Présidentielle 2017: Vous avez dit 21 avril ? (Taubira d’or à Dupont-Aignan)

carte macron le pen gauche

carte macron le penhttps://zimbra.free.fr/service/home/~/?auth=co&id=753654&part=2.2Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? On rêve ! Laurent Fabius (18 avril 2011)
Emmanuel Macron, c’est moi! François Hollande
It’s important for those who support, like I do, immigration reform and pathways to citizenship for those who are here not to assume everyone who has trouble with the current immigration system is automatically a racist. And for those of us who are concerned about undocumented workers coming in, whether it’s across the border or more typically, these days, overstaying visas, it’s also important for them to also appreciate the degree to which these are overwhelmingly families just looking for a better life for their children. Barack Hussein Obama (l’original Monsieur Et en même temps !)
Macron has some good ideas, but there is zero evidence that a candidate without a strong party backing him, who attracted less than a quarter of the vote in a contest with a Communist nut-job, a seemingly corrupt establishmentarian, and a rightwing extremist, can impose the kinds of changes on the French that they have been fighting for years. The result only looks heartening because Euro-pessimism has grown so intense and pervasive both in Europe and in the wider world. Now the entire French establishment is uniting to defend a status quo that doesn’t work for France and that, apparently, cannot be reformed. The most likely outlook is for continuing economic and political stagnation in France, a few inadequate reforms that are bitterly resented and resisted, and a gradual, continuing rise in social tensions and alienations. Walter Russell Mead
France now faces a choice between two extremes. Emmanuel Macron, who will confront Marine le Pen in the second round  of the French presidential election, is routinely described as a centrist. He is not. He is described as such merely because, in the west, the centre of political gravity has been shifted over the last several decades so that what was once a left-wing position is now regarded as the centre while what was once regarded as the centre is now described as the right. Macron stands for the denial and appeasement of Islamist supremacism and the further emasculation of French self-government and cultural identity. He has repeatedly praised Angela Merkel’s open-door immigration policy. On Islam itself he denies its connection to terrorism. He has said “Daesh [Islamic State] is not Islam”. Rejecting President Hollande’s statement that “France has a problem with Islam”, Macron has said “No religion is a problem in France today.” Instead the problem is “certain behaviours said to be religious, when they are imposed on the person who practises the religion”. He is a pro-EU internationalist. At a political rally last January he said: “We are Europe, we are Brussels, we wanted it and we need it. We need Europe because Europe makes us bigger, because Europe makes us stronger.” He believes the solution to Islamist terrorism is more European federalism. “We must quickly create a sovereign Europe that is capable of protecting us against external dangers in order to better ensure internal security.” A “sovereign Europe” (however vacuous a concept) necessarily means the end of a sovereign France. This is not a centrist position. He also purports to be a total outsider. He is not. He is an “enarque”, a graduate of the ultra-elite National School of Administration. He was a senior civil servant, then an investment banker with Rothschild’s, then deputy secretary-general at the Elysée. He is the ultimate insider. His claim to represent a challenge to the existing order, like his purported centrism, is phoney. What’s more, no-one comes from nowhere to be catapulted into national political life. Someone somewhere pays for the organisation needed to take his message to the masses. We just don’t know, in his case, who that someone was. (…) The western media and establishment have now all but crowned Macron as France’s next president. Le Pen, they say, cannot possibly win: everyone will now unite to keep her out. Well, maybe; and then again, maybe not. If you add together the percentages voting for le Pen and the conservative Francois Fillon and then for le Pen and the far-leftist Jean-Luc Melenchon, more than 40 per cent of French voters supported both condign measures against Islamic extremism and a revolt against the EU. So anything can happen in the second round. Particularly in today’s extraordinarily unpredictable political environment. Le Pen’s disturbing rise is attributable solely to the fact that the entire French political establishment has abandoned the French people over their right to national self-government and cultural identity. (…) But don’t worry: Barack Obama phoned his presumed clone Emmanuel Macron before yesterday’s poll to bestow his favours upon him. Oh, and Macron’s supporters have been claiming that Russia targeted the election with a fake news campaign to hurt their guy. Now just where have we heard that one before? Melanie Phillips
Il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse. Emmanuel Macron
La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : La France a installé les droits de l’homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. Emmanuel Macron
C’est très important de faire respecter la neutralité du service public. La religion ne peut pas être présente à l’école. Toutefois, j’entends peu de gens émus lorsque les conséquences de ce débat envoient de plus en plus d’enfants dans des écoles confessionnelles qui leur enseignent la haine de la République, professent des enseignements essentiellement en arabe ou, ailleurs, enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux. Emmanuel Macron
[Emmanuel Macron] n’incarne que le vide, que cette gauche qui veut à la fois être au pouvoir et ne pas y être parce qu’elle déteste la gauche de gouvernement. Il est le nom de ceux qui rêvent que la gauche ne soit pas au pouvoir. Emmanuel Macron a un talent fou. Je l’ai repéré tout de suite, présenté au candidat Hollande, je l’accompagne toujours, je lui ai d’ailleurs dit ce que je pensais. Si seulement, il se saisissait d’un programme… (…) Les Français rêvent d’être représentés par un inconnu: nous sommes le dernier pays dont la classe politique n’a pas explosé. Ca va sauter. Si seulement quelqu’un, Emmanuel Macron, Nicolas Hulot ou moi disait avec sincérité: « Il y en a assez, la France peut faire des choses », il gagnerait les élections présidentielles. Les Français veulent être gouvernés par quelqu’un qui sait ce qu’il veut. Mais les hommes politiques ont en tête l’image du DRH d’Air France à la chemise déchirée: ils pensent que c’est ce qui leur arrivera s’ils entreprennent quelque chose. (…) D’abord, quelqu’un qui ne se dit ni de gauche, ni de droite, c’est qu’il est de droite! Moi je préfère dire « de gauche et de droite ». Et 80% des mesures qui sont avancées dans notre programme, les hommes de gauche et de droite s’y retrouvent: quand nous proposons de rémunérer les chômeurs qui se forment, de transférer les droits sur les personnes, de nationaliser la Sécurité sociale, de remplacer l’ISF par un impôt sur l’immobilier… Ce ne sont pas des mesures d’un camp. (…) Je trouve que les médias ne sont pas assez attentifs aux programmes. Et qu’à la fin des fins, tout se résume à la fiscalité, qui est un peu le marronnier des hommes politiques. A gauche, on augmente les impôts, à droite, on les diminue. Ce qui manque partout, c’est la volonté d’écrire un grand récit national, en dehors du « c’était mieux avant » que ressassent les extrêmes. Or, la France a la capacité de devenir la première puissance européenne si on engage le mouvement. Nous en avons les atouts: la géographie, l’art de vivre, l’éducation, les industries de la santé, l’innovation, le tourisme, le luxe… Jacques Attali (2016)
Macron a tous les talents pour être un homme d’État. Jacques Attali (2017)
Je suis le seul à avoir mené neuf réformes législatives. Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien. Sauf de mes réformes. Je vais m’investir à fond dans l’UMP, préparer les échéances futures pour Nicolas Sarkozy en 2007. En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l’heure. François Fillon (2005)
Des centaines de parlementaires ont employé des membres de leur famille. (…) Je suis aujourd’hui favorable à ce qu’on interdise cette pratique. (…) Qu’est-ce que c’est qu’un président exemplaire ? C’est un président qui dit la vérité aux Français sur la situation de France et la réalité du monde. Un président exemplaire, c’est un président qui ne se sert pas des moyens de l’Etat pour affaiblir ses adversaires. Un président exemplaire, c’est un président qui ne se confie pas aux journalistes. (…) Comme vous l’avez vous-même dit j’ai droit à la présomption d’innocence et vous devriez faire preuve d’une plus grande prudence. Non seulement je n’ai pas reconnu d’erreurs. Je refuse de répondre aux journalistes qui pendant deux mois et demis ont fait mon procès, on a voulu me faire taire, on a voulu m’éliminer, je suis toujours là, personne ne viendra m’intimider. Ce sont les Français qui porteront un jugement dans un peu moins de trois semaines. François Fillon (2017)
La droite est en train de vivre son 21-Avril. (…) C’était un combat réputé imperdable pour la droite et qui se termine en fiasco lamentable. La droite a été balayée, comme le parti socialiste, et il va falloir en tirer toutes les leçons. Jean-François Copé (23.04.2017)
Notre famille (…) doit s’interroger. Je crois qu’il y a au moins deux raisons à cet échec. La première, et il l’a lui-même reconnu, c’est évidemment la personnalité de notre candidat. Et la deuxième, c’est aussi la ligne politique. La question est de savoir si demain, il y aura à droite une composante humaniste, libérale et européenne qui pourra peser pleinement de son poids. Voilà l’enjeu de cette rénovation. (…) Préparer l’avenir, c’est à la fois éviter le Front national et deuxièmement reconstruire une droite dans laquelle ce que j’incarne, et beaucoup d’autres avec moi, trouveront pleinement leur place. Alain Juppé
L’écart moyen entre les résultats officiels du scrutin, publiés par le Ministère de l’intérieur (lundi 24 avril – 4h HF) et les mesures de FILTERIS (vendredi 21 avril – 23h50) est de 1,07 % sur les 11 candidats. Les écarts constatés nous permettent d’émettre des hypothèses, que nos équipes vont continuer à explorer en tenant compte de différents éléments de contexte, qu’ils soient technologiques (bots, fake news…), sociologiques, médiatiques… Depuis notre dernière mesure de vendredi 21 avril 23h50, le poids numérique des candidats a continué d’évoluer, montrant encore des variations importantes et cela jusqu’au scrutin. Néanmoins, nous avons choisi de respecter à la lettre notre engagement de ne pas couvrir la campagne après minuit vendredi 21 avril, afin de respecter la règlementation française et de ne pas influer d’une quelconque façon sur le scrutin. Il est aujourd’hui indéniable que les analyses issues du Big Data font partie des méthodologies permettant de capter les sensibilités, tant en contexte électoral que plus largement. Elles apportent des éclairages pertinents et complémentaires à d’autres types de méthodologies et permettent de détecter des tendances. Dans le cadre de ce premier tour de la Présidentielle 2017, ce fut ainsi le cas pour Jean-Luc Mélenchon, pour lequel notre méthodologie a permis de détecter la remontée dès le 12 mars. Filteris
Vous vous moquiez des codes. Vous étiez peu enclin aux règles du jeu politique traditionnel. Vous disiez que vous n’aimiez pas le microcosme. Vous étiez atypique dans ce milieu. Vous disiez que vous aviez l’intention d’aller le plus loin possible. Vous vouliez renverser la table, changer la vie, faire la Révolution. Vous savez comment on vous surnomme (…) ? On vous surnomme «Monsieur ‘et en même temps’ « (….) Vous vouliez supprimer l’ISF et en même temps vous avez préféré le garder dans une version patrimoniale. Vous vouliez supprimer les 35 heures et en même temps vous vous êtes dit qu’il valait mieux rechercher des accords d’entreprises. Vous disiez vouloir préparer une réforme de la fonction publique et vous attaquer au statut des fonctionnaires et en même temps vous avez décidé de ne pas vous attaquer à ce statut mais de le moderniser ». (…) Sur Notre-Dame-des-Landes, vous avez dit qu’il y avait eu un référendum et qu’il fallait le respecter et en même temps vous avez proposé de nommer un médiateur. Sur la colonisation vous avez parlé de crimes contre l’humanité et en même temps, après avoir réfléchi vous avez déclaré qu’il s’agissait plutôt de crimes contre l’humain. Vous avez jugé que les anti-mariage pour tous ont été humiliés et en même temps vous avez estimé que l’humiliation avait été aussi du côté des pro-mariage. Et sur la peopolisation, vous avez déclaré que vous aviez fait une erreur de vous exposer avec votre épouse et en même temps vous avez continuez à vous prêter au jeu. (…) Sous vos airs polis, vous avez dit beaucoup de choses et leurs contraires. Alba Ventura
Il suffit d’analyser ses propositions et l’électorat qu’il cible pour le comprendre. Macron s’inscrit dans la continuité de cette stratégie qui avait donné lieu à la refondation des politiques d’intégration en 2013 par Jean-Marc Ayrault. Avant d’accoucher de cinq rapports qui nous promettaient, en guise de projet de société, l’«apprentissage d’un savoir-faire avec l’hétérogénéité et dans la conflictualité», cette refondation s’était d’abord appuyée sur le rapport «La grande nation pour une société inclusive» du conseiller d’État Thierry Tuot, qui y moquait l’attachement des Français à leurs grands principes: «Droits et Devoirs! Citoyenneté! Histoire! Œuvre! Civilisation Française! Patrie! Identité! France! […] Au XXIe siècle, on ne peut plus parler en ces termes à des générations de migrants […] on ne peut plus leur tenir un discours qui fait sourire nos compatriotes par son archaïsme et sa boursouflure.» Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, c’est au même Thierry Tuot qu’Emmanuel Macron confie une mission de réflexion et de propositions. (…)  Aujourd’hui, Marine Le Pen regarde un certain nombre de réalités en face. Mais le «on est chez nous» scandé à tout-va dans ses meetings signale que le logiciel de ses troupes est resté à l’heure du seul droit du sang. Or les véritables artisans de la décomposition française sont les apprentis-sorciers occidentaux (donc «de souche») de la mondialisation, pour qui l’immigration a été une véritable aubaine. Ce sujet ne se réglera pas par un lapidaire «on est chez nous». Malika Sorel-Sutter
Cet échec est d’abord un échec pour notre pays. Au delà des considérations tactiques pour Sens Commun, je raisonne comme un père de famille. Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron ? (…) Sens Commun croit toujours que la France doit se recentrer sur des valeurs non monnayables. Notre famille politique ne peut nous évacuer demain ! Je suis même persuadé du contraire. Sens Commun restera dans la famille sauf attitude suicidaire à droite. Le peuple de France veut des repères et de l’efficacité. Il y a des turbulences qui ont rendu ce message inaudible durant la campagne présidentielle. Mais il correspond à ce que les Français attendent. (…) C’est un vrai dilemme en effet. (…) L’abstention, le chaos ou la décomposition. Nous mesurons pleinement le danger que comportent ces deux dernières options. Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience. Nous ne voulons pas embrigader, c’est dans notre ADN à Sens Commun. Je le répète, les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l’autre la déconstruction irréaliste d‘Emmanuel Macron. (…) Le devoir de la droite, pour les législatives, est de ne pas participer à une pseudo majorité présidentielle qui serait un piège. Nous avons 7 candidats Sens Commun. Il faut un maximum d’élus pour former une opposition qui pourrait devenir majoritaire. Christophe Billan (Sens Commun)
Nous avions la droite la plus bête du monde. Celle qui adorait se diviser. Celle qui était fascinée par la gauche caviar au point de vouloir pratiquer l’ouverture sous les années Sarkozy. Celle qui n’osait pas, tout simplement assumer des idées de droite. Et voilà maintenant la droite Hara-Kiri. Celle qui dés 20h01 hier soir appelait à voter pour Emmanuel Macron tout d’un coup porté en “sauveur du système” alors qu’une semaine plus tôt il s’appelait encore Emmanuel Hollande pour tous les ténors de la droite. Et qui de surcroit appelait à faire barrage contre le Front National, comme si la République était en danger, comme si la peste brune était de retour et comme si la France allait basculer dans l’enfer et la damnation. En agissant ainsi les ténors de droite qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron ont bien sûr trahi sans vergogne leurs électeurs, pour sauver un système qui survit depuis trente ans. (…) Mais faut-il avoir bien peu d’intelligence politique pour appeler à voter Emmanuel Macron tout en s’attelant à la préparation des législatives de manière à obtenir une majorité parlementaire contre le leader d’En Marche ! Quelle crédibilité vont avoir Messieurs Baroin, Estrosi, Woerth ou Madame Kosciusko-Morizet et consorts, pour appeler les électeurs de droite, dans leur circonscriptions respectives, à se rallier à leur panache un peu déplumé, alors qu’ils auront qualifié Emmanuel Macron de “sauveur de la Nation”. Seul le mouvement Sens commun a fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de sens politique en invitant chaque électeur de François Fillon à voter le 7 mai prochain en son âme et conscience. Eux au moins respectent les électeurs en ne changeant pas d’âne comme le font les mouches et en croyant à l’esprit de responsabilité des Français. Qui méritent d’être respectés davantage que par les vieux crocodiles du marigot chiraquien. Ancien conseiller de Sarkozy
En 2012, la droite et l’extrême-droite représentaient ensemble 46,7 % des voix ; en 2017, ce bloc hypothétique baisse à 46,1%. Les 0,6% d’écart correspondent d’ailleurs précisément au gain du camp de la gauche et du centre-gauche. En considérant donc que la droite et l’extrême-droite pourraient s’allier, ils étaient 2 points en retrait par rapport à la gauche et au centre gauche en 2012, et cet écart s’accroît encore en 2017. La droite est donc dans une impasse stratégique. Cette impasse stratégique tient à la montée en puissance du clan souverainiste et anti-mondialisation au sein de chaque camp. Il représente aujourd’hui 19,5 % avec Jean-Luc Mélenchon dans le camp de la gauche, en progrès de 8 points par rapport à 2012. Mais il représente 26,3% avec Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan au sein du camp hypothétique de la droite et de l’extrême droite, en progrès de 6,6% par rapport à 2012. Ce clivage sur le rejet de la mondialisation entrave donc beaucoup plus la droite que la gauche dans sa capacité à proposer une perspective gouvernementale à ses électeurs. Loin d’être un accident de l’histoire dû aux déboires judiciaires de François Fillon, le recul de la droite au profit de la gauche et du centre-gauche s’inscrit donc dans une perspective durable : ce dernier camp est majoritaire en France et en progression car moins divisé que la droite sur l’Europe et la mondialisation. Xavier Théry
Personne, parmi les commentateurs patentés (y compris l’auteur de ces lignes) n’avait osé analyser, avant le scrutin, une issue pourtant annoncée par les sondages dans la dernière ligne droite de la campagne. Ils étaient tétanisés par l’idée fixe qu’une surprise était inéluctable, à l’image de ce qui s’était produit aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec l’élection de Donald Trump et la victoire du Brexit. La vraie surprise fut donc qu’il n’y en eut point, et s’est avéré que les augures modernes avaient tout à fait correctement lu dans les entrailles d’un corps électoral scruté avec pertinence et précision. Cette élection a révélé que le clivage déterminant (mais non le seul) était sociologique et géographique, validant, s’il était encore besoin, les analyses du géographe Christophe Guilluy et du politologue Laurent Bouvet : il sépare les populations en phase avec la marche actuelle du monde, optimistes quant à leur avenir, rassemblées pour l’essentiel dans les grandes métropoles, sans patrie idéologique pré-assignée, porteuses d’un fort désir de relève politique générationnelle, de celles qui sont reléguées dans des zones en déclin, frappées par la vague sans précédent de désindustrialistation, exposées à l’insécurité sociale et culturelle. Ce premier tour de la présidentielle n’est pas la réponse à l’élection de 2012, ni une réplique de celle de 2002. Il est la confirmation du referendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, qui avait déjà mis en lumière ces fractures. A la différence – énorme – près que le camp du « non » allait à la bataille en ordre dispersé avec deux candidats majeurs, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et des auxiliaires mineurs, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau. François Fillon et Benoît Hamon, européistes plutôt tièdes, étaient en porte à faux dans ce débat majeur, leur position mi-chèvre mi-chou, fruit d’un compromis interne à leurs appareils politiques respectifs, n’a pas été comprise par des électeurs imperméables à ces  subtilités politiciennes. Pour l’heure, les « européo-mondialistes » peuvent pavoiser : en étant parvenu à faire incarner le souverainisme par Marine Le Pen lors du second tour, ils assurent presque à leur candidat préféré l’accession à la magistrature suprême, clé de tous les pouvoirs dans cette Cinquième République en fin de course, mais pas encore morte, loin de là… Il serait hasardeux de spéculer sur un « troisième tour » législatif, qui verrait les défaits d’aujourd’hui (Les Républicains ou le PS) corriger les résultats de la présidentielle. Le traumatisme qu’ils viennent de subir laisse augurer des déchirements internes peu propices à se remettre en quelques semaines en ordre de bataille. S’il ne fait pas d’erreur majeure, et le passé récent a montré qu’il avait un certain flair politique, un sens du placement digne d’un Lionel Messi, et la chance insolente qui sourit aux audacieux, Emmanuel Macron disposera d’une majorité parlementaire faite de ralliés de gauche, de droite et du centre, et de figures nouvelles répondant au désir des électeurs de changement de têtes (le fameux « dégagisme »). C’est après ces élections que les choses vont se corser, comme l’a judicieusement remarqué, dès hier soir, Dany Cohn Bendit : Emmanuel Macron dispose d’une base de soutien positif représentant un quart des Français, et devra tenir compte d’un autre quart, peut-être plus d’électeurs qui ne l’auront élu que pour faire barrage à Marine Le Pen, venus de la gauche et de la droite castor, comme dirait Laurent Bouvet. Le réel, ce fameux réel qui empêche de régner comme on le souhaiterait, l’attend au tournant dès le 8 mai : le processus de délitement de l’UE ne sera pas stoppé par l’accession au pouvoir en France d’un fervent européiste. Luc Rosenzweig
Des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le Modem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes et d’autre part illégal. Le Modem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européen. Corinne Lepage
C’est un vrai cadeau, effectué dans un cadre strictement privé, par un vrai ami, que je connais depuis plus de quarante-cinq ans et dont j’ai été le témoin de mariage. Il m’a offert des cadeaux comme je lui en ai offert, par amitié, et cela n’a rien à voir ni de près ni de loin avec mon engagement et mes fonctions parlementaires ou ministérielles. Il n’y a entre nous aucun lien d’intérêt. Je connaissais la maison Arnys et ses patrons, avant qu’elle soit rachetée par Berluti. J’ai cessé de la fréquenter depuis. Pierre Moscovici (21.03.2017)
François Fillon est soupçonné de ne pas avoir rendu les bons costumes. Médiapart (14.04.2017)
Contrairement à ce qu’avait laissé entendre Robert Bourgi, le candidat de la droite à la présidentielle a effectivement remis à la police les costumes qui avaient été faits pour lui.  Si c’est judiciairement le volet des affaires qui menace le moins François Fillon, les costumes Arnys d’une valeur de 13 000 euros offerts par l’intermédiaire Robert Bourgi au candidat Les Républicains auront été médiatiquement, pour lui, l’un des plus dévastateurs. A David Pujadas qui l’interrogeait à nouveau sur le sujet le 24 mars lors de l’émission politique sur France 2, M. Fillon a assuré qu’il les avait rendus à son généreux ami. Précisant, à la demande de l’animateur, qu’il les avait portés. (…) Entendu le 4 avril à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, en audition libre par les policiers anticorruption pour livrer sa version des faits, Robert Bourgi leur avait apporté les costumes après avoir fait part de ses doutes sur leur authenticité. Auprès du site d’information Mediapart, son avocat, Eric Moutet avait, lui aussi, émis des réserves. (…) Après vérifications, les enquêteurs ont, selon les informations du Monde, obtenu la confirmation par la maison Arnys (propriété du groupe LVMH) qu’il s’agissait bien des costumes sur mesure qui avaient été faits pour M. Fillon à la demande de Robert Bourgi. (…) Un troisième costume offert cette fois par la maison Arnys n’a en revanche pas été retourné par le candidat à la présidentielle. Le Monde (21.04.2017)
Alors comme ça un député provincial qui, selon une habitude parlementaire très répandue, a autrefois recruté sa femme comme collaboratrice parlementaire sans lui donner un travail harassant à effectuer, se rend coupable d’attribution d’emploi fictif et, partant, de « détournements de fonds publics » justifiant l’intervention immédiate du Parquet national financier (PNF) exclusivement compétent « dans les affaires qui sont ou apparaîtraient d’une grande complexité, en raison notamment du grand nombre d’auteurs, de complices ou de victimes ou du ressort géographique sur lequel elles s’étendent » ! Ledit PNF finit cependant par ouvrir une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction pour éviter la prescription de ces faits anciens et parce que, selon un proche du magistrat : « Eliane Houlette considère que dans les affaires relativement simples, qui ne nécessitent pas de commission rogatoire internationale complexe, le devoir de la justice est de passer rapidement, sans s’enliser dans les dossiers ». Autant dire que le PNF reconnaît a posteriori qu’il n’était pas compétent pour déclencher l’enquête. Dont acte. Ce qui est nouveau, c’est la qualification juridique retenue pour justifier l’intervention du juge pénal dans une pratique banale. Est-ce à dire que désormais tout élu, fonctionnaire, collaborateur public ou membre d’un conseil ou comité Théodule quelconque qui ne travaille pas en proportion exacte de ce qu’un procureur estime nécessaire à sa rétribution devrait en passer par la case prison au motif qu’il s’agirait d’un « détournement de fonds » ? Ça promet du monde dans nos établissements pénitentiaires déjà surchargés.  (…) il faudrait d’abord faire une perquisition de grande envergure au Conseil économique, social et environnemental où il est de notoriété publique qu’une l’indemnité mensuelle brute de 3800 euros est versée à 233 conseillers dilettantes qui ont l’habitude de quitter les quelques très rares réunions auxquelles ils sont convoqués aussitôt après avoir badgé. Chacun sait d’ailleurs que les membres des organisations « représentatives » qui y siègent reversent une part de leur indemnité à leur syndicat d’origine. Les nominations de « personnalités qualifiées » (dites PQ) y sont depuis toujours utilisées par le gouvernement en place pour servir des prébendes à des amis de toutes sortes, souvent dépourvus de toute qualification. La Cour des comptes a d’ailleurs constaté que le personnel administratif de ladite institution jouit aussi, par voie de conséquence, d’un temps de travail très limité. En ce qui concerne nos assemblées parlementaires, les professeurs de droit constitutionnel et de science politique, dont certains thésards sont collaborateurs de députés ou sénateurs (ou ont eux-mêmes été collaborateurs lorsqu’ils faisaient leur thèse), savent bien que le travail de ces jeunes doctorants varie du zéro à l’infini selon l’assiduité et les méthodes et moyens de travail du parlementaire lui-même. Tel assistant va pouvoir faire sa thèse en un temps record parce-que son sénateur « ne lui donne rien à faire » et qu’il peut donc passer tout son temps à la bibliothèque du Sénat, tel autre n’arrivera pas à boucler son doctorat tant il est « pressuré » par son député, à Paris ou dans la circonscription. L’idée de faire intervenir le juge pénal dans la façon dont un représentant de la Nation organise l’exercice de sa fonction est une nouveauté parfaitement soudaine. La tradition d’autonomie des assemblées parlementaires veut qu’elles fassent leur propre police et exercent elles-mêmes leur pouvoir disciplinaire, notamment pour tenter (en vain jusqu’à présent) de corriger l’absentéisme. C’est le règlement de chaque assemblée qui fixe ses règles de fonctionnement et prévoit, dans certains cas, des sanctions à l’encontre des parlementaires qui enfreindraient les règles, lorsque celles-ci existent. Or il n’en existe aucune portant sur le choix, le temps, le lieu, la quantité et les modalités de travail des collaborateurs parlementaires. Bien entendu, l’on peut toujours trouver que le règlement des assemblées n’est pas assez précis et rigoureux. Mais la correction et le contrôle de ces pratiques relève du seul parlement, comme elles relèvent de l’entreprise dans le monde du travail ou du chef de service dans la fonction publique. On ne peut pas incriminer pénalement tous les comportements professionnels et confier au juge répressif le soin de traquer partout les fainéants, les rêveurs, les désinvoltes ou les dilettantes. Mais, rassurons-nous, le juge pénal n’a pas du tout l’intention de généraliser cette intrusion qui ne concerne pas en l’occurrence un parlementaire lambda, mais vise délibérément et exclusivement un député « hors-norme » qui se trouve être, en effet, un candidat fort bien placé à l’élection présidentielle. Et, de plus, il ne s’agit pas non plus de n’importe quel présidentiable mais du vainqueur inattendu à la primaire de la droite qui a déjoué les pronostics et surtout les préférences du complexe médiatico-idéologique. Ledit candidat, par contraste avec son challenger investi par les médias, n’est en effet pas adepte du multiculturalisme ni  franchement branché sur les droits des minorités. Pis encore, il assume ses choix qu’il revendique sans céder au politiquement correct et se permet même de remettre à leur place les journalistes effrontés qui l’agressent sur ses convictions. Il envoie publiquement promener un identitaire antillais qui lui reproche son refus de repentance et de réparation sur la colonisation et l’esclavage et fait de même avec une militante lesbienne qui pleurniche parce qu’il entend remettre en cause l’adoption plénière par deux « parents de même sexe ». C’est dire que ce candidat se soucie comme d’une guigne des clientèles chouchoutées par son concurrent bordelais. Et, comble de l’audace, ce notable de province non-divorcé et père de famille nombreuse, ne trouve pas aberrant d’entretenir de bonnes relations avec la Russie, laquelle est dirigée, comme chacun sait, par un infréquentable  dictateur hétérophile. Voilà donc où le bât blesse et pourquoi il fallait tenter à tout prix de saboter sa candidature. François Fillon n’est pas un banal parlementaire ayant simplement, comme tant d’autres avant et après lui, recruté sa femme pour l’assister. Il est le candidat conservateur plébiscité par les électeurs de son parti pour une élection présidentielle qu’il a toutes les chances de remporter. Le complexe médiatico-idéologique ne pouvait pas laisser passer cela. Un petit article habituel du Canard Enchainé ne révélant rien qu’une pratique archi-courante au Parlement français et voilà la procureure financière qui, telle la fameuse Carla del Ponte en son temps, dégaine aussitôt son arsenal répressif. L’affaire n’est pas sans en rappeler d’autres. Récemment, on se souvient de l’acharnement inouï  dont a fait preuve une juge d’instruction à l’égard de Dominique Strauss-Kahn, en inculpant l’ancien patron du FMI du chef abracadabrantesque de « proxénétisme aggravé » ! Des années de harcèlement judiciaire ont ainsi été infligées à DSK sur la base d’une qualification farfelue que le tribunal a finalement condamnée dans un jugement accablant pour l’instruction. Mais il fallait bien tenter d’avoir la peau de ce mâle hétérosexuel blanc et riche, qui avait l’outrecuidance de vouloir se relever de l’affaire du Sofitel. Plus loin encore, ceux qui ont moins de 40 ans ne peuvent pas se souvenir de la fameuse affaire de Bruay-en-Artois, dans laquelle il ne s’était agi, par la coalition d’un juge et de médias militants, que de mettre à mort un notable de province, coupable de son seul statut socio-culturel, exécré par une meute gauchiste hystérique. Anne-Marie Le Pourhiet
Depuis 2000, j’avais exprimé des désaccords avec le gouvernement mais défendu la personne de Jospin. J’ai fait une campagne honnête, j’étais audible, je parlais cohésion nationale, diversité, développement de l’économie solidaire et sociale… C’était une campagne de fond alors qu’en face Jospin s’est piégé lui-même avec ses formules comme : Mon programme n’est pas socialiste, Chirac usé, vieilli et fatigué… Je me suis donc torturée et finalement déclarée non coupable en fait, en droit et en politique. Evidemment, c’est terrible après. Mais avant, on ne savait pas. Christiane Taubira
Ce sont des manœuvres politiciennes, c’est chercher un bouc émissaire à sa propre incurie, à sa propre faute morale. Je n’accepte pas cela car moi, au contraire, je suis là pour sauver une idée de la France, un gaullisme, une morale publique. Nicolas Dupont-Aignan
Coup de tonnerre le 21 avril 2002 : Lionel Jospin est éliminé dès le 1er tour au profit de Jean-Marie Le Pen qui le devance de 194 600 voix (0,68 %). La polémique enfle aussitôt. Avec ses 2,32 % (535 837 voix), Christiane Taubira est accusée d’avoir fait perdre Jospin. Le Parisien
En 2002, l’éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle et donc la participation de Jean-Marie Le Pen au second s’était joué à 0,68 point.  Et tous les regards s’étaient tournés vers Christiane Taubira qui, avec ses 2,32% de voix, avait peut-être créé les conditions de ce 21 avril qui reste dans les mémoires. Ce dimanche de premier tour de la présidentielle 2017, il est tentant de dresser un parallèle avec François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan. En effet, avec les 5% dont il est crédité, le représentant de Debout La France a potentiellement privé le candidat LR de second tour. François Fillon, qui cherchait à rassembler sur l’aile la plus radicale de la droite républicaine, pourra regretter ces voix qui lui manquent cruellement à l’heure de son bilan. (…) On peut aussi se dire que si Fillon avait récupéré les voix de NDA, il aurait empêché Le Pen de suivre les pas de son père. Un vrai 21 avril à l’envers. Libération

Vous avez dit casse du siècle ?

Au lendemain d’un premier tour qui …

Entre la machination juridico-médiatique

Le  Taubira souverainiste de Debout la France …

Et, de Sarkozy à Juppé et sans parler du traitre quasi-professionnel du feu Modem, les Brutus de son propre camp

Voit la droite se priver et priver le pays …

A un petit 1, 3%  près (à peine 466 000 voix soit moins que les votes blancs mais certes deux fois plus que les 194 00 qui avaient manqué à Jospin en 2002 pour 2.6 % d’abstention de plus qu’en 2012) …

De l’alternance que nombre d’entre nous attendait …

Comment ne pas voir …

Outre la complication supplémentaire d’une sorte de DSKisation du candidat de la droite …

Et sans parler du plantage quand même majeur des analyses de poids numérique ou, dans une moindre mesure, des dynamiques d’opinion

La peu glorieuse répétition, cette fois, pour la droite, du tristement célèbre 21 avril 2002 ?

Et ne pas s’inquiéter avec les législatives qui vont suivre …

D’une nouvelle espèce de présidence accidentelle annoncée pour le deuxième tour …

Qui entre irresponsabilité sur la sécurité et multiculturalisme béat …

Menace, à coup de diabolisation, de laisser à nouveau de côté une bonne moitié du pays ?

Le rôle qu’a joué le député de l’Essonne dans l’élimination de Fillon au premier tour ce dimanche soir rappelle les accusations portées par certains en 2002 contre l’ex-garde des Sceaux

Libération

23 avril 2017

En 2002, l’éviction de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle et donc la participation de Jean-Marie Le Pen au second s’était joué à 0,68 point.  Et tous les regards s’étaient tournés vers Christiane Taubira qui, avec ses 2,32% de voix, avait peut-être créé les conditions de ce 21 avril qui reste dans les mémoires. Ce dimanche de premier tour de la présidentielle 2017, il est tentant de dresser un parallèle avec François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan.

En effet, avec les 5% dont il est crédité, le représentant de Debout La France a potentiellement privé le candidat LR de second tour. François Fillon, qui cherchait à rassembler sur l’aile la plus radicale de la droite républicaine, pourra regretter ces voix qui lui manquent cruellement à l’heure de son bilan.

Dans le Parisien daté de ce dimanche, Christiane Taubira est revenue sur cette tragédie politique. Elle raconte qu’elle s’est infligé un examen de conscience impitoyable : «Je suis torturée et finalement déclarée non coupable. Evidemment, c’est terrible après.» Nicolas Dupont-Aignan a déjà décidé qu’il n’était pas coupable d’un échec de Fillon. Accusé d’être le Taubira avant même le vote, il avait répondu sur Public Sénat : «Ce sont des manœuvres politiciennes, c’est chercher un bouc émissaire à sa propre incurie, à sa propre faute morale. Je n’accepte pas cela car moi, au contraire, je suis là pour sauver une idée de la France, un gaullisme, une morale publique.» Le résultat de ce dimanche soir est inespéré pour lui et du genre à l’inciter à creuser son sillon plutôt qu’à battre sa coulpe. On peut aussi se dire que si Fillon avait récupéré les voix de NDA, il aurait empêché Le Pen de suivre les pas de son père. Un vrai 21 avril à l’envers.

Voir aussi:

Macron: un “winner” de circonstance

Le parti européo-mondialiste n’est pas (toute) la France

Luc Rosenzweig

Causeur

24 avril 2017

Personne, parmi les commentateurs patentés (y compris l’auteur de ces lignes) n’avait osé analyser, avant le scrutin, une issue pourtant annoncée par les sondages dans la dernière ligne droite de la campagne. Ils étaient tétanisés par l’idée fixe qu’une surprise était inéluctable, à l’image de ce qui s’était produit aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec l’élection de Donald Trump et la victoire du Brexit. La vraie surprise fut donc qu’il n’y en eut point, et s’est avéré que les augures modernes avaient tout à fait correctement lu dans les entrailles d’un corps électoral scruté avec pertinence et précision.

Cette élection a révélé que le clivage déterminant (mais non le seul) était sociologique et géographique, validant, s’il était encore besoin, les analyses du géographe Christophe Guilluy et du politologue Laurent Bouvet : il sépare les populations en phase avec la marche actuelle du monde, optimistes quant à leur avenir, rassemblées pour l’essentiel dans les grandes métropoles, sans patrie idéologique pré-assignée, porteuses d’un fort désir de relève politique générationnelle, de celles qui sont reléguées dans des zones en déclin, frappées par la vague sans précédent de désindustrialistation, exposées à l’insécurité sociale et culturelle.

La confirmation du clivage de 2005

Ce premier tour de la présidentielle n’est pas la réponse à l’élection de 2012, ni une réplique de celle de 2002. Il est la confirmation du referendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, qui avait déjà mis en lumière ces fractures. A la différence – énorme – près que le camp du « non » allait à la bataille en ordre dispersé avec deux candidats majeurs, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et des auxiliaires mineurs, Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau. François Fillon et Benoît Hamon, européistes plutôt tièdes, étaient en porte à faux dans ce débat majeur, leur position mi-chèvre mi-chou, fruit d’un compromis interne à leurs appareils politiques respectifs, n’a pas été comprise par des électeurs imperméables à ces  subtilités politiciennes.

Pour l’heure, les « européo-mondialistes » peuvent pavoiser : en étant parvenu à faire incarner le souverainisme par Marine Le Pen lors du second tour, ils assurent presque à leur candidat préféré l’accession à la magistrature suprême, clé de tous les pouvoirs dans cette Cinquième République en fin de course, mais pas encore morte, loin de là…

Vers une France confédérale?

Il serait hasardeux de spéculer sur un « troisième tour » législatif, qui verrait les défaits d’aujourd’hui (Les Républicains ou le PS) corriger les résultats de la présidentielle. Le traumatisme qu’ils viennent de subir laisse augurer des déchirements internes peu propices à se remettre en quelques semaines en ordre de bataille. S’il ne fait pas d’erreur majeure, et le passé récent a montré qu’il avait un certain flair politique, un sens du placement digne d’un Lionel Messi, et la chance insolente qui sourit aux audacieux, Emmanuel Macron disposera d’une majorité parlementaire faite de ralliés de gauche, de droite et du centre, et de figures nouvelles répondant au désir des électeurs de changement de têtes (le fameux « dégagisme »).

C’est après ces élections que les choses vont se corser, comme l’a judicieusement remarqué, dès hier soir, Dany Cohn Bendit : Emmanuel Macron dispose d’une base de soutien positif représentant un quart des Français, et devra tenir compte d’un autre quart, peut-être plus d’électeurs qui ne l’auront élu que pour faire barrage à Marine Le Pen, venus de la gauche et de la droite castor, comme dirait Laurent Bouvet. Le réel, ce fameux réel qui empêche de régner comme on le souhaiterait, l’attend au tournant dès le 8 mai : le processus de délitement de l’UE ne sera pas stoppé par l’accession au pouvoir en France d’un fervent européiste. La jubilation manifestée dimanche soir à Berlin, à la CDU comme au SPD, est à double tranchant.

Elle ne peut cacher que les fondamentaux de la relation franco-allemande sont porteurs d’orages à venir, quelles que soient les relations personnelles des dirigeants de Paris et de Berlin. L’union franco-allemande est un sport de combat, le premier et le plus important qu’Emmanuel Macron aura à pratiquer dans l’exercice de ses fonctions. Et il ne faudra pas compter sur nos amis allemands pour sortir de leurs dogmes ordo-libéraux pour les beaux yeux bleus du président de la France.

Voir encore:

Christophe Billan : « Le Pen ou Macron, c’est le choix entre le chaos et le pourrissement »

Samuel Pruvot

Famille chrétienne

23.04.2017

Le président de Sens Commun, Christophe Billan, réagit à chaud après l’échec de François Fillon pour lequel son mouvement a milité avec détermination. Contrairement à son candidat, il se refuse à donner des consignes de vote pour le second tour et souligne la double impasse des modèles incarnés par Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Cet échec est-il d’abord celui de Sens Commun qui a soutenu sans faille le candidat François Fillon ?

Cet échec est d’abord un échec pour notre pays. Au delà des considérations tactiques pour Sens Commun, je raisonne comme un père de famille. Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d’Emmanuel Macron ?

Sens Commun va-t-il être victime de la défaite de ce soir ?

Absolument pas. Sens Commun croit toujours que la France doit se recentrer sur des valeurs non monnayables. Notre famille politique ne peut nous évacuer demain ! Je suis même persuadé du contraire. Sens Commun restera dans la famille sauf attitude suicidaire à droite. Le peuple de France veut des repères et de l’efficacité. Il y a des turbulences qui ont rendu ce message inaudible durant la campagne présidentielle. Mais il correspond à ce que les Français attendent.

Voter sera un cas de conscience le 7 mai prochain ?

C’est un vrai dilemme en effet. C’est le mien. Ma réflexion commence aujourd’hui… L’abstention, le chaos ou la décomposition. Nous mesurons pleinement le danger que comportent ces deux dernières options. Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience. Nous ne voulons pas embrigader, c’est dans notre ADN à Sens Commun. Je le répète, les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l’autre la déconstruction irréaliste d‘Emmanuel Macron.

Vous avez encore l’intention de vous battre pour les législatives ?

Le devoir de la droite, pour les législatives, est de ne pas participer à une pseudo majorité présidentielle qui serait un piège. Nous avons 7 candidats Sens Commun. Il faut un maximum d’élus pour former une opposition qui pourrait devenir majoritaire.

Alexis de Tocqueville

Valeurs actuelles
24 avril 2017

Editorial. Faut-il avoir bien peu d’intelligence politique pour appeler à voter Emmanuel Macron tout en s’attelant à la préparation des législatives de manière à obtenir une majorité parlementaire contre le leader d’En Marche ! Alexis de Tocqueville est le pseudonyme d’un ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy.

Nous avions la droite la plus bête du monde. Celle qui adorait se diviser. Celle qui était fascinée par la gauche caviar au point de vouloir pratiquer l’ouverture sous les années Sarkozy. Celle qui n’osait pas, tout simplement assumer des idées de droite.

“Il fallait bien que tout change pour que rien ne change”

Et voilà maintenant la droite Hara-Kiri. Celle qui dés 20h01 hier soir appelait à voter pour Emmanuel Macron tout d’un coup porté en “sauveur du système” alors qu’une semaine plus tôt il s’appelait encore Emmanuel Hollande pour tous les ténors de la droite. Et qui de surcroit appelait à faire barrage contre le Front National, comme si la République était en danger, comme si la peste brune était de retour et comme si la France allait basculer dans l’enfer et la damnation.

En agissant ainsi les ténors de droite qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron ont bien sûr trahi sans vergogne leurs électeurs, pour sauver un système qui survit depuis trente ans. Ils ont fait leur devise de la phrase de Lampedusa dans le Guépard : “il fallait bien que tout change pour que rien ne change”.

Seul Sens commun fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de sens politique

Mais faut-il avoir bien peu d’intelligence politique pour appeler à voter Emmanuel Macron tout en s’attelant à la préparation des législatives de manière à obtenir une majorité parlementaire contre le leader d’En Marche ! Quelle crédibilité vont avoir Messieurs Baroin, Estrosi, Woerth ou Madame Kosciusko-Morizet et consorts, pour appeler les électeurs de droite, dans leur circonscriptions respectives, à se rallier à leur panache un peu déplumé, alors qu’ils auront qualifié Emmanuel Macron de “sauveur de la Nation”.

Seul le mouvement Sens commun a fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de sens politique en invitant chaque électeur de François Fillon à voter le 7 mai prochain en son âme et conscience. Eux au moins respectent les électeurs en ne changeant pas d’âne comme le font les mouches et en croyant à l’esprit de responsabilité des Français. Qui méritent d’être respectés davantage que par les vieux crocodiles du marigot chiraquien.

Voir par ailleurs:

Présidentielle: la France est sociologiquement de gauche
Analyse des résultats du premier tour
Xavier Théry
travaille dans un grand groupe de communication.
Causeur
24 avril 2017

C’est devenu une antienne de considérer que la droite est devenue sociologiquement majoritaire en France. Suivant cette logique, ce ne sont que des circonstances ou l’accident judiciaire de Fillon qui la privent de la victoire qui lui était due.  L’analyse des résultats comparés des élections de 2012 et de 2017 vient pourtant infirmer catégoriquement ces analyses. Nous considérerons pour cela que François Bayrou fait partie du camp gauche/centre-gauche. Tout simplement parce qu’il avait appelé à voter contre la droite en 2012 et que Macron capte en 2017 les voix de la gauche et se voit soutenu par le même Bayrou en 2017.

Regardons les résultats du camp gauche/centre-gauche :

En 2012 :  Hollande = 28,6%    – Melenchon = 11,1%    – Bayrou = 9,1%  , soit au total = 48,8%

En 2017 :  Hamon = 6,4%    – Melenchon = 19,6%    – Macron = 23,4% , soit au total = 49,4%

Le camp gauche/centre gauche est en progrès de 0,6 points.

Regardons ce qu’il en est du camp de la droite :

En 2012 : Sarkozy = 27 %    – Dupont Aignan = 1,8 % , soit au total = 28,8 %

En 2017 : Fillon = 19,4 %    – Dupont Aignan = 4,9 % , soit au total = 24,3 %

Le camp de la droite est en baisse de 4,5 points. Où sont partis ces électeurs ?

Pour le comprendre, il suffit de regarder la progression de l’extrême droite :

En 2012: Marine Le Pen = 17,9 %

En 2017: Marine Le Pen = 21,4 %

L’extrême-droite a progressé de 3,5 points. Le Front national apparaît donc comme un boulet qui empêchera durablement la droite de revenir au pouvoir. C’est pour cette raison que certains à droite rêvent d’un rapprochement de la droite et du Front national. Ce rapprochement n’est pourtant pas d’actualité au vu des appels unanimes à voter Macron au second tour lancé par tous les hiérarques de LR. Et s’il l’était, le nouveau rapport de force permettrait-il au bloc de droite/extrême droite de dominer le camp de la gauche et du centre ?

L’impasse à droite

En 2012, la droite et l’extrême-droite représentaient ensemble 46,7 % des voix ; en 2017, ce bloc hypothétique baisse à 46,1%. Les 0,6% d’écart correspondent d’ailleurs précisément au gain du camp de la gauche et du centre-gauche. En considérant donc que la droite et l’extrême-droite pourraient s’allier, ils étaient 2 points en retrait par rapport à la gauche et au centre gauche en 2012, et cet écart s’accroît encore en 2017. La droite est donc dans une impasse stratégique.

Cette impasse stratégique tient à la montée en puissance du clan souverainiste et anti-mondialisation au sein de chaque camp. Il représente aujourd’hui 19,5 % avec Jean-Luc Mélenchon dans le camp de la gauche, en progrès de 8 points par rapport à 2012. Mais il représente 26,3% avec Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan au sein du camp hypothétique de la droite et de l’extrême droite, en progrès de 6,6% par rapport à 2012. Ce clivage sur le rejet de la mondialisation entrave donc beaucoup plus la droite que la gauche dans sa capacité à proposer une perspective gouvernementale à ses électeurs.

Loin d’être un accident de l’histoire dû aux déboires judiciaires de François Fillon, le recul de la droite au profit de la gauche et du centre-gauche s’inscrit donc dans une perspective durable : ce dernier camp est majoritaire en France et en progression car moins divisé que la droite sur l’Europe et la mondialisation.

Voir également:

François Fillon a bien rendu les bons costumes

Contrairement à ce qu’avait laissé entendre Robert Bourgi, le candidat de la droite à la présidentielle a effectivement remis à la police les costumes qui avaient été faits pour lui.

Simon Piel et Joan Tilouine

Le Monde

21.04.2017

Si c’est judiciairement le volet des affaires qui menace le moins François Fillon, les costumes Arnys d’une valeur de 13 000 euros offerts par l’intermédiaire Robert Bourgi au candidat Les Républicains auront été médiatiquement, pour lui, l’un des plus dévastateurs. A David Pujadas qui l’interrogeait à nouveau sur le sujet le 24 mars lors de l’émission politique sur France 2, M. Fillon a assuré qu’il les avait rendus à son généreux ami. Précisant, à la demande de l’animateur, qu’il les avait portés.

Ce fut chose faite quelques jours plus tard quand un coursier a sonné chez M. Bourgi pour lui remettre les pièces confectionnées par le luxueux tailleur parisien, bien protégées par des housses adaptées. Entendu le 4 avril à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, en audition libre par les policiers anticorruption pour livrer sa version des faits, Robert Bourgi leur avait apporté les costumes après avoir fait part de ses doutes sur leur authenticité. Auprès du site d’information Mediapart, son avocat, Eric Moutet avait, lui aussi, émis des réserves.

Selon lui, aucun logo Arnys n’était en effet apparent, alors qu’il semble que ce soit l’usage. Pire, selon ses dires, un « Made in Holland » apparaissait sur la doublure d’un des costumes taillé par la maison française. Et si M. Fillon n’avait pas rendu les véritables costumes ? Après vérifications, les enquêteurs ont, selon les informations du Monde, obtenu la confirmation par la maison Arnys (propriété du groupe LVMH) qu’il s’agissait bien des costumes sur mesure qui avaient été faits pour M. Fillon à la demande de Robert Bourgi.

Il n’était en fait pas écrit « Made in Holland » mais « Holland and Sherry », du nom d’un drapier anglais fournisseur d’Arnys. Un troisième costume offert cette fois par la maison Arnys n’a en revanche pas été retourné par le candidat à la présidentielle.

Voir encore:

#SansMoiLe7Mai : le spectre de l’abstention

VIDÉO. Sur Twitter, malgré la qualification de Marine Le Pen au second tour, de nombreux électeurs font part de leur intention de ne pas voter le 7 mai.

Le Point

25/04/2017
Publicités

3 Responses to Présidentielle 2017: Vous avez dit 21 avril ? (Taubira d’or à Dupont-Aignan)

  1. jcdurbant dit :

    La crise politique n’est pas derrière mais devant nous

    La crise politique n’est donc pas derrière mais devant nous. Emmanuel Macron promet plus de libre circulation des biens et des personnes, plus de libéralisme économique, plus de progressisme sociétal, plus de gouvernance et moins de gouvernement, mais sans cliver, en nous réconciliant autour d’une mystique de la modernité épanouie. L’opposition la plus audible électoralement sera structurée autour de réponses caricaturales et clivantes, prétendant redonner à la politique ses lettres de noblesse et au peuple sa souveraineté par la tabula rasa, au risque de la guerre civile larvée. Comment ces deux France peuvent-elles former une nation sereine? Pire, comment faire entendre une autre voix alors que l’on est sans cesse sommé de choisir entre deux options radicalement insatisfaisantes? Comment, à partir de cette division profonde, refaire un peuple de France … ?

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/25/31001-20170425ARTFIG00284-le-pen-macron-vers-une-inevitable-crise-de-regime.php

    http://www.valeursactuelles.com/politique/video-visite-chaotique-et-desastreuse-de-macron-aux-salaries-de-whirlpool-81948

    J'aime

  2. jcdurbant dit :

    Parmi les figures connues, seul Bruno Le Maire a indiqué, mardi sur BFMTV, être prêt à entrer dans le gouvernement d’Emmanuel Macron.

    Christian Estrosi et Jean-Pierre Raffarin ont certes appelé dès dimanche soir, dans la minute qui a suivi l’annonce des résultats, à voter Macron, mais ils n’ont pas franchi le Rubicon pour autant. De même, aucun député LR ou UDI sortant n’a indiqué vouloir rallier Emmanuel Macron. Et pour cause, l’ancien ministre de l’Economie a posé une condition sine qua none que résume Stéphane Jacquot, l’ancien « M. justice » d’Alain Juppé qui copilote la structure « La droite avec Macron » : « La position est claire : tout élu LR qui nous rallie doit lâcher son investiture aux législatives siglée LR pour faire campagne sous l’étiquette En Marche. »

    Or, pour beaucoup, cela pose un casse-tête financier. En effet, nombreux sont les députés à avoir déjà débuté leur campagne, souvent depuis janvier dernier. Investis par Les Républicains ou par l’UDI, ils ont bénéficié d’une aide logistique ou même parfois d’un prêt de la part de leur parti. Changer d’écurie les placerait en porte-à-faux vis-à-vis de leur formation d’origine. La question sera abordée jeudi lors de la réunion stratégique de « La droite avec Macron ».

    http://www.lejdd.fr/politique/ou-en-sont-les-negociations-entre-emmanuel-macron-et-la-droite-3312470#xtor=CS1-4

    J'aime

  3. jcdurbant dit :

    « [l’enjeu de cette présidentielle, c’est la souveraineté française. C’est-à-dire, notre liberté. (…) J’ai le sentiment que Monsieur Emmanuel Macron n’a ni amour-propre, ni lucidité. Il étale ses faiblesses avec un extraordinaire masochisme. Il a un petit côté chien battu. Il ne respecte pas la France et il est même en train de détruire le support de son existence politique. (…) Il n’a pas de programme économique. Il ne peut pas en avoir parce que nous ne sommes plus qu’un territoire à l’intérieur de l’Union européenne. Il faut sortir de là le plus rapidement possible, quel qu’en soit le coût, car mieux vaut la liberté que l’esclavage. (…) À la fin de la guerre, deux hommes avaient compris cela: De Gaulle et Churchill, qui n’a jamais aliéné les pouvoirs de son pays. Nous assistons à une tentative de domestication des pays européens, nous sommes placés devant l’éventualité d’un IVe Reich. (…) Nous n’avons plus d’État. Le quinquennat qui s’achève aura été inexistant et je note une carence historique extraordinaire chez nos dirigeants. Aujourd’hui, l’économie et la finance veulent remplacer la souveraineté. Cela est impossible. (…) Marine Le Pen (…) Aujourd’hui, elle est la seule candidate qui n’est pas pieds et poings liés devant les Allemands. Manifestement, elle est la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France. Elle a, je crois, le sens de l’État au point de préserver notre nation. (…) Quelle est la caractéristique de l’extrême droite aujourd’hui? Je n’en vois aucune. Et qu’est-ce que représente le Front national en dehors de Marine Le Pen? Les partis politiques ont une importance et une influence mineures. Les Français savent être plus rebelles que cela. (…) ils ne se sentent pas gouvernés et ils ne le sont pas. (…) qui est Emmanuel Macron? »

    Marie-France Garaud

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00361-marie-france-garaud-marine-le-pen-a-le-sens-de-l-etat.php

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :