Guerre pour tous: Le gouvernement français va-t-il aussi leur interdire la voiture ? (From lace wars and nuclear deterrence to car-ramming and throat-slitting: With the Islamic state, war goes back to Hobbesian war of all against all)

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BBCdriverNe croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante. Jésus (Matthieu 12 : 43-45)
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Ce que nous devrions comprendre c’est que Daesh n’est que la forme conjoncturelle d’un problème qui existe depuis bien plus longtemps et qui continuera à exister quand Daesh disparaitra. Nous réussirons peut-être autant à détruire Daesh que les Etats-Unis ont réussi à détruire Al-Qaïda. Le ver est dans le fruit, le problème c’est qu’ici en France, nous produisons des terroristes, nous produisons cette idéologie de mort et nous la produisons non pas à cause de notre système scolaire. Il est temps d’appeler les choses par leur nom. Il est temps d’aborder les vraies questions. Quand j’entends que l’imam de Villetaneuse condamne ce qui vient de se passer j’ai envie de dire « merci, c’est gentil » mais vous en tant qu’imam, vous ne pensez pas qu’il faille faire une véritable introspection dans ce que vous enseignez à vous ouailles, est-ce qu’il n’est pas temps de se poser des questions sur pourquoi l’islam produit cet islamo-fascisme sous différentes formes ? Zineb El Rhazoui (journaliste Charlie Hebdo)
On constate ici que, aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun pour les maintenir tous dans la crainte, ils se trouvent dans l’état qu’on appelle guerre ; et qu’aussi cela se tient en une guerre de tous les hommes contre tous les hommes […]. Dans une telle situation il n’y a pas de place pour une activité humaine; car les fruits qu’il pourrait récolter, sont incertains: et par conséquent, il n’y a là aucune économie rurale, aucune navigation, aucune utilisation des objets de luxe qui doivent être introduits de l’extérieur; pas de bâtiments commodes; pas de machines, avec lesquelles de plus grands frets peuvent être déplacés; pas de savoir sur la forme de la terre; pas d’historiographie ; pas d’inventions humaines; pas de sciences; pas de société, et le pire, une crainte continuelle et le danger de mort violente; et l’homme mène une existence solitaire, misérable, difficile, sauvage et brève. Thomas Hobbes (1651)
L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poing, à descendre dans la rue et à tirer, au hasard, tant qu’on peut dans la foule. André Breton
Il faut avoir le courage de vouloir le mal et pour cela il faut commencer par rompre avec le comportement grossièrement humanitaire qui fait partie de l’héritage chrétien. (..) Nous sommes avec ceux qui tuent. Breton
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. (…) Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
Des millions de Faisal Shahzad sont déstabilisés par un monde moderne qu’ils ne peuvent ni maîtriser ni rejeter. (…) Le jeune homme qui avait fait tous ses efforts pour acquérir la meilleure éducation que pouvait lui offrir l’Amérique avant de succomber à l’appel du jihad a fait place au plus atteint des schizophrènes. Les villes surpeuplées de l’Islam – de Karachi et Casablanca au Caire – et ces villes d’Europe et d’Amérique du Nord où la diaspora islamique est maintenant présente en force ont des multitudes incalculables d’hommes comme Faisal Shahzad. C’est une longue guerre crépusculaire, la lutte contre l’Islamisme radical. Nul vœu pieu, nulle stratégie de « gain des coeurs et des esprits », nulle grande campagne d’information n’en viendront facilement à bout. L’Amérique ne peut apaiser cette fureur accumulée. Ces hommes de nulle part – Shahzad Faisal, Malik Nidal Hasan, l’émir renégat né en Amérique Anwar Awlaki qui se terre actuellement au Yémen et ceux qui leur ressemblent – sont une race de combattants particulièrement dangereux dans ce nouveau genre de guerre. La modernité les attire et les ébranle à la fois. L’Amérique est tout en même temps l’objet de leurs rêves et le bouc émissaire sur lequel ils projettent leurs malignités les plus profondes. Fouad Ajami
La même force culturelle et spirituelle qui a joué un rôle si décisif dans la disparition du sacrifice humain est aujourd’hui en train de provoquer la disparition des rituels de sacrifice humain qui l’ont jadis remplacé. Tout cela semble être une bonne nouvelle, mais à condition que ceux qui comptaient sur ces ressources rituelles soient en mesure de les remplacer par des ressources religieuses durables d’un autre genre. Priver une société des ressources sacrificielles rudimentaires dont elle dépend sans lui proposer d’alternatives, c’est la plonger dans une crise qui la conduira presque certainement à la violence. Gil Bailie
Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Kidnapper des personnages célèbres pour leurs activités artistiques, sportives ou autres et qui n’ont pas exprimé d’opinions politiques peut vraisemblablement constituer une forme de propagande favorable aux révolutionnaires. ( …) Les médias modernes, par le simple fait qu’ils publient ce que font les révolutionnaires, sont d’importants instruments de propagande. La guerre des nerfs, ou guerre psychologique, est une technique de combat reposant sur l’emploi direct ou indirect des médias de masse.( …) Les attaques de banques, les embuscades, les désertions et les détournements d’armes, l’aide à l’évasion de prisonniers, les exécutions, les enlèvements, les sabotages, les actes terroristes et la guerre des nerfs sont des exemples. Les détournements d’avions en vol, les attaques et les prises de navires et de trains par les guérilleros peuvent également ne viser qu’à des effets de propagande. Carlos Marighela (« Minimanuel de guerilla urbaine », 1969)
More ink equals more blood,  newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks. It’s a macabre example of win-win in what economists call a « common-interest game. Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents, » their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money « as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers ». Bruno S. Frey (University of Zurich) et Dominic Rohner (Cambridge)
La Passion a dévoilé une fois pour toutes l’origine sacrificielle de l’Humanité en nous confrontant à ce qui était caché depuis la fondation du monde : la réalité crue de la violence et la nécessité du sacrifice d’un innocent. Elle a défait le sacré en révélant sa violence fondamentale, même si le Christ a confirmé la part de divin que toutes les religions portent en elles. Le christianisme n’apparaît pas seulement comme une autre religion, comme une religion de plus, qui a su libérer la violence ou la sainteté : elle proclame, de fait, la fin des boucs émissaires, donc la fin de toutes les religions possibles. Moment historique décisif, qui consacre la naissance d’une civilisation privée de sacrifices humains, mais qui génère aussi sa propre contradiction et un scepticisme généralisé. Le religieux est complètement démystifié – ce qui pourrait être une bonne chose, dans l’absolu, mais se révèle en réalité une vraie catastrophe, car les êtres humains ne sont pas préparés à cette terrible épreuve : les rites qui les avaient lentement éduqués, qui les avaient empêchés de s’autodétruire, il faut dorénavant s’en passer, maintenant que les victimes innocentes ne peuvent plus être immolées. Et l’homme, pour son malheur, n’a rien de rechange. (…) le déchaînement de la violence généralisée au niveau de la planète (…) c’est là que nous en sommes arrivés, après deux conflits mondiaux, deux bombardements atomiques, plusieurs génocides et sans doute la fin des guerres « classiques », armée identifiable contre armée identifiée, au profit d’une violence en apparence plus sporadique, mais autrement plus dévastatrice. (…) le terrorisme est, en quelque sorte, une métastase de la guerre. Mais ce qui me paraît le plus flagrant dans cette affaire, (…) c’est la diffusion de ce terrorisme. Partout, au Moyen-Orient, en Asie et en Asie du Sud-Est, il existe de petits groupes, des voisins, des communautés, qui se dressent les unes contre les autres, pour des raisons complexes, liées à l’économie, au mode de vie, autant qu’aux différences religieuses. (…) il faut regarder la réalité en face. Achever l’interprétation de ce traité, De la guerre, c’est lui donner son sens religieux et sa véritable dimension d’apocalypse. C’est en effet dans les textes apocalyptiques, dans les Evangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc et dans les Epîtres de Paul, qu’est décrit ce que nous vivons, aujourd’hui, nous qui savons être la première civilisation susceptible de s’autodétruire de façon absolue et de disparaître. La parole divine a beau se faire entendre – et avec quelle force ! -, les hommes persistent avec acharnement à ne pas vouloir reconnaître le mécanisme de leur violence et s’accrochent frénétiquement à leurs fausses différences, à leurs erreurs et à leurs aveuglements. Cette violence extrême est, aujourd’hui, déchaînée à l’échelle de la planète entière, provoquant ce que les textes bibliques avaient annoncé il y a plus de deux mille ans, même s’ils n’avait pas forcément une valeur prédicative : une confusion générale, les dégâts de la nature mêlés aux catastrophes engendrées par la folie humaine. Une sorte de chaos universel. Si l’Histoire a vraiment un sens, alors ce sens est redoutable… (…) Notre civilisation est la plus créative et la plus puissante qui fût jamais, mais aussi la plus fragile et la plus menacée. René Girard
L’idée d’une Chine naturellement pacifique et trônant, satisfaite, au milieu d’un pré carré qu’elle ne songe pas à arrondir est une fiction. L’idée impériale, dont le régime communiste s’est fait l’héritier, porte en elle une volonté hégémoniste. La politique de puissance exige de « sécuriser les abords ». Or les abords de la Chine comprennent plusieurs des grandes puissances économiques du monde d’aujourd’hui : la « protection » de ses abords par la Chine heurte de plein fouet la stabilité du monde. Et ce, d’autant qu’elle est taraudée de mille maux intérieurs qui sont autant d’incitations aux aventures extérieurs et à la mobilisation nationaliste. Que veut la République Populaire ? Rétablir la Chine comme empire du Milieu. Comme l’écrit un idéologue du régime : « La renaissance de l’esprit chinois sera comme la cloche du matin pour l’ère du [monde centré sur l’océan] Pacifique. Toute gloire à la Grande Chine. L’avenir appartient à l’esprit chinois modernisé au nom du siècle nouveau. » À cet avenir glorieux, à la vassalisation par la Chine, les Etats-Unis sont l’obstacle premier. La Chine de ne veut pas de confrontation militaire, elle veut intimider et dissuader, et forcer les Etats-Unis à la reculade. Deng l’avait fortement exprimé devant Henry Kissinger : « La Chine ne craint rien sous le Ciel ni sur la Terre . » De même, avec précision, le général Mi Zhenyu, commandant en second de l’Académie des sciences militaires : [En ce qui concerne les Etats-Unis,] pendant une période de temps assez considérable, nous devons absolument entretenir notre soif de vengeance […]. Nous devons celer nos capacités et attendre notre heure . » Qu’est-ce qu’une grande stratégie chinoise ? L’ « Esquisse d’un excellent stratège chinois » de l’universitaire taiwanais Chien Chao l’avait montré : « Il attend patiemment l’occasion propice, en alerte, observant et analysant constamment la situation. Quand il agit, ses actions tendent à être indirectes et trompeuses, et souvent il essaie d’atteindre son but en utilisant une tierce partie. Quelques fois exagérera-t-il et mentira, mais toujours il feindra. Il fait de son mieux pour stopper l’avance de son adversaire. Il pourra attirer, éprouver et menacer l’adversaire, mais, à moins que cela ne soit absolument nécessaire, il ne lancera pas de choc frontal réel avec lui. S’il le doit, il agira avec promptitude et voudra prendre rapidement le contrôle de l’adversaire. Il est toujours disposé à abandonner ou à se retirer, car cela n’est qu’un pas en arrière avant de revenir . » Pékin a récupéré Hong-Kong – l’argent, la finance, les communications. L’étape suivante, c’est Taïwan – la technologie avancée, l’industrie, d’énormes réserves monétaires. Si Pékin parvient à imposer la réunification à ses propres conditions, si un « coup de Taïwan » réussissait, aujourd’hui, demain ou après-demain, tous les espoirs serait permis à Pékin. Dès lors, la diaspora chinoise, riche et influente, devrait mettre tous ses œufs dans le même panier ; il n’y aurait plus de centre alternatif de puissance. La RPC contrôlerait désormais les ressources technologiques et financières de l’ensemble de la « Grande Chine ». Elle aurait atteint la masse critique nécessaire à son grand dessein asiatique. Militairement surclassés, dénués de contrepoids régionaux, les pays de l’ASEAN, Singapour et les autres, passeraient alors sous la coupe de la Chine, sans heurts, mais avec armes et bagages. Pékin pourrait s’attaquer à sa « chaîne de première défense insulaire » : le Japon, la Corée, les Philippines, l’Indonésie. La Corée ? Privée du parapluie américain, mais encore menacée par l’insane régime nord-coréen, elle ferait face à un choix dramatique : soit accepter l’affrontement avec le géant chinois, se doter d’armes nucléaires et de vecteurs balistiques, et d’une défense antimissiles performante, soit capituler, et payer tribut, tel un vassal, au grand voisin du sud. Elle pourrait théoriquement s’allier au Japon pour que les deux pays – dont les rapports ne sont jamais faciles – se réarment et se nucléarisent ensemble. Il est également possible – c’est le plan chinois – qu’ils se résolvent tous deux à capituler. Le Japon, géant techno-industriel, nain politico militaire, archipel vulnérable, serait confronté au amême dilemme. L’Asie du Sud-Est, sans soutien américain ni contrepoids à la Chine en Asie du Nord, est désarmée. Tous montreraient la porte aux Etats-Unis, dont les bases militaires seraient fermées, en Corée et au Japon. Les Etats-Unis seraient renvoyés aux îles Mariannes, Marshall et à Midway – comme l’entendait le général Tojo, le chef des forces armées impériales du Japon et l’amiral Yamamoto, le stratège de l’attaque de Pearl Harbour en 1941. Laurent Murawiec
Taiwan est un des rares problèmes stratégiques qui puisse provoquer une guerre mondiale aussi sûrement que l’Alsace-Lorraine au début du siècle dernier. Thérèse Delpech (L’Ensauvagement, 2005, p. 83)
Le XXe siècle n’est pas encore terminé en Asie et ni la guerre froide ni même la Seconde Guerre mondiale n’ont dit leur dernier mot dans cette région. Thérèse Delpech
Les faiblesses des sociétés occidentales contre leurs adversaires ne sont ni militaires, ni policières, ni judiciaires, mais intellectuelles et morales. La force spécifique qui vient de la conviction est dans l’autre camp. (…) (Ces adversaires) posent aux sociétés qui sont victimes des attentats-suicides des questions cruciales : quelles idées méritent encore que nos sociétés post-héroïques prennent des risques pour les défendre ? Thérèse Delpech
Que signifie le peuple juif ? Existe-t-il ? Peut-on parler du peuple juif comme on parle du peuple français ? Ou comme on parle du peuple basque ? La seule réponse valable me paraît celle-ci : si l’on parle du « peuple juif », on emploie la notion de peuple en un sens qui ne vaut que dans ce seul cas. Raymond Aron (cité par Shlomo Sand)
Si l’on a pu affirmer, un jour, que la patrie constitue l’ultime recours de l’impie, on pourrait, aujourd’hui, dire que la Shoah est devenue l’ultime recours des démagogues prosionistes! Shlomo Sand
Tuez-les, crachez-leur au visage, et écrasez-les avec vos voitures. Jihadiste français (Etat islamique)
Et puis, je crois que ce n’est pas le seul cas d’invention d’un peuple. Je pense par exemple qu’à la fin du XIXe siècle, on a inventé le peuple français. Le peuple français n’existe pas en tant que tel depuis plus de 500 ans, comme on a alors essayé de le faire croire. Shlomo Sand
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
Un conducteur renverse plusieurs piétons dans Jérusalem Est.  BBC
Israël est confronté à une nouvelle forme d’attaques, un terrorisme « low cost » impossible à prévenir, dont l’impact psychologique est redoutable : la voiture bélier. (…) Il s’agit de la seconde attaque de ce genre de la journée et la troisième en deux semaines, qui confirment les craintes d’une spirale de violences dans la Ville sainte. (…) L’attaque est « une conséquence directe de l’incitation d’Abbas et de sa collaboration avec le Hamas », a déclaré le chef du gouvernement, lors d’une cérémonie à la mémoire d’Yitzhak Rabin, assassiné il y a dix-neuf ans. Coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, le ministre de l’économie Naftali Benett a qualifié Mahmoud Abbas de « conducteur de la voiture de la mort à Jérusalem, tandis que les terroristes sont simplement ses passagers ». (…) M. Nétanyahou avait déjà mis en cause M. Abbas, en raison de ses appels à défendre « par tous les moyens » la mosquée Al-Aqsa contre la volonté de la droite dure israélienne d’y obtenir le droit de prier pour les juifs. « Le gouvernement maintiendra scrupuleusement le status quo sur le mont du Temple », a déclaré dimanche Mark Regev, le porte-parole de M. Nétanyahou. Des propos qui n’ont guère apaisé la colère palestinienne. (…) La nouvelle attaque à la voiture bélier, survenue mercredi dans la Ville sainte, a eu lieu sur une artère symbolique, entre le quartier ultraorthodoxe de Mea Shearim et Jérusalem-Est. Elle confirme la dégradation constante de la situation à Jérusalem depuis le début du mois de juillet, juste avant le début de l’opération « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza. Dans certains quartiers arabes de l’est et du nord de la ville, les émeutes se sont multipliées. Le gouvernement a considérablement renforcé les effectifs dans la ville. Au total, depuis le début de juillet, plus de 900 personnes ont été arrêtées, dont 300 condamnées. Ces dix derniers jours, plus de 110 personnes impliquées dans des troubles ont été interpellées. La hiérarchie policière promet le rétablissement de l’ordre et rejette toute idée d’embrasement. Des blocs de béton ont commencé à être installés, dans la soirée, le long du parcours du tramway, pour empêcher des véhicules de s’engager sur les rails. Mais ces nouvelles attaques démontrent l’inefficacité de l’approche purement sécuritaire choisie par le gouvernement israélien. Ce dernier entend par ailleurs poursuivre la politique du fait accompli, en ce qui concerne le développement des colonies en Cisjordanie et dans la périphérie de Jérusalem. Isolés, discriminés, les Palestiniens vivant à Jérusalem grondent. « Il s’agit d’un rejet populaire de l’autorité israélienne, non organisé, jeune et sans leaders, explique Menachem Klien, professeur au département d’études politiques à l’université Bar-Ilan. On peut la qualifier d’intifada locale. » Sur les réseaux sociaux, certains Palestiniens s’interrogeaient déjà, dans les heures qui ont suivi l’attaque : le gouvernement israélien va-t-il aussi leur interdire la voiture ? Le Monde
Les enquêteurs écartaient jusqu’ici la piste terroriste dans l’attaque contre des militaires devant la grande mosquée de Valence. Mais des «images de propagande jihadiste» ont été retrouvées sur l’ordinateur du forcené. Le procureur de Valence a évoqué un acte isolé et les propos confus du jeune homme. Une enquête est ouverte pour «tentative d’homicide». Un domicile et un véhicule ont été perquisitionnés mais aucune arme n’a été retrouvée. Les premiers éléments ne montraient aucun signe de radicalisation du jeune homme. Mais des images de propagandes jihadistes ont été retrouvées sur son ordinateur. Vendredi après-midi, il fonçait, à bord de son véhicule, sur les quatre militaires en faction devant la grande mosquée de Valence. Lors de l’attaque il aurait crié « Allah est grand ». Entendu par des enquêteurs, les propos de l’homme âgé de 29 ans sont confus. Il aurait à la fois déclaré vouloir « tuer » des soldats et exprimé sa volonté de se « faire tuer par des militaires. » Alex Perrin, procureur de la République de Valence, a assuré lors de sa conférence de presse que l’individu « n’était pas connu des services judiciaires, pas d’antécédents pénaux. A priori il était inconnu également des services du renseignement ». « C’est quelqu’un qui est un musulman pratiquant, puisqu’on sait qu’il fréquentait habituellement la mosquée de Bron », a précisé le procureur. La piste terroriste est pour l’instant écartée par les enquêteurs. L’épouse, qui s’est dite « très surprise », par le geste de son mari a également été entendue. RFI
Depuis plusieurs mois les services de sécurité israéliens ont identifié des signes clairs de la présence en Israël de réseaux djihadistes et liés de manière directe ou indirecte à Daesh. Selon le Shabak (le Service de sécurité intérieure israélien), entre 150 et 200 Arabes israéliens ont rejoint les rangs de l’EI et environ 200 Palestiniens de Cisjordanie ainsi qu’un nombre indéterminé de Gazaouis ont fait de même. Plusieurs d’entre eux ont déjà été arrêtés à leur retour de Syrie via la Turquie, et des réseaux ont pu être également démantelés avec l’aide des autorités chypriotes et grecques (Jérusalem ayant conclu dernièrement avec Athènes un accord de coopération sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme). Chaque semaine, des cellules embryonnaires de terroristes sympathisants de Daesh, avec des armes lourdes et préparant des actions, sont neutralisées sur le territoire israélien. Les arrestations les plus symboliques furent celles, en octobre et novembre 2015, d’un groupe d’Arabes israéliens de Nazareth se revendiquant explicitement de Daesh. Enfin, rappelons que les attaques au couteau et à la voiture bélier qui touchent la population israélienne depuis ces derniers mois, font totalement écho aux consignes terroristes de l’Etat islamique… Ces dernières semaines, l’EI a perdu beaucoup d’hommes, de matériel et de territoires en Syrie comme en Irak. Dès lors, nous devons nous attendre à d’autres attaques terroristes en France, en Europe et ailleurs. Les autorités israéliennes ont d’ailleurs grandement renforcé la sécurité de leurs ambassades, de leurs ressortissants et de leurs intérêts à l’étranger. Mais la stratégie de Daesh dans ce domaine est aussi diabolique que claire. Elle est la même visant par exemple la France, la Russie et Israël : utiliser les populations locales pour commettre des attentats et générer une atmosphère de guerre civile, en faisant monter les tensions et les haines entre les communautés. Ainsi, pour redorer son blason dans le monde arabe, Al-Baghdadi peut tout aussi espérer, par exemple, un attentat d’envergure dans une grande ville israélienne, une sorte d’opération dite de prestige comme l’appellent les spécialistes israéliens. Jusqu’à présent, les services de sécurité israéliens, qui sont peut-être les meilleurs du monde, ont réussi à déjouer ces tentatives. Mais pour combien de temps ? Car un mega-attentat commis par des Arabes israéliens serait catastrophique pour l’Etat hébreu, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur. Roland Lombardi
Israël est un pays encerclé et menacé depuis sa création. Le grand changement qui s’est opéré ces dernières années porte sur la disparition des menaces militaires étatiques traditionnelles. En effet, la disparition des États-nations arabes en état de guerre théorique avec Israël est un bouleversement géostratégique pour ce pays. Les armées conventionnelles arabes, traditionnellement identifiées comme une menace par Israël n’existent plus. Saddam et son armée ne règnent plus à Bagdad et l’armée syrienne n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis la déliquescence de ce pays. L’Egypte, techniquement en paix avec Israël, est au bord du gouffre depuis le coup d’état du Maréchal Sissi contre le Président Morsi et ne contrôle plus le Sinaï devenu une sorte de « Far West » où Le Caire n’exerce plus aucun contrôle. Ainsi Tsahal ne considère plus une guerre conventionnelle avec les armées arabes comme une possibilité. Il n’y a plus d’armées arabes capables ne serait-ce qu’envisager le début de l’ombre d’un conflit avec Israël. Les armées arabes ou plutôt ce qu’il en reste sont beaucoup trop occupées à régler les guerres civiles dans leurs pays pour représenter un quelconque danger existentiel pour Israël. Un scénario comme celui de la guerre de Kippour n’est plus à l’ordre du jour. Cependant, la disparition des armées nationales arabes ne signifie pas que les frontières israéliennes ne sont plus menacées. En effet, la menace d’une guerre conventionnelle a été remplacée par celle fondée sur le terrorisme, organisé ou pas. L’Etat islamique, le Front Al-Nusra, le Hamas et le Hezbollah, dont aucun n’est un Etat reconnu, continuent de présenter une menace sécuritaire pour ce pays. Les récentes déclarations du prétendu Calife contre l’Arabie Saoudite et Israël, même si davantage motivées par les revers subis par l’Etat Islamique, vont dans ce sens. Aujourd’hui, la menace pour Israël pourrait se matérialiser par des actes de terrorisme islamistes à grande échelle et non plus par une invasion terrestre de type conventionnel. Le nationalisme arabe de type « Baas » ou celui personnifié par Nasser a laissé la place au djihadisme exclusivement à caractère religieux. C’est plus diffus mais en même temps plus dangereux car plus difficilement contrôlable et prévisible. (…) le soi-disant printemps arabe n’a abouti qu’à renverser les Etats arabes laïcs en laissant intactes, pour l’heure, les pétromonarchies qui n’ont jamais véritablement représentées une menace pour Israël. De la sorte, la dissuasion nucléaire tactique qui était efficace contre un Assad fort dans une Syrie unie est aujourd’hui désuète et inopérante face au terrorisme frontalier. Ce qui fonctionnait comme stratégie de dissuasion contre un pays stable et une armée de 300.000 hommes ne fonctionne plus contre des menaces localisées frontalières de quelques centaines d’hommes qui ne représentent qu’eux-mêmes. Aujourd’hui la menace sécuritaire pour Israël se matérialisera davantage par des infiltrations de combattants surarmés djihadistes dans des villages et petites villes frontalières israéliennes voir des tirs d’armes automatiques ou de roquettes plus ou moins sophistiquées en direction de gardes-frontières israéliennes le long de la frontière avec le Sinaï. Un peu à l’identique des conflits rencontrés avec le Hamas ces dernières années. Ardavan Amir-Aslani

Après le mariage pour tous, devinez ce que l’année 2015 nous aura apporté !

A l’heure où avec les attentats de  Paris et San Bernardino comme la mutiplication des attaques quasi-quotidiennes à l’arme blanche ou à la voiture-bélier, voit se confirmer l’israélisation des menaces terroristes  que l’Etat juif connait quasiment depuis sa (re)création …

Et où suite au retrait catastrophique des forces américaines en Irak  par une administration que tant d’Occidentaux avait appelé de ses voeux depuis si longtemps et bien que désormais sur la défensive, l’Etat islamique apparait désormais comme le nouvel acteur en pointe de la menace terroriste mondiale …

Pendant qu’entre statut de réfugiés pour tous à l’allemande et de déchéance pour tous à la française, un Occident plus que jamais divisé tente de retrouver les valeurs qu’il avait longtemps abandonnées à ses marges intérieures ou extérieures

Et qu’entre sunnites et chiites,  la haine inexpiable de frères ennemis repart pour un tour …

Comment ne pas voir la confirmation amorcée par le terrorisme globalisé de Ben Laden et annoncée déjà par une religion dont on se croyait enfin débarrassée …

De la déritualisation totale de la guerre elle-même et de la perte définitive du monopole étatique de la violence que René Girard avait déjà théorisées dans son dernier grand ouvrage sur Clausewitz ou que Thérèse Delpech qualifiait d’ « ensauvagement » ?

Où après l’émergence de la guerilla en Espagne puis de la guerre de partisans en Russie …

Suscitées par la mobilisation populaire et révolutionnaire d’un Napoléon qui avait elle-même supplanté la guerre en dentelles de nos aïeux …

Et la guerre totale d’un Hitler puis de l’intermède de paix armée de la dissuasion nucléaire pendant la Guerre froide entremêlée de guerres coloniales …

On s’achemine vers la démocratisation ultime de la guerre pour tous prônée désormais par l’Etat islamique  …

A savoir, entre deux attaques plus massives dites « de prestige » pour ameuter les troupes et relancer le recrutement, la mise à la disposition, pour le premier musulman de naissance ou converti venu voire du premier suicidé en mal d’inspiration venu, des attaques au couteau et à la voiture bélier visant tout et tout le monde et partout et à tout moment en s’appuyant sur les populations locales des états visés ?

Avec à terme, rendant non seulement caduques les armes de dissuasion nucléaire mais menaçant de balayer tant les armées conventionnelles des Etats classiques que les organisations terroristes traditionnelles de type Hezbollah ou Hamas …

L’objectif de génération d’une atmosphère de guerre civile généralisée – le fameux « tous contre tous » hobbesien – faisant monter les tensions et les haines entre les communautés d’Etats déjà affaiblis, via des vagues d’immigration massives tournant à l’invasion,  par une multiculturalisation toujours plus grande ?

 Autrement dit rien de moins que la dissolution de toute forme étatique et le bain de sang qui va avec que depuis des décennies nos belles âmes et nos beaux esprits, y compris en Israël même, appelle de leurs voeux à grands renfort d’imprécations, manifestations et autres boycotts, comme solution et ultime panacée tant au conflit israélo-palestinien qu’aux maux de la planète entière ?

Israël contraint de se trouver de nouveaux alliés face à la menace grandissante de l’Etat islamique
Si Israël est toujours menacé, l’ennemi a changé. Récemment, le chef de l’Etat islamique a promis de « transformer la Palestine en cimetière pour les Juifs ». Une déclaration qui encourage l’Etat hébreu à revoir sa doctrine de défense, adaptée à des conflits conventionnels.

Atlantico

2 Janvier 2016

Atlantico : Il y a quelques jours, Abu Bakr al Baghdadi, le chef du groupe Etat islamique a menacé Israël à travers un message audio. Comment Israël a-t-il intégré cette menace ? Le pays en avait-il déjà pris conscience ?
Roland Lombardi : Tout d’abord, il faut remarquer que le scenario que j’avais évoqué déjà en août 2014 se met progressivement en place. À savoir que l’Etat islamique est en train, chose unique dans l’histoire de la région, et avec toutefois encore quelques balbutiements, de liguer contre lui toutes les puissances internationales (Russie, Etats-Unis, France) mais aussi régionales (Iran, Arabie saoudite, Egypte et Israël) et ce, malgré leurs rivalités et leurs agendas stratégiques propres.

Concernant la dernière menace d’Al-Baghdadi envers l’Etat hébreu, notons qu’elle n’est pas la première ni la dernière. Déjà en octobre dernier, Daesh publiait une vidéo en hébreu dans laquelle un terroriste armé et masqué s’adressait aux « juifs occupant les musulmans » et déclarait que « pas un seul juif ne restera à Jérusalem » !

Les autorités israéliennes ont depuis très longtemps intégré ces menaces et elles sont très bien conscientes que l’affrontement est inévitable.

D’ailleurs, depuis plusieurs mois les services de sécurité israéliens ont identifié des signes clairs de la présence en Israël de réseaux djihadistes et liés de manière directe ou indirecte à Daesh. Selon le Shabak (le Service de sécurité intérieure israélien), entre 150 et 200 Arabes israéliens ont rejoint les rangs de l’EI et environ 200 Palestiniens de Cisjordanie ainsi qu’un nombre indéterminé de Gazaouis ont fait de même. Plusieurs d’entre eux ont déjà été arrêtés à leur retour de Syrie via la Turquie, et des réseaux ont pu être également démantelés avec l’aide des autorités chypriotes et grecques (Jérusalem ayant conclu dernièrement avec Athènes un accord de coopération sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme). Chaque semaine, des cellules embryonnaires de terroristes sympathisants de Daesh, avec des armes lourdes et préparant des actions, sont neutralisées sur le territoire israélien. Les arrestations les plus symboliques furent celles, en octobre et novembre 2015, d’un groupe d’Arabes israéliens de Nazareth se revendiquant explicitement de Daesh. Enfin, rappelons que les attaques au couteau et à la voiture bélier qui touchent la population israélienne depuis ces derniers mois, font totalement écho aux consignes terroristes de l’Etat islamique…

Ces dernières semaines, l’EI a perdu beaucoup d’hommes, de matériel et de territoires en Syrie comme en Irak. Dès lors, nous devons nous attendre à d’autres attaques terroristes en France, en Europe et ailleurs. Les autorités israéliennes ont d’ailleurs grandement renforcé la sécurité de leurs ambassades, de leurs ressortissants et de leurs intérêts à l’étranger. Mais la stratégie de Daesh dans ce domaine est aussi diabolique que claire. Elle est la même visant par exemple la France, la Russie et Israël : utiliser les populations locales pour commettre des attentats et générer une atmosphère de guerre civile, en faisant monter les tensions et les haines entre les communautés.

Ainsi, pour redorer son blason dans le monde arabe, Al-Baghdadi peut tout aussi espérer, par exemple, un attentat d’envergure dans une grande ville israélienne, une sorte d’opération dite de prestige comme l’appellent les spécialistes israéliens. Jusqu’à présent, les services de sécurité israéliens, qui sont peut-être les meilleurs du monde, ont réussi à déjouer ces tentatives. Mais pour combien de temps ? Car un mega-attentat commis par des Arabes israéliens serait catastrophique pour l’Etat hébreu, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur.

Ardavan Amir-Aslani : Israël est un pays encerclé et menacé depuis sa création. Le grand changement qui s’est opéré ces dernières années porte sur la disparition des menaces militaires étatiques traditionnelles. En effet, la disparition des États-nations arabes en état de guerre théorique avec Israël est un bouleversement géostratégique pour ce pays. Les armées conventionnelles arabes, traditionnellement identifiées comme une menace par Israël n’existent plus. Saddam et son armée ne règnent plus à Bagdad et l’armée syrienne n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis la déliquescence de ce pays. L’Egypte, techniquement en paix avec Israël, est au bord du gouffre depuis le coup d’état du Maréchal Sissi contre le Président Morsi et ne contrôle plus le Sinaï devenu une sorte de « Far West » où Le Caire n’exerce plus aucun contrôle. Ainsi Tsahal ne considère plus une guerre conventionnelle avec les armées arabes comme une possibilité. Il n’y a plus d’armées arabes capables ne serait-ce qu’envisager le début de l’ombre d’un conflit avec Israël. Les armées arabes ou plutôt ce qu’il en reste sont beaucoup trop occupées à régler les guerres civiles dans leurs pays pour représenter un quelconque danger existentiel pour Israël. Un scénario comme celui de la guerre de Kippour n’est plus à l’ordre du jour.

Cependant, la disparition des armées nationales arabes ne signifie pas que les frontières israéliennes ne sont plus menacées. En effet, la menace d’une guerre conventionnelle a été remplacée par celle fondée sur le terrorisme, organisé ou pas. L’Etat islamique, le Front Al-Nusra, le Hamas et le Hezbollah, dont aucun n’est un Etat reconnu, continuent de présenter une menace sécuritaire pour ce pays. Les récentes déclarations du prétendu Calife contre l’Arabie Saoudite et Israël, même si davantage motivées par les revers subis par l’Etat Islamique, vont dans ce sens. Aujourd’hui, la menace pour Israël pourrait se matérialiser par des actes de terrorisme islamistes à grande échelle et non plus par une invasion terrestre de type conventionnel. Le nationalisme arabe de type « Baas » ou celui personnifié par Nasser a laissé la place au djihadisme exclusivement à caractère religieux. C’est plus diffus mais en même temps plus dangereux car plus difficilement contrôlable et prévisible.

Comment Israël s’adapte-t-il à cette menace ? Jusqu’à présent, la dissuasion nucléaire était au cœur de sa tactique. Le pays doit-il désormais repenser sa stratégie ?
Roland Lombardi : Il ne faut pas oublier que la suprématie militaire et conventionnelle israélienne sur toutes les forces voisines arabes ou régionales reste plus que jamais incontestable. Mais la principale force des Israéliens, et surtout depuis 1973, c’est de savoir reconnaître leurs faiblesses et surtout d’apprendre de leurs erreurs. A l’inverse de certains pays occidentaux, l’Etat hébreu essaie toujours d’être en avance d’une guerre. Les stratèges hébreux ne laissent donc rien au hasard. C’est pourquoi, même si comme nous l’avons vu, la principale menace de Daesh envers Israël est intérieure, il n’en reste pas moins que « encerclé par les islamistes radicaux » (Netanyahou), l’Etat hébreu, craignant des débordements de frontières, se prépare activement à tous les scénarios extrêmes et possibles d’attaques extérieures ou d’infiltrations de commandos djihadistes.

Ainsi, les militaires israéliens (parachutistes et unités d’élite) ont été déployés et se préparent à toutes les éventualités. Des exercices de grande envergure ont déjà eu lieu et vont se poursuivre à la frontière nord, face à la Syrie, mais surtout au sud, le long de la frontière avec l’Egypte, où la branche de Daesh dans le Sinaï reste très active et où le risque est plus grand. Les Israéliens sont même en train de perfectionner leur défense antiaérienne et leurs batteries mobiles des différents systèmes d’interception de roquettes et de missiles afin de faire face à d’éventuels tirs de Scud qui équipent les armées syrienne et irakienne mais qui pourraient tomber dans des mains mal intentionnées…

Enfin, gageons que les services secrets israéliens, qui ont toujours réussi à infiltrer par le passé les états-majors de puissants pays ennemis (Egypte dans les années 1960-1970 et Syrie dans les années 1960 -cf. l’affaire Eli Cohen-) et plus récemment des groupes terroristes (Hezbollah et Hamas entre autres), ont déjà noyauté des milices djihadistes en Syrie et peut-être l’Etat islamique lui-même…

Ardavan Amir-Aslani : Oui, il est évident que la stratégie de défense israélienne doit évoluer. Rappelons que le soi-disant printemps arabe n’a abouti qu’à renverser les Etats arabes laïcs en laissant intactes, pour l’heure, les pétromonarchies qui n’ont jamais véritablement représentées une menace pour Israël. De la sorte, la dissuasion nucléaire tactique qui était efficace contre un Assad fort dans une Syrie unie est aujourd’hui désuète et inopérante face au terrorisme frontalier. Ce qui fonctionnait comme stratégie de dissuasion contre un pays stable et une armée de 300.000 hommes ne fonctionne plus contre des menaces localisées frontalières de quelques centaines d’hommes qui ne représentent qu’eux-mêmes. Aujourd’hui la menace sécuritaire pour Israël se matérialisera davantage par des infiltrations de combattants surarmés djihadistes dans des villages et petites villes frontalières israéliennes voir des tirs d’armes automatiques ou de roquettes plus ou moins sophistiquées en direction de gardes-frontières israéliennes le long de la frontière avec le Sinaï. Un peu à l’identique des conflits rencontrés avec le Hamas ces dernières années.

Comment les alliances d’Israël peuvent-elles se redessiner ? Lesquelles vont se renforcer ou à l’inverse s’estomper ? Israël n’a-t-il pas intérêt à jouer la carte de l’apaisement ?
Roland Lombardi : D’abord et pour essayer de mettre un terme aux « délires complotistes » de tout bord, Israël a observé d’un œil très inquiet les fameux printemps arabes. Plus réalistes, plus pragmatiques et surtout meilleurs connaisseurs du monde arabe que certains « savants » occidentaux, les responsables et les stratèges israéliens ont rapidement pris conscience de leurs conséquences négatives sur la région. Ainsi, même si les crises, les désordres et les affrontements interarabes et inter-religieux chez ses proches voisins peuvent présenter à court terme un certain avantage, il n’en reste pas moins que les Israéliens préfèrent, pour leurs propres intérêts, une certaine stabilité qu’un indescriptible chaos à leurs frontières. Comme me le confiait un officier israélien au tout début du conflit syrien, et même s’il ne portait pas Bachar el-Assad dans son cœur, « mieux vaut le diable que l’on connait à celui que nous ne connaissons pas ! »… Les cinq ans de bouleversements faisant suite aux révoltes arabes et surtout la montée en puissance d’un groupe tel que Daesh, auront eu au moins le mérite de changer la donne géopolitique de la région et donc consolider certaines alliances pour l’Etat hébreu comme en faire apparaître d’autres.

Concernant les « anciennes » alliances. Malgré certaines divergences, la coopération stratégique entre Israël et les Etats-Unis reste intense. Pour certains pays occidentaux, ou du moins pour les plus éclairés, au premier rang desquels la France (notamment depuis les derniers attentats de novembre à Paris), la coopération avec l’Etat hébreu redevient d’actualité. Face au même danger de l’islamisme radical, qui peut se permettre sérieusement de se passer de l’expérience et du savoir-faire israélien dans la lutte contre le terrorisme ?

A propos de la Turquie et de l’Arabie saoudite, si certains responsables israéliens sont séduits par une « coalition de pays arabes sunnites modérés » pour contrer « l’axe chiite », d’autres, et notamment les généraux, ne font que très peu confiance au Royaume saoudien et encore moins, et à juste titre, à Ankara…

Par contre, les pétroliers israéliens et le Mossad sont présents au Kurdistan depuis bien longtemps. Les Peshmergas font un travail remarquable face à l’EI. S’ils sont victorieux sur le terrain, ils le doivent certes au matériel et au soutien américain mais surtout à leurs qualités intrinsèques de combattants. Ils le doivent aussi peut-être un peu à leurs instructeurs israéliens.

Aussi, depuis ces dernières années, la collaboration entre Israël et la Jordanie s’est intensifiée, spécialement dans le domaine du renseignement. Et cela est encore plus vrai au sujet de la coopération entre Jérusalem et Le Caire. En effet, depuis le retour de l’armée au pouvoir en Egypte et la reprise en main du pays par le maréchal Al-Sissi, un ami d’Israël, les relations entre les deux pays sont sans précédent. Dans le Sinaï notamment, les militaires égyptiens et israéliens travaillent de concert pour combattre la Wilayat Sinaï, la branche égyptienne de Daesh.

Concernant maintenant les « nouvelles » alliances. La Russie peut être considérée en effet comme le nouvel allié d’Israël. Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine au début des années 2000, les relations entre Moscou et Jérusalem ont toujours été très bonnes. Mais avec le retour de la Russie sur la scène internationale et surtout régionale depuis son intervention musclée en Syrie il y a trois mois, les Israéliens voient dans les Russes des alliés potentiels. Sans pour autant se substituer encore à l’allié américain, pour certains stratèges israéliens, la Russie représente déjà un allié fidèle, puissant et cohérent et qui plus est, susceptible de contrebalancer, ou du moins maîtriser, l’influence iranienne dans la région.

En attendant, aucun incident sérieux n’a été à déplorer dans le ciel syrien entre l’aviation des deux pays et les généraux russes et israéliens se rencontrent quasi quotidiennement…

Enfin, deux « alliés objectifs » sont en train d’émerger pour Israël. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, d’abord le Hezbollah puis le Hamas. Comme pour beaucoup de Libanais, les Israéliens ont pris conscience que sans la milice chiite, le Liban serait peut-être dans le chaos lui aussi. Ainsi, le Hezbollah, qui n’a d’ailleurs plus besoin de la cause palestinienne et celle de « la Résistance face à l’entité sioniste » pour exister sur la scène libanaise, est devenu incontournable. Même si l’Etat hébreu continuera sûrement ses frappes et ses éliminations ciblées sur le groupe terroriste libanais, il est notable qu’en attendant, ce dernier, combattant aux côtés d’Assad en Syrie mais défendant aussi et surtout la frontière libanaise, assure une relative stabilité à la frontière nord d’Israël. Et qui sait, à plus ou moins long terme, une normalisation entre Israël et le Hezbollah est même probable…

Quant au Hamas, il a soutenu depuis longtemps les milices djihadistes dans le Sinaï. Mais isolé politiquement, militairement et sur le plan international et craignant, et c’est déjà le cas, d’être « débordé » par Daesh qui séduit de plus en plus la jeunesse arabe israélienne et palestinienne, la milice palestinienne pourrait cesser sa politique tacite et parfois contradictoire (arrestations de djihadistes à Gaza et soutien aux milices du Sinaï) pour préférer une « coopération » avec l’armée égyptienne, et donc indirectement avec les Israéliens, afin tout simplement de sauvegarder son pouvoir et son leadership.

Ardavan Amir-Aslani : La déclaration du chef de l’Etat Islamique est principalement motivée par la volonté de démentir les rumeurs de sa disparition à l’issue d’un raid de l’armée irakienne ainsi que par la volonté de redorer le moral de ses combattants terroristes. Souvenons-nous que l’Etat Islamique a subi de très importants revers ces dernières semaines avec la perte des villes de Sinjar et de Ramadi dans le nord et l’est de l’Irak ainsi que la perte de la possession du barrage de Tichrine situé à moins de 25 kilomètres de Raqqa, la capitale de l’Etat islamique en Syrie. L’Etat Islamique a ainsi perdu presque 20% de son territoire en 2015 et il est vraisemblable qu’il soit balayé hors d’Iraq en 2016 avec la chute annoncée de Mossoul. Cependant ce n’est pas pour autant que cette secte sanguinaire est morte. Elle continue d’exercer un pouvoir d’attraction dans la population musulmane.

Ainsi, outre les menaces extérieures comme des tentatives d’excursions massives de commandos terrorises islamistes, Israël peut être amené à confronter une menace intérieure avec une nouvelle donne, celle de la radicalisation de la population palestinienne musulmane en Israël et dans les territoires occupés. Les attaques quotidiennes à l’arme blanche en Israël traduisent cette nouvelle réalité. De plus en plus de Palestiniens, frustrés par l’absence d’avancée dans les négociations tendant vers la création d’un Etat Palestinien risquent de voir dans ces sectes comme celle de l’Etat Islamique un échappatoire à leurs frustrations.

Voir aussi:

Israël face au terrorisme des voitures béliers

Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le Monde

05.11.2014

Israël est confronté à une nouvelle forme d’attaques, un terrorisme « low cost » impossible à prévenir, dont l’impact psychologique est redoutable : la voiture bélier. Selon un bilan provisoire, un policier a été tué et 14 autres personnes ont été blessées à Jérusalem-Est, mercredi 5 novembre, dans une opération de cette nature contre des piétons.

Une camionnette a heurté un premier groupe à une station du tramway au coin de la rue Shimon-Hatzadik, avant de poursuivre sa route le long des rails et de foncer sur d’autres passants.

Dans la soirée, un autre véhicule a blessé trois soldats dans le groupe de colonies de Goush Etzion, en Cisjordanie, près du camp de réfugiés d’Al-Aroub. Le conducteur a pris la fuite avant d’être arrêté, jeudi. Il dément toute attaque préméditée et parle d’un accident. Il s’agit de la seconde attaque de ce genre de la journée et la troisième en deux semaines, qui confirment les craintes d’une spirale de violences dans la Ville sainte.

ABBAS « CONDUCTEUR DE LA VOITURE DE LA MORT »Selon la presse israélienne, le nom du conducteur impliqué dans l’après-midi est Ibrahim Al-Akari. Originaire du camp de réfugiés de Chouafat, au nord-est de Jérusalem, cet homme de 38 ans a été tué par des fonctionnaires de la police aux frontières, dont le siège se trouvait à proximité, après avoir tenté d’attaquer des passants avec une barre de fer. « C’est ainsi que nous voulons que ces incidents se finissent », a réagi le ministre de la sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovich, qui a félicité ses hommes.

L’un des frères d’Al-Akari a passé dix-neuf ans en prison pour avoir enlevé et tué un soldat israélien en 1992. Relâché en 2011 dans le cadre de l’accord pour la libération du soldat Shalit, détenu par le Hamas, il a été ensuite expulsé vers la Turquie. Le Hamas et le Jihad islamique, son principal concurrent dans la bande de Gaza pour la lutte armée, ont tous deux salué l’opération de mercredi. De son côté, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’est empressé de mettre en cause le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

L’attaque est « une conséquence directe de l’incitation d’Abbas et de sa collaboration avec le Hamas », a déclaré le chef du gouvernement, lors d’une cérémonie à la mémoire d’Yitzhak Rabin, assassiné il y a dix-neuf ans. Coutumier des déclarations à l’emporte-pièce, le ministre de l’économie Naftali Benett a qualifié Mahmoud Abbas de « conducteur de la voiture de la mort à Jérusalem, tandis que les terroristes sont simplement ses passagers ». M. Bennett a appelé les autorités à dénoncer le gouvernement d’union nationale palestinienne, composé par le Fatah, la formation du président Abbas, et le Hamas.

Le 22 octobre, une attaque similaire avait eu lieu à une station de tramway à Ammunition Hill, dans laquelle deux personnes étaient mortes, dont un bébé de 3 mois. Le chauffeur, originaire du quartier de Silwan, avait tenté de s’enfuir à pied mais avait été abattu par la police. M. Nétanyahou avait déjà mis en cause M. Abbas, en raison de ses appels à défendre « par tous les moyens » la mosquée Al-Aqsa contre la volonté de la droite dure israélienne d’y obtenir le droit de prier pour les juifs. « Le gouvernement maintiendra scrupuleusement le status quo sur le mont du Temple », a déclaré dimanche Mark Regev, le porte-parole de M. Nétanyahou. Des propos qui n’ont guère apaisé la colère palestinienne.

Après des affrontements mercredi matin entre des dizaines d’activistes masqués et la police, sur l’esplanade des Mosquées, le site a été une nouvelle fois fermé au public pendant quelques heures. Selon la police, les Palestiniens s’étaient retranchés dans la nuit à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa, sans doute dans l’attente d’un groupe de visiteurs juifs radicaux, mobilisés depuis la tentative d’assassinat il y a une semaine contre l’un des leurs, Yéhuda Glick. Les émeutiers les attendaient avec des projectiles.

« REJET POPULAIRE DE L’AUTORITÉ ISRAÉLIENNE »

Les forces de l’ordre ont alors avancé pour les repousser à l’intérieur du bâtiment, passant même les portes d’entrée. Une situation suffisamment grave pour pousser la Jordanie à rappeler son ambassadeur en Israël en signe de protestation. Elle compte saisir le conseil de sécurité des Nations unies au sujet des « violations » répétées des lieux saints par Israël.

Lors d’une rencontre avec la presse dimanche, un haut responsable de la police à Jérusalem avait expliqué que les forces de l’ordre n’utilisaient aucune arme létale et ne s’engageaient jamais à l’intérieur même de la salle de prières, ayant conscience de l’impact catastrophique de cette image. Selon ce haut responsable, un noyau dur de 50 personnes serait impliqué dans les violences sur l’esplanade, mais ils sont susceptibles d’en entraîner bien davantage. C’est le scénario que cherchent à éviter les autorités.

La nouvelle attaque à la voiture bélier, survenue mercredi dans la Ville sainte, a eu lieu sur une artère symbolique, entre le quartier ultraorthodoxe de Mea Shearim et Jérusalem-Est. Elle confirme la dégradation constante de la situation à Jérusalem depuis le début du mois de juillet, juste avant le début de l’opération « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza. Dans certains quartiers arabes de l’est et du nord de la ville, les émeutes se sont multipliées. Le gouvernement a considérablement renforcé les effectifs dans la ville. Au total, depuis le début de juillet, plus de 900 personnes ont été arrêtées, dont 300 condamnées. Ces dix derniers jours, plus de 110 personnes impliquées dans des troubles ont été interpellées.

PALESTINIENS ISOLÉS, DISCRIMINÉS

La hiérarchie policière promet le rétablissement de l’ordre et rejette toute idée d’embrasement. Des blocs de béton ont commencé à être installés, dans la soirée, le long du parcours du tramway, pour empêcher des véhicules de s’engager sur les rails. Mais ces nouvelles attaques démontrent l’inefficacité de l’approche purement sécuritaire choisie par le gouvernement israélien. Ce dernier entend par ailleurs poursuivre la politique du fait accompli, en ce qui concerne le développement des colonies en Cisjordanie et dans la périphérie de Jérusalem. Isolés, discriminés, les Palestiniens vivant à Jérusalem grondent.

« Il s’agit d’un rejet populaire de l’autorité israélienne, non organisé, jeune et sans leaders, explique Menachem Klien, professeur au département d’études politiques à l’université Bar-Ilan. On peut la qualifier d’intifada locale. » Sur les réseaux sociaux, certains Palestiniens s’interrogeaient déjà, dans les heures qui ont suivi l’attaque : le gouvernement israélien va-t-il aussi leur interdire la voiture ?

Voir également:

France: des images jihadistes dans l’ordinateur du forcené de Valence
RFI

03-01-2016

Les enquêteurs écartaient jusqu’ici la piste terroriste dans l’attaque contre des militaires devant la grande mosquée de Valence. Mais des «images de propagande jihadiste» ont été retrouvées sur l’ordinateur du forcené. Le procureur de Valence a évoqué un acte isolé et les propos confus du jeune homme. Une enquête est ouverte pour «tentative d’homicide».
Un domicile et un véhicule ont été perquisitionnés mais aucune arme n’a été retrouvée. Les premiers éléments ne montraient aucun signe de radicalisation du jeune homme. Mais des images de propagandes jihadistes ont été retrouvées sur son ordinateur.

Vendredi après-midi, il fonçait, à bord de son véhicule, sur les quatre militaires en faction devant la grande mosquée de Valence. Lors de l’attaque il aurait crié « Allah est grand ».

Entendu par des enquêteurs, les propos de l’homme âgé de 29 ans sont confus. Il aurait à la fois déclaré vouloir « tuer » des soldats et exprimé sa volonté de se « faire tuer par des militaires. »

Alex Perrin, procureur de la République de Valence, a assuré lors de sa conférence de presse que l’individu « n’était pas connu des services judiciaires, pas d’antécédents pénaux. A priori il était inconnu également des services du renseignement ». « C’est quelqu’un qui est un musulman pratiquant, puisqu’on sait qu’il fréquentait habituellement la mosquée de Bron », a précisé le procureur.

La piste terroriste est pour l’instant écartée par les enquêteurs. L’épouse, qui s’est dite « très surprise », par le geste de son mari a également été entendue.

Le jeune homme risque une mise en examen pour tentative d’homicide sur personnes dépositaire de l’autorité publique. L’enquête doit déterminer maintenant si cet acte était prémédité. Les chefs d’accusation pourraient alors changer.

Voir encore:

Après la mort d’al-Nimr, crise diplomatique entre Téhéran et Riyad

L’exécution par l’Arabie saoudite du chef religieux chiite Nimr Baqr al-Nimr a provoqué la colère de l’Iran chiite, où des manifestants ont mis le feu à l’ambassade d’Arabie saoudite. Ce dimanche 3 janvier 2016, la première réaction du guide suprême iranien nous est parvenue. L’ayatollah Khamenei considère que « le sang de ce martyr versé injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens ».

L’exécution du cheikh saoudien chiite Nimr al-Nimr a provoqué de vives réactions dans la province orientale d’Arabie saoudite, mais aussi dans toute la région et en particulier en Iran, exacerbant davantage le conflit confessionnel entre chiites et sunnites.

Samedi soir, le ministère des Affaires étrangères iranien a demandé à la police de protéger les bâtiments diplomatiques saoudiens. A Téhéran, des manifestants en colère ont en effet lancé des cocktails Molotov contre l’ambassade saoudienne et l’ont incendiée pour protester contre l’exécution du dignitaire chiite saoudien, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Le consulat saoudien à Machhad, seconde ville du pays, a également été attaqué et incendié par d’autres manifestants en colère. Mais finalement, la police est intervenue pour reprendre la situation en main, à la fois à Téhéran et à Machhad. Quarante manifestants ont été arrêtés à Téhéran, a-t-on appris dimanche matin auprès du procureur de la capitale.

Si le président iranien Hassan Rohani juge ces attaques contre les représentations saoudiennes « totalement injustifiables », la colère monte néanmoins en Iran, après la mort du cheikh al-Nimr. Dans la journée de samedi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait affirmé que Riyad soutenait le terrorisme et l’extrémisme, et dans le même temps réprimait ses opposants intérieurs. « Le gouvernement saoudien va payer un prix élevé », avait affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne.

L’ambassadeur d’Iran convoqué par les autorités à Riyad

Suite aux déclarations de la diplomatie iranienne, les autorités saoudiennes ont aussitôt convoqué l’ambassadeur iranien, relate notre correspondante à Riyad Clarence Rodriguez. Elles considèrent que ces déclarations sont agressives, injustifiées, et qu’elles sont une flagrante ingérence dans les affaires du royaume.

Plusieurs autres responsables iraniens ont violemment critiqué cette exécution. Dimanche, la réaction du guide suprême lui-même, l’ayatollah Ali Khamenei, nous est parvenue. « Sans aucun doute, le sang de ce martyr versé injustement portera ses fruits et la main divine le vengera des dirigeants saoudiens », a déclaré M. Khamenei.

La République islamique d’Iran, puissance chiite montante, s’oppose depuis plusieurs années à l’Arabie saoudite sunnite au sujet des crises qui sévissent dans la région, en Syrie, en Irak, au Yémen ou encore à Bahreïn et au Liban. Cette affaire va certainement aggraver encore les relations entre les deux pays.

Outre la convocation de l’ambassadeur iranien en Arabie saoudite, le gouvernement saoudien a rejeté les accusations iraniennes survenues samedi, affirmant que Téhéran soutenait lui-même le terrorisme. Une nouvelle manifestations est prévue dans l’après-midi à Téhéran, mais aussi dans plusieurs autres villes iraniennes.


■ Rassemblement prévu à Beyrouth ce dimanche

Au Liban, les milieux chiites et pro-iraniens ont vivement condamné l’exécution par les autorités saoudiennes du dignitaire chiite saoudien. Un « sit-in » de protestation doit être organisé ce dimanche 3 janvier 2016 dans le centre-ville de Beyrouth.

Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Colère et indignation dans les milieux chiites au Liban, après l’annonce de la mise à mort du principal dignitaire religieux chiite saoudien par les autorités de Riyad. Le Hezbollah a été le plus virulent. Dans un communiqué, le parti pro-iranien a estimé que le seul crime du cheikh al-Nimr est d’avoir défendu la « juste cause d’un peuple victime de la tyrannie et de l’ignorance ».

Le parti chiite fait assumer aux Etats-Unis et à leurs alliés la responsabilité directe et morale de la mort du dignitaire saoudien. Il a dénoncé « la haine » des autorités du royaume, qui ont exécuté Nimr al-Nimr en même temps qu’un groupe de criminels, et a assuré que ce « crime » ne resterait pas impuni.

Le Conseil supérieur chiite, la plus haute instance de cette communauté au Liban, a estimé que la mise à mort du dignitaire saoudien constituait « une erreur grave ». « L’exécution du cheikh Nimr al-Nimr est la mise à mort de la raison, de la modération et du dialogue », peut-on lire dans un communiqué.

Le cheikh sunnite Maher Hammoud, proche de l’Iran, a accusé l’Arabie saoudite de vouloir provoquer une discorde entre sunnites et chiites. Un « sit-in » de protestation doit être organisé ce dimanche, à l’appel du Hezbollah, près du siège des Nations unies dans le centre-ville de Beyrouth.

Zineb El Rhazoui sur RMC: « Il faudrait arrêter d’accepter que ces pleurnichards de la stigmatisation nous imposent leur standard »

15/11/2015

Vive réaction de Zineb El Rhazoui, journaliste Charlie Hebdo ce dimanche sur RMC. Selon elle, il faut condamner beaucoup plus durement l’islamisme radical.
> Sur Daesh
Ce que nous devrions comprendre c’est que Daesh n’est que la forme conjoncturelle d’un problème qui existe depuis bien plus longtemps et qui continuera à exister quand Daesh disparaitra. Nous réussirons peut-être autant à détruire Daesh que les Etats-Unis ont réussi à détruire Al-Qaïda.

Le ver est dans le fruit, le problème c’est qu’ici en France, nous produisons des terroristes, nous produisons cette idéologie de mort et nous la produisons non pas à cause de notre système scolaire.

Il est temps d’appeler les choses par leur nom. Il est temps d’aborder les vraies questions. Quand j’entends que l’imam de Villetaneuse condamne ce qui vient de se passer j’ai envie de dire « merci, c’est gentil » mais vous en tant qu’imam, vous ne pensez pas qu’il faille faire une véritable introspection dans ce que vous enseignez à vous ouailles, est-ce qu’il n’est pas temps de se poser des questions sur pourquoi l’islam produit cet islamo-fascisme sous différentes formes?

> La France se trompe-t-elle de stratégie?
Je pense que c’est la véritable question: pourquoi avons-nous une jeunesse qui cède à l’idéologie de la mort? Ce n’est pas en bombardant Raqqa et en s’alliant avec la Syrie que nous allons éradiquer le terrorisme en France. Ce combat peut paraitre désespéré tant qu’on continue à se tromper de stratégie depuis longtemps.

Nous avons accepté d’être les otages de cette façon de penser qui fait que quand nous nous en prenons aux plus radicaux des musulmans, nous sommes tout de suite taxés de racisme. La France n’a pas de leçon à recevoir de ces assassins dont la plupart sont alignés avec des pays qui sont bien plus racistes que la France.

> Quelle réponse face à l’islamisme?

En France, nous avons bien plus de musulmans dans ce pays que dans les organisations terroristes, il faudrait que nous arrêtions d’accepter que ces pleurnichards de la stigmatisation derrière leurs burqas ou leurs barbes nous imposent leur standard radicalisé comme étant le standard de toute une identité dans ce pays.

Nous n’avons pas à céder à ça. On peut s’indigner que la messe soit donnée en latin mais on ne peut pas mettre notre nez dans ce qui se passe dans les mosquées.

Tant que ce discours-là sera abandonné à l’extrême droite, tant que les formations politiques classiques continueront à penser qu’en dénonçant cela elles peuvent être taxées de racisme on continuera à rester dans ce désespoir-là.

Pour moi l’islam n’est pas une race, la radicalité n’appartient à aucune race et le dénoncer c’est se référer à des principes démocratiques. Nous devons comprendre qu’il est temps d’arrêter de transiger sur les violations faites à la démocratie, à l’égalité hommes-femmes au nom du différentialisme culturel.

Voir de plus:

2016 : Merkel veut encore plus d’immigrés que les 1,1 million de 2015 !
Jacques Guillemain

Riposte laïque

31 décembre 2015 –

Angela Merkel persiste et signe. Lors de ses vœux pour 2016 qui seront diffusés le 31 décembre, mais déjà transmis à la presse allemande, elle enfourche le cheval des immigrationnistes de la gauche française, en déclarant que l’immigration est une chance pour l’Allemagne !

« J’en suis convaincue : si elle est correctement appréhendée, la grande tâche actuelle qui consiste à accueillir et à intégrer tant de gens est une chance pour demain. Il y a rarement eu une année où nous avons été autant mis au défi de mettre nos paroles en accord avec nos actes. »

Sans nier l’ampleur de la tâche elle ajoute néanmoins :

« Il est évident que nous devons aider et accueillir ceux qui cherchent un refuge chez nous ».

Selon le journal Sächsische Zeitung, l’Allemagne a accueilli en 2015 un million cent mille personnes, soit cinq fois plus qu’en 2014. Le gouvernement publiera au début de janvier les chiffres officiels. Et il n’est pas question de fermer les frontières. Ce sont donc des millions de réfugiés que l’Allemagne accueillera au fil des ans. Difficile de comprendre un tel aveuglement, tant les problèmes ne cessent de s’accumuler. Car en faisant le parallèle avec le grand défi de la réunification allemande, Merkel se trompe lourdement. Intégrer 15 millions d’Allemands de l’Est fut sans doute un immense fardeau économique pendant quelques années, mais cela n’a posé aucun problème culturel, bien au contraire.

Mais intégrer des populations musulmanes ou de cultures exotiques en très grand nombre, sera autrement plus difficile et risqué pour la cohésion nationale.

La chancelière allemande met en garde ses compatriotes contre les mouvements populistes hostiles aux réfugiés, comme le mouvement Pegida (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) :

« Il est important de ne pas suivre ceux qui, le cœur froid ou plein de haine, se réclament eux seuls de l’identité allemande et veulent exclure les autres. »

Gentil discours de bisounours qui nous rappelle les grandes heures du mitterrandisme, quand le salut de la France ne pouvait dépendre que de l’ouverture des frontières à toute la misère du monde. Mais la réalité est tout autre. En vérité c’est le chaos qui s’installe partout à travers le pays, contrairement au discours lénifiant des médias aux ordres.

Les Allemands ont perdu le contrôle de la situation et on ne compte plus les incidents violents dans les centres d’accueil, l’explosion de la criminalité et notamment des viols, les persécutions des chrétiens, l’instauration d’une économie parallèle aux mains de gangs maffieux, les actes de vandalisme et saccages en tout genre, de la part de migrants exigeants et souvent violents, mais dépeints par la presse comme de doux  agneaux désespérés qui méritent notre compassion. Bagarres sanglantes entre Syriens et Afghans, entre Albanais et Pakistanais, entre Turcs et Kurdes. C’est Calais à la puissance 10.

L’Allemagne a prévu un budget de 10 milliards, rehaussé à 13 milliards pour le flot de migrants de 2015. Mais cela est largement sous estimé car au delà des coûts économiques et sociaux, c’est une lourde facture sanitaire qui s’annonce et qui n’était pas prévue.

Car c’est bien un désastre sanitaire qui épuise le système de santé allemand. Hôpitaux, cliniques et salles d’urgences, sont submergés avec le flot intarissable de patients, parfois porteurs de maladies qui avaient disparu depuis trente ans en Allemagne. Fièvres hémorragiques, diphtérie, virus Ebola, hépatites, sida, paludisme, rougeole, méningite, oreillons, polio, gale, tétanos, tuberculose, typhus, maladies mentales et dépressions, sont devenus le casse-tête des autorités sanitaires.

Et tout se complique quand le dialogue médecin-patient est impossible à cause de la pénurie d’interprètes.

Bon nombre de jeunes médecins font face à des maladies qu’ils n’ont jamais vues, car disparues depuis des lustres en Allemagne.

Le personnel médical allemand découvre aussi ce mal bien  connu des hôpitaux français, à savoir le refus des musulmans d’être soignés par des femmes et des patientes musulmanes d’être soignées par des hommes. Conflits se terminant parfois dans la violence, comme c’est le cas dans nos urgences en France.

Ce sont 15% des migrants qui nécessitent des soins immédiats et pour certains le risque de contagion est tel qu’il faut les mettre en quarantaine, ce qui n’est pas simple.

Selon de directeur de la clinique pulmonaire de Parsberg, 8 à 10000 migrants en Allemagne ont la tuberculose, mais seulement un petit nombre est en quarantaine.

Chaque migrant en quarantaine coûte 12000 euros par mois au contribuable. Soit plus de 200000 euros par migrant, pour une quarantaine prévue de 18 mois. Pour 10000 migrants, le coût de la quarantaine serait donc supérieur à 2 milliards !!

De plus 5% des demandeurs d’asile sont porteurs de germes résistants, avec des maladies hautement infectieuses.

A cela s’ajoute la pénurie de vaccins, l’ampleur des besoins ayant été totalement sous estimée par les autorités. 20 vaccins sont en rupture de stocks, 16 autres ne seront disponibles qu’en 2017.

Les enfants, allemands ou étrangers, ne peuvent plus être vaccinés contre la diphtérie, la polio, le tétanos, la coqueluche.

Enfin, on déplore l’évasion de patients éminemment contagieux, qui ne supportent plus de rester enfermés dans les hôpitaux.

Si Angela Merkel voit dans ce sombre tableau une “chance pour demain”, elle doit être de plus en plus seule en Allemagne. Même le patronat allemand, très  euphorique il y a quelques mois, a très vite déchanté. Sans diplômes et sans maîtrise de la langue, il a compris que cette main d’œuvre ne serait pas exploitable avant des années. Pour la Fédération de l’Industrie ( FDI ) et l’Assemblée des chambres de commerce, c’est la fin des illusions. Le patronat n’entend pas assurer le travail d’intégration à la place des politiques.

Un sondage de T.online montre que 93% des Allemands sont maintenant hostiles à la politique migratoire de Merkel. Un tel virage à 180° devrait tempérer les ardeurs de la chancelière, qui semble de plus en plus déconnectée des réalités.

Car sur les portables des migrants syriens, irakiens et afghans, la rumeur qui ne cesse d’enfler est que “les Allemands vont nous construire des maisons”. Je souhaite à Maman Merkel bien du plaisir !

Malheureusement la France ne passera pas à travers les gouttes. Entendre le gouvernement nous dire que la France accueillera 26000 migrants en deux ans, pour un “coût à la marge” comme le prétend Michel Sapin, alors que l’Allemagne en accueille plus d’un million en un an pour un budget de 13 milliards, prouve bien la lâcheté et l’hypocrisie de nos dirigeants qui n’ont même pas le courage d’assumer leurs choix politiques. Tous les déshérités de la planète savent que la France est le paradis des sans papiers et que ceux que l’Allemagne refoulera seront accueillis chez nous à bras ouverts.

En cédant à la demande de Merkel et en acceptant un quota de 20% des migrants arrivant en Europe, la France a mis le doigt dans un engrenage mortel. L’enfer calaisien n’est qu’un avant goût de ce qui attend les Français, qui refusent encore d’ouvrir les yeux, comme l’a prouvé le deuxième tour des régionales. Très mal informés, ils se sont fait une nouvelle fois berner par le discours mensonger de Valls et par une presse aux ordres qui ne voit rien venir. Mais le jour viendra où ils prendront conscience de l’échec de l’intégration en France et en Europe. Et ce jour là, Marine fera plus de 50% dès le premier tour. Tous les mensonges et les charcutages électoraux de l’UMPS n’y changeront rien. Mais le temps presse !

Voir enfin:

Placé favorable à l’extension de la déchéance de nationalité “pour tous les Français”
Valeurs actuelles

31 décembre 2015

Constitution. Le sénateur écologiste appuie le gouvernement dans sa volonté d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français et va meme plus loin en préconisant son application aux “Français uniquement Français”.
“L’idée même de déchéance de nationalité ne me choque pas, c’est un symbole fort que je soutiens”, a déclaré le président de l’Union des démocrates et écologistes (UDE) sur Europe 1.

Et de poursuivre. « Je trouve incroyable les caricatures que nous entendons, les diatribes, les indignations haut perchées, notamment de la gauche de la gauche, sur cette affaire », a dénoncé le sénateur de l’Essonne.

L’ancien tenor d’Europe-Ecologie Les Verts (EELV) qu’il a quitté avec fracas il y a quelques mois va meme plus loin que le gouvernement en préconisant l’extension de la déchéance de nationalité à tous, meme aux individus ne disposant que de la nationalité française.

Vers la création d’apatrides ?

« Je souhaite qu’on réfléchisse à étendre, y compris la déchéance de nationalité, aux Français uniquement Français, je sais la difficulté de créer des apatrides, il y a un vrai débat de convention internationale », a-t-il évoqué.

A défaut, le sénateur propose la creation d’une peine d’indignité nationale comme évoquée, par exemple, par le chef de file des députés socialiste, Bruno Le Roux. “l’idée qui monte aujourd’hui, qui pourrait être une sortie par le haut, est la question de l’indignité nationale, qui a une belle référence historique, pour tous », a-t-il souligné.

4 commentaires pour Guerre pour tous: Le gouvernement français va-t-il aussi leur interdire la voiture ? (From lace wars and nuclear deterrence to car-ramming and throat-slitting: With the Islamic state, war goes back to Hobbesian war of all against all)

  1. jcdurbant dit :

    Pendant les travaux, l’aveuglement volontaire continue …

    Le procureur de la République de Valence (Drôme) refuse de voir un acte terroriste dans l’agression commise, vendredi, par un automobiliste d’origine tunisienne contre des militaires, aux cris d’ »Allah akbar ». C’est pourtant l’État islamique qui conseille notamment, pour tuer « l’incroyant » : « Écrasez-le avec votre voiture »…

    Ivan Rioufol

    http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/01/bloc-notes-cette-republique-qu.html

    J'aime

  2. jcdurbant dit :

    SHOULD WE BAN PRESSURE COOKERS ?

    J'aime

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