Diplomatie: Vous avez dit pays de merde ? (It’s not shit holes, it’s shit shows, stupid !)

Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête  était à la fête  Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas  C’est plus juste en somme  d’abattre un seul homme.  Ce jeune homme a dit la vérité  Il doit être exécuté… Guy Béart
Tous les problèmes du monde viennent actuellement de ce petit pays de merde Israël. Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là? Daniel Bernard (ambassadeur de France, Londres, décembre 2001)
Over the past few days, I have been the subject of grave accusations because of a comment I am reported to have made during a conversation with Lord Black. The facts are: while we were discussing the Israeli-Palestinian issue, I pointed out to Lord Black that this tragedy was taking place in a geographically limited area (I even specified that it was the equivalent of three French departments) that for 40 years had been suffering from a conflict whose equitable solution seems more out of reach than ever. Of course, I never meant to insult Israel or any other part of that region. The deliberately biased presentation of this conversation in some circles, accompanied by malicious accusations, is deeply shocking and insulting. Daniel Bernard
In the course of the discussion the ambassador referred to ‘little Israel’ in the sense that it is geographically small, but that nevertheless the scale of the consequences is huge and the repercussions around the world are tremendous. Yves Charpentier (French embassy spokesman)
Bernard assure ne pas s’en souvenir et le Quai d’Orsay a qualifié l’attribution de cette phrase à l’ambassadeur de France d’insinuations malveillantes. Libération
Beaucoup de déçus dans la lutte entre le monde islamique et les infidèles ont essayé de rejeter la responsabilité en annonçant qu’il n’est pas possible d’avoir un monde sans les États-Unis et le sionisme. Mais vous savez que ce sont un but et un slogan réalisables. Pour étayer ses propos, le président se réfère à la chute, dans l’histoire récente, de plusieurs régimes que personne ne voyait sombrer. Lorsque notre cher imam (Khomeiny) a annoncé que le régime (du Shah) devait être supprimé, beaucoup de ceux qui prétendaient être politiquement bien informés ont déclaré que ce n’était pas possible. Qui pouvait penser qu’un jour, nous pourrions être témoins de l’effondrement de l’empire de l’Est (Union soviétique) ? L’Imam a annoncé que Saddam devait s’en aller puis a ajouté qu’il s’affaiblirait plus vite que personne ne l’imagine.  L’Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps. Ahmadinejad (Conférence du monde sans sionisme, 25 octobre 2005)
L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit être rayé de la carte. Ahmadinejad (traduction fautive de l’Islamic Republic New Agency)
Mess is the president’s diplomatic term; privately, he calls Libya a “shit show,” in part because it’s subsequently become an isis haven—one that he has already targeted with air strikes. It became a shit show, Obama believes, for reasons that had less to do with American incompetence than with the passivity of America’s allies and with the obdurate power of tribalism. Jeffrey Goldberg (The Atlantic, April 2016)
You said at the outset that we need to phase this. I think the first phase is what Chuck and Steny and I have mentioned, and others as well: We have a deadline looming and a lot of lives hanging. We can agree on some very fundamental and important things together on border security, on chain, on the future of diversity visas. Comprehensive, though, I worked on it for six months with Michael Bennet, and a number of — Bob Menendez, and Schumer, and McCain, and Jeff Flake — and it took us six months to put it together. We don’t have six months for the DACA bill. Dick Durbin
The people coming across the southern border live in hellholes. They don’t like that. They want to come here. Our problem is we can’t have everybody in the world who lives in a hellhole come to America. There are 11 million people coming through the southern border ‘cause they come from countries where they can’t find work, and life is miserable. So it seems to me that if you can control who gets a job you’ve gone a long way in controlling illegal immigration. Because as long as the jobs are available in America you can’t build a fence high enough to stop people. (…) I wasn’t slandering Mexico, I was just talking about all the places people want to leave, for whatever reason. Lindsay Graham (2013)
President Donald Trump is absolutely right. When you have heads of state who mess with the constitutions to perpetuate their power. When you have rebel factions that kill children, disembowel women as saints, who mutilate innocent civilians. Mamady Traore (sociologist, Guinea)
La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. (…) Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement. Ivan Rioufol
Autant je n’apprecie pas l’homme mais cette fois-ci,Il a dit tout haut ce que les autres pensent tout bas.cette sortie mediatique doit interpeller nos decideurs africains qui appauvrissent leurs peuples.qui sont obligEs d’immigrer a la recherche d’une vie meilleure et certains au peril de leurs vie. Lûcïus L’inusable Ngoy
Il lui fallait un minimum de diplomatie. Il a parlé tout haut ce que les autres pensent tout bas. C est aux presidents africains de faire respecter leurs gouvernés. Madeleine Ngendakumana
J’espère juste que les dirigeants africains qui se plient devant les USA en tireront des leçons et seront agir dorénavant avec dignité sous la dépendance des grandes nations. André Bernard
Les autres utilisent les paroles diplomatiques pour cajoler les maux,mais Trump n’a pas besoin de ca. Il est direct dans ses propos et les diplomates les traitent d’un malade mental.Non,non,non il dit ce que les autres disent tt bas car depuis que les paroles diplomatiques sont prononces les maux ont atteint un niveau inexprimable. Adjuabe Tanzi
Mr Trump peut être qualifié de tous les maux sauf d’être hypocrite. Il reste cohérent ici et ailleurs lorsqu’il parle du système des nations unies , de l’ otan ou autres G5 SAHEL. Amara Tidiani Kante
N a t il pas raison? Pourtant en se retournant la tete on peut voir des presidents a vie, une pauvrete extreme, des pilleurs de l economie, des manipulations constitutionnelle et beaucoup d autres choses, alors si tu veux etre respecter, respecte toi le premier. Balde Moutarou
Ce président est tres important pour l’afrique! il aide les africains à faire l’introspection! il a dit la verité! mais ces africains qui viennent chez-vous cher puissant président ont peur de l’insécurité créée par des dirigeants africains mediocres et qui veulent s’eterniser au pouvoir! comme tu es puissant, aide les africains à faire partir ces dirigeants mediocres et ils ne viendront plus là chez-toi au paradis! je t’admire puisque tu n’est pas hypocrite, donc diplomate comme les autres le disent! Pascal Murhula
c’est que j’aime chez ce monsieur quoi qu’on dise de lui il ne pas hypocrite, il parle tout haut ce que les autres disent tout bas. il est temps de faire comprendre aux médiocres qu’ils sont mesquins. Ntinti Luzolo Junior (RFI)
Trump Is a Racist. Period. I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown. The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky. (…) The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others. (…) Trump is a racist. We can put that baby to bed. Charles M. Blow (NYT)
The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life. There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.(…) For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute. It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course. What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise. (…) Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us. To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism. (…) That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice. We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question. (…) For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice. (…) Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation. But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal. We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony. Shelby Steele
I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure. Doug Wead
Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview. One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people. Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans. Some of these remarks were caught on video. In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. » In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.” George W. Bush even had this to say about two former colleagues. « [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. » Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate. The Hill
« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ? Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité de la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux latrines extérieures pour désigner un endroit particulièrement repoussant. En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ». LCI
Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse. Frances Martel

Attention: un pays de merde peut en cacher un autre !

Alors qu’après la reconnaissance de Jérusalem

C’est avec la même belle unanimité …

Que nos belles âmes condamnent à nouveau …

Une expression volée du président Trump lors d’une réunion à huis clos avec des sénateurs américains …

Sur les « pays merdiques » – l’anglais étant plus proche de « pays taudis » ou « trous paumés – dont les ressortissants continuent à se bousculer, on se demande bien pourquoi, pour entrer aux Etats-Unis …

Comment ne pas rappeler …

Sans parler au sein même de l’ONU de certains pays appelant explicitement à l’annihilation d’un de ses membres …

A cette tristement fameuse petite phrase, volée elle aussi il y a 17 ans, d’un ambassadeur de France sur le « petit pays de merde Israël » …

Ou à cette allusion en privée de l’ancien président Obama sur le « show de merde » libyen …

Ou à l’évocation il y a quelques semaines par le même sénateur ayant probablement dénoncé M. Trump …

Des termes mêmes d’immigration « en chaine » qu’il lui reprochait quelques jours plus tard …

Ou la référence il y a à peine cinq ans du sénateur Graham aux « trous d’enfer » mexicains ?

Et comment ne pas  repenser …

Alors que contre les derniers défenseurs de la terre plate, l’essouflement du mouvement des droits civiques afro-américain est de plus en plus patent …

Comme le confirme la réaction – « inattendue » dixit RFI –  de nombre de commentateurs africains

A l’instar des millions de migrants des pays évoqués votant ou s’apprêtant à voter avec leurs pieds …

Tandis qu’au niveau de nos élites et face à l’immigration clandestine, c’est l’aveuglement à tous les étages …

A la fameuse chanson de Guy Béart …

Sur les appels, vieux comme le monde, à l’exécution de celui qui dit  la vérité ?

Martel: The Value of Calling a Shithole a ‘Shithole’

In a news cycle full of poverty, war, political intrigue, and all the usual torment, America’s media have wasted valuable time this week debating the value of President Donald Trump’s use of a bad word.

Leftist journalists, politicians, and celebrities have scuttled out of the woodwork to decry that Trump allegedly branded some unspecified nations “shitholes.” The use of the term, they argue, proves the president is racist – and, as we all learned during the Obama era, all “racist” talk must be silenced.

The circumstances surrounding how we got to this point in the news cycle – where a nation is hanging on to every word of the president’s, and this word happens to be “shithole” – matter little in comparison to what this outbreak of decency among the elite liberal left exposes. It is a fact that those of us with family roots in oppressed nations know all too well: the left divides the world into “paradises” and “shitholes” all the time, depending on how much money there is to be had in duping apolitical Americans into buying their classifications.

It takes barely any time to find a handful of examples of profiteers selling naive thrill seekers the notion that any variety of impoverished, exploited underdeveloped country is a secret oasis full of exotic beauty and free of the “stain” of Western luxury.

“North Korea is probably one of the safest places on Earth to visit provided you follow the laws as provided by our documentation and pre-tour briefings,” Young Pioneer Tours, the company that swindled 22-year-old Otto Warmbier into an excruciating state murder, still boasts on its website today. “North Korean’s [sic] are friendly and accommodating, if you let them into your world and avoid insulting their beliefs or ideology.”

“Deeply embedded in the past, Belarus offers a rare insight into a bygone world,” the British travel website Wanderlust boasts of Europe’s last remaining communist nation, which remains heavily contaminated after Soviet negligence resulted in 2.2 million citizens being bombarded with radioactive waste in the 1986 Chernobyl nuclear disaster. “Located in the heart of Europe, Belarus is a living museum to Soviet Communism.”

“For 2,500 years, this powerful country has entranced, mystified and beguiled the world,” the New York Times boasts of the Islamic Republic of Iran (the Times offers its wealthiest subscribers tours to some of the world’s most repressive destinations through its “journeys” travel program). The tour includes a tour of the “family home of the religious leader who engineered Iran’s transition to an Islamic republic,” presumably former Supreme Leader Ruhollah Khomenei.

“Though Iran often rejects Western ways and is frequently under fire for its positions on human rights, its nuclear program and Israel, its role as a birthplace of civilization cannot be denied,” the Times gushes.

“The Republic of Congo is on the cusp of becoming one of the finest ecotourism destinations in Africa,” the travel guide publisher Lonely Planet‘s website claims, listing “a pleasantly laid-back capital city in Brazzaville, some decent beaches on its Atlantic coastline and the warm and welcoming Congolese culture” as its evidence.

Amnesty International’s page on Congo lists repression of dissidents, lack of press freedom, “harsh and inhumane” prison conditions, and widespread discrimination against the Pigmy ethnic minority as human rights concerns in the country. The World Bank found in its 2017 assessment that two-thirds of students who graduate primary school lack basic literacy and mathematical skills and nearly half the nation’s residents live below the poverty line.

Cuba, a nation drowning in garbage where unarmed mothers are beaten and arrested for going to church, you can find a “sexual Disneyland” where, “thankfully,” the Cuban government turns a blind eye to rampant sex trafficking.

Venezuela, where Marxism has forced people to actually eat the garbage laying around everywhere, was a “paradise for $20” in 2015, according to a Reuters headline quoting tourists at the time. “People should come. It’s so cheap, it’s ridiculous,” one tourist is featured as urging in the piece.

Do not be deceived by the earlier date on that piece – In 2015, Venezuela’s maternity wards were already killing infants with vermin infestations and McDonald’s was charging $133 for an order of fries.

Zimbabwe, a tyranny under leftist nonagenarian Robert Mugabe – and now spring chicken Emmerson Mnangagwa, 75 – for decades, isn’t a tragedy, but a profitable investment opportunity. “For companies willing to take on some risks, now is the time to buy local assets, which, though priced in USD [U.S. dollars], are still fairly cheap because of the associated risk,” the Harvard Business Review suggested last week, despite Mnangagwa exhibiting the same signs of authoritarianism as his predecessor and the nation’s impoverished growing impatient.

Silence is complicit in the propaganda of the oppression of these “shitholes.” Silence is necessary to keep the pockets of everyone from Carnival Cruises to the New York Times to the tourism arms of the regimes that welcome them.

President Trump’s alleged “crudening” of the language to describe these places from which so many flee serves as an opportunity to deny those who profit from masking reality the ability to do so.

President Trump is, of course, not the prime vehicle for the message that truth sets nations free in this particular case. His sons have publicly showcased vacations in Zimbabwe, very likely profiting longtime tyrant Robert Mugabe with their presence. Though, conversely, it is worth noting that Trump himself has, on multiple occasions, written about his refusal to build real estate commodities in Cuba citing human rights concerns. And then there’s the fact that the reporting surrounding Trump’s comments during the meeting in question is so convoluted and weaponized that it is difficult to even understand what argument he was trying to make by using the word.

Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse.

Voir aussi:

« Pays de merde » : les mille et une manières de traduire les « Shithole countries » de Trump

LCI
TRADUCTION – L’expression « pays de merde » que Donald Trump aurait prononcée alors qu’il abordait le thème de l’immigration venant de pays d’Afrique, du Salvador ou d’Haïti n’est pas traduite de manière équivalente par nos voisins. Certains sont plus poétiques que d’autres.

« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump  suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ?  Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité d e la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux  latrines extérieures pour  désigner un endroit particulièrement repoussant.

En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent  sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des  alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ».

« Pays de chiottes » pour les Grecs, « endroit où les loups copulent » pour les Serbes

 La presse espagnole est à l’unisson de la française avec « paises de  mierda », des médias grecs introduisant quant à eux une nuance : « pays de  chiottes ».   Aux Pays-Bas, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la  presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme  « achterlijke », ou « arriéré ». En Russie Ria Novosti parle de « trou sale », mais Troud (journal syndical)  va plus loin avec « trou à merde ». En Italie, le Corriere della Sera avance « merdier » (merdaio), et l’agence  tchèque CTK choisit de son côté de parler de « cul du monde ».

Les médias allemands optent souvent pour l’expression « Dreckslöcher », qui  peut se traduire par « trous à rats ». L’allégorie animalière est aussi de mise  dans la presse serbe, avec l’expression « vukojebina », à savoir « l’endroit où  les loups copulent ».

« Pays où les oiseaux ne pondent pas d’oeufs »

En Asie les médias semblent davantage à la peine pour trouver le mot juste  en langue locale, tout en évitant parfois de choquer.  Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de « pays crasseux », l’agence  Jiji utilisant un terme familier mais pas forcément injurieux pouvant de  traduire par « pays ressemblant à des toilettes ».

Les médias chinois se contentent en général de parler de « mauvais pays »,  évitant de reproduire l’expression originale dans sa grossièreté. La version la plus allusive et la plus imagée revient sans conteste à  l’agence taïwanaise CNA, qui évoque des « pays où les oiseaux ne pondent pas  d’oeufs ».

Voir encore:

WATCH: A history of presidential potty mouths

« I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure, » conservative author Doug Wead said.

Let’s take a look at some presidential profanity throughout history.

Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview.

One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people.

Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans.

Some of these remarks were caught on video.

In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. »

In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.”

George W. Bush even had this to say about two former colleagues.

« [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. »

Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate.

Voir par ailleurs:

Immigration : Macron, ce faux dur

La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. Ce lundi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a de nouveau jugé « scandaleux » le « tri » voulu selon lui par le gouvernement entre les « bons » et les « mauvais » migrants. ‘L’histoire de notre pays et le devoir de notre pays c’est d’accueillir des gens qui sont dans la souffrance, les accueillir tous, tous », a déclaré Martinez sur France Inter. Jeudi, sur RTL, l’ancien candidat à la présidentielle, Benoit Hamon, avait déjà asséné : ‘Le tri des migrants, c’est le tri des pauvres ». Dimanche, sur BFMTV, le socialiste Julien Dray a comparé le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence – opérations diligentées par des fonctionnaires et annoncées 48 h à l’avance – à des « rafles », assimilables à celle du Vel d’Hiv organisée en France occupée (1942) contre les juifs étrangers ou apatrides : une outrance inaugurée par L’Obs qui, sur sa une de jeudi, représente le visage de Macron entouré de barbelés. Déjà en 2015, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, un des témoins cités dans le dossier de L’Obs, déclarait à l’hebdomadaire argentin Revista N : « Nous devrions éliminer les frontières pour laisser les gens circuler (…) Les restrictions de l’espace Schengen sont une honte. On ferme l’Europe à l’Afrique, l’Orient, l’Amérique latine, on se referme sur nous ».

Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement.

Voir encore:

Black Protest Has Lost Its Power
Have whites finally found the courage to judge African-Americans fairly by universal standards?
Shelby Steele
WSJ
Jan. 12, 2018

The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life.

There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.

And protest has long been an ennobling tradition in black American life. From the Montgomery bus boycott to the march on Selma, from lunch-counter sit-ins and Freedom Rides to the 1963 March on Washington, only protest could open the way to freedom and the acknowledgment of full humanity. So it was a high calling in black life. It required great sacrifice and entailed great risk. Martin Luther King Jr. , the archetypal black protester, made his sacrifices, ennobled all of America, and was then shot dead.

For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute.

It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course.

What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise.

Of course this does not mean there is no racism left in American life. Racism is endemic to the human condition, just as stupidity is. We will always have to be on guard against it. But now it is recognized as a scourge, as the crowning immorality of our age and our history.

Protest always tries to make a point. But what happens when that point already has been made — when, in this case, racism has become anathema and freedom has expanded?

What happened was that black America was confronted with a new problem: the shock of freedom. This is what replaced racism as our primary difficulty. Blacks had survived every form of human debasement with ingenuity, self-reliance, a deep and ironic humor, a capacity for self-reinvention and a heroic fortitude. But we had no experience of wide-open freedom.

Watch out that you get what you ask for, the saying goes. Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us.

To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism.

We can say that past oppression left us unprepared for freedom. This is certainly true. But it is no consolation. Freedom is just freedom. It is a condition, not an agent of change. It does not develop or uplift those who win it. Freedom holds us accountable no matter the disadvantages we inherit from the past. The tragedy in Chicago—rightly or wrongly—reflects on black America.

That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice.

We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question.

The NFL protests were not really about injustice. Instead such protests are usually genuflections to today’s victim-focused black identity. Protest is the action arm of this identity. It is not seeking a new and better world; it merely wants documentation that the old racist world still exists. It wants an excuse.

For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice.

When you don’t know how to go forward, you never just sit there; you go backward into what you know, into what is familiar and comfortable and, most of all, exonerating. You rebuild in your own mind the oppression that is fading from the world. And you feel this abstract, fabricated oppression as if it were your personal truth, the truth around which your character is formed. Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation.

But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal.

We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony.

Mr. Steele, a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is author of “Shame: How America’s Past Sins Have Polarized Our Country” (Basic Books, 2015).

Voir enfin:

Trump Is a Racist. Period.
Charles M. Blow
The NYT
Jan. 14, 2018

I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown.

The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky.

So, let’s strip that away here. Let’s be honest and forthright.

Racism is simply the belief that race is an inherent and determining factor in a person’s or a people’s character and capabilities, rendering some inferior and others superior. These beliefs are racial prejudices.

The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others.

Understanding this, it is not a stretch to understand that Donald Trump’s words and deeds over the course of his life have demonstrated a pattern of expressing racial prejudices that demean people who are black and brown and that play to the racial hostilities of other white people.

It is not a stretch to say that Trump is racist. It’s not a stretch to say that he is a white supremacist. It’s not a stretch to say that Trump is a bigot.

Those are just facts, supported by the proof of the words that keep coming directly from him. And, when he is called out for his racism, his response is never to ameliorate his rhetoric, but to double down on it.

I know of no point during his entire life where he has apologized for, repented of, or sought absolution for any of his racist actions or comments.

Instead, he either denies, deflects or amps up the attack.

Trump is a racist. We can put that baby to bed.

“Racism” and “racist” are simply words that have definitions, and Trump comfortably and unambiguously meets those definitions.

We have unfortunately moved away from the simple definition of racism, to the point where the only people to whom the appellation can be safely applied are the vocal, violent racial archetypes.

Racism doesn’t require hatred, constant expression, or even conscious awareness. We want racism to be fringe rather than foundational. But, wishing isn’t an effective method of eradication.

We have to face this thing, stare it down and fight it back.

The simple acknowledgment that Trump is a racist is the easy part. The harder, more substantive part is this: What are we going to do about it?

Every weekday, get thought-provoking commentary from Op-Ed columnists, the Times editorial board and contributing writers from around the world.

First and foremost, although Trump is not the first president to be a racist, we must make him the last. If by some miracle he should serve out his first term, he mustn’t be allowed a second. Voters of good conscience must swarm the polls in 2020.

But before that, those voters must do so later this year, to rid the House and the Senate of as many of Trump’s defenders, apologists and accomplices as possible. Should the time come where impeachment is inevitable, there must be enough votes in the House and Senate to ensure it.

We have to stop thinking that we can somehow separate what racists believe from how they will behave. We must stop believing that any of Trump’s actions are clear of the venom coursing through his convictions. Everything he does is an articulation of who he is and what he believes. Therefore, all policies he supports, positions he takes and appointments he makes are suspect.

And finally, we have to stop giving a pass to the people — whether elected official or average voter — who support and defend his racism. If you defend racism you are part of the racism. It doesn’t matter how much you say that you’re an egalitarian, how much you say that you are race blind, how much you say that you are only interested in people’s policies and not their racist polemics.

As the brilliant James Baldwin once put it: “I can’t believe what you say, because I see what you do.” When I see that in poll after poll a portion of Trump’s base continues to support his behavior, including on race, I can only conclude that there is no real daylight between Trump and his base. They are part of his racism.

When I see the extraordinary hypocrisy of elected officials who either remain silent in the wake of Trump’s continued racist outbursts or who obliquely condemn him, only to in short order return to defending and praising him and supporting his agenda, I see that there is no real daylight between Trump and them either. They too are part of his racism.

When you see it this way, you understand the enormity and the profundity of what we are facing. There were enough Americans who were willing to accept Trump’s racism to elect him. There are enough people in Washington willing to accept Trump’s racism to defend him. Not only is Trump racist, the entire architecture of his support is suffused with that racism. Racism is a fundamental component of the Trump presidency.

6 Responses to Diplomatie: Vous avez dit pays de merde ? (It’s not shit holes, it’s shit shows, stupid !)

  1. jcdurbant dit :

    WHAT SHITHOLES ?

    Whether it’s because of warlords or poor infrastructure, water is a basic need. Any place that doesn’t have it readily available is going to be a diseased shi*hole. Obviously, the people suffering in these shi*holes are not to be disparaged or trod upon. On the contrary, I support exporting our technology and philosophy of freedom and prosperity to every corner of the earth. I also support missions to help relieve the suffering of people born in shi*holes. But let’s not pretend there aren’t shi*holes, or allow Democrats to turn this whole country into a shi*hole no one wants to live in.

    https://pjmedia.com/trending/top-10-shiholes-never-want-visit/

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  2. jcdurbant dit :

    WHAT PROFANITY ?

    In the contest for Most Offended News Network after President Trump reportedly referred to African nations as “s***hole” countries, CNN wins hands down. NewsBusters staff combed through CNN transcripts on Nexis for the S-hole word in the 24 hours of January 12 – the first full day after The Washington Post reported the controversy – and found CNN staffers and CNN guests uncorked the profanity 195 times in one day. That doesn’t count Saturday, Sunday or Monday. They could be headed for 1,000 by now. It also doesn’t count the amount of time they put the S-word on screen (sometimes twice, as you can see on Cuomo’s temporary prime time show.) …

    https://www.newsbusters.org/blogs/nb/tim-graham/2018/01/15/cnn-leaps-toilet-network-aired-195-uses-shole-friday

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  3. jcdurbant dit :

    WHAT SHITHOLE COUNTRIES ? (Guess which country the WAPO just described as most violent, with weak law enforcement, a flimsy judicial system, an anemic asylum process and predatory criminal gangs ?)

    In 2002, the United States and Canada secured a similar arrangement, known as a “safe third country” agreement. It has worked because Canada is, in fact, a safe third country: Migrants who apply for asylum there are secure, and their cases are fairly adjudicated. By contrast, Mexico is patently unsuitable as a place of refuge for most migrants, especially those from Central America, who suffer exploitation, violence and sexual assault almost routinely as they make their way north. In a recent report, Doctors Without Borders noted that two-thirds of Guatemalan, Salvadoran and Honduran migrants in Mexico have reported being victims of violence; almost a third of migrant women there had been sexually assaulted. Twelve of the world’s 50 most violent cities are in Mexico. Forcing refugees to seek sanctuary in Mexico would thrust tens of thousands of them into a country with weak law enforcement, a flimsy judicial system, an anemic asylum process and predatory criminal gangs. (…) This is not an argument for open borders. Rather, the right response, and the one most likely to succeed in the long term, is for the United States to redouble efforts to strengthen governments and fight the lawlessness that has seized Central America’s refugee-producing countries. Short of that, the administration’s efforts will be self-defeating.

    The WAPO

    We can’t outsource America’s asylum system
    Washington Post
    July 20 2018

    THE CRISIS involving migrants fleeing violence in Central America, seeking sanctuary in the United States and overwhelming American immigration courts is real. The Obama administration was flummoxed by it when the numbers of women and unaccompanied children crossing the border spiked in 2014 . The Trump administration, predisposed against immigrants of almost any kind, has responded to it by means of outright cruelty, splitting up families to deter migration , shattering the lives of children and parents in the process.

    That outrage doesn’t diminish the urgency of dealing with the waves of Central Americans flooding northward. What would constitute a reasonable, humane and legal response?

    One option examined by the Obama administration, and now being pursued more actively by the Trump administration, is to push the problem to Mexico. The idea is to strike a bilateral deal requiring migrants to seek protection by applying for asylum there rather than here. In theory, it makes some sense; Europe pursued a similar deal with Turkey in 2016, at a cost exceeding $6 billion, to stanch the flow of refugees from Syria. In practice, it is a terrible idea that would subject migrants from Central America and elsewhere to further violence and danger, and probably do little to curb illegal immigration to the United States.

    In 2002, the United States and Canada secured a similar arrangement, known as a “safe third country” agreement. It has worked because Canada is, in fact, a safe third country: Migrants who apply for asylum there are secure, and their cases are fairly adjudicated.

    By contrast, Mexico is patently unsuitable as a place of refuge for most migrants, especially those from Central America, who suffer exploitation, violence and sexual assault almost routinely as they make their way north. In a recent report, Doctors Without Borders noted that two-thirds of Guatemalan, Salvadoran and Honduran migrants in Mexico have reported being victims of violence; almost a third of migrant women there had been sexually assaulted. Twelve of the world’s 50 most violent cities are in Mexico. Forcing refugees to seek sanctuary in Mexico would thrust tens of thousands of them into a country with weak law enforcement, a flimsy judicial system, an anemic asylum process and predatory criminal gangs.

    Under those circumstances, it is folly to think migrants would stay put. Much more likely, they would simply find a way to enter the United States illegally, even without the chance to apply for asylum here.

    Administration officials may hope to exert leverage to induce Mexico to accept such a deal, perhaps in return for a break on tariffs or the terms of the North American Free Trade Agreement, which President Trump has threatened to curtail. They may seek to exploit President Enrique Peña Nieto’s current lame-duck period, before his elected successor, Andrés Manuel López Obrador, takes office Dec. 1.

    That doesn’t change Mexico’s on-the-ground reality.

    This is not an argument for open borders. Rather, the right response, and the one most likely to succeed in the long term, is for the United States to redouble efforts to strengthen governments and fight the lawlessness that has seized Central America’s refugee-producing countries. Short of that, the administration’s efforts will be self-defeating.

    https://www.washingtonpost.com/opinions/we-cant-outsource-americas-asylum-system/2018/07/20/f87c1000-8b73-11e8-a345-a1bf7847b375_story.html

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  4. jcdurbant dit :

    GUESS WHO JUST GOT CAUGHT SPREADING RACIST LIES ABOUT MINORITIES AGAIN ?

    “It’s unbelievable that we have a president of the United States who attacks American cities, who attacks Americans, who attacks somebody who is a friend of mine​. Elijah Cummings is one the most decent and outstanding members of the House of Representatives.​ ​Our job is to bring people together to improve life of all people, not to have a racist president who attacks people because they are African American. That is a disgrace and that is why we’re going to defeat this president​,”

    Sen. Bernie Sanders . ​

    “Our president has a hate agenda. He doesn’t have a policy agenda. That’s what he falls down on​. »

    Rep. Rashida Tlaib

    https://nypost.com/2019/07/28/democrats-blast-trump-over-tweets-attacking-cummings/

    WJZ reviewed data from 2018, the last full year for which data is available. Data from the U.S. State Department’s Overseas Security Advisory Council lists El Salvador’s murder rate at 50 per 100,000 residents in 2018. The council’s report listed Guatemala’s 2018 murder rate at 22 per 100,000. Honduras’ 2018 murder rate was not included in OSAC’s annual crime and safety report published in April, but a report from the Observatory of Violence at the National Autonomous University of Honduras gave a figure of 41.4 murders per 100,000 residents.

    HOW DOES BALTIMORE COMPARE?

    Charm City ended 2018 with a total of 309 murders, according to the Baltimore Police Department. So far in 2019, police report 196 homicides have occurred. Using the U.S. Census Bureau’s July 2018 population estimate for the city of 602,495, Baltimore’s 2018 murder rate is 51.3 murders per 100,000 residents.

    https://baltimore.cbslocal.com/2019/08/01/fact-check-baltimore-murder-rate-higher-than-el-salvador-guatemala-honduras/

    “Someone please explain to Nancy Pelosi, who was recently called racist by those in her own party, that there is nothing wrong with bringing out the very obvious fact that Congressman Elijah Cummings has done a very poor job for his district and the City of Baltimore. Just take a look, the facts speak far louder than words! The Democrats always play the Race Card, when in fact they have done so little for our Nation’s great African American people. Now, lowest unemployment in U.S. history, and only getting better. Elijah Cummings has failed badly!”

    Donald Trump

    Trump ripped Cummings after the Maryland Democrat earlier this month tore into acting Homeland Security Secretary Kevin McAleenan for the conditions at the southern border and the administration’s policy to separate children from their families.
    Cummings, the chairman of the House Oversight Committee, also authorized subpoenas last week for private email accounts of top White House advisers, including First Daughter Ivanka Trump and son-in-law Jared Kushner….

    https://nypost.com/2019/07/28/trump-rips-rep-cummings-again-also-targets-pelosi-in-latest-tweetstorm/

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  5. jcdurbant dit :

    WHAT SHITHOLE COUNTRIES ? (When you can’t say no to relatives, you all end up with nothing)

    Three weeks after college, I flew to Senegal, West Africa, to run a community center in a rural town. Life was placid, with no danger, except to your health. That danger was considerable, because it was, in the words of the Peace Corps doctor, « a fecalized environment. »

    In plain English: s— is everywhere. People defecate on the open ground, and the feces is blown with the dust – onto you, your clothes, your food, the water. He warned us the first day of training: do not even touch water. Human feces carries parasites that bore through your skin and cause organ failure.

    Never in my wildest dreams would I have imagined that a few decades later, liberals would be pushing the lie that Western civilization is no better than a third-world country. Or would teach two generations of our kids that loving your own culture and wanting to preserve it are racism.

    Last time I was in Paris, I saw a beautiful African woman in a grand boubou have her child defecate on the sidewalk next to Notre Dame Cathedral. The French police officer, ten steps from her, turned his head not to see.

    I have seen. I am not turning my head and pretending unpleasant things are not true.

    Senegal was not a hellhole. Very poor people can lead happy, meaningful lives in their own cultures’ terms. But they are not our terms. The excrement is the least of it. Our basic ideas of human relations, right and wrong, are incompatible.

    As a twenty-one-year-old starting out in the Peace Corps, I loved Senegal. In fact, I was euphoric. I quickly made friends and had an adopted family. I relished the feeling of the brotherhood of man. People were open, willing to share their lives and, after they knew you, their innermost thoughts.

    The longer I lived there, the more I understood: it became blindingly obvious that the Senegalese are not the same as us. The truths we hold to be self-evident are not evident to the Senegalese. How could they be? Their reality is totally different. You can’t understand anything in Senegal using American terms.

    Take something as basic as family. Family was a few hundred people, extending out to second and third cousins. All the men in one generation were called « father. » Senegalese are Muslim, with up to four wives. Girls had their clitorises cut off at puberty. (I witnessed this, at what I thought was going to be a nice coming-of-age ceremony, like a bat mitzvah or confirmation.)

    Sex, I was told, did not include kissing. Love and friendship in marriage were Western ideas. Fidelity was not a thing. Married women would have sex for a few cents to have cash for the market.

    What I did witness every day was that women were worked half to death. Wives raised the food and fed their own children, did the heavy labor of walking miles to gather wood for the fire, drew water from the well or public faucet, pounded grain with heavy hand-held pestles, lived in their own huts, and had conjugal visits from their husbands on a rotating basis with their co-wives. Their husbands lazed in the shade of the trees.

    Yet family was crucial to people there in a way Americans cannot comprehend.

    The Ten Commandments were not disobeyed – they were unknown. The value system was the exact opposite. You were supposed to steal everything you can to give to your own relatives. There are some Westernized Africans who try to rebel against the system. They fail.

    We hear a lot about the kleptocratic elites of Africa. The kleptocracy extends through the whole society. My town had a medical clinic donated by international agencies. The medicine was stolen by the medical workers and sold to the local store. If you were sick and didn’t have money, drop dead. That was normal.

    So here in the States, when we discovered that my 98-year-old father’s Muslim health aide from Nigeria had stolen his clothes and wasn’t bathing him, I wasn’t surprised. It was familiar.

    In Senegal, corruption ruled, from top to bottom. Go to the post office, and the clerk would name an outrageous price for a stamp. After paying the bribe, you still didn’t know it if it would be mailed or thrown out. That was normal.

    One of my most vivid memories was from the clinic. One day, as the wait grew hotter in the 110-degree heat, an old woman two feet from the medical aides – who were chatting in the shade of a mango tree instead of working – collapsed to the ground. They turned their heads so as not to see her and kept talking. She lay there in the dirt. Callousness to the sick was normal.

    Americans think it is a universal human instinct to do unto others as you would have them do unto you. It’s not. It seems natural to us because we live in a Bible-based Judeo-Christian culture.

    We think the Protestant work ethic is universal. It’s not. My town was full of young men doing nothing. They were waiting for a government job. There was no private enterprise. Private business was not illegal, just impossible, given the nightmare of a third-world bureaucratic kleptocracy. It is also incompatible with Senegalese insistence on taking care of relatives.

    All the little stores in Senegal were owned by Mauritanians. If a Senegalese wanted to run a little store, he’d go to another country. The reason? Your friends and relatives would ask you for stuff for free, and you would have to say yes. End of your business. You are not allowed to be a selfish individual and say no to relatives. The result: Everyone has nothing.

    The more I worked there and visited government officials doing absolutely nothing, the more I realized that no one in Senegal had the idea that a job means work. A job is something given to you by a relative. It provides the place where you steal everything to give back to your family.

    I couldn’t wait to get home. So why would I want to bring Africa here? Non-Westerners do not magically become American by arriving on our shores with a visa.

    For the rest of my life, I enjoyed the greatest gift of the Peace Corps: I love and treasure America more than ever. I take seriously my responsibility to defend our culture and our country and pass on the American heritage to the next generation.

    African problems are made worse by our aid efforts. Senegal is full of smart, capable people. They will eventually solve their own country’s problems. They will do it on their terms, not ours. The solution is not to bring Africans here.

    We are lectured by Democrats that we must privilege third-world immigration by the hundred million with chain migration. They tell us we must end America as a white, Western, Judeo-Christian, capitalist nation – to prove we are not racist. I don’t need to prove a thing. Leftists want open borders because they resent whites, resent Western achievements, and hate America. They want to destroy America as we know it.

    As President Trump asked, why would we do that?

    We have the right to choose what kind of country to live in. I was happy to donate a year of my life as a young woman to help the poor Senegalese. I am not willing to donate my country.

    Karin McQuillan

    https://www.americanthinker.com/articles/2018/01/what_i_learned_in_peace_corps_in_africa_trump_is_right.html

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  6. jcdurbant dit :

    QUELLE FALSIFICATION INTERESSEE DE L’HISTOIRE DE L’AFRIQUE ? (Devinez à qui profite actuellement la falsifiation de l’histoire africaine imposée après guerre, pour bouter les capitalistes hors d’Afrique, par l’Union soviétique et ses affidés occidentaux comme africains ?)

     » Il est important de souligner que toute l’histoire de l’humanité est faite de colonisation, et que l’Afrique noire n’a rien subi de particulier. Par ailleurs, contrairement à l’intoxication communiste, la colonisation fut globalement très bénéfique à l’Afrique. (…) Quand une communauté connaît la régression socio-économique pendant de nombreuses décennies, il ne faut pas aller chercher les principales causes ailleurs que dans les capacités de ses élites politiques et intellectuels. Cette simple vérité est valable pour toute société y compris l’Afrique. (…) Peu importent les mensonges, l’appui de Moscou donne la notoriété internationale. Il faut répéter que l’Afrique n’est pas responsable de son sort, y compris après les indépendances du fait du néocolonialisme ou que pendant des siècles les Blancs sont allés capturer des Noirs pour les déporter et les réduire en esclavage. »

    Kakou Ernest Tigori

    ERNEST TIGORI DÉMONTE L’ESCROQUERIE DE LA REPENTANCE DE LA COLONISATION DES EUROPÉENS EN AFRIQUE
    Discours d’Ernest Tigori, écrivain ivoirien et homme politique, aux 13ème Journées de Synthèse Nationale, le dimanche 13 octobre 2019 à Rungis.

    L’Afrique combattante sous la tutelle de la gauche révolutionnaire
    Un bref rappel bien documenté de l’histoire des décennies précédant les indépendances rappelle le règne intellectuel de la gauche « internationaliste » française. Cette dernière forme les futurs intellectuels et politiques africains dans la décennie 1940, alors que la gestion coloniale n’avait alors pas duré plus de 30 ans en général (les dates sont variables selon les pays).

    S’ensuit la guerre froide : L’URSS et les États-Unis essaient de dépecer l’héritage colonial de l’Europe affaiblie par les 2 guerres mondiales, et se concurrencent en Afrique jusqu’à l’écroulement de l’URSS en 1990.

    L’URSS s’appuie sur les intellectuels communistes français, après un début de prosélytisme communiste par certains fonctionnaires coloniaux (dont mon grand-père, qui me l’a raconté en détail). Dans toutes les grandes villes africaines se créent des cercles d’études marxistes où l’on retrouvera les acteurs des indépendances.

    La conférence de Brazzaville organisé par De Gaulle en 1944 autorise la création de syndicats par des Africains ainsi que leur implication progressive dans la conduite de leurs affaires. C’est ainsi qu’André Latrille, gouverneur de la Côte d’Ivoire et sympathisant communiste aide Houphouët-Boigny à fonder le syndicat agricole africain.

    La valeur de ce chapitre vient des innombrables citations des « instructeurs » et des « convertis ». Chaque pays de l’Afrique « française » était bien encadré. Le Parti Communiste Français redouble sa pression sur ces « élèves » lorsqu’il se voit chassé du pouvoir en France et cherche un relais en Afrique.

    Mais le rêve de transformer l’Union française en nouveau Vietnam va échouer dans la plupart des pays lorsque beaucoup de « convertis » rompent avec Moscou : Senghor dès 1946, puis bien d’autres, dont Houphouët-Boigny, grâce notamment à l’action du sénateur Étienne Djaument, aujourd’hui oublié.

    De même pour les intellectuels
    Le Parti Communiste Français a également formaté les intellectuels « phares » à partir des années 1940, dont Aimé Césaire, qui a lancé des formules toujours en usage aujourd’hui du « colonialisme, exploitation éhontée de pillage des ressources » et laissant supposer une ancienne Afrique Noire édénique et pacifique, sans esclavage ni trafics humains… alors qu’à l’époque de ces textes, les Africains un peu âgés se souvenaient de l’interdiction de l’esclavage et des sacrifices humains par les Européens.

    Comme ses amis politiques, Césaire rompt avec le communisme en 56, « plongé dans un abîme de stupeur, de douleur et de honte » et devient un adepte de la départementalisation, mais ses discours précédents restent toujours diffusés dans les programmes scolaires et universitaires.

    Mais pour les intellectuels, « Peu importent les mensonges, l’appui de Moscou donne la notoriété internationale. Il faut répéter que l’Afrique n’est pas responsable de son sort, y compris après les indépendances du fait du néocolonialisme », ou que « pendant des siècles les Blancs sont allés capturer des Noirs pour les déporter et les réduire en esclavage ».

    Le livre du Malien Yambo Ouolguem, Le devoir de violence, prix Renaudot 1968, est retiré de la vente sous la pression du Parti Communiste Français parce que plus nuancé, évoquant notamment les chefs locaux qui vendent leurs sujets aux marchands arabes et occidentaux. Son auteur est harcelé jusqu’à la dépression.

    Mésaventure analogue pour Axel Kabou. Les Européens se sont même accusés d’avoir créé de toutes pièces les divisions tribales (je l’ai effectivement entendu de mes oreilles). Ce courant est représenté en France par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Autre témoignage que je partage avec Ernest Tigori : dans les années 1960, on entend : « Quand est-ce que ça finit l’indépendance ? ». C’est oublié aujourd’hui, mais mourir traversant la Méditerranée traduit la même déception.

    Une avalanche de citations de ses discours permet de suivre la carrière de Kwame N’Krumah et notamment de ses tentatives répétées d’instaurer un panafricanisme marxiste dont il serait le chef. Nouvel échec. Par contre N’Krumah dirigera et ruinera le Ghana. Même Frantz Fanon finit par le désavouer ! Néanmoins ses discours flamboyants sont encore rappelés avec émotion aujourd’hui.

    La conclusion de cette première partie du livre est que, pour le malheur de l’Afrique, cette vision d’histoire est officielle et enseignée, avec l’appui intellectuel d’une bonne partie des universitaires du Nord, et notamment des Français.

    D’où une vision du monde et de la France largement contraire à la réalité, ce qui conduit beaucoup de dirigeants africains à faire des erreurs stratégiques (je rajoute : comme aujourd’hui les réactions des populations du Sahel gobant la propagande disant que les troupes françaises qui défendent « sont là pour voler notre or »).

    Une histoire africaine « désintoxiquée » de la colonisation
    A ces fables devenues officielles, l’auteur oppose une histoire que je vais schématiser, mais qui est appuyée également par de nombreuses citations et témoignages.

    Les Européens s’implantent pacifiquement sur la côte africaine, en général en louant le terrain sur lequel s’installent, et développent le commerce avec les dirigeants locaux, commerce qui comprend certes l’achat d’esclaves à ces derniers. S’ensuit un intérêt des populations pour ces nouveaux venus, et particulièrement de la part des tribus vassalisées par des empires locaux (que l’histoire officielle idéalise). Ces tribus finissent par demander la protection des Européens et apprécient la fin de l’esclavage et un début d’administration.

    Les très rares combats menés par les Européens ont lieu à l’occasion de la réaction des autorités de ces empires. Tout un chapitre développant ces idées traite, à titre d’exemple, de l’histoire de « l’espace culturel des Akans » et notamment du royaume ashanti.

    Il « dédramatise » ainsi le terme de colonisation : « Il est important de souligner que toute l’histoire de l’humanité est faite de colonisation, et que l’Afrique noire n’a rien subi de particulier. Par ailleurs, contrairement à l’intoxication communiste, la colonisation fut globalement très bénéfique à l’Afrique ».

    Il rappelle que la défense des intérêts de chaque pays (dont la France) dans d’autres pays est un comportement naturel et universel (comme à mon avis en témoignent les actions américaines, puis chinoises, russes et autres en Afrique aujourd’hui). Il rappelle que le néocolonialisme est un terme inventé par N’Krumah en 1965 pour cacher son échec à la tête du Ghana.

    Dans ce contexte, les termes du néocolonialisme et de Françafrique perdent leur caractère « scandaleux ».

    Autre « désintoxication » historique : l’esclavage et la traite

    Un autre chapitre relativise la traite négrière en rappelant l’histoire de l’esclavage dans le monde et en Afrique, où il décrit des traites très antérieures à l’arrivée des Européens.

    Traite inter-africaine d’abord, avec par exemple le cas de deux bisaïeules de l’auteur, qui étaient des esclaves Sénoufo achetés par des Agnis dans l’actuelle Côte d’Ivoire.

    Traite également vers le Maghreb (la traite arabe en Afrique orientale, plus massive que celle vers le Maghreb ne concerne pas les pays traités dans ce livre).

    Traite européenne enfin, qui s’est faite en commerçant avec des États africains indépendants, aujourd’hui magnifiés par l’histoire officielle.

    Il souligne également que les Européens ont été les premiers anti-esclavagistes, intellectuellement d’abord, puis concrètement à partir de la première moitié du XIXe siècle pour ceux qui intervenaient en Afrique, des États-Unis étant retard dans ce domaine.

    Au passage, il salue l’histoire telle qu’elle est enseignée au Nord où aucun pays ne cache ses « faces sombres » et exhorte les Africains à faire de même pour l’histoire précoloniale et postcoloniale.

    La « désintoxication » de l’histoire économique
    Concernant le rôle réputé négatif du Fond Monétaire International (FMI) en Afrique, il développe les rapports de cette institution avec Samora Machel, dirigeant du Mozambique à partir de 1974, pour illustrer que c’est ce dernier qui est responsable du mauvais état de son pays… qui a fini par abandonner plus tard le socialisme.

    Suit un panorama des échecs économiques des gouvernements africains. Échec nié car « les indicateurs économiques (notamment ceux du FMI) sont inadaptés à l’Afrique, ce qui compte pour la population c’est d’avoir un sentiment de plénitude »… sentiment qui ne semble pas général, comme en témoignent les risques que prennent les migrants pour rejoindre l’Europe.

    De même pour les religions importées et la balkanisation de l’Afrique
    Quant aux méfaits « des religions imposées par les Européens », il remarque que le christianisme n’a pas empêché la Corée de se développer (et je rajouterai que les côtes chrétiennes du golfe de Guinée sont plus développées que l’intérieur animiste puis musulman).

    Concernant les méfaits du racisme qui aurait plombé l’Afrique, il rappelle que ce dernier est une attitude générale dans le monde et qui ne vise pas seulement les noirs, comme l’a illustré l’épisode nazi.

    Enfin, pour ce qui concerne « la balkanisation » de l’Afrique tant reprochée aux Européens, il rappelle que ces pays étaient parfaitement libres de s’unir après les indépendances, qu’il y a eu quelques essais, mais qu’ils se sont heurtés aux équipes ayant pris le pouvoir dans chaque pays, et qui voulaient le garder. Ce sont ces équipes, et non des Européens, qu’il faut blâmer pour cela.

    On est évidemment très loin du récit anticolonial dominant ! « Dominant » rajoute l’auteur, car beaucoup d’Européens et d’Africains s’aperçoivent qu’il est utile à leur carrière et leur donne notamment l’accès aux médias.

    La stratégie de la gauche révolutionnaire
    Les échecs économiques du marxisme et l’attachement des Africains à leurs religions (les traditionnelles, l’islam, le catholicisme et les divers protestantismes) obligent la gauche révolutionnaire à mettre en avant d’autres thèmes que le développement et l’athéisme. Elle a choisi l’anticolonialisme, et semé la haine de la France auprès des Africains qui sont maintenant piégés psychologiquement et cela non seulement en Afrique, mais aussi en France où on apprend aux migrants que c’est la France qui est responsable de la misère de leur pays d’origine.

    L’auteur voit là une des origines du terrorisme, beaucoup plus importante que la religion musulmane. La gauche révolutionnaire est donc une menace pour la nation française tout autant que pour l’Afrique.

    Une administration coloniale non remplacée
    Le livre « L’étrange destin de Wangrin » d’Amadou Hampaté Bâ décrit l’administration coloniale comme « une affaire de blancs » étrange et bienveillante. La motivation de l’indépendance était davantage la fierté et la dignité que la prise en charge du travail de cette administration.

    Or à l’indépendance, il a fallu remplacer brusquement les anciens cadres. Les nouveaux venus, souvent incompétents, ont fait de l’administration une affaire privée. Il n’y a aucune responsabilité des Européens dans ce fait. L’auteur estime donc nécessaire « la nationalisation de l’État » et le retour à un État de droit, occidental ou coutumier.

    Le fait de constater que les plus riches sont les agents de l’État devrait faire réfléchir. Les élites africaines ne font que semblant de faire fonctionner l’État et de pratiquer la démocratie, notamment pour plaire aux bailleurs de fonds.

    Il faudrait donc rapidement d’importantes réformes.

    Les réformes à entreprendre d’urgence
    Le plus important serait le retour du civisme, puis la mise en place de l’État de droit. À partir de là on pourra envisager des réformes précises, comme le droit de demander un référendum en cas de dérive des gouvernants, ou la réaffirmation des droits des parlements et du pouvoir judiciaire.

    Sur le plan économique, l’Afrique allait bien mieux à la fin de la colonisation qu’aujourd’hui, comparativement au reste du monde (l’exemple plus célèbre est celui de la Corée du Sud qui était au niveau de l’Afrique au début de l’après-guerre).

    Cet effondrement est en général évalué monétairement, mais c’est un effet et non une cause. Les causes profondes sont les dévalorisations des métiers de base : boucher, mécanicien, électricien, instituteur, menuisier, chauffeur, maçon… On essaie d’échapper à cette dévalorisation par une course ruineuse aux diplômes, mais ces derniers ne correspondent pas aux besoins de l’économie.

    Dans le même esprit, il faudrait cesser de confisquer les revenus de l’agriculture qui était et reste encore largement la base de la production.

    Il faudrait enfin s’occuper des infrastructures et de la démographie. Beaucoup de « responsables » attendent avec orgueil les 2 milliards d’Africains prévus pour 2050, au lieu de penser aux infrastructures notamment scolaires que cela demandera. Et de toute façon ce n’est pas le nombre en lui-même qui leur apportera la prospérité ou l’influence dans le monde.

    En conclusion : retour à la réalité historique, ouverture et tolérance
    Toutes les civilisations ne se valent pas, comme c’est illustré à toutes les époques par l’appel à des spécialistes étrangers, par exemple égyptiens en Israël sous le règne du roi Salomon (et spécialistes chrétiens européens dans l’empire turc).

    C’est également illustré à la Renaissance par les emprunts intellectuels de l’Europe occidentale à l’Antiquité. Il n’y aura donc rien d’anormal à ce que les Africains empruntent à la civilisation européenne.

    Et pour cela il faut éradiquer la haine semée par la propagande anticoloniale, et donc sortir l’Europe de la repentance et l’Afrique de l’infantilisme.

    Le « décolonial » est à la mode » dans l’intelligentsia française, plus que jamais avec la nomination récente du professeur Fauvelle et d’Emilie Delorme, respectivement au Collège de France et au Conservatoire national de musique. Mais aussi dans les faubourgs de Bamako, dans les programmes scolaires du Nord comme du Sud. Et dans la bouche président français avec la formule « Le colonialisme a été une faute de la république ».

    … Il est donc intéressant d’écouter un Africain disant exactement le contraire !

    Chronique de « L’Afrique à désintoxiquer : sortir l’Europe de la repentance et l’Afrique de l’infantilisme » de Kakou Ernest Tigori.

    Kakou Ernest Tigori, l’auteur
    Kakou Ernest Tigori est né en 1961 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Détenteur d’un diplôme d’ingénieur à l’Inset de Yamoussoukro, il travaille dans les transports publics à Abidjan jusqu’en 2008 où il est, dit-il, « licencié sans droits, condamné et persécuté pour avoir dénoncé publiquement les détournements massifs des deniers publics organisés par les dirigeants de la Sotra (Société des transports abidjanais) ». Il obtient son « salut » grâce à un visa Compétences et Talents lui permettant de gagner la France en 2009. Il se « considère en exil, dans l’attente d’opportunités pour un retour en toute sécurité en Côte d’Ivoire ».

    Sélection d’ouvrages de Tigori

    « Pour la Côte d’Ivoire », essai, 1999,
    « Pauvre Afrique », essai, 2005,
    « Le Souverain noir », roman, 2013 (Prix Mandela de littérature 2017)

    et le livre que je présente ici : « L’Afrique à désintoxiquer », essai de 2018, paru en janvier 2019 aux Éditions Dualpha dans la Collection « Vérités pour l’Histoire » et pour lequel il était interviewé par TV Libertés en février 2019 :

    « L’Afrique à désintoxiquer » en résumé
    Ce qui suit en est un résumé le plus fidèle possible. J’ai rajouté d’éventuelles précisions ou exemples entre parenthèses.

    Sauf indication contraire, les pays évoqués sont ceux des anciennes colonies françaises de l’Afrique subsaharienne et leurs voisins, principalement le Ghana.

    Carte colonisation en Afrique
    Fil conducteur
    L’idée générale de l’ouvrage est que l’histoire de l’Afrique est ignorée, non pas, comme beaucoup le disent actuellement, par ignorance et dédain des Européens, mais pour une raison totalement différente : l’action de « la gauche révolutionnaire instrumentalisée par les stratèges staliniens à partir de la décennie 1940. ».

    Or rétablir l’histoire réelle renverse totalement le point de vue aujourd’hui dominant.

    En effet, cette histoire a été établie par la propagande soviétique pour « contourner le capitalisme par le sud », l’Europe étant censée être ruinée si elle perdait ses colonies. Cette propagande a visé la génération des futurs dirigeants des pays africains indépendants. Certains pour le malheur de leur pays ont gardé leurs convictions « révolutionnaires », tandis que d’autres rompaient avec Moscou.

    Partant de là, la période précoloniale, la colonisation et les indépendances prennent une tout autre figure. Mais les programmes scolaires et discours politiques restent sur la vision soviétique lancée à cette époque.

    Ouvrons maintenant le livre.

    Les remerciements et l’introduction
    Les remerciements sont significatifs : les dirigeants de Singapour, du Botswana, du Ghana post N’Krumah «gouvernants vertueux » et, parmi les intellectuels, René Dumont et Axel Kabou (dont j’avais en son temps apprécié le livre « Et si l’Afrique refusait le développement ») et tout ceux qui « dénoncent l’inconséquence des élites politiques intellectuelles de l’Afrique Noire »

    L’introduction est dans le même ton « quand une communauté connaît la régression socio-économique pendant de nombreuses décennies, il ne faut pas aller (en) chercher les principales causes ailleurs que dans les capacités de ses élites politiques et intellectuels. Cette simple vérité est valable pour toute société y compris l’Afrique.»

    L’Afrique combattante sous la tutelle de la gauche révolutionnaire
    Un bref rappel bien documenté de l’histoire des décennies précédant les indépendances rappelle le règne intellectuel de la gauche « internationaliste » française. Cette dernière forme les futurs intellectuels et politiques africains dans la décennie 1940, alors que la gestion coloniale n’avait alors pas duré plus de 30 ans en général (les dates sont variables selon les pays).

    S’ensuit la guerre froide : L’URSS et les États-Unis essaient de dépecer l’héritage colonial de l’Europe affaiblie par les 2 guerres mondiales, et se concurrencent en Afrique jusqu’à l’écroulement de l’URSS en 1990.

    L’URSS s’appuie sur les intellectuels communistes français, après un début de prosélytisme communiste par certains fonctionnaires coloniaux (dont mon grand-père, qui me l’a raconté en détail). Dans toutes les grandes villes africaines se créent des cercles d’études marxistes où l’on retrouvera les acteurs des indépendances.

    La conférence de Brazzaville organisé par De Gaulle en 1944 autorise la création de syndicats par des Africains ainsi que leur implication progressive dans la conduite de leurs affaires. C’est ainsi qu’André Latrille, gouverneur de la Côte d’Ivoire et sympathisant communiste aide Houphouët-Boigny à fonder le syndicat agricole africain.

    La valeur de ce chapitre vient des innombrables citations des « instructeurs » et des « convertis ». Chaque pays de l’Afrique « française » était bien encadré. Le Parti Communiste Français redouble sa pression sur ces « élèves » lorsqu’il se voit chassé du pouvoir en France et cherche un relais en Afrique.

    Mais le rêve de transformer l’Union française en nouveau Vietnam va échouer dans la plupart des pays lorsque beaucoup de « convertis » rompent avec Moscou : Senghor dès 1946, puis bien d’autres, dont Houphouët-Boigny, grâce notamment à l’action du sénateur Étienne Djaument, aujourd’hui oublié.

    De même pour les intellectuels
    Le Parti Communiste Français a également formaté les intellectuels « phares » à partir des années 1940, dont Aimé Césaire, qui a lancé des formules toujours en usage aujourd’hui du « colonialisme, exploitation éhontée de pillage des ressources » et laissant supposer une ancienne Afrique Noire édénique et pacifique, sans esclavage ni trafics humains… alors qu’à l’époque de ces textes, les Africains un peu âgés se souvenaient de l’interdiction de l’esclavage et des sacrifices humains par les Européens.

    Comme ses amis politiques, Césaire rompt avec le communisme en 56, « plongé dans un abîme de stupeur, de douleur et de honte » et devient un adepte de la départementalisation, mais ses discours précédents restent toujours diffusés dans les programmes scolaires et universitaires.

    Mais pour les intellectuels, « Peu importent les mensonges, l’appui de Moscou donne la notoriété internationale. Il faut répéter que l’Afrique n’est pas responsable de son sort, y compris après les indépendances du fait du néocolonialisme », ou que « pendant des siècles les Blancs sont allés capturer des Noirs pour les déporter et les réduire en esclavage ».

    Le livre du Malien Yambo Ouolguem, Le devoir de violence, prix Renaudot 1968, est retiré de la vente sous la pression du Parti Communiste Français parce que plus nuancé, évoquant notamment les chefs locaux qui vendent leurs sujets aux marchands arabes et occidentaux. Son auteur est harcelé jusqu’à la dépression.

    Mésaventure analogue pour Axel Kabou. Les Européens se sont même accusés d’avoir créé de toutes pièces les divisions tribales (je l’ai effectivement entendu de mes oreilles). Ce courant est représenté en France par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Autre témoignage que je partage avec Ernest Signori : dans les années 1960, on entend : « Quand est-ce que ça finit l’indépendance ? ». C’est oublié aujourd’hui, mais mourir traversant la Méditerranée traduit la même déception.

    Une avalanche de citations de ses discours permet de suivre la carrière de Kwame N’Krumah et notamment de ses tentatives répétées d’instaurer un panafricanisme marxiste dont il serait le chef. Nouvel échec. Par contre N’Krumah dirigera et ruinera le Ghana. Même Frantz Fanon finit par le désavouer ! Néanmoins ses discours flamboyants sont encore rappelés avec émotion aujourd’hui.

    La conclusion de cette première partie du livre est que, pour le malheur de l’Afrique, cette vision d’histoire est officielle et enseignée, avec l’appui intellectuel d’une bonne partie des universitaires du Nord, et notamment des Français.

    D’où une vision du monde et de la France largement contraire à la réalité, ce qui conduit beaucoup de dirigeants africains à faire des erreurs stratégiques (je rajoute : comme aujourd’hui les réactions des populations du Sahel gobant la propagande disant que les troupes françaises qui défendent « sont là pour voler notre or »).

    Une histoire africaine « désintoxiquée » de la colonisation
    A ces fables devenues officielles, l’auteur oppose une histoire que je vais schématiser, mais qui est appuyée également par de nombreuses citations et témoignages.

    Les Européens s’implantent pacifiquement sur la côte africaine, en général en louant le terrain sur lequel s’installent, et développent le commerce avec les dirigeants locaux, commerce qui comprend certes l’achat d’esclaves à ces derniers. S’ensuit un intérêt des populations pour ces nouveaux venus, et particulièrement de la part des tribus vassalisées par des empires locaux (que l’histoire officielle idéalise). Ces tribus finissent par demander la protection des Européens et apprécient la fin de l’esclavage et un début d’administration.

    Les très rares combats menés par les Européens ont lieu à l’occasion de la réaction des autorités de ces empires. Tout un chapitre développant ces idées traite, à titre d’exemple, de l’histoire de « l’espace culturel des Akans » et notamment du royaume Ashanti.

    Il « dédramatise » ainsi le terme de colonisation : « Il est important de souligner que toute l’histoire de l’humanité est faite de colonisation, et que l’Afrique noire n’a rien subi de particulier. Par ailleurs, contrairement à l’intoxication communiste, la colonisation fut globalement très bénéfique à l’Afrique ».

    Il rappelle que la défense des intérêts de chaque pays (dont la France) dans d’autres pays est un comportement naturel et universel (comme à mon avis en témoignent les actions américaines, puis chinoises, russes et autres en Afrique aujourd’hui). Il rappelle que le néocolonialisme est un terme inventé par N’Krumah en 1965 pour cacher son échec à la tête du Ghana.

    Dans ce contexte, les termes du néocolonialisme et de Françafrique perdent leur caractère « scandaleux ».

    Autre « désintoxication » historique : l’esclavage et la traite

    Un autre chapitre relativise la traite négrière en rappelant l’histoire de l’esclavage dans le monde et en Afrique, où il décrit des traites très antérieures à l’arrivée des Européens.

    Traite inter-africaine d’abord, avec par exemple le cas de deux bisaïeules de l’auteur, qui étaient des esclaves Sénoufo achetés par des Agnis dans l’actuelle Côte d’Ivoire.

    Traite également vers le Maghreb (la traite arabe en Afrique orientale, plus massive que celle vers le Maghreb ne concerne pas les pays traités dans ce livre).

    Traite européenne enfin, qui s’est faite en commerçant avec des États africains indépendants, aujourd’hui magnifiés par l’histoire officielle.

    Il souligne également que les Européens ont été les premiers anti-esclavagistes, intellectuellement d’abord, puis concrètement à partir de la première moitié du XIXe siècle pour ceux qui intervenaient en Afrique, des États-Unis étant retard dans ce domaine.

    Au passage, il salue l’histoire telle qu’elle est enseignée au Nord où aucun pays ne cache ses « faces sombres » et exhorte les Africains à faire de même pour l’histoire précoloniale et postcoloniale.

    La « désintoxication » de l’histoire économique
    Concernant le rôle réputé négatif du Fond Monétaire International (FMI) en Afrique, il développe les rapports de cette institution avec Samora Machel, dirigeant du Mozambique à partir de 1974, pour illustrer que c’est ce dernier qui est responsable du mauvais état de son pays… qui a fini par abandonner plus tard le socialisme.

    Suit un panorama des échecs économiques des gouvernements africains. Échec nié car « les indicateurs économiques (notamment ceux du FMI) sont inadaptés à l’Afrique, ce qui compte pour la population c’est d’avoir un sentiment de plénitude »… sentiment qui ne semble pas général, comme en témoignent les risques que prennent les migrants pour rejoindre l’Europe.

    De même pour les religions importées et la balkanisation de l’Afrique
    Quant aux méfaits « des religions imposées par les Européens », il remarque que le christianisme n’a pas empêché la Corée de se développer (et je rajouterai que les côtes chrétiennes du golfe de Guinée sont plus développées que l’intérieur animiste puis musulman).

    Concernant les méfaits du racisme qui aurait plombé l’Afrique, il rappelle que ce dernier est une attitude générale dans le monde et qui ne vise pas seulement les noirs, comme l’a illustré l’épisode nazi.

    Enfin, pour ce qui concerne « la balkanisation » de l’Afrique tant reprochée aux Européens, il rappelle que ces pays étaient parfaitement libres de s’unir après les indépendances, qu’il y a eu quelques essais, mais qu’ils se sont heurtés aux équipes ayant pris le pouvoir dans chaque pays, et qui voulaient le garder. Ce sont ces équipes, et non des Européens, qu’il faut blâmer pour cela.

    On est évidemment très loin du récit anticolonial dominant ! « Dominant » rajoute l’auteur, car beaucoup d’Européens et d’Africains s’aperçoivent qu’il est utile à leur carrière et leur donne notamment l’accès aux médias.

    La stratégie de la gauche révolutionnaire
    Les échecs économiques du marxisme et l’attachement des Africains à leurs religions (les traditionnelles, l’islam, le catholicisme et les divers protestantismes) obligent la gauche révolutionnaire à mettre en avant d’autres thèmes que le développement et l’athéisme. Elle a choisi l’anticolonialisme, et semé la haine de la France auprès des Africains qui sont maintenant piégés psychologiquement et cela non seulement en Afrique, mais aussi en France où on apprend aux migrants que c’est la France qui est responsable de la misère de leur pays d’origine.

    L’auteur voit là une des origines du terrorisme, beaucoup plus importante que la religion musulmane. La gauche révolutionnaire est donc une menace pour la nation française tout autant que pour l’Afrique.

    Une administration coloniale non remplacée
    Le livre « L’étrange destin de Wangrin » d’Amadou Hampaté Bâ décrit l’administration coloniale comme « une affaire de blancs » étrange et bienveillante. La motivation de l’indépendance était davantage la fierté et la dignité que la prise en charge du travail de cette administration.

    Or à l’indépendance, il a fallu remplacer brusquement les anciens cadres. Les nouveaux venus, souvent incompétents, ont fait de l’administration une affaire privée. Il n’y a aucune responsabilité des Européens dans ce fait. L’auteur estime donc nécessaire « la nationalisation de l’État » et le retour à un État de droit, occidental ou coutumier.

    Le fait de constater que les plus riches sont les agents de l’État devrait faire réfléchir. Les élites africaines ne font que semblant de faire fonctionner l’État et de pratiquer la démocratie, notamment pour plaire aux bailleurs de fonds.

    Il faudrait donc rapidement d’importantes réformes.

    Les réformes à entreprendre d’urgence
    Le plus important serait le retour du civisme, puis la mise en place de l’État de droit. À partir de là on pourra envisager des réformes précises, comme le droit de demander un référendum en cas de dérive des gouvernants, ou la réaffirmation des droits des parlements et du pouvoir judiciaire.

    Sur le plan économique, l’Afrique allait bien mieux à la fin de la colonisation qu’aujourd’hui, comparativement au reste du monde (l’exemple plus célèbre est celui de la Corée du Sud qui était au niveau de l’Afrique au début de l’après-guerre).

    Cet effondrement est en général évalué monétairement, mais c’est un effet et non une cause. Les causes profondes sont les dévalorisations des métiers de base : boucher, mécanicien, électricien, instituteur, menuisier, chauffeur, maçon… On essaie d’échapper à cette dévalorisation par une course ruineuse aux diplômes, mais ces derniers ne correspondent pas aux besoins de l’économie.

    Dans le même esprit, il faudrait cesser de confisquer les revenus de l’agriculture qui était et reste encore largement la base de la production.

    Il faudrait enfin s’occuper des infrastructures et de la démographie. Beaucoup de « responsables » attendent avec orgueil les 2 milliards d’Africains prévus pour 2050, au lieu de penser aux infrastructures notamment scolaires que cela demandera. Et de toute façon ce n’est pas le nombre en lui-même qui leur apportera la prospérité ou l’influence dans le monde.

    En conclusion : retour à la réalité historique, ouverture et tolérance
    Toutes les civilisations ne se valent pas, comme c’est illustré à toutes les époques par l’appel à des spécialistes étrangers, par exemple égyptiens en Israël sous le règne du roi Salomon (et spécialistes chrétiens européens dans l’empire turc).

    C’est également illustré à la Renaissance par les emprunts intellectuels de l’Europe occidentale à l’Antiquité. Il n’y aura donc rien d’anormal à ce que les Africains empruntent à la civilisation européenne.

    Et pour cela il faut éradiquer la haine semée par la propagande anticoloniale, et donc sortir l’Europe de la repentance et l’Afrique de l’infantilisme.

    Yves Montenay

    https://www.revueconflits.com/afrique-colonialisme-kakou-ernest-tigori/

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