Octomom: C’est la rivalité, imbécile ! (Baby-hoarding: The reproductive equivalent of your buying 30 giant bottles of ketchup at Costco, even though the cupboard is already overflowing)

 Voici, des fils sont un héritage de l’Éternel, Le fruit des entrailles est une récompense. Comme les flèches dans la main d’un guerrier, Ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l’homme qui en a rempli son carquois! Psaumes 127: 3-5
Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait point d’enfants à Jacob, elle porta envie à sa soeur, et elle dit à Jacob: Donne-moi des enfants, ou je meurs! La colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit: Suis-je à la place de Dieu, qui t’empêche d’être féconde? Elle dit: Voici ma servante Bilha; va vers elle; qu’elle enfante sur mes genoux, et que par elle j’aie aussi des fils. (…) Rachel dit: J’ai lutté divinement contre ma soeur, et j’ai vaincu. (…) Ruben (…) trouva des mandragores dans les champs. Il les apporta à Léa, sa mère. Alors Rachel dit à Léa: Donne moi, je te prie, des mandragores de ton fils. Elle lui répondit: Est-ce peu que tu aies pris mon mari, pour que tu prennes aussi les mandragores de mon fils? Et Rachel dit: Eh bien! il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. Le soir, comme Jacob revenait des champs, Léa sortit à sa rencontre, et dit: C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai acheté pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit. Dieu exauça Léa, qui devint enceinte, et enfanta un cinquième fils à Jacob. Léa dit: Dieu m’a donné mon salaire parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle l’appela du nom d’Issacar. Genèse 30: 1-18
Tout comme d’autres types de comportement humain, l’ascétisme religieux peut être contaminé par l’esprit compétitif. (…) Nous vivons à une époque où les actions les plus saines comme les plus malsaines peuvent avoir la même motivation. (…) Il y a une grande ironie dans le fait que le processus moderne d’éradication de la religion en produit d’innombrables caricatures. On nous dit souvent que nos problèmes sont dus à notre incapacité à nous débarrasser de notre tradition religieuse mais ce n’est pas vrai. Ils sont enracinés dans la débâcle de cette tradition, qui est nécessairement suivie par la réapparition, dans des habits modernes, de divinités plus anciennes et plus féroces nées du processus mimétique. (…) nous entrons dans une hiérarchie de jeux compétitifs qui deviennent toujours plus subtils à mesure que l’escalade progresse. A la fin, ce processus peut aboutir à un rejet total de la compétition, ce qui peut être, même si ce n’est pas toujours le cas, la plus intense des compétitions. Ainsi, il existe des rivalités de renoncement plutôt que d’acquisition, de privation plutôt que de jouissance. Dans toute société, la compétition peut assumer des formes paradoxales parce qu’elle peut contaminer les activités qui lui sont en principe les plus étrangères, en particulier le don. Dans le potlatch, comme dans notre société, la course au toujours moins peut se substituer à la course au toujours plus, et signifier en définitive la même chose. Nous avons repéré l’ennemi et c’est nous. Chaque individu finit par trouver son équivalent personnalisé de la folie du potlatch. (…) La rivalité s’intensifie à mesure que le nombre d’imitateurs augmente. René Girard
Often connected with obsessive-compulsive disorder, hoarding involves excessive collecting and an inability to throw things away, a pattern that in severe cases can lead to major health hazards. The syndrome even has its own reality program. A&E’s « Hoarders » takes viewers into homes that are literally collapsing under the weight of their own squalor. One episode featured a woman whose dead cats had been decomposing under her living room debris for a decade. Oh, and it’s doing great in the ratings. Just when we thought we knew everything there was to know about Nadya Suleman, there’s suddenly another Octo-news flash. In an accusation of gross negligence filed by the Medical Board of California against Michael Kamrava, the Beverly Hills doctor who performed the in vitro fertilization procedures that led to the births of Suleman’s 14 children, it’s been revealed that the Octomom demanded the creation of fresh embryos despite having a stockpile of frozen ones. This despite her claim that she pursued multiple pregnancies because she didn’t want her existing embryos to be destroyed or go unused. In other words, what’s disturbing here is not just that Kamrava « went beyond the reasonable judgment of any treating physician. » It’s that Suleman, with Kamrava, engaged in the reproductive equivalent of your buying 30 giant bottles of ketchup at Costco, even though the cupboard is already overflowing. Suleman, as far as I can tell, is a decent housekeeper, but am I the only one who sees her obsession with childbearing as a manifestation of the hoarding impulse? Am I the only one who reads about Suleman returning to the doctor for more embryo transfers just three or four months after giving birth and wonders just how different her mentality is from whatever drives someone to let newspapers pile up so they block the windows? I hear about Angelina Jolie wanting « up to 14 kids » and the Duggars giving all their children names that start with « J » and wonder if, in addition to being magnanimous or true to Scripture or whatever they’d like to think they’re being, they’re not also a little . . . compulsive? Of course, I’m not a psychologist, a fact I was reminded of when I called Gail Steketee, dean of the School of Social Work at Boston University and coauthor of the forthcoming « Stuff: Compulsive Hoarding and the Meaning of Things. » Steketee sees no connection between hoarding and addiction to baby-making or baby-adopting. In fact, she’s never heard the two referenced together. She points instead to hoarders’ problems with decision-making; with fundamental difficulties understanding what they need and don’t need. She thinks that behavior like Suleman’s « no doubt represents some form of need » but that « it’s unlikely to be similar to the need for information [a reason hoarders save years’ worth of newspapers], for keeping sentimental items or for having control over one’s stuff. » OK, so the research community isn’t backing my theory. But when we ask why we’re simultaneously so repelled and captivated by Suleman, perhaps we also need to ask why we’re so drawn in by stockpiling excess: Is it pure voyeurism? Is it strictly us versus them, the rational versus the nut jobs? Or does the notion of acquisition-run-amok resonate with an extreme ketchup buyer in all of us? LA Times

Après la syllogomanie, le syndrome de Noé, le syndrome de Diogène ou la bibliomanie, … la bébémanie ?

Angelina Jolie rêvant tout haut, pour compléter sa collection, de 14 enfants …

Séries de télé-réalité (« Hoarders », « Hoarding Buried alive ») suivant, il y a quelques années, la vie quotidienne de personnes souffrant de syllogomanie, (syndrome de Noé, syndrome de Diogène ou bibliomanie) …

Autre série de téléréalité (récemment arrêtée elle aussi) à la gloire d’une famille à « 19 enfants et ce n’est pas fini »

Incarnation d’un mouvement religieux dit « carquois pleins » anti-contraception et pro-enseignement à domicile et prônant une progéniture nombreuse …

Revndication, après l’aberration du « mariage homosexuel », de la « gestation pour tous » …

A l’heure où l’on reparle de la fameuse Octomom

Qui avait justement avec ses 14 enfants …

Dont une naissance d’octuplés, s’ajoutant, suite à une insémination de douze embryons, à six autres enfants dont une paire de jumeaux …

Défrayé la chronique il y a neuf ans …

Comment ne pas voir …

Dans cette véritable obsession de la gestation qu’elle incarne …

A l’image de l’authentique compétition gestative à laquelle se livrent, y compris via servantes-mères porteuses et mandragores viagra-, les deux proverbiales femmes du Jacob biblique …

Non seulement, avec le LA Times, la énième manifestation de la pulsion accumulatrice …

Mais aussi de cet esprit de compétition et de rivalité …

Qui, comme l’avait si brillamment montré René Girard, peu à peu gagne la moindre de nos conduites ?

Octomom, ‘Hoarders’ and compulsion
Whether it’s having lots of kids or just lots of stuff, Americans are compulsive about watching those who are compulsive.
Meghan Daum
The LA Times
January 07, 2010

Just when we thought we knew everything there was to know about Nadya Suleman, there’s suddenly another Octo-news flash. In an accusation of gross negligence filed by the Medical Board of California against Michael Kamrava, the Beverly Hills doctor who performed the in vitro fertilization procedures that led to the births of Suleman’s 14 children, it’s been revealed that the Octomom demanded the creation of fresh embryos despite having a stockpile of frozen ones. This despite her claim that she pursued multiple pregnancies because she didn’t want her existing embryos to be destroyed or go unused.

In other words, what’s disturbing here is not just that Kamrava « went beyond the reasonable judgment of any treating physician. » It’s that Suleman, with Kamrava, engaged in the reproductive equivalent of your buying 30 giant bottles of ketchup at Costco, even though the cupboard is already overflowing.

I know some of you are probably wagging your fingers at me — for comparing embryos to ketchup (hey, there are worse analogies) and for discussing Octomom at all (believe me, I’m wagging my finger at myself, then stabbing it into my eye). And yes, Sulemania has waned, but it hasn’t disappeared. The paparazzi still follow her every move, and the New York Times Magazine published a cover story in November about the filming of a British documentary series, « My Life As the Octomom. »

Of course, ultra-fecundity is in vogue these days, particularly in the realm of unscripted television. From the unceasing car alarm that is the din of « Jon & Kate Plus Eight » to the more subdued though strangely creepier Duggar family, who’ve added a 19th child to their reality show-making, home-schooling, birth-control-eschewing dynasty, there’s no doubt that large broods attract viewers. And why wouldn’t they? If there’s anything television audiences like watching more than cute kids, it’s adults whose lives are more harried and banal than their own.

Lately, however, I’ve been wondering if some of the interest in mega-families is cut from the same psychological cloth as another phenomenon that’s captured a lot of attention: hoarding. Often connected with obsessive-compulsive disorder, hoarding involves excessive collecting and an inability to throw things away, a pattern that in severe cases can lead to major health hazards.

The syndrome even has its own reality program. A&E’s « Hoarders » takes viewers into homes that are literally collapsing under the weight of their own squalor. One episode featured a woman whose dead cats had been decomposing under her living room debris for a decade. Oh, and it’s doing great in the ratings.

Suleman, as far as I can tell, is a decent housekeeper, but am I the only one who sees her obsession with childbearing as a manifestation of the hoarding impulse? Am I the only one who reads about Suleman returning to the doctor for more embryo transfers just three or four months after giving birth and wonders just how different her mentality is from whatever drives someone to let newspapers pile up so they block the windows? I hear about Angelina Jolie wanting « up to 14 kids » and the Duggars giving all their children names that start with « J » and wonder if, in addition to being magnanimous or true to Scripture or whatever they’d like to think they’re being, they’re not also a little . . . compulsive?

Of course, I’m not a psychologist, a fact I was reminded of when I called Gail Steketee, dean of the School of Social Work at Boston University and coauthor of the forthcoming « Stuff: Compulsive Hoarding and the Meaning of Things. » Steketee sees no connection between hoarding and addiction to baby-making or baby-adopting. In fact, she’s never heard the two referenced together. She points instead to hoarders’ problems with decision-making; with fundamental difficulties understanding what they need and don’t need. She thinks that behavior like Suleman’s « no doubt represents some form of need » but that « it’s unlikely to be similar to the need for information [a reason hoarders save years’ worth of newspapers], for keeping sentimental items or for having control over one’s stuff. »

OK, so the research community isn’t backing my theory. But when we ask why we’re simultaneously so repelled and captivated by Suleman, perhaps we also need to ask why we’re so drawn in by stockpiling excess: Is it pure voyeurism? Is it strictly us versus them, the rational versus the nut jobs? Or does the notion of acquisition-run-amok resonate with an extreme ketchup buyer in all of us?

I’m not sure what’s worse, that we want to gawk at it or that we secretly relate to it (either way, A&E wins). But one thing’s for sure: If Kamrava loses his medical license — a distinct possibility — maybe he could land a job at Costco.

Voir aussi:

EXCLUSIVE: Two bedrooms for 14 kids and living paycheck to paycheck – but Octomom tells how she is FINALLY ‘at peace’ with her octuplets after giving up stripping and searching for a man
Nadya Suleman, who now goes by Natalie, says she wants to share her story with other women after admitting her controversial pregnancy led her to the brink of suicide
Speaking to DailyMail.com the mom of 14 revealed: ‘Every day I would wake up with the ugliest, dead, visceral feeling inside of me’
Suleman’s notoriety landed her roles in porn films which she has now come to deeply regret. Although she admits residuals from the film help pay the bills
She became infamous in 2009 after undergoing IVF treatment and became pregnant with octuplets, even though she already had six and was unemployed
Now Suleman admits she was ‘very foolish, immature and selfish’ to have 14 children but can’t ‘imagine my life at this point in time any different than it is’
The 42-year-old reveals how she decided to make a change after a stranger approached her at a strip club and  told her: ‘You do not have to do this’

Karen Ruiz

The Dailymail

20 December 2017

‘Octomom’ Nadya Suleman says she is now finally ‘at peace’ after her financial problems and strain of trying to look after her 14 children led her to the brink of suicide.

Now, the controversial mother who gave birth to octuplets after in vitro fertilization (IVF), wants to share her story and personal battle with other women, hoping it will inspire them.

Nadya, 42, who now goes by the name of Natalie, has also turned her back on her media persona of ‘Octomom’ who she says ‘nearly destroyed me and my family.’

Speaking to DailyMail.com she revealed: ‘Every day I would wake up with the most ugly, dead, visceral feeling inside of me.

‘I didn’t want to live. I felt less than human as that character I was pretending to be, to survive and provide for my family.

‘What she was disgusted me and I did not want my children to remember me like that. I was forced into doing things I didn’t want to do because I was so terrified I couldn’t support them and give them the life I deserved.

‘When I abandoned it and went back to who I really am I had that sense of peace, internal joy.

‘Struggle is the best teacher. I have become more grateful for every minute of every day – little moments, not material things, can measure up to those times I have with my family.’

Natalie became infamous in 2009 when it was revealed she had undergone IVF treatment to become pregnant with eight children, even though she was already a mother of six and unemployed.

Her notoriety led her to do a pornographic film, which saw her win four Adult Video Network (AVN) awards, and appear in strip clubs.

Recalling the moment she realized she had to turn a corner she said: ‘I was so low I was taking prescription drugs, benzodiazepines.

‘I had to medicate to just get through what I was doing. I would mix it with alcohol which I later found out was what Whitney Houston, died from.

‘I didn’t want to be here anymore, but then I thought about my children and just had to keep going for them.’

She told how her breaking point came after she was approached by a stranger one night while she was working as a stripper.

‘I was in a strip club in Florida in February 2013, and this very tall man, this stranger came in. He walked straight to me and looked straight into my eyes.

‘He took my hand and grabbed my arm and said in a very gentle but firm way: « You do not have to do this. » He repeated it five times.

‘I couldn’t control the tears that were streaming down my face. I had that ugly feeling of nausea. I looked down for a moment, and looked up and he was gone,’ she says.

Natalie says she thought it was possible the man could have been ‘an angel’ and she decided to make a change: ‘I knew I had to be my healthy self again. I didn’t want my kids not to have a mom.’

Natalie has six children from her first five rounds of IVF – Elijah, 16, Amerah, 15, Joshua, 13, Aiden, 11, and 10-year-old twins Calyssa and Caleb.

The octuplets, Makai, Josiah, Isaiah, Jonah, Maliyah, Jeremiah, Nariyah and Noah turn nine in January, and are the only surviving set in the world.

To try and give them a more stable upbringing she moved the family back to Laguna, in Orange County, CA, where she had grown up.

But as she tried to get her life on track, in 2014 she was found guilty of welfare fraud, and ordered to do community service.

Natalie says she was innocent, and claims her management were to blame: ‘The only thing I was guilty of was being desperate and trusting.

‘I gave them my cards and checkbook and that is what happened. I was trying to manage my children instead of my money. The fraud, was totally expunged thankfully.’

Now Natalie works part time as a counselor, speaking to men and women who suffer drug and alcohol issues.

She says despite caring for 14 children on her own, she is not looking for a partner: ‘That’s just not me. My calling was to be a mom. I am happiest at home with the kids. And I knew when I did this I would be sacrificing a social life. But that’s OK because I’m not social.’

She confessed she was ‘very foolish, immature and selfish’ to have 14 children, and didn’t really think through the consequences: ‘I was on a mission. I just wanted to have a bunch of kids. But I couldn’t imagine my life at this point in time any different than it is.’

Natalie admits things are tight but she helps feed the family with food stamps.

The octuplets follow a vegan diet, but her other six children are ‘omnivores.’

She said: ‘We live paycheck to paycheck. It’s a struggle every day. I am very grateful for food stamps, and I do get some residuals from that horrible porn thing. But I am not worried.’

The family live in a two bedroom townhouse in Laguna Niguel, California and have converted the office into a third bedroom so all her children have beds to sleep in.

She says they ‘fight, play, fight and play again’ like any normal family.

A lot of the children are ‘shy and introverted,’ taking after their mom.

And she revealed that the octuplets know that their home life is different to most households: ‘The whole family, we are all kind of different. The kids say, « oh are we weird somehow? » and I say, « it’s OK to be different if there is nothing wrong with it.’ ‘The kids are happy and that is all that matters.’

Natalie’s son Aiden, 12, is autistic, which adds another dimension to family life.

She says his siblings help look after him: ‘Aiden is a challenge. But the other children they are like his guardian angels.

‘His brother Makai, he literally shadows him, and helps give him bites of food – they have a very special bond.

‘Aiden has the mind of an 18-month-old, he’s still non-verbal and in his diapers 24/7.

‘I am open with the kids and I teach them about autism.’Natalie’s son inspired her to write her book which she is hoping to get published.

‘Originally it wasn’t a memoir, it was about raising my son with disabilities and the challenges. But the little kids made it a lot more interesting,’ she says.

‘It’s a story that needs to be told and I think it will encourage a lot of women to draw up strength they didn’t know they had.

‘I believe it will help inspire women to keep pressing forward despite the pain and suffering they may be experiencing. If you set a goal you can achieve anything.

Voir également:

Octomom : finie la galère
Déjà mère célibataire de six enfants, « Octomom » a ensuite accouché d’octuplés. L’Amérique la prenait pour une folle. Aujourd’hui, elle s’en sort.

Karen Isère

Paris Match|

Octomom n’est plus. Natalie dit avoir « tué » l’avatar qui l’a menée en enfer. De ce surnom donné par les médias américains à la naissance de ses octuplés, elle avait pourtant aussitôt fait une marque déposée. En janvier 2009, Nadya Suleman, comme elle s’appelle alors, fait la une des médias pour avoir accouché, par césarienne, de huit prématurés. Minuscules, ils ont vu le jour, ou plutôt les couveuses, à 7 mois et demi. Le plus lourd pèse 1,5 kilo ; le plus léger, moins de 700 grammes. Dans les gazettes de la planète, l’image de mère courage vire illico au phénomène de foire : sans emploi, la parturiente de l’extrême a déjà six enfants de 2 à 7 ans, dont un fils autiste. De quoi séduire les Américains puritains, partisans de familles XXL ? Après tout, les nourrissons portent des prénoms bibliques. Et, lors de sa grossesse, Nadya a refusé qu’on lui retire quelques embryons. Autant de bons points pour les Pro-Life… A un détail près : elle fait des bébés toute seule. Cette pécheresse n’a pas de mari, ni même de compagnon, et sa progéniture est 100 % made in éprouvette. Haro sur l’« Octo » ! Elle assure avoir « juste » voulu donner la vie une septième fois. Mais on lui aurait implanté six « œufs », dont deux se sont divisés. En réalité, il y en avait même douze, alors qu’une procédure normale se limite à deux ou trois. Un « surdosage » qui vaudra au médecin responsable d’être radié. Selon les experts, il aurait aussi dû s’interroger sur la santé mentale de sa patiente. L’Amérique libérale, elle, torpille d’ailleurs la jeune femme à coups de munitions psy. Les talk-shows parlent de narcissisme, de déséquilibre, d’irresponsabilité… Sur le plateau de Whoopi Goldberg, on se repasse en boucle les éclats de rire stridents d’Octomom, tout en susurrant qu’elle devrait faire adopter ses bébés.

Ses confidences ne rassurent personne : fille unique, elle aurait toujours rêvé d’une grande fratrie et « manqué d’attention » de la part de son père, Edward, un ex-militaire irakien, et de sa mère, Angela, enseignante. Alors elle s’est offert une compensation. Et une vengeance inconsciente ? A 33 ans, Nadya loge toujours dans le trois-pièces de ses parents, qui l’aident à élever sa couvée du siècle et y engloutissent leurs pensions de retraite. Angela assure que sa fille dépense ses allocations en jouets : « Elle n’a aucune idée de ce qu’elle nous fait endurer, aux petits et à moi. » En pleine crise des subprimes, ses concitoyens s’étranglent de rage en apprenant aussi le coût de cette naissance à haut risque : quelque 2 millions de dollars, aux frais de l’Oncle Sam. Et ce n’est qu’un début ! Pauvre Trésor public, se lamente l’Amérique.

Dans « Home Alone », Octomom se masturbe sous un fil où sèchent culottes et chaussettes d’enfants

Nadya a de faux airs d’Angelina Jolie, mais ni Brad ni millions. A quelques encablures de Hollywood, elle va produire une version originale du rêve américain. Un show vendeur mais décadent. Si les octuplés portent tous le même deuxième prénom, Angel, « ange », la vie de leur mère n’aura rien d’éthéré. Octomom devient un logo et ses propos une logorrhée sans filet, comme quand elle confie vouloir adopter un petit cochon et lui faire porter des couches. Elle assure qu’elle va travailler. Et le prouve : supermaman pose en Bikini sur un lit couvert de croix, « comme Madonna », sort le single « Sexy Party », tourne dans « 666, The Devil’s Child » (« L’enfant du diable ») puis dans un film porno, « Home Alone » (« Seule à la maison »). Elle s’y masturbe sous un fil où sèchent culottes et chaussettes d’enfant. Le bon goût près de chez vous. La pluie de dollars s’évapore vite, dans un parfum de scandale. La « mom » que les Américains adorent détester sera même condamnée à deux cents heures de travaux d’intérêt général pour fraude aux allocations. Elle les purge encore.

Aujourd’hui, Natalie assure qu’elle avait confié son compte en banque à son agent et ignorait tout de cette malversation. Surtout, elle vomit ses années X : « Un travail honteux et déshumanisant. Certains racontent que je l’ai fait par plaisir, mais c’était juste pour payer les factures. Je n’éprouvais plus que dégoût pour moi-même, alors j’anesthésiais sans cesse mes émotions à l’aide d’anxiolytiques. » Un soir de 2013, elle rentre d’une séance de photos coquines quand elle trouve sa petite Amerah, alors âgée de 10 ans, paradant dans le salon en talons aiguilles. « J’ai eu la nausée et je me suis dit “stop”. J’ai compris que je préférais devenir SDF avec mes 14 enfants que de laisser une de mes filles prendre le même chemin que moi. Dès lors, je me suis sentie aussi libre que si je m’étais évadée de prison. » A l’entendre, la transition est rondement menée : titulaire d’une maîtrise de psychothérapie, elle déménage fissa et trouve un travail social auprès de femmes en difficulté. Exit Octomom, et même Nadya. Désormais, miss Suleman répond au prénom de Natalie.

Je reçois des bons alimentaires de l’Etat, mais ils ne paient qu’un tiers de ce que mes enfants consomment

« On me traite de paresseuse qui profite des allocations, s’insurge-t-elle, alors que je travaille depuis trois ans et demi. Oui, je reçois encore des bons alimentaires de l’Etat, mais ils ne paient qu’un tiers de ce que mes enfants consomment en nourriture. » Elle venait de prendre ce nouveau départ quand sa mère fut atteinte d’un cancer de l’utérus. « Cela nous a beaucoup rapprochées, dit Natalie. Nous avions enfin la relation dont j’avais toujours rêvé. Elle s’est éteinte dans mes bras, fin 2014. Juste après, mon père a annoncé qu’il se soûlerait jusqu’à ce que mort s’ensuive. Je l’ai accueilli chez moi. Un soir, nous avons entendu un énorme choc. Sous l’empire de l’alcool, il était tombé dans l’escalier. Les pompiers sont arrivés à temps pour le sauver, mais il est resté tétraplégique et sous assistance respiratoire. Il ne peut même plus parler. »

De ses années nases, Natalie veut faire table rase. Tout en assumant ses erreurs. La bouche en cœur, et comme gonflée à l’hélium, elle a longtemps nié avoir eu recours à la chirurgie esthétique, notamment dans l’émission d’Oprah Winfrey. « En fait, dit-elle maintenant, je me suis fait augmenter la poitrine après avoir allaité trois enfants, j’ai subi une abdominoplastie après la naissance des jumeaux et je me suis fait faire par deux fois des injections dans les lèvres. Mais le résultat était si affreux que j’en avais honte. Alors j’ai menti. Je me sens soulagée de l’avouer enfin. » Elle estime aussi ses enfants capables d’entendre la vérité : « Ils savent ce que j’ai fait sous le nom d’Octomom. Je leur dis que j’ai commis des actions honteuses. Ils me répondent qu’ils m’aiment et m’aimeront toujours. » Au programme, donc, des confessions, mais aussi des bénédicités à chaque repas et l’église le dimanche. Le soir, la repentie fait jouer son petit monde au « jeu de la gratitude » : chacun doit trouver dix éléments pour lesquels il se sent reconnaissant. Natalie ne rêve même pas d’un amoureux : « Je ne peux pas prendre de mon temps aux enfants pour l’offrir à un étranger. Je suis mariée avec eux. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :