Chrislam: Attention, un syncrétisme peut en cacher un autre (If you can’t beat them, join them: Welcome to Chrislam, the latest mix-and-match solution to all our problems)

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Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. Genèse 22 :1-2
Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon (Ismaïl) longanime. Puis quand celui-ci fut en âge de l’accompagner, [Abraham] dit: ‹Ô mon fils, je me vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en penses›. (Ismaël) dit: ‹Ô mon cher père, fais ce qui t’es commandé: tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants› (…) Nous lui fîmes la bonne annonce d’Isaac comme prophète d’entre les gens vertueux.  Le Coran (37, 101-102 & 112)
Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. (…) C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Jésus (Mat 7: 15-20)
The same sun that dries the clothes of Muslims also dries the clothes of Christians. I don’t believe God loves Christians any more than Muslims. Tela Tella (founder of « Chrislam »)
Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié par le Christ. Barack Hussein Obama
Je n’aime pas parler de violence islamique : si je parlais de violence islamique, je devrais également parler de violence catholique. Tous les musulmans ne sont pas violents ; tous les catholiques ne sont pas violents. Je crois que dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe fondamentaliste. Mais on ne peut pas dire — je crois que cela n’est pas vrai et que ce n’est pas juste — que l’islam est terroriste. Pape François
Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. (…) Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture.  (…) Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. (…) En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible. Pape François
Un passage des propos du pape François attire l’œil: «L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations». Voici le passage évoqué: «Allez donc, faites des disciples (“mathèteuein”, en grec) de toutes les nations, baptisant les gens (…), leur enseignant (“didaskein”) à observer tout ce que je vous ai commandé (Matthieu, 28, 19)». On peut appeler «conquête» la tâche de prêcher, d’enseigner et de baptiser. Il s’agit bien d’une mission universelle, proposant la foi à tout homme, à la différence de religions nationales comme le shintô. Le christianisme ressemble par là à l’islam, dont le prophète a été envoyé «aux rouges comme aux noirs». Mais son but est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir. Les tentatives d’imposer la foi par la force, comme Charlemagne avec les Saxons, sont de monstrueuses perversions, moins interprétation que pur et simple contresens. Le Coran ne contient pas d’équivalent de l’envoi en mission des disciples. Il se peut que les exhortations à tuer qu’on y lit n’aient qu’une portée circonstancielle, et l’on ignore les causes de l’expansion arabe du VIIe siècle. Reste que le mot de conquête n’est plus alors une métaphore et prend un sens plus concret, carrément militaire. Les deux recueils les plus autorisés (sahīh) attribuent à Mahomet cette déclaration (hadith), constamment citée depuis: «J’ai reçu l’ordre de combattre (qātala) les gens (nās) jusqu’à ce qu’ils attestent “Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est l’envoyé d’Allah”, accomplissent la prière et versent l’aumône (zakāt). S’ils le font, leur sang et leurs biens sont à l’abri de moi, sauf selon le droit de l’islam (bi-haqqi ‘l-islām), et leur compte revient à Allah (hisābu-hum ‘alā ‘Llah) (Bukhari, Foi, 17 (25) ; Muslim, Foi, 8, [124] 32-[129] 36)». J’ai reproduit l’arabe de passages obscurs. Pour le dernier, la récente traduction de Harkat Ahmed explique: «Quant à leur for intérieur, leur compte n’incombera qu’à Dieu (p. 62)» Indication précieuse: il s’agit d’obtenir la confession verbale, les gestes de la prière et le versement de l’impôt. Non pas une conversion des cœurs, mais une soumission, sens du mot «islam» dans bien des récits sur la vie de Mahomet. L’adhésion sincère pourra et devra venir, mais elle n’est pas première. Nul ne peut la forcer, car «il n’y a pas de contrainte en religion (Coran, II, 256)». Elle viendra quand la loi islamique sera en vigueur. Il sera alors dans l’intérêt des conquis de passer à la religion des conquérants. On voit que le mot «conquête» a un tout autre sens que pour le verset de Matthieu. Pourquoi insister sur ces différences? Un vaste examen de conscience est à l’œuvre chez bien des musulmans, en réaction aux horreurs de l’État islamique. Ce n’est pas en entretenant la confusion intellectuelle qu’on les aidera à se mettre au clair sur les sources textuelles et les origines historiques de leur religion. Rémi Brague
Les Chrétiens et les juifs parlent d’un livre «inspiré» par Dieu mais nullement une œuvre de Dieu. Pour les musulmans, le Coran est un «miracle» qui «éblouit le monde», c’est-à-dire une œuvre purement divine, incréée et présente depuis l’éternité. Il est donc par définition infaillible. Il n’a pas à être interprété ou analysé, la Parole de Dieu ne peut l’être, elle ne peut qu’être suivie. (…) Du point de vue coranique, un terroriste musulman n’est pas en contradiction avec les préceptes du Coran et reste donc un bon musulman. D’ailleurs les fatwas touchent des démocrates et tout à fait exceptionnellement des terroristes musulmans, il a fallu attendre jusqu’à mars 2005 pour qu’une fatwa soit lancée contre Oussama Ben Laden, émanant de la commission islamique d’Espagne. Louis Chagnon
 C’est une religion aux préceptes assez simples et convaincants. Un seul Dieu, qui ordonne toute chose dans le monde… Pour adhérer à l’islam, il suffit de prononcer une formule : « J’atteste qu’il n’y a de divinité que Dieu et que Mahomet est son prophète. » Avec cela, vous êtes musulman. Il est de coutume de circoncire les nouveaux fidèles. Mais ce n’est pas obligatoire. Si les soldats de Napoléon ne se sont pas convertis à l’islam, c’est que les savants musulmans, en fait très ennuyés par la perspective d’une conversion aussi massive, ont imposé deux conditions : la circoncision et l’interdiction de boire du vin. Cette dernière était inacceptable. Et voilà pourquoi les Français sont chrétiens et pas musulmans.  Maxime Rodinson
D’après les théologiens musulmans, le Coran vient directement d’Allah, il n’a pas changé d’une seule lettre depuis qu’il a été mis par écrit, et sa langue est si somptueusement poétique qu’elle est inimitable par aucun humain. Mohammed l’a récité alors qu’il était analphabète. Avant que le monde ne soit créé, le Coran était déjà présent, ce que la théologie musulmane exprime en disant que le Coran est incréé. Le Coran est en arabe depuis avant la fondation du monde parce qu’Allah parle arabe avec les anges. (…) L’alphabet arabe ne comportait à l’époque de Mohammed que trois voyelles longues : a, i, u, et ne faisait pas la différence entre certaines consonnes. Cette écriture, nommée scriptio defectiva, est indéchiffrable, et ne peut servir que d’aide mémoire à ceux qui connaissent déjà le texte. (…) C’est vers 650, que des collectes ont été faites pour constituer le Coran. Le Coran a donc été primitivement écrit en scriptio defectiva. Vers 850, deux siècles après les collectes, des grammairiens perses qui ignoraient la culture arabe ont fait des conjectures pour passer en scriptio plena, afin de rendre le Coran compréhensible. Cela n’a pas suffi. Il a fallu y ajouter d’autres conjectures sur le sens des passages obscurs, qui concernent environ 30% du Coran. L’édition actuelle du Coran est celle du Caire, faite en 1926. Il a donc fallu 1 300 ans pour la mettre au point. C’est une traduction en arabe classique d’un texte qui est incompréhensible sous sa forme originale. (…) À l’époque de Mohammed, l’arabe n’était pas une langue de culture, ni une langue internationale. Depuis plus de mille ans, dans tout le Proche Orient, la langue de culture était l’araméen. Les lettrés arabes, peu nombreux, parlaient en arabe et écrivaient en araméen. La situation était comparable à celle de l’Europe de la même époque, où les lettrés parlaient dans leur langue locale et écrivaient en latin. Les difficultés du Coran s’éclairent si on cherche le sens à partir de l’araméen. Le Coran n’est pas écrit en arabe pur, mais en un arabe aussi chargé d’araméen que, par exemple, l’allemand est chargé de latin. André Frament
D’après la théologie musulmane, Mohammed, venant à la suite d’une longue suite de prophètes, n’aurait fait qu’un « rappel », rendu nécessaire parce que les hommes oublient. On peut donc penser que des révélations faites aux prophètes prédécesseurs de Mohammed ont du laisser des traces. D’autre part, des historiens pensent que les nouveaux systèmes d’idées se développent à partir d’ébauches antécédentes. Quelle que soit l’hypothèse choisie, il a dû exister une sorte de pré-islam qu’il est intéressant de rechercher. (…) De fait,certaines idées présentes dans l’islam d’aujourd’hui sont également présentes dans les sectes millénaristes et messianiques du Proche Orient, aux premier et deuxième siècles de notre ère. Voir comment ces idées ont cheminé dans cette région du monde a donné un éclairage supplémentaire. Dans le Coran, Myriam, sœur d’Aaron, et Marie, mère du Christ, est une seule et même personne, alors que 1.200 ans les séparent. La Trinité, formée pour les chrétiens du Père, du Christ et du Saint-Esprit, est déclarée dans le Coran formée, du Père, du Christ, et de Marie. Ces éléments, et d’autres de la sorte, font penser que le Coran est formé de plusieurs traditions différentes, comme on peut l’observer pour d’autres livres anciens. (…) Les messianismes juifs se sont formés en trois siècles, de 180 avant notre ère à 150 après. Leur théologie présente cinq idées centrales qui, durent encore de nos jours: · La première est celle d’une guerre menée pour des raisons théologiques. · La seconde est celle d’émigration : les Justes devaient d’abord aller au désert, reproduisant l’Exode de Moïse au Néguev-Sinaï. · La troisième idée était la conquête de Jérusalem. · La quatrième était la libération complète de la Palestine juive. · La cinquième était la conquête du monde entier. Alors que les quatre premières étaient tout à fait générales dans les mouvements messianiques juifs, la dernière n’était acceptée que par une partie des adeptes. Les deux premières idées sont proches de celles de l’islam, et la cinquième reste un rêve que les musulmans ont poursuivi pendant quatorze siècles. (…) Les nazaréens pratiquaient la circoncision, la polygamie limitée à 4 épouses, décrivaient un paradis où les élus trouveraient des aliments délicieux, des boissons agréables et des femmes. Toutes ces idées sont présentes dans l’islam. De plus, un grand nombre de thèses, de conceptions, de dogmes nazaréens se retrouvent à l’identique dans l’islam d’aujourd’hui : ‘Îsâ, le nom de Jésus, le statut du Christ, les récits de l’enfance de Marie, la confusion entre Marie et Myriam, le statut des femmes, la Trinité formée du Père, du Christ et de Marie, la conception du paradis, le vin, interdit sur terre mais présent en fleuves entiers au paradis… (…) Le mot musulman apparaît pour la première fois sur le Dôme du roc, en 691, il entre dans l’usage officiel vers 720, il est utilisé sur une monnaie pour la première fois en 768, et sur papyrus en 775 seulement. La recherche linguistique montre que les mots islam et musulman ne viennent pas de l’arabe, mais de l’araméen, la langue des nazaréens. (…) Le nom de Médine, d’après les documents musulmans, viendrait de madina ar-rasul Allah, la ville du messager d’Allah. Cette étymologie en langue arabe est proposée par l’islam plus de 200 ans après les faits. Or, à l’époque, madina ne signifiait pas ville, mais région. Ville se disait qura. Des textes datant de 30 ans après les faits indiquent une autre étymologie, à partir de l’araméen, impliquant les nazaréens. (…) Il est très douteux que les Arabes du VIIe siècle soient des polythéistes étrangers aux traditions biblique ou chrétienne. Par leur commerce, ils sont, en effet, depuis plus de six siècles en contact avec des juifs et depuis six siècles en contact avec des chrétiens. Ils ne pouvaient pas ignorer la révélation judéo-chrétienne. André Frament
La question de l’Hégire permet d’entrevoir immédiatement ce qui s’est passé. L’Hégire ou Émigration à l’oasis de Yathrib situé en plein désert est un événement très significatif de la vie du Mahomet historique. On sait que, très rapidement, cette année-là – 622 semble-t-il – a été tenue pour l’an 1 du calendrier du groupe formé autour de Mahomet (ou plutôt du groupe dont il était lui-même un membre). Or, la fondation d’un nouveau calendrier absolu ne s’explique jamais que par la conscience de commencer une Ère Nouvelle, et cela dans le cadre d’une vision de l’Histoire. Quelle ère nouvelle ? D’après les explications musulmanes actuelles, cette année 1 se fonderait sur une défaite et une fuite de Mahomet, parti se réfugier loin de La Mecque. Mais comment une fuite peut-elle être sacralisée jusqu’à devenir la base de tout un édifice chronologique et religieux ? Cela n’a pas de sens. Si Mahomet est bien arrivé à Yathrib – qui sera renommé plus tard Médine – en 622, ce ne fut pas seulement avec une partie de la tribu des Qoréchites, mais avec ceux pour qui le repli au désert rappelait justement un glorieux passé et surtout la figure de la promesse divine. Alors, le puzzle des données apparemment incohérentes prend forme, ainsi que Michaël Cook et d’autres l’on entrevu. Le désert est le lieu où Dieu forme le peuple qui doit aller libérer la terre, au sens de ce verset : « Ô mon peuple, entrez dans la terre que Dieu vous a destinée » (Coran V, 21). Nous sommes ici dans la vision de l’histoire dont le modèle de base est constitué par le récit biblique de l’Exode, lorsque le petit reste d’Israël préparé par Dieu au désert est appelé à conquérir la terre, c’est-à-dire la Palestine selon la vision biblique. Telle est la vision qu’avaient ceux qui accompagnaient et en fait qui dirigeaient Mahomet et les autres Arabes vers Yathrib en 622. Et voilà pourquoi une année 1 y est décrétée : le salut est en marche. Dans l’oasis de Yathrib d’ailleurs, la plupart des sédentaires sont des « juifs » aux dires mêmes des traditions islamiques. Et pourtant les traditions rabbiniques ne les ont jamais reconnus comme des leurs : ces « juifs » et ceux qui y conduisirent leurs amis arabes sont en réalité ces “judéochrétiens” hérétiques, qui vous évoquiez à l’instant. Ils appartenaient à la secte de « nazaréens » dont on a déjà parlé à propos de la sourate 5, verset 82. E.-M. Gallez
C’est à la suite de la destruction du Temple de 70 que l’idéologie judéo-nazaréenne se structura en vision cohérente du Monde et de l’Histoire, construite sous l’angle de l’affrontement des « bons » et des « méchants », les premiers devant être les instruments de la libération de la Terre. Le recoupement des données indique que c’est en Syrie, chez les judéo-chrétiens qui refusèrent de rentrer en Judée après 70 et réinterprétèrent leur foi, que cette idéologie de salut – la première de l’Histoire – s’est explicitée. (…) Pour en revenir à l’attente judéonazaréenne du Messie-Jésus, je ne vous apprendrai rien en disant qu’il n’est pas redescendu du Ciel en 638. En 639 non plus. En 640, l’espérance de le voir redescendre du Ciel apparut clairement être une chimère. C’est la crise. (…) Il est invraisemblable que Mahomet ait massacré des juifs rabbanites (orthodoxes ndlr), dont les judéo-nazaréens aussi bien que leurs alliés Arabes avaient besoin de la neutralité, au moins. Mais après 640, on imagine aisément que Umar puis son successeur Uthman aient voulu se défaire d’alliés devenus encombrants. Ironie de l’histoire : les « fils d’Israël » – au moins leurs chefs – sont massacrés par ceux qu’ils avaient eux-mêmes convaincus d’être les « fils d’Ismaël » ! En fait, le problème se posait aux Arabes de justifier d’une manière nouvelle le pouvoir qu’ils avaient pris sur le Proche-Orient. C’est dans ce cadre qu’apparut la nécessité d’avoir un livre propre à eux, opposable à la Bible des juifs et des chrétiens, et qui consacrerait la domination arabe sur le monde… et qui contribuerait à occulter le passé judéo-nazaréen. EM Gellez
Le Calife basé à l’oasis de Médine ne disposait, en fait de « textes » en arabe, que des papiers que les judéo-nazaréens y avaient laissés. Même si l’on y ajoute les textes plus anciens laissés en Syrie, cela ne fait pas encore un choix énorme. Et il fallait choisir, dans la hâte, des textes répondant aux attentes des nouveaux maîtres du Proche-Orient ! Autant dire que, quel qu’il fût, le résultat du choix ne pouvait guère être satisfaisant, même si on choisissait les textes présentant le moins d’allusions au passé judéonazaréen. C’est ainsi que les traditions musulmanes ont gardé le souvenir de « collectes » ou assemblages du Coran divergents entre eux et concurrents – parce qu’ils fournirent évidemment à des ambitieux l’occasion de se pousser au pouvoir. Umar fut assassiné. Son successeur également, et il s’ensuivit une véritable guerre intra-musulmane, aboutissant au schisme entre « chiites » et « sunnites ». Quant aux textes assemblés dans ce qu’on nomma le « Coran », ils continuèrent d’être adaptés à ce qu’on attendait d’eux, dans une suite de fuites en avant : apporter des modifications à un texte, c’est souvent se condamner à introduire de nouvelles pour pallier les difficultés ou les incohérences induites par les premières, etc. Un texte ne se laisse pas si facilement manipuler. Surtout qu’il faut chaque fois rappeler les exemplaires en circulation,les détruire et les remplacer par des nouveaux – ce dont les traditions musulmanes ont gardé le souvenir et situent jusqu’à l’époque du gouverneur Hajjaj, au début du VIIIe siècle encore ! Quand il devint trop tard pour le modifier encore en ses consonnes, sa voyellisation puis son interprétation furent à leur tour l’objet d’élaborations (parfois assez savantes). Ainsi, à force d’être manipulé, le texte coranique devint de plus en plus obscur, ce qu’il est aujoAurd’hui. Mais il était tout à fait clair en ces divers feuillets primitifs c’est-à-dire avant que ceux-ci aient été choisis pour constituer un recueil de 114 parties – le même nombre que de logia de l’évangile de Thomas, nombre lié aux besoins liturgiques selon Pierre Perrier. EM Gellez
Du fait de l’hyperspécialisation, très peu d’islamologues s’étaient intéressés aux textes de la mer Morte qui, particulièrement dans leur version la plus récente, reflètent une parenté avec le texte coranique ; et, en sens inverse, tout aussi peu de qoumranologues, d’exégètes ou de patrologues avaient porté de l’intérêt au Coran et à l’Islam. Or ces deux côtés de la recherche s’éclairent mutuellement, ils constituent en quelque sorte le terminus a quo et le terminus ad quem de celle-ci, renvoyant à une même mouvance religieuse : celle que des ex-judéo-chrétiens ont structurée vers la fin du Ier siècle. On la connaît surtout sous la qualification de “nazaréenne” ; les membres de cette secte apocalyptico-messianiste avaient en effet gardé l’appellation de nazaréens que les premiers judéo-chrétiens avaient portée (durant très peu d’années) avant de s’appeler précisément chrétiens d’après le terme de Messie (c’est-à-dire christianoï ou Mesihayé). Il s’agit évidemment des naçârâ du texte coranique selon le sens qu’y avait encore ce mot avant le VIIIe siècle et selon le sens qu’indiquent certains traducteurs à propos de passages où l’actuelle signification de chrétiens ne convient visiblement pas ; au reste, à propos de ces nazaréens, même certains sites musulmans libéraux en viennent aujourd’hui à se demander si leur doctrine n’était pas celle de Mahomet. À la suite de Ray A. Pritz, l’auteur préconise l’appellation de judéo-nazaréens pour éviter toute ambiguïté ; l’avantage est également de rappeler l’origine judéenne (ainsi qu’un lien primitif avec la communauté de Jacques de Jérusalem, selon les témoignages patristiques). Signalons en passant que l’auteur établit un parallélisme avec une autre mouvance qui prend sa source dans les mêmes années, le gnosticisme ; ceci offre un certain intérêt car les deux mouvances partent dans des directions qu’il présente comme radicalement opposées. L’apparition de l’islam tel qu’il se présente aujourd’hui s’explique de manière tout à fait cohérente dans le cadre de cette synthèse. À la suite de la rupture bien compréhensible avec les judéonazaréens, les nouveaux maîtres arabes du Proche-Orient ont été obligés d’inventer des références exclusivement arabes pour justifier leur pouvoir, explique l’auteur. Ceci rend compte en particulier d’une difficulté à laquelle tout islamologue est confronté, à savoir la question du polythéisme mecquois. Comment les Mecquois pouvaient-ils être convaincus par une Révélation qui leur aurait été impossible à comprendre ? Le détail du texte coranique ne s’accorde pas avec un tel présupposé. À supposer justement que Mahomet ait vécu à La Mecque avant que l’Hégire le conduise à Yathrib-Médine (en 622) : la convergence de nombreuses études, généralement récentes, oriente dans une autre direction. Le travail de recoupement et de recherche effectué par l’auteur débouche sur un tableau d’ensemble ; celui-ci fait saisir pourquoi la biographie du Prophète de l’Islam, telle qu’elle s’est élaborée et imposée deux siècles après sa mort, présente le contenu que nous lui connaissons. M.-Th. Urvoy
Christoph Luxenberg considère (…) que des pans entiers du Coran mecquois seraient un palimpseste d’hymnes chrétiennes. Avant lui, Günter Lüling avait tenté d’établir qu’une partie du Coran provenait d’hymnes chrétiennes répondant à une christologie angélique. Cela me paraît trop automatique et trop rapide. En revanche, Christoph Luxenberg m’a convaincu sur l’influence syriaque dans plusieurs passages du Coran, notamment dans la sourate 100 dans laquelle il voit une réécriture de la première épître de saint Pierre (5,8-9). On reconnaît dans le Coran des traces évidentes de syriaque. À commencer par le mot Qur’an qui, en syriaque, signifie «recueil» ou «lectionnaire». Cette influence me semble fondamentale. D’autre part, Angelika Neuwirth [NDLR spécialiste du Coran, université de Berlin] a bien souligné la forme liturgique du Coran. Et des chercheurs allemands juifs ont noté une ressemblance forte entre le Coran mecquois et les psaumes bibliques. Serait-il un lectionnaire, ou contiendrait-il les éléments d’un lectionnaire? Je suis enclin à le penser. Sans l’influence syriaque comment comprendre que le Coran ait pu reprendre le thème des sept dormants d’Éphèse qui sont d’origine chrétienne? De plus, la christologie du Coran est influencée par le Diatessaron de Tatien et par certains évangiles apocryphes. On peut penser que le groupe dans lequel le Coran primitif a vu le jour était l’un des rejetons de groupes judéo-chrétiens attachés à une christologie pré-nicéenne, avec aussi quelques accents manichéens. Claude Gilliot
Comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés. C’est le grand paradoxe : grâce aux musulmans. Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l’espace pour Dieu dans la société. Cardinal Tauran
« 4 ou 5 chapitres du Coran sont assez agréablement tournés, j’en conviens ; mais… qu’est-ce que peuvent faire 5 chapitres pour racheter les prodigieuses niaiseries, les maximes jetées sans ordre, les hiéroglyphes bizarres, les non-sens habituels et les flagrantes contradictions qui remplissent les 114 chapitres de ce tome indigeste ? (…) Dans le Coran je n’ai rien trouvé de bien neuf. Presque tout, excepté les infamies, y est emprunté et contrefait. Ce qui est vrai se trouve dans le Pentateuque et dans l’Evangile ; ce qui est faux, dans le Talmud, dans les légendes arabes ou sabéennes, dans les évangiles apocryphes… Or, on voudrait faire descendre fraîchement du Ciel ce qui est déjà vieux sur la terre, et ce que je rencontre au fond de la boue !  (…) Parce que Jésus s’était choisi 12 apôtres parmi les fidèles, Mahomet en choisit 12 parmi ses sectateurs, ce qui l’a fait appeler par un écrivain du Moyen Age le ’copieur de Dieu’. »… A la place de la simplicité, de la douceur, de la bénignité, de l’esprit de paix et de pardon, de la pauvreté volontaire, de l’humilité, de l’amour des souffrances de Jésus, vous voyez éclater dans Mahomet la duplicité, la cruauté, la soif des jouissances, du butin, de la domination, de la vengeance et de l’orgueil, à leur paroxysme le plus élevé.  (…) Pourquoi suis-je obligé de taire ses 21 épouses qu’il se donne après s’être engagé à n’en avoir que 4, sans compter ses 4 concubines, et cette infâme loi qui lui accorde toute femme musulmane dont le coeur se sentira incliné vers lui », fût-ce une fillette de 8 ans ?… (…) Le Coran exprime, en de pompeuses paroles, les grandes idées des vertus naturelles, et lâche en même temps ouvertement la bride aux penchants les plus violents et les plus sulfureux… Il supprime les remords en introduisant le fatalisme… Mahomet, vaincu par la chair, accepte comme une loi divine sa domination absolue », par ses instincts les plus indignes. (…) Mahomet emprunte à chacune des religions existantes à son époque une portion de ses doctrines, et de cet amalgame incohérent qui prétend ménager le Chrétien, le juif, le sabéen, l’idolâtre, il forme son symbole et lui donne pour suprême couronnement son aphorisme : ’Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète’… Il se fonde sur l’amalgame des doctrines, et se couronne par l’orgueil de la personne »… « Mais la vérité n’est pas une propriété dont on puisse abandonner même une parcelle, dans l’intérêt prétendu de la paix. Monseigneur Louis Pavy (Alger, 1853)
Une certaine bourgeoisie belge traditionnelle n’a jamais vraiment accepté notre modernité capitaliste, individualiste, compétitive. Le prêtre Harpigny, qui fut certainement un bon élève, ne se sent pas à l’aise dans cette société belge laïque où les femmes sont trop libres et égoïstes. Alors, même inconsciemment, il trouve des beautés dans la civilisation musulmane traditionnelle, avec son esprit de partage, la chaleur des relations humaines, les femmes voilées et obéissantes. Et puis, surtout, «les musulmans, eux, ils croient». Et Guy Harpigny, comme tous les prêtres dialogueux massignoniens, estime qu’il vaut mieux croire à quelque chose que de ne rien croire du tout, et ils s’imaginent (ou veulent s’imaginer) que puisqu’ils croient, ils croient à peu près à la même chose. Ils confondent ainsi allègrement foi et religion dans une cécité volontaire ou involontaire. Anne-Marie Delcambre
Before Islam and Christianity arrived in Africa, people here « believed in deities being close » – in gods who resided in trees or rivers and helped or hurt locals daily. You in the West are satisfied with one hour of church on Sunday. But for people in Africa, who he says need so many solutions, « This is about a practical way of life, » about a willingness to combine Christianity or Islam with their own traditions to « see if they can make something new » – something that will help. Kamaldeen Balogun (Olabisi Onabanjo University, Nigeria)
The broader context here is Africa’s dramatic shift in recent decades to Christianity and Islam. During the 20th century, fully 40 percent of Africa’s population moved from traditional religions to « different shades of Christianity, » says Philip Jenkins, a history and religion professor at the University of Pennsylvania. It is, he adds, « the largest religious change that has ever occurred in history. » There are debates about whether Christianity or Islam is spreading faster in Africa, but clearly they’re both on the rise – and sometimes are the source of tension. In Nigeria’s religious city of Jos (short for « Jesus Our Savior ») the government says 50,000 people died between 1999 and 2004 in sectarian clashes. Until a peace deal last year, Sudan’s northern Muslims and southern Christians were at war for two decades. Clearly, the religious revolution is still shaking out. « People are converting rapidly, but they don’t necessarily have instruction » in the details of their faiths, says Boston University’s Professor Robert. Nor have they had « time for their belief system to solidify. » It is, she says, « still shifting. » She argues that eventually the faithful will choose one religion or another, and the hybrids will fade away. (…) Healing is a regularly promised feature of churches across Africa. It’s symbolic of a key element of the continent’s religious explorations – fusing faith and rationality, Professor Balogun says. According to Western thought, with its emphasis on rationality, « Everything that goes up must come down, » he says. But a more African approach is that, « By divine intervention it may not come down. » In fact, his university is initiating a degree focusing on the religion-science nexus. The Christian Science Monitor
L’appel à la violence ne tire pas son origine du Coran, qui est la loi divine, mais exclusivement de la jurisprudence, c’est-à-dire de l’interprétation du Coran, devenue tradition islamique au cours des siècles. Or les radicaux méconnaissent la loi. De même qu’il n’existe dans le Coran ni polygamie, ni injonction de porter le hidjab ou le niqab pour les femmes – autant de traditions pré-islamiques – ni lapidation. La jurisprudence islamique est tout bonnement une nouvelle religion. (…) J’ai lu le livre de Abdallah Azzam, le théoricien d’Al Qaida, sur le djihad. Tous ses arguments sont tirés de la jurisprudence islamique établie par des penseurs du 8ème et 9ème siècle. Cette tradition-là préconise de cultiver la haine à l’égard des gens qui ne croient pas comme eux. C’est malheureusement sur ces interprétations que se fonde la pratique religieuse actuelle. La plupart des imams ne lisent le Coran que pour la prière, et non pour le comprendre. Mon job, c’est de faire le travail qu’ils ne font pas. Car le Prophète a laissé le Coran pour que nous l’interprétions sans intermédiaires. (…) notre problème, c’est qu’à cette tradition issue de l’interprétation des paroles prophétiques a été donnée une dimension sacrée. Moi je prétends qu’elle n’est qu’humaine. Malheureusement, les musulmans n’ont pas compris cela. Comme ils n’ont pas compris qu’elle était instrumentalisée par des pouvoirs politiques. (…) Parce que les Etats arabes tirent leur légitimité de la religion. Raison pour laquelle l’interprétation qu’ils en font renforce leur pouvoir. Quand on ne veut pas d’opposition idéologique, on fait croire qu’il s’agit d’une opposition à Dieu. L’opposant devient un mécréant. C’était déjà le cas au 8ème siècle où les Byzantins avaient été désignés comme des ennemis de l’islam. Puis au temps des Croisades, l’accusation de mécréant s’est dirigée sur l’Occident. Elle y est restée figée depuis. Il ne manquait que la colonisation pour la renforcer encore un peu plus. Alors que si on revient au Coran, on y découvre que l’homme est libre de penser ce qu’il veut. (…) le Prophète n’a pas interprété le Coran, qui a été laissé à l’interprétation selon l’espace et l’époque! Il suffirait d’en faire une lecture contemporaine, et cela fait quarante-cinq ans que je m’y emploie! (…) On me marginalise afin que personne ne m’entende. Beaucoup de chaînes de télévision arabes me boycottent. Pourtant, j’observe que plusieurs de mes livres sont des best-sellers au Moyen-Orient. Ces populations se rendent compte que ces guerres et ces attentats sont le signe que quelque chose dans l’islam ne tourne pas rond. Elles sont en train de se réveiller, de constater la nécessité d’une réforme. Mais elles ne peuvent pas parler. [Mais les musulmans d’Europe] sont tiraillés entre deux forces, la jurisprudence islamique qu’on leur rabâche et la loi civile. Ils sont dans une forme de schizophrénie. Pour les en délivrer, il faut réformer la jurisprudence. Leur montrer que la pluralité est un principe du Coran, qu’il admet le judaïsme, le christianisme et toutes les sectes. Le Prophète a créé une constitution respectueuse des diversités. Il a créé un Etat civil dissocié de la religion. Le christianisme a attendu le 18ème siècle et la Révolution française pour cela. Mais après la mort du Prophète, on a échoué à la mettre en œuvre, à cause de l’esprit tribal de l’époque. Probablement était-elle trop avant-gardiste. Et l’islam a été instrumentalisé. (…) Il ne faut pas faire de concessions sur ce terrain. Seul l’Etat possède des outils de coercition, non la religion. La religion doit être spirituelle et non politique. L’autorité du Coran, c’est la conscience, l’autorité de l’Etat, c’est la loi. Il faut obéir à l’Etat, pas aux muftis. (…) Le salafisme, comme le mouvement des Frères musulmans, a assis son pouvoir sur l’ignorance des peuples. Après les indépendances des pays arabes, trois phénomènes ont obstrué les consciences du monde musulman: Le pan-islamisme, qui jugeait l’Occident comme au temps des croisades, le nationalisme pan-arabe, qui a assis sa haine de l’Occident sur le prétexte colonial, et le marxisme, qui a donné naissance à des gouvernements tyrans. Les deux derniers courants devenus ce que l’on sait, n’est resté que le pan-islamisme pour toute culture. Le terrorisme est issu de l’ignorance sacrée.  Muhammad Shahrour
Pour accepter l’islam, l’Europe a forgé le mythe de l’Andalousie tolérante qui aurait constitué un âge d’or pour les trois religions. Tout ce qui concerne les combats, le statut humiliant du non musulman a été soigneusement gommé. Il s’agit d’une véritable falsification de l’histoire réelle. Anne-Marie Delcambre
Il est utile de dissiper une opinion répandue, si souvent invoquée par les musulmans réformateurs comme par bon nombre d’intellectuels occidentaux: la Bible contiendrait encore plus de violence que le Coran, dans la mesure où elle contiendrait encore plus de passages où Dieu se montre cruel que le Livre saint de l’islam. C’est l’exemple type de l’incompréhension qui règne entre l’Occident et l’Orient, idée fixe que l’on retrouve tant dans le discours interreligieux que dans la doxa nihiliste. La Bible = le Coran est un faux-semblant qui suffit à illustrer l’impasse que constitue le « dialogue des civilisations ». Christian Makarian
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. A l’égard de l’islam, les chrétiens ont battu leur coulpe. Au point d’oublier que le Coran a récupéré et transposé leur patrimoine symbolique. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet totalement transformées, islamisées, dans le but d’accuser les  » juifs » et les  » chrétiens » d’être des falsificateurs de la Révélation, de s’être volontairement détournés de la vérité qu’ils avaient reçue à l’origine. Il y a, dans le Coran, à la fois imitation et rejet du judéo-christianisme. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de  » greffe » du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci. Et, au XXe siècle, les chrétiens ont eu une lucidité critique à l’égard du judaïsme, en reconnaissant qu’ils avaient pu faire une lecture abusive, antijuive de leurs Ecritures. Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial : certains éléments sont montés en épingle, d’autres sont occultés. La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard

Après le mariage, la religion pour tous !

En ces temps proprement apocalyptiques

Où pris à son tour sous la directe menace du totalitarisme musulman …

Lui-même emporté par le rouleau compresseur de la modernité et l’incroyable pouvoir dissolvant du judéo-christianisme

L’Occident se voit tenté de trouver des excuses à ses ennemis ou de se plier à tous les accommodements

Quel meilleur exemple de ce sansfrontiérisme devenu fou et de ce syndrome de Stockholm généralisé …

Que ces réformateurs auto-proclamés de l’islam qui  se défaussent de la dimension intrinsèquement violente de leur religion sur la seule jurisprudence post-Mahomet …

Ou de ceux qui  nous présentent comme solution à tout conflit des formes syncrétiques africaines du type Chrislam  …

Face à une religion issue elle-même justement d’un syncrétisme totalement remanié du corpus judéo-chrétien …

A laquelle, comme l’a montré René Girard, il manque l’essentiel …

A savoir le refus de réhabilitation guerrière de la victime que symbolise la croix

Où le Créateur lui-même accepte de donner sa vie pour sa créature ?

«Le terrorisme est issu de l’ignorance sacrée»
Exégète du Coran, le Syrien Muhammad Shahrour appelle à réformer l’islam. Car la jurisprudence islamique porte les germes de la violence. A 78 ans, il espère encore convaincre, même si de nombreux pays arabes ne tolèrent pas son discours

Le Temps

Voilà quarante-cinq ans qu’il tente de faire entendre sa voix. Celle d’un exégète du Coran qui s’inscrit en faux contre les islamistes. Né en 1938 à Damas, professeur de génie civil, Muhammad Shahrour publie en 1990 Le Livre et le Coran, dans lequel il propose une nouvelle lecture de celui-ci. Très critique vis-à-vis de l’interprétation jurisprudentielle du Coran perpétuée dans la tradition arabo-musulmane, il oppose à l’islam politique un islam spirituel. Ce qui lui vaut les foudres des traditionalistes dont certains le déclarent apostat.

Plusieurs de ses ouvrages sont même interdits à la vente dans certains pays arabes, ce qui n’empêche pas l’homme de s’exprimer, y compris sur les réseaux sociaux où il cartonne. Invité par l’Association de l’Appel spirituel de Genève, qui s’oppose à l’abus du religieux comme source de violence, il livre au Temps ses réflexions.

– Le Temps: L’islam porte-t-il en lui les germes de la violence?

– Muhammad Shahrour: Absolument. L’appel à la violence ne tire pas son origine du Coran, qui est la loi divine, mais exclusivement de la jurisprudence, c’est-à-dire de l’interprétation du Coran, devenue tradition islamique au cours des siècles. Or les radicaux méconnaissent la loi. De même qu’il n’existe dans le Coran ni polygamie, ni injonction de porter le hidjab ou le niqab pour les femmes – autant de traditions pré-islamiques – ni lapidation. La jurisprudence islamique est tout bonnement une nouvelle religion.

– Si l’islam n’est que miséricorde et tolérance, comment se fait-il qu’autant de musulmans se fourvoient?

– J’ai lu le livre de Abdallah Azzam, le théoricien d’Al Qaida, sur le djihad. Tous ses arguments sont tirés de la jurisprudence islamique établie par des penseurs du 8ème et 9ème siècle. Cette tradition-là préconise de cultiver la haine à l’égard des gens qui ne croient pas comme eux. C’est malheureusement sur ces interprétations que se fonde la pratique religieuse actuelle. La plupart des imams ne lisent le Coran que pour la prière, et non pour le comprendre. Mon job, c’est de faire le travail qu’ils ne font pas. Car le Prophète a laissé le Coran pour que nous l’interprétions sans intermédiaires.

– Au mépris de cette jurisprudence?

– Oui, car notre problème, c’est qu’à cette tradition issue de l’interprétation des paroles prophétiques a été donnée une dimension sacrée. Moi je prétends qu’elle n’est qu’humaine. Malheureusement, les musulmans n’ont pas compris cela. Comme ils n’ont pas compris qu’elle était instrumentalisée par des pouvoirs politiques.

Pourquoi la réflexion critique sur l’islam n’est-elle pas possible?

Parce que les Etats arabes tirent leur légitimité de la religion. Raison pour laquelle l’interprétation qu’ils en font renforce leur pouvoir. Quand on ne veut pas d’opposition idéologique, on fait croire qu’il s’agit d’une opposition à Dieu. L’opposant devient un mécréant. C’était déjà le cas au 8ème siècle où les Byzantins avaient été désignés comme des ennemis de l’islam. Puis au temps des Croisades, l’accusation de mécréant s’est dirigée sur l’Occident. Elle y est restée figée depuis. Il ne manquait que la colonisation pour la renforcer encore un peu plus. Alors que si on revient au Coran, on y découvre que l’homme est libre de penser ce qu’il veut.

– Mais alors, est-il possible de réformer l’islam de l’intérieur?

– Oui, absolument. Parce que le Prophète n’a pas interprété le Coran, qui a été laissé à l’interprétation selon l’espace et l’époque! Il suffirait d’en faire une lecture contemporaine, et cela fait quarante-cinq ans que je m’y emploie!

– Etes-vous l’objet de menaces?

– Oui, mais indirectes. On me marginalise afin que personne ne m’entende. Beaucoup de chaînes de télévision arabes me boycottent. Pourtant, j’observe que plusieurs de mes livres sont des best-sellers au Moyen-Orient. Ces populations se rendent compte que ces guerres et ces attentats sont le signe que quelque chose dans l’islam ne tourne pas rond. Elles sont en train de se réveiller, de constater la nécessité d’une réforme. Mais elles ne peuvent pas parler.

– Mais les musulmans d’Europe, eux, pourraient le faire!

– Ils sont tiraillés entre deux forces, la jurisprudence islamique qu’on leur rabâche et la loi civile. Ils sont dans une forme de schizophrénie. Pour les en délivrer, il faut réformer la jurisprudence. Leur montrer que la pluralité est un principe du Coran, qu’il admet le judaïsme, le christianisme et toutes les sectes. Le Prophète a créé une constitution respectueuse des diversités. Il a créé un Etat civil dissocié de la religion. Le christianisme a attendu le 18ème siècle et la Révolution française pour cela. Mais après la mort du Prophète, on a échoué à la mettre en œuvre, à cause de l’esprit tribal de l’époque. Probablement était-elle trop avant-gardiste. Et l’islam a été instrumentalisé.

– Faut-il que l’Occident admette les revendications d’un islam politique ou qu’il les combatte?

– Il ne faut pas faire de concessions sur ce terrain. Seul l’Etat possède des outils de coercition, non la religion. La religion doit être spirituelle et non politique. L’autorité du Coran, c’est la conscience, l’autorité de l’Etat, c’est la loi. Il faut obéir à l’Etat, pas aux muftis.

– Pour vous, le salafisme est-il à l’origine de cet islam terroriste?

– Le salafisme, comme le mouvement des Frères musulmans, a assis son pouvoir sur l’ignorance des peuples. Après les indépendances des pays arabes, trois phénomènes ont obstrué les consciences du monde musulman: Le pan-islamisme, qui jugeait l’Occident comme au temps des croisades, le nationalisme pan-arabe, qui a assis sa haine de l’Occident sur le prétexte colonial, et le marxisme, qui a donné naissance à des gouvernements tyrans. Les deux derniers courants devenus ce que l’on sait, n’est resté que le pan-islamisme pour toute culture. Le terrorisme est issu de l’ignorance sacrée.

Voir aussi:

In Africa, Islam and Christianity are growing – and blending
Abraham McLaughlin

The Christian Science Monitor

January 26, 2006

LAGOS, NIGERIA — At first, it seems a surprising sight: inside a two-story mosque in sub-Saharan Africa’s largest metropolis hangs a life-size portrait of Jesus Christ.

Yet worshipers at « The True Message of God Mission » say it’s entirely natural for Christianity and Islam to cexist, even overlap. They begin their worship by praying at the Jesus alcove and then « running their deliverance » – sprinting laps around the mosque’s mosaic-tiled courtyard, praying to the one God for forgiveness and help. They say it’s akin to Israelites circling the walls of Jericho – and Muslims swirling around the Ka’ba shrine in Mecca.

This group – originally called « Chris-lam-herb » for its mix-and-match approach to Christianity, Islam, and traditional medicine – is a window on an ongoing religious ferment in Africa. It’s still up for debate whether this group, and others like it, could become models for Muslim-Christian unity worldwide or whether they’re uniquely African. But either way, they are « part of a trend, » says Dana Robert, a Boston University religion professor.

Amid intense sectarian violence in this half- Muslim, half-Christian country, these groups serve as tolerant peacemakers. Also, with widespread poverty and health concerns here, people are seeking practical, profitable religion more than rigid doctrine.

Before Islam and Christianity arrived in Africa, people here « believed in deities being close » – in gods who resided in trees or rivers and helped or hurt locals daily, explains Kamaldeen Balogun, an Islamic studies professor at Olabisi Onabanjo University in southeastern Nigeria.

« You in the West are satisfied with one hour of church on Sunday, » says Mr. Balogun. But for people in Africa, who he says need so many solutions, « This is about a practical way of life, » about a willingness to combine Christianity or Islam with their own traditions to « see if they can make something new » – something that will help.

Worshipers at the « True Message » mission say unifying the two theologies has made a major difference in their lives.

A slight woman with a quick smile, Kuburat Hamzat says she came here in 1998 with a severe menstruation problem. She was embraced by the mission’s « man of God, » a soft-spoken, bald man named Samusideen Saka. He told her, « Dancing will not kill you » and prescribed 91 laps of « running deliverance » each day. He also explained the commonalities of the great faiths to Ms. Hamzat who had grown up in Islam. That understanding, she says, changed her. « Because I understood that in my mind, I got healed, » she says. Her problem hasn’t recurred, she says. Others say they’ve been cured of barrenness, mental illness, and other troubles.

Pastor Saka explains that his father was an herbalist and that both Muslims and Christians would come to him for healing. Although he grew up Muslim, and has been to Mecca on pilgrimage several times, he couldn’t comprehend Nigeria’s sectarian strife. He now considers himself a Christian, « but that doesn’t mean Islam is bad. »

Quite the opposite. Next to his mosque is a televangelist’s dream – an auditorium with 1,500 seats, banks of speakers, a live band, and klieg lights. On Sundays the choir switches easily between Muslim and Christian songs, and Pastor Saka preaches from both the Bible and the Koran. His sermons are often broadcast on local TV.

The broader context here is Africa’s dramatic shift in recent decades to Christianity and Islam. During the 20th century, fully 40 percent of Africa’s population moved from traditional religions to « different shades of Christianity, » says Philip Jenkins, a history and religion professor at the University of Pennsylvania. It is, he adds, « the largest religious change that has ever occurred in history. » There are debates about whether Christianity or Islam is spreading faster in Africa, but clearly they’re both on the rise – and sometimes are the source of tension.

In Nigeria’s religious city of Jos (short for « Jesus Our Savior ») the government says 50,000 people died between 1999 and 2004 in sectarian clashes. Until a peace deal last year, Sudan’s northern Muslims and southern Christians were at war for two decades.

Clearly, the religious revolution is still shaking out. « People are converting rapidly, but they don’t necessarily have instruction » in the details of their faiths, says Boston University’s Professor Robert. Nor have they had « time for their belief system to solidify. » It is, she says, « still shifting. » She argues that eventually the faithful will choose one religion or another, and the hybrids will fade away.

But the ferment is quite evident on the chaotic streets of Lagos, which is home to some 10 million people. Hundreds of church-sponsored banners scream out, « It’s your day of RECOVERY @ LAST where life’s pains are healed » or « Jesus Christ: A friend indeed! Even in times of need!! »

Healing is a regularly promised feature of churches across Africa. It’s symbolic of a key element of the continent’s religious explorations – fusing faith and rationality, Professor Balogun says. According to Western thought, with its emphasis on rationality, « Everything that goes up must come down, » he says. But a more African approach is that, « By divine intervention it may not come down. » In fact, his university is initiating a degree focusing on the religion-science nexus.

Meanwhile, it’s not just Saka who’s exploring the common ground between Christianity and Islam. Sitting in a wrought-iron throne, swathed in silky white fabric, the founder of « Chrislam » has these words for followers of the two great faiths: « The same sun that dries the clothes of Muslims also dries the clothes of Christians. » Stroking his beard, the man named Tela Tella says, « I don’t believe God loves Christians any more than Muslims. »

His followers calls him His Royal Holiness, The Messenger, Ifeoluwa or « The Will of God. » Since the religion’s founding two decades ago, this small band has been gathering almost daily to hear his message of inclusiveness – that Christians and Muslims, « who are sons of Abraham, can be one. »

Voir également:

Chrislam – the Bottom of the Slide

While Terry Jones wanted to burn the Qur’an there are pastors that want to read the Qur’an in church to their congregations. In response to a local Qur’an burning, Larry Reimer, a minister of the United Church of Gainesville, decided to read Scripture from the Qur’an as part of worship services on September 12, 2010, prodded further about religious relatives. “Christianity, Judaism, and Islam are all part of the Abrahamic tree of faith. We all believe in the same God, and in many aspects we are all trying to accomplish the same goals.”
http://www.freerepublic.com/focus/f-news/2584630/posts

Islam recital in Methodist church http://www.youtube.com/watch?v=ybSAinBMb_g

This GROWING TREND is a natural slide to the bottom for common ground to have a peaceful coexistence. There is a movement saying that other religions are as valid as “Christianity.” Unfortunately the way Christianity is practiced today, there may be some truth to this. But if one were to go by the Bible and live Christianity the way it was originally taught, it becomes as different as night and day (Christianity being the day.

Chrislam is an interfaith movement that is a dialogue with Islam – a syncretistic movement that speaks about “spirituality without boundaries.” These churches, softening John 14:6, are opening the door to allow the conversion of their people. Because to them it matters not what you are anymore. For the most part, the majority of these churches are already removed from the faith, so this is expected in the days we live in.

It was Robert Schuller, pastor of Crystal Cathedral, that began this process by housing the offices for « Christians and Muslims for Peace. » Schuller had told an Imam of the Muslim American Society that « if he came back in 100 years and found his descendants Muslims, it wouldn’t bother him…. » (The Berean Call (April 1998), -What’s Happening to the Faith? by Dave Hunt ). That should bother any authentic Christian, but not those who espouse the “new Christianity” of our modern times.

The assumption is that Christians and Muslims all worship the same God; they, along with the Jews, are all faiths from Abraham. This is something we have steadily warned about for years. When you see people make the name Allah acceptable, that it is suitable for a Christian to pray in his name because it is the same God, or that Muslim converts can continue to go into their Mosques and pray and worship as if nothing happened to them, this is leading Christians toward accepting the Qur’an as equal in inspiration as the Bible (both Old and New Testament) when it contradicts it more than it agrees.

Consider the story of Rev. Ann Holmes Redding, an Episcopal priest for about 21 years, who says, « I am both Muslim and Christian » On Sunday mornings, Redding puts on the white collar of an Episcopal priest. On Fridays, she ties on a black headscarf to pray with her Muslim group. She says both Islam and Christianity are compatible at the most basic level.

Are they? Can one be a Christian and a Muslim at the same time? Islam’s Jesus is not divine in the Qur’an; Jesus is not the only-begotten Son of God, nor the Messiah, God in human flesh; He did not die on the cross for our sins; He did not resurrect. Islam denies the gospel of Christianity – the core reason Jesus came to earth for. This is what these churches want to make peace with!

We have no commonality with Islam. The Bible says, “For what fellowship has righteousness with lawlessness? And what communion has light with darkness. This movement is apostasy in action, and we can expect more of this type of compromise.
A few years ago, 138 Muslim scholars and clerics sent an open letter to leaders of Christian churches, titled “A Common Word Between Us and You.” Many of America’s top Christian leaders and known scholars signed in support to find commonality between the religions, ignorant that it contained a rebuke and an Islamic warning.

Now we have Chrislam, which blends the minimalist parts of Christ with Islam, with the intention of making them as equal faiths. In some churches, the Qur’an is placed in the pews next to the Bible; all of this is promoted under “loving your neighbor,” which was part of this open letter that the unwary undiscerning Christians signed to have peace.

This is part of a Jihad: to expose those who normally would not be interested in the Islamic religion, (of course it will be all the peace quotes). Muslims certainly know how to take advantage of this new openness to convert the kafirs to Islam. Islam condemns the belief in the divinity of Jesus as shirk, so to an authentic Christian –born of the Sprit of God there is no debate in this matter.

But to others who name themselves as Christians but care little of Jesus as the truth, they want a peaceful coexistence with those that demean their religion.
The National Cathedral in Washington, D.C. along with 50 churches in 26 states have already joined the effort, As MORE THAN FIFTY CHURCHES AGREE TO HOLD QUR’AN READINGS “Faith Shared is a project of Interfaith Alliance and Human Rights First.”

My immediate reaction to the first line… is it faith SHARED?
Christian clergy at churches across the country hosted readings from the Qur’an and other sacred religious texts as they welcomed their Muslim and Jewish colleagues on Sunday, June 26, 2011. Their purpose was to counter the Anti-Muslim bigotry. On the website sponsoring this (faithshared.org): “Tensions around Islam in America have erupted throughout the country in the past year, leading to misconceptions, distrust and in some cases violence.”

I have to disagree with their premise. Bigotry is part of Islam, as they have no allowance for other religions, even those they call “people of the book.” Tensions and violence have come from Islam itself, not just in our country but all over the world. This becomes enigmatic when you are including the Jews of whom Islam has an open war with and the religious leaders in their most religious lands vow to eliminate. Are people deaf and blind to what is taking place? Leave it to those who accept everything to ignore the obvious. Liberal thinking rules over all logic and common sense.

So we need to ask: What would Jesus do? We know he NEVER once read or quoted from another religion of his day to promote his teaching. He instructed and rebuked when necessary those of his own religion that spoke incorrectly. Which certainly would be applicable in this case with those who profess to be his followers, who apply his name to themselves and call themselves a church.

 Stahnke, director of policy and programs for Human Rights First, stated, “We want to send a message to the world,” he said, “that Americans do respect religious differences and reject religious bigotry and the demonization of Islam or any other religion.”

If I may make sense of his false argument by allowing reality to intrude … America has always allowed all kinds of religions to worship in our country, including Islam. It is the Islamic countries that do not allow the other religions to freely worship. They have no integration in their lands or culture, and they certainly do not allow any integration with their religion.

We have a conundrum; they are the ones who are intolerant; they have bigotry thriving; but it is implied that we are the bigots and haters because we quote their own sermons and measure their actions.

Are we to intentionally put aside hundreds of statements like this to show we are not bigots?
Narrated Abu Huraira: Allah ’s Apostle said, “I have been ordered to fight with the people till they say, ‘None has the right to be worshipped but Allah,’ and whoever says, ‘None has the right to be worshipped but Allah,’ his life and property will be saved by me except for Islamic law, and his accounts will be with Allah, (either to punish him or to forgive him.)” (Bukhari, Hadith, Vol. 4, Book 52, 196)

It’s not whether we respect them, but do they respect us, or others? Do we see Islam asking for rights of other religions in their own land? Of course not. In fact, in most Islamic countries other religions are OUTLAWED. Once they live by Sharia law it becomes difficult for them to allow anything that is contrary. Let’s not overlook the obvious, which would be the things right in front of your nose in plain view (called the news). Of all the compromises made these days, this has got to be the most asinine, irrational, and ignorant.

We have freedom to worship any way we want in America. Go try to have the same freedom, or promote your interfaith in one of the countries that have Islam as the state religion. This is why the whole matter is self-defeating and an exercise in futility.

The fact is, the only religion that is being used for violence is Islam, so we must ask why? Why are the majority of terrorists throughout the world Muslim? It’s because of the Qur’an, not their ethnicity; it is their religion that can affect their person and culture.

The idea of appeasement may exhibit tolerance to Islam, but it exhibits disloyalty to Christ. It is these people who call themselves a church that are not going to stand up against the tide of persecution. You can’t uphold what you don’t know. They will probably convert, since they are halfway there already. They are Christian in name only because they will not stand up for Christ or his gospel. This shows who the head of their church is. For the Lord is not consulted, they have abandoned the head of the body for spiritual correctness and the way of the world.

This supposedly includes reaching out to the Jews. They want to read from each other’s “sacred texts.” Do we expect the Hebrew or Christian Scripture to be read or spoken well in the Mosques? Is it too much to ask to see them do the same for Israel that they do for Islam and stand up for their right to exist and practice their religion not only in their homeland but in Muslim lands.

The Berean Call: Even Atheists on occasion recognize that the real threat to them is not biblical Christianity, but Islam. Consider the comments below, prompted by an article from the Religion News Service printed in the Salt Lake Tribune.
“More than 50 Churches Agree to Hold Koran Readings!!”

In the past I have stated I am not religious, but my goal is to help educate and unite Atheists and members of non-Islamic religions against a common enemy. That enemy is Islam. The good news is that our voice against Islam is clearly getting louder, the bad news is that far too many Americans who identify themselves as « Christians » are taking the easy way out and bowing down to Islam, in an effort to avoid a conflict that has been raging for 1400 years.

Muslim Hadith Book 019, Number 4366: « It has been narrated by ‘Umar b. al-Khattib that he heard the Messenger of Allah (may peace be upon him) say: I will expel the Jews and Christians from the Arabian Peninsula and will not leave any but Muslim. »
A conflict in which Christians are clearly losing!

[The author then quotes the article from the Salt Lake Tribune.] Pulpit pals: Christians, Jews, Muslims plan shared worship « Religious and human rights activists are asking U.S. churches to invite Jewish and Muslim clergy to their sanctuaries to read from sacred texts next month in an initiative designed to counter anti-Muslim bigotry.

The June 26 initiative, called « Faith Shared: Uniting in Prayer and Understanding, » is co-sponsored by the Interfaith Alliance and Human Rights First. Leaders of the two Washington-based groups said the event hopes to demonstrate respect for Islam in the wake of Quran burnings in recent months….
(Adelle Banks, « Pulpit pals: Christians, Jews, Muslims plan shared worship, » Religion News Service, May 17 2011).

There are some trying to respect a religion that considers itself superior to all religions and challenges the Bible on nearly everything it says, giving untrue alternate stories.

Agenzia Fides (the information service of the Pontifical Mission Societies) Continental News reports an increase in rape and forced marriage to convert to Islam of Christian and Hindu girls in Pakistan, a Muslim nation. This has been taking place at a larger scale in Africa. This is what Islam allows with Sharia law? We see no repercussions for this from Islam. Is this what they want us to respect?

Modern History of the Chrislam Movement

Nigeria, like many other African countries, has been experiencing increased violence between Muslims and Christians; the answer came religiously not politically.

The most popular Chrislam movement in Lagos, Nigeria at present is called Oke Tude: Mountain of Loosing Bondage. The older Chrislam movement is called Ifeoluwa: The Will of God Mission.

Oke Tude was founded in 1999 by a Muslim man calling himself Prophet Dr. Samsindeen Saka who was born in a Muslim family. He believed in Allah and went on a pilgrimage to Mecca four times. “During Saka’s second hajj in 1990, he received a divine call by Allah, telling him that he had to unite Christians and Muslims by enlightening them that they are serving the same God, but in different ways:

“The vision to bring mutual understanding between Muslims and Christians was revealed to me by Almighty God, when I rested near the Ka‘aba. In a dream God showed me pictures of religious intolerance in Nigeria, and He assigned me to bridge the misunderstanding between the two religions, to stop the killings. Initially, I didn’t understand the dream. On New Year’s Eve I called several Muslim scholars to my house. They prayed and afterwards fell asleep. It turned out that they all had the same dream: in their dream they saw me bringing together Christians and Muslims. This is how it started.” (Chrislam: Forging Ties in a Multi-Religious Society)

As far back as January 26, 2006, Christian Science Monitor did an article on this movement stating:

“Pastor Saka explains that his father was an herbalist and that both Muslims and Christians would come to him for healing. Although he grew up Muslim, and has been to Mecca on pilgrimage several times, he couldn’t comprehend Nigeria’s sectarian strife. He now considers himself a Christian, ‘but that doesn’t mean Islam is bad.’ Quite the opposite. Next to his mosque is a televangelist’s dream – an auditorium with 1,500 seats, banks of speakers, a live band, and klieg lights. On Sundays the choir switches easily between Muslim and Christian songs, and Pastor Saka preaches from both the Bible and the Koran. His sermons are often broadcast on local TV.” (In Africa, Islam and Christianity are growing – and blending)

Think about what is being said. That God (Allah) told him that he is the same God of both religions and to stop the killing (which was from the Muslims initially). This new revelation from a Muslim started this new synthetic blend that has become the answer for their conflicts.
This is what is being termed “Muslim-Christian coexistence” to accept the premise and practice of the coexistence movement you must depart from faith in Jesus Christ and what He said in the word of God. These religions are not to be united but to stay separated. Clearly, we have prior examples for us today: “They are turned back to the iniquities of their forefathers, which refused to hear my words; and they went after other gods to serve them”(Jeremiah 11:10). Islam believes Christianity has another God but will feign being of a kindred source when it is advantageous to them.
See: http://www.pbs.org/wnet/religionandethics/episodes/february-13-2009/chrislam/2236/

The Modern Chrislam movement in Lebanon
The main Chrislam organization on the web has a minimal amount of content. On its home page, it has a quote by Malcom X. This organization is more about dialogue and recognition of equality with the Abrahamic religions. But it does have some interesting points made in its agenda. We are told that “The members of the Committee are de facto members of the Arab Group for Islamic-Christian Dialogue, affiliated to the Middle East Council of Churches. Some are founding members of this Group.”

It appears there are two main people involved; Emir Hares Chakib Chehab and Mr. Mohammad As- Sammak. Emir Hares Chakib Chehab is the General Secretary of the Committee. Emeritus President of the Maronite League. Emeritus President of the Union of Christian Leagues in Lebanon. Maronite Syriac Church of Antioch is an Eastern Catholic Church in full communion with the Holy See of Rome.
Emirs Chehab, jurist and lawyer, is a consultant in the field of public relations and the owner of the Arab News Agency, which he founded after leaving his key position in the Ministry of Information.

According to the Maronite Syriac Church, they believe in the human nature of Jesus Christ and the reality of the incarnation of the Son of God for our Salvation; they hold to the divinity of Christ. So how this can be reconciled with Islam that calls this blasphemy is perplexing.

Mr. Mohammad As – Sammak is listed as no.101 on the common word website. Sammaka Political scientist – Secretary General of the Islamic Spiritual Summit in Lebanon member in the National Lebanese Unesco Committee, Editor in Chief of the review Al-Ijtihad and writes in several other newspapers. He represents Dar Al-Fatwa on the Committee, which is a Sunni council upholding Sharia law.

Dar al-Fatwa has commissioned lawyers to prepare a lawsuit against Aoun leader of the Free Patriotic Movement who has taken “stances hostile to Islam and Arabism since he began interacting with public affairs.” They accuse him of inciting tensions among sects in Lebanon and of defamation against the Sunni sect:

http://www.nowlebanon.com/NewsArchiveDetails.aspx?ID=274837#ixzz1PYadEL7x

 http://www.naharnet.com/stories/en/7018-dar-al-fatwa-to-sue-aoun-for-inciting-strife-advises-him-to-treat-himself

Dr. Jean Salmanian is the Chancellor of the Armenian Prelacy of Lebanon, representing the Armenian Orthodox Church.

Mr. Camille Menassa is Director of “L’Orient- le Jour,” newspaper and CEO of the publishing house “L’Orient-le Jour.” He is a professor at Saint-Joseph University, Vice-President of the Arab World Cultural Council. He represents the Greek Catholic Partriachate of Antioch and all the East.

Judge Abbas Selim El-Halabi- Jurist and judge as a background, he is member of the Permanent Secretariat of the Islamic Spiritual Summit and in charge of the key responsibilities in the Druze Community who appointed him as her representative to the Vatican Synod for Lebanon in 1995.
He represents the Druze House of the Community on the Committee

Mr. Michel Elias Abs is Professor at Saint-Joseph University of Beirut, he is the former Chairman of Department and Sociology and Anthropology. He is the former Director of the Lebanon Emergency and Development Program of the Middle East Council of Churches. He represents the Greek Orthodox Patriarchate of Antioch and all the East.

Dr. Ali El-Hassan is the founder of “The Lebanese- German Friendship Society » in Germany, the founder and chairman of « The Graduates of German Speaking Universities » in Lebanon, the Vice-President of the « 5th of June society » and a Co-founder of « AMAL Organization,” Dr. El-Hassan was a close associate to Imam Moussa El-Sader in his various political and social endeavors. He represents the Chiite Islamic Supreme Council on the Committee.
See also: chrislam.org website : http://www.chrislam.org/actions.html

[Moussa El-Sader was a Lebanese Shiite religious and political leader who came from Iran to Lebanon. He founded the Amal Movement the “Brigades of the Lebanese Resistance,” the military wing of the movement of the Deprived, which fought alongside the Lebanese National Movement and the Palestinian Resistance.
Lebanon has a real potpourri of political parties at work. Progressive Socialist Party, Socialist Arab Union Lebanese Communist, Party Syrian Social Nationalist Party, Syrian Social Nationalist Party, Christian Democratic Party, Hezbolla, Islamic Gathering Movement, Islamic Jihad Movement, Union of Muslim Ulama, Free Patriotic Movement, Democratic Secular Party, Arab Democratic Party. Many other parties take part in politics and the landscape is constantly changing as new parties spring up and others become defunct.
On the Chrislam site: Under the link “actions” Islamic-Christian National Dialogue Committee- Unified Working Paper, The Islamic-Christian National Dialogue Committee

“On the basis of the fundamental principles on which the Lebanese are agreed, as enshrined in the Document of National Entente (1989), and which affirm the commitment to Lebanon as the definitive country of all its people in its internationally recognized borders, with its Arab identity and membership of the Arab world;

“As an ample human terrain for freedom and dialogue between the followers of the divinely revealed religions, a land of life shared in common between Christians and Muslims, in which the aspirations and goodwill of all Lebanese come together and interact to build their state and political entity on the basis of a free republican, parliamentary, democratic system, under the protection of complete equality in rights and duties between all the people of one single country;
A state committed to the principle of freedom of religion, thought and information, as well as economic freedom, without monopoly and anarchy.” (underline mine)

What they call Chrislamogy is coming from Lebanon. The Lebanese population consists of 28 percent Sunni Muslim, 28 percent Shi’a Muslim, 5 percent Druze, 22 percent Maronite Christian, 8 percent Greek Orthodox,  and 4 percent Greek Catholic. There are also very small numbers of Jews, Bahai’s, and Hindus.

On the site: 4-Christian-Muslim Dialogue

“The coexistence between all denominations of Muslims and Christians is Lebanon’s greatest value. It is Lebanon’s mission to the world, in that it is a pattern of life, as well as a relationship of constant dialogue between the Christian and Islamic worlds, a link of continuity to enrich the values imprinted on human character by these two divinely revealed messages. To safeguard this formula of civilization and emphasize its credibility are therefore both a Lebanese and a human responsibility. However, since the struggle of power is usually exercised in a way that harms this formula, the establishment of a balanced political system constitutes a bulwark to protect this formula from any evil exploitation.
“National fraternization between Christians and Muslims in Lebanon is not merely a commitment dictated by the essentials of coexistence or a necessity for avoiding sectarian strife, but also a destiny, a choice, and a noble human task which makes Lebanon have a world mission. For this purpose, we have to work to unify national oratory so that it transcends sectarian selfishness, rising to openness and the interest of one country, for all denominations and all Lebanese.

“This requires the establishment of a just and conscious national state, which will open up horizons for emerging national forces to participate in creating a better tomorrow, reassure citizens and encourage them to shift from the shadow of the sect to the protection of the state which is responsible for their security and stability, and for providing them with the essential elements of a life of freedom and dignity.”

We need to pay attention to these next statements:
“These include the necessary guarantees of work, education, medical treatment and other social guarantees. The return of all displaced persons to their villages and houses, and a halt to the exploitation of their agonies and sufferings, are considered an essential basis for strengthening the credibility of the state as the protector of all citizens.” (underline mine)

The coexistence movement is not only interfaith but has strong elements of communism. Those involved in Chrislam make Lebanon sound like a prototype for a new world model.

These concepts are lofty goals under the heading of “moving forward” to forge unity. Yet we need to have a better name for Chrislam – maybe Islam-ity, as it is part of the Islamization of Christianity in America.

Voir encore:

What is Chrislam?

Nick Peters

CARM

In an age of pluralism, it’s not really a surprise to see an attempt to mix Christianity and Islam. This has been attempted by Shamsuddin Saka, a pastor in Lagos, Nigeria. His church is highly unusual in that when one looks on the lectern in it, one will see both the Bible and the Qur’an.

The basis for this is Saka going on the Hajj, the pilgrimage to Mecca. According to Saka, this was nineteen years ago (from the time of this writing) when he was in prayer and told by God to make peace between the two religions. While there is nothing wrong with peace between the two religions, provided they are allowed to disagree and reasonably discuss their disagreements, there is a problem with trying to take two contrary worldviews and put them together.

In the services at Saka’s church, they begin with a Qur’anic prayer. The mood of the prayer is intense and like that of what we’d see in a Pentecostal service. There is nothing wrong with expressive worship of course, but one has to be on guard to make sure one’s mind is fully aware of what is going on and able to deal with the information that is coming in.

After this, the sermon speaks on prayerfulness and the commonality between Islam and Christianity. Of course, there are some similarities between the two religions. Both see Jesus as sinless, sent by God, Messiah, and born of a virgin. Both believe in a God who is omnipotent, omniscient, and omnipresent. It is where they differ that matters, such as Islam’s denial of the deity of Christ and the triune nature of God.

Also noteworthy of what happens in Saka’s church is that Christianity appears to be taught as a Word of Faith Christianity with an emphasis on miracles being done. There are reports of women who say that they were unable to conceive and then came to Saka’s church and conceived.

Saka himself drives a Hummer. While this raises some eyebrows, Saka assures those who question him that it does not come from the money he gets from the ministry, as not much is collected. Instead, this was a gift to Saka from some followers based on an answer to prayer. It is a wonder, however, why it is that those who have an answered prayer give a gift to the pastor instead.

How ought Christians to respond? First, it the major differences that exist between Islam and Christianity should be noted. Of course, each person has the freedom to hold his own views and we do not want to see Christianity spread by the sword. However, we also do not want the faiths to be seen as equally valid paths to the same God. Christians should familiarize themselves with the Qur’an. It would do no harm for many a Christian to actually read Islam’s holy book in order to better be able to dialogue with Muslims.

Second, Christians also need to be wary of people who say, “God told me.” Of course, there’s no denying that God can tell a message to someone if he desires, but that message should be authenticated somehow, be it by checking prior revelation given or by some kind of bona fide miracle, much like Jesus and the apostles did. Of course, we must also remember that according to Deuteronomy 13, doing a miracle is not enough. The checking of prior revelation is more important.

Third, Christians should be aware of the health and wealth gospel taught by the Word of Faith churches. Faithfulness to God is not measured by how much money is in one’s bank account, but about how much treasure one has built up for himself in Heaven, something we cannot see on this side of eternity.

Finally, Christians need to make sure they know the essentials of their own faith and how to share it. What difference does the Trinity make and how can it be demonstrated from Scripture? Why should it be important for a Christian to know that Islam does, in fact, teach the virgin birth? Can a Christian answer the questions that Muslims have for them on topics relevant to Christianity?

At the time, this is a small movement, but Christians do need to be aware of attempts to synchronize contrary faiths. While there are areas of disagreement allowable within Christian circles, Islam denies that which is essential to the Christian faith, so Christians cannot view Islam as a valid path to God.

Sources:

http://www.pri.org/theworld/?q=node/24682
http://www.pri.org/politics-society/religion/chrislam.html
http://www.pbs.org/newshour/extra/video/blog/2009/05/chrislam_combines_christian_an.html

Voir de plus:

Chrislam — What is it?
Chrislam is a modern-day attempt to blend the teachings and practices of Christianity and Islam. Historically, Chrislam began under a Nigerian leader named Tela Tella in the 1970s. It recognizes both the Bible and Qur’an as holy books and reads from both sources during its gatherings. Likewise, both Christian and Muslim holidays are celebrated as equal. God and Allah are considered the same god.

While the number of Chrislam adherents in Nigeria is few, the concepts of Chrislam have spread worldwide in recent years. Many have claimed that the interfaith movements that incorporate both Christian and Muslim teaching in the West are Chrislam, while some Eastern movements have used elements of both religions in blended, syncretistic movements. Some also wrongly confuse Chrislam with Christian-Islam dialogue since the website chrislam.org uses the term in this way in Lebanon. However, dialogue is a different matter than blending Christianity and Islam into one religion.

Both biblical Christianity and traditional Islam reject modern attempts of Chrislam. The Bible teaches there is one God (Genesis 1:1) and that Jesus Christ is the only way to God (John 14:6; Acts 4:12). Islam rejects the idea of Jesus as divine, rejects the Christian view of God as Triune, and rejects the Christian belief in salvation by faith alone. These two religions logically contradict one another in numerous ways. The only way in which these two belief systems can be blended into one is to choose only those beliefs that fit one’s preconceived notions or to reinterpret both the Bible and Qur’an to fit a particular agenda.

Chrislam came into particular spotlight in 2009 following megachurch pastor Rick Warren’s address at the ISNA 2009 gathering (a major Muslim national event). Accusations were made that Warren had preached a message of Chrislam, that both religions were one. Warren soon responded with a clear rejection of these Chrislam accusations and a reaffirmation of orthodox Christianity. However, the events surrounding this controversy led to much attention regarding the definition of Chrislam and its spread throughout America.

Some have begun calling interfaith gatherings in the U.S. that involve combined worship services with Muslim and Christian elements Chrislam. Theologically, this label is accurate, though these participants are not connected with the movement in Nigeria and would likely reject the label.

Ultimately, however, Christians must be aware that the blending of Islamic worship elements with Christian worship is to be rejected (Jude 3). Instead, Muslims need a clear example of Christians who stand firm in their faith, present the biblical view of Jesus Christ, and live the teachings of the Bible. Only then will the biblical gospel message be clear to Muslims who seek salvation.

Voir par ailleurs:

“If They Can Burn It, We Can Read It.”

A UCC Minister’s Response to Burning the Qur’an.

 Zachary

The Creative Seminole

August 19, 2010

There are some things that really get under my skin. One of those things is religious intolerance, be it from Christians, Muslims, Jews, Agnostics, Pagans, Pastafarians, or the like.

Larry Reimer, a minister of the United Church of Gainesville, has decided to read scripture from the Qur’an in worship service in response to a local Qur’an burning. It’s good to know that I’m not the only one, then, who sees Gainesville, Florida’s Dove World Outreach Center’s plan to burn as many copies of the Qur’an as possible a stab in the heart to groups of religious followers that care about tolerance. Larry Reimer is a minister at the United Church of Gainesville, a deep advocate of civil rights, and the man responsible for what seems to be a very intelligent response to Dove’s outlash at Islam.

“If they can burn it, then we can read it,” said Reimer from an armchair across from mine in his office, lined with bookshelves and photos from many events canvassing the years. On a side table next to me, there’s a statue of the Buddha, along with various other spiritually-themed trinkets that seem to indicate that this office does not belong to a spiritually firm-handed man.

Reimer, along with other Gainesville religious leaders, will read scripture from the Qur’an as part of worship services on Sunday, September 12.

When asked about how he came about with the idea, “Almost right away, members of the congregation here asked me, ‘what are we going to do about this?’ Originally, I had the intention of giving [Dove Center] no more attention in the media. But as I thought about it, I asked myself what we could do that would be effective and proactive in promoting cooperation among our religious relatives.”

I prodded further about religious relatives. “Christianity, Judaism, and Islam are all part of the Abrahamic tree of faith. We all believe in the same God, and in many aspects we are all trying to accomplish the same goals. And in Islam, there are things that I think any follower of any other religion could learn from. Take prayer, for example. In Islam, one prays at least five times a day. The discipline to do that? Few of us have it. And like Christianity and Judaism, there is a strong call to love God and your neighbor.”

We chat on for a bit about the differences and similarities that each of the Abrahamic religions have when he says to me, “You know, we learn best from our rival siblings. We might not always agree with them, but they always point out our shortcomings. And in the end, we have the most in common with them. We pull from one another and make each whole.

“Look at FSU and UF, or Michigan and Ohio State. All students who grew up together, went to the same high schools, and in reality should be the most understanding of one another. Now that they’re on opposite sides of the stadium, they act like they have nothing in common. But they do, and if each member stopped for a minute and thought about it, they would realize they’re the same students, with the same dreams, looking and hoping to do the same things when they graduate.”

Then I ask him why he thinks these negative attitudes toward Islam exist. “The average American inherently assumes that Islam is violent and decidedly anti-American because we haven’t taken the time to experience Islam from an individual perspective or as a faith up close. A friend of mine was in Egypt when news of Dove Outreach’s Qur’an burning hit, and he told me that it was represented as mainstream Christianity, much in the same way that the violent acts we hear about here are represented as mainstream Islam. Here, Islam is still associated with terrorism. The acts of September 11th were not acts that were Islamic in nature. They were acts of fanatical extremists. And fanaticism is not confined to any one faith. I think that there’s no better time than September 12th to remind ourselves of this, and to read from Qur’an in worship to point out how much we really do have in common.”

Then I asked him the big one. If you could preach to the members of Dove Outreach Center for even five minutes, what would you say? “The danger to our faith comes not most from outside, but from the shadows within. We must pay attention to our neglect to look at ourselves, instead of automatically pointing the finger elsewhere. God’s call is for constant opening.”

Already, Larry has been interviewed for the New York Times. As of now, Fifteen religious leaders in Gainesville have agreed to share verses from the Qur’an on Sunday, September 12th. And he thinks that more will follow. “I’m not trying to make this a national or international event, but I feel that those who understand that allowing [the Qur’an burning] to pass silently by allows Dove Outreach to win in the fight against tolerance and religious compassion will stand up and share scripture from the Qur’an.”

Not a moment too soon. In the words of German poet Heinrich Heine written in 1820, now enshrined on a plaque at the site of Nazi Propoganda Minster Joseph Goebbels’ book burnings, “There, where they burn books, they will in the end burn people.”

Voir encore:

Le Pape sur les terroristes de Bruxelles: «Ils venaient d’un ghetto»
C. TQ
Le Soir

17 mai 2016

Pour le souverain pontife, le pire accueil que l’Europe peut faire aux migrants est de les « ghettoïser » et préconise l’intégration.

Le 16 avril dernier, le pape François ramenait douze réfugiés de l’île grecque de Lesbos à Rome . Un geste symbolique prônant l’accueil des migrants sur le Vieux Continent. Dans un entretien accordé au journal La Croix ce mardi, le souverain pontife est revenu sur la vague de migration qui touche l’Europe. «  On ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. Mais la question de fond à se poser est pourquoi il y a tant de migrants aujourd’hui.  »

« Le pire accueil ? Le ghetto »
Le Pape accuse les guerres au Moyen-Orient et le sous-développement de l’Afrique d’être le problème initial du phénomène migratoire et prône l’intégration pour vivre en harmonie. «  Le pire accueil est de ghettoïser les migrants alors qu’il faut au contraire les intégrer. À Bruxelles, les terroristes étaient des Belges, enfants de migrants, mais ils venaient d’un ghetto. À Londres, le nouveau maire (le musulman Sadiq Khan) a prêté serment dans une cathédrale et sera sans doute reçu par la reine. Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer. »

Le Pape s’est également exprimé sur l’éventuelle crainte de certains Européens face à la religion islamique. «  Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. »

Tenir compte de chaque culture
Il rappelle l’importance du facteur culturel en géopolitique.« Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture.  »

Et de conclure : «  Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. (…) En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible. »

Voir enfin:

Rémi Brague : ne pas renvoyer dos à dos islam et christianisme
Par Rémi Brague
Le Figaro
Publié le 01/08/2016

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le pape a déclaré que s’« il devait parler de violence islamique, alors il devait (aussi) parler de violence catholique». Le philosophe Rémi Brague rappelle que les textes sacrés des deux religions ne justifient pas la violence de la même manière.
Le FigaroVox publie de nouveau cette tribune de Rémi Brague, parue le 24 mai dernier. Le philosophe, professeur émérite à la Sorbonne, était alors «perplexe» quand le pape relevait une similitude dans l’esprit de conquête de l’islam et du christianisme. Une perplexité qui fait écho aux propos tenus ce dimanche par le pape Français à propos de la violence islamique et de la violence catholique.

Rémi Brague est un philosophe français, spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive. Membre de l’Institut de France, il est professeur émérite de l’Université Panthéon-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages, notamment Europe, la voie romaine (éd. Criterion, 1992, rééd. NRF, 1999), il a dernièrement publié Le Règne de l’homme: Genèse et échec du projet moderne (éd. Gallimard, 2015) et Où va l’histoire? Entretiens avec Giulio Brotti (éd. Salvator, 2016).

Les déclarations publiques du pape François suscitent toujours l’intérêt. L’entretien accordé par le Souverain Pontife à deux journalistes de La Croix, publié dans ledit quotidien le 17 mai, contient ainsi une quantité de choses excellentes, et même réjouissantes. Par exemple, sa conception du rôle que le christianisme pourrait et devrait jouer envers les cultures, dont l’européenne, ou encore ses réflexions sur les causes de la crise migratoire et son traitement possible, enfin son amusante dénonciation du cléricalisme. Il y a là-dedans de quoi provoquer une réflexion approfondie, et l’on souhaite que nos décideurs en prennent de la graine.

D’autres points sont affaire de goût, et le mien ne coïncide pas toujours avec celui du Pape. Ainsi, nommer sur le même plan Maurice Blondel et Jean Guitton, et plus encore les deux jésuites Henri de Lubac et Michel de Certeau, me fait personnellement un peu sourire. Mais rien ne prouve que ce soit mon goût qui soit le bon…

En revanche, un passage suscite en moi une perplexité certaine, et c’est celui sur l’islam. Là aussi, il contient d’ailleurs de très bonnes choses, par exemple sur l’imprudence arrogante avec laquelle l’Occident a essayé d’imposer son régime politique à des régions mal préparées. Il est juste aussi de dire que la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible, même si les exemples de l’Argentine, avec son 1,5% de musulmans, et surtout du Liban, doivent être pris avec prudence. Tant qu’il s’agit de faire vivre ensemble des personnes, qu’il est déjà maladroit de réduire à leur seule affiliation religieuse, on a le droit d’espérer et le devoir d’agir en ce sens.

L’entreprise devient plus difficile là où l’on compare non plus des personnes, mais des systèmes religieux considérés dans leurs documents normatifs. De ce point de vue, un passage des propos du pape François attire l’œil: «L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter avec la même idée de conquête la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations». Voici le passage évoqué: «Allez donc, faites des disciples (“mathèteuein”, en grec) de toutes les nations, baptisant les gens (…), leur enseignant (“didaskein”) à observer tout ce que je vous ai commandé (Matthieu, 28, 19)».

Le but du christianisme est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir.
On peut appeler «conquête» la tâche de prêcher, d’enseigner et de baptiser. Il s’agit bien d’une mission universelle, proposant la foi à tout homme, à la différence de religions nationales comme le shintô. Le christianisme ressemble par là à l’islam, dont le prophète a été envoyé «aux rouges comme aux noirs». Mais son but est la conversion des cœurs, par enseignement, non la prise du pouvoir. Les tentatives d’imposer la foi par la force, comme Charlemagne avec les Saxons, sont de monstrueuses perversions, moins interprétation que pur et simple contresens.

Le Coran ne contient pas d’équivalent de l’envoi en mission des disciples. Il se peut que les exhortations à tuer qu’on y lit n’aient qu’une portée circonstancielle, et l’on ignore les causes de l’expansion arabe du VIIe siècle. Reste que le mot de conquête n’est plus alors une métaphore et prend un sens plus concret, carrément militaire. Les deux recueils les plus autorisés (sahīh) attribuent à Mahomet cette déclaration (hadith), constamment citée depuis: «J’ai reçu l’ordre de combattre (qātala) les gens (nās) jusqu’à ce qu’ils attestent “Il n’y a de dieu qu’Allah et Muhammad est l’envoyé d’Allah”, accomplissent la prière et versent l’aumône (zakāt). S’ils le font, leur sang et leurs biens sont à l’abri de moi, sauf selon le droit de l’islam (bi-haqqi ‘l-islām), et leur compte revient à Allah (hisābu-hum ‘alā ‘Llah) (Bukhari, Foi, 17 (25) ; Muslim, Foi, 8, [124] 32-[129] 36)». J’ai reproduit l’arabe de passages obscurs. Pour le dernier, la récente traduction de Harkat Ahmed explique: «Quant à leur for intérieur, leur compte n’incombera qu’à Dieu (p. 62)».

Indication précieuse: il s’agit d’obtenir la confession verbale, les gestes de la prière et le versement de l’impôt. Non pas une conversion des cœurs, mais une soumission, sens du mot «islam» dans bien des récits sur la vie de Mahomet. L’adhésion sincère pourra et devra venir, mais elle n’est pas première. Nul ne peut la forcer, car «il n’y a pas de contrainte en religion (Coran, II, 256)». Elle viendra quand la loi islamique sera en vigueur. Il sera alors dans l’intérêt des conquis de passer à la religion des conquérants. On voit que le mot «conquête» a un tout autre sens que pour le verset de Matthieu.

Pourquoi insister sur ces différences? Un vaste examen de conscience est à l’œuvre chez bien des musulmans, en réaction aux horreurs de l’État islamique. Ce n’est pas en entretenant la confusion intellectuelle qu’on les aidera à se mettre au clair sur les sources textuelles et les origines historiques de leur religion.

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