S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. Jésus (Jean 15 :20)
Les révélations relatives à l’ingérence russe dans le processus électoral de plusieurs pays, y compris la France, ont ramené sur le devant de la scène des pratiques et méthodes que l’on croyait croupissantes dans les oubliettes de la guerre froide. L’ingérence a pour but d’orienter le cours de la politique d’un pays donné dans une direction favorable aux intérêts de la puissance étrangère. Elle s’appuie sur une panoplie d’outils subversifs (corruption, coercition, propagande, désinformation) relayés par des médias, des associations, ou des personnalités publiques, dans le but d’influencer l’opinion publique et les élites. La Russie n’est pas la seule puissance à pratiquer l’art de la guerre politique. La Chine mène le même combat, utilisant des armes similaires. Au cours des derniers mois, les exemples d’ingérence chinoise se sont accumulés : pressions financières exercées sur la prestigieuse Cambridge University Press, lui intimant de retirer de ses bases de données des centaines d’articles dont le contenu déplaisait à Pékin ; atteintes répétées à la liberté d’expression dans plusieurs universités australiennes et américaines opérées par des associations d’étudiants chinois rattachées à des organes centraux du Parti communiste chinois (PCC) ; rachat de journaux locaux ou coproduction de programmes médiatiques. Le monde politique n’est pas épargné : des tycoons liés au PCC ont versé plusieurs millions de dollars sous forme de donations aux principaux partis politiques australiens ; le directeur de la CEFC China Energy, une compagnie chinoise aux origines opaques, est depuis deux ans conseiller personnel du président tchèque. Alors que la Nouvelle-Zélande se prépare à tenir ses élections législatives, les services de contre-espionnage néo-zélandais ont déclaré avoir ouvert une enquête sur un ex-professeur de l’université d’Auckland, devenu député du Parti national en 2011. Avant son arrivée en Nouvelle-Zélande, Yang Jian avait enseigné à l’Institut des langues étrangères de Luoyang, une institution formant les officiers de renseignement du 3e département de l’Armée populaire (l’équivalent de la NSA). Il avait «oublié» de le mentionner. Les objectifs de la guerre politique menée par la Chine sont différents de ceux de Moscou, mais leurs tactiques ont un point commun : la manipulation de la liberté et de l’ouverture offertes par les sociétés démocratiques. Là où la Russie veut diviser l’Europe, détourner son attention et la dissuader de réagir à ses agressions répétées, Pékin souhaite établir sa prépondérance sur une région Asie-Pacifique élargie qu’elle souhaite débarrassée de la présence américaine. Afin d’y parvenir sans déclencher de conflit militaire, elle s’attache à décrédibiliser Washington auprès de ses alliés, à diviser les acteurs régionaux et à les dissuader d’intervenir dans l’espace maritime est-asiatique qu’elle souhaite établir comme son pré carré. Au-delà de la rivalité stratégique sino-américaine, c’est aussi un accès à des marchés, des savoir-faire et des technologies, que recherche une Chine qui s’est donnée pour objectif de dépasser la première puissance économique mondiale. Le rêve du «grand marché chinois» ou la promesse d’opportunités lucratives offertes par son programme des «nouvelles routes de la soie» servent d’appâts à des entreprises et gouvernements souvent prompts à coopérer sans se soucier des potentielles conséquences négatives à long terme. Enfin, le contrôle de l’information et l’effort de propagande chinois ne s’arrêtent pas à la frontière virtuelle créée par la «grande muraille digitale» qui scelle le cyberespace de la République populaire. Xi Jinping souhaite que la «voix de la Chine» résonne dans le monde, martelant les succès de la «solution chinoise» présentée comme une alternative à un modèle de globalisation en faillite. Une alternative dans laquelle les «droits au développement» passent avant le respect des valeurs universelles. Nadège Rolland
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Depuis l’Holocauste, (…) on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. René Girard
Un gouvernement qui n’est pas responsable face à son propre peuple ne peut être responsable face au reste du monde. (…) Ne pas vouloir offenser la Chine signifie qu’ils ne peuvent pas aider la Chine, ne peuvent pas aider le peuple chinois à jouir de ses droits et ne peuvent pas aider la communauté internationale à intégrer un membre fiable, stable et pacifique. Cela n’est pas une bonne chose. Si le monde est indifférent, il porte une grande part de la responsabilité. Bao Tong (ami personnel de Zhao Ziyang)
Tant que le parti ne reverra pas son jugement sur le 4 juin, et ne reconnaîtra pas que c’était un mouvement patriotique et démocratique, la démocratie ne pourra pas avancer ici. Cela veut dire que tout ce qu’ils nous racontent sur la démocratie en marche et les droits de l’Homme ne sont que mensonges. Qi Zhiyong (ancien étudiant ayant perdu une jambe sous les balles le 4 juin)
Jusqu’à présent la communauté internationale (…) a adopté une politique d’apaisement à l’égard du gouvernement chinois. Ding Zilin (Mère d’une des victimes du 4 juin)
Nous les démocrates chinois, nous sommes comme les Juifs dans l’Allemagne Nazie. Pourquoi les Occidentaux ne viennent pas à notre secours est un grand mystère. Lorsque nous aurons tous été exterminés, vous aurez honte de votre passivité. Vous vous demanderez pourquoi vous ne nous aviez pas vu disparaître? Liu Xia (épouse du dissident emprisonné Liu Xiaobo)
Les évangélistes, c’est aussi des fondamentalistes. Et ils nous emmerdent. Gérard Chaliand
A l’exclusive de l’islam radical répond l’exclusive des évangélistes. Et il faut les voir en Irak (…) comment ils travaillent actuellement, à coups d’arguments sonnants et trébuchants, pour essayer de convertir, en Algérie, en Palestine, au Liban, en Syrie. Antoine Sfeir
Entendre tous les jours que l’Islam est une menace, entendre un jour que 42% des Français le pensent, être amené soi-même à prononcer cette phrase magique, tout cela transforme une subjectivité, engendre des comportements (par exemple des réflexes de méfiance ou de défiance face à toute « manifestation ostensible d’islamité ») et bouleverse donc les interactions futures avec des musulman-e-s de chair et d’os. Pour être plus concret : à force d’entendre, puis de dire soi-même, que l’Islam est une menace, on finit qu’on le veuille ou non, qu’on le sente ou non, par adopter vis-à-vis des musulman-e-s qu’on croise une attitude hostile, distante, craintive ou méprisante, que lesdit-e-s musulman-e-s ne peuvent que ressentir, à laquelle ils ou elles ne peuvent que réagir – et à laquelle ils ne peuvent réagir que d’une manière vive qui sera à son tour décryptée par notre bon français comme la preuve que, décidément, « l’Islam est une menace ». Avec en prime, cette fois-ci, une « expérience » à faire valoir si d’aventure on le sonde sur son rapport personnel avec des musulmans réels. Voilà dans quels cercles vicieux nous ont enfermés plusieurs années de journalisme racoleur et tendancieux (sur « la poussée fondamentaliste », « les filières terroristes » et « les reculs de la laïcité »), d’éditorialisme belliqueux (sur « la défense du modèle républicain »), d’opérations idéologiques (sur « l’identité nationale », « les tournantes » et « les cités du mâle ») et de législations d’exception (sur « le voile » en 2004, sur « la burqa » en 2010). (…c’est tout un système qui porte aujourd’hui l’idée que « l’Islam est une menace ». Un système dont les agents – conscients ou pas – sont des ministres, des partis de droite, des partis de gauche, des patrons de presse, des intellectuels, des journalistes… et des sondeurs. Un système qui a ses petites mains mais aussi ses Grands Commis : Yves Calvi, Christophe Barbier, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut, Élisabeth Badinter, Fadela Amara, Sihem Habchi, Abdennour Bidar, Abdelwahab Meddeb, Michel Onfray, Philippe Val, Robert Redeker, Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy… Un système qui constitue, pour le coup, une véritable menace – pour la démocratie, pour la paix civile, mais plus directement, plus immédiatement, plus durement, pour les musulmans. (…) une chose est sûre : la propagande islamophobe bat son plein et porte ses fruits, les injures, violences et discriminations sont quotidiennes, et l’histoire nous a appris que tout cela peut, si on laisse faire, aller encore plus loin. Pierre Tévanian
Reprocher aux musulmans de n’être pas, ou pas assez, intégrés n’a qu’un sens : c’est leur reprocher d’être ce qu’ils sont. Et d’être de trop chez nous. Le rejet des musulmans n’est qu’une variante, la variante actuelle, d’une constante nationale : le rejet de l’étranger, que Montaigne, il y a plus de quatre siècles, dénonçait déjà. Maurice T. Maschino
Dans la représentation d’un corps étranger qui ne serait pas intégrable en France, les Musulmans ont tout simplement remplacé les Juifs. Jean-Marie Le Pen était antisémite, Marine est islamophobe, il n’y a pas rupture mais continuum. On ressort aujourd’hui, sur les Musulmans, le même type d’arguments que l’on réservait aux Juifs dans les années 30. Ils ne sont pas comme nous, ils font peser un danger sur la République. Ils ont un plan secret pour imposer leur loi. Leur religion est incompatible avec notre société. Ils ne seront jamais français et resteront étrangers, et ce, quelle que soit la mention figurant sur leurs passeports. Dans les années 30, même s’il en avait la nationalité, un Juif n’était pas considéré comme tout à fait français. Aujourd’hui, cet argument est servi pour les Musulmans. Pascal Boniface
Il y a un effectivement un risque de radicalisation de groupes qui n’arrivent pas à trouver leur place dans la société, et pour qui les symboles religieux traduisent l’expression d’une identité. Il ne faudrait pas que les différences religieuses deviennent un mode de désignation des différences sociales. A la veille de Noël, nous avons retrouvé sur une église parisienne l’inscription « mort au chrétiens », c’est une première. Cardinal André Vingt-Trois (président de la conférence des évêques de France)
Au VIIe siècle, quand l’islam est arrivé, tout l’espace correspondant à l’Orient arabe, à la Turquie et à la péninsule arabique était habité, à l’exception des communautés juives, par des populations chrétiennes. De nos jours, sur 17 pays et 350 millions d’habitants, les chrétiens sont 14 millions. La Turquie, notamment, comptait 20% de chrétiens vers 1900; ils sont moins de 1% aujourd’hui. (…) Les chrétiens sont porteurs de valeurs universelles, comme la gratuité, le don, l’amour et le pardon. Ils le prouvent par leurs œuvres sociales, écoles ou hôpitaux, qui sont ouvertes à tous, sans distinction de religion. (…) C’est bien d’accueillir les blessés irakiens, mais la compassion n’est pas une politique. Notre crédibilité est en jeu: le monde musulman nous respectera si nous prenons la défense des chrétiens d’Orient, qui sont nos coreligionnaires. Annie Laurent
Plus de 200 millions de chrétiens, partout dans le monde, subissent sous une forme ou une autre la haine, la violence, la menace, la confiscation de leurs biens et d’autres abus, en raison de leur religion, faisant d’eux le groupe religieux le plus discriminé. Mgr Toso (Le Vatican)
De ce tour d’horizon, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse concernent les chrétiens, dont la condition se détériore en de nombreux endroits. En tête de liste, outre le Moyen-Orient, l’AED place la Corée du Nord, la Chine, le Vietnam, l’Inde, le Pakistan, le Soudan et Cuba. Si l’on tente de classer ces phénomènes de christianophobie en fonction de leur origine, il ressort que leur premier vecteur, à l’échelle de la planète, est constitué par l’islam politique ou le fondamentalisme musulman. (…) Même s’il est géographiquement limité, l’hindouisme constitue un deuxième facteur de persécution antichrétienne. Si cette idéologie politico-religieuse est rejetée par le gouvernement central de New Delhi, elle inspire des forces actives dans plusieurs États de la fédération indienne, provoquant des violences qui ont culminé en 2009, mais qui n’ont pas cessé depuis. Troisième vecteur antichrétien: le marxisme. En Corée du Nord, toute activité religieuse est qualifiée de révolte contre les principes socialistes, et des milliers de chrétiens sont emprisonnés. En Chine, le Parti communiste fait paradoxalement bon ménage avec le capitalisme, mais les vieux réflexes sont loin d’avoir disparu: l’État tient à contrôler les religions. (…) Le 10 décembre dernier a été publié, à Vienne, un rapport de l’Observatoire sur l’intolérance et les discriminations contre les chrétiens en Europe, concernant les années 2005-2010. Ce document recense les actes de vandalisme contre les églises et les symboles religieux, les manifestations de haine et les brimades contre les chrétiens observées sur le continent européen au cours des dernières années. La liste est impressionnante, mais les faits incriminés ont suscité une émotion bien discrète ici. Aux facteurs aggravants de la situation des chrétiens dans le monde, peut-être faudrait-il ajouter l’indifférentisme religieux en Occident: si les Européens ne respectent pas le christianisme chez eux, comment aideraient-ils les chrétiens persécutés aux quatre points de l’horizon? Jean Sévillia (Le Figaro)
Un récent rapport de MEMRI, paru début 2017, révélait la diffusion de manuels scolaires de l’Etat islamique sur la plateforme de réseaux sociaux basée en Europe Telegram. Il apparaissait que les manuels scolaires sont, sans surprise, remplis d’images et de textes liés au djihad. Cela n’a rien d’étonnant, de la part de l’organisation terroriste la plus connue du monde. Mais le problème des contenus intolérants, suprématistes et violents des manuels scolaires du monde musulman, d’Afrique du Nord au Pakistan, occupe le débat public depuis déjà plusieurs décennies, depuis avant l’émergence de l’Etat islamique. Les campagnes pour modifier le contenu nuisible des manuels scolaires palestiniens et saoudiens ont suscité de l’intérêt au sein des échelons haut-placés du gouvernement américain. Mais le problème est bien plus étendu et existait bien avant l’avènement des réseaux sociaux, qui ont en grande partie facilité la dernière vague de mobilisation djihadiste. (…) En octobre 2013, MEMRI publiait une étude des manuels scolaires utilisés dans les écoles publiques (et non dans les fameuses madrassas islamistes privées) au Penjab, à Sindh, au Baluchistan et à Khyber Pakhtunkhwa, qui montrait comment de jeunes élèves sont abreuvés de concepts de violence et de martyre et de haine pour les non-musulmans. Trois ans plus tard, l’éditorialiste pakistanais Zubeida Mustafa déplorait la profonde intolérance présente dans ces manuels scolaires, suite à la publication d’un rapport cinglant révélant que « ces manuels glorifient la guerre, singularisent les non musulmans, adoptent une vision unidimensionnelle de la réalité, déforment l’histoire et diffusent des stéréotypes sur les femmes ». MEMRI
Je suis très frappée par les limites de cet enseignement. Je vous le dis très directement. Quand on lit les programmes, c’est un enseignement qui ne respecte pas les règles de l’histoire critique. C’est un enseignement dogmatique. On présente le prophète de l’Islam sans mettre en perspective le contexte socio-culturel. C’est un enseignement qui sacralise. C’est un enseignement qui ne me semble pas servir des faims de connaissances. C’est un enseignement qui vise à flatter, à apaiser, à soutenir des choses qui relèvent du vivre ensemble mais qui n’est pas articulé au souci de vérité. Je vois quelques difficultés. Il faut faire un enseignement qui obéit à toutes les règles de l’histoire critique. Souad Ayada
It is like Taliban/ISIS style of persecution against a peaceful church. It was primarily destroyed because it refused to register. Bob Fu (China Aid)
Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping. RFI.
Les autorités chinoises ont démoli à l’explosif la monumentale église évangélique Jindengtai, située à Linfen, dans la province du Shanxi, « dans le cadre d’une campagne municipale visant à éliminer les constructions illégales », a précisé un responsable de la ville au journal Global Times, cité par l’AFP. « Un chrétien a donné son terrain agricole à une association chrétienne locale, et ils ont construit secrètement une église, prétextant construire un entrepôt », a indiqué la source municipale, qui a ajouté que les autorités avaient fait stopper la construction du lieu de culte en 2009. À l’époque, des fidèles avaient été arrêtés, des Bibles confisquées et des leaders religieux condamnés à de longues peines de prison. « Une nuée de policiers militaires ont été mobilisés et ont réalisé la démolition grâce à une grande quantité d’explosifs placés sous l’église », s’est insurgé de son côté Bob Fu, président de China Aid, un groupe de défense des droits religieux basé aux États-Unis. « Cette persécution est digne de l’État islamique et des talibans », a-t-il même dénoncé. (…) Le pouvoir communiste de Pékin, qui redoute l’influence des organisations religieuses, les surveille de très près. La Chine, qui compterait 60 millions de chrétiens, fait partie des 50 pays qui les persécutent le plus dans le monde, selon l’index 2018 de l’ONG Portes ouvertes. Valeurs actuelles
A l’heure où de Donald Trump à Emmanuel Macron et gros contrats obligent …
Nos dirigeants déroulent le tapis rouge ou se bousculent chez les bouchers de Tiananmen …
Et que pendant que, sur fond de génocide silencieux mondial et d’incitation officielle au meurtre des non-musulmans, les dégradations se multiplient contre nos églises chrétiennes ou nos synagogues …
On en est, paix sociale oblige, à « sacraliser l’islam » dans les manuels de nos enfants …
Devinez qui …
Tout en multipliant à la russe et à coup de corruption, coercition, propagande et désinformation, les actions subversives contre les démocraties occidentales …
Et après l’Etat islamique et à la talibane …
Fait tranquillement sauter des églises chrétiennes (merci Roger) …
Et imaginez le tollé si un pays chrétien ou Israël avait osé toucher à une mosquée !
Les autorités chinoises ont démoli à l’explosif la monumentale église évangélique Jindengtai, située à Linfen, dans la province du Shanxi, « dans le cadre d’une campagne municipale visant à éliminer les constructions illégales », a précisé un responsable de la ville au journal Global Times, cité par l’AFP.
« Un chrétien a donné son terrain agricole à une association chrétienne locale, et ils ont construit secrètement une église, prétextant construire un entrepôt », a indiqué la source municipale, qui a ajouté que les autorités avaient fait stopper la construction du lieu de culte en 2009. À l’époque, des fidèles avaient été arrêtés, des Bibles confisquées et des leaders religieux condamnés à de longues peines de prison.
« Une nuée de policiers militaires ont été mobilisés et ont réalisé la démolition grâce à une grande quantité d’explosifs placés sous l’église », s’est insurgé de son côté Bob Fu, président de China Aid, un groupe de défense des droits religieux basé aux États-Unis. « Cette persécution est digne de l’État islamique et des talibans », a-t-il même dénoncé.
« Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping », rappelle aussi RFI.
Le pouvoir communiste de Pékin, qui redoute l’influence des organisations religieuses, les surveille de très près. La Chine, qui compterait 60 millions de chrétiens, fait partie des 50 pays qui les persécutent le plus dans le monde, selon l’index 2018 de l’ONG Portes ouvertes.
Voir aussi:
Chine: les autorités détruisent une monumentale église évangélique
Avec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget
C’était une église monumentale, surmontée de tourelles et d’une grande croix rouge. Il n’en reste aujourd’hui plus qu’un tas de pierre. L’édifice a été complètement détruit à l’explosif. Construite il y a dix ans grâce aux dons de fidèles, cette église revendiquait 50 000 paroissiens.
En 2009, déjà le gouvernement local avait tenté d’empêcher son édification, une centaine de policiers avaient confisqué les Bibles et plusieurs responsables religieux avaient été condamnés à de longues peines de prison.
Jésus remplacé par Xi Jinping
Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping.
Officiellement, la liberté de religion est garantie en Chine. Mais les groupes religieux doivent faire allégeance à des associations dirigées par le Parti communiste chinois. L’objectif pour le pouvoir est de ne pas perdre son influence, alors que le nombre de chrétiens en Chine ne cesse d’augmenter. ils seraient aujourd’hui environ 60 millions.
Voir également:
BEIJING: Authorities in northern China have demolished a Christian megachurch in a move denounced by a religious rights group as “Taliban-style persecution”.
China’s officially atheist Communist authorities are wary of any organised movements outside their control, including religious ones.
The huge evangelical Jindengtai (Golden Lampstand) Church, painted grey and surmounted by turrets and a large red cross, was located in Linfen, Shanxi province.
Its demolition began on Tuesday under “a city-wide campaign to remove illegal buildings”, the Global Times newspaper reported, quoting a local government official who wished to remain anonymous.
“A Christian offered his farmland to a local Christian association and they secretly built a church using the cover of building a warehouse,” the official said.
The local housing department had stopped construction of the church in 2009 when it was almost complete, he added. Several members of the Christian group were then jailed, according to the official.
A “multitude of military police were mobilised and engaged (in) the destruction by burying a large amount of explosives under the church,” Bob Fu, president of the US-based religious rights group ChinaAid Association, said on Saturday.
“It is like Taliban/ISIS style of persecution against a peaceful church,” he said, adding that it had around 50,000 members.
The house of worship was “primarily destroyed because it refused to register” with the Communist authorities, Fu said.
Linfen police and city officials did not answer telephone calls.
Demolition of the church comes as authorities prepare to implement new, stricter regulations on religion which come into force on February 1 as part of a broader effort to put religious practice under the direct supervision of the state.
Beijing has stepped up its crackdown on civil society since President Xi Jinping took power in 2012, tightening restrictions on freedom of speech and jailing hundreds of activists and lawyers.
Chinese citizens officially have freedom of belief under the constitution but the authorities tightly control religious groups and churches, which have to swear allegiance to state-controlled “patriotic” associations to avoid any foreign influence through religion.
In an annual report last year, the US State Department said that in 2016, China “physically abused, detained, arrested, tortured, sentenced to prison, or harassed adherents of both registered and unregistered religious groups”.
Voir de même:
Chinese Police Dynamite Christian Megachurch
Russell Goldman
The New York Times
Jan. 12, 2018
HONG KONG — Chinese police officers demolished one of the country’s largest evangelical churches this week, using heavy machinery and dynamite to raze the building where more than 50,000 Christians worshiped.
The Golden Lampstand Church in Shanxi Province was one of at least two Christian churches demolished by the authorities in recent weeks, part of what critics describe as a national effort to regulate spiritual life in China.
Under President Xi Jinping, the government has destroyed churches or removed their steeples and crosses as part of a campaign that reflects the Communist Party’s longstanding fear that Christianity, viewed as a Western philosophy, is a threat to the party’s authority.
Global Times, a state newspaper, described the building’s destruction as part of a “citywide campaign to remove illegal buildings,” and quoted an unidentified official as saying that the church had been “secretly” constructed without proper permits and was initially disguised as a warehouse.
Members of the megachurch, however, have previously clashed with the authorities, including in 2009 when the police confiscated Bibles and imprisoned several of the congregation’s leaders.
On Tuesday, officers of the People’s Armed Police, a state paramilitary organization, detonated explosives in the church’s underground sanctuary and destroyed the rest of the building, according to ChinaAid, an American watchdog group that monitors religious freedom in China.
“The repeated persecution of Golden Lampstand Church demonstrates that the Chinese government has no respect for religious freedom or human rights,” said Bob Fu, the group’s founder.
Chinese police officers demolished one of the country’s largest evangelical churches this week, using heavy machinery and dynamite to raze the building where more than 50,000 Christians worshiped. The Golden Lampstand Church in Shanxi Province was one of at least two Christian churches demolished by the authorities in recent weeks, part of what critics describe as a national effort to regulate spiritual life in China.
SHUITOU, China — Along the valleys and mountains hugging the East China Sea, a Chinese government campaign to remove crosses from church spires has left the countryside looking as if a typhoon had raged down the coast, decapitating buildings at random.
In the town of Shuitou, workers used blowtorches to cut a 10-foot-high cross off the 120-foot steeple of the Salvation Church. It now lies in the churchyard, wrapped in a red shroud.
About 10 miles to the east, in Mabu township, riot police officers blocked parishioners from entering the grounds of the Dachang Church while workers erected scaffolding and sawed off the cross. In the nearby villages of Ximei, Aojiang, Shanmen and Tengqiao, crosses now lie toppled on rooftops or in yards, or buried like corpses.
On a four-day journey through this lush swath of China’s Zhejiang Province, I spoke with residents who described in new detail the breathtaking scale of an effort to remove Christianity’s most potent symbol from public view. Over the past two years, officials and residents said, the authorities have torn down crosses from 1,200 to 1,700 churches, sometimes after violent clashes with worshipers trying to stop them.
“It’s been very difficult to deal with,” said one church elder in Shuitou, who like others asked for anonymity in fear of retaliation by the authorities. “We can only get on our knees and pray.”
The campaign has been limited to Zhejiang Province, home to one of China’s largest and most vibrant Christian populations. But people familiar with the government’s deliberations say the removal of crosses here has set the stage for a new, nationwide effort to more strictly regulate spiritual life in China, reflecting the tighter control of society favored by President Xi Jinping.
In a major speech on religious policy last month, Mr. Xi urged the ruling Communist Party to “resolutely guard against overseas infiltrations via religious means,” and he warned that religions in China must “Sinicize,” or become Chinese. The instructions reflect the government’s longstanding fear that Christianity could undermine the party’s authority. Many human rights lawyers in China are Christians, and many dissidents have said they are influenced by the idea that rights are God-given.
In recent decades, the party had tolerated a religious renaissance in China, allowing most Chinese to worship as they chose and even encouraging the construction of churches, mosques and temples, despite regular crackdowns on unregistered congregations and banned spiritual groups such as Falun Gong.
Hundreds of millions of people have embraced the nation’s major faiths: Buddhism, Taoism, Islam and Christianity. There are now about 60 million Christians in China. Many attend churches registered with the government, but at least half worship in unregistered churches, often with local authorities looking the other way.
But Mr. Xi’s decision to convene a “religious affairs work conference” last month — the first such leadership meeting in 15 years — suggested that he was unhappy with some of these policies. People familiar with the party’s discussions say it intends to apply some lessons from the campaign in Zhejiang to rein in religious groups across the country.
While the government is unlikely to begin tearing down crosses across China, the sources say, local authorities are expected to begin scrutinizing the finances and foreign ties of churches and other spiritual institutions as part of an effort to limit the influence of religions the party considers a threat, especially Christianity.
“What has been happening in Zhejiang is a test,” said Fan Yafeng, an independent legal scholar in Beijing. “If the government views it as a success, it will be expanded.”
Broadening the campaign to regulate religion could backfire on Mr. Xi, with worshipers abandoning government-run churches in favor of underground congregations, which typically meet unobtrusively in office buildings or homes. It could also antagonize many of the urban, white-collar professionals who have embraced Christianity.
“Treating it as a foreign religion could alienate these people,” said Fredrik Fallman, a scholar who studies Chinese Christianity at the University of Goteborg in Sweden. “But this might also be the purpose — to be a warning.”
Set in a valley 10 miles from the coast, Shuitou is a small market town of streaked-concrete housing blocks and pell-mell streets. Most of its traditional places of worship — Buddhist, Taoist and ancestral shrines for deceased relatives — are small structures, sometimes built on the side of a mountain and usually hidden from view.
But since the 1980s, 14 churches in Shuitou have been financed with donations from local entrepreneurs eager to show off their newfound prosperity and hard-won faith. The naves are several stories tall, and the spires rise more than 100 feet.
Until recently, most were topped with bright red crosses. But crosses have been removed from half the churches in Shuitou, with orders coming every month for more to come down. Many worshipers interviewed said they feared an era was coming to end.
“For years, we had no problems with the authorities,” a local worshiper said. “Our churches were welcomed by the government.”
The campaign began in 2014, when the government abruptly announced plans to demolish a church in the neighboring city of Wenzhou, saying it had not received the proper building permits. Then the government began issuing orders for churches across the province to remove their crosses.
The Salvation Church, a complex with three spires atop a three-story congregation hall, offices and a parking lot, quickly became a center of resistance. Hundreds of parishioners encircled the church to protect the cross, facing off against hundreds of riot police officers.
In one confrontation, about 50 church members were injured. Pictures of bruised and beaten Christians flooded social media and the websites of overseas Christian advocacy groups.
According to parishioners, the government put pressure on the most active members of the congregation. Some businessmen say their partners were pressured into canceling contracts with them. Others were told by their employers that they would lose their jobs if they continued to participate in protests.
After the church in Wenzhou was demolished, the Salvation Church gave in and agreed to take down its cross.
The government said that it was enforcing building codes and that all structures had been affected, not just churches. But documents reviewed by The New York Times show that provincial officials were worried that churches had begun to dominate the region’s skyline.
The crosses have come down in waves, with at least 1,200 removed as of last summer, according to people working for government-run churches. Many local residents estimate the figure is now close to 1,700.
“It was quiet late last year,” one local Christian said, “but the government is now making it clear that all of the crosses will go.”
As the authorities pressed the campaign, prominent Protestant and Catholic leaders across China, including senior figures in the government’s religious affairs bureaucracy, spoke out against it in sermons and on social media.
One of them was Gu Yuese, the pastor of one of the biggest churches in the Chinese-speaking world, the Chongyi Church in the provincial capital of Hangzhou. As one of the best-known Protestant leaders in China, Mr. Gu was influential, and his criticism resonated beyond the region.
“These actions are a flagrant violation of the policy of religious freedom that the party and the government have been implementing and continuously perfecting for more than 60 years,” he wrote in a statement released on official government letterhead.
Then he was silenced. In January, the police detained Mr. Gu and charged him with misusing church funds. A few days later, another pastor in Zhejiang who had also spoken out was detained on similar charges.
“It’s a method to make us pay attention,” said the pastor of a government-run church in Wenzhou. “None of us have financial training, so if you send in an accountant, they will probably find something wrong.”
Several clergy members in the region said they were under pressure to demonstrate their loyalty to the Communist Party. Some churches, for example, have begun extolling Mr. Xi’s campaign to promote “core socialist values” — a slogan meant to offer a secular belief system that bolsters the party’s legitimacy.
Other churches have begun displaying their building permits, implicitly endorsing the government’s authority to approve or reject church construction, including crosses.
“We have to show that we are loyal Christians,” said an employee of the historic Chengxi Church in Wenzhou, “or else we could face trouble.”
In February, a prominent lawyer was shown on state television confessing to having colluded with foreign forces, especially American organizations, to stir up local Christians. The lawyer, Zhang Kai, had been in Zhejiang providing legal advice to churches that opposed the removal of their crosses.
Unregistered churches appear vulnerable, too. In December, the police detained several members of the unregistered Living Stone church in southern China’s Guizhou Province after they refused to join a government-run Protestant church. The pastor was later arrested on charges of “divulging state secrets.”
“It’s easy for them to fabricate a crime and accuse you,” said the pastor of a large unregistered church in Wenzhou. “We have to be very careful.”
Many worshipers in Shuitou are eager to keep their heads low, in hopes that the storm will blow over.
One Sunday last month, about 300 people attended services at the Salvation Church, women sitting on the left side and men on the right — a reflection of traditional views toward worship. In the front of the church, above a big red cross, were six big characters that read: “Holiness to the Lord.”
Most of the people there were in their 50s or 60s, in part because many of the younger worshipers were boycotting Sunday services to protest the church’s decision to comply with the government’s order to remove the cross.
They have begun attending services on Thursdays instead, to mark the day of the week the cross came down. They used to participate in the church’s Bible study groups, but now study independently. Some wonder if they and others may stop worshiping in registered churches entirely and go underground.
A senior church leader, who spoke on the condition of anonymity, said he and others had agreed to take down the cross because they feared the church would be demolished if they did not. People were on the verge of losing their jobs, he added, and church elders felt they had no choice but to call on parishioners to give in.
“More than three decades ago, we didn’t even have a church,” he said. “Persecution in church history has never stopped. All we can do is pray.”







CACHEZ CETTE CROIX QUE JE NE SAURAI VOIR
« Effectivement, partant des photos d’après la Première guerre mondiale, j’ai opté pour un plus grand paratonnerre et une disparition d’une croix qui, de mon point de vue, n’ajoutait rien à l’ensemble. »
Francois Bisman (architecte)
« La croix, le coq, ce n’est pas le plus important ; l’essentiel est d’être à l’écoute de ce qui fait la vie des familles de La Sentinelle, et de se laisser surprendre par la Parole qui résonne dans leurs souhaits, leurs espérances, leurs peines ou leurs joies ! Je ne souhaite pas rentrer dans une polémique, le rôle des chrétiens est de mettre un peu d’humour dans la morosité. »
Jean Ménétrier (curé)
http://www.valeursactuelles.com/societe/la-sentinelle-le-retrait-de-la-croix-de-leglise-fait-polemique-92789
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WHAT ELSE IS NEW ? (After Russia, China gets a life sentence)
https://blogs.spectator.co.uk/2018/02/how-xi-jinping-could-become-chinas-president-for-life/
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WHAT CHINESE RELIGIOUS TARIFFS ?
“Chinese leaders have always been suspicious of the political challenge or threat that Christianity poses to the Communist regime. Under Xi, this fear of Western infiltration has intensified and gained a prominence that we haven’t seen for a long time.”
Xi Lian (Duke University)
“Xi is a closet Maoist — he is very anxious about thought control He definitely does not want people to be faithful members of the church, because then people would profess their allegiance to the church rather than to the party, or more exactly, to Xi himself.”
Willy Lam (Chinese University of Hong Kong)
Under President Xi Jinping, China’s most powerful leader since Mao Zedong, believers are seeing their freedoms shrink dramatically even as the country undergoes a religious revival. Experts and activists say that as he consolidates his power, Xi is waging the most severe systematic suppression of Christianity in the country since religious freedom was written into the Chinese constitution in 1982.
The crackdown on Christianity is part of a broader push by Xi to “Sinicize” all the nation’s religions by infusing them with “Chinese characteristics” such as loyalty to the Communist Party. Over the last several months, local governments across the country have shut down hundreds of private Christian “house churches.” A statement last week from 47 in Beijing alone said they had faced “unprecedented” harassment since February.
A dozen Chinese Protestants interviewed by the Associated Press described gatherings that were raided, interrogations and surveillance, and one pastor said hundreds of his congregants were questioned individually about their faith. Like Guo, the majority requested that their names be partly or fully withheld because they feared punishment from authorities.
Officials once largely tolerated the unregistered Protestant house churches that sprang up independent of the official Christian Council, clamping down on some while allowing others to grow. But this year they have taken a tougher approach that relies partly on “thought reform” — a phrase for political indoctrination. Last November, Christian residents of a rural township in southeast Jiangxi province were persuaded to replace posters of the cross and Jesus Christ inside their homes with portraits of Xi, a local official said.
“Through our thought reform, they’ve voluntarily done it,” Qi Yan, a member of the township party committee, told the AP by phone. “The move is aimed at Christian families in poverty, and we educated them to believe in science and not in superstition, making them believe in the party.”
The poster campaign appears to symbolize what analysts see as the underlying force driving the change in the party’s approach to religion: the ascendance of Xi.
Various state and local officials declined repeated requests to comment. But in 2016, Xi explicitly warned against the perceived foreign threats tied to faith, telling a religion conference: “We must resolutely guard against overseas infiltrations via religious means.”
Those who resist pay the price. After Jin Mingri, a prominent pastor who leads Zion Church in Beijing, refused local authorities’ request to install surveillance cameras inside his house church, police individually questioned hundreds of members of the 1,500-person congregation, he said. The congregants faced veiled threats, Jin said, and many were asked to sign a pledge promising to leave Zion, which the government agents called illegal, politically incorrect and a cult. Some people lost their jobs or were evicted from rented apartments because police intimidated their bosses and landlords.
“A lot of our flock are terrified by the pressure that the government is putting on them,” he said. “It’s painful to think that in our own country’s capital, we must pay so dearly just to practice our faith.”
In Zhengzhou, Henan’s capital, all that is left of one house church is shattered glass, tangled wires and torn hymnbooks, strewn among the rubble of a knocked-down wall. Pegged to another wall is a single wooden cross, still intact.
The church inside a commercial building had served about 100 believers for years. But in late January, nearly 60 officials from the local religion department and police station appeared without warning. Armed with electric saws, they demolished the church, confiscated Bibles and computers and held a handful of young worshippers — including a 14-year-old girl — at a police station for more than 10 hours, according to a church leader.
Even Protestant churches already registered with the state have not been spared greater restrictions. When reporters visited five such churches in Henan this June, all bore notices at their entrances stating that minors and party members were not allowed inside. A banner above one church door exhorted members to “implement the basic direction of the party’s religious work.” Another church erected a Chinese flag at the foot of its steps.
Guo’s brick house was largely deserted this summer. Around the door frame, tattered red outlines remained of a scroll that once read “God’s love is as deep as the sea.”
Inside, Guo has refused to remove the cross and other decorations, telling authorities they are within his private property.
Among them, pinned to a wall in the nave, is a bright blue poster that quotes China’s constitutional promise of religious freedom.
https://www.miamiherald.com/news/nation-world/article216218255.html
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