Investiture Trump: Evelyne Joslain a dit la vérité, elle sera exécutée (Journalist pays the price on French TV for spilling the beans on disastrous Obama legacy)

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Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête  était à la fête  Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas  C’est plus juste en somme  d’abattre un seul homme.  Ce jeune homme a dit la vérité  Il doit être exécuté… Guy Béart
C’est ça, l’Ouest, monsieur le sénateur:  quand la légende devient réalité, c’est la légende qu’il faut publier. Maxwell Scott  (journaliste dans ‘L’Homme qui tua Liberty Valance’, John Ford, 1962)
Obama est le premier président américain élevé sans attaches culturelles, affectives ou intellectuelles avec la Grande-Bretagne ou l’Europe. Les Anglais et les Européens ont été tellement enchantés par le premier président américain noir qu’ils n’ont pu voir ce qu’il est vraiment: le premier président américain du Tiers-Monde. The Daily Mail
Culturellement, Obama déteste la Grande-Bretagne. Il a renvoyé le buste de Churchill sans la moindre feuille de vigne d’une excuse. Il a insulté la Reine et le Premier ministre en leur offrant les plus insignifiants des cadeaux. A un moment, il a même refusé de rencontrer le Premier ministre. Dr James Lucier (ancien directeur du comité des Affaire étrangères du sénat américain)
Tout ce qu’on sait, c’est qu’on en sait  très peu sur Barack Obama et que ce qu’on sait est très différent de ce qui est allégué. Tous les présidents ont leurs mythographies, mais ils ont également un bilan et des experts  qui peuvent  distinguer les faits  de la fiction. Dans le cas d’Obama, on ne nous a nous jamais donné tous les faits et il y avait peu de gens dans la presse intéressés à les trouver. Comme le dit Maxwell Scott dans L’homme qui a tué Liberty Valance, ‘quand la légende devient fait, c’est la légende qu’il faut imprimer’.  Victor Davis Hanson
Même si ce livre repose principalement sur des journaux intimes ou sur des histoires orales de ma famille, les dialogues sont forcément approximatifs. Pour éviter les longueurs, certains personnages sont des condensés de personnes que j’ai connues et certains événements sont sans contexte chronologique précis. A l’exception de ma famille et certains personnages publics, les noms des protagonistes ont été changés par souci de respecter leur vie privée. Barack Hussein Obama jr. (préface des Rêves de mon père, 1995)
Je connais, je les ai vus, le désespoir et le désordre qui sont le quotidien des laissés-pour-compte, avec leurs conséquences désastreuses sur les enfants de Djakarta ou de Nairobi, comparables en bien des points à celles qui affectent les enfants du South Side de Chicago. Je sais combien est ténue pour eux la frontière entre humiliation et la fureur dévastatrice, je sais avec quelle facilité ils glissent dans la violence et le désespoir. Barack Hussein Obama jr. (préface de Rêves de mon père, l’histoire d’un héritage en noir et blanc, 2004)
Ma propre ville de Chicago a compté parmi les villes à la politique locale la plus corrompue de l’histoire américaine, du népotisme institutionnalisé aux élections douteuses. Barack Obama (2006)
Nous sommes toujours une nation jeune, mais, dans les mots de la Sainte Ecriture : le temps est venu de mettre de côté les choses de l’enfance. Barack Hussein Obama (janvier 2009)
C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Obama (à Medvedev, 27.03.12)
The average reporter we talk to is 27 years old, and their only reporting experience consists of being around political campaigns. That’s a sea change. They literally know nothing. (…) We created an echo chamber. They were saying things that validated what we had given them to say. Ben Rhodes (conseiller-adjoint d’Obama à la sécurité nationale)
J’ai longtemps pensé à faire sauter la Maison Blanche. Madonna
Qu’est-ce que cela fait d’avoir un nouveau président des Etats-Unis qui sait lire ? Du bien. Cela fait du bien d’apprendre qu’il a toujours un livre à portée de la main. On a tellement flatté ses qualités d’orateur et ses dons de communicant qu’on a oublié l’essentiel de ce qui fait la richesse de son verbe : son côté lecteur compulsif. A croire que lorsqu’il sera las de lire des livres, il dirigera l’Amérique pour se détendre. Michiko Kakutani, la redoutée critique du New York Times, d’ordinaire si dure avec la majorité des écrivains, est tout miel avec ce non-écrivain auteur de trois livres : deux textes autobiographiques et un discours sur la race en Amérique. Elle vient de dresser l’inventaire de sa « bibliothèque idéale », autrement dit les livres qui ont fait ce qu’il est devenu, si l’on croise ce qu’il en dit dans ses Mémoires, ce qu’il en confesse dans les interviews et ce qu’on en sait. Adolescent, il lut avidement les grands auteurs noirs James Baldwin, Langston Hugues, Ralph Ellison, Richard Wright, W.E.B. Du Bois avant de s’immerger dans Nietzsche et Saint-Augustin en marge de ses études de droit, puis d’avaler la biographie de Martin Luther King en plusieurs volumes par Taylor Branch. Autant de livres dans lesquels il a piqué idées, pistes et intuitions susceptibles de nourrir sa vision du monde. Ce qui ne l’a pas empêché de se nourrir en permanence des tragédies de Shakespeare, de Moby Dick, des écrits de Lincoln, des essais du transcendantaliste Ralph Waldo Emerson, du Chant de Salomon de la nobélisée Toni Morrison, du Carnet d’or de Doris Lessing, des poèmes d’un autre nobélisé Derek Walcott, des mémoires de Gandhi, des textes du théologien protestant Reinhold Niebuhr qui exercèrent une forte influence sur Martin Luther King, et, plus récemment de Gilead (2004) le roman à succès de Marylinne Robinson ou de Team of rivals que l’historienne Doris Kearns Goodwin a consacré au génie politique d’Abraham Lincoln, « la » référence du nouveau président. Pardon, on allait oublier, le principal, le livre des livres : la Bible, of course. Pierre Assouline
Pourquoi cette apparence anticipée de triomphe pour le candidat dont le bilan des votes au Sénat est le plus à gauche de tout le parti Démocrate? L´électorat américain a-t-il vraiment basculé? Comment expliquer la marge énorme de différence entre les instituts de sondage à 3% et ceux à 12%? L´explication, me semble-t-il, réside dans la détermination sans faille du «peuple médiatique»; comme Mitterrand parlait du «peuple de gauche», les uns, français, habitaient la Gauche, les autres, américains, habitent les media, comme les souris le fromage. Le peuple médiatique, l´élite politico-intellectuelle, le «paysage audiovisuel», comme on dit avec complaisance, ont décidé que rien n´empêcherait l´apothéose de leur candidat. Tout ce qui pouvait nuire à Obama serait donc omis et caché; tout ce qui pouvait nuire à McCain serait monté en épingle et martelé à la tambourinade. On censurerait ce qui gênerait l´un, on amplifierait ce qui affaiblirait l´autre. Le bombardement serait intense, les haut-parleurs répandraient sans répit le faux, le biaisé, le trompeur et l´insidieux. C´est ainsi que toute assertion émise par Obama serait tenue pour parole d´Evangile. Le terroriste mal blanchi Bill Ayers? – «Un type qui vit dans ma rue», avait menti impudemment Obama, qui lui devait le lancement de sa carrière politique, et le côtoyait à la direction d´une fondation importante. Il semble même qu´Ayers ait été, si l´on ose oser, le nègre du best-seller autobiographique (!) d´Obama. Qu´importe! Nulle enquête, nulle révélation, nulle curiosité. «Je ne l´ai jamais entendu parler ainsi » -, mentait Obama, parlant de son pasteur de vingt ans, Jeremiah Wright, fasciste noir, raciste à rebours, mégalomane délirant des théories conspirationnistes – en vingt ans de prêches et de sermons. Circulez, vous dis-je, y´a rien à voir – et les media, pieusement, de n´aller rien chercher. ACORN, organisation d´activistes d´extrême-gauche, aujourd´hui accusée d´une énorme fraude électorale, dont Obama fut l´avocat – et qui se mobilise pour lui, et avec laquelle il travaillait à Chicago? Oh, ils ne font pas partie de la campagne Obama, expliquent benoîtement les media. Et, ajoute-t-on, sans crainte du ridicule, «la fraude aux inscriptions électorales ne se traduit pas forcément en votes frauduleux». Laurent Murawiec
The Obama memoir is revealed not really to be a memoir at all. Most of his intimate friends and past dalliances that we read about in Dreams From My Father were, we learn, just made up (“composites”); the problem, we also discover, with the president’s autobiography is not what is actually false, but whether anything much at all is really true in it. If a writer will fabricate the details about his own mother’s terminal illness and quest for insurance, then he will probably fudge on anything. For months the president fought the Birthers who insist that he was born in Kenya, only to have it revealed that he himself for over a decade wrote just that fact in his own literary biography. Is Barack Obama then a birther? Has any major public figure (57 states, Austrian language, corpse-men, Maldives for Falklands, private sector “doing fine,” etc.) been a more underwhelming advertisement for the quality of a Harvard education or a Chicago Law School part-time billet? Has any presidential candidate or president set a partisan crowd to laughing by rubbing his chin with his middle finger as he derides an opponent, or made a joke about killing potential suitors of his daughters with deadly Predator drones, or recited a double entendre “go-down” joke about a sex act? Victor Davis Hanson
Pourquoi cette apparence anticipée de triomphe pour le candidat dont le bilan des votes au Sénat est le plus à gauche de tout le parti Démocrate? L´électorat américain a-t-il vraiment basculé? Comment expliquer la marge énorme de différence entre les instituts de sondage à 3% et ceux à 12%? L´explication, me semble-t-il, réside dans la détermination sans faille du «peuple médiatique»; comme Mitterrand parlait du «peuple de gauche», les uns, français, habitaient la Gauche, les autres, américains, habitent les media, comme les souris le fromage. Le peuple médiatique, l´élite politico-intellectuelle, le «paysage audiovisuel», comme on dit avec complaisance, ont décidé que rien n´empêcherait l´apothéose de leur candidat. Tout ce qui pouvait nuire à Obama serait donc omis et caché; tout ce qui pouvait nuire à McCain serait monté en épingle et martelé à la tambourinade. On censurerait ce qui gênerait l´un, on amplifierait ce qui affaiblirait l´autre. Le bombardement serait intense, les haut-parleurs répandraient sans répit le faux, le biaisé, le trompeur et l´insidieux. C´est ainsi que toute assertion émise par Obama serait tenue pour parole d´Evangile. Le terroriste mal blanchi Bill Ayers? – «Un type qui vit dans ma rue», avait menti impudemment Obama, qui lui devait le lancement de sa carrière politique, et le côtoyait à la direction d´une fondation importante. Il semble même qu´Ayers ait été, si l´on ose oser, le nègre du best-seller autobiographique (!) d´Obama. Qu´importe! Nulle enquête, nulle révélation, nulle curiosité. «Je ne l´ai jamais entendu parler ainsi » -, mentait Obama, parlant de son pasteur de vingt ans, Jeremiah Wright, fasciste noir, raciste à rebours, mégalomane délirant des théories conspirationnistes – en vingt ans de prêches et de sermons. Circulez, vous dis-je, y´a rien à voir – et les media, pieusement, de n´aller rien chercher. ACORN, organisation d´activistes d´extrême-gauche, aujourd´hui accusée d´une énorme fraude électorale, dont Obama fut l´avocat – et qui se mobilise pour lui, et avec laquelle il travaillait à Chicago? Oh, ils ne font pas partie de la campagne Obama, expliquent benoîtement les media. Et, ajoute-t-on, sans crainte du ridicule, «la fraude aux inscriptions électorales ne se traduit pas forcément en votes frauduleux». Laurent Murawiec
As his second marriage to Sexton collapsed in 1998, Sexton filed an order of protection against him, public records show. Hull won’t talk about the divorce in detail, saying only that it was « contentious » and that he and Sexton are friends. The Chicago Tribune (15.02.04)
Though Obama, the son of a Kenyan immigrant, lagged in polls as late as mid-February, he surged to the front of the pack in recent weeks after he began airing television commercials and the black community rallied behind him. He also was the beneficiary of the most inglorious campaign implosion in Illinois political history, when multimillionaire Blair Hull plummeted from front-runner status amid revelations that an ex-wife had alleged in divorce papers that he had physically and verbally abused her. After spending more than $29 million of his own money, Hull, a former securities trader, finished third, garnering about 10 percent of the vote. (…) Obama ascended to front-runner status in early March as Hull’s candidacy went up in flames amid the divorce revelations, as well as Hull’s acknowledgment that he had used cocaine in the 1980s and had been evaluated for alcohol abuse. The Chicago Tribune (17.03.04)
Axelrod is known for operating in this gray area, part idealist, part hired muscle. It is difficult to discuss Axelrod in certain circles in Chicago without the matter of the Blair Hull divorce papers coming up. As the 2004 Senate primary neared, it was clear that it was a contest between two people: the millionaire liberal, Hull, who was leading in the polls, and Obama, who had built an impressive grass-roots campaign. About a month before the vote, The Chicago Tribune revealed, near the bottom of a long profile of Hull, that during a divorce proceeding, Hull’s second wife filed for an order of protection. In the following few days, the matter erupted into a full-fledged scandal that ended up destroying the Hull campaign and handing Obama an easy primary victory. The Tribune reporter who wrote the original piece later acknowledged in print that the Obama camp had  »worked aggressively behind the scenes » to push the story. But there are those in Chicago who believe that Axelrod had an even more significant role — that he leaked the initial story. They note that before signing on with Obama, Axelrod interviewed with Hull. They also point out that Obama’s TV ad campaign started at almost the same time. The NYT (01.04.07)
After an unsuccessful campaign for Congress in 2000, Illinois state Sen. Barack Obama faced serious financial pressure: numerous debts, limited cash and a law practice he had neglected for a year. Help arrived in early 2001 from a significant new legal client — a longtime political supporter. Chicago entrepreneur Robert Blackwell Jr. paid Obama an $8,000-a-month retainer to give legal advice to his growing technology firm, Electronic Knowledge Interchange. It allowed Obama to supplement his $58,000 part-time state Senate salary for over a year with regular payments from Blackwell’s firm that eventually totaled $112,000. A few months after receiving his final payment from EKI, Obama sent a request on state Senate letterhead urging Illinois officials to provide a $50,000 tourism promotion grant to another Blackwell company, Killerspin. Killerspin specializes in table tennis, running tournaments nationwide and selling its own line of equipment and apparel and DVD recordings of the competitions. With support from Obama, other state officials and an Obama aide who went to work part time for Killerspin, the company eventually obtained $320,000 in state grants between 2002 and 2004 to subsidize its tournaments. Obama’s staff said the senator advocated only for the first year’s grant — which ended up being $20,000, not $50,000. The day after Obama wrote his letter urging the awarding of the state funds, Obama’s U.S. Senate campaign received a $1,000 donation from Blackwell. (…) Business relationships between lawmakers and people with government interests are not illegal or uncommon in Illinois or other states with a part-time Legislature, where lawmakers supplement their state salaries with income from the private sector. But Obama portrays himself as a lawmaker dedicated to transparency and sensitive to even the appearance of a conflict of interest. (…) In his book « The Audacity of Hope, » Obama tells how his finances had deteriorated to such a point that his credit card was initially rejected when he tried to rent a car at the 2000 Democratic convention in Los Angeles. He said he had originally planned to dedicate that summer « to catching up on work at the law practice that I’d left unattended during the campaign (a neglect that had left me more or less broke). » Six months later Blackwell hired Obama to serve as general counsel for his tech company, EKI, which had been launched a few years earlier. The monthly retainer paid by EKI was sent to the law firm that Obama was affiliated with at the time, currently known as Miner, Barnhill & Galland, where he worked part time when he wasn’t tending to legislative duties. The business arrived at an especially fortuitous time because, as the law firm’s senior partner, Judson Miner, put it, « it was a very dry period here, » meaning that the ebb and flow of cases left little work for Obama and cash was tight. The entire EKI retainer went to Obama, who was considered « of counsel » to the firm, according to details provided to The Times by the Obama campaign and confirmed by Miner. Blackwell said he had no knowledge of Obama’s finances and hired Obama solely based on his abilities. « His personal financial situation was not and is not my concern, » Blackwell said. « I hired Barack because he is a brilliant person and a lawyer with great insight and judgment. » Obama’s tax returns show that he made no money from his law practice in 2000, the year of his unsuccessful run for a congressional seat. But that changed in 2001, when Obama reported $98,158 income for providing legal services. Of that, $80,000 was from Blackwell’s company. In 2002, the state senator reported $34,491 from legal services and speeches. Of that, $32,000 came from the EKI legal assignment, which ended in April 2002 by mutual agreement, as Obama ceased the practice of law and looked ahead to the possibility of running for the U.S. Senate. (…) Illinois ethics disclosure forms are designed to reveal possible financial conflicts by lawmakers. On disclosure forms for 2001 and 2002, Obama did not specify that EKI provided him with the bulk of the private-sector compensation he received. As was his custom, he attached a multi-page list of all the law firm’s clients, which included EKI among hundreds. Illinois law does not require more specific disclosure. Stanley Brand, a Washington lawyer who counsels members of Congress and others on ethics rules, said he would have advised a lawmaker in Obama’s circumstances to separately disclose such a singularly important client and not simply include it on a list of hundreds of firm clients, even if the law does not explicitly require it. « I would say you should disclose that to protect and insulate yourself against the charge that you are concealing it, » Brand said. LA Times
One lesson, however, has not fully sunk in and awaits final elucidation in the 2012 election: that of the Chicago style of Barack Obama’s politicking. In 2008 few of the true believers accepted that, in his first political race, in 1996, Barack Obama sued successfully to remove his opponents from the ballot. Or that in his race for the US Senate eight years later, sealed divorced records for both his primary- and general-election opponents were mysteriously leaked by unnamed Chicagoans, leading to the implosions of both candidates’ campaigns. Or that Obama was the first presidential candidate in the history of public campaign financing to reject it, or that he was also the largest recipient of cash from Wall Street in general, and from BP and Goldman Sachs in particular. Or that Obama was the first presidential candidate in recent memory not to disclose either undergraduate records or even partial medical. Or that remarks like “typical white person,” the clingers speech, and the spread-the-wealth quip would soon prove to be characteristic rather than anomalous. Few American presidents have dashed so many popular, deeply embedded illusions as has Barack Obama. And for that, we owe him a strange sort of thanks. Victor Davis Hanson
Selon le professeur Dick Simpson, chef du département de science politique de l’université d’Illinois, «c’est à la fin du XIXe siècle et au début du XXe que le système prend racine». L’arrivée de larges populations immigrées peinant à faire leur chemin à Chicago pousse les politiciens à «mobiliser le vote des communautés en échange d’avantages substantiels». Dans les années 1930, le Parti démocrate assoit peu à peu sa domination grâce à cette politique «raciale». Le système va se solidifier sous le règne de Richard J. Daley, grande figure qui régnera sur la ville pendant 21 ans. Aujourd’hui, c’est son fils Richard M. Daley qui est aux affaires depuis 18 ans et qui «perpétue le pouvoir du Parti démocrate à Chicago, en accordant emplois d’État, faveurs et contrats, en échange de soutiens politiques et financiers», raconte John McCormick. «Si on vous donne un permis de construction, vous êtes censés “payer en retour”», explique-t-il. «Cela s’appelle payer pour jouer», résume John Kass, un autre éditorialiste. Les initiés affirment que Rod Blagojevich ne serait jamais devenu gouverneur s’il n’avait croisé le chemin de sa future femme, Patricia Mell, fille de Dick Mell, un conseiller municipal très influent, considéré comme un rouage essentiel de la machine. (…) Dans ce contexte local plus que trouble, Peraica affirme que la montée au firmament d’Obama n’a pu se faire «par miracle».«Il a été aidé par la machine qui l’a adoubé, il est cerné par cette machine qui produit de la corruption et le risque existe qu’elle monte de Chicago vers Washington», va-t-il même jusqu’à prédire. Le conseiller régional républicain cite notamment le nom d’Emil Jones, l’un des piliers du Parti démocrate de l’Illinois, qui a apporté son soutien à Obama lors de son élection au Sénat en 2004. Il évoque aussi les connexions du président élu avec Anthony Rezko, cet homme d’affaires véreux, proche de Blagojevich et condamné pour corruption, qui fut aussi le principal responsable de la levée de fonds privés pour le compte d’Obama pendant sa course au siège de sénateur et qui l’aida à acheter sa maison à Chicago. «La presse a protégé Barack Obama comme un petit bébé. Elle n’a pas sorti les histoires liées à ses liens avec Rezko», s’indigne Peraica, qui cite toutefois un article du Los Angeles Times faisant état d’une affaire de financement d’un tournoi international de ping-pong qui aurait éclaboussé le président élu. (…) Pour la plupart des commentateurs, Barack Obama a su naviguer à travers la politique locale «sans se compromettre. Le Figaro
La condamnation de M. Blagojevich met une fois de plus la lumière sur la scène politique corrompue de l’Etat dont la plus grande ville est Chicago. Cinq des neuf gouverneurs précédents de l’Illinois ont été accusés ou arrêtés pour fraude ou corruption. Le prédécesseur de M. Blagojevich, le républicain George Ryan, purge actuellement une peine de six ans et demi de prison pour fraude et racket. M. Blagojevich, qui devra se présenter à la prison le 16 février et verser des amendes de près de 22 000 dollars, détient le triste record de la peine la plus lourde jamais infligée à un ex-gouverneur de l’Illinois. Ses avocats ont imploré le juge de ne pas chercher à faire un exemple avec leur client, notant que ce dernier n’avait pas amassé d’enrichissement personnel et avait seulement tenté d’obtenir des fonds de campagne ainsi que des postes bien rémunérés. En plein scandale, M. Blagojevich était passé outre aux appels à la démission venus de son propre parti et avait nommé procédé à la nomination d’un sénateur avant d’être destitué. Mais le scandale a porté un coup à la réputation des démocrates dans l’Illinois et c’est un républicain qui a été élu l’an dernier pour occuper l’ancien siège de M. Obama. AFP (08.12.11)
Dès qu’un organisateur entre dans une communauté, il ne vit, rêve, mange, respire et dort qu’une chose, et c’est d’établir la base politique de masse de ce qu’il appelle l’armée. Saul Alinsky (mentor politique d’Obama)
Dans ce contexte local plus que trouble, Peraica affirme que la montée au firmament d’Obama n’a pu se faire « par miracle ». (…) « La presse a protégé Barack Obama comme un petit bébé. Elle n’a pas sorti les histoires liées à ses liens avec Rezko », s’indigne Peraica. Le Figaro
Lors de l’investiture du nouveau président américain, des « résistants » se sont dressés dans les rues de Washington. Oui des « résistants » selon les radios de service public ! Ils ont crié que Trump n’était pas « légitime ». Ils ont aussi brisé des vitrines et cassé du mobilier urbain (mais ça, pour le savoir, il faut lire le Washington Post et le New York Times). Ils n’étaient que quelques centaines (et ça aussi, pour le savoir, il faut se plonger dans la presse américaine). (…) L’Agence France Presse a mis sur son fil deux photos juxtaposées. L’une montrant la foule massée devant le Capitole pour l’investiture d’Obama. L’autre avec les centaines de milliers d’Américains venus assister à l’investiture de Trump. Sur la première, c’est noir de monde. Sur la seconde, c’est nettement plus clairsemé. Vous avez compris le message de l’AFP ? Ca c’est de l’information ! Ce que notre agence nationale a oublié de préciser, c’est qu’à Washington, où se trouve le Capitole, Trump n’a obtenu que 5 % des suffrages. Un oubli vraiment ? (…) Une chaîne de télévision française nous apprend qu’une des premières mesures de Donald Trump sera de faire adopter une loi permettant de « déporter » 2 millions d’étrangers en situation irrégulière. En français, le mot « déporter » est lourd de signification. Les « déporter » où ? Auschwitz a depuis longtemps fermé ses portes. Reste Guantanamo. Mais c’est tout petit et prévu seulement pour quelques centaines de personnes. Alors nous, on veut savoir où… (…) Il y a aux Etats-Unis une femme courageuse. Elle est française. Cocorico ! Sophie Théallet, c’est son nom, est créatrice de mode. Elle a fait savoir qu’elle refusait catégoriquement d’habiller Mélania Trump. Sophie Théallet a des valeurs. Et ce ne sont pas celles du président des Etats-Unis « raciste et sexiste ». Tous nos journaux saluent son « courage ». On a les Jeanne d’Arc qu’on mérite. Ce que les journaux ne disent pas, c’est que Mélania Trump n’a aucunement sollicité Sophie Théallet. Manifestement, cette information est sans importance. (…) Compte tenu de la défection de Sophie Théallet, le risque (si c’est un risque…) était grand de voir apparaître Mélania Trump nue lors du bal qui a suivi l’investiture de son époux. Mais ce délicieux spectacle nous a été épargné. Le couturier Hervé Pierre, français lui aussi, s’est dévoué. Mélania Trump portait une tenue dessinée par lui. Une robe crème, fendue, avec les épaules dénudées. La presse française n’a pas encore réagi à cette information qui fait honte à la réputation de notre pays. Mais ça ne va pas tarder, et nous apprendrons bientôt qu’Hervé Pierre ne mérite pas d’être français. Et que Mélania Trump est une allumeuse. Benoit Rayski
S’il est une raison pour laquelle Donald Trump devrait remporter cette élection, c’est bien celle-ci : en finir avec l’insoutenable discours élitiste et néo-progressiste qui considère qu’une moitié des électeurs sont des fous dangereux que la démocratie ne peut ni recevoir, ni regarder, ni entendre, ni convaincre à travers l’épreuve du pouvoir. Ce n’est pas prendre parti pour Trump que de le dire ainsi. C’est prendre parti contre un système de pensée qui ne cesse d’alimenter le spectre de la fin du monde et se montre foncièrement convaincu que sa vérité doit s’imposer à tous, quitte à l’affaiblir jusqu’à ce qu’elle finisse par devenir inaudible. La démocratie, on aime, ou pas. Stéphane Trano
Hillary Clinton, désormais concentrée sur sa démonstration que Donald Trump est coupable de délinquance fiscale, a beau ne pas avoir un adversaire à sa hauteur, elle n’en n’est pas moins en pleine démagogie. En effet, s’il avait un peu plus de faculté d’élaboration – ou de meilleurs conseillers – le candidat républicain pourrait aisément rétorquer que nombre de grandes entreprises américaines doivent une bonne partie de leurs succès colossaux à leurs pratiques de délocalisation et d’optimisation fiscale, Apple et Google en tête, et que la justice fiscale, aux Etats-Unis, est un concept très relatif. Donald Trump, de son côté, n’a aucunement tiré profit des arguments, potentiellement très efficaces, à l’encontre de la politique étrangère du couple Obama-Clinton, et de ses implications dans le chaos actuel au Moyen-Orient. Ces élections sont celles de la rancune républicaine et du désarroi démocrate : chaque camp lance ses dernières forces pour la victoire, conscient que quatre années de bataille féroce s’annonce au sein des institutions, mais qu’il faut sauver les meubles jusqu’au dernier. Elles n’ont en réalité qu’un seul gagnant, quelle qu’en soit l’issue : Barack Obama, dont le bilan a été épargné par une campagne sans analyse ni introspection, et qui s’apprête à sortir par la grande porte de l’Histoire. L’avenir, toutefois, dira si la légende cousue de fil blanc du 44ème président des Etats-Unis résiste. Les guerres dont ses deux mandats ont accouchés ne sont-elles pas aussi consternantes que celles de son prédécesseur qui l’ont mené au pouvoir ? La promesse jamais tenue d’une réforme du système d’immigration n’a-t-elle pas laissé un pays sur la brèche pour une génération au moins ? La violence raciste et raciale devait-elle être une part de l’héritage du premier président noir américain ? La réactivation de la guerre froide à travers une paranoïa sans limite à l’encontre du régime de Poutine était-elle vraiment à l’agenda des électeurs américains ? L’homme, énigmatique, laissera derrière lui une somme de mystères qu’un ridicule engouement populaire protègera un temps, mais le silence ne devrait pas résister aux années Clinton qui s’annoncent – sauf « surprise d’Octobre » toujours possible – comme la poursuite de son œuvre étrange. Stéphane Trano
En opérant une lecture terriblement réductrice de l’élection américaine 2016, l’immense majorité des médias – américains ou non – est passée à côté de sa signification profonde, car elle est trop inconfortable.  C’est, encore et toujours, une bataille entre les bien-pensants et les autres – les fameux « déplorables » – à laquelle on a assisté, ce qui rabaisse la démocratie au simple rang de lutte entre le bien et le mal, l’intelligence et la bêtise, la générosité et l’intolérance. Cela demande évidemment quelques explications. La plateforme politique adoptée par le parti républicain, pour cette élection, est l’une des plus « dures » jamais adoptée par les conservateurs. Rétrograde, elle est complètement déconnectée des réalités lorsqu’elle s’oppose à toute révision réglementaire de la vente et de l’usage des armes à feu ou lorsqu’elle raisonne, sur l’immigration, en termes de délinquance. Acide, elle s’accommode des positions les plus extrêmes contre l’avortement ou pour la peine de mort. Cynique, elle s’attaque à l’état fédéral pour ériger des hyper-pouvoirs locaux que rien n’arrête dans l’escalade vers des lois d’exception. Idiote, elle n’entend rien aux questions liées à l’environnement ou à l’éducation. Les Républicains, en somme, n’ont rien appris depuis leur défaite de 2008. Ils n’ont pas su effectuer la profonde mise à jour rendue nécessaire par l’élection de Barack Obama, où leur principale responsabilité était de s’adapter à une société nouvelle, un peu plus disposée à abandonner les vieilles antiennes propres à l’Amérique puritaine. Cependant, le sinistre visage offert par les Républicains trouve ses limites dans la désignation de Donald Trump, le candidat le moins idéologique de tous lors des primaires. Parce qu’il n’a ni l’expérience d’une carrière politique, ni la culture nécessaire pour forger un corpus d’idées et encore, moins, le discours nécessaire à forger des concepts, l’homme d’affaires a très vite été identifié par une grande partie des électeurs mobilisés lors de ces primaires, comme un candidat antisystème et briseur de tabous. (…) De cette situation, il faut tirer l’enseignement d’une profonde colère populaire, dans une société qui se sent étouffée par des discours écrasants de certitudes, condescendants et frustrants en termes de concrétisations. C’est là le second enseignement de cette campagne, où les grands médias n’ont eu de cesse de se lamenter du peu d’importance accordé par les électeurs de Trump à la « vérité » des faits. A trop confondre vérité et bienséance, on aboutit inévitablement au rejet par des gens qui ne manquent en général pas de bon sens, mais dont les frustrations, les peurs et les colères se heurtent en permanence à des discours perçus comme élitistes. Il est difficile de « vendre » aux opposants d’Obama l’idée que ses deux mandats ont constitué une ère de progrès social et de rétablissement pour les Américains, lorsque ceux-ci s’achèvent sur une série d’échecs aux conséquences très lourdes : la violence liée aux armes à feu est la plus haute depuis le début des années 80 ; la santé mentale est le parent pauvre de tout le système de santé américain ; la surpopulation carcérale est phénoménale ; la consommation de drogues ultra-dangereuses est un fléau ; le prix du médicament est incontrôlable ; les infrastructures publiques tombent en poussière ; les coûts des crèches ou des études dépassent l’entendement ; la disparition des petits commerces sous l’impact des géants tels qu’Amazon désertifient les quartiers commerçants ; les postures américaines dans le monde arabe sont illisibles et dramatiques dans leurs conséquences. La réponse des Démocrates face à ces constats est toujours la même : ils en nient la plupart et pour ceux qu’ils ne peuvent nier, tout est de la faute des Républicains et de leur politique d’obstruction systématique au Congrès. Les mêmes n’expliquent pas, alors, comment l’Obamacare a pu être voté, comment Obama a t-il pu pratiquer sa politique du vide au Moyen-Orient durant si longtemps, comment il a pu relancer la guerre froide à travers son obsession antirusse et ignorer une grande partie du monde au profit de son tropisme asiatique. Dire aux onze à quinze millions de « Dreamers » – ces immigrants perdus dans la zone grise de la politique d’immigration américaine, qu’Obama a été à la hauteur de ses promesses les concernant, est simplement une imposture. C’est précisément dans leur incapacité et dans leur répugnance à affronter ces questions parce qu’elles risquent de mettre en difficulté les forces du progrès », que les grands médias font le lit de la colère populaire. Le mur infranchissable des discours élitistes ruine toute velléité de débattre et ne laisse qu’une seule option à des électeurs qui n’ont plus confiance : rétorquer par un vote brutal, sans argumentaire, seulement destiné à démontrer que la raison de celui qui parle le mieux n’est pas toujours la plus forte, et que c’est bien cela, la démocratie. La démocratie, ce n’est pas un club fermé seulement accessible aux gens bien habillés et heureux. C’est un risque permanent et nécessaire. C’est le système de tous les risques, dans lequel la non-prise en compte des colères peut aboutir à de fortes secousses. La démocratie n’est pas la sérénité entre les hommes, c’est celle des institutions. Mais les élites la vivent comme leur citadelle assiégée. Tout sonne faux dans l’élection présidentielle américaine parce que tout est juste : la méfiance manifestée à l’encontre d’Hillary Clinton est juste ; la société inquiète que Barack Obama laisse derrière lui est juste, car l’homme si soucieux de sa légende n’a rien du grand pacifiste que l’on veut voir en lui au-delà de toutes les évidences ; la candidature de Donald Trump est juste, car elle défie les lois de l’élite médiatique. Tout ce qui a été dit dans cette campagne, et que beaucoup réduisent au tempérament quelque peu dérangeant de Trump, sera rejeté, lors de l’élection probable d’Hillary Clinton, par des tonnerres d’applaudissements et des cris d’autocongratulation de nos meilleurs journalistes. Une fois de plus, ils auront manqué le principal : de vague en vague, d’orage en orage, la colère populaire se renforce. A la considérer comme l’expression de gens déplorables, au fil de chaque élection, ils pissent sur la démocratie dont ils ont fait leur jouet et sur les pauvres gens, sûrs d’eux-mêmes et arrogants. Stéphane Trano
Navrés d’assister au phénomène de dynasties qui voit se succéder les Bush et les Clinton à quelques mandats d’écart, les Américains pourront légitimement, dans les temps qui viennent, s’interroger sur la vacuité de la présidence Obama, faite de symboles et modelée par une légende cousue du fil blanc de la communauté internationale, mais dont la réalité est plus fidèlement illustrée par la catastrophe syrienne que par l’Obamacare, par l’accélération de la mondialisation ultra-libérale plus que par la politique de l’Environnement. La liste des promesses non-tenues de ce président est sans aucun doute la plus longue dans l’Histoire de ce pays. Donald Trump et Bernie Sanders ont de toutes évidences pointés du doigt les extravagances du monde des 1% et ils l’ont fait sans manières, au grand dam d’une vaste clique de bien pensants  pour laquelle la démocratie n’est que le risque, à temps plus ou moins régulier, de perdre ses privilèges et ses conquêtes futiles au regard des souffrances endurées quotidiennement par des milliards de « déplorables ». Le journalisme corporatiste ne ressort pas grandi de cette nouvelle péripétie, empêtré dans sa haute estime d’une fonction qu’il sert si mal au quotidien. Nous sommes néanmoins satisfaits de n’avoir rien concédé, dans ces colonnes ouvertes par Marianne, à ces confrères suivistes et sans courage qui se rêvent en experts et ne sont que les échotiers à la petite semaine d’une vision largement dépassée. Stéphane Trano
Aucun président avant lui n’avait à ce point miné la Maison-Blanche avant son départ, massivement soutenu par les grands médias du pays. La victoire de Donald J. Trump est une claque pour tous les progressistes pour lesquels la colère des peuples est une marque d’indécence. Jusqu’au grand jour de leur cuisante défaite, les Démocrates américains et leurs puissants alliés de la presse corporatiste n’avaient eu de cesse de moquer le candidat républicain Donald J. Trump pour ses propos répétés selon lesquels le système politique américain était biaisé (en anglais, « rigged »).  Dès le lendemain de l’élection de ce dernier, les mêmes Démocrates et les mêmes alliés n’ont eu de cesse, sans complexe, de dénoncer un système politique biaisé. Tout y passe : la remise en cause du système du collège électoral auquel ils n’ont rien trouvé à redire dans le passé ; les prétendues « fausses informations » (« fake news ») ; et, bien entendu, un piratage informatique à grande échelle conduit par le pouvoir de Moscou. Cette litanie de « bobards » ne vise qu’à masquer leur profonde incompréhension de la défaite d’Hillary Clinton et leur incapacité de conduire leur autocritique. Comment le pouvoir russe a-t-il pu, concrètement, influencer l’élection du collège électoral et le vote de ce dernier pour le candidat Trump est un mystère absolu. Mais ce délire antirusse n’est que le prolongement de l’une des nombreuses obsessions de Barack Obama, qui le pousse à se comporter comme un président élu pour un troisième mandat, sans que l’on sache bien ce qu’il en attend. Lui qui, totalement absent de la scène israélo-palestinienne durant huit ans, se retire sur un acte à la fois cynique, brutal et néfaste à l’encontre des Israéliens, n’en n’est pas à une marque d’arrogance près. Mais le message est clair : loin de se retirer du monde politique, Obama est là pour longtemps encore et vient de montrer une capacité de nuisance qui porte bien au-delà de tous ses prédécesseurs. Qu’il fasse sourire ou qu’il effraie, qu’on comprenne ou non ses attitudes et les directions qu’il veut prendre, Donald J. Trump arrive dans quelques jours au pouvoir face à un pouvoir médiatique déchaîné, qui entend bien défendre la cause des « bons » Américains face au peuple des « déplorables » et, dès qu’il en aura l’occasion, le déstabiliser et ruiner sa majorité. Il y a, dans ce passage d’une ère progressiste sans grandes victoires mais avec d’immenses échecs, à une ère pragmatique sous haute tension, quelque chose de spectaculaire, qui tient à un état d’esprit propre aux élites et aux médias : une incapacité fondamentale de comprendre le monde d’aujourd’hui. Il ne vient pas à l’idée de ces maîtres à penser qu’un monde où la plupart des humains vivent au dix-neuvième siècle et où les plus chanceux vivent déjà au vingt-deuxième soit un monde sans lendemain. Ils ne comprennent pas que leurs combats futuristes – conduits avec d’autant plus d’aisance qu’ils n’ont guère à se soucier du quotidien – puissent attendre, afin de se préoccuper des délaissés de l’humanité. Ces petits aristocrates nourris au sein de la nouvelle économie ont les défaites qu’ils méritent. Stéphane Trano
Donald Trump et Bernie Sanders ne sont populistes et dangereux qu’aux yeux de journalistes et d’analystes qui se veulent gardiens de la morale et se répètent les uns les autres et qui sont eux-mêmes les acteurs de l’effondrement du politique. (…) Les deux candidats qui s’opposent au système washingtonien et qui n’ont cessé d’être caricaturés par le journalisme corporatiste sont portés par la force la plus consternantes pour les élites : le peuple lui-même. Les électeurs ont opposé une fin de non-recevoir à la mission civilisatrice des partisans d’une démocratie autoritaire et bien-pensante. (…) Le terme de populiste est le plus impropre qui puisse être employé par les nombreux détracteurs de l’homme d’affaires américain. Avec différents taux de réussite, Trump a néanmoins entrainé dans son sillage toutes les catégories de population, des mineurs du Midwest aux diplômés du Nord-Est, des afro-américains de Brooklyn aux Hispaniques du Sud, des femmes New Yorkaises aux militants LGBTQ, des plus jeunes aux plus âgés, ainsi que de nombreux indépendants et jusqu’à cent mille démocrates. Leur point commun : un rejet du « politiquement correct », une volonté de déblocage des institutions paralysées depuis près de huit années, un constat d’échec de la politique extérieure menée par Barack Obama, une méfiance profonde à l’encontre d’Hillary Clinton, et de manière plus générale, une exaspération face aux annonces apocalyptiques torrentielles engendrées par une intense campagne médiatique. Les plus fervents supporters de Donald Trump ne croient pas un instant qu’il souscrive lui-même à ses déclarations les plus outrancières. Ils ont mesuré avec une acuité très inhabituelle le sens de cette tactique qui a progressivement désarmé ses pires adversaires. (…) L’Amérique avance, sûre d’elle dans sa capacité à se renouveler et à défier l’ordre établi. Elle continue d’opposer son vote aux incantations moralisatrices et à appeler un chat un chat. Traitée de puritaine et intolérante, elle a offert, du côté républicain, un candidat noir, avec Ben Carson et deux candidats d’origine cubaine, avec Marco Rubio et Ted Cruz. Traitée d’interventionniste et de dominatrice, elle a porté loin dans la course un socialiste prônant l’égalité et la mise à contribution des pouvoirs financiers. Enferrée dans l’idéologie antirusse et pro-asiatique menée par Barack Obama, elle lui oppose un Trump pragmatique qui dénonce les guerres de ses prédécesseurs comme les plus grandes catastrophes de l’Histoire américaine. Passés à l’heure de la prise de parole populaire, les Américains viennent d’infliger une claque magistrale au journalisme intellectuel qui pour sa part, a démontré son incapacité corporatiste à penser son époque en dehors de ses réflexes habituels et de l’auto-contemplation. Stéphane Trano
On ne peut pas blâmer les Démocrates américains de tenter, par tous les moyens, de masquer la portée de leur échec en l’attribuant à toutes sortes de motifs, même les plus fantaisistes. La pilule est certes amère. Toutefois, la part la plus intéressante de cette hystérie collective est le phénomène d’auto-persuasion qui en est le moteur et que la plupart des grands médias du pays alimentent. L’argument numéro un des perdants est la faillite du système électoral et, en particulier, le fait que la candidate démocrate, Hillary Clinton, a remporté le scrutin populaire. C’est oublier que la situation, même si elle n’est pas commune, s’est produite à quatre reprises au cours de l’Histoire des Etats-Unis, et qu’elle ne constitue pas de difficulté particulière aux termes de la Constitution. De plus, le 115ème congrès, sorti des urnes le 8 novembre 2016 et en fonction depuis le 3 janvier 2017, a vu 52% des électeurs voter pour les Républicains au Sénat et 55% à la Chambre des représentants. Il n’y a donc aucune anomalie dans les élections de 2016 de ce point de vue. Le second argument est celui du piratage informatique à grande échelle des élections, sur ordre du président russe Vladimir Poutine, afin de faciliter l’élection de Donald J. Trump. Là encore, l’idée ne tient pas debout. Aucune trace de défaillance dans le nombre limité de votes électroniques aux élections n’a été décelée. (…) Hillary Clinton n’a eu besoin ni de Vladimir Poutine, ni de Julien Assange et encore moins de « pirates » pour perdre les élections de 2016. Ce ne sont pas de prétendues « fausses » informations qui ont heurté sa réputation déjà bien entamée auprès de nombreux électeurs américains, par exemple, dans l’affaire des emails, mais au contraire, son refus obstiné de prendre cette affaire au sérieux et de répondre aux interrogations. On ne voit pas, non plus, quelles « fausses » informations ont poussé l’électorat noir américain à se sous-mobiliser lors du vote du 8 novembre, ou les femmes et les plus jeunes à bouder sa candidature, après la défaite de Bernie Sanders lors des primaires démocrates. (…) Comment, en effet, se revendiquer de l’héritage de Barack Obama, lorsque cet héritage peine à brandir autre chose que l’Obamacare, dont même les démocrates savent qu’il n’est pas financé au-delà de 2017 et coûte, en réalité, une fortune au regard des bénéfices qu’il apporte ? Car au-delà de cette loi sur la santé qui n’est en rien un système généreux et égalitaire tel qu’on le pense du côté des Européens, c’est le vide. Même si le Secrétaire d’Etat John Kerry blâme ces derniers jours le gouvernement anglais, prétendant qu’il est à l’origine de l’incapacité d’Obama à agir plus concrètement et durablement au Moyen-Orient contre l’état islamique, la mémoire de tous est par chance encore assez fraîche pour se souvenir que les huit années de ce président ont été celles d’une grande hypocrisie diplomatique et militaire. Mais le déni, dans ce domaine comme dans bien d’autres, est plus puissant que la mémoire. Les âmes sensibles sont outrées par l’idée de construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. On a beau leur montrer les mille kilomètres de ce mur déjà construit, y compris sous le premier mandat d’Obama, cela n’a guère d’effet et n’entraîne aucune interrogation sur les raisons pour lesquelles le bon président n’en n’a pas retiré une seule pierre. Un autre exemple est celui de la crise financière de 2008 et du retour au « plein emploi » huit ans plus tard : quel président n’aurait point réussi ce « prodige » en creusant le déficit de son pays, comme Barack Obama l’a fait, de près de 5000 milliards de dollars ? (…) Alors, que reste t-il de cet héritage Obama, au juste ? Une posture, bien évidemment. Après George W. Bush et le mensonge irakien (sic), n’importe quel président aurait été auréolé de gloire. On attendait d’Obama, toutefois, un peu plus qu’un physique avenant, un talent rhétorique et l’humour dont il a tant usé. Car c’est à ce que laisse un président que l’on mesure son impact, pas à sa performance sur la scène du pouvoir. L’Amérique n’est pas plus sympathique dans le monde qu’elle ne l’était avant son arrivée, ni plus sûre, ni plus égalitaire. Mais elle a la chance d’être un pays pragmatique : en ramenant au pouvoir, contre toute attente, les Républicains, elle a flanqué une gifle magistrale aux « progressistes » qui se croyaient tout permis. Elle ne l’a pas fait par folie ou par irresponsabilité mais parce qu’elle a confiance dans la capacité de ses institutions à « encaisser » ce type de choix démocratique, si perturbant soit-il pour des milieux qui s’estiment mieux éduqués et éclairés que les autres. On appelle cela l’alternance, une banalité que les Démocrates veulent aujourd’hui faire passer pour un scandale et une catastrophe. Cherchez l’erreur. Stéphane Trano
Obama, franchement il fait partie des gens qui détestent l’Amérique. Il a servi son idéologie mais pas l’Amérique. Je remets en cause son patriotisme et sa dévotion à l’église qu’il fréquentait. Je pense qu’il était en désaccord avec lui-même sur beaucoup de choses. Je pense qu’il était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres. Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci. Evelyne Joslain
Ce sont des propos scandaleux. On lui a demandé immédiatement de quitter le plateau. Elle nous a été recommandée par les “Republicans Overseas” puisqu’on cherchait à avoir une sensibilité pro-Trump sur le plateau. C’était une mauvaise recommandation. Pour nous ce sont des propos inacceptables sur notre antenne. On les condamne fermement. Hervé Béroud (directeur général de BFMTV)

Cachez cette vérité que je ne saurai voir !

Utilisation systématique des coups bas dès sa première élection au sénat, autobiographies largement bidonnées et écrites à plusieurs mains, utilisation massive et secrète des éliminations ciblées, mensonges ou non-dits électoralistes sur l’attentat de Benghazi, profilage du fisc pour les seuls groupes d’opposition,  mise sur écoute – presse comprise – de la planète entière, abandon de l’Irak et de la Syrie ouvrant la porte à la barbarie de l’Etat islamique et à la véritable invasion – terroristes compris – de l’Europe, auto-aveuglement quasi-pathologique et refus criminel de nommer même l’origine du terrorisme islamique, élargissement irresponsable et électoraliste de djihadistes notoires, passage en force et à tous prix de l’assurance universelle, aggravation abyssale du déficit fédéral, revirements démagogiques et imposition au plus haut niveau des aberrations du mariage pour tous et des toilettes transgenres, gesticulations hypocrites sur les armes à feu, utilisation systématique de la carte raciale, véritable sabordage de son propre parti (pas moins de 1042 sièges de parlementaire ou postes de gouverneur perdus), appels du pied secrets et reculs répétés devant les faits accomplis territoriaux tant russes que chinois, retour sur 40 ans de diplomatie américaine et abandon à la curée onusienne de la seule démocratie du Moyen-Orient, paiement secret de rançons et accord donnant accès à terme à l’arme nucléaire à un regime terroriste appelant ouvertement à l’annihilation d’un de ses voisins …

Au lendemain d’une intronisation du président Trump…

O combien rafraichissante après l’arrogance – dans le genre de l’instit qui siffle la fin de la récré – d’un 44e président appelant ses concitoyens, on s’en souvient, à « mettre de côté les choses de l’enfance » …

Qui contre la multiplication des coups bas de l’administration de son prédécesseur et de sa claque des médias ou du show business

Et dans une capitale fédérale de fonctionnaires acquise depuis toujours et à plus de 90% – allez savoir pourquoi – au parti démocrate …

Marquait le retour de toute une partie du peuple américain jusqu’ici dénigrée

Par des élites plus que jamais coupées de la réalité …

Et qui sur nos plateaux de télévision a donné lieu au déferlement que l’on sait …

De hargne pour celui que s’est librement choisi le peuple américain…

Comme de désinformation partisane pour celui que ledit peuple venait de rejeter …

Comment ne pas s’émerveiller de ce véritable ovni qui a traversé un temps nos petits écrans français …

Avec les propos de cette journaliste française spécialiste des Etats-Unis …

 Bien vite désavoués et censurés du site de BFMTV …

Pour avoir tout simplement osé rappeler …

La véritable imposture et le véritable accident industriel qu’aura été …

Avec la complicité active des médias et pendant huit longues années …

La présidence du fidèle de 20 ans de l’ancien pasteur Jeremiah Wright ?

Gros malaise

« Obama déteste l’Amérique » : une invitée virée du plateau de BFMTV

« Ce sont des propos scandaleux. On lui a demandé immédiatement de quitter le plateau », a expliqué à Buzz Feed Hervé Béroud, directeur général de BFMTV.

BFMTV
20 Janvier 2017

À l’occasion de la passation du pouvoir entre Barack Obama et Donald Trump, l’auteure pro-Trump Evelyne Joslain était l’invitée de BFM TV. Elle devait commenter l’investiture du nouveau président des Etats-Unis. Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu sur le plateau de la chaîne.

En effet Evelyne Joslain a déclaré en plain direct : « Obama, franchement il fait partie des gens qui détestent l’Amérique. Il a servi son idéologie mais pas l’Amérique. » a-t-elle déclaré. Avant de continuer « Je remets en cause son patriotisme et sa dévotion à l’église qu’il fréquentait. Je pense qu’il était en désaccord avec lui-même sur beaucoup de choses. Je pense qu’il était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres

Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci. »

Inacceptable

Des propos très durs qui ont installé un certain malaise. D’après Buzz Feed, Evelyne Joslain a même été priée de quitter le plateau. « Ce sont des propos scandaleux. On lui a demandé immédiatement de quitter le plateau. Elle nous a été recommandée par les “Republicans Overseas” puisqu’on cherchait à avoir une sensibilité pro-Trump sur le plateau. C’était une mauvaise recommandation. Pour nous ce sont des propos inacceptables sur notre antenne. On les condamne fermement « , a commenté Hervé Béroud, directeur général de BFMTV, contacté par Buzz feed.

Sur la Toile, les internautes ont également réagi.

Voir aussi:

Pour une intervenante de BFMTV, Obama est «musulman dans son cœur»
Evelyne Joslain, essayiste française pro-Trump invitée par BFMTV, a tenu des propos étranges —voire complotistes, à l’antenne de la chaîne.

Jules Darmanin

Buzzfeed

20 janvier 2017

Barack Obama quitte la Maison-Blanche ce vendredi 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump en tant que 45e président des États-Unis. BFMTV couvre l’événement en direct avec plusieurs intervenants. Parmi eux, l’auteure et essayiste pro-Trump Evelyne Joslain.

Voici ce qu’elle avait à dire sur Obama et la religion.

«Je remets en cause son patriotisme et sa dévotion à l’église qu’il fréquentait. Je pense qu’il était en désaccord avec lui-même sur beaucoup de choses. Je pense qu’il était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres. Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci», a-t-elle dit avant d’être coupée par un présentateur sur le plateau, qui souhaitait changer de sujet.

Cet article de Newsweek explique bien le parcours religieux de Barack Obama, qui n’a pas été vraiment élevé dans un foyer religieux, mais qui s’est tourné vers le protestantisme réformiste alors qu’il était adulte.

Toutefois, en 2012, un sondage a montré que 17% des Américains pensaient que le président était musulman, ce qui a été une théorie du complot récurrente lors de son mandat.

Evelyne Joslain a également affirmé que le président sortant des États-Unis faisait «partie des gens qui détestent l’Amérique».

«Obama, franchement il fait partie des gens qui détestent l’Amérique. Il a servi son idéologie mais pas l’Amérique. (…) Le chômage n’est pas très important parce que vous croyez aux statistiques.»

Contacté par BuzzFeed News, Hervé Béroud, directeur général de BFMTV, a dénoncé des «propos inacceptables».

«Ce sont des propos scandaleux. On lui a demandé immédiatement de quitter le plateau. Elle nous a été recommandée par les “Republicans Overseas” puisqu’on cherchait à avoir une sensibilité pro-Trump sur le plateau. C’était une mauvaise recommandation. Pour nous ce sont des propos inacceptables sur notre antenne. On les condamne fermement», a-t-il dit à BuzzFeed News.

Voir également:

Trump. Entretien avec Evelyne Joslain, auteur de Trump, pour le meilleur et pour le pire
Vivien Hoch
docteur en philosophie et consultant en communication politique
Les Observateurs
06.07.2016

Evelyne Joslain est spécialiste de la politique américaine. Elle nous accorde en entretien en exclusivité à l’occasion de la sortie de son dernier livre sur le phénomène Donald Trump.

1° LesObservateurs.ch – Après avoir publié des livres sur le Tea Party, vous vous attaquez à la « montagne » Donald Trump. Quel lien y a-t-il entre les deux ? Trump est-il la continuité du Tea Party, ou consacre-t-il une rupture avec ce mouvement ?
Evelyne Joslain. Mon livre est non seulement la suite du Tea Party car oui, le mouvement Trump englobe la plupart des groupes Tea Party, même si là aussi les élites du mouvement diffèrent quelque peu de leur base, mais aussi de mon Obama: de la Déconstruction de démocratie en Amérique. Trump exploite l’aversion viscérale du pays profond pour les « élites » corrompues qui leur ont failli en tout. J’explique tout cela dans le détail.
2° Votre livre s’intitule « Trump, pour le meilleur et pour le pire ». Le meilleur, d’accord. Mais pourquoi le pire ?
C’est la formule d’engagement et de foi dans le mariage. Si on épouse, c’est que le meilleur semble valoir largement de risquer le pire.
3° Trump provoque une haine sans précédent des médias et de la classe politique partout dans le monde. Cela n’est pas étonnant. Mais pourquoi tout une partie de la droite le déteste encore ?
Les médias français sont eux-mêmes totalement désinformés puisqu’ils ont pour source les MSM américains tous très à gauche et qui ont bradé l’éthique journalistique contre l’idéologie soixante-huitarde. C’est un des aspects de la guerre culturelle que j’aborde aussi longuement dans mon livre.
La droite française, comme le GOP, est intimidée par les médias. Et n’oubliez pas qu’elle en est encore à croire qu’Obama est un être cérébral, exceptionnel…, qu’elle ne comprend ni Brexit ni Trump, bref qu’elle a le même logiciel que la gauche sur presque tout.
 
4° A-t-il réellement des chances de battre le clan Clinton, Obama qui l’a rejoint, les médias, les financiers, le show-bizz, Georges Soros et le système quasiment tout entier ?
Les chances de Trump, mathématiquement, sont en effet très réduites car le jeu démocratique est pipé, corrompu jusqu’à la moelle et que les votes des 7 millions d’illégaux illégalement « légalisés » par Obama vont peser.
Seule, une poussée populaire massive menée par le Donald a une chance de faire sauter les verrous.
Comme pour Brexit, il faudra espérer qu’au tout dernier moment le bien l’emporte sur le mal.
D’ici là, la gauche vicieuse fera tout, absolument tout pour discréditer Trump et faire élire la femme politique la plus corrompue de l’histoire.

C’est un combat titanesque.

Evelyne Joslain, spécialiste des Etats-Unis, est l’auteur de Trump: pour le meilleur et pour le pire, explique le phénomène populaire outre-atlantique autour du candidat républicain.
 Europe 1
01 octobre 2016

INTERVIEW Cinq jours après le premier débat qui a opposé les deux candidats à l’élection présidentielle américaine, Évelyne Joslain, spécialiste des États-Unis, auteur de Trump: pour le meilleur et pour le pire*, explique, samedi au micro d’Europe 1, l’engouement populaire outre-atlantique autour du candidat républicain.

« Des gens attendent des heures sous la pluie pour le voir ». « Il existe une presse particulièrement biaisée sur Donald Trump », avance d’emblée Evelyne Joslain. Elle-même est membre des Republicans Overseas, une organisation créée en 2013 et permettant aux Américains vivant à l’étranger de suivre les élections, notamment ceux qui seraient tentés pas un vote républicain. La chercheuse ne cache pas son parti pris : « C’était la même chose en 2008, sauf que tout était en faveur d’Obama ».

Crédité de 38% d’intention de vote selon un dernier sondage, Donald Trump incarne, d’après Evelyne Joslain, le candidat qui fédère l’Amérique entière : « Des gens attendent des heures entières sous la pluie pour le voir puis entrent dans le calme dans les meetings », explique t-elle. « Clinton n’essaie même pas de faire la même chose, elle sait qu’elle ne réussirait pas ». Elle estime d’ailleurs que le débat qui l’a opposé à la candidate démocrate était peu favorable à Trump : « Le modérateur servait la soupe à Clinton et le public lui était hostile », regrette Evelyne Joslain. « On espère qu’il va régler son compte à Clinton, qui est une femme corrompue ».

OPA réussie sur le Parti républicain. Selon la spécialiste, pas de comparaison possible entre Donald Trump et les candidats de la droite française : « Le parallélisme est forcément réduit. A la limite, on pourrait penser au mouvement Ukip (le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, dirigé par Nigel Farage, ndlr) », précise t-elle. « Il est le candidat du changement face au déclin, qui a fait une OPA réussie sur le parti républicain », sourit Evelyne Joslain. « C’est un phénomène unique, propre aux Etats-Unis ».

« Pas que le candidat de l’Amérique blanche et rurale ». Evelyne Joslain l’assure, l’électorat ouvrier et blanc a réellement adhéré aux idées de Donald Trump. « Mais pas seulement », insiste la spécialiste : « Ses thèmes sont porteurs, il rassemble beaucoup d’autres gens, comme les intellectuels ». Pour elle, le candidat républicain n’est « pas que le candidat de l’Amérique rurale et blanche ». Et si Trump réunit autant de monde, c’est pour son programme, notamment « sa volonté de renégocier les marchés internationaux qui sont tous en défaveur des Etats-Unis », répète Evelyne Joslain, qui souhaite aussi montrer que le candidat républicain n’est pas seulement obsédé par l’immigration.

Quid de la politique étrangère ? « Il a des idées novatrices mais c’est là où on l’entend le moins », concède la spécialiste. « On ignore ce qu’il va faire et il reste très prudent ».

*Trump, pour le meilleur et pour le pire, Presse de la Délivrance, 2016.

Voir de plus:

Rares sont les observateurs européens à se prononcer ouvertement pour Donald Trump en vue de l’élection présidentielle américaine. L’essayiste Evelyne Joslain a expliqué pourquoi son choix s’est rapidement porté sur le milliardaire.

Europe 1

03 août 2016

INTERVIEW »J’ai toujours dit que c’était le meilleur. » Invitée d’Europe 1 mercredi matin, l’essayiste Évelyne Joslain n’a pas caché sa préférence pour Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche.

Seul capable de battre « le monstre Clinton ». Membre des Republicans Overseas, elle est l’une des premières observatrices de la politique américaine à avoir parié sur le milliardaire. « Dès son entrée en campagne le 15 juin 2015 », précise-t-elle, « parce que les seize autres candidats ne m’emballaient pas. Ils avaient tous de grandes qualités mais je n’en voyais aucun capable de battre le monstre Hillary Clinton« . Auteure du premier ouvrage pro-Trump, Trump, pour le meilleur et pour le pire, Évelyne Joslain s’agace du traitement médiatique que réserve la presse occidentale à son champion. « Les médias continuent à le présenter comme un clown. Ils restent tous récalcitrants à l’idée d’un président Trump », juge-t-elle.

Une confiance indéfectible. Les nombreuses polémiques à l’encontre de Donald Trump n’ont pas altéré la confiance de l’essayiste envers le candidat à la Maison-Blanche. Ses récents propos sur les parents d’un soldat américain musulman mort au combat lui ont attiré une vague de réactions indignées au sein même de son propre parti. Pas de quoi paniquer, selon Evelyne Joslain. « Il y a une minuscule fraction du parti républicain résolument anti-Trump – sans doute pour des intérêts particuliers – et qui est prête à lui sauter dessus encore plus férocement que la gauche. On ne peut pas les prendre au sérieux, ils ne sont que 5% », balaie l’essayiste. Donald Trump « ne veut pas rentrer dans un moule politiquement correct. Il ne veut pas être poli quand il est attaqué, comme par le père de ce soldat américain, vicieusement », affirme-t-elle.

Des polémiques qui servent Trump. À en croire Évelyne Joslain, ces multiples polémiques serviraient même les intérêts du milliardaire. « Donald Trump, lui, se moque éperdument qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas. Il a remarqué que tout ce qui était présenté comme une gaffe, une bavure ou une provocation, faisait un tollé dans la presse de gauche. Cela se manifestait ensuite par un gain de popularité et des voix supplémentaires », se réjouit-elle. En dépit des sondages – qui voient désormais Donald Trump devancé de huit points par Hillary Clinton – Évelyne Joslain en est certaine : « Trump a autant de chance de gagner qu’Hillary Clinton ».

Voir encore:

Feu sur la Maison Blanche !

Comment apprendre à haïr Donald Trump en 5 leçons…

C’est pas bien compliqué. Il suffit de lire nos journaux, d’écouter nos radios et de regarder nos télévisions.

Benoit Rayski

Causeur
21 Janvier 2017

1ère leçon. Lors de l’investiture du nouveau président américain, des « résistants » se sont dressés dans les rues de Washington. Oui des « résistants » selon les radios de service public ! Ils ont crié que Trump n’était pas « légitime ». Ils ont aussi brisé des vitrines et cassé du mobilier urbain (mais ça, pour le savoir, il faut lire le Washington Post et le New York Times). Ils n’étaient que quelques centaines (et ça aussi, pour le savoir, il faut se plonger dans la presse américaine).

2ème leçon. Elle est un peu plus compliquée et nécessite toute votre attention. L’Agence France Presse a mis sur son fil deux photos juxtaposées. L’une montrant la foule massée devant le Capitole pour l’investiture d’Obama. L’autre avec les centaines de milliers d’Américains venus assister à l’investiture de Trump. Sur la première, c’est noir de monde. Sur la seconde, c’est nettement plus clairsemé. Vous avez compris le message de l’AFP ? Ca c’est de l’information ! Ce que notre agence nationale a oublié de préciser, c’est qu’à Washington, où se trouve le Capitole, Trump n’a obtenu que 5 % des suffrages. Un oubli vraiment ?

3ème leçon. Une chaîne de télévision française nous apprend qu’une des premières mesures de Donald Trump sera de faire adopter une loi permettant de « déporter » 2 millions d’étrangers en situation irrégulière. En français, le mot « déporter » est lourd de signification. Les « déporter » où ? Auschwitz a depuis longtemps fermé ses portes. Reste Guantanamo. Mais c’est tout petit et prévu seulement pour quelques centaines de personnes. Alors nous, on veut savoir où…

4ème leçon. Il y a aux Etats-Unis une femme courageuse. Elle est française. Cocorico ! Sophie Théallet, c’est son nom, est créatrice de mode. Elle a fait savoir qu’elle refusait catégoriquement d’habiller Mélania Trump. Sophie Théallet a des valeurs. Et ce ne sont pas celles du président des Etats-Unis « raciste et sexiste ». Tous nos journaux saluent son « courage ». On a les Jeanne d’Arc qu’on mérite. Ce que les journaux ne disent pas, c’est que Mélania Trump n’a aucunement sollicité Sophie Théallet. Manifestement, cette information est sans importance.

5ème leçon. Compte tenu de la défection de Sophie Théallet, le risque (si c’est un risque…) était grand de voir apparaître Mélania Trump nue lors du bal qui a suivi l’investiture de son époux. Mais ce délicieux spectacle nous a été épargné. Le couturier Hervé Pierre, français lui aussi, s’est dévoué. Mélania Trump portait une tenue dessinée par lui. Une robe crème, fendue, avec les épaules dénudées. La presse française n’a pas encore réagi à cette information qui fait honte à la réputation de notre pays. Mais ça ne va pas tarder, et nous apprendrons bientôt qu’Hervé Pierre ne mérite pas d’être français. Et que Mélania Trump est une allumeuse.

Voir encore:

Le Grand Mensonge des Démocrates Américains

Stéphane Trano

Marianne

8 janvier 2017

On ne peut pas blâmer les Démocrates américains de tenter, par tous les moyens, de masquer la portée de leur échec en l’attribuant à toutes sortes de motifs, même les plus fantaisistes. La pilule est certes amère. Toutefois, la part la plus intéressante de cette hystérie collective est le phénomène d’auto-persuasion qui en est le moteur et que la plupart des grands médias du pays alimentent.

L’argument numéro un des perdants est la faillite du système électoral et, en particulier, le fait que la candidate démocrate, Hillary Clinton, a remporté le scrutin populaire. C’est oublier que la situation, même si elle n’est pas commune, s’est produite à quatre reprises au cours de l’Histoire des Etats-Unis, et qu’elle ne constitue pas de difficulté particulière aux termes de la Constitution. De plus, le 115ème congrès, sorti des urnes le 8 novembre 2016 et en fonction depuis le 3 janvier 2017, a vu 52% des électeurs voter pour les Républicains au Sénat et 55% à la Chambre des représentants. Il n’y a donc aucune anomalie dans les élections de 2016 de ce point de vue.

Le second argument est celui du piratage informatique à grande échelle des élections, sur ordre du président russe Vladimir Poutine, afin de faciliter l’élection de Donald J. Trump. Là encore, l’idée ne tient pas debout. Aucune trace de défaillance dans le nombre limité de votes électroniques aux élections n’a été décelée. Les services du renseignement américain, en dépit de leur conviction affichée selon lesquelles il existe un indice « haut » de confiance dans le fait qu’il y a eu piratage, ne sont pas tenus de produire le moindre élément de preuve au public, puisque de telles informations sont par essence classées « secret défense ». Il faut donc les croire sur parole.

Poussés par ceux qui demeurent sceptiques sur la manière dont on s’y prend pour influencer le résultat d’une élection par des moyens électroniques, des experts affirment, par dizaines, que le régime russe a répandu de « fausses informations » à grande échelle afin de porter atteinte à l’image de la candidate Hillary Clinton. Les mêmes sont incapables d’expliquer concrètement comment l’on s’y prend et pourquoi il faut des « hackers » pour influencer les esprits dans leur choix lors d’un vote.

Une mauvaise candidate

Hillary Clinton n’a eu besoin ni de Vladimir Poutine, ni de Julien Assange et encore moins de « pirates » pour perdre les élections de 2016. Ce ne sont pas de prétendues « fausses » informations qui ont heurté sa réputation déjà bien entamée auprès de nombreux électeurs américains, par exemple, dans l’affaire des emails, mais au contraire, son refus obstiné de prendre cette affaire au sérieux et de répondre aux interrogations. On ne voit pas, non plus, quelles « fausses » informations ont poussé l’électorat noir américain à se sous-mobiliser lors du vote du 8 novembre, ou les femmes et les plus jeunes à bouder sa candidature, après la défaite de Bernie Sanders lors des primaires démocrates.

Hillary Clinton, dont l’ambition n’est pas éteinte par la défaite, a affiché un visage froid, autoritaire et cassant, durant sa campagne. Elle n’a pas su développer un programme à la fois lisible et crédible, qui aurait pu emporter un vote, à la fois populaire et du collège électoral, si tranché qu’il n’y aurait eu aucune contestation. Comment, en effet, se revendiquer de l’héritage de Barack Obama, lorsque cet héritage peine à brandir autre chose que l’Obamacare, dont même les démocrates savent qu’il n’est pas financé au-delà de 2017 et coûte, en réalité, une fortune au regard des bénéfices qu’il apporte ?

Mensonges et déni

Car au-delà de cette loi sur la santé qui n’est en rien un système généreux et égalitaire tel qu’on le pense du côté des Européens, c’est le vide. Même si le Secrétaire d’Etat John Kerry blâme ces derniers jours le gouvernement anglais, prétendant qu’il est à l’origine de l’incapacité d’Obama à agir plus concrètement et durablement au Moyen-Orient contre l’état islamique, la mémoire de tous est par chance encore assez fraîche pour se souvenir que les huit années de ce président ont été celles d’une grande hypocrisie diplomatique et militaire. Mais le déni, dans ce domaine comme dans bien d’autres, est plus puissant que la mémoire.

Les âmes sensibles sont outrées par l’idée de construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. On a beau leur montrer les mille kilomètres de ce mur déjà construit, y compris sous le premier mandat d’Obama, cela n’a guère d’effet et n’entraîne aucune interrogation sur les raisons pour lesquelles le bon président n’en n’a pas retiré une seule pierre.

Un autre exemple est celui de la crise financière de 2008 et du retour au « plein emploi » huit ans plus tard : quel président n’aurait point réussi ce « prodige » en creusant le déficit de son pays, comme Barack Obama l’a fait, de près de 5000 milliards de dollars ?

La période 2008-2016 n’a pas non plus été celle de législations majeures en matière d’armes à feu, d’incarcérations, de recul de la peine de mort, de maîtrise des frais de scolarité ou de gestion des prêts étudiants parvenus à des hauteurs astronomiques.

Quel est donc ce succès dont les Démocrates se revendiquent au juste? Est-ce celui des villes défigurées sous les coups de boutoir du géant Amazon, à la fois propriétaire du puissant Washington Post et importateur massif de toutes les chinoiseries possibles qui inondent un marché américain ou l’on ne sait plus fabriquer une chaussette? Est-celui de Saint Zuckerberg, le jeune patron de Facebook, « le » média des « millénaires » qui ne savent plus à quoi ressemble un livre et qui entre désormais en politique avec de hautes ambitions? Est-ce celui du mariage gay et de la dépénalisation du cannabis, hautes priorités s’il en est dans un monde où tout le monde se fout des 250 000 morts du Sud Soudan, bien moins « sexy » que ceux de Syrie?

Quel héritage Obama?

Alors, que reste t-il de cet héritage Obama, au juste ? Une posture, bien évidemment. Après George W. Bush et le mensonge irakien, n’importe quel président aurait été auréolé de gloire. On attendait d’Obama, toutefois, un peu plus qu’un physique avenant, un talent rhétorique et l’humour dont il a tant usé. Car c’est à ce que laisse un président que l’on mesure son impact, pas à sa performance sur la scène du pouvoir. L’Amérique n’est pas plus sympathique dans le monde qu’elle ne l’était avant son arrivée, ni plus sûre, ni plus égalitaire. Mais elle a la chance d’être un pays pragmatique : en ramenant au pouvoir, contre toute attente, les Républicains, elle a flanqué une gifle magistrale aux « progressistes » qui se croyaient tout permis. Elle ne l’a pas fait par folie ou par irresponsabilité mais parce qu’elle a confiance dans la capacité de ses institutions à « encaisser » ce type de choix démocratique, si perturbant soit-il pour des milieux qui s’estiment mieux éduqués et éclairés que les autres. On appelle cela l’alternance, une banalité que les Démocrates veulent aujourd’hui faire passer pour un scandale et une catastrophe.

Cherchez l’erreur.

Voir enfin:

Josiane Filio

Riposte laïque

21 janvier 2017

C’est plus fort que tout ; ils n’arrivent pas à s’y faire et ont vraiment du mal à digérer l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique !

« Ils », ce sont les membres de l’auto proclamé « camp du bien », n’hésitant pas à maquiller le succès de la cérémonie de son investiture, en échec qui aurait fait rigoler la terre entière, grossissant les manifestations hostiles de quelques centaines d’intolérants à leur image, pour mieux masquer l’immense satisfaction des représentants bien plus nombreux du peuple américain, et ce malgré toutes leurs manipulations qui se sont révélées inutiles !

Défenseurs en France du plus ridicule ersatz de président qu’il nous fut donné d’avoir, ils se gaussent d’un homme ne présentant pas les critères de beauté en usage dans leur monde ; pourtant il me semblait bien qu’il était défendu de se moquer du physique d’une personne, sous peine d’avoir de gros ennuis avec la « justice ». Mais j’ai du mal comprendre, ou alors cette règle, comme beaucoup d’autres, n’est imputable qu’au citoyen lambda … membre du camp du mal, celui des patriotes ?

Allez savoir avec cette engeance !

En tout cas la machine à enfumer les citoyens marche à fond et ne va pas tarder à « péter une durite » s’ils continuent à cette cadence, totalement inconscients du ridicule offert par la bien-pensance aux sans-dents français qui se réjouissent.

Tenez, par exemple la chaine BFMTV qui n’a pas hésité à virer de son plateau Evelyne Joslain, spécialiste des États-Unis et pro-Trump, qu’ils avaient invitée pour leur édition spéciale consacrée à la cérémonie d’investiture … mais qui n’a pas tenu les propos « politiquement corrects » attendus !

Il est vrai que déclarer, en direct, « Je pense que Barack Obama était plus musulman dans son cœur que chrétien. Il n’a pas voulu prononcer le terme d’islamisme radical, ça lui écorchait les lèvres. Je pense que dans son cœur, il est musulman, mais on en a terminé avec lui, Dieu merci », doit être parfaitement intolérable aux oreilles des pisse-froid de la presse vendue aux pouvoirs, peu habituée aux contradictions puisque s’arrangeant toujours pour débattre « entre soi », permettant ainsi d’offrir une « vitrine » bien lisse et formatée selon la règle.

Madame Joslain, qui en sait bien plus long sur les Etats-Unis que les marionnettes de la chaîne, a certainement cru que cette invitation étant une preuve de leur ouverture aux autres, notamment aux contradicteurs (manœuvre grossière pour entuber une nouvelle fois les téléspectateurs) y est allée de bon cœur, aggravant son cas en ajoutant plus tard : « Barack Obama, franchement il fait partie des gens qui détestent l’Amérique. Il a servi son idéologie mais pas l’Amérique ».

La boulette !

Oser délaisser la langue de bois obligatoire sur cette chaîne, est carrément suicidaire ; c’est d’ailleurs ce qui est arrivé puisque le directeur général (un certain Hervé Béroud) a exprimé sa grosse colère par ces mots : « ce sont des propos scandaleux, inacceptables sur notre antenne, nous les condamnons fermement » … précisant tout de même que le but du jeu en invitant cette intervenante, c’était d’avoir sur le plateau « une sensibilité pro-Trump » ! Vous voyez le topo ?

Manque de bol, « ils » n’avaient pas pensé un instant que l’intéressée se laisserait aller ainsi avec autant de morgue en attaquant le si formidable ex-président … qui a pourtant donné ces jours derniers, au monde entier, toute  la mesure de sa rouerie et de sa dangerosité !

Comme Madame Joslain je suis heureuse qu’enfin « on en ait terminé avec lui ! ».

A signaler qu’Evelyne Joslain avait déjà provoqué le courroux des bisounours en Août 2016, en déclarant sur Europe 1 que Hillary Clinton était une femme corrompue.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/investiture-de-trump-bfmtv-vire-une-invit%C3%A9e-de-son-plateau-apr%C3%A8s-des-%C2%ABpropos-inacceptables%C2%BB/ar-AAm3Wui?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp

Chez d’autres roquets aux basques du pouvoir, il y a aussi ceux qui se sont gaussés de l’épisode du cadeau de la belle Mélania Trump à Michelle Obama (qui elle aussi m’a bien déçue, alors que j’avais tant admiré son refus de porter le voile en visite en pays musulman), prouvant une nouvelle fois leur profond mépris pour qui n’est pas de leur caste.

https://www.youtube.com/watch?v=w8of8Ay35TA

Sur cette vidéo on constate qu’effectivement Michelle Obama ne sait trop quoi faire de ce cadeau puisque naturellement elle ne sait où le poser, mais les commentaires ajoutés sur celle figurant dans l’article du Huffingtonpost (lien ci-dessous) sont du plus mauvais goût.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/20/michelle-obama-na-pas-pu-cacher-sa-gene-devant-le-cadeau-de-mel/

Mais ils peuvent bien tempêter, jurer, mentir encore et encore, tous ces minus qui ne lui arrivent pas à la cheville question courage ; le principal intéressé, grand bosseur devant l’éternel (4 heures de sommeil par nuit lui suffiraient), s’en fout comme de sa première chemise, et s’est déjà mis au boulot, notamment en signant dès vendredi, un premier décret concernant le système de santé américain, qui vise à entamer le démantèlement de l’ « Obamacare », une des réformes emblématiques du mandat de Barack Obama ; qualifiée par le nouveau président de « désastre complet » qui devrait être remplacé par « un système de santé bien moins cher et bien meilleur » … ce que ne disent pas ceux qui crient « au charron » devant cette décision.

Et ce n’est que le commencement !

Comparé à notre mollusque qui n’en branle pas une (si j’ose dire, oups !) hormis se pavaner aux quatre coins de la planète, à nos frais, cela laisse rêveur !

En revanche, du côté de ses fans, m’est avis qu’on n’a pas fini de sangloter dans les « chaumières » des beaux quartiers bobos ! Et rien que cela me donne un immense espoir pour l’avenir du monde entier, et bien évidemment de la France.

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3 commentaires pour Investiture Trump: Evelyne Joslain a dit la vérité, elle sera exécutée (Journalist pays the price on French TV for spilling the beans on disastrous Obama legacy)

  1. jcdurbant dit :

    Trump est un paradoxe. C’est une figure qui polarise, mais beaucoup de ses politiques sont plus proches du centre. Trump ressemble beaucoup à Daniel Moynihan, un sénateur démocrate de New York, très iconoclaste, qui avait été très violemment critiqué pour avoir dit que le problème clé des ghettos ur- bains noirs venait de l’absence des pè- res et des foyers traditionnels. Il avait allié une forme de populisme économi- que à un conservatisme culturel. Mais l’establishment démocrate est devenu moins populiste économiquement et très libéral culturellement alors que les républicains sont devenus plus conservateurs culturellement mais ont été du côté du laisser-faire économique. Il existait donc un espace pour le populisme économique et des valeurs morales populistes. C’est la place de Trump. Il est le représentant des populistes et des nationalistes dans le Parti républicain. Le théâtre des injonctions qu’il lance par tweets aux grandes compagnies pour leur demander d’investir aux États-Unis est très habile car il met le peuple de son côté. Mais l’action gouvernementale sera peut-être plus pragmatique. Il y a beaucoup d’hommes d’affaires venus de Goldman Sachs dans son gouvernement ; ce n’est généralement pas le signe que les choses vont pencher vers le populisme.

    L’une des plus grosses erreurs aura été de sous-estimer Trump. Cet homme a défait les deux plus puissantes familles politiques des États-Unis, les Clinton et les Bush, ainsi que tout l’establishment, alors qu’il a dépensé beaucoup moins d’argent que les autres. Il a fait ça tout seul, avec la détestation quasi universelle des médias, en nageant contre le courant, parce qu’il a eu l’intuition des thèmes qui parleraient à la population. Ceux qui le croient stupide n’ont pas prêté attention à ce qui vient de se passer ! Et comme il est capable de brouiller les pistes sur tous les sujets, ses mains sont moins liées aussi bien sur les questions internes qu’internationales. Il y a beaucoup de Sun Tzu chez Trump, l’art de l’effet de surprise. Mais on ne peut recommencer chaque jour tout de zéro. C’est une méthode qui va en outre lui faire beaucoup d’ennemis. La presse veut vraiment le détruire. La bureaucratie le voit comme un ennemi, pas seulement dans les agences de renseignement mais aussi à l’agence de l’environnement, au département d’État. Il faut s’attendre à ce que ces bureaucrates qui le haïssent fassent fuiter les infos à la presse et sabotent ses initiatives comme seule une bureaucratie créative et en colère peut le faire. En fait, la manière dont Trump a été élu, contre le système, va compliquer sa mission de gouverner. Beaucoup voient Trump comme un criminel sans principes, qui finira par faire quelque chose de tellement criminel qu’il pourra être destitué. Mais je pense que ses opposants les plus acharnés sont abusés par leur propre rhétorique apocalyptique. Trump a opéré dans l’industrie de la construction, un monde très dur, qui explique ces manières qui choquent tellement l’élite. Cela dit, Trump va devoir être plus sage maintenant, il a besoin de qualités différentes pour gouverner. Ses atouts de campagne l’aideront mais un président doit aussi exercer le contrôle de soi. Saura-t-il le faire ? Le vrai Donald Trump est une figure beaucoup plus formidable et complexe selon moi que le clown caricatural qu’il a bien voulu montrer. Mais nous ne savons pas s’il a ce qu’il faut pour être président.

    Si vous regardez les gens qu’il a choisis, ce sont des militaires, qui ont une vraie compréhension de la valeur de ces alliances. Il ne faut pas se hâter de juger… De plus, son approche iconoclaste vise à mettre le doigt sur les problèmes. Quand il critique la faiblesse de l’Union européenne, il dit juste que le roi est nu.

    Walter Russell Mead

    http://www.lefigaro.fr/international/2017/01/20/01003-20170120ARTFIG00249-ceux-qui-croient-trump-stupide-n-ont-pas-regarde-ce-qui-vient-de-se-passer.php

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  2. jcdurbant dit :

    BACK TO NIXON’S MADMAN THEORY ?

    Leonard Garment, White House counsel in the Nixon administration, once got some useful advice from then-National Security Adviser Henry Kissinger about how best to deal with nosy Soviet diplomats trying to divine the inner workings of the 37th president’s mind.
    “If the chance comes your way,” Mr. Kissinger advised Garment in 1969, “convey the impression that Nixon is somewhat ‘crazy’—immensely intelligent, well-organized and experienced, to be sure, but at moments of stress or personal challenge unpredictable and capable of the bloodiest brutality.”
    What would later come to be known as Nixon’s “madman theory” of international relations is not mad. An easy-to-predict president will also be easy to outmaneuver. An adversary who knows the limits of an administration’s policy, or of its appetite for risk, will quickly establish his own zone of impunity. Just think of Ho Chi Minh and LBJ, Khomeini and Carter, Putin and Obama.

    One of the promises of Donald Trump’s presidency is that it might restore some of the right kind of crazy to U.S. foreign policy, just as the Nixon administration did with the 1973 nuclear alert, which stopped the Soviets from intervening in the Yom Kippur War. A good early sign was Mr. Trump’s phone call with Taiwan’s president in December, followed by his public musings about the negotiability of the one-China policy. If Beijing wants to use ambiguous means to dominate the South China Sea, why shouldn’t Washington hit back with ambiguous devices of its own?

    the right kind of crazy requires sufficient ambiguity to provide room for political and diplomatic maneuver. With Mr. Trump, it can sometimes be hard to tell whether his utterances are serious or in jest—a semi-ironic pose that served him well in the campaign. But so far, what this administration has mainly managed to do is paint itself into corners, where it either has to back down or double down. That’s crazy of a particularly dangerous sort.

    Maybe I’m misreading the administration’s intentions. It may be that its idea of crazy is to throw half the country into a state of semi-constant apoplexy, to the point of national exhaustion with its own outrage. But I doubt it. A proper theory of crazy requires a presumption of smarts that nobody in this administration has yet earned. Like Sigmund Freud’s cigar, sometimes crazy is just crazy.
    So what is the Trump administration to do? A few suggestions: Invite the ambassadors of Poland, Ukraine and the Baltic states to the White House this spring, to solemnly commemorate the 77th anniversary of the Katyn Forest massacre. Issue a statement welcoming the Chinese New Year by quoting the poetry of imprisoned Nobel Peace Laureate Liu Xiaobo. Quietly move the U.S. Embassy in Israel, merely by changing the shingle of the U.S. Consulate in Jerusalem.

    Bret Stephens

    https://www.wsj.com/articles/the-wrong-kind-of-crazy-1485821430

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