Taxes du péché: Punir Billancourt pour ne pas désespérer Neuilly (Sin taxes: When the cigarette, diesel-driving poor end up subsidizing the rich’s electric cars and green refrigerators)

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Je vais donc vous donner de quoi semer, et vous sèmerez vos champs, afin que vous puissiez recueillir des grains. Vous en donnerez la cinquième partie au roi ; et je vous abandonne les quatre autres pour semer les terres et pour nourrir vos familles et vos enfants. Genèse 47 : 24
Car on donnera à celui qui a; mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Jésus (Marc 4: 25)
Il y a autant de racismes qu’il y a de groupes qui ont besoin de se justifier d’exister comme ils existent, ce qui constitue la fonction invariante des racismes. Il me semble très important de porter l’analyse sur les formes du racisme qui sont sans doute les plus subtiles, les plus méconnaissables, donc les plus rarement dénoncées, peut-être parce que les dénonciateurs ordinaires du racisme possèdent certaines des propriétés qui inclinent à cette forme de racisme. Je pense au racisme de l’intelligence. (…) Ce racisme est propre à une classe dominante dont la reproduction dépend, pour une part, de la transmission du capital culturel, capital hérité qui a pour propriété d’être un capital incorporé, donc apparemment naturel, inné. Le racisme de l’intelligence est ce par quoi les dominants visent à produire une « théodicée de leur propre privilège », comme dit Weber, c’est-à-dire une justification de l’ordre social qu’ils dominent. (…) Tout racisme est un essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse. Pierre Bourdieu
Dans le débat sur la parité (…) on risque de remplacer des hommes bourgeois par des femmes encore plus bourgeoises. Si du moins on se dispense de faire ce qu’il faudrait pour que cela change vraiment : par exemple, un travail systématique, notamment à l’école, pour doter les femmes des instruments d’accès à la parole publique, aux postes d’autorité. Sinon, on aura les mêmes dirigeants politiques, avec seulement une différence de genre. Bourdieu
La Révolution abolit les privilèges et crée immédiatement ensuite l’Ecole polytechnique et l’Ecole normale supérieure, pour offrir à la nation ses cadres « naturels », en bref sa propre aristocratie. Daniel Cohen
Personne n’aspirerait à la culture si l’on savait à quel point le nombre des hommes cultivés est finalement et ne peut être qu’incroyablement petit; et cependant ce petit nombre vraiment cultivé n’est possible que si une grande masse, déterminée au fond contre sa nature et uniquement par des illusions séduisantes, s’adonne à la culture; on ne devrait rien trahir publiquement de cette ridicule disproportion entre le nombre d’hommes vraiment cultivés et l’énorme appareil de la culture; le vrai secret de la culture est là: des hommes innombrables luttent pour acquérir la culture, travaillent pour la culture, apparemment dans leur propre intérêt, mais au fond seulement pour permettre l’existence du petit nombre. Nietsche (Sur l’avenir de nos établissements d’enseignement)
En 2007, une étude menée par Richard Wiseman de l’Université de Bristol impliquant 3 000 personnes a montré que 88 % des résolutions de la nouvelle année échouaient. Concernant le taux de succès, il serait amélioré sensiblement lorsque les résolutions sont rendues publiques et qu’elles obtiennent le soutien des amis. Néanmoins, il est insensé d’essayer d’arrêter de fumer, de perdre du poids, de nettoyer son appartement et d’arrêter de boire du vin au cours du même mois : la volonté est une ressource mentale extrêmement limitée qui se travaille progressivement comme la musculation. Wikipedia
Les salles de sport sont des biens de club. Sous cette apparente tautologie se cache un concept économique qui signe un service partagé de façon exclusive par plusieurs personnes, à l’instar de la piscine ou du terrain de tennis privé d’une résidence collective. La particularité de ce type de bien est que les individus en retirent une satisfaction qui pend des autres. D’un côté, plus le nombre de membres est élevé, plus la contribution de chacun aux coûts fixes d’investissement et de maintenance peut-être faible. D’un autre côté, plus le nombre de membres est élevé, plus la congestion s’accroît. Accepter un nouveau membre permettra de diminuer l’abonnement annuel donnant accès à la piscine et au tennis, mais les nageurs risquent de se heurter dans le bassin et les joueurs de ne pas s’affronter à leur horaire préféré. Un club de sport est donc un bien de club au sens économique du terme : l’augmentation du nombre d’adhérents permettra de réduire le prix de l’abonnement, mais elle allongera la queue aux machines et aux douches. Un exercice classique, mais musclé pour économiste s’entraînant aux biens de club consiste à calculer la capacité optimale pour un nombre de membres donnés (par exemple la dimension appropriée de la piscine pour les 50 habitants de la résidence), le nombre optimal de membres pour une capacité donnée (le nombre ial pour un bassin de 8 mètres par 4) pour en duire la capacité optimale pour le nombre optimal. Le tout en spécifiant une fonction de coût qui tienne compte des économies d’échelle et une fonction de bénéfice qui tienne compte du fait qu’au bout d’un moment la congestion l’emporte sur la camaraderie : accepter un nouveau membre augmente la possibilité de se faire un nouvel ami, mais ce gain devient inférieur à la gêne de congestion qu’il occasionne. James M. Buchanan, lauréat du prix Nobel d’économie en 1986, est le premier à s’être livré à cet exercice théorique. Les propriétaires de salles de sport ont quant à eux trouvé un truc : faire signer un engagement d’un an aux abonnés qui n’utilisent pas, ou rarement, leurs équipements. Ces abonnés réduisent le montant individuel des cotisations sans embouteiller les installations. Aux États-Unis, près de la moitié des nouveaux inscrits aux premiers jours de janvier, la période de pointe des inscriptions, ne fréquente plus la salle de sport les mois suivants. Seul un nouvel abonné sur cinq continuera à s’y rendre après septembre. Les nouveaux inscrits se rendront en moyenne quatre fois dans la salle de sport dans l’année. Selon une étude de chercheurs québécois portant sur près de 1500 nouveaux inscrits dans des salles de Montréal, la fréquentation des salles de sport chute de près de moitié après quatre mois. Pourtant les nouveaux inscrits aux salles de sport signent de leur plein gré et sans barguigner, ni rechigner sur la durée contractuelle de l’engagement, contrairement à ce qu’ils feraient pour un abonnement de téléphonie mobile ou de télévision payante. Pourquoi donc payent-ils pour ne pas aller à la gym ? Deux économistes ont cherché à répondre à cette question dans un article paru en 2006 dans l’American Economic Review, l’une des publications d’économie les plus prestigieuses au monde. Ils ont calculé combien d’argent ces consommateurs perdaient. Réponse 600 dollars. C’est la différence de ce que paye un membre qui a choisi un contrat forfaitaire au lieu de payer à la séance en achetant 10 tickets d’entrée, autre option qu’il aurait pu choisir. Cet écart s’explique par l’optimisme ou la naïveté. Lorsqu’elles s’inscrivent, les personnes surestiment le nombre de fois où elles se rendront en salle. Dans l’étude québécoise jà citée, les nouveaux membres clarent, lorsqu’ils s’abonnent, le nombre de fois qu’ils comptent se rendre en salle. La fréquentation réelle observée par la suite est plus de deux fois inférieure. Les personnes croient à l’effet durable de leur bonne résolution de but d’année pour maigrir ou simplement entretenir leur forme. Peut-être certaines comptent-elles aussi sur l’effet incitatif du « J’ai payé donc il faut que j’amortisse mon forfait ». Quoi qu’il en soit c’est raté ! Les abonnés absents permettent à la salle de sport d’offrir un abonnement moins cher, ou bien… d’enrichir leur propriétaire. Tout pend de l’intensité de la concurrence. François Lévêque
Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Benjamin Griveaux
Taxer un individu ou une entreprise, c’est le contraindre à payer un montant en général proportionnel à un revenu ou à un actif. Tous les systèmes politiques ont recours à la taxation. (…) Si la taxation est ancienne, l’utilisation des taxes varie selon les systèmes politiques. En France en 2014 ces ressources (44,7% du PIB) sont utilisées pour les fonctions régaliennes de l’état et pour l’état-providence (31,9% du PIB). La notion de vice est intimement liée à la morale et renvoie aux interdits religieux. Ce que l’on appelait vice dans la perspective de la tentation du mal a été requalifié par la science en addiction. Addiction à des substances, par exemple la nicotine ou à des pratiques comme le jeu ou à des comportements comme la boulimie compulsive. La nicotine est un psychostimulant présent dans les feuilles de tabac dont les effets comme pour la feuille de coca sont connus depuis longtemps. Dès l’ère industrielle la consommation de tabac fumé s’est développée, la pyrolyse permettant la prise de plus de nicotine juste en inhalant. Du vice à l’addiction la transition n’est pas neutre. Dans le premier l’individu est tenu pour responsable de ses choix de vie, dans l’addiction la responsabilité de l’individu peut être atténuée au motif que nous ne sommes pas égaux face à la dépendance. Les penchants particuliers pour les addictions ou les comportements moralement condamnables sont l’objet d’une interdiction (prohibition) ou d’une taxation. L’histoire nous démontre que la prohibition ne supprime pas le vice. (…) Si la prohibition ne peut venir à bout des vices humains il est souvent avancé que la taxation le pourrait. Les intentions des états sont ici parfaitement illisibles. La taxation apparait comme un compromis entre des intérêts puissants et un affichage de prévention. Pour autant les avocats des taxes comportementales répondent par l’argument du niveau de taxation. Si la taxe était très élevée, disent ils, la consommation baisserait. C’est déjà une concession car personne ne s’aventure à pronostiquer une disparition du tabac fumé. Néanmoins ils ont de sérieux arguments en particulier l’expérience australienne. Un continent isolé par la mer, de culture anglo-saxonne a réussi à infléchir sérieusement la consommation en augmentant les taxes jusqu’à rendre le paquet de cigarettes très cher. Ce n’est pas du tout la situation de la France. Si bien qu’en Europe force est de constater que les taxes ne peuvent venir à bout des vices. En réalité la taxation supplémentaire des substances addictives a une base parfaitement légitime: celle des externalités. La consommation de tabac produit des effets que le marché n’internalise pas dans le prix, il s’agit du coût des soins induits par les différentes atteintes symptomatiques au niveau de l’organisme. La médecine connait avec précision les maladies induites par le tabac au niveau non seulement des artères et du poumon mais aussi ailleurs. Le coût des soins dus aux complications du tabac est payé par d’autres dans le cadre de la mutualisation de l’assurance maladie ou des impôts. Ces externalités négatives sont en partie seulement compensées par la moindre espérance de vie qui fait que les pensions ne sont plus versées. Grace à l’exhaustivité des données de soins et à leur précision nous pouvons calculer l’équation des externalités. C’est pourquoi la taxation pigouvienne (d’Arthur Cecil Pigou qui la décrivit dans son ouvrage de 1920: The Economics of Welfare, London: Macmillan.) est rationnelle. Elle permet de combiner liberté individuelle et conséquences économiques. Mais dans ce domaine et à supposer que la taxe supplementaire sur le tabac devienne pigouvienne, il y a en France une situation exceptionnelle. La taxation du tabac est loin de se faire au profit des soins ou de la prévention. L’état dispose à sa guise des taxes et elles ont servi et servent encore de bouche trous dans les budgets sociaux non financés que l’état invente au gré de nécessités souvent électorales. Car il s’agit d’octroyer des “droits à” sans en avoir le financement nécessaire. Ainsi en 2000 le FOREC (Fonds de financement de la réforme des cotisations sociales) a bénéficié des faveurs de l’état bien en mal de trouver le financement nécessaire: ce fonds se voit en effet attribuer 85,5 % du produit du “droit de consommation” sur les tabacs manufacturés. En 2012 ce n’est pas moins de 11 affectataires qui se partagés les 11,13 milliards d’euros du produit du “droit de consommation” du tabac, pour des fractions allant de 53,52 % pour la Cnam à 0,31 % pour le Fcaata (Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante). Si la taxation n’est pas une solution aux vices des citoyens on s’aperçoit qu’elle peut être la porte ouverte au vice de l’état qui consiste à détourner l’argent prélevé sur la base de motifs bien intentionnés pour en faire des ressources fiscales pour sa politique. Guy-André Pelouze (Centre hospitalier Saint-Jean, Perpignan)
Many goverments use “sin taxes” to dissuade people from smoking and drinking alcohol. In recent years, some lawmakers have turned their cross-hairs to a different vice: sugar. Obesity is on the rise all across the world. Forty per cent of Americans today are obese, up from around 15% in 1980. Several countries, along with a handful of American cities, have introduced taxes on sugary drinks in recent years. Their governments hope that these levies will both raise revenues and reduce how much sugar people consume. (…) But if there is a problem with sin taxes, it is not that they are ineffective. Rather, it is that they are inefficient. Sin taxes are blunt policy instruments. People who only have the occasional drink are not taking on any great health risks, yet they are taxed no differently than serious alcoholics. A similar logic applies for sugar taxes. Tobacco presents a slightly different problem. Nicotine is highly addictive, meaning that there are relatively few people who smoke cigarettes only occasionally. It is easiest to justify taxes on particular goods when they present what economists call “negative externalities”. When a driver buys fuel for his car, both he and the petrol station benefit. Yet cars emit carbon dioxide in their wake, which suggests that it would be only fair for drivers to pay taxes to offset the environmental damage they cause. Some policymakers argue that people who engage in unhealthy habits also impose negative externalities, since they tend to present taxpayers with bigger medical bills. In practice, however, these costs tend to be overstated. While obese people probably do present net costs to governments, smokers tend to die earlier, meaning that they probably save governments money since they draw less from state pensions. Policymakers should still consider implementing sin taxes if they intend to intervene to change individuals’ behaviour. But they should be aware that the bulk of the damage that smokers, drinkers and the obese do is to themselves, and not to others. The Economist
Sugar taxes have returned to policy debates, this time as “sin taxes”—levies on socially harmful practices. These are seen as a double win—useful sources of revenue that also improve public health. Economists think it is not as easy as that. Governments hope that just as taxes on alcohol and tobacco both generate revenue and reduce smoking and drinking, so sugar taxes will help curb obesity. (…) Sin taxes do change behaviour. Alcohol and tobacco are addictive, so demand for them is not as responsive to price changes as, say, the demand for airline tickets to fly abroad. But it is still more responsive than for many common household goods. Estimates vary from study to study, but economists find that on average, a 1% increase in prices is associated with a decline of around 0.5% in sales of both alcohol and tobacco (…) Data on the efficacy of sugar taxes are scantier, but the available evidence shows that they, too, lower consumption. (…) [and] sales of bottled water rose after the fizzy-drinks tax came in. Nevertheless, as policy instruments, sin taxes are extremely blunt. People who only occasionally drink or smoke do their bodies little harm, yet are taxed no differently from heavy smokers and drinkers. A study published last year by the Institute for Fiscal Studies (IFS), a think-tank, found that Britons who bought only a few drinks a week were far more sensitive to price fluctuations than heavy drinkers. The IFS suggests that it might make more sense to place higher levies on the tipples more in favour with heavy drinkers, such as spirits. It is fairly easy to blame particular diseases on tobacco and alcohol. For sugary drinks, which provide only part of consumers’ sugar intake, it is harder. Another IFS study finds that, though Britain’s new law will lower sales of fizzy drinks, it will have little effect on the behaviour of those who consume the most sugar. In Mexico the data show that the tax did lead poorer households to buy fewer sugar-sweetened drinks. But it had little impact on how much the rich consumed. John Cawley, an economist at Cornell University, points out that one flaw with many existing sugar taxes is that they are too local in scope. After Berkeley introduced its tax, sales of sugary drinks rose by 6.9% in neighbouring cities. Denmark, which instituted a tax on fat-laden foods in 2011, ran into similar problems. The government got rid of the tax a year later when it discovered that many shoppers were buying butter in neighbouring Germany and Sweden. Moreover, the impact on public health is unclear. Consumers might simply get their sugar from other sources. Shu Wen Ng, an economist at UNC who studied the taxes in both Berkeley and Mexico, says that one reason for hope is that many people form their dietary habits when they are young. And fizzy drinks are disproportionally drunk by teenagers, who are more sensitive to price changes. (…) The point of sin taxes is to make unhealthy goods more expensive on a relative basis, not to make the poor poorer. So a further concern is that they affect low-income households most. The poor spend a higher share of their income on consumption. So they are hit harder by any consumption tax, such as sales taxes in America or the European Union’s value-added taxes. Sin taxes are especially regressive, since poorer people are more likely to smoke and tend to drink more alcohol and sugary drinks. In theory, the sin taxes could be offset by earmarking any revenue from them for direct cash transfers or for social programmes aimed at reducing poverty. Philadelphia, for example, has earmarked the revenue from its sugar tax for schools, parks and libraries. Debate about sin taxes often tends to blur two distinct purposes. One is to deter people from behaviour that does them harm. Another is to pay for the cost to society as a whole of that harmful behaviour—what economists call its “negative externalities”. Some examples can be fairly clear-cut. When a driver buys fuel for his car, for example, society as a whole has to suffer the consequences of the higher levels of pollution. Banning fossil fuels is impractical, so economists recommend taxing carbon-dioxide emissions instead. Similar ideas underpin taxes on plastic bags to combat the growing problem of ocean pollution. In 2015 the British government passed a law forcing big retailers to charge 5p (6.6 cents) for every plastic bag. Use of plastic bags fell by 85%, though ecologists worry some consumers have switched to substitutes that are environmentally even more damaging. Cotton tote bags, for instance, have to be used 131 times to rank as greener than plastic alternatives. Advocates of taxes on vices such as smoking and obesity argue that they also impose negative externalities on the public, since governments have to spend more to take care of sick people. However, policy papers tend to overstate the economic costs of activities like smoking because they rarely account for what would happen without them. Although unhealthy people tend to cost governments more money while they are alive, this is at least partially offset by the morbid fact that they tend to die earlier, and so draw less from services like pensions. Different vices have different economic costs since they harm people in different ways. Save for the exceptionally overweight, most obese people do not die much earlier. But they do tend to require more medical attention than their healthier peers, often spanning the course of several decades. So obesity does impose net costs on taxpayers. The externalities from alcohol are less clear. Only a minority of drinkers are serious alcoholics, which limits the direct health-care costs from drinking. Excessive drinking, however, does cause significant crime. Around 30% of fatal car crashes in America involve a driver who has been drinking. Alcohol is also heavily linked to domestic violence. Smoking, in contrast, probably saves taxpayers money. Lifelong smoking will bring forward a person’s death by about ten years, which means that smokers tend to die just as they would start drawing from state pensions. (…) The Institute of Economic Affairs, a free-market think-tank, has produced a series of reports on the net fiscal costs of drinking, smoking and obesity to the British government (see chart 2). They estimate that, after accounting for sin taxes, welfare costs, crime and early death, tobacco and alcohol are worth £14.7bn ($19.3bn) and £6.5bn a year, respectively, to the Treasury. Obesity, in contrast, costs it £2.5bn a year. (…) The fizzy-drinks industry is fighting back. Cook County, which includes Chicago, repealed its sugar tax after just two months in part because of retailers’ complaints about falling sales. In June, after much lobbying from drinks firms, California’s state government passed a law preventing cities from taxing sugar until 2030. In America, heart disease is linked to one in four deaths, and smoking to one in five. Sin taxes can make people healthier. But since most of the damage smokers, drinkers and the obese do is to themselves, rather than to others, governments need to think carefully about how much they want to interfere. Moreover, any cost-benefit analysis on the social impact of these vices needs to take into account that people do find them enjoyable. There is more to life than living longer. The Economist
Sugary beverages (…) can give rise to things like diabetes or stroke or heart disease, and these are pretty big in magnitude. A couple of years ago, there was a study estimating that if people were to reduce their sugary beverage consumption by around 20%, then the health benefits that they would reap would be something akin to giving them each a check between $100 or $300 each year. (…) On the other hand (…) Things like rock climbing have negative health consequences, potentially. Driving a car has lots of negative health consequences. The key question from an economic policy perspective is whether people are taking into account these negative effects when they’re making their consumption decisions. In particular, a reason for concern about sugary beverages is that often the negative health consequences come a long time after the date of consumption. You get diabetes or heart disease much later in life. There’s a growing literature in behavioral economics that studies the tendency for people to underweigh distant consequences and overweigh the upfront benefits or costs of doing something. This can explain everything from why we save less for retirement than we should or intend to, or why we exercise less than we ought to. A reason for being interested in sugary soda and sugary beverages is that those [choices] also have this kind of discrepancy between the upfront joy of sipping a soda and this delayed health consequence that happens far down the road. (…) there is also concern about an unintended side effect of that kind of policy — that it tends to fall heavily on poorer consumers. We know that poorer consumers tend to consume things like cigarettes and soda at higher frequencies than richer consumers do. Survey evidence suggests that at the bottom of the income distribution, people drink about twice as much sugary soda than at the top of the income distribution. (…) One of the other questions about soda is the extent to which soda consumption is addictive in the same way that cigarette consumption is. We know from other research that people are much more responsive to cigarette taxes, to the decision to purchase cigarettes, before they start smoking or right when they’re starting, rather than after they’ve been smoking for many years. Then, if the price goes up, they’ll generally just pay the higher cost for it. (…) For soda, the question is whether people who are high soda consumers continue to consume soda at the same rates, like cigarette smokers — or whether they actually switch to other beverages or reduce consumption overall. Even if they’ve been consuming soda for a long time. One of the other policy ideas that we look at a little bit in this paper but don’t delve into too much — and I think there’s more interesting work to be done here — is other kinds of non-tax policies, like some of the advertising bans or pictures of blackened lungs on cigarette packages, for instance. These kinds of policies aren’t exactly taxes but are intended to reduce consumption of cigarettes. There’s been some discussion of similar kinds of policies for soda. (…) The idea is that less marketing would cause poorer consumers to drink less soda, without necessarily having to pay more for the soda they are drinking. (…) Just like you mentioned with the kinds of subsidies for energy-efficient appliances, you can reframe everything we’ve said about sodas in that context and think about the unintended regressivity costs of those kinds of policies. Often, the benefits are accruing precisely to folks in the population who have higher incomes, who aren’t necessarily the ones you’re trying to help out the most. (…) In Philadelphia, if it turns out that people basically don’t change their soda consumption because they instead just drive across the Ben Franklin Bridge and buy their soda in New Jersey, then you don’t actually get any of the health benefits that I was just talking about. People still consume the same amount. They get diabetes at the same rate. The only thing that happens is, they waste more gas driving across the bridge. That would be a downside of this kind of policy. (…) One of the interesting things that we saw with the Philadelphia mayor’s proposal is it was tightly tied to these spending programs on pre-K in a way that some of the previous Philadelphia soda tax proposals were not, the ones that actually ended up failing. This is something that other cities I think have taken note of — that sometimes in making the case for these kinds of things, it’s really helpful to show how those funds would be spent and how they can be retargeted to the affected classes. One of the key questions is whether it’s helpful to offset the regressivity costs of these kinds of taxes by targeting the revenues back toward poorer communities or poorer consumers. Whether that’s effective or not ends up being a pretty technical theoretical question that we get into a fair amount in the paper. The upshot is that if the reason that poorer consumers are drinking more soda than richer consumers is just a difference in preferences, then it’s not all that helpful to try to target those benefits back toward poorer consumers. There might be other arguments for why it’s really beneficial to support pre-K education. Benjamin Lockwood
Une ‘taxe sur le péché’ se définit comme une taxe sur un produit qui peut être nocif, telle que les cigarettes ou les boissons sucrées. Dans de nombreux cas, ces taxes sont une incitation à réduire la consommation et à améliorer la santé. Mais les taxes sur les péchés peuvent toucher de manière disproportionnée les consommateurs à faible revenu, tandis que les clients plus aisés bénéficient d’allégements fiscaux sur les articles qu’eux seuls peuvent se permettre, tels que les fenêtres et les appareils ménagers. éconergétiques. Wharton university

Après les grandes écoles, les opéras ou les concours de beauté, devinez ce que nos élites ont trouvé pour ne pas désespérer Neuilly !

En ce premier jour d’une nouvelle année …

Jour traditionnel à la fois des hausses et des bonnes résolutions

Et au terme de près de deux mois de « jacquerie fiscale » de la part des « gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel » ….

Qui ont sérieusement mis à mal la légitimité d’un président qui il y a à peine 18 mois le monde entier nous enviait …

Alors que pour de simples raisons fiscales, l’on découvre que l’ex-doyenne de l’humanité aurait pu se faire passer pour sa mère …

Retour sur la face cachée de ces fameuses « taxes du péché » (dites comportementales sur tabac, diesel et à présent boissons sucrées) …

Qui censées préserver la santé des plus démunis qu’elle ciblent prioritairement …

Dans des domaines où la perception des bénéfices lointains justement suppose …

Des capacités qui, entre distance à la nécessité et capacité de se projeter dans l’avenir, ne sont pas données à tout le monde …

Et qui réussissent l’exploit au bout du compte …

Sans compter les réductions en retraites et pensions entrainées par leur décès plus précoce …

A l’instar de ces abonnés absents des clubs de sport ou des salles d’opéra qui par leur absence même subventionnent la pratique des plus assidus …

De faire subventionner par Billancourt…

Les voitures électriques et les frigos verts de Neuilly !

Do ‘Sin Taxes’ Really Change Consumer Behavior?
Benjamin Lockwood
Wharton
Feb 10, 2017

‘Sin tax’ is defined as a tax on a product that can be harmful to a person, such as cigarettes or sugary drinks. In many cases, these taxes are an incentive to lower consumption and improve health. But sin taxes can disproportionately hurt lower-income consumers, while wealthy shoppers enjoy tax breaks on items only they can afford, such as energy-efficient windows and appliances. A recent study by Benjamin Lockwood, a Wharton professor of business economics and public policy, and coauthor Dmitry Taubinsky from Dartmouth College examines the impact of sin taxes and whether there is a middle ground. The researchers also look at what is being called “revenue recycling,” where these taxes can be used to fund initiatives that benefit lower-income consumers. Lockwood recently spoke about their research on the Knowledge@Wharton show on Wharton Business Radio on SiriusXM channel 111. (Listen to the podcast at the top of this page.)

An edited transcript of the conversation follows.

Knowledge@Wharton: Sin taxes are an important topic here in Philadelphia, where there is a tax on sugary drinks.

Benjamin Lockwood: Absolutely. It’s been happening in Philadelphia, and we’ve also seen these implemented in Chicago, San Francisco, Berkeley, Oakland and Boulder, Colorado. There’s a growing policy wave in favor of these kinds of policies, so it seems like a good time to be looking at it and trying to understand some of these implications.

Knowledge@Wharton: What did you find in your research?

Lockwood: The way that economists generally think about these kinds of taxes is that sugary beverages have health consequences. They can give rise to things like diabetes or stroke or heart disease, and these are pretty big in magnitude. A couple of years ago, there was a study estimating that if people were to reduce their sugary beverage consumption by around 20%, then the health benefits that they would reap would be something akin to giving them each a check between $100 or $300 each year. These are pretty big numbers.

On the other hand, from an economist’s perspective, it’s not enough for something to have negative consequences to justify taxing it. Things like rock climbing have negative health consequences, potentially. Driving a car has lots of negative health consequences. The key question from an economic policy perspective is whether people are taking into account these negative effects when they’re making their consumption decisions. In particular, a reason for concern about sugary beverages is that often the negative health consequences come a long time after the date of consumption. You get diabetes or heart disease much later in life.

There’s a growing literature in behavioral economics that studies the tendency for people to underweigh distant consequences and overweigh the upfront benefits or costs of doing something. This can explain everything from why we save less for retirement than we should or intend to, or why we exercise less than we ought to. A reason for being interested in sugary soda and sugary beverages is that those [choices] also have this kind of discrepancy between the upfront joy of sipping a soda and this delayed health consequence that happens far down the road.

“From an economist’s perspective, it’s not enough for something to have negative consequences to justify taxing it.”

Knowledge@Wharton: In a lot of urban areas, people financially may not have another option in terms of drinking a soda, compared with drinking bottled water. It becomes a life issue that a lot of these people are not able to overcome.

Lockwood: Right. Part of what you’re bringing up here is the question of what people can afford and how these kinds of taxes hit poorer consumers versus richer consumers. This question is the fundamental one of our research. There have been studies of how these kinds of taxes can have beneficial health consequences by reducing consumption. But there is also concern about an unintended side effect of that kind of policy — that it tends to fall heavily on poorer consumers. We know that poorer consumers tend to consume things like cigarettes and soda at higher frequencies than richer consumers do. Survey evidence suggests that at the bottom of the income distribution, people drink about twice as much sugary soda than at the top of the income distribution.

This paper looks at the regressivity consequences of these kinds of taxes and tries to get a handle on them. How do we weigh those consequences against the potential health benefits from imposing these kinds of taxes?

Knowledge@Wharton: In your estimation, are sin taxes a good thing for the consumer in general?

Lockwood: This is the million-dollar question. What is the overall impact? And if we should have a soda tax, how big should it be? Philadelphia’s soda tax is 1.5 cents per ounce. I believe Boulder’s is 2 cents per ounce. Most of the others have been 1 cent per ounce. As cities go forward trying to weigh these policies, there is this question of what the magnitude should be and whether we should have this kind of tax at all.

The key thing that we explore in our paper is that what matters for these regressivity costs is how much people respond to these taxes when they are imposed. There’s often an initial intuition that these taxes must be really bad for poor consumers because then they have to pay more out of pocket. That’s exactly right, if people don’t respond to the tax at all — if they don’t reduce their consumption. Of course, poor people end up paying more.

On the other hand, if people end up reducing their consumption a lot in response to the tax, then things get a lot trickier and a lot more interesting. The people who get the greatest health benefits from that reduction are the people who were consuming the most sugar to begin with, which tends to be poorer consumers. So, if people are responding a lot to the tax, then these kinds of regressivity costs are actually a lot smaller. In fact, some of the health benefits can be really concentrated on poor consumers, which is something that the government is interested in.

To answer the question you raised — how should these taxes exist and how big should they be — the key question is how much people reduce consumption in response to the tax. Do they keep consuming the same amount and just pay more? Or do they actually reduce how much they’re consuming?

Knowledge@Wharton:  Are you able to glean enough from what has happened in places like Berkeley and Philadelphia to say, “Yes, absolutely, there’s no question that the economic and health benefits are there for people to stay away from sugary drinks?” And are they doing it?

Lockwood: Again, this is an insightful question that cuts to the heart of the issue. In many cases, we still need more evidence to know the optimal size of these taxes. There’s some initial evidence from the tax that was imposed in Mexico, and the one that was imposed in Berkeley a couple years ago, that does suggest people reduced consumption in response to these taxes. But the estimates of how much they reduced consumption are really wide.

Economists talk about that responsiveness in terms of elasticity. If you impose a 10% tax, then by what percentage do people reduce their consumption? Do they reduce their consumption by 1.5% or by 25%? It’s a huge range. If you take the middling estimates of those, and you think that it’s a 10% or so reduction, which is where a lot of economists at this stage think the value probably lies, then our initial estimates are that some positive tax, maybe even a little larger than the ones that have already been imposed, is probably optimal. But again, we’ll know more going forward when we see the effects of these bigger cities in the next few years.

Knowledge@Wharton: The taxes that have been put in place haven’t gone overboard, and they haven’t underdone it either. They’ve gotten it in the ballpark so that if there is any increase down the road, it may be a half-cent per ounce or so. The cities have done a pretty good job, for the most part.

Lockwood: I don’t want to go on record saying, “It should be exactly 3.25 cents per ounce,” because we’re still waiting to see the evidence come in. But [based on] the economic research so far, my guess is that somewhere in the range of 3 cents to 4 cents per ounce — rather than the 2 cents per ounce that we’re seeing now — would be in the ballpark. I would say cities, luckily, have been in the range of reasonable taxes so far, given the hazy nature of the estimates we have.

Knowledge@Wharton: In Philadelphia, it’s been well-noted that the mayor would like to use the money from the tax to help improve pre-K education. A big focus of your research is on the good that is potentially done by these taxes that goes back to the community.

Lockwood: One of the key questions is whether it’s helpful to offset the regressivity costs of these kinds of taxes by targeting the revenues back toward poorer communities or poorer consumers. Whether that’s effective or not ends up being a pretty technical theoretical question that we get into a fair amount in the paper. The upshot is that if the reason that poorer consumers are drinking more soda than richer consumers is just a difference in preferences, then it’s not all that helpful to try to target those benefits back toward poorer consumers. There might be other arguments for why it’s really beneficial to support pre-K education. But if that’s the case, then we should be doing it through income taxes or whatever, regardless. We shouldn’t necessarily tie it to the existence of a soda tax.

Knowledge@Wharton: The impact of higher prices and taxes on cigarettes to mitigate cancer and other diseases has been discussed for years. The fact that cigarettes have seen higher costs has slowed down some people, but it hasn’t stopped [people from purchasing them]. Part of this has to do with the attraction that people have to consuming these kind of products, correct?

Lockwood: I think that’s right. One of the other questions about soda is the extent to which soda consumption is addictive in the same way that cigarette consumption is. We know from other research that people are much more responsive to cigarette taxes, to the decision to purchase cigarettes, before they start smoking or right when they’re starting, rather than after they’ve been smoking for many years. Then, if the price goes up, they’ll generally just pay the higher cost for it.

For soda, the question is whether people who are high soda consumers continue to consume soda at the same rates, like cigarette smokers — or whether they actually switch to other beverages or reduce consumption overall. Even if they’ve been consuming soda for a long time.

Knowledge@Wharton: Not that it’s directly a part of your research, but part of the problem is the companies that are bringing these products forward and the impact they have through the marketing. To a degree, it’s an uphill battle for some of these people if they want to try to step away from soda. If you want to step away from cigarettes, it’s a much harder prospect.

“If the goal of a tax is to discourage consumption of something that’s unhealthy, then people will only reduce their consumption if they actually see that tax and feel it.”

Lockwood: One of the other policy ideas that we look at a little bit in this paper but don’t delve into too much — and I think there’s more interesting work to be done here — is other kinds of non-tax policies, like some of the advertising bans or pictures of blackened lungs on cigarette packages, for instance. These kinds of policies aren’t exactly taxes but are intended to reduce consumption of cigarettes. There’s been some discussion of similar kinds of policies for soda.

Those kinds of policies, too, can make more sense when you have these goods that are consumed more by poorer consumers. They can help dissuade people from consuming this stuff without actually taking money out of their pockets, right? The idea is that less marketing would cause poorer consumers to drink less soda, without necessarily having to pay more for the soda they are drinking.

Knowledge@Wharton: Is there bias in this process in general? You’re talking about more people of lower incomes being affected by sodas and cigarette tax, compared with people of higher incomes who have the ability to put in energy-efficient windows and refrigerators.

Lockwood: I think that’s right. Just like you mentioned with the kinds of subsidies for energy-efficient appliances, you can reframe everything we’ve said about sodas in that context and think about the unintended regressivity costs of those kinds of policies. Often, the benefits are accruing precisely to folks in the population who have higher incomes, who aren’t necessarily the ones you’re trying to help out the most.

You can do a similar kind of exercise where you say, “Well, this doesn’t necessarily have the redistributive benefits that we would otherwise hope for from a tax.” But it does have this corrective effect of getting people to consume more energy-efficient stuff, just like the soda taxes discourage people from consuming unhealthy stuff. And that corrective benefit has to be weighed against the regressivity cost.

Knowledge@Wharton: Going back to the soda issue, what really has been the impact from the tax? After it was implemented here in Philadelphia, there was a line item for it on your receipt so that it wasn’t just baked into the cost of a 20-ounce soda. That was an important piece to this.

Lockwood: Again, it’s too early to have much formal economic analysis out of this. We’ll see going forward what the overall effects on consumption and soda purchases actually are. But one of the interesting questions going into this was to what extent the soda tax — which is actually imposed on the distributors who supply sodas to grocery stores — would be passed on to consumers in the form of higher soda prices.

One of the interesting things we’ve seen so far is that it does look like stores are really trying to make a salient connection and say, “This is how much the cost of your soda has gone up because of this tax.” That’s pretty interesting. On the one hand, sometimes people are dismayed to see taxes being passed through to consumers. They’d like to see those taxes being borne by the firm or corporations. But on the other hand, if the goal of a tax is to discourage consumption of something that’s unhealthy, then people will only reduce their consumption if they actually see that tax and feel it. In this case, having that tax passed through to the consumer and being front-and-center on the receipt might be consistent with the apparent goals of the policy.

Knowledge@Wharton: With cigarettes, you’re not seeing that itemized receipt that says what you’re paying because of the tax. It could be a very important deterrent in this process.

Lockwood: It certainly could be. It’ll be interesting to see whether those line items persist going forward or whether that was a temporary move by the grocers to try to explain why we had this one-time cost increase. But if they stay there, and the tax ends up being fully passed on to consumers on into the future, I think it will be interesting to see if that actually helps with these benefits. Maybe this is the kind of thing that we should have been doing with cigarettes all along, really emphasizing how much the cost is increasing because of these taxes.

Knowledge@Wharton: How much interest in this research topic is there from the medical community?

Lockwood: I think the medical research community has a big part to play in this. Although this is mostly a theory paper, it identifies the key parameters or estimates that will govern what that optimal tax is. A lot of that research can beneficially come from the medical community. Things like, how much more does medical care cost when people consume more sugar versus less? How much do people seem to be taking those costs into account when they are making their consumption decisions?

Those are exactly the kinds of things that people are studying right now. And as I said, we have some initial estimates. But I think this is an exciting time both for economists and medical researchers because we will have better estimates of this shortly.

“What you’d like to do is to have people switch away from these sugary things toward other things.”

Knowledge@Wharton: We’ve seen growth in an area called behavioral economics. We want to understand the economic impact of our behaviors right now, whether they are positive or negative.

Lockwood: Exactly. This is a very exciting and vibrant area of economic research, where we relax the conventional economic model in which people are fully rational and fully take everything into account when they’re making every single decision they make all day. This area of behavioral economics allows for what many of us feel: That there are a lot of things going on. A lot of things are confusing, and you’re not always paying perfect attention to everything, including what the eventual health costs are of everything that you might engage in. When that’s the case, there are beneficial things that the government can do to help guide behavior or explain those costs.

Knowledge@Wharton: Starting to put these theories together, what potentially is the impact on the lower incomes in Philadelphia and Chicago and San Francisco, compared with where we will be going in the next five to 10 years?

Lockwood: I think a lot of it comes back to these empirical estimates of trying to see what the effects of these taxes actually are. In Philadelphia, if it turns out that people basically don’t change their soda consumption because they instead just drive across the Ben Franklin Bridge and buy their soda in New Jersey, then you don’t actually get any of the health benefits that I was just talking about. People still consume the same amount. They get diabetes at the same rate. The only thing that happens is, they waste more gas driving across the bridge. That would be a downside of this kind of policy.

Now, there are things you could potentially do to correct that, like cooperating with nearby localities and jointly setting taxes so there aren’t these big differences across local borders. But if it turns out that people just buy at their local store, and this has a big impact, then we’ll find out that this is a useful policy to be implemented at the city level.

Another question along these lines is how much people substitute other kinds of drinks or how their consumption behavior changes. One way in which Philly’s tax was distinctive is that it also extended to cover diet soda beverages. From the economic health perspective, that’s not obviously a great move in terms of policy design. Maybe there are some unintended health consequences of diet soda, too. But the estimates now suggest that those are miniscule relative to the negative consequences of sugar consumption.

What you’d like to do is to have people switch away from these sugary things toward other things — maybe toward diet soda, if that’s really what they want. Having a better sense of whether people just keep consuming their sugary soda because diet also went up [in price], or whether they instead switched to bottled water or something, will have an impact on whether other cities then think about imposing taxes across the board on diet beverages, too.

Similarly, there will be a benefit for other cities in understanding how to make the case for these policies to their constituents. One of the interesting things that we saw with the Philadelphia mayor’s proposal is it was tightly tied to these spending programs on pre-K in a way that some of the previous Philadelphia soda tax proposals were not, the ones that actually ended up failing. This is something that other cities I think have taken note of — that sometimes in making the case for these kinds of things, it’s really helpful to show how those funds would be spent and how they can be retargeted to the affected classes.

Voir aussi:

The price of vice“Sin” taxes—eg, on tobacco—are less efficient than they look

But they do help improve public health

The Economist

TOBACCO was new to England in the 17th century, but even then, smoking had plenty of critics. The most famous was King James I, who in 1604 described smoking as “a custome lothsome to the eye, hatefull to the Nose, harmful to the braine, dangerous to the Lungs, and in the blacke and stinking fume thereof, nearest resembling the Stigian smoke of the pit that is bottomless”. The king increased the import tax on the “noxious weed” by 4,000%.

Sometimes, governments have had compelling financial reasons to tax particular goods. In 1764, when the national finances were drained by wars in North America, Britain’s parliament began enforcing tariffs on sugar and molasses imported from outside the empire. In practice, these served as a consumption tax on colonists living in America and threatened to ruin their rum industry. Not long after, parliament also introduced heavy levies on tea. The colonists were not best pleased.

Two-and-a-half centuries later, sugar taxes have returned to policy debates, this time as “sin taxes”—levies on socially harmful practices. These are seen as a double win—useful sources of revenue that also improve public health. Economists think it is not as easy as that.

Governments hope that just as taxes on alcohol and tobacco both generate revenue and reduce smoking and drinking, so sugar taxes will help curb obesity. Hungary, which has the highest rate of obesity in Europe, imposed a tax on food with high levels of sugar and salt in 2011. France did the same for sugary drinks in 2012. Several American cities, Thailand, Britain, Ireland, South Africa and other countries have since followed suit.

Sin taxes do change behaviour. Alcohol and tobacco are addictive, so demand for them is not as responsive to price changes as, say, the demand for airline tickets to fly abroad. But it is still more responsive than for many common household goods. Estimates vary from study to study, but economists find that on average, a 1% increase in prices is associated with a decline of around 0.5% in sales of both alcohol and tobacco (see chart 1).

Clunky sin tax

Data on the efficacy of sugar taxes are scantier, but the available evidence shows that they, too, lower consumption. In March 2015 Berkeley, California, put a tax of one cent per ounce (28 grams) on sugary drinks. A study by researchers at the University of North Carolina (UNC) and the Public Health Institute in Oakland, California, found that sales of sugary drinks fell by 9.6% in a year. It was a similar story in Mexico, which in January 2014 slapped a nationwide tax of 1 peso (then 8 cents) a litre on sugar-sweetened beverages. Sales fell by 5.5% in the first year, and 9.7% in the next. In both places, sales of bottled water rose after the fizzy-drinks tax came in.

Nevertheless, as policy instruments, sin taxes are extremely blunt. People who only occasionally drink or smoke do their bodies little harm, yet are taxed no differently from heavy smokers and drinkers. A study published last year by the Institute for Fiscal Studies (IFS), a think-tank, found that Britons who bought only a few drinks a week were far more sensitive to price fluctuations than heavy drinkers. The IFS suggests that it might make more sense to place higher levies on the tipples more in favour with heavy drinkers, such as spirits.

It is fairly easy to blame particular diseases on tobacco and alcohol. For sugary drinks, which provide only part of consumers’ sugar intake, it is harder. Another IFS study finds that, though Britain’s new law will lower sales of fizzy drinks, it will have little effect on the behaviour of those who consume the most sugar. In Mexico the data show that the tax did lead poorer households to buy fewer sugar-sweetened drinks. But it had little impact on how much the rich consumed.

John Cawley, an economist at Cornell University, points out that one flaw with many existing sugar taxes is that they are too local in scope. After Berkeley introduced its tax, sales of sugary drinks rose by 6.9% in neighbouring cities. Denmark, which instituted a tax on fat-laden foods in 2011, ran into similar problems. The government got rid of the tax a year later when it discovered that many shoppers were buying butter in neighbouring Germany and Sweden.

Moreover, the impact on public health is unclear. Consumers might simply get their sugar from other sources. Shu Wen Ng, an economist at UNC who studied the taxes in both Berkeley and Mexico, says that one reason for hope is that many people form their dietary habits when they are young. And fizzy drinks are disproportionally drunk by teenagers, who are more sensitive to price changes.

Jonathan Gruber, an economist at the Massachusetts Institute of Technology, points out that taxing foods like sugar and fat is in a different category from taxing tobacco and alcohol, because people need food to live. It presents public-health problems only when people eat too much. Mr Gruber says if he were king, he would target the problem more directly, by supplementing taxes on sugar and fat with a tax based on individuals’ body-mass indices.

The point of sin taxes is to make unhealthy goods more expensive on a relative basis, not to make the poor poorer. So a further concern is that they affect low-income households most. The poor spend a higher share of their income on consumption. So they are hit harder by any consumption tax, such as sales taxes in America or the European Union’s value-added taxes. Sin taxes are especially regressive, since poorer people are more likely to smoke and tend to drink more alcohol and sugary drinks. In theory, the sin taxes could be offset by earmarking any revenue from them for direct cash transfers or for social programmes aimed at reducing poverty. Philadelphia, for example, has earmarked the revenue from its sugar tax for schools, parks and libraries.

Double negatives

Debate about sin taxes often tends to blur two distinct purposes. One is to deter people from behaviour that does them harm. Another is to pay for the cost to society as a whole of that harmful behaviour—what economists call its “negative externalities”. Some examples can be fairly clear-cut. When a driver buys fuel for his car, for example, society as a whole has to suffer the consequences of the higher levels of pollution. Banning fossil fuels is impractical, so economists recommend taxing carbon-dioxide emissions instead.

Similar ideas underpin taxes on plastic bags to combat the growing problem of ocean pollution. In 2015 the British government passed a law forcing big retailers to charge 5p (6.6 cents) for every plastic bag. Use of plastic bags fell by 85%, though ecologists worry some consumers have switched to substitutes that are environmentally even more damaging. Cotton tote bags, for instance, have to be used 131 times to rank as greener than plastic alternatives.

Advocates of taxes on vices such as smoking and obesity argue that they also impose negative externalities on the public, since governments have to spend more to take care of sick people. However, policy papers tend to overstate the economic costs of activities like smoking because they rarely account for what would happen without them. Although unhealthy people tend to cost governments more money while they are alive, this is at least partially offset by the morbid fact that they tend to die earlier, and so draw less from services like pensions.

Different vices have different economic costs since they harm people in different ways. Save for the exceptionally overweight, most obese people do not die much earlier. But they do tend to require more medical attention than their healthier peers, often spanning the course of several decades. So obesity does impose net costs on taxpayers.

The externalities from alcohol are less clear. Only a minority of drinkers are serious alcoholics, which limits the direct health-care costs from drinking. Excessive drinking, however, does cause significant crime. Around 30% of fatal car crashes in America involve a driver who has been drinking. Alcohol is also heavily linked to domestic violence.

Smoking, in contrast, probably saves taxpayers money. Lifelong smoking will bring forward a person’s death by about ten years, which means that smokers tend to die just as they would start drawing from state pensions. In a study published in 2002 Kip Viscusi, an economist at Vanderbilt University who has served as an expert witness on behalf of tobacco companies, estimated that even if tobacco were untaxed, Americans could still expect to save the government an average of 32 cents for every pack of cigarettes they smoke.

The Institute of Economic Affairs, a free-market think-tank, has produced a series of reports on the net fiscal costs of drinking, smoking and obesity to the British government (see chart 2). They estimate that, after accounting for sin taxes, welfare costs, crime and early death, tobacco and alcohol are worth £14.7bn ($19.3bn) and £6.5bn a year, respectively, to the Treasury. Obesity, in contrast, costs it £2.5bn a year.

The best argument for sin taxes, however, is still the behavioural one. Economic models assume that people know what they are doing. Flesh-and-blood humans struggle with self-control. Most smokers are well aware of the health risks, but many still find it hard to quit. Tax policy can help. Mr Gruber argues that, once you allow for even a sliver of irrationality in human decision-making, the case for taxing addictive substances becomes clear.

The fizzy-drinks industry is fighting back. Cook County, which includes Chicago, repealed its sugar tax after just two months in part because of retailers’ complaints about falling sales. In June, after much lobbying from drinks firms, California’s state government passed a law preventing cities from taxing sugar until 2030.

In America, heart disease is linked to one in four deaths, and smoking to one in five. Sin taxes can make people healthier. But since most of the damage smokers, drinkers and the obese do is to themselves, rather than to others, governments need to think carefully about how much they want to interfere. Moreover, any cost-benefit analysis on the social impact of these vices needs to take into account that people do find them enjoyable. There is more to life than living longer.

Do “sin taxes” work?
And are they fair?
W.Z.
The Economist
Aug 10th 2018

MANY goverrments use “sin taxes” to dissuade people from smoking and drinking alcohol. In recent years, some lawmakers have turned their cross-hairs to a different vice: sugar. Obesity is on the rise all across the world. Forty per cent of Americans today are obese, up from around 15% in 1980. Several countries, along with a handful of American cities, have introduced taxes on sugary drinks in recent years. Their governments hope that these levies will both raise revenues and reduce how much sugar people consume. But do sin taxes even work?

Policymakers are right to think that sin taxes lead to lower consumption. The exact estimates vary from study to study, but economists have found that in general, a 1% increase in the price of tobacco or alcohol in America leads to a 0.5% decline in sales. In practical terms, this means that sales of tobacco and alcohol are more responsive overall to price changes than say, sales of many common household goods, such as coffee. Similarly, while it is still too early to determine whether these taxes will have any effect on obesity, studies have shown that they have at the very least reduced sales in Mexico, and the cities of Berkeley and Philadelphia.

But if there is a problem with sin taxes, it is not that they are ineffective. Rather, it is that they are inefficient. Sin taxes are blunt policy instruments. People who only have the occasional drink are not taking on any great health risks, yet they are taxed no differently than serious alcoholics. A similar logic applies for sugar taxes. Tobacco presents a slightly different problem. Nicotine is highly addictive, meaning that there are relatively few people who smoke cigarettes only occasionally.

It is easiest to justify taxes on particular goods when they present what economists call “negative externalities”. When a driver buys fuel for his car, both he and the petrol station benefit. Yet cars emit carbon dioxide in their wake, which suggests that it would be only fair for drivers to pay taxes to offset the environmental damage they cause. Some policymakers argue that people who engage in unhealthy habits also impose negative externalities, since they tend to present taxpayers with bigger medical bills. In practice, however, these costs tend to be overstated. While obese people probably do present net costs to governments, smokers tend to die earlier, meaning that they probably save governments money since they draw less from state pensions. Policymakers should still consider implementing sin taxes if they intend to intervene to change individuals’ behaviour. But they should be aware that the bulk of the damage that smokers, drinkers and the obese do is to themselves, and not to others.

Voir de même:

« La taxation n’est pas une solution aux vices des citoyens »

La théorie économique dit que la taxation compense les « externalités négatives » du marché des produits nocifs. A condition que l’Etat n’en détourne pas le produit, explique le chirurgien des hôpitaux Guy-André Pelouze.
Guy-André Pelouze, chirurgien des hôpitaux au Centre hospitalier Saint-Jean (Perpignan)
Le Monde
15 avril 2016

Taxer un individu ou une entreprise, c’est le contraindre à payer un montant en général proportionnel à un revenu ou à un actif. Tous les systèmes politiques ont recours à la taxation. « Je vais donc vous donner de quoi semer, et vous sèmerez vos champs, afin que vous puissiez recueillir des grains. Vous en donnerez la cinquième partie au roi ; et je vous abandonne les quatre autres pour semer les terres et pour nourrir vos familles et vos enfants » (Genèse 47 : 24), dit la Bible.Si la taxation est ancienne, l’utilisation des taxes varie selon les systèmes politiques. En France en 2014 ces ressources (44,7% du PIB) sont utilisées pour les fonctions régaliennes de l’état et pour l’état-providence (31,9% du PIB).La notion de vice est intimement liée à la morale et renvoie aux interdits religieux. Ce que l’on appelait vice dans la perspective de la tentation du mal a été requalifié par la science en addiction. Addiction à des substances, par exemple la nicotine ou à des pratiques comme le jeu ou à des comportements comme la boulimie compulsive. La nicotine est un psychostimulant présent dans les feuilles de tabac dont les effets comme pour la feuille de coca sont connus depuis longtemps. Dès l’ère industrielle la consommation de tabac fumé s’est développée, la pyrolyse permettant la prise de plus de nicotine juste en inhalant. Du vice à l’addiction la transition n’est pas neutre. Dans le premier l’individu est tenu pour responsable de ses choix de vie, dans l’addiction la responsabilité de l’individu peut être atténuée au motif que nous ne sommes pas égaux face à la dépendance.La prohibition encourage la contrebandeLes penchants particuliers pour les addictions ou les comportements moralement condamnables sont l’objet d’une interdiction (prohibition) ou d’une taxation. L’histoire nous démontre que la prohibition ne supprime pas le vice. En France le cannabis est interdit mais il est consommé par beaucoup de français y compris des adolescents. Comme l’héroïne, la cocaine est interdite mais la consommation n’a jamais été supprimée et si elle a baissé c’est en raison de l’apparition sur le marché d’autres drogues de synthèse toutes aussi interdites. Il est à cet égard surprenant que certains médecins demandentl’interdiction du tabac. Cette opinion formellement généreuse en dehors d’entraver dangereusement la liberté individuelle conduit en pratique au pire. La prohibition encourage la contrebande, la mauvaise qualité des produits consommés et d’autres activités criminelles. Mais de surcroît elle augmente la consommation, c’est le paradoxe de la prohibition.Si la prohibition ne peut venir à bout des vices humains il est souvent avancé que la taxation le pourrait. Les intentions des états sont ici parfaitement illisibles. La taxation apparait comme un compromis entre des intérêts puissants et un affichage de prévention. Pour autant les avocats des taxes comportementales répondent par l’argument du niveau de taxation. Si la taxe était très élevée, disent ils, la consommation baisserait. C’est déjà une concession car personne ne s’aventure à pronostiquer une disparition du tabac fumé. Néanmoins ils ont de sérieux arguments en particulier l’expérience australienne. Un continent isolé par la mer, de culture anglo-saxonne a réussi à infléchir sérieusement la consommation en augmentant les taxes jusqu’à rendre le paquet de cigarettes très cher. Ce n’est pas du tout la situation de la France. Si bien qu’en Europe force est de constater que les taxes ne peuvent venir à bout des vices.

En réalité la taxation supplémentaire des substances addictives a une base parfaitement légitime: celle des externalités. La consommation de tabac produit des effets que le marché n’internalise pas dans le prix, il s’agit du coût des soins induits par les différentes atteintes symptomatiques au niveau de l’organisme. La médecine connait avec précision les maladies induites par le tabac au niveau non seulement des artères et du poumon mais aussi ailleurs. Le coût des soins dus aux complications du tabac est payé par d’autres dans le cadre de la mutualisation de l’assurance maladie ou des impôts. Ces externalités négatives sont en partie seulement compensées par la moindre espérance de vie qui fait que les pensions ne sont plus versées. Grace à l’exhaustivité des données de soins et à leur précision nous pouvons calculer l’équation des externalités. C’est pourquoi la taxation pigouvienne (d’Arthur Cecil Pigou qui la décrivit dans son ouvrage de 1920: The Economics of Welfare, London: Macmillan.) est rationnelle. Elle permet de combiner liberté individuelle et conséquences économiques.

Mais dans ce domaine et à supposer que la taxe supplementaire sur le tabac devienne pigouvienne, il y a en France une situation exceptionnelle. La taxation du tabac est loin de se faire au profit des soins ou de la prévention. L’état dispose à sa guise des taxes et elles ont servi et servent encore de bouche trous dans les budgets sociaux non financés que l’état invente au gré de nécessités souvent électorales. Car il s’agit d’octroyer des “droits à” sans en avoir le financement nécessaire. Ainsi en 2000 le FOREC (Fonds de financement de la réforme des cotisations sociales) a bénéficié des faveurs de l’état bien en mal de trouver le financement nécéssaire: ce fonds se voit en effet attribuer 85,5 % du produit du “droit de consommation” sur les tabacs manufacturés. En 2012 ce n’est pas moins de 11 affectataires qui se partagés les 11,13 milliards d’euros du produit du “droit de consommation” du tabac, pour des fractions allant de 53,52 % pour la Cnam à 0,31 % pour le Fcaata (Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante).

Si la taxation n’est pas une solution aux vices des citoyens on s’aperçoit qu’elle peut être la porte ouverte au vice de l’état qui consiste à détourner l’argent prélevé sur la base de motifs bien intentionnés pour en faire des ressources fiscales pour sa politique.

Voir également:

Voir par ailleurs:

Les abonnés absents des salles de sport

François Lévêque
The Conversation
21 juin 2016
Les salles de sport sont des biens de club. Sous cette apparente tautologie se cache un concept économique qui signe un service partagé de façon exclusive par plusieurs personnes, à l’instar de la piscine ou du terrain de tennis privé d’une résidence collective. La particularité de ce type de bien est que les individus en retirent une satisfaction qui pend des autres. D’un côté, plus le nombre de membres est élevé, plus la contribution de chacun aux coûts fixes d’investissement et de maintenance peut-être faible. D’un autre côté, plus le nombre de membres est élevé, plus la congestion s’accroît.
Accepter un nouveau membre permettra de diminuer l’abonnement annuel donnant accès à la piscine et au tennis, mais les nageurs risquent de se heurter dans le bassin et les joueurs de ne pas s’affronter à leur horaire préféré. Un club de sport est donc un bien de club au sens économique du terme : l’augmentation du nombre d’adhérents permettra de réduire le prix de l’abonnement, mais elle allongera la queue aux machines et aux douches.
Un exercice classique, mais musclé pour économiste s’entraînant aux biens de club consiste à calculer la capacité optimale pour un nombre de membres donnés (par exemple la dimension appropriée de la piscine pour les 50 habitants de la résidence), le nombre optimal de membres pour une capacité donnée (le nombre ial pour un bassin de 8 mètres par 4) pour en duire la capacité optimale pour le nombre optimal. Le tout en spécifiant une fonction de coût qui tienne compte des économies d’échelle et une fonction de bénéfice qui tienne compte du fait qu’au bout d’un moment la congestion l’emporte sur la camaraderie : accepter un nouveau membre augmente la possibilité de se faire un nouvel ami, mais ce gain devient inférieur à la gêne de congestion qu’il occasionne. James M. Buchanan, lauréat du prix Nobel d’économie en 1986, est le premier à s’être livré à cet exercice théorique.
Les propriétaires de salles de sport ont quant à eux trouvé un truc : faire signer un engagement d’un an aux abonnés qui n’utilisent pas, ou rarement, leurs équipements. Ces abonnés réduisent le montant individuel des cotisations sans embouteiller les installations. Aux États-Unis, près de la moitié des nouveaux inscrits aux premiers jours de janvier, la période de pointe des inscriptions, ne fréquente plus la salle de sport les mois suivants. Seul un nouvel abonné sur cinq continuera à s’y rendre après septembre. Les nouveaux inscrits se rendront en moyenne quatre fois dans la salle de sport dans l’année. Selon une étude de chercheurs québécois portant sur près de 1500 nouveaux inscrits dans des salles de Montréal, la fréquentation des salles de sport chute de près de moitié après quatre mois.
Pourtant les nouveaux inscrits aux salles de sport signent de leur plein gré et sans barguigner, ni rechigner sur la durée contractuelle de l’engagement, contrairement à ce qu’ils feraient pour un abonnement de téléphonie mobile ou de télévision payante. Pourquoi donc payent-ils pour ne pas aller à la gym ? Deux économistes ont cherché à répondre à cette question dans un article paru en 2006 dans l’American Economic Review, l’une des publications d’économie les plus prestigieuses au monde. Ils ont calculé combien d’argent ces consommateurs perdaient. Réponse 600 dollars. C’est la différence de ce que paye un membre qui a choisi un contrat forfaitaire au lieu de payer à la séance en achetant 10 tickets d’entrée, autre option qu’il aurait pu choisir. Cet écart s’explique par l’optimisme ou la naïveté. Lorsqu’elles s’inscrivent, les personnes surestiment le nombre de fois où elles se rendront en salle.
Dans l’étude québécoise jà citée, les nouveaux membres clarent, lorsqu’ils s’abonnent, le nombre de fois qu’ils comptent se rendre en salle. La fréquentation réelle observée par la suite est plus de deux fois inférieure. Les personnes croient à l’effet durable de leur bonne résolution de but d’année pour maigrir ou simplement entretenir leur forme. Peut-être certaines comptent-elles aussi sur l’effet incitatif du « J’ai payé donc il faut que j’amortisse mon forfait ». Quoi qu’il en soit c’est raté !
Les abonnés absents permettent à la salle de sport d’offrir un abonnement moins cher, ou bien… d’enrichir leur propriétaire. Tout pend de l’intensité de la concurrence. S’il n’y a pas d’autres clubs de gym à la ronde, le propriétaire conservera l’essentiel du profit tiré des absents. La concurrence est en effet d’abord locale. Les clients choisissent une salle proche de leur lieu de travail ou de résidence. À cette concurrence spatiale, s’ajoute une concurrence sur la qualité des services.
Le marché de la gym est coupé en trois segments. Les clubs de prestige proposent des abonnements à plus de 100 euros mensuels. Ils sont souvent associés à un droit d’entrée et à une obligation de parrainage. coration stylée (quoique parfois kitch), coach personnel, salle de relaxation, grande piscine en font des sortes de palace pour la gymnastique. Le Ritz Health Club est d’ailleurs ouvert aux sportifs extérieurs à l’hôtel (3 900 euros l’année ou 180 euros la journée, à vous de choisir).
Les salles de milieu de gamme qui proposent des abonnements compris entre 50 et 100 euros par mois sont le ventre mou du marché. Certes les clients auront droit à une serviette propre, pourront aussi transpirer dans un sauna ou un hammam et se saltérer au bar, mais tout a été calculé au plus près. Ce segment de marché est aujourd’hui fortement concurrencé par les salles à bas coûts.
Le low-cost de la gym est né aux États-Unis, l’espace n’y manque pas et les baux y sont bon marché depuis la crise financière. Il gagne l’Europe en passant d’abord par l’Angleterre où, grâce à son essor, l’adhésion aux salles progresse de plus de 10 % par an.
Que les chaînes low-cost se nomment Xercise4less, BudgetGym ou Fitness4less, le message est le même. Leur mole aussi : prix bas mensuel, ouverture 24 heures sur 24, et prestations réduites à l’essentiel. Vous n’y trouverez ni sauna ou hammam (des à-côtés dispendieux et peu utilisés), ni cours collectifs (ou alors en vio), ni personnel pour vous aider dans l’emploi des machines (sauf de 18h à 22h), ni miroirs à gogo (les mètres carrés de glace sont chers), ni serviette gratuite (n’oubliez pas d’apporter la vôtre), et parfois il vous faudra payer pour prendre une douche (un demi-euro chez Neoness).
En revanche, les tarifs sont hors concours. Les formules à 10 $, 10 £ ou 10 € par mois ont essaimé dans la plupart des métropoles, plutôt à leur périphérie, là où les loyers sont beaucoup moins chers. Les salles low-cost ne demandent aucun engagement contractuel. Pour faire des affaires, elles ne comptent pas sur l’absentéisme, mais sur la réduction des coûts et des tarifs. Elles attirent de nouveaux adeptes, mais aspirent aussi les clients des clubs du ventre mou sensibles au prix.
Ces clubs comptent en moyenne 5 000 membres contre 1 900 tous segments de marché confondus. En outre, ils conservent mieux leurs clients. Ne s’engageant pas de façon naïve ou optimiste sur le long terme, ils ne connaissent pas la sillusion du manque d’assiduité qui les conduit à ne pas renouveler leur abonnement en fin d’année.
Pris en étau entre les clubs de prestige et ceux à bas coût, les propriétaires des salles du milieu de gamme ont du souci à se faire. En 2014 au Canada, près de 300 gyms de ce segment ont fermé tandis que le nombre d’ouvertures de salles low-cost s’est élevé au double.
S’ils ne veulent pas disparaître, les clubs du ventre mou doivent réussir à proposer du haut de gamme à prix serré ou parvenir à réduire drastiquement leurs coûts, leur prix et la durée d’engagement contractuel. S’ensuivra aussi un changement du côté des membres : les absentéistes finalement peu sireux de soulever de la fonte ou de pratiquer du vélo elliptique cesseront de subventionner les assidus des salles de sport aux abdominaux en forme de tablette en chocolat ou au muscle cardiaque de danseuse de zumba.
Voir encore:

Fiscalité, consommation, revenus.. ce qui change au 1er janvier
Le Parisien

Tanguy de l’Espinay

30 décembre 2018

Prélèvement à la source, réforme du compte formation, interdiction du glyphosate, etc… De nombreux changements interviennent ce mardi, notamment dans le quotidien des Français.
Comme chaque année, tout un train de réformes et de mesures entre en vigueur le 1er janvier. Derrière la locomotive du prélèvement à la source, nous avons comptabilisé une cinquantaine de changements tous secteurs confondus, qui auront plus ou moins d’impact sur la vie quotidienne des Français.

FISCALITÉ DES MÉNAGES
Impôt à la source : c’est parti ! L’impôt se prélève désormais à la source, c’est-à-dire via une retenue sur le salaire mensuel (il faudra attendre encore un an pour les particuliers employeurs). Le 15 janvier, un acompte de 60 % sera versé aux contribuables bénéficiant de réductions et crédits d’impôts. Si vous êtes perdus, le numéro d’information (0809.401.401) n’est désormais plus surtaxé.

CSG : la hausse annulée pour les petites retraites.L’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2000 euros par mois entre en vigueur. Mais dans l’immédiat, tous les bénéficiaires doivent continuer pendant quelques mois à payer la CSG augmentée (8,3 %). Ils seront remboursés rétroactivement au plus tard le 1er juillet. Les personnes déclarant moins de 14 548 € de revenu annuel bénéficient toujours du taux réduit de 3,8 %.

L’« exit tax » allégée. Le nouveau dispositif qui remplace l’« exit tax » cible désormais les cessions de patrimoine intervenant jusqu’à deux ans après un départ de France, contre 15 ans auparavant.

CONSOMMATION ET TARIFS RÉGLEMENTÉS
Baisse des tarifs du gaz. Dans la foulée d’une première baisse de 2,4 % en décembre, les tarifs réglementés du gaz, appliqués à près de 4,5 millions de foyers français par Engie, baissent de 1,9 %.

Chèque énergie augmenté. Il permet de s’acquitter des factures liées à une consommation énergétique, gaz, fioul, électricité…). Le montant maximal est revu à la hausse de 50 € au 1er janvier, il variera entre 76 € et 277 €. Ce chèque énergie va bénéficier cette année à 5,8 millions de ménages. Le plafond d’attribution s’élève désormais à 10 700 € pour une personne seule et 16 050 € pour un couple.

Tabac : 7e hausse en 18 mois. Si la majorité des références restent stables (ce qui signifie que les fabricants rognent sur leurs marges pour absorber la hausse des taxes), le Marlboro Red passe à 8,20 euros.

+10 % pour les timbres. Le timbre rouge passe de 0,95 € à 1,05 € et le vert de 0,80 € à 0,88 €.

Fini les promos Nutella !La loi EGAlim entre en vigueur. Les promotions sur les produits alimentaires ne pourront pas excéder 34 % du prix de vente au consommateur. Ce n’est que le premier étage de la fusée. Le 1er février, plus aucun produit alimentaire ne pourra être revendu à moins de 10 % du prix auquel il a été acheté, et le 1er mars, le volume global des promotions sera limité à 25 % du chiffre d’affaires ou du volume prévisionnel d’achat entre le fournisseur et le distributeur fixé par contrats.

REVENUS
Le Smic passe la barre des 10 € de l’heure (en brut).Le taux horaire du Smic est revalorisé mécaniquement de 1,5 % et passe de 9,88 à 10,03 euros en brut. Soit de 1 498,47 à 1 521,22 € mensuels bruts pour un temps plein.

+90 € de prime d’activité. C’est l’une des mesures d’urgence décidées pour enrayer la colère des Gilets jaunes : la prime d’activité pour les salariés autour du Smic va bondir de 90 €. Les bénéficiaires en verront la couleur le 5 février.

LIRE AUSSI >Mesures d’urgences : ce que prévoit vraiment le gouvernement

Les heures sup défiscalisées. Les heures supplémentaires sont désormais défiscalisées et déchargées, pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public.

TRAVAIL
Réforme de l’apprentissage. La limite d’âge maximum passe de 26 à 29 ans. La durée du travail des apprentis est assouplie et une aide unique est créée pour les entreprises de moins de 250 salariés.

Un pas de plus vers le rattrapage salarial des femmes. Les entreprises ne doivent plus seulement mesurer les écarts de salaires existants, mais aussi rendre des comptes en matière d’augmentations et de promotions.

PROTECTION SOCIALE
Très légère hausse des retraites. Le gouvernement a décidé de limiter à 0,3 % la revalorisation des pensions de retraite. Pour rappel, l’inflation est estimée à 1,7 % pour 2019 par la Banque de France.

Complémentaires : fusion Agirc/Arrco. Avec le prélèvement à la source, c’est l’autre gros changement de ce 1er janvier : la fusion effective des régimes complémentaires de retraite des salariés du privé Agirc (les salariés cadres) et l’Arrco (pour les salariés non-cadres), décidée en 2015. Concrètement, à ce jour, les cotisations retraite des actifs seront affectées à un seul et même compte rassemblant les points Agirc-Arrco. Autre changement : la revalorisation annuelle des retraites complémentaires ne va plus se baser sur l’inflation, mais sur l’évolution moyenne des salaires.

Retraites : le dispositif de décote-surcote entre en application. Concrètement : tout salarié souhaitant prendre sa retraite à 62 ans, même s’il a tous ses droits et tous ses trimestres cotisés, subit une décote de 10 % sur sa pension durant trois ans. S’il travaille un an de plus jusqu’à 63 ans, le malus disparaît. Et au-delà, il bénéficie d’une surcote, avec un bonus durant un an de 10 % pour 2 ans de travail en plus, 20 % pour 3 ans, et 30 % pour 4 ans.

Demande unique de retraite en ligne. Même si vous avez cotisé à plusieurs régimes de retraite, il est désormais possible de faire une demande unique de retraite en ligne.

Le système de retraite des auteurs refondu. Tous les artistes-auteurs, quel que soit leur niveau de revenus, et même s’ils sont déjà retraités, sont désormais redevables d’une cotisation de 6,9 %, au titre de leur retraite de base, prélevée à la source sur leurs droits d’auteur.

Augmentation du minimum-vieillesse. Le minimum vieillesse augmente de 35 € par mois pour une personne seule (868 €), et de 54 € pour un couple (1 348 €).

Allocation adulte handicapé : des droits à vie. Les droits sont désormais attribués à vie pour les personnes dont le taux d’incapacité est supérieur à 80 % et dont l’état de santé ne peut s’améliorer. Concrètement, ces personnes n’auront plus à repasser des examens médicaux pour justifier la réalité de leur handicap pour bénéficier de l’AAH, ou encore d’une carte mobilité inclusion.

FISCALITÉ DES ENTREPRISES
Année blanche pour les créateurs et repreneurs d’entreprise. Les créateurs et repreneurs bénéficient, sous conditions de ressources, d’une année blanche de cotisations sociales, au titre de leur première année d’activité.

Les Gafa taxés. Sans attendre ses voisins européens, la France applique désormais la taxe sur les géants du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon, etc.). Cette taxe ne se limitera pas au chiffre d’affaires mais s’étendra « aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles ».

L’intéressement libéré dans les PME. Le forfait social sur l’intéressement pour toutes les entreprises de moins de 250 salariés est supprimé.

Ce qui va changer au 1er Janvier 2019

FINANCE
Facturation électronique obligatoire. La facturation électronique devient obligatoire pour les petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés). Encore un an et ce sera également le cas pour les TPE.

De la monnaie virtuelle chez les buralistes. La nouvelle a fait beaucoup de bruit lors de son annonce : les bureaux de tabac peuvent désormais délivrer des coupons de 50, 100 ou 250 € convertibles en bitcoin ou en ethereum. Sans l’aval de la Banque de France.

AGRICULTURE
L’épargne de précaution encouragée. Un nouveau dispositif d’épargne de prévention des aléas est mise en place pour les exploitants : moyennant une obligation d’épargne, ils pourront pratiquer une déduction fiscale sur leur résultat d’exploitation, laquelle sera proportionnée à leur bénéfice.

Une nouvelle carte pour les aides européennes. La nouvelle carte européenne des Zones défavorisées simples (ZDS) entre en application. Elle établit qui a le droit à l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), versée à 25 % par l’État et à 75 % par l’UE.

SANTÉ
Autisme : vers un forfait de remboursement du dépistage. Pour éviter d’avoir à payer plein pot les innombrables examens qui précèdent un diagnostic d’autisme, les parents d’enfants atteints jouissent désormais d’un forfait de remboursement des dépistages de la maladie.

Le prix de vente des prothèses auditives plafonné. Il sera plafonné à 1 300 euros. Le remboursement minimum par la Sécurité sociale et les mutuelles passera de 199,71 à 300 euros. Pour les enfants jusqu’à 20 ans révolus, ces deux montants seront alignés à 1 400 €.

Réforme des honoraires de dispensation. L’entrée en vigueur d’une réforme sur les « honoraires de dispensation » versés aux pharmaciens va provoquer l’augmentation du prix de certains médicaments comme les sirops pour la toux, les sprays nasaux ou les somnifères. En vertu de cette réforme votée en 2017, la commission que touchent les pharmaciens sur chaque boîte de médicaments depuis 2015 pour compenser la baisse de leurs marges, n’est plus fixe, mais varie en fonction du traitement.

Les médecins ne peuvent plus prescrire de traitement non-remboursable. Seuls les traitements anti-tabac remboursables peuvent désormais être prescrits par les médecins.

Certains actes moins remboursés, d’autres à 100 %. L’Assurance maladie remboursera 6 € de moins à partir du 1er janvier pour certains actes médicaux coûteux, pour lesquels la « participation forfaitaire » de l’assuré passera de 18 à 24 euros, sauf pour les personnes exonérées (invalides, femmes enceintes, malades chroniques…).

De nouveaux remboursements à 100 % sont créés, notamment pour les examens de santé obligatoires des enfants de moins de 6 ans et pour les honoraires perçus par les pharmaciens sur les « médicaments particulièrement coûteux et irremplaçables ». A partir du 1er juin, la consultation de prévention des cancers du sein et du col de l’utérus pour les femmes de 25 ans sera aussi intégralement remboursée.

ENVIRONNEMENT
Nouveau barème pour le bonus-malus automobile. Le malus auto ne coûte pas plus cher mais son seuil est abaissé de 3 g, passant ainsi de 120 à 117 g de CO2 rejetés par kilomètre.

Fini le glyphosate. La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel sont interdites.

Les autocars polluants au garage. Les autocars aux normes Euro 4 et antérieurs, les plus polluants, n’ont plus le droit de circuler.

Extension de la prime à la conversion. Cette prime versée lors de la mise à la casse d’une ancienne voiture et de l’achat d’un nouveau véhicule peu polluant est reconduite et étendue aux véhicules hybrides et d’occasion. Elle est également doublée pour les 20 % des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent au moins 60 km chaque jour pour se rendre à leur travail.

TRANSPORTS
L’étau se resserre contre les conducteurs sans assurance. Les forces de l’ordre peuvent désormais utiliser un fichier national qui répertorie tous les véhicules assurés en France. Cette nouvelle base contient des informations sur l’immatriculation du véhicule, le nom de l’assureur et le numéro du contrat avec sa période de validité.

Nouvelle formation post-permis. Afin de réduire de trois à deux ans le délai probatoire pour obtenir 12 points, les jeunes conducteurs venant d’avoir le sésame peuvent prendre une formation « post-permis » de sept heures. Il faut pour y être éligible avoir eu le permis il y a plus de six mois mais moins d’un an.

500 € pour les apprentis qui passent le permis. France compétences finance une aide de 500 € aux apprentis pour qu’ils s’inscrivent au permis de conduire.

POLITIQUE
Les pensions de retraite des députés sont revalorisées.

Listes électorales : le délai pour s’inscrire est étendu. Pour la première fois, entrer dans une année électorale sans être inscrit n’est pas un souci : l’échéance pour s’inscrire sur les listes électorales est étendue. Pour les Européennes du printemps prochain, vous avez jusqu’au 31 mars.

TERRITOIRES
Paris : département et commune fusionnent. À cette occasion, l’État va transférer des compétences vers la nouvelle collectivité créée : « Ville de Paris ».

JUSTICE
Changement de ton dans les tribunaux. C’est une petite révolution : par souci de clarté, le Conseil d’État, les cours administratives d’appel et les tribunaux administratifs vont opter pour le style direct dans leur décision.

SÉCURITÉ/DÉFENSE
Une prime pour les généraux. Les hauts gradés bénéficient désormais d’une « indemnité spécifique de haute responsabilité » comme pour les cadres d’entreprises.

Coup de pouce pour les policiers. Les gardiens de la paix voient leur salaire augmenter de 40 €. Il sera encore revalorisé dans l’année.

TOURISME ET LOISIRS
Airbnb : les cartes prépayées interdites. On ne peut plus payer avec une carte prépayée sur des plateformes de location de meublés touristiques telles Airbnb.

Une taxe de séjour pour tous. Airbnb, Abritel-HomeAway, LeBonCoin, Tripadvisor, et les autres plateformes de location doivent désormais collecter la taxe de séjour.

DIPLOMATIE
Chaises musicales à l’Onu. Entrent en tant que membres non-permanents du Conseil de sécurité de l’ONU l’Allemagne, la Belgique, l’Afrique du Sud, l’Indonésie et la République dominicaine, pour deux ans.

La France prend la tête du G7.

La Roumanie prend la présidence de l’UE.

Voir enfin:

Cinq questions sur la théorie russe qui remet en cause l’âge record de Jeanne Calment

Des chercheurs russes pensent que Yvonne Calment, la fille de l’ancienne doyenne de l’humanité, aurait usurpé l’identité de sa mère. « Abracadabrantesque », juge Jean-Marie Robine, qui avait participé à la validation de la longévité de la Française.

Une vaste supercherie ? Des chercheurs russes affirment que le record de longévité de Jeanne Calment n’en est pas un. Leur théorie qui suscite l’intérêt et provoque la controverse au sein de la communauté scientifique soulève toutefois plusieurs questions.

Qui était Jeanne Calment ? 

Jeanne Calment aimait dire que « Dieu l’avait oubliée ». Cette Française, née le 21 février 1875, plus d’une décennie avant la construction de la tour Eiffel ou l’invention du cinéma, est morte le 4 août 1997, dans une maison de retraite d’Arles (Bouches-du-Rhône). Elle avait alors officiellement 122 ans et 164 jours. Cet âge exceptionnel fait d’elle la détentrice du record mondial de longévité, tous sexes confondus, homologué par le Guinness Book.

Quelle est cette théorie russe ? 

Le mathématicien russe Nikolaï Zak, membre de la Société des naturalistes de l’université de Moscou, doute de l’authenticité du record de longévité de Jeanne Calment. Soutenu par le gérontologue russe Valeri Novosselov, il a pendant des mois analysé les biographies, interviews et photos de Jeanne Calment, ainsi que des témoignages de ceux qui l’avaient connue et les archives d’Arles.

Nikolaï Zak est arrivé à la conclusion que la fille de Jeanne Calment, Yvonne, avait pris l’identité de sa mère. Le chercheur estime qu’en 1934, ce n’est pas l’unique fille de Jeanne Calment, Yvonne, qui est morte d’une pleurésie, comme le dit la version officielle, mais Jeanne Calment elle-même. Yvonne aurait alors emprunté l’identité de sa mère, ce qui aurait permis d’éviter de payer les droits de succession. C’est donc elle qui serait morte en 1997, à l’âge de 99 ans. Un incroyable tour de passe-passe.

Parmi les 17 éléments que présente le chercheur figure une copie de la carte d’identité de Jeanne Calment datant des années 1930 où la couleur de ses yeux (noirs), sa taille (1m52) et la forme de son front (bas) ne correspondent pas à celles de la doyenne française au cours de ces dernières années de vie. Alimentant les doutes, Jeanne Calment avait ordonné de brûler une partie de ses archives photos quand elle est devenue célèbre, selon les chercheurs russes.

« En tant que médecin, j’ai toujours eu des doutes sur son âge », abonde le gérontologue russe Valeri Novosselov, qui dirige la section gérontologique au sein de la Société des naturalistes de Moscou. « L’état de ses muscles était différent de celui des autres doyens. Elle se tenait assise sans aucun soutien. Elle n’avait aucun signe de démence. »

Nikolaï Zaka eu l’idée d’enquêter sur la vie de Jeanne Calment pendant la création d’un « modèle mathématique » de la durée de vie des supercentenaires. « Plus je fouillais, plus je découvrais de contradictions », souligne-t-il. Le mathématicien russe a publié récemment son étude sur le site ResearchGate, un réseau international pour chercheurs et scientifiques.

Existe-t-il d’autres soupçons ?

Nikolaï Zak mentionne un livre datant de 1997, L’Assurance et ses secrets, contenant un court passage consacré à Jeanne Calment, qui soulève l’hypothèse d’un échange d’identités entre la mère et la fille. L’auteur du livre, Jean-Pierre Daniel, raconte qu’un contrôleur des sociétés d’assurance, se penchant sur le viager signé par la centenaire, avait déjà conclu à une fraude. « Mais à l’époque, Jeanne Calment était déjà considérée comme une idole nationale. Ce fonctionnaire a interrogé son administration, qui a répondu qu’il fallait continuer à payer la rente. Il n’était pas question de faire un scandale avec la doyenne des Français », explique-t-il à l’AFP.

Les travaux du mathématicien russe sont jugés crédibles par certains scientifiques qui relèvent les limites des validations des records de longévité. « L’idée d’usurpation d’identité [de Jeanne Calment par sa fille] avait déjà été envisagée par les validateurs et j’invitais régulièrement les démographes à conserver cette hypothèse », confirme à l’AFP Nicolas Brouard, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined). « C’est bien que Nikolaï Zak ait mené une recherche indépendante et sur le même terrain d’investigation. C’est un très bon travail », assure-t-il.

Quant au démographe belge Michel Poulain, professeur à l’université de Louvain, il salue une « investigation aussi détaillée » qui montre pour lui la nécessité de « réinvestir scientifiquement pour valider l’âge exceptionnel de ces supercentenaires ». « La probabilité d’un âge erroné augmente de façon exponentielle avec l’âge présumé », explique-t-il à l’AFP.

Pourquoi cette théorie est-elle contestée ?

Le démographe et gérontologue français Jean-Marie Robine, qui avait participé à la validation par le Guinness des records de l’âge de Jeanne Calment, assure n’avoir « jamais eu aucun doute sur l’authenticité des documents » de cette dernière. Il dénonce « un texte à charge, qui n’examine jamais les faits en faveur de l’authenticité de la longévité de Madame Calment ».

« Vous imaginez le nombre de personnes qui auraient menti », fait valoir l’expert dans Le Parisien. « Du jour au lendemain, Fernand Calment [le mari de Jeanne Calment mort en 1942] aurait fait passer sa fille pour son épouse et tout le monde aurait gardé le silence », pointe le spécialiste. Et de conclure : « C’est abracadabrantesque. »

« On n’a jamais autant fait pour prouver l’âge d’une personne », assure Jean-Marie Robine. « On n’a jamais rien trouvé qui nous permettait d’émettre le moindre soupçon sur son âge. On a eu accès à des informations qu’elle seule pouvait connaître, comme le nom de ses professeurs de mathématiques ou de bonnes passées par l’immeuble. On lui a posé des questions sur ces sujets. Soit elle ne se souvenait plus, soit elle a répondu juste. Sa fille n’aurait pas pu savoir ça. »

Le maire d’Arles à l’époque de la mort de Jeanne Calment, Michel Vauzelle, juge lui aussi que cette théorie est « complètement impossible et invraisemblable », parce que Jeanne Calment était suivie selon lui par de nombreux médecins.

Comment mettre fin au doute ?

« On pourrait procéder à une exhumation des cadavres », suggère à franceinfo Michel Allard, gérontologue qui a participé à la validation de l’âge de Jeanne Calment. Dans Le Parisien, Nicolas Brouard, l’expert de l’Ined, estime lui aussi que l’étude russe est « un argument en faveur de l’exhumation des corps de Jeanne et Yvonne Calment ». Une fois les corps exhumés, des prélèvements permettraient leur datation avec certitude.

Mais l’éventualité d’une exhumation est cependant très improbable, selon Michel Allard. D’abord, « il faudrait qu’un procureur de la République l’autorise ou le prescrive ». Ensuite, il faudrait que la famille de Jeanne Calment le demande, note le spécialiste. Or, pointe-t-il, « soit elle est au courant de la supercherie et donc ils ne vont pas demander l’exhumation, soit ils sont convaincus que c’est impossible, que c’est un scénario loufoque, donc ils ne vont pas demander non plus l’exhumation, en sachant que cette histoire a été montée de toute pièce ».

One Response to Taxes du péché: Punir Billancourt pour ne pas désespérer Neuilly (Sin taxes: When the cigarette, diesel-driving poor end up subsidizing the rich’s electric cars and green refrigerators)

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