Mimétisme: Superman confirme Girard (Hagiography: Superhero imagery boosts our helping intentions and causes us to feel our lives have more meaning, but social media ‘like’ buttons can cause malicious envy, researchers confirm)

Watching superhero movies just might help you become a better person. A new study has found that exposure to superhero imagery, even in subtle forms, can inspire people to help others and engage in pro-social activities. A still from the 2016 Superman film is pictured Researchers found that subtle superhero imagery boosted participants' helping intentions, which in turn caused some to feel their lives had more meaning. Stock imageA team of researchers, for example, found that users in the United States often chose to like something for bonding purposes rather than simply liking the content. A study of Facebook users found the 'like' button is used to maintain relationships or to develop new ones
Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne. Le Seigneur (Exode 25: 40)
En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. (…) Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Jésus (Jean 5: 19-30)
Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. Jésus (Matthieu 5:48)
Je ne fais rien de moi-même, mais je parle selon ce que le Père m’a enseigné. Jésus (Jean 8: 28)
Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. Jésus (Jean 13: 15)
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même. Jésus (Luc 10 : 35-37)
Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Jésus (Matthieu 25: 40)
Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. Saint Paul (I Corinthiens 11 : 1)
Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Lévitique 19: 18
Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. Jésus (Matthieu 7: 12)
Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux (…) Il leur dit: Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux (…), si c’est un garçon, faites-le mourir; si c’est une fille, laissez-la vivre. Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi. Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il était beau, et elle le cacha pendant trois mois. Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve. (…) La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre. Elle l’ouvrit, et vit l’enfant: c’était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit: C’est un enfant des Hébreux! (…) Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux. Exode (1: 15 – 2: 1-10)
Jerry Siegel, un garçon intellectuellement et physiquement circoncis qui a ses sièges sociaux à New York, est l’inventeur d’une figure colorée dotée d’un physique impressionnant, d’un corps puissant et d’un maillot de bain rouge qui possède la capacité de voler à travers l’éther. L’inventif Israélite a baptisé ce type sympathique au corps surdéveloppé et à l’esprit sous-développé « Superman. » Il a clamé haut et fort le sens de la justice de ce Superman, parfait modèle pour la jeunesse américaine. Comme on peut le voir, il n’y a rien que les Sadducéens ne feront pour gagner de l’argent! (…) Une image finale triomphante montre Superman, le conquérant de la mort, s’invitant au siège des moulins à paroles de la Ligue des Nations à Genève. Bien que les règles de l’établissement interdisent probablement aux personnes vêtues de maillots de bain de participer à leurs discussions, Superman les ignore tout comme les autres lois de la physique, de la logique, et de la vie en général. Il apporte avec lui le méchant ennemi allemand ainsi que la Russie Soviétique. Certes, il vaudrait probablement mieux ignorer ces élucubrations de Jerry Israel Siegel, mais il y a une entourloupe. Les audacieux exploits de Superman sont ceux d’un doryphore. Il travaille dans l’obscurité, de manière incompréhensible. Il crie « Force ! Courage ! Justice! » aux désirs nobles des enfants américains. Au lieu de profiter de l’occasion pour encourager des vertus vraiment utiles, il sème la haine, le soupçon, le mal, la paresse, et la criminalité dans leurs jeunes coeurs (..) Jerry Siegellack pue. Malheur à la jeunesse américaine, qui doit vivre dans une atmosphère si empoisonnée et ne remarque même pas le poison qu’elle avale quotidiennement. Das Schwarze Korps (hebdomadaire des SS, le 25 avril, 1940)
C’est ainsi qu’une innocente souris peut cacher, dans son ombre, un grand fauve hitlérien. (…) L’esthétique de Brick Bradford est celle du music hall, femmes nues ou peu s’en faut, hommes non moins déshabillés, défilés de girls empanachées, baisers et étreintes partout, c’est le plus bas et le plus direct appel au sexe. Qu’on n’oublie pas que cette publication est lue par des enfants de huit à seize ans et qu’une telle littérature de style Folies-Bergères est de nature à compromettre leur formation et leur équilibre sexuel. Georges Sadoul (1938?)
Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. Exode 20: 17
Les envieux mourront, mais non jamais l’envie. Molière (Tartuffe, V, III)
Si le Décalogue consacre son commandement ultime à interdire le désir des biens du prochain, c’est parce qu’il reconnaît lucidement dans ce désir le responsable des violences interdites dans les quatre commandements qui le précèdent. Si on cessait de désirer les biens du prochain, on ne se rendrait jamais coupable ni de meurtre, ni d’adultère, ni de vol, ni de faux témoignage. Si le dixième commandement était respecté, il rendrait superflus les quatre commandements qui le précèdent. Au lieu de commencer par la cause et de poursuivre par les conséquences, comme ferait un exposé philosophique, le Décalogue suit l’ordre inverse. Il pare d’abord au plus pressé: pour écarter la violence, il interdit les actions violentes. Il se retourne ensuite vers la cause et découvre le désir inspiré par le prochain. René Girard
« Que celui qui se croit sans péché lui jette la première pierre ! » Pourquoi la première pierre ? Parce qu’elle est seule décisive. Celui qui la jette n’a personne à imiter. Rien de plus facile que d’imiter un exemple déjà donné. Donner soi-même l’exemple est tout autre chose. La foule est mimétiquement mobilisée, mais il lui reste un dernier seuil à franchir, celui de la violence réelle. Si quelqu’un jetait la première pierre, aussitôt les pierres pleuvraient. En attirant l’attention sur la première pierre, la parole de Jésus renforce cet obstacle ultime à la lapidation. Il donne aux meilleurs de cette foule le temps d’entendre sa parole et de s’examiner eux-mêmes. S’il est réel, cet examen ne peut manquer de découvrir le rapport circulaire de la victime et du bourreau. Le scandale qu’incarne cette femme à leurs yeux, ces hommes le portent déjà en eux-mêmes, et c’est pour s’en débarrasser qu’ils le projettent sur elle, d’autant plus aisément, bien sûr, qu’elle est vraiment coupable. Pour lapider une victime de bon coeur, il faut se croire différent d’elle, et la convergence mimétique, je le rappelle, s’accompagne d’une illusion de divergence. C’est la convergence réelle combinée avec l’illusion de divergence qui déclenche ce que Jésus cherche à prévenir, le mécanisme du bouc émissaire. La foule précède l’individu. Ne devient vraiment individu que celui qui, se détachant de la foule, échappe à l’unanimité violente. Tous ne sont pas capables d’autant d’initiative. Ceux qui en sont capables se détachent les premiers et, ce faisant, empêchent la lapidation. (…) A côté des temps individuels, donc, il y a toujours un temps social dans notre texte, mais il singe désormais les temps individuels, c’est le temps des modes et des engouements politiques, intellectuels, etc. Le temps reste ponctué par des mécanismes mimétiques. Sortir de la foule le premier, renoncer le premier à jeter des pierres, c’est prendre le risque d’en recevoir. La décision en sens inverse aurait été plus facile, car elle se situait dans le droit fil d’un emballement mimétique déjà amorcé. La première pierre est moins mimétique que les suivantes, mais elle n’en est pas moins portée par la vague de mimétisme qui a engendré la foule. Et les premiers à décider contre la lapidation ? Faut-il penser que chez eux au moins il n’y a aucune imitation ? Certainement pas. Même là il y en a, puisque c’est Jésus qui suggère à ces hommes d’agir comme ils le font. La décision contre la violence resterait impossible, nous dit le christianisme, sans cet Esprit divin qui s’appelle le Paraclet, c’est-à-dire, en grec ordinaire, « l’avocat de la défense » : c’est bien ici le rôle de Jésus lui-même. Il laisse d’ailleurs entendre qu’il est lui-même le premier Paraclet, le premier défenseur des victimes. Et il l’est surtout par la Passion qui est ici, bien sûr, sous-entendue. La théorie mimétique insiste sur le suivisme universel, sur l’impuissance des hommes à ne pas imiter les exemples les plus faciles, les plus suivis, parce que c’est cela qui prédomine dans toute société. Il ne faut pas en conclure qu’elle nie la liberté individuelle. En situant la décision véritable dans son contexte vrai, celui des contagions mimétiques partout présentes, cette théorie donne à ce qui n’est pas mécanique, et qui pourtant ne diffère pas du tout dans sa forme de ce qui l’est, un relief que la libre décision n’a pas chez les penseurs qui ont toujours la liberté à la bouche et de ce fait même, croyant l’exalter, la dévaluent complètement. Si on glorifie le décisif sans voir ce qui le rend très difficile, on ne sort jamais de la métaphysique la plus creuse. Même le renoncement au mimétisme violent ne peut pas se répandre sans se transformer en mécanisme social, en mimétisme aveugle. Il y a une lapidation à l’envers symétrique de la lapidation à l’endroit non dénuée de violence, elle aussi. C’est ce que montrent bien les parodies de notre temps. Tous ceux qui auraient jeté des pierres s’il s’était trouvé quelqu’un pour jeter la première sont mimétiquement amenés à n’en pas jeter. Pour la plupart d’entre eux, la vraie raison de la non-violence n’est pas la dure réflexion sur soi, le renoncement à la violence : c’est le mimétisme, comme d’habitude. Il y a toujours emballement mimétique dans une direction ou dans une autre. En s’engouffrant dans la direction déjà choisie par les premiers, les « mimic men » se félicitent de leur esprit de décision et de liberté. Il ne faut pas se leurrer. Dans une société qui ne lapide plus les femmes adultères, beaucoup d’hommes n’ont pas vraiment changé. La violence est moindre, mieux dissimulée, mais structurellement identique à ce qu’elle a toujours été. Il n’y a pas sortie authentique du mimétisme, mais soumission mimétique à une culture qui prône cette sortie. Dans toute aventure sociale, quelle qu’en soit la nature, la part d’individualisme authentique est forcément minime mais pas inexistante. Il ne faut pas oublier surtout que le mimétisme qui épargne les victimes est infiniment supérieur objectivement, moralement, à celui qui les tue à coups de pierres. Il faut laisser les fausses équivalences à Nietzsche et aux esthétismes décadents. Le récit de la femme adultère nous fait voir que des comportements sociaux identiques dans leur forme et même jusqu’à un certain point dans leur fond, puisqu’ils sont tous mimétiques, peuvent néanmoins différer les uns des autres à l’infini. La part de mécanisme et de liberté qu’ils comportent est infiniment variable. Mais cette inépuisable diversité ne prouve rien en faveur du nihilisme cognitif ; elle ne prouve pas que les comportements sont incomparables et inconnaissables. Tout ce que nous avons besoin de connaître pour résister aux automatismes sociaux, aux contagions mimétiques galopantes, est accessible à la connaissance. René Girard
Jésus s’appuie sur la Loi pour en transformer radicalement le sens. La femme adultère doit être lapidée : en cela la Loi d’Israël ne se distingue pas de celle des nations. La lapidation est à la fois une manière de reproduire et de contenir le processus de mise à mort de la victime dans des limites strictes. Rien n’est plus contagieux que la violence et il ne faut pas se tromper de victime. Parce qu’elle redoute les fausses dénonciations, la Loi, pour les rendre plus difficiles, oblige les délateurs, qui doivent être deux au minimum, à jeter eux-mêmes les deux premières pierres. Jésus s’appuie sur ce qu’il y a de plus humain dans la Loi, l’obligation faite aux deux premiers accusateurs de jeter les deux premières pierres ; il s’agit pour lui de transformer le mimétisme ritualisé pour une violence limitée en un mimétisme inverse. Si ceux qui doivent jeter » la première pierre » renoncent à leur geste, alors une réaction mimétique inverse s’enclenche, pour le pardon, pour l’amour. (…) Jésus sauve la femme accusée d’adultère. Mais il est périlleux de priver la violence mimétique de tout exutoire. Jésus sait bien qu’à dénoncer radicalement le mauvais mimétisme, il s’expose à devenir lui-même la cible des violences collectives. Nous voyons effectivement dans les Évangiles converger contre lui les ressentiments de ceux qu’ils privent de leur raison d’être, gardiens du Temple et de la Loi en particulier. » Les chefs des prêtres et les Pharisiens rassemblèrent donc le Sanhédrin et dirent : « Que ferons-nous ? Cet homme multiplie les signes. Si nous le laissons agir, tous croiront en lui ». » Le grand prêtre Caïphe leur révèle alors le mécanisme qui permet d’immoler Jésus et qui est au cœur de toute culture païenne : » Ne comprenez-vous pas ? Il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour tout le peuple plutôt que la nation périsse » (Jean XI, 47-50) (…) Livrée à elle-même, l’humanité ne peut pas sortir de la spirale infernale de la violence mimétique et des mythes qui en camouflent le dénouement sacrificiel. Pour rompre l’unanimité mimétique, il faut postuler une force supérieure à la contagion violente : l’Esprit de Dieu, que Jean appelle aussi le Paraclet, c’est-à-dire l’avocat de la défense des victimes. C’est aussi l’Esprit qui fait révéler aux persécuteurs la loi du meurtre réconciliateur dans toute sa nudité. (…) Ils utilisent une expression qui est l’équivalent de » bouc émissaire » mais qui fait mieux ressortir l’innocence foncière de celui contre qui tous se réconcilient : Jésus est désigné comme » Agneau de Dieu « . Cela veut dire qu’il est la victime émissaire par excellence, celle dont le sacrifice, parce qu’il est identifié comme le meurtre arbitraire d’un innocent — et parce que la victime n’a jamais succombé à aucune rivalité mimétique — rend inutile, comme le dit l’Épître aux Hébreux, tous les sacrifices sanglants, ritualisés ou non, sur lesquels est fondée la cohésion des communautés humaines. La mort et la Résurrection du Christ substituent une communion de paix et d’amour à l’unité fondée sur la contrainte des communautés païennes. L’Eucharistie, commémoration régulière du » sacrifice parfait » remplace la répétition stérile des sacrifices sanglants. (…) En même temps, le devoir du chrétien est de dénoncer le péché là où il se trouve. Le communisme a pu s’effondrer sans violence parce que le monde libre et le monde communiste avaient accepté de ne plus remettre en cause les frontières existantes ; à l’intérieur de ces frontières, des millions de chrétiens ont combattu sans violence pour la vérité, pour que la lumière soit faite sur le mensonge et la violence des régimes qui asservissaient leurs pays. Encore une fois, face au danger de mimétisme universel de la violence, vous n’avez qu’une réponse possible : le christianisme. René Girard
Des neurones qui stimulent en même temps, sont des neurones qui se lient ensemble. Règle de Hebb (1949)
Le phénomène est déjà fabuleux en soi. Imaginez un peu : il suffit que vous me regardiez faire une série de gestes simples – remplir un verre d’eau, le porter à mes lèvres, boire -, pour que dans votre cerveau les mêmes zones s’allument, de la même façon que dans mon cerveau à moi, qui accomplis réellement l’action. C’est d’une importance fondamentale pour la psychologie. D’abord, cela rend compte du fait que vous m’avez identifié comme un être humain : si un bras de levier mécanique avait soulevé le verre, votre cerveau n’aurait pas bougé. Il a reflété ce que j’étais en train de faire uniquement parce que je suis humain. Ensuite, cela explique l’empathie. Comme vous comprenez ce que je fais, vous pouvez entrer en empathie avec moi. Vous vous dites : « S’il se sert de l’eau et qu’il boit, c’est qu’il a soif. » Vous comprenez mon intention, donc mon désir. Plus encore : que vous le vouliez ou pas, votre cerveau se met en état de vous faire faire la même chose, de vous donner la même envie. Si je baille, il est très probable que vos neurones miroir vont vous faire bailler – parce que ça n’entraîne aucune conséquence – et que vous allez rire avec moi si je ris, parce que l’empathie va vous y pousser. Cette disposition du cerveau à imiter ce qu’il voit faire explique ainsi l’apprentissage. Mais aussi… la rivalité. Car si ce qu’il voit faire consiste à s’approprier un objet, il souhaite immédiatement faire la même chose, et donc, il devient rival de celui qui s’est approprié l’objet avant lui ! C’est la vérification expérimentale de la théorie du « désir mimétique » de René Girard ! Voilà une théorie basée au départ sur l’analyse de grands textes romanesques, émise par un chercheur en littérature comparée, qui trouve une confirmation neuroscientifique parfaitement objective, du vivant même de celui qui l’a conçue. Un cas unique dans l’histoire des sciences ! (…) Notre désir est toujours mimétique, c’est-à-dire inspiré par, ou copié sur, le désir de l’autre. L’autre me désigne l’objet de mon désir, il devient donc à la fois mon modèle et mon rival. De cette rivalité naît la violence, évacuée collectivement dans le sacré, par le biais de la victime émissaire. À partir de ces hypothèses, Girard et moi avons travaillé pendant des décennies à élargir le champ du désir mimétique à ses applications en psychologie et en psychiatrie. En 1981, dans Un mime nommé désir, je montrais que cette théorie permet de comprendre des phénomènes étranges tels que la possession – négative ou positive -, l’envoûtement, l’hystérie, l’hypnose… L’hypnotiseur, par exemple, en prenant possession, par la suggestion, du désir de l’autre, fait disparaître le moi, qui s’évanouit littéralement. Et surgit un nouveau moi, un nouveau désir qui est celui de l’hypnotiseur. (…) et ce qui est formidable, c’est que ce nouveau « moi » apparaît avec tous ses attributs : une nouvelle conscience, une nouvelle mémoire, un nouveau langage et des nouvelles sensations. Si l’hypnotiseur dit : « Il fait chaud » bien qu’il fasse frais, le nouveau moi prend ces sensations suggérées au pied de la lettre : il sent vraiment la chaleur et se déshabille. De toutes ces applications du désir mimétique, j’en suis venu à la théorie plus globale d’une « psychologie mimétique » – qui trouve également une vérification dans la découverte des neurones miroirs et leur rôle dans l’apprentissage. Le désir de l’autre entraîne le déclenchement de mon désir. Mais il entraîne aussi, ainsi, la formation du moi. En fait, c’est le désir qui engendre le moi par son mouvement. Nous sommes des « moi du désir ». Sans le désir, né en miroir, nous n’existerions pas ! Seulement voilà : le temps psychologique fonctionnant à l’inverse de celui de l’horloge, le moi s’imagine être possesseur de son désir, et s’étonne de voir le désir de l’autre se porter sur le même objet que lui. Il y a là deux points nodaux, qui rendent la psychologie mimétique scientifique, en étant aussi constants et universels que la gravitation l’est en physique : la revendication du moi de la propriété de son désir et celle de son antériorité sur celui de l’autre. Et comme la gravitation, qui permet aussi bien de construire des maisons que de faire voler des avions, toutes les figures de psychologie – normale ou pathologique – ne sont que des façons pour le sujet de faire aboutir ces deux revendications. On comprend que la théorie du désir mimétique ait suscité de nombreux détracteurs : difficile d’accepter que notre désir ne soit pas original, mais copié sur celui d’un autre. (…) Boris Cyrulnik explique (…) que – souvent par défaut d’éducation et pour n’avoir pas été suffisamment regardé lui-même – l’être humain peut ne pas avoir d’empathie. Les neurones miroirs ne se développent pas, ou ils ne fonctionnent pas, et cela donne ce que Cyrulnik appelle un pervers. Je ne sais pas si c’est vrai, ça mérite une longue réflexion. (…) Ce rôle de la pression sociale est extraordinairement bien expliqué dans Les Bienveillantes, de Jonathan Littel. Il montre qu’en fait, ce sont des modèles qui rivalisent : révolté dans un premier temps par le traitement réservé aux prisonniers, le personnage principal, officier SS, finit par renoncer devant l’impossibilité de changer les choses. Ses neurones miroirs sont tellement imprégnés du modèle SS qu’il perd sa sensibilité aux influences de ses propres perceptions, et notamment à la pitié. Il y a lutte entre deux influences, et les neurones miroirs du régime SS l’emportent. La cruauté envers les prisonniers devient finalement une habitude justifiée. Plutôt qu’une absence ou carence des neurones miroirs, cela indique peut-être simplement la force du mimétisme de groupe. Impossible de rester assis quand la « ola » emporte la foule autour de vous lors d’un match de football – même si vous n’aimez pas le foot ! Parce que tous vos neurones miroirs sont mobilisés par la pression mimétique de l’entourage. De même, les campagnes publicitaires sont des luttes acharnées entre marques voisines pour prendre possession, par la suggestion, des neurones miroirs des auditeurs ou spectateurs. Et c’est encore la suggestion qui explique pourquoi les membres d’un groupe en viennent à s’exprimer de la même façon. Il semblerait normal que les neurones miroirs soient dotés, comme les autres, d’une certaine plasticité. Ils agissent en tout cas tout au long de la vie. Et la pression du groupe n’a pas besoin d’être totalitaire : dans nos sociétés, c’est de façon « spontanée » que tout le monde fait la même chose. Jean-Michel Oughourlian
You might be a rock ‘n’ roll addict prancing on the stage You might have drugs at your command, women in a cage But you’re gonna have to serve somebody Well, it may be the devil or it may be the Lord But you’re gonna have to serve somebody … Bob Dylan
Contrary to western mythology, black resistance to American apartheid did not come purely through Ghandi and nonviolence .… Rather, slave revolts and self-defense and tactics otherwise divergent from Dr. King or Gandhi were equally important to preserving safety and attaining freedom. If we are to operate in true solidarity with the Palestinian people, we must allow Palestinian people the same range of opportunity and political possibility.If we are standing in solidarity with the Palestinian people, we must recognize the right of an occupied people to defend itself. We must prioritize peace, but we must not romanticize or fetishize it. We must advocate and promote nonviolence at every opportunity, but cannot endorse a narrow politics of respectability that shames Palestinians for resisting, for refusing to do nothing in the face of state violence and ethnic cleansing. We have an opportunity to not just offer solidarity in words but to commit to political action, grassroots action, local action, and international action that will give us what justice requires. And that is a free Palestine from the river to the sea. Marc Lamont Hill
Nous devons donner au peuple palestinien le même éventail d’opportunités et de possibilités politiques. Si nous sommes solidaires du peuple palestinien, nous devons reconnaître le droit d’un peuple occupé à se défendre. Nous devons défendre et promouvoir la non-violence chaque fois que l’occasion se présente, mais nous ne pouvons souscrire à une politique étroite de respectabilité qui fait honte aux Palestiniens qui résistent, qui refusent de faire quoi que ce soit face à la violence étatique et au nettoyage ethnique. (…) Nous avons l’occasion non seulement d’offrir notre solidarité en paroles, mais aussi de nous engager dans l’action politique, l’action à la base, l’action locale et l’action internationale qui nous donneront ce que la justice exige, à savoir une Palestine libre du fleuve à la mer. Marc Lamont Hill
Cette phrase n’était pas un appel à détruire quoi que ce soit ou qui que ce soit (…) Dans mon discours, j’ai parlé de la nécessité de revenir aux frontières d’avant 1967, de donner tous les droits aux citoyens palestiniens d’Israël et d’autoriser le droit au retour. Il ne s’agit en aucun cas d’un appel à la destruction d’Israël. C’est absurde en soi. Je soutiens la liberté de la Palestine. Je soutiens l’auto-détermination de la Palestine. Je suis profondément critique de la politique et des pratiques d’Israël.  Je ne soutiens pas l’antisémitisme, l’assassinat de personnes juives, ou toutes les autres choses attribuées à mon discours. J’ai passé ma vie à combattre ces choses. Marc Lamont Hill
While social networking sites are powerful tools for building relationships, research has shown that certain social media features can adversely affect users. For instance, a study found that impersonal gestures such as the one-click ‘like’ communication may not promote user well-being. A particularly harmful byproduct of the ‘like’ button is found in the way social networking sites foster negative social comparisons. A review of research on the topic has found that social media use correlates with measurable increases in envy and depression. These feelings of envy can take two different forms: malicious envy and benign envy. Malicious envy involves resentment and a desire to harm the other person. Benign envy involves admiration and a desire to obtain what the other person possesses. One of the studies in the review involved 194 college-aged Facebook users in Germany. In this study, researchers found that ‘the closer the relationship, the more a Facebook user will experience benign envy.’ These digital showrooms allow people to present the best version of themselves for everyone else to see. Often, people use the number of likes to judge others and themselves. That little heart-shaped button becomes a publicly quantifiable measure of social support. According to this research, the ‘like’ button works as a ‘mechanism to compare oneself with others.’ The number of ‘likes,’ make social support quantifiable. It can then be easily viewed for making social comparisons. Daily Mail
Given that superheroes are an increasingly large and accessible part of our cultures, even if merely symbolically, we were interested in exploring their role in inspiring virtuous and meaningful lives. These experiments highlight how even the subtle activation of heroic constructs through visual images of superheroes may influence intentions to help as well as actual helping behaviour. Heroes loom large as exemplars of morality. They often embody virtues that we wish to express in our lives. If subtle images of heroes trigger such positive behaviors, their inspirational role may well have the potential to extend beyond the prosocial behaviors explored in this study. Jeffrey Green (Virginia Commonwealth University)
Being generous really does make people happier, according to research from an international team of experts. Neurons in an area of the brain associated with generosity activate neurons in the ventral striatum, which are associated with happiness, the study found. In the future, the team says it would be useful to explore the effects of real-life heroic figures as well, instead of just fictional superheroes. Different types of media, including talking or writing about a hero, may also influence a person’s prosocial inclinations. Daily Mail
Si Jésus ne parle jamais en termes d’interdits et toujours en termes de modèles et d’imitation, c’est parce qu’il tire jusqu’au bout la leçon du dixième commandement. Ce n’est pas par narcissisme qu’il nous recommande de l’imiter lui-même, c’est pour nous détourner des rivalités mimétiques. Sur quoi exactement l’imitation de Jésus-Christ doit-elle porter ? Ce ne peut pas être sur ses façons d’être ou ses habitudes personnelles : il n’est jamais question de cela dans les Evangiles. Jésus ne propose pas non plus une règle de vie ascétique au sens de Thomas a Kempis et de sa célèbre Imitation de Jésus-Christ, si admirable que soit cet ouvrage. Ce que Jésus nous invite à imiter c’est son propre désir, c’est l’élan qui le dirige lui, Jésus, vers le but qu’il s’est fixé : ressembler le plus possible à Dieu le Père. L’invitation à imiter le désir de Jésus peut sembler paradoxale car Jésus ne prétend pas posséder de désir propre, de désir « bien à lui ». Contrairement à ce que nous prétendons nous-mêmes, il ne prétend pas « être lui-même », il ne se flatte pas de « n’obéir qu’à son propre désir ». Son but est de devenir l’image parfaite de Dieu. Il consacre donc toutes ses forces à imiter ce Père. En nous invitant à l’imiter lui, il nous invite à imiter sa propre imitation. Loin d’être paradoxale, cette invitation est plus raisonnable que celle de nos gourous modernes. Ceux-ci nous invitent tous à faire le contraire de ce qu’ils font eux-mêmes, ou tout au moins prétendent faire. Chacun d’eux demande à ses disciples d’imiter en lui le grand homme qui n’imite personne. Jésus, tout au contraire, nous invite à faire ce qu’il fait lui-même, à devenir tout comme lui un imitateur de Dieu le Père. Pourquoi Jésus regarde-t-il le Père et lui-même comme les meilleurs modèles pour tous les hommes ? Parce que ni le Père ni le Fils ne désirent avidement, égoïstement. Dieu « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons ». Il donne aux hommes sans compter, sans marquer entre eux la moindre différence. Il laisse les mauvaises herbes pousser avec les bonnes jusqu’au temps de la moisson. Si nous imitons le désintéressement divin, jamais le piège des rivalités mimétiques ne se refermera sur nous. C’est pourquoi Jésus dit aussi : « Demandez et l’on vous donnera… » Lorsque Jésus déclare que, loin d’abolir la Loi, il l’accomplit, il formule une conséquence logique de son enseignement. Le but de la Loi, c’est la paix entre les hommes. Jésus ne méprise jamais la Loi, même lorsqu’elle prend la forme des interdits. A la différence des penseurs modernes, il sait très bien que, pour empêcher les conflits, il faut commencer par les interdits. L’inconvénient des interdits, toutefois, c’est qu’ils ne jouent pas leur rôle de façon satisfaisante. Leur caractère surtout négatif, saint Paul l’a bien vu, chatouille en nous, forcément, la tendance mimétique à la transgression. La meilleure façon de prévenir la violence consiste non pas à interdire des objets, ou même le désir rivalitaire, comme fait le dixième commandement, mais à fournir aux hommes le modèle qui, au lieu de les entraîner dans les rivalités mimétiques, les en protégera. (…) Loin de surgir dans un univers exempt d’imitation, le commandement d’imiter Jésus s’adresse à des êtres pénétrés de mimétisme. Les non-chrétiens s’imaginent que, pour se convertir, il leur faudrait renoncer à une autonomie que tous les hommes possèdent naturellement, une autonomie dont Jésus voudrait les priver. En réalité, dès que nous imitons Jésus, nous nous découvrons imitateurs depuis toujours. Notre aspiration à l’autonomie nous agenouillait devant des êtres qui, même s’ils ne sont pas pires que nous, n’en sont pas moins de mauvais modèles en ceci que nous ne pouvons pas les imiter sans tomber avec eux dans le piège des rivalités inextricables. (…) Même si le mimétisme du désir humain est le grand responsable des violences qui nous accablent, il ne faut pas en conclure que le désir mimétique est mauvais. Si nos désirs n’étaient pas mimétiques, ils seraient à jamais fixés sur des objets prédéterminés, ils seraient une forme particulière d’instinct. Les hommes ne pourraient pas plus changer de désir que les vaches dans un pré. Sans désir mimétique il n’y aurait ni liberté ni humanité. Le désir mimétique est intrinsèquement bon. L’homme est cette créature qui a perdu une partie de son instinct animal pour accéder à ce qu’on appelle le désir. Une fois leurs besoins naturels assouvis, les hommes désirent intensément, mais ils ne savent pas exactement quoi car aucun instinct ne les guide. Ils n’ont pas de désir propre. Le propre du désir est de ne pas être propre. Pour désirer vraiment, nous devons recourir aux hommes qui nous entourent, nous devons leur emprunter leurs désirs. Cet emprunt se fait souvent sans que ni le prêteur ni l’emprunteur s’en aperçoivent. Ce n’est pas seulement leur désir qu’on emprunte à ceux qu’on prend pour modèles c’est une foule de comportements, d’attitudes, de savoirs, de préjugés, de préférences, etc., au sein desquels l’emprunt le plus lourd de conséquences, le désir, passe souvent inaperçu. La seule culture vraiment nôtre n’est pas celle où nous sommes nés, c’est la culture dont nous imitons les modèles à l’âge où notre puissance d’assimilation mimétique est la plus grande. Si leur désir n’était pas mimétique, si les enfants ne choisissaient pas pour modèles, forcément, les êtres humains qui les entourent, l’humanité n’aurait ni langage ni culture. Si le désir n’était pas mimétique, nous ne serions ouverts ni à l’humain ni au divin. C’est dans ce dernier domaine, nécessairement, que notre incertitude est la plus grande et notre besoin de modèles le plus intense. René Girard (Je vois Satan tomber comme l’éclair)

Après Harry Potter, devinez qui confirme René Girard ?

A l’heure où les apprentis-sorciers qui nous gouvernent …

N’ont de cesse de casser, au nom de l’ouverture à l’autre, tout ce qui nous restait de protections et de frontières …

Et pouvait encore nous retenir ensemble ou nous empêcher du moins de nous entre-tuer …

Où un universitaire américain et intervenant à CNN pousse la solidarité avec le peuple palestinien jusqu’à appeler en pleine session des Nations unies à rien de moins que la Solution finale

Et au moment où la science confirme, comme accélérateurs d’envie, les effets potentiellement délétères de nos médias sociaux

Voilà que l’on redécouvre, entre Superman et Spiderman, les vertus de la contemplation de ces nouvelles images pieuses et de ces nouvelles vies de saints …

Mais aussi comme l’avait magistralement théorisé le regretté René Girard

Cette nécessité proprement humaine où nous sommes …

De nous trouver des modèles qui ne se transforment pas en rivaux …

Seeing images of superheroes makes people more likely to help others in real life

Participants were exposed to images containing superheroes or neutral objects
They found people who saw superhero images were more likely to be prosocial
The effects applied to both intentions and their likelihood to help in tedious task
Cheyenne Macdonald
The Daily Mail
26 November 2018

Watching superhero movies just might help you become a better person.

A new study has found that exposure to superhero imagery, even in subtle forms, can inspire people to help others and engage in pro-social activities.

While the imagery wasn’t enough to reshape participants’ perception of their own purpose, the researchers found it did boost their helping intentions, which in turn caused some to feel their lives had more meaning.

Watching superhero movies just might help you become a better person. A new study has found that exposure to superhero imagery, even in subtle forms, can inspire people to help others and engage in pro-social activities. A still from the 2016 Superman film is pictured

‘Given that superheroes are an increasingly large and accessible part of our cultures, even if merely symbolically, we were interested in exploring their role in inspiring virtuous and meaningful lives,’ says Dr Jeffrey Green of the Virginia Commonwealth University.

‘Heroes come in many shapes and forms. Some are fictional and others are real-life role models.

‘We decided to study the effect of well-known fictional heroes, such as Superman or Spiderman, as people may tend to be more motivated to emulate behaviors where there is a little realism.’

More than 200 participants in the study were exposed to common household images which either contained superheroes or neutral objects, such as a bicycle.

Those who were primed with the superhero imagery reported they were more likely to partake in prosocial behaviors.

In a second experiment, participants were invited to actually help with a tedious experiment, rather than simply report their intentions.

And, the team found those who had been primed with a Superman poster were much more likely to help than those exposed to neutral imagery.

‘These experiments highlight how even the subtle activation of heroic constructs through visual images of superheroes may influence intentions to help as well as actual helping behaviour,’ Green says.

In the future, the team says it would be useful to explore the effects of real-life heroic figures as well, instead of just fictional superheroes.

Different types of media, including talking or writing about a hero, may also influence a person’s prosocial inclinations.

‘Heroes loom large as exemplars of morality,’ Green says.

‘They often embody virtues that we wish to express in our lives. If subtle images of heroes trigger such positive behaviors, their inspirational role may well have the potential to extend beyond the prosocial behaviors explored in this study.’

DOES GENEROSITY BRING HAPPINESS?

Being generous really does make people happier, according to research from an international team of experts.

Neurons in an area of the brain associated with generosity activate neurons in the ventral striatum, which are associated with happiness, the study found.

A group of 50 volunteers in Switzerland took part in a spending experiment, with each given 25 Swiss Francs (£20/$25) per week for four weeks.

As part of the experiment, participants performed an independent decision-making task, in which they could behave more or less generously while brain activity was measured using functional magnetic resonance imaging (fMRI).

They were asked to choose to give between three and 25 francs of their money as a present to a recipient different from those previously chosen.

The researchers found that participants who had committed to spending their endowment on others behaved more generously in the decision-making task.

They also discovered greater self-reported increases in happiness as compared to the control group.

The full results were published in the journal Nature Communications.

Voir aussi:

Why the like button should be banned: Researchers warn they lead to malicious envy and call for an ‘ethical overhaul’ of social media sites

The ‘like’ buttons on Facebook and Twitter are likely to cause malicious envy

Social media users use the ‘like’ button as a gauge of social support and when a post receives little recognition, it’s likely to heightens feelings of depression

People behind the platforms should be cognizant of how their design decisions – such as the like button – have real ‘ripple effects’ on society over time
A. Trevor Sutton
The Daily mail
27 November 2018

Jack Dorsey, Twitter’s founder and CEO, was recently reported to have questioned how the site ‘incentivizes people to want (the number of likes on their posts) to go up.’

He also said that ‘he was not a fan of the heart-shaped (‘like’) button and that Twitter would be getting rid of it ‘soon.’

Twitter has since released a statement indicating that there are no immediate plans to remove the ‘like’ button.

Whatever the future of Twitter’s ‘like’ button may be, as a scholar of social media and religion I’d argue that the cute little heart-shaped button on Twitter and Facebook is far more impactful than it appears.

Twitter is considering killing off the ‘like’ button on its platform. CEO Jack Dorsey has spoken out at length about how it may contribute to negative behavior on the site

WHY IS THE LIKE BUTTON EVIL? 

Many studies have shown that the ‘like button’ on social media platforms has tangible effects on users’ mental health, leading to negative social comparisons.

In particular, the like button has been found to increase envy and depression.

The like button fuels two types of envy: benign envy and malicious envy.

Benign envy mostly concerns us comparing ourselves to other people and feeling jealous, while malicious envy results in not just jealousy, but also the desire to harm someone.

Researchers found that ‘the closer the relationship, the more a Facebook user will experience benign envy.’

The ‘like’ button is not there by accident.

Instead, this one-click feature exists as an intentional design decision.

Like most big tech companies, Twitter has an entire department dedicated to understanding users.

Every feature and font, based on their research, is there to maximize the overall user experience.

The design decisions furtively influence users’ feelings and behaviors.

Chris Nodder, a user experience researcher and the author of ‘Evil by Design,’ explains how designers must always ask the question: ‘How do we influence behavior through the medium of software?’

In other words, design decisions are made not only to improve a users’ experience but also influence their behaviors.

The ‘like’ button is one example.

While the heart-shaped button is seemingly only for expressing appreciation for the content of a social media post, researchers have determined that people use the button for many other reasons.

A team of researchers, for example, found that users in the United States often chose to like something for bonding purposes rather than simply liking the content.

Another study of Facebook users found that the ‘like’ button is used to maintain relationships with existing friends or to develop new relationships.

A team of researchers, for example, found that users in the United States often chose to like something for bonding purposes rather than simply liking the content. A study of Facebook users found the ‘like’ button is used to maintain relationships or to develop new ones

IS TWITTER KILLING OFF THE LIKE BUTTON?

Twitter could soon kill off the ‘Like’ button.

The social media giant said it’s in the ‘early stages’ of considering whether or not to remove the like button, which appears as a heart icon, as part of an overall redesign of the platform.

It comes after CEO Jack Dorsey reportedly said that he would get rid of the heart-shaped button ‘soon.’

Some have noted that Twitter may get rid of the like button and, in its place, emphasize the ‘Bookmark’ feature rolled out earlier this year.

Twitter has gradually introduced new features to its platform while phasing out others, as it works to improve the ‘health’ of its platform.

The firm continues to face big concerns around the proliferation of hate speech, harassment and other toxic user behavior on the site.

People may use the ‘like’ button as a way to publicly show closeness to another person, or even as an effort toward dating someone.

The point being that the ‘like’ button does far more than just express how much a person likes a particular picture or post.

Research has also shown that the ‘like’ button is not entirely harmless.

While social networking sites are powerful tools for building relationships, research has shown that certain social media features can adversely affect users.

For instance, a study found that impersonal gestures such as the one-click ‘like’ communication may not promote user well-being.

According to Facebook researcher Moira Burke and Robert Kraut, an emeritus professor at Carnegie Mellon University, ‘simply reading about friends, receiving text communication from weak ties, and receiving one-click communication did not affect well-being.’

On the other hand, more personal and direct communication such as a direct message or personalized comment can have an impact on user well-being.

A particularly harmful byproduct of the ‘like’ button is found in the way social networking sites foster negative social comparisons.

A review of research on the topic has found that social media use correlates with measurable increases in envy and depression.

These feelings of envy can take two different forms: malicious envy and benign envy.

Malicious envy involves resentment and a desire to harm the other person. Benign envy involves admiration and a desire to obtain what the other person possesses.

A byproduct of the ‘like’ button is found in the way social networking sites foster negative comparisons. Research has found social media is linked with increases in envy and depression

HOW CAN SOCIAL MEDIA HARM USERS’ HEALTH?

Twitter isn’t the first social media giant to look into how its platform affects users’ health.

Facebook admitted in December that the site could be damaging to people’s health if used the wrong way.

The company recommended that people use Facebook in an active, rather than passive, way, by communicating with friends, instead of just scrolling through their fee

Facebook said it consulted with social psychologists, social scientists and sociologists to determine that the site can be good for users’ well-being if used the right way

By interacting with people when you use Facebook, it can improve your well-being, according to the company.

The report came after a former Facebook executive Chamath Palihapitiya said Facebook ‘destroyed how society works’.

Facebook went on to say that while there were some downsides to social media, that by and large it has the potential for benefits if it’s used correctly.

In January, Facebook also acknowledged that social media can harm democracy.

One of the studies in the review involved 194 college-aged Facebook users in Germany.

In this study, researchers found that ‘the closer the relationship, the more a Facebook user will experience benign envy.’

These digital showrooms allow people to present the best version of themselves for everyone else to see.

Often, people use the number of likes to judge others and themselves.

That little heart-shaped button becomes a publicly quantifiable measure of social support.

According to this research, the ‘like’ button works as a ‘mechanism to compare oneself with others.’

The number of ‘likes,’ make social support quantifiable. It can then be easily viewed for making social comparisons.

Given the impact of social networking sites on the feelings and behaviors of billions of users, I believe there needs to be an ethical component to designing these technologies.

As Twitter is busy ‘rethinking everything,’ the company would do well to think about how the platform is shaping the feelings and behaviors of its users.

Michigan Tech humanities scholar Robert Johnson, in his book, ‘User-Centered Technology,’ writes how technologies have ‘ripple effects’ that ‘shape culture in defining ways.’

The same argument is true for social networking sites.

As such, every design feature – even that little heart-shaped button – must be carefully scrutinized.

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