Discours de Riyad: Jetez les dehors ! (In far more politically correct answer to Obama’s Cairo speech, coward and hypocrite Trump calls Muslims to drive out the terrorists and extremists out of their midst)

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Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. Ce, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager. Le Coran (8: 12-13)
Le nom Ramadan a été le nom du neuvième mois dans le monde arabe bien avant l’arrivée de l’islam ; le mot lui-même est dérivé de la racine rmḍ, comme dans les mots ramiḍa ou ar-ramâḍ, dénotant une chaleur intense, un sol brûlant, le manque de rations. Dans le Coran, Dieu proclame que le jeûne a été prescrit aux musulmans, comme il le fut auparavant aux Juifs, se référant ainsi à la pratique du jeûne durant Yom Kippour. Wikipedia
L’opération Badr (عملية بدر ; Amaliyat Badr), ou le plan Badr (خطة بدر ; Khitat Badr), est une opération militaire lancée par l’Égypte le 6 octobre 1973 avec pour objectif la reconquête d’une partie du désert du Sinaï grâce à une traversée du canal de Suez et la prise des fortifications israéliennes de la ligne Bar-Lev. Elle est lancée en parallèle avec une offensive syrienne sur le plateau du Golan, et marque ainsi le début de la guerre israélo-arabe de 1973. (…) La date coïncide avec le Yom kippour, le jour du Grand Pardon pour les Juifs. C’est un des facteurs importants dans le choix de la date car les Juifs jeûnent durant la journée et s’abstiennent d’utiliser le feu ou l’électricité (ce qui veut dire que les transports sont à l’arrêt). De plus, une grande partie de l’armée israélienne est démobilisée. Octobre coïncide aussi avec le mois du Ramadan dans le calendrier musulman, ce qui signifie que les soldats musulmans engagés dans l’armée israélienne jeûnent aussi — c’est en effet pendant le Ramadan que les musulmans ont gagné leur première victoire à la bataille de Badr en l’an 634. Optant pour quelque chose de plus significatif que le mot « Minarets », les commandants égyptiens choisissent le nom d’« opération Badr » (pleine lune en arabe) pour nommer l’assaut sur le canal de Suez et le Sinaï. Wikipedia
Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh. (…)  L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi. Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives. (…) Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée. Il faut lire certains journaux islamistes et leurs réactions aux attaques de Paris. On y parle de l’Occident comme site de « pays impies »; les attentats sont la conséquence d’attaques contre l’Islam ; les musulmans et les arabes sont devenus les ennemis des laïcs et des juifs. On y joue sur l’affect de la question palestinienne, le viol de l’Irak et le souvenir du trauma colonial pour emballer les masses avec un discours messianique. Alors que ce discours impose son signifiant aux espaces sociaux, en haut, les pouvoirs politiques présentent leurs condoléances à la France et dénoncent un crime contre l’humanité. Une situation de schizophrénie totale, parallèle au déni de l’Occident face à l’Arabie Saoudite. Ceci laisse sceptique sur les déclarations tonitruantes des démocraties occidentales quant à la nécessité de lutter contre le terrorisme. Cette soi-disant guerre est myope car elle s’attaque à l’effet plutôt qu’à la cause. Daesh étant une culture avant d’être une milice, comment empêcher les générations futures de basculer dans le djihadisme alors qu’on n’a pas épuisé l’effet de la Fatwa Valley, de ses clergés, de sa culture et de son immense industrie éditoriale? Kamel Daoud
Je ne pense pas que c’est la « jeunesse » qui était particulièrement visée. Le terroriste a surtout choisi une « cible molle », un spectacle à Manchester moins protégé que Londres. Son but était de faire un maximum de victimes. Il a décidé de se faire exploser lors de la sortie du public au moment où la surveillance est plus relâchée. La charge contenait des shrapnels (des bouts de métal tels que des boulons et des clous) pour causer le plus de dégâts humains possibles. L’objectif final consistait à frapper l’opinion. Que le public soit constitué des « jeunes » est un hasard. Le terroriste aurait très bien pu s’en prendre à un match de football et les observateurs n’auraient pas dit que c’étaient les hooligans qui étaient ciblés. (…) Depuis des semaines, Daech et Al-Qaida « canal historique » rivalisent à qui lancera le plus d’appels au meurtre sur les réseaux sociaux. Par exemple, le 17 mai, Daech publiait une vidéo où des volontaires américain, canadien, britannique, russe et belge appelaient leurs concitoyens à passer à l’action là où ils se trouvaient. Hamza Ben Laden, un des fils préféré de l’émir d’Al-Qaida « canal historique » aujourd’hui décédé, publiait presque au même moment deux messages appelant à faire de même. Une petite différence entre les objectifs des deux mouvements : Al-Qaida « canal historique » fait une fixation sur les Etats-Unis alors que Daech vise l’ensemble de l’Occident et la Russie. Il convient de rappeler que pour ces deux mouvements salafistes-djihadistes, leurs premiers ennemis à abattre sont les dirigeants des pays musulmans considérés comme des « corrompus ». Pour la petite histoire, les deux formations se livrent une guerre d’influence qui s’étend aujourd’hui jusqu’en Extrême-Orient où ils s’arrachent les partisans du groupe Abou Sayyaf (Philippines) et du Jihad Islamiyah (Indonésie). L’Occident et la Russie ne sont que des « ennemis lointains » à atteindre quand cela est possible. La période extrêmement pénible que nous vivons va durer car les dirigeants des mouvements salafistes-djihadistes conçoivent leur combat dans la durée. Ils savent très bien qu’ils ne connaîtront pas le « califat mondial » qu’ils appellent de leurs voeux mais ils préparent les nouvelles générations à prendre leur relève pour atteindre un jour le but qu’ils se sont fixé. Alain Rodier (Centre français de recherche sur le renseignement)
Ce que les Rosenberg avaient fait pour Staline, Obama le fait aujourd’hui pour l’ayatollah Khamenei. Le méprisable accord nucléaire d’Obama avec l’Iran a déjà précipité l’agression iranienne dans la région. En réponse aux concessions faites par Obama, Hillary Clinton et John Kerry, l’Iran raidissait son attitude et devenait plus agressif. À l’heure actuelle, l’Iran est impliqué dans des guerres dans la région, entrainant déjà les États-Unis dans leur sillage. Si l’Iran se dote de l’arme nucléaire, ces guerres s’aggraveront et deviendront beaucoup plus dévastatrices. Ce n’est pas seulement Chamberlain. C’est Quisling et Philippe Pétain. Il ne s’agit nullement d’un mauvais jugement. Il s’agit d’une trahison. (…) En ouvrant à l’Iran la voie vers la bombe nucléaire, Obama a transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique. Une bombe nucléaire iranienne ne se faufilera pas discrètement comme le fait la crise démographique de la migration musulmane avec son complément de terrorisme. Ce ne sera pas un problème progressif. Une course aux armes nucléaires entre sunnites et chiites impliquant des terroristes des deux côtés qui emploient des armes nucléaires rendra insoutenable toute la structure de la civilisation occidentale. L’attaque du 11/9 a vu l’usage de quelques jets pour dévaster une ville. La prochaine vague d’armes pourrait tuer des millions, pas des milliers. Les traîtres qui ont fait de l’URSS une puissance capable de détruire le monde étaient motivés par le même agenda caché des partisans à l’accord nucléaire iranien. Ils croyaient que le monopole nucléaire américain conduirait à l’arrogance et au bellicisme. Ils étaient convaincus que la puissance américaine devrait être surveillée en s’assurant que l’union soviétique puisse égaler l’oncle Sam, nucléaire pour nucléaire. Ceux qui ont ouvert les portes du nucléaire à Téhéran aujourd’hui croient qu’un Iran nucléaire aura un effet dissuasif contre l’impérialisme américain dans la région. Leur nombre inclut Barack Obama.(…) Obama a trahi l’Amérique. Il a trahi les victimes américaines du terrorisme iranien. Il a trahi les soldats américains qui ont été assassinés, mutilés et torturés par les armées terroristes iraniennes. Il a trahi des centaines de millions d’Américains dans leur patrie, et qui seront contraints d’élever leurs enfants sous l’égide de la terreur nucléaire iranienne. Sa trahison nucléaire est non seulement une trahison de l’Amérique. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, elle ouvre les portes de l’assassinat en masse de millions d’américains par un ennemi vicieux. Obama a appauvri des millions d’Américains, il a le sang des soldats et des policiers sur ses mains, mais son héritage final peut être la collaboration dans un acte d’assassinat en masse qui pourrait rivaliser avec Adolf Hitler. Daniel Greenfield
Les Saoudiens, ce n’est que de l’esbroufe, ce sont des tyrans, des lâches. Ils ont l’argent, mais pas le courage. Donald Trump (11 septembre 2014)
De nombreuses personnes disent que c’était merveilleux que Mme Obama refuse de porter un foulard en Arabie, mais (les Saoudiens) ont été insultés. Nous avons déjà assez d’ennemis. Donald Trump (janvier 2015)
DRIVE THEM OUT of your places of worship. DRIVE THEM OUT of your communities. DRIVE THEM OUT of your holy land, and DRIVE THEM OUT OF THIS EARTH. Donald Trump
Cette année, la fête débute alors que nous pleurons les victimes innocentes d’attaques terroristes barbares au Royaume-Uni et en Egypte, des actes de dépravation qui sont directement contraires à l’esprit du ramadan. De tels actes ne font que renforcer notre volonté de défaire les terroristes et leur idéologie pervertie. Donald Trump
Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur. Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques. Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior.Avec les mêmes contradictions.  Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? Éric Zemmour
So after inventing “fake news”, America’s crazed President on Sunday gave the world’s Muslims a fake speech. Donald Trump said he was not in Saudi Arabia to “lecture” – but then told the world’s Islamic preachers what to say, condemned “Islamist terrorism” as if violence was a solely Muslim phenomenon and then announced like an Old Testament prophet that he was in “a battle between good and evil”. There were no words of compassion, none of mercy, absolutely not a word of apology for his racist, anti-Muslim speeches of last year. Even more incredibly, he blamed Iran – rather than Isis – for “fuelling sectarian violence”, pitied the Iranian people for their “despair” a day after they had freely elected a liberal reformer as their president, and demanded the further isolation of the largest Shiite country in the Middle East. The regime responsible for “so much instability” is Iran. The Shiite Hezbollah were condemned. So were the Shiite Yemenis. Trump’s Sunni Saudi hosts glowed with warmth at such wisdom. And this was billed by CNN as a “reset” speech with the Muslim world. For “reset”, read “repair”, but Trump’s Sunday diatribe in Riyadh was in fact neither a “reset” nor a “repair”. It was the lecture he claimed he would not give.  “Every time a terrorist murders an innocent person, and falsely invokes the name of God, it should be an insult to every person of faith,” he announced, utterly ignoring – as he had to – the fact that Saudi Arabia, not Iran, is the fountainhead of the very Wahhabi Salafist extremism whose “terrorists” murder “innocent people”.  He tried to avoid his old racist “radical Islamic extremist” mantra and tried to replace it with “Islamist extremism” but he apparently fluffed his words and said “Islamic” as well. The subtle difference he was trying to make in English was thus for Muslims no more than a variation on a theme: terrorists are Muslims. All this, let us remember, came after Trump had sewn up yet another outrageous arms deal with the Saudis ($110bn or £84.4bn) and the proposed purchase by Qatar of what Trump obscenely referred to as “a lot of beautiful military equipment”. It seems almost fantastical that he should make such a remark only two days before meeting the Pope who in Cairo two weeks ago railed along with the Muslim Sheikh of Al Azhar against the evil of arms dealers.  “We are adopting a principled realism, rooted in common values and shared interests,” Trump told the Saudis and the leaders of another fifty Muslim nations on Sunday. But what on earth are those values? What values do the Americans share with the head-chopping, misogynist, undemocratic, dictatorial Saudis other than arms sales and oil? And when Trump said that “our friends will never question our support, and our enemies will never doubt our determination,” were his friends supposed to be the Saudis? Or the “Islamic world” – which should surely include Iran and Syria and Yemen – and the warring militias of Libya? As for “enemies”, was he talking about Isis? Or Russia? Or Syria? Or Iran, whose newly elected president surely wants peace with America? Or was he – as part of the Muslim world will conclude with good reason – declaring his friendship with the Sunni Muslims of the world and his enmity towards the Shia Muslims? For that, ultimately, was what the Riyadh speech-fest was all about. Take this little quotation: “We will make decisions based on real-world outcomes – not inflexible ideology. We will be guided by the lessons of experience, not the confines of rigid thinking. And, wherever possible, we will seek gradual reforms – not sudden intervention.” Now let’s parse this little horror. “Decisions based on real-world outcomes” means brutal pragmatism. “Gradual reforms” indicates that the US will do nothing for human rights and take no steps to prevent crimes against humanity – unless they are committed by Iran, Syria, Iraqi Shiites, the Lebanese Shiite Hezbollah or Yemeni Shiite Houthis. It was all about “partnership”, we were supposed to believe. It was about a “coalition”. You bet it would be. For America is not going to bleed as it did in Iraq and Afghanistan. It is the Arabs who must bleed as they fight each other, encouraged by the biggest arms supplier of them all. Thus Trump lectured them on their need to share “their part of the burden”. The Arabs will be “united and strong” as “the forces of good”. If the battle is between “decent people of all religions” and “barbaric criminals” – “between good and evil” – as Trump inferred, it was significant, was it not, that this battle was to start in the “sacred land” of Sunni Saudi Arabia? By the time Trump reached the bit in which he threatened the bad guys – “if you choose the path of terror, your life will be empty, your life will be brief, and your soul will be condemned” – he sounded like a speech-writer for Isis. Apparently – and unsurprisingly, perhaps – Trump’s actual speech was partly the work of the very man who wrote out his much ridiculed (and failed) legal attempt to ban Muslims of seven nations from the United States. All in all, quite a “reset”. Trump talked of peace but was preparing the Arabs for a Sunni-Shia war. The fawning leaders of the Muslim world, needless to say, clapped away when the mad president of America had finished speaking. But did they understand what his words really portended? Robert Fisk
Donald Trump appears to have envisioned his speech on Sunday in Riyadh as an answer to Barack Obama’s 2009 address in Cairo. And reading the two side by side is illuminating. The speeches differ in many ways, but none more striking than this: Trump’s speech was far more politically correct. (…) for all the pillorying Obama received for supposedly whitewashing the problems of the Islamic world, his Cairo speech actually addressed them quite bluntly. Speaking at Egypt’s prestigious Cairo University, Obama condemned Holocaust denial in Muslim countries, calling it “baseless, ignorant, and hateful.” He denounced people who “threaten Israel with destruction” and “repeat vile stereotypes about Jews.” He highlighted the oppression of women in Muslim lands, declaring that “a woman who is denied an education is denied equality. And it is no coincidence that countries where women are well-educated are far more likely to be prosperous.” He referenced the Middle East’s economic failures, arguing that “no development strategy can be based only upon what comes out of the ground, nor can it be sustained while young people are out of work.” And in a clear challenge to his host, Egyptian dictator Hosni Mubarak, he insisted that “all people yearn for certain things: the ability to speak your mind and have a say in how you are governed; confidence in the rule of law and the equal administration of justice; government that is transparent and doesn’t steal from the people; the freedom to live as you choose. Those are not just American ideas, they are human rights, and that is why we will support them everywhere.” Compare that to Trump, who said virtually nothing that caused his hosts any discomfort. Trump criticized terrorist groups like ISIS for their “persecution of Jews,” and he condemned Iran for pledging “the destruction of Israel.” But since ISIS and Iran are Riyadh’s most bitter foes, those condemnations won’t have bothered the Saudi monarchs at all. Unlike Obama, Trump avoided the broader problem of anti-Semitism and Holocaust denial in Islamic countries, a problem in which his Saudi hosts are deeply complicit. Nor did he even hint at the fact that Saudi Arabia still does not recognize Israel.On the question of women’s rights, it was much the same. Trump attacked jihadist terrorists for “the oppression of women.” But he described King Salman’s government as a virtual beacon of women’s rights. “Saudi Arabia’s Vision for 2030 is an important and encouraging statement of tolerance, respect, empowering women, and economic development,” Trump declared. You would never have known that women in the Kingdom still can’t drive.  Trump didn’t even mention the words “democracy,” “liberty,” or “freedom.” To the contrary, in a sentence that will bring grins to autocrats across the region, he declared that, “We are not here to lecture—we are not here to tell other people how to live, what to do, who to be.” Trump did condemn “extremism.” But speaking in the country he has accused of complicity in 9/11, he did not once pointedly suggest that any Middle East regime except Iran’s might bear any responsibility for that extremism. Rather than suggesting, as both Obama and George W. Bush did, that the authoritarianism and corruption of Arab governments might have helped spawn groups like al-Qaeda and ISIS, Trump reversed the causality. The Middle East’s “untapped potential” he declared, “is held at bay by bloodshed and terror.” And in so doing, he endorsed the agenda that Saudi Arabia and other Sunni Arab dictatorships have been urging for years: Help us confront Iran and kill “terrorists” (which includes anyone who opposes our hold on power) and all will be well. In his speech in Riyadh, Trump didn’t even use the phrase that he endlessly excoriated Clinton and Obama for avoiding: “radical Islamic terrorism.” He talked about “extremism.” But never used it as an adjective to modify the noun “Islam.” None of this should be a surprise. Trump is a coward. He says wildly offensive things when the objects of his derision aren’t around, but crumples when he actually meets them. The Atlantic monthly
C’est très intéressant que notre réunion se passe juste après l’horrible soirée de mort pour de jeunes innocents. La paix ne peut pas prendre racine dans un environnement où la violence est tolérée, financée et récompensée. Donald Trump (s’adressant à Mahmoud Abbas)
Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vile croyance. Les leaders religieux doivent être très clairs là-dessus: la barbarie n’apportera aucune gloire, l’adoration du mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera courte et votre âme sera condamnée à l’enfer. Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol. Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens. Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent du terrorisme et des extrémistes. Jetez les dehors. Jetez-les hors de vos lieux de culte. Jetez-les hors de vos communautés. Jetez-les hors de vos terres saintes, et jetez-les hors de cette terre. Donald Trump
This is certainly a much more honest speech about the jihad threat than any speech Barack Obama ever delivered, and Trump delivered it well to a tough audience. How he follows up on it is all-important: will he actually scrap Obama’s fantasy-based counterterror program and allow for study of the motivating ideology of jihad terrorists, without which there can be no effective response to the global jihad threat? We shall see.
À Riyad, lors de la première étape de sa tournée des trois monothéismes qui l’emmène à Jérusalem et à Rome (mais désolé, pas à La Mecque qui est inaccessible), Donald Trump a prononcé un discours important sur une série de sujets – le Moyen-Orient, la violence djihadiste, l’Iran, un « OTAN arabe » et l’Islam. Une prestation mitigée mais globalement positive. D’une durée de 34 minutes, ce discours compte plusieurs points négatifs : incohérent, passant d’un sujet à l’autre et parsemé de retours en arrière, le propos n’est ni éloquent ni pénétrant (comme par exemple : « Les terroristes n’adorent pas Dieu, ils adorent la mort. ») Par endroits, il contient des euphémismes du style d’Obama, tels que cette déclaration indiquant que les grands défis de l’histoire sont devant nous, un objectif qui transcende toute autre considération : « pour surmonter l’extrémisme et vaincre les forces du terrorisme. » Et ne parlons pas du côté grotesque avec l’annonce de l’ouverture à Riyad, quartier général du wahhabisme, d’un « Centre mondial pour la lutte contre l’idéologie extrémiste ». J’ai frémi quand j’ai entendu Trump qualifier l’Arabie saoudite de « terre sacrée ». J’ai eu un haut-le-cœur en l’entendant faire un éloge appuyé du roi Salmane, dont on sait qu’il a, pendant les années 1990, contribué pour des dizaines de millions de dollars au financement de la violence djihadiste en Bosnie et au Pakistan. Le contexte du discours est extrêmement préoccupant : les accords américano-saoudiens d’un montant total de 380 milliards de dollars confèrent à un régime tyrannique un supplément d’influence sur les Américains. L’acquisition d’armements américains par les Saoudiens pour une valeur de 110 milliards de dollars met un vaste arsenal à la disposition d’un gouvernement dont les objectifs diffèrent radicalement de ceux des Américains. Mises à part ces réserves qui sont loin d’être insignifiantes, il s’agissait d’un bon discours annonçant un changement majeur dans la bonne direction par rapport aux années Obama, particulièrement en ce qui concerne l’Iran et l’Islam. L’élément le plus remarquable est la volonté de Trump de désigner l’idéologie de l’islamisme comme l’ennemi. Ceci est d’une importance capitale : à l’instar du médecin qui doit d’abord identifier le problème médical avant de le traiter, le stratège doit identifier l’ennemi avant de pouvoir le vaincre. En parlant d’« agents du mal », de « terroristes » et d’« extrémistes violents », on ignore le caractère islamique de l’ennemi. À cet égard, le passage clé du discours (à 22’25 ») est le suivant : « Il y a encore beaucoup à faire à savoir, affronter en toute franchise la crise de l’extrémisme islamique, des islamistes et du terrorisme islamique de toutes sortes. » (La version écrite du texte était la suivante : « l’extrémisme islamiste et les groupes terroristes islamistes » mais au moment de parler, Trump a fait des changements. Alors qu’islamiste est plus précis qu’islamique, sur le plan politique, les deux ont la même teneur.) Il s’agit d’un événement remarquable et sans précédent pour un dirigeant américain s’exprimant de la sorte dans la capitale du Royaume d’Arabie saoudite et qui plus est, lors du « Sommet arabe islamo-américain » organisé par les Saoudiens et en présence des dirigeants de quelque 50 pays à majorité musulmane. « J’ai vos numéros », a dit en substance Donald Trump. « Donc, ne jouez pas avec moi. Il a confirmé ce point à plusieurs reprises dans son discours : « Les pays à majorité musulmane doivent prendre la tête de la lutte contre la radicalisation » ; « Les nations musulmanes doivent être prêtes à prendre sur elles-mêmes si nous voulons vaincre le terrorisme et envoyer son idéologie épouvantable aux oubliettes » ; une mention du tribut humain qu’ont coûté « l’EI, Al-Qaïda, le Hezbollah, le Hamas et tant d’autres. » Et son appel à faire front « contre le meurtre de musulmans innocents, l’oppression des femmes, la persécution des juifs et le massacre des chrétiens. » Sur la nature du problème, il n’y a donc aucune ambiguïté. Toutefois, un discours ne fait pas une politique. Il est arrivé naguère à George W. Bush et Barack Obama de parler respectivement d’« islamofascisme » et d’« islamistes ». Obama a même évoqué les « djihadistes ». Cependant ces termes explicites n’ont eu aucun poids réel sur leur politique. De la même manière, les Premiers ministres britanniques Tony Blair et David Cameron ont prononcé de magnifiques discours sur l’islamisme mais ces derniers ont eu tout aussi peu d’impact sur les actions de leurs gouvernements.Pour que le discours de Trump fasse la différence, il faut que cela marque le début d’une approche cohérente destinée à reconnaître que l’idéologie islamiste est au cœur du conflit – et que la violence n’est que l’une de ses manifestations et peut-être pas la plus dangereuse. Daniel Pipes
Now it becomes clear why President Trump selected as the destinations of his current tour Riyadh, Jerusalem and Rome. He is re-setting the foreign policy debate around the factor which is both fundamental and at the same time systematically ignored. He is reframing it as a conflict over religion. Not that he is describing it in Samuel Huntington’s terms as a war between civilisations. He reportedly told his son-in-law and key strategist Jared Kushner to construct a tour around the theme of reconciliation and world peace. Nevertheless, he’s doing something which no previous president has done: making religion the central issue in promoting that goal of reconciliation and peace. And that means he sees the conflicts roiling the world as being over precisely that issue of religion; and more specifically, the clash between Islam and the rest. That’s why in his Riyadh speech he invoked the name of God on multiple occasions. That’s why he made a visit today to the Church of the Holy Sepulchre and the western wall of the ancient Jewish Temple in Jerusalem – where he was unaccompanied by Israeli dignitaries, presumably to emphasise he was making no political point but rather performing an act of piety and respect and thus pointing out the centrality of these sites to Christianity and Judaism. And that’s why he is to visit the Pope in the Vatican. He’s saying that in order to end the political conflict between east and west, the three faiths of Islam, Judaism and Christianity must first broker peace between themselves. And that means he’s doing something no US president has yet dared to do: naming the Islamic jihad for what it is – a war of religion. And he went into the very belly of the beast, Saudi Arabia, to say it. For he not only excoriated the Saudis’ arch-enemy Iran, but put the Kingdom on notice that it needs to reject the violent extremism it itself has spawned. “Drive. Them. Out”, he said. “DRIVE THEM OUT of your places of worship. DRIVE THEM OUT of your communities. DRIVE THEM OUT of your holy land, and DRIVE THEM OUT OF THIS EARTH.” Well, that could hardly have been a clearer demand of his hosts. He used language that is correct but virtually no western leader will use, calling on the Kingdom to confront “the crisis of Islamist extremism and the Islamist terror groups it inspires. And it means standing together against the murder of innocent Muslims, the oppression of women, the persecution of Jews, and the slaughter of Christians.” (…) On Israel and the Arabs, it’s a pity he has not said what needs to be said: that the idea of a Palestine state is a red herring to mask the real goal of exterminating Israel. But at the same time, he hasn’t said there needs to be a Palestine state; so far he has stuck instead to platitudes about children living free from violence and so forth. (…) There were several other signals on this visit of a more pragmatic approach. The president’s wife and daughter wore no head coverings, and neither did women who attended the various functions; the King nevertheless even shook Melania’s hand. And Trump made the first direct flight from Riyadh to Israel’s Ben Gurion airport. These things may sound small beer but their symbolism is important. (…)  True, Trump hasn’t called out the Palestinians on their big lie that they have legal and historical rights to the land. As of yesterday, however, the so-called Israel-Palestine conflict has been reframed in the context of the need to achieve peace between religions. In other words, the conflict has been tacitly reframed as fundamentally an Islamic religious war. As such, it follows that a) it cannot be a dispute over land boundaries and b) it puts Israel on the same side as the west. (…) His Riyadh speech wasn’t perfect: several things he said grated. The King may have been speaking in turn with forked tongue. And there are great dangers in this huge US arms deal with the Kingdom: those weapons weaken Israel’s defences; and if the fragile Saudi monarchy should fall to Isis, al Qaeda or Iranian proxies, this US-manufactured armoury might be turned against America itself. For the moment, though, President Trump has joined up the dots in the Middle East to create a picture which has never been drawn before but is long overdue. Melanie Phillips
Une fois de plus j’ai été surpris de constater l’écart entre les discours du président Donald Trump en visite officielle au Moyen Orient et ce que la plupart des médias, y compris américains, ont bien voulu rapporter. L’un des points culminants de cette erreur de lecture, volontaire ou non, a été à mon sens la rubrique d’Éric Zemmour au micro d’«On n’est pas forcément d’accord» sur RTL. D’après le polémiste, Trump aurait redonné aux Saoud leurs lettres de noblesse, en chantant les louanges d’un merveilleux pays et en s’extasiant devant l’accueil fastueux que les rois du pétrole lui avaient réservé. À croire qu’en visite officielle à Riyad, le président des États Unis avait d’autre choix que de jeter le chaud et froid sur son auditoire, s’il voulait faire passer son message d’union renforcée contre l’hégémonisme iranien et le radicalisme salafiste. Il est vrai que la première partie de son intervention n’a fait qu’encenser le royaume et son leader dont «les mots ne rendent pas justice de la grandeur de ce remarquable lieu et l’incroyable hospitalité qui lui a été offerte». S’il en était resté là, Éric Zemmour aurait eu, comme souvent d’ailleurs, raison dans son analyse. Mais c’était sans écouter la suite du discours, écrit dans un langage qui tranche, ô combien, avec les atermoiements de Barack Obama, tout en courbettes devant le précédent monarque et qui, de toute sa carrière, n’a jamais été capable d’associer les termes «terrorisme» et «islamiste». (…) Plus tard, devant le même roi et 50 dirigeants de pays islamiques, le Président américain s’est livré à ce discours historique, sans compromis, et d’un réalisme étonnant. (…) À qui s’adressait-il? Aux leaders de Daesh, d’Al Qaida ou du Hamas? Non, aux dirigeants des pays du golfe qui l’écoutaient sans en croire leurs oreilles. (…) «Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol. Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens». (…) «Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent du terrorisme et des extrémistes. Jetez les dehors. Jetez-les hors de vos lieux de culte. Jetez-les hors de vos communautés. Jetez-les hors de vos terres saintes, et jetez-les hors de cette terre». Pierre Rehov

Attention: une lâcheté peut cacher une autre !

Au terme d’une semaine qui a vu comme il se doit en début de ramadan
Pas moins, entre les Philippines, l’Indonésie, la Grande-Bretagne et l’Egypte et sans compter les attaques déjouées, de quatre attentats islamistes majeurs …
Et au lendemain d’un discours de Riyad d’un président américain censé prendre le revers de celui de son prédécesseur au Caire
Comment ne pas partager l’étonnement de nos médias
Devant l’incroyable correction politique d’un discours …
Où face à un Iran aux élections démocratiques et à bientôt la bombe que l’on sait …
Trump le lâche et l’hypocrite appelait ses hôtes …
A tout simplement « jeter dehors » terroristes et extrémistes  …
De leurs lieux de culte, communautés et terre sainte ?

Trump Turns Politically Correct in Saudi Arabia The president says wildly offensive things when the objects of his derision aren’t around, but crumples when he actually meets them.
Peter Beinart
The Atlantic monthly
May 21, 2017

Donald Trump appears to have envisioned his speech on Sunday in Riyadh as an answer to Barack Obama’s 2009 address in Cairo. And reading the two side by side is illuminating. The speeches differ in many ways, but none more striking than this: Trump’s speech was far more politically correct.“Political correctness,” as it is used in common parlance, means avoiding hard truths so as not to offend the people around you. And Trump made his hostility to political correctness a centerpiece of his campaign. Nowhere was this more evident than in his discussion of “radical Islam.” Again and again, Trump blamed America’s vulnerability to jihadist terrorism on President Obama and Hillary Clinton’s refusal to speak honestly about the pathologies of Muslims and Islam. At a Wisconsin town hall in March of last year, CNN’s Anderson Cooper asked, “Do you trust Muslims in America?” Trump responded, “We have a problem, and we can try and be very politically correct and pretend we don’t have a problem, but, Anderson, we have a major, major problem.” In June, in defending his proposed ban on Muslim immigration to the United States, Trump declared that, “The current politically correct response cripples our ability to talk and to think and act clearly” to keep America safe from terrorism.But for all the pillorying Obama received for supposedly whitewashing the problems of the Islamic world, his Cairo speech actually addressed them quite bluntly. Speaking at Egypt’s prestigious Cairo University, Obama condemned Holocaust denial in Muslim countries, calling it “baseless, ignorant, and hateful.” He denounced people who “threaten Israel with destruction” and “repeat vile stereotypes about Jews.” He highlighted the oppression of women in Muslim lands, declaring that “a woman who is denied an education is denied equality. And it is no coincidence that countries where women are well-educated are far more likely to be prosperous.” He referenced the Middle East’s economic failures, arguing that “no development strategy can be based only upon what comes out of the ground, nor can it be sustained while young people are out of work.” And in a clear challenge to his host, Egyptian dictator Hosni Mubarak, he insisted that “all people yearn for certain things: the ability to speak your mind and have a say in how you are governed; confidence in the rule of law and the equal administration of justice; government that is transparent and doesn’t steal from the people; the freedom to live as you choose. Those are not just American ideas, they are human rights, and that is why we will support them everywhere.”Compare that to Trump, who said virtually nothing that caused his hosts any discomfort. Trump criticized terrorist groups like ISIS for their “persecution of Jews,” and he condemned Iran for pledging “the destruction of Israel.” But since ISIS and Iran are Riyadh’s most bitter foes, those condemnations won’t have bothered the Saudi monarchs at all. Unlike Obama, Trump avoided the broader problem of anti-Semitism and Holocaust denial in Islamic countries, a problem in which his Saudi hosts are deeply complicit. Nor did he even hint at the fact that Saudi Arabia still does not recognize Israel.
On the question of women’s rights, it was much the same. Trump attacked jihadist terrorists for “the oppression of women.” But he described King Salman’s government as a virtual beacon of women’s rights. “Saudi Arabia’s Vision for 2030 is an important and encouraging statement of tolerance, respect, empowering women, and economic development,” Trump declared. You would never have known that women in the Kingdom still can’t drive.Trump didn’t even mention the words “democracy,” “liberty,” or “freedom.” To the contrary, in a sentence that will bring grins to autocrats across the region, he declared that, “We are not here to lecture—we are not here to tell other people how to live, what to do, who to be.”Trump did condemn “extremism.” But speaking in the country he has accused of complicity in 9/11, he did not once pointedly suggest that any Middle East regime except Iran’s might bear any responsibility for that extremism. Rather than suggesting, as both Obama and George W. Bush did, that the authoritarianism and corruption of Arab governments might have helped spawn groups like al-Qaeda and ISIS, Trump reversed the causality. The Middle East’s “untapped potential” he declared, “is held at bay by bloodshed and terror.” And in so doing, he endorsed the agenda that Saudi Arabia and other Sunni Arab dictatorships have been urging for years: Help us confront Iran and kill “terrorists” (which includes anyone who opposes our hold on power) and all will be well. In his speech in Riyadh, Trump didn’t even use the phrase that he endlessly excoriated Clinton and Obama for avoiding: “radical Islamic terrorism.” He talked about “extremism.” But never used it as an adjective to modify the noun “Islam.”
None of this should be a surprise. Trump is a coward. He says wildly offensive things when the objects of his derision aren’t around, but crumples when he actually meets them. In his presidential announcement speech, Trump called Mexican immigrants “rapists.” But when he sat down with his Hispanic Advisory Council, he proved “humble” and “conciliatory” and called mass deportations “neither possible nor humane.” During the campaign, he endlessly trashed Mexico’s government. But when he actually arrived in Mexico City last August, he declared the trip a “great, great, honor” and when President Enrique Peña Nieto asked him about his famous pledge to make Mexico pay for a wall between the two countries, Trump refused to discuss the subject. During the campaign, Trump accused Black Lives Matter of being responsible for the murder of police, and described African American living conditions as hellish. But when he actually showed up at a black church in Detroit last September, he spent most of his time flattering his hosts. Trump’s speech, noted The Washington Post, constituted a “jarring shift in tone and message.” During the campaign, Trump repeatedly claimed that China was manipulating its currency. But after meeting with China’s president, he acknowledged that was not true.The Saudis appear thrilled that Trump was so conciliatory on his visit. They should enjoy themselves while they can. Americans have learned this about Trump: What he says to your face often bears no relationship to what he says behind your back.

Voir aussi:

Trump en Arabie Saoudite : « Les princes de Ryad ont eu chaud », lance Éric Zemmour

RTL

24 mai 2017

« Les présidents américains passent, les Saoud restent : c’est ce qu’ont dû penser avec un sourire goguenard les princes de Ryad en écoutant le discours du président Trump. Ils ont pourtant eu chaud, avec Obama d’abord, qui leur préférait ostensiblement les Iraniens. Obama avait engagé un très audacieux renversement géostratégique pour substituer à la traditionnelle alliance avec les Saoud, qui date du président Roosevelt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un rapprochement avec l’autre grand pôle du monde musulman : celui des chiites iraniens. Les puits de pétrole saoudiens en ont tremblé de peur.

« Cette audace de son prédécesseur aurait pu – aurait dû – plaire à Donald Trump. Après tout, derrière l’Iran, il y a la Russie et Trump voulait justement se rapprocher de la Russie. Un Trump qui pendant sa campagne avait multiplié les tweets ravageurs contre le pays, je cite, “qui veut asservir les femmes et tuer les homosexuels“. Trump qui se mettait alors dans les chaussons idéologiques de Samuel Huntington et assumait la guerre de civilisation entre un bloc musulman et un bloc judéo-chrétien. Mais souvent Trump varie, fol qui s’y fie… »

« L’Arabie saoudite est redevenue un merveilleux royaume et l’islam une religion de paix. Pourtant, depuis des années, on sait à quoi s’en tenir. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé Al Qaida et Ben Laden. C’est l’Arabie saoudite qui a au départ financé le califat islamique et on passe sur l’actuelle guerre au Yémen, où l’aviation saoudienne fait des ravages. »

« Daesh n’est qu’une Arabie saoudite qui a réussi. Ryad est la matrice de la salafisation du monde, en terre d’islam mais aussi en Europe comme en Afrique, à grands coups de mosquées et d’écoles coraniques »

« Refuser l’entrée de ressortissants venus de pays musulmans pour protéger l’Amérique contre le terrorisme pour chanter les louanges de l’Arabie saoudite, c’est comme si le président Roosevelt avait, dans les années 1930, interdit l’entrée de son pays aux nazis tout en se rendant à Berlin pour glorifier ce grand démocrate que fut le chancelier Hitler. »

Mais voilà, « l’Arabie saoudite a de l’argent, beaucoup d’argent, énormément d’argent. L’accueil de Trump fut fastueux. Le président américain a pu annoncer, triomphant, 380 milliards de dollars d’investissement et de contrats. Ce n’est plus un voyage présidentiel, c’est la hotte du Père Noël. Et les princes en ont profité pour glisser un chèque de 100 millions de dollars dans les souliers de la fille de Trump, Ivanka, et son fonds de femmes entrepreneuses. »

« Plus de guerre de civilisation, plus de problème avec l’islam, c’est seulement l’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : Trump parle désormais comme un banal Bush junior.Avec les mêmes contradictions. »

« Comment combattre à la fois l’Iran et l’Etat islamique, alors que ces deux-là sont d’inexpiables adversaires ? Comment régler les questions syrienne, irakienne, afghane sans traiter avec l’Iran ? Pourquoi flatter les potentats saoudiens et dénigrer une république islamique d’Iran qui organise, elle, des élections à peu près démocratiques ? »

« Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons, disait Lénine. Il y a belle lurette que les Saoud ont compris qu’il suffisait de remplacer capitaliste par mécréant. »

Voir également:

Donald Trump’s speech to the Muslim world was filled with hypocrisy and condescension

Despite claiming he wouldn’t give a lecture, the President did just that, displaying a blatant anti-Iran bias intended to appease the nation with whom he’d just signed a multi-billion dollar arms deal at the expense of the truth

  • Robert Fisk
The Independent Online
21 may 2017

So after inventing “fake news”, America’s crazed President on Sunday gave the world’s Muslims a fake speech. Donald Trump said he was not in Saudi Arabia to “lecture” – but then told the world’s Islamic preachers what to say, condemned “Islamist terrorism” as if violence was a solely Muslim phenomenon and then announced like an Old Testament prophet that he was in “a battle between good and evil”. There were no words of compassion, none of mercy, absolutely not a word of apology for his racist, anti-Muslim speeches of last year.

Even more incredibly, he blamed Iran – rather than Isis – for “fuelling sectarian violence”, pitied the Iranian people for their “despair” a day after they had freely elected a liberal reformer as their president, and demanded the further isolation of the largest Shiite country in the Middle East. The regime responsible for “so much instability” is Iran. The Shiite Hezbollah were condemned. So were the Shiite Yemenis. Trump’s Sunni Saudi hosts glowed with warmth at such wisdom.

And this was billed by CNN as a “reset” speech with the Muslim world. For “reset”, read “repair”, but Trump’s Sunday diatribe in Riyadh was in fact neither a “reset” nor a “repair”. It was the lecture he claimed he would not give.

“Every time a terrorist murders an innocent person, and falsely invokes the name of God, it should be an insult to every person of faith,” he announced, utterly ignoring – as he had to – the fact that Saudi Arabia, not Iran, is the fountainhead of the very Wahhabi Salafist extremism whose “terrorists” murder “innocent people”.

He tried to avoid his old racist “radical Islamic extremist” mantra and tried to replace it with “Islamist extremism” but he apparently fluffed his words and said “Islamic” as well. The subtle difference he was trying to make in English was thus for Muslims no more than a variation on a theme: terrorists are Muslims.

All this, let us remember, came after Trump had sewn up yet another outrageous arms deal with the Saudis ($110bn or £84.4bn) and the proposed purchase by Qatar of what Trump obscenely referred to as “a lot of beautiful military equipment”. It seems almost fantastical that he should make such a remark only two days before meeting the Pope who in Cairo two weeks ago railed along with the Muslim Sheikh of Al Azhar against the evil of arms dealers.

“We are adopting a principled realism, rooted in common values and shared interests,” Trump told the Saudis and the leaders of another fifty Muslim nations on Sunday. But what on earth are those values? What values do the Americans share with the head-chopping, misogynist, undemocratic, dictatorial Saudis other than arms sales and oil?

And when Trump said that “our friends will never question our support, and our enemies will never doubt our determination,” were his friends supposed to be the Saudis? Or the “Islamic world” – which should surely include Iran and Syria and Yemen – and the warring militias of Libya? As for “enemies”, was he talking about Isis? Or Russia? Or Syria? Or Iran, whose newly elected president surely wants peace with America? Or was he – as part of the Muslim world will conclude with good reason – declaring his friendship with the Sunni Muslims of the world and his enmity towards the Shia Muslims?

For that, ultimately, was what the Riyadh speech-fest was all about. Take this little quotation: “We will make decisions based on real-world outcomes – not inflexible ideology. We will be guided by the lessons of experience, not the confines of rigid thinking. And, wherever possible, we will seek gradual reforms – not sudden intervention.” Now let’s parse this little horror. “Decisions based on real-world outcomes” means brutal pragmatism. “Gradual reforms” indicates that the US will do nothing for human rights and take no steps to prevent crimes against humanity – unless they are committed by Iran, Syria, Iraqi Shiites, the Lebanese Shiite Hezbollah or Yemeni Shiite Houthis.

It was all about “partnership”, we were supposed to believe. It was about a “coalition”. You bet it would be. For America is not going to bleed as it did in Iraq and Afghanistan. It is the Arabs who must bleed as they fight each other, encouraged by the biggest arms supplier of them all. Thus Trump lectured them on their need to share “their part of the burden”. The Arabs will be “united and strong” as “the forces of good”. If the battle is between “decent people of all religions” and “barbaric criminals” – “between good and evil” – as Trump inferred, it was significant, was it not, that this battle was to start in the “sacred land” of Sunni Saudi Arabia?

By the time Trump reached the bit in which he threatened the bad guys – “if you choose the path of terror, your life will be empty, your life will be brief, and your soul will be condemned” – he sounded like a speech-writer for Isis. Apparently – and unsurprisingly, perhaps – Trump’s actual speech was partly the work of the very man who wrote out his much ridiculed (and failed) legal attempt to ban Muslims of seven nations from the United States. All in all, quite a “reset”. Trump talked of peace but was preparing the Arabs for a Sunni-Shia war. The fawning leaders of the Muslim world, needless to say, clapped away when the mad president of America had finished speaking. But did they understand what his words really portended?

Voir de même:

Discours de D. Trump en Arabie saoudite : plutôt bien

Daniel Pipes
National Review Online
21 mai 2017

http://fr.danielpipes.org/17607/discours-trump-arabie-saoudite

Version originale anglaise: Trump’s Saudi Speech: Pretty Good
Adaptation française: Johan Bourlard

À Riyad, lors de la première étape de sa tournée des trois monothéismes qui l’emmène à Jérusalem et à Rome (mais désolé, pas à La Mecque qui est inaccessible), Donald Trump a prononcé un discours important sur une série de sujets – le Moyen-Orient, la violence djihadiste, l’Iran, un « OTAN arabe » et l’Islam. Une prestation mitigée mais globalement positive.

D’une durée de 34 minutes, ce discours compte plusieurs points négatifs : incohérent, passant d’un sujet à l’autre et parsemé de retours en arrière, le propos n’est ni éloquent ni pénétrant (comme par exemple : « Les terroristes n’adorent pas Dieu, ils adorent la mort. ») Par endroits, il contient des euphémismes du style d’Obama, tels que cette déclaration indiquant que les grands défis de l’histoire sont devant nous, un objectif qui transcende toute autre considération : « pour surmonter l’extrémisme et vaincre les forces du terrorisme. »

Et ne parlons pas du côté grotesque avec l’annonce de l’ouverture à Riyad, quartier général du wahhabisme, d’un « Centre mondial pour la lutte contre l’idéologie extrémiste ». J’ai frémi quand j’ai entendu Trump qualifier l’Arabie saoudite de « terre sacrée ». J’ai eu un haut-le-cœur en l’entendant faire un éloge appuyé du roi Salmane, dont on sait qu’il a, pendant les années 1990, contribué pour des dizaines de millions de dollars au financement de la violence djihadiste en Bosnie et au Pakistan.

Le contexte du discours est extrêmement préoccupant : les accords américano-saoudiens d’un montant total de 380 milliards de dollars confèrent à un régime tyrannique un supplément d’influence sur les Américains. L’acquisition d’armements américains par les Saoudiens pour une valeur de 110 milliards de dollars met un vaste arsenal à la disposition d’un gouvernement dont les objectifs diffèrent radicalement de ceux des Américains.

Mises à part ces réserves qui sont loin d’être insignifiantes, il s’agissait d’un bon discours annonçant un changement majeur dans la bonne direction par rapport aux années Obama, particulièrement en ce qui concerne l’Iran et l’Islam. L’élément le plus remarquable est la volonté de Trump de désigner l’idéologie de l’islamisme comme l’ennemi. Ceci est d’une importance capitale : à l’instar du médecin qui doit d’abord identifier le problème médical avant de le traiter, le stratège doit identifier l’ennemi avant de pouvoir le vaincre. En parlant d’« agents du mal », de « terroristes » et d’« extrémistes violents », on ignore le caractère islamique de l’ennemi.

À cet égard, le passage clé du discours (à 22’25 ») est le suivant : « Il y a encore beaucoup à faire à savoir, affronter en toute franchise la crise de l’extrémisme islamique, des islamistes et du terrorisme islamique de toutes sortes. » (La version écrite du texte était la suivante : « l’extrémisme islamiste et les groupes terroristes islamistes » mais au moment de parler, Trump a fait des changements. Alors qu’islamiste est plus précis qu’islamique, sur le plan politique, les deux ont la même teneur.)

Il s’agit d’un événement remarquable et sans précédent pour un dirigeant américain s’exprimant de la sorte dans la capitale du Royaume d’Arabie saoudite et qui plus est, lors du « Sommet arabe islamo-américain » organisé par les Saoudiens et en présence des dirigeants de quelque 50 pays à majorité musulmane. « J’ai vos numéros », a dit en substance Donald Trump. « Donc, ne jouez pas avec moi. »

Il a confirmé ce point à plusieurs reprises dans son discours : « Les pays à majorité musulmane doivent prendre la tête de la lutte contre la radicalisation » ; « Les nations musulmanes doivent être prêtes à prendre sur elles-mêmes si nous voulons vaincre le terrorisme et envoyer son idéologie épouvantable aux oubliettes » ; une mention du tribut humain qu’ont coûté « l’EI, Al-Qaïda, le Hezbollah, le Hamas et tant d’autres. » Et son appel à faire front « contre le meurtre de musulmans innocents, l’oppression des femmes, la persécution des juifs et le massacre des chrétiens. » Sur la nature du problème, il n’y a donc aucune ambiguïté

Toutefois, un discours ne fait pas une politique. Il est arrivé naguère à George W. Bush et Barack Obama de parler respectivement d’« islamofascisme » et d’« islamistes ». Obama a même évoqué les « djihadistes ». Cependant ces termes explicites n’ont eu aucun poids réel sur leur politique. De la même manière, les Premiers ministres britanniques Tony Blair et David Cameron ont prononcé de magnifiques discours sur l’islamisme mais ces derniers ont eu tout aussi peu d’impact sur les actions de leurs gouvernements.Pour que le discours de Trump fasse la différence, il faut que cela marque le début d’une approche cohérente destinée à reconnaître que l’idéologie islamiste est au cœur du conflit – et que la violence n’est que l’une de ses manifestations et peut-être pas la plus dangereuse.

Pour commencer il serait bon de rappeler le discours prononcé en août de l’année dernière par le candidat Trump qui déclarait que « l’un de mes premiers actes en tant que président sera de créer une commission sur l’islam radical… pour identifier et expliquer à la population américaine les convictions et croyances profondes de l’islam radical et mettre au jour les réseaux, présents dans nos sociétés, qui soutiennent la radicalisation. » La commission « mettra au point de nouveaux protocoles pour les officiers de police locaux, les enquêteurs fédéraux et les inspecteurs de l’immigration. »

Eh bien, allons-y, Monsieur le Président ! Le moment est venu de mettre sur pied une Commission de la Maison Blanche sur l’islam radical.

Voir encore:

Pourquoi la politique arabe de Donald Trump est plus subtile qu’il n’y paraît
Pierre Rehov
Le Figaro
25/05/2017

FIGAROVOX/ANALYSE – Pour Pierre Rehov, Donald Trump n’a pas été complaisant envers l’allié saoudien des États-Unis. Le décryptage de son discours dans son intégralité prouve au contraire qu’il a fait souffler le chaud et le froid.


Pierre Rehov est reporter de guerre, réalisateur de documentaires et romancier.


Une fois de plus j’ai été surpris de constater l’écart entre les discours du président Donald Trump en visite officielle au Moyen Orient et ce que la plupart des médias, y compris américains, ont bien voulu rapporter. L’un des points culminants de cette erreur de lecture, volontaire ou non, a été à mon sens la rubrique d’Éric Zemmour au micro d’«On n’est pas forcément d’accord» sur RTL.

D’après le polémiste, Trump aurait redonné aux Saoud leurs lettres de noblesse, en chantant les louanges d’un merveilleux pays et en s’extasiant devant l’accueil fastueux que les rois du pétrole lui avaient réservé. À croire qu’en visite officielle à Riyad, le président des États Unis avait d’autre choix que de jeter le chaud et froid sur son auditoire, s’il voulait faire passer son message d’union renforcée contre l’hégémonisme iranien et le radicalisme salafiste.

Il est vrai que la première partie de son intervention n’a fait qu’encenser le royaume et son leader dont «les mots ne rendent pas justice de la grandeur de ce remarquable lieu et l’incroyable hospitalité qui lui a été offerte».

S’il en était resté là, Éric Zemmour aurait eu, comme souvent d’ailleurs, raison dans son analyse.

Mais c’était sans écouter la suite du discours, écrit dans un langage qui tranche, ô combien, avec les atermoiements de Barack Obama, tout en courbettes devant le précédent monarque et qui, de toute sa carrière, n’a jamais été capable d’associer les termes «terrorisme» et «islamiste».

Tout d’abord, notons un point intéressant, presque jamais relevé. Le royaume d’Arabie Saoudite est interdit aux Juifs. Ce qui n’a pas empêché Donald Trump de se faire accompagner par sa fille, Ivanka, convertie au judaïsme orthodoxe depuis son union avec Jared Kuchner.

L’on pourra donc trouver jubilatoire l’image du roi Salman serrant la main, en son royaume, à une jeune femme cheveux au vent, représentant ce que l’Islam radical abhorre depuis que Mahomet – après avoir massacré la tribu des Koraichi qui refusaient la conversion forcée – jeta un anathème sur les Juifs. Un anathème sans doute à la source du conflit Israélo-Arabe d’aujourd’hui.

Une première, donc, dès l’arrivée de Trump sur le sol saoudien, à laquelle il faut ajouter un petit détail de protocole. Le roi Salman – fait unique – plutôt que de circuler dans son carrosse royal a rejoint son palais dans la voiture présidentielle.

Le ton, quelque part, était donné. Loin d’accueillir un vassal, soumis à la toute-puissance du pétrodollar, le Saoud, toute honte bue, faisait, par ce geste, la démonstration d’un renversement d’allégeance. Chacun sa place et les moutons seront bien gardés.

Plus tard, devant le même roi et 50 dirigeants de pays islamiques, le Président américain s’est livré à ce discours historique, sans compromis, et d’un réalisme étonnant.

«Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vile croyance»

Cette phrase ne fut que l’amorce de ce qui allait suivre car, devant une audience subjuguée, pour ne pas dire tétanisée, le président Trump ne s’est pas gêné pour ajouter: «Les leaders religieux doivent être très clairs là-dessus: la barbarie n’apportera aucune gloire, l’adoration du mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera courte et votre âme sera condamnée à l’enfer.»

À qui s’adressait-il? Aux leaders de Daesh, d’Al Qaida ou du Hamas? Non, aux dirigeants des pays du golfe qui l’écoutaient sans en croire leurs oreilles.

Il est utile de noter que, contrairement aux Occidentaux, les musulmans ne craignent pas la mort, mais sont terrifiés par l’enfer, auquel ils croient sans la moindre nuance. Et comme si cette menace ne suffisait pas, Trump d’ajouter:

«Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol. Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens».

Un grand discours, telle une belle symphonie, ne peut se concevoir sans un crescendo conduisant à une apothéose. Je relèverai donc ce passage, prononcé avec force et conviction: «Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent du terrorisme et des extrémistes. Jetez les dehors. Jetez-les hors de vos lieux de culte. Jetez-les hors de vos communautés. Jetez-les hors de vos terres saintes, et jetez-les hors de cette terre».

Cette emphase n’est pas innocente, car pour que les dirigeants musulmans présents soient ainsi conviés à s’attaquer au terrorisme, encore fallait-il qu’ils commencent par reconnaître leur responsabilité dans la naissance d’organisations extrémistes parmi les pires.

De la même manière, souligner que les Juifs ont longtemps été persécutés et les chrétiens massacrés dans les pays musulmans n’a pas dû passer sans quelques grincements de dents au sein de l’auditoire. L’Émir du Qatar, quant à lui, n’a pas dû non plus apprécier que le président américain cite le Hamas parmi les organisations terroristes à combattre.

Mais, de toute évidence, contrairement à Barack Hussein Obama qui voulait bouleverser la donne géopolitique régionale par un renversement d’alliances incluant un rapprochement avec l’Iran et les frères musulmans, Donald Trump avait pour but principal un retour à la norme établie par Roosevelt à la fin de la deuxième guerre mondiale, c’est-à-dire le renforcement du traité liant l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe à l’Amérique.

Soit dit en passant, alors que le très controversé accord signé par les pays occidentaux avec l’Iran a permis à ce dernier de recevoir des milliards de dollars, en échange d’une promesse – encore à tenir – de renoncer à l’armement nucléaire, Trump est reparti d’Arabie Saoudite avec, en poche, plusieurs contrats d’une valeur globale de 410 milliards de dollars, dont l’emploi américain sera le premier bénéficiaire.

Mais Trump n’était pas à un renversement des tabous prêt. N’a-t-il pas, en effet, insisté sur le fait qu’il quitterait l’Arabie Saoudite pour se rendre en Israël (pays dont l’existence n’est toujours pas reconnue par la quasi-totalité du monde musulman) et plus précisément à Jérusalem, pour y rencontrer le premier ministre Benjamin Netanyahou? Le simple fait d’avoir prononcé par trois fois, à Riyad, le mot «Israël» serait déjà en soi une petite révolution des esprits. Mais cela n’est rien comparé à l’autorisation que l’avion présidentiel, Air Force One, reçut de déposer un plan de vol reliant Riyad directement à l’aéroport Ben Gourion. Pour la première fois, depuis la naissance d’Israël, un avion décolla d’Arabie Saoudite pour atterrir, sans détour, en terre promise.

Ce ne sont peut-être que des détails, mais d’une importance majeure quand l’on connaît la portée des symboles au Moyen Orient. Contrairement à son prédécesseur, pour qui la «volonté expansionniste» d’Israël était la cause de tous les maux de la région, et son «occupation» de territoires disputés – que les Arabes revendiquent pour y établir une vingt cinquième dictature – responsable d’un extrémisme étranger par essence à une religion qualifiée «de paix et d’amour».

La vision de Donald Trump en la matière, est claire. Le terrorisme et la radicalisation sont la source du problème et non leur conséquence et la paix entre Israéliens et Palestiniens ne peut se faire sans un accord global, incluant l’intégralité des pays de la région.

Hasard tragique de l’histoire, il a fallu qu’un énième attentat ensanglante le monde occidental, cette fois à Liverpool, la veille de la rencontre entre Trump et le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas. Le président américain ne put s’empêcher de souligner la coïncidence: «C’est très intéressant, dit-il, que notre réunion se passe juste après l’horrible soirée de mort pour de jeunes innocents. La paix ne peut pas prendre racine dans un environnement où la violence est tolérée, financée et récompensée.»

Une fois de plus, le message ne pouvait être plus clair. Alors que le congrès américain s’apprête à voter le «Taylor Force Act» dont le but est de couper les vivres à l’Autorité Palestinienne tant que celle-ci continuera de salarier les djihadistes et leurs familles et que ses médias inciteront quotidiennement au meurtre des Juifs, Trump ne s’est pas privé de rappeler à Abbas les risques qu’il encourrait.

De même qu’en mêlant chaud et froid dans son discours de Riyad il a souligné qu’il était temps pour les gouvernements arabes, s’ils voulaient compter sur le soutien des Américains, de cesser leur soutien au terrorisme.

Aussi bien sunnite que chiite.

Voir de plus:

Trump joins up the dots

May 22, 2017

Now it becomes clear why President Trump selected as the destinations of his current tour Riyadh, Jerusalem and Rome. He is re-setting the foreign policy debate around the factor which is both fundamental and at the same time systematically ignored. He is reframing it as a conflict over religion.

Not that he is describing it in Samuel Huntington’s terms as a war between civilisations. He reportedly told his son-in-law and key strategist Jared Kushner to construct a tour around the theme of reconciliation and world peace.

Nevertheless, he’s doing something which no previous president has done: making religion the central issue in promoting that goal of reconciliation and peace. And that means he sees the conflicts roiling the world as being over precisely that issue of religion; and more specifically, the clash between Islam and the rest.

That’s why in his Riyadh speech he invoked the name of God on multiple occasions. That’s why he made a visit today to the Church of the Holy Sepulchre and the western wall of the ancient Jewish Temple in Jerusalem – where he was unaccompanied by Israeli dignitaries, presumably to emphasise he was making no political point but rather performing an act of piety and respect and thus pointing out the centrality of these sites to Christianity and Judaism. And that’s why he is to visit the Pope in the Vatican.

He’s saying that in order to end the political conflict between east and west, the three faiths of Islam, Judaism and Christianity must first broker peace between themselves.

And that means he’s doing something no US president has yet dared to do: naming the Islamic jihad for what it is – a war of religion. And he went into the very belly of the beast, Saudi Arabia, to say it.

For he not only excoriated the Saudis’ arch-enemy Iran, but put the Kingdom on notice that it needs to reject the violent extremism it itself has spawned.

“Drive. Them. Out”, he said. “DRIVE THEM OUT of your places of worship. DRIVE THEM OUT of your communities. DRIVE THEM OUT of your holy land, and DRIVE THEM OUT OF THIS EARTH.”

Well, that could hardly have been a clearer demand of his hosts.

He used language that is correct but virtually no western leader will use, calling on the Kingdom to confront “the crisis of Islamist extremism and the Islamist terror groups it inspires. And it means standing together against the murder of innocent Muslims, the oppression of women, the persecution of Jews, and the slaughter of Christians.”

Even more strikingly, he couched the failure to abandon religious violence in terms of eternal damnation:

“Religious leaders must make this absolutely clear: Barbarism will deliver you no glory – piety to evil will bring you no dignity. If you choose the path of terror, your life will be empty, your life will be brief, and YOUR SOUL WILL BE CONDEMNED.”

On Israel and the Arabs, it’s a pity he has not said what needs to be said: that the idea of a Palestine state is a red herring to mask the real goal of exterminating Israel. But at the same time, he hasn’t said there needs to be a Palestine state; so far he has stuck instead to platitudes about children living free from violence and so forth.

Moreover, he observed that Saudi Arabia was the “custodian of the two holiest sites in the Islamic Faith.” That’s Mecca and Medina. Not, of course, Jerusalem. The claim that Jerusalem is Islam’s sacred site, made repeatedly by proponents of Palestinian mythology, is a lie. Trump’s pointed omission will have been noted by those who need to note it.

What Saudi King Salman did and said on this visit was itself highly significant. Yes, he claimed in Orwellian fashion that Islam was a religion of “mercy, tolerance and co-existence”. But he also said that achieving peace between the Palestinians and the Israelis was “a just and necessary quest that requires joint sacrifices” [my emphasis], and he also spoke of the Kingdom’s keenness to invest in the “empowering of women”.

There were several other signals on this visit of a more pragmatic approach. The president’s wife and daughter wore no head coverings, and neither did women who attended the various functions; the King nevertheless even shook Melania’s hand. And Trump made the first direct flight from Riyadh to Israel’s Ben Gurion airport.

These things may sound small beer but their symbolism is important. It’s also unlikely that the King would have been unaware in advance of the more sensitive parts of Trump’s speech; the King’s response endorsing this call to arms against his own co-religionists was remarkable.

True, Trump hasn’t called out the Palestinians on their big lie that they have legal and historical rights to the land.

As of yesterday, however, the so-called Israel-Palestine conflict has been reframed in the context of the need to achieve peace between religions. In other words, the conflict has been tacitly reframed as fundamentally an Islamic religious war. As such, it follows that a) it cannot be a dispute over land boundaries and b) it puts Israel on the same side as the west.

Trump’s tour is not yet over and his position may change. Maybe he will come out with some pro-Palestinian statement. His Riyadh speech wasn’t perfect: several things he said grated. The King may have been speaking in turn with forked tongue. And there are great dangers in this huge US arms deal with the Kingdom: those weapons weaken Israel’s defences; and if the fragile Saudi monarchy should fall to Isis, al Qaeda or Iranian proxies, this US-manufactured armoury might be turned against America itself.

For the moment, though, President Trump has joined up the dots in the Middle East to create a picture which has never been drawn before but is long overdue.

UPDATE: Israelly Cool points out that, when he delivered his Riyadh speech, President Trump deviated from the printed text in the following way:

“That means honestly confronting the crisis of Islamist Islamic extremism and the Islamists and the Islamist groups it inspires Islamic terror of all kinds. We must stop what they’re doing to inspire because they do nothing to inspire but kill and we are having a very profound effect if you look at what’s happened recently. And it means standing together against the murder of innocent Muslims, the oppression of women, the persecution of Jews, and the slaughter of Christians.”

Some Hidden Messages In Trump’s Speech To Leaders Of Numerous Islamic States

Dave’s written up his thoughts on Trump’s big speech in the Kingdom of Saudi Arabia and made some excellent points. I’ve made one specific observation in a video about Trump deviating significantly from the script prepared for him. I think the script was written by the State Department at Foggy Bottom, modified by Bannon and possibly Sebastian Gorka and re-interpreted on the fly by Trump himself.

I can’t begin to tell you how much respect I have for him for going off script:

That means honestly confronting the crisis of Islamist Islamic extremism and the Islamists and the Islamist Islamic terror of all kinds. We must stop what they’re doing to inspire because they do nothing to inspire but kill and we are having a very profound effect if you look at what’s happened recently groups it inspires. And it means standing together against the murder of innocent Muslims, the oppression of women, the persecution of Jews, and the slaughter of Christians.

Here are some of the other points I thought:

He spoke about and mentioned terror extensively. He said “Islamic terror” and “Islamic extremism” only once each. But when you’re standing in front of the Islamic world’s leaders, it’s pretty clear nobody is discussing Basque separatist terror or Irish nationalist terror.

There was a theme of good vs evil and it is clear which side is which.

This paragraph which followed the one above contains a very interesting word:

Religious leaders must make this absolutely clear: Barbarism will deliver you no glory – piety to evil will bring you no dignity. If you choose the path of terror, your life will be empty, your life will be brief, and YOUR SOUL WILL BE FULLY CONDEMNED.

“Piety” is the word the Islamic world uses to signify increased observance of Islamic laws. They don’t say “conservative” and indeed, the western media’s use of the word conservative to denote Muslims following the life of Mohammed closely is devious and deceitful and I believe intended to cast a slur on both political and religious conservatives in the US and the west.

This is Article 1(b) of the Cairo Declaration of Human Rights in Islam (which the UN shamefully allows Islamic nations to use instead of the UNIVERSAL Declaration of Human Rights).

(b) All human beings are God’s subjects, and the most loved by him are those who are most useful to the rest of His subjects, and no one has superiority over another except on the basis of piety and good deeds.

Notice how (via the trick of a double negative) it specifically grants “superiority” to those based on their “piety and good deeds”. The entire document is subject to interpretation through Islamic Sharia law which makes clear that “piety and good deeds” are those the Quran says are pious and good.

He did refer to Islam as one of the world’s great faiths early on in the speech: that was in contrast to one reference later to Abrahamic faiths. I have long since pointed out that Abrahamic faiths is a deceptive designation because stark contrasts between Islam on one side and Judaism and Christianity.

I also want to emphasize a point Dave picked up on but I’ll say it was deliberate. Trump deliberately pointed out that Islam has its two holiest places: Medina and Mecca fully in control of Saudi Arabia. A Muslim nation without any pretence at being a modern, multicultural state. Judaism and Christianity both share Jerusalem and I think Trump was communicating a message: two holy places are sufficient for Islam, leave Jerusalem for the Jews and Christians.

Update: In this act of seemingly incomprehensible inability to listen, Fox News and guest Quanta Ahmed discuss how Trump said Islamist after playing the clip where he clearly says Islamic twice. Bizarre.

Voir encore:

Transcript of Trump’s speech in Saudi Arabia
CNN

May 21, 2017
Riyadh, Saudi Arabia (CNN)US President Donald Trump on Sunday delivered a speech to the leaders of more than 50 Muslim countries to outline his vision for US-Muslim relations

Here is a complete transcript of his remarks.

« I want to thank King Salman for his extraordinary words, and the magnificent Kingdom of Saudi Arabia for hosting today’s summit. I am honored to be received by such gracious hosts. I have always heard about the splendor of your country and the kindness of your citizens, but words do not do justice to the grandeur of this remarkable place and the incredible hospitality you have shown us from the moment we arrived.
You also hosted me in the treasured home of King Abdulaziz, the founder of the Kingdom who united your great people. Working alongside another beloved leader — American President Franklin Roosevelt — King Abdulaziz began the enduring partnership between our two countries. King Salman: your father would be so proud to see that you are continuing his legacy — and just as he opened the first chapter in our partnership, today we begin a new chapter that will bring lasting benefits to our citizens.
Let me now also extend my deep and heartfelt gratitude to each and every one of the distinguished heads of state who made this journey here today. You greatly honor us with your presence, and I send the warmest regards from my country to yours. I know that our time together will bring many blessings to both your people and mine.
I stand before you as a representative of the American People, to deliver a message of friendship and hope. That is why I chose to make my first foreign visit a trip to the heart of the Muslim world, to the nation that serves as custodian of the two holiest sites in the Islamic Faith.
In my inaugural address to the American People, I pledged to strengthen America’s oldest friendships, and to build new partnerships in pursuit of peace. I also promised that America will not seek to impose our way of life on others, but to outstretch our hands in the spirit of cooperation and trust.
Our vision is one of peace, security, and prosperity—in this region, and in the world.
Our goal is a coalition of nations who share the aim of stamping out extremism and providing our children a hopeful future that does honor to God.
And so this historic and unprecedented gathering of leaders—unique in the history of nations—is a symbol to the world of our shared resolve and our mutual respect. To the leaders and citizens of every country assembled here today, I want you to know that the United States is eager to form closer bonds of friendship, security, culture and commerce.
For Americans, this is an exciting time. A new spirit of optimism is sweeping our country: in just a few months, we have created almost a million new jobs, added over 3 trillion dollars of new value, lifted the burdens on American industry, and made record investments in our military that will protect the safety of our people and enhance the security of our wonderful friends and allies — many of whom are here today.
Now, there is even more blessed news I am pleased to share with you. My meetings with King Salman, the Crown Prince, and the Deputy Crown Prince, have been filled with great warmth, good will, and tremendous cooperation. Yesterday, we signed historic agreements with the Kingdom that will invest almost $400 billion in our two countries and create many thousands of jobs in America and Saudi Arabia.
This landmark agreement includes the announcement of a $110 billion Saudi-funded defense purchase — and we will be sure to help our Saudi friends to get a good deal from our great American defense companies. This agreement will help the Saudi military to take a greater role in security operations.
We have also started discussions with many of the countries present today on strengthening partnerships, and forming new ones, to advance security and stability across the Middle East and beyond.
Later today, we will make history again with the opening of a new Global Center for Combating Extremist Ideology — located right here, in this central part of the Islamic World.
This groundbreaking new center represents a clear declaration that Muslim-majority countries must take the lead in combating radicalization, and I want to express our gratitude to King Salman for this strong demonstration of leadership.
I have had the pleasure of welcoming several of the leaders present today to the White House, and I look forward to working with all of you.
America is a sovereign nation and our first priority is always the safety and security of our citizens. We are not here to lecture—we are not here to tell other people how to live, what to do, who to be, or how to worship. Instead, we are here to offer partnership — based on shared interests and values — to pursue a better future for us all.
Here at this summit we will discuss many interests we share together. But above all we must be united in pursuing the one goal that transcends every other consideration. That goal is to meet history’s great test—to conquer extremism and vanquish the forces of terrorism.
Young Muslim boys and girls should be able to grow up free from fear, safe from violence, and innocent of hatred. And young Muslim men and women should have the chance to build a new era of prosperity for themselves and their peoples.
With God’s help, this summit will mark the beginning of the end for those who practice terror and spread its vile creed. At the same time, we pray this special gathering may someday be remembered as the beginning of peace in the Middle East — and maybe, even all over the world.
But this future can only be achieved through defeating terrorism and the ideology that drives it.
Few nations have been spared its violent reach.
America has suffered repeated barbaric attacks — from the atrocities of September 11th to the devastation of the Boston Bombing, to the horrible killings in San Bernardino and Orlando.
The nations of Europe have also endured unspeakable horror. So too have the nations of Africa and even South America. India, Russia, China and Australia have been victims.
But, in sheer numbers, the deadliest toll has been exacted on the innocent people of Arab, Muslim and Middle Eastern nations. They have borne the brunt of the killings and the worst of the destruction in this wave of fanatical violence.
Some estimates hold that more than 95 percent of the victims of terrorism are themselves Muslim.
We now face a humanitarian and security disaster in this region that is spreading across the planet. It is a tragedy of epic proportions. No description of the suffering and depravity can begin to capture its full measure.
The true toll of ISIS, al Qaeda, Hezbollah, Hamas, and so many others, must be counted not only in the number of dead. It must also be counted in generations of vanished dreams.
The Middle East is rich with natural beauty, vibrant cultures, and massive amounts of historic treasures. It should increasingly become one of the great global centers of commerce and opportunity.
This region should not be a place from which refugees flee, but to which newcomers flock.
Saudi Arabia is home to the holiest sites in one of the world’s great faiths. Each year millions of Muslims come from around the world to Saudi Arabia to take part in the Hajj. In addition to ancient wonders, this country is also home to modern ones—including soaring achievements in architecture.
Egypt was a thriving center of learning and achievement thousands of years before other parts of the world. The wonders of Giza, Luxor and Alexandria are proud monuments to that ancient heritage.
All over the world, people dream of walking through the ruins of Petra in Jordan. Iraq was the cradle of civilization and is a land of natural beauty. And the United Arab Emirates has reached incredible heights with glass and steel, and turned earth and water into spectacular works of art.
The entire region is at the center of the key shipping lanes of the Suez Canal, the Red Sea, and the Straits of Hormuz. The potential of this region has never been greater. 65 percent of its population is under the age of 30. Like all young men and women, they seek great futures to build, great national projects to join, and a place for their families to call home.
But this untapped potential, this tremendous cause for optimism, is held at bay by bloodshed and terror. There can be no coexistence with this violence. There can be no tolerating it, no accepting it, no excusing it, and no ignoring it.
Every time a terrorist murders an innocent person, and falsely invokes the name of God, it should be an insult to every person of faith.
Terrorists do not worship God, they worship death.
If we do not act against this organized terror, then we know what will happen. Terrorism’s devastation of life will continue to spread. Peaceful societies will become engulfed by violence. And the futures of many generations will be sadly squandered.
If we do not stand in uniform condemnation of this killing—then not only will we be judged by our people, not only will we be judged by history, but we will be judged by God.
This is not a battle between different faiths, different sects, or different civilizations.
This is a battle between barbaric criminals who seek to obliterate human life, and decent people of all religions who seek to protect it.
This is a battle between Good and Evil.
When we see the scenes of destruction in the wake of terror, we see no signs that those murdered were Jewish or Christian, Shia or Sunni. When we look upon the streams of innocent blood soaked into the ancient ground, we cannot see the faith or sect or tribe of the victims — we see only that they were Children of God whose deaths are an insult to all that is holy.
But we can only overcome this evil if the forces of good are united and strong — and if everyone in this room does their fair share and fulfills their part of the burden.
Terrorism has spread across the world. But the path to peace begins right here, on this ancient soil, in this sacred land.
America is prepared to stand with you — in pursuit of shared interests and common security.
But the nations of the Middle East cannot wait for American power to crush this enemy for them. The nations of the Middle East will have to decide what kind of future they want for themselves, for their countries, and for their children.
It is a choice between two futures — and it is a choice America CANNOT make for you.
A better future is only possible if your nations drive out the terrorists and extremists. Drive. Them. Out.
DRIVE THEM OUT of your places of worship.
DRIVE THEM OUT of your communities.
DRIVE THEM OUT of your holy land, and
DRIVE THEM OUT OF THIS EARTH.
For our part, America is committed to adjusting our strategies to meet evolving threats and new facts. We will discard those strategies that have not worked—and will apply new approaches informed by experience and judgment. We are adopting a Principled Realism, rooted in common values and shared interests.
Our friends will never question our support, and our enemies will never doubt our determination. Our partnerships will advance security through stability, not through radical disruption. We will make decisions based on real-world outcomes — not inflexible ideology. We will be guided by the lessons of experience, not the confines of rigid thinking. And, wherever possible, we will seek gradual reforms — not sudden intervention.
We must seek partners, not perfection—and to make allies of all who share our goals.
Above all, America seeks peace — not war.
Muslim nations must be willing to take on the burden, if we are going to defeat terrorism and send its wicked ideology into oblivion.
The first task in this joint effort is for your nations to deny all territory to the foot soldiers of evil. Every country in the region has an absolute duty to ensure that terrorists find no sanctuary on their soil.
Many are already making significant contributions to regional security: Jordanian pilots are crucial partners against ISIS in Syria and Iraq. Saudi Arabia and a regional coalition have taken strong action against Houthi militants in Yemen. The Lebanese Army is hunting ISIS operatives who try to infiltrate their territory. Emirati troops are supporting our Afghan partners. In Mosul, American troops are supporting Kurds, Sunnis and Shias fighting together for their homeland. Qatar, which hosts the U.S. Central Command, is a crucial strategic partner. Our longstanding partnership with Kuwait and Bahrain continue to enhance security in the region. And courageous Afghan soldiers are making tremendous sacrifices in the fight against the Taliban, and others, in the fight for their country.
As we deny terrorist organizations control of territory and populations, we must also strip them of their access to funds. We must cut off the financial channels that let ISIS sell oil, let extremists pay their fighters, and help terrorists smuggle their reinforcements.
I am proud to announce that the nations here today will be signing an agreement to prevent the financing of terrorism, called the Terrorist Financing Targeting Center — co-chaired by the United States and Saudi Arabia, and joined by every member of the Gulf Cooperation Council. It is another historic step in a day that will be long remembered.
I also applaud the Gulf Cooperation Council for blocking funders from using their countries as a financial base for terror, and designating Hezbollah as a terrorist organization last year. Saudi Arabia also joined us this week in placing sanctions on one of the most senior leaders of Hezbollah.
Of course, there is still much work to do.
That means honestly confronting the crisis of Islamist extremism and the Islamist terror groups it inspires. And it means standing together against the murder of innocent Muslims, the oppression of women, the persecution of Jews, and the slaughter of Christians.
Religious leaders must make this absolutely clear: Barbarism will deliver you no glory — piety to evil will bring you no dignity. If you choose the path of terror, your life will be empty, your life will be brief, and YOUR SOUL WILL BE CONDEMNED.
And political leaders must speak out to affirm the same idea: heroes don’t kill innocents; they save them. Many nations here today have taken important steps to raise up that message. Saudi Arabia’s Vision for 2030 is an important and encouraging statement of tolerance, respect, empowering women, and economic development.
The United Arab Emirates has also engaged in the battle for hearts and souls—and with the U.S., launched a center to counter the online spread of hate. Bahrain too is working to undermine recruitment and radicalism.
I also applaud Jordan, Turkey and Lebanon for their role in hosting refugees. The surge of migrants and refugees leaving the Middle East depletes the human capital needed to build stable societies and economies. Instead of depriving this region of so much human potential, Middle Eastern countries can give young people hope for a brighter future in their home nations and regions.
That means promoting the aspirations and dreams of all citizens who seek a better life — including women, children, and followers of all faiths. Numerous Arab and Islamic scholars have eloquently argued that protecting equality strengthens Arab and Muslim communities.
For many centuries the Middle East has been home to Christians, Muslims and Jews living side-by-side. We must practice tolerance and respect for each other once again—and make this region a place where every man and woman, no matter their faith or ethnicity, can enjoy a life of dignity and hope.
In that spirit, after concluding my visit in Riyadh, I will travel to Jerusalem and Bethlehem, and then to the Vatican — visiting many of the holiest places in the three Abrahamic Faiths. If these three faiths can join together in cooperation, then peace in this world is possible — including peace between Israelis and Palestinians. I will be meeting with both Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and Palestinian President Mahmoud Abbas.
Starving terrorists of their territory, their funding, and the false allure of their craven ideology, will be the basis for defeating them.
But no discussion of stamping out this threat would be complete without mentioning the government that gives terrorists all three—safe harbor, financial backing, and the social standing needed for recruitment. It is a regime that is responsible for so much instability in the region. I am speaking of course of Iran.
From Lebanon to Iraq to Yemen, Iran funds, arms, and trains terrorists, militias, and other extremist groups that spread destruction and chaos across the region. For decades, Iran has fueled the fires of sectarian conflict and terror.
It is a government that speaks openly of mass murder, vowing the destruction of Israel, death to America, and ruin for many leaders and nations in this room.
Among Iran’s most tragic and destabilizing interventions have been in Syria. Bolstered by Iran, Assad has committed unspeakable crimes, and the United States has taken firm action in response to the use of banned chemical weapons by the Assad Regime — launching 59 tomahawk missiles at the Syrian air base from where that murderous attack originated.
Responsible nations must work together to end the humanitarian crisis in Syria, eradicate ISIS, and restore stability to the region. The Iranian regime’s longest-suffering victims are its own people. Iran has a rich history and culture, but the people of Iran have endured hardship and despair under their leaders’ reckless pursuit of conflict and terror.
Until the Iranian regime is willing to be a partner for peace, all nations of conscience must work together to isolate Iran, deny it funding for terrorism, and pray for the day when the Iranian people have the just and righteous government they deserve.
The decisions we make will affect countless lives.
King Salman, I thank you for the creation of this great moment in history, and for your massive investment in America, its industry and its jobs. I also thank you for investing in the future of this part of the world.
This fertile region has all the ingredients for extraordinary success — a rich history and culture, a young and vibrant people, a thriving spirit of enterprise. But you can only unlock this future if the citizens of the Middle East are freed from extremism, terror and violence.
We in this room are the leaders of our peoples. They look to us for answers, and for action. And when we look back at their faces, behind every pair of eyes is a soul that yearns for justice.
Today, billions of faces are now looking at us, waiting for us to act on the great question of our time.
Will we be indifferent in the presence of evil? Will we protect our citizens from its violent ideology? Will we let its venom spread through our societies? Will we let it destroy the most holy sites on earth? If we do not confront this deadly terror, we know what the future will bring—more suffering and despair. But if we act—if we leave this magnificent room unified and determined to do what it takes to destroy the terror that threatens the world—then there is no limit to the great future our citizens will have.
The birthplace of civilization is waiting to begin a new renaissance. Just imagine what tomorrow could bring.
Glorious wonders of science, art, medicine and commerce to inspire humankind. Great cities built on the ruins of shattered towns. New jobs and industries that will lift up millions of people. Parents who no longer worry for their children, families who no longer mourn for their loved ones, and the faithful who finally worship without fear.
These are the blessings of prosperity and peace. These are the desires that burn with a righteous flame in every human heart. And these are the just demands of our beloved peoples.
I ask you to join me, to join together, to work together, and to FIGHT together— BECAUSE UNITED, WE WILL NOT FAIL.
Thank you. God Bless You. God Bless Your Countries. And God Bless the United States of America. »

Voir également:

 Ce que l’attentat de Manchester nous apprend de l’évolution de la stratégie de l’Etat islamique

L’attaque terroriste qui a frappé un concert d’Ariana Grande à Manchester a fait 22 morts et 59 blessés. Une attaque « révoltante » qui a touché « de jeunes personnes sans défense » selon les mots de la première ministre Theresa May. L’attentat a depuis été revendiqué par le groupe Etat Islamique mais beaucoup de questions restent encore sans réponse.

Atlantico

24 Mai 2017

Atlantico : Quels sont les enseignements que l’on peut tirer de l’attaque terroriste qui a touché Manchester ? Peut-on imaginer que cette attaque soit le fruit d’une cellule de l’Etat Islamique sur place ?

Alain Rodier : Il convient de rester prudent. L’enquête en cours nous apprendra beaucoup de choses dans les jours à venir.

Il n’est même pas exclu que nous soyons confrontés à de fausses pistes. Selon les déclarations des autorités britanniques, le kamikaze (Salman Ramadan Abedi né en 1994 en Grande Bretagne) serait d’origine libyenne issu d’une famille très pieuse.  Il aurait séjourné en Libye – pour le moment sans autres de précisions -.

La revendication de Daech pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Elle ne mentionne pas de « martyr » et parle de plusieurs explosions alors qu’il n’y en aurait eu qu’une. Cela entendu, l’organisation Daech n’a jamais revendiqué une action terroriste qui n’avait pas de lien (même ténu) avec elle.

Etant donnée la relative sophistication de l’attaque (confection de l’explosif – vraisemblablement du TATP -, choix de la cible et du moment auquel il convenait d’agir), il est probable que nous ayons affaire à une cellule clandestine qui comportait au moins un « professionnel » du terrorisme qui a été formé sur un théâtre de guerre extérieur. Soit c’est le kamikaze, soit c’est une tierce personne et là, c’est très inquiétant pour l’avenir. La suite de l’enquête nous apportera vraisemblablement des précisions à ce sujet.

Est-ce qu’il y avait là une volonté spécifique de cibler à a fois la jeunesse et le Royaume-Uni selon vous ?

Je ne pense pas que c’est la « jeunesse » qui était particulièrement visée. Le terroriste a surtout choisi une « cible molle », un spectacle à Manchester moins protégé que Londres. Son but était de faire un maximum de victimes. Il a décidé de se faire exploser lors de la sortie du public au moment où la surveillance est plus relâchée. La charge contenait des shrapnels (des bouts de métal tels que des boulons et des clous) pour causer le plus de dégâts humains possibles. L’objectif final consistait à frapper l’opinion. Que le public soit constitué des « jeunes » est un hasard. Le terroriste aurait très bien pu s’en prendre à un match de football et les observateurs n’auraient pas dit que c’étaient les hooligans qui étaient ciblés.

Si c’est bien l’Etat islamique qui a frappé Manchester hier soir, Al-Qaïda a renouvelé il y a peu ses intentions de frapper l’Occident. Qu’est-ce que cela peut laisser présager pour l’avenir ? 

Depuis des semaines, Daech et Al-Qaida « canal historique » rivalisent à qui lancera le plus d’appels au meurtre sur les réseaux sociaux. Par exemple, le 17 mai, Daech publiait une vidéo où des volontaires américain, canadien, britannique, russe et belge appelaient leurs concitoyens à passer à l’action là où ils se trouvaient. Hamza Ben Laden, un des fils préféré de l’émir d’Al-Qaida « canal historique » aujourd’hui décédé, publiait presque au même moment deux messages appelant à faire de même. Une petite différence entre les objectifs des deux mouvements : Al-Qaida « canal historique » fait une fixation sur les Etats-Unis alors que Daech vise l’ensemble de l’Occident et la Russie. Il convient de rappeler que pour ces deux mouvements salafistes-djihadistes, leurs premiers ennemis à abattre sont les dirigeants des pays musulmans considérés comme des « corrompus ». Pour la petite histoire, les deux formations se livrent une guerre d’influence qui s’étend aujourd’hui jusqu’en Extrême-Orient où ils s’arrachent les partisans du groupe Abou Sayyaf (Philippines) et du Jihad Islamiyah (Indonésie). L’Occident et la Russie ne sont que des « ennemis lointains » à atteindre quand cela est possible.

La période extrêmement pénible que nous vivons va durer car les dirigeants des mouvements salafistes-djihadistes conçoivent leur combat dans la durée. Ils savent très bien qu’ils ne connaîtront pas le « califat mondial » qu’ils appellent de leurs voeux mais ils préparent les nouvelles générations à prendre leur relève pour atteindre un jour le but qu’ils se sont fixé.

Voir encore:

Goodbye ISIS, Hello Losers

President Trump just gave ISIS its new name: Losers. (Short for Evil Losers).

If you think that’s no big deal, you’re wrong. It’s a big deal. This is – literally – weapons-grade persuasion from the most powerful Master Persuader of our time.

As I have taught you in this blog, President Trump’s clever nicknames for people are not random. They are deeply engineered for visual impact and future confirmation bias.

In this case, the visuals will be provided by future terror attacks. That reinforces the “evil” part, obviously. But more importantly, the Losers will be doing nothing but losing on the battlefield from now until “annihilation.” They are surrounded, and the clock is ticking. Oh, and the press isn’t allowed to watch the final battles. In other words, we won’t need to build new holding cells on Guantanamo Bay this time. No press means no prisoners, if you know what I mean. (American soldiers won’t be shooting the prisoners. We have allies for that sort of thing.)

As you know, “annihilation” of the Losers in Loserdom won’t stop the loser’s ideas from spreading. You still have to kill the ideas. And that takes persuasion, not bullets. President Trump just mapped out the persuasion solution: Evil Losers.

Quickly, name one other way you could label/insult the Losers that would be as powerful as the word Loser. You can’t do it with any other name or insult that is also repeatable in polite company.

What kinds of people join the Losers? Mostly young males. And you know what brand young males do not want on them? Right: Losers.

If you call them monsters, they like it. If you call them ISIS or ISIL they put it on a flag and wave it around. If you call them non-Muslim, it just rolls off their backs because they have Korans and stuff. Almost any other “brand” you can imagine is either inert or beneficial to Loser recruitment.

Loser is different. No one joins the Loser movement. Try at home, with your family or friends, to concoct a more effective brand poisoning than Loser. You probably can’t. Remember, your brand has to fit with future confirmation evidence. The Losers on the battlefield will continue to be losing, so the brand is engineered to get stickier over time. Your alternative idea for a brand solution has to have that quality of future confirmation too. Good luck finding a better persuasion brand.

This is not accidental. President Trump does (laugh if you will) have the best words, at least for this sort of thing. He’s proven it over and over. Just ask Jeb, Ted, and HIllary.

As a mental experiment, imagine the CEOs of the major browser companies, including Google, Apple, Microsoft, and the open source products getting together to stop the spread of Loser propaganda. They could collectively decide to program their browsers to auto-convert ISIS or Al-Quaeda or other cool terror names to Evil Losers. If all the browser products agree, that’s all your teenager in Europe will see as he tries to self-radicalize. That would, in time, end recruitment for Losers.

An hour ago you believed there was no way to stop the spread of the ideas behind terrorism. I just told you how to do it by the end of the week. While I don’t expect the browser companies to take my suggestion, I do expect some of you will realize for the first time how winnable the war of ideas is.

So long as your Commander in Chief is also a Master Persuader.

Otherwise you’re out of luck.

America, as it turns out, has lots of luck left in it.

You haven’t seen anything yet. We’re just getting started.

Voir enfin:

Cet ancien tweet assassin de Trump sur l’Arabie Saoudite lui revient en pleine figure

« Les Saoudiens, ce n’est que de l’esbroufe, ce sont des tyrans, des lâches »…

21/05/2017

Claire Tervé

AFP

ÉTATS-UNIS- Le temps passe mais les tweets restent, encore et toujours. Donald Trump est en voyage en Arabie Saoudite où il a signé pour plus de 380 milliards de dollars d’accords, samedi 20 mai. Accompagné de son épouse Melania et de sa fille Ivanka, le président des États-Unis a été reçu par le roi Salmane en personne sur un tapis rouge avant de s’entretenir longuement avec lui. Le but: resserrer les liens entre les deux pays.

Une décision de Donald Trump qui peut faire sourire lorsque l’on jette un œil sur son compte twitter et que l’on remonte quelques années en arrière. Le 11 septembre 2014, il tweetait ainsi:

« Les Saoudiens, ce n’est que de l’esbroufe, ce sont des tyrans, des lâches. Ils ont l’argent, mais pas le courage ».

Un souvenir qui n’a visiblement pas été oublié, alors que le président s’inclinait face au roi Salmane le 20 mai pour recevoir une distinction.

« Et vous vous inclinez devant l’Arabie Saoudite, lâche, vous lui léchez les bottes ».

Et ce n’est pas la première fois que Donald Trump se prends en pleine face ses anciennes critiques virulentes sur twitter alors qu’elles ne correspondent plus du tout à ses actes.

Pour exemple cette série de tweets qui dénonçaient à l’été 2016 la mise en danger des Etats-Unis par Hillary Clinton pour sa mauvaise gestion d’informations classifiées alors qu’il est aujourd’hui lui-même mis en cause pour avoir révélé des informations sensibles à la Russie.

De même pour sa critique à l’encontre de Michelle Obama en janvier 2015 lors du voyage présidentiel en Arabie Saoudite. La First Lady s’était présentée les cheveux lâchés, à l’instar de Laura Bush à son époque.

Si l’épouse de l’ex-président des Etats-Unis, avait été applaudie pour sa décision, Donald Trump avait, lui, écrit: « De nombreuses personnes disent que c’était merveilleux que Mme Obama refuse de porter un foulard en Arabie, mais (les Saoudiens) ont été insultés. Nous avons déjà assez d’ennemis ».

Une fois encore, un petit souvenir du président américain qui fait aujourd’hui sourire alors que Melania Trump et Ivanka se sont présentées, cheveux aux vent, au roi Salmane le 20 mai.

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3 Responses to Discours de Riyad: Jetez les dehors ! (In far more politically correct answer to Obama’s Cairo speech, coward and hypocrite Trump calls Muslims to drive out the terrorists and extremists out of their midst)

  1. jcdurbant dit :

    CANNES S’ENGAGE COURAGEUSEMENT CONTRE LE TERRORISME… NEONAZI ! (After the time of mourning and injustice, here comes the time of revenge)

    Cette histoire est jolie : la rencontre, le rôle que j’attendais de l’Allemagne. L’héroïne est très éloignée de moi. Physiquement, bien sûr, mais pas seulement : je n’ai pas d’enfants, j’ai quitté l’Allemagne il y a longtemps… Katja restera longtemps en moi : j’ai gardé mes cheveux courts, juste après Cannes je vais me faire tatouer une ancre, qui est le symbole d’Hambourg… Je crois que ce rôle est arrivé dans ma vie au bon moment. J’avais besoin d’être loin de tout, et de retrouver mes racines allemandes. Je sais bien que ce n’est pas un film facile, avec la question des attentats néonazis, mais il ne laisse pas indifférent. Il parle de choses malheureusement très actuelles. Tout ce que je peux espérer, c’est que les gens soient touchés parce que, finalement, même s’il y a un fond politico-­social, le film explore surtout la question du deuil. Comment font ceux qui restent ? J’ai l’impression d’avoir tout donné pour ce film, il a bien failli me tuer ! C’est l’une des seules fois de ma vie où je me suis sentie aussi vidée.

    https://www.grazia.fr/cannes/diane-kruger-fatih-akinm-a-mise-au-defi-855983

    Le 26 mai, Fatih Akin, l’enfant prodige du cinéma allemand, a présenté à Cannes son nouveau long-métrage. Pour In the Fade, il s’est inspiré d’un scandale qui a renvoyé l’Allemagne de ce début du XXIe siècle à de vieux démons : ceux de la NSU, un groupuscule néonazi qui, entre 2000 et 2007, aurait tué dix personnes, dont huit d’origine turque, perpétré deux attentats à l’explosif et quinze attaques à main armée. Les enquêteurs ayant longtemps suivi la seule piste de règlements de compte communautaires, en raison de l’origine étrangère des victimes, l’existence de la NSU n’a été connue du public qu’en 2011, quand deux des membres du trio se sont suicidés après un braquage raté. Encore aujourd’hui, des interrogations subsistent sur les dysfonctionnements qui ont enrayé le travail de la police et de la justice.

    Ces dernières années, la télévision allemande a courageusement exploré le sujet, diffusant plusieurs documentaires et une mini-série remarquée, Mitten in Deutschland : NSU. Mais qui, mieux que le Germano-Turc Fatih Akin, le réalisateur encensé de Head-On et De l’autre côté, pouvait transposer cette douloureuse affaire sur grand écran ? Outre-Rhin, la presse ne mâche pas sa déception. Assassin, Der Spiegel va jusqu’à comparer In the fade à “un médiocre Tatort”, en référence aux téléfilms policiers que la télévision publique diffuse chaque dimanche soir depuis 1970. Pour les Allemands, qui ont pu suivre toute l’affaire à la une de leurs journaux (le procès de la survivante du trio, Beate Zschäpe, est toujours en cours à Munich), l’intrigue ne tient tout bonnement pas la route. L’hebdomadaire en vient à supposer, à l’instar du Tagesspiegel, que le film a d’abord été tourné pour un public international.

    In the fade démarre alors que Katja (Diane Kruger) interpelle une femme blonde qui vient de laisser son vélo devant les bureaux où travaille son mari. Katja, d’origine turque, conseille à l’inconnue d’attacher sa bicyclette : elle risque d’être volée, le quartier n’est pas sûr. L’inconnue s’esquive. Sur son vélo, elle laisse une bombe. Dans l’explosion périront le mari et le fils de Katja, qui va dès lors se lancer dans une quête de justice. Pour elle comme pour la police, nul suspens : les néonazis sont responsables. Très vite, une suspecte est arrêtée, son procès commence. “Mais pourquoi aller si vite en besogne ?”, regrette Der Spiegel :

    Pourquoi ne pas exposer le racisme éhonté et structurel qui a, de façon insupportable, si longtemps empêché la résolution des crimes de la NSU ? C’est l’une des nombreuses décisions problématiques que prend Fatih Akin dans son film. À plusieurs reprises, il vide [ainsi] ‘In the fade’ de sa dimension politique et de sa complexité.”

    Une autre décision problématique, selon Der Spiegel : le choix de Diane Kruger en tête d’affiche. Certes, la performance de l’actrice est remarquable. Mais pourquoi avoir confié à une blonde aux yeux bleus le rôle d’incarner la souffrance des familles des victimes de la NSU, d’origine grecque ou turque ? “Cela ressemble fort à cette stratégie hollywoodienne qui consiste à employer des acteurs blancs pour raconter l’histoire de personnes de couleur”, considère l’hebdomadaire de Hambourg.

    http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/cannes-2017-fade-de-fatih-akin-malaise-de-la-critique-allemande

    http://www.imdb.com/title/tt5723272/

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  2. jcdurbant dit :

    THE SHERIFF’S BACK IN TOWN

    The takeaway from Trump’s trip is that America is the superpower. With Obama and his magical thinking gone, and a president willing to flex some muscle in his place, Europe is responding. Trump’s refusal to join the rest of the G7 on climate change Saturday was met with willingness to keep trying to bring him on board. Before the trip, foreign-policy graybeard Robert Gates, secretary of defense under President George W. Bush and Obama, said on Face the Nation that American foreign policy needs “disruption.” As Trump arrives back in his home in Washington, he can tell his critics the world agrees…

    https://spectator.org/trump-flexes-u-s-muscle-world-takes-notice/

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  3. jcdurbant dit :

    MERCI QUI ?

    Doha abrite bel et bien une demi-douzaine de financiers du terrorisme, comme le relèvent plusieurs rapports officiels américains. Contrairement à l’Arabie saoudite et aux Émirats, le Qatar n’a jamais affiché une politique foncièrement hostile à l’égard de l’Iran, pays avec lequel Doha partage un immense champ gazier dans les eaux du Golfe persique. «Le Qatar n’a jamais eu une lecture chiite-sunnite des événements qui se passent au Moyen-Orient», souligne ainsi un diplomate. Soutenus par Donald Trump, Saoudiens et Emiriens ont fait de l’Iran leur ennemi numéro un. Dans la foulée de la visite du président américain à Riyad il y a un mois, Riyad et Abou Dhabi avaient accusé l’émir du Qatar Cheikh Tamim d’avoir tenu des propos désobligeants à l’égard de ses voisins et d’avoir minimisé la menace iranienne. ..

    http://www.lefigaro.fr/international/2017/06/05/01003-20170605ARTFIG00045-le-qatar-mis-en-quarantaine-par-ses-voisins-du-golfe.php

    http://orientxxi.info/magazine/reprise-de-la-guerre-froide-du-golfe,1883

    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170603-le-qatar-recourt-fbi-enquete-le-piratage-son-agence-presse?ref=tw_i

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