Reconnaissance de Jérusalem: Trump, le président qui tient ses promesses (Trump: Today, I am delivering)

Jérusalem. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses. Avenir

Les principaux extraits de l’annonce de Trump sur Jérusalem

Verbatim: Voici les annonces les plus importantes de l’allocution de Donald Trump mercredi, lorsque le président américain a déclaré qu’il reconnaissait Jérusalem comme capitale d’Israël

OLJ/AFP
06/12/2017

– ‘Jérusalem comme capitale d’Israël’ –

« Ce n’est rien de moins qu’une reconnaissance de la réalité », a-t-il ajouté pour justifier son choix.
« Après plus de deux décennies de dérogations nous ne sommes pas plus près d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens », a-t-il également assuré, en référence à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l’ambassade.
Une clause permet cependant aux présidents de repousser son application pour six mois. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama l’ont systématiquement actionnée.
« Ce serait une folie de penser que répéter la même formule permettrait maintenant de produire un résultat meilleur ou différent », a-t-il martelé, alors qu’il devait cependant lui aussi signer la dérogation, la nouvelle ambassade n’étant pas encore construite.

– ‘Déménagement de l’ambassade’ –

– « Je demande au département d’Etat de préparer le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem », a annoncé le président républicain debout à son pupitre, devant un portrait du premier président américain George Washington.
« Cela va lancer un processus de recrutement d’architectes, d’ingénieurs et d’urbanistes pour que la nouvelle ambassade, lorsqu’elle sera finie, soit un magnifique hommage à la paix », a-t-il développé en évoquant sa construction dans la ville sainte.

– ‘Capitale du peule juif’ –

« Il y a 70 ans les Etats-Unis, sous le président Truman, ont reconnu l’Etat d’Israël. Depuis, Israël a établi sa capitale dans la ville de Jérusalem – la capitale choisie par le peuple juif dans les temps anciens. De nos jours, Jérusalem est le siège du gouvernement israélien moderne. C’est le siège du Parlement israélien, la Knesset, et de la Cour suprême israélienne », a déclaré le président américain.
« Jérusalem est aujourd’hui, et doit le rester, un endroit où les Juifs vont prier au mur des Lamentations, où les chrétiens suivent le Chemin de croix, et où les musulmans vont prier à la mosquée al-Aqsa », sur l’esplanade des Mosquées, a-t-il ajouté.

– ‘Solution à deux Etats’ –

« Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties », a déclaré Donald Trump, en précisant: « J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord ».
Le milliardaire a également assuré que les Etats-Unis soutenaient une « solution à deux Etats », si les deux parties « se mettaient d’accord » sur cette question.
« En attendant, j’appelle toutes les parties à maintenir le statu quo sur les lieux sacrés de Jérusalem, dont le mont du Temple, aussi connu comme Haram Al-Sharif », une autre appellation donnée à l’esplanade des Mosquées, a-t-il conclu.

– ‘Appel au calme’ –

« Avec la déclaration d’aujourd’hui, je réaffirme l’engagement de longue date de mon administration en faveur de la paix et de la sécurité dans la région ».
« Aujourd’hui nous appelons au calme, à la modération, et à ce que les voix de la tolérance l’emportent sur les pourvoyeurs de haine », a-t-il enfin déclaré, en ajoutant que son vice-président Mike Pence se rendrait « dans la région dans les jours à venir ».
« Merci. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse Israël. Dieu bénisse les Palestiniens. Et Dieu bénisse les Etats-Unis », a-t-il déclaré pour clore son discours.

Voir aussi:

Israël-Palestine
OLJ/Agences
06/12/2017

Suite à la déclaration du président américain, Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et annoncé le début des préparatifs pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, les réactions ont fusé de toutes parts :

– Premier à réagir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi comme un « jour historique » la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d’Israël. M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l’engagement israélien à maintenir le « statu quo ».

-Le président palestinien Mahmoud Abbas a, quant à lui, affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique d’intermédiaire de la paix avec les Israéliens. « Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a-t-il dit sur la télévision palestinienne. « Jérusalem est la capitale éternelle de l’Etat de Palestine », a-t-il ajouté.

– Le Hamas a, lui, déclaré, que Trump a ouvert « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région. Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s’exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à « couper les liens économiques et politiques » avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

-Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré que le président américain avait « détruit » la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. M. Trump a aussi « disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix », a ajouté M. Erakat devant des journalistes.

– La décision du président américain de reconnaître « unilatéralement » Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël est « regrettable », a déclaré, pour sa part Emmanuel Macron. « C’est une décision regrettable, que la France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu », a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse, à Alger. « Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies », a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat a rappelé « l’attachement de la France et de l’Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. »
« Pour l’heure je lance un appel au calme, à l’apaisement et à la responsabilité de tous, nous devons éviter à tout prix les violences et privilégier le dialogue », a-t-il dit. « La France est prête avec ses partenaires à prendre toutes les initiatives utiles en ce sens ».

– Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une « négociation directe » entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré, de son côté, le secrétaire général de l‘ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été « contre toute mesure unilatérale ». « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine », a ajouté le patron des Nations unies.

-La Turquie a pour sa part qualifié d' »irresponsable », a décision de M. Trump. « Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

-« Le royaume exprime de profonds regrets après la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Il a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable », a souligné, dans un communiqué, l’Arabie saoudite.

-L‘Iran a, lui, prévenu que la décision de Trump provoquera une « nouvelle Intifada ». Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une « provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (…) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence ».

La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que « l’avenir de Jérusalem n’est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne ».

-La Jordanie a, quant à elle, dénoncé une violation du droit international. « La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et le transfert de l’ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies », a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumeni, dans un communiqué.

– Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mercredi que la décision de Donald Trump « menace le processus de paix et la stabilité dans la région ». « La décision de M. Trump est dangereuse, a souligné le président Aoun. Elle menace la crédibilité des États-Unis en tant que parrain du processus de paix dans la région et torpille la situation particulière acquise par Jérusalem tout au long de l’histoire. Cette décision a ramené le processus de paix entre les Palestiniens et les Israéliens dix ans en arrière et a abattu toutes les tentatives de rapprocher les points de vue entre les deux parties ». M. Aoun a également mis en garde contre « les retombées que pourrait avoir cette décision sur la stabilité de la région et peut être sur le monde entier ». Le président libanais a appelé « les pays arabes à faire front pour rendre à Jérusalem son identité arabe et à faire pression pour rendre toute leur considération aux résolutions internationales et à l’initiative de paix arabe, seul moyen pour parvenir à une paix juste et globale ».

– Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé que la décision du président Trump est « une démarche rejetée par le monde arabe et augure de dangers qui menacent la région ». « Le Liban condamne et rejette cette décision et annonce en ce jour le plus haut degré de solidarité avec le peuple palestinien et son appui à son droit à l’édification d’un Etat indépendant avec pour capitale Jérusalem », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision du président Trump, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May. Elle a également estimé que cette décision n’était « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.

– La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé au nom de l’Union européenne sa « sérieuse préoccupation » après la décision du président Donald Trump. « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé Mme Mogherini dans un communiqué.

– Le Canada a estimé que le statut de Jérusalem dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien. « La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien », a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.
« Nous demeurons fermement engagés envers l’objectif d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël dans la paix et dans la sécurité », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le gouvernement canadien, « allié indéfectible de l’Etat d’Israël », appelle l’ensemble des protagonistes au « calme » et fera son possible pour « soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution ».

– La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mercredi que son gouvernement ne soutenait pas la décision du président américain. Le gouvernement allemand « ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d’une solution de deux Etats », a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole, Steffen Seibert.

Voir également:

 

Russia Recognizes Jerusalem as Israel’s Capital. Why Can’t the U.S.?
Trump must soon decide whether to move the embassy. Doing so would help promote peace.
Eugene Kontorovich
May 14, 2017

President Trump’s visit to Israel next week is expected to lead to some announcement about his Jerusalem policy. The trip will coincide with celebrations of the 50th anniversary of the city’s reunification after the Six Day War. Only days after the visit, the president will have to decide between waiving an act of Congress or letting it take effect and moving the U.S. Embassy to Jerusalem from Tel Aviv—as he promised last year to do if elected.

Jerusalem is the only world capital whose status is denied by the international community. To change that, in 1995 Congress passed the Jerusalem Embassy Act, which mandates moving the U.S. Embassy to a “unified” Jerusalem. The law has been held in abeyance due to semiannual presidential waivers for “national security” reasons. President Obama’s final waiver will expire June 1.
There’s no good reason to maintain the charade that Jerusalem is not Israeli, and every reason for Mr. Trump to honor his campaign promise. The main arguments against moving the embassy—embraced by the foreign-policy establishment—is that it would lead to terrorism against American targets and undermine U.S. diplomacy. But the basis of those warnings has been undermined by the massive changes in the region since 1995.

While the Palestinian issue was once at the forefront of Arab politics, today Israel’s neighbors are preoccupied with a nuclear Iran and radical Islamic groups. For the Sunni Arab states, the Trump administration’s harder line against Iran is far more important than Jerusalem. To be sure, a decision to move the embassy could serve as a pretext for attacks by groups like al Qaeda. But they are already fully motivated against the U.S.
Another oft-heard admonition is that America would be going out on a limb if it “unilaterally” recognized Jerusalem when no other country did. An extraordinary recent development has rendered that warning moot. Last month Russia suddenly announced that it recognized Jerusalem as the capital of Israel.
Note what happened next: No explosions of anger at the Arab world. No end to Russia’s diplomatic role in the Middle East. No terror attacks against Russian targets. Moscow’s dramatic Jerusalem reversal has largely been ignored by the foreign-policy establishment because it disproves their predictions of mayhem.

To be sure, Russia limited its recognition to “western Jerusalem.” Even so, it shifted the parameters of the discussion. Recognizing west Jerusalem as Israeli is now the position of a staunchly pro-Palestinian power. To maintain the distinctive U.S. role in Middle East diplomacy—and to do something historic—Mr. Trump must go further. Does the U.S. want to wind up with a less pro-Israel position than Vladimir Putin’s ?
The American response to real attacks against U.S. embassies has always been to send a clear message of strength. After the 1998 al Qaeda bombings of U.S. embassies in Kenya and Tanzania, Washington did not shut down those missions. Instead it invested in heavily fortified new facilities—and in hunting down the perpetrators.

Moving the embassy to Jerusalem would also improve the prospect of peace between Israel and the Palestinians. It would end the perverse dynamic that has prevented such negotiations from succeeding: Every time the Palestinians say “no” to an offer, the international community demands a better deal on their behalf. No wonder no resolution has been reached. Only last week, Palestinian Authority President Mahmoud Abbas insisted that new negotiations “start” with the generous offer made by Israel’s Prime Minister Ehud Olmert in 2008. Relocating the embassy would demonstrate to the Palestinian Authority that rejectionism has costs.

If Mr. Trump nonetheless signs the waiver, he could do two things to maintain his credibility in the peace process. First, formally recognize Jerusalem—the whole city—as the capital of Israel, and reflect that status in official documents. Second, make clear that unless the Palestinians get serious about peace within six months, his first waiver will be his last. He should set concrete benchmarks for the Palestinians to demonstrate their commitment to negotiations. These would include ending their campaign against Israel in international organizations and cutting off payments to terrorists and their relatives.

This is Mr. Trump’s moment to show strength. It cannot be American policy to choose to recognize a capital, or not, based on how terrorists will react—especially when they likely won’t.

Mr. Kontorovich is a department head at the Kohelet Policy Forum and a law professor at Northwestern University.

Voir de même:

Sputnik

Moscou réitère sa position selon laquelle les peuples israélien et palestinien doivent former deux États indépendants avec leurs capitales à Jérusalem-Ouest et à Jérusalem-Est respectivement, et appelle les parties à revenir à la table des négociations.

Moscou considère que Jérusalem-Est doit être la capitale du futur État palestinien et Jérusalem-Ouest celle d’Israël, a déclaré jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

Jérusalem
« Nous confirmons notre attachement aux résolutions de l’Onu quant aux principes de règlement, y compris le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale du futur État palestinien. Parallèlement, nous jugeons nécessaire de déclarer que dans ce contexte, nous considérons Jérusalem-Ouest comme la capitale de l’État israélien », lit-on dans un communiqué.Les paramètres du règlement des problèmes relatifs au statut définitif des territoires palestiniens, y compris celui de Jérusalem, doivent être concertés au cours de négociations directes entre les parties concernées, a encore souligné le ministère.

La Russie s’engage à poursuivre son assistance au processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Une attention soutenue sera accordée au libre-accès des croyants aux lieux saints de Jérusalem.

Jérusalem
Moscou considère toujours que la formule « deux Etats pour deux peuples » est optimale pour le règlement de ce conflit, et correspond aux intérêts des peuples israélien et palestinien comme des pays de la région et de la communauté internationale.En revanche, le vide dans les relations israélo-palestiniennes, alors que les deux parties ont suspendu les négociations politiques depuis déjà trois ans, aggrave la situation, souligne encore le communiqué.

Voir encore:

La Russie reconnait Jérusalem Ouest comme capitale d’Israël et Jérusalem est comme capitale des palestinien, quel est le contexte?

07 Avr 2017

La Russie est l’un des premiers pays à afficher cette position ; elle réaffirme que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien, pourquoi Poutine et le ministère des affaires étrangères russes ont-ils fait une tel choix?  L’article du Jerusalem Times en général favorable à la Russie se félicite de cette décision, dont nous tentons de voir les implications géostratégiques et de montrer en quoi le choix de l’intervention de Trump est susceptible de bouleverser une donne de négociation et d’équilibre au Moyen orient.  (note de Danielle Bleitrach)

TIMES OF ISRAEL STAFF

6 avril 2017

La Russie a annoncé jeudi qu’elle reconnaissait Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël, ce qui en fait l’un des premiers pays au monde à prendre cette décision.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères indique qu’il pense que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien. Voici une rapide traduction de ce communique:

« Parallèlement, nous devons établir que dans ce contexte, nous voyons Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël », a indiqué le ministère.

Moscou continue de considérer la formule pour la négociation d’un règlement à deux Etats comme la meilleurs et la plus amicale  pour le peuple palestinien et le peuple  israélien, ainsi que favorable aux intérêts de tous les pays de la région et de  la communauté internationale dans son ensemble.
Nous réaffirmons notre attachement aux résolutions de l’ ONU sur les principes du règlement, y compris le statut de Jérusalem – Est comme capitale du futur Etat palestinien. En même temps, nous estimons qu’il est nécessaire de dire que dans ce contexte , nous considérons Jérusalem – Ouest comme la capitale de l’Etat d’Israël

Les paramètres spécifiques pour aborder l’ensemble des questions du statut final des territoires palestiniens, y compris le problème de Jérusalem, devraient être l’objet de  négociations directes entre les parties.

Commentaire de danielle Bleitrach:

Cette déclaration nous parait devoir être  doit être vue dans le contexte de la guerre contre la Syrie et les menaces que Donald Trimp a mis hier à exécution et que nous analysons également dans . le contexte des négociations de ce dernier avec la Chine.

.la déclaration reprend les anciennes déclarations de la Russie mais y inclut une  reconnaissance de la capitale jérusalem ouest mais la subordonne  à la création d’un Etat palestinien ( « dans ce contexte »)

Donc cette affirmation nouvelle doit être lue selon nous également comme une tentative de réduire les tensions en Syrie.  La pression sur le président Trump pour lancer une guerre contre le gouvernement de la Syrie ne cesse d’augmenter et l’accusation apparemment absurde et obsessionnelle d’une élection de Trimp qui serait le produit de l’intervention russe en fait partie, elle est même centrale, elle vise d’ailleurs non seulement la Syrie mais l’Iran.  Et l’affaire de l’attaque chimique attribuée au gouvernement syrien alors que l’on ne voit pas qu’elle serait son intérêt semble entrer dans ces manoeuvres. L’intervention cette nuit contre le gouvernement syrien témoignerait de la victoire de ce camp.

le ministre de la Défense israélien Lieberman, qui a toujours eu d’excellent rapport avec Poutine,  a accusé la Syrie et a relayé les accusations contre Bachar El assad.: :

Lieberman a dit que les avions syriens ont effectué les deux attaques chimiques, qui ont été « directement ordonné et planifié par le président syrien Bachar el-Assad. » Il a souligné qu’il était « 100 pour cent certain. » Le ministre de la Défense a dit qu’il ne savait pas si la Russie était impliqué dans l’attaque.
La Russie et la Syrie ont nié que l’un d’eux utilisé des munitions chimiques. Ils disent que la force aérienne syrienne a bombardé un dépôt de munitions d’Al-Qaïda qui, à leur insu, peuvent avoir inclus des armes chimiques.

Hier le premier ministre israélien Netanyahoo a appelé le président russe et on sait qu’il y a eu une discussion orageuse alors que jusqu’ici les relations étaient positives (Tel Aviv a même à l’inverse de paris été illuminée aux couleurs russes après l’attentat de saint Petesbourg) M. Poutine a souligné, en particulier, qu’il est inacceptable de faire des accusations sans fondement contre toute partie jusqu’à ce qu’une enquête internationale approfondie et objective ait été menée.A-t-il été question de l’évolution de la position russe sur Jérusalem Ouest? on l’ignore… En tous les cas c’est une offre qui légitimerait la décision parallèle de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, même si la déclaration russe la subordonne à la reconnaissance d’un Etat palestinien. Ne pas oublier qu’en 2013, l’intervention russe aux côtés des Syriens a débuté par l’obtention de la démolition par la Syrie de son arsenal chimique sous contrôle international, par cet acte la Russie a marqué ce qui demeure sa position être le garant de l’existence de la Syrie mais aussi d’Israêl. On ne comprend rien au coup d’Etat peu de temps après en Ukraine si on ne le lie pas à ce relatif succès et à l’implication de la Russie dans une solution qui préserve l’existence des Etats et leur souveraineté. A la même époque, aux Etats-Unis la pression montait de la part d’une partie des juifs américains les plus à droite et des néo-conservateurs pour qu’il y ait intervention en Syrie. En tous les cas, le choix de Trump n’a pas été de saisir le rameau d’olivier mais bien d’affirmer la volonté des Etats-Unis d’intervenir partout ou les intérêts des Etats Unis et de ses alliés paraissaient menacés. C’est un choix qui remet en cause tout position internationale et qui revendique le rôle de gendarme sans la moindre caution internationale. Nul doute qu’elle ravisse l’aile la plus extrémiste partout mais elle est auto-suicidaire.

Un million d’Israéliens sont d’origine russe. Ils ont émigré en Israël dans les années 1980 et 90. Ils  votent en majorité pour les conservateurs. Ils admirent aussi et chérissent Poutine. C’est une raison pour laquelle aucun homme politique israélien, en particulier Netanyahoo,jusqu’ici ne pouvait se permettre un grand conflit politique avec la Russie. le cas Liberman est particulièrement illustrateur de ce groupe. Jusqu’à présent tout a été fait pour préserver l’équilibre de cette politique de la part des uns et des autres,et il est clair que ce qu’avait obtenu le gouvernement israélien avec cette reconnaissance est désormais éclipsé par l’intervention de Trump.Est-ce qu’elle a été accomplie avec l’accord ou sans l’aval du dit gouvernement israélien? Nul ne peut le dire mais il est clair qu’une bataille diplomatique a été perdue au profit de l’exercice de la force dont nul ne peut prévoir l’issue.

l’intervention hier de Domald Trump qui selon nous s’explique beaucoup plus dans le cadre des relations avec la Chine et les négociations entamées en Floride pourraient bien remettre en cause ce qui a été jusqu’ici un facteur d’équilibre tout à fait relatif  au Moyen orient dans une transaction permanente où les alliances étaient préservées et le donnant-donnant la règle. ici aussi la stratégie du fou de la nouvelle administration est devenue l’inauguration d’un nouveau far west. Apocalypse now!

Danielle Bleitrach

Voir de même:

Trump Exposes the Cause of Palestinian Rage

Jonathan S. Tobin

National Review

6 December, 2017

If recognizing Jerusalem as Israel’s capital leads to violence, that’s a rejection of any idea of peace. The reaction from the foreign-policy establishment and America’s European and Arab allies is unanimous. All are opposed to President Donald Trump’s decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital. Moreover, the very real possibility of violence from the Palestinians, and perhaps even bloody riots throughout the Muslim world, in reaction to a statement scheduled to be delivered today has once again brought down a hail of criticism assailing the president’s judgment. But while this may complicate America’s position in the Middle East and further confuse an already muddled peace process between Israel and the Palestinians, the brickbats aimed at Trump are ignoring the most significant aspect of the controversy.

If Trump acknowledges something that has been a reality for nearly 70 years — Jerusalem has been Israel’s capital since the conclusion of its War of Independence in 1949 — but, as is likely, doesn’t immediately move the U.S. embassy from Tel Aviv or explicitly recognize Israel’s right to all of Jerusalem, then any resulting Arab or Muslim violence will make explicit something that most of those opposed to the president usually refuse to acknowledge. The anger about a change in U.S. policy won’t stem from its supposed negative impact on peace negotiations but from a desire to destroy the Jewish state.

The timing of Trump’s statement is curious given the fact that his son-in-law, Jared Kushner, has been trying to revive peace negotiations with Saudi help. But continuing America’s historic refusal to recognize Israel’s rights in Jerusalem would have meant continuing to allow U.S. policy to be held hostage by extremists who have no interest in peace on any terms.

While any mention of a shift on Jerusalem is being treated as demonstrating pro-Israel bias and a virtual Trump declaration of war on Middle East peace, the likely details of the statement contradict those assumptions. If Trump fails to refer to Jerusalem as a “united” city, he will actually be preserving the ambiguity in the U.S. position that peace-process advocates claim is necessary to keep the flagging hopes for a two-state solution alive.

The 1947 United Nations partition resolution, which called for the creation of Jewish and Arab states in what was then British Mandate for Palestine, set aside Jerusalem as an international zone. This impractical plan was a dead letter from the outset, since neither the Palestinian Arabs nor the rest of the Arab and Muslim world were prepared to accept the creation of a Jewish state even if it did not include even part of the holy city and was matched by a new Arab nation. But the lack of international sanction for Israeli sovereignty in Jerusalem that has served as the pretext for non-recognition of the city’s status as the capital is no bar to a two-state solution. In what must now be conceded as the unlikely prospect that the Palestinian Authority will ever agree to peace with Arab neighborhoods in the city serving as a capital for a second state, what possible reason could anyone have for opposing American recognition that western Jerusalem is Israeli?

The answer is painfully obvious.

The ceasefire that ended the first Arab–Israeli war in 1949 left Jerusalem split, with the western portion controlled by Israel and the rest, including the Old City and the most sacred Jewish shrines, occupied (illegally, as far as every nation in the world other than Britain and Pakistan were concerned) by Jordan. In 1967, the Six-Day War ended with the barriers dividing the city torn down as Israeli forces unified Jerusalem. The Jewish state soon annexed the portions that Jordan had occupied, but the international community still did not recognize Israel’s hold on the city and the continued presence of its government.

The conceit of a two-state solution is that both Israel and the putative Palestine would have their capital in Jerusalem. How the city would be repartitioned without reverting to its pre-1967 status, in which two armed enemies were separated only by ugly walls and a no man’s land, has never been made clear. Moreover, despite the constant criticism of Israel’s desire to keep the capital united — the only time in history that the holy places of the three monotheistic religions have been open to all has been during the last 50 years of Israeli sovereignty — or its building of new Jewish neighborhoods there or settlements elsewhere in the West Bank, the main reason why a Palestinian state has not been created is the Palestinians’ refusal to accept such a solution. Israel offered the Palestinians independence in a state that included a share of Jerusalem in 2000, 2001, and 2008 but was turned down each time (first by Yasir Arafat and then by his successor Mahmoud Abbas). That’s why Trump giving U.S. recognition to western Jerusalem as Israel’s capital is not even a theoretical bar to a two-state solution. Yet Palestinians consider even that minimal step, without moving the U.S. embassy to the place where Israel’s government actually sits, a flagrant insult to their national pride — and many of their supporters feel the same way. If their anger is expressed in riots, which might bring to mind the reaction to 2005 publication of satirical cartoons in a Danish newspaper, then Trump will be accused of fomenting violence.

But while all of Trump’s predecessors considered this threat reason enough to avoid recognizing Jerusalem as Israel’s capital — which entailed signing repeated waivers to a 1995 law that mandated moving the U.S. embassy there — what this does is essentially allow terrorists to dictate U.S. policy on a matter that wouldn’t preclude peace. What the foreign-policy establishment — including many State Department veterans responsible for decades of failure in the Middle East — also fails to see is that allowing that current situation to continue is itself a barrier to peace. As long as the Palestinians and their foreign enablers are allowed to hold on to the illusion that their century-old war on Zionism will eventually succeed, the sea change in their political culture that might enable peace will never happen.

While there is little chance that Trump’s attempt to jolt them into reality will succeed, such a change is a prerequisite for successful negotiations, not a barrier to them. That said, it should also be conceded that Trump’s entirely defensible stand on Jerusalem is at odds with the strategy his son-in-law is pursuing toward Middle East peace. Kushner’s “outside-in” approach, which rests on the assumption that the Saudis can bribe or bully an unwilling Palestinian Authority and its Hamas rivals into peace, is just as unlikely to succeed as any other plan. It’s hard to imagine the Saudis’ willingly allowing themselves to be construed as backing Israeli sovereignty over any part of Jerusalem even if Riyadh views the Jewish state as an ally against Iran and has little real sympathy for the addition of another unstable Arab nation to the region. That illustrates the uncoordinated and often confused attitude of a Trump administration that similarly can’t decide between its justified hostility toward Iran and its desire for détente with Russia. But no matter what happens after Trump’s Jerusalem statement, it is wrong to blame him for any violence or subsequent lack of progress toward peace between Israel and the Palestinians. The continued Palestinian refusal to accept the legitimacy of a Jewish state or Jewish ties to Jerusalem that is made manifest by their threats of a new intifada over a largely meaningless gesture by Trump remains the real problem. Trump may not be advancing a peace process that is already doomed, but he may give those willing to look clearly at the situation another demonstration of Palestinian intransigence.

— Jonathan S. Tobin is the editor in chief of JNS.org and a contributor to National Review Online.

Voir de même:

Donald Trump Strikes a Blow against International Anti-Semitism

By moving America’s embassy to Jerusalem, the U.S. confronts the bigoted double standards of the international community.

David French

National Review

December 6, 2017

President Trump’s decision to formally recognize that Jerusalem is the capital of Israel and to announce plans to move America’s embassy to the seat of Israel’s government is one of the best, most moral, and important decisions of his young administration. On this issue, he is demonstrating greater resolve than Republican and Democratic presidents before him, and he is defying some of the worst people in the world.

Think I’m overstating this? Think I’m too enthusiastic about an isolated diplomatic maneuver — especially when that maneuver, to quote the New York Times, “isolates the U.S.” and “has drawn a storm of criticism from Arab and European leaders”? Let’s consider some law, history, and context.

First, sovereign nations are entitled to name their capital, and it is the near-universal practice of other nations to locate their embassies in that same capital. I say “near-universal” because the nations of the world have steadfastly refused to recognize Israel’s capital. They’ve steadfastly placed their embassies outside of Jerusalem. They do so in spite of the Jewish people’s ancient connection to the City of David and in spite of the fact that no conceivable peace settlement would turn over the seat of Israel’s government to Palestinian control — even if parts of East Jerusalem are reserved for a Palestinian capital. Israel’s government sits on Israeli land, and it will remain Israeli land.

Yet the international community condemns America for recognizing reality, for treating Israel the way the world treats every other nation. Why?

Powered by From the birth of the modern nation-state of Israel, an unholy mixture of anti-Semites and eliminationists have both sought to drive the Jewish people into the sea and — when military measures failed — isolate the Jewish nation diplomatically, militarily, and culturally. Working through the U.N. and enabled by Soviet-bloc (and later) European allies, these anti-Semites and eliminationists have waged unrelenting “lawfare” against Israel. (Lawfare is the abuse of international law and legal processes to accomplish military objectives that can’t be achieved on the battlefield.)

The scam works like this: The U.N. and other international bodies establish rules that apply only to Israel, or they hold Israel to higher standards than any other nation on earth; then, when Israel (or its primary ally, America) object to those unjust rules and double standards, the Arab world threatens unrest, riots, or, at worst, renewed jihad. A cowardly European community goes along, perpetuating injustice in the name of “stability.”

The examples are legion. Time and again the U.N. Human Rights Council and the U.N. General Assembly dedicate more resolutions to condemning Israel than the rest of the world’s nations combined. The world’s Islamic countries vote in unified lockstep against Israel, in spite of the fact that many of these countries are thousands of miles from the Middle East. They’re often motivated by vile anti-Semitic bias, and their populations are shot-through with bigotry. According to a 2013 Anti-Defamation League survey, a whopping 74 percent of North African and Middle Eastern residents registered anti-Semitic beliefs. Even 61 percent of far-away Malaysians have anti-Semitic attitudes.

The U.N., moreover, adjusted its definition of refugees for the special and sole benefit of Palestinians. Contrary to conventional international law, the U.N. treats the descendants of Palestinian war refugees as refugees themselves. Thus, incredibly, the population of Palestinian “refugees” from the 1948 and 1967 conflicts is growing. The result is a perpetual, unique, and artificial crisis, one that is designed specifically to place pressure on one nation on planet Earth: Israel.

When it comes to the scrutiny placed on the Israeli military, one hardly knows where to begin. The IDF takes greater care than any other actively engaged military in the world (including the U.S.) to avoid civilian casualties. Its routine conduct of military operations goes above and beyond the requirements of the law of armed conflict. By contrast, Israel’s terrorist opponents violate the law of armed conflict not just as a matter of course but as a matter of strategy. They target civilians on purpose. They use human shields. They hide weapons in civilian locations like mosques and hospitals. Yet when armed conflict breaks out, the anti-Semitic legions cheer Hamas and condemn the IDF.

The bottom line is that to be Israeli in the world is to face unique challenges. In international competitions, athletes will sometimes forfeit rather than compete against Israelis. Universities will impose sanctions on Israeli academics that they’ll impose on no one else. You’ll find yourself barred from entering numerous countries. And when defenders of these double standards bleat about “Israeli occupation,” remember that they don’t impose the same penalties on nations with far worse records on human rights. That, friends, is textbook anti-Semitism.

If ‘stability’ means the perpetuation of double standards, the isolation of Israel, and continued kowtowing to threats of violence, then it’s time to call the Arabs’ bluff. If “stability” means the perpetuation of double standards, the isolation of Israel, and continued kowtowing to threats of violence, then it’s time to call the Arabs’ bluff. If the most powerful nation in the history of the world doesn’t have the moral strength to even properly recognize Israel’s capital, it gives aid and comfort to those who impose unique burdens on the Jewish state. Will America’s Arab allies — nations that depend on our alliances to confront a growing Iranian threat — forsake their own national security to protest an embassy location? It’s time to find out.

The Trump administration has made the right move. Now let’s see how the bigots respond.

Voir enfin:

Full Video and Transcript: Trump’s Speech Recognizing Jerusalem as the Capital of Israel, “The Recognition of Reality”

Today, President Trump officially recognized Jerusalem as the capital of Israel finally moving forward Jerusalem embassy act of 1995. This is a truly historic day. President Trump’s speech today is one for the ages. He is now a historical figure of monumental proportion.

Mr. Trump made the formal announcement during a speech in the Diplomatic Reception Room of the White House, with Vice President Mike Pence standing behind him.

_______

PRESIDENT TRUMP:

Thank you. When I came into office, I promised to look at the world’s challenges with open eyes and very fresh thinking.

We cannot solve our problems by making the same failed assumptions and repeating the same failed strategies of the past. All challenges demand new approaches.

My announcement today marks the beginning of a new approach to conflict between Israel and the Palestinians.

In 1995, Congress adopted the Jerusalem Embassy Act urging the federal government to relocate the American Embassy to Jerusalem and to recognize that that city, and so importantly, is Israel’s capital. This act passed congress by an overwhelming bipartisan majority. And was reaffirmed by unanimous vote of the Senate only six months ago.

Yet, for over 20 years, every previous American president has exercised the law’s waiver, refusing to move the U.S. Embassy to Jerusalem or to recognize Jerusalem as Israel’s capital city. Presidents issued these waivers under the belief that delaying the recognition of Jerusalem would advance the cause of peace. Some say they lacked courage but they made their best judgments based on facts as they understood them at the time. Nevertheless, the record is in.

After more than two decades of waivers, we are no closer to a lasting peace agreement between Israel and the Palestinians.

It would be folly to assume that repeating the exact same formula would now produce a different or better result.

Therefore, I have determined that it is time to officially recognize Jerusalem as the capital of Israel.

While previous presidents have made this a major campaign promise, they failed to deliver.

Today, I am delivering. I’ve judged this course of action to be in the best interests of the United States of America and the pursuit of peace between Israel and the Palestinians. This is a long overdue step to advance the peace process. And to work towards a lasting agreement.

Israel is a sovereign nation with the right, like every other sovereign nation, to determine its own capital. Acknowledging this is a fact is a necessary condition for achieving peace. It was 70 years ago that the United States under President Truman recognized the state of Israel.

Ever since then, Israel has made its capital in the city of Jerusalem, the capital the Jewish people established in ancient times.

Today, Jerusalem is the seat of the modern Israeli government. It is the home of the Israeli Parliament, the Knesset, as well as the Israeli Supreme Court. It is the location of the official residence of the prime minister and the president. It is the headquarters of many government ministries.

For decades, visiting American presidents, secretaries of State and military leaders have met their Israeli counterparts in Jerusalem, as I did on my trip to Israel earlier this year.

Jerusalem is not just the heart of three great religions, but it is now also the heart of one of the most successful democracies in the world. Over the past seven decades, the Israeli people have by the a country where Jews, Muslims and Christians and people of all faiths are free to live and worship according to their conscience and according to their beliefs.

Jerusalem is today and must remain a place where Jews pray at the Western Wall, where Christians walk the stations of the cross, and where Muslims worship at Al Aqsa Mosque. However, through all of these years, presidents representing the United States have declined to officially recognize Jerusalem as Israel’s capital. In fact, we have declined to acknowledge any Israeli capital at all.

But today we finally acknowledge the obvious. That Jerusalem is Israel’s capital. This is nothing more or less than a recognition of reality. It is also the right thing to do. It’s something that has to be done.

That is why consistent with the Jerusalem embassy act, I am also directing the State Department to begin preparation to move the American embassy from Tel Aviv to Jerusalem. This will immediately begin the process of hiring architects, engineers and planners so that a new embassy, when completed, will be a magnificent tribute to peace.

In making these announcements, I also want to make one point very clear. This decision is not intended in any way to reflect a departure from our strong commitment to facilitate a lasting peace agreement.

We want an agreement that is a great deal for the Israelis and a great deal for the Palestinians. We are not taking a position of any final status issues including the specific boundaries of the Israeli sovereignty in Jerusalem or the resolution of contested borders. Those questions are up to the parties involved.

The United States remains deeply committed to helping facilitate a peace agreement that is acceptable to both sides. I intend to do everything in my power to help forge such an agreement.

Without question, Jerusalem is one of the most sensitive issues in those talks. The United States would support a two-state solution if agreed to by both sides. In the meantime, I call on all parties to maintain the status quo at Jerusalem’s holy sites including the Temple Mount, also known as Haram al-Sharif. Above all, our greatest hope is for peace. The universal yearning in every human soul.

With today’s action, I reaffirm my administration’s longstanding commitment to a future of peace and security for the region. There will, of course, be disagreement and dissent regarding this announcement. But we are confident that ultimately, as we work through these disagreements, we will arrive at a peace and a place far greater in understanding and cooperation. This sacred city should call forth the best in humanity.

Lifting our sights to what is possible, not pulling us back and down to the old fights that have become so totally predictable.

Peace is never beyond the grasp of those willing to reach it.

So today we call for calm, for moderation, and for the voices of tolerance to prevail over the purveyors of hate. Our children should inherit our love, not our conflicts. I repeat the message I delivered at the historic and extraordinary summit in Saudi Arabia earlier this year: The Middle East is a region rich with culture, spirit, and history. Its people are brilliant, proud and diverse. Vibrant and strong.

But the incredible future awaiting this region is held at bay by bloodshed, ignorance and terror.

Vice President Pence will travel to the region in the coming days to reaffirm our commitment to work with partners throughout the Middle East to defeat radicalism that threatens the hopes and dreams of future generations.

It is time for the many who desire peace to expel the extremists from their midsts. It is time for all civilized nations and people to respond to disagreement with reasoned debate, not violence. And it is time for young and moderate voices all across the Middle East to claim for themselves a bright and beautiful future.

So today, let us rededicate ourselves to a path of mutual understanding and respect. Let us rethink old assumptions and open our hearts and minds to possible and possibilities.

And finally, I ask the leaders of the region political and religious, Israeli and Palestinian, Jewish and Christian and Muslim to join us in the noble quest for lasting peace.

Thank you. God bless you. God bless Israel. God bless the Palestinians and God bless the United States.

Thank you very much. Thank you.

COMPLEMENT:

Why Trump is right in recognizing Jerusalem as Israel’s capital

Alan Dershowitz
Washington Examiner

President Trump’s decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital is a perfect response to former President Barack Obama’s benighted decision to change American policy by engineering the United Nations Security Council resolution declaring Judaism’s holiest places in Jerusalem to be occupied territory and a “flagrant violation under international law.” It was Obama who changed the status quo and made peace more difficult, by handing the Palestinians enormous leverage in future negotiations and disincentivizing them from making a compromised peace.

It had long been American foreign policy to veto any one-sided Security Council resolutions that declared Judaism’s holiest places to be illegally occupied. Obama’s decision to change that policy was not based on American interests or in the interests of peace. It was done out of personal revenge against Prime Minister Netanyahu and an act of pique by the outgoing president. It was also designed improperly to tie the hands of President-elect Trump. President Trump is doing the right thing by telling the United Nations that the United States now rejects the one-sided Security Council resolution.
So if there is any change to the status quo, let the blame lie where it should be: at the hands of Obama for his cowardly decision to wait until he was a lame-duck president to get even with Prime Minister Netanyahu. Trump deserves praise for restoring balance in negotiations with Israel and the Palestinians. It was Obama who made peace more difficult. It was Trump who made it more feasible again.
The outrageously one-sided Security Council resolution declared that “any changes to the 4 June 1967 lines, including with regard to Jerusalem,” have “no legal validity and constitutes a flagrant violation under international law.” This means, among other things, that Israel’s decision to build a plaza for prayer at the Western Wall — Judaism’s holiest site — constitutes a “flagrant violation of international law.” This resolution was, therefore, not limited to settlements in the West Bank, as the Obama administration later claimed in a bait-and-switch. The resolution applied equally to the very heart of Israel.
Before June 4, 1967, Jews were forbidden from praying at the Western Wall, Judaism’s holiest site. They were forbidden to attend classes at the Hebrew University at Mt. Scopus, which had been opened in 1925 and was supported by Albert Einstein. Jews could not seek medical care at the Hadassah Hospital on Mt. Scopus, which had treated Jews and Arabs alike since 1918. Jews could not live in the Jewish Quarter of Jerusalem, where their forbearers had built homes and synagogues for thousands of years.
These Judenrein prohibitions were enacted by Jordan, which had captured by military force these Jewish areas during Israel’s War of Independence, in 1948, and had illegally occupied the entire West Bank, which the United Nations had set aside for an Arab state. When the Jordanian government occupied these historic Jewish sites, they destroyed all the remnants of Judaism, including synagogues, schools, and cemeteries, whose headstones they used for urinals. Between 1948 and 1967, the United Nations did not offer a single resolution condemning this Jordanian occupation and cultural devastation.
When Israel retook these areas in a defensive war that Jordan started by shelling civilian homes in West Jerusalem, and opened them up as places where Jews could pray, study, receive medical treatment and live, the United States took the official position that it would not recognize Israel’s legitimate claims to Jewish Jerusalem.
It stated that the status of Jerusalem, including these newly liberated areas, would be left open to final negotiations and that the status quo would remain in place. That is the official rationale for why the United States refused to recognize any part of Jerusalem, including West Jerusalem, as part of Israel. That is why the United States refused to allow an American citizen born in any part of Jerusalem to put the words “Jerusalem, Israel” on his or her passport as their place of birth.
But even that ahistoric status quo was changed with Obama’s unjustified decision not to veto the Security Council Resolution from last December. The United Nations all of the sudden determined that subject to any further negotiations and agreements, the Jewish areas of Jerusalem recaptured from Jordan in 1967 are not part of Israel. Instead, they were territories being illegally occupied by Israel, and any building in these areas — including places for prayer at the Western Wall, access roads to Mt. Scopus, and synagogues in the historic Jewish Quarter — “constitutes a flagrant violation under international law.” If that indeed is the new status quo, then what incentives do the Palestinians have to enter negotiations? And if they were to do so, they could use these Jewish areas to extort unreasonable concessions from Israel, for which these now “illegally occupied” areas are sacred and non-negotiable.
Obama’s refusal to veto this one-sided resolution was a deliberate ploy to tie the hands of his successors, the consequence of which was to make it far more difficult for his successors to encourage the Palestinians to accept Israel’s offer to negotiate with no preconditions. No future president can undo this pernicious agreement since a veto not cast can never be retroactively cast. And a resolution once enacted cannot be rescinded unless there is a majority vote against it, with no veto by any of its permanent members, which include Russia and China, who would be sure to veto any attempt to undo this resolution.
Trump’s decision to officially recognize Jerusalem as Israel’s capital helps to restore the appropriate balance. It demonstrates that the United States does not accept the Judenrein effects of this bigoted resolution on historic Jewish areas of Jerusalem, which were forbidden to Jews. The prior refusal of the United States to recognize Jerusalem as Israel’s capital was based explicitly on the notion that nothing should be done to change the status quo of that city, holy to three religions. But the Security Council resolution did exactly that. It changed the status quo by declaring Israel’s de facto presence on these Jewish holy sites to be a “flagrant violation under international law” that “the U.N. will not recognize.”
Since virtually everyone in the international community acknowledges that any reasonable peace would recognize Israel’s legitimate claims to these and other areas in Jerusalem, there is no reason for allowing the U.N. resolution to make criminals out of every Jew or Israeli who sets foot on these historically Jewish areas. (Ironically, Obama prayed at what he regarded as the illegally occupied Western Wall.)
After the United Nations, at the urging of Obama, made it a continuing international crime for there to be any Israeli presence in disputed areas of Jerusalem, including areas whose Jewish provenance is beyond dispute, Trump was right to untie his own hands and to undo the damage wrought by his predecessor. Some have argued that the United States should not recognize Jerusalem because it will stimulate violence by Arab terrorists.
No American decision should ever be influenced by the threat of violence. Terrorists should not have a veto over American policy. If the United States were to give in to threat of violence, it would only incentivize others to threaten violence in response to any peace plan. So let’s praise Trump for doing the right thing by undoing the wrong thing Obama did at the end of his presidency. Alan Dershowitz

Diplomatie. Plusieurs pontes démocrates ont soutenu par le passé et soutiennent aujourd’hui la reconnaissance de la ville sainte comme capitale de l’État hébreu.

Valeurs actuelles

7 décembre 2017

La décision historique de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël a été condamnée quasi unanimement dans le monde entier, des chancelleries européennes aux pays arabes en passant par le pape François, mais a reçu toutefois des soutiens aux États-Unis, de la part des élus républicains mais aussi de plusieurs pontes démocrates du Capitole, alors que les parlementaires du parti de gauche restent divisés.

Le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a ainsi conseillé en privé le président américain de déclarer la ville israélienne capitale “indivisible” de l’État hébreu. En 1995, une loi votée par le Congrès affirmait déjà que Jérusalem devait “rester une ville indivisible” et “être reconnue comme capitale de l’État d’Israël”, tout en autorisant le président à reporter le transfert de l’ambassade pour des raisons de sécurité nationale.

En octobre dernier, Chuck Schumer appelait encore Donald Trump à transférer l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, arguant que cette décision allait “montrer au monde que les États-Unis reconnaissent définitivement Jérusalem comme la capitale d’Israël”. Le sénateur Ben Cardin, leader démocrate au sein de la commission aux Affaires étrangères, a lui aussi réitéré son soutien. “Jérusalem est la capitale d’Israël, il n’y a rien de nouveau”, a-t-il déclaré.

Les Clinton et Obama aussi

Par le passé, la candidate malheureuse à la Maison Blanche, Hillary Clinton, a elle-même défendu la position actuelle de Donald Trump. En 1999, alors First Lady, elle considérait ainsi Jérusalem comme la “capitale éternelle et indivisible d’Israël” et avait juré de se faire “un défenseur actif et engagé” du transfert de l’ambassade américaine, en cas d’élection au siège de sénateur de l’État de New York. Son mari Bill, alors candidat à la Maison Blanche, avait lui aussi promis, en 1992, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État hébreu.

Plus récemment, le candidat démocrate Barack Obama avait, lui aussi, défendu l’actuelle décision du président Trump. “Tout accord négocié avec le peuple palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif, doté de frontières sûres, reconnues et défendables, déclarait-il, le 4 juin 2008, dans un discours prononcé devant l’AIPAC, principal lobby pro-israélien aux États-Unis. Et Jérusalem restera la capitale d’Israël et elle doit rester indivise.” Quelques heures, plus tard, le sénateur de l’Illinois en campagne rétropédalait face au tollé.

12 Responses to Reconnaissance de Jérusalem: Trump, le président qui tient ses promesses (Trump: Today, I am delivering)

  1. jcdurbant dit :

    EXACTLY THE RIGHT MESSAGE TO THE PALESTINIANS (The riot veto must not be allowed to determine policy)

    This completes the UN creation of Israel on Nov. 29, 1947. Coincidentally, it came 70 years and 7 days after the UN vote. Also of note, it came 3 days shy of the centenary of British conquest of Jerusalem from the Ottomans. It effectively recognizes pre-1967 west Jerusalem, not the whole of Jerusalem, as Israel’s capital. It also leaves the ugly old consular and passport practices in place. As a specialist on the Middle East, I hate to admit it, but this step results from fresh faces breaking with a stale past. The move sends exactly the right message to the Palestinians: your continued attempt to eliminate the Jewish state of Israel will cost you. The Palestinian, Arab, and Muslim obsession with Jerusalem stems not from a religious interest in the city but a desire to control it. Put differently, where Zionists tread, Palestinians follow.

    Trump’s December 2017 moving the embassy neatly checks and refutes Obama’s December 2016 abstaining from U.N. Security Council resolution 2334. Denunciations of the move came in fast and hard from the pope, the UN Secretary-General, European leaders, Ankara and Tehran, Islamists, the Left, and Palestinians. Strikingly, however, Arab states were largely mum, for they have much higher priorities to contend with. Good for Trump ignoring threats of the Arab street rising up; the riot veto must not be allowed to determine policy.

    Daniel Pipes

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  2. jcdurbant dit :

    UN vote
    HOWLING WITH THE WOLVES (Shame on France and Britain for joining the anti-America and anti-Israel mob at the UN !)

    At the UN we’re always asked to do more & give more. So, when we make a decision, at the will of the American ppl, abt where to locate OUR embassy, we don’t expect those we’ve helped to target us. On Thurs there’ll be a vote criticizing our choice. The US will be taking names.

    Nikki Haley

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  3. jcdurbant dit :

    C’EST A LA FIN DU MARCHE QU’ON COMPTE LES BOUSES (Même pas mal: On a voté avec d’autant plus d’entrain que l’on était assuré que ce vote n’aurait aucune conséquence mais quelle nation accepterait de se voir condamnée pour une décision relative à l’implantation de son ambassade dans un pays tiers ?)

    Si l’Algérie mettait aux voix à l’Assemblée générale une résolution stipulant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie, elle serait votée à une écrasante majorité des pays membres de cette honorable assemblée !

    Abba Eban

    Camouflet, humiliation, isolement : entre Le Monde, Libération, France Inter, c’est à qui trouvera le mot le plus blessant et le plus dépréciatif pour décrire la séquence onusienne consécutive à la décision de Donald Trump de mettre fin à l’infinie procrastination d’une décision du Congrès américain datant de 1995, reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, et décidant de lancer les études pour le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem-Ouest.

    Pour le profane, qui ne suit pas à la loupe l’évolution du volet diplomatique du conflit israélo-arabe, il n’y a pas photo: la résolution condamnant Washington a été adoptée à 14 contre 1 (véto américain) au Conseil de sécurité, et par 128 pour 9 contre, 35 abstentions et 21 non-participations au vote en Assemblée générale. Cela ressemble donc fort à une défaite humiliante, du genre de celles que, de temps à autre, les All Black néo-zélandais font subir au Quinze tricolore…

    Pour ceux qui, en revanche, s’efforcent de ne pas avoir une mémoire de poisson rouge dans leur perception de l’évolution des rapports de force géopolitiques, et ne se contentent pas de métaphores sportives pour expliquer la marche du monde à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, cette affaire est notablement moins pénible pour les Etats-Unis et Israël qu’on voudrait nous le faire croire.

    Le vote du Conseil de sécurité était joué d’avance, car aucune des nations traditionnellement moins défavorables aux positions défendues par les Etats-Unis et Israël n’en fait actuellement partie. Comme le véto américain était certain (quelle nation, d’ailleurs, accepterait de se voir condamnée pour une décision relative à l’implantation de son ambassade dans un pays tiers ?), on a voté avec d’autant plus d’entrain que l’on était assuré que ce vote n’aurait aucune conséquence. Le « Trump bashing » étant la chose la mieux partagée dans nos contrées, on ramasse au passage quelques bénéfices de politique intérieure. C’est petit bras, d’accord, mais c’est humain.

    Quant au vote de l’Assemblée générale, qui, rappelons-le, n’a d’autre effet que symbolique, il a surpris désagréablement ceux qui pensaient que le monde entier serait témoin, comme d’habitude, de la mise au pilori d’Israël et des Etats-Unis, dont les soutiens seraient limités aux quelques Etats aussi microscopiques et dépendants à 100% de la manne financière des Etats-Unis, que Nauru, les Iles Marshall ou la Micronésie (« Mike who ? » avait, jadis, demandé Ronald Reagan que l’on informait des votes favorables à l’ONU).

    Les récents votes de l’Unesco, organe de l’ONU, dont la Palestine – grâce à la France – est devenue membre à part entière, déniant tout lien des Juifs avec le Mont du Temple à Jérusalem, montrent que la permanence de cet état d’esprit ne relève pas seulement des fantasmes de sionistes radicaux.

    Replacé dans son contexte historique, le dernier vote de l’Assemblée générale de l’ONU montre plutôt un renforcement du statut international d’Israël que le contraire et, en conséquence, un affaiblissement de la position palestinienne. Au total, 65 pays n’ont pas voté en faveur des contempteurs de Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Qui peut dire aujourd’hui, par exemple, que le Canada de Justin Trudeau, le Mexique, l’Argentine ou l’Australie sont des pays totalement sous la coupe économique et politique de Washington, ou soumis à la pression d’un puissant lobby juif intérieur ? Qu’ils font partie de la secte des adorateurs de Donald Trump et du Likoud réunis ? Qui peut penser que ces nations peuvent être sensibles aux menaces de représailles économiques inconsidérément brandies par Nikki Halley, ambassadrice américaine à l’ONU, comme de vulgaires républiques bananières africaines ou sud-américaines ?

    Et l’Europe ? Elle a montré une fois de plus que sa division sur la question est insurmontable : 6 pays membres de l’UE n’ont pas voté une résolution soutenue par la France et l’Allemagne, qui prétendent au leadership continental : la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Roumanie, la Lettonie et la Croatie. Si Bruxelles avait quelques prétentions à se substituer comme médiateur au Proche Orient à des Etats-Unis récusés par Mahmoud Abbas, ce n’est pas gagné.

    Israël, de plus, perçoit les dividendes d’une habile diplomatie africaine menée dans un contexte où ce continent est déstabilisé par la menace djihadiste. L’expertise de l’Etat juif en matière de lutte contre le terrorisme, mise au service de pays africains importants, comme le Kenya et la République démocratique du Congo – et même le Togo pourtant dans la sphère d’influence française – n’a pas été étrangère à leur vote de New-York. Même le Turkménistan, pays d’Asie centrale issu de l’ex URSS, très majoritairement musulman et turcophone, n’a pas suivi les consignes de vote de ses deux mentors, la Russie de Poutine et la Turquie d’Erdogan !

    « C’est à la fin du marché qu’on compte les bouses. » Ce vieil adage de la France rurale devrait être médité par Mahmoud Abbas et ses soutiens inconditionnels. Et le compte est loin d’y être pour la direction palestinienne ! Non seulement l’initiative de Donald Trump n’a pas mis le feu dans les Territoires palestiniens et dans la rue arabe à travers le monde – contrairement aux prophéties apocalyptiques des commentateurs patentés – mais elle n’a pas, non plus, déclenché au sein de la communauté internationale une vague de reconnaissance de l’Etat palestinien. Venu à Paris pour quémander celle-ci, Mahmoud Abbas s’est vu opposer une fin de non recevoir par Emmanuel Macron, qui prend ainsi ses distances avec la stratégie de Laurent Fabius. Celui-ci avait fait voter, en décembre 2014, le principe de cette reconnaissance par le Parlement français – avec l’objectif de faire pression sur Israël – et convoqué en 2016, à Paris une conférence internationale sur la question israélo-palestinienne – qui fut un fiasco. Cela aurait dû, en bonne logique, déclencher la bombe diplomatique promise par Fabius, mais Macron ne voit pas les choses de la même manière, et fait preuve d’une saine prudence dans un dossier où il n’y a que des coups à prendre…

    La stratégie de Donald Trump sur le dossier israélo-palestinien est disruptive, bousculant le statu quo diplomatique installé depuis le début du siècle, après l’échec des pourparlers de Camp David et de Taba. Rien ne garantit que cette stratégie réussisse, mais il est certain que celle de son prédécesseur Barak Obama, qui voulait tordre le bras des Israéliens, a échoué.

    Luc Rosenzweig

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  4. jcdurbant dit :

    JE PRENDS MA RETRAITE (Y a plus que les juifs libéraux qui nous soutiennent !)

    Ceux qui ont le mieux suivi le BDS, c’est surprenant, ce sont les juifs libéraux et progressistes américains et britanniques, beaucoup plus que les populations du monde arabe et bien plus que les Palestiniens eux-mêmes.

    Lorsque le conflit avec l’Iran (sur la question du nucléaire) a commencé, Tzipi Livni (ministre israélienne des Affaires étrangères) m’avait dit à Bruxelles que ce que me disaient les ambassadeurs arabes n’était pas ce qu’ils lui disaient à elle, donc aux Israéliens. Je suis allée leur poser la question directement et l’un d’entre eux, dont je tairai le nom, m’a avoué que l’Iran était une plus grande menace pour eux que ne l’est Israël. Il est évident que la direction du monde arabe mais également ses citoyens ne se mobilisent pas.

    [la réconciliation palestinienne entre le Hamas et le Fateh] je n’y crois pas beaucoup. Nous sommes idéologiquement très différents. Nous sommes en grande majorité laïcs. Je suis le produit de l’OLP. Arafat avait certes la foi, mais il considérait que c’était une affaire personnelle. Le Hamas vient vraiment d’une tradition des Frères musulmans, qui a un autre projet social, celui d’appliquer la charia, et il pense que ce qui est important, ce n’est pas la nation palestinienne mais la oumma dont les frontières s’étendent jusqu’en Indonésie. Mais, dans le même temps, le Hamas représente un courant en Palestine. Je pense qu’ils n’ont accepté la réconciliation que lorsqu’ils ont senti qu’ils étaient en train de perdre de leur popularité, que l’Égypte leur a fermé la porte, etc. Ils se sont dit qu’il leur fallait donner ce cadeau empoisonné qui est de gérer Gaza à Abbas. La déclaration sur Jérusalem a été le plus beau cadeau qu’ils pouvaient recevoir. Ce cadeau risque de transformer la cause palestinienne en une guerre de religions. C’est ce que souhaiteraient Trump et Netanyahu…

    Chaque phase de notre histoire a eu la stratégie que la réalité imposait. La lutte armée a été le fondateur du mouvement national contemporain, après une longue phase où le monde nous considérait uniquement comme une question humanitaire de réfugiés dans le monde arabe. Elle a aussi permis d’unifier les Palestiniens sous l’égide de l’OLP depuis 1964. Puis il y a eu les phases de la reconnaissance politique et diplomatique arabe et internationale dont on a parlé au début. Aujourd’hui, l’échec des militants des organisations qui continuent la lutte armée est plus dû aux cibles qu’ils cherchent à frapper qu’au principe de la lutte armée, qui est un droit reconnu à tous les peuples qui luttent contre la colonisation. Si ces cibles étaient mieux choisies, ces mouvements auraient contribué à renforcer la stratégie diplomatique de l’OLP au lieu de servir d’alibi pour nos ennemis, où qu’ils soient, comme si notre lutte pouvait être assimilée au terrorisme international…

    Leila Shahid

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  5. jcdurbant dit :

    AH SI SEULEMENT, C’ETAIT OBAMA QUI L’AVAIT FAIT ! (Intellectual profiling: Contre Trump, BHL nous ressort le bon vieux racisme de l’intelligentsia, celui du délit de faciès intellectuel)

    Tout racisme est un essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse.

    Pierre Bourdieu

    M. Trump a-t-il pensé à tout cela quand il a mis ses petites mains dans le dossier «Jérusalem» ?

    BHL

    Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël. Et il y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence. D’où vient, alors, mon malaise ? Et, deux semaines après cette annonce que j’attendais, moi aussi, depuis des années, pourquoi cette inquiétude qui m’étreint ? D’abord Trump. Je sens trop le côté gros malin, acculé par des défaites diverses et consécutives, qui a trouvé là son coup fumant de fin de première année de mandat. Ami des juifs, dit-il ? Protecteur et saint patron d’Israël ? Pardon, mais je n’y crois guère. Je ne pense absolument pas que Donald Trump soit mû par le sentiment d’une union sacrée de l’Amérique et d’Israël ou, comme on disait déjà du temps des Pères pèlerins des Etats-Unis, de la nouvelle et de l’ancienne Jérusalem. Je n’imagine pas l’âme de Trump disponible, de quelque façon que ce soit, à la reconnaissance de la singularité juive, à la célébration des paradoxes de la pensée talmudique ou au goût de l’aventure qui animait la geste ardente, lyrique et héroïque des pionniers laïques du sionisme. Et je ne pense pas davantage que les fameux néo-évangélistes qui forment, paraît-il, ses bataillons d’électeurs les plus solides aient la moindre idée de ce qu’est, en vérité, cet Etat nommé par des poètes, bâti par des rêveurs et poursuivi jusqu’à aujourd’hui, dans le même souffle ou presque, par un peuple dont le roman national est semé de miracles rationnels, d’espérances sous les étoiles et de ferveurs logiques. Eh bien ? Eh bien l’Histoire nous apprend qu’un geste d’amitié abstrait, insincère, délié de l’Idée et de la Vérité, amputé de cette connaissance et de cet amour profonds qu’on appelle, en hébreu, l’Ahavat Israël, ne vaut, finalement, pas grand-chose – ou, pire, elle nous enseigne comment, en vertu d’une mauvaise chimie des fièvres politiques dont le peuple juif n’a eu que trop souvent à endurer l’épreuve et les foudres, il y a tous les risques que ce geste, un jour, se retourne en son contraire…

    https://laregledujeu.org/2017/12/25/33145/trump-jerusalem-et-les-juifs-par-bhl/

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  6. jcdurbant dit :

    BHL n’a pas besoin des éditoriaux du Monde, ni même de ceux de Ha’aretz, car il sait déjà. Il sait ce qui est bon pour Israël et ce qui ne l’est pas. Il sait que Jérusalem est la capitale d’Israël, mais il sait aussi que Trump ne peut pas faire quelque chose de bon pour les Juifs. Ainsi BHL peut écrire dans son dernier éditorial que “Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël” et qu’il “y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence”. Mais dans la même foulée, il va convoquer A. B. Yehoshua, Amos Oz et même le rav Steinman z.l. pour nous expliquer doctement pourquoi la reconnaissance de la capitale d’Israël par les Etats-Unis n’est pas bonne pour les Juifs. (…) Dans son envolée lyrique sur tout ce que “l’âme de Trump” est incapable de saisir des subtilités du judaïsme, BHL commet une double erreur. La première est d’opposer de manière caricaturale la grandeur d’Israël et des Juifs et les basses motivations qu’il attribue (sans aucune preuve) à Donald Trump. En cela, il rejoint les pires adeptes du “Trump bashing”, qu’il prétend ne pas imiter. La seconde, plus grave encore, est de croire qu’en politique – et en politique internationale surtout – les intentions priment sur les actes. Or rien n’est plus faux. Car en réalité, peu nous importe ce que pense Trump, en son for intérieur, des Juifs. Après tout, l’histoire récente est pleine d’exemples de dirigeants politiques qui appréciaient les Juifs et le fameux “génie juif” célébré par BHL, et qui ont été les pires adversaires de l’Etat d’Israël. Ce qui compte ce sont les actes envers Israël, Etat et peuple. A cet égard, la reconnaissance de notre capitale Jérusalem est un acte fort et riche de signification, qui n’engage pas seulement le président Trump et les Etats-Unis, mais le reste du monde, qui s’engagera lui aussi sur cette voie, comme c’est déjà le cas. Cette reconnaissance est une décision politique capitale, qui n’obéit pas à un calcul passager et mesquin, comme le prétend BHL, car elle engage les Etats-Unis de manière ferme, et quasiment irréversible. Peu nous importe, dans ces circonstances, de savoir si Trump apprécie la “pensée talmudique” ou l’esprit juif viennois… L’attitude de BHL et d’autres intellectuels juifs vis-à-vis de Trump (et de Nétanyahou) ressemble à celle des rabbins non sionistes (et des Juifs assimilés) à l’égard de Theodor Herzl, qui n’était pas assez “casher” (ou trop Juif) à leurs yeux. Dans son mépris pour Donald Trump et pour l’Amérique qu’il incarne (ces “fameux néo-évangélistes” dont il parle avec dédain), BHL montre qu’il ne comprend rien à ce pays et à l’identification spirituelle et charnelle des chrétiens américains, sionistes ou évangélistes, au peuple et à la terre d’Israël. En réalité, BHL sait très bien que la reconnaissance de notre capitale par le président Trump est une bonne chose pour Israël. Seulement voilà, il éprouve comme il l’avoue un sentiment de “malaise”. Pour la simple et bonne raison que depuis des mois, depuis l’élection de Trump et même avant, BHL explique à qui veut l’entendre que Trump n’est pas un ami des Juifs. Il l’a dit à maintes reprises, sur CNN où il expliquait en février dernier que “Trump a un problème avec les Juifs” et dans le New York Times où il appelait les Juifs à se méfier du président américain. La seconde erreur de BHL est de croire qu’en politique internationale, les intentions priment sur les actes. “Trump, Dioclétien et le gardien de cochons” : sous ce titre quelque peu mystérieux, BHL s’était livré il y a presqu’un an à une attaque au vitriol contre le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, accusé par avance de trahison envers Israël et de mépris envers les Juifs. Et pour mieux asséner ses coups, BHL conviait en renfort Freud, le Talmud, Kafka, Rachi et Proust… Après avoir pronostiqué pendant des semaines que Trump allait perdre car “l’Amérique de Tocqueville” n’élirait pas un tel homme, BHL annonçait alors l’inéluctable trahison de Trump envers Israël. C’est pourtant le même BHL qui avait, avec une certaine dose de courage intellectuel, et contrairement à d’autres, reconnu le danger de la politique d’Obama envers Israël à l’occasion du vote de la Résolution 2334 au Conseil de Sécurité. (“Mais voir cette administration qui a tant concédé à l’Iran, tant cédé à la Russie… se rattraper en donnant de la voix, in extremis, contre ce mouton noir planétaire, ce pelé, ce galeux, qu’est le Premier ministre d’Israël, quelle misère !” écrivait-il alors.) Entretemps, Trump a été élu, il est devenu le président américain le plus pro-israélien depuis 1948, comme l’ont prouvé non seulement sa dernière décision sur Jérusalem, mais aussi son attitude à l’ONU et face au président de l’Autorité palestinienne (ce sinistre has-been que même les pays arabes ont fini par lâcher et que seule la France continue de soutenir). Trump est en train de promouvoir une véritable “révolution copernicienne” au Moyen-Orient, pour reprendre l’expression de Michel Gurfinkiel, en reléguant au second plan le conflit israélo-arabe et en abandonnant la politique désastreuse du soutien à “l’Etat palestinien” et aux concessions israéliennes. Mais tout cela est trop simple et limpide pour notre amateur de “paradoxes talmudiques”. Aussi BHL s’évertue à démontrer, faisait feu de tout bois, que cela n’est pas bon pour Israël. Peu importe si les faits lui donnent tort, puisque lui-même est persuadé d’avoir raison.

    Pierre Lurçat

    http://vudejerusalem.over-blog.com/2017/12/donald-trump-israel-et-les-juifs-les-errements-de-bhl.html

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  7. jcdurbant dit :

    ALL BARK AND NO BITE

    Despite his populist rhetoric, Erdoğan’s AKP government implicitly recognized Jerusalem as Israel’s capital when the Turkish government signed an indemnity agreement with its Israeli counterpart following the ‘Mavi Marmara-Gaza flotilla raid’. (…) Despite his anti-Israel rhetoric, President Erdoğan stepped back and decided to sign an agreement with Israel in June 2016. The agreement, according to which Israel accepted paying out 20-million dollars to the Turkish government for the compensation of activists injured during the Israeli attack in 2010, was undersigned by both sides as « between Ankara and Jerusalem » instead of « between Ankara and Tel Aviv », partly recognizing Jerusalem as the Israeli capital city…

    http://news.sol.org.tr/turkish-govt-implicitly-recognised-jerusalem-israeli-capital-despite-erdogans-rhetoric-173642

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  8. jcdurbant dit :

    EVEN MAHER HATES TO AGREE WITH TRUMP (You know something’s terribly wrong when even Bill Maher has to agree with Trump !)

    « I hate to agree with Donald Trump, but it doesn’t happen often, but I do. I don’t know why Israel — it has been their capital since 1949. It is where their government is. They’ve won all the wars thrown against them. I don’t understand why they don’t get to have their capital where they want.”

    Bill Maher

    http://www.breitbart.com/video/2018/01/26/maher-i-hate-to-agree-with-donald-trump-but-i-agree-with-recognizing-jerusalem-as-israels-capital/

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  9. jcdurbant dit :

    A CESSPOOL OF POLITICAL BIAS (With more resolutions condemning Israel than against the rest of the world combined)

    « For too long, the Human Rights Council has been a protector of human rights abusers and a cesspool of political bias. Regrettably, it is now clear that our call for reform was not heeded. Human rights abusers continue to serve on and be elected to the council. The world’s most inhumane regimes continue to escape scrutiny, and the council continues politicizing and scapegoating of countries with positive human rights records in an attempt to distract from the abusers in their ranks. Therefore, as we said we would do a year ago if we did not see any progress, the United States is officially withdrawing from the UN Human Rights Council. In doing so, I want to make it crystal clear that this step is not a retreat from human rights commitments; on the contrary, we take this step because our commitment does not allow us to remain a part of a hypocritical and self-serving organization that makes a mockery of human rights. (…) Almost every country we met with agrees with us in principle and behind closed doors that the Human Rights Council needs major, dramatic, systemic changes, yet no other country has had the courage to join our fight.(…) When a so-called Human Rights Council cannot bring itself to address the massive abuses in Venezuela and Iran, and it welcomes the Democratic Republic of Congo as a new member, the council ceases to be worthy of its name. Such a council, in fact, damages the cause of human rights. And then, of course, there is the matter of the chronic bias against Israel. Last year, the United States made it clear that we would not accept the continued existence of agenda item seven, which singles out Israel in a way that no other country is singled out. Earlier this year, as it has in previous years, the Human Rights Council passed five resolutions against Israel – more than the number passed against North Korea, Iran, and Syria combined. This disproportionate focus and unending hostility towards Israel is clear proof that the council is motivated by political bias, not by human rights. (…) America has a proud legacy as a champion of human rights, a proud legacy as the world’s largest provider of humanitarian aid, and a proud legacy of liberating oppressed people and defeating tyranny throughout the world. While we do not seek to impose the American system on anyone else, we do support the rights of all people to have freedoms bestowed on them by their creator. That is why we are withdrawing from the UN Human Rights Council, an organization that is not worthy of its name. »

    Nikki Haley

    « We have no doubt that there was once a noble vision for this council. But today, we need to be honest – the Human Rights Council is a poor defender of human rights. Worse than that, the Human Rights Council has become an exercise in shameless hypocrisy – with many of the world’s worst human rights abuses going ignored, and some of the world’s most serious offenders sitting on the council itself. The only thing worse than a council that does almost nothing to protect human rights is a council that covers for human rights abuses and is therefore an obstacle to progress and an impediment to change. The Human Rights Council enables abuses by absolving wrongdoers through silence and falsely condemning those who have committed no offense. A mere look around the world today demonstrates that the council has failed in its stated objectives. Its membership includes authoritarian governments with unambiguous and abhorrent human rights records, such as China, Cuba, and Venezuela. (…) And the council’s continued and well-documented bias against Israel is unconscionable. Since its creation, the council has adopted more resolutions condemning Israel than against the rest of the world combined. »

    Mike Pompeo

    https://www.state.gov/secretary/remarks/2018/06/283341.htm

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  10. jcdurbant dit :

    IT’S THE NEW YORK THING, STUPID ! (Everything is the biggest and the best, but when it comes to the real barometer of presidential truthfulness — keeping his promises — Trump is a paragon of honesty)

    « Don’t get me wrong, Trump lies all the time. He said that he “enacted the biggest tax cuts and reforms in American history” (actually they are the eighth largest) and that “our economy is the strongest it’s ever been in the history of our country” (which may one day be true, but not yet). In part, it’s a New York thing — everything is the biggest and the best. But when it comes to the real barometer of presidential truthfulness — keeping his promises — Trump is a paragon of honesty. For better or worse, since taking office Trump has done exactly what he promised he would. Trump kept his promise to move the U.S. Embassy in Israel from Tel Aviv to Jerusalem, something his three immediate predecessors also promised yet failed to do. He promised to “crush and destroy ISIS,” and two years later he is on the verge of eliminating the Islamic State’s physical caliphate. He promised to impose a travel ban on countries that he saw as posing a terrorist threat, and after several false starts the final version of his ban was upheld by the Supreme Court. He promised to punish Syria if it used chemical weapons on its people, and, unlike his immediate predecessor, he followed through — not once but twice. Trump pledged to nominate Supreme Court justices “in the mold of Justice [Antonin] Scalia,” and now Neil M. Gorsuch and Brett M. Kavanaugh sit on the high court. Trump also pledged to fill the federal appellate courts with young, conservative judges, and so far the Senate has confirmed 29 — more than any recent president at this point in his administration. Trump vowed to pass historic tax reforms and signed the first major overhaul of the tax code in three decades. He vowed an unprecedented regulatory rollback, with a strict policy to eliminate two existing regulations for every new regulation. In his first year, he achieved $8.1 billion in lifetime regulatory savings and is on track to achieve an additional $9.8 billion this year. During the campaign, he told African American voters, “What do you have to lose? . . . I will straighten it out. I’ll bring jobs back. We’ll bring spirit back.” On his watch, African American unemployment reached the lowest level ever recorded, and his tax reform included a little-noticed provision creating “Opportunity Zones” to try to revitalize struggling towns and inner-city communities. Trump promised to cancel President Barack Obama’s Clean Power Plan, withdraw from the Paris climate accord, approve the Keystone XL and Dakota Access pipelines, and open the Arctic National Wildlife Refuge to oil exploration. He fulfilled all of those pledges. On trade, he kept his promise to withdraw from the Trans-Pacific Partnership and impose tariffs on steel and aluminum. He also committed to renegotiating NAFTA and the U.S.-Korea Free Trade Agreement — and recently signed new deals with Mexico, Canada and South Korea. He committed to imposing tariffs on China to force it to open its markets and stop its theft of intellectual property — and is following through on that pledge. Whatever one thinks of Trump’s trade policies, he is doing exactly what he said. The president pledged historic increases in defense spending, and delivered. He pledged to bring back manufacturing jobs, and manufacturing jobs are growing at the fastest pace in more than two decades. He pledged to sign “Right to Try” legislation to give dying Americans access to experimental treatments, and did. He pledged to take on the opioid epidemic and will soon sign a sweeping bipartisan opioids package into law. Where Trump has failed to keep promises, such as building the wall or repealing Obamacare, it has not been for a lack of trying. Only in a few rare instances has he backtracked on a campaign pledge — such as when he admitted that he was wrong to promise a complete withdrawal of U.S. forces from Afghanistan and reversed course. I’m glad he did. But whether one agrees or disagrees is not the point. When Trump says he will do something, you can take it to the bank. Yes, he takes liberties with the truth. But unlike his predecessor, he did not pass his signature legislative achievement on the basis of a lie (“If you like your health care plan, you can keep it ”) — which is clearly worse than falsely bragging that your tax cut is the biggest ever. The fact is, in his first two years, Trump has compiled a remarkable record of presidential promise-keeping. He’d probably say it’s the best in history — which may or may not end up being true. It’s too soon to tell. »

    Marc A. Thiessen

    https://www.washingtonpost.com/opinions/trump-could-be-the-most-honest-president-in-modern-history/2018/10/11/67aefc5a-cd76-11e8-a3e6-44daa3d35ede_story.html

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  11. jcdurbant dit :

    PIQURE DE RAPPEL (Quand Trump pointait la responsabilité du Hamas, devinez qui dénonçait la violence israélienne et soulignait le droit palestinien à la paix et à la sécurité ?)

    https://www.lejdd.fr/International/gaza-macron-denonce-les-violences-des-forces-armees-israeliennes-contre-les-manifestants-3652628

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