POLITICS 101: La continuation de la politique par d’autres moyens (German website teaches migrants about entryism)

missionarypositionL’entrisme est une stratégie d’organisation qui consiste à faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation dans une autre organisation aux idées proches, mais concurrentes. Le terme entrisme est intrinsèquement lié à l’histoire du léninisme et du trotskisme, mais est aussi employé depuis lors pour décrire des pratiques du même ordre (infiltration, noyautage, etc.). L’objectif est d’influer sur l’orientation et la puissance d’un courant d’idées au sein de l’organisation ciblée, dans le but de parvenir à infléchir la stratégie de l’ensemble de l’organisation. Il existe deux types d’entrisme : officiel (que Léon Trotski appelle « à drapeaux déployés ») et clandestin. Il existe aussi l’entrisme organisé par une direction pour préserver son pouvoir ou se préserver d’une opposition. Le recours à l’entrisme est envisagé lorsque le mouvement trotskyste se sent trop faible et trop peu influent face aux soubresauts de l’Histoire ou, au contraire, face à l’apathie des masses ouvrières qui se tournent plutôt du côté des PC nationaux ou des partis sociaux-démocrates. Pour les trotskystes, la seule voie pour donner une efficacité concrète à leurs idées reste alors de chercher à influer sur des mouvements moins radicaux, mais ayant un rôle réel dans la vie politique. Il a donc été recouru à l’entrisme pendant des périodes relativement courtes, avant que le mouvement ne change une nouvelle fois de stratégie. De plus, son opportunité a fait débat au sein du mouvement, provoquant parfois des affrontements, voire des scissions. Wikipedia
Entryism is a political strategy in which an organisation or state encourages its members or supporters to join another, usually larger, organisation in an attempt to expand influence and expand their ideas and program. In situations where the organization being « entered » is hostile to entrism, the entrists may engage in a degree of subterfuge to hide the fact that they are an organisation in their own right. The French Turn refers to the classic form of entrism advocated by Leon Trotsky in his essays on « the French Turn ». In June 1934, he proposed that the French Trotskyists dissolve their Communist League to join the French Section of the Workers’ International (SFIO) and that it also dissolve its youth section to join more easily with revolutionary elements. The tactic was adopted in August 1934, despite some opposition. The turn successfully raised the group’s membership to 300 activists. Proponents of the tactic advocated that the Trotskyists should enter the social democratic parties to connect with revolutionary socialist currents within them, and steer those currents toward Leninism. However, entry lasted only for a brief period: the leadership of the SFIO started to expel the Trotskyists. The Trotskyists of the Workers Party of the United States also successfully used their entry into the Socialist Party of America to recruit their youth group and other members. Similar tactics were also used by Trotskyist organisations in other countries, including The Netherlands, Belgium, Switzerland and Poland. Entrism was used to connect with and recruit leftward-moving political currents inside radical parties. Since the turn in France, Marxists have used the tactic even if they had different preconceptions of how long the period of entry would last. « Deep entryism » refers to the long duration. Open entrism: some political parties, such as the Workers’ Party in Brazil or the Scottish Socialist Party allow political tendencies to openly organise within them. In these cases the term entryism is not usually used. Political groups which work within a larger organisation but also maintain a « public face » often reject the term « entrism » but are nevertheless sometimes considered to be entryists by the larger organisation.  Wikipedia
Quand on pense dans ces termes-là, effectivement, il n’y a pas d’ »invasion » puisqu’il n’y a pas de nations mais uniquement des individus et puisqu’il n’y a pas d’Etat, pas de pouvoir et donc pas de frontières. Quant aux « migrants », ils ne sont pas considérés dans leur identité puisqu’on ne se soucie que des « droits de l’homme », de l’homme en général et pas des droits des citoyens qui sont toujours citoyens d’un Etat particulier, identifié, etc. L’empaquetage victimaire et compassionnel des faits devient possible et crédible, en puisant dans le meilleur des sentiments humains. Ainsi ce qui se passe ne constitue pas une crise politique et militaire mais humanitaire. Le martyre de la traversée en mer efface le risque pris par les immigrants et la culpabilité des passeurs mais aussi des pays qui les laissent accomplir leurs forfaits. (…) Le chaos identitaire que l’Union Européenne en position de Diafoirus est en train de programmer s’avérera terrible. S’il conforte le pouvoir central sans identité de l’Union, il recèle une explosion atomique dans l’ordre du symbolique et du politique pour les ex-Etats européens, auxquels ces populations poseront demain un grave défi quant à leur continuité culturelle et identitaire. Le mépris que les économistes et technocrates européens témoignent pour la dimension symbolique et identitaire se retournera contre leurs constructions technocratiques décollées de la réalité. A Bruxelles comme à Strasbourg on a perdu le sens du réel, et le réel se vengera. (…) Le chaos européen que je viens de décrire annonce quelque chose d’inquiétant et de monstrueux. Nous sommes les témoins de la fin d’une civilisation et d’un ordre du monde. Shmuel Trigano
On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. Pape François

Vous avez dit invasion ?

A l’heure où le pape lui-même reconnait les bienfaits de l’invasion arabe à laquelle est actuellement soumise l’Europe et bientôt l’ensemble du monde occidental …

Et où en Allemagne un site officiel se dévoue pour expliquer à nos chers envahisseurs  le BA-ABA de la mécanique et de l’étiquette sexuelle pour assurer la meilleure pénétration possible de ladite invasion  …

Comment en cette journée mondiale de la femme ne pas repenser …

A la célèbre théorie de l’entrisme de nos chers amis trostkistes des années 30 ?

« Invasion arabe », laïcité, argent : ce qu’a voulu dire le pape

Lors d’une rencontre entre le pape François et des acteurs français du christianisme social relatée sur le site de La Vie, certaines citations ont fait réagir. Au-delà de la polémique, quel sens donner aux propos du souverain pontife ? Qu’a-t-il vraiment voulu dire ? Décryptage.

« On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social »

C’est la phrase qui a marqué les esprits : sur les réseaux sociaux, la sphère proche de l’extrême droite a jubilé en faisant largement connaître ce que certains ont pris pour une légitimation papale de leur position anti-immigrants. Pourtant, le pape a enchainé immédiatement : « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »

Dans les colonnes du Monde, jeudi 3 mars, le directeur de la rédaction de La Vie a insisté : « Je suis scandalisé qu’on puisse faire semblant de faire croire que le pape appelle au choc des civilisations. Tout l’entretien dit le contraire. Pour lui, avec l’islam, il n’y a qu’une solution, c’est le dialogue. Aucun de ses discours ne prête à la moindre confusion. » Avant d’ajouter : « Il nous a dit que si l’on regardait l’histoire de l’Europe, des vagues migratoires, il y en avait eu, et que non seulement l’Europe les a surmontées, mais qu’elles lui ont été bénéfiques. Il est malhonnête de lui faire dire le contraire de ce qu’il dit depuis le début du pontificat. Le pape de Lampedusa n’est pas le pape du Front national. »

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, a d’ailleurs précisé à La Croix jeudi 4 mars : « Le pape n’a pas parlé d’une invasion violente ou préoccupante. » Les autres personnes présentes lors de la rencontre ont aussi témoigné d’un message positif délivré par François, comme le souligne Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France : « En aucune manière, il n’a voulu jeter de l’huile sur le feu pour provoquer une polémique. »

Pour Philippe de Roux, fondateur du courant des Poissons Roses au PS et organisateur de l’entrevue, « le pape a bien dit « invasion » mais s’il a pris ce mot-là, c’est parce qu’il est dans notre imaginaire ». S’exprimant sur Radio Notre-Dame jeudi, il était accompagné de Pascal Margueritte, attaché parlementaire de Bruno-Nestor Azerot, député de la Martinique et membre du cercle politique Esprit Civique faisant partie de la délégation à Rome. « Le pape touche du doigt là où ça fait mal en parlant d’invasion arabe, commente Pascal Margueritte, mais pour immédiatement dire qu’à chaque fois dans l’Histoire, cela a été un enrichissement. Il dit : il y a un problème, donc dépassons-le, prenons-le à bras le corps. »

Ce constat du pape François s’est inscrit dans un échange portant sur l’Europe rappelé vigoureusement par Jérôme Vignon, ancien parlementaire européen : le pape François juge l’Europe unique précisément « par sa manière de faire droit à la diversité tout en recherchant l’unité, par sa manière d’être en chemin, en recherche de cette unité, par le trésor de mémoire qu’elle a accumulé ».

Quant au site musulman SaphirNews, il estime lui-même que la « polémique (…), au bout du compte, fait pschitt, au regard d’abord de la phrase qui a suivi sa déclaration ». « Faut-il mettre l’expression sur le compte d’une maladresse ? Oui selon toute vraisemblance. A l’heure où l’Europe continue de faire face à un afflux des réfugiés venus ces derniers mois du Moyen-Orient, les positions du pape à ce sujet sont claires », ajoute le site.

« La France doit devenir un Etat plus laïc »

« La France a réussi à instaurer dans la démocratie le concept de laïcité. C’est sain. De nos jours, un État se doit d’être laïc. […] Votre laïcité est incomplète. La France doit devenir un pays plus laïc », a déclaré le pape. Voilà qui devrait réjouir les partisans d’une Eglise catholique plus discrète dans les débats publiques !

Et pourtant, de quelle laïcité parle-t-il ? « Une laïcité saine comprend une ouverture à toutes les formes de transcendance, selon les différentes traditions religieuses et philosophiques. D’ailleurs même un athée peut avoir une intériorité », a ajouté le pape, accompagnant la parole par un geste de la main qui part de son cœur. « Parce que la recherche de la transcendance n’est pas seulement un fait, mais un droit. »

Philippe de Roux précise encore sur Radio Notre-Dame : « La méthode de François est de retourner les mots pour nous mettre face à eux. Pour lui, la croyance philosophique ou religieuse est bien un droit. Et la République se doit d’être bienveillante à cet égard. »

« Le culte de l’argent est devenu le centre du système mondial »

Reprenant là une vision de l’argent souvent défendue dans ses discours et homélies, le pape François réaffirme le dangereux impact d’une mauvaise répartition des richesses. « Un ambassadeur venu d’un pays non chrétien m’a dit : nous nous sommes égarés dans l’idéologie de l’argent, a-t-il raconté. Voilà l’ennemi : la dépendance au veau d’or. Quand je lis que les 20% les plus riches possèdent 80% des richesses, ce n’est pas normal. Le culte de l’argent a toujours existé, mais aujourd’hui cette idolâtrie est devenue le centre du système mondial. »

Il a insisté : « Les adversaires d’aujourd’hui, c’est le narcissisme consumériste et tous les mots en « isme ». Nous nous sommes enfermés dans une dépendance plus forte que celle que provoquent les drogues, mettant à l’écart l’homme et la femme pour leur substituer l’idole de l’argent. C’est la culture du rejet. »

Le pape a néanmoins laissé entrevoir une lueur d’espoir inattendue dans ce sombre tableau : Christine Lagarde, présidente du FMI, qui, à ses yeux, « pressent que l’argent doit être au service de l’humanité et non l’inverse ».

Dès 2013, en visite pastorale en Sardaigne, et toujours en juillet 2015 en Bolivie, François avait déjà dénoncé « un système économique qui a en son centre une idole qui s’appelle argent ». Récemment, à l’occasion de son voyage au Mexique, à la mi-février, il n’avait pas hésité à s’en référer au « démon » qu’est l’argent : « On ne dialogue pas avec le démon ! Nous savons ce que signifie être séduit par l’argent, la gloire et le pouvoir. »

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