Médias: Attention, un négationnisme peut en cacher un autre ! (After France inter, Télérama presents Galilee and Nazareth as « Israeli colonies »)

Secondhandsmoke
L’oppression mentale totalitaire est faite de piqûres de moustiques et non de grands coups sur la tête. (…) Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme? Etaient-ce les discours isolés de Hitler et de Goebbels, leurs déclarations à tel ou tel sujet, leurs propos haineux sur le judaïsme, sur le bolchevisme? Non, incontestablement, car beaucoup de choses demeuraient incomprises par la masse ou l’ennuyaient, du fait de leur éternelle répétition.[…] Non, l’effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu’on était forcé d’enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s’insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. Victor Klemperer (LTI, la langue du IIIe Reich)
Ce qui est grave dans le texte de l’abbé Pierre, c’est quand il parle de la Shoah de Josué. C’est abominable. Bien entendu, les textes sur Josué sont effrayants, mais ce sont des textes qui sont absolument courants dans la littérature de l’époque. Si vous prenez inversement la stèle de Mesha, roi de Moab, qui est au Louvre, vous avez les mêmes appels à l’extermination du voisin… On est donc dans cet univers-là. Alors parler de la Shoah à ce sujet est extrêmement grave. Les révisionnistes et les négationnistes français (…) ont une spécificité, qui les distingue des Italiens ou des Américains : leur filiation n’est pas d’extrême droite. Leur public, ceux qui les entendent et les suivent, est celui de Le Pen, pour appeler les choses par leur nom. Mais les intellectuels qui fournissent à ce public des denrées viennent en fait de l’ultra-gauche. Rassinier, cet ancien député socialiste devenu le père du révisionnisme, a fait, dans les années 50, le pont entre l’extrême droite et l’ultra-gauche. Pierre Vidal-Naquet
Alors là, je trouverai le fond du problème de la sensibilité d’un Juif, en lui disant : toutes vos énergies se trouvent mobilisées par la réinstallation du grand temple de Salomon à Jérusalem, bref, de l’ancienne cité du roi David et du roi Salomon. Or vous vous basez pour cela sur tout ce qui dans la Bible parle de Terre promise. Or, je ne peux pas ne pas me poser cette question : que reste-t-il d’une promesse lorsque ce qui a été promis, on vient de le prendre en tuant par de véritables génocides des peuples qui y habitaient, paisiblement, avant qu’ils y entrent ? Les jours … Quand on relit le livre de Josué, c’est épouvantable ! C’est une série de génocides, groupe par groupe, pour en prendre possession ! Alors foutez-nous la paix avec la parole de Terre promise ! Je crois que – c’est çà que j’ai au fond de mon coeur – que votre mission a été – ce qui, en fait, s’est accompli partiellement – la diaspora, la dispersion à travers le monde entier pour aller porter la connaissance que vous étiez jusqu’alors les seuls à porter, en dépit de toutes les idolâtries qui vous entouraient, etc. Abbé Pierre (passage censuré dans Dieu et les Hommes, publié dans Le secret de l’abbé Pierre de Michel-Antoine Burnier et Cécile Romane, Mille et une nuits)
Détestés à mort de toutes les classes de la société, tous enrichis par la guerre, dont ils ont profité sur le dos des Russes, des Boches et des Polonais, et assez disposés à une révolution sociale où ils recueilleraient beaucoup d’argent en échange de quelques mauvais coups. De Gaulle (détaché auprès de l’armée polonaise, sur les juifs de Varsovie, lettre à sa mère, 1919)
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables, frictions et conflits. Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tous temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles. De Gaulle (conférence de presse du 27 novembre 1967)
Est-ce que tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression imprévue ? Michel Jobert
Ce n’est pas une politique de tuer des enfants. Chirac (accueillant Barak à Paris, le 4 octobre 2000)
La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers. Dominique de Villepin (Paris, automne 2001)
Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là? Daniel Bernard (ambassadeur de France, après avoir qualifié Israël de « petit pays de merde », Londres, décembre 2001)
Les Israéliens se sont surarmés et en faisant cela, ils font la même faute que les Américains, celle de ne pas avoir compris les leçons de la deuxième guerre mondiale, car il n’y a jamais rien de bon à attendre d’une guerre. Et la force peut détruire, elle ne peut jamais rien construire, surtout pas la paix. Le fait d’être ivre de puissance et d’être seul à l’avoir, si vous n’êtes pas très cultivé, enfant d’une longue histoire et grande pratique, vous allez toujours croire que vous pouvez imposer votre vision. Israël vit encore cette illusion, les Israéliens sont probablement dans la période où ils sont en train de comprendre leurs limites. C’était Sharon le premier général qui s’est retiré de la bande de Gaza car il ne pouvait plus la tenir. Nous défendons absolument le droit à l’existence d’Israël et à sa sécurité, mais nous ne défendons pas son droit à se conduire en puissance occupante, cynique et brutale … Michel Rocard (Al Ahram, 2006)
Ecoutez, je rentre de Lyon plein d’indignation à l’égard de cet attentat odieux qui voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic. C’est un acte qui mérite d’être sévèrement sanctionné. Raymond Barre (le 3 octobre 1980, TFI, suite à l’attentat de la synagogue parisienne de la rue Copernic, 4 morts, 20 blessés)
C’était des Français qui circulaient dans la rue et qui se trouvent fauchés parce qu’on veut faire sauter une synagogue. Alors, ceux qui voulaient s’en prendre aux Juifs, ils auraient pu faire sauter la synagogue et les juifs. Mais pas du tout, ils font un attentat aveugle et y a 3 Français, non juifs, c’est une réalité, non juifs. Et cela ne veut pas dire que les Juifs, eux ne sont pas Français. (…) C’est « une campagne » « faite par le lobby juif le plus lié à la gauche » (…) « je considère que le lobby juif – pas seulement en ce qui me concerne – est capable de monter des opérations qui sont indignes et je tiens à le dire publiquement. Raymond Barre (20 février 2007, France Culture, diffusée le 1er mars)
J’ai tellement entendu les propos de M. Gollnisch à Lyon que cela finissait par ne plus m’émouvoir. Quand on entend à longueur de journée tout ce qui se dit à droite et à gauche, à la fin on n’y porte plus attention. Raymond Barre (01.03.2007)
Comme tous les ans durant la période de Noël, des milliers de pèlerins et touristes du monde entier convergent vers la ville de Bethléem. Mais pour les chrétiens de Gaza, soumis à des restrictions de mouvements, cette possibilité semble désormais relever du privilège. L’accès au territoire palestinien est en effet rigoureusement contrôlé par les autorités militaires israéliennes qui délivrent des permis d’entrée et de sortie. Chaque année, un certain nombre d’entre eux est concédé aux chrétiens de Gaza souhaitant se rendre à Jérusalem ou en Cisjordanie pour les fêtes de Noël et de Pâques. Pour Noël 2018, 500 permis de sortie ont été promis par Israël, mais en pratique, seuls 220 ont été effectivement délivrés pour le moment à des personnes âgées entre 16 et 35 ans ou de plus de 55 ans, ce qui donne lieu à des situations problématiques au sein de plusieurs familles: le père obtenant un permis mais pas la mère et inversement, ou des permis accordés aux enfants mais pas aux parents et inversement. Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine avoue ne pas saisir la politique choisie par Israël dans ce domaine. «C’est une logique d’occupation que nous ne comprenons pas, ni ne justifions», assène-t-il. Pouvoir se rendre à Bethléem pour fêter Noël devrait être un droit naturel pour un chrétien gazaoui et non pas un privilège, déplore l’évêque italien. Mgr Marcuzzo se trouvait d’ailleurs à Gaza dimanche dernier, en compagnie de l’administrateur apostolique du patriarcat latin de Jérusalem, Mgr Pierbattista Pizzaballa, pour célébrer Noël avec la petite communauté latine locale, selon une tradition désormais bien installée. Le vicaire patriarcal évoque une atmosphère générale empreinte de tristesse, même si la médiation égyptienne et qatarie entreprise ces derniers jours a fait baisser la tension dans le territoire palestinien, après des semaines de fièvre et d’affrontements liés aux «marches du retour». La présence chrétienne quant à elle s’amoindrit sensiblement. Face à des conditions de vie précaires et au manque évident de perspectives, l’émigration reste une tentation inexorable. On comptait il y a encore quelques années environ 3 000 chrétiens de toute confessions à Gaza; ils ne représentent aujourd’hui que 1 200 âmes, dont 120 catholiques latins. Vatican news
A Gaza également, l’ambiance est sombre (…) Une partie de la communauté chrétienne de la bande Gaza ne pourra pas se rendre dans la ville natale du Christ en raison des restrictions de circulation imposées par Israël qui comme chaque année n’a délivré des permis qu’au compte-gouttes. (…) Tous aimeraient être à Béthléem pour Noël, mais cette année seules 600 personnes ont reçu des permis, plus d’un tiers de la toute petite communauté chrétienne de l’enclave s’apprête donc à passer le réveillon sur place et sans grand enthousiasme.  (…) Un Noël maussade dans une bande de Gaza soumise à un sévère blocus israélien et ces restrictions de circulation concernent plus de deux millions de Palestiniens (…) Une situation qui a contribué à l’exode des chrétiens de Gaza. On en comptait 3.500 il y a 15 ans, selon les estimations, ils ne seraient plus qu’un millier aujourd’hui. France Inter
La radio du service public avait diffusé un reportage décrivant trois localités de Galilée comme des « colonies ». Suite à la mobilisation des lecteurs d’InfoEquitable, France Inter a corrigé cette faute en leur accordant désormais le statut bien plus représentatif de « villes ». (…) Nous indiquions que France Inter n’avait corrigé que la version écrite du reportage mais pas la bande audio. Or il s’avère que, presque à la même heure où nous publiions ces lignes, la médiatrice de Radio France annonçait, dans un échange avec un auditeur qui avait certainement suivi notre appel à protester auprès d’elle, que le son du reportage allait aussi être modifié. Deux heures après la parution de notre article, c’est ce qui a été fait et le reportage audio parle désormais aussi de « villes » et non plus de « colonies ». Aurélien Colly, le journaliste auteur du reportage, a également reconnu l’usage d’un terme inapproprié. Merci à Radio France d’avoir réagi et à nos lecteurs d’avoir permis la correction de cette erreur. Nous sommes satisfaits de la reconnaissance de cette erreur par la radio. Cependant, la correction sur le site ne s’accompagne d’aucun commentaire pour faire savoir aux lecteurs que le texte initial comportait une erreur importante. Plus grave, la chronique audio inchangée est toujours en ligne. Or, comme l’expliquait InfoEquitable dans l’article qui a poussé France Inter à réagir, le reportage reste très tendancieux. En particulier, il donne la parole à un « vieux forgeron libanais » supposément âgé d’une soixantaine d’année qui raconte des souvenirs qu’il ne pourrait avoir que s’il avait au moins 75 ans, traite les Juifs (pas les Israéliens, les Juifs !) de voleurs de terres et fait comprendre qu’Israël doit « redevenir la Palestine » (argument trompeur puisque la Palestine antérieure à 1948 fut une région sous mandat britannique et non un Etat arabe). L’homme appelle donc à éliminer l’Etat d’Israël et cela ne suscite aucun commentaire critique de la part du journaliste Aurélien Colly, envoyé spécial permanent de France Inter à Beyrouth, qui interviewe par ailleurs également un membre du Hezbollah sans préciser que ce mouvement est considéré comme terroriste par de nombreuses autorités dont celles de l’Union européenne… Au vu du reste de la chronique, le recours au terme de « colonies » pour désigner des localités situées sur le territoire internationalement reconnu d’Israël n’est pas anodin. Davantage qu’une simple erreur factuelle, il se situe en conformité avec la ligne du Hezbollah qui nie le droit aux Juifs d’avoir un Etat : raison pour laquelle nous avions intitulé notre première critique « France Inter reprend la propagande du Hezbollah ». Cette correction a minima suscite d’autres questions pour France Inter Est-ce que cette identification sans distanciation avec le narratif d’une organisation terroriste correspond aux standards journalistiques de France Inter, une radio financée par les contributions du public français ? Le journaliste a-t-il été sanctionné par la rédaction pour cette faute qui peut avoir des conséquences, en France, sur la sécurité des Juifs qui sont diabolisés dans le reportage (rappelons les paroles du « forgeron » : « Quand on était petit, on allait en Palestine. (…) Les Juifs n’étaient pas comme aujourd’hui, ils étaient sages, ils n’attaquaient personne, ne prenaient les terres de personne. ») ? Nous ne manquerons pas de publier une éventuelle réponse de France Inter à ces questions. InfoEquitable
Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir [NDLR la réalisatrice] de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %. Télérama (première version)
Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir de cerner une ville, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %. Télérama (version corrigée)
En novembre dernier, un correspondant de France Inter avait décrit trois localités de Galilée comme des « colonies ». La Galilée fait partie d’Israël depuis l’indépendance de ce pays en 1948 et cette description revenait à faire de l’Etat d’Israël dans son intégralité une colonie – sous-entendu, un pays occupant de manière illégitime un territoire ne lui appartenant pas ; un pays implicitement appelé à disparaître, donc. Après la révélation de cette erreur par InfoEquitable, la radio avait reconnu le problème et corrigé le reportage. Moins de deux mois plus tard, Télérama commet exactement la même erreur. Dans le numéro 3596 du 12 décembre 2018, le critique Pierre Murat donne son avis sur le film « Wajib : l’invitation au mariage ». L’histoire se déroule à Nazareth. Commençant par évoquer les personnages du film, Pierre Murat enchaîne : Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir [NDLR la réalisatrice] de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %.  Nazareth, occupée par Israël ? Nazareth se trouve en Galilée, dans le district nord d’Israël. Elle en est la plus grande ville. Depuis 1948, cette région fait partie de l’Etat d’Israël. Il est courant que la Cisjordanie (ou Judée-Samarie, région occupée par la Jordanie de 1949 jusqu’à la victoire israélienne de 1967 qui fut obtenue après une guerre provoquée et perdue par la Jordanie et ses alliés arabes), soit décrite comme « territoire occupé par Israël ». Bien que cette terminologie nous paraisse inappropriée, elle peut se comprendre lorsqu’elle s’applique à la Cisjordanie du point de vue des partisans de la « solution à deux Etats », qui disent souhaiter un retrait total israélien de cette région, mais la coexistence d’un futur « Etat de Palestine » avec un Etat d’Israël restreint à ses frontières « d’avant 1967 ». Mais Nazareth n’est pas située en Cisjordanie (West Bank sur la carte ci-dessous). La ville, tout en étant habitée presque exclusivement par des minorités nationales (arabes musulmane et chrétienne), se trouve de façon incontestable dans les frontières internationalement reconnues de l’Etat juif. A moins de considérer Paris comme occupée par la France, ou Tokyo par le Japon, la seule manière de comprendre la désignation de Nazareth comme une ville occupée est la volonté de ne pas reconnaître la légitimité du pays dont elle fait partie, l’Etat d’Israël, et donc de le voir disparaître. Infoequitable
Dans son numéro 3598, daté du 12 décembre 2018, Télérama « aime beaucoup » Wajib : l’invitation au mariage, un film palestinien sorti sur les écrans en 2017 et dont l’actualité est la sortie en DVD. Dire que Télérama adôôôre tout ce qui est palestinien relève du pléonasme, mais ce qui va sans dire semble aller encore mieux pour l’hebdomadaire d’opinion quand il peut enfoncer le clou avec un maillet fabriqué du bois dont on fait la propagande antisioniste « Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir (la réalisatrice, NDLR) de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %. (Télérama) » explique le critique, Pierre Murat. La ville « pétrifiée par l’occupation israélienne », c’est Nazareth, surnommée « la capitale arabe d’Israël » (les mots importants –au pluriel, car il y en a deux– sont « arabe » et « Israël »). Capitale arabe d’Israël ? Oui. En 2017, cette ville israélienne comptait 76.551 habitants, majoritairement des Arabes israéliens, 69% musulmans et 30,9% chrétiens. En termes administratifs, Nazareth est la capitale régionale de la Galilée et c’est la seule zone urbaine israélienne de plus de 50.000 habitants qui possède une majorité arabe (Wikipédia). Dans la doxa antisioniste téléramienne (excusez encore le pléonasme), une ville à majorité arabe ne peut exister qu’en territoire occupé. De plus, si l’on constate une tension (qu’elle soit réelle ou cinématographique) entre musulmans et chrétiens, seuls les Juifs peuvent en être responsables, preuve que Nazareth est occupée. C’est ainsi qu’on boucle une boucle idéologique dans le groupe Le Monde. Cette annexion de Nazareth par une Palestine fantasmée est-elle seulement une grossière erreur de culture générale dans un magazine culturel ou bien une répétition à vocation pédagogique, consistant à faire entrer subliminalement dans l’inconscient du lecteur le substantif « occupation » chaque fois que l’adjectif « israélien » est utilisé ? Dans le narratif palestino-téléramien présentant Nazareth comme « occupée », la précision sur les populations en présence sert aussi à agréger musulmans et chrétiens comme victimes égalitaires du joug de l’occupant et à exonérer l’une des deux communautés ARABES (on le souligne) d’avoir lâché un rôdeur nommé tension. Au cas où le film lui-même (palestinien, on le rappelle, donc peut-être partial ?) ne suffirait pas à induire chez le spectateur, ou simplement chez le lecteur du magazine d’opinion, une animosité vis-à-vis de l’État juif, le critique en rajoute une couche : « Le fils ne peut supporter que son père, par prudence, par lâcheté, songe à inviter au mariage un ami juif — en fait, un « inspecteur du savoir » (sic) qui, depuis des années, surveille et censure son enseignement. » Décryptons : 1) Il est impossible qu’un Palestinien ait un ami juif. 2) Les Juifs sont tellement mauvais que survivre à la cohabitation avec eux implique une prudence confinant à la lâcheté. 3) Un Juif et un Palestinien ne sauraient avoir d’autres rapports que dominant/dominé. Le critique de Télérama partage probablement la croyance de son parti en l’apartheid de la part des Israéliens vis-à-vis des pauvre palestiniens. Même si aucun fait réel n’y apporte le moindre crédit, cela n’empêche pas le prosélytisme. En revanche, bien que les chiffres et les témoignages abondent de la maltraitance subie par les chrétiens d’Orient en général et ceux des Territoires palestiniens en particulier, il ne peut pas, il ne veut pas y croire. Pourtant, si Nazareth est bien la « capitale arabe d’Israël », si cette ville à majorité musulmane est la capitale régionale de la Galilée, c’est parce que les citoyens israéliens vivent dans un pays démocratique et que rien n’empêche une minorité au plan national de représenter une majorité au plan régional ou local. En revanche, s’il existe, en Cisjordanie, des implantations juives protégées par l’armée (ce qui se traduit en palestinolâtrie et donc en Télérama dans le texte par « colonies »), c’est parce que des Juifs seraient aussitôt assassinés s’ils tentaient d’y vivre comme le font les musulmans de l’autre côté de la Ligne verte. Comme Pierre Murat de Télérama ne veut pas le savoir, nulle allusion perfide autre qu’antisioniste ne salit sa critique. Cela dit, Annemarie Jacir a situé son film dans la Nazareth israélienne, où toutes les religions sont libres et égales devant la loi, pas dans la Bethléem palestinienne, où une seule minorité dhimmie est tolérée pour des raisons 100% économiques. Bethléem est située à environ 10 km au sud de Jérusalem. 30.000 habitants y vivaient en 2006 sous l’administration de l’Autorité palestinienne. 30.000 habitants en immense majorité musulmans, en immense majorité de moins en moins tolérants vis-à-vis de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. La ville étant un lieu de pèlerinage chrétien, qui lui rapporte l’essentiel de ses revenus hors charité internationale, cette communauté survit encore. En revanche, le tombeau de la matriarche Rachel, situé à l’entrée de la ville, n’est accessible aux pèlerins juifs du monde entier qu’à leurs risques et périls, le péril encouru par les juifs israéliens étant la mort. Dans toute la Cisjordanie, y compris à Bethléem, la proportion des chrétiens baisse fortement. Ils ne représentent plus, dans la ville où est né Jésus, qu’un pourcentage de la population inférieur à 10% (La Croix), contre plus de 30% en 1993. Les chiffres ci-dessous montrent l’évolution de la population israélienne avec la part qu’y occupe chaque religion (Bureau des statistiques, Israël). En Israël, pas en Territoire palestinien, car Gaza est devenue Judenrein et quasiment Christianrein. Quant à l’Autorité palestinienne, elle « convainc » les chrétiens d’émigrer de Cisjordanie par harcèlement et persécutions, mais pas de façon assez ostensible pour se voir privée des subventions internationales. Liliane Messika

Attention: un négationnisme peut en cacher un autre !

Alors qu’après France inter (désinformation, avec Radio Vatican, comprise sur le Noël de Gaza) …
Télérama présente la Galilée et Nazareth (première ville israélienne à majorité arabe) comme « colonies israéliennes » (erreurs depuis corrigées, mais sans le préciser, sous la pression du site Infoequitable et peut-être aussi de l’excellente critique du blog de Liliane Messika) …
Comment ne pas repenser …
Au tristement fameux lapsus barrien des « Français innocents » bien sûr …
Dont, on s’en souvient, l’ancien premier ministre et maire de Lyon avait déploré la mort suite à l’attentat de la synagogue parisienne de la rue Copernic il y a bientôt 40 ans …
Mais également à ce tout aussi révélateur aveu du même un quart de siècle plus tard
Lorsque défendant sa défense de son ancien collègue et conseiller municipal Bruno Gollnish condamné pour négationnisme (mais blanchi deux ans plus tard) …
Il avait involontairement donné l’une des sources possibles de sa pensée en expliquant avoir « tellement entendu les propos de M. Gollnisch à Lyon que cela finissait par ne plus l’émouvoir et que « quand on entend à longueur de journée tout ce qui se dit à droite et à gauche, à la fin on n’y porte plus attention » …
A savoir cette sorte d’antisémitisme passif (comme le tabagisme du même nom dont la science médicale nous dit qu’il pourrait presque être pire que l’actif) ou involontaire, inconscient ou par défaut, devenu tellement ordinaire que l’on n’est est même plus conscient …
Qui n’est pas sans rappeler ces fameuses « piqûres de moustiques » de « l’oppression mentale totalitaire » dont Klemperer nous avait appris, on s’en souvient, qu’elles avaient été le  » moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme » pour son adoption par le plus grand nombre « de façon mécanique et inconsciente » …
Mais qui sous sa forme modernisée et plus présentable de l’anti-israélisme, 80 ans plus tard, se diffuserait à jet continu et par petites touches homéopathiques et donc presque imperceptibles …
Et dont apparemment seraient à présent victimes …
Les médias mêmes qui en sont les principaux diffuseurs ?

L’idéologie à géographie variable de Télérama

Dans son numéro 3598, daté du 12 décembre 2018, Télérama « aime beaucoup » Wajib : l’invitation au mariage, un film palestinien sorti sur les écrans en 2017 et dont l’actualité est la sortie en DVD. Dire que Télérama adôôôre tout ce qui est palestinien relève du pléonasme, mais ce qui va sans dire semble aller encore mieux pour l’hebdomadaire d’opinion quand il peut enfoncer le clou avec un maillet fabriqué du bois dont on fait la propagande antisioniste.

Que c’est beau Nazareth, dans la nuit de l’intelligence

« Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir (la réalisatrice, NDLR) de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %. (Télérama) » explique le critique, Pierre Murat.

La ville « pétrifiée par l’occupation israélienne », c’est Nazareth, surnommée « la capitale arabe d’Israël » (les mots importants –au pluriel, car il y en a deux– sont « arabe » et « Israël »). Capitale arabe d’Israël ? Oui. En 2017, cette ville israélienne comptait 76.551 habitants, majoritairement des Arabes israéliens, 69% musulmans et 30,9% chrétiens. En termes administratifs, Nazareth est la capitale régionale de la Galilée et c’est la seule zone urbaine israélienne de plus de 50.000 habitants qui possède une majorité arabe (Wikipédia).

Dans la doxa antisioniste téléramienne (excusez encore le pléonasme), une ville à majorité arabe ne peut exister qu’en territoire occupé. De plus, si l’on constate une tension (qu’elle soit réelle ou cinématographique) entre musulmans et chrétiens, seuls les Juifs peuvent en être responsables, preuve que Nazareth est occupée. C’est ainsi qu’on boucle une boucle idéologique dans le groupe Le Monde[1].

Étude d’une sourate de Télérama

Cette annexion de Nazareth par une Palestine fantasmée est-elle seulement une grossière erreur de culture générale dans un magazine culturel[2] ou bien une répétition à vocation pédagogique, consistant à faire entrer subliminalement dans l’inconscient du lecteur le substantif « occupation » chaque fois que l’adjectif « israélien » est utilisé ?

Dans le narratif palestino-téléramien présentant Nazareth comme « occupée », la précision sur les populations en présence sert aussi à agréger musulmans et chrétiens comme victimes égalitaires du joug de l’occupant et à exonérer l’une des deux communautés ARABES (on le souligne) d’avoir lâché un rôdeur nommé tension.

Au cas où le film lui-même (palestinien, on le rappelle, donc peut-être partial ?) ne suffirait pas à induire chez le spectateur, ou simplement chez le lecteur du magazine d’opinion, une animosité vis-à-vis de l’État juif, le critique en rajoute une couche : « Le fils ne peut supporter que son père, par prudence, par lâcheté, songe à inviter au mariage un ami juif — en fait, un « inspecteur du savoir » (sic) qui, depuis des années, surveille et censure son enseignement. »

Décryptons : 1) Il est impossible qu’un Palestinien ait un ami juif. 2) Les Juifs sont tellement mauvais que survivre à la cohabitation avec eux implique une prudence confinant à la lâcheté. 3) Un Juif et un Palestinien ne sauraient avoir d’autres rapports que dominant/dominé.

Apartheid fantasmé et apartheid excusé, les deux mamelles de Télérama

Le critique de Télérama partage probablement la croyance de son parti en l’apartheid de la part des Israéliens vis-à-vis des pauvrepalestiniens. Même si aucun fait réel n’y apporte le moindre crédit, cela n’empêche pas le prosélytisme. En revanche, bien que les chiffres et les témoignages abondent de la maltraitance subie par les chrétiens d’Orient en général et ceux des Territoires palestiniens en particulier, il ne peut pas, il ne veut pas y croire.

Pourtant, si Nazareth est bien la « capitale arabe d’Israël », si cette ville à majorité musulmane est la capitale régionale de la Galilée, c’est parce que les citoyens israéliens vivent dans un pays démocratique et que rien n’empêche une minorité au plan national de représenter une majorité au plan régional ou local.

En revanche, s’il existe, en Cisjordanie, des implantations juives protégées par l’armée (ce qui se traduit en palestinolâtrie et donc en Télérama dans le texte par « colonies »), c’est parce que des Juifs seraient aussitôt assassinés s’ils tentaient d’y vivre comme le font les musulmans de l’autre côté de la Ligne verte.

Comme Pierre Murat de Télérama ne veut pas le savoir, nulle allusion perfide autre qu’antisioniste ne salit sa critique.

Cela dit, Annemarie Jacir a situé son film dans la Nazareth israélienne, où toutes les religions sont libres et égales devant la loi, pas dans la Bethléem palestinienne, où une seule minorité dhimmie[3] est tolérée pour des raisons 100% économiques.

Bethléem est située à environ 10 km au sud de Jérusalem. 30.000 habitants[4] y vivaient en 2006 sous l’administration de l’Autorité palestinienne. 30.000 habitants en immense majorité musulmans, en immense majorité de moins en moins tolérants vis-à-vis de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. La ville étant un lieu de pèlerinage chrétien, qui lui rapporte l’essentiel de ses revenus hors charité internationale, cette communauté survit encore. En revanche, le tombeau de la matriarche Rachel, situé à l’entrée de la ville, n’est accessible aux pèlerins juifs du monde entier qu’à leurs risques et périls, le péril encouru par les juifs israéliens étant la mort.

Télérama ne laisse ni faits ni chiffres interférer avec son idéologie

Dans toute la Cisjordanie, y compris à Bethléem, la proportion des chrétiens baisse fortement. Ils ne représentent plus, dans la ville où est né Jésus, qu’un pourcentage de la population inférieur à 10% (La Croix), contre plus de 30% en 1993.

Les chiffres ci-dessous montrent l’évolution de la population israélienne avec la part qu’y occupe chaque religion (Bureau des statistiques, Israël). En Israël, pas en Territoire palestinien, car Gaza est devenue Judenrein et quasiment Christianrein. Quant à l’Autorité palestinienne, elle « convainc » les chrétiens d’émigrer de Cisjordanie par harcèlement et persécutions, mais pas de façon assez ostensible pour se voir privée des subventions internationales.

tableau Télérama.jpg

Si l’augmentation du nombre de chrétiens en Israël depuis 1993 n’est pas visible en termes de pourcentages, c’est en raison de l’augmentation substantielle du nombre des citoyens des deux autres confessions.

Le dernier recensement de la population palestinienne a été publié le 29 mars 2018. « Le recensement, a dit la présidente du BCPS (Bureau central palestinien des statistiques, NDLR), Ola Awad, a révélé que 97,9 % des Palestiniens étaient musulmans, alors que la population chrétienne était estimée à moins de 1 %. (Times of Israel Rapporté au total (4,78 millions), cela fait environ 45.000 personnes.

En Israël, où les chrétiens représentent, en 2017, 2% de la population totale, cela correspond à 175.960 habitants, alors qu’en 1950, ils comptaient pour 2,6% d’une la population qui n’atteignait pas le million, soit 26.000 personnes.

C’est donc une augmentation de 677% (oui, SIX CENT SOIXANTE-DIX-SEPT pour cent !)

Ce chiffre vaut plus que mille mots (maux ?) écrits dans Télérama. LM♦

Liliane Messika, mabatim.info

[1] Télérama appartient au groupe Le Monde depuis 2003, comme Le Monde diplomatique, vaisseau amiral de la propagande antisioniste en langue française depuis toujours.
[2]Télérama est un magazine culturel français à parution hebdomadaire (Wikipedia)
[3] « Un dhimmi est un terme historique du Droit musulman qui désigne un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un ‘’pacte de protection’’ discriminatoire. » (Akadem)
[4] Données détaillées les plus récentes du Palestinian Central Bureau of Statistics, les chiffres de 2018 ne concernant que la globalité de la Cisjordanie.

Voir aussi:

Nazareth, « ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne » : il n’existe aucune justification à cette description, sauf à contester la légitimité de l’Etat d’Israël.

Mise à jour

Suite à l’article d’InfoEquitable, Télérama a corrigé sa phrase en supprimant dans la version internet de l’article la mention d‘occupation israélienne. InfoEquitable remercie la rédaction pour cette réaction.

 

 

Nous avons cependant demandé si un prochain numéro papier du magazine pourrait contenir un rectificatif à l’attention des lecteurs de l’édition du 12 décembre. Ce genre d’imprécision est en effet susceptible de nourrir le ressentiment contre Israël, et par extension contre les Juifs injustement accusés d’occuper un territoire ne leur appartenant pas. Les lecteurs de l’édition papier de Télérama méritent à notre avis d’être informés lorsqu’une telle erreur factuelle se produit. 

 

_ _ _

 

En novembre dernier, un correspondant de France Inter avait décrit trois localités de Galilée comme des « colonies ». La Galilée fait partie d’Israël depuis l’indépendance de ce pays en 1948 et cette description revenait à faire de l’Etat d’Israël dans son intégralité une colonie – sous-entendu, un pays occupant de manière illégitime un territoire ne lui appartenant pas ; un pays implicitement appelé à disparaître, donc. Après la révélation de cette erreur par InfoEquitable, la radio avait reconnu le problème et corrigé le reportage.

Moins de deux mois plus tard, Télérama commet exactement la même erreur. Dans le numéro 3596 du 12 décembre 2018, le critique Pierre Murat donne son avis sur le film « Wajib : l’invitation au mariage » (en complément à cette revue, nous recommandons à nos lecteur le décryptage, véritable « critique de la critique de Télérama », de Liliane Messika).

L’histoire se déroule à Nazareth. Commençant par évoquer les personnages du film, Pierre Murat enchaîne :

Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir [NDLR la réalisatrice] de cerner une ville comme pétrifiée par l’occupation israélienne, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %.

Nazareth, occupée par Israël ?

Nazareth se trouve en Galilée, dans le district nord d’Israël. Elle en est la plus grande ville. Depuis 1948, cette région fait partie de l’Etat d’Israël.

Il est courant que la Cisjordanie (ou Judée-Samarie, région occupée par la Jordanie de 1949 jusqu’à la victoire israélienne de 1967 qui fut obtenue après une guerre provoquée et perdue par la Jordanie et ses alliés arabes), soit décrite comme « territoire occupé par Israël ». Bien que cette terminologie nous paraisse inappropriée, elle peut se comprendre lorsqu’elle s’applique à la Cisjordanie du point de vue des partisans de la « solution à deux Etats », qui disent souhaiter un retrait total israélien de cette région, mais la coexistence d’un futur « Etat de Palestine » avec un Etat d’Israël restreint à ses frontières « d’avant 1967 ».

Mais Nazareth n’est pas située en Cisjordanie (West Bank sur la carte ci-dessous). La ville, tout en étant habitée presque exclusivement par des minorités nationales (arabes musulmane et chrétienne), se trouve de façon incontestable dans les frontières internationalement reconnues de l’Etat juif.

A moins de considérer Paris comme occupée par la France, ou Tokyo par le Japon, la seule manière de comprendre la désignation de Nazareth comme une ville occupée est la volonté de ne pas reconnaître la légitimité du pays dont elle fait partie, l’Etat d’Israël, et donc de le voir disparaître.

Est-ce ce que la rédaction de Télérama souhaite ? Nos lecteurs peuvent poser la question à Télérama ici.

Nous avons pour notre part peine à croire que ce soit le cas, et serons rassurés si, comme France Inter a su le faireTélérama corrige la phrase en question.

Voir également:

La radio du service public avait diffusé un reportage décrivant trois localités de Galilée comme des « colonies ». Suite à la mobilisation des lecteurs d’InfoEquitable, France Inter a corrigé cette faute en leur accordant désormais le statut bien plus représentatif de « villes ».

 

—-

Mise à jour

Nous indiquions que France Inter n’avait corrigé que la version écrite du reportage mais pas la bande audio. Or il s’avère que, presque à la même heure où nous publiions ces lignes, la médiatrice de Radio France annonçait, dans un échange avec un auditeur qui avait certainement suivi notre appel à protester auprès d’elle, que le son du reportage allait aussi être modifié. Deux heures après la parution de notre article, c’est ce qui a été fait et le reportage audio parle désormais aussi de « villes » et non plus de « colonies ». 

 

 

Aurélien Colly, le journaliste auteur du reportage, a également reconnu l’usage d’un terme inapproprié.

 

 

Merci à Radio France d’avoir réagi et à nos lecteurs d’avoir permis la correction de cette erreur.

 

—-

Nous sommes satisfaits de la reconnaissance de cette erreur par la radio.

Cependant, la correction sur le site ne s’accompagne d’aucun commentaire pour faire savoir aux lecteurs que le texte initial comportait une erreur importante.

Plus grave, la chronique audio inchangée est toujours en ligne. Or, comme l’expliquait InfoEquitable dans l’article qui a poussé France Inter à réagir, le reportage reste très tendancieux.

 

 

En particulier, il donne la parole à un « vieux forgeron libanais » supposément âgé d’une soixantaine d’année qui raconte des souvenirs qu’il ne pourrait avoir que s’il avait au moins 75 ans, traite les Juifs (pas les Israéliens, les Juifs !) de voleurs de terres et fait comprendre qu’Israël doit « redevenir la Palestine » (argument trompeur puisque la Palestine antérieure à 1948 fut une région sous mandat britannique et non un Etat arabe). L’homme appelle donc à éliminer l’Etat d’Israël et cela ne suscite aucun commentaire critique de la part du journaliste Aurélien Colly, envoyé spécial permanent de France Inter à Beyrouth, qui interviewe par ailleurs également un membre du Hezbollah sans préciser que ce mouvement est considéré comme terroriste par de nombreuses autorités dont celles de l’Union européenne…

Au vu du reste de la chronique, le recours au terme de « colonies » pour désigner des localités situées sur le territoire internationalement reconnu d’Israël n’est pas anodin. Davantage qu’une simple erreur factuelle, il se situe en conformité avec la ligne du Hezbollah qui nie le droit aux Juifs d’avoir un Etat : raison pour laquelle nous avions intitulé notre première critique « France Inter reprend la propagande du Hezbollah ».

Cette correction a minima suscite d’autres questions pour France Inter

Est-ce que cette identification sans distanciation avec le narratif d’une organisation terroriste correspond aux standards journalistiques de France Inter, une radio financée par les contributions du public français ?

Le journaliste a-t-il été sanctionné par la rédaction pour cette faute qui peut avoir des conséquences, en France, sur la sécurité des Juifs qui sont diabolisés dans le reportage (rappelons les paroles du « forgeron »« Quand on était petit, on allait en Palestine. (…) Les Juifs n’étaient pas comme aujourd’hui, ils étaient sages, ils n’attaquaient personne, ne prenaient les terres de personne. ») ?

Nous ne manquerons pas de publier une éventuelle réponse de France Inter à ces questions.

Voir enfin:

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Télérama

La critique par Pierre Murat

Les marches sont rudes. Le vieux monsieur — il continue de fumer malgré sa récente opération du cœur — s’arrête, ahane, mais finit son ascension. Abu Shadi, prof renommé, sillonne les rues de Nazareth en compagnie de son fils, Shadi, spécialement rentré d’Italie, où il végète. Ces deux facteurs improvisés rencontrent des gens plus ou moins extravagants que la réalisatrice contemple avec tendresse : une vieille dame loufoque qui, pour Noël, a érigé, dans son salon, une crèche gigantesque ; un petit homme discret, tout gêné de devoir présenter à la compagnie son garçon, objet de railleries secrètes parce que « efféminé »… Ces silhouettes permettent à Annemarie Jacir de cerner une ville, où la tension semble rôder en permanence entre les populations — musulmane à 60 % et chrétienne à 40 %.

Elle rôde aussi, et éclate par accès subits, entre les deux héros. Le père reproche au fils d’avoir fui, mais, surtout, de vivre à l’étranger avec la fille d’un membre influent de l’OLP. Le fils ne peut supporter que son père, par prudence, par lâcheté, songe à inviter au mariage un ami juif — en fait, un « inspecteur du savoir » (sic) qui, depuis des années, surveille et censure son enseignement. D’autres souvenirs, encore plus amers et douloureux, surgissent. C’est dire que la cigarette partagée par les deux hommes, tandis que le soir tombe sur Nazareth, ne résout rien. La réalisatrice semble offrir cet instant suspendu à ses héros (interprétés par deux comédiens formidables, père et fils dans la vie) comme une récréation. Une trêve inattendue. Un petit moment de paix illusoire, insensé et d’autant plus précieux.

4 Responses to Médias: Attention, un négationnisme peut en cacher un autre ! (After France inter, Télérama presents Galilee and Nazareth as « Israeli colonies »)

  1. jcdurbant dit :

    ANTISEMITISM (The new, new anti-Semites’ venom is contextualized as an “intersectional” defense from the hip, the young, and the woke against a Jewish component of privileged white establishmentarians — which explains why the bigoted are so surprised that anyone would be offended by their slurs)

    In the past ten years, (…) we have seen an emerging new, new anti-Semitism. It is likely to become far more pernicious than both the old-right and new-left versions, because it is not just an insidiously progressive phenomenon. It has also become deeply embedded in popular culture and is now rebranded with acceptable cool among America’s historically ignorant youth. In particular, the new, new bigotry is “intersectional.” It serves as a unifying progressive bond among “marginalized” groups such as young Middle Easterners, Muslims, feminists, blacks, woke celebrities and entertainers, socialists, the “undocumented,” and student activists. Abroad, the new, new bigotry is fueled by British Labourites and anti-Israel EU grandees.

    Of course, the new, new anti-Semitism’s overt messages derive from both the old and the new. There is the same conspiratorial idea that the Jews covertly and underhandedly exert inordinate control over Americans (perhaps now as grasping sports-franchise owners or greedy hip-hop record executives). But the new, new anti-Semitism has added a number of subtler twists, namely that Jews are part of the old guard whose anachronistic standards of privilege block the emerging new constituency of woke Muslims, blacks, Latinos, and feminists.

    Within the Democratic party, such animus is manifested by young woke politicians facing an old white hierarchy. Progressive activist Linda Sarsour oddly singled out for censure Senate majority leader Charles Schumer, saying, “I’m talking to Chuck Schumer. I’m tired of white men negotiating on the backs of people of color and communities like ours.”

    In attacking Schumer, ostensibly a fellow progressive, Sarsour is claiming an intersectional bond forged in mutual victimization by whites — and thus older liberal Jews apparently either cannot conceive of such victimization or in fact are party to it. With a brief tweet, Alexandra Ocasio-Cortez dismissed former Democratic senator Joe Lieberman’s worry over the current leftward drift of the new Democratic party. “New party, who dis?” she mocked, apparently suggesting that the 76-year-old former Democratic vice-presidential candidate was irrelevant to the point of nonexistence for the new progressive generation.

    Likewise, the generic invective against Trump — perhaps the most pro-Israel and pro-Jewish president of the modern era — as an anti-Semite and racist provides additional cover. Hating the supposedly Jew-hating Trump implies that you are not a Jew-hater yourself.

    Rap and hip-hop music now routinely incorporate anti-Semitic lyrics and themes of Jews as oppressors — note the lyrics of rappers such as Malice, Pusha T, The Clipse, Ghostface Killah, Gunplay, Ice Cube, Jay-Z, Mos Def, and Scarface. More recently, LeBron James, the Los Angeles Lakers basketball legend, tweeted out the anti-Semitic lyrics of rapper 21 Savage: “We been getting that Jewish money, everything is Kosher.” LeBron was puzzled about why anyone would take offense, much less question him, a deified figure. He has a point, given that singling out Jews as money-grubbers, cheats, and conspirators has become a sort of rap brand, integral to the notion of the rapper as Everyman’s pushback against the universal oppressor. The music executive and franchise owner is the new Pawnbroker, and his demonization is often cast as no big deal at best and at worst as a sort of legitimate cry of the heart from the oppressed.

    Note that marquee black leaders — from Keith Ellison to Barack Obama to the grandees of the Congressional Black Caucus — have all had smiling photo-ops with the anti-Semite Louis Farrakhan, a contemporary black version of Richard Spencer or the 1980s David Duke. Appearing with Farrakhan, however, never became toxic, even after he once publicly warned Jews, “And don’t you forget, when it’s God who puts you in the ovens, it’s forever!”

    Temple professor, former CNN analyst, and self-described path-breaking intellectual Marc Lamont Hill recently parroted the Hamas slogan of “a free Palestine from the river to the sea” — boilerplate generally taken to mean that the goal is the destruction of the current nation of Israel. And here, too, it’s understandable that Hill was shocked at the ensuing outrage — talk of eliminating Israel is hardly controversial in hip left-wing culture.

    The Democratic party’s fresh crop of representatives likewise reflects the new, new and mainlined biases, camouflaged in virulent anti-Israeli sentiment. Or, as Princeton scholar Robert George recently put it:

    The Left calls the tune, and just as the Left settled in on abortion in the early 1970s and marriage redefinition in the ’90s, it has now settled in on opposition to Israel – not merely the policies of its government, but its very existence as a Jewish state and homeland of the Jewish people.

    In that vein, Michigan’s new congresswoman, Rashida Tlaib, assumed she’d face little pushback from her party when she tweeted out the old slur that Jewish supporters of Israel have dual loyalties: Opponents of the Boycott, Divest, and Sanctions movement, which targets Israel, “forgot what country they represent,” she said. Ironically, Tlaib is not shy about her own spirited support of the Palestinians: She earlier had won some attention for an eliminationist map in her office that had the label “Palestine” pasted onto the Middle East, with an arrow pointing to Israel.

    Similarly, Ilhan Omar (D., Minn.) — like Tlaib, a new female Muslim representative in the House — used to be candid in her views of Israel as an “apartheid regime”: “Israel has hypnotized the world, may Allah awaken the people and help them see the evil doings of Israel.” On matters of apartheid, one wonders whether Omar would prefer to be an Arab citizen inside “evil” Israel or an Israeli currently living in Saudi Arabia or Egypt.

    Sarsour defended Omar with the usual anti-Israel talking points, in her now obsessive fashion. Predictably, her targets were old-style Jewish Democrats. This criticism of Omar, Sarsour said, “is not only coming from the right-wing but [from] some folks who masquerade as progressives but always choose their allegiance to Israel over their commitment to democracy and free speech.” Again, note the anti-Semitic idea that support for the only functioning democracy in the Middle East is proof of lackluster support for democracy and free speech.

    Out on the barricades, some Democrats, feminists, and Muslim activists, such as the co-founders of the “Women’s March,” Tamika Mallory and the now familiar Sarsour, have been staunch supporters of Louis Farrakhan (Mallory, for example, called him “the greatest of all time”). The New York Times recently ran a story of rivalries within the Women’s March, reporting that Mallory and Carmen Perez, a Latina activist, lectured another would-be co-leader, Vanessa Wruble, about her Jewish burdens. Wruble later noted: “What I remember — and what I was taken aback by — was the idea that Jews were specifically involved, and predominantly involved, in the slave trade, and that Jews make a lot of money off of black and brown bodies.”

    Progressive icon Alice Walker was recently asked by the New York Times to cite her favorite bedtime reading. She enjoyed And the Truth Will Set You Free, by anti-Semite crackpot David Icke, she said, because the book was “brave enough to ask the questions others fear to ask” and was “a curious person’s dream come true.” One wonders which “questions” needed asking, and what exactly was Walker’s “dream” that had come “true.” When called out on Walker’s preference for Icke (who in the past has relied on the 19th-century Russian forgery The Protocols of the Elders of Zion, in part to construct an unhinged conspiracy about ruling “lizard people”), the Times demurred, with a shrug: It did not censor its respondents’ comments, it said, or editorialize about them.

    These examples from contemporary popular culture, sports, politics, music, and progressive activism could be easily multiplied. The new, new anti-Semites do not see themselves as giving new life to an ancient pathological hatred; they’re only voicing claims of the victims themselves against their supposed oppressors. The new, new anti-Semites’ venom is contextualized as an “intersectional” defense from the hip, the young, and the woke against a Jewish component of privileged white establishmentarians — which explains why the bigoted are so surprised that anyone would be offended by their slurs.

    In our illiterate and historically ignorant era, the new, new hip anti-Semitism becomes a more challenging menace than that posed by prior buffoons in bedsheets or the clownish demagogues of the 1980s such as the once-rotund Al Sharpton in sweatpants. And how weird that a growing trademark of the new path-breaking identity politics is the old stereotypical dislike of Jews and hatred of Israel.

    Victor Davis Hanson

    https://www.nationalreview.com/2019/01/new-anti-semitism-woke-progressives-old-stereotypes/

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  2. jcdurbant dit :

    RENTRE A TEL AVIV ! (Ici la rue: Quel double échec du socialisme ?)

    « Barre-toi, sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde. T’es un raciste, casse-toi! Dégage fasciste. La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T’es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Grosse merde. Tu te reconnaîtras. Espèce de sioniste. Grosse merde. Il est venu exprès pour nous provoquer. Taisez-vous! Facho! Palestine! Rentre chez toi… Rentre chez toi en Israël. Rentre chez toi en Israël. Antisémite. La France est à nous. Rentre à Tel-Aviv. T’es un haineux. Tu vas mourir. Nous sommes le peuple français. Rentre chez toi. Ici c’est la rue!»

    Florilège gilet jaune

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/17/qu-entend-on-sur-la-video-de-l-altercation-entre-finkielkraut-et-des-gilets-jaunes_1709882

    On note à l’évidence que la présence de Finkielkraut, qui est juif et soutient l’existence d’Israël, fait ressortir la question palestinienne, laquelle n’est pas un marqueur des Gilets jaunes, en tout cas pas de ceux qui se sont soulevés à l’origine contre la hausse des carburants.

    Mais on note également d’autres postures qui témoignent de façon tout aussi évidente combien les Gilets jaunes ont été récupérés par les extrêmes. « La France, elle est à nous » est typique d’un discours d’extrême-droite tandis que « Le peuple va te punir » et « Ici, c’est la rue » font irrésistiblement penser aux diatribes d’un Mélenchon.

    Plus fondamentalement, au-delà de l’aspect antisioniste, on observe dans ces quelques mots proférés avec une haine indescriptible que la redistribution organisée en faveur de tel ou tel groupe de personnes (les femmes, les jeunes, les chômeurs, les pauvres, etc.), très loin de réaliser la moindre « justice sociale », crée au contraire une concurrence ravageuse entre les différents groupes susceptibles d’avoir accès à la manne étatique et les dresse violemment les uns contre les autres.

    Dans ce système où il n’est nullement question d’encourager la création de richesse, les ressources disponibles sont considérées comme limitées. Améliorer le sort des uns ne peut donc passer que par une dégradation du sort des autres. Dès lors, chacun est poussé à se voir comme le « vrai peuple » qui a droit à tout tandis que les autres n’ont droit à rien et sont priés de quitter le terrain.

    En l’occurrence, les riches, mais aussi les juifs qui combinent souvent la faute inexpiable d’être « riches » et quasi-étrangers (« Rentre chez toi en Israël ») deviennent les coupables faciles des malheurs du « vrai peuple ». Eradiquons le faux peuple, éradiquons les ennemis du peuple, et les lendemains chanteront. Une ritournelle délétère connue.

    C’est ainsi que l’on peut dire que les Gilets jaunes ont pris tour à tour deux visages qui révèlent l’un après l’autre le double échec du socialisme. Dans leur format initial de révolte fiscale, ils en soulignent l’échec économique ; dans leur format récupéré par les collectivistes, ils en soulignent l’échec social. A l’opposé de la « justice sociale » et du « vivre ensemble » dont pourtant il se targue sans cesse, on observe grandeur nature et sous nos yeux que le socialisme conduit à la fois au marasme économique et à l’affrontement civil…

    https://leblogdenathaliemp.com/2019/02/18/les-deux-gilets-jaunes-ou-le-double-echec-du-socialisme/

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  3. jcdurbant dit :

    QUEL ANTISEMITISME MUSULMAN ? (Excusez le pléonasme)

    L’homme serait connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste. Il n’a jamais fait l’objet d’un suivi au titre du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour «injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion par parole, écrit, image ou moyen de communication»…

    https://www.lematin.ch/faits-divers/L-auteur-des-insultes-contre-Finkielkraut-identifie/story/23623420

    http://www.lematin.ch

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  4. jcdurbant dit :

    QUELLES FAKE NEWS ?

    Ce samedi 4 mai, les services propagande du Hamas ont imputé la mort d’un nourrisson de 14 mois et de sa mère à un raid de Tsahal. Le mal était fait, puisque de nombreux journaux français ont propagé l’information douteuse tout en ignorant le démenti israélien. L’Agence France-Presse (AFP) est une nouvelle fois tombée dans le panneau et y a consacré plusieurs dépêches… Pourtant, dans la soirée, des sources israéliennes remettent en cause les circonstances de la mort de l’enfant palestinien. Ainsi, dès 20h13 (heure de Paris), l’un des porte-parole de Tsahal, Avichay Adraee, diffuse ce tweet en arabe :

    Il y affirme qu’il dispose d’informations précises qui démontrent que l’enfant et sa mère ne sont pas morts des suites d’un bombardement de l’aviation israélienne mais de l’explosion malencontreuse d’une roquette palestinienne lancée depuis une zone fortement peuplée de civils.

    Quatre heures plus tard – à minuit et demie – une dernière synthèse de l’AFP signale le démenti israélien… en fin de titre. Mais à cette heure avancée de la nuit, les salles de rédactions sont désertes et les sites internet pratiquement à l’arrêt. L’information n’est reprise nulle part. Ce n’est que le lendemain, dimanche 5 mai 2019 à 8h31, que l’AFP consacre véritablement une dépêche à cette affaire. Mais ni BFMTV, ni 20 Minutes, qui avaient pourtant publié la version du Hamas, n’ont jugé opportun de faire état du démenti israélien. Seule RTL a désactivé le lien vers l’article original et publié le démenti.

    En septembre 2018, l’AFP avait déjà été piégée dans les mêmes circonstances avant de se voir contrainte de faire marche arrière. Il y avait eu aussi en juin 2018 cette affaire du nourrisson palestinien prétendument asphyxié par des gaz israéliens. L’analyse d’InfoEquitable avait poussé l’AFP à diffuser tardivement le démenti israélien. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d’autres…

    https://infoequitable.org/gaza-encore-une-fake-news-de-bebe-palestinien-tue-par-les-israeliens

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