Antisémitisme: C’est un Juif qui rencontre un autre Arabe (Happy as God in France: Guess the origins of France’s no.1 TV host and radio personality ?)

https://i2.wp.com/i.f1g.fr/media/eidos/orig/2017/12/20/XVMe43dfed6-e584-11e7-9ed5-769ce2ed529d-805x453.jpghttps://www.tuxboard.com/photos/2016/01/classement-personnalites-preferees-des-francais-2016.jpg
Le salut vient des Juifs. Jésus (Jean 4:22)
 Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants. Deutéronome 6: 6-7
Fais de l’étude de la Torah ta principale occupation. Shammaï (10 avant JC)
Combattez ceux qui rejettent Allah et le jugement dernier et qui ne respectent pas Ses interdits ni ceux de Son messager, et qui ne suivent pas la vraie Religion quand le Livre leur a été apporté, (Combattez-les) jusqu’à ce qu’ils payent tribut de leurs mains et se considèrent infériorisés. Coran 9:29
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
De même que pour les juifs, ce sont les mêmes qui dénoncent les sorcières et qui recourent à leurs services. Tous les persécuteurs attribuent à leurs victimes une nocivité susceptible de se retourner en positivité et vice versa. René Girard
Certains trouvent encore intolérable d’admettre que le peuple juif se soit trouvé, à trois reprises, plus ou moins volontairement, un élément essentiel au patrimoine de l’humanité: le monothéisme, le marché et les lieux saints. Car il n’est pas faux de dire, même si c’est schématique, que les juifs ont été mis en situation d’avoir à prêter aux deux autres monothéismes, et à les partager avec eux, leur dieu, leur argent et leurs lieux saints. Et comme la meilleure façon de ne pas rembourser un créancier, c’est de le diaboliser et de l’éliminer, ceux qui, dans le christianisme et l’islam, n’acceptent toujours pas cette dette à l’égard du judaïsme, se sont, à intervalles réguliers, acharnés à le détruire, attendant pour recommencer que le souvenir de l’élimination précédente se soit estompé. Jacques Attali
Nobel Prizes have been awarded to over 850 individuals, of whom at least 22% (without peace prize over 24%) were Jews, although Jews comprise less than 0.2% of the world’s population (or 1 in every 500 people). Overall, Jews have won a total of 41% of all the Nobel Prizes in economics, 28% in medicine, 26% in Physics, 19% in Chemistry, 13% in Literature and 9% of all peace awards… Wikipedia
Ainsi partit le paysan, En traversant la nuit des temps A la recherche d’une terre. « Mes bras sont forts, j’ai du courage. J’accepte même un marécage… « Il ne trouva que des barrières. « T’es pas d’ici, t’as un accent. Fais-toi prêteur, fais-toi marchand Mais tu n’auras jamais de terre. On se méfie de ton trésor, Ton étoile d’or…  » Faute d’avoir un champ de blé, L’homme se mit à cultiver Son petit champ dedans sa tête. On le vit scribe et puis docteur Puis violoniste et professeur, Peintre, savant ou bien poète… Herbert Pagani
L’Âge moderne est l’Âge des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d’entre nous devient urbain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. Il ne s’agit plus de cultiver les champs ou de surveiller les troupeaux, mais de cultiver les hommes et de veiller sur les symboles […] En d’autres termes, la modernité, c’est le fait que nous sommes tous devenus juifs. Yuri Slezkine
En fait, ce que nous avons voulu démontrer, ma collègue Maristella Botticini, de la Bocconi, et moi, c’est que l’obligation d’étudier a un coût, et oblige donc l’individu rationnel à rechercher une compensation pour obtenir un retour sur investissement. Dans le cas des juifs, le problème se pose après la destruction du Temple de Jérusalem, en 70 de l’ère courante. La caste des prêtres qui constituait alors l’élite perd le pouvoir au profit de la secte des pharisiens, qui accorde une grande importance à l’étude. C’est de cette secte que vont sortir les grands rabbis, ceux qui vont pousser les juifs à se concentrer sur l’étude de la Torah, un texte dont la tradition veut qu’elle ait été écrite par Moïse sous la dictée de Dieu. Vers l’an 200, obligation est ainsi faite aux pères de famille d’envoyer leurs fils dès l’âge de 6 ans à l’école rabbinique pour apprendre à lire et étudier la fameuse Torah. Or l’essentiel des juifs sont des paysans, et pour les plus pauvres, cette obligation pèse très lourd car elle les prive de bras pour travailler aux champs. Beaucoup vont alors préférer se convertir au christianisme, d’où, on le voit dans les statistiques de l’époque, une baisse drastique de la population juive au Proche-Orient à partir du IIIe siècle alors que, jusqu’à la destruction du Temple, cette religion était en augmentation constante et multipliait les convertis. Pour ceux qui ont accepté le sacrifice financier que représente la dévotion, il va s’agir de valoriser leur effort. Or autour d’eux, ni les chrétiens ni, plus tard, les musulmans n’imposent à leurs enfants d’apprendre à lire et à écrire. Les juifs bénéficient donc d’un avantage compétitif important. C’est ainsi un juif converti à l’islam qui a servi de scribe à Mahomet et aurait mis par écrit pour la première fois le Coran. (…) Notre étude, fondée sur l’évolution économique et démographique du peuple juif, de l’Antiquité à la découverte de l’Amérique, remet en cause en fait la plupart des théories avancées jusqu’ici. Si les juifs sont médecins, juristes ou banquiers plus souvent qu’à leur tour, ce n’est pas parce qu’ils sont persécutés et condamnés à s’exiler régulièrement, comme l’a avancé l’économiste Gary Becker, ou parce qu’ils n’avaient pas le droit d’être agriculteurs, comme l’a soutenu Cecil Roth. Car si dans certains pays, on les a empêchés de posséder des terres, c’était bien après qu’ils aient massivement abandonné l’agriculture, et s’ils ont pu être persécutés, cela ne justifie pas qu’ils soient devenus médecins ou juristes : les Samaritains, très proches des juifs et eux aussi traités comme des parias, sont demeurés paysans. De même, contrairement à ce que dit Max Weber, ce n’est pas parce qu’un juif ne peut pas être paysan du fait des exigences de la Loi juive. Les juifs du temps du Christ la respectaient alors qu’ils étaient majoritairement occupés à des travaux agricoles et à la pêche. C’est dans l’Orient musulman, sous les Omeyyades et les Abbassides, à un moment où ils sont particulièrement valorisés, que les juifs s’installent massivement dans les villes et embrassent des carrières citadines. Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent alors tirer parti du fait d’être lettrés. D’un point de vue purement économique, il est alors beaucoup plus rentable de devenir marchand ou scientifique que de labourer la terre. D’où notre théorie : si les juifs sont devenus citadins et ont occupé des emplois indépendants de l’agriculture, c’est d’abord parce qu’ils étaient formés. Et s’ils étaient formés, c’est que leur religion exigeait qu’ils le soient. (…) ces professions étaient beaucoup plus rentables que le travail de paysan. Pour un juif du Moyen Âge, l’apprentissage de la Torah allait de pair avec le fait de faire des affaires. Rachi, le grand commentateur du Talmud, était un entrepreneur qui possédait des vignes. Ses quatre fils, tous érudits, se sont installés dans quatre villes différentes où ils ont tous fait du business, notamment de prêts d’argent, tout en étant rabbins. Grâce à leur connaissance des langues et leurs réseaux familiaux, les juifs ont pu rentabiliser leur formation, le fait de savoir lire et écrire, mais aussi raisonner, plus aisément que d’autres communautés. (…) Il est essentiel que la culture fasse partie intégrante de l’éducation quotidienne. Et en cela, la mère joue un rôle essentiel, toutes les études le montrent. C’est elle qui transmet les valeurs fondamentales. La probabilité que vous alliez à l’université est plus importante si votre mère a été elle-même à l’université. Donc, le fait que la mère ait un minimum d’éducation a représenté très tôt un avantage compétitif par rapport aux autres communautés religieuses où la femme n’en recevait pas. Nous étudions actuellement la période allant de la Renaissance à l’Holocauste. Et nous avons déjà découvert ceci : en Pologne, au XVIIe siècle, la population juive a fortement progressé par rapport à la population chrétienne. Pourquoi ? Tout simplement parce que la mortalité infantile y était plus faible. Conformément à l’enseignement du Talmud, les enfants bénéficiaient en effet d’un soin tout particulier. Les femmes gardaient leur enfant au sein plus longtemps que les chrétiennes, et elles s’en occupaient elles-mêmes. Voilà un exemple tout simple des effets que peut avoir l’éducation. Zvi Eckstein
Pour faire face au danger que le christianisme et la romanisation faisaient courir à la survie du judaïsme, les Pharisiens imposèrent une nouvelle forme de dévotion. Tout chef de famille, pour rester fidèle à la foi judaïque, se devait d’envoyer ses fils à l’école talmudique, afin de perpétuer et d’approfondir, par un travail cumulatif de commentaire, la connaissance de la Torah. Cette nouvelle obligation religieuse a eu des répercussions socio-économiques considérables. Envoyer ses fils à l’école représentait un investissement coûteux qui n’était pas à la portée de la majorité des juifs, simples paysans comme les autres populations du Moyen-Orient au milieu desquelles ils vivaient. Ceux qui n’en avaient pas les moyens et restèrent paysans, s’éloignèrent du judaïsme. Ils  se convertirent souvent au christianisme.  C’est ce qui explique l’effondrement de la population juive durant l’Antiquité tardive. Ceux qui tenaient au contraire à remplir leurs obligations religieuses, durent choisir des métiers plus rémunérateurs. Ils devinrent commerçants, artisans, médecins et surtout financiers. Les juifs ne se sont pas tournés vers ces métiers urbains parce qu’on leur interdisait l’accès à la terre, comme on l’a dit souvent, mais pour pouvoir gagner plus d’argent et utiliser en même temps leurs compétences de lettrés. Ils étaient capables désormais de tenir des comptes, écrire des ordres de paiement, etc… (…) S’ils s’imposent partout dans le crédit, ce n’est pas parce que l’Eglise interdisait aux chrétiens le prêt à intérêt (en réalité l’islam et le judaïsme lui imposaient des restrictions comme le christianisme), mais parce qu’ils ont à la fois la compétence et le réseau pour assurer le crédit, faire circuler les ordres de paiements et les marchandises précieuses du fond du monde musulman aux confins de la chrétienté.  (…) c’est souvent à la demande des seigneurs ou évêques locaux qu’ils étaient venus s’installer dans les villes chrétiennes, parce qu’on recherchait leur savoir faire pour développer les échanges et l’activité bancaire. Les premières mesures d’expulsion des juifs par des princes chrétiens à la fin du XIII° siècle semblent avoir été guidées par la volonté de mettre la main sur leurs richesses beaucoup plus que par le désir de les convertir. (…) C’est pour des raisons religieuses que le judaïsme s’est imposé brusquement un investissement éducatif coûteux qui le singularise parmi les grandes religions du livre. Car ni le Christianisme qui  s’est donné une élite particulière, à l’écart du monde, vouée à la culture écrite, ni l’Islam n’ont imposé à leur peuple de croyants un tel investissement dans l’alphabétisation. Cet investissement a eu l’effet d’une véritable sélection darwinienne.  Il a provoqué une réorientation complète de l’activité économique du monde juif  en même temps  qu’il faisait fondre sa masse démographique. Il a surtout fait fleurir, par le miracle de l’éducation, des aptitudes intellectuelles précieuses qui en ont fait durablement une minorité recherchée et jalousée. André Burguière
Nous vivons une époque formidable, celle de l’indistinction. Aussi certains intellectuels ne savent-ils plus toujours si les propos antisémites, sexistes, homophobes ou encore xénophobes font partie des opinions ouvertes à la discussion ou, à l’opposé, sont condamnables au nom des droits humains ou, plus simplement, des principes de la démocratie. Mais c’est justement une incompréhension fondamentale sur la nature de cette dernière qui autorise cette interrogation. Tocqueville avait utilement alerté sur cette question: dans une société démocratique, expliquait-il, les individus vouent un véritable culte à l’égalité qui constitue une passion dominante. Ainsi «les théories conduisant à la conclusion que toutes les opinions doivent être respectées et traitées sur une base égalitaire, voire considérées comme équivalentes, tendent à être l’objet d’une attention sélective et à être retenues en priorité» (Raymond Boudon, «Les deux sociologies de la connaissance scientifique»). Ainsi, le fondamental principe d’égalité se corrompt trop souvent dans le désir, plus ou moins avoué, d’indistinction. Cette pente est particulièrement redoutable puisqu’elle incite au scepticisme radical, et elle tend à considérer l’éthique et l’épistémologie comme des illusions. La démocratie, qui, à beaucoup d’égards, peut être définie comme une organisation des séparations (par exemple du politique et de l’ethnico-religieux), a tout à perdre à promouvoir l’indistinct. C’est à l’aune de l’indistinction que nous pouvons comprendre l’apparition d’un phénomène nouveau: l’antisémitisme sans antisémites. Il est en effet frappant de constater le déni ou l’euphémisation (généralement par l’affirmation d’un antisionisme radical) devant le procès en antisémitisme. Ces attitudes (que l’on peut ne pas distinguer) sont généralement fondées, d’une part, sur l’incompréhension de la nature de l’antisémitisme, d’autre part, sur la distinction – dont nous montrerons l’inconsistance – entre antiracisme moral et antiracisme politique. Il va de soi que ces deux points entretiennent de profondes affinités. Le modèle dominant de lutte contre le racisme, développé à partir de 1945, établissait une équivalence structurelle entre colonisés et juifs dans leur fonction de détournement (mécanisme bien documenté du bouc-émissaire) de l’insatisfaction sociale. Dans cette stratégie argumentative, la spécificité du génocide des juifs constituait une réelle difficulté. Il fallait donc que le racisme nazi soit une forme particulière de racisme colonial. La distinction entre ces deux formes de racisme a été pourtant, dès 1967, posée avec vigueur par Jeanne Hersch («Sur la notion de race», dans Diogène). Dans une étude consacrée à la notion de race et à l’examen de deux textes établis sous l’égide de l’Unesco, elle montrait que dans le cas du racisme colonial les différences physiques stigmatisées par les colonialistes étaient manifestes, alors que celles dénoncées par les nazis étaient extrêmement imprécises. Elle ajoutait, en outre, que les colonialistes justifiaient l’exploitation de leurs victimes à l’aide d’un préjugé raciste, celui de l’infériorité intellectuelle des exploités, tandis que les nazis usaient comme moteur de leur haine l’envie qu’inspiraient les juifs, auxquels le préjugé raciste prêtait une supériorité intellectuelle dangereuse. Aussi, pour les colonialistes fallait-il maintenir la présence de l’«autre race» en tant que source de profit; alors que pour les nazis le but était son élimination et sa destruction. Pour le racisme d’extermination, c’est donc le caractère incertain des différences physiques de l’autre qui entretient une suspicion diffuse, une hantise du mélange. Or si ce racisme a désigné le juif comme l’ennemi absolu, c’est parce que la différence juive, hors du champ religieux, est insaisissable. Elle est, en conséquence, la plus dangereuse pour l’identité collective du groupe. Comme le notaient, il y a assez longtemps, P. H. Maucorps, A. Memmi et J. F. Held, les juifs parce qu’ils «constituent une minorité tellement fluide que très peu d’individus considérés comme tels réunissent toutes les déterminations réelles ou supposées de leur groupe sont objet de racisme en tant que simple incarnation de l’Altérité.» On voit, à travers ces lignes, la particularité de l’antisémitisme qu’avait, à sa manière, évoquée Édouard Drumont lorsqu’il écrivait: «Le juif dangereux, c’est le juif vague.» En d’autres termes, le plus grand péril pour le raciste, c’est le péril indiscernable. Le juif, trop semblable au point de ne pouvoir être distingué, exaspère chez l’antisémite l’horreur du métissage, la peur de la dégénérescence par l’effet du mélange. Aussi l’expression de l’hostilité à l’égard des juifs n’est-elle nullement soucieuse de donner une explication causale de la menace sociale, mais manifeste une crainte face à un danger mal compris susceptible de fissurer l’armature sociale de la communauté. (…) Il paraît, par conséquent, illusoire de penser aujourd’hui les tâches de l’antiracisme sans partir de cette réalité: l’antisémitisme appartient à un registre spécifique. La lutte contre lui ne peut être efficace que si elle est distinguée de la lutte contre les autres formes de racisme. Est-il utile de préciser que l’accent mis ici sur la particularité du registre antisémite n’induit nullement une volonté de méconnaître les autres expressions de la haine ou de hiérarchiser celles-ci à l’aune de leur malfaisance? (…) Autre intéressant registre rhétorique, l’antiracisme politique utilise quelques intellectuels juifs pour éloigner tout soupçon d’antisémitisme. (…) De même, l’idée, exprimée par un collectif de juifs «antiracistes et anticolonialistes», d’une «profonde rupture, après la Shoah, entre les Juifs et les autres peuples racisés» (voir «La bonne conscience des intellectuels juifs»), suggère également que les juifs ne sont pas des racisés comme les autres. Et s’ils ne sont pas comme les autres, c’est parce que pèse sur eux l’accusation de sionisme, sans que l’on sache très bien à quoi elle renvoie, tant le mot est polysémique. Mais on comprend aisément, nonobstant le nombre considérable de juifs critiques à l’égard de la politique de colonisation israélienne, que tout juif est un sioniste potentiel, autrement dit un ennemi du genre humain, comme l’était autrefois le «juif vague» cher à Drumont. La stratégie d’euphémisation, liée au discrédit de la notion de race, rend ainsi, pour un nombre de plus en plus grand de nos contemporains, l’antisémitisme respectable. La prolifération des thèses complotistes est un indicateur inquiétant de la fragilité d’une opinion démocratique, trop souvent incapable de se prémunir contre la corruption de l’égalité, celle de la dignité de chacun, dans l’indistinction, soit fondamentalement la confusion du vrai et du faux. Alain Policar
Underlying this pervasive point of view is the notion that Jews, who are often conflated with whites, should “check their privilege,” because anti-Semitism just isn’t as bad as other forms of racism. On campus, where the ADL notes an acute rise in anti-Jewish hostility, alarmed Jewish students are sidelined for being white and middle-class and the Holocaust is trivialized as “white on white crime.” Elsewhere, Jews who protest anti-Semitism are dismissed for failing to ante up sufficient concern about people of color. This erasure of anti-Semitism isn’t simply callous. It exposes a huge moral failure at the heart of the modern left. Under the enveloping paradigm of “intersectionality,” everyone is granularly defined by their various identities — everyone, that is, except white Jews, whose Jewishness is often overwritten by their skin color. Not simply a moral failing, this erasure is deeply hazardous, inasmuch as the fight against racism happens by and large in sectors where the left perspective dominates — the academy, pop culture and much of the news media. But this failure of the left is less a result of malice rather than unconscious wiring. As I will argue, the left is doomed to erase anti-Semitism because it’s ill-equipped to understand it. For in a key sense, regular racism — against blacks and Latinos, for example — is the opposite of anti-Semitism. While both ultimately derive from xenophobia, regular racism comes from white people believing they are superior to people of color. But the hatred of Jews stems from the belief that Jews are a cabal with supernatural powers; in other words, it stems from the models of thought that produce conspiracy theories. Where the white racist regards blacks as inferior, the anti-Semite imagines that Jews have preternatural power to afflict humankind. This is also why the left is blind to anti-Semitism. Anti-Semitism differs from most forms of racism in that it purports to “punch up” against a secret society of oppressors, which has the side effect of making it easy to disguise as a politics of emancipation. If Jews have power, then punching up at Jews is a form of speaking truth to power — a form of speech of which the left is currently enamored. In other words, it is because anti-Semitism pretends to strike at power that the left cannot see it, and is doomed to erase — and even reproduce — its tropes. (…) And it’s anti-Semitism’s source in conspiracy theory that renders it so different from non-conspiracist forms of racism, like anti-blackness. As with most racism, anti-black bias constructs an underclass to be exploited or avoided. It positions blacks as inferior to whites and charges them with stereotypes that signal weakness: They are libeled as lazy, stupid, lustful, criminal and animalistic. (…) Anti-Semitism imagines a diabolic overclass to be exposed and resisted. Above all else, anti-Semitism is a conspiracy theory about the maleficent Jewish elite. And it’s this that makes it easy to disguise as a politics of liberation, or, at least, to embed anti-Semitism quietly in efforts for social justice. (…) Anti-Semitism is a poor man’s revolution. (…)Americans are — thankfully — tuned to detect and deplore racism that punches down. But we must broaden our perspective if we want to reverse the progress of anti-Semitism, which punches up toward mass murder and extermination. Forward
Leonard Cohen avait écrit une chanson remplie de références à la Bible mais aussi connue pour ses sous-entendus érotiques (dans les strophes suivantes). Muhamad Al Hussayn a complètement réécrit la chanson de Leonard Cohen. « Ya illahi » ne signifie pas exactement « Hallelujah » (« louanges à Dieu », en hébreu), mais « Ô mon Dieu ». Finies les références à la Bible hébraïque et à ses personnages. Fini aussi le côté subversif (And remember when I moved in you / And the holy dove was moving too / And every breath we drew was Hallelujah). La suite de la version islamique que n’a pas chantée Mennel – mais que connaît sûrement une partie de son public à qui s’adressait le message ! – raconte l’histoire de quelqu’un qui a pêché et désobéi à Allah, puis décide de revenir vers lui. C’est du prosélytisme. Aux Français non initiés, Mennel a donc raconté le début d’une histoire poétique tirée des psaumes du roi David, qui régna sur un royaume juif à Jérusalem. Mais au public arabophone qui est nombreux à la suivre, l’artiste a diffusé un message religieux tout autre. Mennel est aussi l’auteure d’un clip de propagande, « Souris Palestine ». Plus question de roi David. La chanteuse y échange son « turban moderne » pour un hijab en bonne et due forme. Elle s’adresse aux « sœurs de Bosnie, frères de Bosnie ». Depuis, on a appris que la jeune chanteuse avait un penchant marqué pour les idées islamistes. « Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement », a-t-elle écrit sur Facebook après l’assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray. Quelques jours auparavant, elle avait nié le caractère terroriste de l’attaque de Nice qui fit plus de 80 morts le 14 juillet. La jeune femme partageait aussi des publications de Tariq Ramadan, Dieudonné, et d’organisations ou campagnes islamistes comme BarakaCity, Lallab ou HijabFirst. Tribune juive
C’est un moment génial de l’histoire de France. Toute la communauté issue de l’immigration adhère complètement à la position de la France. Tout d’un coup, il y a une espèce de ferment. Profitons de cet espace de francitude nouvelle. Jean-Louis Borloo (ministre délégué à la Ville, suite à des manifestations anti-guerre d’Irak marquées par nombre de cris d’ « A mort les juifs! », avril 2003)
Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion. Jean Jaurès (Discours au Tivoli, 1898)
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables, frictions et conflits. Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tous temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles. De Gaulle (conférence de presse du 27 novembre 1967
Ils ont tout, c’est connu. Vous êtes passé par le centre-ville de Metz ? Toutes les bijouteries appartiennent aux juifs. On le sait, c’est tout. Vous n’avez qu’à lire les noms israéliens sur les enseignes. Vous avez regardé une ancienne carte de la Palestine et une d’aujourd’hui ? Ils ont tout colonisé. Maintenant c’est les bijouteries. Ils sont partout, sauf en Chine parce que c’est communiste. Tous les gouvernements sont juifs, même François Hollande. Le monde est dirigé par les francs-maçons et les francs-maçons sont tous juifs. Ce qui est certain c’est que l’argent injecté par les francs-maçons est donné à Israël. Sur le site des Illuminatis, le plus surveillé du monde, tout est écrit. (…) On se renseigne mais on ne trouve pas ces infos à la télévision parce qu’elle appartient aux juifs aussi. Si Patrick Poivre d’Arvor a été jeté de TF1 alors que tout le monde l’aimait bien, c’est parce qu’il a été critique envers Nicolas Sarkozy, qui est juif… (…)  Mais nous n’avons pas de potes juifs. Pourquoi ils viendraient ici ? Ils habitent tous dans des petits pavillons dans le centre, vers Queuleu. Ils ne naissent pas pauvres. Ici, pour eux, c’est un zoo, c’est pire que l’Irak. Peut-être que si j’habitais dans le centre, j’aurais des amis juifs, mais je ne crois pas, je n’ai pas envie. J’ai une haine profonde. Pour moi, c’est la pire des races. Je vous le dis du fond du cœur, mais je ne suis pas raciste, c’est un sentiment. Faut voir ce qu’ils font aux Palestiniens, les massacres et tout. Mais bon, on ne va pas dire que tous les juifs sont des monstres. Pourquoi vouloir réunir les juifs et les musulmans ? Tout ça c’est politique. Cela ne va rien changer. C’est en Palestine qu’il faut aller, pas en France. Karim
Ce sont les cerveaux du monde. Tous les tableaux qui sont exposés au centre Pompidou appartiennent à des juifs. A Metz, tous les avocats et les procureurs sont juifs. Ils sont tous hauts placés et ils ne nous laisseront jamais monter dans la société. « Ils ont aussi Coca-Cola. Regardez une bouteille de Coca-Cola, quand on met le logo à l’envers on peut lire : « Non à Allah, non au prophète ». C’est pour cela que les arabes ont inventé le « Mecca-cola ». Au McDo c’est pareil. Pour chaque menu acheté, un euro est reversé à l’armée israélienne. Les juifs, ils ont même coincé les Saoudiens. Ils ont inventé les voitures électriques pour éviter d’acheter leur pétrole. C’est connu. On se renseigne. (…) Si Mohamed Merah n’avait pas été tué par le Raid, le Mossad s’en serait chargé. Il serait venu avec des avions privés. Ali
En fait, tout est écrit dans le Coran. Le châtiment des juifs, c’est l’enfer. L’histoire de Moïse est belle. Dieu lui a fait faire des miracles. Il a coupé la mer en deux pour qu’il puisse la traverser. Mais après tous ces miracles, les juifs ont préféré adorer un veau d’or. C’est à cause de cela que ce peuple est maudit par Dieu. Je parle avec mon père de ces choses-là. Parce que parmi les autres musulmans, il y a des sectes, des barbus qui peuvent t’envoyer te faire exploser je ne sais où. Alors je mets des remparts avec eux. Je suis fragile d’esprit, je préfère parler de ça avec ma famille, elle m’apporte l’islam qui me fait du bien. Djamal
Je suis d’une génération pour qui l’antisémitisme était mort avec la Shoah. Je n’avais pas pensé qu’il reviendrait d’ailleurs. La première fois, c’était en 1998 dans une classe de 5e. Lorsqu’on a abordé le chapitre sur l’islam, une gamine a râlé : « On ne fait que quatre heures sur l’Islam, alors que l’année dernière, on a fait les Hébreux pendant au moins dix heures ! De toute façon, moi j’aime pas les juifs. » Je suis tombé des nues. Ce n’était que le début. Au tournant des années 2000, deux évènements ont libéré la parole : le 11 septembre et la seconde Intifada. Je me souviens précisément du 12 septembre 2001. La plupart de mes élèves étaient atterrés, mais l’un d’eux avait déjà une explication « complotiste » : « Il n’y avait pas un juif hier dans les tours, c’est eux qui l’ont fait. » Pour une minorité, c’était « bien fait pour les Américains et pour les juifs ». Presque toujours, ces propos viennent d’enfants issus de l’immigration et se réclamant de l’Islam. (…) En salle des profs, quand je soulevais le problème, on me parlait du malaise social et de la politique israélienne, quand on ne me prenait pas pour un réac de droite. Le déni est ce qui m’a le plus choqué. (…) On m’a dit que j’inventais, que je dramatisais, que je manipulais mes élèves pour leur faire dire des horreurs. Au motif qu’elle est au côté des opprimés, la gauche n’a pas voulu voir le problème. Ça a été une claque pour moi, que mes amis politiques ne réagissent pas. Ceux qui s’étaient levés sur Carpentras sont restés assis et muets. Pour eux, ces jeunes sont des victimes sociales et ne peuvent donc pas être antisémites. Comme si l’on ne pouvait être les deux à la fois. Et puis, j’ai l’impression que pour certains, l’idée que des juifs sont victimes est lassante. Du genre : « C’est bon, ils ont déjà la Shoah, de quoi se plaignent-ils encore ? » Avec la minute de silence après la tuerie de Mohamed Merah dans une école juive, les choses ont changé. Combien de jeunes ont refusé de respecter cette cérémonie, au motif qu’on n’en fait « pas autant pour les enfants palestiniens » ? Beaucoup de profs en Seine-Saint-Denis, et plus seulement les profs d’histoire dans le huis clos de leurs classes, ont découvert cet antisémitisme. (…) Ces enfants sont les premiers à dire « le racisme c’est pas bien », mais ils ont une vision communautariste de la société. Pour eux il y a d’un côté les « Français », c’est à dire les blancs et les juifs, et de l’autre, eux. Quand un garçon me dit « les racistes du PSG c’est que des juifs ! », il est dans un degré de confusion tel que l’incantation morale n’a aucun poids. Il entend probablement toute la journée que les juifs sont riches, puissants, racistes et tirent sur des enfants palestiniens, alors que Ben Laden et Merah sont des héros. Iannis Roder (professeur d’histoire-géographie, Saint-Denis)
Ce grand changement de population est particulièrement vrai en ce qui concerne la Seine-Saint-Denis, au nord de la capitale. Un grand nombre de juifs en sont partis en raison de l’insécurité ressentie après de multiples incidents de harcèlement, de pressions ou d’agressions physiques pures et simples. Partout dans la zone, en particulier au cours de la seconde Intifada en Israël [2001-2005], il y a eu des incendies de synagogues, des agressions de rabbins, des voitures béliers qui fonçaient sur les fidèles quittant la synagogue à Kippour, des bus scolaires incendiés. Les incidents continuent et, dans la majorité de ces lieux, le phénomène de l’antisémitisme de banlieue doit beaucoup au fait que les maires de nombre de ces localités étaient des communistes qui poussaient les Arabes à soutenir les Palestiniens. La Seine-Saint-Denis est le premier département musulman de France [environ 40 % sur 1,6 million d’habitants] avec des mosquées qui peuvent accueillir 6 000 à 8 000 fidèles. (…) Conséquence des tensions inévitables dans un tel environnement, les communautés juives de banlieues telles que La Courneuve, Aubervilliers, Stains, Pierrefitte-sur-Seine, Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil et Saint-Denis sont en train de disparaître. En raison de l’insécurité, dans des endroits comme La Courneuve où il y avait 600 à 700 familles juives, il y en a maintenant moins de 100. Et, à Saint-Denis même, là où il y avait 500 familles juives, ils ont de la difficulté à réunir un minyan pour Kippour. Dans quelques années, il n’y aura plus un seul juif dans le département. Sammy Ghozlan (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme)
Plus de 70 % du demi-million estimé de juifs de France sont des Séfarades, débarqués entre 1956 et 1962, au moment où leurs terres ancestrales d’Algérie, du Maroc et de Tunisie obtiennent leur indépendance. Souvent sans le sou à leur arrivée, beaucoup s’installent dans les banlieues relativement défavorisées du nord et de l’est de Paris, où ils créent d’importantes communautés juives fortes de dizaines de synagogues et de centres communautaires. Mais les Arabes musulmans les rejoignent, fuyant les difficultés économiques de ces mêmes pays qu’ils ont quittés. Rapidement, ils les dépassent en nombre. On estime aujourd’hui à quelque six millions les musulmans de France, soit environ 10 % des 66 millions d’habitants du pays. Si les premiers immigrants arabes, en général, s’engageaient peu en politique et préféraient ne pas s’attirer d’ennuis, beaucoup de leurs enfants n’ont pas eu de tels scrupules : nés sur le sol français, ils bénéficient automatiquement de la nationalité et ne peuvent être expulsés. En désaccord avec la société française dans son ensemble, se sentant victimes de discriminations en tous genres, nombre d’enfants d’immigrants arabes musulmans des deuxième et troisième générations ont eu à cœur de venger la cause palestinienne, lorsque la seconde Intifada a éclaté en Israël et dans les territoires palestiniens en 2000. Ils n’ont depuis cessé de rendre la vie misérable à nombre de juifs vivant autour d’eux. Résultat : beaucoup de juifs français ont fait le choix de venir en Israël. Pour la première fois, en 2014, la France a pris la tête des pays d’origine des nouveaux immigrants, avec près de 7 000 arrivées, soit le double des 3 400 enregistrées en 2013. Entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2014, 36 800 juifs français ont fait leur aliya. Et près de 8 000 pour la seule année 2015. Des chiffres qu’il faut toutefois mettre en balance avec les estimations officieuses selon lesquelles ils seraient jusqu’à 30 % à repartir en France dans les cinq ans qui suivent leur arrivée, généralement en raison de difficultés d’intégration. Parallèlement, environ 4 000 juifs français se dirigent chaque année vers d’autres destinations, comme la province canadienne de langue française du Québec. Environ 20 000 des 93 000 juifs de Montréal sont des Séfarades d’Afrique du Nord, immigrés de France. Londres constitue une autre porte de sortie. Ces derniers temps, elle attire des milliers de jeunes juifs hautement qualifiés qui y trouvent des emplois dans le secteur financier. La capitale britannique et son économie dynamique agissent comme un aimant sur les jeunes Français, toutes origines confondues, et compte aujourd’hui entre 300 000 et 400 000 expatriés français. Selon Albert Myara, militant de la communauté juive, sur quelque 350 000 juifs de la région parisienne, environ 60 000 ont déménagé ces dix-quinze dernières années, soit pour quitter leurs voisins arabes, soit tout simplement parce qu’ayant étoffé leurs revenus, ils peuvent désormais se permettre d’habiter des secteurs plus aisés. L’exceptionnel succès économique et professionnel de nombreux juifs séfarades, et leur ascension au sein de la société française ont fait que certains quartiers cossus de Paris accueillent de nouvelles communautés juives sans cesse croissantes. En particulier dans le très chic 17e arrondissement, à proximité de l’avenue des Champs-Elysées et de l’Arc de Triomphe.  (…) Deux récents lauréats français du prix Nobel de physique, Claude Cohen-Tannoudji (1996), né à Alger, et Serge Haroche (2014), né à Casablanca, sont des Séfarades installés en France. L’un des philosophes français vivants les plus connus n’est autre que Bernard-Henri Lévy, né en Algérie. Et les noms juifs séfarades abondent dans l’industrie du film et dans les universités. (…) Si le 17e compte désormais la plus grande concentration de juifs de France, d’autres secteurs ont récemment engrangé d’importantes minorités juives. C’est le cas de l’adjacent 16e arrondissement, avec près de 25 000 juifs, de la banlieue ultra-bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, ou encore des localités de Boulogne et Levallois, toutes situées à l’ouest de Paris. Et le caractère juif de la zone devrait encore s’intensifier en 2017 avec l’ouverture du Centre européen du judaïsme, une structure de 10 millions d’euros, qui combinera centre communautaire et synagogue sur une superficie de 5 000 mètres carrés sur l’animée rue de Courcelles, là encore, dans le 17e arrondissement. (…) Une présence juive accrue est également à noter dans les banlieues sud-est que constituent Saint-Mandé, Saint-Maur, Vincennes et Charenton, où des dizaines de milliers de juifs se sont regroupés ces dernières années. Ainsi que dans le 12e arrondissement voisin, proche de la porte de Vincennes où s’est déroulé l’attentat de l’Hypercacher en janvier 2015. A Saint-Mandé, banlieue verdoyante en bordure du bois de Vincennes, les dirigeants communautaires estiment qu’environ 40 % des habitants de la ville sont juifs. Les incidents antisémites ne sont pas les seuls moteurs de ces mouvements géographiques. Dans certains cas, les juifs font le choix de quitter les quartiers où les populations arabes musulmanes et originaires d’Afrique noire ont considérablement augmenté. C’est le cas du Kremlin-Bicêtre, une banlieue vivante du sud de Paris (…)  L’avenue de Fontainebleau, axe principal qui mène à Paris, est maintenant bordé de cafés et restaurants arabes. (…) On estime à 100 000 le nombre de jeunes juifs en âge d’être scolarisés en France. Un tiers fréquente les écoles juives. Mais selon Elbaz, certains parents redoutent désormais d’y scolariser leurs enfants, inquiets de la présence de soldats et de policiers qui accentuent la visibilité de ces établissements. Un second tiers est inscrit dans des établissements publics laïques, généralement dans des zones aisées où ils ne seront pas pris pour cible par des adolescents arabes. Et le reste étudie dans des écoles privées catholiques, souvent dans des endroits sans structures scolaires juives, et où les institutions publiques comptent de nombreux musulmans. Ces établissements catholiques sont également fréquentés par les enfants d’une certaine classe moyenne arabe émergente, qui veut assurer à ses enfants un diplôme et une scolarité sans problème. Car il faut dire que nombre de jeunes musulmans des écoles publiques abandonnent le système scolaire en cours de route, et se retrouvent sans emploi. En outre, selon les statistiques officielles, près des trois quarts des détenus français sont d’origine musulmane. Mais si une grande partie de la communauté juive a prospéré, environ 10 % sont encore trop pauvres pour quitter les zones potentiellement dangereuses où ils résident. La communauté en a toutefois aidé des centaines à déménager vers des quartiers plus sûrs, en coordination avec les services sociaux du gouvernement français. The Jerusalem Post
A l’occasion du chantier de réaménagement des salles de peintures françaises et nordiques au second étage de l’aile Richelieu, le musée du Louvre a décidé de consacrer deux salles à la présentation de tableaux récupérés en Allemagne, après la Seconde Guerre mondiale. Une sélection de 31 tableaux MNR (Musée Nationaux Récupération) est désormais exposée dans deux salles spécifiques. 76 tableaux sont également présentés dans le parcours permanent du musée, accompagnés d’une mention spécifique signalant leur origine. Entre 1940 et 1945, environ 100 000 biens de toute nature (parmi lesquels de nombreuses œuvres d’art) ont été spoliés en France par le régime nazi ou vendus sous la contrainte et transférés en Allemagne. La Commission de récupération artistique fut créée dès 1944 afin de retrouver ces objets et de les restituer à leur légitime propriétaire. Active jusqu’en 1949, cette commission a permis le retour en France de plus de 61 000 objets, dont plus de 45 000 furent rendus, suite aux demandes des victimes ou de leurs héritiers directs. Les biens non réclamés furent ensuite vendus pour une bonne part (environ 13 000) et l’administration conserva 2 143 objets qui furent enregistrés sur des inventaires spéciaux dits de la récupération (d’où le sigle MNR affectés à ces oeuvres, pour « Musées Nationaux Récupération »). Le musée du Louvre abrite ainsi 1 752 oeuvres MNR dans ses murs, dont 807 tableaux MNR : 296 sont conservés sur place tandis que les autres ont été déposés dans différents musées de France. Actuellement, un groupe de travail, mis en place par le ministère de la Culture et travaillant en lien avec la Commission d’indemnisation des victimes de spoliation (CIVS) créée en 1999, est chargé de retracer la provenance de ces œuvres, afin de déterminer lesquelles ont été spoliées et lesquelles ne l’ont pas été. Dans le cas des biens spoliés, le groupe s’attache également à identifier leur propriétaire au moment de la spoliation pour permettre leur restitution à leurs ayants droit. Pour la collection des peintures, plus d’une cinquantaine d’oeuvres ont ainsi pu être rendues depuis 1951. Le Louvre
An estimated 100,000 objects in France alone were looted by the Nazis or sold under duress and transferred to Germany — paintings, but also drawings, sculptures and antiquities. Many had belonged to Jewish families whose homes were raided during the Nazi occupation, or who were forced to sell art to survive or to flee the country. From 1945 to 1949, over 61,000 of those objects were returned to France, and about 45,000 were claimed by their owners. Many of the unclaimed pieces were sold at auction. But the French state kept 2,143 of them — even today, experts say it is unclear how they were chosen. The government placed them in an inventory called the Musées Nationaux Récupération, or M.N.R., and entrusted them to museums. The Louvre has 807 such paintings. A little over 100 looted objects, including about 50 paintings, have been returned to their legitimate owners or their descendants, since the 1950s, after the first wave of restitutions. The French authorities acknowledge the pace is slow.  (…) Curators at the Louvre say the new exhibition rooms are another step in the effort to make information about looted artworks more accessible to the public, and to the victims or their heirs. Some experts praised the idea — Ms. Bouchoux, the former senator, said it was “symbolically and politically positive” — but others said the exhibition rooms lacked context and failed to lay out the complex history that had left the paintings orphaned. Emmanuelle Polack, an art historian who did her doctoral thesis on the Parisian art market under Nazi occupation, noted that the explanatory text in the exhibition rooms did not say that most of the looted artwork belonged to Jewish families. Nor do the plaques beneath the paintings explain where and how each one was found in Germany, like the 19th-century portrait of two sisters by Jacques Augustin Pajou that was taken by the Nazi regime’s foreign minister, Joachim von Ribbentrop. Mr. Allard, the Louvre curator, acknowledged that the plaques and an existing sign were “insufficient,” but said the museum planned to put up a larger banner at the entrance to the rooms. NYT
J’ai tué un juif! J’irai au paradis! Adel (novembre 2003)
On est des Arabes et des Noirs, faut qu’on se soutienne. (…) Les juifs sont les rois car ils bouffent l’argent de l’Etat et, moi, comme je suis noir, je suis considéré comme un esclave par l’Etat. Yousouf Fofana (février 2006)
Allah et son prophète, ils aiment pas les juifs. (…) Mort à Israël! Yousouf Fofana
On est en guerre contre ce pays (…) Ce pays, on le quittera quand il nous rendra ce qu’on nous doit. Tribu Ka (novembre 2006)
Ils ont écrit ‘sale juif’ et ‘sale pédé’ sur son visage avec du Typex, avant de lui faire avaler des mégots de cigarette, un suppositoire, et de l’obliger à sucer un préservatif déroulé sur un bâton. Clarisse Grillon (secrétaire générale du tribunal de Nanterre, février 2008)
L’un d’entre eux s’est acharné contre Ilan en disant je n’aime pas les Feuj !! (…) Il y a un grand nombre de gens mis en cause dans l’affaire d’Ilan (vingt-sept en tout), à qui il faut ajouter les amis, les petits-amis et petites-amies et parfois les parents. On arrive à une quarantaine de personnes qui, elles, savaient pertinemment qu’un jeune homme était détenu, nourri à l’aide d’une paille, ficelé, baillonné, voire frappé. Et toutes ces personnes se sont tues (…) [alors qu’] un simple coup de fil anonyme aurait mis en quelques heures fin au calvaire d’Ilan Halimi. Alexandre Lévy
Dans cette histoire, on retrouve tous les ingrédients du fonctionnement des ghettos : la logique du groupe qui fait commettre des actes qu’on ne commettrait pas individuellement, la présence d’un leader charismatique, la loi du silence, la peur, l’absence de solidarité avec des gens extérieurs au quartier et l’antisémitisme qui circule dans le groupe et d’une certaine façon le cimente, donnant à chacun l’illusion d’exister et d’être en possession d’une forme de compréhension supérieure qui échappe au commun des mortels. On est sur des logiques collectives assez classiques. (…) La focalisation sur les événements du Proche-Orient vient du fait que les gens sont antisémites, pas l’inverse. L’antisémitisme puise ses racines dans les conditions sociales et le vide politique qui règnent dans certaines banlieues. C’est une forme de ‘socialisme des imbéciles’ . Quand on écoute les gens tenir des propos antisémites, ils font leur portrait à l’envers : les juifs sont puissants, je suis faible ; ils sont partout, je suis nulle part; ils sont solidaires, je suis seul ; ils ont le droit de revendiquer leur identité, nous, au contraire, n’avons aucun droit, etc. Didier Lapeyronnie (sociologue)
J’ai tué le sheitan. Kobili Traoré
Je me sentais comme possédé. Je me sentais comme oppressé par une force extérieure, une force démoniaque. (…) « J’ai crié ‘Que Satan soit béni’. Ils s’enferment tous après. […] Moi je voulais rester, je ne sais pas pourquoi. (…) je me sentais pourchassé et je me suis mis à réciter des paroles du Coran (…) Je ne savais pas chez qui j’allais atterrir. C’est quand j’ai vu dans l’appartement une Torah, j’ai vu la dame qui s’est réveillée. (…) Je lui ai dit ‘Appelez la police, on va se faire agresser’. Elle a appelé d’un téléphone fixe. (…) Je l’ai tapée avec le téléphone, ensuite avec mes poings. Ensuite, je ne sais pas ce qui m’a pris, je l’ai soulevée et jetée par la fenêtre. (…) Je pensais que c’était des démons. (…) Je ne suis pas antisémite. Ça aurait pu tomber sur n’importe qui. (…) C’est horrible. Je n’aurais jamais dû faire ça, c’est sans doute parce que j’avais fumé trop de cannabis. (…) Tout ce qu’on essaye de faire passer par les médias, c’est faux.  Kobili Traoré
A plusieurs reprises lors de son audition, il se retranche derrière des « je ne sais pas ». – Des voisins disent avoir entendu « Allah Akbar », lui fait remarquer la juge d’instruction. – Je ne me souviens pas d’avoir dit ça. De même, Kobili ne se rappelle pas avoir crié « Tu vas payer ». De nombreux témoins ont pourtant dit aux enquêteurs avoir entendu un mélange de hurlements, de menaces et de références religieuses, en français et en arabe. L’homme est interpellé à 5h35 par trois policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), arrivés pourtant sur les lieux près d’une heure auparavant. (…) Interrogé sur ses liens avec la retraitée, le jeune tueur se montre plus prolixe. Oui, il savait qu’elle était sa voisine du dessus, depuis « au moins dix ans ». Oui, il avait connaissance de sa pratique religieuse assidue. Comment? « Sa façon de s’habiller, avec des habits traditionnels pour aller à la synagogue, ou ses enfants quand ils venaient et avaient la kippa. » En revanche, Kobili nie que la religion de Sarah Halimi ait motivé son geste. « Je ne suis pas antisémite. Ça aurait pu tomber sur n’importe qui », se défend-il, précisant n’avoir jamais eu de problèmes avec la communauté juive. L’Express
C’est un Juif qui rencontre un autre Arabe. Blague juive
Ma famille paternelle est originaire de Slovaquie. D’origine juive, mon grand-père a dû s’expatrier pour fuir les nazis. C’est comme cela qu’il est arrivé en France avant de rejoindre la clandestinité pendant la guerre. Il est arrivé dans les Alpes avec mon père qui avait alors 4 ans. Ironie du sort, c’est un curé qui s’est occupé de lui jusqu’à la fin de la guerre. (…) Et il deviendra même le premier directeur du premier Mammouth à Toulouse à la fin des années 1960. Jean-Luc Reichmann
Nagui, quand vous étiez petit, c’était le salon enfumé par les cigarettes de votre père, la table de travail de vos parents tous les deux profs, la table encombrée de copies à corriger, de fiches de cours… Vous faites vos devoirs et votre père vous dit: « Quel que soit le métier que tu feras, premier ministre ou balayeur, sois le meilleur ». Thierry Ardisson
Papa était prof de littérature à la fac, maman était prof de français, grec et latin au lycée, mais nous vivions dans l’attente du courrier qui apporterait la bonne ou la mauvaise nouvelle, à tel point que maman n’avait jamais complètement vidé nos malles. Quand le permis de séjour de mon père n’a pas été renouvelé, nous avons dû partir. Le Canada nous a accueillis et j’ai adoré. (…) j’ai grandi en voyageant. Je refuse les frontières, le racisme et l’exclusion. Je me sens citoyen du monde mais, à l’inverse, je n’ai eu de cesse d’avoir une maison à moi pour m’enraciner. A la naissance de chacun de mes enfants, j’ai planté un arbre. Notre maison de vacances, dans le Sud, est la maison d’enfance que je n’ai jamais eue. (…) Je ne me sentais pas bien physiquement, je ne supportais pas les moqueries. Nagui devenait Maguy à cause de la série télévisée. Fam, mon nom, se transformait en femmelette. Un jour, une fille m’a déclaré: ‘Si je t’épouse, je deviendrai Mme Fam. C’est super.’ Je me suis dit: ‘C’est vachement bien les filles!’ Je n’étais pas beau mec, la tchatche est devenue un moyen de séduction.(… [Mon frère] est analyste financier. Il a fait de brillantes études de commerce, celles que je n’ai pas terminées. Nous avons quatre ans d’écart. Il m’a donné le goût de la musique, du cinéma, de la compétition aussi: qui va le plus vite, qui gagne le plus d’argent pendant les vacances, qui a la plus jolie petite amie… Il est un repère d’autant plus essentiel que nous avons perdu nos parents. Nous sommes seuls en haut de la pyramide. (…) J’ai admiré le travail merveilleux de ma mère, j’ai lu le livre que mon père a écrit sur Lamartine. Mais je n’ai pas leur culture, leur intelligence, leur sens de la pédagogie. Je possède le dixième de leurs capacités intellectuelles. (…) Travailler avec acharnement pour être le meilleur, dans le respect et la tolérance des autres. La seule chose qui aurait pu les inquiéter et qui a longtemps inquiété maman, c’est la fragilité de ce métier. (…) Je respecte ce pays qui m’a accueilli il y a cinquante ans, ses institutions, ses représentants. Je ne comprends pas ceux qui s’efforcent à ne pas parler le français en France. Garder une langue maternelle que l’on parle entre soi, parce qu’on a un peu de nostalgie, je comprends. Mais il faut s’adapter à la société dans laquelle on vit. Sinon, cela crée de l’exclusion. Comme si les Bretons ne voulaient parler que le breton! (…) Il paraît que je salis la langue française, un comble pour un fils de profs de français! On m’écrit que je dois retourner dans mon pays, sinon on va m’égorger… Et comme certaines menaces ne sont même plus anonymes, j’ai fini par porter plainte. Mais, souvenez-vous aussi, j’ai eu droit à une couverture de ‘Charlie’. Moi, en chameau, avec ce titre: ‘Nuit gravement à la santé.’ J’ai eu mal à en pleurer. Ça ne m’a pas empêché de présenter ‘Je suis Charlie’ sur France 2 avec France Inter, le lendemain des attentats, pour dire haut et fort que la liberté de la presse doit permettre aux caricaturistes de se moquer de tout le monde. (…) [c’est un Juif qui rencontre un autre Arabe] l’histoire de Michel Boujenah (…) dit que j’ai mal quand j’entends des phrases faites pour nous dresser les uns contre les autres. Ma mère était aixoise, mon père égyptien. J’ai du sang français, italien protestant, arabe, juif polonais, copte, catholique. Et alors? Je suis un être humain qui respecte le pays dans lequel il vit et qui demande qu’on le respecte aussi. Le sentiment d’insécurité existe, mais il n’a pas une couleur de peau. J’ai cru que les choses iraient de mieux en mieux, c’est devenu faux. Aujourd’hui, le petit garçon que j’étais ne grandirait sûrement pas avec les mêmes chances. (…) Une étude démontre que, quand on fait du bien, ça nous fait du bien. Accueillir un enfant, donner un petit bout de chance, c’est quoi? Ajouter un lit dans une chambre, une assiette à table. C’est surtout un enrichissement, des liens créés qui perdurent. Je m’en veux de ne pas y avoir pensé avant. (…) [Utiliser sa notoriété pour aider] Je le fais, bien sûr, à travers le Téléthon, en étant parrain de la Fondation pour la recherche médicale et du Secours populaire, mais il y a aussi d’autres actions moins visibles qui comptent beaucoup. (…) Au cours d’un enregistrement de ‘N’oubliez pas les paroles’, je m’étais adressé aux enfants pour leur dire que si un adulte posait la main sur eux d’une façon qui les mettait mal à l’aise, ils devaient appeler ce numéro: le 1, le 1 et le 9. J’ai reçu une lettre d’une maman qui me disait : ‘Je voulais vous remercier parce que ma fille est venue me parler et je ne savais pas ce qu’il se passait chez moi. Grâce à vous, nous allons nous occuper de ce scandale dans notre famille.’ Une enfant à qui j’ai pu être utile, ça me va. Je pourrais tout arrêter demain, j’aurai au moins fait ça. Nagui
En venant à la maison, certains de nos amis ont décidé, à leur tour, d’accueillir des enfants pour les vacances. J’accepte d’ailleurs d’en parler avec vous pour cette unique raison: encourager ceux qui liront ces lignes à le faire aussi, dans la mesure de leurs possibilités. Mélanie
La première chose qui fait plaisir au petit gars d’Alexandrie est de ne plus avoir peur de passer la douane quand il revient d’un pays étranger. (…) En effet, ce qui change c’est que, ceux qu’on appelle poliment, les diversités culturelles sont maintenant représentées. Tout le monde est là. Le trio de tête de ce classement était Roselmack – Nagui – Reichmann. Maintenant ce qui serait bien c’est d’arriver un jour à ne plus le remarquer. (…) La journée est très réglée : elle commence tôt à la maison avec les gamines à préparer et à déposer à l’école. Arrivée à 9 heures à Europe 1 pour préparer l’émission diffusée de 9h30 à 11h. Là je saute dans la voiture pour arriver au studio TV de La Plaine St Denis. J’ai dix minutes pour me changer, me maquiller et enregistrer « Tout le monde veut prendre sa place ». On enregistre cinq émissions en rafale, entrecoupé d’une pause déjeuner. J’essaie d’être à la maison vers 19 heures pour le bain des enfants. Un autre jour, je dois enregistrer « N’oubliez pas les paroles » de 13 heures à 20 heures. Un autre jour, il faudra enregistrer « Taratata » jusque vers 2 heures du matin. (…) le gros avantage d’un jeu est qu’il a une mécanique, des règles, un jalonnement précis et donc vous pouvez toujours retomber sur vos pattes si vous faites le fou au milieu de ces règles. S’il n’y a pas ce cadre là, et si je fais uniquement l’idiot, je me perds et l’auditeur ou le téléspectateur aussi. Cela devient alors n’importe quoi et très prétentieux car ce n’est construit qu’autour de celui qui fait ses vannes. Et là, je me suis pris des claques. D’autres sont beaucoup plus doués que moi pour faire ce genre d’émissions. Je pense à Ruquier, Baffie, Ardisson. Certains, comme moi, ont besoin de structure avec si je peux dire « un début, un milieu et une fin ». (…) [c’est quand même facile d’animer un jeu : tout le monde peut prendre votre place] c’est ce que Julien Courbet me disait : le premier qui vient me voir pour me dire qu’animer un jeu c’est facile, je lui pète la gueule. Julien travaille beaucoup pour être un très bon animateur de jeu qu’il est en train de devenir, vous le verrez sur France 2. Il sort de 15 ans de présentation de magazines de reportages. Il pensait avoir vu tout ce qu’il y avait de compliqué dans l’animation télé et là, dans les jeux, c’est la fatigue, la concentration et les changements d’humeur qui sont les plus déstabilisants. Mais en même temps on est payé pour rire et c’est quand même formidable. (…) Le téléspectateur a peut-être envie de s’amuser quand le quotidien n’est pas drôle et de gagner de l’argent quand il voit que tout est cher. Et puis pour une chaînes, un jeu coûte moins cher qu’une fiction, un documentaire, une variété ou des reportages. Donc le rapport coût/rendement est intéressant pour un chaîne et le rapport gain/divertissement peut être plaisant pour le téléspectateur. Donc si tant mieux tout le monde s’y retrouve et on arrive à cette mode des jeux. (…) Je vais vous dire la vérité: je me sens extrêmement proche du service public, les dirigeants actuels et la ligne éditoriale choisie. Sur le service public, le téléspectateur peut apprendre en s’amusant tout en corsetant cet amusement de limites qui s’appellent le respect et la décence. Les patrons du service public ont une ligne éditoriale avec des règles. Il y a des mots qu’on ne dit pas sur France 2 et que l’on dit plus facilement à Canal ou dans le privé. Et je suis conscient que pour les chaînes publiques je suis un peu « border-line ». (…) Je suis très heureux qu’Europe 1 m’ait donné cette chance. Et je vais être très honnête avec vous: ce sont les seuls. Ce sont les seuls fous qui sont venus me dire cet été « venez chez nous ». Avec le jeu que j’anime tous les matins sur Europe 1, je fais du divertissement et de la culture générale pour montrer qu’on peut s’amuser et apprendre des choses.  Nagui

Après le white flight et le bobo flight, le Jewish flight !

Prénom arabe mais père égyptien copte et mère juive franco-italienne, arrivé en France à l’âge de quatre ans mais contraint pour des raisons de visa de repartir au Canada,  fils de professeurs de lettres mais considéré comme menace pour la langue française …

A l’heure où douze ans après l’odieux assassinat d’Ilan Halimi

Et, sans compter  les tueries de Toulouse ou de l’Hypercacher, un an après le tout odieux meurtre de son homonyme Sarah Halimi dont la justice refuse toujours de reconnaitre le caractère aussi évidemment antisémite …

Se poursuit, sous la pression du nouvel antisémitisme musulman qui monte et qui tue, l’exil forcé de la communauté juive en France …

Aussi bien extérieur (Israël, Canada ou Etats-Unis) qu’intérieur (vers les quartiers plus calmes de Paris ou de la région parisienne) …

Et que pour briller sur les plateaux télé les groupies des djihadistes coranisent les halleluias de Leonard Cohen …

Alors que pour présenter les toiles spoliées par les Nazis nos musées oublient de mentionner l’origine des victimes ..

Comment ne pas comprendre …

L’envie étant à la mesure du succès

La véritable prudence de sioux concernant leurs origines …

L’animateur préféré des Français compris …

 De tant de nos plus grandes célébrités ?

Nagui : « Mélanie ma chance, mon amour »
Ghislain Loustalot

Paris Match

12/10/2016

Mélanie et Nagui vivent ensemble depuis seize ans et ne peuvent envisager de passer même une nuit l’’un sans l’’autre.

Paris Match. Vous vous êtes mariés en 2010, mais votre histoire d’amour dure depuis seize ans. Comment a-t-elle démarré ?
Mélanie.Quand nous nous sommes rencontrés, je chaperonnais une copine qui ne voulait pas se rendre seule à une soirée chez lui. Nous avons joué à Taboo, c’était bon enfant. Même si j’ai été séduite, je n’étais pas du tout prête à me lancer dans une relation, d’autant qu’il avait, disons, une certaine réputation. Je ne voulais pas que ce soit facile. (Lire aussi : « Avant elle, je n’étais pas le même »)

« Mélanie m’a transformé humainement » Nagui

Nagui, étiez-vous un séducteur, un homme à femmes ?
Nagui. J’ai pris des “vestes” pendant des années. Je me trouvais moche. La télé ne m’a pas rendu beau mais… charmant. Je suis tombé dans le panneau. J’ai utilisé ce charme pour multiplier les dragues et les conquêtes. Par moments, j’ai cru être amoureux. Avec Mélanie, je me suis rendu compte de ce que cela signifie vraiment. Aujourd’hui, après seize années de vie commune, je n’envisage pas de passer une nuit sans elle. Si je dois m’absenter de Paris, je prends un avion tard le soir pour la rejoindre, un autre très tôt le lendemain pour retourner travailler. Nous ne supportons pas d’être l’un sans l’autre. (Lire aussi : Nagui déclare son amour – « Je suis un peu un boulet »)

Que vous a-t-elle apporté qui a bouleversé votre vie ?
Nagui. Elle m’a transformé humainement, donné l’appétit de découvrir et de comprendre. Je n’étais plus allé au musée depuis l’enfance. Son regard m’éclaire, y compris dans mes choix professionnels.
Mélanie. Il se faisait refouler mais tenait bon. Je le trouvais extraordinairement fort de ne rien lâcher quand il n’avait plus rien. Mon amour pour lui s’en est trouvé grandi : je n’avais jamais connu un homme aussi tenace et courageux…

Et vous, Mélanie, que vous a-t-il apporté qui a transformé votre existence?
Mélanie. L’amour, justement. Nous avons attendu quatre ans avant de faire un enfant. Nous avons construit notre couple d’abord, nous voulions être sûrs. Nous sommes complémentaires. Moi rêveuse, lui dans l’efficacité. Il me recadre.
Nagui. Elle est d’une rigueur inimaginable. Sur les horaires et l’organisation de la vie familiale, par exemple, alors que je suis plutôt laxiste. Mélanie est tout à la fois : épouse parfaite, maîtresse, pote avec qui je vais au foot, confidente. Et puis mère. Elle ne m’a pas seulement appris à éduquer nos enfants, j’ai également modifié, grâce à elle, ma façon de me comporter avec Nina, ma première fille. Et Mélanie est devenue pour elle une belle-maman exceptionnelle.

Mélanie, quelle a été votre formation avant qu’on vous découvre dans la série ‘Sous le soleil’?
Mélanie. La danse a été ma vocation première. A 16 ans, j’ai compris que j’adorais surtout être sur scène et je me suis dirigée vers le théâtre. J’ai pris des cours, passé des castings, tourné des pubs. J’ai travaillé très tôt. A 19 ans, j’étais indépendante.

Où avez-vous grandi?
Mélanie. Je suis née à Paris où mon père, anglais, et ma mère, australienne, se sont rencontrés. Elle était venue voyager en France après ses études et n’est plus repartie. Ils donnaient des cours d’anglais au sein de la CGM, une compagnie maritime. Puis, à la quarantaine, mon père a souhaité changer de vie. Devenu journaliste sportif, il a couvert le tennis et le golf pour ‘Le Monde’ et ‘Le Figaro’ en France, pour le ‘Guardian’ et ‘The Independent’ en Angleterre. Ma mère a suivi une voie similaire, elle a pris sa retraite anticipée, et a publié trois romans. J’ai une soeur qui, après des études de lettres, est devenue interprète. Elle parle français, anglais et japonais.
Nagui. J’aurais tellement aimé que Mélanie et ses parents rencontrent les miens ! Malheureusement, la vie en a décidé autrement.

Mélanie, vous êtes de retour sur scène dans ‘L’heureux élu’. Cela a été possible parce que les enfants ont grandi?
Mélanie. J’ai tourné dans quelques films alors que j’étais enceinte de Roxane, puis d’Annabel. Mais mon énergie passait dans leur éducation, d’autant plus que nous avons eu un troisième enfant. J’ai attendu qu’Adrien, qui a 4 ans, aille à l’école de façon régulière pour remettre la machine en route. Et elle s’est mise en route toute seule, puisque le metteur en scène Jean-Luc Moreau m’a demandé de jouer dans ‘L’heureux élu’.

Qu’est-ce qui vous a plu dans cette pièce corrosive sur la nature humaine?
Mélanie. J’ai adoré le pouvoir comique du texte d’Eric Assous, son regard sur notre société, sur l’hypocrisie de certains discours. Et puis mon personnage est complexe, passionnant à jouer. En tant que partenaire, Bruno Solo a été adorable.

Mélanie, pendant que vous êtes sur scène, quel genre de père est Nagui?
Mélanie. Très tendre, très tactile et câlin avec tous ses enfants, sans différence.
Nagui. J’ai un fils qui veut me tuer, je veux dire de manière oedipienne: il veut déjà tuer le père. Il est Superman, il veut être plus fort que moi.
Mélanie. Il cherche toujours la bagarre. En même temps, il a besoin d’un héros. Il y a un mimétisme incroyable entre Adrien et son père.

L’un de vos enfants aurait-il déjà une vocation artistique?
Mélanie. Il était important pour nous qu’ils fassent de la musique. C’est la meilleure école, celle de l’effort et de la rigueur.
Nagui. Ils se rendent compte que, grâce au travail, ils obtiennent des résultats, comme dans la vie. Mais rien n’est imposé, ils ont chacun choisi leur instrument.
« Pendant des années, j’ai pris des vestes. La télé ne m’a pas rendu beau mais charmant » Nagui

Comment réagissent-ils face à votre médiatisation?
Nagui. Il a fallu relativiser, éduquer. Ce n’est pas parce que je travaille à la télévision qu’ils doivent faire les crâneurs. Au début, nous préférions qu’ils ne parlent pas du métier de leurs parents à l’école. Mais ça ressemblait à de la culpabilité. Le plus compliqué, c’est de ne pas pouvoir marcher dans la rue en les tenant par la main, parce que quelqu’un va faire une photo pour l’envoyer sur les réseaux sociaux.
Mélanie. Maintenant, ils ont l’habitude. Ils repèrent avant nous la personne qui tente de nous photographier, se mettent de dos et nous préviennent.
Nagui. Si je ne refuse jamais de prendre la pose seul, je demande systématiquement aux gens d’effacer les photos des enfants. Ils n’ont pas à subir ça.

Vous êtes arrivé à 4 ans d’Egypte, où vous étiez né, mais votre famille a dû partir un moment au Canada. Pour quelles raisons?
Nagui. Papa était prof de littérature à la fac, maman était prof de français, grec et latin au lycée, mais nous vivions dans l’attente du courrier qui apporterait la bonne ou la mauvaise nouvelle, à tel point que maman n’avait jamais complètement vidé nos malles. Quand le permis de séjour de mon père n’a pas été renouvelé, nous avons dû partir. Le Canada nous a accueillis et j’ai adoré.

Est-ce que tout cela fait de vous un curieux du monde?
Nagui. Oui, parce que j’ai grandi en voyageant. Je refuse les frontières, le racisme et l’exclusion. Je me sens citoyen du monde mais, à l’inverse, je n’ai eu de cesse d’avoir une maison à moi pour m’enraciner. A la naissance de chacun de mes enfants, j’ai planté un arbre. Notre maison de vacances, dans le Sud, est la maison d’enfance que je n’ai jamais eue. Timide, donc tchatcheur, dites-vous de l’adolescent que vous

Timide, donc tchatcheur, dites-vous de l’adolescent que vous étiez. Pourquoi?
Nagui. Je ne me sentais pas bien physiquement, je ne supportais pas les moqueries. Nagui devenait Maguy à cause de la série télévisée. Fam, mon nom, se transformait en femmelette. Un jour, une fille m’a déclaré: ‘Si je t’épouse, je deviendrai Mme Fam. C’est super.’ Je me suis dit: ‘C’est vachement bien les filles!’ Je n’étais pas beau mec, la tchatche est devenue un moyen de séduction.

Vous aviez le sentiment d’être un usurpateur, dites-vous. Vos audiences vous feraient plutôt qualifier de sauveur…
Nagui. J’ai beaucoup de chance d’avoir la situation que j’ai, mais je sais que tout est fragile. J’ai connu les périodes où le téléphone ne sonne plus. Ça peut arriver de nouveau, je ne m’y suis pas préparé. Comment se préparer au désamour?

Etes-vous déjà retourné en Egypte?
Nagui. Une fois. Nous avions décidé d’organiser une seconde cérémonie de mariage. Avec mon frère, Carim, nous avons fondu en larmes sitôt débarqués de l’avion. Trop de souvenirs. Nous aurions tellement aimé que nos parents soient là…

Votre frère exerce-t-il le même genre de métier que vous?
Nagui. Il est analyste financier. Il a fait de brillantes études de commerce, celles que je n’ai pas terminées. Nous avons quatre ans d’écart. Il m’a donné le goût de la musique, du cinéma, de la compétition aussi: qui va le plus vite, qui gagne le plus d’argent pendant les vacances, qui a la plus jolie petite amie… Il est un repère d’autant plus essentiel que nous avons perdu nos parents. Nous sommes seuls en haut de la pyramide.

N’avez-vous pas été tenté de suivre la voie de Lotfy et Colette, vos parents enseignants?
Nagui. J’ai admiré le travail merveilleux de ma mère, j’ai lu le livre que mon père a écrit sur Lamartine. Mais je n’ai pas leur culture, leur intelligence, leur sens de la pédagogie. Je possède le dixième de leurs capacités intellectuelles.
« J’ai eu droit à une couverture de ‘Charlie’. Moi, en chameau, avec ce titre: ‘Nuit gravement à la santé.’ J’ai eu mal à en pleurer » Nagui

Quelles sont les valeurs qu’ils vous ont transmises?
Nagui. Travailler avec acharnement pour être le meilleur, dans le respect et la tolérance des autres. La seule chose qui aurait pu les inquiéter et qui a longtemps inquiété maman, c’est la fragilité de ce métier. Heureusement, elle est partie sans savoir que j’allais quitter Canal+ et affronter quelques années difficiles.

Pour vous, respect et tolérance, cela veut dire quoi?
Nagui. Je respecte ce pays qui m’a accueilli il y a cinquante ans, ses institutions, ses représentants. Je ne comprends pas ceux qui s’efforcent à ne pas parler le français en France. Garder une langue maternelle que l’on parle entre soi, parce qu’on a un peu de nostalgie, je comprends. Mais il faut s’adapter à la société dans laquelle on vit. Sinon, cela crée de l’exclusion. Comme si les Bretons ne voulaient parler que le breton!

Pourtant, vous recevez des lettres d’insultes et desmenaces de mort…
Nagui. Il paraît que je salis la langue française, un comble pour un fils de profs de français! On m’écrit que je dois retourner dans mon pays, sinon on va m’égorger… Et comme certaines menaces ne sont même plus anonymes, j’ai fini par porter plainte. Mais, souvenez-vous aussi, j’ai eu droit à une couverture de ‘Charlie’. Moi, en chameau, avec ce titre: ‘Nuit gravement à la santé.’ J’ai eu mal à en pleurer. Ça ne m’a pas empêché de présenter ‘Je suis Charlie’ sur France 2 avec France Inter, le lendemain des attentats, pour dire haut et fort que la liberté de la presse doit permettre aux caricaturistes de se moquer de tout le monde.

Vous racontez parfois cette histoire: c’est un Juif qui rencontre un autre Arabe. Que signifie-t-elle pour vous?
Nagui. Ah, l’histoire de Michel Boujenah! Elle dit que j’ai mal quand j’entends des phrases faites pour nous dresser les uns contre les autres. Ma mère était aixoise, mon père égyptien. J’ai du sang français, italien protestant, arabe, juif polonais, copte, catholique. Et alors? Je suis un être humain qui respecte le pays dans lequel il vit et qui demande qu’on le respecte aussi. Le sentiment d’insécurité existe, mais il n’a pas une couleur de peau. J’ai cru que les choses iraient de mieux en mieux, c’est devenu faux. Aujourd’hui, le petit garçon que j’étais ne grandirait sûrement pas avec les mêmes chances.
« Je respecte ce pays qui m’a accueilli il y a cinquante ans. Je ne comprends pas ceux qui ne s’efforcent pas de parler le français en France » Nagui

Vous accueillez, à travers le Secours catholique, des enfants qui ne peuvent pas partir en vacances. Pourquoi?
Nagui. Parce que, Mélanie…
Mélanie. Je ne supporte pas l’injustice. On va dans cette maison, dans le Midi, avec une piscine, de la place, la plage à proximité. On peut donner du bonheur à un enfant, lui ouvrir d’autres portes. Une richesse partagée. A l’époque, il y a dix ans, nous n’avions que Nina et Roxane, et, depuis, nous n’avons jamais cessé. La première jeune fille, qui a désormais 20 ans, fait des études de droit. Quand elle a vu la mer pour la première fois, une autre petite fille, qui vient depuis deux ans, s’est exclamée: ‘Elle est hypergrande cette piscine!’ C’était bouleversant.
Nagui. Une étude démontre que, quand on fait du bien, ça nous fait du bien. Accueillir un enfant, donner un petit bout de chance, c’est quoi? Ajouter un lit dans une chambre, une assiette à table. C’est surtout un enrichissement, des liens créés qui perdurent. Je m’en veux de ne pas y avoir pensé avant.
Mélanie. En venant à la maison, certains de nos amis ont décidé, à leur tour, d’accueillir des enfants pour les vacances. J’accepte d’ailleurs d’en parler avec vous pour cette unique raison: encourager ceux qui liront ces lignes à le faire aussi, dans la mesure de leurs possibilités.

Utiliser sa notoriété pour aider, est-ce important?
Nagui. Je le fais, bien sûr, à travers le Téléthon, en étant parrain de la Fondation pour la recherche médicale et du Secours populaire, mais il y a aussi d’autres actions moins visibles qui comptent beaucoup.

Lesquelles?
Nagui. Au cours d’un enregistrement de ‘N’oubliez pas les paroles’, je m’étais adressé aux enfants pour leur dire que si un adulte posait la main sur eux d’une façon qui les mettait mal à l’aise, ils devaient appeler ce numéro: le 1, le 1 et le 9. J’ai reçu une lettre d’une maman qui me disait : ‘Je voulais vous remercier parce que ma fille est venue me parler et je ne savais pas ce qu’il se passait chez moi. Grâce à vous, nous allons nous occuper de ce scandale dans notre famille.’ Une enfant à qui j’ai pu être utile, ça me va. Je pourrais tout arrêter demain, j’aurai au moins fait ça.

Voir aussi:

MÉDIAS

20/12/2017 10:20 CET | Actualisé 20/12/2017 10:21 CET

Nagui reprend la tête du classement des animateurs préférés des Français

Il avait déjà atteint la tête du classement en décembre 2014 avant de céder la place à Michel Cymes.

MÉDIAS – Nagui est l’animateur préféré des Français en cette fin d’année 2017. Selon un sondage OpinionWay (représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus) qui paraîtra le 22 décembre dans TV Magazine, Nagui a rattrapé -de peu- Michel Cymes en tête du classement des animateurs préférés des français.

Selon le journal, qui publie deux fois par an cette étude recensant les 50 personnalités télé les plus populaires, l’animateur du « Journal de la Santé » de France 5 Michel Cymes, 28,9% des suffrages, a été dépassé d’un cheveu par Nagui (29% des suffrages).

Nagui avait déjà atteint la tête du classement en décembre 2014 avant de céder la place à Michel Cymes.

Chouchou des jeunes générations selon ce sondage, Nagui est très présent sur les ondes avec « La bande originale » à la mi-journée sur France Inter et les émissions de France 2 « Tout le monde veut prendre sa place », « N’oubliez pas les paroles » et « Taratata ».

Avec sa troisième place (24,5%), Élise Lucet est la première femme à accéder au podium depuis la création du Top 50 des animateurs dans TV Magazine.

La présentatrice de « Cash Investigation » et d‘ »Envoyé spécial » est suivie de près par Stéphane Plaza, l’animateur de « Recherche appartement ou maison » sur M6 qui remporte 24,3% des voix et arrive en tête chez les téléspectatrices et chez les 18-34 ans.

Jean-Luc Reichmann (23,7%), Laurent Delahousse (22,5%), Stéphane Bern (21,6%), Jean-Pierre Pernaut (21,1%), Yves Calvi (18%) suivent dans le classement, rejoints par Anne-Sophie Lapix (17,9%) qui a pris à la rentrée les rênes du 20H de France 2.

À noter que dans un sondage BVA pour la presse régionale et Foncia paru le 28 octobre dernier, Élise Lucet était désignée animatrice préférée des Français. L’animatrice de « Cash Investigation arrivait en tête du classement devant Nagui et Michel Cymes, ex-aequo.

Voir aussi:

« Je suis un enfant de Coluche »

Grand Sud – Solidarité. Jean-Luc Reichmann animera la soirée « Atout cœur » consacrée à l’économie sociale, le 17 mars prochain à Toulouse. Altruiste, la star de TF1 cultive la solidarité.

La Dépêche

Quelle est l’étincelle qui vous a révélé au métier de saltimbanque ?

J’ai un souvenir précis à 14 ans. J’ai acheté ma première mob en vendant de la saucisse que je faisais déguster crue sur le parking du Mammouth. J’en ai vendu quatre tonnes, ce qui a soufflé tout le monde. J’étais d’autant plus une attraction que j’étais le fils du directeur du magasin. Et en plus, j’avais du bagou…

Vous êtes né à Toulouse, mais vous avez des racines familiales beaucoup plus lointaines…

Oui, ma famille paternelle est originaire de Slovaquie. D’origine juive, mon grand-père a dû s’expatrier pour fuir les nazis. C’est comme cela qu’il est arrivé en France avant de rejoindre la clandestinité pendant la guerre. Il est arrivé dans les Alpes avec mon père qui avait alors 4 ans. Ironie du sort, c’est un curé qui s’est occupé de lui jusqu’à la fin de la guerre.

Ce père qui choisira beaucoup plus tard Toulouse…

Oui et il deviendra même le premier directeur du premier Mammouth à Toulouse à la fin des années 1960. Il y est resté et je reviens au moins deux fois par mois à Toulouse pour voir mes parents, ma petite sœur, mes neveux, mes copains. Je n’oublie pas que j’ai débuté sur la radio des Coteaux à Toulouse avant de passer à Radio Combos où j’avais hérité du délicieux surnom de « Boogie-chou ».

Est-ce que quelqu’un vous a donné la main pour réussir professionnellement ?

Non, je me suis fait tout seul avec des périodes de doute où j’aurais bien aimé que quelqu’un me parraine. Pour moi, « La brosse à dent », où je faisais la voix off, a été un vrai déclencheur, mais Nagui ne m’a pas spécialement aidé. C’est une profession où il faut se faire tout seul. Moi, je me suis beaucoup appuyé sur ma famille.

Dans votre vie, il y a un drame personnel qui a beaucoup compté…

Oui, à 20 ans, j’ai eu un accident de moto très grave. J’ai fait plusieurs jours de coma entre la vie et la mort. J’étais tombé très bas. Depuis, je « bouffe » la vie et je fonctionne à 300 %

Quand vous êtes arrivé à Paris, vous étiez un animateur à accent ?

Non, mais je savais en jouer. Ma différence, c’était ma tache sur le nez. Au début, je l’ai masquée au maquillage pour ressembler à tout le monde. À un moment, la production de l’émission « Les z’amours » m’a pourtant fortement suggéré de la faire traiter au laser. Finalement, j’ai décidé d’assumer et cela m’a rapproché de plein de gens.

Est-ce que, pour vous, la notoriété implique aussi des devoirs envers ceux qui vivent dans la précarité ?

Je passe à la télé tous les jours depuis 10 ans et je me suis toujours attaché à respecter les gens. Cela veut dire les écouter, respecter leur différence, avoir le souci de les valoriser à l’antenne. J’aime l’image de la main tendue, j’adore l’idée de faire plaisir, alors quand je peux rendre service pour la bonne cause, je n’hésite pas. Au moins deux fois par mois, je travaille avec des associations caritatives. Faire du bien aux gens, leur dire qu’il ne faut jamais baisser les bras, c’est mon message.

Vous êtes plutôt Coluche ou plutôt abbé Pierre ?

Le combat de l’abbé Pierre contre l’exclusion et la pauvreté est, bien sûr, admirable. Coluche, je l’avais vu à Toulouse sous chapiteau quand j’étais gamin. Il m’avait fait rire, pleurer et pleurer de rire. C’était un type exceptionnel, fin, profond qui pouvait être très violent quand il interpellait les politiques, mais plein de tendresse dans son soutien à tous les gens dans la colère. Oui, je me sens pour toujours un enfant de Coluche.


RENDEZ-VOUS

Atout cœur

L’association Toulouse Atout cœur a décidé cette année de soutenir les actions d’aide à la réinsertion sociale par le travail au cours d’une soirée qui sera organisée, jeudi prochain 17 mars, au centre des Congrès à Toulouse. Une vente aux enchères d’œuvres d’art permettra d’accompagner les projets de création de start up solidaires. La soirée rassemblera plus de 800 invités et sera présidée par Philippe Douste-Blazy, le ministre de la Santé, et par Martin Hirsch, président de l’association Emmaüs.


Son parcours

RADIOS : Début à Toulouse en 1981 sur Radio des Coteaux et Radios Combos, Europe en 1996, Sur RMC en 2000. Depuis septembre 2002, RTL, à 19 h, « Vous avez deux minutes… ».

TELEVISION : De 1995 à 2000, « Les Z’amours » sur France 2, Jeux sans frontières (1 998) sur France 2, « Attention à la marche » depuis mars 2001 sur TF1.

VOIX : Les Guignols depuis 1989 sur Canal +. En voix off, « N’oubliez pas votre brosse à dents» sur France 2 avec Nagui, Bandes annonces de TF1, Publicité.

COMEDIE : Comédien, danseur, chanteur dans « Les précieuses ridicules », de Molière, en comédie musicale rock. Comédien dans Tribunal, Nestor Burma, Navarro, La trilogie de Pagnol.

LIVRE : « Sur 100 Français »,février 2004. « Éditions M. Lafon ».

ACTUALITE : Deux prime time sur TF1. Le 19 mars, il recevra des couples célèbres pour un « Attention à la marche » spécial. En préparation, une émission basée sur la ressemblance d’une mère et de sa fille. Casting prochainement à Toulouse. Envoyer candidatures à

Voir encore:

The Voice : Ce que Mennel a réellement chanté en arabe


Voir enfin:

PARIS — At first, it is unclear why curators at the Louvre chose to squeeze the 31 paintings into two small rooms. Dutch landscapes sit next to German portraits. Depictions of feasts, Roman ruins, a small child with a goat seem to collide.

What ties these pieces together is not style, school or subject, but a singular history. All were looted or bought by German occupiers during World War II, then recovered and brought back to France when the conflict ended.

While France has returned tens of thousands of looted artworks and other objects to their rightful owners, many remain orphaned, including these paintings, which until recently hung in the museum’s regular exhibition spaces, with only a small bit of explanatory text on their descriptive plaques.

“It seemed to us that if we didn’t create a permanent space, we were operating as we used to in the past,” said Sébastien Allard, director of the paintings department at the Louvre, which opened a dedicated space for looted works in December. Although museums are often suspected of wanting to keep the pieces, Mr. Allard said, “our goal is clearly to return everything that we can.”

Critics, while praising the intention, say the new rooms represent a missed opportunity because they do little to further the search for the rightful owners of the paintings or their heirs.

“Museums have really undergone a cultural revolution,” said Corinne Bouchoux, a former senator who wrote a 2013 report on France’s handling of looted artwork. “We’ve gone from an era where these paintings were either hidden or forgotten, to one where this history is accepted.”

“But for the paintings that we are certain were despoiled, the real question is: What is being done to find the descendants?” she said.

An estimated 100,000 objects in France alone were looted by the Nazis or sold under duress and transferred to Germany — paintings, but also drawings, sculptures and antiquities. Many had belonged to Jewish families whose homes were raided during the Nazi occupation, or who were forced to sell art to survive or to flee the country.

From 1945 to 1949, over 61,000 of those objects were returned to France, and about 45,000 were claimed by their owners. Many of the unclaimed pieces were sold at auction.

But the French state kept 2,143 of them — even today, experts say it is unclear how they were chosen. The government placed them in an inventory called the Musées Nationaux Récupération, or M.N.R., and entrusted them to museums. The Louvre has 807 such paintings.

A little over 100 looted objects, including about 50 paintings, have been returned to their legitimate owners or their descendants, since the 1950s, after the first wave of restitutions. The French authorities acknowledge the pace is slow.

“If you just look at the number of restitutions, there is obviously still a lot to do,” said Thierry Bajou, a curator at the Culture Ministry who works with a small team to identify the origins of looted art by combing through museum collections and archives, and by looking for markings, notes or labels on the backs of paintings.

“For a long time, the administration merely waited for the beneficiaries to claim a given work of art,” he said. “Now, we try to study the origin of the works and to identify who was despoiled at the time.”

Authorities collaborating on that effort include museums, the Culture and Foreign Ministries and the Commission for the Compensation of Victims of Spoliation, which was established in 1999 to examine reparation claims made by victims of France’s anti-Semitic laws during the war.

In 2015, the French government also struck a deal with a national organization of genealogists to help track down the heirs of despoiled families.

But French officials say the work is filled with obstacles, including the refusal of some art galleries to open their wartime archives. While some families saw their possessions looted by the Nazis, others were forced to sell their paintings, meaning the initial transaction can appear legitimate and can involve multiple intermediaries.

“We have a responsibility to give the right painting to the right person,” said Vincent Delieuvin, a curator at the Louvre who oversees looted or force-sold paintings. He said that museums did their best to retrace the history of their paintings, but that in many cases only families could provide proof that one was theirs.

An official catalog of the M.N.R. inventory was published in 2004, and a detailed online database is kept, named after Rose Valland, the French Resistance operative who kept a ledger of Nazi thefts.

Curators at the Louvre say the new exhibition rooms are another step in the effort to make information about looted artworks more accessible to the public, and to the victims or their heirs.

Some experts praised the idea — Ms. Bouchoux, the former senator, said it was “symbolically and politically positive” — but others said the exhibition rooms lacked context and failed to lay out the complex history that had left the paintings orphaned.

Emmanuelle Polack, an art historian who did her doctoral thesis on the Parisian art market under Nazi occupation, noted that the explanatory text in the exhibition rooms did not say that most of the looted artwork belonged to Jewish families.

Nor do the plaques beneath the paintings explain where and how each one was found in Germany, like the 19th-century portrait of two sisters by Jacques Augustin Pajou that was taken by the Nazi regime’s foreign minister, Joachim von Ribbentrop.

Mr. Allard, the Louvre curator, acknowledged that the plaques and an existing sign were “insufficient,” but said the museum planned to put up a larger banner at the entrance to the rooms. He also said the Louvre would look into ways of encouraging visitors to use their smartphones to search the Rose-Valland database.

Still, Ms. Polack said the Louvre had missed an opportunity to create an interactive or educational space that visitors might seek out, rather than accidentally stumble on it while in search of the “Mona Lisa.”

“What is interesting is their history, the fact that they belonged to people, that they were taken to Germany and then returned,” Ms. Polack said of the paintings. Their special interest, she added, is not in their aesthetic qualities.

“They are removed from their historical context, and so you can’t understand the enduring necessity of returning them,” she said. “They were witness to a story — tell us that story! »

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3 Responses to Antisémitisme: C’est un Juif qui rencontre un autre Arabe (Happy as God in France: Guess the origins of France’s no.1 TV host and radio personality ?)

  1. jcdurbant dit :

    ENFIN !!!

    C’est aux cris d’ « Allah Akbar » que Kobili Traoré, homme de 27 ans d’origine malienne, s’était introduit chez sa voisine Sarah Halimi (de son vrai nom Lucie Attal), dans la nuit du 3 au 4 avril 2017. Il avait roué de coups cette dame de 65 ans sur le balcon de son appartement, situé dans un HLM du XIe arrondissement de Paris, avant de la défenestrer, puis de hurler : « J’ai tué le sheitan » (le démon, en arabe). Cette mise à mort avait réveillé la question de l’antisémitisme dans les quartiers arabo-africains, soulevée par des intellectuels et des responsables juifs…

    https://www.valeursactuelles.com/societe/meurtre-de-sarah-halimi-la-justice-retient-le-caractere-antisemite-93582

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