Médias: Quand le chien est mordu par l’homme (Disinformation 101: Dog bites dog)

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La loi naturelle n’est pas un système de valeurs possible parmi beaucoup d’autres. C’est la seule source de tous les jugements de valeur. Si on la rejette, on rejette toute valeur. Si on conserve une seule valeur, on la conserve tout entier. (. . .) La rébellion des nouvelles idéologies contre la loi naturelle est une rébellion des branches contre l’arbre : si les rebelles réussissaient, ils découvriraient qu’ils se sont détruits eux-mêmes. L’intelligence humaine n’a pas davantage le pouvoir d’inventer une nouvelle valeur qu’il n’en a d’imaginer une nouvelle couleur primaire ou de créer un nouveau soleil avec un nouveau firmament pour qu’il s’y déplace. (…) Tout nouveau pouvoir conquis par l’homme est aussi un pouvoir sur l’homme. Tout progrès le laisse à la fois plus faible et plus fort. Dans chaque victoire, il est à la fois le général qui triomphe et le prisonnier qui suit le char triomphal . (…) Le processus qui, si on ne l’arrête pas, abolira l’homme, va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes. Les méthodes peuvent (au premier abord) différer dans leur brutalité. Mais il y a parmi nous plus d’un savant au regard inoffensif derrière son pince-nez, plus d’un dramaturge populaire, plus d’un philosophe amateur qui poursuivent en fin de compte les mêmes buts que les dirigeants de l’Allemagne nazie. Il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres ″chanceux″ d’une génération ″chanceuse″ qui a appris comment s’y prendre. C.S. Lewis (L’abolition de l’homme, 1943)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
Si un homme est mordu par un chien, ce n’est pas une nouvelle intéressante, mais si un chien est mordu par un homme, ça, c’est une nouvelle. Alfred Harmsworth
L’expression anglaise « dog bites dog » (« chien mordu par un homme » en français) est une version raccourcie d’un aphorisme de journalisme qui décrit comment un événement inhabituel, peu fréquent (par exemple, un chien mordu par un homme) est plus susceptible d’être considéré comme nouvelle qu’un événement ordinaire ayant des conséquences similaires, tel qu’un chien qui a mordu un homme. Un événement est généralement considéré comme plus médiatique s’il a quelque chose d’inhabituel; un événement banal est moins susceptible d’être considéré comme digne d’intérêt, même si les conséquences des deux événements ont des résultats objectivement semblables. Il en résulte que les événements plus rares apparaissent plus souvent sous forme de nouvelles  alors que les événements plus courants apparaissent moins souvent, ce qui fausse la perception des consommateurs de nouvelles de ce qui constitue un taux ‘normal » d’occurrence. On retrouve le même phénomène dans une autre aphorisme journalistique selon lequel ‘pn ne parle pas des avions qui ne s’écrasent pas » (« on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure » en français). Wikipedia
L’assemblée générale (…) considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. Résolution 379 (ONU, le 10 novembre 1975)
L’assemblée générale décide de déclarer nulle la conclusion contenue dans le dispositif de sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. Résolution 4686 (ONU, le 16 décembre 1991)
You can be full of kindness and love, but you cannot sleep next to a mad dog. I call them troublemakers, because they are troublemakers. Buddhist leader Ashin Wirathu
Ashin Wirathu (..) est un moine bouddhiste birman, un des leaders spirituels du mouvement s’attaquant à la minorité birmane Rohingya de confession musulmane. Il est le leader du mouvement 969 et un membre influent de l’association Ma Ba Tha (မဘသ) qui prône notamment le boycott des commerces musulmans et l’interdiction des mariages interreligieux. Il attise la haine, crime pour lequel il a d’ailleurs été condamné en 2003 à 25 ans de prison. Il a été libéré en 2010 lors d’une amnistie nationale. Le magazine Time du 20 juin 2013 qui le met à la une comme étant le « Hitler de Birmanie » a été interdit de diffusion en Birmanie. Le magazine The Economist du 27 juillet 2013 le décrit comme un « chauviniste notoire », pour qui « le bouddhisme est l’équivalent d’un nationalisme étroit ». Son mouvement fait un large usage des réseaux sociaux pour diffuser des propos islamophobes qui se sont faits de plus en plus violents dans la période préelectorale des élections législatives de novembre 2015, favorisant la volonté du gouvernement d’exclure de ces élections les candidats musulmans et les électeurs Rohingyas. Wikipedia
Jewish man dies as rocks pelt his car in West Bank NYT headline
Les Américains défient Pékin en mer de Chine Le Monde
Aux fins de la délimitation de la mer territoriale, les installations permanentes faisant partie intégrante d’un système portuaire qui s’avancent le plus vers le large sont considérées comme faisant partie de la côte. Les installations situées au large des côtes et les îles artificielles ne sont pas considérées comme des installations portuaires permanentes. article 11
Sous réserve de la Convention, les navires de tous les Etats, côtiers ou sans littoral, jouissent du droit de passage inoffensif dans la mer territoriale. Article 17
1. L’Etat côtier ne doit pas entraver le passage inoffensif des navires étrangers dans la mer territoriale, en dehors des cas prévus par la Convention. En particulier, lorsqu’il applique la Convention ou toute loi ou tout règlement adopté conformément à la Convention, l’Etat côtier ne doit pas : a) Imposer aux navires étrangers des obligations ayant pour effet d’empêcher ou de restreindre l’exercice du droit de passage inoffensif de ces navires ; b) Exercer de discrimination de droit ou de fait contre les navires d’un Etat déterminé ou les navires transportant des marchandises en provenance ou à destination d’un Etat déterminé ou pour le compte d’un Etat déterminé. Article 24
Ainsi, les Chinois en plusieurs endroits procèdent à une interprétation abusive du droit de la mer pour potentiellement faire valoir une souveraineté non fondée sur la mer de Chine du Sud au détriment des autres états riverains. Si ces états sont en premier chef concernés par les conséquences des méthodes que la Chine utilise progressivement pour faire valoir des droits qui ne sont pas encore reconnus comme fondés, la communauté internationale peut à tout instant en subir les contre coups, parce qu’il peut y avoir menace sur la liberté de la navigation tant maritime qu’aérienne, tant civile que militaire. En ce sens les compagnies maritimes et aériennes européennes sont elles aussi concernées et leurs états d’appartenance ne peuvent accepter de se contenter de belles promesses chinoises quant à une quelconque garantie pérenne de la liberté de la navigation en mer de Chine du Sud. Et cela tant que la Chine persistera à vouloir faire de cette mer une mer chinoise. La mer de Chine du Sud est une mer internationale et il ne peut en être autrement. S’il est indéniable que derrière les prétentions chinoises se cache un souci de sécurité nationale avant même de quelconques appétits économiques liés à l’exploitation des richesses de la mer, il ne peut en aucun cas être reconnu à la Chine de s’emparer d’une mer internationale pour construire une partie de sa stratégie de défense. Daniel Schaeffer
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, vous ne vous êtes pas demandé depuis combien de temps cette occupation israélienne s’est prolongée sur notre terre : 67 ans (soit, depuis la création d’Israël), combien de temps pensez-vous que cela peut encore durer. Mahmoud Abbas
L’Etat actuel d’Israël n’est pas légitime. C’est pourquoi nous n’avons pas de relations avec eux car nous ne considérons pas cet Etat comme légitime. Nous pensons que toutes les personnes qui étaient d’origine palestinienne et qui sont en errance à l’étranger doivent pouvoir tous revenir sur leurs terres. Il faut qu’il y ait des élections publiques sous la supervision des Nations unies et quels qu’en soient les résultats, nous les accepterons. (…) nous parlons d’un Etat. Que tout le monde se réunisse et vote. Avant 1948, il y avait un seul pays. Nous voulons retourner à cette situation. (…) Nous parlons du vote du peuple. Une fois réunis, tous les juifs, tous les musulmans, tous les chrétiens, tous ceux qui appartiennent à cette terre et sont aujourd’hui réfugiés doivent revenir dans leur pays et voter. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas de relation avec cet Etat. La seule solution, c’est une élection libre. (…) De grandes compagnies, notamment Airbus, sont présentes en Iran. Nous achèterons, c’est vrai, à ces grandes compagnies, et notamment Airbus.  (…) L’Iran, à aucun moment, n’a souhaité fabriquer une bombe atomique, ni hier, ni aujourd’hui. Hassan Rohani
These findings show the degree to which the recent Palestinian perpetrators of violence reflect and are acting on the basis of views widely held in their society. Though they may be lone wolves in the technical sense of not belonging to an organizational command structure, they are anything but alone within their communities. To the contrary, they are surrounded by people who share many of their core beliefs, who justify the attacks they are carrying out, who see their actions as potentially valuable in furthering Palestinian goals, and who can be counted on to venerate them and their families. (…) 79 percent of Palestinians believed Hamas had won the war and only 3 percent saw Israel as the victor (…) 64 percent declared their support for “armed attacks against Israeli civilians inside Israel” (meaning, among other things, suicide bombings in Israeli population centers), and 54 percent applauded the event that in large measure had precipitated the 50-day war: the abduction and murder by Hamas operatives of three Israeli teenage boys hitchhiking home from school. (…) the view commanding an absolute majority in all 25 polls, at an average of 59 percent, is that Israel’s aspirations are “Extending the borders of the state of Israel to cover all the area between the Jordan River and the Mediterranean Sea and expelling its Arab citizens.” (…) A majority of Palestinians, 51 percent, assert that Israel will “destroy al-Aqsa and Dome of the Rock mosques and build a synagogue in their place.” (…) On average, only 11 percent believe Israel will maintain the status quo; 16 percent hold that it will allow Jews to visit any time or to pray there; one-fifth claim that it will “divide the al-Haram area between Muslims and Jews, allowing Jews to establish a synagogue next to al-Aqsa mosque”; while the majority, 51 percent, assert that Israel will “destroy al-Aqsa and Dome of the Rock mosques and build a synagogue in their place.” Again, a position with no basis in the policies of any of the parties in Israel’s governing coalition or opposition is assumed by an absolutely majority of Palestinians to reflect the true intentions of its government. (…) Regarding the first characteristic, “violent,” 76 percent gave Israelis the highest rankings, a 4 or 5. On the second trait, “honest,” 67 percent scored Israel a 1 or 2. The third trait was “intelligent,” and here Palestinians gave Israelis credit, with 61 percent rating them a 4 or 5. Two years later, with the second intifada well under way, JMCC did a similar poll showing even more pronounced results. The proportion of Palestinians scoring Israelis at 5 for violence went up to 88 percent, with another 7 percent giving them a 4. More than four-fifths saw Israelis as dishonest. In place of “intelligent,” JMCC pollsters asked to what extent Israelis were “strong,” and here 58 percent of Palestinians gave them high marks. (…) Regarding Jews, 94 percent of Palestinians reported a “very unfavorable” opinion. (Only 23 percent reported a very unfavorable opinion of Christians.) In this respect, Palestinian views are par for the course in the Arab world: between 92 and 95 percent of Lebanese, Egyptians, and Jordanians also expressed very unfavorable opinions of Jews. Two years later, Pew repeated the questions and achieved comparable results. In the latter survey, Pew also asked whether some religions were more prone than others to violence. More than half of Palestinians averred that this is the case, and of these, 88 percent fingered Judaism as the most violent. (The other choices were Islam, Christianity, and Hinduism.) (…) When presented with several statements describing actions that could be viewed as morally right or wrong, 72 percent declared it morally right to deny that “Jews have a long history in Jerusalem going back thousands of years,” while 90 percent declared “Denying that Palestinians have a long history in Jerusalem going back thousands of years” to be morally wrong. (…)  In 1995, when JMCC asked whether Israel had a right to exist, 65 percent responded negatively. Similarly, in a 2015 poll commissioned for the Washington Institute for Near East Policy by David Pollock, who has conducted surveys of the Arab world for more than two decades, fieldworkers from the Palestinian Center for Public Opinion asked residents of the West Bank and Gaza: “Do you think that Jews have some rights to the land along with Palestinians?” Only 12 percent agreed that “Both Jews and Palestinians have rights to the land,” while more than 80 percent asserted that “This is Palestinian land and Jews have no rights to it.” (…) In 2011, the Greenberg poll asked Palestinians to choose which statement is more accurate: “I am certain Israel will exist 25 years from now as a Jewish state with a Jewish majority” or “I am not so certain . . . .” Over 60 percent doubted Israel would continue to exist as a Jewish state. In the 2015 Washington Institute poll, a similar question was asked, with different wording and a lengthened time horizon. In response, only a quarter of Palestinians believed Israel would continue to exist as a Jewish state “in another 30 or 40 years.” A comparable number thought it would exist as a bi-national state of Jews and Palestinians, while close to half said Israel would no longer exist either “because Arab or Muslim resistance will destroy it” or “because it will collapse from internal contradictions. » In (…)  a PSR poll in December 2001, one of whose questions was: “In your opinion, are there any circumstances under which you would justify the use of terrorism to achieve political goals?” Fifty-four percent responded that there were no such circumstances; 37 percent said there were. At first glance, this would indicate the majority’s rejection of terrorism on moral grounds, a particularly significant finding since the poll was conducted at the height of the second intifada. (…)  In that same poll, 98 percent said the 1994 killing of 29 Palestinians in Hebron by Baruch Goldstein was terrorism, but only 15 percent were willing to label as terrorism a 2001 attack by Palestinian suicide bombers that killed 21 Israelis at the Dolphinarium night club in Tel Aviv. Likewise, 93 percent described as terrorism Israel’s August 2001 assassination of the head of the PFLP, a PLO wing that repudiated the Oslo accords and carried out numerous attacks against Israelis, but only 10 percent countenanced the term to describe the PFLP’s assassination of the right-wing Israeli government minister Rehavam Ze’evi two months later. When asked hypothetically if Israel’s use of chemical or biological weapons against Palestinians would constitute terror, 93 percent said yes, but when the identical question was posed regarding the use of such weapons of mass destruction by Palestinians against Israelis, only 25 percent responded affirmatively. 98 percent of Palestinians said the killing of 29 Palestinians in Hebron by Baruch Goldstein was terrorism, but only 15 percent were willing to say the same for an attack by suicide bombers that killed 21 Israelis in Tel Aviv. Also in the same survey, Palestinians were asked whether “The destruction of the Twin Towers in New York City by people suspected to be members of Bin Laden’s organization” was terrorism. Only 41 percent were willing to say yes; 53 percent rejected the term. The same pattern crops up in surveys conducted between 2006 and 2009 by the Arab Barometer project, in which Palestinians consistently distinguished themselves from other Arabs in rejecting the term terrorism for such jihadist operations as the “Madrid train explosions” (March 2004, 191 killed) and the “London underground explosions” (July 2005, 52 dead). In both cases, a majority of Palestinians averred these were not acts of terror, whereas comparable figures in the other Arab publics ranged from 17 percent down to 2 percent. (…) one constant is that the Palestinians were always the leaders in seeing suicide bombings and similar attacks as justified. On average, 59 percent saw them as being justified often or sometimes; no other Arab or Muslim public came close. When pollsters specified a nationality for the attacks’ targets, the Palestinians were again ahead of any other people in the Arab world in seeing the attacks as legitimate. In surveys conducted by the Arab Barometer in 2006, 2010, and 2012, a higher percentage of Palestinians—on average, three in five—than of any other Arab public consistently agreed with the following statement: “U.S. involvement in the region justifies armed operations against the U.S. everywhere.” (…) In December 2000, a few months into the second intifada, 69 percent told JMCC that the violence had rendered Israelis more willing to make concessions. A couple of years later, with the conflict having become more violent, similarly high proportions said the intifada had helped Israelis “understand the Palestinians’ demands in order to reach a peace agreement.” These findings were replicated and extended by PSR in 21 polls between December 2001 and September 2006, in which majorities of two to one consistently backed the view that “armed confrontations so far have helped achieve Palestinian rights in a way that negotiations could not. » (…) regarding the decision by the government of Prime Minister Ariel Sharon to leave the Gaza Strip. When asked by PSR in September 2005, a month after the pullout, what was “the single most important factor” in the Israeli decision, 57 percent chose “attacks by Palestinian resistance.” Time and again in polls before and after the pullout, three-quarters on average would tell PSR they saw “Sharon’s plan to evacuate the Israeli settlements from Gaza as a victory for the Palestinian armed resistance against Israel.”  The same pattern is discernible in opinions about the three Gaza wars. In December 2012, after the second war, 84 percent responded affirmatively to AWRAD pollsters asking whether “the results of the Gaza conflict will lead to tangible progress toward Palestinian independence,” and despite a slight decline the figure remained robust for months afterward. Following the 2014 war, as I noted earlier, PSR reported that 79 percent saw Hamas as the winner. In fact, after each of the three wars, overwhelming majorities asserted to pollsters from each of the Palestinian institutes that their side was the victor. The same view, moreover, informs the response to questions regarding the future. When asked a few months before the outbreak of the second intifada whether “a return to armed confrontations will achieve Palestinian rights in a way that the negotiations cannot,” those banking on violence outnumbered those betting against by nearly 20 percentage points. After the intifada broke out, the gap between the two rose to nearly 50 points. This point was made more explicit in a 2002 survey carried out by JMCC on behalf of the polling expert Steven Kull of the Program on International Policy Attitudes at the University of Maryland. West Bank and Gaza residents were asked: “Do you think that when Palestinians use violence that injures and kills Israeli civilians this makes the Israelis more willing or less willing to make compromises?” Sixty-four percent opted for “more willing,”and only 17 percent for “less willing.” (…)  a substantial majority, 61 percent, thought it morally “right” to “nam[e] streets after Palestinian suicide bombers like Dalal al-Maghrabi who killed Israeli civilians within Israel.” 61 percent thought it morally “right” to “name streets after Palestinian suicide bombers like Dalal al-Maghrabi who killed Israeli civilians within Israel.” (…) , from the Oslo accords in September 1993 until spring 2000, a plurality of Palestinians were against most kinds of armed attacks. According to a question posed by CPRS sixteen times during this period, 49 percent opposed “armed attacks against Israelis” and 42 percent favored them. A handful of JMCC polls confirmed this reading of public sentiment. But a caution is in order. When large numbers are supportive of armed attacks—and 42 percent is a large number—it does not much matter if they are slightly outnumbered by those opposed to such actions. Anyone contemplating an attack can still expect to benefit from a substantial network of backers, and if successful to bring great honor upon himself and his family. Needless to say, though, actual majority support will provide all the more fertile ground for attacks—and since the eve of the second intifada in September 2000 until today, there has been, during most periods, majority support among Palestinians for violence of almost every kind against Israelis. (…) Whereas an October 2003 poll by PSR reported 54-percent support for attacks on Israeli civilians in general, when asked about “the bombing operation in the Maxim restaurant in Haifa, which led to the death of 20 Israelis,” the proportion of support reached 74 percent. Parallel leaps from in-principle backing for future actions to after-the-fact support for concrete attacks are reported in polls from September 2004 (after a bomber in Tel Aviv killed 11 Israelis), June 2006 (lethal attack on a shopping center in Dimona), and March 2008—when respondents were asked about “the bombing attack in the religious school in Jerusalem inside Israel . . . in which eight Israeli students were killed in addition to the Palestinian attacker.” For that event, support swelled to 84 percent.An even larger consensus has favored violence against Israeli settlers, reaching 87 percent on average in polls by CPRS and PSR during the decade ending in 2004. Indeed, since that year, PSR ceased asking about attacks on settlers, perhaps because the answers were already so consistent. But the phenomenon bears relevance to the current round of violence, a substantial part of which has been aimed at Israelis living or traveling in the West Bank. Moreover, in the eyes of the Palestinian mainstream, Jews living in Jerusalem’s Old City or in the neighborhoods that Israel captured in 1967, such as Pisgat Ze’ev and Armon Hanetziv, are also considered settlers. Palestinian news reports about the latter, for example, routinely refer to “the Israeli settlement of Armon Hanetziv built on the lands of Jabal al-Muqaber.” These areas have been targeted in part because of the relative ease with which the perpetrators (most of whom have hailed from eastern Jerusalem or Hebron) can reach them, but an additional factor may have been the higher level of support for attacking Israelis in such places. (…)  Even more formidable is the societal consensus behind attacks on Israeli soldiers. In a dozen polls between 2001 and 2004, PSR found such support averaging 90 percent, with strong backers outnumbering strong opponents by a lopsided fifty to one. This particular feature of Palestinian opinion, about which pollsters stopped asking questions a decade ago, could help explain why so many recent attacks have been aimed at soldiers and policemen. (…) In a December 2014 poll, PSR posed the question: “Recently there has been an increase in Jerusalem and the rest of the West Bank in attempts to stab or run over Israelis. Do you support or oppose these attempts?” Seventy-eight percent were supportive, only 20 percent opposed. Though the question has not been repeated since then, there is no reason to believe the response today would be substantially different. (…) Palestinian support for violence, and the attitudes underlying that support, have developed and become entrenched over a period of decades. Altering those attitudes can only begin once the attitudes are recognized for what they are, without blinking and without excuses. Daniel Polisar
Every day brings new knife attacks by Palestinians. And if you search the Internet, you can find the most horrifying videos and photos that depict actual death in war, on roads, in stores, and in homes. The images have lost their power to shock. However, there’s a very efficient way to show the murderously violent that what they plan on carrying out isn’t a computer game. Our movies now contain violence that’s indistinguishable from the real thing. There are videos from Syria that show everything you see above, including one notorious clip of a rebel losing his entire face. The man was hit by a fragment from an exploding tank shell. It struck with such speed that he didn’t even react. He simply stood there, with nothing but empty space from chin to forehead. It’s a profile shot, surreal in the extreme. His head looks like a crescent moon. People have used that clip as the avatar for their social media accounts. That’s how little impact video and photos of actual death have in our present-day world. Some cultures use film of murder as religious icons, while others use it as entertainment. Neither side cares that actual human beings were killed in front of the camera. Movies like Saving Private Ryan desensitize people to graphic violence. The alleged reason for showing such gore is to drive home what the soldiers experienced, but that’s bunk. And this is how to deter the murderously violent. It does no good to show the aftermath of their crimes. Muslim suicide bombers have been told that they’ll feel no pain but will simply pop softly, like soap bubbles. However, a hospital emergency-room doctor once said to me that every single street thug brought in with a gunshot wound was shocked at how painful it was. These criminals screamed and cried, wondering why it hurt so much. They’d grown up watching films in which people take a bullet to the arm and simply shrug it off. Well, in real life, there’s no such thing as a “flesh wound.” When a bullet goes through your arm, it destroys muscle, tendons, and nerves. It hurts like hell. Thomas Wictor
One of my main concerns is what happens after year 15, when they basically can have as large a program as they want, and the gap between threshold status and weapon status becomes very small.(…) The more you make it clear that for any misbehavior they pay a price, and it’s the kind of price that matters to them, the more likely they are to realize the firewall is real, and the less likely they are to ever test it.” [But] We’re already seeing them ratchet it up in Syria. Everyone is focusing on what the Russians are doing, but Iran is adding significant numbers of Revolutionary Guard forces to the ground, it’s not just Hezbollah forces. I think this is a harbinger of things to come. (…) It tends to look at Israel through a lens that is more competitive, more combative, that sees Israel more in problematic terms (…) [since Obama] looks at the Palestinians as being weak, there is this reluctance to criticize them. ‘They’re too weak to criticize’ is what I say in the Obama chapter. And if they are too weak to criticize, they are too weak to be held accountable, too weak to be responsible. They’re too weak to have a state. Well, if you want the Palestinians to have the responsibility of a state, you have to hold them responsible. (…) When the president comes in, he thinks we have a major problem with Arabs and Muslims. And he sees that as a function of the Bush administration — an image, fairly or not, that Bush was at war with Islam. So one of the ways that he wants to show that he’s going to have an outreach to the Muslim world is that he’s going to give this speech in Cairo. So he wants to reach out and show that the US is not so close to the Israelis, which he thinks also feeds this perception. That’s why there’s an impulse to do some distancing from Israel, and that’s why the settlement issue is seized in a way. » Dennis Ross (former senior adviser to President Obama)

Quand le chien est mordu par l’homme, ça, c’est une nouvelle !

Pierres qui attaquent des voitures ou des personnes …

Palestiniens abreuvés de haine tués par des forces de sécurité qui, prétendent-elles, voulaient les poignarder …

Européens qui n’en finissent pas de s’auto-fustiger face à des centaines de milliers et bientôt millions de faux réfugiés leur imposant leur Allah Akbar et leurs dégradations …

Américains qui défient une Chine qui viole sciemment le droit de la mer …

Avancée historique d’une démocratie birmane où l’armée se réserve un quart des sièges et les postes les plus importants tout en ayant pris soin de faire voter une loi interdisant l’accès à la fonction suprême à leur principale opposante …

En ces temps étranges de tueurs devenus victimes et de victimes dénoncées comme tueurs

A l’heure où en ce 40e anniversaire de la tristement célèbre résolution onusienne dite « sionisme = racisme » (révoquée 16 ans plus tard) …

Et ignorant tant d’autres cas, de la Turquie à Chypre à la Chine au Tibet, de territoires disputés (plus de 200) ou occupés (pas moins d’une douzaine) …

Une Union européenne qui non contente d’importer des crieurs d’Allah akbar bientôt par millions, annonce un marquage (à l’étoile jaune ?) des seuls produits israéliens …

Pendant qu’après le révisionnisme d’un Abbas faisant remonter l’occupation à 1948 et sous le vieux prétexte de la défense d’Al aqsa appelant au djihad …

Le représentant d’un régime qui appelle ouvertement à l’annihilation d’un de ses voisins se voit inviter en grande pompe à Paris pour fêter le droit à l’arme nucléaire qui vient de lui être accordé et  les contrats juteux qui vont avec …

Se voit offrir les ondes de la télé d’Etat pour entre deux mensonges renouveler ledit appel …

Et que du côté de l’Asie, on nous bassine avec une prétendue rencontre historique du président sortant taiwanais avec des bouchers de Tienanmen …

Que les Etats-Unis auraient défié pour s’être construit au mépris de toute loi internationale des iles artificielles pour imposer leur loi dans la Mer de Chine …..

Ou avec la non-élection tout autant prétendument historique et démocratique d’une Birmanie où …

Comme en Iran ou dans bien des pays africains, on ne vote que pour amuser la galerie et reprendre au plus tôt les juteux échanges …

Pendant que, mimétisme oblige, même les maitres du zen se comportent comme de véritables Hitler ou Ben Laden du bouddhisme ..

Comment ne pas repenser à la fameuse boutade au  début du siècle dernier du patron de presse britannique Alfred Harmsworth …

Qui avec la métaphore du chien mordu par un homme sert depuis outre-Manche et outre-Atlantique de définition à ce qui est digne de figurer dans les journaux ?

Mais aussi à ce fameux faux documentaire belge à qui elle a servi de titre anglais …

Et qui tout en jouant lui-même il y a déjà 23 ans, dénonçait le voyeurisme, la manipulation des images et la complaisance de tant de nos médias ?


Wave of Palestinian Violence Accompanied by Spate of Bad Writing
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Some correspondents and headline writers are doing a fine job reporting on the outbreak of terror in Israel, but all too many others are failing at this task. Journalists in the latter category have relied on the passive voice, euphemism, and imprecision — reportorial smoke and mirrors — to obscure Palestinian terror attacks and even recast terrorists as victims of arbitrary Israeli violence. Below are a few examples. (This piece will be continuously updated.)

Haaretz Headline: « Palestinian woman shot dead »

« Palestinian woman shot dead » is the Haaretz print edition headline for a story about a Palestinian woman who attempted to carry out a stabbing attack. The accompanying article reported: « A Palestinian woman was shot to death yesterday at a checkpoint in the West Bank after she drew a knife and advanced toward soldiers. . . She ignored several demands from Israeli security forces to stop, and when warning shots were fired into the air she drew a knife from her bag. »

CNN Headline: « Israel’s New Terror »

The many visitors to CNN’s Web site who only glance at the headline and don’t read the article would reasonably understand that Israel is the perpetrator of terror. In fact, Oren Leibermann’s accompanying article describes Palestinian terror: the series of recent Palestinian attacks, « unplanned, uncoordinated and largely unpredictable, using knives or other sharp objects, making them difficult to prevent. » He also describes the Palestinian terror that preceded this new wave: the suicide bombings, rocket attacks and tunnel attacks.

New York Times: Assailant’s butterfly knife is a « Boy Scout » knife

new york times rudoren boy scout knife
Where to begin? First: the reporter, Jodi Rudoren, quotes a witness claiming a knife was planted, but doesn’t point out that MSNBC showed video footage of the man holding a knife as he raced toward Israelis. Second: although some reports say the « teenager » was 19, Palestinian media and monitoring sources state that he was 20. And finally, the photo shared by the Israeli police is of a butterfly knife — which is definitely not the a pocketknife of the type « Boy Scouts use »:

Reuters Captions: Palestinians « confront » Israelis

Reuters photo captions refer to Palestinian stabbing, shooting and ramming attacks against Israelis as « Palestinians confronting Israelis. » The above caption, for instance, states: « A Palestinian woman supporting the Islamic Jihad movement holds a copy of the Koran as another holds a knife during a rally in Gaza City to show solidarity with Palestinians confronting Israelis in the West Bank and Jerusalem. »  If the recent spate of stabbings, shootings and rammings are Palestinians « confronting » Israelis, how exactly would Palestinians attack Israelis?

Reuters Graphic: Palestinians, Israelis die in « street violence »

Following earlier photo captions which whitewashed Palestinian attacks against Israelis as « Palestinians confronting Israelis, » Reuters’ graphics department has come up with new terminology for Palestinian stabbings, shootings and ramming attacks against Israeli civilians and security forces: « street violence. » Were Israeli and Palestinian gangs of errant teenagers duking it out in « street violence » in Raanana, Petah Tikvah, Tel Aviv, Beit Shemesh, Beersheba, and more?

CNN: « Palestinians shot boarding kids’ bus. » But not really.

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CNN, with its latest creative phrasing, may be entrenching itself at the top of this ignominious list. A Palestinian was shot while boarding a kids’ bus, the network’s ticker informed viewers watching news of Hillary Clinton’s congressional testimony.

Not quite. What actually happened? Two Palestinians attempted to board a school bus carrying a group of children. The driver didn’t allow them to board. So instead they, and the knives they were armed with, went down the street, found a Haredi Jew, and stabbed him several times. Police arrived on the scene and shot the pair.

CNN: Joseph’s Tomb site spontaneously combusts.

« Fire broke out overnight at the compound housing Joseph’s Tomb, a religious site venerated by Jews, the Israel Defense Forces said Friday, » CNN’s story begins. And it’s true. The holy site did catch fire. Right around the time Palestinian arsonists set it on fire.

CNN’s headline is one of the worst examples yet of obscuring violence and concealing the identity of the perpetrators. And as one observer on Twitter noted, such opaque writing seems reserved for Palestinian attacks. When the roles were reversed early last year, a CNN headline clearly noted, « West Bank mosque attack blamed on Israeli settlers. »

(Update: After CAMERA pressed editors, CNN amended its headline to « Joseph’s Tomb site set ablaze amid wave of Palestinian-Israeli violence. » It’s a step in the right direction, but still fails to note the identity of the arsonists.)

BBC Headline: « Palestinian shot dead after Jerusalem attack kills two. »

Could you tell from that headline that the Palestinian who was shot dead is the very same Palestinian who killed two? (Killed two Jews, we should add, since the headline only noted the ethnicity of the Palestinian victim, also known as the attacker.)
It took much outcry and three BBC revisions before the headline finally relayed the news in a straightforward way: « Jerusalem: Palestinian kills two Israelis in Old City. (See details here.)

Wall Street Journal Facebook post: Palestinian teens shot. Separately, a « knife-wielding assailant » is on the loose.

Also relevant, but inexplicably unmentioned in the post: The Palestinian teenagers shot by the police are actually the very same knife-wielding attackers described in the vague Facebook blurb. One of those attackers had just stabbed a 13-year-old Jewish boy on a bike. The newspaper eventually revised its headline to « Israeli Police Fatally Shoot Two Palestinian Teen Attackers, Injure Two Others. » See? That wasn’t too hard.

MSNBC: He was in a rush.

« Man shot after rushing past police in Jerusalem, » is the way MSNBC headlined its report about a Palestinian who was shot. While wearing army fatigues. While brandishing a butterfly knife and, yes, « rushing » toward Israeli security guards with that knife.
Although MSNBC headlines continue to cast this as the shooting of a rushed man, the heading on subsequent television broadcasts improved: « Israeli police kill man after attempted stabbing. »

Reuters: « Israelis kill Jerusalem knife man. »

Who is this Knife Man, and why did Israeli kill him? Is he a knife salesman? A juggler? A superhero? You need to look for the fine print to learn that he’s actually « a Palestinian man who tried to stab a trooper who tried to search him in Jerusalem. »

Los Angeles Times: « Israeli violence » strikes down Palestinians.

Yes, there’s a pattern here. Headline writers seem to have an aversion to mentioning « Palestinian violence, » even though that is the main story coming out of Israel this week. CAMERA contacted the newspaper, and to its credit, it revised the headline to explain that violence (not « Israeli violence ») left six dead, « including stabbing suspects. » (Two were killed after stabbing attempts; two were involved in violent rioting; and two were civilians that tragically died when their house, next to a Hamas training facility, collapsed after an Israeli air strike on that facility.)

New York Times: The asphalt is under attack.

« Pelted the road« ? The newspaper couldn’t bring itself to admit, either in the headline or the lede, that Palestinian attackers stoned Israeli cars, not Israeli « roads. » The identity of the « attackers, » moreover, was not specified anywhere in the article.

Al Jazeera: Knife-wielding injured woman is an unarmed dead woman.

This report claims a Palestinian woman was killed and casts doubt on « claims » she was holding a knife. Unfortunately for Al Jazeera, there is video of the incident and numerous other media reports got the story right, including, one from … Al Jazeera:
See more details here.

Independent: So many words, so little information.

The Independent is based out of England, which is the birthplace of English — but you might not know it judging by the clunky wording of the headline above. How about this: « Anti-Israel terrorism continues: a Palestinian attacker killed after stabbing two Jews. » A subsequent change to the headline reduced the number of words, but not the opacity. Even with the new headline, « Israeli security forces kill boy, 16, after stabbing in Jerusalem as violence continues, » it remained unclear that the 16-year-old boy teen was the stabber. (When Israeli 16-year-olds were murdered by Palestinians, the Independent described them as teens, not as « boys. »)

New York Times: Israel going around accusing people of things.

Palestinian leader Mahmoud Abbas announced on television that Israel had « executed in cold blood » a Palestinian. In fact the teen, Ahmad Manasra, who had just gone on a stabbing spree, is very much alive, convalescing in an Israeli hospital from where he has reportedly confessed to his attacks.
In other words, Abbas simply did not tell the truth in the broadcast, which appeared meant to incite hate against Israel. Yet the headline found a way to make Israel appear to be the unpleasant actor. There are countless possibilities of better headlines. Here’s one: « In inflammatory speech, Abbas accuses Israel of ‘executing’ Palestinian attacker who is in fact alive. »

USA Today Headline: Israel Knocks Off 4 Palestinians, Just Because

Following four Palestinian stabbing attacks against Israelis Saturday, Oct. 17, a USA Today headline falsely depicts the Palestinian attackers as victims. The article’s first paragraph is equally derelict as it fails to clearly report that the four Palestinians were killed had carried out, or attempted to carry out, stabbing attacks yesterday — three in Hebron, one in Jerusalem. It obscures: « Four Palestinians were shot and killed by Israelis Saturday in separate stabbing incidents in Jerusalem and the West Bank in the latest in a month-long upsurge in violent confrontations. »

Voir aussi:

Israelis kill 4 Palestinians they say were trying to stab them

At least 40 Palestinians and 8 Israelis have been killed in the past month

The Associated Press
CBC news

Oct 17, 2015

Palestinian assailants carried out five stabbing attacks in Jerusalem and the West Bank on Saturday, authorities said, as a month-long outburst of violence showed no signs of abating. The unrest came despite new security measures that have placed troops and checkpoints around Palestinian neighbourhoods in east Jerusalem.In Jerusalem, where most of the violence has taken place, police spokeswoman Luba Samri said a 16-year-old Palestinian drew a knife on officers early Saturday when they asked for identification after a bystander said he was behaving suspiciously. She said the officers shot and killed the teenager after he tried to stab them.The incident took place near where two Palestinian men boarded a bus earlier in the week and began shooting and stabbing passengers, killing two.Later, another assailant stabbed a policeman on the outskirts of Jerusalem, lightly wounding a member of the paramilitary border police. The assailant was shot and killed.The other three stabbing attacks Saturday took place in the West Bank city of Hebron, a frequent flashpoint where a few hundred Jewish settlers live in close proximity with tens of thousands of Palestinians..

A relative kisses the body of Iyad Awawdeh, 26, during his funeral in the West Bank village of Dora, near Hebron on Saturday. Awawdeh was killed after he stabbed an Israeli soldier during clashes Friday. (Nasser Shiyoukhi/Associated Press)

Israel’s military said an Israeli pedestrian shot and killed a Palestinian who tried to stab him in the West Bank city of Hebron, a frequent flashpoint where a few hundred Jewish settlers live in close proximity to tens of thousands of Palestinians. The military said the Palestinian was shot dead before he could harm the man.Later, police said a Palestinian woman stabbed a female officer at a border police base in Hebron before the officer shot her dead. The officer’s hand was lightly wounded.Over the past month, eight Israelis have been killed in Palestinian attacks, most of them stabbings. In that time, 40 Palestinians were killed by Israeli fire, including 19 labelled by Israel as attackers, and the rest in clashes with Israeli troops.Attacks add to fear across IsraelPalestinians say the violence is the result of nearly 50 years of Israeli occupation, 20 years of failed peace efforts and a lack of hope for gaining independence anytime soon. Most of the attacks on Israelis have been carried out by Palestinians with no known ties to militant groups.Israel has taken unprecedented steps in response to the attacks. It has deployed soldiers in Israeli cities and erected concrete barriers outside some Arab neighbourhoods of east Jerusalem, where most of the attackers came from. Ordinary citizens have also increasingly taken up arms to protect themselves.On Saturday, roadblocks on the outskirts of Arab neighbourhoods caused massive traffic jams, with some frustrated motorists saying they had been waiting for several hours. On the edge of the Issawiyeh neighbourhood, drivers honked their horns at a group of Israeli police and paramilitary border police who were taking their time checking each car and asking some of the younger Palestinians to lift up their shirts to show they were not armed.Palestinians said the roadblocks are collective punishment and ineffective in deterring attackers since those with bad intentions would try to reach Jewish neighbourhoods through dirt roads anyway. »People are very upset, » said Emad Obeid, a 30-year-old taxi driver. « This will just cause new attacks. »The daily attacks have caused a sense of panic across Israel and raised fears that the region is on the cusp of a new round of heavy violence.The violence erupted a month ago over the Jewish New Year, fuelled by rumours that Israel was plotting to take over Jerusalem’s most sensitive holy site, a hilltop compound revered by Jews as the Temple Mount and home to the al-Aqsa Mosque, Islam’s third-holiest shrine and a key national symbol for the Palestinians.Israel has adamantly denied the allegations, saying it has no plans to change the status quo at the site, where Jews are allowed to visit but not pray. The Palestinian fears have been fueled by a growing number of Jews visiting the compound in recent months, especially during holidays, with the encouragement of Jewish activists groups and senior government officials.Palestinian President Mahmoud Abbas has at times tried to calm the situation by saying violence is not in the Palestinians’ interest and behind the scenes has ordered his security forces to reduce frictions.But Israel accuses him of incitement, saying he has not condemned attacks on Israelis and falsely accused Israel of having « summarily executed » a Palestinian boy who stabbed an Israeli boy. The Palestinian teen is recovering in an Israeli hospital.More citizens arming themselvesIsrael has taken unprecedented steps in response to the attacks. It has deployed soldiers in Israeli cities and erected concrete barriers outside some Arab neighbourhoods of east Jerusalem, where most of the attackers came from. Ordinary citizens have also increasingly taken up arms to protect themselves.On Saturday, the roadblocks on the outskirts of Arab neighbourhoods caused massive traffic jams, with some frustrated motorists saying they had been waiting for several hours. On the edge of the Issawiyeh neighbourhood, drivers honked their horns at a group of Israeli police and paramilitary border police who were taking their time checking each car and asking some of the younger Palestinians to lift up their shirts to show they were not armed.At one point, tensions rose palpably and the officers, in riot gear, moved a few metres into the crowd. One of the officers threw a stun grenade into the line of waiting cars.’« People are very upset. This will just cause new attacks. » – Taxi driver Emad Obeid

Palestinians said they felt the roadblocks were intended as collective punishment and would be ineffective in deterring attackers. Anyone with bad intentions would not pass through a checkpoint and instead try to reach Jewish neighbourhoods through dirt roads, they said.Taxi driver Emad Obeid, 30, said he and his passenger had been waiting for close to four hours, and the line had barely moved. »People are very upset, » he said. « This will just cause new attacks. »In one of the attacks Saturday, Uri Nuriel, 31, said he was riding his bike in Jerusalem when he noticed a Palestinian smiling oddly. « He was holding his bag suspiciously, I thought it was an explosive, » he said. He informed police officers stationed nearby, who then confronted the youth. Police said they shot him dead after he tried to stab them.Call to restrain Palestinian youthMany of the attackers have been Palestinian youth, and a local police commander at the scene of Saturday’s incident pleaded for their parents to restrain them. »I call on the parents to show responsibility for their children and tell us, the police, about any unusual behaviour, » said Haim Shmueli. « Inform us so that we can deal with these kids and won’t have to get to a place where we have to track them down here on the streets and neutralize them. »On Friday, Palestinian assailants firebombed a West Bank site revered by Jews as the tomb of the biblical figure Joseph. United Nations Secretary-General Ban Ki-moon condemned the attack, saying extremists were trying to make the current conflict a religious one.

Voir également:

Un sommet Chine-Taïwan pour freiner les ardeurs des indépendantistes taïwanais

INFOGRAPHIE – Lors d’une rencontre historique, les deux présidents Ma Ying-jeou et Xi Jinping ont réaffirmé samedi leur attachement au principe d’«une seule Chine, mais avec des interprétations différentes». Un avertissement à peine voilé adressé à Tsai Ing-wen, la candidate du parti pro-indépendance, donnée gagnante à la présidentielle de janvier à Taïwan.

La poignée de main entre Ma Ying-jeou et Xi Jinping était historique. En terrain neutre, samedi à Singapour, les présidents de deux pays aux systèmes politiques antagonistes, Taïwan et la République populaire de Chine, se sont rencontrés pour la première fois depuis 1949. Séparés depuis la fin de la guerre civile, qui a abouti à l’avènement du Parti communiste chinois (PCC) sur le continent après la fuite des troupes nationalistes du Kuomintang (KMT) sur l’île de Taïwan, les deux États ont toujours refusé de reconnaître leur légitimité réciproque. La Chine communiste considère Taïwan comme une partie de son territoire qui doit être amenée dans son giron, par la force si nécessaire, tandis que Taïwan s’est forgé une identité propre, depuis l’époque du protectorat japonais, de 1895 à 1945, jusqu’à la démocratisation des années 1990 après plusieurs décennies de dictature. Dans son histoire récente, hormis une parenthèse forcée de 1945 à 1949 (la Chine était alors dirigée par le Kuomintang), l’île n’a jamais été rattachée au continent et est, depuis 66 ans, indépendante de facto.
La rencontre de samedi a donc été le rapprochement le plus important opéré entre les deux rivaux. Pourtant, difficile de ne pas voir derrière ce sommet des manœuvres politiciennes. Jusqu’ici, la position de la Chine était inflexible. Des contacts au plus haut niveau avec Taïwan étaient exclus, et ce, malgré le réchauffement continu des relations sino-taïwanaises depuis l’arrivée en 2008 de Ma Ying-jeou au pouvoir sur l’île. Pourtant, en acceptant aujourd’hui une rencontre qui offre à Taïwan une tribune internationale et à Ma Ying-jeou de rentrer dans l’histoire, Xi Jinping a fait un pari peu risqué.
Ma Ying-jeou, faire-valoir de Pékin?Cravate bleue pour le Taïwanais, cravate rouge pour le Chinois, debouts devant une toile de fond jaune – la couleur de l’empereur en Chine – comme pour unifier le tableau, chaque détail de la poignée de main a été savamment millimétré. «Nous sommes une famille, a déclaré Xi Jinping. Même cassés, nos os restent liés par des tendons», ajoutant que la Chine et Taïwan ne devaient pas se laisser diviser par les partisans de l’indépendance. C’était bien là tout l’enjeu du sommet.

Favorable à un resserrement des liens avec Pékin, l’impopulaire président Ma Ying-jeou (moins de 10% dans les enquêtes d’opinion) achèvera en mai 2016 son second et dernier mandat. Après la débâcle de 2014 aux municipales, la formation politique du président taïwanais, le Kuomintang, est donnée perdante aux élections présidentielle et législatives de janvier prochain. Au plus haut dans les sondages, Tsai Ing-wen, issue du Parti démocrate progressiste (DPP), devrait accéder aux plus hautes fonctions de l’État. Cette autre grande formation politique taïwanaise est honnie par Pékin pour ses visées indépendantistes. Face au spectre d’une nouvelle approche conflictuelle des relations sino-taïwanaises, tout porte à croire que Xi Jinping s’est servi de Ma Ying-jeou comme faire-valoir tant sur le plan intérieur que sur la scène internationale.
Car, si le sommet de Singapour a peu de chance d’influencer le résultat du scrutin de janvier, il aura surtout servi à mettre des bornes à la relation sino-taïwanaise. Les deux leaders ont réaffirmé leur attachement au consensus de 1992, selon lequel il n’y aurait qu’«une seule Chine, mais avec des interprétations différentes». Autrement dit, les échanges entre les deux rives du détroit de Formose ne pourront être abordés que dans ce cadre restreint. Une façon de mettre en garde le parti de Tsai Ing-wen et une frange toujours plus large de la population taïwanaise opposée à toute mise sous tutelle de Pékin.

Quatre Taïwanais sur cinq favorables à l’indépendance formelle

Attachés à leurs libertés et à leur démocratie, les Taïwanais nés à partir des années 1980 sont une écrasante majorité à vouloir en finir avec l’encombrant héritage chinois et pouvoir, enfin, déterminer eux-mêmes leur avenir. Depuis sa découverte par les Portugais au XVIe siècle, l’île de Taïwan a été façonnée dans son histoire par une succession d’annexions de puissances étrangères – la dernière en date étant celle du Kuomintang de Tchang Kaï-chek au sortir de la deuxième guerre mondiale. Une enquête réalisée annuellement depuis 2003 par l’université nationale Chengchi à Taïwan montre que, de manière assez constante, 80% des Taïwanais se déclarent favorables à une indépendance formelle à la condition que cette déclaration ne déclenche pas une attaque militaire chinoise. Le statu quo actuel – ni unification, ni indépendance, ni recours à la force – est donc un choix par défaut. Quand Ma Ying-jeou évoque, lors du sommet, les quelque 1500 missiles dirigés en permanence vers l’île, Xi Jinping botte d’ailleurs en touche.

À Taïwan, le déplacement du président taïwanais à Singapour continue de susciter la controverse. «La rencontre Ma-Xi, en s’inscrivant dans le cadre d’une seule Chine, a définitivement nui au droit des Taïwanais de rejeter certains futurs possibles», s’est inquiété dimanche un député de l’opposition, en marge d’une manifestation de protestation devant le palais présidentiel, à Taipei. D’autres opposants estiment que Ma Ying-jeou ne représente plus la volonté du peuple depuis sa tentative de passage en force d’un traité de libre-échange avec la Chine, qui avait abouti à l’occupation du parlement et au mouvement citoyen des Tournesols au printemps 2014.

De son côté, Tsai Ing-wen a regretté que le président n’ait pas abordé la question de la préservation des libertés démocratiques à Taïwan. «Ce qui est plus important encore, c’est que le peuple taïwanais a le droit de choisir librement. Mais il n’en a pas dit un mot», a déclaré la candidate du DPP à la présidence. «Seul le peuple de Taïwan peut décider de son avenir et il le fera lors d’élections prévues en janvier», a-t-elle poursuivi. Bien qu’elle ne reconnaisse pas le consensus de 1992, Tsai Ing-wen a maintes fois répété qu’en cas de victoire, elle travaillerait au maintien du statu quo à travers le détroit de Formose. Après l’alliance de circonstance entre le KMT et le PCC à Singapour, il lui faudra aussi travailler avec le peuple taïwanais pour effacer toute conséquence dommageable de ce sommet historique.

 

Birmanie : Wirathu, le « Ben Laden bouddhiste » antimusulmans

Enfants palestiniens terroristes au couteau : justification erronée d’un New York Times qui devrait revoir sa copie
Hélène Keller-Lind
Desinfos
11 novembre 2015

On voit de plus en plus d’enfants palestiniens s’attaquer à des Israéliens, le couteau brandi pour tuer ou blesser. Les raisons de leur passage à l’acte sont multiples : endoctrinement multiforme, ambiance familiale, incitation à la haine et la violence systématiques de la part des “responsables”, glorification du terrorisme, société violente. Or, le très réputé New York Times, évoquant un cas précis, y voit une cause unique : l’action forcément rude menée par les forces de l’ordre israéliennes lorsqu’elles sont confrontées à ce phénomène. Ces journalistes ignorent sans doute aussi que les enfants palestiniens sont habitués aux violences. Familiales ou à l’école, cette fois.Enquête du New York Times et “justification” : article intitulé “Une boucle de violence engloutit les jeunes à Jérusalem”Le jeune âge de certains terroristes “au couteau” qui s’attaquent à des Israéliens, parfois du même âge, interpelle, bien évidemment. Le New York Times – NYT – a mené enquête à propos de Ali Alqam, douze ans, et son cousin, Muawiya Alqam, quatorze ans, qui ont été arrêtés après avoir attaqué un garde dans le tramway de Jérusalem. [Dans leur article du 10 novembre 2015 les journalistes Isabel Kershner et Rami Nazza rapportent les propos de la famille des enfants expliquant que “la veille de l’attaque, les cousins ont regardé des clips vidéo de l’interrogatoire d’Ahmad Manasra, un garçon palestinien de treize ans qui va être jugé. Il est accusé d’avoir participé à l’attaque au couteau d’un garçon juif de treize ans et d’un autre civil israélien dans le même quartier de Jérusalem Est le mois dernier”. Vidéo diffusée entre autres par la télévision officielle palestinienne cherchant à inciter à la vengeance. Ce que ne précise pas le NYT.Rappel : dans leur équipée meurtrière Ahmad Manasra et son cousin, à peine plus âgé, ont blessé grièvement leurs jeunes victimes israéliennes, ce qui n’est pas rappelé dans cet article du NYT. Blessé lors de son arrestation Ahmad Manasra a été soigné à l’hôpital Hadassah de Jérusalem où il s’est rapidement rétabli, bien plus que ses victimes, avant d’être arrêté. Mahmoud Abbas avait tenté d’instrumentaliser l’incident, prétendant que Ahmad avait été abattu de sang froid, sans bien entendu, condamner ni même évoquer son attaque terroriste…. Un site palestinien tentait d’utiliser cette mort qui n’en était pas une, en comparant Ahmad Manasra à Mohamed al-Dura, autre mort contestée– “L’enfant, la Mort et la Vérité” remarquable analyse complète de l’affaire vient de sortir en français.Le NYT nous livre une analyse-justification d’Isabel Kershner et Rami Nazzal qui écrivent : “L’attaque de mardi semble refléter une dynamique en boucle de la violence israélo-palestinienne : des attaques d’Israéliens au couteau suivies de réponses immédiates, souvent mortelles, des forces de sécurité israéliennes et des séquences vidéo crues qui inspirent des attaques palestiniennes contre des Israéliens en réplique ». Les journalistes du NYT appuient alors leur “analyse” en citant un oncle du jeune terroriste qui justifie ainsi son acte : “ Quiconque voit ce clip voudra aller chercher à se venger ou à combattre l’ennemi”. Il annonce que d’autres agressions seront donc commises par de très jeunes Palestiniens…A contrario on n’a guère vu d’enfants ou d’adolescents israéliens aller attaquer des Arabes, ni au couteau, ni au Cocktail Molotov… pourtant des scènes de violences antisémites, autrement plus graves que des cris ont été fréquentes ces dernières semaines.Impasse sur les déclencheurs réels de ces attaques terroristesQuant aux causes bien plus réelles de ce type d’agression, le NYT les évacue en deux lignes se bornant à dire que Benyamin Netanyahou a qualifié le mensonge de Mahmoud Abbas concernant Ahmad Manasara “d’illustration de qu’il a décrit comme une incitation et un faux narratif palestiniens”. Exit toute réflexion sérieuse qui s’imposerait pourtant sur cette incitation systématique, omniprésente, sur la glorification du terrorisme, sur ce qui est présenté comme une obligation nationaliste et religieuse qui façonnent les Palestiniens depuis leur plus jeune âge et en font de pitoyables terroristes, eux-mêmes victimes de “responsables” ou “pro-Palestiniens” qui les instrumentalisent sans scrupule…Quant à l’interrogatoire d’Ahmad Manasra dans lequel on voit les policiers crier, le très respecté NYT qui semble penser que cela suffit à pousser de jeunes Palestiniens au meurtre, occulte tout simplement le fait que la société palestinienne est violente, que les violences domestiques y sont très répandues, et les enfants en étant victimes dans une proportion très élevée.Fort pourcentage d’enfants palestiniens victimes de violences à la maison et à l’école, y compris de la part d’enseignants…Concernant les enfants palestiniens un rapport de l’UNICEF est tristement instructif. Citant en préambule le Bureau Central des Statistiques Palestinien, il dresse ce constat effarant “ en Cisjordanie 53% des mères rapportent qu’un de leurs enfants entre 5 et 17 ans a été exposé à la violence en 2005, surtout à la maison (93%) et à l’école (45%). De plus, un sondage pour une Initiative pour l’Éducation des Filles des Nations Unies a montré que plus de 50% des élèves sont soumis à des violences physiques et verbales de la part d’enseignants et parfois d’élèves eux-mêmes…un rapport dans des écoles de l’UNRWA montre que la violence à l’école a augmenté des dernières années. Des discussions de groupes menées pour cette étude ont montré que les participants ont identifié discrimination (« pauvres » contre « riches ») et jalousie entre les étudiants comme principales causes de violences à l’école. Certains participants ont dit que les parents n’étaient pas au courant, sont restés passifs ou permettaient à leurs enfants d’adopter des comportements agressifs.Les participants ont également dit que le stress causé par la pauvreté, les problèmes familiaux, la densité à la maison, les disputes parentales, des problèmes psychologiques, la situation politique, et la violence et les abus à la maison étaient d’autres causes de la violence à l’école.L’étude de Birzeit – Université palestinienne – a révélé une situation de violence persistante vécue dans les écoles. Les chiffres rapportés incluent ceux de la violence pratiquée par les enseignants contre les élèves, révélant que 41% des élèves à l’école ont été battus par leurs enseignants au moins une fois dans l’année qui a précédé la date de l’étude, avec 48% des sondés déclarant avoir été insultés par des enseignants au cours de la même période.L’étude a également montré que 20% des étudiants ont reconnu avoir utilisé de la violence (coups) contre leurs enseignants au moins une fois. Plus de 27% des étudiants ont reconnu avoir insulté verbalement leurs enseignants, tandis que 20% des enseignants ont déclaré avoir été en butte à de la violence à l’intérieur des écoles de la part d’élèves et 30% avaient subi des violences de la part des parents.Il y a eu aussi de la violence entre élèves, avec 21% des élèves ayant subi de graves passages à tabac par leurs pairs et 61% des élèves victimes de violences verbales d’autres élèves. Alors que les agressions verbales et psychologiques sont perpétrées contre des élèves filles aussi bien que garçons, presque à égalité, l’étude a révélé que les formes de violence physique étaient pour la plupart dirigées contre les garçons.Une autre conclusion de l’étude est que les enseignants considèrent le recours à la violence un moyen « socialement acceptable » de punir les enfants.Dans l’ensemble, 44% des enseignants interrogés ont dit qu’ils avaient battu des élèves pour les punir au cours de la dernière année, 51% pensent que frapper les élèves est un moyen acceptable de les punir et d’améliorer les résultats éducatifs tandis que 70% des enseignants interviewés ont dit qu’ils avaient avec eux des bâtons et des tuyaux à l’école.

L’étude a révélé que la surveillance des violences et les systèmes pour le suivi de cette question dans les écoles étaient médiocres. Il y avait un manque de communication et de dialogue entre les enseignants ;Les parents trouvent acceptable que les enseignants battent leurs enfants ; et les élèves n’ont pas connaissance de règlements devant être appliqués dans les écoles pour les protéger. Plus significatif encore, l’étude a révélé que la réussite scolaire a un lien clair avec le niveau d’exposition à la violence par le personnel de l’école : plus le niveau de réussite des élèves est bas, plus sont élevés les niveaux de différentes formes de violence perpétrées contre eux ». Alors, des policiers qui crient…On pourrait sans doute ajouter que plus les enfants palestiniens sont soumis à des violences chez eux et à l’école, plus ils sont malléables et faciles à transformer en chair à canon… Isabel Kershner et Rami Nazzal devraient revoir leur copie s’ils entendent faire un vrai travail de journaliste…


11 nov 2015

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Les Américains défient Pékin en mer de Chine

Harold Thibault (Pékin, correspondance) et Gilles Paris (Washington, correspondant)

Le Monde

28.10.2015

Après avoir tergiversé puis longuement préparé le terrain en annonçant leurs intentions par fuites de presse et autres voies de communication, les Etats-Unis ont finalement pénétré lundi 26 octobre dans la zone des douze milles marins entourant certains des îlots que Pékin a fait émerger ces derniers mois en mer de Chine méridionale. Un destroyer américain, le Lassen, s’est approché de Subi et a également patrouillé autour de Mischief, des bancs de sable que la Chine a transformé en îles.

La marine américaine n’était pas entrée depuis 2012 dans cette zone de l’archipel des Spratleys revendiqué par la Chine, mais aussi par les Philippines, la Malaise, le Vietnam et Brunei. Depuis, la situation a grandement évolué, les îles artificielles apparaissant à partir de 2014, construites à l’aide de navires de pompage des sédiments. Sur les photos satellite de think tanks américains, déjà deux pistes d’atterrissage semblent en construction avancée, à Fiery Cross et Subi, tandis qu’un plateau rectangulaire s’étendant sur 3 000 mètres de longueur à Mischief laisse penser qu’une troisième pourrait voir le jour.

Militarisation de territoires contestés

L’administration américaine, qui prône un règlement pacifique de ce contentieux territorial, s’est contentée d’arguer de la liberté de navigation pour justifier cette mission annoncée dès le 8 octobre par des sources anonymes de l’administration américaine citées par le Financial Times, et a tenté de banaliser l’envoi du bâtiment de guerre. Recevant le 25 septembre, à Washington, son homologue chinois Xi Jinping, le président Barack Obama avait annoncé que les Etats-Unis continueront de « naviguer, de voler et d’opérer partout où les conventions internationales le permettent », ajoutant que les travaux de construction et de militarisation de territoires contestés compliquent un règlement entre les différentes parties prenantes. Trois mois plus tôt, le 1er juin, M. Obama avait déjà critiqué la politique chinoise du fait accompli en mer de Chine méridionale, estimant que Pékin « joue des coudes pour chasser les autres ».

Le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, ancien officier de marine, a ainsi estimé que la patrouille du Lassen relevait de la « routine » puisque en l’absence d’eaux territoriales, la marine américaine n’est pas tenue, selon lui, d’en informer Pékin. Devant le Sénat, un adjoint du secrétaire à la défense, David Sear, avait jugé le 13 mai que, les îlots concernés étant érigés sur des récifs immergés, la règle des 12 milles nautiques pour les eaux territoriales ne s’applique pas selon le droit de la mer, ce que conteste Pékin.

Dès mardi, l’ambassadeur américain à Pékin, Max Baucus, a été convoqué par le vice-ministre chinois des affaires étrangères, Zhang Yesui, lui-même ancien ambassadeur aux Etats-Unis, qui a fait part du « fort mécontentement » chinois. L’agence de presse officielle, Chine Nouvelle, se faisant l’écho de cet échange, a cité M. Zhang employant les termes de « souveraineté » et de « droits juridiques maritimes », précisément les notions contestées, et déclarant : « La Chine fera tout ce qui est nécessaire pour s’opposer à la provocation délibérée de n’importe quel pays. »

Opinion publique nationaliste

Deux navires chinois, le destroyer Lanzhou et le patrouilleur Taizhou, ont suivi le bâtiment américain et se sont contentés d’une mise en garde, restant toutefois à distance. Sur les réseaux sociaux, une partie de l’opinion chinoise demande pourquoi l’Armée populaire de libération n’a pas réagi davantage. Quelques jours plus tôt, la Chine avait protesté contre les vols répétés d’un avion de surveillance américain au-dessus de la zone concernée par ces travaux.

La Chine, qui considère avoir déjà engrangé un gain en parvenant à construire ces îles sans opposition plus forte, joue désormais la modération par rapport à une opinion gonflée au nationalisme. La Chine a proposé, le 16 octobre, à ses voisins d’Asie du Sud-Est anxieux d’organiser des exercices militaires ensemble. Le 25 septembre à Washington, Xi Jinping en personne s’engageait à ne pas « militariser » les nouvelles îles, laissant analystes américains et chinois perplexes. « On ne sait pas trop ce que Xi Jinping entend par là car s’il y a des applications civiles, les îles peuvent évidemment être employées à des fins militaires, mais la Chine ne veut pas paraître trop agressive », estime Shi Yinhong, directeur du centre d’études américaines à l’université du Peuple à Pékin

Dès juin 2015, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Lu Kang, précisait en effet que les travaux de construction des îles à proprement parler seraient achevés « dans les prochains jours », après quoi suivraient les infrastructures. Si la Chine soutient que les îles ont également une utilité civile, pour des missions de sauvetage par exemple, M. Lu ne cachait absolument pas alors qu’elles serviront également à « répondre à un besoin nécessaire de défense militaire ».

La patrouille américaine intervient à quelques semaines seulement des sommets de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) en Malaisie et du forum annuel de la Coopération économique en Asie-Pacifique (APEC), qui se tiendront dans la deuxième partie du mois de novembre et auxquels Barack Obama a confirmé lundi sa présence. Les Etats-Unis doivent rassurer leurs alliés dans la région, car l’administration Obama a tardé à réagir sur la question de ces îlots dans l’archipel que les Chinois nomment Nansha, « les sables du Sud ».

Les nouveaux totalitaires et leurs idiots utiles se focalisent sur Israël

Lucien SA Oulahbib12/11/2015

Tout d’abord, lorsque l’on possède encore la patience de lire leur prose, les bras hélas en tombent toujours tant leur justification aurait pu être être signée paraphée par Mr Jourdain dans une pétition écrite à sa gloire. Ainsi, clament dans Libération (29.10.2015) Sandra Laugier, « Professeure de philosophie à l’université Paris-I Panthéon Sorbonne et Albert Ogien, Sociologue, directeur de recherche au CNRS » :

C’est bien parce qu’ils se sont opposés à l’exploitation, à la subordination et à l’aliénation des dominés que les intellectuels se sont rangés «à gauche».

Mais qui donc pourrait être pour « l’exploitation, la subordination, et l’aliénation des dominés » ? Qui ? À part quelques adeptes du sang bleu ou de la supériorité en soi de la race, de la religion ? Où l’on voit bien que ces doctes universitaires et scientifiques du haut de leur chaire et laboratoire voguent dans des généralités qu’ils pensent encore être sous-tendues par des analyses solides telles que « le capitalisme repose sur l’exploitation », la « société de classe » sur la « subordination » et « l’ordre social » sur « l’aliénation des dominés » ; sauf que ces analyses sont fausses dans leur globalité, mais peuvent localement toujours trouver des exemples qui semblent les corroborer puisqu’ils se trouvent que depuis que le monde est monde il a existé, il existe, il existera, des tricheurs des menteurs, des voleurs, les dix commandements viennent de cet état de fait d’ailleurs.

Mais revenons à leur incipit. C’est la seule substance en réalité de leurs propos étayés il est vrai par une vague analyse sur un « capitalisme exténué » à force de « financiarisation » (ce que dénoncent par ailleurs certains au sein de  cette « pensée réactionnaire » qu’ils font voeu de pourfendre au début de leur « tribune »…) alors que cet aspect n’en est pas la quintessence ou le substrat mais toujours l’excès vieux encore une fois comme Mathusalem, même si la numérisation de la spéculation peut nuire et mérite certes une solution à hauteur de jeu ; mais elle ne mérite pas de jeter le bébé avec l’eau du bain ce qui ne veut pas dire qu’il faille se satisfaire de changer son eau pour apprendre à ce bébé que la seule conservation de puissance ne suffit pas pour atteindre la réelle magnificence… Sauf que nos pourfendeurs n’iront pas jusqu’à ces hauteurs. Aussi leur faut-il plutôt un bouc émissaire, une « victime sacrificielle », devinez qui…

Ainsi, la fureur de ces nouveaux totalitaires ira jusqu’à émettre l’idée que par exemple l’avion russe aurait été abattu par un drone…israélien, ce n’est pas dit tel que, mais comme ceci :

 » Pour la BBC et les médias contrôlés par les sionistes, omettre la possibilité que l’avion ait été détourné à distance grâce à la technologie du drone, révèle le rôle clé joué par les médias dans la tromperie sioniste-bankster imposée aux Étasunien et au monde. L’omission par les médias contrôlés de la théorie du détournement à distance est destinée à cacher cette possibilité au public. Et cela suggère qu’ils peuvent très bien savoir comment l’avion a été abattu » (1)
Ensuite, mais à un niveau plus décent, seyant, surtout lorsque l’on est « académicien », ou éminent professeur au Collège de France, leurs franges les plus « modérées » en viendront à stipuler que le conflit israélo-arabe serait le coeur même du brasier moyen-oriental, ce qui justifierait ce boycott encore partiel d’Israël (mais guère de la Chine à cause de sa politique au Tibet ou de l’Arabie Saoudite du fait de ses massacres opérés au Yémen) telle est l’idée, défendue par l’académicien Alain Duhamel (sur RTL le 11 novembre au soir) sans pour autant spécifier, d’une part, que la principale cause de ce supposé « coeur » vient plutôt et pour une grande part de la partie arabe refusant de faire les compromis nécessaires s’agissant des réfugiés de 48 et de Jérusalem ; d’autre part, le coeur supposé de ce brasier préexistait bien avant l’émergence d’Israël car l’impossibilité arabe et musulmane depuis la fin du Califat turc en 1923 ne vient pas de causes extérieures, mais profondément internes issues du refus de penser l’insoumission, celle d’Eve, de Prométhée, Spartacus, Jésus…ou la liberté humaine.
Aujourd’hui, les nouveaux totalitaires et leurs idiots utiles mettent à l’Index tous ceux qui refusent de croire que les problèmes internes à la nation française viendraient d’Israël, du capitalisme, des USA, du réchauffement climatique, et non de ces causes externes bien connues depuis des lustres qui ont pour nom le clientélisme, l’affairisme (le colbertisme ou comment faire affaire avec les puissants du moment) le jacobinisme, le robespierrisme, le communisme, le national socialisme, le sans frontières, toutes ces doctrines totalisantes qui ont le mot « réactionnaire » à la bouche pour mieux faire peur si l’on ne pense pas comme eux…alors qu’elles sont les plus nihilistes, les plus dangereuses pour la démocratie et les libertés.

(1)  http://www.alterinfo.net/Crash-de-l-avion-russe-L-hypothese-sciemment-oubliee-par-la-presse_a118605.html#wv3SL0RUqy7iV67X.99

What Do Palestinians Want?

It’s time to take a close look at an often ignored subject: what ordinary Palestinians think about Israel, Jews, and terrorist attacks on civilians.

Daniel Polisar

Mosaic
Nov. 2 2015
About the author
Daniel Polisar, a political scientist, is the provost and executive vice-president of Shalem College in Jerusalem. His research has focused on democratization, Israel’s constitutional development, and the challenges of liberalization in the Palestinian Authority.

The most recent wave of Palestinian terror attacks, now entering its second month, has been mainly the work of “lone wolf” operators running over Israeli civilians, soldiers, and policemen with cars or stabbing them with knives. The perpetrators, many in or just beyond their teenage years, are not, for the most part, activists in the leading militant organizations. They have been setting forth to find targets with the expectation, generally fulfilled, that after scoring a casualty or two they will be killed or badly wounded. What drives these young Palestinians, experts say, is a viral social-media campaign centered on claims that the Jews are endangering the al-Aqsa mosque in Jerusalem and that Israel is executing Palestinian children.Pundits and analysts in Israel and the West, struck by the elements that make this round of violence different from its predecessors over the past decade-and-a-half—which typically featured well-orchestrated shootings, suicide bombings, or rocket fire—have focused on the motivations of individual attackers, on how and why the Palestinian political and religious leadership has been engaging in incitement, and on what Israeli officials or American mediators might do to quell the violence.Absent almost entirely from this discussion has been any attempt to understand the perspective of everyday Palestinians. Yet it is precisely the climate of public opinion that shapes and in turn is shaped by the declarations of Palestinian leaders, and that creates the atmosphere in which young people choose whether to wake up in the morning, pull a knife from the family kitchen, and go out in search of martyrdom. Whether commentators are ignoring the views of mainstream Palestinians out of a mistaken belief that public opinion does not matter in dictatorships, or out of a dismissive sense that they are powerless pawns whose fate is decided by their leaders, Israel, or regional and world powers, the omission is both patronizing and likely to lead to significant misunderstandings of what is happening. In this essay I aim to fill the lacuna by addressing what Palestinians think both about violence against Israelis and about the core issues that supply its context and justification.My interest in Arab public opinion in the West Bank and Gaza is longstanding, dating back to the time regular surveying began there shortly before the 1993 Oslo accords between Israel and the PLO. In 1996, I appeared on a panel with Khalil Shikaki, the pioneering director of the Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR); since then, I have been increasingly impressed with his insights and his institute’s professionalism. I therefore took particular notice of a PSR survey that appeared after the August 2014 ceasefire ending the latest war between Israel and Hamas. It reported, among other findings, that fully 79 percent of Palestinians believed Hamas had won the war and only 3 percent saw Israel as the victor. So convinced were respondents of their side’s strength that nine in ten favored continued rocket fire at Israel’s cities unless the blockade of Gaza were lifted, 64 percent declared their support for “armed attacks against Israeli civilians inside Israel” (meaning, among other things, suicide bombings in Israeli population centers), and 54 percent applauded the event that in large measure had precipitated the 50-day war: the abduction and murder by Hamas operatives of three Israeli teenage boys hitchhiking home from school.In the ensuing months, I read further polls from PSR and other research institutes to see whether support for violence would drop appreciably once the emotions fired by war had cooled. Yet despite a modest decline over time in most indicators, a majority continued to support virtually every kind of attack against Israelis about which they were asked—including rocket fire, suicide bombings, and stabbings. These and other findings led me back to the polls conducted in earlier years, and eventually to embarking on a comprehensive analysis of all reliable and publicly available surveys in the West Bank and Gaza over the past two decades.For this project, I examined over 330 surveys carried out by the four major Palestinian research institutes, each of which has been conducting regular polls for a decade or more: the PSR headed by Shikaki and its predecessor, CPRS; the Jerusalem Media and Communications Center (JMCC); the Birzeit Center for Development Studies (CDS), whose work was later continued under the same director by the Arab World for Research & Development (AWRAD); and the Opinion Polls and Survey Research Unit of An-Najah National University. Each of the four has conducted between 50 and 120 polls and has made the results available online in English (and generally in Arabic).Although commentators typically describe the four as having differing perspectives, all are independent of any government, party, or other institutional framework that might introduce systematic bias into their work. All conduct face-to-face interviews; customarily include more than 1,000 people in each survey; use variants of “area-probability” sampling; and train fieldworkers extensively—which means that the margin of error for their polls is typically 3 to 5 percent, with a confidence level of 95 percent. Moreover, many of their questions are asked repeatedly over time, making it possible to adjust for momentary swings of opinion. And since the questions asked by the four institutes are themselves often similar, it is possible to compare responses, thus testing the degree to which the findings are or are not affected by the specific perspective or methodology of a given institute.Tellingly, poll respondents in the West Bank regularly voice strong criticism of President Mahmoud Abbas and the Palestinian Authority (PA) government that rules there, while those in Gaza often speak negatively about the Hamas leadership, so it appears that Palestinians are not cowed from giving their honest opinions. The consensus among informed scholars is therefore that the surveys are reliable, valid, and genuinely reflective of what Arab residents of the West Bank and Gaza think.I also examined data from two international institutes that have conducted parallel surveys among residents in the West Bank/Gaza and in Arab and Muslim countries: the Pew Research Center, which since 2002 has included countries in the Middle East in its annual global surveys, and the Arab Barometer initiative, a consortium founded by Princeton University and the University of Michigan that since 2006 has overseen three waves of polling in the Middle East. To round out the picture, I incorporated a handful of surveys carried out by Palestinian polling firms on behalf of well-known international experts.In what follows, I focus on three related questions: What do Palestinians think of Israel and of Jews? How do they view the Jewish claim to at least a part of the land of Israel, and especially Jerusalem? And what do they believe about the legitimacy, efficacy, and desirability of carrying out terrorist attacks against Israelis? My hope is that, on the basis of these findings, I can provide a better sense of what lies behind the current wave of violence and perhaps stimulate discussion about how it might be curbed.I. What Palestinians Think of Israel Since the establishment of the PA in 1994, the Palestinians have been beset by problems. The government has increasingly been viewed as corrupt, undemocratic, and unable to enforce law and order or to reform itself. The economy has generally been weak, infrastructure sub-par, and the PA unable at times to pay salaries. Since Hamas took over Gaza in 2007, the Palestinian state-in-the-making has been divided, with Fatah continuing to rule the West Bank and all efforts at reconciliation a failure. The peace process with Israel has been stalled much of the time, in part because of periodic outbreaks of violence, and the handover of territory and authority to the PA has been far slower than envisioned in the Oslo accords.Who is responsible for the problems plaguing the Palestinians? During the last two decades, the four institutes whose surveys I examined have asked numerous questions on this subject, and on 53 occasions have offered Israel as one of the possible answers. In all but one case, Israel was the answer most widely chosen, usually by a statistically significant margin—including when it came to problems that at least at first glance seemed largely internal. Among these were clashes between PA police and Hamas that left thirteen dead (1994), Palestinian economic problems (2000), the hindering of political reform in the PA (2001), Mahmoud Abbas’s decision to resign as prime minister (2003), lack of law and order in PA-held territories (2004), the blocking of reform in the PA (2004), the Hamas coup that wrested control of Gaza from Fatah (2007), a water crisis in the West Bank and Gaza (2010), a fuel shortage in Gaza (2012), the inability of the PA to pay its employees (2013), and the ongoing inability of Hamas and Fatah to reconcile (2015).

A large majority of Palestinians were convinced that Israel sought deliberately to target civilians, and held Hamas blameless for positioning its leadership, fighters, and weapons in populated areas.

In matters that necessarily involved both Israel and the Palestinians, massive majorities blamed Israel and denied any responsibility on their side. Cases in point include the suspension of negotiations between Israel and the PLO (1997), the failure of talks at Camp David (2000), the breakdown of a ceasefire during the second intifada (2003), the collapse of the peace process (2004), the outbreak of the first Gaza war (2008), the non-implementation of the Oslo accords (2012), the outbreak of the second Gaza war (2012), and the breakdown of negotiations between the sides and the third Gaza war (2014).

So convinced were Palestinians that Israel was responsible for the Gaza wars, for example, that after each conflict, when asked by JMCC pollsters whether they believed it was “possible for the Palestinian side to avoid it, or was Israel planning to launch the war in all cases,” overwhelming majorities averred that Israel was intending to go to war regardless of Palestinian actions. Likewise, a large majority of Palestinians were convinced that Israel sought deliberately to target civilians, and held Hamas blameless for positioning its leadership, fighters, and weapons in populated areas.

Over the years, there were also many questions posed about problems for which Israel wasn’t listed as a possible culprit; on these, respondents assigned blame to their government, to leading figures and parties, or to society as a whole. But when Israel was offered as an option, both where its culpability could plausibly be claimed and where doing so was farfetched in the extreme, more Palestinians passed responsibility to Israel than opted for any other answer. Whatever else this might say, it indicates a tendency to ascribe to Israel greater power than it actually wields—along with intentions so diabolical as to lead it to act in ways detrimental to the Jewish state’s own interests, so long as this will cause suffering to Palestinians.

The perception of Israel as implacably hostile and even demonic affects responses to questions not only about the past and present but also about what Israelis and their government are likely to do vis-à-vis the Palestinians in the future. For instance: as anyone observing Israeli politics over the last decade is aware, the most widely held position within Israel favors the establishment of a Palestinian state in most or all of the West Bank and Gaza; a minority prefer to increase Palestinian autonomy but with Israel remaining in charge overall. Palestinian polls, however, tell a very different story.

On over two dozen occasions since 2009, PSR fieldworkers asked West Bank and Gaza residents, “What do you think are the aspirations of Israel for the long run?” With clock-like consistency, the options espoused by most of the parties represented in the Israeli Knesset and by consistent majorities of Israelis—namely, that Israel is seeking “withdrawal from all [or part] of the territories it occupied in 1967”—are chosen least often. More popular is the belief, held by one-fifth of Palestinians, that Israel’s goal is “Annexation of the West Bank while denying political rights of Palestinian citizens.” But the view commanding an absolute majority in all 25 polls, at an average of 59 percent, is that Israel’s aspirations are “Extending the borders of the state of Israel to cover all the area between the Jordan River and the Mediterranean Sea and expelling its Arab citizens.”

Assuming one takes respondents at their word, three of every five Palestinians living next door to Israel believe its aspirations are to reconquer the Gaza Strip and the Arab-populated areas of the West Bank, annex them, and expel the more than four million Arab residents currently living there plus the 1.7 million Arab citizens of Israel. And this, despite the fact that in the past quarter-century, not a single Israeli Knesset member, respected public figure, or major media personality has advocated such a view in public or is reliably claimed to have expressed it in private.

A majority of Palestinians, 51 percent, assert that Israel will “destroy al-Aqsa and Dome of the Rock mosques and build a synagogue in their place.”

It is in this context that one must consider Palestinian public opinion about the area of Jerusalem known by Jews as the Temple Mount and by Muslims as Haram al-Sharif (the Noble Sanctuary). Here stood the ancient Israelites’ First and Second Temples until the latter was destroyed by the Romans nearly 2,000 years ago, and here for thirteen centuries have been situated the al-Aqsa mosque and the Dome of the Rock. The area, captured by Israel from Jordan during the Six-Day War in 1967, has been administered by Jordanian (and, to a lesser extent, Palestinian) religious officials representing the Islamic Waqf. The status quo, unchanged for a half-century except at the margins, is that Muslims can visit the Temple Mount at all hours and pray at its mosques, while Jews are restricted in their visiting hours, have no structure for worship, and are forbidden from praying even as individuals. In 2014, a few right-wing Israeli politicians did propose modifications that would augment the hours for Jewish visits and enable Jews to pray; since then, however, Prime Minister Benjamin Netanyahu and other senior officials have reiterated dozens of times that the status quo will not be changed.

Against that background, on four occasions in the last year PSR asked residents of the West Bank and Gaza for their views on Israel’s plans for the Mount. On average, only 11 percent believe Israel will maintain the status quo; 16 percent hold that it will allow Jews to visit any time or to pray there; one-fifth claim that it will “divide the al-Haram area between Muslims and Jews, allowing Jews to establish a synagogue next to al-Aqsa mosque”; while the majority, 51 percent, assert that Israel will “destroy al-Aqsa and Dome of the Rock mosques and build a synagogue in their place.” Again, a position with no basis in the policies of any of the parties in Israel’s governing coalition or opposition is assumed by an absolutely majority of Palestinians to reflect the true intentions of its government.

II. What Palestinians Think of Israelis and Jews

The specific findings noted above fit with a more broadly negative view of Israelis and Jews that Palestinians espouse on the rare occasions when pollsters have given them the opportunity to generalize. In February 1999, JMCC offered survey participants “a list of characteristics that could be used to describe the Israelis” and asked for a score on a scale of 1 to 5. Regarding the first characteristic, “violent,” 76 percent gave Israelis the highest rankings, a 4 or 5. On the second trait, “honest,” 67 percent scored Israel a 1 or 2. The third trait was “intelligent,” and here Palestinians gave Israelis credit, with 61 percent rating them a 4 or 5.

Two years later, with the second intifada well under way, JMCC did a similar poll showing even more pronounced results. The proportion of Palestinians scoring Israelis at 5 for violence went up to 88 percent, with another 7 percent giving them a 4. More than four-fifths saw Israelis as dishonest. In place of “intelligent,” JMCC pollsters asked to what extent Israelis were “strong,” and here 58 percent of Palestinians gave them high marks.

What emerges, then, is a picture of Israelis as violent and untrustworthy, but clever and strong—which matches up with Palestinian assessments of Israel’s outsized power and diabolical nature in its past behavior and future intentions.

In 2009, the Pew Research Center asked publics in two dozen countries how they viewed Muslims, Christians, and Jews. Regarding Jews, 94 percent of Palestinians reported a “very unfavorable” opinion. (Only 23 percent reported a very unfavorable opinion of Christians.) In this respect, Palestinian views are par for the course in the Arab world: between 92 and 95 percent of Lebanese, Egyptians, and Jordanians also expressed very unfavorable opinions of Jews. Two years later, Pew repeated the questions and achieved comparable results. In the latter survey, Pew also asked whether some religions were more prone than others to violence. More than half of Palestinians averred that this is the case, and of these, 88 percent fingered Judaism as the most violent. (The other choices were Islam, Christianity, and Hinduism.)

On the rare occasions when they have been given the opportunity to generalize, Palestinians characterize Israelis as belligerent and untrustworthy but clever and strong, and finger Judaism as the most violent of all religions.

Palestinians also see Jews as lacking a historical tie to the land of Israel or to Jerusalem. In 2011, the American political consultant Stanley Greenberg commissioned a survey of Palestinians on behalf of The Israel Project. When presented with several statements describing actions that could be viewed as morally right or wrong, 72 percent declared it morally right to deny that “Jews have a long history in Jerusalem going back thousands of years,” while 90 percent declared “Denying that Palestinians have a long history in Jerusalem going back thousands of years” to be morally wrong.

A majority of Palestinians appear to have translated this historical understanding into political conclusions. On fifteen occasions between 2003 and 2014, pollsters from PSR asked whether it would be acceptable, in the framework of a comprehensive agreement for a two-state solution, to divide Jerusalem so the Palestinians would have their capital in eastern Jerusalem and exercise sovereignty over the Arab neighborhoods and the Old City, including Haram al-Sharif, while Israel would be sovereign over Jewish neighborhoods, the Jewish quarter of the Old City, and the Western Wall. On every occasion, respondents soundly rejected the proposal, with opposition almost always exceeding three-fifths. These findings match those of a poll by Bir Zeit’s CDS. No reliable survey to date has shown that a majority of Palestinians are willing to accept such a division of the city.

Given such a negative view of Israelis and of Jews, and of the Jewish link to the land, it is hardly surprising that most ordinary Palestinians do not believe Jews have a right to a state there. In 1995, when JMCC asked whether Israel had a right to exist, 65 percent responded negatively. Similarly, in a 2015 poll commissioned for the Washington Institute for Near East Policy by David Pollock, who has conducted surveys of the Arab world for more than two decades, fieldworkers from the Palestinian Center for Public Opinion asked residents of the West Bank and Gaza: “Do you think that Jews have some rights to the land along with Palestinians?” Only 12 percent agreed that “Both Jews and Palestinians have rights to the land,” while more than 80 percent asserted that “This is Palestinian land and Jews have no rights to it.”

This denial of Jewish roots and rights might help explain why Palestinians are skeptical that Israel, not yet three-quarters of a century old, will continue to exist as a Jewish state, or perhaps at all, in another generation. In 2011, the Greenberg poll asked Palestinians to choose which statement is more accurate: “I am certain Israel will exist 25 years from now as a Jewish state with a Jewish majority” or “I am not so certain . . . .” Over 60 percent doubted Israel would continue to exist as a Jewish state. In the 2015 Washington Institute poll, a similar question was asked, with different wording and a lengthened time horizon. In response, only a quarter of Palestinians believed Israel would continue to exist as a Jewish state “in another 30 or 40 years.” A comparable number thought it would exist as a bi-national state of Jews and Palestinians, while close to half said Israel would no longer exist either “because Arab or Muslim resistance will destroy it” or “because it will collapse from internal contradictions.”

In sum, when the Palestinians look at Israel, they see a country of enormous power and influence that has done great harm to them, that seeks to displace them entirely from historical Palestine, and whose people are deficient as individuals and also lacking any collective rights to the land in general or to Jerusalem in particular.

III. How Palestinians See Violence against Israelis

Palestinian views of Israel hardly provide the fertile ground of trust, respect, or shared assumptions that would facilitate reaching a long-term accommodation or bringing about co-existence. But must they lead to support for violence against Israelis? To back such violence, after all, Palestinians must hold a set of views that prejudice them in favor of carrying out actual attacks. To those views we now turn.

On the surface, the decision of ordinary Palestinians to support or not to support the initiative of young people who take knives and go out to attack Jews in Jerusalem’s Old City, or run over Israelis on the roads of the West Bank, seems straightforward enough. Yet views on the use of violence in these and other cases are based on a host of assumptions and attitudes, most of which are probably not considered consciously. In light of the salience of Palestinian violence, and in an effort to understand its contours and origins, pollsters have asked a large variety of questions and compiled a rich body of data. Before examining levels of support for specific kinds of actions, it is valuable to consider the attitudinal evidence,  grouped here under three headings.

1. Is Violence against Israelis and Westerners Legitimate?

To what extent do Palestinians see it as morally right and appropriate to use violence against Israelis, or against Westerners more generally? A good place to begin this inquiry is a PSR poll in December 2001, one of whose questions was: “In your opinion, are there any circumstances under which you would justify the use of terrorism to achieve political goals?” Fifty-four percent responded that there were no such circumstances; 37 percent said there were. At first glance, this would indicate the majority’s rejection of terrorism on moral grounds, a particularly significant finding since the poll was conducted at the height of the second intifada.

To understand what this finding means in practice, however, we must take into account how Palestinians interpret the word “terrorism.” In that same poll, 98 percent said the 1994 killing of 29 Palestinians in Hebron by Baruch Goldstein was terrorism, but only 15 percent were willing to label as terrorism a 2001 attack by Palestinian suicide bombers that killed 21 Israelis at the Dolphinarium night club in Tel Aviv. Likewise, 93 percent described as terrorism Israel’s August 2001 assassination of the head of the PFLP, a PLO wing that repudiated the Oslo accords and carried out numerous attacks against Israelis, but only 10 percent countenanced the term to describe the PFLP’s assassination of the right-wing Israeli government minister Rehavam Ze’evi two months later. When asked hypothetically if Israel’s use of chemical or biological weapons against Palestinians would constitute terror, 93 percent said yes, but when the identical question was posed regarding the use of such weapons of mass destruction by Palestinians against Israelis, only 25 percent responded affirmatively.

98 percent of Palestinians said the killing of 29 Palestinians in Hebron by Baruch Goldstein was terrorism, but only 15 percent were willing to say the same for an attack by suicide bombers that killed 21 Israelis in Tel Aviv.

Also in the same survey, Palestinians were asked whether “The destruction of the Twin Towers in New York City by people suspected to be members of Bin Laden’s organization” was terrorism. Only 41 percent were willing to say yes; 53 percent rejected the term. The same pattern crops up in surveys conducted between 2006 and 2009 by the Arab Barometer project, in which Palestinians consistently distinguished themselves from other Arabs in rejecting the term terrorism for such jihadist operations as the “Madrid train explosions” (March 2004, 191 killed) and the “London underground explosions” (July 2005, 52 dead). In both cases, a majority of Palestinians averred these were not acts of terror, whereas comparable figures in the other Arab publics ranged from 17 percent down to 2 percent.

This highly differentiated usage of “terrorism” affects the wording of all surveys conducted among Palestinians. In describing attacks by Arabs on Westerners or Israelis, pollsters therefore resort to more acceptable formulations like “resistance operations,” “military operations,” “armed attacks against Israeli civilians in Israel,” and the like.

Palestinian attitudes toward the legitimacy of violence can be further understood from a second set of international polls by Pew. On six occasions in the last decade, Pew asked the following question in the West Bank and Gaza, as well as in Muslim and Arab countries: “Some people think that suicide bombing and other forms of violence against civilian targets are justified in order to defend Islam from its enemies. Other people believe that, no matter what the reason, this kind of violence is never justified. Do you personally feel that this kind of violence is often justified, sometimes justified, rarely justified, or never justified?” Though the level of support varied widely among countries and across time, one constant is that the Palestinians were always the leaders in seeing suicide bombings and similar attacks as justified. On average, 59 percent saw them as being justified often or sometimes; no other Arab or Muslim public came close.

When pollsters specified a nationality for the attacks’ targets, the Palestinians were again ahead of any other people in the Arab world in seeing the attacks as legitimate. In surveys conducted by the Arab Barometer in 2006, 2010, and 2012, a higher percentage of Palestinians—on average, three in five—than of any other Arab public consistently agreed with the following statement: “U.S. involvement in the region justifies armed operations against the U.S. everywhere.”

Though I am unaware of any polls asking Palestinians whether it is legitimate to attack Israelis with the aim of securing political or other gains, it is hard to imagine that such attacks would command less support than the three-fifths justifying such actions to defend Islam in general, or to strike at American targets in particular.

2. Does Violence Work?

For a majority of Palestinians, the use of violence against Westerners is seen as a legitimate means of defending Islam or securing political or other gains; but, with respect to Israel, is it also an effective means of achieving their goals? On this subject, numerous questions have been asked over the last two decades, both retrospectively about past events and prospectively about the future.

Regarding the past, the picture is fairly clear.

In December 2000, a few months into the second intifada, 69 percent told JMCC that the violence had rendered Israelis more willing to make concessions. A couple of years later, with the conflict having become more violent, similarly high proportions said the intifada had helped Israelis “understand the Palestinians’ demands in order to reach a peace agreement.” These findings were replicated and extended by PSR in 21 polls between December 2001 and September 2006, in which majorities of two to one consistently backed the view that “armed confrontations so far have helped achieve Palestinian rights in a way that negotiations could not.”

Similarly, Israeli decisions to pull out of previously held territory have been seen by Palestinians as a consequence of their “armed resistance” and not as a function of Israeli strategic interests, international pressure, or other factors. This was pointedly true regarding the decision by the government of Prime Minister Ariel Sharon to leave the Gaza Strip. When asked by PSR in September 2005, a month after the pullout, what was “the single most important factor” in the Israeli decision, 57 percent chose “attacks by Palestinian resistance.” Time and again in polls before and after the pullout, three-quarters on average would tell PSR they saw “Sharon’s plan to evacuate the Israeli settlements from Gaza as a victory for the Palestinian armed resistance against Israel.”  

The same pattern is discernible in opinions about the three Gaza wars. In December 2012, after the second war, 84 percent responded affirmatively to AWRAD pollsters asking whether “the results of the Gaza conflict will lead to tangible progress toward Palestinian independence,” and despite a slight decline the figure remained robust for months afterward. Following the 2014 war, as I noted earlier, PSR reported that 79 percent saw Hamas as the winner. In fact, after each of the three wars, overwhelming majorities asserted to pollsters from each of the Palestinian institutes that their side was the victor.

The same view, moreover, informs the response to questions regarding the future. When asked a few months before the outbreak of the second intifada whether “a return to armed confrontations will achieve Palestinian rights in a way that the negotiations cannot,” those banking on violence outnumbered those betting against by nearly 20 percentage points. After the intifada broke out, the gap between the two rose to nearly 50 points. This point was made more explicit in a 2002 survey carried out by JMCC on behalf of the polling expert Steven Kull of the Program on International Policy Attitudes at the University of Maryland. West Bank and Gaza residents were asked: “Do you think that when Palestinians use violence that injures and kills Israeli civilians this makes the Israelis more willing or less willing to make compromises?” Sixty-four percent opted for “more willing,”and only 17 percent for “less willing.”

When Palestinians look back at sustained campaigns of violence, whether in the second intifada or in the three wars with Hamas, they see them as victories, and they tend to believe that armed campaigns are also likely to be effective in the future.

To be sure, there have been occasions when the majority of Palestinians have looked back at particular attacks and concluded they did more harm than good. In 2010, for example, members of Hamas’s military wing shot and killed four Israelis near Hebron, including a pregnant woman and the father and mother of a family of six children. The attack, which came a couple of days before Israeli and Palestinian officials were slated to launch a new round of negotiations in Washington, shattered a period of relative calm. When asked about it shortly afterward, twice as many respondents predicted it would hurt rather than advance Palestinian interests. Likewise, in polls on a number of occasions between September 2010 and December 2011, a small majority expressed the view that, should armed clashes erupt, they would not have a better chance to bring about gains than would negotiations.

Under certain circumstances, then, a majority of Palestinians conclude that the timing for an outbreak of violence is wrong. But these are exceptions: when Palestinians look back at sustained campaigns of violence, whether in the second intifada or in the three wars with Hamas, they see them as victories, and they tend to believe that armed campaigns are also likely to be effective in the future.

3. Is Violence Praiseworthy?

If violence against Israelis is seen as both legitimate and effective, it stands to reason that those responsible for it will be celebrated and admired—and so they are. A case in point comes from the 2011 Greenberg poll, in which respondents were asked to characterize a series of actions as “right” or “wrong.” One such action was the 1978 hijacking of two Israeli buses and a taxi; in the ensuing firefight, the PLO hijackers, among them a young woman named Dalal al-Maghrabi, were killed along with 38 Israeli civilian victims. In the poll, a substantial majority, 61 percent, thought it morally “right” to “nam[e] streets after Palestinian suicide bombers like Dalal al-Maghrabi who killed Israeli civilians within Israel.”

61 percent thought it morally “right” to “name streets after Palestinian suicide bombers like Dalal al-Maghrabi who killed Israeli civilians within Israel.”

Similar questions have been asked about leading figures known for threatening or using violence against Israel or the West. In Pew studies conducted in dozens of countries and in the Palestinian territories, Palestinians have been the most fervent admirers of, for instance, Hassan Nasrallah, who led the Hizballah terrorist organization against Israel in the 2006 Lebanon war and since then has repeatedly threatened to attack the Jewish state and its citizens. Though absolute levels of support for Nasrallah have varied over the years, the Palestinians outstripped every other people in expressing their confidence in him on the three occasions the question came up.

Although the Palestinian population is overwhelmingly Sunni, Palestinians consistently led others in their admiration not just for Nasrallah but for Shiite Hizballah itself. Within the Middle East, they expressed the highest levels of confidence in Iranian president Mahmoud Ahmadinejad, another prominent Shiite Muslim known for his repeated threats to annihilate Israel. Moreover, they led the world over the course of a decade in believing that Osama bin Laden, the mastermind behind the 9/11 attacks and a vociferous foe of Israel, could be counted on to “do the right thing in world affairs.” In 2011, the last time Pew asked about bin Laden before his death at the hands of American commandos, the Palestinians once again outdid all others in their admiration, just as they did on various occasions in their favorable assessments of al-Qaeda—and (the one time they were asked in a Pew survey) of the Taliban.

 IV. Palestinian Support for Armed Attacks

So much for Palestinian views on the foundational issues of the legitimacy, effectiveness, and praiseworthiness of violence. When it comes to the actual question of whether to support particular types of violence in advance, or to express backing for concrete attacks after they happen, what views do ordinary Palestinians hold?

Broadly speaking, from the Oslo accords in September 1993 until spring 2000, a plurality of Palestinians were against most kinds of armed attacks. According to a question posed by CPRS sixteen times during this period, 49 percent opposed “armed attacks against Israelis” and 42 percent favored them. A handful of JMCC polls confirmed this reading of public sentiment.

But a caution is in order. When large numbers are supportive of armed attacks—and 42 percent is a large number—it does not much matter if they are slightly outnumbered by those opposed to such actions. Anyone contemplating an attack can still expect to benefit from a substantial network of backers, and if successful to bring great honor upon himself and his family. Needless to say, though, actual majority support will provide all the more fertile ground for attacks—and since the eve of the second intifada in September 2000 until today, there has been, during most periods, majority support among Palestinians for violence of almost every kind against Israelis.

Anyone contemplating an armed attack can expect to benefit from a substantial network of backers, and if successful to bring great honor upon himself and his family.

For most of the last decade-and-a-half, suicide bombings, which have generally been aimed at civilians and have been the most lethal in their impact, have enjoyed the support of solid Palestinian majorities. On 17 occasions between April 2001 and March 2013, JMCC asked, “How do you feel toward suicide-bombing operations against Israeli civilians?” Supporters outnumbered opponents all but four times, and on average the level of support exceeded opposition by a full twenty points. Breaking down the data further, we see that strong supporters constitute the single largest group, followed by moderate supporters, then moderate opponents and, smallest of all, those strongly opposed.

Although PSR, for its part, did not ask specifically about suicide bombings, on 48 occasions between 2000 and 2015 it did inquire about views on “armed attacks against Israeli civilians inside Israel”; in most cases, supporters outnumbered opponents, with those expressing strong support almost always outpacing, often by as much as six to one, those voicing strong opposition. On the half-dozen occasions this question was asked in the last twelve months, supporters outnumbered opponents every time.

Even higher levels of support have been registered after attacks that succeed in killing Israelis. Whereas an October 2003 poll by PSR reported 54-percent support for attacks on Israeli civilians in general, when asked about “the bombing operation in the Maxim restaurant in Haifa, which led to the death of 20 Israelis,” the proportion of support reached 74 percent. Parallel leaps from in-principle backing for future actions to after-the-fact support for concrete attacks are reported in polls from September 2004 (after a bomber in Tel Aviv killed 11 Israelis), June 2006 (lethal attack on a shopping center in Dimona), and March 2008—when respondents were asked about “the bombing attack in the religious school in Jerusalem inside Israel . . . in which eight Israeli students were killed in addition to the Palestinian attacker.” For that event, support swelled to 84 percent.

One may speculate about the reasons behind heightened support for specifically named attacks. It may be a consequence of the society-wide adulation of shahids (those who die carrying out attacks) during the weeks after they attain bloody martyrdom, of the higher regard for suicide bombings than for other kinds of actions, and/or of enthusiasm for striking Israelis in places of special significance—like Tel Aviv, the symbol of Jewish economic power, or Jerusalem, the focal point of religious contention, or Dimona, the epicenter of Israel’s military might. Whatever the reason, individuals considering such an attack can expect the prospect of even greater honor and celebration than might otherwise be anticipated—for themselves, their families, and any militant organization with which they are connected.

An even larger consensus has favored violence against Israeli settlers, reaching 87 percent on average in polls by CPRS and PSR during the decade ending in 2004. Indeed, since that year, PSR ceased asking about attacks on settlers, perhaps because the answers were already so consistent. But the phenomenon bears relevance to the current round of violence, a substantial part of which has been aimed at Israelis living or traveling in the West Bank. Moreover, in the eyes of the Palestinian mainstream, Jews living in Jerusalem’s Old City or in the neighborhoods that Israel captured in 1967, such as Pisgat Ze’ev and Armon Hanetziv, are also considered settlers. Palestinian news reports about the latter, for example, routinely refer to “the Israeli settlement of Armon Hanetziv built on the lands of Jabal al-Muqaber.” These areas have been targeted in part because of the relative ease with which the perpetrators (most of whom have hailed from eastern Jerusalem or Hebron) can reach them, but an additional factor may have been the higher level of support for attacking Israelis in such places.

Even more formidable is the societal consensus behind attacks on Israeli soldiers. In a dozen polls between 2001 and 2004, PSR found such support averaging 90 percent, with strong backers outnumbering strong opponents by a lopsided fifty to one. This particular feature of Palestinian opinion, about which pollsters stopped asking questions a decade ago, could help explain why so many recent attacks have been aimed at soldiers and policemen.

During the recent wave, moreover, Palestinian support for the favored modes of attack has in all likelihood been high as well. In a December 2014 poll, PSR posed the question: “Recently there has been an increase in Jerusalem and the rest of the West Bank in attempts to stab or run over Israelis. Do you support or oppose these attempts?” Seventy-eight percent were supportive, only 20 percent opposed. Though the question has not been repeated since then, there is no reason to believe the response today would be substantially different.

V. What Is to Be Done

To sum up: these findings show the degree to which the recent Palestinian perpetrators of violence reflect and are acting on the basis of views widely held in their society. Though they may be lone wolves in the technical sense of not belonging to an organizational command structure, they are anything but alone within their communities. To the contrary, they are surrounded by people who share many of their core beliefs, who justify the attacks they are carrying out, who see their actions as potentially valuable in furthering Palestinian goals, and who can be counted on to venerate them and their families.

These popularly held attitudes also make it difficult for Palestinian officials to limit their own incitement of violence or to deploy security forces vigorously to curb the attacks. So long as Palestinian popular opinion remains where it is, eruptions of violence will always be possible, and once begun can easily and quickly escalate.

Could anything change this state of affairs? It seems highly improbable that the Palestinian masses, whose views have been relatively stable for so long, will spontaneously shift gears in the foreseeable future. Nor are there any signs that Palestinian media or religious leaders are rethinking their own, often incendiary role in shaping public opinion. Moreover, the populations of the neighboring Arab states and the media that cater to them—a main reference point for Palestinians—are hardly poised to help bring about positive change. Not only is public opinion in these countries unrelentingly hostile to Jews and Israel, but the Arab world as a whole is suffering a wave of internecine violence, which hardly makes it a model to be emulated.

It’s unlikely that a change in Israeli actions will help dampen the situation. A half-century of Israeli restraint at the Temple Mount, for example, hasn’t convinced Palestinians that there is no plan to replace the mosques with a Third Temple.

Similarly farfetched, but for other reasons, is the idea that Israeli leaders, by modifying their rhetoric or restraining the reactions of the security forces, can appreciably dampen Palestinian support for violence. Doves might argue that Israel could transform Palestinian opinion in the long term with an offer of a two-state solution more generous than those advanced by former prime ministers Ehud Barak and Ehud Olmert (and rejected by the Palestinian leadership). Hawks might contend that change can be brought about by exacting a price for violence and ensuring that it never serves to advance Palestinian interests. But in the short and medium term, neither of these approaches is likely to be effective.

Palestinians view Israeli words and deeds through a powerfully distorting lens. A half-century of Israeli restraint at the Temple Mount has failed to convince most Palestinians that there is no plan to replace the mosques on Haram al-Sharif with a Jewish house of worship. A decade-and-a-half marked by prolonged and intense bouts of violence has persuaded Palestinians that the use of force generally helps them, and many have formed these views based on earlier rounds of attacks against Israelis and Westerners dating back a number of decades. Additionally, a series of confrontations between the West and the Arab/Islamic world has ingrained in most Palestinians a belief that attacking Western or Israeli targets, far from constituting terrorism, is legitimate resistance. Hence, Israel is an unlikely candidate to mitigate Palestinian support for violence.

The onus is therefore on the Palestinian leadership to recognize the dangers posed to its own self-interest by the current volatile circumstances and to take a firm and consistent stance against violence. Of course, there is no expecting Hamas to adopt such a position, which would contravene its organizational ethos and traditions ingrained over two-and-a-half decades. But is it utterly inconceivable that a successor to the eighty-year-old Abbas might do so? Whatever his weaknesses may be—and they have been abundantly on display in recent weeks—Abbas has preached for a decade that violence is not beneficial to the Palestinian cause and has consistently ordered his security forces to cooperate with Israel in quelling armed attacks. This is at least a precedent on which a stronger and more courageous leader might build.

In any such effort, the Arab countries with the greatest stake in preserving stability and preventing the further ascendancy of radical Islamic forces in their neighborhood might have a refreshingly constructive role to play (especially Jordan, Egypt, and Saudi Arabia). So might the United States and Europe, which have both an interest in cooling fevers and various diplomatic, political, and financial levers at their disposal. Though Palestinians possess a remarkable capacity to form their own, independent perception of the world around them, they are not immune to the consequences of their actions or to the changing incentives they face. If the U.S. and other Western powers were to begin vociferously condemning violence initiated by Palestinians, to penalize the PA and Hamas until attacks stop, and to ensure that under no circumstances will gains, diplomatic or otherwise, accrue from them, this, too, might exercise a meliorating effect over time.

Palestinian support for violence, and the attitudes underlying that support, have developed and become entrenched over a period of decades. Altering those attitudes can only begin once the attitudes are recognized for what they are, without blinking and without excuses. Toward that end, I hope this essay, along with the broader research project of which it is a part, can serve as a catalyst.

How do we deter the murderously violent?

Every day brings new knife attacks by Palestinians. And if you search the Internet, you can find the most horrifying videos and photos that depict actual death in war, on roads, in stores, and in homes. The images have lost their power to shock. However, there’s a very efficient way to show the murderously violent that what they plan on carrying out isn’t a computer game. I’ll get to that in a moment.

But first, let me give you my take on how violence is presented in art. I hated the film Saving Private Ryan. It’s childish, anti-American, histrionic, confusing, and full of continuity errors.

What made the film famous was its graphic depictions of violence, such as this scene. Keep in mind that nobody got hurt in what you’re about to watch.

First, an American soldier tries to blow up a German tank with a “sticky bomb.” They used a robotic mannequin and computer-graphic imagery (CGI) to depict the catastrophic failure of this attempt.

After blowing off the tank tread with sticky bombs, the Americans swarm the vehicle, trying to get at the crew. A German 20mm autocannon is brought up and opens fire at close range, exploding several of the Americans into pieces. Again, a combination of mannequins and CGI is used.

Our movies now contain violence that’s indistinguishable from the real thing. There are videos from Syria that show everything you see above, including one notorious clip of a rebel losing his entire face. The man was hit by a fragment from an exploding tank shell. It struck with such speed that he didn’t even react. He simply stood there, with nothing but empty space from chin to forehead. It’s a profile shot, surreal in the extreme. His head looks like a crescent moon.

People have used that clip as the avatar for their social media accounts. That’s how little impact video and photos of actual death have in our present-day world. Some cultures use film of murder as religious icons, while others use it as entertainment. Neither side cares that actual human beings were killed in front of the camera.

Movies like Saving Private Ryan desensitize people to graphic violence. The alleged reason for showing such gore is to drive home what the soldiers experienced, but that’s bunk. One of the greatest war movies of all time is Battleground (1949), about American airborne troops in the Battle of the Bulge.

It has two utterly chilling combat scenes in it. One takes place in heavy fog, and in the other, all the action is obscured by trees, vehicles, or hummocks. The only thing that indicates violence is the sound. Believe me, you’ll never forget these scenes. They’ll stay with you forever.

And this is how to deter the murderously violent. It does no good to show the aftermath of their crimes. Muslim suicide bombers have been told that they’ll feel no pain but will simply pop softly, like soap bubbles.

However, a hospital emergency-room doctor once said to me that every single street thug brought in with a gunshot wound was shocked at how painful it was. These criminals screamed and cried, wondering why it hurt so much. They’d grown up watching films in which people take a bullet to the arm and simply shrug it off. Well, in real life, there’s no such thing as a “flesh wound.” When a bullet goes through your arm, it destroys muscle, tendons, and nerves. It hurts like hell.

Here’s a video of a home invader shot after he kicked down the door in Pocatello, Idaho. The criminal was armed with a machete and knew his intended victims. He was shot three times in the chest. You’ll see nothing gruesome in the video, but I want you to listen closely to the criminal after he was shot.

He was quite the brave man when he thought that his victims wouldn’t fight back.

“Oh, it hurts, it hurts, it hurts! You killed me!” the criminal whines. He spent nine months in the hospital before being tried for and convicted of attempted murder and aggravated assault.

This was the second time he’d broken down the neighbor’s door, the first assault having prompted the victim to buy the gun. Though the criminal was given a maximum of twenty years in prison by the kindhearted judge—who said there was hope for him—it’s likely that being shot three times made more of an impression than anything he’d ever experienced.

Israelis need to release audio recordings of terrorists after they’re shot while trying to stab people to death. Photos won’t do it. Palestinians tell me that this shows a great victory.

It doesn’t matter that the terrorist was shot dead, or that all normal human beings run for their lives, or that anybody can ambush anybody else. No, the terrorist completely overcame the armed might of the entire Israeli Defense Forces, which surrendered out of fear and has now been defeated.

This is what many Palestinians believe. They can’t be reached, since they’re not rational. The knife-intifada is based on a stupid social-media lie, that Israel plans to demolish the al-Aqsa Mosque. Palestinians who attack Israelis are insane time travelers from the Dark Ages. Since they revel in butchery, showing their bullet-riddled bodies will do nothing except turn them on.

The only solution is to record the writhing, moaning, screeching primitives after they’ve been shot, and then release the tapes.

Here’s an Islamic State position in Syria hit by artillery. Again, there’s no gore; just listen. The rounds are fired at 0:04, but the idiots don’t know enough to take cover.

They used proximity fuses that exploded the rounds above the men’s heads.

Those thousands of razor-sharp fragments are what’s known as “steel rain.” The propagandist and camera crew were shredded alive, which is why they’re making those unearthly noises.

Still want to go to Syria, boys?

Although I study war, I hate it. The reason I’ve immersed myself in military issues for over forty years is that I accept that some people must be removed from this plane of reality. They can’t be saved. My study of war is a quest for a better world.

Israel needs to entirely change the way it thinks about Palestinian terrorists. Deterrence is the only effective means of protecting Israelis from deluded, infantile maniacs who haven’t had to face reality. I hope that Israeli authorities will begin to show the same ruthlessness as the owners of a mall in Australia. Teenagers were loitering there all day, making messes and intimidating the customers. After much thought, the mall owners installed special lights that made acne look far worse than it was, and they began playing nothing but Frank Sinatra music. Within days, the teenagers had fled. And they never returned.

Mer de Chine : la tension monte entre Washington et Pékin

  • Patrick Saint-Paul
  • Le Figaro
  •  22/05/2015

Le survol de l’archipel des Spratleys par un avion espion américain mercredi dernier a déclenché la colère de la Chine, qui l’a fait savoir vendredi. Des avertissements qui n’ont pas empêché les États-Unis d’affirmer leur intention de poursuivre les patrouilles dans cette zone revendiquée par la République populaire.

De notre correspondant à Pékin

La tension ne cesse de monter en Mer de Chine méridionale. Le survol, mercredi, par un avion de surveillance américain de l’archipel des Spratleys, revendiqué par la République populaire, a provoqué une nouvelle passe d’armes diplomatique entre Pékin et Washington. Dénonçant des «actions irresponsables» après que l’appareil de l’US Army eut ignoré huit avertissements de la marine chinoise, le gouvernement chinois s’est dit «très mécontent», vendredi. De son côté, l’administration Obama s’est engagée à poursuivre ses patrouilles.

Les pilotes du PS-8 Posseidon, l’appareil de surveillance le plus sophistiqué de l’armée américaine, ont répondu à huit reprises, qu’ils traversaient l’espace aérien international. «Ceci est la marine chinoise. Vous partez», a répondu un opérateur radio chinois sur un ton exaspéré. Visiblement, l’équipage américain ne s’est pas laissé impressionner. Une équipe de la chaine d’information CNN avait été embarquée pour immortaliser le survol, aggravant l’affront fait à Pékin.

Visiblement, l’équipage américain ne s’est pas laissé impressionner

Les images prises par PS-8 Posseidon montrent les activités de construction chinoises sur des polders érigés dans les Spratleys et consolidés grâce au remblaiement mené par des bateaux chinois. Notamment sur le récif de Mischief. «Je suis certain que cela vient de la rive, de cette facilité-là», dit le capitaine américain, Mike Parker, en référence à l’interpellation de la marine chinoise, tout en désignant des installations sur le récif de Fiery Cross. Un système de radar avancé serait posté sur l’îlot, selon l’officier américain.

Les ouvrages chinois, parfois qualifiés de «grande muraille de sable», sont situés dans l’archipel des Spratleys, revendiqué pour tout ou partie à la fois par la Chine, le Vietnam, les Philippines, Brunei, Taïwan et la Malaisie. Des voies de commerce maritime stratégiques traversent ces eaux troublées riches en poisson et potentiellement en hydrocarbures. Des photos satellites montrent que la Chine s’emploie à remblayer des récifs coralliens qu’elle transforme en ports et autres installations, dont une longue piste d’atterrissage. Grâce à ces conquêtes sur la mer, les surfaces utilisables chinoises sont passées en un an de 200 à 800 hectares, selon le Pentagone.

Des récifs coralliens transformés

Des photos satellites montrent que la Chine s’emploie à remblayer des récifs coralliens qu’elle transforme en ports et autres installations, dont une longue piste d’atterrissage.

Washington avait affirmé, la semaine passée, sa volonté de faire respecter la liberté de circulation dans les eaux internationales en envoyant dans la zone des navires américains et des avions militaires. Les voisins de la Chine redoutent que l’Armée populaire de libération (APL) utilise ces îlots semi-artificiels pour imposer une zone de

défense et d’identification aérienne (ADIZ) dans la région. «Personne n’empêchera l’US Navy d’opérer, ça ne serait pas un bon pari, a prévenu Daniel Russel, secrétaire d’Etat adjoint pour l’Asie. Cela ne suffit pas qu’un avion militaire américain puisse survoler les eaux internationales, même s’il est intercepté… Nous croyons que chaque pays, chaque acteur civil doit avoir un accès illimité aux eaux internationales et à l’espace aérien international». Le secrétaire d’Etat adjoint américain, Anthony Blinken, a enfoncé le clou, jeudi, en jugeant que les revendications territoriales de Pékin de plus en plus assertives sur la Mer de Chine méridionale sont une menace pour la liberté et la stabilité et risquent de provoquer des tensions, qui pourraient aboutir à un conflit.

Pékin a riposté vendredi en tirant la sonnette d’alarme. «Les troupes chinoises stationnées dans la région ont éloigné l’appareil américain par radio, conformément aux règlements chinois, a confirmé Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise. Les actions américaines constituent une menace pour les territoires maritimes chinois. Il y a une forte probabilité que cela déclenche des incidents, c’est hautement irresponsable et dangereux. La Chine prendra les mesures adéquates et nécessaires pour se prémunir contre tout préjudice infligé à ses possessions maritimes. La Chine défend la liberté de navigation et de survol, mais cela ne signifie pas qu’un pays puisse délibérément pénétrer à sa guise dans les eaux territoriales ou l’espace aérien d’un autre pays».

Prétentions chinoises en Mer de Chine du sud et routes commerciales européennes

Daniel Schaeffer

Diploweb

20 septembre 2014

Général (2s) Daniel Schaeffer. Membre du groupe de réflexion Asie21 (asie21.com)

Par le biais d’interprétations erronées de la Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer (CNUDM) la Chine procède à une succession d’actes offensifs dont l’objectif vise, à terme, de faire de la mer de Chine du Sud une mer territoriale.

Dans la mesure où la communauté internationale accepterait tacitement que cette mer internationale se transforme en mer nationale chinoise et par conséquent que puissent s’y appliquer la réglementation chinoise de police maritime, apparaît d’ores et déjà une menace potentielle sur la liberté de navigation qui s’attache depuis toujours à la haute mer. Ce risque futur est donc à prendre en considération par les compagnies maritimes européennes. Cet article est illustré par 6 cartes.

DEPUIS 2006, la Chine se montre de plus en plus agressive dans ce qu’elle estime être ses droits souverains, si ce n’est sa souveraineté, en mer de Chine du Sud. Elle fonde ses prétentions sur des revendications territoriales qui la mettent en opposition à plusieurs pays de la région, Vietnam, Philippines, Malaisie et Brunei. Contrairement à ce que laisse souvent croire la presse mondiale, Taiwan n’est pas concernée. En effet les revendications communiste et nationaliste chinoises sur la mer de Chine du Sud se rejoignent complètement, au nom de la grande Chine, au nom de l’héritage d’une prétention initiée par le gouvernement nationaliste de Tchang Kaishek en 1947, encore au pouvoir en Chine à cette date-là [1].Sur le plan universel, de telles prétentions constituent une violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Par ce biais là la Chine prétend vouloir s’arroger 80% à 90% d’une mer internationale dont la superficie est pratiquement équivalente à celle de la Méditerranée. Par voie de conséquence, si une telle prétention venait à être tacitement reconnue par un silence complice de la communauté internationale, elle ne pourrait manquer de provoquer de très graves répercussions sur la liberté de la navigation en cette mer.

Une voie de passage vitale

Or la mer de Chine du Sud constitue une voie de passage vitale pour les pays de la région : Asie du Sud-est mais aussi et surtout Chine, Japon et Corée du Sud. Par conséquent, la liberté d’y circuler constitue un intérêt économique majeur pour toutes les compagnies maritimes qui desservent la région, et parmi elles les compagnies européennes notamment. Il en ressort ainsi que la perspective d’une mise en coupe réglée de la mer de Chine du Sud par Pékin contre l’intérêt international ne peut laisser indifférente.

Pour disposer d’une image de l’importance que représente la mer de Chine du Sud en tant que voie navigable, ce sont en moyenne 60 000 navires qui la traversent annuellement. Cela représente approximativement trois fois le trafic du canal de Suez, six fois celui de Panama. En termes de fret, celui-ci équivaut au quart du commerce mondial, à la moitié des volumes commerciaux de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud, à 50% des transports mondiaux hydrocarbures, à 85% des pétroliers en provenance du Moyen Orient ; à 80% des approvisionnements chinois en hydrocarbures. La voie d’eau de la mer de Chine du Sud constitue donc pour Pékin une énorme fenêtre de vulnérabilité.

Une mer qui fait l’objet de contentieux

Or cette mer fait l’objet de contentieux territoriaux majeurs entre la Chine et les autres pays riverains de l’Asie du Sud-est : Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei, ou de contentieux à droits souverains entre la Chine et l’Indonésie [2]. Les tensions qui s’animent autour de cela sont ainsi susceptibles d’engendrer à tout instant des répercussions négatives graves sur la navigation internationale, et par conséquent sur les intérêts des compagnies commerciales européennes.Pour le comprendre, cela conduit d’abord à examiner comment s’organisent les contentieux entre pays intéressés. Ces contentieux portent aussi bien sur des îles, des récifs, des hauts fonds tant découvrants que non-découvrants (« submarine elevations » en anglais) [3]. Il s’agit de l’archipel des Paracels, situé sur le 16ème parallèle, au sud-est de l’île chinoise de Hainan et à l’est de la côte vietnamienne ; de l’archipel situé à l’ouest des côtes philippines, soit celui des Spratleys, un agrégat insulaire qui présente près de 250 émergences dont quelque dix à quinze à peine peuvent prétendre au statut d’île au sens de la définition qu’en donne le droit de la mer [4] ; des récifs de Scarborough, un atoll effondré situé à quelque 120 milles marins [5] de l’île philippine de Luzon. En ce qui concerne les hauts fonds, tous non-découvrants, il s’agit : du banc Macclesfield morphologique, précision qui a son importance comme cela est démontré par la suite, qui prolonge les îles Paracels ; le haut-fond de Truro (Truro shoal en anglais), à mi-distance entre le banc Macclesfield et l’île philippine de Luzon ; le haut-fond de Reed (Reed bank) situé au Nord-est de l’archipel des Spratleys, les hauts-fonds de Luconia (Luconia shoal en anglais) et James (James shoal), situés à quelque 100 milles marins [6] au nord de l’état malaisien de Sarawak, au nord de l’île de Bornéo.

A ce stade, il est important de préciser la nature d’un haut-fond au sens strict du terme. Ce n’est pas un haut-fond découvrant. L’article 131.1 de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) précise que « Par « hauts-fonds découvrants », on entend les élévations naturelles de terrain qui sont entourées par la mer, découvertes à marée basse et recouvertes à marée haute ».

Le haut-fond est encore moins une île puisqu’il est en permanence recouvert par les eaux. Il ne peut donc être présenté que soit comme un ressaut du plateau continental, soit comme un pinacle, reste d’un ancien atoll complètement dégradé et enseveli sous les eaux. En tout état de cause, qu’il s’agisse d’un ressaut ou d’un pinacle, il ne peut en aucun cas faire l’objet d’une quelconque revendication territoriale sauf s’il se situe dans les eaux territoriales de l’état voisin puisqu’il entre dans la constitution normale des dites eaux. En revanche, lorsqu’il se situe dans la zone économique exclusive (ZEE) de ce même état, s’il ne peut pas non plus être l’objet d’une revendication territoriale de la part du dit état, ce dernier y jouit toutefois d’avantages souverains liés au droit à l’exploitation de sa ZEE. De telles précisions sont nécessaires pour comprendre les enjeux qui se jouent dans tous les secteurs ainsi définis de la mer de Chine du Sud.

Ces bases étant posées, comme s’organisent les contentieux territoriaux en mer de Chine du Sud ? [7]

Les Paracels et leurs deux groupes d’îles, Amphitrite au nord-est et Croissant au sud-ouest, font l’objet d’une confrontation bilatérale entre le Vietnam et la Chine, tous deux faisant valoir un héritage des époques impériales. Après le départ complet d’Indochine des Français en 1956 à la suite des accords de Genève (1954) et de la scission du Vietnam en deux entités à hauteur du 17ème parallèle, le Vietnam du Sud ne réussit pas à conserver l’archipel que les Chinois, par approches successives, finissent par conquérir complètement en 1974.

La première tentative chinoise se situe en 1947, à la faveur des décisions prises lors de la commission de Potsdam, en 1945, par lesquelles il est dévolu à la Chine de désarmer les Japonais au nord de l’Indochine. C’est la raison pour laquelle Tchang Kaishek installe des troupes sur l’île Boisée, la plus importante des îles de l’archipel et du groupe Amphitrite, et entend les y laisser. En réplique, au nom de l’état protégé d’Annam, les Français installent un élément militaire sur l’île Pattle, dans le groupe du Croissant. Cela aboutit à une confrontation entre la France et la Chine qui depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale oppose d’énormes difficultés aux Français dans leur ambition de reconquérir leur place perdue en Indochine. Pour mettre fin au différend naissant, la France propose à la Chine de recourir à un arbitrage international, ce que Tchang Kaishek, guère loin de sa défaite contre les communistes, refuse. En 1950, peu après l’arrivée de Mao Zedong au pouvoir (1er octobre 1949) celui-ci retire toute présence militaire sur les Paracels. Le contrôle de l’archipel revient alors en totalité au Sud Vietnam, retour logique dès lors que les Paracels se situent sur le 16ème parallèle, soit au Sud de la ligne de démarcation établie sur le 17ème parallèle en vertu des accords de Genève (1954). Mais en 1956, à la faveur du départ définitif des Français tel que planifié dans le cadre des accords, les Chinois profitent de la situation pour revenir s’installer sur le groupe Amphitrite, et ce malgré les protestations du Sud Vietnam qui par ailleurs a repris la place des Français sur le groupe du Croissant. Et en 1974, la Chine parachève violemment sa conquête commencée quelques années auparavant. Depuis les Chinois sont installés dans les Paracels où ils renforcent leur présence avec méthode, constance et détermination en vue d’y créer manifestement une situation de « fait accompli » irréversible, se dotant de ce fait de la capacité de démontrer, dans l’hypothèse d’un recours contentieux contre eux, qu’ils exercent sur ces îles une administration continue depuis près de soixante ans.

Dans les Spratleys la situation est plus complexe. Les Vietnamiens revendiquent la totalité de l’archipel au nom de la succession à la France qui avait officiellement établi sa souveraineté sur lui en 1930, puis l’avait confirmé en 1933. A la suite des accords de Genève, la République du Vietnam, plus communément connue sous l’appellation de Sud Vietnam, avait pris possession de ces îles en y installant quelques troupes. Après la réunification du pays, en 1975, ce sont des unités communistes vietnamiennes qui viennent y remplacer celles de l’ex Sud Vietnam. Le même archipel est aussi revendiqué dans son entièreté par la Chine qui en commence la conquête partielle en mars 1988, en lançant un assaut amphibie surprise ciblé contre 11 émergences tenues par les Vietnamiens. Elle y installe des fusiliers marins qui depuis ont quitté les abris précaires des premières heures de leur occupation pour des constructions en dur sans cesse améliorées, équipées et armées. Lorsque l’opportunité se présente, les Chinois s’installent sans coup férir sur d’autres sites tel que le récif Mischief (Mischief reef), ce qu’ils réalisent en 1995 contre des Philippines et un Vietnam qui ne peuvent rien faire d’autres que de se livrer à d’inefficaces protestations. Les mêmes Spratleys sont aussi revendiquées dans leur quasi-totalité par les Philippines, soit grossièrement les quatre cinquièmes en leur partie nord [8]. Le dernier cinquième, au sud, n’est en effet pas inclus dans le territoire insulaire que celles-ci se sont ainsi taillé en 1956 sur l’initiative privée d’un amiral en retraite, Thomas Cloma. Dénommé par ce dernier Kalayaan, ou « territoire de la liberté », mais parce que la prise de possession revêtait un caractère privé, l’espace ainsi aliéné ne pouvait recevoir le statut officiel de territoire souverain des Philippines. Il faut attendre 1976 pour que Manille, sous le gouvernement Marcos, déclare les Kalayaan terre philippine, ce qui ne manque pas de déchaîner les colères chinoise et vietnamienne.

A la faveur de l’adoption de la Convention des Nations Unies sur le droit de mer (CNUDM) le 10 décembre 1982 la Malaisie et Brunei voient leur ZEE respective atteindre le sud des Spratleys, ce qui les amènent à avancer des prétentions sur les émergences touchées. Le résultat est qu’un tel fait nouveau place d’une part la Malaisie en conflit avec les Philippines, le Vietnam et la Chine et d’autre part Brunei avec le Vietnam et la Chine. Sur le plan du droit international, les prétentions malaisiennes et brunéiennes devraient normalement être aisées à débouter. Dans ce cadre en effet, ce ne sont pas les eaux qui génèrent des droits à souveraineté territoriale mais la terre qui génère des droits à souveraineté maritime. Or avant 1982, aucun de ces deux pays n’était partie aux contentieux. Ils ne peuvent donc se prévaloir d’un droit à souveraineté sur les îles et récifs qu’ils revendiquent. Seul le pays, Chine ou Vietnam, qui serait finalement reconnu souverain sur ces méridionales émergences insulaires et rocheuses, pourra déterminer des eaux territoriales autour et le cas échéant, des ZEE. Par voie de conséquence, une telle issue ne devrait pas manquer de provoquer de nouveaux conflits de partage des eaux entre les différentes parties intéressées à ce secteur : Chine ou Vietnam contre Malaisie et Brunei.

Enfin, les récifs de Scarborough sont revendiqués par la Chine contre les Philippines.

Dans ce cadre-là, il faut aussi prendre en considération le fait que des hauts-fonds, au sens strict du terme, font l’objet des revendications chinoises contre les autres pays riverains sauf exception. Ces exceptions sont : le banc Macclesfield morphologique qui, à l’est des îles Paracels, pourrait constituer le ressaut de leur plateau continental ; à mi-parcours entre le banc Macclesfield et les récifs de Scarborough, le haut-fond de Truro (Truro shoal). Sinon les revendications chinoises s’opposent aux droits des autres riverains : le banc Reed contre les Philippines, les hauts-fonds de Luconia et James contre la Malaisie.

Des prétentions territoriales dissymétriques

Or il s’avère que dans l’affichage des prétentions territoriales, il n’y a pas similitude entre celles de la Chine et celles des pays concernés d’Asie du Sud-est. Elles donnent l’impression d’être les mêmes. Mais ce n’est qu’une impression. Elles sont dissymétriques [9] car, si la Chine revendique les mêmes territoires, elle le fait en s’appuyant sur une interprétation abusive de la partie IV (Etats archipels) de la CNUDM. Par là les dits territoires qu’elle revendique servent de support à une prétention globale qui ne porte plus seulement sur les espaces insulaires et les espaces maritimes que ces émergences peuvent générer autour, mais sur un espace maritime beaucoup plus large. C’est la raison pour laquelle il y a dissymétrie entre les revendications chinoises et celles des autres riverains.

Pour en arriver là les Chinois appliquent aux archipels qu’ils revendiquent le principe de délimitation territoriale réservé aux « états archipels », ce qui constitue un dévoiement des articles 46.a de la CNUDM, article qui définit l’état archipel [10], et 47.1, qui spécifie comment un état archipel peut déterminer les limites de son territoire national : « Un Etat archipel peut tracer des lignes de base archipélagiques droites reliant les points extrêmes des îles les plus éloignées et des récifs découvrants de l’archipel à condition que le tracé de ces lignes de base englobe les îles principales et définisse une zone où le rapport de la superficie des eaux à celle des terres, atolls inclus, soit compris entre 1 à 1 et 9 à 1 ». La CNUDM ne donne par ailleurs aucune précision sur la façon dont doivent être délimités les archipels qui ne sont pas des états. En toute rigueur, ce devrait donc être le régime des îles, prises une à une, qui devrait s’appliquer aux archipels de la mer de Chine du Sud. Ce qui change tout, compte tenu de ce que, si dans les Paracels plusieurs îles peuvent être considérées comme telles, il n’en est pas de même dans les Spratleys. Là, seules quelque dix à quinze peuvent se prêter « à l’habitation humaine ou à une vie économique propre », tel que cela se déduit du troisième paragraphe de l’article 121, « régime des îles », de la CNUDM : « Les rochers qui ne se prêtent pas à l’habitation humaine ou à une vie économique propre, n’ont pas de zone économique exclusive ni de plateau continental ». Dès lors, la façon dont les eaux territoriales pourraient se déterminer à partir des élévations pouvant être considérées comme des îles authentiques dans les Paracels et dans les Spratleys ne permettraient certainement pas de couvrir 80% de la superficie de la mer de Chine du Sud comme prétendent le faire les Chinois.

L’application du principe de délimitation des archipels que ceux-ci revendiquent selon le régime réservé aux « états archipels », les Chinois la pratiquent depuis 1995. C’est en effet le 15 mai 1995 qu’ils déclarent des lignes de base archipélagiques droites autour des îles Paracels. Pour l’heure, ils ne l’ont pas encore fait autour des îles Spratleys, ni de Zhongsha qundao, archipel constitué d’un assemblage tout à fait artificiel des récifs de Scarborough, du haut-fond de Truro et du banc Macclesfield. Mais délimiter ces deux derniers archipels selon le principe des lignes de base archipélagiques droites, ce qui n’est que virtuel pour l’heure, reste bien une réelle intention chinoise. Pour les Spratleys cela se décline de la note verbale N° CML/08/2011 adressée par le gouvernement chinois à l’ONU le 14 avril 2011, selon laquelle l’archipel des « Nansha [11] a pleinement droit à une mer territoriale, une zone économique exclusive et un plateau continental » [12]. Quant à Zhongsha qundao, si l’intention n’apparaît pas aussi évidente, elle apparaît clairement au travers d’un écrit du professeur Zou Keyuan publié à l’été 1999 dans Boundary and Security Bulletin7 [13]. Notons enfin que lorsque les Chinois parlent de Zhongsha qundao, la presse internationale traduit le terme par banc Macclesfield, ce qui est réducteur par rapport au concept chinois, et par voie de conséquence trompeur à l’égard d’un regard international loin d’être avisé de l’ambition chinoise sur ce secteur. Si l’opinion publique internationale entend parfois parler des démêlés vigoureux entre la Chine et les Philippines à propos de Scarborough, cette même opinion ne fait jamais le lien avec le banc Macclesfield et encore moins avec Truro. Enfin ce qui ajoute au caractère factice de Zhongsha qundao est qu’il ne présente aucune unité morphologique puisque le haut-fond de Truro et le banc Macclesfield sont séparés par un abysse de 4 000 mètres.

C’est ainsi que, en opérant une telle délimitation inappropriée des archipels qu’elles revendiquent, la Chine détermine autour de ces derniers des eaux territoriales qui couvrent un espace nettement supérieur à celui qui pourrait exister si c’était le régime des îles qui était appliqué. C’est la raison pour laquelle, et pour simplifier, elle engerbe les trois archipels revendiqués à l’intérieur d’un vague tracé en neuf traits qui en fin de compte couvre quasiment toute la mer de Chine du sud, ne laissant à peine aux autres riverains que leurs seules eaux territoriales [14].

Ce tracé en neuf traits est alors défini comme la ligne médiane qui partage équitablement la mer entre les territoires insulaires et maritimes chinois et les autres états côtiers [15].

Les prétentions chinoises à mer territoriale en mer de Chine du Sud

Si les Chinois ont laissé longtemps planer le doute sur ce que représentait l’espace inclus dans le tracé en neuf traits, espace que par dérision les autres états riverains appellent la « langue de buffle » , le choix de la dénomination se situe aujourd’hui entre mer historique et mer territoriale. Mer historique : la prétention n’est en aucun cas recevable sur le plan du droit maritime international. Seules certaines baies peuvent être considérées comme historiques. Encore faut-il qu’il y ait acquiescement de la part des états voisins, voire de la communauté internationale, pour que le caractère « historique » soit reconnu au profit du pays qui sollicite une telle reconnaissance pour la baie qui baigne sa côte.

Quant à en faire une mer territoriale, nous ne sommes plus très loin du compte. En effet, le 11 janvier 2013, sinomap press, organe officiel de presse chinoise, a publié une carte sur laquelle le tracé en neuf traits est complété par un dixième trait [16]. Lorsque six mois après le Japon et les Philippines protestent contre cette publication, Manille, qui a décrypté les textes qui accompagnent la carte, appelle l’attention sur le fait que ce tracé en dix traits est présenté comme représentant les
« frontières nationales  » chinoises. Bien que ce nouveau tracé n’ait pour l’heure aucune valeur de revendication officielle parce que la carte n’a pas encore été présentée en accompagnement d’un document officiel établissant la prétention, il aggrave manifestement la revendication globale. En effet, à supposer que par un silence tacite la communauté internationale en vienne à accepter un tel état de fait indirectement imposé par les Chinois, Pékin pourrait non plus seulement prétendre à des droits souverains sur la « langue de buffle » mais à souveraineté pleine et entière. Il en résulte que tous les usagers non chinois de la mer de Chine du Sud, que ce soit dans l’espace maritime ou dans l’espace aérien, se trouvent dès aujourd’hui placés face à un risque potentiel de violation du droit international sur la liberté de la navigation en mer et dans l’air.

Et cela parce que vient s’ajouter une seconde interprétation abusive du droit de la mer par la Chine en ce sens que, pour traverser sa mer territoriale, Pékin n’accorde le droit de passage inoffensif à tout navire, de commerce comme de guerre, que si les armateurs ou les états concernés en présentent auparavant la demande d’autorisation. Or en agissant ainsi, de même que d’autres pays d’ailleurs le font, tels que le Vietnam, la Malaisie ou l’Indonésie, la Chine contrevient aux articles 17 et suivants de la CNUDM, par lesquels est instauré le droit de passage inoffensif dans les eaux territoriales d’autres états [17], soit dans l’espace des douze milles marins qui s’étendent au-delà des lignes de base droites qui dessinent les côtes.

Or si l’on en revient au tracé en neuf/dix traits et au fait que ce tracé entend représenter les frontières nationales chinoises, l’on s’aperçoit que la Chine met tout en œuvre pour faire admettre que la « langue de buffle » est sa mer territoriale. A cette fin la voici qui, par touches successives, fait progresser le statut de l’entité administrative des trois bancs (Sansha en chinois). Cette entité rassemble les trois archipels revendiqués : Paracels (Xisha ou banc de l’ouest), Spratleys (Nansha ou banc du sud) et Zhongsha (banc du milieu). L’idée est ancienne puisque l’équipe de Mao Zedong l’avait déjà envisagée en son temps. Mais depuis 2007 la Chine tend de plus en plus à donner un tour concret à l’idée. C’est ainsi que le 19 novembre 2007, elle crée le district des Sansha et en fait une subdivision de la province de Hainan, la grande île au sud de la Chine. Le 21 juin 2012 les Sansha sont élevées à un rang équivalent à celui de sous-préfecture, et leur chef-lieu est implanté dans les Paracels, sur l’île Boisée (Woody island en anglais, Yongxing en chinois). Enfin le 29 novembre 2012, elle annonce que des patrouilles maritimes pourront inspecter tout navire étranger pénétrant illégalement dans les eaux territoriales de la province de Hainan et que la décision entrera en vigueur le 1er janvier 2013.

Par cette annonce la Chine joue une nouvelle fois sur une ambiguïté qui ne peut manquer de tromper une observation internationale superficielle. La communauté jugera en effet que puisqu’il s’agit des eaux territoriales de l’île de Hainan, elle risque de comprendre qu’il ne s’agit que des eaux autour de l’île. Dans ce cas cela donnerait effectivement toute légitimité à la décision chinoise. Or il ne s’agit pas de cela. En effet, puisque la sous-préfecture des Sansha est une subdivision de la province de Hainan, les eaux territoriales de la province de Hainan ne peuvent être autres que celles de la « langue de buffle ». Cette interprétation conforte indéniablement la prétention affichée par le biais de la publication du tracé en dix traits. Si la presse internationale ne parle plus de ce tracé en dix traits, en revanche il est très bien pris en compte par les autorités chinoises. Il suffit pour s’en rendre compte de visiter le site internet de l’Administration de la sécurité maritime chinoise [18].

Les compagnies maritimes européennes concernées

Il résulte de tout ce qui précède que tout navire étranger, commercial comme militaire, qui traversera la « langue de buffle » sans autorisation préalable pourra être considéré comme entrant illégalement dans les eaux territoriales de la Chine et sera susceptible d’être soumis au contrôle de sa police maritime. Ce que d’ailleurs, avant même la nouveauté du tracé en dix traits, Pékin avait, authentique acte d’usurpation de droits souverains, déjà commencé à entreprendre. Pour ce faire, les modes opératoires se situent entre souplesse et manifestation de puissance selon les besoins : souplesse avec les secours en mer, manifestation de puissance par un déploiement massif de forces de police maritime dont il faut relever qu’il s’agit de moyens civils et non pas militaires. En n’engageant pas sa marine militaire sur zone, la Chine se réserve ainsi la faculté de mettre en tort une partie adverse qui, pour protéger ses droits, pourrait utiliser des moyens militaires contre des moyens civils chinois de police. Bien qu’au plan du droit à souveraineté sur le site de l’incident ce serait la Chine qui serait en tort, la faute en incomberait toutefois à l’état défenseur du simple fait qu’il aurait utilisé un moyen militaire contre un moyen civil.

En 2012, Pékin a en ce sens accentué son action, de manière tout à fait bénigne, ses unités de police maritime venant à la rencontre des bâtiments de commerce en traversée pour les saluer et leur poser de banales questions sur leur provenance, leur destination, mais sans tenter de procéder à des inspections de bord. En agissant ainsi, la Chine entendait manifestement marquer ce qu’elle considère être son territoire. Au passage du détroit de Malacca les commandants de navires étaient avisés de ce risque par les autorités du Centre international de renseignement maritime (Information Fusion Centre/IFC) implanté à Singapour. Il leur était en outre recommandé de ne pas opposer de difficultés mais plutôt d’obtempérer afin de ne pas générer de stériles disputes de principe. Mais ce type d’action visait manifestement à forcer une reconnaissance implicite internationale de la souveraineté chinoise sur la mer de Chine du Sud. Depuis 2013 la Chine a cessé ce genre d’opération mais maintient une très force présence étatique dans toute la « langue de buffle ».

A cette fin, Pékin met à la mer une multitude de moyens de police maritime dont les commandements sont en partie en cours de regroupement. Il s’agit des garde-côtes, de l’Agence de surveillance maritime, de l’Administration de sécurité maritime, du Commandement de la surveillance des pêches et de l’Administration générale des douanes. Les capacités opérationnelles mises en œuvre font en outre l’objet d’un très important programme, tant de modernisation des unités en service que d’accroissement du parc.

Ces opérations d’un exercice usurpé de l’action de l’état en mer [19] représentent ainsi pour la Chine un moyen de renforcer ses prétentions sur le bassin contre les intérêts des autres riverains. C’est aussi un moyen biaisé de tenter de faire reconnaître implicitement sa souveraineté par la communauté internationale en vertu, sur le plan du droit, de la règle du consentement par le silence.

En raison de tout cela les compagnies maritimes européennes sont concernées. Pour l’heure, sauf exception, elles n’ont, à notre connaissance, pas encore connu de difficultés avec les autorités de police maritime chinoise. CMA-CGM, Maersk, Euronav, Socatra, Bourbon, Louis Dreyfus armateurs, BW GDF Suez, Gazocéan naviguent toujours sans encombre actuellement en mer de Chine du Sud. En revanche, dans le cadre de sa coopération avec Petrovietnam, le Viking II, bâtiment de recherche sismique de CGG Véritas, a vu, le 9 juin 2011, les câbles de ses antennes acoustiques linéaires volontairement tranchés par un navire chinois alors que les recherches s’effectuaient en zone économique exclusive vietnamienne, sur le block 136/03. Mais le block se situe, selon les prétentions chinoises à l’intérieur du tracé en neuf/dix traits, à l’intérieur de la « langue de buffle ».

La menace potentielle chinoise de créer une zone d’identification de défense aérienne (air defense identification zone / ADIZ) au-dessus de la mer de Chine du Sud

A cela s’ajoute la menace chinoise de créer une ADIZ au-dessus de la mer de Chine du Sud, à l’instar de celle installée en mer de Chine de l’Est le 23 novembre 2013 [20].

L’objectif serait de réaliser au-dessus de l’espace maritime qu’elle revendique un espace aérien national dès lors qu’elle considère la « langue de buffle » comme constituant ses eaux territoriales. En effet la règlementation internationale veut qu’un espace aérien national corresponde à la colonne d’air qui s’élève au-dessus du territoire de l’état concerné à partir de ses eaux territoriales. Or à l’heure actuelle, en mer de Chine du Sud et hors des eaux territoriales continentales des états côtiers, la colonne d’air au-dessus de la mer est partagée sans tenir compte des contentieux maritimes. La responsabilité de la gestion du ciel est ainsi répartie entre les régions d’information en vol (Flight information regions / FIR) de Singapour, de Manille pour les Philippines, d’Ho Chi Minh Ville et de Hanoï pour le Vietnam, de Canton et de Hong Kong pour la Chine, le tout sous le très haut arbitrage et l’entérinement définitif par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Pour souligner la haute importance de cette question rappelons que l’ADIZ décrétée en mer de Chine de l’Est vise à établir un système d’observation lointaine pour permettre à la Chine de détecter au plus loin tout intrus potentiel dans son espace aérien national. En ce sens la mesure est légitime. De leur côté, le Japon, la Corée du Sud, Taiwan, ont déjà procédé à la mise en place d’une ADIZ destinée à répondre à leurs besoins respectifs de sécurité aérienne. La différence est que dans l’ADIZ ainsi établie, la Chine entend imposer aux aéronefs en transit au-dessus de la mer de Chine de l’Est des procédures de contrôle identiques à celles qu’elle applique aux aéronefs qui pénètrent dans son espace aérien. A ces procédures arbitraires de contrôle sont adjoints des avertissements à l’attention des éventuels contrevenants. En tout état de cause une telle mesure n’est en aucun cas conforme tant au droit aérien international qu’à la liberté de la navigation aérienne internationale. Elle est illégale.

Cela dit, au travers de la création d’une telle ADIZ, qui couvre grossièrement les trois quarts de la mer de Chine de l’Est, l’objectif de la Chine n’est pas tant d’assurer un contrôle aérien serré sur ce qui survole cette mer que d’essayer de renforcer ses prétentions territoriales maritimes face au Japon. En effet lorsque l’on considère la configuration de l’ADIZ dessinée l’on s’aperçoit, à quelques légères différences près, que sa forme polygonale coïncide très bien avec les revendications de Pékin sur la mer de Chine de l’Est, celles-ci incluant bien évidemment, les îles Senkaku, objets aujourd’hui de forts tiraillements entre les deux parties. L’éventuelle perspective de la transposition du schéma de l’ADIZ en mer de Chine de l’Est vers la mer de Chine du Sud est de ce fait tout à fait envisageable.

Les Etats-Unis ont cependant déjà averti fermement la Chine qu’ils n’accepteraient pas de modification du système actuel de partage de l’espace aérien en mer de Chine du Sud comme elle a osé le faire en mer de Chine de l’Est où, par ailleurs, une telle manière de procéder est aussi un moyen d’amener la communauté internationale à accepter implicitement la souveraineté chinoise. En effet, compte tenu des menaces que contiennent les procédures chinoises imposées pour le franchissement de l’ADIZ, les compagnies aériennes internationales, par mesure de sécurité pour leurs passagers, ont décidé de se plier aux exigences de Pékin. Le résultat s’apparente bien à une prise en otage camouflée des lignes aériennes internationales par la Chine. Ce qui conforte l’idée que le schéma est tout à fait transposable en mer de Chine du Sud. Les compagnies aériennes européennes, dont Air France, sont donc concernées par cette problématique et par ce risque d’atteinte à leur liberté de navigation.

Conclusion

Ainsi, les Chinois en plusieurs endroits procèdent à une interprétation abusive du droit de la mer pour potentiellement faire valoir une souveraineté non fondée sur la mer de Chine du Sud au détriment des autres états riverains. Si ces états sont en premier chef concernés par les conséquences des méthodes que la Chine utilise progressivement pour faire valoir des droits qui ne sont pas encore reconnus comme fondés, la communauté internationale peut à tout instant en subir les contre coups, parce qu’il peut y avoir menace sur la liberté de la navigation tant maritime qu’aérienne, tant civile que militaire. En ce sens les compagnies maritimes et aériennes européennes sont elles aussi concernées et leurs états d’appartenance ne peuvent accepter de se contenter de belles promesses chinoises quant à une quelconque garantie pérenne de la liberté de la navigation en mer de Chine du Sud. Et cela tant que la Chine persistera à vouloir faire de cette mer une mer chinoise. La mer de Chine du Sud est une mer internationale et il ne peut en être autrement. S’il est indéniable que derrière les prétentions chinoises se cache un souci de sécurité nationale avant même de quelconques appétits économiques liés à l’exploitation des richesses de la mer, il ne peut en aucun cas être reconnu à la Chine de s’emparer d’une mer internationale pour construire une partie de sa stratégie de défense. Mais là est une autre question.

Manuscrit clos en juin 2014

Copyright Septembre 2014-Schaeffer/Diploweb.com


[1] A titre de rappel, les communistes chinois n’ont pris définitivement le pouvoir en Chine que le 1er octobre 1949, date de la création de la République populaire de Chine

[2] Pour toute la suite du présent article, il est important de conserver à l’esprit la différence entre souveraineté et droits souverains. Dans le premier cas, un état a complète juridiction sur les territoires sur lesquels il est souverain. Dans le second cas, il ne dispose que d’une juridiction limitée sur un territoire donné. C’est le cas lorsque les états opèrent en mer dans leur zone économique exclusive (ZEE) : ils n’y disposent de droits souverains que pour l’exploitation économique de la dite du zone et des opérations de police liée aux activités économiques uniquement.

[3] Voir carte 1

[4] Cf ci-après p.4

[5] Approximativement 220 kilomètres

[6] Approximativement 180 kilomètres

[7] Voir carte 2

[9] Cf carte 2 : commentaires

[10] CNUDM, Art 46.a : « Etat archipel » : un Etat constitué entièrement par un ou plusieurs archipels et éventuellement d’autres îles ; »

[11] Spratleys en chinois

[12] un.org/depts/los/clcs_new/submissions_files/mysvnm33_09/chn_2011_re_phl_e.pdf

[13] Zou Keyuan, « Scarborough reef : a new flashpoint in sino-philippine relations ? », International Boundaries Research Unit, Boundary and Security Bulletin7, no 2, (Summer 1999) : 71-81

[14] Voir carte 3

[15] XU Sen’an, “The Connotation of the 9-Dotted Line on the Chinese Map of the South China Sea” in ZHONG Tianxiang, ed., Paper Selections of the Seminar on “The South China Sea in the 21st Century : Problems and Perspective”, Hainan Research Center of the South China Sea, 2000.

[16] Voir carte 4

[17] Article 17 de la CNUDM : « Sous réserve de la Convention, les navires de tous les Etats, côtiers ou sans littoral, jouissent du droit de passage inoffensif dans la mer territoriale » sachant que les autres articles modulent ces dispositions en prenant en considération les événements qui peuvent soit renforcer, soit restreindre ce droit.

[18] en.msa.gov.cn/index.php ?m=chart&c=reporting&a=get_map ; consulté le 22 juin 2014

[19] Police maritime

[20] Cf carte 5

Voir par ailleurs:

Rohani aux Français : « Israël n’est pas un État légitime »

Le président iranien, Hassan Rohani, qui doit effectuer lundi une visite d’État en France, a appelé au retour de l’ensemble des réfugiés palestiniens en Palestine et a qualifié l’État d’Israël d’illégitime, dans un entretien à des médias français. Monde juif
12 novembre 2015

« L’Etat actuel d’Israël n’est pas légitime. C’est pourquoi nous n’avons pas de relations avec eux car nous ne considérons pas cet Etat comme légitime », a déclaré M. Rohani dans un entretien accordé à France 2 et Europe 1.« Nous pensons que toutes les personnes qui étaient d’origine palestinienne et qui sont en errance à l’étranger doivent pouvoir tous revenir sur leurs terres. Il faut qu’il y ait des élections publiques sous la supervision des Nations unies et quels qu’en soient les résultats, nous les accepterons », a-t-il ajouté.Le dirigeant iranien a rejeté l’idée de l’existence de deux pays, la Palestine et Israël. « Non, nous parlons d’un Etat. Que tout le monde se réunisse et vote. Avant 1948, il y avait un seul pays. Nous voulons retourner à cette situation », a-t-il affirmé.« Ce qui voudrait donc dire qu’il n’y aurait plus d’Etat d’Israël ? », lui ont demandé les journalistes. « Nous ne parlons pas de cela ! Nous parlons du vote du peuple. Une fois réunis, tous les juifs, tous les musulmans, tous les chrétiens, tous ceux qui appartiennent à cette terre et sont aujourd’hui réfugiés doivent revenir dans leur pays et voter », a-t-il expliqué.

« C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas de relation avec cet Etat. La seule solution, c’est une élection libre », a-t-il conclu.

Interrogé par Le Monde Juif .info, le président du CRIF, Roger Cukierman, avait affirmé début octobre que « voir la France renouer avec l’Iran, un pays ennemis des Juifs, est inquiétant ».

Plusieurs organisations juives de France ont appelé à manifester le 15 novembre à Paris contre la visite officielle du président iranien Hassan Rohani.

Hassan Rohani : « L’État actuel d’Israël n’est pas légitime »
Le Figaro
11/11/2015

A quelques jours de sa visite officielle en France, le président iranien s’est exprimé sur France 2. Il a également évoqué l’accord nucléaire et réaffirmé son soutien à Bachar el-Assad.

Interviewé sur France 2, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que «l’État actuel d’Israël (n’était) pas légitime» et qu’un vote sur le rétablissement du territoire d’avant 1948 devait être organisé parmi les réfugiés d’origine palestinienne, dans un entretien à des médias français. «L’État actuel d’Israël n’est pas légitime. C’est pourquoi nous n’avons pas de relations avec eux car nous ne considérons pas cet État comme légitime», a déclaré M. Rohani selon la traduction de ses propos par France 2.

«Nous pensons que toutes les personnes qui étaient d’origine palestinienne et qui sont en errance à l’étranger doivent pouvoir tous revenir sur leurs terres. Il faut qu’il y ait des élections publiques sous la supervision des Nations unies et, quels qu’en soient les résultats, nous les accepterons», a-t-il ajouté. Invité à préciser sa pensée, M. Rohani a déclaré qu’il ne parlait pas de deux États (un israélien et un palestinien vivant côte à côte), mais «d’un seul».

«Nous disons que tout le monde doit se réunir pour voter sur l’ensemble du territoire palestinien tel qu’il était dans ses frontières d’avant 1948 (date de la création d’Israël ndlr) (…) Nous disons que tous les juifs, tous les musulmans, tous les chrétiens et toutes les personnes qui sont originaires de la Palestine et qui sont en errance doivent pouvoir revenir en Palestine», a-t-il poursuivi.

«C’est au peuple syrien de décider»

L’Iran, longtemps au ban des nations, a entamé sa réintégration sur la scène internationale après la signature de l’accord historique sur le nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances, le 14 juillet dernier à Vienne. Israël, qui considère l’Iran comme une menace existentielle, n’a eu de cesse de dénoncer cet accord et la légitimation de la République islamique.

«L’Iran tiendra ses engagements», a martelé Rohani. «L’Iran a accepté l’accord de non-prolifération, notre pays a toujours collaboré avec l’ AIE, notre pays est prêt à tenir tous ses engagements, à la conditions que nos partenaires tiennent aussi les leurs.» «L’Iran, à aucun moment, n’a souhaité fabriquer la bombe atomique, ni hier ni aujourd’hui, nous n’avons poursuivi nos recherches que dans le nucléaire civil.»

Le président Rohani, considéré comme modéré par rapport à son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad, est attendu lundi et mardi en France pour sa première visite. Il devrait négocier des accords économiques, et a évoqué d’éventuels achats d’Airbus. «Nous utilisons déjà des Airbus ou des Boeing, ces deux-là sont les principaux, si les conditions sont bonnes, nos acheteurs se fourniront chez l’un des deux, et ce sera probablement Airbus» a affirmé le président.

Enfin, interrogé à propos de Bachar el-Assad, il a réaffirmé son soutien inconditionnel du président syrien: «Je pense que nous devons changer la manière de poser la question, ce n’est pas une question de personnes mais du peuple syrien, il est question de stabilité et de sécurité.»

«Certaines personnes essaient de détourner le débat, nous devons éradiquer le terrorisme en Syrie» «Pensez-vous qu’on puisse lutter contre le terrorisme sans un état légitime à Damas? Quel pays peut lutter contre le terrorisme sans un état fort?» a-t-il demandé.

«On n’a pas le droit de décider pour un pays qui doit être candidat et qui ne doit pas l’être, c’est au peuple syrien de décider», a-t-il dit, en réaction à la proposition de François Hollande d’éliminer Assad d’éventuelles élections syriennes.

Voir enfin:

There’s news in planes that don’t crash
Ruth Ann Dailey
Pittsburgh Post-Gazette
September 14, 2006It’s a cliche of journalism that you never read about a plane that did not crash. We report on routine success far less often than we examine the things that go wrong, the accidents and law-breaking and crime.But the things people don’t hear can distort public opinion, sometimes to detrimental effect.Four planes crashed five years ago this week. Many heart-warming « then and now » stories on 9/11’s survivors appeared to commemorate the anniversary, but the analytical articles on the war on terror focused on failure. Our front page, for example, carried a Washington Post article headlined « Hunt for bin Laden goes cold » and an in-depth look at Vice President Dick Cheney’s waning power.There was no article on planes that have not crashed. Why not « No attack on U.S. soil since 9/11 » or « Five-year war on terror breaks al-Qaida’s back »? Those observations are part of The Atlantic Monthly’s thoughtful September cover story titled, simply, « We Win. »The article’s author is James Fallows, who was Jimmy Carter’s chief speech-writer and editor of the left-leaning Washington Monthly before becoming national correspondent for The Atlantic, a publication known for its in-depth reporting and intellectual vigor. (The entire September issue is so excellent, in fact, that you should do whatever you can to get your hands on a copy.)After interviewing 60 experts on terrorism, the military and business, Mr. Fallows comes to an upbeat conclusion that surprised him and will surprise most news consumers: America has largely achieved all reasonable objectives in the war on terror and could help itself tremendously by saying so.Why would « Declaring Victory, » as the inside title reads, be such a boost? Because it’s a valid conclusion that would lessen our anxiety and thus lessen our inclination to over-react to terrorist provocation, the most threatening weapon in al-Qaida or any terrorist’s arsenal.Most of Mr. Fallows’ broad array of experts supported the war in Iraq and agreed that the subsequent occupation has been « disastrously mismanaged. » But if their well-researched assessment of the war on terror has the power, if widely accepted, to change America’s actions and, thus, the world’s destiny, wouldn’t the same approach similarly affect other areas of conflict?How much of this country’s dispirited view of our military’s efforts in Iraq, for instance, is due to too little information about the good they’re accomplishing?Story after story since late 2003 has focused on the failure of American troops to restore basic necessities such as « full » electrical power. But it matters very much whether those complaining about power shortages are Sunnis or Shiites.Before Saddam was toppled, his 30 years of tyranny had devastated the country’s infrastructure, according to Gen. Martin Dempsey of the 1st Armored Division, and Saddam distributed whatever supply was available primarily to members of his Baath Party (Sunni Muslims). Thus, people in the (Sunni) Mansour district had electricity round the clock, Gen. Dempsey said, while those in the Shiias’ Sadr City had it perhaps three hours a day.Because America’s rebuilding effort has distributed utilities in an egalitarian manner, the Sunnis have experienced a dramatic loss. I have yet to find a news story that reports the religious affiliation of any now-under-supplied Iraqi it profiles.A Christian Science Monitor article from February is typical, focusing on a Baghdad carpenter who might have to sell his shop because he doesn’t get enough electricity to work or enough business to pay the rent.You have to read far into the article to learn that Iraq was generating 4,500 megawatts before the US invasion and 3,995 megawatts in November, despite regular sabotage by insurgents. Supply wasn’t meeting demand before the invasion. Demand has now risen to 7,000 megawatts because, as job opportunities and salaries increase, Iraqis are buying more electricity-using consumer goods. Is this primarily good news or bad?I found Gen. Dempsey’s information on Saddam’s unequal allocation of utilities in the May 9 issue of National Review, in a cover story titled « We’re Winning. » The terrorists’ insurgency has gained much strength in the year since its publication. If, as Mr. Fallows’ more recently interviewed experts hope, the United States is not destined to leave Iraq in defeat, the public’s patience with the occupation will have to be bolstered.It would be nice to find reason for optimism, not through a political PR campaign, but via the responsible news coverage of the planes that didn’t crash. We trust the military to report American deaths in Iraq. Why not trust it to report America’s victories?The truth is in the details that we’re not hearing. Maybe that’s where hope is, too.

Why We Shouldn’t Expect Too Much From Burma’s Election
Burma’s opposition may score gains in the upcoming elections — but the military will still be in charge.
Richard Cockett
Foreign Policy

November 3, 2015On November 8, the people of Burma (also known as Myanmar) will head to the polls for a general election. Rather than provoking cynicism and eye-rolling, as such an exercise would have done in the past, this election demands to be taken seriously as a genuine test of popular will.Indeed, it is just one example of how far the Southeast Asian nation of about 50 million people has come in the four short years since the quasi-military government led by a new president, Thein Sein, started its vaunted reform program. Burma released most political prisoners (though there have been new arrests), lifted strict censorship and travel bans, and more. In 2012, the country held free and fair by-elections which saw opposition leader Aung San Suu Kyi elected to parliament.The forthcoming election might well be the most competitive of its kind for over fifty years, certainly since the military took over in a coup in 1962, just fourteen years after Burma won independence from the British. The National League for Democracy (NLD), led by Aung San Suu Kyi, might well win the most seats, having boycotted the last (rigged) general election in 2010. Many hope that Burma, once the most prosperous country in the region, might regain some of its former eminence, and even become a reliable Western ally, detached from its previous paymaster, China.Yet it is far too early to declare victory.However well-conducted these elections are, they won’t mark the sort of transformational moment many expect.

However well-conducted these elections are, they won’t mark the sort of transformational moment many expect. For they will be conducted entirely on terms set by the quasi-military government, ensuring that however much the votes stack up against it, it will still retain a lock on power.Most obviously, under the constitution introduced by former dictator Than Shwe in 2008, a quarter of the members of the lower house of parliament (166 of them) are appointed directly by the head of the armed forces, rather than being elected. As the votes of more than three-quarters of legislators are needed to change the constitution, the military-designed constitution will likely remain in place for some time, no matter how well the NLD and other smaller opposition parties perform.Among other things, this constitution guarantees the army a paramount role within the state, allowing it to wage war against internal enemies, especially the ethnic minority militias, with virtual impunity. Furthermore, and more controversially, the constitution specifically prevents Aung San Suu Kyi from standing for president, since it bars anyone from that office whose spouse or children are foreign citizens. Suu Kyi’s late husband, Michael Aris, was a British academic, while her two sons were born in Britain and hold UK passports.The NLD gathered millions of signatures in support of changing these clauses, but all attempts to amend the constitution over the last two years have failed — and this has probably been the most significant setback for Burma’s reforms. Indeed, having awakened so many hopes when it began in 2011, the entire reform process now appears stalled. In sum, the deeply unpopular military, faced with likely electoral humiliation at the hands of the NLD and the dozens of other ethnic-minority opposition parties at this election, has stubbornly clung on to all the constitutional safeguards that will protect its power. As a result, even though the NLD and other opposition parties should win the most seats on November 8, their subsequent power to change the country for the better will be severely constrained.Some have argued that the anti-democratic nature of the constitution is what has given the military the confidence to concede some power and pass reforms. That may be true. In reality, though, the constitution has come to look like more a comfort blanket for the large cohort of officers who have become fearful of any further liberalization. Due to the West’s hasty lifting of almost all economic sanctions quickly after the reforms started in 2011, these officers have already got most of what they wanted from the West: renewed economic engagement with the IMF, the World Bank, a big boost in aid money, and a flood of foreign capital. These men clearly don’t feel under any great pressure to take reforms any further, despite the Obama administration’s increasingly desperate attempts to prod them into doing so.Moreover, just as Burma’s rulers have prejudged the outcome of these elections, so they have also handpicked the electorate. This offers more disturbing pointers to Burma’s future. Whereas, for instance, during the last election in 2010 the 800,000 or so Muslim Rohingya in western Rakhine state were mostly allowed to vote, this time they have lost even that basic right. Notoriously, they have never been granted Burmese citizenship, so they have no redress against their disenfranchisement.The Rohingya, of course, were stateless five years ago. What has changed, however, is that whereas in 2010 the military’s ruling party, the widely loathed Union Solidarity and Development Party (USDP), needed the Rohingya to vote for them against the local Rakhine nationalist party in Rakhine state, this time round their disenfranchisement serves another purpose — to exploit anti-Muslim sentiment in the country, also for political gain.For the USDP has resorted to stoking the fires of sectarian distrust as virtually its sole electoral strategy to avoid a stunning political defeat. The party has raised the fear of the Muslimization of the country in order to pose as the only genuine defenders of the Burman Buddhist majority. Protecting the precarious interests of the majority, apparently, means not only banning the Rohingya from voting, but also passing extremely discriminatory anti-Muslim laws.These laws were largely produced by a murky pressure group called the Association for the Protection of Race and Religion, or “Ma Ba Tha” in Burmese. The Ma Ba Tha has been inspired and supported by many among the sangha, Burma’s revered community of monks, and the government, in turn, has eagerly embraced their “race and religion” agenda. With well over 100 ethnic groups, Burma is divided enough as it is without the military exacerbating the problem — but division will probably be one of the uglier consequences of this election.Even Aung San Suu Kyi has been intimidated into silence by the feverish anti-Muslim atmosphere that prevails in Burma. This champion of human rights has notoriously failed to offer any direct support to the Rohingya. Indeed, she cannot even bring herself to mention them by name.So although these elections are a step forward, a significant improvement on the manifestly rigged affair in 2010, they should be seen for what they really are: a flawed, partial exercise in democracy that won’t lead to the profound changes that people would almost certainly vote for if only they were given the opportunity. The polls should be supported. But the international community — and especially those countries, such as Britain and America, that have invested heavily, politically and financially, in the reform program — should be pressing for the constitutional and institutional changes that will, eventually, make the real difference. It is clear from the experience of the last two years that, elections or not, the military is not going to give up power lightly in Burma, and will probably have to be bullied into doing so. In this context, these elections are just one more battle in a very long war.

Voir enfin:

Meet the Cry-Bully: a hideous hybrid of victim and victor

In the 1970s, there was a big difference between bullies and cry-babies. Your mum would have preferred you to hang around with the latter, but sometimes the former had a twisted charisma so strong that you found yourself joining in the taunts of ‘Onion Head! ’ at some poor unfortunate creature sporting a cranium of a somewhat allium caste. After a bit, of course, if you had anything about you, you realized what a knob you were being and went off to sample the more solitary, civilized pleasures of shoplifting and reading Oscar Wilde with the bedroom curtains closed. But you could be certain, as you festered in your pilfered Chelsea Girl vest, that bullies were bullies and cry-babies were cry-babies and never the twain would meet.

Fast forward some four decades and things are not so simple. This is the age of the Cry-Bully, a hideous hybrid of victim and victor, weeper and walloper. They are everywhere, these duplicit Pushmi-Pullyus of the personal and the political, from Celebrity Big Brother to the frontline of Islamism. Jeremy Clarkson is a prime cry bully, punching a producer and then whining in The Sunday Times about ‘losing my baby’ (The baby being Top Gear). Perez Hilton, recently of the CBB house, is a good example too, screaming abuse at his wretched room-mates until they snapped and hit back, at which point he would dissolve in floods of tears and flee to the Diary Room to claim that he felt ‘unsafe’. Stephen Fry is one, forever banging on about his own mental fragility yet mocking Stephen Hawking’s voice at a recent awards ceremony.

Esther Rantzen — an anti-bullying campaigner — strikes me as another. An otherwise anodyne interviewer recently felt moved to ask her if she was a bully, due to her reputation as an over-bossy boss during her That ’s Life heyday and the rather vile reports of her yelling out ‘My husband’s ex-wife ’ during a trivia quiz at a TV bash – the question being ‘What burnt in Richmond?’, the locality in which the woman whose husband she took had recently been cremated. Rantzen has re-created herself as a pathetic widow, complaining about having no one to go on holiday with, so desperately lonely for human companionship that she once rang her daughter to say that the Almighty would want them to live together. (Not as much as He’d want people not to gloat over the deaths of people whose lives they had ruined, surely.)

Even social media – the source of so much fun and friendship for most of us – becomes a double-edged sword in the hands of the Cry-Bully. They will threaten women with rape on Twitter then boo-hoo about the invasion of their privacy when called to account. It’ s a sort of Munchausen’s syndrome – causing one’s own misery then complaining about it – seen most sadly in the case of Hannah Smith, the 14-year-old girl who took her own life in 2013 after allegedly being cyber-bullied on the teen website Ask.fm. It turned out that some 98 per cent of the abusive messages came from poor Hannah herself, with only four posts being contributed by actual trolls.

Cry-Bullies do end up isolated, as their determination to be victim and victor eventually wears out the patience of the most forebearing friend. But they can also be found hanging around in gangs; then, Cry-Bullies really come into their own and are not just irritating but dangerous. Islamism is the ultimate Cry-Bully cause; on one hand stamping around murdering anyone who doesn’ t agree with you, on the other hand yelling ‘ISLAMOPHOBIA’ in lieu of having a real adult debate about the merits of your case. Their ‘helpline’ is even called Tell Mama – bless. The British-born Islamist recently sentenced to twelve years had no problem posing with severed heads (‘Heads, kaffirs, disgusting’) and asking friends back home to send him condoms which he planned to use raping women captured as ‘war booty’ but then claimed to be having nightmares and suffering from depression in order to escape jail.

The transexual and pimp-lobbies bring classic Cry-Bully tactics into play whenever they come across someone who doesn’t – shock, horror! – think the same as them, as unashamed feminists from the activist Julie Bindel to the comedian Kate Smurthwaite have discovered. In these cases, the claim that ‘safe spaces’ might be violated by the presence of someone who thinks differently to them; but born women, mysteriously, are expected to surrender the ultimate Safe Space – the female toilets – to pre-op chicks with dicks if they are not to be accused of violent bigotry.

I don’t like much about monarchy, but the old saw they are said to live by – ‘Never complain, never explain’ (if only Prince Charles could do this!) – is a good one. The Cry-Bully always explains to the point of demanding that one agrees with them and always complains to the point of insisting that one is persecuting them. They really are the very worst sort of modern moaner.

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