Messianisme homosexuel: Quand le cannibalisme n’est plus qu’une affaire de goût (What moral depravities can not be excused by the sole criterion of « warm, meaningful human relations » or « fulfillment », the newest semantic heirs to « love »?)

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Si toutes les valeurs sont relatives, alors le cannibalisme n’est plus qu’une affaire de goût. Leo Strauss (?)
Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Lévitique 18:22
Il n’y aura aucune prostituée parmi les filles d’Israël, et il n’y aura aucun prostitué parmi les fils d’Israël. Tu n’apporteras point dans la maison de l’Éternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un voeu quelconque; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Éternel, ton Dieu. Deutéronome 23: 17-18
La vertu même devient vice, étant mal appliquée, et le vice est parfois ennobli par l’action. Frère Laurent (Roméo et Juliette, Shakespeare)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit. George Orwell (1984)
Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. George Orwell
Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez. Orwell
Le plus difficile n’est pas de dire ce que l’on voit mais d’accepter de voir ce que l’on voit. Péguy
Si vous admettez qu’un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n’admettez-vous pas la même chose pour une majorité?  (…) Le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l’accorderai jamais à plusieurs. Tocqueville
Si j’étais législateur, je proposerais tout simplement la disparition du mot et du concept de “mariage” dans un code civil et laïque. Le “mariage”, valeur religieuse, sacrale, hétérosexuelle – avec voeu de procréation, de fidélité éternelle, etc. -, c’est une concession de l’Etat laïque à l’Eglise chrétienne – en particulier dans son monogamisme qui n’est ni juif (il ne fut imposé aux juifs par les Européens qu’au siècle dernier et ne constituait pas une obligation il y a quelques générations au Maghreb juif) ni, cela on le sait bien, musulman. En supprimant le mot et le concept de “mariage”, cette équivoque ou cette hypocrisie religieuse et sacrale, qui n’a aucune place dans une constitution laïque, on les remplacerait par une “union civile” contractuelle, une sorte de pacs généralisé, amélioré, raffiné, souple et ajusté entre des partenaires de sexe ou de nombre non imposé.(…) C’est une utopie mais je prends date. Jacques Derrida
C’est le sens de l’histoire (…) Pour la première fois en Occident, des hommes et des femmes homosexuels prétendent se passer de l’acte sexuel pour fonder une famille. Ils transgressent un ordre procréatif qui a reposé, depuis 2000 ans, sur le principe de la différence sexuelle. Evelyne Roudinesco
Les enfants adoptés ou nés sous X revendiquent aujourd’hui le droit de connaître leur histoire. Nul n’échappe à son destin, l’inconscient vous rattrape toujours. (…)  les enfants adoptés ou issus de la PMA ne sortent jamais indemnes des perturbations liées à leur naissance. Il faut rester ouvert, être attentif à leurs questions, s’ils en posent, et surtout ne pas chercher à cacher la vérité. L’idéal serait de trouver une position équilibrée entre le système de transparence absolue à l’américaine et le système de dissimulation à la française, lequel, ne l’oublions pas, reposait autrefois sur une intention généreuse d’égalité des droits entre les enfants issus de différentes filiations. Evelyne Roudinesco
1936, dans les quartiers bourgeois de Tokyo. Sada Abe, ancienne prostituée devenue domestique, aime épier les ébats amoureux de ses maîtres et soulager de temps à autre les vieillards vicieux. Son patron Kichizo, bien que marié, va bientôt manifester son attirance pour elle et va l’entraîner dans une escalade érotique qui ne connaîtra plus de bornes. Kichizo a désormais deux maisons : celle qu’il partage avec son épouse et celle qu’il partage avec Sada. Les rapports amoureux et sexuels entre Sada et Kichizo sont désormais épicés par des relations annexes, qui sont pour eux autant de célébrations initiatiques. Progressivement, ils vont avoir de plus en plus de mal à se passer l’un de l’autre, et Sada va de moins en moins tolérer l’idée qu’il puisse y avoir une autre femme dans la vie de son compagnon. Kichizo demande finalement à Sada, pendant un de leurs rapports sexuels, de l’étrangler sans s’arrêter, quitte à le tuer. Sada accepte, l’étrangle jusqu’à ce qu’il meure, avant de l’émasculer, dans un geste ultime de mortification ; puis elle écrit sur la poitrine de Kichizo, avec le sang de ce dernier : ‘Sada et Kichi, maintenant unis’. Wikipedia
Il nous arriverait, si nous savions mieux analyser nos amours, de voir que souvent les femmes ne nous plaisent qu’à cause du contrepoids d’hommes à qui nous avons à les disputer (…) ce contrepoids supprimé, le charme de la femme tombe. On en a un exemple dans l’homme qui, sentant s’affaiblir son goût pour la femme qu’il aime, applique spontanément les règles qu’il a dégagées, et pour être sûr qu’il ne cesse pas d’aimer la femme, la met dans un milieu dangereux où il faut la protéger chaque jour. Proust (La Prisonnière)
C’est déjà ou presque de l’homosexualité, en vérité, que nous parlons puisque le modèle-rival se trouve normalement un individu du même sexe, du fait même que l’objet est hétérosexuel. Toute rivalité sexuelle est donc structurellement homosexuelle. Ce que nous appelons homosexualité, c’est la subordination complète, cette fois, de l’appétit sexuel aux effets du jeu mimétique qui concentre toutes les puissances d’attention et d’absorption du sujet sur l’individu responsable du double bind, le modèle en tant que rival, le rival en tant que modèle. Pour rendre cette genèse plus évidente, il faut évoquer ici un fait curieux observé par l’éthologie. Chez certains singes, quand un mâle se reconnaît battu par un rival et renonce à la femelle qu’il lui disputait, il se met, vis à vis de ce vainqueur, en position, nous dit-on, d’ ‘offre homosexuelle’. (…) S’il n’y a pas d’homosexualité ‘véritable’ chez les animaux, c’est parce que le mimétisme, chez eux, n’est pas assez intense pour infléchir durablement l’appétit sexuel vers le rival. Il est déjà assez intense, pourtant, au paroxysme des rivalités mimétiques, pour ébaucher cet infléchissement. Si j’ai raison, on devrait trouver dans les formes rituelles, le chaînon manquant entre la vague ébauche animale et l’homosexualité proprement dite. Et effectivement, l’homosexualité rituelle est un phénomène assez fréquent; elle se situe au paroxysme de la crise et on la trouve dans des cultures qui ne font aucune place, semble-t-il, à l’homosexualité, en dehors des rites religieux. Une fois de plus, en somme, c’est dans un contexte de rivalité aigüe qu’apparait l’homosexualité. Une comparaison du phénomène animal, de l’homosexualité rituelle, et de l’homosexualité moderne ne peut manquer de signaler que c’est le mimétisme qui entraine la sexualité et non l’inverse. De cette l’homosexualité rituelle, il faut rapprocher, je pense, un certain cannibalisme rituel qui se pratique dans des cultures , également, où le cannibalisme n’existe pas en temps ordinaire. Dans ce cas comme dans l’autre, il me semble, l’appétit instinctuel, alimentaire ou sexuel, se détache de l’objet que les hommes se disputent pour se fixer sur celui ou ceux qui nous le disputent. (…) Un des avantages de la genèse par la rivalité, c’est qu’elle se présente de façon absolument symétrique chez les deux sexes. Autrement dit, toute rivalité sexuelle est de structure homosexuelle chez la femme comme chez l’homme, aussi longtemps toutefois que l’objet reste hétérosexuel, c’est-à-dire qu’il reste l’objet prescrit par le montage instinctuel hérité de la vie animale. (…) C’est sur ce parallélisme que se base Proust pour affirmer qu’on peut transcrire une expérience homosexuelle en termes hétérosexuels sans jamais trahir la vérité de l’un ou l’autre désir. René Girard
On a commencé avec la déconstruction du langage et on finit avec la déconstruction de l’être humain dans le laboratoire. (…) Elle est proposée par les mêmes qui d’un côté veulent prolonger la vie indéfiniment et nous disent de l’autre que le monde est surpeuplé. René Girard
En conclusion, nous devons nous demander pourquoi le principe de précaution si souvent mis en avant et dans tous les domaines, y compris à propos du maïs transgénique, ne devrait pas s’appliquer au projet de loi actuel. Maurice Berger
La lisibilité de la filiation, qui est dans l’intérêt de l’enfant, est sacrifiée au profit du bon vouloir des adultes et la loi finit par mentir sur l’origine de la vieConférence des évêques
C’est au nom de l’égalité, de l’ouverture d’esprit, de la modernité et de la bien-pensance dominante qu’il nous est demandé d’accepter la mise en cause de l’un des fondements de notre société. (…) Ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’ils ont systématiquement le droit de se marier. Des règles strictes délimitent et continueront de délimiter les alliances interdites au mariage. Un homme ne peut pas se marier avec une femme déjà mariée, même s’ils s’aiment. De même, une femme ne peut pas se marier avec deux hommes. (…) « le mariage pour tous est uniquement un slogan car l’autorisation du mariage homosexuel maintiendrait des inégalités et des discriminations à l’encontre de tous ceux qui s’aiment, mais dont le mariage continuerait d’être interdit. (…) L’enjeu n’est pas ici l’homosexualité qui est un fait, une réalité, quelle que soit mon appréciation de Rabbin à ce sujet (…)  c’est l’institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec la succession des générations. C’est l’institution d’une famille, c’est-à-dire d’une cellule qui crée une relation de filiation directe entre ses membres. C’est un acte fondamental dans la construction et dans la stabilité tant des individus que de la société. (…) résumer le lien parental aux facettes affectives et éducatives, c’est méconnaître que le lien de filiation est un vecteur psychique et qu’il est fondateur pour le sentiment d’identité de l’enfant. (…) l’enfant ne se construit qu’en se différenciant, ce qui suppose d’abord qu’il sache à qui il ressemble. Il a besoin, de ce fait, de savoir qu’il est issu de l’amour et de l’union entre un homme, son père, et une femme, sa mère, grâce à la différence sexuelle de ses parents. (…) Le droit à l’enfant n’existe ni pour les hétérosexuels ni pour les homosexuels. Aucun couple n’a droit à l’enfant qu’il désire, au seul motif qu’il le désire. L’enfant n’est pas un objet de droit mais un sujet de droit. Gilles Bernheim
Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses:  les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité;  le statut de l’enfant, passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit; les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences. Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité. Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d’entre nous a envie de vivre. Gilles Bernheim (Grand rabbin de France)
He said, ‘Look Juan Carlos, the pope loves you this way. God made you like this and he loves you. Juan Carlos Cruz
The pope is saying what every reputable biologist and psychologist will tell you, which is that people do not choose their sexual orientation. A great failing of the church is that many Catholics have been reluctant to say so, which then “makes people feel guilty about something they have no control over. Rev. James Martin (Jesuit)
The Vatican declined to confirm or deny the remarks in keeping with its policy not to comment on the pope’s private conversations. The comments first were reported by Spain’s El Pais newspaper. Official church teaching calls for gay men and lesbians to be respected and loved, but considers homosexual activity “intrinsically disordered.” Francis, though, has sought to make the church more welcoming to gays, most famously with his 2013 comment “Who am I to judge?” He also has spoken of his own ministry to gay and transgender people, insisting they are children of God, loved by God and deserving of accompaniment by the church. As a result, some sought to downplay the significance of the comments as merely being in line with Francis’ pastoral-minded attitude. In addition, there was a time not so long ago when the Catholic Church officially taught that sexual orientation was not something people choose, the implication being it was how God made them. The first edition of the Catechism of the Catholic Church, the dense summary of Catholic teaching published by St. John Paul II in 1992, said gay individuals “do not choose their homosexual condition; for most of them it is a trial.” The updated edition, which is the only edition available online and on the Vatican website, was revised to remove the reference to homosexuality not being a choice. The revised edition says: “This inclination, which is objectively disordered, constitutes for most of them a trial.” Francis DeBernardo, executive director of New Ways Ministry, which advocates for equality for LGBTQ Catholics, said the pope’s comments were “tremendous” and would do a lot of good. “It would do a lot better if he would make these statements publicly, because LGBT people need to hear that message from religious leaders, from Catholic leaders,” he said. The Rev. James Martin, a Jesuit whose book “Building a Bridge” called for the church to find new pastoral ways of ministering to gays, noted that the pope’s comments were in a private conversation, not a public pronouncement or document. But citing the original version of the Catechism of the Catholic Church, Martin said they were nevertheless significant. Martin’s book is being published this week in Italian, with a preface by the Francis-appointed bishop of Bologna, Monsignor Matteo Zuppi, a sign that the message of acceptance is being embraced even in traditionally conservative Italy. NBC news
Why did god make me this way? Why did god make me wrong? Mia Lamay
The doctor said that we had a girl coming, so we started thinking of girl names. » « ‘Mia’ was born in 2010. » « Mia constantly wanted to change her clothes, like 12 times a day. » »Then the dog sweater came and she became obsessed with wearing one garment for six months straight. In hindsight I think she was trying to dispel a sense of discomfort in her image that was being shown to the world. » »She would take on boy personas and always want to play with boy things, we thought we had a tomboy on our hands. » « She didn’t fit in with the boys and she didn’t fit in with the girls. It was obvious to her and to the other kids. » « Her need to play boy roles and to be seen or spoken to as a boy at home became very persistent, and very consistent. Those are the hallmarks of a possibly transgender child — consistence, persistence, and insistence. And she was meeting all of those markers. » « A mother’s heart knows when her child is suffering, » says Jacob’s mom. « He was talking about hating his body, I found him angrily poking at himself one day, wanting to be something different. He would say ‘Why did god make me this way? Why did god make me wrong?' »One day after a near car accident, Jacob’s mom realized that if something were to happen, she didn’t want to « force her to be Mia for that one last day. At that point, my mind was made up. » In April of last year, the family took a trip and bought Jacob a Prince Charming costume. « We hadn’t yet transitioned Jacob, but he had short hair and was wearing almost entirely boy clothes… and he just glowed. Something clicked. » « There had been a video that had gone viral of an adorable little boy in California, Ryland Whittington, and his parents had made a video of him explaining transitioning and clearly this boy is so happy now. We were struck by that. » Jacob’s parents showed him the video of the boy, asking if he wanted to be like Ryland, but he said: « I can’t, I can be what I like at home, but I have to be Mia at school. » Jacob’s parents explained that he could start at a new school where everyone would know him as a boy from the beginning, and he immediately said « That’s what I want. I want to be a boy always. I want to be a boy named Jacob. » « Before the transition, he didn’t smile a lot. I had never seen him throw his head back and laugh. He’s a different person, he’s becoming himself. » »He started looking people in the eye, talking to people, and striking up conversations. I realized how much he had come out of his shell and how much being Jacob suited him. » »I couldn’t ask for a better son, » concludes Jacob’s dad. His mom agrees: « I want him to know how proud of him I am, how brave I believe he is, how no matter what I am in his corner, and I will always love him — because he’s my son. » Business insider
It’s not how you act, or what you wear, or anything like that. It’s just how you really are inside. … You just feel like you just got put in the wrong body. Jacob Lemay
Fourth grader Jacob Lemay knew he was a boy before he could properly pronounce the word “transgender.” His whole family now advocates for trans rights. Now, Mimi Lemay has written a memoir titled “What We Will Become” about love, acceptance and change. Jacob is now in fourth grade. He has a pet hedgehog named Trinket, and he loves hockey, jumping on his backyard trampoline and playing with his sisters. He is a typical 9-year-old boy in every way, except for being transgender. He said some of his friends know and some don’t. But to most kids, it’s just not that big a deal. Over the last five years, he has grown and matured, and he is more sophisticated now when he talks about what it means to him to be transgender. And since he has reached the early stages of puberty, Jacob has opted to take a puberty blocker. This is a completely reversible step endorsed by the medical community. It is also the very kind of treatment that some state lawmakers are looking to stop. More than half a dozen states, most recently Ohio, have introduced bills seeking to ban gender-affirming health care for minors. This type of care, Mimi Lemay said, will save the lives of children like Jacob. More than half a dozen states, most recently Ohio, have introduced bills seeking to ban gender-affirming health care for minors. This type of care, Mimi Lemay said, will save the lives of children like Jacob. Mimi and Joe Lemay said their entire family now advocates for transgender rights. In fact, Jacob recently asked presidential hopeful Sen. Elizabeth Warren, D-Mass., a question at a televised town hall. The Lemays said they want to keep sharing their story to help other families with trans kids. “Your child will be OK as long as you support them,” Mimi Lemay said. “There is no harm in saying to your child, ‘I see you … and believe you, and you are who you say you are.’ NBC news
Je suis un prêtre clandestin. (…) À 18 ans, j’ai fait mon coming-out. Cela ne s’est pas bien passé. Au point que j’en suis venu à cette alternative : le suicide ou l’exil. (…) J’ai été accusé d’être un activiste homosexuel infiltré dans l’Église. Tout récemment, un archevêque a même voulu me défroquer. (…) Le point de départ a été la découverte de l’œuvre de René Girard. Avec sa lecture rigoureusement anthropologique du texte biblique, il a montré que l’on n’est face ni à une mythologie ni même à une théologie humaine mais, au contraire, à une anthropologie divine. (…) René Girard m’a aidé à prendre conscience que ce n’est pas Dieu qui est violent mais l’homme. Par exemple, le Christ n’est pas sacrifié par les hommes pour payer le prix exigé par un dieu sanguinaire. Que signifie alors la mort de Jésus ? Que les hommes sont violents. Et, ne se rebellant pas, Jésus s’est donné au milieu d’un de nos typiques épisodes de lynchage comme incarnant le pardon en tant que valeur divine. (…) La haine des autres est réelle mais je n’ai pas à me laisser définir par elle. Je cherche toujours à enseigner comment vivre au-delà du ressentiment. Devenir soi et pardonner, voici quelque chose au cœur de la foi chrétienne. (…) Si le rejet de l’homosexualité au sein de l’Église est si fort, c’est aussi parce qu’il y a tellement de gays mal à l’aise au sein du clergé (…) Cette parole est trop rare et pourtant indispensable pour que les positions dogmatiques sur la famille ou sur l’homosexualité évoluent au sein de l’Église et de la société. James Alison
In general, despite what those who try to conflate “gay” with “paedophile” would have you believe, a knowing clerical gay milieu is genuinely shocked and baffled when minors are involved. In all these cases, in as far as the behaviour was adult-related, plenty of people in authority sort-of-knew what was going on, and had known throughout the clerics’ respective careers. However the informal rule among the Catholic Clergy – the last remaining outpost of enforced homosociality in the Western world – is strictly “don’t ask, don’t tell.” Typically, blind eyes are turned to the active sex lives of those clerics who have them, only two things being beyond the pale: whistle-blowing on the sex lives of others, or public suggestions that the Church’s teaching in this area is wrong. These lead to marginalisation, whether formal or informal. Given all this, it seems to me entirely reasonable that people should now be asking “How deep does this go?” If such careers were the result of blind eyes being turned, legal settlements made, and these clerics themselves were in positions of influence and authority, how much more are we going to learn about those who promoted and protected them? Or about those whom they promoted? So it is that voices like Rod Dreher – keenly followed blogger at The American Conservative – are resuscitating talk of the “Lavender Mafia”, and the demand, which became popular in conservative circles from 2002 onwards, that the priesthood be purged of gay men. Investigative journalists are being encouraged to lay bare the informal gay networks of friendship, patronage, and potential for blackmail which structure clerical life (or are being excoriated for their politically correct cowardice in failing to do so). The aim is to weed out the gays, especially the treasonous bishops who have perpetuated the system. Ross Douthat – the New York Times columnist – has called for a papally mandated investigation into the American Church (I guess along the lines of Mgr Charles Scicluna’s in Chile) in order to restore its moral authority. Others, like Robert Mickens, The Tablet’s Rome correspondent for many years, are equally aware of the “elephant in the sacristy” which is the massively disproportionate number of gay men in the clergy, but highlight the refusal of the Roman authorities to engage in any kind of publicly accountable, adult discussion about this fact. Their refusal reinforces collective dishonesty and perpetuates the psychosexual immaturity of all gay clergy, whether celibate, partnered or practitioners of so-called “serial celibacy”. How to approach this issue in a healthy way? As a gay priest myself I am obviously more in agreement with Mickens than with Dreher or Douthat. However I would like to record my complete sympathy with the passion of the latter two as well as with their rage at a collective clerical dishonesty which renders farcical the claim to be teachers of anything at all, let alone divine truth. Jesus becomes credible through witnesses, not corrupt party-line pontificators. Having said that, I suspect that particular interventions, whether by civil authority or Papal mandate, are always going to run aground on the fact that they can only deal with, and bring to light specific bad acts, usually ones that rise to the level of criminality. I cannot imagine a one-off legal intervention in this sphere that would be able to make appropriate distinctions where there are so many fine lines: between innocent friendship, sexually charged admiration, abusive sexual suggestion, emotional blackmail, financial blackmail, recognition of genuine talent, genuine love lived platonically, genuine love lived with sexual intimacy, sexual favours granted with genuine freedom, sexual favours granted out of fear or in exchange for promotion, covering peccadillos for a friend, covering graver matters for a rival in exchange for some benefit, not wanting to know too much about other people’s lives, or obsessively wanting to know too much about them. Let alone the usual rancours of break-ups, career disappointments, petty jealousies, bitterness, revenge and so on. All of these tend to shade into or out of each other over time, making effective outside assessment, even if it were desirable, impossible. (…) An anecdotal illustration: a few years ago, I found myself leading a retreat for Italian gay priests in Rome. Of the nearly fifty participants some were single, some partnered, for others it was the first time they had ever been able to talk honestly with other priests outside the confessional. Among them there were seven or eight mid-level Vatican officials. I asked one from the Congregation for the Clergy what he made of those attending with their partners. He smiled and said, “Of course, we know that the partnered ones are the healthy ones.” Let that sink in. In the clerical closet, dishonesty is functional, honesty is dysfunctional, and the absence or presence of circumspect sexual practice between adult males is irrelevant. And so to some systemic dimensions of “The elephant in the sacristy”. The first is its size. A far, far greater proportion of the clergy, particularly the senior clergy, is gay than anyone has been allowed to understand, even the bishops and cardinals themselves. Harvard Professor Mark Jordan’s phrase “a honeycomb of closets”, in which each enclosed participant has very little access to the overall picture, is exactly right. But the proportion is going to become more and more self-evident thanks to social media and the generalized expectations of gay honesty and visibility in the civil sphere. This despite many years of bishops resisting accurate sociological clergy surveys. At the time of the last papal election in 2013 we did have hints that the Vatican and the cardinal electors were shocked at discovering from reports commissioned by Benedict how many of them were gay. Part of their shock has to have been their fear at how the faithful would be scandalized if they had any idea. They were right to be afraid, and the faithful are going to have an idea as the implosion of the closet accelerates. (…) A second dimension is grasped when you understand the general rule that the heterosexuality of a cleric is inversely proportional to the stridency of his homophobia. This is one of the reasons why I am sceptical of all attempts to “weed out the gays”. The principal clerical crusaders in this area turn out to be gay themselves – in some cases, so deeply in denial that they don’t know it. And in some cases knowingly so. My own experience, which has since been confirmed by hundreds of echoes worldwide, is that there are proportionately few straight men in the clergy (leaving aside rural dioceses in some countries, where heterosexual concubinage is the customary norm) and they do not, as a rule, persecute gay men. It is closeted men who are the worst persecutors. Some are very sadly disturbed souls who cannot but try to clean outwardly what they cannot admit to being inwardly. These can’t be helped since Church teaching reinforces their hell. For others the lure of upward mobility leads them to strategic displays of enthusiasm for the enforcement of the house rules. A third dimension is that banning gay men from the seminary never works. In practise, the ban means that those “tempted” by honesty will be weeded out, or will weed themselves out, uncomfortable with the inducements to a double life. Those unconcerned by honesty, and happy to swim in the wake of the double lives of those doing the weeding, will learn how to look the part. The only seminaries that might avoid this are those that differentiate on the basis not of sexual orientation, but of honesty, which is a primary requisite for any form of psycho-sexual maturity. And there are some that do, presumably with the permission of wise Bishops, but in quiet contravention of the official line. These of course are instantly vulnerable to accusations of being liberal, of promoting homosexuality or whatever, when in practical terms, the reverse is true. For honesty is effectively forbidden by a Church teaching, which tells you that you are an intrinsically heterosexual person who is inexplicably suffering from a grave objective disorder called “same-sex attraction”. And so we get seminaries in which there are no gay seminarians, but whose rectors nevertheless push programmes like those of “Courage” on their oh-so-non-gay-but-transitorily-same-sex-attracted charges. A fourth dimension: no attempt to view this issue through culture war lenses will be helpful. The clerical closet is not the result of some 1960s liberal conspiracy. It is a systemic structure in which, absent scandal, all of its survivors are functional. (…) This is not a matter of left or right, traditional or progressive, good or bad, chaste or practising; nor even a matter of twenty five years of Karol Wojtyla’s notoriously poor judgment of character, though all these feed into it. It is a systemic structural trap, and if we are to get out of it, it must be described in such a way as to recognise that unknowing innocence as much as knowing guilt, well-meaning error as well as malice, has been, and is, involved in both its constitution and its maintenance. (…) What is to be done, and what is quietly happening? In my view the first thing is for the laity to be encouraged in their fast growing majority acceptance of being gay as a normal part of life. This, despite fierce resistence from elements of the clerical closet. Pope Francis’ reported conversation with Juan Carlos Cruz (a gay man abused in his youth by the Chilean priest, Fr Karadima) is a gem in this area: “Look Juan Carlos, the pope loves you this way. God made you like this and he loves you”. This remark led to much spluttering and explaining away from those who realise that the moment you say “God made you like this” then the game is up as regards the “intrinsic evil” of the acts. Nevertheless, it is only when straightforward, and obviously true, Christian messaging like Francis’ becomes normal among the laity themselves that honesty can become the norm among the clergy. Otherwise we will continue with the absurd and pharisaical current situation in which there is one rule for the clergy (“doesn’t matter what you do so long as you don’t say so in public or challenge the teaching”) and another for the laity, passed off as “the teaching of the Church”, and brutally enforced, for instance, among employees of Catholic schools, parish organists, softball coaches and the like. Only when it is clear (as it is increasingly) that the laity are quite confident in the (obviously true) view that “if you are this way, then learning to love appropriately is going to flow from, not despite, this” will it be possible to change, without scandal, the formal rules regarding the clergy. I bring this out since much was made of Francis’ reported answer to the Italian Bishops when asked if they should admit gay men to the seminary: “if you are in any doubt, no”. This was read as Francis being against gay men. I read the remark differently: that of a wise and merciful man addressing a group of men, a significant proportion of whom are gay, and telling them, in effect, that only those among them who are capable of honesty in dealing with their future charges should induct people like themselves into the clergy. “Are you yourself going to vacillate in standing up publicly for the honesty of the young man? If so, don’t make his future dependent on your cowardice”. James Alison
Aucune religion n’interdit le cannibalisme. Je ne trouve pas non plus de loi qui nous empêche de manger des gens. J’ai profité de l’espace entre la morale et la loi et c’est là-dessus que j’ai basé mon travail. Zhu Yu 
Sur internet : les gens racontent beaucoup de choses. Des choses pour se faire peur, ou pour se faire jouir, et parfois les deux se confondent. Il suffit de fouiller un peu sur le web pour s’en rendre compte. Commençons par le vore, une « paraphilie » (ce qu’on appelait autrefois « perversion », une pratique ou attirance considérée comme « anormale ») qui consiste à avaler ou être avalé par un animal ou un individu, sans effusion de sang ni violence. On se fait engloutir d’un coup, gloups, comme le Petit Chaperon rouge, fantasme du retour au ventre de la mère, avant de ressortir indemne. La plupart des sites pornos en proposent quelques vidéos, souvent une mauvaise 3D, le reste se passe dans la tête. Variantes : les giant vore, où des hommes minuscules se font ingurgiter par d’immenses maîtresses plantureuses ; ou le cock vore, lorsque la proie se fait avaler par un urètre géant, souvent à grands traits de style manga et avec des personnages indéterminés, quelque part entre l’humain et l’animal. Loin de ces supports masturbatoires, d’autres préfèrent une version plus réaliste : des vidéos façon snuff movies, où des membres plus vrais que nature grillent sur des barbecues. Devant lesquelles on se demande si c’est pour de faux, ou pas. Ils ont un rapport sexuel, puis décident ensemble de couper le pénis de Bernd, de le faire flamber, de le goûter. Puis ils le font sauter à la poêle avant de le terminer. Dans les Google Groupes, des topics spécialisés recensent les annonces de milliers de personnes « sérieuses » qui veulent manger, ou se faire manger, au milieu de dessins et montages grossiers de femmes avec une pomme dans la bouche et d’hommes avec une broche dans le derrière. Mais pour remonter à la source de l’imaginaire cannibale, il faut se rendre sur le forum DolcettGirls : fondé par un dessinateur canadien sous le pseudo de Perro Loco, il rassemble une communauté qui s’échange bons plans pornos, nouvelles érotiques, comics mordants et recettes. C’est à Perro Loco, aussi, qu’on doit le Cannibal Cafe Forum, institution fermée après un « terrible fait divers » : c’est là que l’informaticien allemand Armin Meiwes (aka le cannibale de Rotenbourg) a posté ses annonces pour trouver sa victime. En 2001, il reçoit la réponse de Bernd Jürgen Brandes, un Berlinois de 43 ans à la recherche de « l’excitation ultime ». Armin, qui rêve de « quelqu’un qui serait pour toujours avec lui », le reçoit. Ils ont un rapport sexuel, puis décident ensemble de couper le pénis de Bernd, de le faire flamber, de le goûter. Puis ils le font sauter à la poêle avant de le terminer. Armin tue ensuite Bernd de plusieurs coups de couteau, en découpe 30 kg et met « les meilleurs morceaux » au congélateur. « Ce qui a le plus choqué n’est pas le fait que Meiwes ait mangé une partie de Brandes, mais que Brandes ait consenti à être mangé », note le psychologue Mark Grifths, de la Nottingham Trent University : « On connaît peu la prévalence de ce type de comportements, bien que Meiwes affirme qu’au moins 800 personnes partageaient sa passion. » Alors Perro Loco a fermé le Cannibal Cafe et ouvert DolcettGirls, spécialisé dans les trips trash. Depuis cette affaire, il affirme que son site n’est qu’une plate-forme d’échanges de fantasmes, pas de rencontres meurtrières. Condamné à perpétuité, Armin est aujourd’hui en prison. Et végétarien. (…) Comme l’explique Bill Schutt dans son livre Cannibalism, a Perfectly Natural History, la nature abonde de cas de cannibalisme. Les araignées Amaurobius ferox pondent dans l’unique but de nourrir leur portée. Quand les bébés deviennent trop gros et que les œufs viennent à manquer, maman se laisse dévorer, dernière étape avant que sa progéniture, une fois adulte, puisse reproduire le schéma. En se faisant cannibaliser, les mantes religieuses produisent plus de sperme. Et on ne vous parle pas des requins : les fœtus s’entredévorent dans l’utérus de la mère et seul naît le plus fort, ragaillardi par toutes ces protéines avalées. Difficile pourtant de généraliser : d’une région à une autre, ou même d’un groupe à un autre au sein d’une même espèce, le cannibalisme apparaît ou disparaît. Pas de déterminisme, simplement une stratégie contingente de survie et d’évolution. Il en fut de même chez les humains : chez nous non plus, le cannibalisme n’a jamais été ancré, jamais des « sauvages » n’ont mangé leur prochain comme ils auraient savouré un steak d’élan. Chez nos ancêtres préhistoriques, on ne soupçonne que des cas isolés ; d’ailleurs l’espèce n’aurait pas survécu à un cannibalisme généralisé. Partout où l’anthropophagie s’est développée, elle était encadrée et liée à un contexte précis. Plus souvent, elle ne se résumait en réalité qu’à des fantasmes d’Occidentaux ou à des arguments inventés pour mieux éradiquer des populations (coucou Christophe Colomb). « Le cannibalisme survient toujours dans des sociétés en proie à des crises historiques, démographiques ou écologiques terribles. En plus, dès que les Européens arrivaient, ils décuplaient les crises, et vingt ans après les premiers contacts, le phénomène avait pris des proportions monumentales », explique l’anthropologue et chercheur au CNRS Georges Guille-Escuret. Parfois autorisé, voire valorisé (pour honorer un ancêtre ou saluer le courage d’un ennemi), le cannibalisme a très vite été rejeté par ceux qui ne le pratiquaient pas. « Nous vivons dans des sociétés qui ont décrété une rupture entre le monde de la nature et celui de la culture, analyse l’anthropologue. Dans la vision chinoise par exemple, cette césure n’existe pas : le cannibalisme va être progressivement prohibé pour maintenir les rapports sociaux, mais une anthropophagie pour raisons médicales ou sexuelles perdure encore, ce n’est pas un tabou ultime. » Chez nous, si. La faute aux Grecs, tout d’abord, qui jugeaient le cannibalisme incompatible avec le fonctionnement d’une cité, au même titre qu’un gouvernement de femmes. « Deux sociétés les effrayaient : les cannibales et les Amazones. D’ailleurs, partout où on a trouvé les premiers, on a subodoré les secondes. » Plus tard vient s’ajouter la phobie chrétienne : le fait de consommer de la chair humaine devient un sacrilège, l’homme ayant été créé « à l’image de Dieu ». « Il y a aussi la règle de l’interdiction du “redoublement du même” : on ne peut pas mettre l’identique sur l’identique », développe l’anthropologue. En clair : on ne couche pas avec sa sœur car c’est le même sang, on ne mange pas un membre de notre espèce car c’est la même chair. « En Polynésie, on considère même que le cannibalisme est un inceste alimentaire. Mais le double tabou, la phobie politique grecque et la phobie cosmogonique chrétienne, peut créer une double fascination. Toute prohibition implique une contestation fantasmatique. On n’interdit pas sans provoquer le désir de transgression. » Alors, dès qu’un cas est connu, tout le monde fait « beurk », mais tout le monde veut savoir. L’histoire du vol 571, où les survivants du crash ont dû manger leurs congénères pendant les deux mois qu’ont duré les recherches dans les Andes, a été adaptée au cinéma. Luka Rocco Magnotta, le dépeceur de Montréal, a son fan-club et va bientôt se marier. Issei Sagawa, l’étudiant japonais qui a mangé une Néerlandaise à Paris en 1981 (jugé irresponsable et libéré depuis), a écrit une douzaine de livres et tourné des pubs pour des restaurants de viande. Il a même participé à quelques pornos. « Il n’y a rien de plus excitant qu’une jolie fille en train de manger, quoi qu’elle mange. » Au restaurant, si Appetizing Kid en voit une en train de ronger une cuisse de poulet « ou une saucisse » avec les mains, le Croate de 28 ans reconnaît qu’il doit masquer son trouble avec sa serviette. « Je suis sûr que beaucoup imaginent pire, mais ils ne l’admettront jamais. » « La sexualité et l’alimentation sont des zones de métaphore l’une pour l’autre : c’est universel, comme Levi-Strauss l’avait remarqué, confirme Georges Guille-Escuret. Dans le cannibalisme, beaucoup de métaphores sexuelles s’expriment. Le va-et-vient est permanent. » Ne dit-on pas qu’il/elle est « à croquer » ? Au lit, qui ne s’est jamais fait mordiller une oreille ou un téton ? Et ce bébé joufflu, pourquoi mémé dit-elle qu’« on le mangerait » en embrassant ses petits petons ? « Bien sûr, je trouve excitant une cannibale qui mange une jambe ou la masculinité d’un mec, mais je préfère encore plus le vore classique, précise Appetizing Kid : un requin qui avale un surfeur, une géante qui mange un homme… » Alors quand Dinoshark ou Shark Attack passe à la télé, il sort le Sopalin. Des cannibales, des vrais, il affirme en avoir croisé. Il a vu des photos (je recevrai moi-même quelques images où le montage est difficile à prouver). Des gens dont il se tient éloigné. « J’aime l’art, l’imaginaire du cannibalisme, mais ça reste virtuel pour la plupart d’entre nous. On estime plus nos vies que nos fantasmes. » Ce désir, le psychologue américain Steven J. Scher et son équipe l’ont analysé. Résultat : le degré d’horreur que nous ressentons vis-à-vis de l’anthropophagie dépend de notre attirance pour la victime. En demandant à leurs cobayes de choisir, parmi plusieurs personnes, qui ils embrasseraient et qui ils mangeraient, ils ont remarqué qu’on trouve moins dégoûtant de manger une personne de l’autre sexe, soit un potentiel partenaire. On trouve aussi moins répugnant de manger une personne « sexuellement attirante » qu’une moche, un adulte qu’un enfant. « La corrélation [entre désir et cannibalisme] est proche de 90 %, écrivent-ils dans leur étude. En général, ce qui provoque le dégoût à l’idée de manger une personne est aussi ce qui provoque le dégoût lorsqu’il s’agit de choisir un partenaire sexuel. » A quel moment peut-on switcher de « tiens, si on faisait l’amour » à « tiens, si on se grignotait l’oignon » ? D’un point de vue purement sadomasochiste, on peut imaginer le fait de cannibaliser comme l’acte ultime de domination, et le fait d’être mangé comme celui de la soumission. Neon
L’oppression mentale totalitaire est faite de piqûres de moustiques et non de grands coups sur la tête. (…) Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme? Etaient-ce les discours isolés de Hitler et de Goebbels, leurs déclarations à tel ou tel sujet, leurs propos haineux sur le judaïsme, sur le bolchevisme? Non, incontestablement, car beaucoup de choses demeuraient incomprises par la masse ou l’ennuyaient, du fait de leur éternelle répétition.[…] Non, l’effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu’on était forcé d’enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s’insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. Victor Klemperer (LTI, la langue du IIIe Reich)
Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : « Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses? » Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même ». Daniel Cohn-Bendit (Grand Bazar, 1975)
Dénoncé en direct comme un quasi-pédophile appelé à répondre de ses actes devant la justice pour les outrages imposés à des  jeunes filles flétries», «Gab’la rafale» tint le choc, mais ce lynchage télévisuel laissa des traces. En avouant son penchant pour des jouvencelles, Matzneff fut la proie d’un néopuritanisme conquérant qui, paradoxalement, accompagnerait, les années suivantes, le déferlement d’une pornographie «chic» sévissant aussi bien dans le cinéma, la publicité que la littératureLe Figaro (2009)
 Matzneff est un personnage public. Lui permettre d’exprimer au grand jour ses viols d’enfants sans prendre les mesures nécessaires pour que cela cesse, c’est donner à la pédophilie une tribune, c’est permettre à des adultes malades de violenter des enfants au nom de la littérature. Marie-France Botte et Jean-Paul Mari
Un écrivain comme Gabriel Matzneff n’hésite pas à faire du prosélytisme. Il est pédophile et s’en vante dans des récits qui ressemblent à des modes d’emploi. Or cet écrivain bénéficie d’une immunité qui constitue un fait nouveau dans notre société. Il est relayé par les médias, invité sur les plateaux de télévision, soutenu dans le milieu littéraire. Souvenez-vous, lorsque la Canadienne Denise Bombardier l’a interpellé publiquement chez Pivot, c’est elle qui, dès le lendemain, essuya l’indignation des intellectuels. Lui passa pour une victime : un comble ! (…) Je ne dis pas que ce type d’écrits sème la pédophilie. Mais il la cautionne et facilite le passage du fantasme à l’acte chez des pédophiles latents. Ces écrits rassurent et encouragent ceux qui souffrent de leur préférence sexuelle, en leur suggérant qu’ils ne sont pas les seuls de leur espèce. D’ailleurs, les pédophiles sont très attentifs aux réactions de la société française à l’égard du cas Matzneff. Les intellectuels complaisants leur fournissent un alibi et des arguments: si des gens éclairés défendent cet écrivain, n’est-ce pas la preuve que les adversaires des pédophiles sont des coincés, menant des combats d’arrière-garde? Bernard Cordier (psychiatre, 1995)
Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste entre la qualification de ‘crime’ qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?), TROIS ANS DE PRISON POUR DES CARESSES ET DES BAISERS, CELA SUFFIT !” Nous ne comprendrions pas que, le 29 janvier, Dejager, Gallien et Bruckardt ne retrouvent pas la liberté.  Aragon, Ponge, Barthes, Beauvoir, Deleuze, Glucksmann,  Hocquenghem, Kouchner, Lang, Gabriel Matzneff, Catherine Millet,  Sartre, Schérer et Sollers (Pétition de soutien à trois accusés de pédophilie, Le Monde, 1977)
Presidents run for re-election against real opponents, not public perceptions. For all the media hype, voters often pick the lesser of two evils, not their ideals of a perfect candidate. Victor Davis Hanson
How can evangelicals support Donald Trump? That question continues to befuddle and exasperate liberals. How, they wonder, can a man who is twice divorced, a serial liar, a shameless boaster (including about alleged sexual assault) and an unrepentant xenophobe earn the enthusiastic backing of so many devout Christians? About 80% of evangelicals voted for Trump in 2016; according to a recent poll, almost 70% of white evangelicals approve of how he has handled the presidency – far more than any other religious group. To most Democrats, such support seems a case of blatant hypocrisy and political cynicism. Since Trump is delivering on matters such as abortion, the supreme court and moving the US embassy in Israel to Jerusalem, conservative Christians are evidently willing to overlook the president’s moral failings. In embracing such a one-dimensional explanation, however, liberals risk falling into the same trap as they did in 2016, when their scorn for evangelicals fed evangelicals’ anger and resentment, contributing to Trump’s huge margin among this group. Bill Maher fell into this trap during a biting six-minute polemic he delivered on his television show in early March. Evangelicals, he said, “needed to solve this little problem” – they want to support a Republican president, but this particular one “happens to be the least Christian person ever”. “How to square the circle?” he asked. “Say that Trump is like King Cyrus.” According to Isaiah 45, God used the non-believer Cyrus as a vessel for his will; many evangelicals today believe that God is similarly using the less-than-perfect Trump to achieve Christian aims. But Trump isn’t a vessel for God’s will, Maher said, and Cyrus “wasn’t a fat, orange-haired, conscience-less scumbag”. Trump’s supporters “don’t care”, he ventured, because “that’s religion. The more it doesn’t make sense the better, because it proves your faith.” Maher portrayed evangelical Christians as a dim-witted group willing to make the most ludicrous theological leaps to advance their agenda. As I watched, I tried to imagine how evangelicals would view this routine. I think they would see a secular elitist eager to assert what he considers his superior intelligence. They would certainly sense his contempt for the many millions of Americans who believe fervently in God, revere the Bible and see Trump as representing their interests. Maher’s diatribe reminded me of a pro-Trump acquaintance from Ohio who now lives in Manhattan and who says that New York liberals are among the most intolerant people he has ever met. Liberals have good cause to decry the ideology of conservative Christians, given their relentless assault on abortion rights, same-sex marriage, transgender rights and climate science. But the disdain for Christians common among the credentialed class can only add to the sense of alienation and marginalization among evangelicals. Many evangelicals feel themselves to be under siege. In a 2016 survey, 41% said it was becoming more difficult to be an evangelical. And many conservative Christians see the national news media as unrelievedly hostile to them. Most media coverage of evangelicals falls into a few predictable categories. One is the exotic and titillating – stories of ministers who come out as transgender, or stories of evangelical sexual hypocrisies. Another favorite subject is progressive evangelicals who challenge the Christian establishment. (…) In 2016, [ the Times’ Nicholas Kristof,] wrote a column criticizing the pervasive discrimination toward Christians in liberal circles. He quoted Jonathan Walton, a black evangelical and professor of Christian morals at Harvard, who compared the common condescension toward evangelicals to that directed at racial minorities, with both seen as “politically unsophisticated, lacking education, angry, bitter, emotional, poor”. Strangely, the group most overlooked by the press is the people in the pews. It would be refreshing for more reporters to travel through the Bible belt and talk to ordinary churchgoers about their faith and values, hopes and struggles. Such reporting would no doubt show that the world of American Christianity is far more varied and complex than is generally thought. It would reveal, for instance, a subtle but important distinction between the Christian right and evangelicals in general, who tend to be less political (though still largely conservative). This kind of deep reporting would probably also highlight the enduring power of a key tenet of the founder of Protestantism. “Faith, not works,” was Martin Luther’s watchword. In his view, it is faith in Christ that truly matters. If one believes in Christ, then one will feel driven to do good works, but such works are always secondary. Trump’s own misdeeds are thus not central; what he stands for – the defense of Christian interests and values – is. Luther also preached the doctrine of original sin, which holds that all humans are tainted by Adam’s transgression in the Garden of Eden and so remain innately prone to pride, anger, lust, vengeance and other failings. Many evangelicals have themselves struggled with divorce, broken families, addiction and abuse. We are thus all sinners – the president included. (…) I can hear the reactions of some readers to this column: Enough! Enough trying to understand a group that helped put such a noxious man in the White House. Yet such a reaction is both ungenerous and shortsighted. Liberals take pride in their empathy for “the other” and their efforts to understand the perspective of groups different from themselves. They should apply that principle to evangelicals. If liberals continue to scoff, they risk reinforcing the rage of evangelicals – and their support for Trump. Michael Massing
Comment les évangéliques peuvent-ils soutenir Donald Trump? Cette question continue de brouiller et d’exaspérer les progressistes. Comment, se demandent-ils, un homme qui est divorcé deux fois, un menteur en série, un fanfaron éhonté (y compris au sujet d’une agression sexuelle présumée) et un xénophobe impénitent peut-il obtenir le soutien enthousiaste de tant de chrétiens dévots? Environ 80% des évangéliques ont voté pour Trump en 2016; selon un récent sondage, près de 70% des évangéliques blancs approuvent la façon dont il a géré la présidence – bien plus que tout autre groupe religieux. Pour la plupart des démocrates, un tel soutien semble être un cas d’hypocrisie flagrante et de cynisme politique. Étant donné que Trump se prononce sur des questions telles que l’avortement, la Cour suprême et le déplacement de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, les chrétiens conservateurs sont évidemment prêts à ignorer les défauts moraux du président. Cependant, en adoptant une telle explication unidimensionnelle, les libéraux risquent de tomber dans le même piège qu’en 2016, lorsque leur mépris pour les évangéliques a nourri la colère et le ressentiment des évangéliques, contribuant à l’énorme marge de Trump parmi ce groupe. Bill Maher est tombé dans ce piège dans la diatribe mordante de six minutes qu’il a prononcée lors de son émission de télévision début mars. Les évangéliques, a-t-il dit, « devaient résoudre ce petit problème » – ils veulent soutenir un président républicain, mais celui-ci « se trouve être le moins chrétien de tous les temps ». « Comment résoudre cette quadrature du cercle? », a-t-il demandé. « Dire que Trump est comme le roi Cyrus. » Selon Ésaïe 45, Dieu a utilisé le non-croyant Cyrus comme véhicule de sa volonté; de nombreux évangéliques croient aujourd’hui que Dieu utilise de la même manière un Trump moins que parfait pour atteindre les objectifs chrétiens. Mais Trump n’est pas un vaisseau pour la volonté de Dieu, a déclaré Maher, et Cyrus « n’était pas un nul gras, aux cheveux orange et sans conscience ». Les partisans de Trump « ne s’en soucient pas », s’est-il aventuré, parce que « c’est la religion. Moins cela a de sens, mieux c’est, car cela prouve votre foi. »Maher a dépeint les chrétiens évangéliques comme un groupe humble disposé à faire les sauts théologiques les plus ridicules pour faire avancer leur programme. Pendant que je regardais, j’ai essayé d’imaginer comment les évangéliques verraient cette routine. Je pense qu’ils verraient un élitiste laïc désireux d’affirmer ce qu’il considère comme son intelligence supérieure. Ils ressentiraient certainement son mépris pour les millions d’Américains qui croient ardemment en Dieu, vénèrent la Bible et considèrent Trump comme représentant leurs intérêts. La diatribe de Maher m’a rappelé une connaissance pro-Trump de l’Ohio qui vit maintenant à Manhattan et qui dit que les libéraux de New York sont parmi les personnes les plus intolérantes qu’il ait jamais rencontrées. Les libéraux ont de bonnes raisons de dénoncer l’idéologie des chrétiens conservateurs, étant donné leur assaut incessant contre les droits à l’avortement, le mariage homosexuel, les droits des transgenres et la science du climat. Mais le mépris pour les chrétiens, commun à la classe diplômée, ne peut qu’ajouter au sentiment d’aliénation et de marginalisation des évangéliques. De nombreux évangéliques se sentent assiégés. Dans une enquête de 2016, 41% ont déclaré qu’il devenait plus difficile d’être évangélique. Et de nombreux chrétiens conservateurs considèrent les médias nationaux comme hostiles à leur égard. La plupart des reportages médiatiques sur les évangéliques se répartissent en quelques catégories prévisibles. L’une est les histoires exotiques et émouvantes – des histoires de pasteurs qui se révèlent transgenres, ou des histoires d’hypocrisies sexuelles évangéliques. Un autre sujet de prédilection est celui des évangélistes progressistes qui défient l’establishment chrétien. (…) En 2016, [léditorialiste du NYT Nicholas Kristof] a écrit une chronique critiquant la discrimination omniprésente envers les chrétiens dans les milieux de gauche. Il a cité Jonathan Walton, un évangélique noir et professeur de morale chrétienne à Harvard, qui a comparé la condescendance commune envers les évangéliques à celle dirigée contre les minorités raciales, les deux étant considérées comme «politiquement peu sophistiquées, manquant d’éducation, en colère, amères, émotionnelles, pauvres». Étrangement, le groupe le plus négligé par la presse est celui des blancs. Il serait rafraîchissant que davantage de journalistes parcourent la « Bible belt » et parlent aux fidèles ordinaires de leur foi et de leurs valeurs, de leurs espoirs et de leurs luttes. De tels reportages montreraient sans aucun doute que le monde du christianisme américain est beaucoup plus varié et complexe qu’on ne le pense généralement. Cela révélerait, par exemple, une distinction subtile mais importante entre la droite chrétienne et les évangéliques en général, qui ont tendance à être moins politiques (quoique encore largement conservateurs). Ce genre de reportage approfondi mettrait probablement également en évidence le pouvoir durable d’un principe clé du fondateur du protestantisme.«La foi, pas les œuvres», était le mot d’ordre de Martin Luther. Selon lui, c’est la foi en Christ qui compte vraiment. Si l’on croit en Christ, on se sent poussé à faire de bonnes œuvres, mais ces œuvres sont toujours secondaires. Les propres manquements de Trump ne sont donc pas centraux; mais c’est ce qu’il représente – la défense des intérêts et des valeurs chrétiennes – qui l’est. Luther a également prêché la doctrine du péché originel, selon laquelle tous les humains sont entachés par la transgression d’Adam dans le jardin d’Eden et restent donc naturellement enclins à l’orgueil, la colère, la luxure, la vengeance et d’autres défauts. De nombreux évangéliques ont eux-mêmes lutté contre le divorce, la rupture dans leurs familles, la toxicomanie et les abus. Nous sommes donc tous pécheurs – y compris le président. (…) J’entends les réactions de certains lecteurs à cette chronique: Il y en assez d’essayer de comprendre un groupe qui a permis l’arrivée d’un homme aussi nocif à la Maison Blanche. Pourtant, une telle réaction est à la fois peu généreuse et à courte vue. Les libéraux sont fiers de leur empathie pour ‘l’autre’ et de leurs efforts pour comprendre la perspective de groupes différents d’eux. Ils devraient appliquer ce principe aux évangéliques. Si la gauche continue ses moqueries, elle risque de renforcer la rage des évangéliques – et leur soutien à Trump. » Michael Massing
C’est au nom de la liberté, bien entendu, mais aussi au nom de l’ « amour, de la fidélité, du dévouement » et de la nécessité de « ne pas condamner des personnes à la solitude » que la Cour suprême des Etats-Unis a finalement validé le mariage entre personnes de même sexe. Tels furent en tout cas les mots employés au terme de cette longue décision rédigée par le Juge Kennedy au nom de la Cour. (…) Le mariage gay est entré dans le droit américain non par la loi, librement débattue et votée au niveau de chaque Etat, mais par la jurisprudence de la plus haute juridiction du pays, laquelle s’impose à tous les Etats américains. Mais c’est une décision politique. Eminemment politique à l’instar de celle qui valida l’Obamacare, sécurité sociale à l’américaine, reforme phare du Président Obama, à une petite voix près. On se souviendra en effet que cette Cour a ceci de particulier qu’elle prétend être totalement transparente. Elle est composée de neuf juges, savants juristes, et rend ses décisions à la suite d’un vote. Point de bulletins secrets dans cette enceinte ; les votants sont connus. A se fier à sa composition, la Cour n’aurait jamais dû valider le mariage homosexuel : cinq juges conservateurs, quatre progressistes. Cinq a priori hostiles, quatre a priori favorables. Mais le sort en a décidé autrement ; le juge Kennedy, le plus modéré des conservateurs, fit bloc avec les progressistes, basculant ainsi la majorité en faveur de ces derniers. C’est un deuxième coup dur pour les conservateurs de la Cour en quelques mois : l’Obamacare bénéficia également de ce même coup du sort ; à l’époque ce fut le président, le Juge John Roberts, qui permit aux progressistes de l’emporter et de valider le système. (…) La spécificité de l’évènement est que ce sont des juges qui, forçant l’interprétation d’une Constitution qui ne dit rien du mariage homosexuel, ont estimé que cette union découlait ou résultait de la notion de « liberté ». C’est un « putsch judiciaire » selon l’emblématique juge Antonin Scalia, le doyen de la Cour. Un pays qui permet à un « comité de neuf juges non-élus » de modifier le droit sur une question qui relève du législateur et non du pouvoir judiciaire, ne mérite pas d’être considéré comme une « démocratie ». Mais l’autre basculement désormais acté, c’est celui d’une argumentation dont le centre de gravité s’est déplacé de la raison vers l’émotion, de la ratio vers l’affectus. La Cour Suprême des Etats-Unis s’est en cela bien inscrite dans une tendance incontestable au sein de la quasi-totalité des juridictions occidentales. L’idée même de raisonnement perd du terrain : énième avatar de la civilisation de l’individu, les juges éprouvent de plus en plus de mal à apprécier les arguments en dehors de la chaleur des émotions. Cette décision fait en effet la part belle à la médiatisation des revendications individualistes, rejouées depuis plusieurs mois sur le modèle de la « lutte pour les droits civiques ». Ainsi la Cour n’hésite pas à comparer les lois traditionnelles du mariage à celles qui, à une autre époque, furent discriminatoires à l’égard des afro-américains et des femmes. (…) La Maison Blanche s’est instantanément baignée des couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la « gay pride ». Les réseaux sociaux ont été inondés de ces mêmes couleurs en soutien à ce qui est maintenant connu sous le nom de la cause gay. (…) Comme le relève un autre juge de la Cour ayant voté contre cette décision, il est fort dommage que cela se fasse au détriment du droit et de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. Yohann Rimokh
Le droit a pour rôle d’instituer et d’assurer les personnes de leur identité. Il faudrait se demander si reporter sur les individus, et en particulier sur les jeunes, le poids de devoir définir et (ré)affirmer eux-mêmes à tout moment les éléments de leur identité sans jamais pouvoir rien tenir pour acquis est vraiment libérateur. Muriel Fabre-Magnan
Une des raisons qui m’ont poussée à écrire ce livre était la lassitude de voir des termes juridiques employés à contresens, comme le contrat ou le consentement, qu’on associe toujours à la liberté dans le grand public, alors qu’en réalité, pour un juriste, qui dit contrat et consentement dit au contraire que l’on renonce à une partie de sa liberté ; le contrat n’est pas le mode normal de l’exercice des libertés. Je voulais alors souligner le risque de retournement de la liberté qui en résulte. Le lexique utilisé dans le cadre de débats de société conduit en outre souvent à polariser les opinions. La question de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est un excellent exemple. On trouve un camp qui pousse à une interprétation toujours plus individualiste des droits de l’homme par la CEDH et un autre qui condamne de façon générale les droits de l’homme. Le Royaume-Uni, par exemple, avait menacé de dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme avant même le Brexit. Il me semble possible et préférable de trouver une voie alternative : il faut en effet défendre les droits de l’homme, qui sont une avancée démocratique essentielle, et la CEDH a ainsi rendu une série d’arrêts extrêmement précieux, par exemple pour condamner l’état des prisons, garantir le respect des droits de la défense ou encore dénoncer des pays qui se livrent à des traitements inhumains ou dégradants. Et, en même temps, la CEDH dérape parfois dans ses arrêts et abuse de ses prérogatives. Seule une analyse juridique précise permet de démonter les rouages, comprendre à quel endroit exact se fait ce dérapage et d’essayer d’y remédier. Sinon, on est inévitablement conduit à adopter une position excessive dans un sens ou dans un autre. (…) C’est effectivement très récemment que ce terme de liberté a pris un sens général, et presque philosophique, qui est celui du droit pour les individus de mener leur vie comme ils l’entendent. La liberté est devenue la faculté de pouvoir faire tous les choix pour soi-même, ce qu’on appelle aujourd’hui un droit à l’autonomie personnelle. Cet énoncé peut certes sembler satisfaisant dans un cadre autre que juridique, mais demander au droit de garantir que les personnes puissent faire ce qu’elles veulent quand elles veulent conduit à l’effet inverse et à un risque de retournement de cette liberté. Si, en effet, le droit doit garantir à toute personne la possibilité de faire ce qu’elle veut, y compris de renoncer à sa liberté, on finit évidemment par détruire le concept même de liberté. (…) Et, comme le soulignent plusieurs auteurs, l’ultralibéralisme économique ou sociétal sont les deux faces d’une même médaille. La liberté est souvent revendiquée pour que les autres puissent se mettre à notre disposition. La faculté de renoncer à sa liberté n’est cependant pas la liberté. Plus généralement, ce qu’on appelle une protection des personnes contre elles-mêmes, et qui est dénoncé comme une forme de paternalisme étatique, est en réalité toujours une protection des personnes contre autrui. L’exemple de la prostitution est assez typique, et il illustre aussi un des autres points que je voulais souligner dans ce livre, à savoir que tous les débats contemporains, sociétaux ou économiques qui posent la question de la licéité sont toujours appréciés par rapport au seul critère du consentement. Cela signifie que l’on ramène tout à un débat interindividuel quand il serait plus pertinent de s’interroger, par exemple, sur les politiques économiques et sociales donnant aux personnes une plus grande faculté de choix de vie. Que signifie le consentement d’une prostituée si elle n’a pas d’autre choix que de consentir ? (…) La liberté sexuelle implique la faculté pour chacun d’avoir la sexualité de son choix sans avoir à subir aucune discrimination. Mais pourquoi l’État devrait-il donner sa bénédiction à chaque nouvelle pratique ? De même, la contractualisation des relations sexuelles n’est pas la meilleure façon de protéger juridiquement contre les agressions sexuelles ni de respecter le consentement des personnes. Si on contractualise, on s’oblige à ces pratiques. Or la liberté consiste en la capacité de pouvoir refuser un rapport initialement consenti. (…) Le droit doit tenir compte des évolutions sociales, mais il est aussi un horizon tracé pour une société. Il est en effet de l’ordre du devoir-être. Les juristes opposent toujours le fait et le droit, donc le réel et ce qui doit être. Le droit est, dans une société, les valeurs et les objectifs sur lesquels les personnes s’accordent. Pour vivre ensemble, il est nécessaire de définir un projet commun, lequel peut évidemment évoluer dans le temps. Le terme d’institution de la liberté cherche à exprimer l’aspect dynamique de cette liberté et le rôle que le droit doit jouer pour la garantir. On ne naît pas libre, on le devient, et c’est ce processus d’émancipation que doit soutenir le droit. Muriel Fabre-Magnan
Nine in 10 Americans are satisfied with the way things are going in their personal life, a new high in Gallup’s four-decade trend. The latest figure bests the previous high of 88% recorded in 2003. Gallup
The Rasmussen Reports daily Presidential Tracking Poll for Monday shows that 50% of Likely U.S. Voters approve of President Trump’s job performance. Forty-eight percent (48%) disapprove. Rasmussen (Feb. 10, 2020)
The turnout in the Iowa caucus was below what we expected, what we wanted. Trump’s approval rating is probably as high as it’s been. This is very bad. And now it appears the party can’t even count votes. (…) We have candidates on the debate stage talking about open borders and decriminalizing illegal immigration. They’re talking about doing away with nuclear energy and fracking. You’ve got Bernie Sanders talking about letting criminals and terrorists vote from jail cells. It doesn’t matter what you think about any of that, or if there are good arguments — talking about that is not how you win a national election. It’s not how you become a majoritarian party. For fuck’s sake, we’ve got Trump at Davos talking about cutting Medicare and no one in the party has the sense to plaster a picture of him up there sucking up to the global elites, talking about cutting taxes for them while he’s talking about cutting Medicare back home. Jesus, this is so obvious and so easy and I don’t see any of the candidates taking advantage of it. The Republicans have destroyed their party and turned it into a personality cult, but if anyone thinks they can’t win, they’re out of their damn minds. (…) Bernie Sanders isn’t a Democrat. He’s never been a Democrat. He’s an ideologue. And I’ve been clear about this: If Bernie is the nominee, I’ll vote for him. No question. I’ll take an ideological fanatic over a career criminal any day. But he’s not a Democrat. (…) what I’m saying is the Democratic Party isn’t Bernie Sanders, whatever you think about Sanders. (…) First, a lot of people don’t trust the Democratic Party, don’t believe in the party, for reasons you’ve already mentioned, and so they just don’t care about that. They want change. And I guess the other thing I’d say is, 2016 scrambled our understanding of what’s possible in American politics. (…) Sanders might get 280 electoral votes and win the presidency and maybe we keep the House. But there’s no chance in hell we’ll ever win the Senate with Sanders at the top of the party defining it for the public. Eighteen percent of the country elects more than half of our senators. That’s the deal, fair or not. So long as McConnell runs the Senate, it’s game over. There’s no chance we’ll change the courts, and nothing will happen, and he’ll just be sitting up there screaming in the microphone about the revolution. The purpose of a political party is to acquire power. All right? Without power, nothing matters. (…) [The answer is] framing, repeating, and delivering a coherent, meaningful message that is relevant to people’s lives and having the political skill not to be sucked into every rabbit hole that somebody puts in front of you. The Democratic Party is the party of African Americans. It’s becoming a party of educated suburbanites, particularly women. It’s the party of Latinos. We’re a party of immigrants. Most of the people aren’t into all this distracting shit about open borders and letting prisoners vote. They don’t care. They have lives to lead. They have kids. They have parents that are sick. That’s what we have to talk about. That’s all we should talk about. It’s not that this stuff doesn’t matter. And it’s not that we shouldn’t talk about race. We have to talk about race. It’s about how you deliver and frame the message. (…) They’ve tacked off the damn radar screen. And look, I don’t consider myself a moderate or a centrist. I’m a liberal. But not everything has to be on the left-right continuum. (…) Here’s another stupid thing: Democrats talking about free college tuition or debt forgiveness. I’m not here to debate the idea. What I can tell you is that people all over this country worked their way through school, sent their kids to school, paid off student loans. They don’t want to hear this shit. And you saw Warren confronted by an angry voter over this. It’s just not a winning message. The real argument here is that some people think there’s a real yearning for a left-wing revolution in this country, and if we just appeal to the people who feel that, we’ll grow and excite them and we’ll win. But there’s a word a lot of people hate that I love: politics. It means building coalitions to win elections. It means sometimes having to sit back and listen to what people think and framing your message accordingly. That’s all I care about. (…) We can’t win the Senate by looking down at people. The Democratic Party has to drive a narrative that doesn’t give off vapors that we’re smarter than everyone or culturally arrogant. (…) With a lot of these candidates, their consultants are telling them, “If you doubt it, just go left. We got to get the nomination.” (…) I’m hoping that someone gets knocked off their horse on the road to Damascus. (…) Mayor Pete has to demonstrate over the course of a campaign that he can excite and motivate arguably the most important constituents in the Democratic Party: African Americans. These voters are a hell of a lot more important than a bunch of 25-year-olds shouting everyone down on Twitter. James Carville
Progressive candidates and new Democratic representatives have offered lots of radical new proposals lately about voting and voters. They include scrapping the 215-year-old Electoral College. Progressives also talk of extending the vote to 16- or 17-year-olds and ex-felons. They wish to further relax requirements for voter identification, same-day registration and voting, and undocumented immigrants voting in local elections.The 2016 victory of Donald Trump shocked the left. It was entirely unexpected, given that experts had all but assured a Hillary Clinton landslide. Worse still for those on the left, Trump, like George W. Bush in 2000 and three earlier winning presidential candidates, lost the popular vote.  From 2017 on, Trump has sought to systematically dismantle the progressive agenda that had been established by his predecessor, Barack Obama — often in a controversial and unapologetic style. The furor over the 2016 Clinton loss and thenew Trump agenda, the fear that Trump could be re-elected, and anger about the Electoral College have mobilized progressives to demand changes to the hallowed traditions of electing presidents. (…) Most Americans are skeptical of reparations. They do not favor legalizing infanticide. They do not want open borders, sanctuary cities, or blanket amnesties. They are troubled by the idea of wealth taxes and top marginal tax rates of 70 percent or higher. Many Americans certainly fear the Green New Deal. Many do not favor abolishing all student debt, U.S. Immigration and Customs Enforcement, or the Electoral College. Nor do many Americans believe in costly ideas such as Medicare for All and free college tuition. The masses do not unanimously want to stop pipeline construction or scale back America’s booming natural gas and oil production. A cynic might suggest that had Hillary Clinton actually won the 2016 Electoral College vote but lost the popular vote to Trump, progressives would now be praising our long-established system of voting. Had current undocumented immigrants proved as conservative as past waves of legal immigrants from Hungary and Cuba, progressives would now likely wish to close the southern border and perhaps even build a wall. If same-day registration and voting meant that millions of new conservatives without voter IDs were suddenly showing their Trump support at the polls, progressives would insist on bringing back old laws that required voters to have previously registered and to show valid identification at voting precincts. If felons or 16-year-old kids polled conservative, then certainly there would be no progressive push to let members of these groups vote. Expanding and changing the present voter base and altering how we vote is mostly about power, not principles. Without these radical changes, a majority of American voters, in traditional and time-honored elections, will likely not vote for the unpopular progressive agenda. Victor Davis Hanson
When candidate Donald Trump campaigned on calling China to account for its trade piracy, observers thought he was either crazy or dangerous. Conventional Washington wisdom had assumed that an ascendant Beijing was almost preordained to world hegemony. Trump’s tariffs and polarization of China were considered about the worst thing an American president could do. The accepted bipartisan strategy was to accommodate, not oppose, China’s growing power. The hope was that its newfound wealth and global influence would liberalize the ruling communist government. Four years later, only a naif believes that. Instead, there is an emerging consensus that China’s cutthroat violations of international norms were long ago overdue for an accounting. China’s re-education camps, its Orwellian internal surveillance, its crackdown on Hong Kong democracy activists and its secrecy about the deadly coronavirus outbreak have all convinced the world that China has now become a dangerous international outlier. Trump courted moderate Arab nations in forming an anti-Iranian coalition opposed to Iran’s terrorist and nuclear agendas. His policies utterly reversed the Obama administration’s estrangement from Israel and outreach to Tehran. Last week, Trump nonchalantly offered the Palestinians a take-it-or-leave-it independent state on the West Bank, but without believing that a West Bank settlement was the key to peace in the entire Middle East. Trump’s cancellation of the Iran deal, in particular, was met with international outrage. More global anger followed after the targeted killing of Iranian terrorist leader Gen. Qassem Soleimani. In short, Trump’s Middle East recalibrations won few supporters among the bipartisan establishment. But recently, Europeans have privately started to agree that more sanctions are needed on Iran, that the world is better off with Soleimani gone, and that the West Bank is not central to regional peace. Iran has now become a pariah. U.S.-sponsored sanctions have reduced the theocracy to near-bankruptcy. Most nations understand that if Iran kills Americans or openly starts up its nuclear program, the U.S. will inflict disproportional damage on its infrastructure — a warning that at first baffled, then angered and now has humiliated Iran. In other words, there is now an entirely new Middle East orthodoxy that was unimaginable just three years ago. Suddenly the pro-Iranian, anti-Western Palestinians have few supporters. Israel and a number of prominent Arab nations are unspoken allies of convenience against Iran. And Iran itself is seemingly weaker than at any other time in the theocracy’s history. Stranger still, instead of demanding that the U.S. leave the region, many Middle Eastern nations privately seem eager for more of a now-reluctant U.S. presence. (…) Trump got little credit for these revolutionary changes because he is, after all, Trump — a wheeler-dealer, an ostentatious outsider, unpredictable in action and not shy about rude talk. But his paradoxical and successful policies — the product of conservative, antiwar and pro-worker agendas — are gradually winning supporters and uniting disparate groups. (…) The result of the new orthodoxy is that the U.S. has become no better friend to an increasing number of allies and neutrals, and no worse an adversary to a shrinking group of enemies. And yet Trump’s paradox is that America’s successful new foreign policy is as praised privately as it is caricatured publicly — at least for now. Victor Davis Hanson
Une cote de popularité au plus bas, des cafouillages dans la majorité, une étude qui remet en question sa politique économique… Les obstacles se multiplient pour le président de la République française. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la suite, explique la presse étrangère. “Pas de repos pour Emmanuel Macron”, souligne le quotidien espagnol El País. En effet, si “le président a survécu à la plus longue grève de ces dernières décennies en France, il ne cesse d’accumuler les problèmes”. Le conflit autour des retraites, d’une part, n’est pas totalement réglé. Certes, les transports ont repris et les dernières manifestations ont rassemblé moins de monde qu’au début du mouvement. Mais “les ennuis de Macron ne sont pas terminés”, prévient le site britannique The Article. “Beaucoup s’attendent à ce que le printemps à Paris soit, eh bien, le printemps à Paris.” D’autant que de nombreux secteurs, habituellement peu prompts à protester, ont rejoint la grogne. Aujourd’hui, avec les 22 000 amendements déposés en parallèle au projet de réforme, le processus législatif est encore loin d’être terminé. Des journées de mobilisations sont d’ailleurs déjà prévues à la RATP le 17 février et partout en France le 20 février. Dans sa majorité aussi, Emmanuel Macron rencontre des difficultés. À un mois des municipales, La République en marche multiplie les faux pas et fait preuve de division. Avec bien sûr, le duel fraticide entre les candidats, Benjamin Griveaux (tête d’affiche officielle) et Cédric Villani (dissident qui refuse de reculer) pour la mairie de Paris. Mais les récents cafouillages des ministres macronistes, au sujet du droit au blasphème ou de la durée d’allongement du congé en cas de perte d’un enfant, n’arrangent pas non plus les choses pour Macron. Résultat ? Le gouvernement est “qualifié d’amateur” et l’image du président se retrouve toujours plus entachée, relate ABC. Au point que le jeune chef d’État rivalise désormais avec “François Hollande pour le titre de président le plus impopulaire de l’histoire de la Vème République”. Selon les derniers sondages, 73 % des Français auraient une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron. Ce n’est assurément pas le rapport publié le 5 février par l’OFCE [Observatoire français des conjonctures économiques] qui va changer la donne. Après l’abrogation partielle de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le chef d’État avait très vite “hérité du surnom de ‘président des riches’”, rappelle le quotidien Suisse Le Temps. Or, la récente publication des économistes “juge qu’il correspond à la réalité”. Plus aucun doute : “La théorie macronienne du ‘ruissellement’ – selon laquelle l’attractivité fiscale conçue pour inciter les entreprises et les ménages les plus aisés à investir engendre à terme une hausse de revenus pour tous – ne fonctionne pas.” Pire encore, ajoute le quotidien suisse, “l’OFCE souligne une détérioration de la fracture sociale” puisque, assurent les experts : Les ménages appartenant aux 20 % les plus modestes, c’est-à-dire ceux ayant un niveau de vie individuel inférieur à 1 315 euros par mois, devraient perdre en 2020.” Ces difficultés pourraient avoir de lourdes conséquences sur l’avenir politique de Macron, prévient donc The Financial Times. Un an à peine après le “grand débat national”, “son attitude hautaine et son manque de finesse psychologique le rendent vulnérable”, et Marine Le Pen entend profiter de la situation pour la prochaine présidentielle. Or, sa potentielle arrivée à l’Élysée, en 2022, incarnerait un “séisme politique” dont les “ondes de choc seraient ressenties bien au-delà des frontières de la France”. Toutefois, si “le ciel s’assombrit pour le Roi Soleil français, il est beaucoup trop tôt pour affirmer que c’en est fait des espoirs de Macron”, rassure le FT. Ceux qui prédisent aujourd’hui sa chute, sont les mêmes qui se sont souvent trompés en 2017 sur sa capacité à briser l’ancien système” du bipartisme français. En somme, personne n’est capable de dire si la crise actuelle que rencontre le chef de l’État s’envenimera pour le reste de son quinquennat, conclut El País.“Mais en tout cas, elle envoie un signal inquiétant pour le président.” Courrier international
La dauphine désignée d’Angela Merkel en Allemagne, Annegret Kramp-Karrenbauer, a décidé de renoncer à lui succéder et va abandonner la présidence du parti conservateur, a indiqué à l’AFP ce lundi 10 février une source proche du mouvement. Lors d’une réunion ce matin de la direction du parti démocrate-chrétien CDU de la chancelière, Kramp-Karrenbauer a notamment justifié sa décision par les événements de Thuringe et la tentation d’une frange du parti de s’allier avec le mouvement d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Elle a expliqué qu’«une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l’AfD» mais aussi avec le parti de gauche radicale Die Linke, alors qu’elle même rejette clairement toute alliance avec l’une ou l’autre de ces formations, a indiqué à l’AFP une source proche du mouvement. Dans la mesure où la candidature à la chancellerie doit aller de pair avec la présidence du parti à ses yeux, AKK a en conséquence décidé de renoncer dans les mois qui viennent à cette présidence. «AKK va organiser cet été le processus de sélection de la candidature à la chancellerie» pour succéder à Angela Merkel au plus tard fin 2021, a indiqué cette source. «Elle va continuer à préparer le parti pour affronter l’avenir et ensuite abandonner la présidence», a-t-elle ajouté. Elle doit en revanche conserver son poste de ministre de la Défense. AKK avait été élue en décembre 2018 à la présidence de la CDU, en remplacement d’Angela Merkel qui avait à l’époque renoncé en raison de son impopularité croissante après une série de revers électoraux et la poussée dans les urnes de l’extrême droite. AKK n’a toutefois jamais réussi à s’imposer à la présidence de la CDU. Elle a été en particulier très critiquée après l’alliance surprise nouée la semaine dernière entre des élus CDU de Thuringe et l’extrême droite pour élire un nouveau dirigeant pour cet Etat régional. AKK s’est vu reprocher de ne pas tenir son parti, tiraillé entre adversaires et partisans d’une coopération avec l’AfD, surtout dans les Etats de l’ex-RDA, où l’extrême droite est très puissante et complique la formation des majorités régionales. Le Figaro
Buttigieg is a gay Episcopalian veteran in a party torn between identity politics and heartland appeals. He’s also a fresh face in a year when millennials are poised to become the largest eligible voting bloc. Many Democrats are hungry for generational change, and the two front runners are more than twice his age. (…) In many ways, Buttigieg is Trump’s polar opposite: younger, dorkier, shorter, calmer and married to a man. His success may depend on whether Democrats want a fighter to match Trump, or whether Americans want to ‘change the channel,’ as Buttigieg puts it. ‘People already have a leader who screams and yells,’ he says. ‘How do you think that’s working out for us?’Time
Le 16 juin 2015, Buttigieg annonce dans une publication qu’il est homosexuel. Il est le premier homme politique ouvertement gay de l’Indiana. Le 28 décembre 2017, Buttigieg annonce ses fiançailles avec Chasten Glezman (né en 1989), professeur de pédagogie Montessori dans un collège privé de l’Indiana. Le couple se marie le 16 juin 2018 lors d’une cérémonie à la cathédrale de Saint-James de South Bend et fait en 2019 la couverture du magazine Time. En plus de l’anglais, Pete Buttigieg parle le norvégien, le français, l’espagnol, l’italien, le maltais, l’arabe et le dari, soit un total de huit langues. Buttigieg est chrétien et a déclaré que sa foi avait fortement influencé sa vie. Wikipedia
Va-t-il transformer l’essai? Après ses résultats inespérés dans l’Iowa (toujours contestés par Bernie Sanders), Pete Buttigieg espère bien récolter les fruits de l’énorme coup de pouce médiatique dont il a bénéficié tout au long de cette semaine chaotique. Le jeune candidat, encore inconnu il y a un an, croise donc les doigts ce mardi 11 février pour à nouveau s’imposer -ou du moins décrocher un score plus qu’honorable- dans le New Hampshire, deuxième État à voter aux primaires démocrates.  Si créer la surprise au cours des prochains scrutins et finir par décrocher la nomination du parti cet été est actuellement le rêve de tous les candidats, la seule vraie prouesse sera la suivante: battre Donald Trump lors de l’élection générale du 3 novembre et le sortir de la Maison Blanche. Pete Buttigieg est-il le meilleur candidat pour cette périlleuse mission? Le HuffPost a rassemblé plusieurs forces (et faiblesses) du candidat pour tenter d’y voir plus clair. Comme il aime souvent le rappeler en campagne, Pete Buttigieg a un atout majeur face à Donald Trump: son CV. Il faut dire qu’on pourrait difficilement imaginer un curriculum plus à l’opposé de celui du président républicain. Contrairement à l’occupant actuel de la Maison Blanche, le démocrate a tout d’abord de l’expérience politique. Alors que le magnat de l’immobilier était l’hôte d’une téléréalité avant de se présenter à la présidence, Pete Buttigieg vient lui de terminer son 2e mandat de maire. Trump s’est construit dans la plus grande ville du pays qu’est New York, Buttiegieg a fait décoller sa carrière à South Bend, 100.000 habitants, dans l’État de l’Indiana. Buttigieg met aussi régulièrement en avant son expérience dans l’armée. Il a passé sept mois en Afghanistan, un avantage sur tous ses concurrents démocrates et surtout sur Trump. Ce dernier a en effet réussi à échapper pas mois de cinq fois à la guerre du Vietnam: quatre reports grâce aux études qu’il suivait puis une dispense médicale pour une excroissance osseuse au pied dont les médias n’ont jamais retrouvé de trace. Diplômé de grandes universités, le candidat a aussi montré qu’il était polyglotte. En plus de l’anglais, il peut parler en norvégien, espagnol, italien, arabe, dari ou encore français comme il l’a montré en commentant l’incendie de Notre-Dame. Face à un président qui est parfois pointé du doigt pour la faiblesse du vocabulaire qu’il emploie dans son anglais natal. Pete Buttigieg se présente aussi aux antipodes de Donald Trump sur des aspects plus personnels. Là où Trump s’emporte et est devenu le roi du surnom mesquin, Buttigieg apparaît dans ses interventions comme calme, confiant et au point sur ses dossiers. Alors que les Américains LGBT ont vu leurs droits régresser sous la présidence républicaine, Buttigieg est le premier candidat démocrate ouvertement gay et apparaît régulièrement au bras de son mari Chasten. Âgé de seulement 38 ans, il est de loin le plus jeune de la course. Il n’hésite pas non plus à mettre l’accent sur sa foi chrétienne, un sujet généralement accaparé par les républicains. Quant à son programme, il ne renferme pas (encore?) de mesure phare, mais sa position modérée sur les impôts et la couverture santé pourrait bien attirer de précieux électeurs indépendants qui avaient penché pour Donald Trump en 2016. Au sein de ce groupe-clé pour départager une élection, la question du système de santé sera en effet la priorité numéro un pour faire son choix en novembre 2020, selon un sondage Gallup paru en janvier. Si la réussite de Pete Buttigieg dans l’Iowa et un très bon score dans le New Hampshire ce mardi serait un énorme tremplin, le candidat traîne cependant un énorme problème de popularité auprès d’électorats-clés pour un démocrate dans une élection présidentielle. Comme le montrent de nombreux sondages, l’ancien maire n’enregistre pour l’heure qu’un soutien très faible auprès des deux minorités ethniques principales aux États-Unis: les électeurs afro-américains et hispaniques. La présence de ces derniers, qui ont peu voté républicain en 2016, sera cruciale dans les bureaux de vote en novembre 2020 face à Trump. Les difficultés ne s’arrêtent pas là. Buttigieg pourrait aussi avoir une mauvaise surprise avec les jeunes, potentiel sous-exploité en 2016. Bien qu’il se vante d’incarner le renouveau politique du haut de ses 38 ans, le candidat n’est à l’heure actuelle pas très populaire avec les démocrates de moins de 38 ans, un groupe d’âge qui englobera 25% des électeurs en novembre. Son approche trop modérée ne fait pas le poids face à la politique autrement plus radicale de Sanders, qui lui a gagné le soutien massif des générations Y et Z. Buttigieg pourrait donc avoir bien du mal à donner envie à ce réservoir de voix démocrates de participer au scrutin. Reste enfin la faible notoriété de l’ancien maire de South Bend. The Huffington post
Il est déjà assez sûr de déduire des recherches en laboratoire et des parallèles éthologiques que les différentes manières dont les hommes et les femmes sont câblés sont directement liées à nos rôles sexuels traditionnels … Freud a dramatiquement déclaré que notre anatomie est notre destinée. Les scientifiques qui frémissent devant une formulation aussi dramatique, quelle que soit sa justesse, pourraient le reformuler ainsi: l’anatomie est fonctionnelle, les fonctions corporelles ont des significations psychologiques profondes pour les gens, et l’anatomie et la fonction sont souvent élaborées socialement. Arno Karlen
Les questions morales nous entraînent dans le bourbier de perpétuelles recherches philosophiques de nature fondamentale. D’une certaine manière, cela facilite le problème pour celui qui cherche une opinion juive. Le judaïsme n’accepte pas le type de relativisme poussé utilisé pour justifier le mode de vie homosexuel comme un simple mode de vie alternatif. Et tandis que la question de l’autonomie humaine mérite certainement d’être prise en considération dans le domaine de la sexualité, il faut se méfier des conséquences de tout argument quand il est poussé jusqu’à sa logique extrême. Le judaïsme chérit clairement la sainteté comme une valeur supérieure à la liberté ou à la santé. De plus, si l’autonomie de chaque individu nous amène à conférer une légitimité morale à toute forme d’expression sexuelle que celui-ci désire, nous devons être prêts à tirer la couverture de cette validité morale sur presque tout le catalogue de la perversion décrit par Krafft-Ebing, puis, par le tour de passe-passe consistant à accorder des droits civiques aux pratiques moralement non répréhensibles ou à autoriser le prosélytisme public aux défenseurs de la sodomie, du fétichisme ou de n’importe autre pratique. Dans ce cas, pourquoi pas dans le système scolaire? Et si le consentement est obtenu avant la mort d’un partenaire, pourquoi pas la nécrophilie ou le cannibalisme? Sûrement, si nous déclarons que la pédérastie est simplement idiosyncrasique et non une « abomination », quel droit avons-nous de condamner le cannibalisme sexuel – simplement parce que la plupart des gens réagiraient avec répulsion et dégoût? «L’affection aimante et désintéressée» et les «relations personnelles significatives» – les grands slogans de la Nouvelle Moralité et les représentants de l’éthique de la situation – sont devenus la litanie de la sodomie à notre époque. Une logique simple devrait nous permettre d’utiliser les mêmes critères pour excuser l’adultère ou tout autre acte considéré jusqu’ici comme immoral: et c’est exactement ce qui a été fait, et il a reçu la sanction non seulement des progressistes et des humanistes, mais de certains les religieux aussi. « Amour », « épanouissement », « exploiteur », « significatif » – la liste elle-même ressemble à un lexique de termes chargés d’émotions tirés au hasard des sources disparates des cercles agnostiques à la fois chrétiens et psychologiquement orientés. Logiquement, nous devons nous poser la question suivante: quelles dépravations morales ne peuvent pas être excusées par le seul critère des «relations humaines chaleureuses et significatives» ou de «l’accomplissement», les nouveaux héritiers sémantiques de «l’amour»? L’amour, l’épanouissement et le bonheur peuvent également être atteints dans les contacts incestueux – et certainement dans les relations polygames. N’y a-t-il plus rien qui soit « pécheur », « contre nature » ou « immoral » s’il est pratiqué « entre deux adultes consentants? » Pour les groupes religieux, établir qu’une relation homosexuelle doit être jugée selon les mêmes critères qu’une relation hétérosexuelle – c’est-à-dire «si elle vise à entretenir une relation d’amour permanente» – revient à abandonner la dernière prétention de représenter le « judéo-chrétien ». Dr. Norman Lamm
The moral issues lead us into the quagmire of perennial philosophical disquisitions of a fundamental nature. In a way, this facilitates the problem for one seeking a Jewish view. Judaism does not accept the kind of thoroughgoing relativism used to justify the gay life as merely an alternate lifestyle And while the question of human autonomy is certainly worthy of consideration in the area of sexuality, one must beware of the consequences of taking the argument to its logical extreme. Judaism clearly cherishes holiness as a greater value than either freedom or health. Furthermore, if every individual’s autonomy leads us to lend moral legitimacy to any form of sexual expression he may desire, we must be ready to pull the blanket of this moral validity over almost the whole catalogue of perversion described by Krafft-Ebing, and then, by the legerdemain of granting civil rights to the morally non-objectionable, permit the advocates of buggery, fetishism, or whatever to proselytize in public. In that case, why not in the school system? And if consent is obtained before the death of one partner, why not necrophilia or cannibalism? Surely, if we declare pederasty to be merely idiosyncratic and not an « abomination, » what right have we to condemn sexually motivated cannibalism – merely because most people would react with revulsion and disgust? « Loving, selfless concern » and « meaningful personal relationships » – the great slogans of the New Morality and the exponents of situation ethics – have become the litany of sodomy in our times. Simple logic should permit us to use the same criteria for excusing adultery or any other act heretofore held to be immoral: and indeed, that is just what has been done, and it has received the sanction not only of liberals and humanists, but of certain religionists as well. « Love, » « fulfillment, » « exploitative, » « meaningful » – the list itself sounds like a lexicon of emotionally charged terms drawn at random from the disparate sources of both Christian and psychologically-orientated agnostic circles. Logically, we must ask the next question: what moral depravities can not be excused by the sole criterion of « warm, meaningful human relations » or « fulfillment, » the newest semantic heirs to « love »? Love, fulfillment, and happiness can also be attained in incestuous contacts -and certainly in polygamous relationships. Is there nothing at all left that is « sinful, » « unnatural, » or « immoral » if it is practiced « between two consenting adults? » For religious groups to aver that a homosexual relationship should be judged by the same criteria as a heterosexual one – i.e., « whether it is intended to foster a permanent relationship of love » – is to abandon the last claim of representing the « Judeo-Christian tradition. »Clearly, while Judaism needs no defense or apology in regard to its esteem for neighborly love and compassion for the individual sufferer, it cannot possibly abide a wholesale dismissal of its most basic moral principles on the grounds that those subject to its judgments find them repressive. All laws are repressive to some extent -they repress illegal activities- and all morality is concerned with changing man and improving him and his society. Homosexuality imposes on one an intolerable burden of differentness, of absurdity, and of loneliness, but the Biblical commandment outlawing pederasty cannot be put aside solely on the basis of sympathy for the victim of these feelings. Morality, too, is an element which each of us, given his sensuality, his own idiosyncracies, and his immoral proclivities, must take into serious consideration before acting out his impulses. Several years ago I recommended that Jews regard homosexual deviance as a pathology, thus reconciling the insights of Jewish tradition with the exigencies of contemporary life and scientific information, such as it is, on the nature of homosexuality. (…) The proposal that homosexuality be viewed as an illness will immediately be denied by three groups of people. Gay militants object to this view as an instance of heterosexual condescension. Evelyn Hooker and her group of psychologists maintain that homosexuals are no more pathological in their personality structures than heterosexuals. And psychiatrists Thomas Szasz in the U.S. and Ronald Laing in England reject all traditional ideas of mental sickness and health as tools of social repressiveness or, at best, narrow conventionalism. While granting that there are indeed unfortunate instances where the category of mental disease is exploited for social or political reasons, we part company with all three groups and assume that there are significant number of pederasts and lesbians who, by the criteria accepted by most psychologists and psychiatrists, can indeed be termed pathological. (…) Of course, one cannot say categorically that all homosexuals are sick – any more than one can casually define all thieves as kleptomaniacs. In order to develop a reasonable Jewish approach to the problem and to seek in the concept of illness some mitigating factor, it is necessary first to establish the main types of homosexuals. Dr. Judd Marmor speaks of four categories. « Genuine homosexuality » is based on strong preferential erotic feelings for members of the same sex. « Transitory homosexual behavior » occurs among adolescents who would prefer heterosexual experiences but are denied such opportunities because of the social, cultural, or psychological reasons. « Situational homosexual exchanges » are characteristic of prisoners, soldiers and others who are heterosexual but are denied access to women for long periods of time. « Transitory and opportunistic homosexuality » is that of delinquent young men who permit themselves to be used by pederasts in order to make money or win other favors, although their primary erotic interests are exclusively heterosexual. To these may be added, for purposes of our analysis, two other types. The first category, that of genuine homosexuals, may be said to comprehend two sub-categories: those who experience their condition as one of duress or uncontrollable passion which they would rid themselves of if they could, and those who transform their idiosyncrasy into an ideology, i.e., the gay militants who assert the legitimacy and validity of homosexuality as an alternative way to heterosexuality. The sixth category is based on what Dr. Rollo May has called « the New Puritanism », the peculiarly modern notion that one must experience all sexual pleasures, whether or not one feels inclined to them, as if the failure to taste every cup passed at the sumptuous banquet of carnal life means that one has not truly lived. Thus, we have transitory homosexual behavior not of adolescents, but of adults who feel that: they must « try everything » at least once or more than once in their lives. (…) Clearly, genuine homosexuality experienced under duress (Hebrew: ones) most obviously lends itself to being termed pathological especially where dysfunction appears in other aspects of personality. Opportunistic homosexuality, ideological homosexuality, and transitory adult homosexuality are at the other end of the spectrum, and appear most reprehensible. As for the intermediate categories, while they cannot be called illness, they do have a greater claim on our sympathy than the three types mentioned above. (…) To apply the Halakhah strictly in this case is obviously impossible; to ignore it entirely is undesirable, and tantamount to regarding Halakhah as a purely abstract, legalistic system which can safely be dismissed where its norms and prescriptions do not allow full formal implementation. Admittedly, the method is not rigorous, and leaves room to varying interpretations as well as exegetical abuse, but it is the best we can do. Hence there are types of homosexuality that do not warrant any special considerateness, because the notion of ones or duress (i.e., disease) in no way applies. Where the category of mental illness does apply, the act itself remains to´evah (an abomination), but the fact of illness lays upon us the obligation of pastoral compassion, psychological understanding, and social sympathy. In these senses, homosexuality is no different from any other social or anti-halakhic act, where it is legitimate to distinguish between the objective itself including its social and moral consequences, and the mentality and inner development of the person who perpetrates the act. For instance, if a man murders in a cold and calculating fashion for reasons of profit, the act is criminal and the transgressor is criminal. If, however, a psychotic murders, the transgressor is diseased rather than criminal, but the objective act itself remains a criminal one. The courts may therefore treat the perpetrator of the crime as they would a patient, with all the concomitant compassion and concern for therapy, without condoning the act as being morally neutral. To use halakhic terminology, the objective crime remains a ma´aseh averah, whereas a person who transgresses is considered innocent on the grounds of ones. In such case, the transgressor is spared the full legal consequences of his culpable act, although the degree to which he may be held responsible varies from case to case. (…) By the same token, in orienting ourselves to certain types of homosexuals as patients rather than criminals, we do not condone the act but attempt to help the homosexual. Under no circumstances can Judaism suffer homosexuality to become respectable. Were society to give its open or even tacit approval to homosexuality, it would invite more aggressiveness on the part of adult pederasts toward young people. Indeed, in the currently permissive atmosphere, the Jewish view would summon us to the semantic courage of referring to homosexuality not as « deviance » with the implication of moral neutrality and non-judgmental idiosyncrasy, but as « perversion » – a less clinical and more old-fashioned word, perhaps, but one that is more in keeping with the Biblical to´evah. (…) There is nothing in the Jewish law’s letter or spirit that should incline us toward advocacy of imprisonment for homosexuals. The Halakhah did not, by and large, encourage the denial of freedom as a recommended form of punishment. Flogging is, from a certain perspective, far less cruel and far more enlightened. Since capital punishment is out of the question, and since incarceration is not an advisable substitute, we are left with one absolute minimum: strong disapproval of the proscribed act. But we are not bound to any specific penological instrument that has no basis in Jewish law or tradition. (…) As long as violence and the seduction of children are not involved, it would best to abandon all laws on homosexuality and leave it to the inevitable social sanctions to control, informally,what can be controlled. However, this approach is not consonant with Jewish tradition. The repeal of anti-homosexual laws implies the removal of the stigma from homosexuality, and this diminution of social censure weakens society in its training of the young toward acceptable patterns of conduct. The absence of adequate social reproach may well encourage the expression of homosexual tendencies by those in whom they might otherwise be suppressed. Law itself has an educative function, and the repeal of laws, no matter how justifiable such repeal may be from one point of view, does have the effect of signaling the acceptability of greater permissiveness. Perhaps all that has been said above can best be expressed in the proposals that follow. First, society and government must recognize the distinctions between the various categories enumerated earlier in this essay. We must offer medical and psychological assistance to those whose homosexuality is an expression of pathology, who recognize it as such, and are willing to seek help. We must be no less generous to the homosexual than to the drug addict, to whom the government extends various forms of therapy upon request. Second, jail sentences must be abolished for all homosexuals, save those who are guilty of violence, seduction of the young, or public solicitation. Third, the laws must remain on the books, but by mutual consent of judiciary and police, be unenforced. This approximates to what lawyers call « the chilling effect », and is the nearest one can come to the category so well known in the Halakhah, whereby strong disapproval is expressed by affirming a halakhic prohibition, yet no punishment is mandated. It is a category that bridges the gap between morality and law. In a society where homosexuality is so rampant, and where incarceration is so counterproductive, the hortatory approach may well be a way of formalizing society’s revulsion while avoiding the pitfalls in our accepted penology. (…) Regular congregations and other Jewish groups should not hesitate to accord hospitality and membership, on an individual basis, to those « visible » homosexuals who qualify for the category of the ill. Homosexuals are no less in violation of Jewish norms than Sabbath desecrators or those who disregard the laws of kashrut. But to assent to the organization of separate « gay » groups under Jewish auspices makes no more sense, Jewishly, than to suffer the formation of synagogues that care exclusively to idol worshipers, adulterers, gossipers, tax evaders, or Sabbath violators. Indeed, it makes less sense, because it provides, under religious auspices, a ready-made clientele from which the homosexual can more easily choose his partners. In remaining true to the sources of Jewish tradition. Jews are commanded to avoid the madness that seizes society at various times and in many forms, while yet retaining a moral composure and psychological equilibrium sufficient to exercise that combination of discipline and charity that is the hallmark of Judaism. Dr. Norman Lamm

Quand le cannibalisme n’est plus qu’une affaire de goût…

A l’heure où l’actualité se charge de nous rappeler chaque jour …

Les ravages dans tous les secteurs de la société, entre « mariage » et « enfants pour tous », du dérèglement des moeurs que nous vivons …

Pendant que devant le retour du réel le costume messianique de nos Obama français ou allemand semble lui aussi sérieusement prendre l’eau …

Et où face à l’insubmersible Donald Trump …

Et la confirmation de plus en plus éclatante par la réalité et les faits  …

De la justesse, face aux tigres de papier iraniens, chinois ou palestiniens, de nombre de ses intuitions et décisions …

Les Démocrates et progressistes américains semblent au contraire redoubler dans la caricature et dans l’aberration

Entre soutien aux villes-sanctuaire et appels à l’extension du droit de vote aux mineurs, repris de justice et immigrés illégaux comme à la suppression du collège électoral, des contrôles d’identité pour les électeurs et des frontières …

Et où profitant de la campagne présidentielle américaine …

Les lobbies homosexuels et leur claque médiatique …

Tentent contre toute évidence …

De nous imposer la candidature de ce qui serait …

Jeune, ancien militaire, surdiplômé d’Harvard, malto-américain, polyglotte, dûment marié à l’église et revendiquant sa foi chrétienne, s’il vous plait !

Le premier président ouvertement homosexuel et, putsch judiciaire et couverture de Time aidant, de son éventuelle « première famille » …

Petit retour avec le président de la Yeshiva university, le Dr. Norman Lamm

Et contre les nouveaux diktats de la pensée unique et du politiquement correct …

A la réalité non seulement biblique mais concrète de tous les jours …

Des nombreux problèmes moraux et sociaux que, sauf rares exceptions, posent …

Le véritable messianisme homosexuel qui, par médias et show biz interposés, nous est actuellement imposé …

Et qui au nom des nouveaux impératifs catégoriques de l »amour », de « l’épanouissement » et du « bonheur » …

Pourrait en arriver à nous faire avaliser …

A condition bien sûr d’être pratiqué « entre deux adultes consentants » et avec la « visée d’une relation d’amour permanente »…

Sans compter, dès l’âge de deux ans, le choix de sa propre assignation sexuelle …

Tant les contacts incestueux que les relations polygames …

Voire la nécrophilie ou le cannibalisme sexuel ?

Judaism and the Modern Attitude to Homosexuality
Dr. Norman Lamm
Jonah web
March 30, 2007

Dr. Norman Lamm presently serves as President of Yeshiva University.

Popular wisdom has it that our society is wildly hedonistic, with the breakdown of family life, rampant immorality, and the world, led by the United States, in the throes of a sexual revolution. The impetus of this latest revolution is such that new ground is constantly being broken, while bold deviations barely noticed one year are glaringly more evident the year following and become the norm for the « younger generation » the year after that.

Some sex researchers accept this portrait of a steady deterioration in sex inhibitions and of increasing permissiveness. Opposed to them are the « debunkers » who hold that this view is mere fantasy and that, while there may have been a significant leap in verbal sophistication, there has probably been only a short hop in actual behavior. They point to statistics which confirm that now, as in Kinsey’s day, there has been no reported increase in sexual frequencies along with alleged de-inhibition to rhetoric and dress. The « sexual revolution » is, for them, largely a myth. Yet others maintain that there is in Western society a permanent revolution against moral standards, but that the form and style of the revolt keeps changing.

The determination of which view is correct will have to be left to the sociologists and statisticians -or, better, to historians of the future who will have the benefit of hindsight. But certain facts are quite clear. First, the complaint that moral restraints are crumbling has a two or three thousand year history in Jewish tradition and in continuous history of Western civilization. Second, there has been a decided increase at least in the area of sexual attitudes, speech, and expectations, if not in practice. Third, such social and psychological phenomena must sooner or later beget changes in mores and conduct. And finally, it is indisputable that most current attitudes are profoundly at variance with traditional Jewish views on sex and sex morality.

Of all the current sexual fashions, the one most notable for its militancy, and which most conspicuously requires illumination from the sources of Jewish tradition, is that of sexual deviancy. This refers primarily to homosexuality, male or female, along with a host of other phenomena such as transvestism and transexualism. They all form part of the newly approved theory of idiosyncratic character of sexuality. Homosexuals have demanded acceptance in society, and this demand has taken various forms -from a plea that they should not be liable to criminal prosecution, to a demand that they should not be subjected to social sanctions, and then to a strident assertion that they represent an « alternative life-style » no less legitimate that « straight heterosexuality. The various forms of homosexual apologetics appear largely in contemporary literature and theater, as well as in the daily press. In the United States, « gay » activists have become increasingly and progressively more vocal and militant.

Legal Position

Homosexuals have, indeed, been suppressed by the law. For instance, the Emperor Valentinian, in 390 C.E., decreed that pederasty be punished by burning at the stake. The sixth-century Code of Justinian ordained that homosexuals be tortured, mutilated, paraded in public, and executed. A thousand years later, Gibbon said of the penalty the Code decreed that « pederasty became the crime of those to whom no crime could be imputed ». In more modern times, however, the Napoleonic Code declared consensual homosexuality legal in France. A century ago, anti-homosexual laws were repealed in Belgium and Holland. In this century, Denmark, Sweden and Switzerland followed suit and, more recently, Czechoslovakia and England. The most severe laws in the West are found in the United States, where they come under the jurisdiction of the various states and are known by a variety of names, usually as « sodomy laws ». Punishment may range from light fines to five or more years in prison (in some cases even life imprisonment), indeterminate detention to a mental hospital, and even to compulsory sterilization. Moreover, homosexuals are, in various states, barred from licensed professions, from many professional societies, from teaching, and from the civil service -to mention only a few of the sanctions encountered by the known homosexual.

More recently, a new tendency has been developing in the United States and elsewhere with regard to homosexuals. Thus, in 1969, the National Institute of Mental Health issued a majority report advocating that adult consensual homosexuality be declared legal. The American Civil Liberties Union concurred. Earlier, Illinois had done so in 1962, and in 1971 the state of Connecticut revised its laws accordingly. Yet despite the increasing legal and social tolerance of deviance, basic feelings toward homosexuals have not really changed. The most obvious example is France, where although legal restraints were abandoned over 150 years ago, the homosexual of today continues to live in shame and secrecy.

Statistics

Statistically, the proportion the proportion of homosexuals in society does not seem to have changed much since Professor Kinsey’s day (his book, Sexual Behavior in the Human Male, was published in 1948, and his volume on the human female in 1953). Kinsey’s studies revealed that hard-core male homosexuals constituted about 4-6% of the population: 10% experienced « problem » behavior during a part of their lives. One man out of three indulges in some form of homosexual behavior from puberty until his early twenties. The dimensions of the problem become quite overwhelming when it is realized that, according to these figures, of 200 million people in the United States some ten million will become or are predominant or exclusive homosexuals, and over 25 million will have at least a few years of significant homosexual experience.

The New Permissiveness

The most dramatic change in our attitudes to homosexuality has taken place in the new mass adolescent subculture -the first such in history- where it is part of the whole new outlook on sexual restraints in general. It is here that the fashionable Sexual Left has had its greatest success on a wide scale, appealing especially to the rejection of Western traditions of sex roles and sex typing. A number of different streams feed into this ideological reservoir from which the new sympathy for homosexuality flows. Freud and his disciples began the modern protest against traditional restraints, and blamed the guilt that follows transgression for the neuroses that plague man. Many psychoanalysts began to overemphasize the importance of sexuality in human life, and this ultimately gave birth to a kind of sexual messianism. Thus, in our own day Wilhelm Reich identifies sexual energy as « vital energy per se » and, in conformity with his Marxist ideology, seeks to harmonize Marx and Freud. For Reich and his followers, the sexual revolution is a machina ultima for the whole Leninist liberation in all spheres of life and society. Rebellion against restrictive moral codes has become, for them, not merely a way to hedonism but a form of sexual mysticism: orgasm is seem not only as the pleasurable climatic release of internal sexual pressure, but as a means to individual creativity and insight as well as to the reconstruction and liberation of society. Finally, the emphasis on freedom and sexual autonomy derives from the Sartrean version of Kant’s view of human autonomy.

It is in this atmosphere that pro-deviationist sentiments have proliferated, reaching into many strata of society. Significantly, religious groups have joined the sociologists and ideologists of deviance to affirm what has been called « man’s birthright of unbounded ambisexuality. » A number of Protestant churches in America, and an occasional Catholic clergyman, have plead for more sympathetic attitudes toward homosexuals. Following the new Christian permissiveness espoused in Sex and Morality (1966), the report of a working party of the British Council of Churches, a group of American Episcopalian clergymen in November 1967 concluded that homosexual acts ought not to be considered wrong, per se. A homosexual relationship is, they implied, no different from a heterosexual marriage: but must be judged by one criterion -« whether it is intended to foster a permanent relation of love. » Jewish apologists for deviationism have been prominent in the Gay Liberation movement and have not hesitated to advocate their position in American journals and in the press. Christian groups began to emerge which catered to a homosexual clientele, and Jews were not too far behind. This latest Jewish exemplification of the principle of wie es sich christelt, so juedelt es sich will be discussed at the end of this essay.

Homosexual militants are satisfied neither with a « mental health » approach nor with demanding civil rights. They are clear in insisting on society’s recognition of sexual deviance as an « alternative lifestyle, » morally legitimate and socially acceptable.
Such are the basic facts and theories of the current advocacy of sexual deviance. What is the classical Jewish attitude to sodomy, and what suggestions may be made to develop a Jewish approach to the complex problem of the homosexual in contemporary society?

Biblical View

The Bible prohibits homosexual intercourse and labels it an abomination: « Thou shalt not lie with a man as one lies with a woman: it is an abomination » (Lev. 18:22). Capital punishment is ordained for both transgressors in Lev. 20:13. In the first passage, sodomy is linked with buggery, and in the second with incest and buggery. (There is considerable terminological confusion with regard to these words. We shall here use « sodomy » as a synonym for homosexuality and « buggery » for sexual relations with animals.)

The city of Sodom had the questionable honor of lending its name to homosexuality because of the notorious attempt at homosexual rape, when the entire population -« both young and old, all the people from every quarter »- surrounded the home of Lot, the nephew of Abraham, and demanded that he surrender his guests to them « that we may know them » (Gen. 19:5). The decimation of the tribe of Benjamin resulted from the notorious incident, recorded in Judges 19, of a group of Benjamites in Gibeah who sought to commit homosexual rape.

Scholars have identified the kadesh proscribed by the Torah (Deut. 23:18) as a ritual male homosexual prostitute. This form of healthen cult penetrated Judea from the Canaanite surroundings in the period of the early monarchy. So Rehoboam, probably under the influence of his Ammonite mother, tolerated this cultic sodomy during his reign (I Kings 14:24). His grandson Asa tried to cleanse the Temple in Jerusalem of the practice (I Kings 15:12), as did his great-grandson Jehoshaphat. But it was not until the days of Josiah and the vigorous reforms he introduced that the kadesh was finally removed from the Temple and the land (II Kings 23:7). The Talmund too (Sanhedrin, 24b) holds that the kadesh was a homosexual functionary. (However, it is possible that the term also alludes to a heterosexual male prostitute. Thus, in II kings 23:7, women are described as weaving garments for the idols in the batei ha-kedeshim (houses of the kadesh): the presence of women may imply that the kadesh was not necessarily homosexual. The Talmudic opinion identifying the kadesh as a homosexual prostitute may be only an asmakhta. Moreover, there are other opinions in Talmudic literature as to the meaning of the verse: see Onkelos, Lev. 23:18, and Nachmanides and Torah Temimah, ad loc.)

Talmudic Approach

Rabbinic exegesis of the Bible finds several other homosexual references in the scriptural narratives. The generation of Noah was condemned to eradication by the Flood because they had sunk so low morally that, according to Midrashic teaching, they wrote out formal marriage contracts for sodomy and buggery -a possible cryptic reference to such practices in the Rome of Nero and Hadrian (Lev. R. 18:13).

Of Ham, the son of Noah, we are told that « he saw the nakedness of his father » and told his two brothers (Gen. 9:22). Why should this act have warranted the harsh imprecation hurled at Ham by his father? The Rabbis offer two answers: one, that the text implied that Ham castrated Noah: second, that the Biblical expression is an idiom for homosexual intercourse (see Rashi, ad loc.). On the scriptural story of Potiphar’s purchase of Joseph as a slave (Gen. 39:1), the Talmund comments that he acquired him for homosexual purposes, but that a miracle occurred and God sent the angel Gabriel to castrate Potiphar (Sotah 13b).

Post-Biblical literature records remarkably few incidents of homosexuality. Herod’s son Alexander, according to Josephus (Wars, I, 24:7), had homosexual contact with a young eunuch. Very few reports of homosexuality have come to us from the Talmudic era (TJ Sanhedrin 6:6, 23c: Jos. Ant., 15:25-30).

The incidence of sodomy among Jews is interestingly reflected in the Halakhah on mishkav zakhur (the Talmudic term for homosexuality: the Bible uses various terms- thus the same term in Num. 31:17 and 35 refers to heterosexual intercourse by a woman, whereas the expression for male homosexual intercourse in Lev. 18:22 and 20:13 is mishkevei ishah). The Mishnah teaches that R. Judah forbade two bachelors from sleeping under the same blanket, for fear that this would lead to homosexual temptation (Kiddushin 4:14). However, the Sages permitted it (ibid.) because homosexuality was so rare among Jews that such preventive legislation was considered unnecessary (Kiddushin 82a). This latter view is codified as Halakhah by Malmonides (Yad, Issurei Bi’ah 22:2). Some 400 years later R. Joseph Caro , who did not codify the law against sodomy proper, nevertheless cautioned against being alone with another male because of the lewdness prevalent « in our times » (Even ha-Ezer 24). About a hundred years later, R. Joel Sirkes reverted to the original ruling, and suspended the prohibition because such obscene acts were unheard of amongst Polish Jewry (Bayit Hadash to Tur, Even ha-Ezer 24). Indeed, a distinguished contemporary of R. Joseph Caro, R. Solomon Luria, went even further and declared homosexuality so very rare that, if one refrains from sharing a blanket with another male as a special act of piety, one is guilty of self-righteous pride or religious snobbism (for the above and additional authorities, see Ozar ha-Posekim, IX, 236-238).

Responsa

As is to be expected, the responsa literature is also very scant in discussions of homosexuality. One of the few such responsa is by the late R. Abraham Isaac Ha-Kohen Kook, when he was still the rabbi of Jaffa. In 1912 he was asked about a ritual slaughterer who had come under suspicion of homosexuality. After weighing all aspects of the case, R. Kook dismissed the charges against the accused, considering them unsupported hearsay. Furthermore, he maintained the man might have repented and therefore could not be subject to sanctions at the present time.

The very scarcity of halakhic deliberations on homosexuality, and the quite explicit insistence of various halakhic authorities, provide sufficient evidence of the relative absence of this practice among Jews from ancient times down to the present. Indeed, Prof. Kinsey found that, while religion was usually an influence of secondary importance on the number of homosexual as well as heterosexual acts by males. Orthodox Jews proved an exception, homosexuality being phenomenally rare among them.

Jewish laws treated the female homosexual more leniently than the male. It considered lesbianism as issur, an ordinary religious violation, rather than arayot, a specifically sexual infraction, regarded much more severely than issur. R. Huna held that lesbianism is the equivalent of harlotry and disqualified the woman from marrying a priest. The Halakhah is, however, more lenient, and decides that while the act is prohibited, the lesbian is not punished and is permitted to marry a priest (Sifra 9:8: Shab. 65a: Yev. 76a). However, the transgression does warrant disciplinary flagellation (Maimonides, Yad, Issurei Bi’ah 21:8). The less punitive attitude of the Halakhah to the female homosexual than to the male does not reflect any intrinsic judgment on one as opposed to the other, but is rather the result of a halakhic technicality: there is no explicit Biblical proscription of lesbianism, and the act does not entail genital intercourse (Maimonides, loc. cit.).

The Halakhah holds that the ban on homosexuality applies universally, to non-Jew as well as to Jew (Sanh 58a: Maimonides, Melakhim 9:5, 6). It is one of the six instances of arayot (sexual transgressions) forbidden to the Noachide (Maimonides, ibid).

Most halakhic authorities – such as Rashba and Ritba – agree with Maimonides. A minority opinion holds that pederasty and buggery are « ordinary » prohibitions rather than arayot – specifically sexual infractions which demand that one submit to martyrdom rather than violate the law – but the Jerusalem Talmud supports the majority opinion. (See D. M. Krozer, Devar Ha-Melekh, I, 22, 23 (1962), who also suggests that Maimonides may support a distinction whereby the « male » or active homosexual partner is held in violation of arayot whereas the passive or « female » partner transgresses issur, an ordinary prohibition.)

Reasons of Prohibition

Why does the Torah forbids homosexuality? Bearing in mind that reasons proferred for the various commandments are not to be accepted as determinative, but as human efforts to explain immutable divine law, the rabbis of the Talmud and later Talmudists did offer a number of illuminating rationales for the law.

As stated, the Torah condemns homosexuality as to’evah, an abomination. The Talmud records the interpretation of Bar Kapparah who, in a play on words, defined to’evah as to’eh attah bah. « You are going astray because of it » (Nedarim 51a). The exact meaning of this passage is unclear, and various explanations have been put forward.

The Pesikta (Zutarta) explains the statement of Bar Kapparah as referring to the impossibility of such a sexual resulting in procreation. One of the major functions (if not the major purpose) of sexuality is reproduction, and this reason for man’s sexual endowment is frustrated by mishkav zakhur (so too Sefer ha-Hinnukh, no. 209).

Another interpretation is that of the Tosafot and R. Asher ben Jehiel (in their commentaries to Ned. 51a) which applies the « going astray » or wandering to the homosexual’s abandoning his wife. In other words, the abomination consists of the danger that a married man with homosexual tendencies may disrupt his family life in order to indulge his perversions. Saadiah Gaon holds the rational basis of most of the Bible’s moral legislation to be the preservation of the family structure (Emunot ve-De’ot 3:1: cf. Yoma 9a). (This argument assumes contemporary cogency in the light of the avowed aim of some gay militants to destroy the family, which they consider an « oppressive institution. »)

A third explanation is given by a modern scholar, Rabbi Baruch Ha-Levi Epstein (Torah Temimah to Lev. 18:22), who emphasizes the unnaturalness of the homosexual liaison: « You are going astray from the foundations of the creation. » Mishkav zakhur defies the very structure of the anatomy of the sexes, which quite obviously was designed for heterosexual relationships.

It may be, however, that the very variety of interpretations of to’evah points to a far more fundamental meaning, namely, that an act characterized as an « abomination » is prima facie disgusting and cannot be further defined or explained. Certain acts are considered to’evah by the Torah, and there the matter rests. It is, as it were, a visceral reaction, an intuitive disqualification of the act, and we run the risk of distorting the Biblical judgment if we rationalize it. To’evah constitutes a category of objectionableness sui generis: it is a primary phenomenon. (This lends additional force to Rabbi David Z. Hoffmann’s contention that to’evah is used by the Torah to indicate the repulsiveness of a proscribed act, no matter how much it may be in vogue among advanced and sophisticated cultures: see his Sefer Va-yikra, II, p. 54.).

Jewish Attitudes

It is on the basis of the above that an effort must be made to formulate a Jewish response to the problems of homosexuality in the conditions under which most Jews live today, namely, those of free and democratic societies and, with the exception of Israel, non-Jewish lands and traditions.

Four general approaches may be adopted:1) Repressive: No leniency toward the homosexual, lest the moral fiber of the rest of society be weakened.2) Practical: Dispense with imprisonment and all forms of social harassment, for eminently practical and prudent reasons.3) Permissive: The same as the above, but for the ideological reasons, viz., the acceptance of homosexuality as a legitimate alternative « lifestyle »4) Psychological: Homosexuality, in at least some forms, should be recognized as a disease and this recognition must determine our attitude toward the homosexual.
Let us consider each of these critically.

Repressive Attitude

Exponents of the most stringent approach hold that pederasts are the vanguard of moral malaise, especially in our society. For on thing, they are dangerous to children. According to a recent work, one third of the homosexuals in the study were seduced in their adolescence by adults. It is best for society that they be imprisoned, and if our present penal institutions are faulty, let them be improved. Homosexuals should certainly not be permitted to function as teachers, group leaders, rabbis, or in any other capacity where they might be models for, and come into close contact with, young people. Homosexuality must not be excused as a sickness. A sane society assumes that its members have free choice, and are therefore responsible for their conduct. Sex offenders, including homosexuals, according to another recent study, operate « at a primate level with the philosophy that necessity is the mother of improvisation. » As Jews who believe that the Torah legislated certain moral laws for all mankind, it is incumbent upon us to encourage all societies, including non-Jewish ones, to implement the Noachide laws. And since, according to the halakhah, homosexuality is prohibited to Noachides as well as to Jews, we must seek to strengthen the moral quality of society by encouraging more restrictive laws against homosexuals. Moreover, if we are loyal to the teachings of Judaism, we cannot distinguish between « victimless » crimes and crimes of violence. Hence, if our concern for the murder, racial oppression, or robbery, we must do no less with regard to sodomy.

This argument is, however, weak on a number of grounds. Practically, it fails to take into cognizance the number of homosexuals of all categories, which, as we have pointed out, is vast. We cannot possibly imprison all offenders, and it is a manifest miscarriage of justice to vent our spleen only on the few unfortunates who are caught by the police. It is inconsistent because there has been no comparable outcry for harsh sentencing of other transgressors of sexual morality, such as those who indulge in adultery or incest. To take consistency to its logical conclusion, this hard line on homosexuality should not stop with imprisonment but demand the death sentence, as is Biblically prescribed. And why not the same death sentence for blasphemy, eating a limb torn from a live animal, idolatry, robbery -all of which are Noachide commandments? And why not capital punishment for Sabbath transgressors in the State of Israel? Why should the pederast be singled out for opprobrium and be made an object lesson while all others escape?

Those who might seriously consider such logically consistent, but socially destructive, strategies had best think back to the fate of that Dominican reformer, the monk Girolamo Savonarola, who in 15th-century Florence undertook a fanatical campaign against vice and all suspected of venal sin, with emphasis on pederasty. The society of that time and place, much like ours, could stand vast improvement. But too much medicine in too strong doses was the monk’s prescription, whereupon the population rioted and the zealot was hanged.

Finally, there is indeed some halakhic warrant for distinguishing between violent and victimless (or consensual and non-consensual) crimes. Thus, the Talmud permits a passer-by to kill a man in pursuit of another man or of a woman when the pursuer is attempting homosexual or heterosexual rape, as the case may be, whereas this is not permitted in the case of a transgressor pursuing an animal to commit buggery or on his way to worship an idol or to violate the Sabbath, (Sanh. 8:7, and v. Rashi to Sanh. 73a, s.v. al ha-behemah).

Practical Attitude

The practical approach is completely pragmatic and attempts to steer clear of any ideology in its judgments and recommendations. It is, according to its advocates, eminently reasonable. Criminal laws requiring punishment for homosexuals are simply unenforceable in society at the present day. We have previously cited the statistics on the extremely high incidence of pederasty in our society. Kinsey once said of the many sexual acts outlawed by the various states, that, were they all enforced, some 95% of men in the United States would be in jail. Furthermore, the special prejudice of law enforcement authorities against homosexuals – rarely does one hear of police entrapment or of jail sentences for non-violent heterosexuals – breeds a grave injustice: namely, it is an invitation to blackmail. The law concerning sodomy has been called « the blackmailer’s charter. » It is universally agreed that prison does little to help the homosexual rid himself of his peculiarity. Certainly, the failure of rehabilitation ought to be of concern to civilized men. But even if it is not, and the crime be considered so serious that incarceration is deemed advisable even in the absence of any real chances of rehabilitation, the casual pederast almost always leaves prison as a confirmed criminal. He has been denied the company of women and forced into society of those whose sexual expression is almost always channeled to pederasty. The casual pederast has become a habitual one: his homosexuality has now been ingrained in him. Is society any safer for having taken an errant man and, in the course of a few years, for having taught him to transform his deviancy into a hard and fast perversion, then turning him loose on the community? Finally, from a Jewish point of view, since it is obviously impossible for us to impose the death penalty for sodomy, we may as well act on purely practical grounds and do away with all legislation and punishment in this area of personal conduct.

This reasoning is tempting precisely because it focuses directly on the problem and is free of any ideological commitments. But the problem with it is that it is too smooth, too easy. By the same reasoning one might, in a reductio ad absurdum do away with all laws on income tax evasion, or forgive, and dispense with all punishment of Nazi murders. Furthermore, the last element leaves us with a novel view of the Halakhah: if it cannot be implemented in its entirely, it ought to be abandoned completely. Surely the Noachide laws, perhaps above all others, place us under clear moral imperatives, over and above purely penological instructions? The very practicality of this position leaves it open to the charge of evading the very real moral issues, and for Jews the halakhic principles, entailed in any discussion of homosexuality.

Permissive Attitude

The ideological advocacy of a completely permissive attitude toward consensual homosexuality and the acceptance of its moral legitimacy is, of course, the « in » fashion in sophisticated liberal circles. Legally, it holds that deviancy is none of the law’s business; the homosexual’s civil rights are as sacred as those of any other « minority group. » From the psychological angle, sexuality must be emancipated from the fetters of guilt induced by religion and code-morality, and its idiosyncratic nature must be confirmed.

Gay Liberationists aver that the usual « straight » attitude toward homosexuality is based on three fallacies or myths: that homosexuality is an illness; that it is unnatural; and that it is immoral. They argue that it cannot be considered an illness, because so many people have been shown to practice it. It is not unnatural, because its alleged unnaturalness derives from the impossibility of sodomy leading to reproduction, whereas our overpopulated society no longer needs to breed workers, soldiers, farmers, or hunters. And it is not immoral, first, because morality is relative, and secondly, because moral behavior is that characterized by « selfless, loving concern. »

Now, we are here concerned with the sexual problem as such, and not with homosexuality as a symbol of the whole contemporary ideological polemic against restraint and tradition. Homosexuality is too important – and too agonizing – a human problem to allow it to be exploited for political aims or entertainment or shock value.

The bland assumption that pederasty cannot be considered an illness because of the large number of people who have or express homosexual tendencies cannot stand up under criticism. No less an authority than Freud taught that a whole civilization can be neurotic. Erich Fromm appeals for the establishment of The Sane Society – because ours is not. If the majority of a nation are struck down by typhoid fever, does this condition, by so curious a calculus of semantics, become healthy? Whether or not homosexuality can be considered an illness is a serious question, and it does depend on one’s definition of health and illness. But mere statistics are certainly not the coup de grâce to the psychological argument, which will be discussed shortly.

The validation of gay life as « natural » on the basis of changing social and economic conditions is an act of verbal obfuscation. Even if we were to concur with the widely held feeling that the world’s population is dangerously large, and that Zero Population Growth is now a desideratum, the anatomical fact remains unchanged: the generative organs are structured for generation. If the words « natural » and « unnatural » have any meaning at all, they must be rooted in the unchanging reality of man’s sexual apparatus rather than in his ephmeral social configurations.

Militant feminists along with the gay activists react vigorously against the implication that natural structure implies the naturalness or unnaturalness of certain acts, but this very view has recently been confirmed by one of the most informed writers on the subject. « It is already pretty safe to infer from laboratory research and ethological parallels that male and female are wired in ways that relate to our traditional sex roles… Freud dramatically said that anatomy is destiny. Scientists who shudder at the dramatic, no matter how accurate, could rephrase this: anatomy is functional, body functions have profound psychological meanings to people, and anatomy and function are often socially elaborated » (Arno Karlen, Sexuality and Homosexuality, p. 501).

The moral issues lead us into the quagmire of perennial philosophical disquisitions of a fundamental nature. In a way, this facilitates the problem for one seeking a Jewish view. Judaism does not accept the kind of thoroughgoing relativism used to justify the gay life as merely an alternate lifestyle And while the question of human autonomy is certainly worthy of consideration in the area of sexuality, one must beware of the consequences of taking the argument to its logical extreme. Judaism clearly cherishes holiness as a greater value than either freedom or health. Furthermore, if every individual’s autonomy leads us to lend moral legitimacy to any form of sexual expression he may desire, we must be ready to pull the blanket of this moral validity over almost the whole catalogue of perversion described by Krafft-Ebing, and then, by the legerdemain of granting civil rights to the morally non-objectionable, permit the advocates of buggery, fetishism, or whatever to proselytize in public. In that case, why not in the school system? And if consent is obtained before the death of one partner, why not necrophilia or cannibalism? Surely, if we declare pederasty to be merely idiosyncratic and not an « abomination, » what right have we to condemn sexually motivated cannibalism – merely because most people would react with revulsion and disgust?

« Loving, selfless concern » and « meaningful personal relationships » – the great slogans of the New Morality and the exponents of situation ethics – have become the litany of sodomy in our times. Simple logic should permit us to use the same criteria for excusing adultery or any other act heretofore held to be immoral: and indeed, that is just what has been done, and it has received the sanction not only of liberals and humanists, but of certain religionists as well. « Love, » « fulfillment, » « exploitative, » « meaningful » – the list itself sounds like a lexicon of emotionally charged terms drawn at random from the disparate sources of both Christian and psychologically-orientated agnostic circles. Logically, we must ask the next question: what moral depravities can not be excused by the sole criterion of « warm, meaningful human relations » or « fulfillment, » the newest semantic heirs to « love »?

Love, fulfillment, and happiness can also be attained in incestuous contacts -and certainly in polygamous relationships. Is there nothing at all left that is « sinful, » « unnatural, » or « immoral » if it is practiced « between two consenting adults? » For religious groups to aver that a homosexual relationship should be judged by the same criteria as a heterosexual one – i.e., « whether it is intended to foster a permanent relationship of love » – is to abandon the last claim of representing the « Judeo-Christian tradition. »

I have elsewhere essayed a criticism of the situationalists, their use of the term « love, » and their objections to traditional morality as exemplified by the Halakhah as « mere legalism » (see my Faith and Doubt, chapter IX, p. 249 ff). Situationalists, such as Joseph Fletcher, have especially attacked « pilpolistic Rabbis » for remaining entangled in the coils of statutory and legalistic hairsplitting. Among the other things this typically Christian polemic reveals is an ignorance of the nature of Halakhah and its place in Judaism, which never held that law was totality of life, pleaded again and again for supererogatory conduct, recognized that individuals may be disadvantaged by the law, and which strove to rectify what could be rectified without abandoning the large majority to legal and moral chaos simply because of the discomfiture of the few.

Clearly, while Judaism needs no defense or apology in regard to its esteem for neighborly love and compassion for the individual sufferer, it cannot possibly abide a wholesale dismissal of its most basic moral principles on the grounds that those subject to its judgments find them repressive. All laws are repressive to some extent -they repress illegal activities- and all morality is concerned with changing man and improving him and his society. Homosexuality imposes on one an intolerable burden of differentness, of absurdity, and of loneliness, but the Biblical commandment outlawing pederasty cannot be put aside solely on the basis of sympathy for the victim of these feelings. Morality, too, is an element which each of us, given his sensuality, his own idiosyncracies, and his immoral proclivities, must take into serious consideration before acting out his impulses.

Psychological Attitudes

Several years ago I recommended that Jews regard homosexual deviance as a pathology, thus reconciling the insights of Jewish tradition with the exigencies of contemporary life and scientific information, such as it is, on the nature of homosexuality (Jewish Life, Jan-Feb. 1968). The remarks that follow are an expansion and modification of that position, together with some new data and notions.

The proposal that homosexuality be viewed as an illness will immediately be denied by three groups of people. Gay militants object to this view as an instance of heterosexual condescension. Evelyn Hooker and her group of psychologists maintain that homosexuals are no more pathological in their personality structures than heterosexuals. And psychiatrists Thomas Szasz in the U.S. and Ronald Laing in England reject all traditional ideas of mental sickness and health as tools of social repressiveness or, at best, narrow conventionalism. While granting that there are indeed unfortunate instances where the category of mental disease is exploited for social or political reasons, we part company with all three groups and assume that there are significant number of pederasts and lesbians who, by the criteria accepted by most psychologists and psychiatrists, can indeed be termed pathological. Thus, for instance, Dr. Albert Ellis, an ardent advocate of the right to deviancy, denies there is such a thing as a well-adjusted homosexual. In an interview, he has stated that whereas he used to believe that most homosexuals were neurotic, he is now convinced that about 50% are borderline psychotics, that the usual fixed male homosexual is a severe phobic, and that lesbians are even more disturbed than male homosexuals (see Karlem, op. cit., p. 223ff.).

No single cause of homosexuality has been established. In all probability, it is based on a conglomeration of a number of factors. There is overwhelming evidence that the condition is developmental, not constitutional. Despite all efforts to discover something genetic in homosexuality, no proof has been adduced, and researchers incline more and more to reject the Freudian concept of fundamental human biological bisexuality and its corollary of homosexual latency. It is now widely believed that homosexuality is the result of a whole family constellation. The passive, dependent, phobic male homosexual is usually the product of an aggressive, covertly seductive mother who is overly rigid and puritanical with her son – thus forcing him into a bond where he is sexually aroused, yet forbidden to express himself in any heterosexual way – and of a father who is absent, remote, emotionally detached, or hostile (I. Bieber et al. Homosexuality, 1962).

Can the homosexual be cured? There is a tradition of therapeutic pessimism that goes back to Freud but a number of psychoanalysis, including Freud’s daughter Anna, have reported successes in treating homosexuals as any other phobics (in this case, fear of the female genitals). It is generally accepted that about a third of all homosexuals can be completely cured: behavioral therapists report an even larger number of cures.

Of course, one cannot say categorically that all homosexuals are sick – any more than one can casually define all thieves as kleptomaniacs. In order to develop a reasonable Jewish approach to the problem and to seek in the concept of illness some mitigating factor, it is necessary first to establish the main types of homosexuals. Dr. Judd Marmor speaks of four categories. « Genuine homosexuality » is based on strong preferential erotic feelings for members of the same sex. « Transitory homosexual behavior » occurs among adolescents who would prefer heterosexual experiences but are denied such opportunities because of the social, cultural, or psychological reasons. « Situational homosexual exchanges » are characteristic of prisoners, soldiers and others who are heterosexual but are denied access to women for long periods of time. « Transitory and opportunistic homosexuality » is that of delinquent young men who permit themselves to be used by pederasts in order to make money or win other favors, although their primary erotic interests are exclusively heterosexual. To these may be added, for purposes of our analysis, two other types. The first category, that of genuine homosexuals, me be said to comprehend two sub-categories: those who experience their condition as one of duress or uncontrollable passion which they would rid themselves of if they could, and those who transform their idiosyncrasy into an ideology, i.e., the gay militants who assert the legitimacy and validity of homosexuality as an alternative way to heterosexuality. The sixth category is based on what Dr. Rollo May has called « the New Puritanism », the peculiarly modern notion that one must experience all sexual pleasures, whether or not one feels inclined to them, as if the failure to taste every cup passed at the sumptuous banquet of carnal life means that one has not truly lived. Thus, we have transitory homosexual behavior not of adolescents, but of adults who feel that: they must « try everything » at least once or more than once in their lives.

A Possible Halakhic Solution

This rubric will now permit us to apply the notion of disease (and, from the halakhic point of view, of its opposite, moral culpability) to the various types of sodomy. Clearly, genuine homosexuality experienced under duress (Hebrew: ones) most obviously lends itself to being termed pathological especially where dysfunction appears in other aspects of personality. Opportunistic homosexuality, ideological homosexuality, and transitory adult homosexuality are at the other end of the spectrum, and appear most reprehensible. As for the intermediate categories, while they cannot be called illness, they do have a greater claim on our sympathy than the three types mentioned above.

In formulating the notion of homosexuality as a disease, we are not asserting the formal halakhic definition of mental illness as mental incompetence, as described in TB Hag. 3b, 4a, and elsewhere. Furthermore, the categorization of a prohibited sex act as ones (duress) because of uncontrolled passions is valid, in a technical halakhic sense, only for a married woman who was ravished and who, in the course of the act, became a willing participant. The Halakhah decides with Rava, against the father of Samuel, that her consent is considered duress because of the passions aroused in her (Ket, 51b). However, this holds true only if the act was initially entered into under physical compulsion (Kesef Mishneh to Yad, Sanh. 20:3). Moreover, the claim of compulsion by one’s erotic passions is not valid for a male, for any erection is considered a token of his willingness (Yev, 53b; Maimonides, Yad, Sanh, 20:3). In the case of a male who was forced to cohabit with a woman forbidden to him, some authorities consider him guilty and punishable, while others hold him guilty but not subject to punishment by the courts (Tos., Yev, 53b; Hinnukh, 556; Kesef Mishneh, loc. cit.: Maggid Mishneh to Issurei Bi´ah, 1:9). Where a male is sexually aroused in a permissible manner, as to begin coitus with his wife and is then forced to conclude the act with another woman, most authorities exonerate him (Rabad and Maggid Mishned, to Issurei Bi´ah, in loc). If, now, the warped family background of the genuine homosexual is considered ones, the homosexual act may possibly lay claim to some mitigation by the Halakhah. (However, see Minhat Hinnukh, 556, end; and M. Feinstein, Iggerot Moshe (1973) on YD, no. 59, who holds, in a different context, that any pleasure derived from a forbidden act performed under duress increases the level of prohibition. This was anticipated by R. Joseph Engel, Atvan de-Oraita, 24). These latter sources indicate the difficulty of exonerating sexual transgressors because of psycho-pathological reasons under the technical rules of the Halakhah.

However, in the absence of a Sanhedrin and since it is impossible to implement the whole halakhic penal system, including capital punishment, such strict applications are unnecessary. What we are attempting is to develop guidelines, based on the Halakhah, which will allow contemporary Jews to orient themselves to the current problems of homosexuality in a manner articulating with the most fundamental insights of the Halakhah in a general sense, and consistent with the broadest world-view that the halakhic commitment instills in its followers. Thus, the aggadic statement that « no man sins unless he is overcome by a spirit of madness » (Sot. 3a) is not an operative halakhic rule, but does offer guidance on public policy and individual pastoral compassion. So in the present case, the formal halakhic strictures do not in any case apply nowadays, and it is our contention that the aggadic principle must lead us to seek out the mitigating halakhic elements so as to guide us in our orientation to homosexuals who, by the standards of modern psychology, may be regarded as acting under compulsion.

To apply the Halakhah strictly in this case is obviously impossible; to ignore it entirely is undesirable, and tantamount to regarding Halakhah as a purely abstract, legalistic system which can safely be dismissed where its norms and prescriptions do not allow full formal implementation. Admittedly, the method is not rigorous, and leaves room to varying interpretations as well as exegetical abuse, but it is the best we can do.

Hence there are types of homosexuality that do not warrant any special considerateness, because the notion of ones or duress (i.e., disease) in no way applies. Where the category of mental illness does apply, the act itself remains to´evah (an abomination), but the fact of illness lays upon us the obligation of pastoral compassion, psychological understanding, and social sympathy. In these sense, homosexuality is no different from any other social or anti-halakhic act, where it is legitimate to distinguish between the objective itself including its social and moral consequences, and the mentality and inner development of the person who perpetrates the act. For instance, if a man murders in a cold and calculating fashion for reasons of profit, the act is criminal and the transgressor is criminal. If, however, a psychotic murders, the transgressor is diseased rather than criminal, but the objective act itself remains a criminal one. The courts may therefore treat the perpetrator of the crime as they would a patient, with all the concomitant compassion and concern for therapy, without condoning the act as being morally neutral. To use halakhic terminology, the objective crime remains a ma´aseh averah, whereas a person who transgresses is considered innocent on the grounds of ones. In such case, the transgressor is spared the full legal consequences of his culpable act, although the degree to which he may be held responsible varies from case to case.

An example of a criminal act that is treated with compassion by the Halakhah, which in practice considers the act pathological rather than criminal, is suicide. Technically, the suicide or attempted suicide is in violation of the law. The Halakhah denies to the suicide the honor of a eulogy, the rending of the garments by relatives or witnesses to the death, and (according to Maimonides) insist that the relatives are not to observe the usual mourning period for the suicide. Yet, in the course of time, the tendency has been to remove the stigma from the suicide on the basis of mental disease. Thus, halakhic scholars do not apply the technical category of intentional (la-da´at) suicide to one who did not clearly demonstrate before performing the act, that he knew what he was doing and was of sound mind, to the extent that there was no hiatus between the act of self-destruction and actual death. If these conditions are not present, we assume that it was an insane act or that between the act and death he experienced pangs of contrition and is therefore repentant, hence excused before the law. There is even one opinion which exonerates the suicide unless he received adequate warning (hatra´ah) before performing the act, and responded in a manner indicating that he was fully aware of what he was doing and that he was lucid (J.M Tykocinski, Gesher ha-Hayyim, I, ch. 25, and Encyclopaedia Judaica, 15:490).

Admittedly, there are differences between the two cases: pederasty is clearly a severe violation of Biblical law, whereas the stricture against suicide is derived exegetically from a verse in the Genesis. Nevertheless, the principle operative in the one is applicable to the other: where one can attribute an act to mental illness, it is done out of simple humanitarian considerations.

The suicide analogy should not, of course, lead one to conclude that there are grounds for a blanket exculpation of homosexuality as mental illness. Not all forms of homosexuality can be so termed, as indicated above, and the act itself remains an « abomination ». With few exceptions, most people do not ordinarily propose that suicide be considered an acceptable and legitimate alternative to the rigors of daily life. No sane and moral person sits passively and watches a fellow man attempt suicide because he « understands » him and because it has been decided that suicide is a « morally neutral » act. By the same token, in orienting ourselves to certain types of homosexuals as patients rather than criminals, we do not condone the act but attempt to help the homosexual. Under no circumstances can Judaism suffer homosexuality to become respectable. Were society to give its open or even tacit approval to homosexuality, it would invite more aggressiveness on the part of adult pederasts toward young people. Indeed, in the currently permissive atmosphere, the Jewish view would summon us to the semantic courage of referring to homosexuality not as « deviance » with the implication of moral neutrality and non-judgmental idiosyncrasy, but as « perversion » – a less clinical and more old-fashioned word, perhaps, but one that is more in keeping with the Biblical to´evah.

Yet, having passed this moral judgment, we cannot in the name of Judaism necessarily demand that we strive for the harshest possible punishment. Even where it was halakhically feasible to execute capital punishment, we have a tradition of leniency. Thus, R. Akiva and R. Tarfon declared that had they lived during the time of the Sanhedrin, they never would have executed a man. Although the Halakhah does not decide in their favor (Mak., end of ch. I), it was rare indeed that the death penalty was actually imposed. Usually, the Biblically mandated penalty was regarded as an index of the severity of the transgression, and the actual execution was avoided by strict insistence upon all technical requirements – such al hatra´ah (forewarning the potential criminal) and rigorous cross-examination of witnesses, etc. In the same spirit, we are not bound to press for the most punitive policy toward contemporary lawbreakers. We are required to lead them to rehabilitation (teshuva). The Halakhah sees no contradiction between condemning a man to death and exercising compassion, even love, toward him (Sanh. 52a). Even a man on the way to his execution was encouraged to repent (Sanh. 6:2). In the absence of a death penalty, the tradition of teshuva and pastoral compassion to the sinner continues.

I do not find any warrant in the Jewish tradition for insisting on prison sentences for homosexuals. The singling-out of homosexuals as victims of society’s righteous indignation is patently unfair. In Western history, anti-homosexual crusades have too often been marked by cruelty, destruction, and bigotry. Imprisonment in modern times has proven to be extremely haphazard. The number of homosexuals unfortunate enough to be apprehended is infinitesimal as compared to the number of known homosexuals; estimates vary from one to 300.000 to one to 6.000.000!. For homosexuals to be singled out for special punishment while all the rest of society indulges itself in every other form of sexual malfeasance (using the definitions of Halakhah, not the New Morality) is a species of double-standard morality that the spirit of Halakhah cannot abide. Thus, the Mishnah declares that the « scroll of the suspected adulteress » (megillat sotah) – whereby a wife suspected of adultery was forced to undergo the test of « bitter waters » – was cancelled when the Sages became aware of the ever-larger number of adulterers in general (Sot. 9:9). The Talmud bases this decision on an aversion to the double standard: if the husband is himself an adulterer, the « bitter waters » will have no effect on his wife, even though she too be guilty of the offense (Sot. 47b). By the same token, a society in which heterosexual immorality is not conspicuously absent has no moral right to sit in stern judgment and mete out harsh penalties to homosexuals.

Furthermore, sending a homosexual to prison is counterproductive if punishment is to contain any element of rehabilitation or teshuva. It has rightly been compared to sending an alcoholic to a distillery. The Talmud records that the Sanhedrin was unwilling to apply the full force of the law where punishment had lost its quality of deterrence; thus, 40 (or four) years before the destruction of the Temple, the Sanhedrin voluntarily left the precincts of the Temple so as not to be able, technically, to impose the death sentence, because it had noticed the increasing rate of homicide (Sanh. 41a, and elsewhere).

There is nothing in the Jewish law’s letter or spirit that should incline us toward advocacy of imprisonment for homosexuals. The Halakhah did not, by and large, encourage the denial of freedom as a recommended form of punishment. Flogging is, from a certain perspective, far less cruel and far more enlightened. Since capital punishment is out of the question, and since incarceration is not an advisable substitute, we are left with one absolute minimum: strong disapproval of the proscribed act. But we are not bound to any specific penological instrument that has no basis in Jewish law or tradition.

How shall this disapproval be expressed? It has been suggested that, since homosexuality will never attain acceptance anyway, society can afford to be humane. As long as violence and the seduction of children are not involved, it would best to abandon all laws on homosexuality and leave it to the inevitable social sanctions to control, informally,what can be controlled.

However, this approach is not consonant with Jewish tradition. The repeal of anti-homosexual laws implies the removal of the stigma from homosexuality, and this diminution of social censure weakens society in its training of the young toward acceptable patterns of conduct. The absence of adequate social reproach may well encourage the expression of homosexual tendencies by those in whom they might otherwise be suppressed. Law itself has an educative function, and the repeal of laws, no matter how justifiable such repeal may be from one point of view, does have the effect of signaling the acceptability of greater permissiveness.

Some New Proposals

Perhaps all that has been said above can best be expressed in the proposals that follow.

First, society and government must recognize the distinctions between the various categories enumerated earlier in this essay. We must offer medical and psychological assistance to those whose homosexuality is an expression of pathology, who recognize it as such, and are willing to seek help. We must be no less generous to the homosexual than to the drug addict, to whom the government extends various forms of therapy upon request.

Second, jail sentences must be abolished for all homosexuals, save those who are guilty of violence, seduction of the young, or public solicitation.

Third, the laws must remain on the books, but by mutual consent of judiciary and police, be unenforced. This approximates to what lawyers call « the chilling effect », and is the nearest one can come to the category so well known in the Halakhah, whereby strong disapproval is expressed by affirming a halakhic prohibition, yet no punishment is mandated. It is a category that bridges the gap between morality and law. In a society where homosexuality is so rampant, and where incarceration is so counterproductive, the hortatory approach may well be a way of formalizing society’s revulsion while avoiding the pitfalls in our accepted penology.

For the Jewish community as such, the same principles, derived from the tradition, may serve as guidelines. Judaism allows for no compromise in its abhorrence of sodomy, but encourages both compassion and efforts at rehabilitation. Certainly, there must be no acceptance of separate Jewish homosexual societies, such as – or specially – synagogues set aside as homosexual congregations. The first such « gay synagogue », apparently, was the « Beth Chayim Chadashim » in Los Angeles. Spawned by that city’s Metropolitan Community Church in March 1972, the founding group constituted itself as a Reform congregation with the help of the Pacific Southwest Council of the Union of American Hebrew Congregations some time in early 1973. Thereafter, similar groups surfaced in New York City and elsewhere. The original group meets on Friday evenings in the Leo Baeck Temple and is searching for a rabbi – who must himself be « gay ». The membership sees itself as justified by « the Philosophy of Reform Judaism ». The Temple president declared that God is « more concerned in our finding a sense of peace in which to make a better world, than He is in whom someone sleeps with » (cited in « Judaism and Homosexuality » C.C.A.R. Journal, summer 1973, p. 38; five articles in this issue of the Reform group’s rabbinic journal are devoted to the same theme, and most of them approve of the Gay Synagogue).

But such reasoning is specious, to say the least. Regular congregations and other Jewish groups should not hesitate to accord hospitality and membership, on an individual basis, to those « visible » homosexuals who qualify for the category of the ill. Homosexuals are no less in violation of Jewish norms than Sabbath desecrators or those who disregard the laws of kashrut. But to assent to the organization of separate « gay » groups under Jewish auspices makes no more sense, Jewishly, than to suffer the formation of synagogues that care exclusively to idol worshipers, adulterers, gossipers, tax evaders, or Sabbath violators. Indeed, it makes less sense, because it provides, under religious auspices, a ready-made clientele from which the homosexual can more easily choose his partners.

In remaining true to the sources of Jewish tradition. Jews are commanded to avoid the madness that seizes society at various times and in many forms, while yet retaining a moral composure and psychological equilibrium sufficient to exercise that combination of discipline and charity that is the hallmark of Judaism.

Voir aussi:

Buttigieg en tête des démocrates dans l’Iowa, une première

Métro

12 novembre 2018

Le jeune maire américain modéré Pete Buttigieg a dépassé pour la première fois les poids lourds de la primaire démocrate dans un sondage publié mardi portant sur l’Iowa, un État-clé dans la course à la Maison-Blanche car il sera le premier à voter.

C’est la première fois que Pete Buttigieg, 37 ans, arrive en tête d’un sondage dans la campagne pour la primaire démocrate.

Le maire enregistre 22% des intentions de vote dans l’Iowa selon un sondage de l’institut de Monmouth University, devant les grands favoris jusqu’ici: l’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden (19%), la sénatrice progressiste Elizabeth Warren (18%) et le sénateur indépendant Bernie Sanders (13%).

Encore inconnu du grand public il y a un an, le maire de South Bend, dans l’Indiana, s’est depuis forgé un nom en se posant en modéré capable de rassembler l’Amérique pour battre le républicain Donald Trump en novembre 2020.

Ancien militaire, polyglotte et utra-diplômé, il est le premier grand candidat ouvertement homosexuel à la Maison-Blanche, marié depuis 2018 à un enseignant, Chasten.

Dans l’Iowa, où la primaire sera organisée le 3 février, «Buttigieg émerge comme un choix de premier plan pour un large éventail de démocrates», quel que soit leur niveau d’«éducation ou leur idéologie», a écrit mardi Patrick Murray, directeur de l’institut de sondage Monmouth University, dans un communiqué.

Plus de deux tiers des 451 personnes interrogées –du 7 au 11 novembre– disent pouvoir encore changer d’avis, précise l’institut. La marge d’erreur est importante, à 4,6 points, mais ce nouveau sondage vient confirmer l’ascension de M. Buttigieg dans l’Iowa depuis plusieurs semaines.

Sur les 17 candidats encore en lice pour l’investiture démocrate, Joe Biden reste favori au niveau national mais est en perte de vitesse (26,8%), suivi par Elizabeth Warren (20,8%), Bernie Sanders (17%), avec, loin derrière, Pete Buttigieg (7,5%).

Voir également:

Pete Buttigieg, meilleur candidat pour battre Trump à l’élection présidentielle?

Après avoir brillé dans l’Iowa, l’ancien maire mise sur la primaire dans le New Hampshire pour affronter Donald Trump à l’élection présidentielle américaine.

PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE – Va-t-il transformer l’essai? Après ses résultats inespérés dans l’Iowa (toujours contestés par Bernie Sanders), Pete Buttigieg espère bien récolter les fruits de l’énorme coup de pouce médiatique dont il a bénéficié tout au long de cette semaine chaotique.

Le jeune candidat, encore inconnu il y a un an, croise donc les doigts ce mardi 11 février pour à nouveau s’imposer -ou du moins décrocher un score plus qu’honorable- dans le New Hampshire, deuxième État à voter aux primaires démocrates.

Si créer la surprise au cours des prochains scrutins et finir par décrocher la nomination du parti cet été est actuellement le rêve de tous les candidats, la seule vraie prouesse sera la suivante: battre Donald Trump lors de l’élection générale du 3 novembre et le sortir de la Maison Blanche.

Pete Buttigieg est-il le meilleur candidat pour cette périlleuse mission? Le HuffPost a rassemblé plusieurs forces (et faiblesses) du candidat pour tenter d’y voir plus clair.

Aux antipodes de Trump

Comme il aime souvent le rappeler en campagne, Pete Buttigieg a un atout majeur face à Donald Trump: son CV. Il faut dire qu’on pourrait difficilement imaginer un curriculum plus à l’opposé de celui du président républicain.

Contrairement à l’occupant actuel de la Maison Blanche, le démocrate a tout d’abord de l’expérience politique. Alors que le magnat de l’immobilier était l’hôte d’une téléréalité avant de se présenter à la présidence, Pete Buttigieg vient lui de terminer son 2e mandat de maire. Trump s’est construit dans la plus grande ville du pays qu’est New York, Buttiegieg a fait décoller sa carrière à South Bend, 100.000 habitants, dans l’État de l’Indiana.

Buttigieg met aussi régulièrement en avant son expérience dans l’armée. Il a passé sept mois en Afghanistan, un avantage sur tous ses concurrents démocrates et surtout sur Trump. Ce dernier a en effet réussi à échapper pas mois de cinq fois à la guerre du Vietnam: quatre reports grâce aux études qu’il suivait puis une dispense médicale pour une excroissance osseuse au pied dont les médias n’ont jamais retrouvé de trace.

Diplômé de grandes universités, le candidat a aussi montré qu’il était polyglotte(vidéo ci-dessous). En plus de l’anglais, il peut parler en norvégien, espagnol, italien, arabe, dari ou encore français comme il l’a montré en commentant l’incendie de Notre-Dame. Face à un président qui est parfois pointé du doigt pour la faiblesse du vocabulaire qu’il emploie dans son anglais natal.

 

4 Responses to Messianisme homosexuel: Quand le cannibalisme n’est plus qu’une affaire de goût (What moral depravities can not be excused by the sole criterion of « warm, meaningful human relations » or « fulfillment », the newest semantic heirs to « love »?)

  1. jcdurbant dit :

    ENIEME AVATAR DU POLITIQUEMENT CORRECT (Célébré avec son mari en une du Time, le magazine américain de gauche bien-pensant sous le titre «Première famille, adulé par la presse qui le dit « modéré », Buttigieg est est réalité le parfait représentant de son parti à la dérive, cochant toutes les cases du progressisme bon teint: légalisation massive des clandestins, décriminalisation de la possession de drogues, indemnisation des descendants d’esclaves, débaptême des monuments en l’honneur de Jefferson)

    « Si vous avez un problème avec ce que je suis – votre problème n’est pas avec moi, mais avec mon créateur. »

    Pete Buttigieg

    Il rêve d’un soutien du Pape, prétend parler huit langues et copine avec Mark Zuckerberg. Inconnu ou presque il y a un an, cet ancien maire d’une petite ville de l’Indiana est une pâle copie de Barack Obama. Un énième avatar du parti du politiquement correct. Son nom est aussi imprononçable que ses chances de victoire sont imprévisibles. Pete Buttigieg est le nouvel outsider dans la course aux primaires démocrates à neuf mois de l’élection présidentielle américaine. Ce mercredi, après avoir gagné de justesse dans l’Iowa, le candidat a failli devancer le favori Bernie Sanders dans le New Hampshire, un État enlevé par son rival avec 22 points d’avance il y a quatre ans. « L’ancien maire de South Bend passe une autre grosse soirée, mettant plus de vent dans les voiles de sa quête improbable », a salué David Axelrod, ancien stratège en chef du président Obama. « Bootedgeedge (Buttigieg) se débrouille plutôt bien ce soir. Et donne du fil à retordre à Bernie le fou. Très intéressant ! » a même réagi Donald Trump, sur Twitter. Un cadeau empoisonné dont il se serait bien passé.

    « Lorsque les personnes de couleur craignent pour leur propre place dans leur propre pays, lorsque les nourrissons sont arrachés à leurs parents à la frontière, les enjeux ne peuvent être plus élevés. Nous devons mettre fin à l’ère de Donald Trump », a ainsi promis Pete Buttigieg, à ses partisans, fidèle à la ligne radicale de son parti. « Cette élection n’est pas seulement historique, elle est urgente. Et ce soir, nous avançons en sachant que c’est notre seul coup d’essai non seulement pour mettre fin à l’ère de Donald Trump, mais pour lancer une nouvelle ère. » S’il devait être miraculeusement choisi, Buttigieg effacerait en effet plusieurs records et deviendrait alors le premier maire élu à la tête du pays, le plus jeune locataire de la Maison Blanche à seulement 39 ans et surtout le premier président homosexuel des États-Unis.

    Fan du « socialiste » Bernie Sanders

    Inconnu il y encore a un an, le candidat a depuis été célébré avec son mari en une du Time, le magazine américain de gauche bien-pensant. Son titre ? « Première famille. » Adulé par la presse qui le dit « modéré », Buttigieg est en réalité le parfait représentant de son parti à la dérive. « Mayor Pete », c’est son surnom, a dirigé pendant huit ans la petite ville de l’Indiana où il est né. Issu d’une famille d’universitaires, ce jeune politicien surdoué et champion de la cause progressiste est diplômé d’Harvard et Oxford, prétend parler huit langues, dont le français, l’espagnol, l’italien, le maltais, l’arabe, le dari et le norvégien, et joue même de la guitare et du piano. Un profil privilégié et élitiste, un peu trop blanc, qui peine encore à séduire la base démocrate extrémiste et les minorités.

    Pourtant, ne vous y trompez pas, Pete Buttigieg défend ouvertement les idées les plus gauchistes de son parti. Dans une ironie piquante et révélatrice, il remportait même, en 2000, au lycée, le concours d’essai national John F. Kennedy Profile in Courage, en vantant les mérites de… Bernie Sanders, qui deviendra plus tard sénateur du Vermont : « Le courage de Sanders est évident dans le premier mot qu’il utilise pour se décrire : “socialiste.” Dans un pays où le communisme est toujours le plus gros des gros mots idéologiques, dans un climat où même le libéralisme est considéré comme radical, et le socialisme est immédiatement et peut-être volontairement confondu avec le communisme, un politicien ose se dire socialiste ? Il le fait en effet », louait-il, admiratif. Vingt ans plus tard, “Wall Street Pete” et son opposant s’écharpent par supporters interposés.

    Un programme progressiste assumé

    Comme ses rivaux démocrates, Pete Buttigieg est évidemment vent debout contre la politique anti-immigration stricte de l’administration républicaine. « L’imagination du président Trump concernant une stratégie de sécurité nationale est un grand mur et un fossé plein d’alligators. C’est une approche digne du 17e siècle… », a-t-il ainsi dénigré. Au soir de la primaire du New Hampshire, il lançait au contraire et en espagnol aux jeunes clandestins : « Nous célébrons votre appartenance à ce pays et, oui, ce pays est aussi le vôtre. » Auparavant, il avait déjà appelé le jour de Noël à célébrer Jésus « non pas comme citoyen mais comme réfugié », promis des soins de santé aux illégaux et même aidé à créer un système d’alerte automatique leur permettant d’être informés de l’arrivée de la police pour mieux les protéger dans sa ville.

    En fait, Buttigieg coche toutes les cases du progressisme bon teint. Il entend ainsi légaliser les clandestins par millions, socialiser totalement le système de santé, démanteler « les systèmes et structures racistes » qui discriminent les communautés noire et LGBT, nommer un cabinet paritaire ou mieux à « majorité féminine », aggraver le contrôle des armes à feu, renforcer le droit à l’avortement (malgré les critiques de son beau-frère pasteur évangélique), décriminaliser la possession de drogues (donc libérer 74 000 trafiquants des prisons fédérales) et même lancer un plan d’un trillion de dollars pour lutter contre le réchauffement climatique, accusé d’avoir causé… la guerre en Syrie et les feux en Australie, voire « de futures guerres climatiques », dans un défi historique « peut-être plus difficile encore » que la Seconde Guerre mondiale !

    Une carrière militaire enjolivée

    En politique étrangère, ses positions pacifistes à tout crin sont toutes aussi candides et irresponsables. En janvier, après avoir critiqué l’assassinat du puissant général iranien Soleimani, considérant qu’« éliminer un méchant n’est pas nécessairement une bonne idée » (le triste sire a causé la mort de plus de 600 soldats américains et blessé des milliers d’autres), Pete Buttigieg accusait carrément Donald Trump d’être responsable du crash de l’avion ukrainien abattu par Téhéran, qui visait au même moment des bases américaines en Irak. Une dénonciation reprise aussitôt en chœur par le régime terroriste des Mollahs. « Ils deviennent des apologistes pour les méchants et c’est affligeant. Buttigieg, que voulait-il que le président fasse ? Inviter Soleimani dans sa cave à vin ? » tançait alors Kellyanne Conway, conseillère de Donald Trump.

    Pour sa défense, le candidat démocrate se prévaut de son passé dans l’armée et assure même avoir « plus d’expérience militaire que quiconque est entré dans le Bureau ovale depuis le président George H. W. Bush ». La réalité est pourtant moins glorieuse que la légende relayée complaisamment par les médias énamourés. Pete Buttigieg a rejoint la réserve de la Navy, en 2009, comme officier de renseignement, par une voie détournée, une commission directe lui évitant le parcours du combattant, les entraînement aux armes et toutes autres évaluations. Déployé en Afghanistan, en 2014, il n’y aura aussi passé que cinq mois à ne pas faire grand-chose loin du front. Son service comme lieutenant a pris fin en 2017. « Exposé au danger », il osera malgré tout affirmer plus tard avoir souffert, durant un an, de « dépression », à son retour.

    Son problème avec les noirs

    Décidément en délicatesse avec la vérité, Pete Buttigieg collectionne également son lot de scandales personnels. Passé par la société de conseil McKinsey & Company, à Chicago, le candidat a accepté plus de 30 000 dollars de dons de la part de 39 lobbyistes avant de les rembourser face au tollé. A South Bend, il avait aussi dû rétrograder son chef de la police et limoger le directeur de la communication pour avoir enregistré illégalement des appels d’officiers blancs soi-disant racistes. Pire, le candidat a même dû suspendre sa campagne pour gérer en urgence la mort d’un administré noir, tué par un policier blanc, s’attirant les foudres sur le manque de diversité dans la police. Plus surréaliste encore, il s’était déjà excusé d’avoir employé l’expression « toutes les vies comptent » au lieu de « toutes les vies noires comptent », du nom du mouvement racialiste d’extrême gauche.

    Aujourd’hui, Pete Buttigieg a beau alléguer que « le racisme systémique a sans aucun doute pénétré tous les niveaux de notre système et ma ville n’est pas immunisée », il peine toujours à convaincre les minorités noire et latino. Pour renverser la tendance, sa campagne a donc diffusé une liste de 400 soutiens afro-américains en Caroline du Sud, sauf que la tentative a misérablement échoué. Parmi eux, 42% étaient blancs, beaucoup ne le soutenaient pas bien au contraire et la photo illustrant la publicité avait été prise au Kenya ! Prêt à tout, il a même cru utile d’affirmer à tort que James Bond n’est pas « intrinsèquement blanc ». Surtout, son homosexualité n’arrange rien à son affaire, la communauté noire étant l’une des plus hostiles au mariage gay ; elle serait même un frein pour 41% des électeurs noirs, indique un récent sondage.

    Zuckerberg, De Niro, le Pape…

    A gauche et dans son parti, certains ont même accablé Pete Buttigieg pour avoir comparé les discriminations subies par la communauté LGBT avec la lutte pour les droits civiques. D’autres l’ont carrément accusé de racisme pour avoir évoqué… « les valeurs de l’Amérique profonde ». C’est peu dire, pourtant, que le candidat a multiplié les gages en matière de politiquement correct, affirmant que le passé des États-Unis « n’a jamais été aussi grand qu’annoncé », militant pour l’abolition de la peine de mort et l’indemnisation des descendants d’esclaves, ou approuvant les appels à débaptiser les monuments nommés en l’honneur de l’ex-président Thomas Jefferson. « Les gens qui ont écrit la Constitution n’ont pas compris que l’esclavage était une mauvaise chose », a même osé Buttigieg, dans un mensonge historique éhonté.

    A défaut de satisfaire la base démocrate, le candidat suscite sans peine l’admiration des élites blanches progressistes. Pete Buttigieg a d’ailleurs reçu l’appui de plusieurs riches familles de la Big Tech, ces grandes entreprises de l’industrie des technologies et de l’information. Une levée de fonds a notamment réuni, en Californie, le PDG de Netflix, l’épouse du cofondateur de Google et la sœur de la directrice des opérations de Facebook (Zuckerberg a aussi conseillé Buttigieg en secret), soit une fortune combinée de 80 milliards de dollars. Au total, 39 milliardaires ont ainsi contribué à sa campagne en 2019. Les stars d’Hollywood ne sont pas en reste, comme les acteurs Robert de Niro, Sharon Stone et Kevin Costner, séduites par la perspective d’un président gay. Mais Buttigieg l’ambitieux voit plus grand. « Le Pape, je veux le soutien du Pape », a-t-il plaisanté.

    « Le premier président gay ? »

    Élevé en catholique et désormais épiscopalien, le candidat assume en tout cas sans complexe son homosexualité, révélée dans une tribune en 2015. Un « arrêt de mort de ma carrière », pensait-il alors, devenu depuis son principal atout dans la presse. « Le premier président gay ? » fantasmait même, un an plus tard, un chroniqueur influent du New York Times. « Nous avons probablement déjà eu d’excellents présidents gays, nous ne les connaissons pas… », a simplement relevé Buttigieg, en réponse aux éventuelles attaques du camp républicain. Le candidat, marié en 2018 avec un enseignant rencontré sur une application, n’a pas hésité d’ailleurs à railler les opinions conservatrices du vice-président Mike Pence, au lancement de sa campagne, en avril dernier. « Si vous avez un problème avec ce que je suis – votre problème n’est pas avec moi, mais avec mon créateur », lui a lancé Pete Buttigieg au cours d’une réunion LGBT.

    Il faut dire que l’ancien maire de South Bend et l’ex-gouverneur de l’Indiana se connaissent et s’apprécient même depuis des années. « Il a dit des choses qui critiquent ma foi chrétienne et à mon sujet. Il le sait bien. Il me connaît, a réagi Mike Pence. Mais je comprends. 19 personnes qui se présentent à la présidence dans un parti qui glisse vers la gauche. Ils sont tous dans la surenchère… » Une dérive qui n’épargne pas Donald Trump, que Pete Buttigieg qualifie sans vergogne de « nationaliste blanc », au comportement « criminel », aux partisans « racistes » et aux promesses « toutes rompues ». Et de diaboliser : « Nous avons fait face à de nombreux défis, mais celui qui a presque lis fin à ce pays lors de la guerre de Sécession était la suprématie blanche. Ce pourrait être le problème qui achève ce pays à l’avenir, si nous ne l’affrontons pas aujourd’hui. »

    Une « erreur » de casting

    Prêt à voter pour un candidat gay, le président des États-Unis aime, lui, ridiculiser l’impétrant progressiste en manque d’expérience, de notoriété et de charisme. Au point de le comparer à Alfred E. Neuman, la mascotte du magazine d’humour Mad, aux oreilles décollées. « Je rêve de lui, a même lancé Donald Trump à ses supporters, lors d’un meeting en décembre dernier. C’est vrai. » En revanche, au Parti démocrate, c’est l’inquiétude qui prédomine. « Obama est profondément sceptique quant aux perspectives du maire Pete Buttigieg », a confié un des plus proches conseillers de l’ex-président. « Nous aurons besoin d’un commandant en chef prêt à entrer dans le Bureau ovale dès le premier jour », a renchéri depuis une conseillère de son ancien vice-président et concurrent, Joe Biden, pour qui ce choix est « une erreur ».

    L’outsider à l’allure de gendre idéal n’est pourtant pas sans rappeler le premier président afro-américain. Comme lui, Pete Buttigieg parle d’« espoir », veut « unifier » les Américains et « tourner la page ». Mais il n’est encore, pour le moment, que « le maire le plus intéressant dont vous n’avez jamais entendu parler », dixit le Washington Post. Dernièrement, sa campagne a même dû ajouter de faux applaudissements à une de ses vidéos de propagande, histoire d’y croire. En tête du nombre de délégués (22 sur 3979) en ce début des primaires, Buttigieg est encore à la traîne à l’échelle nationale (10,6%, selon RealClearPolitics) et figure même en 4e position des favoris (1 chance sur 25, selon FiveThirtyEight). La signification de son patronyme d’origine maltaise, qui se prononce « Boot-edge-edge », ne fait rien pour aider : « Éleveur de volailles. »

    https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/monde/pete-buttigieg-le-candidat-gay-la-primaire-democrate-qui-derange-116088

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  2. jcdurbant dit :

    WHO NEEDS THE ABERRATION OF AN ACTIVIST HOMOSEXUAL PRESIDENT ? (Trump supporters chose him because of their cultural anxiety about the future of America following Obama; picking Buttigieg would pick up where he left off)

    « Today we can say in no uncertain terms that we have made our union a little more perfect. »

    Barack Obama

    https://www.cnbc.com/video/2015/06/26/obama-we-made-our-union-a-little-more-perfect.html

    « They’re sitting there and they’re looking at Mayor Pete, 37-year-old gay guy, mayor of South Bend, loves to kiss his husband on the debate stage. And they’re saying, “okay, how’s this going to look, 37-year-old gay guy kissing his husband onstage next to ‘Mr. Man’ Donald Trump? What’s going to happen there?” And they got to be looking at that, and they’ve got to be saying, that despite all the great progress and despite all the great wokeness, and despite all the great ground that’s been covered, America’s still not ready to elect a gay guy, kissing his husband on the debate stage, president. They have to be saying this, don’t they? »

    Rush Limbaugh

    “I do think — and I talked about this on my radio show yesterday with only Democrats calling in: Does it matter that he is an openly gay man? There was a surprising number of Democratic voters who said it was an issue for them. The reality is what Limbaugh was talking about: There are Democrats sitting there worried that this is going to be a bigger issue. »

    Ben Ferguson (CNN)

    « I don’t want anybody like that in the White House. So, can I have my card back?”

    Iowa caucus voter

    America may not be ready to elect a gay president, two of President Trump’s prominent supporters essentially said in recent days. And they think Democrats are nervous that they might be asked to.

    They were referring to Pete Buttigieg, the former mayor of South Bend, Ind., who has pulled in strong performances in the two Democratic primary contests so far. The only openly gay presidential candidate did that in part on the strength of his appeal about outreach to voters disappointed in Trump — something he noted the night of the Iowa caucuses.

    “The fact that I’m standing here — the fact that my husband’s in the audience watching right now — is just an amazing example of that belief that yes, yes, you belong, and this country has a place for you,” he said at a CNN town hall last week.

    Conservative radio host Rush Limbaugh, who just received the Presidential Medal of Freedom, said that despite Buttigieg’s performance in Iowa and New Hampshire, Democratic Party leaders must realize that most Americans aren’t going to choose a gay man over Trump. Here’s what he said:

    They’re sitting there and they’re looking at Mayor Pete, 37-year-old gay guy, mayor of South Bend, loves to kiss his husband on the debate stage. And they’re saying, “okay, how’s this going to look, 37-year-old gay guy kissing his husband onstage next to ‘Mr. Man’ Donald Trump? What’s going to happen there?” And they got to be looking at that, and they’ve got to be saying, that despite all the great progress and despite all the great wokeness, and despite all the great ground that’s been covered, America’s still not ready to elect a gay guy, kissing his husband on the debate stage, president. They have to be saying this, don’t they?

    Ben Ferguson, a conservative radio show host and CNN commentator, was asked about those comments Thursday and said that he’s been in conversation with Democrats who also think Buttigieg would have a hard time defeating Trump because of his sexual orientation.

    “I do think — and I talked about this on my radio show yesterday with only Democrats calling in: Does it matter that he is an openly gay man? There was a surprising number of Democratic voters who said it was an issue for them,” Ferguson said Thursday on CNN.

    “The reality is what Limbaugh was talking about: There are Democrats sitting there worried that this is going to be a bigger issue,” Ferguson added.

    Even Trump, on the podcast of Fox News analyst Geraldo Rivera, said Thursday that he believes Buttigieg would lose some support because of his sexual orientation.

    “I think there would be some that wouldn’t [vote for him], and I wouldn’t be among that group to be honest with you,” Trump said.

    “It doesn’t seem to be hurting him very much,” he added referring to his performances in Iowa and New Hampshire. “But … there would be a group that probably wouldn’t. But you or I wouldn’t be in that group.”

    How the electorate would rule on a matchup between a young, gay man and Trump is anyone’s guess at this point. But there’s some merit to Limbaugh’s, Trump’s and Ferguson’s belief that Americans might choose Trump if presented with that option. A recent Washington Post-ABC poll shows that Trump is more competitive against Democrats now than he was three months ago. And specifically in a matchup between Buttigieg and Trump, the former mayor is at 45 percent to the president’s 48 percent.

    Buttigieg’s sexual orientation does not appear to have been a major hurdle for Democratic voters in Iowa and New Hampshire, but in many ways, those groups are not representative of the country at large. Limbaugh, in his spiel, repeatedly mentioned that Buttigieg is married to a man with whom he is publicly affectionate. The thinking is that even among voters who might tolerate Buttigieg, his being married to a man would not be acceptable for a potential commander in chief.

    Soon the mayor will have to face Democrats in South Carolina, Texas, North Carolina and Tennessee — states with a larger percentage of religious Democrats who might view Buttigieg’s sexual orientation differently from those in New England and Iowa, the first state in the Midwest to legalize same-sex marriage. But even in Iowa, a state where Buttigieg performed well, a caucusgoer pulled back her vote once she learned that the candidate was gay.

    « I don’t want anybody like that in the White House,” she said after learning that Buttigieg has a husband. “So, can I have my card back?”

    #PeteButtigieg precinct captain in rural Iowa responds to a caucus-goer flipping out upon learning that he has a same-sex partner. It’s a masterclass in patience, persistence, and love. Bravo @nikkiheever #IowaCaucuses #cresco #howardcountyiowa pic.twitter.com/PhX7vRFh8X
    — Annabel Park (@annabelpark) February 4, 2020

    Conversations about electability have been common on the left since the earliest days of the 2020 campaign. Shortly after Buttigieg expressed interest in the White House, some have questioned whether a gay candidate could win the widespread support required to defeat Trump.

    “The whispered comments in this campaign have been, ‘Well, he’s a great guy, he’s a great candidate, and I’ll vote for him, but I don’t think other Democrats will,’” Annise Parker, president of the LGBTQ Victory Fund, a nonprofit organization that supports LGBT candidates seeking office, told The Post’s Chelsea Janes.

    Attracting rural and conservative voters in Iowa “was an opportunity to just blow that conversation up,” she added.

    But it’s not yet clear how blown up the issue about the electability of a gay man is.

    Sure, support for same-sex marriage has increased in recent years, but there is data that supports the idea that a significant percentage of the voting public are not as liberal on LGBT issues as Buttigieg — and specifically, do not support his right to marry. According to a 2019 Pew Research Center survey, nearly one-third of Americans oppose same-sex marriage. And among Americans who helped send Trump to the White House, support for same-sex marriage is in the minority — Republicans (44 percent), white evangelical Christians (29 percent) and elderly Americans (45 percent). These are voters that Buttigieg has tried to appeal to in his argument that Trump is an immoral leader.

    Trump’s campaign pledge to make America great again implied that the country’s best days were in the past — a message that resonated with many of the conservative Christian, white working-class and rural voters who backed him 2016. The America that many of these voters long for is an America led by a heterosexual president married to a woman.

    Polling repeatedly shows that Trump supporters chose him because of their “cultural anxiety” about the future of America following Barack Obama, who said that allowing same-sex marriage “made our union a little more perfect.” On issues related to gender and sexual orientation, many of these voters are still looking for a leader who would reverse the advancements the Obama administration made on LGBT issues or at the very least halt the process — something Trump has done. Picking Buttigieg would not only reverse Trump’s positions on LGBT rights, but also pick up where Obama left off.

    Buttigieg has been vocal about his support for LGBT rights, and critical of conservative Christians such as Vice President Pence who don’t support them. The intent seems to be to encourage some “values voters” to rethink their stance on issues like LGBT rights. And perhaps that worked in Iowa. But Limbaugh, Trump and Ferguson aren’t wrong to presume voters nationwide might choose Trump over a gay man. Media targeting conservative Christians have increasingly criticized Buttigieg for his sexuality and stances on LGBT issues. Upcoming races could provide some clarity on how effective this approach will be. But before then, the president and conservative media aren’t wrong to think Buttigieg would have a hard time facing Trump. One thing the president and conservative media personalities know is their base, and so far, these people seem to be suggesting that many Americans are not ready yet for the country to be led by a gay man.

    Trump and Limbaugh aren’t the only ones who doubt whether Americans would elect a gay man
    Eugene Scott
    WP
    Feb. 14, 2020

    https://www.washingtonpost.com/politics/2020/02/14/trump-limbaugh-arent-only-ones-who-doubt-whether-americans-would-elect-gay-man/

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  3. jcdurbant dit :

    THE END IS HERE (The hard-left takeover of the Democratic Party and the accompanying progressive agenda now have reached an extreme—beyond which will only result in the steady erosion of radical ideology altogether)

    The French Revolution hit “peak” coerced egalitarianism with the Jacobin takeover and so-called Reign of Terror. After all, when you begin guillotining fellow travelers on charges they are counterrevolutionaries and begin worshiping a new atheist secular power “Reason,” institutionalized as Robespierre’s “Cult of the Supreme Being,” you have mostly reached the limits of political radicalism and are into the territory of the nihilistic, if not the maniacal and absurd—with a rendezvous with Napoleon on the horizon.

    From 2009 through 2016, Barack Obama recalibrated the Democratic Party’s liberalism into progressive radicalism. He opened the border and all but dismantled existing immigration law. Sanctuary cities sprang up with impunity. Executive orders bypassed the Congress. The Iran Deal ignored the Senate’s treaty-making responsibilities. Obama sought to nationalize healthcare. The concept of “diversity” replaced affirmative action, by redefining racial oppression as distinct from historical grievance and economic disparity and instead lumping together 30 percent of the population as nonwhite, and thus antithetical to the new buzz construct of “white privilege.” Fast and Furious, the surveillance of the Associated Press reporters, Benghazi, the weaponization of the IRS, and the use of CIA, FBI, and DOJ to seed the spurious Steele dossier were all written off as proof of the “most scandal free” administration in memory.

    But today Obamaism has been figuratively guillotined by the New Jacobins. It is found guilty of crimes of insufficient revolutionary zeal, as well as compromises with the U.S. Constitution and capitalism.

    Once considered a crank socialist, Senator Bernie Sanders (I-Vt.) is now leads in many Democratic primary polls. Arriving with him at this moment in our politics is peak progressivism.

    First-term socialists—House representatives such as Alexandria Ocasio-Cortez (D-N.Y.) and her fellow “squad” members, inspired by Sanders—now set the new Democratic agenda. And it is one that is more radical than anything seen in modern American history and largely unsustainable: calls to level a wealth tax and new top income-tax rates of 70-90 percent, to abolish the Immigration and Customs Enforcement Service, all student debt, an enforceable southern border, the internal combustion engine, and most Second Amendment rights, and to enact multi-trillion dollar new entitlements as outlined in the Green New Deal, Medicare for All, free college, free healthcare for illegal aliens, and reparations.

    Identity politics so rules the rhetoric of the new progressive party that all of its—exclusively white—primary finalists vie to be most vocal in the ritual damning of their own country (that has ironically ensured their own influence, power, success and wealth) as inherently “racist.”

    Universities Lead the Way In the Revolution Eating Itself

    Outside of the political sphere, peak progressivism had reinvented the university, rejecting Martin Luther King, Jr’s vision of racial integration and assimilation, by demanding racially obsessed dorms, safe spaces, and applications.

    There is hardly a First Amendment on campuses anymore. Speakers with unpopular views are shouted down with impunity by student activists. “Trigger warnings” seek to censor required texts. The mere accusation of sexual harassment on campus is synonymous with the suspension of the Fourth, Fifth, Sixth, and Seventh Amendments. Skepticism over abortion, “climate change,” or identity politics can cancel out a faculty career.

    It is hard to imagine where universities go after peak progressivism, since it would be the pure nihilism of abolishing grades, admissions standards, and student fees.

    Peak progressivism calls for the abolition of the constitutionally mandated Electoral College. Radicals now fault past failed schemes to pack the federal and Supreme Court with left-wing justices only because they failed, and thus advance ways to make court-packing work in the present. The bolder among them wants to reconfigure the U.S. Senate into a proportionally representational house or abolish it altogether. All that would be left after that would be the formal abolition of the U.S. Constitution itself.

    Primary candidates compete with one another to water down voting laws, variously demanding that 16-year-olds, felons, and illegal aliens should be given the franchise. Gay marriage, which Obama opposed in 2008 and later promoted after reelection, is now passé. The new civil rights cause celebre is transgenderism, an ancient syndrome known in the past under a variety of clinical definitions that affects less than half of one percent of the population. Who, after these peak progressive ideas, would be left as ineligible to vote—12-year-olds, those on death row, the rest of the earth’s population?

    All moderate Democratic presidential candidates long ago dropped out. Those who have not, such as Joe Biden and Michael Bloomberg, are in virtual reeducation camps, as they promise to progressive rivals and the media to renounce most of their past positions, effusively apologizing for prior incorrect thinking and failure to become sufficiently “woke.”

    The Cycles of Cultish Extremism

    There are certain historical characteristics of the current peak progressivism that are typical of past cycles of cultish extremism.

    Iconoclasm—the destruction of statues and icons deemed reactionary—is typical.

    So is Trotskyization, the renaming of buildings, streets, and institutions on the theory that current correct ideology makes past iconic figures no longer deserving of recognition and thus erased from history.

    Puritanism is also typical, as correct speech extends to thoughts and behavior. Peak progressivism now includes Victorian prudery. Flattery, traditional flirting, and praise of physical beauty are proof of counter-revolutionary barbarism and toxic masculinity. The Internet allows instant cancel culture searches of one’s entire past thoughts, conduct, and expression in efforts to erase impure personas.

    Tribal factionalism is a final symptom that peak ideology is already degenerating into chaos. In the Democratic primary, candidates could agree that white privilege and whiteness were toxic but no one quite could define whether black, Latino, Asian, gay, female upper-middle class, or wealthy candidates were the most victimized by America and thus the most deserving of reparatory considerations.

    The much-discussed “intersectionality” is a construct, a myth. The history of ideological extremism is instead a war of all factions against one another.

    We see just that in the peak progressive primaries. Michael Bloomberg is deemed a racist and sexist. But then so is Joe Biden. Bernie Sanders supposedly hires racists and sexists and won’t honor minimum wage laws. Senator Elizabeth Warren (D-Mass.) thinks Bernie is condescending to women and minorities. Pete Buttigieg thinks he is the victim of Joe Biden’s subtle anti-gay political adds, and feels, but does not articulate, that the black community is inherent anti-homosexual. The race to tag others as victimizers and selves as victimized is endless.

    Radicals also vie to make rivals look counter-revolutionary, as they advance ever more incoherent and unhinged schemes without a clue that they are losing not just moderate support but even liberal followers. The more Warren feels she must become the purest peak progressive on the debate stage and the most radical in the U.S. Senate, the more her former supporters feel she is either a conniving opportunist or nuts or both.

    Impossible Demands, Even of Their Own

    Peak progressives cannot possibly live up to their rhetoric fantasies and so suffer from rank hypocrisies. Redistributionists like Warren and Sanders either fly on private jets or choose non-egalitarian first-class commercial. Hollywood stars who mouth crazy Oscar and Grammy ceremony platitudes vie with each other to wear multi-thousand-dollar clothes, live in mansions, and own yachts—as they drive down ratings to historic lows.

    Not long ago, progressive pundits on CNN and MSNBC declared the current indicted lawyer Michael Avenatti presidential material for his fabrications and lies that were used to smear Justice Brett Kavanaugh. Where does a network go after that?

    Racial quota advocates demand proportional representations and cry out about disparate impact but soon discover that they have no plans or desire to appoint candidates of color to be included on the Democrat debate stage (or to reserve slots for Asian-American basketball forwards, or to ensure blacks make up only 12 percent of the coveted billets of the U.S. Postal Service.) Peak progressives never imagine that they, too, can become prisoners of their ridiculous ideologies.

    Peak progressives also live in cocoons. They have no inkling how their ever more radical talk alienates the public. How odd to see Mike Bloomberg repudiate many of his mayoral policies that once were popular with even liberal New Yorkers. (Or is Bloomberg’s Machiavellian team leaking past politically incorrect statements about crime and the housing collapse to show that in comparison with his current rivals’ professed lunacies that he once sounded pragmatic and sane?)

    To prove he is not a racist, Joe Biden sounds like an incendiary radical, only further turning off his once-sizable moderate block of supporters. As Democratic candidates careen ever farther to the left, their crowds shrink, and Donald Trump’s rallies expand.

    Peak progressivism even scares the diehard NeverTrump right, which fears imploding by voting for a whacked-out Bernie Sanders as the only alternative to the hated Trump.

    Peak progressivism eventually either recedes, or, to remain viable, entails violence, as in the Russian, Chinese, or Cuban revolutions. The odd thing is not that Sanders supporter James Hodkinson tried to mow down some of the Republican House leadership, or a recent left-wing activist sought to run over Trump supporters with his van, or that Hollywood stars still compete with each other in imagining the most fitting rhetorical torture or killing of the president of the United States—bombing, incineration, beheading, stabbing, shooting, beating—but that progressive voices rarely complain about such extremist rhetoric or actions. Impeachment 1.0 in January 2017 looks tame in comparison to 2.0 in February 2020, which in turn will seem a sell-out compared to 3.0 in 2021.

    George McGovern ensured a Nixon landslide, Jimmy Carter hastened the Reagan Revolution—and the eventual return of the old Democrats under Bill Clinton.

    The frightening visions of the new peak progressives will ensure the reelection of Donald Trump, as well as either the likely end of themselves—or else a collective dystopian nightmare.

    VDH

    https://amgreatness.com/2020/02/16/reaching-peak-progressivism/

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  4. jcdurbant dit :

    WHAT MULTICULTURAL BRAINWASHING ?

    Ethnic minorities and gay people are significantly over-represented on British television, according to a study. Black and ethnic minority (BAME) people account for about 13 per cent of the national workforce but secure 23 per cent of on-screen roles, the statistics show. Over-representation is particularly stark on drama programmes, where ethnic minority actors win more than a quarter (26.4 per cent) of parts, as well as children’s TV (30.3 per cent) and comedies (24.9 per cent). Lesbian, gay and bisexual people are nearly twice as likely to appear on television — where they take 11.9 per cent of roles — than would be expected by their estimated 6.4 per cent share of the national population.

    The figures come after the head of BBC drama defended its practice of crowbarring diverse characters and plotlines into adaptations of classic novels, in an attempt to reflect the demographics of modern Britain. Critics have accused the corporation of pushing “woke propaganda”.

    The latest study indicates that broadcasters and producers are promoting actors and presenters of diverse backgrounds to on-screen roles while failing to fully address off-screen diversity problems, especially at senior levels.

    Ethnic minorities are still significantly underrepresented as directors, screenwriters and series producers, the research shows.

    The latest annual Diamond Survey by the Creative Diversity Network is based on data supplied by 30,000 TV productions made for the five major UK broadcasters: the BBC, ITV, C4, C5 and Sky.

    Submissions are voluntary but the organisers believe that the survey offers an accurate picture of the industry’s diversity.

    Older people and the disabled are the most underrepresented minority groups. Over-50s account for 20.6 per cent of on-screen contributions but make up 31 per cent of the workforce, while disabled people get 7.8 per cent of on-screen jobs and 5.2 per cent of off-screen, despite being 17 per cent of the population.

    Deborah Williams, executive director of the Creative Diversity Network, said that it was disappointing that disability representation had “flatlined” in recent years.

    She suggested that BAME presenters and actors were so over-represented because improving on-screen diversity had traditionally been seen as a “quick win”.

    “So much time is spent on quick wins, that digging deeper hasn’t necessarily been a priority,” she said. “The easiest thing to do, and everyone is guilty of this whether in television or other industries, is to find a black person and put them on.”

    Women are slightly over-represented in both on-screen (52.4 per cent) and off-screen (53.7 per cent) roles. The data covers programmes broadcast from August 2018 to July 2019.

    https://www.thetimes.co.uk/edition/news/gays-and-ethnic-minorities-over-represented-on-tv-n7xcqftgz

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