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête. Osée 8: 7
S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19: 40)
What are Gazans supposed to do ? Jon Stewart
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs. Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ? Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense. Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie. Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle». (…) C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables. Gérard Bensussan
 Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an « urgent » meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». (…) Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
We, the undersigned academics, lawyers, and community leaders, are profoundly perturbed by the unbalanced and partisan position adopted by the Canadian Government and federal political parties regarding the current violence in Gaza. While more than 650 Palestinians – 75% civilians, according to the United Nations – have been killed in Israel’s latest military operation, official statements have focused exclusively on denouncing Hamas’s rocket strikes (responsible for two fatalities) and uncritically proclaiming Israel’s right to self-defence. While Hamas’s indiscriminate rocket firings are illegal under international law, Israel is still bound by basic international humanitarian law principles protecting civilians during times of war and prohibiting collective punishment. Indiscriminate and disproportionate attacks on civilian life and infrastructure in Gaza violate fundamental norms of international law. As of July 22, the toll of the ongoing offensive (the third major military assault on Gaza in six years) includes: at least 147 children killed, including four by missile strike while playing soccer on a Gaza beach; 3 504 Palestinians injured (it is uncertain how many are civilians, but the number includes 1 100 children and 1 153 women); 2 655 families whose homes have been destroyed or severely damaged; 117 000 people displaced; at least 90 schools and 18 health facilities damaged (including the destruction of al-Wafa Hospital, the only rehabilitation hospital in Gaza and the West Bank) 2 million people with no or very limited access to water and sanitation services. (…) And the toll increases by the hour. (…) As a country claiming to champion universal human rights and dignity, Canada’s foreign policy must align with international law, and reflect the equal value of Palestinian and Israeli life. The callous devaluation of Palestinian life communicated by our political leaders does not represent us as Canadians. Canadians 4 Gazans
It is a just war carried out with a great deal of care. I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders. And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.“‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’” Ori Nir (porte-parole de Americans for peace now)
Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world. This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). (…) There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility. Joe Klein
I think that there has been a failure of reporting on our side about the extent of the Israeli operation, which compared to cast lead in 2008-2009. Cast lead was really wanton destruction of Gaza city. This has been pretty well-targeted … The ground offensive is in only one neighborhood of east Gaza city. The targets: schools, mosques, that’s where they store the guns. And it’s terrible that families and children are being killed but that is precisely Hamas’s purpose in starting this mess.(…) It’s pretty well known that I’ve been very critical of Israel in the past,  especially their activities on the West bank and their expansion of settlements and I still am. But in this case … I spent the last couple of days talking to members of the Israeli peace movement, you know, people like Ori Nir, the spokesman of Americans for peace now and he called this a just war. He studies these things very, very carefully. And I think that in this case we have to present more nuanced  reporting. Joe Klein (Time)
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community. (…) Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see. Yuval Diskin
L’armée israélienne a déjoué plusieurs attentats de grande envergure. Le Hamas avait prévu plusieurs attentats simultanés à grande échelle durant la période du Nouvel An juif qui doit débuter le 24 septembre prochain, a confié une source sécuritaire vendredi à i24news. Selon cette source se basant sur les informations recueillies par les services de Renseignements qui ont interrogé des terroristes palestiniens faits prisonniers ces derniers jours à Gaza, le Hamas avait prévu d’infiltrer en Israël environ 200 de ses combattants par chacun des tunnels menant de la bande de Gaza vers le territoire israélien durant les fêtes de Rosh Hashana, la nouvelle année du calendrier juif. I24news
Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs. Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste. Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés. C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers. (…) L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés. La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza. Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts. Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils. Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable. Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi. D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens. Mena press
While salvaging Qurans from the rubble of the Al-Farouq Mosque in Gaza, junior imam Muhammad Hamad told the New York Times, ‘This is a house of God” – as though this proved the mosque is a peaceful place of worship.  He said this after Al-Farouq had been targeted by the Israeli Defense Forces (IDF) on July 12.  According to IDF spokesperson, Lt. Col. Peter Lerner, intelligence indicated the mosque was used as “a Hamas rocket cache and gathering point for militants.” (…) Further Palestinians have a documented history of using mosques as bases for terrorism.  A few examples: In 2003, Israeli police thwarted a suicide attack and located the explosives belt in a mosque in Taibeh. In 2003, Hamas terrorists in Hebron used their mosque’s football team as cover while they carried out a series of suicide attacks that killed 34 Israelis. In 2003, Ra’ed Misk, an imam of a mosque in Hebron, carried out a suicide attack that killed 23 civilians.  He was dressed in the explosives belt at a mosque in eastern Jerusalem. In 2008, the IDF bombed a mosque in Gaza City that was used to store missiles and explosives and was used as a launching ground for rocket attacks. In 2009, during Operation Cast Lead, IDF forces uncovered weapons caches in mosques throughout Gaza including ones in Jabaliya, Al-Atatra, and the Zeitun neighborhood of Gaza City. As for the Al-Farouq Mosque recently targeted in Gaza for being a “rocket cache” and meeting place for terrorists, it broadcasts publicly its affiliation with Hamas and its promotion of jihad on the mosque’s Facebook page. Danielle Avel
I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs. Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages. Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011. Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed « knock-knock » small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent. Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable « collateral damage »—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill. This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.  General Conway
If Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14. Also, compare these figures to those published by the UN: 599 Palestinians killed 443 civilians (74%) 147 children (25%) 74 women (12%). Israellycool
Those are the primary antidotes to the biased and lazy mainstream media’s false equivalencies and context-free body count obsession. If Israel were less adept at protecting its innocents, and if Hamas actually tried to spare its civilians instead of intentionally putting them in harm’s way, low-information Americans might be spared the various monuments to “moral lunacy,” erected by people like Jon Stewart: Mr. Stewart asserted that both sides–Israel and Hamas–are engaging in aerial bombardment. But because Israel is more effective at prosecuting the war, and because more Palestinians than Israelis are dying, Israel is the more guilty party. It’s framed as an example of moral equivalence, but with Israel more morally culpable because of the “asymmetric” nature of the conflict. This is moral lunacy. You would never know from watching Stewart that Hamas is dedicated to the destruction of the Jewish state (and says so in its charter); that Hamas started the war; that Hamas wants to escalate the war; that Hamas has refused repeated ceasefires; and that Hamas is using innocent Palestinians as human shields by, for example, using hospitals and schools for military purposes. You would never know, in other words, that Hamas has a vested interest in more dead Palestinians, precisely in the hopes that people like Jon Stewart will make Israel out to be the more malicious of the two combatants. And when Stewart ridicules Israel for warning Palestinians to evacuate before the IDF strikes military targets in Gaza–”Evacuate to where!?”–he is displaying (at best) an embarrassing ignorance. Israel actually drops leaflets with maps indicating where residents of Gaza can go–specific sites–where they’ll be unharmed. So Israel is instructing Gazans to leave dangerous combat zones. And what about Hamas? It’s urging Gazans to stay. Why? In order for them to be killed. Hot air
Le conflit actuel avec Gaza prouve que les diverses accusations émises par Israël à l’encontre du Hamas sont fondées, et le résultat c’est la guérilla urbaine déloyale dont le monde est témoin en ce moment. Comme l’a écrit Evelyn Gordon précédemment, les vastes réseaux de tunnels prouvent qu’Israël avait raison de prédire le double usage que ferait le Hamas d’objets et de matériaux au profit de sa guerre terroriste contre des civils israéliens. Les Occidentaux devraient être gênés d’avoir rendu possible la construction de ces tunnels : la pression exercée sur Israël pour qu’il laisse entrer ces matériaux a été le moyen utilisé par la communauté internationale pour faire des civils israéliens les cobayes d’une grande expérience. Les nations n’ont pas cru aux prédictions d’Israël, elles voulaient vérifier leurs thèses. C’est fait maintenant, et des innocents en payent le prix. Seth Mandel

Attention: une perfidie peut en cacher une autre !

Découverte de dizaines de kilomètres de tunnels, tunnels d’attaque compris émergeant en territoire israélien au prix de quelque 600 000 tonnes de ciment et plus d’un milliard de dollars; projets d’attentats massifs via les tunnels notamment pour le nouvel an juif fin septembre; roquettes qui apparaissent dans les école de l’ONU et qui, si l’on en croit les aviations civiles occidentales pourraient désormais se révéler dangereuses pour nos passagers; bilan, provisoire et publié uniquement par des agences proches du Hamas, de pertes « civiles » confirmant la surreprésentation des hommes en âge de combattre (80%); utilisation de photos de victimes recyclées d’autres conflits; journalistes occidentaux faisant état de pressions et de manoeuvres d’intimidation de la part du Hamas pour avoir osé évoquer l’utilisation délibérée de sa population comme boucliers humains; journalistes arabes évoquant le souhait cachés du Monde arabe – nos amis qataris et turcs exceptés – de voir le Hamas enfin désarmé …

Alors qu’en ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Se confirment, une à une et jour après jour, l’ensemble des accusations que répètent depuis des années les autorités israéliennes sur les détournements et la perfidie des méthodes de combat du Hamas en particulier et des Palestiniens en général …

Et que du côté occidental, si l’on en croit un récent sondage américain et ce que l’on peut voir dans nos manifestations, les critiques seraient plutôt jeunes, sous-éduqués, sous-informés et plutôt gauchisants …

Comment ne pas voir, avec la revue américaine Commentary et comme en creux à l’instar des proverbiales pierres de l’Evangile (sauf que là, c’est des pierres de tunnel !) criant enfin leur vérité, l’incroyable mauvaise foi ou au mieux naïveté de l’ensemble ….

Tant des accusations dirigées contre l’Etat hébreu que des excuses généreusement accordées pendant toutes ces années au Hamas par nos belles âmes ?

Mais aussi, alors que le bilan humain s’alourdit chaque jour un peu plus, leur incroyable irresponsabilité  ?

Israel and the Burden of Being Right
Seth Mandel
Commentary
07.24.2014

Generally when someone says they “hate to say I told you so,” it’s fair to doubt they really hate saying it. But in Israel’s case it’s believable. The current conflict with Gaza is proving Israel correct about its various claims with regard to Hamas, and the result is the treacherous urban warfare the world is currently witnessing.

As Evelyn Gordon wrote earlier, the vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price.

While we’re on the topic of dangerously boneheaded diplomatic fumbles by the Obama administration, the FAA ban on flights to Israel’s major international airport–conspicuously imposed not when the rockets started flying but when John Kerry needed leverage to box Israel into a cease-fire–proved another point. The grotesque body-counters among the press like to treat rockets from Gaza as barely more than fireworks which do not lead (because of Israeli and American technological genius) to a comparable number of fatalities.

But the FAA ban is the Obama administration’s way of inadvertently admitting otherwise: rockets from Gaza are such a threat, according to the Obama administration’s actions, that Tel Aviv should be treated as more dangerous for commercial flight than countless other locations that would give anything for a safety record even resembling that of Ben-Gurion. Thus, the possibility that rockets will escape Iron Dome is sufficient to treat them as the act of war they are intended to be. Israel was right about the need to stop and deter the rockets, not least because of America’s reaction to them.

The tunnels and the rockets are Hamas’s primary threat to those living inside Israel, and they also shine a light on another of Israel’s verified claims: Hamas’s practice of turning civilians and their property into instruments of war. As I wrote on Tuesday, journalists have witnessed Hamas fighters using a hospital as a command center and moving rockets into mosques. And Hamas is using UN schools to store weaponry as well.

But reporters have also opened a window into why there’s not as much coverage of the use of human shields as one would think. Yesterday, a Wall Street Journal photographer tweeted an image of a Hamas official at Shifa hospital and wrote: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see media.” He then deleted the tweet. At the Jerusalem Post, Lahav Harkov offers a window into the threats journalists are getting on social media for recording Hamas actions:

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”
An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.
Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”
Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”
Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.
In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

The Hamas supporters are making use of the term “informant,” treating the media as their allies (I can’t imagine why) who then betray the cause when they report what they see. There has also been an interesting desire on the part of journalists to obfuscate the implications of their own reporting. For example, in an article detailing Hamas’s brazen use of human shields, New York Times reporters Anne Barnard and Jodi Rudoren write:

Nothing is ever so clear in the complex and often brutal calculus of urban warfare. There is no evidence that Hamas and other militants force civilians to stay in areas that are under attack — the legal definition of a human shield under international law. But it is indisputable that Gaza militants operate in civilian areas, draw return fire to civilian structures, and on some level benefit in the diplomatic arena from the rising casualties.

Hamas is using civilians as human shields, but let’s not jump to any conclusions. Barnard and Rudoren don’t cite their source for international law, but here is the plain text of the Geneva Conventions:

The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

But even by the Barnard/Rudoren account, it’s pretty clear that Hamas, in turning civilian areas into military targets and then prohibiting civilians from using the reinforced bunkers under those areas to which Hamasniks then retreat when the counterattack arrives, is using civilians as human shields.

Again, Israel said all this–and has said it for some time. But there’s not much consolation in being right about these claims, because it means Hamas’s sacrificial use of Palestinian civilians and the group’s genocidal war against the Jewish state continues.

Voir aussi l’excellent traduction de Menahem Macina:

Israël et la lourde charge d’avoir raison
Seth Mandel
13/08/2014
Israël et la lourde charge d’avoir raison, Seth Mandel
Texte original anglais : “Israel and the Burden of Being Right”, paru le 24 juillet 2014 dans Commentary.
[Je dois d’avoir eu connaissance de cet article à J.C. Durbant, qui en donne la référence sur son blogue.
En général, quand quelqu’un dit qu’il « déteste dire « je vous l’avais dit » », on a le droit de douter qu’il déteste réellement dire cela. Mais dans le cas d’Israël, on peut le croire. Le conflit actuel avec Gaza prouve que les diversesaccusations émises par Israël à l’encontre du Hamas sont fondées, et le résultat c’est la guérilla urbaine déloyale dont le monde est témoin en ce moment.
Comme l’a écrit Evelyn Gordon précédemment, les vastes réseaux de tunnels prouvent qu’Israël avait raison de prédire le double usage que ferait le Hamas d’objets et de matériaux au profit de sa guerre terroriste contre des civils israéliens. Les Occidentaux devraient être gênés d’avoir rendu possible la construction de ces tunnels : la pression exercée sur Israël pour qu’il laisse entrer ces matériaux a été le moyen utilisé par la communautéinternationale pour faire des civils israéliens les cobayes d’une grande expérience. Les nations n’ont pas cru aux prédictions d’Israël, elles voulaient vérifier leurs thèses. C’est fait maintenant, et des innocents en payent le prix.
Venons-en aux tâtonnements stupides de l’Administration Obama. L’interdiction par l’Agence fédérale de l’aviation, des vols à destination du principal aéroport international d’Israël – manifestement imposée non pas quand lestirs de missiles ont commencé mais lorsque John Kerry a eu besoin d’exercer une pression brutale sur Israël pour imposer un cessez-le-feu – a prouvé autre chose. Le grotesque décompte comparatif des cadavres, fait pas la presse, a permis de considérer les missiles tirés de Gaza comme à peine plus que des feux d’artifices, qui, en raison du génie technologique israélien et américain, ne se soldent pas par un nombre comparable de morts.
Mais l’interdiction de vol de l’Agence fédérale de l’aviation a été le moyen qui a permis à l’Administration Obama d’admettre, par inadvertance, que les missiles tirés par le Hamas constituaient une telle menace, à en croire les mesures prises par l’Administration Obama, que Tel Aviv devait être considérée comme plus dangereuse pour l’aviation commerciale que d’innombrables autres lieux qui donneraient n’importe quoi pour avoir un dossiersécuritaire semblable à celui de Ben Gourion. Ainsi, la possibilité que des missiles échappent au Dôme de fer est suffisante pour les considérer comme l’acte de guerre qu’ils voulaient être. Israël avait donc raison d’insister pour qu’on empêche les tirs de missiles et que soient dissuadés ceux qui les effectuent, au moins en raison de la réaction américaine à leur égard.
Les tunnels et les missiles sont les principales menaces du Hamas à l’encontre de ceux qui habitent à l’intérieur d’Israël, et ils éclairent une autre des plaintes d’Israël qui se sont vérifiées : la pratique du Hamas de transformer les civils et leurs biens en instruments de guerre. Comme je l’ai écrit mardi, des journalistes ont été témoins que des combattants du Hamas utilisent un hôpital comme centre de commandement et déplacent leurs missiles dans des mosquées. Le Hamas utilise aussi des écoles de l’ONU pour entreposer de l’armement.
Mais les reporters fournissent ainsi un bref aperçu de la raison pour laquelle l’utilisation des boucliers humains ne bénéficie pas d’une aussi grande la couverture qu’on le pense. Hier, un photographe du Wall Street Journal atweeté la photo d’un fonctionnaire du Hamas à l’hôpital de Shifa et écrit : « On doit se demander pourquoi il y a des bombardements, et ce que ressentent les patients de l’hôpital Shifa quand le Hamas l’utilise comme abri pour rencontrer les médias ». Il a ensuite détruit son tweet. Au Jerusalem Post, Lahav Harkov fournit un bref apercu des menaces que subissent des journalistes dans les médias sociaux pour avoir enregistré des faits et actes du Hamas.
Mercredi, Peter Stefanovic, de la chaîne australienne d’informations 9 (Channel Nine News), a tweeté : « Des missiles du Hamas viennent juste de passer au-dessus de notre hôtel, [ils ont été tirés] d’un emplacement situé à 200 mètres de nous. Ainsi, en somme, un pas de tir de missiles se trouve tout à côté. »
Un compte intitulé @ThisIsGaza, affirme que c’est la quatrième fois que Stefanovic « transmet et fabrique une information destinée à Israël… à partir de Gaza », et il menace de le poursuivre en justice.
Un compte intitulé @longitude0 écrit : « Vous êtes un crétin. Est-ce que vous travaillez pour Tsahal ? », et « Durant la Seconde guerre mondiale, les espions étaient fusillés ».
Le Chef du bureau du Financial Times à Jérusalem, John Reed, rapporte avoir vu « deux missiles tirés vers Israël [à partir d’un emplacement situé] tout près de l’hôpital al-Shifa, alors qu’on était en train d’y amener de nouvellesvictimes de bombardements ».
Shifa, dans la ville de Gaza, est le principal établissement médical de la Bande de Gaza.
En réponse, @Saritah_91 tweete : « Nous vous tenons pour responsable si Israël se sert de votre tweet pour bombarder l’hôpital et s’en justifier ensuite ».
Les partisans du Hamas se qualifient d’ « informateurs » et traitent les médias comme leurs alliés (je ne peux concevoir pourquoi), [quitte à ce que], ensuite, [ces journalistes] trahissent la cause en rapportant ce qu’ils voient.Intéressant aussi est le fait que certains journalistes se sont efforcés d’obscurcir les implications de leurs propres reportages. Par exemple, dans un article détaillant l’usage impudent que fait le Hamas de boucliers humains, les reporters du New York Times, Anne Barnard et Jodi Rudoren, écrivent :
« Rien n’est jamais très clair dans les calculs complexes et souvent brutaux de la guérilla urbaine. Il n’y a pas de preuve que le Hamas et d’autres militants forcent des civils à rester dans des zones soumises à des attaques, ce qui est la définition même du bouclier humain selon le droit international. Mais il est indiscutable que des militants de Gaza opèrent dans des zones civiles, attirant des tirs de riposte contre des bâtiments civils, et récoltant,d’une certaine manière, un bénéfice diplomatique de l’augmentation des pertes. »
[Il ressort de ces considérations que] le Hamas utilise des civils comme boucliers humains, mais [qu]’il ne faut pas se hâter d’en tirer des conclusions. Anne Barnard et Jodi Rudoren ne citent pas leur source en matière de droit international, mais voici le texte même des Accords de Genève :
« La présence d’une personne protégée ne doit pas être utilisée dans le but d’assurer l’immunité en matière d’opérations militaires à certains lieux ou positions. »
Mais même selon le compte rendu de Barnard/Rudoren, il est tout à fait clair qu’en transformant des zones civiles en cibles militaires et en empêchant les civils d’utiliser les bunkers fortifiés, enterrés en-dessous de ces zones,alors qu’ensuite les hommes du Hamas s’y réfugient quand se produit la contre-attaque, l’organisation terroriste se sert des civils comme de boucliers humains.
Je le répète, Israël a dit tout cela, et durant un certain temps. Et il n’y a guère de consolation pour lui à avoir eu raison dans ses accusations, parce que cela signifie que l’usage sacrificiel fait par le Hamas des civils palestiniens, ainsi que la guerre génocidaire menée par cette organisation contre l’Etat Juif, se poursuivent.

How the West Helped Hamas Build Its War Machine
Evelyn Gordon
Commentary
07.24.2014

Yesterday, I wrote about one important way in which the West helps Hamas. Clearly, there are also many others, including media coverage that encourages Hamas’s use of human shields (as Alan Dershowitz explains here) or even parrots outright Hamas lies (as Noah Pollak explains here). But Monday’s Jerusalem Post editorial highlighted one important form of assistance to Hamas that has received far too little attention despite contributing greatly to Gaza’s current misery: the West’s relentless pressure on Israel to stop restricting imports of “dual-use” items into Gaza.

For years, human-rights groups, diplomats, pundits, and other opinion leaders demanded an end to the “siege” of Gaza, and eventually, they succeeded. President Barack Obama deserves special mention here; it was he who, after Israel’s botched raid on a flotilla to Gaza in 2010, twisted Israel’s arm into drastically easing its import controls. The pressure increased again after Egypt tightened its own blockade of Gaza last year, leading Israel to remove all remaining restrictions on construction materials like cement and iron.
Most of those who pressed Israel on this issue sincerely wanted to improve Palestinian lives: Eliminating import restrictions, they argued, would let Gaza residents build homes and businesses, improve the economy, and generally contribute to Palestinian wellbeing. So they blithely dismissed Israel’s warnings that these materials would actually be used not to help ordinary Palestinians, but to build Hamas’s terror infrastructure.
We now know Israel’s warnings were 100 percent correct. As Jonathan Tobin has already noted, Hamas built a vast warren of underground bunkers to protect its rockets and its own personnel. It also built dozens of cross-border tunnels dedicated solely to launching attacks inside Israel; the IDF has so far located 28–each of which runs for miles, deep underground, requiring hundreds of tons of cement and millions of dollars to build–and doesn’t think it has found them all. Yet Hamas built no hospitals, schools, power plants, or even bomb shelters to serve the general population; where such institutions exist, they were built either by Israel (when it controlled Gaza) or the international community.
Hamas built much of its underground warren with materials smuggled in from Egypt. But Israel’s lifting of restrictions last year undoubtedly helped. And even before that, Israel allowed huge quantities of dual-use products to be imported for projects supervised by the UN, Western governments, or international aid agencies, who were supposed to ensure that Hamas didn’t use them for its terrorist infrastructure. Given the sheer size of the tunnel network, it now seems likely that Hamas siphoned off some of this material, too–just as it has repeatedly stored rockets in UNRWA schools despite that organization’s stated objections.
Had Hamas not been able to build these tunnels, Israeli ground troops wouldn’t be in Gaza trying to destroy them. And had Israeli troops not been in Gaza, the hundreds of Palestinians wounded or killed in the Hamas-Israel crossfire would be unharmed, while the hundreds of homes damaged or destroyed in the fighting, or in the demolition of tunnels that run right under them, would still be standing.
In other words, in its well-meaning effort to improve Palestinian lives by demanding that Israel end its import restrictions, the international community helped Hamas build a massive terrorist infrastructure that has now brought death and destruction down on Gaza. I wonder whether all the Palestinians who have lost their loved ones or their homes think those extra tons of imported cement were worth the price.
I also wonder whether the West will learn the lessons for next time. Hamas is demanding that any cease-fire include a complete removal of all Israeli and Egyptian import restrictions and the end of Israel’s naval blockade. Pressuring Israel to comply with this demand would be a mistake. For not only would it show Hamas that launching rockets at Israel is an effective way of securing political gains, it would also facilitate its efforts to rebuild its war machine for the next round.

Voir également:

Recovery

Gaza’s Next Disaster: No Cement for Rebuilding

Commentary
July 23, 2014

To rebuild after its war with Israel, Gaza is going to need tons of cement. But Hamas has a history of using cement for military rather than civilian purposes, and importation of the vital building material is likely to be even more tightly controlled once hostilities end than it has been in the past. So big swaths of Gaza that have been devastated by Israeli bombardment will likely not be rebuilt for many years to come.

The bottom line: Visible scars from this war will last a long time.

Troops of the Israel Defense Forces have been surprised by the number and sophistication of tunnels discovered during their ground incursion, considering that Israel and (sometimes) Egypt have gone to great lengths to prevent Hamas engineers from getting their hands on material for building tunnels. What’s clear now is that those efforts to keep cement strictly for civilian purposes failed miserably. As of July 21, the IDF had found 23 tunnels under the Gaza-Israel border with 66 access points. The soil in the area is soft, which means tunnels are easy to dig but frequently require concrete for reinforcement. The Israeli military estimates that 600,000 tons of concrete—made by mixing cement with sand, gravel, and water—may have gone into the tunnels.

The tunnels can be surprisingly sophisticated. Last October, for instance, Israel discovered an attack tunnel under the border that was 1.6 miles long and 66 feet below ground, equipped with electricity, a communications network, and “stockpiles of cookies, yoghurt and other foods to allow for stays of several months,” the website Al-Monitor reported.

The construction of attack tunnels and underground lairs came at a time when Gaza was appealing to the world to be relieved of limitations on the importation of cement on humanitarian grounds. The Israeli human rights organization B’Tselem reported last year that “contractors and construction laborers in the Gaza Strip depicted a harsh reality in which projects are put on hold due to lack of materials. They related that contractors were forced to dismiss employees, so that thousands of people, most of whom support large families, lost their livelihood.”

A journalist for Al-Monitor, Rasha Abou Jalal, told the poignant story of a 22-year-old man who needed bags of cement last year to complete the construction of his marital home. The man had to buy them in secret, meeting his connection precisely at 10:30 p.m. at an arranged location. The article attributed the need for secrecy to the Hamas government’s “going after merchants monopolizing the cement market.” What seems clear now, however, is that the government’s real concern wasn’t fighting monopolistic merchants but keeping the cement for itself.

This history will further immiserate Gaza in coming years. International organizations willing to give Hamas the benefit of the doubt before are less likely to do so now. Hamas militants have demonstrated that when they get their hands on cement, they use it for attack tunnels. The victims, of course, will be the ordinary residents of Gaza who are caught in the middle.

Voir encore:

New Analysis Of Gazan Casualties In Operation Protective Edge: As of July 23rd (Update)

Important Update: It has been discovered that the Al Jazeera list (based on Gaza Health Ministry data) has many duplicates, and hence has inflated the number of Gazans killed. Read here for more.

Following on from the Gazan casualties analysis I published on Sunday – which has been widely disseminated – comes this latest one, based on the casualties list published on Al Jazeera as of today, which contains the names and ages of 535 palestinians.

Note: The Al Jazeera list contains some palestinians of age unknown, or who are unidentified, or whose names are gender neutral, meaning some of this data is skewed. The reader who did the analysis states that “there may be more of a bias towards women then there should be.”

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Since the last analysis (which was based on approximately 200 fewer casualties):

  • Percentage of males killed has slightly fallen from approx 82% to 78%
  • The percentage of those males killed, who were of combat age (18-28)* has fallen from approx 50% to 44%. Meaning, the total percentage of those killed who most fit the profile of a possible combatant has fallen from 41% to 34%
  • The percentage of males in the 29-48 age group (which also conceivably contains combatants) has more or less remained stable at 20%.
  • The percentage of children killed has risen from 18.6% to 19.5%

The new figures – like those of the previous analysis – bring into question how many of those killed were really innocent civilians, and still indicate that Israel has not been indiscriminately killing Gazans.

One would imagine, if Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14.

Also, compare these figures to those published by the UN:

  • 599 palestinians killed
  • 443 civilians (74%)
  • 147 children (25%)
  • 74 women (12%)

* Although as we have seen, young children have been used as combatants

Voir de plus:

Reporting of Casualties in Gaza

Steven Stotsky

Camera

July 14, 2014

Shown below is a chart of male fatalities in Gaza resulting from hostilities between Hamas and Israel between July 7 and July 14, derived from a list published by Al Jazeera on July 14. Information provided by Qatar-owned Al Jazeera should not be accepted at face value, as the emirate has close ties to the Hamas-led Gazan government, but nevertheless, the information provided in the list shows that as in past hostilities, the fatalities are disproportionately [compared to the overall population] among young males, which corresponds with the characteristics of combatants. Males over 40 years old are also disproportionately represented. Some of the fatalities in those over 40 years of age likely represent senior members of terrorist organization. Media coverage often parrots the line fed by Gazan authorities that « most of the casualties are civilians » despite the well-established propensity of Gazan authorities to exaggerate the proportion of civilian casualties.

CAMERA will update with information on the topic of combatant versus civilian fatalities as further investigation uncovers membership in terrorist groups of casualties labeled as civilian.

The x axis shows the age from 1 to 65 and the y axis shows the number of fatalities associated with each age. The total number of male fatalities is 150, but the ages are only available for 131, and 3 over age 65 are not shown due to space limitations. So 128 are shown on the chart. There were also 20 female fatalities over the same time frame.

Of the 150 male fatalities, 83 are between the ages of 16-39, 28 are over 40 years old and 20 are under 16 years old. For 19 not shown, the age was unspecified, although one of these was listed as a member of Islamic Jihad.

Notably, only about 12 percent of the total fatalities are female, though females make up half the population. Also, the median age of Gazans is reported to be around 15. Males under 15 make up just 13 percent of the total fatalities even though they represent half of all males in the Gaza Strip.

Voir encore:

The Moral Chasm Between Israel and Hamas
The 3-mile-long tunnel from Gaza was designed for launching murder and kidnapping raids.
James T. Conway
The Wall Street Journal
July 24, 2014

Americans are understandably concerned when they hear that the majority of Palestinian casualties in the fighting between Israel and Hamas have been civilians and when they see images of houses in Gaza reduced to rubble and women wailing. Given the lack of corresponding Israeli civilian casualties to date, this creates the impression of an unequal—and hence immoral—fight between Israel and Hamas.

Although American empathy for noncombatants is a critical component of who we are as a people, it should not blind us to reality: Israel’s military exists to protect its civilian population and seeks to avoid harming noncombatants, while its adversary cynically uses Palestinian civilians as human shields while deliberately targeting Israeli civilians.

I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs.

Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages.

Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011.

Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed « knock-knock » small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent.

Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable « collateral damage »—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill.

This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.

Meanwhile, the Rutenberg power plant outside Ashdod in Israel supplies Gaza with electricity, though the Palestinian Authority’s payments are badly in arrears. This supply only stopped when a Hamas rocket destroyed the power lines to Gaza on July 13, plunging 70,000 Palestinian households into darkness. Despite the rocket fire, Israel repaired the transmission lines, restoring electricity to Gaza.

I do not relate these experiences to argue for an Israeli moral perfection that does not exist, or to suggest that the IDF should be immune from criticism even if it commits genuine abuses. The tragic reality is that no matter how much the IDF tries to avoid collateral damage, its operations will kill some number of civilians. That won’t be close to the carnage of noncombatants in the Syrian civil war, but it won’t matter. As one Israeli commander told me, « The world judges Israel differently, » regardless of its efforts to minimize civilian casualties.

I suspect that he may be right. If so, it is essential for the IDF to be as vigilant in shaping the information environment as it is in intercepting rockets from Gaza.

Gen. Conway, who retired in 2010, was the 34th commandant of the U.S. Marine Corps.

Voir aussi:

Ex-Israeli Security Chief Diskin: ‘All the Conditions Are There for an Explosion’
Interview Conducted by Julia Amalia Heyer
In an interview with SPIEGEL, Yuval Diskin, former director of Israel’s internal security service Shin Bet, speaks of the current clash between Israel and the Palestinians, what must be done to achieve peace and the lack of leadership in the Middle East.
July 24, 2014

SPIEGEL: Mr. Diskin, following 10 days of airstrikes, the Israeli army launched a ground invasion in the Gaza Strip last week. Why now? And what is the goal of the operation?

Diskin: Israel didn’t have any other choice than to increase the pressure, which explains the deployment of ground troops. All attempts at negotiation have failed thus far. The army is now trying to destroy the tunnels between Israel and the Gaza Strip with a kind of mini-invasion, also so that the government can show that it is doing something. Its voters have been increasingly vehement in demanding an invasion. The army hopes the invasion will finally force Hamas into a cease-fire. It is in equal parts action for the sake of action and aggressive posturing. They are saying: We aren’t operating in residential areas; we are just destroying the tunnel entrances. But that won’t, of course, change much in the disastrous situation. Rockets are stored in residential areas and shot from there as well.SPIEGEL: You are saying that Prime Minister Benjamin Netanyahu has been pressured to act by the right?

Diskin: The good news for Israel is the fact that Netanyahu, Defense Minister Moshe Ya’alon and Army Chief of Staff Benny Gantz are not very adventurous. None of them really wanted to go in. None of them is really enthusiastic about reoccupying the Gaza Strip. Israel didn’t plan this operation at all. Israel was dragged into this crisis. We can only hope that it doesn’t go beyond this limited invasion and we won’t be forced to expand into the populated areas.

SPIEGEL: So what happens next?

Diskin: Israel is now an instrument in the hands of Hamas, not the opposite. Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community.

SPIEGEL: How strong is Hamas? How long can it continue to fire rockets?

Diskin: Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see.

SPIEGEL: Is Israel not essentially driving Palestinians into the arms of Hamas?

Diskin: It looks that way, yes. The people in the Gaza Strip have nothing to lose right now, just like Hamas. And this is the problem. As long as Mohammed Morsi of the Muslim Brotherhood was in power in Egypt, things were going great for Hamas. But then the Egyptian army took over and within just a few days, the new regime destroyed the tunnel economy between Gaza and the Sinai Peninsula, which was crucial for Hamas. Since then, Hamas has been under immense pressure; it can’t even pay the salaries of its public officials.

SPIEGEL: All mediation attempts have failed. Who can stop this war?

Diskin: We saw with the most recent attempt at a cease-fire that Egypt, which is the natural mediator in the Gaza Strip, is not the same Egypt as before. On the contrary, the Egyptians are using their importance as a negotiator to humiliate Hamas. You can’t tell Hamas right now: « Look, first you need to full-stop everything and then we will talk in another 48 hours. »

SPIEGEL: What about Israel talking directly with Hamas?

Diskin: That won’t be possible. Really, only the Egyptians can credibly mediate. But they have to put a more generous offer on the table: the opening of the border crossing from Rafah into Egypt, for example. Israel must also make concessions and allow more freedom of movement.

SPIEGEL: Are those the reasons why Hamas provoked the current escalation?

Diskin: Hamas didn’t want this war at first either. But as things often are in the Middle East, things happened differently. It began with the kidnapping of three Israeli teenagers in the West Bank. From what I read and from what I know about how Hamas operates, I think that the Hamas political bureau was taken by surprise. It seems as though it was not coordinated or directed by them.

SPIEGEL: Netanyahu, though, claimed that it was and used it as a justification for the harsh measures against Hamas in the West Bank, measures that also targeted the joint Hamas-Fatah government.

Diskin: Following the kidnapping of the teenagers, Hamas immediately understood that they had a problem. As the army operation in the West Bank expanded, radicals in the Gaza Strip started launching rockets into Israel and the air force flew raids into Gaza. Hamas didn’t try to stop the rockets as they had in the past. Then there was the kidnapping and murder of the Palestinian boy in Jerusalem and this gave them more legitimacy to attack Israel themselves.

SPIEGEL: How should the government have reacted instead?

Diskin: It was a mistake by Netanyahu to attack the unity government between Hamas and Fatah under the leadership of Palestinian President Mahmoud Abbas. Israel should have been more sophisticated in the way it reacted. We should have supported the Palestinians because we want to make peace with everybody, not with just two-thirds or half of the Palestinians. An agreement with the unity government would have been more sophisticated than saying Abbas is a terrorist. But this unity government must accept all the conditions of the Middle East Quartet. They have to recognize Israel, renounce terrorism and recognize all earlier agreements between Israel and the Palestinians.

SPIEGEL: The possibility of a third Intifada has been mentioned repeatedly in recent days, triggered by the ongoing violence in the Gaza Strip.

Diskin: Nobody can predict an Intifada because they aren’t something that is planned. But I would warn against believing that the Palestinians are peaceful due to exhaustion from the occupation. They will never accept the status quo of the Israeli occupation. When people lose hope for an improvement of their situation, they radicalize. That is the nature of human beings. The Gaza Strip is the best example of that. All the conditions are there for an explosion. So many times in my life I was at these junctions that I can feel it almost in my fingertips.

SPIEGEL: Three of your sons are currently serving in the Israeli army. Are you worried about them?

Diskin: And a fourth is in the reserves! I am a very worried father, but that is part of it. I defended my country and they will have to do so too. But because real security can only be achieved through peace, Israel, despite its military strength, has to do everything it can in order to reach peace with its neighbors.

SPIEGEL: Not long ago, the most recent negotiations failed — once again.

Diskin: Yes, and it’s no wonder. We have a problem today that we didn’t have back in 1993 when the first Oslo Agreement was negotiated. At that time we had real leaders, and we don’t right now. Yitzhak Rabin was one of them. He knew that he would pay a price, but he still decided to move forward with negotiations with the Palestinians. We also had a leader on the Palestinian side in Yasser Arafat. It will be very hard to make peace with Abbas, but not because he doesn’t want it.

SPIEGEL: Why?

Diskin: Abbas, who I know well, is not a real leader, and neither is Netanyahu. Abbas is a good person in many respects; he is against terror and is brave enough to say so. Still, two non-leaders cannot make peace. Plus, the two don’t like each other; there is no trust between them.

SPIEGEL: US Secretary of State John Kerry sought to mediate between the two.

Diskin: Yes, but from the beginning, the so-called Kerry initiative was a joke. The only way to solve this conflict is a regional solution with the participation of Israel, the Palestinians, Jordan and Egypt. Support from countries like Saudi Arabia, the United Arab Emirates and maybe Turkey would also be necessary. That is the only way to consider all the demands and solve all problems. And we need more time, at least five years — and more to implement it step-by-step.

SPIEGEL: Why isn’t Netanyahu working toward such a compromise, preferring instead to focus on the dangers presented by an Iranian nuclear bomb?

Diskin: I have always claimed that Iran is not Israel’s real problem. It is this conflict with the Palestinians, which has lasted way too long and which has just intensified yet again. The conflict is, in combination with the Israeli occupation of the West Bank, the biggest security risk for the state of Israel. But Netanyahu has made the invocation of an existential threat from Iran into his mantra, it is almost messianic. And of course he has derived political profit from it. It is much easier to create consensus about the Iranian existential threat than about an agreement with the Palestinians. Because there, Netanyahu has a problem with his electorate.

SPIEGEL: You have warned that the settlements in the West Bank may soon become irreversible and that it will make the two-state solution impossible.

Diskin: We are currently very near this point of no return. The number of settlers is increasing and already a solution to this problem is almost impossible, from a purely logistical standpoint, even if the political will were there. And this government is building more than any government has built in the past.

SPIEGEL: Is a solution to the conflict even possible anymore?

Diskin: We have to go step-by-step; we need many small successes. We need commitment on the Palestinian side and the acceptance of the Middle East Quartet conditions. And Israel must freeze at once any settlement activity outside the big blocks of settlements. Otherwise, the only possibility is a single, shared state. And that is a very bad alternative.

SPIEGEL: Mohammed Abu Chidair, the teenager murdered by Israeli right-wing extremists, was recognized as being a victim of terror. Why hasn’t Israel’s security service Shin Bet been as forceful in addressing Israeli terror as it has with Arab terror?

Diskin: We invested lots of capabilities and means in order to take care of this issue, but we didn’t have much success. We don’t have the same tools for fighting Jewish extremism or even terrorists as we have when we are, for example, facing Palestinian extremists. For Palestinians in the occupied territories, military rule is applied whereas civilian law applies to settlers. The biggest problem, though, is bringing these people to trial and putting them in jail. Israeli courts are very strict with Shin Bet when the defendants are Jewish. Something really dramatic has to happen before officials are going to take on Jewish terror.

SPIEGEL: A lawmaker from the pro-settler party Jewish Home wrote that Israel’s enemy is « every single Palestinian. »

Diskin: The hate and this incitement were apparent even before this terrible murder. But then, the fact that it really happened, is unbelievable. It may sound like a paradox, but even in killing there are differences. You can shoot someone and hide his body under rocks, like the murderer of the three Jewish teenagers did. Or you can pour oil into the lungs and light him on fire, alive, as happened to Mohammed Abu Chidair…. I cannot even think of what these guys did. People like Naftali Bennett have created this atmosphere together with other extremist politicians and rabbis. They are acting irresponsibly; they are thinking only about their electorate and not in terms of the long-term effects on Israeli society — on the state as a whole.

SPIEGEL: Do you believe there is a danger of Israel becoming isolated?

Diskin: I am sorry to say it, but yes. I will never support sanctions on my country, but I think the government may bring this problem onto the country. We are losing legitimacy and the room to operate is no longer great, not even when danger looms.

SPIEGEL: Do you sometimes feel isolated with your view on the situation?

Diskin: There are plenty of people within Shin Bet, Mossad and the army who think like I do. But in another five years, we will be very lonely people. Because the number of religious Zionists in positions of political power and in the military is continually growing.

About Yuval Diskin
Yuval Diskin was the director of Israel’s internal security service Shin Bet between 2005 and 2011. In recent years, he has become an outspoken critic of the policies of Prime Minister Benjamin Netanyahu.

Voir de même:

In Gaza, a Just but Bloody War
Joe Klein
Time
July 24, 2014

Ori Nir is a man of Peace. He was born and raised in Jerusalem, spent many years as a prominent journalist for Ha’aretz, Israel’s finest newspaper, and is now the spokesman for Americans for Peace Now. He is not shy about disagreeing with the Israeli government, especially when it comes to the illegal Israeli settlements in the West Bank and the general bellicosity of Benjamin Netanyahu’s regime. But he hasn’t protested the current Israeli incursion into Gaza. “It is a just war,” he told me, “carried out with a great deal of care.”

Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world.

This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). “I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders,” Nir says. “And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.” And then, semi-amazed to be doing so, he quoted Netanyahu: “‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’”

There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility.

A cease-fire will be negotiated sooner or later, perhaps even by U.S. Secretary of State John Kerry. It is likely that nothing good will come of it. But Hamas’ weakness, its inability to dictate terms, does leave a tiny possibility for peace. The first step is to restore legal order in Gaza by returning the Palestinian Authority–ousted by Hamas in a 2007 coup–to power and bringing in the U.S.-trained Palestinian security forces who have done such an excellent job of bringing law and order to the West Bank. The next step is free elections in Gaza, which, given Hamas’ current unpopularity, might be won by more moderate factions, perhaps even Fatah.

This is the Middle East, of course. Israel remains intransigent on a West Bank agreement. Peace is a chimera; only the dead bodies are real.

Voir enfin:

L’extrême droite en a rêvé, l’extrême gauche l’a fait
Gérard Bensussan

Philosophe, professeur à l’université de Strasbourg

Libération

22 juillet 2014

Après les violentes manifestations de la dernière semaine, où des synagogues ont été attaquées sans vergogne, je voudrais revenir sur ce qui me paraît relever d’une forclusion généralisée et retracer, très sommairement, la généalogie d’un phénomène singulier, inquiétant, attristant – auquel divers éléments (les déclarations d’un élu écolo du 93 ou encore les récents propos de Gianni Vattimo) ajoutent encore un affligeant relief. Il est clair désormais que les extrêmes droites dieudonnéisées ou soralisées sont parvenues à intégrer, à leurs discours et pratiques, des pans idéologiques entiers de provenance d’extrême gauche.

Un premier point : il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs.

Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ?

Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense.

Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie.

Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle».

Le «moment» Dieudonné, sa «nouveauté», la pensée qui l’autorise, ses retombées en cascade obligent à regarder en face la nécessité, douloureuse, d’avoir à penser les extrêmes droites dans leur intime connexion avec les extrêmes gauches.

Je me souviens d’une génération, celle des grands aînés, Sartre («pas un Français ne sera en sécurité tant qu’un juif, en France et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie») ou Blanchot («la renaissance de l’Etat d’Israël, ainsi que la conscience plus vive que nous avons de ce qu’est une condition d’oppression peuvent nous faire avancer») – génération pour laquelle le soutien au mouvement d’émancipation nationale du peuple palestinien pouvait aller avec un attachement inconditionnel à l’existence de l’Etat d’Israël. Ceci semblera aux plus jeunes incongru ou intenable. C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables.

Prochain ouvrage : «Traduit de l’absolu Essai sur Schelling», chez Vrin (automne 2014).

Voir par ailleurs:

XVIIème jour : le Hamas commence sérieusement à plier (info # 012407/14)

Metula News Agency

24 juillet 2014
Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 2316 roquettes ont été tirées sur Israël, 46 depuis minuit, dont 14  ont été interceptées par le Dôme de Fer.

Pour la première fois depuis le début des affrontements, aucun projectile n’a été tiré par les terroristes djihadistes entre minuit et 8h ce jeudi matin.

Globalement le nombre de roquettes tirées est en baisse par rapport aux jours précédents, durant lesquels ils avaient déjà atteint le nombre de 192 lancers quotidiens, le jeudi 10 courant.

Plusieurs salves de roquettes ont toutefois été tirées sur Tel-Aviv et la région centrale au cours de la journée, sans faire de dégâts ou de victimes.

Depuis le début de l’offensive terrestre Tsahal a découvert 34 « tunnels stratégiques », et en a détruits 11.

Dans le même laps de temps, Tsahal a autorisé l’accès à Gaza de plus de 864 camions contenant de la nourriture, du matériel médical ainsi que du gaz et de l’essence. Ce, en dépit des attaques que les miliciens continuent de mener contre les points de passages de Kerem Shalom et Erez.

Les milices islamistes ont également tiré une dizaine d’obus de mortiers sur l’hôpital de campagne édifié par les Israéliens à Erez pour venir en aide aux blessés et aux malades de la bande côtière.

L’Armée égyptienne a anéanti quant à elle un véhicule qui transportait des roquettes Grad ainsi que deux de leurs lanceurs qui s’apprêtaient à les pointer en direction du territoire israélien. L’attaque s’est déroulée dans la ville de Sheikh Zouweid, dans le nord du Sinaï, à proximité du poste de passage de Rafah.

 

Levée de l’interdiction de la FAA

Ce matin, la FAA, l’Autorité Fédérale de l’aviation civile américaine, a indiqué qu’elle levait l’interdiction qu’elle avait faite aux compagnies américaines d’utiliser l’Aéroport International d’Israël, David Ben Gourion.

Les compagnies aériennes d’outre-Atlantique s’organisent pour reprendre graduellement leurs dessertes.

Certaines compagnies aériennes européennes qui ont interrompu leurs vols vers Tel-Aviv sont également en train de rétablir leurs services ; d’autres, comme Lufthansa, maintiennent leur décision de cesser les opérations vers Tel-Aviv pour le moment, bien qu’elles ne soient soumises à aucune directive de la part d’un organe européen de régulation aérienne.

 

Etat des combats

La brigade Golani a pratiquement terminé l’occupation du quartier de Shuja’iyya et procède au nettoyage des dernières poches de résistance.

Les combats ont débuté dans un autre quartier de Gaza-city, Toufakh, qui est également un bastion du Hamas commandant l’accès aux boulevards du centre de la cité, dans lequel sont probablement situés les quartiers généraux de la milice islamiste.

Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs.

 

Les 150 prisonniers de Khirbet al Adas

Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste.

Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés.

C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers.

Au Nord, la bataille pour le contrôle de Beit Hanoun, un gros bourg situé à quelques centaines de mètres seulement de Sdérot, d’où partent des « tunnels stratégiques » fait rage ; elle implique la participation de la brigade du Nakhal renforcée par des blindés ainsi que de l’artillerie et de l’aviation.

Sur tous les fronts, Tsahal semble avoir percé, ce jeudi, l’écorce dure du Hamas, et s’enfonce avec beaucoup plus de facilité que précédemment dans les espaces tenus par l’ennemi.

L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés.

 

Pertes chez les miliciens

La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza.

Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts.

Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils.

Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable.

Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi.

D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens.

 

Une école de l’UNRWA touchée à Beit Hanoun

15 civils sont morts dans une école tenue par l’ONU de cette agglomération et des dizaines d’autres ont été blessés, lorsqu’un projectile s’est abattu dans la cour de l’établissement.

L’incident s’est produit alors que se déroulaient de violents affrontements au sol entre la milice et la brigade du Nakhal.

Les responsables de cette dernière reconnaissent avoir tiré 12 obus de mortiers dans la région, mais affirment qu’Ezzedine al Kassam a lancé de nombreuses roquettes sur la même zone ; des dires qui sont confirmés par Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, l’un des plus déterminés d’entre les détracteurs d’Israël dans la région.

On ignore donc, pour le moment, qui des Israéliens ou des islamistes sont responsables de cet incident dramatique ; ce que l’on peut toutefois affirmer avec certitude est que Tsahal a informé à de multiples reprises les représentants des diverses organisations présentes à Beit Hanoun, dont la Croix Rouge et l’UNWRA, de l’imminence des combats, leur demandant instamment de quitter le secteur avec tous les civils.

A ce jour, environ 170 000 gazaouis ont évacué leurs domiciles vers des zones sécurisées après avoir reçu des avertissements de la part de l’Armée israélienne.

 

Cessez-le-feu

On observe ce soir de profondes divergences entre la direction du Hamas à Gaza, notamment Ismail Hanya, le chef du califat, et Mohammad Deif celui de la branche armée, d’une part, et le Hamas de l’extérieur, représenté par son dirigeant Khaled Mashal.

Le Hamas de Gaza, comme on a pu s’en persuader lors de communications interceptées, se trouve dans une situation militairement intenable, soumise à la volonté de l’exécutif israélien. Ce dernier va décider, avant la fin de la semaine, s’il se contente des victoires qu’il a accumulées sur le champ de bataille ou s’il va éliminer le Mouvement de la Résistance Islamique de Gaza.

Le Hamas de l’intérieur, dans ces conditions, est disposé à accepter immédiatement la proposition de cessez-le-feu égyptienne, qui se résume à un arrêt mutuel et simultané des hostilités, suivi de l’allégement des restrictions du trafic aux frontières de la Bande, dans un souci humanitaire.

Hier (mercredi), à l’occasion d’une intervention à Doha, Khaled Mashal a, pour sa part, rejeté catégoriquement l’option d’un cessez-le-feu qui ne prendrait pas ses exigences en compte, dont l’ouverture d’un port et d’un aéroport international dans la bande côtière, pour ne citer que ces conditions.

Mashal a laissé un très étroit entrebâillement en vue d’une éventuelle trêve humanitaire, qui précéderait un cessez-le-feu. Mais cette éventualité a été évoquée parmi un verbiage exalté, qui a ôté tout sens pratique à l’éventualité d’une telle trêve.

Alors que le chef du département d’Etat US, John Kerry, a tenté aujourd’hui, avec l’aide des Jordaniens et des Qataris, de parvenir à une formulation compréhensible de l’idée brièvement exposée hier par Mashal, les Egyptiens ont pris du recul avec les négociations, affirmant qu’ils n’avaient aucune intention de dialoguer avec le Hamas mais uniquement avec l’Autorité Palestinienne

Détection des tunnels

Ce soir, la Ména a appris qu’une équipe de savants israéliens travaillant dans le cadre de l’industrie militaire et du ministère de la Défense, a réalisé de très sérieuses avancées dans le domaine de la détection des tunnels souterrains.

A l’occasion d’expérimentations, la nouvelle technologie, dont il est absolument interdit de dévoiler le moindre détail, a réussi à détecter des galeries situées à des dizaines de mètres sous terre et également à déterminer leur itinéraire.

Le développement de cette technique, auquel sont allouées des sommes pratiquement illimitées, pourrait, si ces succès se confirment, aboutir dans un laps de temps d’une année à la mise au point d’instruments fonctionnels.

Voir enfin:

Le « Souterrain de Gaza », la menace qu’Israël a choisi d’ignorer

Les attaques par les tunnels du Hamas sont un réel danger, Israël devra reconquérir Gaza pour éviter leur reconstruction

Avi Issacharoff
Avi Issacharoff est notre spécialiste du Moyen-Orient. Il remplit le même rôle pour Walla, le portail leader d’infos en Israël. …

The Times of Israel

25 juillet 2014

La construction des tunnels à l’intérieur de Gaza et sous les frontières israéliennes n’est plus un projet mené au nez et la barbe d’Israël et du peuple palestinien.

Tous les enfants à Gaza, comme tous les sous-officiers de l’intelligence militaire, savaient que, sous la ville de Gaza, et au-delà, un réseau de tunnels était creusé pendant ces cinq dernières années. Il y a eu un investissement d’un million de dollars. En d’autres termes, on peut appeler ce réseau : le Souterrain de Gaza.
Pourtant le public israélien a été surpris par l’envergure des tunnels quand le danger s’est fait ressentir ces deux dernières semaines.

La presse israélienne avait fait écho de ce phénomène, mais il semblerait que les dirigeants politiques – et dans une certaine mesure, les dirigeants sécuritaires – ont préféré minimiser la menace. Aujourd’hui, au 18ème jour de l’opération Bordure protectrice, le public a conscience du danger stratégique.

La stratégie souterraine du Hamas n’a pas éclos en une nuit. Afin de construire 40 « tunnels d’attaque » qui serpentent le sous-sol de la bande de Gaza jusqu’à la frontière (et le nombre pourrait être légèrement plus élevé), le Hamas avait besoin d’une aide importante, soit d’une grande organisation ou d’une entité étatique.

Et on ne parle pas uniquement de l’aide financière, mais aussi de conseils professionnels. Le Hamas aurait pu utiliser les experts qui les avaient aidé pour les tunnels creusés à Rafah, sous la frontière entre Gaza et l’Egypte. Mais ces tunnels étaient plus simples à creuser et ne demandaient aucun investissement ou un effort extraordinaire.

Les tunnels en Israël étaient (et sont encore, car l’armée israélienne ne les a pas tous détruits) une autre histoire. La plupart sont bétonnés et assez grands pour permettre à des essaims de terroristes de passer par là pour attaquer ses cibles en Israël. Une aide importante au niveau gouvernemental a dû être nécessaire pour aider à les construire et, ce n’est pas une mince affaire, guider le forage.

Quel gouvernement ou entité quasi-étatique cela pourrait-il être ? La liste des suspects est assez courte. Le Hezbollah et l’Iran sont les seuls acteurs de la région qui souhaiteraient blesser Israël et qui ont également la capacité pour construire des tunnels sophistiqués et solides qui ne s’effondreraient pas.

Pourtant, les tunnels qui servent à l’attaque ne sont qu’une partie du Souterrain de Gaza. Le Hamas a également préparé des tunnels pour permettre à ses agents de se déplacer d’un endroit à un autre sans se faire détecter.

Il y a aussi tout un système de bunkers où il y a ses centres de commandement et de contrôle, qui sont indemnes. Les dirigeants du Hamas de l’aile politique et militaire se sont réfugiés dans d’autres bunkers, et eux aussi, sont sains et saufs.

A la veille de l’opération, l’armée israélienne avait calculé que le Hamas avait environ 15 tunnels d’attaque – une sous-estimation importante. Est-ce un échec majeur des renseignements ? Je ne le vois pas de cette façon. Il n’existe aucun moyen fiable pour que les renseignements puissent prendre connaissance de chaque tunnel qui existe.

L’échec vient plutôt du niveau politique qui a préféré ignorer la menace croissante sous la frontière au sud d’Israël pendant cinq ans. Les responsables avaient connaissance des tunnels, et savaient aussi pour les 9 000 – 10 000 roquettes du Hamas.

Il était plus facile pour eux de fermer les yeux sur ce sujet par commodité et par amour du calme. Il était plus facile pour eux de se chamailler avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas sur sa demande épouvantable d’adhérer à des organisations de l’UNESCO. (Ce qui pose clairement une menace existentielle pour l’Etat d’Israël, si vous me pardonnez mon sarcasme).

Il était plus facile pour eux de développer les implantations en Cisjordanie, que de faire face à une guérilla armée et dangereuse qui est restée calme tant que cela était commode pour elle.

Maintenant, bien sûr, les tunnels sont décrits comme la principale source de menace, alors qu’ils l’ont toujours été, et qui nécessitent une incursion terrestre des soldats israéliens dans la bande de Gaza. Maintenant, en effet, à la demande de certains bureaux gouvernementaux, on est passé à l’autre extrême. On demande à l’armée israélienne de rester à l’intérieur de Gaza aussi longtemps qu’il le faut pour « finir le travail ».

Si, toutefois, Israël annonce dans quelques jours qu’il a détruit les tunnels d’attaque et si l’armée israélienne se retire ses forces de Gaza, que se passera-t-il ?

Il est évident que le Hamas va reconstruire ces tunnels à un rythme accéléré. Au prochain conflit, disons dans deux ans, les forces militaires n’auront pas affaire à 40 tunnels, mais au double ou au triple. Ils seront tellement grands qu’un policier du Hamas devra se tenir aux principales intersections souterraines [pour réguler la circulation]… ou peut-être qu’ils vont installer des feux de circulation pour tous les terroristes.

Deux choses peuvent empêcher que le conflit se répète avec un Hamas plus fort à l’avenir : premièrement, une opération « à la racine » qui incluraient, en effet, la reprise en charge de la bande de Gaza et l’éradication de la direction du Hamas. Une telle opération coûterait la vie de centaines de soldats israéliens, et aucun homme politique ne voudra être tenu responsable de ces pertes.

La deuxième solution serait de graver la notion de dissuasion dans la conscience du Hamas. Comme Israël l’a fait pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006 dans le quartier de Dahiyeh à Beyrouth. Ce quartier était un bastion du Hezbollah qui s’est transformé en piqure de rappel pour les dirigeants [du Hezbollah] sur les dangers de s’en prendre à Israël.

A ce stade, nous n’en sommes pas là. Israël n’a pas l’intention d’envoyer ses troupes pour déraciner complètement le Hamas. Il est peu probable aussi que le Hamas ait été suffisamment dissuadé de planifier de futures attaques militaires contre Israël.

Les Palestiniens, cependant, sont fatigués des combats, et leur conscience a été brûlée à profusion. La question est de savoir si les dirigeants de l’aile militaire du Hamas, qui tirent ses missiles sur Israël depuis le cœur des quartiers peuplés de Gaza, se préoccupent de tout ça. Son comportement à Chajaya, où la guerre a été dévastatrice pour les habitants locaux de Gaza, suggère que ce n’est pas le cas.

 


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