Attentats de Paris: Nous sommes israéliens et nous ne le savons toujours pas ! (If Israel is an occupant in its own land then Christianity is also an occupant like any other infidel state)

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D’abord ils sont venus (…) pour les Juifs, mais je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif … Martin Niemöller
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Depuis la guerre d’Algérie (1954-1962), l’idée d’une « guerre asymétrique » est devenue le principe de base de la stratégie anti-Occident. Inspiré de la « guerre indirecte », de Sun-Tzu – dont L’art de la guerre était déjà diffusé en éditions officielles en URSS et chez ses satellites, dans les années 50 -, ce concept est essentiellement celui d’un combat dans lequel l’un des protagonistes n’accepte aucune forme d’entrave à ses actions. Il entend faire ce qui lui plaît et se prévaut cependant, comme d’une arme, des engagements moraux, légaux et sociaux qui lient les mains de son adversaire.(…) le FLN (Front National de Libération de l’Algérie) avait régulièrement recours aux : « grèves, embuscades, terrorisme contre sa propre population et contre d’autres organisations algériennes de libération, assassinat, torture, mutilation, extorsion de grosses sommes d’argent de la population civile, sabotage industriel et agricole, destruction de biens publics, intimidation et exécution de collaborateurs présumés, campagnes de désinformation, etc. » Dans le même temps, le plus infime acte illégal de la part des forces d’occupation était exploité par des militants intellectuels de Paris, pour exercer un chantage moral conçu de telle sorte qu’il condamnait le gouvernement français à la paralysie, par crainte d’un scandale. Pour réaliser son objectif, l’asymétrie doit s’imprimer profondément dans les habitudes de jugement des gens, afin que l’opinion publique ne détecte pas l’immoralité intrinsèque des exigences, prétendument morales, qu’elle impose à l’un des protagonistes, tout en accordant à l’autre le bénéfice d’un silence indifférent ou complice. On peut prendre pour exemple l’inégalité de traitement de l’occupation de l’Irak par rapport à celle du Tibet, calculée de manière à faire pénétrer dans l’esprit du public l’impression qu’une opération militaire provisoire – conçue, comme aucune autre ne l’a été dans l’histoire, pour éviter de causer des dommages à la population civile – est un crime plus grave que l’occupation préméditée et permanente, et la destruction d’une culture plus que millénaire, ainsi que le génocide permanent d’un peuple, qui a déjà fait un million de victimes. L’asymétrie, dans ce cas, est devenue chose si normale et contraignante, que le seul fait de suggérer une comparaison entre le comportement américain et celui des Chinois semble déjà non seulement anhistorique, mais également de mauvais goût et suspect d’être lié à « d’obscurs intérêts », invariablement « financés par Wall Street » (le présent article ressortissant évidemment à cette catégorie !). De même, une demi-douzaine d’abus sanglants commis par des soldats américains en Irak – chose inévitable dans toute guerre, malgré un strict contrôle des troupes – sont présentés, dans les médias, comme des actes d’une cruauté plus honteuse que la pratique courante de la torture et de l’assassinat politique en temps de paix, qui est chose commune dans les pays communistes et islamiques, sans parler de la persécution religieuse (jamais mentionnée au Brésil), qui a déjà tué plus de deux millions de chrétiens, au cours des dernières décennies. La guerre asymétrique est plus facile à mener pour des organisations révolutionnaires, qui ne sont pas soumises aux mêmes normes que les Etats constitués [à cause de l’inconsistance de la social-démocratie]. Mais il arrive que certains Etats utilisent la même stratégie. (…) Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, l’hebdomadaire français Le Monde Diplomatique, avec une hypocrisie non déguisée, parlait de « la stratégie américaine officielle de la guerre asymétrique ». Il n’expliquait évidemment pas comment les Etats-Unis pourraient se lancer dans une guerre asymétrique tout en étant, en même temps, le pays le plus exposé du monde au jugement de l’opinion publique, et qui ne peut compter sur un réseau organisé de défenseurs – dans les médias internationaux, ou même américains – comme celui dont disposent les mouvements de gauche, qui sont aujourd’hui capables d’imposer, en quelques heures, à toute la population de la planète, leur version des événements, créant, de ce fait, une sorte de convergence spontanée. « La force du terrorisme, ce sont les médias », affirme Jacques Baud, auteur de La Guerre asymétrique, ou la défaite du vainqueur (…). Toute l’opération acquiert bien plus d’efficacité quand elle est effectuée sur un terrain qui a été au préalable préparé par l’ »occupation des espaces », prêchée par Antonio Gramsci. En bloquant quelques sources d’information et en en choisissant d’autres, [cette occupation des espaces] prédispose le public à accepter comme normale et innocente la manipulation idéologique la plus mensongère dans les reportages. (…) Comment quelqu’un qui est élevé dans cet environnement peut-il se douter qu’il y ait quoi que ce soit à redire aux attaques des médias, qui font de George W. Bush une espèce de Staline de droite ? Briser ce blocus est un défi qui ne peut être relevé seulement par des individus travaillant dur et instruits, au prix de travaux de recherches qui sont hors de portée du citoyen moyen. Outre que la voix de ces individus semble ridiculement inaudible quand ils essayent d’avertir la population de la réalité effrayante suivante: depuis l’avènement de la stratégie asymétrique, la désinformation – au sens technique et littéral du terme – la désinformation comme arme de guerre, est devenue l’occupation la plus constante et la plus régulière des grands médias, au point de supplanter presque entièrement la tâche qui était celle du journalisme. Olavo de Carvalho
The progress of totalitarianism depends on and is inseparable from this kind of liberal naïveté. Without the cooperation of the Fellow Travelers with Stalin, without the French anti-war socialists in the case of Hitler, without the naïveté of any number of conservatives and democratic right-wingers in the case of a variety of fascists and Nazis, without the naïveté even of the United States with regard to Hitler straight through the 1930s, it would be inconceivable to imagine that these movements would have gotten very far. So it is a mistake to think of the totalitarian movements as isolated. They existed in a dynamic, and part of the dynamic is the liberal naïve unwillingness to recognize them as what they are. (…) The success of Muslim totalitarianism has depended on liberal naïveté — in fact, blindness. The eyes of the world have not been on these millions who have been killed in the last twenty years. Always the liberals all over the world have wanted to describe these movements as in some way rational and conventional, as movements based on grievances — “The movements are anti-Zionist, and isn’t it the case that Israel has often been at fault?” “The movements are anti-American, and isn’t it the case that the United States has often been at fault?” And these grievances do exist, but the effort to take them seriously tends often to distort their madness in such a way as to make it unrecognizable, for totalitarian doctrines are always mad. The Nazis thought they were engaged in a biological struggle. The Stalinists thought they were the proletariat and their enemies were the bourgeois exploiters. The Baathists and Islamists see a cosmic Zionist-Crusader conspiracy. It is important to keep a sense of the madness in these ideas, even if it is true that in the years after World War I some Germans were oppressed outside of the borders of Germany, and Israel and the U.S. have done bad things. All of the totalitarian movements were at bottom ideological movements, not based on a normal sense of grievances of political claims or expression of real-life interests, but movements based on ideological visions. Each of these movements in the past was defeated not militarily but ideologically. World War II was violent and military, but although D-Day was important, de-Nazification was the actual victory. The defeat of Nazism militarily would not have been all that helpful if Germany, which is inherently an extremely wealthy and powerful society, had continued to remain a society of millions and millions of convinced Nazis. The same is true now. The struggle we are involved in now has, had, and will continue to have a military aspect, but this aspect must be secondary to the ideological aspect, to the war of ideas. The basic danger we are facing now is not weapons of mass destruction, per se, because we know very well that box cutters can be lethal weapons of the worst sort. The danger that we face is not inherently military; it’s not armies in the conventional sense. It is above all ideological. As long as millions of people are committed fanatically to doctrines that are ultimately mad and that follow in the tradition of the totalitarian madnesses of Europe in the twentieth century, the danger persists. I maintain that the struggle we are involved in is, or ought to be, ultimately a war of ideas. Paul Berman
Nous imaginons, parce que la Guerre froide est finie en Europe, que toute la série de luttes qui ont commencé avec la Première guerre mondiale et qui sont passées par différents mouvements totalitaires — fasciste, nazi et communiste — était finalement terminée. (…) Hors de la Première guerre mondiale est venue une série de révoltes contre la civilisation libérale. Ces révoltes accusaient la civilisation libérale d’être non seulement hypocrite ou en faillite, mais d’être en fait la grande source du mal ou de la souffrance dans le monde. (…) [Avec] une fascination pathologique pour la mort de masse [qui] était elle-même le fait principal de la Première guerre mondiale, dans laquelle 9 ou 10 millions de personnes ont été tués sur une base industrielle. Et chacun des nouveaux mouvements s’est mis à reproduire cet événement au nom de leur opposition utopique aux complexités et aux incertitudes de la civilisation libérale. Les noms de ces mouvements ont changé comme les traits qu’ils ont manifestés – l’un s’est appelé bolchévisme, et un autre s’est appelé fascisme, un autre s’est appelé nazisme. (…) À un certain niveau très profond tous ces mouvements étaient les mêmes — ils partageaient tous certaines qualités mythologiques, une fascination pour la mort de masse et tous s’inspiraient du même type de paranoïa. (…) Mon argument est que l’islamisme et un certain genre de pan-arabisme dans les mondes arabe et musulman sont vraiment d’autres branches de la même impulsion. Mussolini a mis en scène sa marche sur Rome en 1922 afin de créer une société totalitaire parfaite qui allait être la résurrection de l’empire romain. En 1928, en Egypte, de l’autre côté de la Méditerranée, s’est créée la secte des Frères musulmans afin de ressusciter le Califat antique de l’empire arabe du 7ème siècle, de même avec l’idée de créer une société parfaite des temps modernes. Bien que ces deux mouvements aient été tout à fait différents, ils étaient d’une certaine manière semblables. (…) La doctrine islamiste est que l’Islam est la réponse aux problèmes du monde, mais que l’Islam a été la victime d’une conspiration cosmique géante pour la détruire, par les Croisés et les sionistes. (le sionisme dans la doctrine de Qutb n’est pas un mouvement politique moderne, c’est une doctrine cosmique se prolongeant tout au long des siècles.) L’Islam est la victime de cette conspiration, qui est également facilitée par les faux musulmans ou hypocrites, qui feignent d’être musulmans mais sont réellement les amis des ennemis de l’Islam. D’un point de vue islamiste, donc, la conspiration la plus honteuse est celle menée par les hypocrites musulmans pour annihiler l’Islam du dedans. Ces personnes sont surtout les libéraux musulmans qui veulent établir une société libérale, autrement dit la séparation de l’église et de l’état. (…) De même que les progressistes européens et américains doutaient des menaces de Hitler et de Staline, les Occidentaux éclairés sont aujourd’hui en danger de manquer l’urgence des idéologies violentes issues du monde musulman. (…) Les socialistes français des années 30 (…) ont voulu éviter un retour de la première guerre mondiale; ils ont refusé de croire que les millions de personnes en Allemagne avaient perdu la tête et avaient soutenu le mouvement nazi. Ils n’ont pas voulu croire qu’un mouvement pathologique de masse avait pris le pouvoir en Allemagne, ils ont voulu rester ouverts à ce que les Allemands disaient et aux revendications allemandes de la première guerre mondiale. Et les socialistes français, dans leur effort pour être ouverts et chaleureux afin d’éviter à tout prix le retour d’une guerre comme la première guerre mondiale, ont fait tout leur possible pour essayer de trouver ce qui était raisonnable et plausible dans les arguments d’Hitler. Ils ont vraiment fini par croire que le plus grand danger pour la paix du monde n’était pas posé par Hitler mais par les faucons de leur propre société, en France. Ces gens-là étaient les socialistes pacifistes de la France, c’était des gens biens. Pourtant, de fil en aiguille, ils se sont opposés à l’armée française contre Hitler, et bon nombre d’entre eux ont fini par soutenir le régime de Vichy et elles ont fini comme fascistes! Ils ont même dérapé vers l’antisémitisme pur, et personne ne peut douter qu’une partie de cela s’est reproduit récemment dans le mouvement pacifiste aux Etats-Unis et surtout en Europe. Paul Berman
Notre pays est en guerre contre des fascistes islamiques, qui utilisent tous les moyens pour détruire ceux d’entre nous qui aiment la liberté, pour faire du mal à notre pays. George W. Bush (2006)
Bush dénonce les «fascistes islamiques» Le Figaro
Pour combattre cet islamofascisme, l’unité doit être notre force. Il ne faut ni céder à la peur ni à la division. Manuel Vals (16.02.15)
Qu’il est bon, ce Manuel Valls. Le Premier ministre a pigé que l’excès attirait la lumière. Après avoir parlé d’« apartheid », le voilà qui évoque « l’islamofascisme », en sachant très bien qu’il va provoquer stupeur… Rue 89
Les deux mouvements se basent sur le culte de la violence qui exhale la mort et la destruction et déteste la vie de l’esprit. Les deux mouvements sont hostiles à la modernité et violemment nostalgiques d’empires passés et de gloires perdues. Les deux mouvements sont obsédés par les humiliations de l’histoire – réelles ou fantasmées – et sont avides de revanche. Les deux mouvements sont infectés de la toxine de la paranoïa antijuive. Les deux mouvements sont enclins au culte de la personnalité et la focalisation unique sur le pouvoir d’un “grand” livre. Les deux mouvements s’attachent à réprimer les “déviances” sexuelles et subordonne la femme tout en détestant le féminin. Les deux mouvements détestent l’art et la littérature, qui sont pour eux des symptômes de dégénérescence et décadence. Christopher Hitchens
We have tolerated extreme Islamic terrorism from the very beginning with the Palestinian state « born in terrorism, » with the assent of governments including France and Germany. When the Israeli athletes were murdered in Munich [in 1972], most European countries freed them when they came to their country. Germany let them go, and most European countries have freed terrorists. It shouldn’t surprise anybody. In Europe, they’ve never fought terror. Not tens, hundreds or thousands, but millions will be supporting what happened today. It’s very, very big problem. The reason it has so many supporters is because it works. Terrorism works. It achieves the goals and results. Palestinians would not be getting a state today if it wasn’t for their terrorists. Alan Dershowitz (Jan. 2015)
Au total trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne» de 2015 à 2017, révèle aujourd’hui la Commission européenne, dans son rapport de prévisions économiques. Selon elle, l’impact de cette arrivée devrait être «faible mais positif». (…)Le plus surprenant est le ton sur lequel cette annonce est faite: comme un événement banal, sans grande conséquence, sinon qu’il serait plutôt positif pour l’économie européenne… La Commission a fait de l’accélération de l’immigration sur le continent européen l’un de ses objectifs depuis longtemps. (…) En 2015, un spectaculaire basculement idéologique est intervenu. Depuis l’été 2015, le verrou a sauté. Les distinctions classiques se sont effacées. Tout est désormais confondu: immigration légale destinée au travail ou à une vie familiale, réfugiés fuyant les persécutions, et immigration illégale, par voie maritime, aérienne, routière, qui jusqu’alors devait être farouchement combattue. Les flux de personnes sont désormais englobés sous le vocable de «migrants» et considérés sans nuance comme un bienfait que l’Europe doit accepter sinon favoriser, pour des raisons multiples, démographiques, économiques, civilisationnelles – favoriser la diversité – morales et humanitaires. Les barrières ont été levées. Sous l’impulsion de la Commission, l’Europe a renoncé à contrôler ses frontières, à reconduire dans leur pays d’origine les migrants clandestins. «Il est temps de faire preuve d’humanité et de dignité» a proclamé le président de la Commission M. Juncker le 9 septembre 2015 devant le Parlement européen, en plaine harmonie avec la chancelière allemande Mme Merkel, en appelant à une large ouverture de l’Europe. Un gigantesque appel d’air a été ainsi déclenché, dont nul ne voit quand et comment il pourrait prendre fin ou se ralentir. (…) Pourquoi cette soudaine conversion de l’Europe officielle, jusqu’alors prudente, à un accueil désormais massif et inconditionnel? Il faut y voir d’abord un aveu d’impuissance. Puisque ces événements nous échappent, feignons de nous en féliciter! En outre, la presse, les médias, les lobbies humanitaires, certains milieux patronaux, exercent une pression constante sur les hauts responsables européens et les bureaux pour les convaincre du devoir d’ouverture généralisé et de sa nécessité sur le plan économique et démographique. (…) L’ouverture inconditionnelle fait désormais partie d’une stratégie de la Commission. Quand M. Juncker exigeait des Européens qu’ils se répartissent les migrants par quotas, il était dans une logique de pouvoir. La Commission est en quête d’un nouveau rôle, absolument décisif, s’attribuant un pouvoir colossal, sans équivalent historique, celui de plate-forme de répartition des populations sur tout le continent. Alors que le marché unique est achevé, elle tente ainsi de se replacer au cœur du processus de décision européen. (…) Enfin, à long terme, dans une Europe en crise, l’acceptation voire l’encouragement de mouvements considérables de populations vers le vieux continent sont vécus comme un levier de relance du rêve européen: puisque les passions nationales ne s’effacent pas d’elles-mêmes, les flux migratoires massifs, grâce à l’arrivée de nouvelles cultures, nouveaux modes de vie en Europe, vont contribuer peu à peu à l’effacement des vieux réflexes nationaux au profit d’un homme nouveau, vierge, propice à l’émergence d’une culture européenne multiple et fondée sur la diversité. Dans le même texte du 3 juin 2003, la Commission en appelait à «un engagement clair à promouvoir des sociétés pluralistes.» (…) Les Palais bruxellois sont à des années-lumières des enjeux concrets engendrés par la hausse brutale de l’immigration en Europe: la prolifération partout sur le continent des squats et bidonvilles, à l’image de la Jungle de Calais, le drame des banlieues ghettoïsés, les taux de chômage gigantesques d’une partie de la population issue de l’immigration, les coûts sociaux comme l’aide médicale d’Etat (AME) d’un milliard d’euros par an en France pour les migrants clandestins, les phénomènes de désintégration, de chaos, de repli identitaire et religieux, les risques de violences liées aux difficultés de l’intégration dans le contexte de flux migratoire que les sociétés européennes sont dans l’incapacité absolue d’intégrer, surtout sur leur marché du travail. Alexis Théas
La situation a évolué dans le mauvais sens. Je pense qu’il y a un toboggan dans lequel on est installés depuis plusieurs années et qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant, ces quartiers produisent des terroristes. Dix ans après, ce ne sont plus des émeutiers, non, ce sont des terroristes. Il n’y a pas d’efficacité car il y a une mécompréhension du problème. Au-delà des clivages, la question des banlieues a toujours été vécue comme: ‘Ce sont des quartiers pauvres et modestes, quand l’économie ira mieux, ça ira mieux dans les quartiers’. Or, l’aspect économique n’est pas le coeur du problème, qui est beaucoup plus vaste. Malek Boutih (député socialiste des Essones, ancien président de SOS-Racisme)
Ce n’est pas un délit de prôner le djihad. Bernard Cazeneuve (août 2014)
Eight militants killed in Paris attacks: investigation source. Dépêche AFP
Une fois de plus, nous avons assisté à une tentative intolérable visant à terroriser des civils innocents. (…) Nous sommes prêts à fournir toute l’assistance dont le gouvernement et la population de la France auront besoin. (…) Tous ceux qui pensent qu’ils peuvent terroriser le peuple de France et les valeurs qu’il défend se trompent. Barack Hussein Obama
Ceux qui ont perpétré ces crimes n’ont rien à voir avec l’islam, l’humanité et la morale. L’Iran réaffirme qu’un front international uni doit être constitué pour éliminer le terrorisme. Ministère iranien des Affaires étrangères
Le président Mahmoud Abbas condamne fermement les attaques terroristes qui ont eu lieu à Paris et exprime sa solidarité et sa compassion avec le gouvernement et le peuple français face au terrorisme. Le président Abbas a insisté sur « la nécessité pour la communauté internationale de s’unir pour faire face à ces attaques terroristes graves qui participent à la montée des tensions partout. Présidence palestinienne
Nous présentons nos condoléances les plus profondes aux familles des victimes et souhaitons la sécurité et la stabilité pour la France. Le terrorisme n’a pas de religion. Bassem Naim (Hamas)
Nous condamnons ce crime contre des innocents et ce message de haine. L’islam rejette les meurtres indiscriminés. Nafez Azzam (Jihad islamique)
La cible des attaques odieuses à Paris est l’humanité toute entière. La Turquie condamne fermement ces attaques. Ahmet Davutoglu (Premier ministre turc)
 Les attentats à Paris constituent une « violation de toute éthique, morale et religion. Adel al-Jubeir (ministre saoudien des Affaires étrangères)
Le Qatar condamne les attaques armées et les explosions à Paris qui sont contraires à tous les principes et valeurs morales et humanitaires. L’Etat du Qatar réitère son rejet de la violence sous toutes ses formes et quelles que soient ses causes. Communiqué du Qatar
Nous venons d’apprendre qu’il s’est tenu ce dimanche 25/01/2009 à Paris un concert de soutien et de collecte de fonds en faveur de la police des frontières israéliennes, plus connue sous le nom de MAGAV. Ce concert, annoncé en premier lieu au Bataclan, a fini par se tenir secrètement dans un petit centre communautaire juif du 5ème arrondissement de Paris. Le caractère clandestin et extrêmement réduit auquel ont été acculés les organisateurs est le fruit de la forte protestation et indignation à l’égard d’un tel événement, surtout au moment où l’armée israélienne commettait les pires crimes à Gaza. Reste que nous nous interrogeons sur la position des pouvoirs publics, qui continuent d’accepter, année après année, la tenue sur le sol français de ce type de soutien à une armée d’occupation. Cette attitude est contradictoire avec les déclarations de M Kouchner qui a affirmé pendant l’agression israélienne sur Gaza vouloir « éviter l’importation du conflit en France ». Elle laisse croire que dans la conception de la France de MM Sarkozy et Kouchner, s’insurger contre le massacre de la population civile de Gaza est « communautariste » et importateur du conflit du Moyen Orient en France, alors que soutenir l’armée israélienne, occupante et auteure de crimes de guerre, est chose normale. Communiqué de Presse CCIPPP/UJFP/AFPS/GP (26.01.09)
A en croire le journaliste français, Jonathan Simon Salem, résidant en Israël, « les Juifs de France avaient été informés des attentats qui devaient frapper Paris. « Times of Israel » souligne que les Juifs de France s’attendaient à ce que quelques petites attaques visent la France. Bfm TV, chaine de tv pro-israélienne de France, s’ est livrée, aujourd’hui et, pour la première fois, à une analyse étrange de la situation post-attentat. Interrogeant Dominique Rizette, expert des questions militaires, la chaîne a prétendu que ce qui s’ est produit, en France, se produit, depuis 20 ans, en Israël!! La salle de spectacle du Bataclan appartient à un Juif français. Sahartv
Deux hommes recherchés par la police française dans le cadre des attentats à Paris vendredi ont été enregistrés en Grèce comme demandeurs d’asile cette année, a annoncé la police grecque samedi. RTL info
En choisissant de faire de son infiltré horrifié un musulman pratiquant, et en montrant les plus extrémistes du groupe comme des convertis ignorant le Coran, le cinéaste désigne clairement sa cible : non pas l’islam, mais plutôt le marasme social, qui donne prise à un embrigadement pathétique et suicidaire. Télérama
Selon nos informations, un homme a été arrêté le mois dernier par la DGSI parce qu’il projetait de perpétrer un attentat sur le sol français. Il n’avait pas encore acheté d’armes mais son projet a été jugé sérieux. (…) Mis en examen le 15 août, il s’agit d’un djihadiste français qui a séjourné en Syrie au mois de mai. C’est là qu’il aurait reçu pour instruction de perpétrer une attaque dans une salle de concert, un endroit très fréquenté où il aurait pu faire un maximum de victimes. (…) Inconnu des services de renseignements, personne ne s’aperçoit de son retour. C’est un djihadiste espagnol, arrêté dans un autre pays européen, qui va donner son nom lors d’une audition et permettre à la DGSI de l’interpeller, le 11 août, après un mois et demi de surveillance. Le suspect n’avait pas encore choisi de date ni de lieu de son attentat. Il n’avait pas encore acheté d’armes. Mais les enquêteurs considèrent que son projet était sérieux, suffisamment pour l’arrêter. (…) Au mois de juillet, un autre jihadiste français de retour avait aussi déclaré qu’on lui avait demandé de frapper dans une salle de concert. BFM
Ce n’est pas la bataille d’Israël, c’est la bataille de la France, car s’ils réussissent ici et que nous ne sommes pas solidaires, et bien cette peste du terrorisme viendra chez vous. C’est une question de temps mais elle viendra en France. Et c’est déjà le cas. Benjamin Netanyahu (2014)
Israël vit avec le terrorisme aveugle au quotidien depuis le jour de sa création. Nous n’avons pas connu d’autre mode de vie donc, nous n’avons eu aucun problème pour nous y adapter. Mais l’Europe à l’habitude d’un autre genre de vie : la bonne vie, sans restriction et sans souci. Si la terreur islamique menacent de priver les Européens de leur mode de vie, ils [les Européens] n’auront en fin de compte pas d’autre choix que de décider entre ces deux alternatives : se soumettre ou se battre. Expert en contre-terrorisme israélien
Les Européens ont quatre problèmes. Trois d’entre eux portent sur des fondamentaux, le troisième est technique. Le premier problème c’est une question de définition. Il faut appeler un chat un chat. La terreur à laquelle ils doivent faire face actuellement n’est pas idéologique. Il ne s’agit ni des Brigades Rouges [Italie] ni de la Bande à Bader [allemande], et n’est même pas une terreur d’origine criminelle. Cette terreur est alimentée par une forte idéologie religieuse. Certes, il est difficile pour les Européens de se l’avouer, mais le fait est que, bien que tous les musulmans ne soient pas des terroristes, tous les terroristes à notre époque sont musulmans. Vous ne pouvez pas gagner la guerre sans une identification précise de l’ennemi. Le deuxième problème, c’est le renseignement. Il faut avoir une bonne connaissance du terrain et du milieu dans lequel gravitent les terroristes, pour obtenir des renseignements. Après tout, il est clair que ces terroristes ne se trouvent pas parmi la population calviniste suisse. Il n’y a pas d’autre moyen que d’utiliser des méthodes de renseignement agressives. La formule éprouvée et qui a fait ses preuves, c’est que si vous ne les mettez pas sur écoute, vous ne saurez rien. Oui, les populations civiles, aussi. Et oui, vos propres citoyens. Parce que ce sont vos citoyens aussi, qu’ils se fondent parmi eux, ont étudié dans votre système scolaire et c’est pourquoi vous n’avez pas le choix. Vous devez recourir aux écoutes électroniques, les prendre en filature, parce que sans cela il n’y a pas de renseignements et sans renseignements, vous ne pouvez pas gagner la guerre. C’est ce que la France a appris à ses dépends la semaine dernière. Le troisième problème, c’est l’utilisation des renseignements. Dans le milieu de criminalité qui relève du pénal, si les malfaiteurs sont sur écoute électronique et que vous les entendez planifier de braquer une banque, vous ne pouvez pas faire grand chose, sauf continuer à avoir l’œil sur eux. Vous ne pouvez pas poursuivre les gens pour leurs intentions. Mais quand il s’agit de terrorisme, où tant de vies humaines sont en jeu, vous n’avez pas d’autre choix que de prendre des mesures préventives, au moins d’avoir recours à des détentions administratives. Le quatrième problème est d’ordre technique. L’Europe est composée de 28 états et 28 forces de police. Il n’y a pas de système fédéral qui intègre toutes les informations. Vous pouvez voyager du Portugal à la Lituanie sans être contrôlé, même une seule fois en chemin. Dans ce contexte, vous pouvez faire un attentat quelque part puis disparaître, sans que personne ne soit en mesure de vous traquer. Vous ne pouvez pas lutter contre le terrorisme de cette façon. Amidror
Pour éviter et stopper la vague actuelle de radicalisation en Europe, il est indispensable d’intervenir ainsi dans la vie civique. Les autorités doivent créer des institutions qui doivent travailler à combler le fossé culturel entre les musulmans et les populations européennes. La radicalisation est le résultat du désespoir et de la jeunesse qui a le sentiment d’être privée de perspectives économiques. Des mouvements de jeunesse et des centres culturels doivent être fondés ; des ressources, de l’énergie et de la matière grise doivent être investis. C’est un processus long et sisyphique, mais c’est la vraie solution. L’organisation du renseignement et ses applications dont je viens de parler sont des mesures immédiates à prendre pour stopper le carnage, mais pas des solutions sur le long terme. Igra
Je conseille aux Européens de déplacer leurs curseurs entre ces deux opposés, tous deux d’importance ; d’une part un ensemble de valeurs : la vie privée et les droits humains, et d’autre part le droit des êtres humains à la vie et l’obligation qui en découle de préserver leur sécurité. Les Israéliens et les Américains ont trouvé un point d’équilibre entre les deux, avec lequel les autorités qui appliquent la loi sont autorisés [une fois l’autorisation reçue et assortie des restrictions appropriées] de recueillir des renseignements sur des citoyens du pays pour le bien et la sécurité de tous et parer au terrorisme. Les Européens sont prisonniers de leur discours « politiquement correct », et ne sont pas efficaces pour lutter contre le terrorisme. C’est pourquoi ils sont limités dans la lutte anti-terroriste au niveau national. En outre, ils n’empêchent pas le retour des combattants étrangers qui possèdent des passeports européens et se sont rendus au Moyen-Orient pour y être formés au combat dans des organisations comme al-Qaïda, Jabhat al-Nusra, l’État islamique et autres organisations djihadistes radicales. Ils ne surveillent pas assez ceux qui reviennent en Europe avec un passeport européen – tant qu’ils n’ont pas commis un crime en Europe – et quand cela arrive, il est parfois trop tard. Surtout qu’ils ne sont pas disposés à ficher ces combattants et les mettre sur des listes de personnes à surveiller par les renseignements », et pour recueillir des renseignements sur eux. Ancien chef du renseignement militaire israélien
La France a-t-elle pris du conscience du danger qui la guette depuis des années et dont elle a trop souvent nié l’existence ? A-t-elle pris la mesure des changements profonds qu’elle devra accomplir dans son état d’esprit, dans sa vie quotidienne, et dans sa volonté politique pour vaincre le fléau qui la menace ? Rien n’est moins sûr et les premiers signes au lendemain d’une mobilisation sans précédent et d’un grand happening national ne sont pas encourageants. Il faut espérer que nous ne sommes pas en train de revivre les heures tragiques de l’après Munich, lorsqu’en 1938 une foule en délire pensait avoir sauvé la paix alors qu’elle se condamnait à une guerre en situation d’infériorité. Aucune guerre n’a jamais été gagnée par une manifestation, aussi importante soit-elle ; ce qui ne signifie pas qu’il faut se priver de cet outil de démonstration. Cependant, l’important ce n’est pas l’esprit bon enfant, la convivialité, l’âge des participants, l’originalité des pancartes ou le nombre de célébrités reconnues, mais de s’entendre sur la nature de cette guerre, sur son sens, sur les valeurs communes qu’elle entend porter, et sur l’ordre qu’elle entend rétablir. Or on assiste, comme souvent dans la société française, à un déplacement à la fois sémantique et psychologique des questions et des problèmes. Comment peut-on croire un instant que les événements tragiques de la semaine dernière ont un rapport quelconque avec la laïcité ? Car de deux choses l’une, ou bien on dit laïcité pour ne pas dire islamisme intégral (et alors il faut se demander pourquoi ?), ou bien on ne comprend pas le terme de laïcité, qui, par définition, si j’ai bien relu mon dictionnaire grec provient de l’adjectif laïkos, dont l’origine est le mot laos et induit l’existence d’un peuple sacré. Réduire le conflit moral et politique avec le salafisme ou le djihadisme à un débat entre l’esprit de Voltaire, la tolérance ou les idéaux de la Révolution avec le Coran est une vision intellectuellement bien pauvre de ce qu’est la France, surtout si l’on se souvient de l’antisémitisme virulent de l’auteur de Candide, du génocide vendéen ou de l’application de la guillotine par la Terreur révolutionnaire. Michaël Bar-Zvi
Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables. (…) Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l’ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone. (…) Traditionnellement, l’adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l’organisation, qui peuvent revenir légalement dans l’espace Schengen­ et s’y fondre avant de passer à l’action. (…) La France est devenue l’allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l’EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. (…) Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience. (…)  la donne a changé. L’évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j’ai constaté par moi-même qu’il n’y avait parfois plus d’enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d’“aller dans le mur”. (…) Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s’en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l’EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d’ampleur. D’autant que nous sommes incapables d’enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d’attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort. (…) Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n’a jamais marché ! (…) Si l’on prend l’exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l’on sait, “en route” pour une campagne d’attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l’un des frères a perdu sa carte d’identité. C’est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l’homme qui s’est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n’étaient pas partis pour une opération suicide ! S’ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L’an dernier, j’ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l’ensemble du territoire. L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir ­s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous. Marc Trévidic (ex-juge antiterroriste)
Sur les dernières années sûrement et sur les derniers mois évidemment, puisque les gens qu’on arrêtait et qui voulaient bien reconnaître les faits nous disaient : ils ne rêvent que d’une chose, l’Etat islamique, c’est d’attaquer la France, et ils mettront tous les moyens nécessaires. (…) Le dernier que j’ai vu, c’était mi-août. Et on lui avait demandé de faire un attentat dans un concert de rock. (…) C’était l’Etat islamique. Ils ont trop de monde, plein de monde, donc ils peuvent faire des attentats kamikazes, ils peuvent perdre des gens, en envoyer autant qu’ils en veulent. Ils peuvent être arrêtés, ce n’est pas grave. Si ça ne marche pas la première fois, la deuxième fois, la troisième fois, ça marchera la 5 ou la 6e. Ils ont cette grande capacité que n’a plus vraiment Al-Qaeda de gâcher du personnel. (…) Quand on voit le degré d’organisation de ces attentats : il a quand même fallu fabriquer les ceintures d’explosifs, ou les amener directement de Syrie. Ce sont des produits instables. Il faut être assez professionnel. Il faut se balader avec. Vous voyez, ce sont des professionnels, ce sont des guerriers qu’on nous a envoyés. (…) Je pense que si l’émir de l’Etat islamique en Syrie demande à main levée à ses recrues ‘qui veut aller faire un attentat en France’, vous aurez 200 bras levés en une demi-seconde. (…) Ils ont une capacité de projection qui est importante et qui est logique, puisque pendant trois ans on les a laissé grossir et devenir surpuissant. On a laissé un monstre grossir. Quand un groupe terroriste est fort, il s’exporte. (…)  C’est toujours la même histoire : on laisse un groupe se développer et on dit ‘Ah ! On a un monstre devant nous !’ Ben ouais ! (…) Il faut vraiment voir ce problème sur dix ans. Après le premier conflit en Irak, on a vu croître la propagande djihadiste, et la radicalisation monter en flèche. On commence à traiter les causes maintenant, parce que cela a explosé. Mais pendant dix ans, on n’a rien fait. On ne faisait rien en maison d’arrêt, on ne faisait rien dehors, ou pour empêcher les sites internet d’arriver dans tous les foyers, pour qu’un gamin de 12 ans puisse regarder des vidéos djihadistes. (…) Et c’est notre ambiguïté, l’ambiguïté des sociétés modernes. on est copains avec des gens qui ont des idéologies très proches. (…) Le wahabisme a diffusé cette idéologie sur la planète depuis le conflit en Afghanistan, pour simplifier depuis 79. (…) On est dans un paradoxe total. (…) Le plus probable, c’est ça: ils ne vont rien faire pendant cinq-six mois pour voir la réaction de la France, qu’est-ce qui se passe, est-ce qu’on prend des mesures, est-ce qu’on met dans des centres de rétention… (…) C’est la technique, ça, depuis Ben Laden. C’est l’idée qu’on va taper sur la communauté musulmane, les musulmans vont dire: ‘voyez, ils nous en veulent, l’Occident nous en veut, etc’. Donc ils vont se radicaliser encore plus facilement. C’est l’effet boule de neige. Et ça, ça a été vraiment écrit comme stratégie par Al Qaeda dans le temps il y a bien longtemps. Il faut que les populations musulmanes se soulèvent et pour ça il faut qu’on leur tape dessus. Il faut que nous, on leur tape dessus pour qu’après ils se soulèvent. (…) Quoiqu’on en dise, malgré tout, ça fait moins de morts que la grande criminalité de droit commun …. Il faut donc relativiser. Et si on est  soudés, si on fait comme les Anglais après ce qui s’est passé dans le métro,etc., on est quand même pas un pays si faible qu’on va avoir peur de l’État islamique. Marc Trévidic
We went to school on that attack [2008 Mumbai errorist attack]. We had great fear that we would see copycat versions of that attack — and now, I fear that our fears have been realized, and we’re seeing that carried out tonight in Paris. It shows the fragility of free societies. It shows the great danger that international terrorism presents to all of us. (…)  It really upset us because here was an attack of great damage, great harm, great carnage, great strategic significance that was conducted by a small number of people — about a dozen — armed with nothing more than automatic weapons and cell phones. (…) Obviously, they were soft targets. They were targets where masses of people were located — and there were targets where they could create mass casualties with a minimum amount of effort, and frankly a minimum amount of participants. You’ve got to be on your guard for all possible options going forward. Retired Air Force Gen. Michael Hayden (former director of the CIA and the National Security Agency)
Dans cette guerre, les plus aguerris sont les Israéliens. Cela veut dire que nous devons profiter pleinement et explicitement de leur avance en la matière. André Sénik
Les assassins parlaient français. Ils sont de chez nous. Comment pouvons-nous encore laisser partir pour la Syrie des tueurs qui vont là-bas pour tuer ? Comment pouvons-nous les laisser revenir sans les emprisonner pour qu’ils tuent en France ? Comment pouvons-nous tolérer sur notre territoire des prédicateurs de haine suffisamment habiles pour ne pas appeler au meurtre et suffisamment fanatiques pour nous traiter de chiens ou de « souchiens ». Benoit Rayski
« Nous avions un projet d’attentat contre le Bataclan parce que les propriétaires sont juifs. » Cette phrase, glaçante au regard de la prise d’otages et du carnage qui aurait fait ce vendredi « une centaine de morts », selon des sources policières, a été prononcée dans les bureaux de la DCRI, en février 2011. Les services français interrogeaient alors des membres de « Jaish al-Islam », l’Armée de l’islam, soupçonnés de l’attentat qui a coûté la vie à une étudiante française au Caire en février 2009. Ils planifiaient un attentat en France et avaient donc pris pour cible la célèbre salle de spectacle parisienne. En 2007 et en 2008, le Bataclan avait déjà été sous la menace de groupes plus ou moins radicaux. En cause : la tenue régulière de conférences ou de galas d’organisations juives, notamment le « Magav », une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israël. En décembre 2008, alors qu’une opération de l’armée israélienne a lieu dans la bande de Gaza, les menaces autour du Bataclan se font plus précises. Sur le Web, une vidéo montrant un groupe d’une dizaine de jeunes, le visage masqué par des keffiehs, qui menacent les responsables du Bataclan à propos de l’organisation du gala annuel du Magav. À l’époque, Le Parisien y consacre un article sans que cette poignée de militants soit véritablement identifiée. Dans la foulée, ce meeting annuel sera reporté. (…) la presse israélienne rappelait que le groupe de rock Eagles of Death qui se produisait ce vendredi 13 au soir avait effectué une tournée en Israël. Le groupe avait alors dû faire face à plusieurs appels au boycott, ce qui ne les avait pas empêchés de s’y produire. Le Point
Plus grave encore, dès sa quatrième audition devant la DCRI, Dodi Hoxha charge Farouk Ben Abbes, interpellé en même temps qu’elle au Caire. Il aurait avoué à la Sécurité d’État qu’il «avait un projet d’attentat en France contre le Bataclan» (la salle de spectacle parisienne). Fatima F., incarcérée au Caire avec Dodi Hoxha aurait, elle, justifié cette action terroriste au motif que «les propriétaires [du Bataclan] sont des juifs». La Française aurait alors cessé tout transport de fonds pour ne pas être «manipulée». La mention de la célèbre salle de spectacle du XIe arrondissement de Paris n’est pas anodine. Car, en janvier 2007, Le Bataclan a été la cible de menaces de mouvements islamistes pour avoir accueilli un concert en soutien «aux gardes frontières israéliens». Le Figaro
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, vous ne vous êtes pas demandé depuis combien de temps cette occupation israélienne s’est prolongée sur notre terre : 67 ans (soit, depuis la création d’Israël), combien de temps pensez-vous que cela peut encore durer. Mahmoud Abbas
L’Etat actuel d’Israël n’est pas légitime. C’est pourquoi nous n’avons pas de relations avec eux car nous ne considérons pas cet Etat comme légitime. Nous pensons que toutes les personnes qui étaient d’origine palestinienne et qui sont en errance à l’étranger doivent pouvoir tous revenir sur leurs terres. Il faut qu’il y ait des élections publiques sous la supervision des Nations unies et quels qu’en soient les résultats, nous les accepterons. (…) nous parlons d’un Etat. Que tout le monde se réunisse et vote. Avant 1948, il y avait un seul pays. Nous voulons retourner à cette situation. (…) Nous parlons du vote du peuple. Une fois réunis, tous les juifs, tous les musulmans, tous les chrétiens, tous ceux qui appartiennent à cette terre et sont aujourd’hui réfugiés doivent revenir dans leur pays et voter. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas de relation avec cet Etat. La seule solution, c’est une élection libre. (…) De grandes compagnies, notamment Airbus, sont présentes en Iran. Nous achèterons, c’est vrai, à ces grandes compagnies, et notamment Airbus.  (…) L’Iran, à aucun moment, n’a souhaité fabriquer une bombe atomique, ni hier, ni aujourd’hui. Hassan Rohani
Aux peuples d’Autriche-Hongrie, dont nous désirons voir sauvegarder et assurer la place parmi les nations, devra être accordée au plus tôt la possibilité d’un développement autonome.  La Roumanie, la Serbie et le Monténégro devraient être évacués ; les territoires occupés devraient être restitués ; à la Serbie devrait être assuré un accès à la mer libre et sûr; les relations des états Balkans entre eux devraient être déterminés par une entente amicale le long de lignes historiquement établies d’allégeance et de nationalité; des garanties internationales quant à l’indépendance politique et économique, et l’intégrité territoriale des États des Balkans devrait également être introduites. Aux régions turques de l’Empire ottoman actuel devraient être assurées la souveraineté et la sécurité ; mais aux autres nations qui sont maintenant sous la domination turque on devrait garantir une sécurité absolue de vie et la pleine possibilité de se développer d’une façon autonome ; quant aux Dardanelles, elles devraient rester ouvertes en permanence, afin de permettre le libre passage aux vaisseaux et au commerce de toutes les nations, sous garantie internationale. Un État polonais indépendant devrait être créé, qui inclurait les territoires habités par des populations indiscutablement polonaises, auxquelles on devrait assurer un libre accès à la mer, et dont l’indépendance politique et économique ainsi que l’intégrité territoriale devraient être garanties par un accord international. Une association générale des nations doit être constituée sous des alliances spécifiques ayant pour objet d’offrir des garanties mutuelles d’indépendance politique et d’intégrité territoriale aux petits comme aux grands États. Woodrow Wilson (Quatorze points, 18 janvier 1918)
Le traité de Saint-Germain-en-Laye, parfois appelé traité de Saint-Germain, signé le 10 septembre 1919 au château de Saint-Germain-en-Laye, établit la paix entre les alliés et l’Autriche, et consacre l’effondrement de la monarchie austro-hongroise : l’ancien Empire des Habsbourg est démantelé et remplacé par une demi-douzaine d’États successeurs selon le principe, posé dans le 9e des 14 points du président américain Woodrow Wilson, du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». (…) Il est fait droit à l’aspiration des Polonais d’intégrer la Galicie dans l’État polonais, restauré dans son existence et dans ses droits, et à l’aspiration des Roumains d’intégrer la Bucovine dans l’État roumain agrandi des provinces à majorité roumanophone de l’ancienne Autriche-Hongrie et de l’ancien Empire russe. La revendication des Tchèques et des Slovaques en vue de se doter d’un pays commun est reconnue et officialise l’existence de la Tchécoslovaquie. Les Allemands des Sudètes, population germanophone majoritaire à la frontière allemande, se retrouvent avec le statut de minorité linguistique au sein du nouveau pays. La revendication des Slovènes, des Croates et des Serbes d’Autriche-Hongrie de se doter d’un pays commun englobant également la Serbie et le Monténégro, est reconnue et officialise l’existence du (nouveau) Royaume des Serbes, Croates et Slovènes. Quelques zones germanophones de la Basse-Styrie ainsi que la vallée de Mieß en Carinthie font partie de ce nouvel État. Dans le Haut-Adige, outre 90 000 Italiens, 200 000 Allemands sont intégrés malgré eux à l’Italie, la délégation italienne ayant fait valoir que la ligne de partage des eaux sur le col du Brenner est une frontière naturelle de l’Italie1. L’Italie annexe également Trieste, l’Istrie et des parties de la Dalmatie (que revendiquaient également les Slovènes, les Croates et les Serbes). Wikipedia
Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays. Déclaration Balfour
Le Conseil de la Société des nations … Considérant que les Principales Puissances Alliées ont convenu que le Mandat est chargé d’appliquer la déclaration annoncée le 8 novembre 1917 par le Gouvernement Britannique et adoptée par les autres puissances alliées, en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ; étant clairement entendu qu’aucune démarche ne devrait être entreprise pouvant porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont bénéficiaient les Juifs dans d’autres pays. Résolution de San Remo (24  avril 1920, confirmée par le Conseil de la Société des nations le 24 juillet 1922, mise en application en septembre 1923)
3. Reconnaît que la dissolution de la Société des Nations mettra fin à ses fonctions en ce qui concerne les territoires sous mandat, mais note que des principes correspondant à ceux que déclare l’article 22 du Pacte sont incorporés dans les chapitres XI, XII et XIII de la Charte des Nations Unies; 4. Note que les Membres de la Société administrant actuellement des territoires sous mandat ont exprimé leur intention de continuer à les administrer, en vue du bien-être et du développement des peuples intéressés, conformément aux obligations contenues dans les divers mandats, jusqu’à ce que de nouveaux arrangements soient pris entre les Nations Unies et les diverses Puissances mandataires. Résolution de l’assemblée de la Société des nations (18 avril 1946)
À l’exception de ce qui peut être convenu dans les accords particuliers de tutelle conclus conformément aux Articles 77, 79 et 81 et plaçant chaque territoire sous le régime de tutelle, et jusqu’à ce que ces accords aient été conclus, aucune disposition du présent Chapitre ne sera interprétée comme modifiant directement ou indirectement en aucune manière les droits quelconques d’aucun État ou d’aucun peuple ou les dispositions d’actes internationaux en vigueur auxquels des Membres de l’Organisation peuvent être parties. Chapitre XII : Régime international de tutelle (article 80, San Francisco, 26 juin 1945)
Ayant en vue spécifiquement la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, les objectifs et principes suivants sont confirmés:
1. Est reconnu le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne devrait être acquis pendant la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité;
2. Il est également reconnu, les dispositions du présent accord étant dictées exclusivement par des considérations militaires, qu’aucune disposition du présent Accord ne porte en rien atteinte aux droits, revendications et positions de l’une ni de l’autre Partie dans le règlement pacifique et final de la question palestinienne. Accord Jordano-israélien d’armistice général du 3 Avril 1949 (article II)
La ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale. Accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 Février 1949 (Article V)
À la fin du XIXe siècle, se structure un nationalisme juif, le sionisme, qui soutient la création d’un État-nation juif en Palestine qu’il définit comme « Terre d’Israël ». En 1917, les Britanniques, par l’intermédiaire de la Déclaration Balfour, se déclarent en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif. En 1919, est signé l’Accord Fayçal-Weizmann en tant qu’élément de la Conférence de paix de Paris. Cet accord prévoit l’établissement d’une coopération judéo-arabe pour le développement d’une patrie juive et d’une nation arabe en Palestine. La même année se tient à Jérusalem le Congrès de la Palestine arabe qui exige l’annulation de la déclaration de Balfour et l’inclusion de la Palestine comme partie intégrante du gouvernement arabe indépendant de la Syrie et rejette le sionisme tout en acceptant l’aide britannique sous condition de ne pas empiéter sur la souveraineté arabe en Palestine envisagée en tant qu’élément d’un État syrien indépendant. La population arabe du pays s’oppose au projet. Des émeutes sont régulièrement organisées dans toute la Palestine dès 1919. En avril 1920, des émeutes à Jérusalem font une dizaine de morts et près de 250 blessés à la veille de la Conférence de San Remo qui doit étudier la question du futur de la Palestine. La Société des Nations s’y déclare favorable au projet d’établissement d’un foyer national juif et en 1922, elle officialise le mandat britannique sur la Palestine. Dès 1920, Mohammed Amin al-Husseini devient l’un des principaux leaders du nationalisme palestinien ayant pour but la création d’un État arabe palestinien indépendant; il s’oppose activement au sionisme et est considéré comme l’instigateur de 1921 à 1937 des émeutes violentes en réaction au projet de l’établissement d’un « Foyer juif » en Palestine. Il est réputé antisémite. En 1937, alors qu’il est recherché par la police britannique pour son rôle dans ces émeutes il s’enfuit en Syrie. En 1941, il se réfugie en Allemagne nazie et demande à Hitler de lui apporter son soutien contre la création d’un Foyer juif. En 1925, Izz al-Din al-Qassam, né en Syrie, prône la lutte armée comme action politique, en 1930 il fonde une organisation paramilitaire, La main noire qui se lance dans des attaques contre les juifs et les britanniques, prêchant la violence politique d’inspiration religieuse, le Jihad et l’anti-sionisme. En 1935 est fondé le Parti arabe palestinien créé par la famille Al-Husseini. L’opposition arabe palestinienne culmine avec la Grande Révolte de 1936-1939. Menée par les nationalistes palestiniens, elle s’oppose à la fois à la présence juive et britannique en Palestine et aux hommes politiques palestiniens se revendiquant d’un nationalisme panarabe. Le 18 février 1947, les Britanniques annoncent l’abandon de leur mandat sur la région et transfèrent la responsabilité sur la Palestine mandataire à l’ONU. Wikipedia
Le rejet du plan de partition de 1947 était une erreur, l’erreur du monde arabe dans son ensemble, mais est-ce qu’ils [les Israéliens] nous punissent de cette erreur soixante-quatre ans plus tard ? Mahmoud Abbas (Président de l’Autorité palestinienne, 28 octobre 2011)
L’argument fondamental que les Arabes utilisent contre Israël est que la seule raison de sa création aurait été d’apaiser la mauvaise conscience des Européens après la Shoah. Selon leurs dires, les Juifs n’auraient aucun droit sur la Terre d’Israël du point de vue légal, historique et moral. Or, cet argument est complètement faux ». (…) « La communauté internationale a reconnu les droits légaux, historiques et moraux du peuple juif sur la Terre d’Israël bien avant que quiconque ait jamais entendu parler d’Adolf Hitler. En 1922, la Société des Nations avait mandaté la « reconstitution » – et non la création – du foyer national juif sur la Terre d’Israël dans ses frontières historiques sur les deux rives du Jourdain. Caroline Glick
The state of Israel came into being by the same legitimate process that created the other new states in the region, the consequence of the dismantling of the Ottoman Empire after World War I. Consistent with the traditional practice of victorious states, the Allied powers France and England created Lebanon, Syria, Iraq, and Jordan, and of course Israel, to consolidate and protect their national interests. This legitimate right to rewrite the map may have been badly done and shortsighted––regions containing many different sects and ethnic groups were bad candidates for becoming a nation-state, as the history of Iraq and Lebanon proves, while prime candidates for nationhood like the Kurds were left out. But the right to do so was bestowed by the Allied victory and the Central Powers’ loss, the time-honored wages of starting a war and losing it. Likewise in Europe, the Austro-Hungarian Empire was dismantled, and the new states of Austria, Hungary, Yugoslavia, and Czechoslovakia were created. And arch-aggressor Germany was punished with a substantial loss of territory, leaving some 10 million Germans stranded outside the fatherland. Israel’s title to its country is as legitimate as Jordan’s, Syria’s and Lebanon’s. Bruce Thornton

Attention: une délégitimation peut en cacher une autre !

A l’heure où après les semaines noires que viennent de connaitre dans la plus grande indifférence les rues israéliennes …

Où se multiplient, des dirigeants palestiniens et iraniens aux plus hautes instances de l’Union européenne, les appels à la délégitimation d’Israël …

Et que, selon les paroles récentes du député socialiste Malek Boutih, dix ans après les émeutes qui avaient suivi la mort accidentelle de Zyed Benna et Bouna Traoré, « les émeutiers sont devenus terroristes »

C’est au tour de la France, avec cette véritable opération « militaire » concertée,  de subir à nouveau la barbarie islamiste …

Dument dénoncée, en une belle unanimité et entre deux théories du complot, par tous les mouvements terroristes qui se respectent (Abbas, Hamas, Djihad islamique) comme leurs financiers (Arabie saoudite, Qatar) et les génocidaires actuels et passés (Iran et Turquie) …

Et à l’instar de dirigeants dépassés et d’intellectuels, journalistes ou cinéastes complètement irresponsables, de finalement comprendre qu’elle était en guerre …

Avec les tenants d’une religion que la Maison Blanche se refuse toujours à nommer …

Pendant qu’une Europe complètement désarmée ouvre ses portes à une véritable invasion de crieurs d’Allah Akbar

Tout en multipliant les « murs de la honte » jusque là reprochés au seul Israël et récompensant économiquement et diplomatiquement toute une génération de terroristes

Et fustigeant comme première menace les seuls partis qui tentent de donner l’alerte …

Qui se souvient des paroles du premier ministre israélien il y a un peu plus d’un an …

Avertissant que le sort d’Israël et de la France était lié et que la « peste du terrorisme » allait aussi venir en France ?

Et qui rappelle avec Bat Ye’or que « si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle » ?

Autrement dit que la délégitimation d’une nation issue, bien avant 1948 et le génocide nazi, du démembrement de l’Empire ottoman suite à la Première guerre mondiale…

Pourrait bien entrainer la perte non seulement pour ses voisins du Liban, de la Syrie, de l’Irak et de la Jordanie…

Mais aussi pour nombre de pays européens issus eux aussi de l’éclatement d’un empire cette fois austro-hongrois …

De la légitimité que leur avait attribué à tous, dès 1920 et juste après le génocide musulman des chrétiens de Turquie, la Société des nations à San Rémo ?

Israel’s Worst Enemy: Lies and Myths
Bruce S. Thornton
FrontPage Magazine
April 8, 2014

The Washington Post reports that some members of Secretary of State John Kerry’s senior staff think it’s time to say “enough” of Kerry’s futile and delusional attempts to broker peace between the Israelis and Arabs and implement the “two-state solution.” That’s a revelation one would think the chief diplomat of the greatest power in history would have experienced decades ago. Since the failed 1993 Oslo Accords, it has been obvious to all except the duplicitous, the ignorant, and the Jew-hater that the Arabs do not want a “Palestinian state living in peace side-by-side with Israel,” something they could have had many times in the past. On the contrary, as they serially prove in word and deed, they want Israel destroyed.

As Caroline Glick documents in her new book The Israeli Solution, the “two-state solution” is a diplomatic chimera for the West, and a tactic for revanchist Arabs who cannot achieve their eliminationist aims by military means. But the “Palestinian state” is merely one of many myths, half-truths, and outright lies that befuddle Western diplomats and leaders, and put the security and possibly the existence of Israel at risk.

First there is the canard that Israel is somehow an illegitimate state, a neo-imperialist outpost that Westerners created to protect their economic and geopolitical interests. In this popular myth, invading Jewish colonists “stole” the land and ethnically cleansed the region of its true possessors, the indigenous “Palestinian people.” This crime was repeated after 1967 Six Day War, when Israel seized the “West Bank,” occupying it as a colonial power and subjecting its inhabitants to a brutally discriminatory regime. The continuing power of this lie can be seen in the frequent comparison of Israel to apartheid South Africa. And this false historical analogy in turn drives the “Boycott, Divest, and Sanctions” movement, which is attempting to make Israel even more of a pariah state in order to duplicate the success of those tactics in dismantling white rule in South Africa.

Every dimension of this narrative is false. The state of Israel came into being by the same legitimate process that created the other new states in the region, the consequence of the dismantling of the Ottoman Empire after World War I. Consistent with the traditional practice of victorious states, the Allied powers France and England created Lebanon, Syria, Iraq, and Jordan, and of course Israel, to consolidate and protect their national interests. This legitimate right to rewrite the map may have been badly done and shortsighted––regions containing many different sects and ethnic groups were bad candidates for becoming a nation-state, as the history of Iraq and Lebanon proves, while prime candidates for nationhood like the Kurds were left out. But the right to do so was bestowed by the Allied victory and the Central Powers’ loss, the time-honored wages of starting a war and losing it. Likewise in Europe, the Austro-Hungarian Empire was dismantled, and the new states of Austria, Hungary, Yugoslavia, and Czechoslovakia were created. And arch-aggressor Germany was punished with a substantial loss of territory, leaving some 10 million Germans stranded outside the fatherland. Israel’s title to its country is as legitimate as Jordan’s, Syria’s and Lebanon’s.

Then there is the melodrama of the “displacement” of the “Palestinians,” who have been condemned to live as stateless “refugees” because of Israel’s aggression. This narrative of course ignores the fact that most of the Arabs fleeing Palestine left voluntarily, the first wave, mainly the Arab elite, beginning in November 1947 with the U.N. vote for partition. At the time it was clear to observers that most of the Arabs chose to flee their supposed ancestral homeland. In September 1948 Time magazine, no friend of Israel, wrote, “There is but little doubt that the most potent of the factors [explaining the Arab flight] were the announcements made over the air by the Arab Higher Committee urging the Arabs to quit.” These were followed in 1948 by 300,000 others, who either were avoiding the conflict, or were induced by the Arab Higher Committee with the promise that after victory they could return and find, as Arab League Secretary-General Azza Pasham said in May 1948, “that all the millions the Jews had spent on land and economic development would be easy booty, for it would be a simple matter to throw Jews into the Mediterranean.” Indeed, the withdrawal of Israelis from Gaza in 2005 confirmed the prediction that failed in 1948. The Gaza greenhouse industry, which American Jewish donors purchased for $14 million and gave to the Palestinian Authority in order to help Gaza’s economy, was instead destroyed by looters.

But from a historical perspective, it is irrelevant how the Arabs became refugees. When in 1922 the Greeks lost their war they fought against the Turks in order to regain their sovereignty over lands their ancestors had lived in for nearly 3000 years, 1.5 million Greeks were transferred out of Turkey in exchange for half a million Turks from Europe. After World War II, 12 million Germans either fled or were driven from Eastern Europe, with at least half a million dying. In both cases, whether justly or not, the wages of starting a war and losing included the displacement of the losers. Yet only in the case of the Palestinian Arabs has this perennial cost of aggression been reversed, and those who prevailed in a war they didn’t start been demonized for the suffering of refugees created by the aggression of their ethnic and religious fellows.

In still another historical anomaly, in no other conflict have refugees failed to be integrated into countries with which they share an ethnic, religious, and cultural identity. Most of the some 800,000 Jews, for example, driven from lands like Egypt and Iraq in which their ancestors had lived for centuries, were welcomed into Israel, which footed the bill for their maintenance and integration into society. The Arab states, on the other hand, kept their brother Arabs and Muslims in squalid camps that have evolved into squalid cities, their keep paid for by the United Nations Relief Works Agency, the only U.N. agency dedicated to only one group of refugees. Thus the international community has enabled the revanchist policy of the Arab states, as Alexander Galloway, head of the UNRWA, said in 1952: “It is perfectly clear that the Arab nations do not want to solve the Arab refugee problem. They want to keep it an open sore, as an affront against the United Nations, and as a weapon against Israel. Arab leaders don’t give a damn whether the refugees live or die.”

This brings us to the chief myth: that there exists a distinct Palestinian “people,” the original possessors of the land who have been unjustly denied a national homeland. In the quotes above notice that no Arab ever refers to these people as “Palestinians,” but as “Arabs,” which is what most of them are, sharing the same religion, language, and culture of their Arab neighbors in Jordan, Lebanon, and Syria. In fact, as Sha’i ben-Tekoa documents in hisbook Phantom Nation, the first U.N. resolution referencing “Palestinians” instead of “Arabs” occurred 3 years after the Six Day War, marking international recognition of a “Palestinian people” and nation as yet another Arab tactic in gaining support in the West by exploiting an idea alien to traditional Islam. Before then “Palestinian” was a geographical designation, more typically applied to Jews. Numerous quotations from Arab leaders reveal not a single reference to a Palestinian people, but numerous one identifying the inhabitants of the geographical entity Palestine as “Arabs.”

For example, in 1937, Arab Higher Committee Secretary Auni Abdel Hadi said, “There is no such country as Palestine. ‘Palestine’ is a country the Zionists invented. ‘Palestine’ is alien to us.” The Christian Arab George Antonius, author of the influential The Arab Awakening, told David Ben-Gurion, “There was no natural barrier between Palestine and Syria and there was no difference between their inhabitants.” Later in his book he defined Syria as including Lebanon, Palestine, and Jordan. In testimony to the U.N. in 1947, the Arab Higher Committee said, “Politically the Arabs of Palestine are not independent in the sense of forming a separate political identity.” Thirty years later Farouk Kaddoumi, then head of the PLO Political Department, toldNewsweek, “Jordanians and Palestinians are considered by the PLO as one people.” After the Six-Day War a member of the Executive Council of the PLO, Zouhair Muhsin, was even more explicit: “There are no differences between Jordanians, Palestinians, Syrians and Lebanese. We are all part of one nation. It is only for political reasons that we carefully underline our Palestinian identity… Yes, the existence of a separate Palestinian identity serves only tactical purposes. The founding of a Palestinian state is a new tool in the continuing battle against Israel.”

Such examples can be multiplied, which makes all the talk of a separate Palestinian “people” deserving of their own nation nothing but propaganda supported by a bogus history that claims the Arabs who came to Palestine in the 7th century A.D as conquerors and occupiers, or later as migrant workers and immigrants, are the “indigenous” inhabitants descended from Biblical peoples like the Canaanites or the shadowy Jebusites––a claim unsupported by any written or archaeological evidence. Meanwhile, of course, abundant evidence exists showing that the Jews have continuously inhabited the region since 1300 B.C. Once more the logic of history is turned on its head, with the descendants of the original inhabitants deemed alien invaders, while the descendants of conquerors and occupiers are sanctified as victims.

Such an inversion is worthy of Orwell’s 1984. Yet these lies and myths––and there are many more–– have shaped and defined the conflict between Israel and the Arabs, and set the parameters of diplomatic solutions. But we should heed the Biblical injunction about the liberating power of truth. And the truth is, for a century fanatics filled with genocidal hatred have violently and viciously attacked a liberal-democratic nation legitimately established in the ancient homeland of its people. Until our diplomacy and foreign relations in the region are predicated on this truth, the “two-state solution” will continue to be a dangerous farce.

Voir aussi:

Michael Hayden: ‘Our Fears Have Been Realized’

Todd Beamon

Newsmax

13 Nov 2015

Retired Air Force Gen. Michael Hayden told Newsmax TV Friday that the Paris violence was « certainly a terrorist attack » and said that « our fears have been realized » because the assaults greatly mirror the 2008 terrorism in Mumbai that left more than 160 people dead and hundreds injured.

« We went to school on that attack, » Hayden, the former director of the CIA and the National Security Agency, said on « Newsmax Prime. » He was being interviewed by hosts J.D. Hayworth, John Bachman and Miranda Khan.

« We had great fear that we would see copycat versions of that attack — and now, I fear that our fears have been realized, and we’re seeing that carried out tonight in Paris, » Hayden said. « It shows the fragility of free societies. It shows the great danger that international terrorism presents to all of us. »

Hayden sized up the Paris attacks quickly: « This is probably a jihadist attack. It’s certainly a terrorist attack.

« If you ask me on a forced-choice test to pick a group, I’d say ISIS, » he added, referring to the Islamic State. « But we don’t know any of that for sure yet.

« We’re going to have to wait and see the evidence as it comes in so that we can form a rational response to a very irrational act, » Hayden said.

Special:

In the attacks in Mumbai, India, 10 Pakistani members of an Islamic militant group carried out 12 coordinated shootings and bombings in November 2008.

The assaults ended four days later, with 164 people dead and as many as 308 wounded.

One key target was the luxurious Taj Mahal Palace & Tower Hotel in Mumbai. Six bombs exploded in the hotel on the morning of Nov. 26, 2008.

Hostages were taken — and at least 160 people were killed, including many Americans and other foreign tourists.

« It really upset us because here was an attack of great damage, great harm, great carnage, great strategic significance that was conducted by a small number of people — about a dozen — armed with nothing more than automatic weapons and cell phones, » Hayden told Newsmax.

He said the Paris attacks appeared as if they « had been carefully planned.

« It looks as if these were synchronized attacks. It looks as if this had been in the making for some while.

« Obviously, they were soft targets, » Hayden continued. « They were targets where masses of people were located — and there were targets where they could create mass casualties with a minimum amount of effort, and frankly a minimum amount of participants. »

Regarding future terroristic attacks, Hayden could not speculate — but he issued a warning.

« You’ve got to be on your guard for all possible options going forward. »

Voir également:

14 novembre 2015
André Sénik
est professeur agrégé de philosophie ; à la retraite, heureusement pour lui

« À la guerre comme à la guerre ». 

Ce qui veut dire qu’il nous faut continuer à vivre en amoureux de la vie et de la liberté, mais en permanence sur un pied de guerre, sachant que le pire surviendra, et cela aussi longtemps que cette longue guerre pour ou contre le califat mondial n’aura pas été gagnée par nous, nous les sociétés ouvertes, pluralistes, démocratiques.

Dans cette guerre, les plus aguerris sont les Israéliens.

Cela veut dire que nous devons profiter pleinement et explicitement de leur avance en la matière.

Les terroristes du califat s’en prennent indistinctement à tous les Français.

Il en résulte que tous les Français, indistinctement cette fois, peuvent dire : « Je suis Français. » Si cela se produit, la France ne sera pas un vivier de terroristes islamistes prêts à mourir pour le califat, mais une société unie sur des valeurs communes.

Voir encore:

Chers djihadistes, que pensez-vous de la loi du talion ?
Faisons en sorte que ça soit à votre tour d’avoir peur
Benoit Rayski

Atlantico
14 Novembre 2015

Chers djihadistes, toutes ces réflexions aussi brèves que superficielles n’avaient pour but que de vous faire savoir où vous mettez les pieds. Et, une fois encore, de vous avertir que nous vaincrons parce que nous sommes les plus faibles. Craignez la fureur des moutons ! Craignez la colère des brebis enragées ! […]

Craignez le courroux de l’homme en bermuda ! Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car !

Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis ? Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. […] Et nous vaincrons. Bien évidemment. Parce que nous sommes les plus morts.

Il est encore possible que cette terrible prophétie de Philippe Murray ne s’accomplisse pas. La défaite et la soumission ne sont pas une fatalité. Il n’est inscrit dans aucune table de la loi que la France doive devenir un califat islamique. Pourtant, et a priori, si Philipe Murray dit vrai, nous partons battus.

Les assassins de la nuit dernière aiment la mort autant que nous aimons la vie. Ils tuent – et là, il s’agit d’un meurtre de masse – ceux, c’est-à-dire nous, qui ne sont pas comme eux. Ils tuent ceux qui ne professent pas la même religion que la leur ou qui n’en n’ont aucune. Ils tuent parce qu’ils espèrent, en acceptant de mourir eux-mêmes, que « l’homme en bermuda » va se soumettre pourvu que son petit confort soit préservé.

Nous ne sommes pas comme ça. Nous respectons les autres et surtout ceux qui ne sont pas comme nous et dont on nous répète depuis des années que nous avons des comptes à leur rendre. Nous sommes attachés à la lettre de nos lois faites pour protéger nos libertés individuelles. Nous refusons évidemment les amalgames. Et nous regardons pétrifiés les assassins en nous demandant, la tête basse, puisqu’on nous l’intime, quel mal nous leur avons fait dans le passé.

Mais après l’affreux carnage d’hier, le mouton a le droit de devenir enragé. La loi du talion a un sens quand l’horreur est exceptionnelle. Cessons de pleurer les morts, ce que nous savons très bien faire. Vengeons-les, ce que nous ne savons pas encore bien faire. Vengeons-les, car le deuil ne convient qu’aux pleureuses.

Les assassins parlaient français. Ils sont de chez nous. Comment pouvons-nous encore laisser partir pour la Syrie des tueurs qui vont là-bas pour tuer ? Comment pouvons-nous les laisser revenir sans les emprisonner pour qu’ils tuent en France ? Comment pouvons-nous tolérer sur notre territoire des prédicateurs de haine suffisamment habiles pour ne pas appeler au meurtre et suffisamment fanatiques pour nous traiter de chiens ou de « souchiens ».

Nos lois nous laissent désarmés face à ce tsunami de haine. Les lois, ça se change. Peut-être pas œil pour oeil et dent pour dent, mais coup pour coup. Plus de 120 morts, dont la plupart étaient réunis pour écouter de la musique ! Des jeunes, donc. Et on laisserait leur sang sécher comme ça, sans rien faire ?

Voir de plus:

Attaques à Paris : la sortie du film “Made in France” de Nicolas Boukhrief repoussée

Télérama

14/11/2015

Suite aux attaques simultanées perpétrées à Paris et Saint Denis, les distributeurs du film Made in France ont décidé de reporter la sortie du film de Nicolas Boukhrief, prévue ce mercredi 18 novembre. Il faut dire qu’il raconte l’infiltration par un journaliste d’une cellule djihadiste qui veut semer le chaos dans Paris…  L’affiche résonne aussi spécialement dans le contexte des attentats : elle surimpose une kalachnikov et la Tour Eiffel. Le Film français précise que « la RATP procède au retrait des affiches et les opérations promotionnelles en cours sont annulées. »

Voici la critique qui était prévue pour ce film dans Télérama.

Un journaliste musulman voit le petit groupe de Français islamistes radicaux, dans lequel il s’est infiltré pour écrire un livre, se muer en groupuscule terroriste sous l’influence d’un leader ­illuminé… Tourné avant la tuerie de Charlie Hebdo, jugé trop « sensible » par la profession, Made in France sort finalement en salles grâce à un distributeur britannique. Suivant la tradition du film du genre qui s’empare des problèmes et des peurs de son temps, Nicolas Boukhrief choisit le thriller violent pour décrire la spirale fatale de l’endoctrinement djihadiste. Même si la fin et certains personnages manquent un peu de nuances, la mise en scène reste impressionnante de tension. En choisissant de faire de son infiltré horrifié un musulman pratiquant, et en montrant les plus extrémistes du groupe comme des convertis ignorant le Coran, le cinéaste désigne clairement sa cible : non pas l’islam, mais plutôt le marasme social, qui donne prise à un embrigadement pathétique et suicidaire. (Guillemette Odicino)

Voir de même:

Attentats à Paris: la police française recherche deux réfugiés syriens enregistrés en Grèce
RTL info

14 novembre 2015

Deux hommes recherchés par la police française dans le cadre des attentats à Paris vendredi ont été enregistrés en Grèce comme demandeurs d’asile cette année, a annoncé la police grecque samedi.
Les autorités françaises ont demandé à leurs homologues grecs de vérifier le passeport et les empreintes digitales d’un de ces hommes, et les empreintes de l’autre, dont ils pensent qu’ils ont été enregistrés en Grèce, principale porte d’entrée dans l’Union européenne pour les réfugiés notamment syriens.

Un passeport syrien a été retrouvé près du corps de l’un des sept assaillants morts vendredi soir lors des attentats. « Nous confirmons que le possesseur du passeport (syrien) est arrivé sur l’île de Leros le 3 octobre où il a été enregistré selon les règles de l’Union européenne », a indiqué le ministre grec de la protection des citoyens Nikos Toskas. La police française a indiqué que le passeport avait été trouvé « près du corps de l’un des assaillants » ayant participé à l’attaque contre la salle de concerts du Bataclan qui a fait 89 morts.

L’authenticité du passeport était en train d’être vérifiée samedi soir, mais sa découverte montre une possible connexion avec la Syrie, qui est une hypothèse de travail des enquêteurs après les six attaques distinctes dans Paris.

Une source policière grecque a indiqué que le second homme avait également été enregistré en Grèce, la chaîne de télévision Mega ajoutant que cet homme était également sur Leros, au mois d’août.

Les responsables de la sécurité en Europe redoutent depuis longtemps que des jihadistes puissent s’être glissés parmi les centaines de milliers de personnes en provenance de Syrie qui sont arrivées dans l’Union européenne cette année, principalement via les îles grecques.

Voir aussi:

Pourquoi le Bataclan est-il régulièrement visé ?

VIDÉO. Voilà des années que cette salle parisienne était la cible d’antisionistes. Le groupe de rock qui s’y produisait était en tournée en Israël l’été dernier.

Le Point

14/11/2015

Voir enfin:

Étiquetage des produits israéliens : comment le mouvement BDS s’implante peu à peu en Europe (et en France)
Pour affaiblir l’économie israélienne un mouvement encourageant le boycott a été mis en place, ils s’agit du BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). Son objectif n’est pas seulement d’affaiblir Israël sur le plan économique mais également de l’isoler sur la scène internationale.

Boycott
Atlantico

14 Novembre 2015

Atlantico : Mercredi 11 novembre, la Commission européenne demandait officiellement aux Etats membres de l’Union européenne de faire appliquer un étiquetage spécifique signalant les produits fabriqués dans des colonies israéliennes en Cisjordanie. Controversée, cette mesure suit les incitations du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions). Qu’est-ce que ce mouvement ? Quels sont ses objectifs ?
Gil Mihaely : A l’origine de ce mouvement se trouvent des personnes engagées dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud. Pendant les années 1990 et jusqu’à la conférence de Durban en 2001, deux idées se sont diffusées : Israël est la nouvelle Afrique du Sud (et le sionisme est une forme d’apartheid) et en conséquence il faut appliquer la même stratégie qui a si bien marché avec le régime sud-africain, c’est-à-dire le boycott et la mise au ban des nations. Ces idées et initiatives portées par les anciens militants anti-apartheid notamment au Royaume Uni, ont été récupérées par des organisations palestiniennes et pro palestiniennes pendant les années 2000, pour devenir vers 2005 une véritable campagne organisée.

L’impasse dans laquelle se trouve le processus entamé à Oslo en 1993, les guerres à répétition à Gaza et la montée au pouvoir de la droite dure israélienne ont servi d’arrière-plan pour l’évolution du mouvement. Il faut dire aussi que cette stratégie est dans l’air du temps car « citoyenne » : chacun doit trier ses déchets pour sauver la planète et utiliser son caddie pour sauver les damnés de la terre.

Comment ce mouvement prend-t-il de l’ampleur? Quelles sont ses actions pour rallier un maximum de personnes et d’Etats à sa cause ?
Comme je viens d’expliquer, cette stratégie « citoyenne » est à la mode aujourd’hui et c’est très efficace de pouvoir dire aux gens « vous pouvez changer le monde avec vos actions quotidiennes les plus banales ».  Ensuite le volet culturel – empêcher des artistes de se produire en Israël – et la mobilisation des célébrités permettent d’assurer des relations publiques mais aussi de sensibiliser des personnes, surtout jeunes, pour lesquelles la politique n’est pas un sujet d’intérêt majeur.  Finalement, cette cause et cette stratégie permettent de mobiliser des militants des associations et dans les campus universitaires.

Jusque là, quels ont été les résultats de leurs incitations au boycott d’Israël ? A-t-il été suivi en France, en Europe ou aux Etats Unis ? De façon plus générale d’autres actions à l’encontre d’Israël ont-elles été prises suite à la création de ce mouvement ?
Les conséquences négatives pour Israël sont réelles même s’il est difficile de les quantifier ne serait-ce que du fait de ses résultats indirects : on ne connait pas le volume d’échanges non effectués, les marchés non conclus, les tournées d’artistes non effectuées sans que le mot de boycott soit prononcé ou la « situation » soit évoquée.

Pour les conséquences directes, le boycott des produits cosmétiques de la mer morte est un bon exemple. Quoique l’usine se trouve à l’intérieur de la ligne verte (et donc il ne s’agit pas d’une colonie) ses produits, ses boutiques franchisées et ses importateurs ont été ciblés par des manifestations et autres formes de pressions parce qu’une partie de matières premières utilisées a été extraite de l’autre côté de la ligne verte. Cette campagne, efficace du point de vu de la communication, n’a eu pour autant qu’un impact faible sur l’entreprise dont l’actionnaire principal aujourd’hui est chinois.

Cependant, ce défi est pris au sérieux en Israël dont l’intégration avancée à l’économie mondialisée et le niveau de vie élevé de ses habitants le rend vulnérable à une rupture avec le monde occidental. Mais l’impact principal du mouvement est sa contribution au grignotage de la légitimité même de l’Etat d’Israël.

Pourquoi l’action du BDS est-elle contestée? Quels pourraient être les effets de ses actions pour les Palestiniens travaillant dans des colonies ?
L’objectif majeur est de remplacer l’Afrique du Sud des années 1980 par Israël et dans ce sens le mouvement gagne des points. Sa force réside dans sa capacité de dissimuler cet objectif pour pouvoir mobiliser ceux qui souhaitent uniquement mettre la pression sur le gouvernement israélien  afin de le faire changer de politique. Et puis il y a la question de la véritable motivation de ceux qui se focalisent sur Israël au point d’en faire la source du Mal sur terre. Quand il s’agit de la politique marocaine en Sahara occidentale ou de la politique kurde de la Turquie, il est très difficile de mobiliser des centaines de milliers d’étudiants, de lancer de campagnes ou d’attirer l’attention des médias. Tout le monde s’en fout éperdument.

Quant à la question de l’emploi des palestiniens, il est difficile d’y répondre car pour le moment il est impossible d’évaluer l’impact direct sur les acteurs économiques concernés. Cependant, il est évident que si cette mesure mettait en difficulté des exploitations agricoles ou des entreprises israéliennes, leurs employés palestiniens paieraient eux aussi le prix, le boycott n’est pas une arme de précision et ses dégâts collatéraux sont considérables.

Voir par ailleurs:

Attentats de Paris: la France, trahie par Israël!!

Sahartv

14 novembre 2015

Israël savait-il que la France serait touchée par un attentat terroriste?!
IRIB- Selon les médias la communauté des Juifs de France était bien au courant des attentats, qui ont frappé, dans la nuit de vendredi et samedi, six localités de la capitale.

A en croire le journaliste français, Jonathan Simon Salem, résidant en Israël, « les Juifs de France avaient été informés des attentats qui devaient frapper Paris. « Times of Israel » souligne que les Juifs de France s’attendaient à ce que quelques petites attaques visent la France. Bfm TV, chaine de tv pro-israélienne de France, s’ est livrée, aujourd’hui et, pour la première fois, à une analyse étrange de la situation post-attentat. Interrogeant Dominique Rizette, expert des questions militaires, la chaîne a prétendu que ce qui s’ est produit, en France, se produit, depuis 20 ans, en Israël!! La salle de spectacle du Bataclan appartient à un Juif français.

Voir aussi:

In France, defense experts ‘see parallels to Israel’
French-born Israeli Jonathan-Simon Sellem says Jewish community was warned of impending mass terror attack
Amanda Borschel-Dan

November 14, 2015

Just Friday morning, security officials in France’s Jewish community were informed of the very real possibility of an impending large terrorist attack in the country, according to Jonathan-Simon Sellem, a freelance journalist and a representative of French citizens in Israel.

The Jewish community, already on high alert ahead of several planned high-profile events Sunday, had been told that after several minor attacks in France this month, a large terrorist event was thought to be on the horizon.

Security experts in France, Sellem told The Times of Israel from Paris on Saturday morning, are now comparing the country’s situation with that of Israel.

On BFMTV, France’s largest mainstream news channel, defense analyst Dominique Rizet said what is happening in France today has been happening in Israel for the past 20 years — and it is just the beginning.

The Bataclan theater, site of Friday’s deadliest attack, was until recently Jewish-owned, said Sellem. As the site of annual fundraisers for the IDF, it is frequently targeted by anti-Israel protests, phone calls and emails, he said.

But, Sellem emphasized, the Jewish community in France “should not fall into paranoia.”

He called Friday night’s attacks “very crazy.”

“It’s like living in Israel,” said Sellem. He had intended to be at the soccer match at Stade de France on Friday night, but instead went to a movie, which was interrupted in the wake of the four-pronged attack and patrons told to go home.

Sellem said central Paris was a ghost town on Friday night — with no vehicles in the streets, nor people on the sidewalks.

But on Saturday morning, said Sellem, he felt a more normalized Paris — albeit with a bolstered security presence. The airline he is with flying on Saturday, he said as he prepared to take off from Charles de Gaulle airport, is trying to elevate its security measures with more questioning, a la Israel’s national carrier El Al.

“But they don’t know what to do. They’re really not ready for this,” he said.

Voir également:

Bush dénonce les «fascistes islamiques»
Le Figaro
11/08/2006

«Notre pays est en guerre contre des fascistes islamiques, qui utilisent tous les moyens pour détruire ceux d’entre nous qui aiment la liberté, pour faire du mal à notre pays», a déclaré George W. Bush hier à Greenbay (Wisconsin), à propos du complot déjoué «en excellente coopération» avec les Britanniques. «Notre pays est en guerre», avait déjà rappelé avant lui le ministre de la Justice, Alberto Gonzales : «Nous avons un ennemi mortel qui se réveille chaque matin en pensant à de nouvelles manières de tuer des innocents, hommes, femmes, enfants et se couche tous les soirs en rêvant de détruire des pays amoureux de liberté.» Le président américain s’était entretenu avec le premier ministre Tony Blair sur le sujet dès dimanche. Le ministre américain de la Sécurité intérieure Michael Chertoff a indiqué que le complot présumé était dans «sa phase finale» de préparation quand il a été contrecarré par la police britannique. Son département a, pour la première fois, eu recours au niveau le plus élevé du code d’alerte mis en place après le 11 septembre 2001. Le «rouge», risque «sévère», ne concerne que les vols commerciaux en provenance de Grande-Bretagne. Le niveau de sécurité des vols intérieurs a été élevé un cran au-dessous, à l’orange.En décembre 2005, les dix membres de la commission d’enquête sur le 11-Septembre avaient dans un rapport accordé un F, la plus mauvaise note, à la sécurité aérienne. «Bien que nous ayons renforcé la protection des avions contre les détournements, ils restent vulnérables à des explosions à bord, avait déclaré James R. Thompson, l’un des membres de la commission. Quatre ans plus tard, il est difficile à croire qu’on ait accompli de si faibles progrès dans ce domaine.»G. F.

Voir enfin:

 Valls parle d’« islamofascisme » : peut-on vraiment comparer Hitler et Ben Laden ?
Qu’il est bon, ce Manuel Valls. Le Premier ministre a pigé que l’excès attirait la lumière. Après avoir parlé d’« apartheid », le voilà qui évoque « l’islamofascisme », en sachant très bien qu’il va provoquer stupeur…

Rémi Noyon

16/02/2015

Qu’il est bon, ce Manuel Valls. Le Premier ministre a pigé que l’excès attirait la lumière. Après avoir parlé d’« apartheid », le voilà qui évoque « l’islamofascisme », en sachant très bien qu’il va provoquer stupeur et tremblements. C’est de l’art, un peu comme Marine Le Pen parlant d’« Occupation » pour qualifier les prières de rue du quartier de la Goutte d’Or.

« Two strands »
Le terme peut se dérouler selon deux axes bien distincts :

d’une part, la critique de l’islamisme comme idéologie totalitaire, qui aurait des accointances avec le fascisme. Les plus acharnés expliquant que la dérive islamiste se trouve en germe dans l’islam ;
d’autre part, dans une perspective différente, l’éude « historique » des liens entre le nazisme et le mufti de Jérusalem, en passant par la Treizième division de la Waffen SS musulmane et les partis Baas irakien et syrien.
Mais c’est bien sa première acception, plus « philosophique » qu’ »historique », qui suscite les plus âpres controverses.
Le terme « islamofascisme » (ou « fascisme vert », « nazislamisme ») est parfois utilisé dans la mouvance identitaire – rencontre de l’ethno-différentialisme et de la culture internet – et dans le milieu des ultralaïcs issus de la gauche (Riposte laïque).

Mais le rapprochement du fascisme et de l’islamisme est aussi employé par des gens qui ne peuvent être suspectés de connivence avec cette « nouvelle droite », tels le philosophe Michel Onfray, dans son « Traité d’athéologie », le député écologiste Noël Mamère ou encore Bernard-Henri Lévy (qui consacre un chapitre de l’un de ses nombreux livres au « fascislamisme »).

La recrudescence du terme dans le débat public ne doit pas faire oublier sa relative ancienneté. Même si certains soulignent que « Islamischer Faschismus » est utilisé par des auteurs allemands dès les années 50, le concept apparaît réellement au début des années 90, sous la plume de l’historien Malise Ruthven, dans le quotidien britannique The Independent, avant d’être repris par les néoconservateurs américains.

L’anaphore de Hitchens
C’est en effet le journaliste Christopher Hitchens, passé de la gauche au néoconservatisme, qui popularise l’expression. Avec ses collègues qui soutiendront la guerre en Irak (Daniel Pipes, Stephen Schwartz), il établit une liste de parallèles supposés entre le fascisme et l’islamisme radical.

En octobre 2007, alors que le terme fait déjà l’objet de vives critiques, il défend sa thèse, dans une longue anaphore :

« Les deux mouvements se basent sur le culte de la violence qui exhale la mort et la destruction et déteste la vie de l’esprit.
Les deux mouvements sont hostiles à la modernité et violemment nostalgiques d’empires passés et de gloires perdues.
Les deux mouvements sont obsédés par les humiliations de l’histoire – réelles ou fantasmées – et sont avides de revanche.
Les deux mouvements sont infectés de la toxine de la paranoïa antijuive.
Les deux mouvements sont enclins au culte de la personnalité et la focalisation unique sur le pouvoir d’un “grand” livre.
Les deux mouvements s’attachent à réprimer les “déviances” sexuelles et subordonne la femme tout en détestant le féminin.
Les deux mouvements détestent l’art et la littérature, qui sont pour eux des symptômes de dégénérescence et décadence. »
Hitchens semble un temps reconnaître des différences historiques (nationalisme intégral, supériorité raciale), mais c’est pour aussitôt dresser de nouveaux parallèles : le pangermanisme n’évoque-t-il pas le rêve du « califat » ? Et la distinction entre des purs et impurs (« les mécréants ») ne fait-elle pas penser au racisme hitlérien ?

Sur ce noyau conceptuel se greffent d’autres considérations, plus ou moins spécieuses, destinées à renforcer la comparaison. Ainsi, Francis Fukuyama avance que l’islamisme radical s’est développé après que des « populations ont été déracinées de leur village ou de la vie tribale » [PDF]. Ce qui fait écho aux « Origines du totalitarisme », d’Hannah Arendt, qui fait de la « solitude » l’un des terreaux du fascisme.

Un « concept creux »
L’utilisation du terme se déploie d’abord en France autour de Bernard-Henri Lévy et des épigones du néoconservatisme américain. Ceux-ci font ainsi valoir que l’islamisme radical est le troisième totalitarisme, après le communisme et le national-socialisme.

L’historien Pierre-André Taguieff, qui a lui même évolué vers la droite, estime ainsi qu’il peut être « intellectuellement fécond » de réfléchir sur les dimensions « fascistes » ou « totalitaires » de l’islamisme radical, même si les expressions polémiques « conceptualisent mal leur objet » :

« On peut reconnaître dans l’islamisme radical une rhétorique et un esprit “totalitaires”, et y découvrir l’utopie d’un Etat “totaliste”, sinon totalitaire, qu’il s’agit de restaurer : celle du califat. »
Mais il rencontre aussi très vite des critiques, dont la plus articulée est certainement celle de Stefan Durand, qui y voit un « concept creux ».

Construire un ennemi absolu
Pour lui, cette inscription des fondamentalismes musulmans dans la lignée des totalitarismes vise « à relégitimer des politiques bellicistes, en se fondant sur des amalgames et sur les vieilles ficelles de la politique de la peur ». Surtout, elle gomme les différences entre Al Qaeda, les Frères musulmans, le Hamas, le Hezbollah, etc. :

« Certains éléments du fascisme traditionnel peuvent assurément être décelés dans des mouvements fondamentalistes musulmans : la dimension paramilitaire, le sentiment d’humiliation et le culte du chef charismatique (dans une mesure toutefois relative et peu comparable avec les cultes du Duce ou du Führer).

Mais toutes les autres dimensions (nationalisme expansionniste, corporatisme, bureaucratie, culte du corps…), fondamentales, du fascisme font généralement défaut. »
Bref, le terme est critiqué en ce qu’il écrase la complexité du réel pour construire un ennemi absolu dans une perspective historique longue, allant d’Hitler à Ben Laden, en passant par Staline et Mussolini.

Mais aujourd’hui, comme en 2001, l’urgence semble plus être aux mots mobilisateurs qu’aux finasseries universitaires. « Il y a des termes qui peuvent paraître appropriés dans le langage politique mais qui scientifiquement le sont beaucoup moins », souligne Jean-Yves Camus, dans les Inrocks. C’est ainsi qu’un terme popularisé par les néoconservateurs se retrouve dans la bouche de Manuel Valls.

Voir enfin:

3 millions d’arrivants : comment la Commission européenne favorise le chaos migratoire
Alexis Théas
Le Figaro

06/11/2015

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alexis Théas estime que la Commission encourage un appel d’air aux migrants : au lieu de traiter la question, elle accroîtrait le problème pour se poser en rempart ultime face aux Etats.

Alexis Théas est universitaire, juriste, et spécialiste de l’immigration.

«Au total trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne» de 2015 à 2017, révèle aujourd’hui la Commission européenne, dans son rapport de prévisions économiques. Selon elle, l’impact de cette arrivée devrait être «faible mais positif». Les mots utilisés sont ambigus. Chaque année, depuis vingt ans, le chiffre des entrées de nouveaux migrants publié par Eurostat fait état de bien plus d’un million de ressortissants non communautaires qui s’installent dans l’Union européenne: 1.455.953 en 2010, 1.399.934 en 2011, 1.170.665 en 2012. La nouvelle annonce de Bruxelles semble ainsi paradoxale. Les arrivées massives de migrants clandestins en Europe, en plus du flux habituel, sans aucun précédent historique, étant évaluées à un million en 2015, (250 000 pour le seul mois d’octobre) comment une baisse globale de l’immigration pourrait-elle se concevoir pour les années 2015, 2016 et 2017? La clef du mystère réside probablement dans le mot «supplémentaire». Les trois millions de migrants «supplémentaires» en trois ans annoncés par le rapport publié ce jour, sont probablement à comprendre comme «en supplément» du flux habituel, normal. Dès lors, on observerait, à compter de 2015, un quasi doublement du flux migratoire sur l’Europe qui avoisinerait, dans cette hypothèse, deux à deux millions et demi chaque année en incluant toutes les formes d’immigration: des chiffres considérables.

La Commission a fait de l’accélération de l’immigration sur le continent européen l’un de ses objectifs depuis longtemps.
Le plus surprenant est le ton sur lequel cette annonce est faite: comme un événement banal, sans grande conséquence, sinon qu’il serait plutôt positif pour l’économie européenne… La Commission a fait de l’accélération de l’immigration sur le continent européen l’un de ses objectifs depuis longtemps. Le 3 juin 2003, delà, dans une communication sur l’immigration, l’intégration et l’emploi, elle déclarait «les flux d’immigration vont continuer à s’accroître et seront plus que jamais nécessaires.» La Commission se déclarait attachée au droit d’asile, à l’accueil en Europe des victimes de persécutions qu’elle a favorisé à travers de nombreux règlements et directives. Pourtant, jusqu’alors, Bruxelles tenait un discours équilibré, souhaitant une hausse de l’immigration régulière et un respect scrupuleux du droit d’asile, mais acceptant le principe de la lutte implacable contre l’immigration clandestine.

Les barrières ont été levées. Sous l’impulsion de la Commission, l’Europe a renoncé à contrôler ses frontières, à reconduire dans leur pays d’origine les migrants clandestins.
En 2015, un spectaculaire basculement idéologique est intervenu. Depuis l’été 2015, le verrou a sauté. Les distinctions classiques se sont effacées. Tout est désormais confondu: immigration légale destinée au travail ou à une vie familiale, réfugiés fuyant les persécutions, et immigration illégale, par voie maritime, aérienne, routière, qui jusqu’alors devait être farouchement combattue. Les flux de personnes sont désormais englobés sous le vocable de «migrants» et considérés sans nuance comme un bienfait que l’Europe doit accepter sinon favoriser, pour des raisons multiples, démographiques, économiques, civilisationnelles – favoriser la diversité – morales et humanitaires. Les barrières ont été levées. Sous l’impulsion de la Commission, l’Europe a renoncé à contrôler ses frontières, à reconduire dans leur pays d’origine les migrants clandestins. «Il est temps de faire preuve d’humanité et de dignité» a proclamé le président de la Commission M. Juncker le 9 septembre 2015 devant le Parlement européen, en plaine harmonie avec la chancelière allemande Mme Merkel, en appelant à une large ouverture de l’Europe. Un gigantesque appel d’air a été ainsi déclenché, dont nul ne voit quand et comment il pourrait prendre fin ou se ralentir.

Pourquoi cette soudaine conversion de l’Europe officielle, jusqu’alors prudente, à un accueil désormais massif et inconditionnel? Il faut y voir d’abord un aveu d’impuissance. Puisque ces événements nous échappent, feignons de nous en féliciter! En outre, la presse, les médias, les lobbies humanitaires, certains milieux patronaux, exercent une pression constante sur les hauts responsables européens et les bureaux pour les convaincre du devoir d’ouverture généralisé et de sa nécessité sur le plan économique et démographique.

L’ouverture inconditionnelle fait désormais partie d’une stratégie de la Commission. Quand M. Juncker exigeait des Européens qu’ils se répartissent les migrants par quotas, il était dans une logique de pouvoir. La Commission est en quête d’un nouveau rôle, absolument décisif, s’attribuant un pouvoir colossal, sans équivalent historique, celui de plate-forme de répartition des populations sur tout le continent. Alors que le marché unique est achevé, elle tente ainsi de se replacer au cœur du processus de décision européen.

Enfin, à long terme, dans une Europe en crise, l’acceptation voire l’encouragement de mouvements considérables de populations vers le vieux continent sont vécus comme un levier de relance du rêve européen: puisque les passions nationales ne s’effacent pas d’elles-mêmes, les flux migratoires massifs, grâce à l’arrivée de nouvelles cultures, nouveaux modes de vie en Europe, vont contribuer peu à peu à l’effacement des vieux réflexes nationaux au profit d’un homme nouveau, vierge, propice à l’émergence d’une culture européenne multiple et fondée sur la diversité. Dans le même texte du 3 juin 2003, la Commission en appelait à «un engagement clair à promouvoir des sociétés pluralistes.»

La Commission pourrait s’inquiéter du spectacle tragique et affligeant de cette Europe politique en pleine implosion sous l’impact des migrations qu’elle ne cesse d’encourager.
Les Palais bruxellois sont à des années-lumières des enjeux concrets engendrés par la hausse brutale de l’immigration en Europe: la prolifération partout sur le continent des squats et bidonvilles, à l’image de la Jungle de Calais, le drame des banlieues ghettoïsés, les taux de chômage gigantesques d’une partie de la population issue de l’immigration, les coûts sociaux comme l’aide médicale d’Etat (AME) d’un milliard d’euros par an en France pour les migrants clandestins, les phénomènes de désintégration, de chaos, de repli identitaire et religieux, les risques de violences liées aux difficultés de l’intégration dans le contexte de flux migratoire que les sociétés européennes sont dans l’incapacité absolue d’intégrer, surtout sur leur marché du travail.

Face à la perspective d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, des vives tensions qui ont frappé l’Europe centrale et orientale, en particulier la Hongrie, la Slovénie, l’Autriche, la construction de barrière de fils de fer barbelé entre les Etats, le recours aux armée pour contenir les migrants, les soubresauts incohérents, erratiques et inquiétants de l’Allemagne, la montée fulgurante du racisme et du vote d’extrême droite dans toute l’Europe, la Commission pourrait s’inquiéter du spectacle tragique et affligeant de cette Europe politique en pleine implosion sous l’impact des migrations qu’elle ne cesse d’encourager. Ce n’est pas du tout le cas. Elle est aujourd’hui dans la stratégie du pire. La Commission pense consciemment ou inconsciemment tirer son épingle du jeu d’une Europe en plein chaos, dont les gouvernements nationaux sont totalement désemparés, se voyant ainsi en ultime recours sur les ruines du vieux continent. Le pari est risqué…

21 commentaires pour Attentats de Paris: Nous sommes israéliens et nous ne le savons toujours pas ! (If Israel is an occupant in its own land then Christianity is also an occupant like any other infidel state)

  1. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    La guerre, maintenant, atteint nos territoires, non pas de manière ponctuelle et incidente, mais de manière permanente, dans une forme de conflit dit de basse intensité, où le nombre des victimes n’est en rien comparable avec celui des guerres du siècle dernier. Peu à peu la violence s’installe dans nos vies, trouve ses relais dans la population, s’impose d’autant plus insidieusement qu’elle ne ressemble pas à la guerre telle qu’elle est décrite dans les livres d’histoire. Cette forme de guerre, c’est précisément celle que l’Etat d’Israël subit depuis sa proclamation en 1948, face à un ennemi plus faible, certes, mais dont la détermination est totale pour mettre fin à l’existence d’un Etat impie sur un territoire jugé, par l’immense majorité des musulmans, comme terre d’Islam et de rien d’autre. La prise de conscience de cet état de fait conduit, pour ceux qui sont les cibles de cette menace existentielle, à prendre les mesures nécessaires à leur survie. Face au terrorisme, la supériorité technologique ne suffit pas : il faut instaurer un esprit de défense collectif, qui ne se contente pas de déléguer à des professionnels de la sécurité la charge de la protection des individus. Il faut que soit partagée la conviction qu’il n’y a rien à négocier avec un ennemi qui souhaite votre perte ou votre soumission, et que ni les frappes aériennes en Irak et en Syrie, ni les concessions aux exigences islamistes dans les pays européens ne suffisent à conjurer la menace. Les reculs ou « accommodements raisonnables », modèle canadien ou de Jean-Louis Bianco, ne font que la renforcer en donnant le sentiment aux extrémistes que leurs adversaires accorderont demain ce qu’ils refusent aujourd’hui, pour être tranquilles.

    Comment les Israéliens sont-ils parvenus à vaincre la deuxième Intifada, celle qui de 2000 à 2008 provoqua les actes terroristes les plus meurtriers ? En mobilisant une population consciente de la menace derrière ses dirigeants, en prenant des mesures décriées par les belles âmes du monde entier (la barrière de sécurité) et surtout en menant une action résolue dans le domaine du renseignement et de l’infiltration des milieux où se fomentent les attentats. Cette terreur ne s’est pas éteinte en un jour : il a fallu du temps, des moyens, des méthodes adaptées, dont la création d’un réseau efficace d’indicateurs, pour atteindre ce but. Les agressions récentes, celle de l’intifada dite « des couteaux », pour dramatiques qu’elles soient, témoignent pourtant de l’impuissance des djihadistes palestiniens à semer, comme hier, la mort massive sur le territoire d’Israël. La question du règlement politique du conflit israélo-palestinien, serinée par la prétendue communauté internationale, ne se résoudra que par l’acceptation de l’inacceptable par le monde arabo-musulman, celle de la légitimité de l’Etat nation des juifs en terre d’Israël, ce qui n’est pas pour demain.

    Nous, Français, Occidentaux, démocrates, laïcs (et cela englobe tous ceux, même de foi musulmane, qui partagent ces idéaux) sommes en butte au même projet à long terme du djihad mondial. On pouvait, hier, en rire, et vaquer dans une relative quiétude à nos occupations et à nos marottes politiques et idéologiques. Est-il encore raisonnable aujourd’hui d’agir ainsi ? François Hollande a, enfin, reconnu que nous étions en guerre, et pas seulement en « Opex ». Il promet d’être impitoyable avec les tueurs, leurs commanditaires, leurs inspirateurs et leurs propagandistes. Ce n’est, pour l’instant, qu’une posture. Il dépendra de chacun de nous que les actes suivent les paroles …

    Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël
    Le discours martial, c’est bien, mais ça ne suffit pas
    Luc Rosenzweig
    Causeur
    15 novembre 2015

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  2. jcdurbant dit :

    Imaginez si j’accusais les victimes des attentats de Paris d’être responsables de leur mort. Pourtant eux affirment que les victimes israéliennes des coups de couteau ont mérité leur sort. Imaginez si je disais que les actes des 8 djihadistes de Paris sont compréhensibles parce qu’ils sont désespérés. Pourtant mes confrères français ne cessent de justifier les coups de couteau des terroristes palestiniens, désespérés de ne pas être entendus. Imaginez que je trouve scandaleux que la France ait fermé ses frontières pour empêcher les terroristes de commettre d’autres attentats. Mes confrères ont critiqué Israël lorsqu’elle a fermé la sienne en construisant une barrière pour empêcher les terroristes de commettre d’autres attentats comme celui du Bataclan (en Israël, le même attentat s’est produit à la discothèque Dolphinarium de Tel Aviv). Depuis, les médias, les hommes politiques et de nombreux français ne cessent de réclamer le demantèlement de cette barrière. (…) Les 129 morts et les 350 blessés de vendredi sont le prix à payer lorsqu’on fait ces choix, qu’on prend ces décisions, qu’on décide d’avoir cette tolérance vis à vis des djihadistes français, des salafistes français, des Frères musulmans français, et de l’islam de France. (…) Les médias eux-mêmes, qui disent respecter les plus hautes règles de l’éthique du journalisme, n’ont jamais protesté, jamais exprimé la moindre réserve sur les décisions du gouvernement français et des Français en matière d’immigration, d’accueil des réfugiés, de tolérance pour accommoder les demandes des musulmans, sauf pour exiger plus de tolérance, plus d’accueil, plus d’accommodement, et accuser de racisme et d’islamophobie ceux qui refusent ce changement identitaire et culturel de population. (…) Hier, les citoyens israéliens ont manifesté en soutien des Français. Des milliers se sont réunis place Rabin et ont chanté la Marseillaise. Aucun média français n’a retransmis cette émouvante marque de solidarité. Vous me direz, ils n’ont pas non plus montré les Arabes palestiniens qui ont fait la fête en apprenant le carnage.

    Patrick Grumberg

    http://www.dreuz.info/2015/11/15/les-francais-ont-librement-choisi-daccepter-le-terrorisme-je-respecte-leur-choix/

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  3. jcdurbant dit :

    Etat d’urgence intellectuelle: territoires occupés de la pensée progressiste
    Jacqus Tarnero
    Huffington Post
    15/11/2015

    ATTENTATS – Le massacre commis le 13 novembre à Paris était annoncé, prévisible et il n’y a que ceux qui ne veulent pas voir les choses parce que ces choses ne correspondent pas à leurs catégories idéologiques à ne pas le comprendre. Le déni idéologique du réel reste la principale cause de notre incapacité à combattre le terrorisme qu’on n’ose pas nommer islamiste.

    Voilà des mois que la haine se diffuse contre ceux qui incitent à ouvrir les yeux et à nommer les choses. Voilà des mois que les « pas d’amalgame » et les « halte à l’islamophobie » incitent à ne plus penser. Qui fait l’amalgame ? Qui est raciste aujourd’hui? La place de la République a vu défiler toutes semaines des appels à la haine des Juifs proférés par le Collectif Cheikh Yassine. Qui s’en est ému ? Tout récemment une « marche pour la dignité » a rassemblé des indignés antiracistes hurlant des « Finkielkraut ta race », des « BHL ta race », des « Zemmour ta race » et ceci au nom du souci de l’autre, de l’antiracisme et de la fraternité. Entre Nadine Morano gardienne de la « race blanche » et Guy Bedos déclarant « Zemmour est juif. C’est un drôle de juif … il est devenu plus français que les Français… Mon arrière grand-père était bâtonnier à Alger, il a contribué à faire passer le décret Crémieux qui a donné la nationalité française aux juifs [d’Algérie]… Quand je vois Zemmour, je culpabilise. » Incontestablement la qualité du débat monte dans les médias. Tous les bons esprits ont alpagué Morano, mais qui s’est ému de ce qu’avait dit Bedos ?

    Quel est ce goût de la haine qui s’affiche au grand jour dans les débats publics autant que dans les rues de Paris aujourd’hui ? D’une part quelques jeunes « identitaires », nostalgiques du nazisme font un sit in boulevard Saint Germain et dénoncent sans que personne ne bronche, en plein Quartier Latin le « talmudiste BHL » et demandent son expulsion de France.

    Quand supposée la conscience du monde descend dans les rues pour dire la détresse et la souffrance des humiliés et des offensés, la foule bigarrée de la « marche pour la dignité » dénonce le racisme dont les Français de non-souche, les non-souchiens, (pour reprendre les mots de la porte parole des Indigènes de la République) seraient les victimes, c’est à dire ceux issus des anciennes colonies de la France. Les africains noirs, les arabes, les musulmans et autres victimes de l’islamophobie dominante. Au milieu de tous ces antiracistes au grand cœur flottait le drapeau du Hamas qui comme chacun sait est un mouvement aussi bienveillant que charitable. Personne ne conteste qu’il y ait du racisme en France, mais quelle est cette espèce de Nation of islam à la française ou ces Black Panthers des banlieues qui viennent dire leur haine de la France et des « souchiens » ?

    Avec un sens développé de la manipulation des foules, ceux qui se nomment Les indigènes de la République ont tiré, pour leur profit l’indignation antiraciste. Personne aujourd’hui n’ose se revendiquer « raciste ». Le racisme c’est le mal primaire, lutter contre, c’est le B-A BA de la prise de conscience. Tout le monde est antiraciste aujourd’hui sauf cette République pratiquant un « racisme d’Etat » dont la police serait le bras armé. Cette pensée crapuleuse qui tord l’histoire, qui fait du mensonge sa raison d’être, prend aujourd’hui le relais du négationnisme à la Faurisson. La différence c’est que ces Indigènes de la République, savent mobiliser les banlieues à l’abri du masque bienveillant de l’antiracisme.

    Cette étonnante convergence des extrêmes dit la confusion du moment présent. Que des néonazis dénoncent des juifs, rien d’étonnant, mais de la part des indignés antiracistes qui « ne sont pas Charlie »? Ces slogans affichés dans cette dernière « marche de la dignité » que signifient-ils ? Que sont ces antiracistes dénonçant le pouvoir des « blancs » quand eux mêmes se regroupent au nom de la différence ethnique ? Quelles sont ces transes qui s’emparent des personnes dès lors que le nom d’Israël est prononcé ou dès que le signe juif apparaît?

    L’été 2015 la Mairie de Paris avait invité pour son opération Paris plage, la ville de Tel Aviv comme partenaire balnéaire. Il n’en fallut pas plus pour qu’une élue du Parti de gauche, Me Simmonet, soit saisie de convulsions progressistes et de stupeur antifasciste. « Honte sur la Mairie de Paris ! Invitation obscène etc. Inviter un pays colonialiste, raciste, etc ! » Nous n’avons jamais entendu madame Simmonet dénoncer le commerce extérieur de la France avec la Chine, l’Egypte, l’Iran, le Qatar, l’Arabie des Saoud, etc. etc.

    « Israël objet érotique ? » dirait Gainsbourg. Voilà que toutes sortes de gens sont pris de convulsions dès lors que ce nom commettrait une infraction aux codes de l’actuelle bienséance planétaire. Ces progressistes se taisent quand 250.000 personnes sont tuées en Syrie, quand des femmes yezidies sont vendues comme esclaves, quand deux cents écolières sont kidnappées au Nigéria, quand, en Irak, un nouveau Calife fait massacrer des milliers de personnes au nom d’Allah ou couper en rondelles les chrétiens qui refuseraient la conversion. Ces comportements ne seraient-ils que des gestes de mauvais goût. Par contre, si Israël s’inquiète, à l’ONU, des projets explicites d’anéantissement tenus à son encontre, par un autre pays de cette même ONU, la célèbre Commission des droits de l’homme (à laquelle contribue désormais notre amie l’Arabie saoudite) s’empresse de dénoncer la barbarie de l’Etat juif.

    Depuis les années 70 l’antisionisme a su positiver la vieille haine des Juifs. Ce nouveau virus intellectuel a pris le relais d’un virus bien plus ancien qui incitait à haïr les Juifs, à les massacrer, à les brûler, à les expulser, à saccager leurs livres, à les dénoncer, à leur attribuer toutes sortes de maléfices, à les condamner, à les gazer. A son apogée avec le nazisme, cette haine a régressé pendant un peu plus de vingt ans, mais a muté à la fin des années 60 dès que le mot « Israël » prit une certaine force répulsive qu’on ne lui soupçonnait pas.

    L’antisémitisme a su faire sa mue: à Durban en Afrique du Sud, en 2001, le vieil antisémitisme à la Drumont a fusionné avec l’antisionisme émancipateur. Ce fut au nom de l’antiracisme que furent scandés des progressistes « mort aux juifs » à la conférence de l’ONU contre le racisme. Cette maladie de l’esprit possède cette étonnante capacité mutagène de se reproduire sous des enveloppes différentes : aujourd’hui, le nouveau virus présente un double visage : brandir le couteau et se faire passer pour un petit agneau tombé du nid.

    Pourquoi aborder ici cette question récurrente de la haine des Juifs métamorphosée en haine d’Israël ? Parce que c’est le cœur du cœur de la présente folie furieuse. Parce que c’est le noyau de la haine que les islamistes vouent à la civilisation occidentale. Que dire de plus qui n’ait pas déjà été dit, décrit, analysé par Poliakov ou par Taguieff ? Pourquoi des centaines de milliers de personnes communient-elles dans cette religion qui n’ose pas s’affirmer telle ? La haine d’Israël a ceci de particulier au XXIe siècle qu’elle relève de la même fantasmagorie qui attribuait aux Juifs la responsabilité de la peste noire au Moyen Age. Souvenez vous : quand des requins se mirent à dévorer des touristes allemandes à Sharm el Sheik, le directeur du tourisme d’Egypte en attribua la responsabilité au maléfique Mossad qui aurait dressé ces requins tueurs afin de faire fuir les touristes pour porter un mauvais coup à l’Egypte. Personne n’a encore formulé l’hypothèse d’une responsabilité israélienne dans la fonte de la banquise. Pourtant c’est bien un certain Mr Iceberg qui avait déjà torpillé le Titanic ne l’oublions pas… Faut il en rire ou en pleurer ? De la Palestine, la Propalestine a peu le souci. Cette dernière juste cause relève de la fiction: c’est la haine d’Israël qui mobilise. Le reproche fait à l’histoire contemporaine a été très simplement formulé par le président iranien Rohani : Israël serait « illégitime » c’est à dire que cet Etat n’a pas le droit d’être et c’est bien ce qui se pense ou se dit aujourd’hui : Israël, vous êtes de trop ! Disparaissez s’il vous plait ! Qu’est ce que le monde serait en paix s’il n’y avait pas cet empêcheur de tourner en rond nommé Israël !

    C’est ainsi et ça ne date pas d’hier et il faut en prendre son parti. Quand le Rouletabille justicier des turpitudes publiques et privées, autant que des mensonges des puissants, Edwy Plenel, cite Mandela pour accabler Israël, voilà que l’on découvre que la citation en question était un faux fabriqué. Mais son auteur, palestinien, trop fier de son invention et trop vaniteux pour rester discret, vend la mèche. Plenel doit benoitement présenter des excuses. Je n’ai pas fait le B-A BA du travail, vérifier mes sources, concède-t-il. Oui mais ! – car il y a toujours un « mais » quand on accorde quelque chose à Israël- si j’ai commis une erreur factuelle j’avais politiquement raison ! déclare en l’occurrence le créateur de Médiapart.

    A l’automne 2015, le journal Le Monde a sonné la charge contre la source cachée de tous nos malheurs politiques. Il ne saurait y avoir de fumée sans feu et la menace Bleue Marine autant que le basculement à droite de la pensée dominante inquiète tous nos vigilants antifascistes. Il faut dénoncer les inspirateurs de cette droitisation, en dresser la liste, battre le tambour contre ce rappel à l’ordre comme l’avait si bien fait Daniel Lindenberg. Ils ont des noms : Houellebecq, Zemmour et Finkielkraut. Comment la réaction contamine-t-elle les esprits ? Lisez Houellebecq, lisez Zemmour, lisez Finkielkraut. En France il n’y a pas de pire insulte que d’être d’abord traité de raciste, mais surtout dans la sphère de la pensée d’être traité de « réac ». Vous pouvez tuer père et mère, il y aura toujours une interprétation, sublime, forcément sublime, pour trouver des raisons à votre geste, mais « réac », non c’est le mot de trop, et c’est insupportable pour le Nouvel Observateur qui depuis qu’il est devenu L’Obs vire à babord toutes voiles dehors. Le penseur réac voilà l’ennemi et Le Monde se fend en octobre 2015 de trois Une successives pour dénoncer et nommer ceux qui inspirent le FN ou ceux dont le FN fait un si bon usage. Le Bien a trouvé ses marques et la gauche son renouveau. Voilà que dans l’ordre des priorités, l’ennemi numéro un en France est nommé : ces-intellectuels-que-le-Front-National-utilise doivent être prioritairement débusqués et leurs noms inscrits sur la liste noire que Daniel Lindenberg s’apprête à republier. Que serait la pensée éclairée sans cette bouée magique portée par le Front National ? Que serait la pensée progressiste sans l’aubaine de la dénonciation du retour-aux-années-les-plus-sombres-de-notre-histoire? On se le demande, tant cette béquille repoussoir sert d’alibi à ceux qui se réclament des Lumières et l’amour de l’Autre. Voilà donc le retour réchauffé de la menace fasciste annoncée, cyclique, déjà vue, déjà lue, déjà entendue, de cette pensée toute faite, artificielle qui s’invente des ennemis radicaux pour éviter d’avoir à penser une complexité dont elle prétendait détenir les clefs. On le sait bien, dans ce pays qui aime les idées, on préfère encore et toujours se tromper avec Sartre plutôt qu’avoir raison avec Aron.

    A la suite des attentats contre Charlie et l’hyper casher, Philippe Lioret, réalisateur de Welcome, un film sur la condition des migrants sans papiers dans la France de 2008, a déclaré la chose suivante sur France Inter : « J’ai un truc en tête depuis un moment dont je n’entends jamais parlé de ça dans les médias. Où elles sont les responsabilités de cette crise si on remonte dans le temps ? La Guerre des six jours par exemple. En 1967, les Israéliens sont rentrés en Cisjordanie et à Gaza. Ils ont spoliés les Palestiniens. Est-ce que ça n’a pas été le début d’un truc terrible sur l’identité arabe, qui aujourd’hui nous amènerait à cette espèce d’intégrisme musulman (…) L’Occident est toujours responsable. Ce sont les gens qui ont de l’argent qui décident », a-t-il ajouté.

    Dans Libération du 9 janvier 2015 dans le courrier des lecteurs, Nicolas Gardères, avocat, est exemplaire de la perspicacité bien pensante: « Il est des événements dont on pense intuitivement qu’ils structurent le temps, l’époque, l’Histoire. Des événements qui créent l’avant et l’après. L’attentat contre Charlie Hebdo est de ceux-là (…) Il est l’occurrence énorme qu’attendait le paradigme qui monte : celui de la haine. (…) l’attentat contre Charlie Hebdo a la sale gueule de Renaud Camus, d’Eric Zemmour et de Marine Le Pen. Il a la sale gueule de leur victoire idéologique. Partout, ce sont leurs mots, leurs images, leurs fantasmes, leurs prédictions, qui résonnent sur l’air goguenard du on-vous-l’avait-bien-dit. »

    Plus récemment une autre affaire a ajouté à cette inversion des causes et des responsabilités. Pour avoir osé évoquer l’antisémitisme banalisé dans la culture arabo-musulmane présent au Maghreb, l’historien Georges Bensoussan risque d’être cité par le MRAP « devant le tribunal correctionnel pour injures racistes et provocation à la haine et à la violence raciste ». Une pétition signée par une vingtaine de personnes a été adressée au CSA pour dénoncer les propos tenus par Georges Bensoussan lors d’un débat avec Patrick Weil au cours de l’émission « Répliques » animée par Alain Finkielkraut sur France Culture le samedi 10/10/2015.

    Dans l’émission Répliques, Georges Bensoussan avait paraphrasé les propos du sociologue d’origine algérienne Smaïn Laacher qui déclarait en l’occurrence : « donc cet antisémitisme il est déjà déposé dans l’espace domestique. Il est dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif. Mais ça toutes les familles arabes le savent. C’est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir que cet antisémitisme il est d’abord domestique (…) il est là, il est dans l’air que l’on respire ». Nulle part on ne pouvait trouver trace d’arguments « biologiques » pour étayer ces constats. La métaphore « téter avec le lait de la mère », employée par Georges Bensoussan, n’avait fait qu’exprimer à travers une métaphore ce que déclarait Smaïn Laacher. De leurs côtés les sites internet « Palestine solidarité » et « Oumma.com » s’associaient à ces dénonciations dans des termes d’une extrême violence. Oumma.com a publié un appel à la guerre civile sous la plume de Jacques-Marie Bourget : « L’énormité se passe de commentaires. Avec Finkielkraut à la barre, dans son émission « Répliques », tribune offerte par le service public, c’est-à-dire nos impôts, tout est possible et la zemmourisation poursuit de courir son train infernal. Ainsi, le 10 octobre, voici ce que l’immense philosophe de la haine a permis d’entendre. Celui qui parle est Georges Bensoussan, un historien, responsable éditorial au Mémorial de la Shoah : « (…). Il n’y aura pas d’intégration tant qu’on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. (…) C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère » Je n’ai pas entendu dire que le CSA ou la direction de France Culture, s’ils existent encore, avaient rappelé Finkielkraut à ne pas propager haine et mensonge. (…) À Smaïn Laacher, qui n’est pas Gandhi, on pourrait faire remarquer que ce que les musulmans français « tètent », ce n’est pas l’antisémitisme mais d’abord le lait d’amertume, celui de l’injustice historique faite au peuple palestinien. Si personne ne vient crier « halte à la haine », armons-nous et préparons dès maintenant la guerre civile ».

    Ce qu’a rapporté Georges Bensoussan, d’autres grands intellectuels, notamment maghrébins, l’ont déjà souligné en faisant remarquer qu’il était plus facile de se voiler la face que de dire le réel dans sa crudité, sans pour cela tomber dans un quelconque racisme. Boualem Sansal, Kamel Daoud, Fethi Benslama, Riad Sattouf, pour ne citer que des auteurs reconnus en France, ont largement décrit et dénoncé ces éléments culturels hélas fréquemment présents dans les mentalités de ces populations. Évoquer de surcroit un « glissement assuré d’un racisme culturel à un racisme biologique » relève de la bêtise autant que de la plus parfaite mauvaise foi.

    Si la République souffre aujourd’hui de tant de territoires occupés par cette haine si fraternelle, c’est bien parce qu’elle n’ose pas regarder en face ce mal qui la ronge. Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues sont réels mais ils ne pourront être réduits qu’à la condition première d’un examen critique sur cette fuite délirante. Ce ne sont pas les Juifs ni Israël qui sont la cause de ce malheur mais bien plutôt ce qui est arrivé à cette culture née dans l’islam ou née dans l’héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu’en elle même la source du désastre actuel. Ce n’est pas Israël qui affame et bombarde le camp palestinien de Yarmouk en Syrie. L’historien Bernard Lewis posait cette question pertinente « Que s’est il passé ? » pour que cet héritage se trouve à ce point dévoyé ? Ce naufrage de la raison n’affecte pas seulement la sphère arabo musulmane. Il affecte aussi les catégories de la pensée qui se veut progressiste. Que se passe-t-il dans la tête de L’Obs quand il fait cette couverture sur les nouveaux intellos de gauche en précisant à l’intérieur d’un rond jaune : « Avec 0% de Finkielkraut, Zemmour et les autres… »

    Le XXIe siècle sera-t-il celui de la victoire posthume du camarade Staline ? A-t-on su tirer des leçons de l’aveuglement des intellectuels devant les séductions idéologiques totalitaires ? On peut craindre que la réponse soit négative et que la culture du déni idéologique de la vérité des faits reste la norme. André Glucksmann a eu l’immense mérite de lire l’histoire les yeux ouverts, de sortir de l’hypnose idéologique et de dénoncer, après Raymond Aron, le goût renouvelé des intellectuels de gauche pour cet opium. Les incantations conjuratoires, même parées des mots du progressisme, de ceux de l’antiracisme, loin d’éloigner le Mal ne font qu’annoncer des cimetières pour tous.

    Cours camarade, la fosse commune est derrière toi mais les égorgeurs sont devant toi !

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  4. jcdurbant dit :

    Plus bête que moi, tu meurs !

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  5. jcdurbant dit :

    HOW DO YOU FIGHT STONE AGE WILD BEASTS WITH YOUR HANDS TIED WITH POSTMODERN LAW REGULATIONS ?

    “The French have had many threats recently, but not something actionable, and then this attack happened. Specific people in the Muslim community have been subjected to radical propaganda and these people are all over Paris and their major cities. (…) The taxi that I came to the airport in was able to pull into the terminal drop-off area without any check and I entered the airport without any security check as well. The airport could have been an easy bombing target.”

    Dina Lisnyansky (Islamic terrorism consultant, Bar-Ilan University)

    A source familiar with French officials told the Post that French law has tied the hands of the security forces and that President François Hollande is planning to update the legal system so it can more adequately deal with Islamic radicals …

    http://www.jpost.com/Middle-East/ISIS-Threat/French-authorities-have-their-hands-tied-in-fight-against-Islamic-terrorism-433190

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  6. jcdurbant dit :

    Une jolie histoire et devinez qui est accusé à la fin ?

    https://rutube.ru/video/cf49b6bbdee7ca15c3e3a481a1c3a630/

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  7. jcdurbant dit :

    PITY THE POOR DESPERATE MILITANTS (Boboland empathizes with the victims of the system)

    “They’re stupid, but they aren’t evil. They are victims of a system that excluded them from society, that’s why they felt this doesn’t belong to them and they could attack. There are those who live here in alienation, and we are all to blame for this alienation.”

    Sabrina (administrative worker in one of the theaters in the 11th arrondissement)

    “After the attacks in January, they said we should unite, but that essentially meant that we should be together and not think independently.They don’t want us to think that maybe it’s connected to the policies of our government and of the United States in the Middle East. These are people the government gave up on, and you have to ask why.

    Clemens Mama (teacher)

    “Daesh is so dangerous to France. Perhaps it’s correct to bomb them in the name of democracy and freedom, but it brought the war in Syria to us in France. I don’t think it’s worth it.”

    Johann Crispel (business student at a college near one of the restaurants that was attacked)

    It was hard to find anyone at this gathering who would say a bad word about the attackers, and expressions of patriotism were restrained. Perhaps it should be no surprise in this part of town. Most residents of the 11th arrondissement are what the French call “bobo,” bohemian and bourgeois, middle-class academics in their 30s and 40s with clearly leftist leanings.

    Yes, airstrikes was one of ISIS’ insane grievances with the French that prompted this attack, but so was the fact that they viewed Paris as the capital of abomination and perversion. These folks will find any reason to attack the infidels, and, of course, this action was done to place pressure on the French government to stop the airstrikes in Syria­–and to inject fear that no one is safe until these actions are taken.

    Also, alienation is a reason to commit terrorist acts that claims the lives of innocent people? I never knew the attendees inside the Bataclan Concert Hall were agents of this system, I guess they all deserved it or something, which appears to be the mindset of these “bobos.” Nothing excuses terrorist actions. Nothing legitimizes it. Also, do these people not know what they’re doing to the women in their territory?

    http://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2015/11/15/well-heres-one-paris-neighborhood-that-isnt-angry-at-isis-n2081142

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  8. jcdurbant dit :

    Le temps est venu pour les pays de condamner le terrorisme contre nous au même degré qu’ils condamnent le terrorisme dans le monde entier (…). Ce sont les terroristes qui sont coupables du terrorisme, pas les territoires, pas les colonies ou toute autre chose. c’est le désir de nous détruire qui perpétue ce conflit et alimente l’agression meurtrière contre nous.

    Benjamin Nétanyahou

    Les Français étaient très réticents à partager les informations, mais ce genre de coopération aurait pu permettre, par exemple, d’établir une liste de suspects que tous les pays, dont la France, auraient désignés comme étant interdits d’entrée.

    Ronen Bergman

    malgré les attaques de ces dernières années et l’afflux des migrants, l’Europe « n’a toujours pas entrepris les pas élémentaires pour faire face à la menace : l’établissement d’un centre de commandement et de contrôle commun pour le renseignement et la prévention parmi les Etats occidentaux, le suivi intrusif et la collecte de renseignement y compris contre ses propres citoyens représentant un danger, et un dispositif de contrôle aux frontières qui empêchera le trafic d’armes et de matériaux.

    Maariv

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  9. jcdurbant dit :

    Quand est-ce que nous Européens sortirons nos arrogantes têtes du sable ? (maintenant qu’on a la confirmation que plus rien de bon ne pourra de l’Amérique d’Obama)

    For years, European countries have been disinvesting in their security, expecting America to pick up the slack. Democratic elections, after all, are not won by promising sizeable and well-targeted military spending. Simultaneously, Europeans like to indulge in a false sense of moral superiority, encouraged by the continent’s many Snowdenistas, about a Europe that supposedly – unlike America – does not ‘spy’ on its citizens.

    One does not need to be a security expert to see that this mindset is no longer helpful. Whether Europe needs more CCTVs, more effective data collection programs, more spending on its police and military forces, or all of the above, is an open question. But it is important for Europeans to stop avoiding that debate – as they have for decades.

    A different danger lies in thinking that a compromise can be reached with the Islamists’ totalitarian worldview, by ensuring that Westerners do not cause ‘offense’ to Muslims. In the aftermath of the Charlie Hebdo attack, many — including some figures on the political right, such as the former Czech President Václav Klaus – suggested that freedom of expression should not take precedence over “the respect of one person for another.” In 2013, East London saw protests of Islamists over the sale of alcohol in local shops and restaurants. Some supermarket chains in the UK allow their staff to refuse, on religious grounds, to assist customers who want to purchase pork or alcohol. Without endorsing crass or offensive behavior, it is imperative for European leaders to stand up vocally for freedom of expression and for a culture of pluralism as the cornerstones of Europe’s society – even if their application causes offense.

    The most important job of governments is to protect their citizens against violence and aggression. In Europe’s current situation, this means beefing up its security capabilities and doubling down on attempts to resolve the catastrophic civil war in Syria. Needless to say, all of this is going to be much harder without America’s active presence …

    https://www.aei.org/publication/five-lessons-from-the-paris-attacks-for-europe/

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  10. jcdurbant dit :

    OUR FRIENDS THE SAUDIS (Speed for jihadists: Saudi prince caught at Beirut airport with 2 tons of amphetamines)

    Captagon is the brand name for the amphetamine phenethylline, a synthetic stimulant. The banned drug is consumed mainly in the Middle East and has reportedly been widely used by fighters in Syria …

    http://www.mintpressnews.com/saudi-prince-arrested-at-beirut-airport-with-2-tons-of-drugs/210651/

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  11. jcdurbant dit :

    Le silence criminel de l’Europe face au terrorisme contre Israël
    Pierre Lurçat
    UJPF

    Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai pas protesté, Je n’étais pas catholique.Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait personne pour protester.”

    Ces mots terribles du pasteur Martin Niemöller, écrits en 1942, alors qu’il était interné à Dachau, me sont venus en mémoire ces derniers jours, en voyant comment les médias français ont rendu compte des attentats en France et comment ils avaient rendu compte au cours des semaines précédentes, de la vague d’attentats en Israël, désignée sous le nom de “guerre des couteaux”.

    Comme dans le fameux poème de Niemöller, les médias et les dirigeants politiques français n’ont pas protesté contre les attentats quotidiens perpétrés en Israël contre des citoyens juifs. Ils ne sont pas Juifs…

    Au lendemain même des attentats du 13 novembre, les médias français ont maintenu leur blackout sur les attentats anti-juifs en Israël, une dépêche de l’AFP allant jusqu’à dresser une liste des pays victimes d’attentats islamistes des dernières années, dont Israël était délibérément absent… Les Juifs victimes du terrorisme palestinien en Israël n’ont pas même le droit, selon l’AFP et le gouvernement français, au statut de victimes.

    Cette attitude n’est pas seulement moralement abjecte ; elle est politiquement suicidaire. Car aux yeux des chefs et des partisans de l’Etat islamique, les “croisés” qui ont été frappés vendredi dernier à Paris ne valent pas mieux que les “sionistes” qui sont tués à Jérusalem ou à Hébron. Ils sont des victimes tout aussi légitimes.

    Les mêmes médias français qui ont refusé aux Israéliens juifs le statut de victimes, ont tenté de trouver un “marqueur” juif aux attentats du 13 novembre, en mettant en avant l’identité juive des anciens propriétaires du Bataclan et le fait que cette salle avait accueilli des galas de soutien aux garde-frontière israéliens, qui avaient suscité de violentes manifestations islamistes et des menaces d’attentats. Au-delà de son intérêt journalistique, cette information illustre la volonté de créer un lien, aussi ténu soit-il, entre les attentats et le conflit israélo-palestinien.

    De son côté, l’islamologue Gilles Kepel abonde dans la même direction en soulignant que les attentats ont été commis un vendredi soir, début du shabbat juif. En cherchant à tout prix un “marqueur” juif aux attentats du 13 novembre, ces commentateurs refusent d’admettre que les terroristes de l’Etat islamique visent aujourd’hui la France en tant que telle, considérée comme le pays de la Croix, comme le souligne Alexandre Del Valle dans un article éclairant (*).

    La configuration des attentats de novembre est très différente de celle des attentats de janvier, qui visaient avant tout les journalistes de Charlie Hebdo, blasphémateurs du prophète, et les Juifs de l’Hypercasher. Aujourd’hui c’est la France en tant que telle qui est visée. Comme disait le poète John Donne :

    « Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. »

    (*) http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-etat-islamique-est-pas-dans-fuite-en-avant-desordonnee-mais-dans-strategie-extremement-pensee-declenchement-guerre-2443592.html

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  12. jcdurbant dit :

    On s’est servi de l’expérience de nos amis étrangers et notamment des techniques utilisées en Israël mais aussi dans d’autres pays. Ce sont des techniques pour essayer d’avoir le moins de dégâts possibles avec un kamikaze.

    Jean-Michel Fauvergue (directeur du Raid)

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  13. jcdurbant dit :

    Quand on voit des pays qui vivent avec le terrorisme larvé, les Etats-Unis ou Israël. Ces pays ont changé leur façon d’être. A New York, il y a des numéros d’urgence partout dans le métro. Il faut avoir les mêmes pratiques en France. Nous avons trop laissé faire. Il faut changer beaucoup d’habitudes. Nous avons une certaine lassitude de la sécurité mais il va falloir faire passer ça.

    Patrice Pelloux

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  14. jcdurbant dit :

    «Il est impossible dans le contexte actuel d’accueil des réfugiés et d’absence de contrôles aux frontières de suivre tous les suspects, de faire des filatures, des planques, avec d’aussi faibles moyens. En face, ils sont très pros. »

    Policier

    « Notre boulot, c’est surtout d’anticiper une crise. Aujourd’hui, on nous demande d’enquêter après les attentats qu’on n’a pas réussi à empêcher, c’est terrible. »

    Policier

    « Ce sont les politiques qui nous ont mis dans cette situation. Ils ont traîné. Dès l’affaire Merah, on pouvait agir, mais l’élection présidentielle a eu lieu entre-temps et la gauche a mis trois ans à comprendre que la menace était réelle ! Les médias disent n’importe quoi. On raconte que les Turcs nous ont prévenus de la radicalisation d’Omar Ismaïl Mostefaï. C’est n’importe quoi ! »

    Commissaire

    « J’ai vu passer les dernières notes de synthèse avant les attentats. Le Bataclan était identifié comme cible potentielle depuis 2011 ! En juillet dernier, un djihadiste interrogé a lâché que les salles de concert rock étaient des cibles prioritaires. Mais rien n’a été pris au sérieux. C’est là qu’on a appris que le Bataclan était dans le viseur des islamistes. Notre hiérarchie préconise des mesures mais elle n’est pas écoutée. Il n’y a même pas eu une voiture de police à proximité ! »

    Policier

    Comment Abdelhamid Abaaoud, considéré comme un “émir” de l’État islamique chargé des opérations terroristes en France, en Italie et en Espagne, a-t-il pu faire des allers-retours entre la France et la Syrie, sans être inquiété ? Dans Dabiq, la revue de l’État islamique, Abaaoud clamait fièrement : « J’ai pu aller et venir malgré le fait que j’étais pourchassé par tous les services de renseignements. […] Mon nom et mon image sont connus de tous ; […] j’ai pu rester dans leur pays, préparer des opérations contre eux et repartir sain et sauf. »

    « Il y a eu des failles dans l’ensemble du système européen » (sic), a reconnu le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Comment Samy Amimour, sous contrôle judiciaire, à qui on a retiré son passeport et sa carte d’identité pour motif de préparation d’un projet terroriste, a-t-il pu récupérer ses papiers après avoir signalé une perte au commissariat ? Pourquoi la justice ne s’est-elle pas inquiétée, quand il a cessé de pointer au commissariat alors qu’il y était contraint ?

    Autre dysfonctionnement : le lendemain des attentats, Salah Abdeslam, qui a été condamné à de la prison ferme, a été contrôlé par la gendarmerie nationale à Cambrai puis par la police belge, qui le connaissait bien et l’avait classé dans la catégorie 36.2 (délinquant de droit commun). Il n’a pas été arrêté. La police belge n’avait pas pris soin de transmettre ses informations aux autorités françaises… Un agent de la DGSI explique : « Tant qu’il n’y aura pas de fichier commun aux pays de l’Union européenne, de telles erreurs se reproduiront. » Aujourd’hui visé par un mandat d’arrêt international, l’homme court toujours.

    Enfin, le troisième terroriste qui s’est fait exploser au Stade de France, porteur d’un passeport syrien au nom de Mohammad al-Mahmod, a été contrôlé en Grèce, le 3 octobre. L’homme se serait glissé parmi des migrants, en profitant de l’absence de contrôles aux frontières.

    http://www.valeursactuelles.com/le-difficile-echec-des-services-de-renseignements-57436

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  15. jcdurbant dit :

    Confirmation du Canard:

    Depuis cinq ans, la police savait qu’un groupe terroriste avait projeté un attentat suicide contre le Bataclan. La justice, et plus précisément le pôle antiterroriste n’en a pas davantage soufflé mot mais elle aussi le savait », écrit le « Canard enchaîné » qui, dans son édition parue ce mercredi, s’étonne de » l’absence d’alerte et de vigilance » des autorités françaises.

    Les Echos

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  16. jcdurbant dit :

    Si la présence anticipée de la presse par rapport à l’intervention a pour conséquence que les personnes qu’on souhaite interpeller disparaissent, que dirait-on le lendemain?

    Claude Fontaine (directeur général de la police judiciaire belge)

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  17. jcdurbant dit :

    Bill Maher: « Les Européens se sont toujours comportés comme des salauds envers Israël, j’espère qu’ils sauront dorénavant montrer davantage de sympathie pour Israël et de compréhension pour ce que ce pays endure » …

    « Europe has been real assholes about Israel. I mean, in general. The U.N., as of 2015, the United Nations Human Rights Council had issued more official condemnations of Israel than the rest of the world’s nations combined. I wonder now that Europe has been attacked four times now in a little over a year, and they say ISIS has 400 fighters that they are ready to introduce back into Europe, and they’re trying to get a dirty bomb. Maybe Europe will have a little more sympathy for what Israel goes through. »

    Bill Maher

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  18. jcdurbant dit :

    « On sait que la gendarmerie n’est pas intervenue alors qu’elle était présente sur place. On sait que la force sentinelle, qui avait six militaires en armes devant le Bataclan n’est pas intervenue au moment où le carnage se produisait au Bataclan. Ils ont estimé qu’ils ne devaient pas intervenir car leurs règles d’engagement ne prévoyaient pas qu’ils devaient intervenir. Leurs règles prévoyaient qu’ils ne pouvaient que se protéger eux-mêmes. »

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2787904/2016/07/05/Six-militaires-en-armes-devant-le-Bataclan-ne-sont-pas-intervenus.dhtml

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  19. jcdurbant dit :

    « En Israël on essaie de prévoir quel va être le prochain coup des terroristes. Chaque année ou chaque deux ans le terrorisme change de figure et de modus operandi donc on doit être à chaque fois préparés à un nouveau profil du terroriste, ce qui nous amène à être dans la prévision et la prévention », a expliqué à i24news Raphaël Jerusalmy, un ancien officier des services de renseignement.

    Outre, les fouilles, les détecteurs de métaux, les agents de sécurité en patrouille ou les unités mobile antiterroristes à moto, l’arsenal juridique hérité du mandat britannique en raison de l’état d’urgence quasi permanent dans lequel se trouve Israël depuis 1948 permet de telles mesures.

    La société civile joue également un rôle dans la lutte antiterroriste et a développé un esprit défensif collectif, notamment avec l’importance donnée à la vigilance et à sa capacité à réagir face à n’importe quelle situation.

    De nombreux terroristes ont pu être ainsi arrêtés grâce à la réactivité des civils, qui ont parfois recours à des objets du quotidien comme cela a été le cas d’Yishay Mongomery, l’Israélien qui a essayé d’arrêter un terroriste avec sa guitare en mars dernier à Jaffa.

    « 90 % du travail est fait par les services de renseignements, cela relève de la prévision mais si cela échoue vous êtes déjà en grand danger et vous devez penser vite. Les israéliens n’ont pas l’habitude de prendre à la légère la menace qui les entoure, ils réfléchissent tout le temps au pire et c’est la raison pour laquelle ils sont souvent mieux préparés », a déclaré Raphaël Jerusalmy sur le plateau d’i24NEWS.

    En somme, outre les mesures de sécurité préventives, la lutte antiterroriste en Israël passe par sa société qui en cas de drame se rassemble unanimement, des forces de sécurités aux médias en passant par les hôpitaux qui sont immédiatement mobilisés.

    http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/121081-160726-israel-un-modele-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme

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