Conflit israélo-palestinien: Attention, un révisionnisme peut en cacher un autre ! (It’s an empire thing, stupid !)

PETIT JOURNAL

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Imaginons deux enfants dans une pièce pleine de jouets identiques. Le premier prend un jouet, mais il ne semble pas fort intéressé par l’objet. Le second l’observe et essaie d’arracher le jouet à son petit camarade. Celui-là n’était pas fort captivé par la babiole, mais – soudain – parce que l’autre est intéressé cela change et il ne veut plus le lâcher. Des larmes, des frustrations et de la violence s’ensuivent. Dans un laps de temps très court un objet pour lequel aucun des deux n’avait un intérêt particulier est devenu l’enjeu d’une rivalité obstinée. René Girard
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme du Rocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia 
L’Esplanade des Mosquées ou Mont du Temple ou encore Esplanade du Temple est le premier lieu saint du judaïsme, et le troisième de l’islam sunnite (après La Mecque et Médine). Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs (en hébreu : הר הבית, har ha bayit), « mont du Temple » par les chrétiens, en référence au Temple de Jérusalem, et « Noble Sanctuaire » (en arabe : الحرم الشريف al-Ḥaram aš-Šarīf) par les musulmans. Elle constitue, depuis le VIIe siècle un haut lieu de l’islam réunissant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher (ainsi que la petite mosquée du Bouraq). En contre-bas se trouve le mur des Lamentations vestige du mur occidental du Second Temple. (…) Selon Jérôme Bourdon, l’expression « Esplanade des Mosquées » est une ancienne appellation utilisée par la presse française qui n’a pas d’équivalent dans d’autres langues. Pour les juifs, c’est le mont du Temple, pour les musulmans le Haram al Sharif, c’est-à-dire le Noble Sanctuaire4. La presse anglophone utilise plutôt « Mont du temple » (Temple Mount) ou plus récemment « Haram al-Sharif ». Un exemple de cette différence d’appellation entre anglophones et francophones est donné par l’ouvrage de Bill Clinton My life qui évoque page 923 le Mont du Temple (Temple Mount) quand la traduction française « Ma vie » parle, page 965, de « l’esplanade des Mosquées » Le mont a une signification très importante dans le judaïsme (le lieu le plus sacré) et le christianisme. Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam puis, selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi à cet endroit, le dôme du Rocher actuel et le mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham (…) Le roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent (II Samuel 24:24). Le roi Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone. Le second Temple y est établi à partir de -516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. C’est aussi le site du troisième Temple de Jérusalem lors du retour du Messie selon la tradition juive. Wikipedia
La Porte dorée (שער הרחמים, Sha’ar Harahamim) est la plus ancienne ouverture pratiquée dans les fortifications de la vieille ville de Jérusalem et date du Ve siècle. Appelée aussi Porte de la Miséricorde ou encore Porte de la Vie éternelle, elle est située au milieu de la muraille Est et c’est la seule qui permettait d’accéder directement au Mont du Temple, de l’extérieur de la ville. Elle aurait été utilisée à des fins rituelles dans les temps bibliques. Cette porte est fermée depuis 1541, sur l’ordre de Soliman le Magnifique, car, selon la tradition juive, c’est par celle-ci que le Messie entrera dans Jérusalem. Un cimetière fut également établi devant celle-ci, car les musulmans auraient été convaincus par la prophétie d’Élie, précurseur du Messie, qui annonçait que, lors de son retour tant attendu par les juifs, le nouveau prophète n’oserait pas pénétrer dans un tel lieu étant donné que celui-ci était un Cohen. En effet, l’entrée des cimetières est théoriquement interdit à cette lignée sacerdotale pour cause d’impureté (Lv 10,6, Lv 21,1–5; 44,20-25). Wikipedia
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. Charte de l’OLP (article 15, 1964)
Les nazis ont probablement tué moins d’un million de Juifs et le mouvement sioniste a participé au massacre. Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas, thèse, 1982)
Ce sera une guerre d’extermination, un massacre dont on parlera comme des invasions mongoles et des croisades. Azzam Pasha (président de la ligue arabe, le 14 mai 1948)
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (mufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, vous ne vous êtes pas demandé depuis combien de temps cette occupation israélienne s’est prolongée sur notre terre : 67 ans (soit, depuis la création d’Israël), combien de temps pensez-vous que cela peut encore durer. Mahmoud Abbas
Cet accord (…) doit inclure (…) un accès libre aux Lieux saints et aux institutions culturelles et l’utilisation du cimetière du Mont des oliviersAccord entre la Transjordanie et Israël (3 avril 1949)
Les Lieux Saints seront protégés contre la profanation et contre toute atteinte, ainsi que contre tout ce qui peut prévenir la liberté d’accès des croyants des différentes religions à leurs lieux sacrés, et tout ce qui peut heurter leurs sentiments à l’égard de ces lieux. Loi fondamentale sur Jérusalem (30 juillet 1980)
Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité. Moshe Dayan
C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes. Moshe Dayan
Avec les troubles que connaît Israël autour du mont du Temple (« l’esplanade des Mosquées » des musulmans et des journalistes), le conflit du Proche-Orient s’embrase en son cœur le plus profond, en dévoilant qu’il n’est ni national ni territorial comme le voudraient bien les utopies de gauche, mais religieux, une guerre de religion découlant du scandale inadmissible que représente pour l’islam la souveraineté d’un peuple qui n’a le droit de (sur)vivre que comme « dhimmi ». La rumeur que les « Juifs » veulent détruire la mosquée El Aksa est un vieux leurre, manipulé cycliquement depuis les émeutes de 1929 et destiné à susciter la fureur musulmane et à la focaliser sur les Juifs. C’est un mensonge éhonté, du type de ceux qui donnaient naissance à des pogroms. C’est en effet à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours, comme dans les temps anciens. Je pense notamment à la scène de la femme poignardée appelant au secours sous les lazzis, les crachats et les coups des commerçants des échoppes environnantes. Celà montre bien jusqu’où peut aller le penchant suprématiste, même « sous occupation ». C’est ce que fait entendre la « Liste unie » des députés arabes israéliens qui décrètent (Hanan Zoabi dixit) que c’est toute la montagne qui est une mosquée. Au déni musulman de la sainteté du lieu pour le judaïsme s’ajoute l’intolérance qui veut interdire aux Juifs l’accès non pas aux mosquées mais aux immenses terrasses de la montagne. Le plus piquant c’est que ceux qui hurlent à la profanation des Juifs (Abbas a parlé de « leurs pieds sales… »), sont aussi ceux qui ont effectué en catimini d’immenses excavations sous le mont pour construire sans permis une mosquée souterraine de 12 000 places dans un lieu dénommé « les écuries de Salomon », en détruisant des vestiges inestimables des temples juifs de l’antiquité, à l’instar des destructions de monuments façon Etat islamique. Ceci dit, l’Etat d’Israël retire les fruits amers d’une démission et d’une négligence. La première commence avec Moshe Dayan qui, en 1967, a remis les clefs du mont du Temple au Waqf jordanien, à une puissance qui avait profané tous les lieux saints juifs et interdit aux Juifs tout accès à leurs sites. (…) Mais la situation découle aussi de deux négligences israéliennes : tout d’abord avoir laissé se développer depuis plus de 10 ans la « Ligue du nord », un mouvement islamiste israélien qui est le maître d’œuvre de la crise cyclique « les Juifs vont détruire El Aqsa » et qui stipendie les émeutiers installés dans la mosquée avec armes et munitions.  (…) La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset qui est une liste non politique mais ethnique rassemblant des islamistes aux communistes, sur une base ethnico-religieuse, ce qu’une démocratie normale (Cour Suprême ?) ne devrait pas accepter car c’est là le contraire du multipartisme, une forme d’irrédentisme national. Shlomo Trigano
Irrecevable encore, la formule « cycle de violences », ou « spirale des représailles », qui, en renvoyant dos à dos les kamikazes et leurs victimes, entretient la confusion et vaut incitation à recommencer. Insupportable, pour la même raison, la rhétorique de l’« appel à la retenue », ou de l’invitation à ne pas « enflammer la rue », qui renverse, elle aussi, l’ordre des causes et fait comme si le militaire ou le civil en situation de légitime défense avaient les mêmes torts que celui qui a pris le parti de mourir après avoir semé la plus grande terreur autour de lui. Étranges, oui, ces indignations embarrassées et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elles seraient probablement plus fermes si c’était dans les rues de Washington, de Paris ou de Londres que l’on se mettait à occire le premier venu ou à lancer des voitures béliers sur les arrêts de bus. Plus qu’étrange, troublante, la différence de ton entre ces réactions et l’émotion mondiale, la solidarité internationale sans faille ni nuance, suscitées, le 22 mai 2013, par la mort d’un militaire, en pleine rue, à Londres, assassiné à l’arme blanche et selon un scénario pas très différent de celui qui a cours, aujourd’hui, à Jérusalem et Tel-Aviv. (…) Et insupportable enfin, la petite mythologie en train de se constituer autour de cette histoire de poignards : l’arme du pauvre, seulement ? Celle dont on se sert parce qu’elle est là, sous la main, et qu’il n’en est point d’autre ? Quand je vois ces lames, je pense à la lame de la mise à mort de Daniel Pearl ; je pense à celle des décapitations d’Hervé Gourdel, James Foley ou David Haines – je pense que les vidéos de Daesh ont, décidément, fait école et que l’on se trouve là au seuil d’une barbarie qu’il faut inconditionnellement dénoncer si l’on ne veut pas qu’elle exporte partout, je dis bien partout, ses procédures. Bernard-Henri Lévy
Jérusalem est surtout devenue « sainte » depuis que les Juifs sont de retour dans leur unique ville sainte, sainte depuis 3000 ans ! La mosquée Al Aqsa, le soi-disant 3ème Lieu saint de l’islam, à ne pas confondre avec le Dôme du rocher, est le nom de la mosquée « la plus lointaine » citée dans le coran à propos du voyage nocturne de Mahomet qui aurait été transporté à la mosquée Al Aqsa sur sa monture Al Burak et serait monté au ciel où il aurait rencontré les précédents prophètes juifs et chrétien. Historiquement cela ne peut pas être à Jérusalem puisque la mosquée Al Aqsa a été construite bien après la mort en 632 de Mahomet ! (…) Ce n’est que tardivement, qu’après avoir construit une mosquée sur l’esplanade du Temple juif, puis l’avoir nommée Al Aqsa qu’elle est devenue miraculeusement la mosquée Al Aqsa du coran comme l’islam en a la spécialité, puisque d’après lui, même Adam et Eve étaient musulmans et à fortiori tous les personnages de la bible hébraïque et ceux des Evangiles, même Jésus est un prophète musulman et donc il est palestinien ! Jérusalem apparaît 669 fois dans la Bible juive, 154 fois dans la Bible chrétienne mais pas une seule fois dans le Coran, ni Jérusalem, ni Al Qods, le nom arabe de Jérusalem ! Il n’y a jamais eu de pèlerinage à Jérusalem pour les musulmans contrairement aux pèlerinages pratiqués dans leurs autres villes saintes ! Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un pays arabe ou même d’une province arabe ! Danilette
Une résolution sur la Palestine critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu. Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques. Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés. La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources. La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ». Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ». (…) Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées. La rédaction initiale du texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem. Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ». Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ». (…) En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier. Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même. Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement sous la garde de la Jordanie. Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens. I24news
Tout le monde se demande ce que nous devrions faire. Nous frapperons à toutes les portes possibles, afin de faire entendre la voix de Jérusalem. Nous avançons, avec l’aide d’Allah. Nous vous saluons, ainsi que tous les hommes et femmes au ribat [sur la ligne de front]. Nous saluons chaque goutte de sang versé pour la cause de Jérusalem. Ce sang est du sang propre et pur, versé au nom d’Allah, avec l’aide d’Allah. Chaque martyr aura sa place au Paradis, et tous les blessés seront récompensés par Allah. Chers frères, nous sommes tous ici au nom de Jérusalem. Je vous le dis en toute honnêteté, un Etat palestinien sans Jérusalem n’existera jamais. L’Etat palestinien doit inclure sa capitale, la noble Jérusalem – avec sa capitale, Jérusalem-Est, qui a été occupée en 1967. Nous n’autorisons aucune de leurs mesures. Toutes ces divisions… La mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre sont nôtres. Elles sont entièrement nôtres, et ils n’ont pas le droit de les souiller de leurs pieds sales. Nous ne leur permettrons pas de le faire, et nous ferons tout en notre pouvoir pour protéger Jérusalem. Mahmoud Abbas
Je m’adresse au Conseil de sécurité, en lui demandant plus urgemment que jamais de mettre en place un régime de protection internationale du peuple palestinien immédiatement. La situation des droits humains dans le territoire palestinien, y compris à Jérusalem-Est, est la plus critique et la pire depuis. Cela requiert une intervention forte et décisive, avant qu’il ne soit trop tard, de l’ONU et de ses Etats membres. Nous avons besoin de votre protection. Protégez-nous, protégez-nous. Nous avons besoin de vous. Le désespoir profond, les pressions, le sentiment d’insécurité dans lesquels vit la population palestinienne depuis longtemps sont des facteurs qui exacerbent la frustration de la jeunesse et la poussent à se révolter. Il ne sert plus à rien de perdre du temps dans des négociations stériles. Il faut mettre fin à l’occupation. Mahmoud Abbas (Conseil des droits de l’homme de l’ONU)
I think those who are saying it’s another intifada are wrong. The first two intifadas were organized. In the First Intifada, you had the children of the stones, but you also had the Tanzim [the militant faction of the Fatah movement] that really guided the destruction. The truth of the Second Intifada is that [former Palestinian Authority President Yasser] Arafat was behind it to begin with. There was a kind of infrastructure that was behind it, and that’s not the case here. (…) Abu Mazen hasn’t helped with the things he’s said, and he’s added to the image that’s out there, to the narrative that’s out there, that the Israelis are going to change the status quo at the Temple Mount. And that’s completely fallacious. It’s just — it’s a lie. But it has taken on a life of its own, and that requires a dedicated effort on the part of Palestinian leadership to say, “It’s completely untrue.” But they’ve refused to do that and we need to get the Palestinians to say very clearly, “That’s not happening.” Whether that could bring this to an end, I don’t know. [Kerry’s response] It was a mistake to say that. It was a mistake because it implies that if tomorrow there were no settlements, this issue would be solved. Really? Is that what’s driving them? The idea that there is frustration against Israelis is true. But there is also frustration against their own leadership. There’s anger that the other Arabs are not paying attention to them. There’s frustration over unemployment. There’s a lot of things affecting Palestinians. And when Kerry said that, it looks like he’s trying to make an alternative explanation or an excuse. (…) one of the problems is that the president has been very good when it comes to security issues, but because he looks at the Palestinians as being weak, there is this reluctance to criticize them. “They’re too weak to criticize” is what I say in the Obama chapter. And if they are too weak to criticize, they are too weak to be held accountable, too weak to be responsible. They’re too weak to have a state. Well, if you want the Palestinians to have the responsibility of a state, you have to hold them responsible. Now Kerry’s statement has been walked back, and that’s good. But I’m afraid that it reflects a kind of instinct. The first instinct, instead of criticizing this for what it is, is to want to look for another explanation. And I have a problem with that. That doesn’t mean that I don’t think having a stalemate [in peace negotiations] is something you can take comfort in as never producing these kinds of explosions. But I think, first things first, when something like this happens, you have to say, “This is wrong.” You have to let them know that terror is never acceptable under any circumstances, and that this is going to get the Palestinians nothing. (…) the American approach ought to recognize the choices are not binary between solving everything or doing nothing. (…)  When the president comes in, he thinks we have a major problem with Arabs and Muslims. And he sees that as a function of the Bush administration – an image, fairly or not, that Bush was at war with Islam. So one of the ways that he wants to show that he’s going to have an outreach to the Muslim world is that he’s going to give this speech in Cairo. So he wants to reach out and show that the US is not so close to the Israelis, which he thinks also feeds this perception. That’s why there’s an impulse to do some distancing from Israel, and that’s why the settlement issue is seized in a way. Now, I had no problem with saying we should limit settlement activity. But the idea that there should be a complete settlement freeze, including natural growth, was a mistake. (…) The reason why a limitation on settlement activity was preferable was because it was something we could define. A complete freeze puts us in a position where we’re framing an objective we couldn’t achieve. Part of the appeal of the settlement freeze to the president was that it was a way he can show distance from the Israelis in a way that also mattered to the Arabs. And that’s one thing if you can deliver it, but if you can’t, you’re actually worse off. (…) Abbas is then the one who says, “The Americans put me up a tree. I never said that this was a condition. The Americans created this condition.” Now it wasn’t true that we made it a condition for negotiations. That wasn’t true. But by putting it out there publicly the way we did, how can Abu Mazen go into negotiations when we haven’t produced this? So it became an excuse for him. He didn’t have to do anything until we delivered this. (…) The first time I raised that issue [calling settlements “illegitimate”] to the president it was news to him because it really had not been raised to him before. He used that language in the Cairo speech and I said this to him afterword, in July when I got there. He understands that every administration has had a problem with settlements, which is true. But he doesn’t know that this kind of terminology is really different. Since the Reagan administration, the US made a policy that settlements were a political issue and not a legal issue. So he doesn’t use that term in future meetings, but he does put it back in for one of his UN speeches. When I raised an objection, Dennis McDonough [then deputy national security adviser] says he can’t look like he’s retreating. (…) The other thing is that they [Obama and Netanyahu] have different worldviews. I mean they have fundamentally different worldviews. To give you an illustration, even though the president says this is a transaction and not a transformation with Iran, I think he believes that this deal will not only constrain the Iranian program in a real way that has not been achieved until now, but more than that, it will be empowering, at least potentially, the more pragmatic forces within Iran and those around [Iranian President Hassan] Rouhani. (…) The deal itself buys you 15 years. One of my main concerns is what happens after year 15, when they basically can have as large a program as they want, and the gap between threshold status and weapon status becomes very small. To deal with that vulnerability you have to bolster your deterrence in a way that convinces them there is a firewall between threshold status and weapons status. They have to be convinced of that. The more you make it clear that for any misbehavior they pay a price, and it’s the kind of price that matters to them, the more likely they are to realize the firewall is real, and the less likely they are to ever test it. I would like to see us do things that to create that firewall and the legitimacy of it in the eyes of the rest of the world. So if [Iran] is going to dash toward a weapon the answer is not sanctions, it’s force. And everybody knows that and accepts that, and it becomes legitimate. (…) We’re already seeing them ratchet it up in Syria. Everyone is focusing on what the Russians are doing, but Iran is adding significant numbers of Revolutionary Guard forces to the ground, it’s not just Hezbollah forces. I think this is a harbinger of things to come. What I say is that she [Susan Rice] reflects a mindset that has been in every administration; it’s not unique to her. It tends to look at Israel through a lens that is more competitive, more combative, that sees Israel more in problematic terms. The difference is that you had her predecessor [Donilon] whose mindset was very different. He saw Israel through a collaborative-partnership premise and prism.(…) The administration thought they had done something good. And the prime minister’s reaction was to call it a “historic mistake” and to look like he’s already campaigning against it. Meanwhile [the administration] thinks they’ve done something that’s in Israel’s interest. Look at what had they been hearing leading up to it. They had been hearing that Iran poses the greatest threat of the 21st Century. The prime minister kept saying, “The clock is ticking, what are you going to do about it?” So they think they have stopped the clock. Then they see this outpouring against it. (…)  distancing the US from Israel has never achieved the objective of bringing the US closer to Arabs. Our relationship to Israel is not what drives their behavior toward us. Dennis Ross
Mahmoud Abbas demande à l’ONU de protéger les Palestiniens afin qu’ils puissent continuer à assassiner les civils israéliens avec des couteaux, des pierres, des voitures-béliers, toutes sortes d’ustensiles. On doit protéger les assassins, non les victimes. Il a été entendu et applaudi.C’est une nouvelle mode adoptée par les tueurs de s’en prendre dans le dos aux passants, aux femmes, aux enfants, aux civils désarmés, dans les autobus, les foules, les rues, n’importe où. Pour tuer. Nulle doute que cette mode fera certainement beaucoup d’adeptes, comme celles des détournements d’avions, des massacres, des prises d’otages, du terrorisme international, modes initiées aussi par les Palestiniens et que l’Europe appelle « résistance » quand ses victimes sont israéliennes ou juives, et partout ailleurs « terrorisme ». Aujourd’hui ce modèle breveté palestinien s’est répandu sur toute la planète. (…) Que la démarche d’Abbas rejoigne celle de la France, ne doit pas surprendre. Arafat, la créature de la France, lui permit de maintenir le conflit ouvert, de s’opposer à toute paix séparée, à toute solution qui aurait compromis l’élimination d’Israël par sa réduction à une exiguïté territoriale indéfendable. Acharnée à lui arracher lambeaux par lambeaux des pans de son histoire, de ses monuments, de ses terres, la France tente d’écraser enfin sous l’infamie le peuple à la nuque raide, sorti vainqueur de la Shoah et de la dhimmitude. Même les chrétiens du Liban furent sacrifiés à ce dessein. Jamais il n’y eut de temple juif à Jérusalem, rien que des mosquées, Jésus allait prier à la mosquée. Les juifs sont des pilleurs d’histoire – de l’histoire musulmane. L’Europe en est aussi convaincue et a voté pour l’islamisation des lieux saints juifs, débaptisant le Mont du Temple en esplanade des mosquées. (…) Grâce aux révélations de NGO Monitor, on connait les montants fabuleux versés par chaque Etat, les Eglises, les fondations et l’Union européenne ainsi que les ONGs récipiendaires. Il faut en finir avec Israël, car les centaines de milliers d’immigrants musulmans qui accourent en Europe et qu’elle accueille à bras ouverts avec une sollicitude attendrissante auront besoin de ces fonds pour leur nouvelle installation… Bat Ye’or
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s’est essayé récemment, et assez lamentablement, à une forme de réécriture de l’histoire qui visait à donner au grand Mufti de Jérusalem le rôle d’instigateur de la solution finale. Ce dernier n’était en réalité qu’un suppôt d’Hitler, enthousiasmé par l’idée que le meurtre de juifs puisse être le point central du programme politique du Führer. Ce dérapage a donné lieu à un petit miracle : les dirigeants d’un monde arabe dans lequel le négationnisme et le révisionnisme de la Shoah se portent à merveille, ont été offusqués de ce qu’on les accuse d’être à l’origine d’un génocide dont ils contestent pourtant souvent l’ampleur, voire même la réalité. Une autre forme de révisionnisme a connu un renouveau ces dernières années, et la dernière poussée de terrorisme palestinien est à ce titre édifiante. Il s’agit de nier le lien du peuple juif avec la terre d’Israël, au mépris non seulement de l’histoire et de l’archéologie, mais aussi, et surtout, de la tradition islamique. Il n’y aurait pas de « Mont du Temple » et pas de Mont Moriah – il n’y aurait que l’Esplanade des Mosquées et le Haram al Sharif ou « Noble Sanctuaire ». On peut tout à fait considérer en bon laïc que toutes ces histoires de lieux saints ne sont que des sornettes, mais alors il faut s’abstenir de préférer une sornette à une autre, surtout lorsque l’une des sornettes précède toutes les autres de quelques millénaires. (…) Il ne serait pas venu à l’esprit du Calife Omar, qui a construit la première mosquée sur le Mont du Temple au VIIe siècle, de nier le lien consubstantiel entre ce lieu et le judaïsme. La tradition islamique rapporte que c’est même un rabbin yéménite fraîchement converti à l’islam qui lui indiqua le lieu précis de la « pierre de la fondation » sur laquelle est bâti aujourd’hui le Dôme du Rocher. (…) L’une des preuves les plus absurdes de cette réécriture bien tardive de l’histoire nous vient des revirements du Waqf, l’organisme en charge de la gestion des lieux saints musulmans à Jérusalem. Les guides publiés et distribués par le Waqf aux visiteurs avant la création de l’Etat d’Israël s’enorgueillissaient de cette filiation avec le premier et le deuxième Temple juif et en particulier avec la figure du roi Salomon. Le nouveau guide publié et diffusé l’an dernier nie tout lien entre le Mont du Temple ou même le Mur de Lamentations et le peuple juif. Le comble est probablement l’affirmation dans cette dernière publication que le roi Salomon n’était pas juif mais bien… musulman (ce qui est bien sûr difficile à réconcilier avec la chronologie étant donné que son règne précède l’avènement de l’islam d’à peu près 1 500 ans.). Un autre exemple du ridicule et de l’incohérence de ce nouveau révisionnisme nous a été donné lors de la profanation du Tombeau de Joseph, un lieu saint juif qui jouxte la ville de Naplouse en Cisjordanie. En 2000, ce tombeau a été le lieu d’affrontements très violents et profané une première fois par une foule palestinienne en colère. Tsahal s’est par la suite retirée de ce lieu et les Palestiniens ont décrété qu’il s’agissait en réalité du tombeau d’un cheikh musulman et ont repeint le dôme du tombeau en vert, couleur de l’islam. Mais cette islamisation tardive du tombeau de Joseph n’a pas suffi à le protéger puisqu’une foule vient de brûler le tombeau une seconde fois, confirmant ainsi son caractère juif de la manière la plus absolue qui soit. (…) Il faut écouter Mahmoud Abbas déclarer en arabe que les lieux saints de Jérusalem n’appartiennent qu’aux Palestiniens et que « les juifs n’ont pas le droit de souiller les lieux saints de leurs pied sales » et que « chaque goutte de sang versé pour Jérusalem est propre et pure ». Il finit sa déclaration en assurant que les égorgeurs iront tous « au paradis » ce qui devrait rassurer tout un chacun. Il est triste de voir Abu Mazen, qui a débuté sa carrière en commettant une thèse de doctorat révisionniste sur la Shoah, la finisse en versant dans une autre forme de révisionnisme, le révisionnisme du Temple. La « judaïsation de Jérusalem » aujourd’hui décriée est, un peu comme la christianisation du Vatican ou l’islamisation de la Mecque, un phénomène auquel on ferait mieux de s’habituer. (…) Il n’y aura pas de solution politique durable au conflit israélo-palestinien tant que le monde arabo-musulman ne se sera pas réconcilié avec l’antériorité de la présence juive en Terre Sainte et donc la légitimité de cette présence. Ceux qui pensent que la création d’un Etat palestinien indépendant mettra fin au conflit devraient se promener quelques heures dans la vieille ville de Jérusalem avec une kippa après le prêche du Vendredi. Si tant est qu’ils survivent à l’expérience, ils constateront qu’on y tue des juifs, pas des occupants. Noam Ohana
On nous dit que l’islam serait une « religion ». Mais il me semble que la caractérisation de l’islam comme religion est totalement erronée et empêche de comprendre comment il fonctionne. Mon avis est que l’islam est d’abord un empire, bien avant d’être une religion.  (…) Décrire l’islam comme étant un empire permet de comprendre beaucoup mieux sa logique. Comme tout empire, il aspire à s’étendre naturellement, tant qu’il ne vient pas buter sur un obstacle, un autre pays ou un autre empire. Le jihad ou guerre sainte est simplement un instrument de conquête. Prétendre que le jihad ne ferait pas partie de l’islam ou les jihadistes et mujahhidines seraient de mauvais musulmans est totalement absurde. C’est la nature même d’un empire d’être impérialiste. (…) Il ne faut donc pas s’étonner que l’islam, structure impériale, propageant une langue et un code juridique, a toujours été incapable de tolérer quoi que ce soit d’autre que lui-même, sauf de façon provisoire et bancale. L’islam ne peut pas être dissout, modéré ou mélangé à autre chose, sauf à se renier lui-même en tant que structure impériale, langue de référence et droit. Aborder la problématique de l’islam en France, comme le fait Bernard Cazeneuve, par le petit bout de la lorgnette des « lieux de culte » est une pure absurdité. D’ailleurs, ces « lieux de culte » s’appellent souvent al-fath ‘la conquête’. L’islam ne se cache même pas d’être un empire conquérant. Il suffit de lire le nom qui est écrit sur le fronton des mosquées. Ici à Paris. (…) L’empire-islam, structure temporelle propageant arabe et sharia, comme langue et droit de référence, propage aussi une « religion ». Mais on se demande un peu en quoi elle consiste au juste. C’est une espèce d’ersatz monothéiste sur base d’hérésie judéo-nazaréenne simplifiée, une sorte de low-cost théologique, dont le fonds de commerce principal est la haine inexpiable des Juifs et des Chrétiens. L’islam n’est pas en tant que tel une révélation, puisqu’il affirme qu’Allah est de toute façon inconnaissable et incompréhensible pour l’humanité. Ce postulat ruine toute possibilité de révélation. Tout laisse à penser que les fables romanesques autour de Mahomet et du Qoran sont des inventions rétrospectives, destinées à donner une légitimité religieuse à des conquêtes militaires déjà réalisées. Le Qoran n’est qu’un bricolage tardif et incohérent, juxtaposant des fragments de lectionnaire chrétien, du droit tribal bédouin et quantités d’imprécations haineuses, dont certaines devraient logiquement tomber sous le coup de la loi en France. En conclusion, la première des taqiyas ou dissimulations de l’empire-islam est de cacher sa vraie nature : empire temporel conquérant et belliqueux, sous couvert de « religion », qui n’est qu’un alibi et un prétexte, au demeurant médiocre. Fortunin Revengé

Attention: un révisionnisme peut en cacher un autre !

Négationnisme de la Shoah et déni d’y être pour quelque chose, négation du lien du peuple juif avec Jérusalem comme la terre d’Israël et silence du coran sur Jérusalem qui mentionne pourtant le Temple de Salomon, guides pré-création de l’Etat d’Israël s’enorgueillissant de la filiation avec les temples juifs et  le roi Salomon et guide actuel niant tout lien entre le Mont du Temple ou même le Mur de Lamentations et le peuple juif, affirmation de la musulmanité dudit roi Salomon alors que comme on le sait  l’islam date du VIIe siècle,  transformation du Tombeau de Joseph en tombeau d’un cheikh musulman (repeint pour l’occasion en vert) et profanation dudit tombeau …

En ces temps étranges …

Où un peuple se voit interdit, à coups d’armes blanches et de  statu quo, de prier sur son principal lieu saint …

Au nom des droits à y prier d’un autre peuple dont c’est le troisièm e lieu saint …

Et qui pour ce faire en appelle à la protection de l’ONU pour ses assassins contre leurs victimes …

Où au nom des droits d’une religion datant du VIIe siècle de notre ère chrétienne, l’on prétend islamiser l’ensemble des tombeaux des patriarches d’une religion datant, elle, d’au moins 3 000 ans …

Alors qu’à la tête du monde libre, comme le confirme l’un de ses anciens conseillers, un président américain ouvertement pro-arabe et anti-israélien vient de donner les clés du Moyen-Orient et de l’arme nucléaire à un régime qui appelle explicitement à l’annihialtion de la seule vraie démocratie de la région …

Comment ne pas voir …

Avec Noam Ohana aussi bien que Fortunin Revengé …

Et devant tant d’incohérences qu’on ose à peine qualifier de « théologiques »  …

Non seulement qu’il n’y aura « pas de solution politique durable au conflit israélo-palestinien tant que le monde arabo-musulman ne se sera pas réconcilié avec l’antériorité de la présence juive en Terre Sainte et donc la légitimité de cette présence » …

Mais surtout tant qu’on n’aura pas compris, derrière ces arguties prétendument religieuses, la vraie nature hégémonique d’un islam …

Qui comme tout empire ne peut qu’ « aspirer à s’étendre naturellement » …

Ladite religion en question et son fonds de commerce principal de haine inexpiable des Juifs et des Chrétiens …

Servant respectivement de légitimation rétrospective et de ciment commode pour rallier les troupes ?

Un nouveau révisionnisme cherche à nier le lien du peuple juif avec la terre d’Israël
Noam Ohana

Le Monde

30.10.2015

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s’est essayé récemment, et assez lamentablement, à une forme de réécriture de l’histoire qui visait à donner au grand Mufti de Jérusalem le rôle d’instigateur de la solution finale. Ce dernier n’était en réalité qu’un suppôt d’Hitler, enthousiasmé par l’idée que le meurtre de juifs puisse être le point central du programme politique du Führer.

Ce dérapage a donné lieu à un petit miracle : les dirigeants d’un monde arabe dans lequel le négationnisme et le révisionnisme de la Shoah se portent à merveille, ont été offusqués de ce qu’on les accuse d’être à l’origine d’un génocide dont ils contestent pourtant souvent l’ampleur, voire même la réalité. On se référera au livre de Gilbert Achcar, fervent défenseur de la cause palestinienne, qui parle dans son ouvrage « Les Arabes et la Shoah » de ce négationnisme comme de « l’antisionisme des imbéciles ».

Une autre forme de révisionnisme a connu un renouveau ces dernières années, et la dernière poussée de terrorisme palestinien est à ce titre édifiante. Il s’agit de nier le lien du peuple juif avec la terre d’Israël, au mépris non seulement de l’histoire et de l’archéologie, mais aussi, et surtout, de la tradition islamique.

Bill Clinton ahuri

Il n’y aurait pas de « Mont du Temple » et pas de Mont Moriah – il n’y aurait que l’Esplanade des Mosquées et le Haram al Sharif ou « Noble Sanctuaire ». On peut tout à fait considérer en bon laïc que toutes ces histoires de lieux saints ne sont que des sornettes, mais alors il faut s’abstenir de préférer une sornette à une autre, surtout lorsque l’une des sornettes précède toutes les autres de quelques millénaires.

L’un des épisodes les plus pathétiques de l’échec des négociations de paix à Camp David en 2000 était une scène largement documentée qui a vu Yasser Arafat tenter de convaincre un Bill Clinton ahuri que cette histoire de Temple juif était un mythe et qu’il n’y a en réalité aucun lien entre les juifs et Jérusalem. Sans rentrer dans un développement théologique, il semble essentiel de rappeler ici une évidence : c’est parce que Jérusalem est sainte pour les juifs qu’elle l’est devenue pour les chrétiens puis pour les musulmans.

Si le Coran est largement silencieux sur Jérusalem (le nom même de la ville n’y figure pas), la tradition islamique est truffée de références explicites au fait que le Noble Sanctuaire, la Mosquée d’Al-Aqsa et le Dôme du Rocher ont été érigés sur le lieu exact du Temple de Salomon.

Il ne serait pas venu à l’esprit du Calife Omar, qui a construit la première mosquée sur le Mont du Temple au VIIe siècle, de nier le lien consubstantiel entre ce lieu et le judaïsme. La tradition islamique rapporte que c’est même un rabbin yéménite fraîchement converti à l’islam qui lui indiqua le lieu précis de la « pierre de la fondation » sur laquelle est bâti aujourd’hui le Dôme du Rocher.

Le théologien Ibn Taymiyya (XIIIe siècle), considéré comme l’une des références religieuse centrales du courant wahhabite et salafiste, était si convaincu du lien entre ce lieu saint et les juifs qu’il s’en méfiait. Il était fermement opposé à ce qu’il percevait comme une exagération de l’importance de l’Esplanade et du Caveau des Patriarches à Hébron par rapport à la Mecque et à Médine.

Salomon n’était pas juif mais bien musulman

L’une des preuves les plus absurdes de cette réécriture bien tardive de l’histoire nous vient des revirements du Waqf, l’organisme en charge de la gestion des lieux saints musulmans à Jérusalem. Les guides publiés et distribués par le Waqf aux visiteurs avant la création de l’Etat d’Israël s’enorgueillissaient de cette filiation avec le premier et le deuxième Temple juif et en particulier avec la figure du roi Salomon. Le nouveau guide publié et diffusé l’an dernier nie tout lien entre le Mont du Temple ou même le Mur de Lamentations et le peuple juif. Le comble est probablement l’affirmation dans cette dernière publication que le roi Salomon n’était pas juif mais bien… musulman (ce qui est bien sûr difficile à réconcilier avec la chronologie étant donné que son règne précède l’avènement de l’islam d’à peu près 1 500 ans.).

Un autre exemple du ridicule et de l’incohérence de ce nouveau révisionnisme nous a été donné lors de la profanation du Tombeau de Joseph, un lieu saint juif qui jouxte la ville de Naplouse en Cisjordanie. En 2000, ce tombeau a été le lieu d’affrontements très violents et profané une première fois par une foule palestinienne en colère. Tsahal s’est par la suite retirée de ce lieu et les Palestiniens ont décrété qu’il s’agissait en réalité du tombeau d’un cheikh musulman et ont repeint le dôme du tombeau en vert, couleur de l’islam. Mais cette islamisation tardive du tombeau de Joseph n’a pas suffi à le protéger puisqu’une foule vient de brûler le tombeau une seconde fois, confirmant ainsi son caractère juif de la manière la plus absolue qui soit.

On entend déjà les protestations de ceux qui nient que ce nouveau révisionnisme soit la cause du sang versé. Les attaques à l’arme blanche des dernières semaines ne seraient pour eux qu’une « réponse compréhensible à l’occupation ». Mais alors comment expliquer le parallèle frappant avec le massacre d’Hébron en 1929 ?

Le Grand Mufti de Jérusalem, à qui personne ne peut voler le crédit dans ce cas précis, avait mené une campagne assez similaire à celle menée aujourd’hui par le leadership politique et religieux palestinien en prétendant que les juifs s’apprêtaient à détruire les Mosquées sur le Mont du Temple. La rumeur se répandait moins vite qu’avec les réseaux sociaux mais tout aussi bien et des émeutes d’une extrême violence éclatèrent. À Hébron – ou l’accès au Caveau des Patriarches était formellement interdit aux juifs depuis le XIIIe siècle – le carnage a fait 67 victimes civiles massacrées au couteau et à la hache, dont une douzaine de femmes et trois enfants de moins de cinq ans. Il n’y avait pas à l’époque « d’occupation » et pourtant les mêmes causes avaient produits les mêmes effets, sauf qu’il n’y avait personne pour défendre ces malheureux. Ce massacre mit fin à une présence juive millénaire dans la ville.

Il faut écouter Mahmoud Abbas déclarer en arabe que les lieux saints de Jérusalem n’appartiennent qu’aux Palestiniens et que « les juifs n’ont pas le droit de souiller les lieux saints de leurs pied sales » et que « chaque goutte de sang versé pour Jérusalem est propre et pure ». Il finit sa déclaration en assurant que les égorgeurs iront tous « au paradis » ce qui devrait rassurer tout un chacun. Il est triste de voir Abu Mazen, qui a débuté sa carrière en commettant une thèse de doctorat révisionniste sur la Shoah, la finisse en versant dans une autre forme de révisionnisme, le révisionnisme du Temple.

Survie spirituelle du peuple juif

La « judaïsation de Jérusalem » aujourd’hui décriée est, un peu comme la christianisation du Vatican ou l’islamisation de la Mecque, un phénomène auquel on ferait mieux de s’habituer.

Pourtant les juifs Israéliens, aujourd’hui maîtres à Jérusalem, ont une responsabilité particulière. Ils se doivent de préserver les lieux saints musulmans et d’en garantir l’accès. Ils ont une dette, non pas à l’égard des Palestiniens, mais bien à l’égard de ces musulmans, qui ont, au-delà des persécutions bien réelles infligées aux communautés juives d’Orient, permis la continuité du culte synagogale et donc contribué à la survie spirituelle du peuple juif en exil. C’est à eux qu’il faut penser en regardant l’Esplanade des Mosquées et pas aux révisionnistes qui prétendent que la présence juive souille ce lieu sacré. C’est aux familles musulmanes qui ont abrité des familles juives pendant le massacre d’Hébron en 1929 au péril de leur vie qu’il faut penser, et pas au royaume hachémite qui parle de liberté des cultes mais qui interdit aux juifs tout accès aux lieux saints de 1948 à 1967, y compris au Mur des Lamentations.

Il n’y aura pas de solution politique durable au conflit israélo-palestinien tant que le monde arabo-musulman ne se sera pas réconcilié avec l’antériorité de la présence juive en Terre Sainte et donc la légitimité de cette présence. Ceux qui pensent que la création d’un Etat palestinien indépendant mettra fin au conflit devraient se promener quelques heures dans la vieille ville de Jérusalem avec une kippa après le prêche du Vendredi. Si tant est qu’ils survivent à l’expérience, ils constateront qu’on y tue des juifs, pas des occupants.

Noam Ohana est franco-israélien, diplômé de Sciences Po et de Stanford, il écrit sur le conflit Israélo-Arabe depuis 2005 et a publié “Journal de Guerre” (Denoël ; 2007).

Voir aussi:

L’islam est d’abord un empire avant d’être une religion
Fortunin Revengé

Media-presse-info

1 novembre 2015

Il existe différents types d’empires. Personnellement, je distinguerais deux classes principales : les empires intégrateurs et les empires prédateurs. Dans un empire prédateur, les territoires et peuples soumis sont essentiellement opprimés et spoliés, sans véritable espoir de faire partie du noyau dur de l’empire. A l’inverse, dans un empire intégrateur, les territoires et peuples conquis finissent par acquérir une citoyenneté et une culture équivalentes à celles de l’empire lui-même. La Rome antique peut être pris comme exemple presque parfait d’empire intégrateur qui a particulièrement bien réussi. A l’origine, Rome n’était que quelques cabanes sur les collines du Latium. Et ensuite, de conquête en conquête, l’empire romain a inclus des espaces de plus en plus vastes, autour de la Méditerranée. On se rappelle de l’édit de Caracalla en 212, qui donne la pleine citoyenneté à tous les habitants de l’empire. Deux mille ans plus tard, la politique mise en oeuvre par Rome est un succès linguistique et culturel extraordinaire, puisque les langues romanes issues du latin sont parlées aux quatre coins de la planète.

L’islam empire ou religion ?

On nous dit que l’islam serait une « religion ». Mais il me semble que la caractérisation de l’islam comme religion est totalement erronée et empêche de comprendre comment il fonctionne. Mon avis est que l’islam est d’abord un empire, bien avant d’être une religion. Et on peut ajouter que l’empire-islam est intégrateur : quantité de peuples ou tribus qui n’étaient ni arabes ni musulmans en Afrique du Nord et au Proche-Orient ont maintenant un sentiment d’appartenance arabo-musulmane. A l’inverse, l’empire-islam s’est refusé pendant des siècles à intégrer les gens de race noire, car ceux-ci étaient destinés à la castration et à l’esclavage. Ils étaient dans la partie de l’empire livrée à la prédation.

Décrire l’islam comme étant un empire permet de comprendre beaucoup mieux sa logique. Comme tout empire, il aspire à s’étendre naturellement, tant qu’il ne vient pas buter sur un obstacle, un autre pays ou un autre empire. Le jihad ou guerre sainte est simplement un instrument de conquête. Prétendre que le jihad ne ferait pas partie de l’islam ou les jihadistes et mujahhidines seraient de mauvais musulmans est totalement absurde. C’est la nature même d’un empire d’être impérialiste.

Par ailleurs, l’empire-islam a un intérieur et un extérieur : l’espace conquis ou dar el-islam, maison de l’islam, et l’espace à conquérir ou dar el-harb, maison de la guerre. C’est lumineusement simple. Aucune religion, nulle part dans le monde, ne raisonne dans ces termes. Seul un empire conquérant et belliqueux peut le faire. Il ne faut donc pas s’étonner que la très grande majorité des conflits depuis la seconde guerre mondiale implique des musulmans, d’un côté ou même des deux côtés.

On peut aussi noter que la « musulmanité » ressemble à la nationalité : elle se transmet héréditairement. On naît musulman de parents musulmans. Nul besoin de baptême ou de démarche active. La « musulmanité » est même beaucoup plus forte que la nationalité, puisqu’on ne choisit pas d’être musulman et qu’on ne peut pas cesser de l’être, alors qu’on peut renoncer à telle ou telle nationalité. Renoncer à la « musulmanité » équivaut à une condamnation à mort par l’empire-islam. Parler de Français de « confession » musulmane est un nonsens. Il s’agit de musulmans, qui accessoirement sont de nationalité française ou franco-quelque chose. La « musulmanité » n’est pas une confession mais une supra-nationalité inaliénable. L’appartenance héréditaire à l’empire-islam prime toute autre considération. La notion d’islam de France est une pure faribole.

L’islam est un empire, une structure temporelle, qui propage en particulier une langue de référence, l’arabe (classique), et cet empire propage aussi un droit, à savoir la sharia. On ne comprend pas la place de la sharia si on ne voit pas que l’islam est d’abord un empire temporel, qui est organisé par des principes juridiques. Les catégories habituelles de la pensée occidentale moderne : liberté de culte, liberté de religion, laïcité, sont totalement étrangères à l’empire temporel-islam. Dire que l’islam ne fait pas la distinction entre spirituel et temporel, contrairement au christianisme, n’est pas faux, mais très mal dit. L’islam est de toute façon d’abord temporel.

Il ne faut donc pas s’étonner que l’islam, structure impériale, propageant une langue et un code juridique, a toujours été incapable de tolérer quoi que ce soit d’autre que lui-même, sauf de façon provisoire et bancale. L’islam ne peut pas être dissout, modéré ou mélangé à autre chose, sauf à se renier lui-même en tant que structure impériale, langue de référence et droit. Aborder la problématique de l’islam en France, comme le fait Bernard Cazeneuve, par le petit bout de la lorgnette des « lieux de culte » est une pure absurdité. D’ailleurs, ces « lieux de culte » s’appellent souvent al-fath ‘la conquête’. L’islam ne se cache même pas d’être un empire conquérant. Il suffit de lire le nom qui est écrit sur le fronton des mosquées. Ici à Paris.

Par rapport à d’autres empires, l’islam a néanmoins une particularité distinctive. C’est un empire relativement décentralisé et polycentrique. Rome était le centre de l’empire romain. L’empire-islam n’a pas clairement de centre, même si, évidemment, la Mecque a une prééminence. Mais il faut en même temps noter que l’oumma, la communauté des musulmans, c’est-à-dire en clair les sujets de l’empire-islam, est une structure multipolaire, qui comprend en particulier des Arabes, mais aussi des Turcs et des Perses. La structure interne de l’empire-islam n’est pas pyramidale et l’hétérogénéité ethnique bloque l’émergence d’un pouvoir strictement hiérarchique et centralisé. C’est ce qui fait l’originalité de l’islam, parmi les empires. Néanmoins, on peut considérer que le wahhabisme saoudien et autres mouvements salafistes constituent une tentative d’imposer une organisation interne, beaucoup moins décentralisée et beaucoup plus autoritaire, que l’islam traditionnel. Mais il est probable que la cassure ethno-religieuse entre sunnites et shiites est et restera insurmontable, même si, en son temps, l’empire ottoman avait plus ou moins réussi à aggréger les trois épicentres arabe, turc et perse, pendant un certain temps.

L’empire-islam, structure temporelle propageant arabe et sharia, comme langue et droit de référence, propage aussi une « religion ». Mais on se demande un peu en quoi elle consiste au juste. C’est une espèce d’ersatz monothéiste sur base d’hérésie judéo-nazaréenne simplifiée, une sorte de low-cost théologique, dont le fonds de commerce principal est la haine inexpiable des Juifs et des Chrétiens. L’islam n’est pas en tant que tel une révélation, puisqu’il affirme qu’Allah est de toute façon inconnaissable et incompréhensible pour l’humanité. Ce postulat ruine toute possibilité de révélation. Tout laisse à penser que les fables romanesques autour de Mahomet et du Qoran sont des inventions rétrospectives, destinées à donner une légitimité religieuse à des conquêtes militaires déjà réalisées. Le Qoran n’est qu’un bricolage tardif et incohérent, juxtaposant des fragments de lectionnaire chrétien, du droit tribal bédouin et quantités d’imprécations haineuses, dont certaines devraient logiquement tomber sous le coup de la loi en France.

En conclusion, la première des taqiyas ou dissimulations de l’empire-islam est de cacher sa vraie nature : empire temporel conquérant et belliqueux, sous couvert de « religion », qui n’est qu’un alibi et un prétexte, au demeurant médiocre.

Voir enfin:

Interview/’If you want the Palestinians to have the responsibility of a state, you have to hold them responsible’

Dennis Ross: US must move from distance to detente with Israel
Eric Cortelless
The Times of Israel
October 27, 2015

WASHINGTON – Veteran United States diplomat Dennis Ross claims there is one consistent argument within presidential administrations, from Harry Truman to Barack Obama.

“There is a remarkable continuity over the concern that too close a relationship with Israel will harm US ties with the Arabs, so there is always a constituency in each administration that feels the US needs to create distance with Israel to gain responsiveness from the Arab world,” said Ross, who most recently worked in the Obama administration as an adviser on the Middle East.

That historical perspective sits at the core of Ross’s new book, “Doomed to Succeed: The U.S.-Israel Relationship from Truman to Obama,” which provides a history of the relationship, deconstructing each administration’s policies on the Jewish state.

The most comprehensive and lively chapters are about the administrations in which Ross worked, most notably, that of President Barack Obama. Ross, a religious Jew, gives a personal account of the fissures within Obama’s inner circle and the debates over how to manage the US relationship with Israel.

Perhaps the most provocative moment of the book is when National Security Adviser Susan Rice complains to Abe Foxman, former head of the Anti-Defamation League, that Prime Minister Benjamin Netanyahu “did everything but use ‘the n-word’ in describing the president” during an angry phone call in November 2013 after the interim nuclear agreement was forged with Iran.

The episode, Ross told The Times of Israel this month, reflects the frustration that can erupt when differences are mismanaged, and when there’s an attitude inside the administration that sees Israel competitively rather than collaboratively.

Given the current tension between Washington and Jerusalem following the Iran nuclear showdown, Ross recommended that the US and Israel should form a “joint consultative committee” to oversee the deal’s implementation and monitor Iran’s involvement in the region.

In his Washington Institute for Near East Policy office, where he now serves as the William Davidson Distinguished Fellow, Ross spoke about his new book, the current violence sweeping Israel and about the current state of the US-Israel alliance. He also shared his policy recommendations for the future.

What do you make of the current violence in Israel, this wave of terror?

Well, I think those who are saying it’s another intifada are wrong. The first two intifadas were organized. In the First Intifada, you had the children of the stones, but you also had the Tanzim [the militant faction of the Fatah movement] that really guided the destruction. The truth of the Second Intifada is that [former Palestinian Authority President Yasser] Arafat was behind it to begin with. There was a kind of infrastructure that was behind it, and that’s not the case here.

What do you think is Mahmoud Abbas’s role?

Abu Mazen hasn’t helped with the things he’s said, and he’s added to the image that’s out there, to the narrative that’s out there, that the Israelis are going to change the status quo at the Temple Mount. And that’s completely fallacious. It’s just — it’s a lie.

But it has taken on a life of its own, and that requires a dedicated effort on the part of Palestinian leadership to say, “It’s completely untrue.” But they’ve refused to do that and we need to get the Palestinians to say very clearly, “That’s not happening.” Whether that could bring this to an end, I don’t know.

What was your response when Secretary of State John Kerry began linking frustration over settlements to the violence?

It was a mistake to say that. It was a mistake because it implies that if tomorrow there were no settlements, this issue would be solved. Really? Is that what’s driving them?

The idea that there is frustration against Israelis is true. But there is also frustration against their own leadership. There’s anger that the other Arabs are not paying attention to them. There’s frustration over unemployment. There’s a lot of things affecting Palestinians. And when Kerry said that, it looks like he’s trying to make an alternative explanation or an excuse.

In your book you say that is a tendency of the Obama administration.

Yeah, one of the problems is that the president has been very good when it comes to security issues, but because he looks at the Palestinians as being weak, there is this reluctance to criticize them. “They’re too weak to criticize” is what I say in the Obama chapter. And if they are too weak to criticize, they are too weak to be held accountable, too weak to be responsible. They’re too weak to have a state. Well, if you want the Palestinians to have the responsibility of a state, you have to hold them responsible.

‘Because [President Obama] looks at the Palestinians as being weak, there is this reluctance to criticize them’

Now Kerry’s statement has been walked back, and that’s good. But I’m afraid that it reflects a kind of instinct. The first instinct, instead of criticizing this for what it is, is to want to look for another explanation. And I have a problem with that.

That doesn’t mean that I don’t think having a stalemate [in peace negotiations] is something you can take comfort in as never producing these kinds of explosions. But I think, first things first, when something like this happens, you have to say, “This is wrong.” You have to let them know that terror is never acceptable under any circumstances, and that this is going to get the Palestinians nothing.

There’s an old diplomatic adage, “Never waste a crisis.” Do you see a way to take this crisis and turn it into an opportunity?

‘The greatest single problem we have is the growing disbelief on the part of Israelis and Palestinians, alike, in the other, and the purposes of the other’

I don’t know, because I think part of the problem is that there’s such a high level of disbelief. I have worried about and said publicly that the greatest single problem we have is the growing disbelief on the part of Israelis and Palestinians, alike, in the other, and the purposes of the other.

But the American approach ought to recognize the choices are not binary between solving everything or doing nothing. We should be focused on how do you work to diffuse tension? How do you begin to create some sense of belief again on each side? How do you change the realities on the ground? And how do you create the conditions for peacemaking? Because they don’t exist today.

Shifting to President Obama, you say in the book is that there has always been a debate within each president’s administration about whether the US needs to distance itself from Israel to gain responsiveness from the Arab world. And you make the point that Obama made a very deliberate decision to take the approach of distance.

When the president comes in, he thinks we have a major problem with Arabs and Muslims. And he sees that as a function of the Bush administration – an image, fairly or not, that Bush was at war with Islam. So one of the ways that he wants to show that he’s going to have an outreach to the Muslim world is that he’s going to give this speech in Cairo.

‘The idea that there should be a complete settlement freeze, including natural growth, was a mistake’

So he wants to reach out and show that the US is not so close to the Israelis, which he thinks also feeds this perception. That’s why there’s an impulse to do some distancing from Israel, and that’s why the settlement issue is seized in a way.

Now, I had no problem with saying we should limit settlement activity. But the idea that there should be a complete settlement freeze, including natural growth, was a mistake.

Why, exactly?

Well, I was in the State Department at that time and was working on Iran. But the president asked me about it. When [then US special envoy for Middle East Peace George] Mitchell and I go to brief him for a meeting with Bibi, Mitchell lays out the key to the meeting, which was to get the settlement freeze. The president then asked me what I thought, and I said, “You’re asking Bibi to do what none of his predecessors have done. He’s the head of a right-center government and he’s supposed to do what none of the Labor prime ministers have done? What’s he supposed to say? How’s he supposed to justify that?”

The reason why a limitation on settlement activity was preferable was because it was something we could define. A complete freeze puts us in a position where we’re framing an objective we couldn’t achieve. Part of the appeal of the settlement freeze to the president was that it was a way he can show distance from the Israelis in a way that also mattered to the Arabs. And that’s one thing if you can deliver it, but if you can’t, you’re actually worse off.

Do you think there was also a miscalculation of the Palestinian political dynamic? Because the settlement freeze was imposed by the US and not delivered through Abbas, he couldn’t sell it as a Palestinian victory, so he still looked weak in the eyes of Palestinians.

Not only that. Abbas is then the one who says, “The Americans put me up a tree. I never said that this was a condition. The Americans created this condition.”

Now it wasn’t true that we made it a condition for negotiations. That wasn’t true. But by putting it out there publicly the way we did, how can Abu Mazen go into negotiations when we haven’t produced this? So it became an excuse for him. He didn’t have to do anything until we delivered this.

You talk in the book about the implications of Obama calling settlements “illegitimate” in the Cairo speech. You say you told him later not to use that term because, while past administrations recognized settlements as a political problem, they wouldn’t call them “illegitimate” because it undercuts the American negotiating position, which is that they’re seeking to keep the major settlement blocs in place with mutually-agreed land swaps.

That’s right. The first time I raised that issue to the president it was news to him because it really had not been raised to him before. He used that language in the Cairo speech and I said this to him afterword, in July when I got there. He understands that every administration has had a problem with settlements, which is true. But he doesn’t know that this kind of terminology is really different.

Since the Reagan administration, the US made a policy that settlements were a political issue and not a legal issue. So he doesn’t use that term in future meetings, but he does put it back in for one of his UN speeches. When I raised an objection, Dennis McDonough [then deputy national security adviser] says he can’t look like he’s retreating. But Obama is much more careful about it himself after that conversation.

What’s your diagnosis of the Bibi-Obama relationship?

Well their meetings would almost always be quite good — at a high level, serious, thoughtful. The problem would always emerge afterword, when one or the other would do something that would make the other feel betrayed over what had been in the meeting itself. So that contributed over time to a kind of mutual distrust.

The other thing is that they have different worldviews. I mean they have fundamentally different worldviews. To give you an illustration, even though the president says this is a transaction and not a transformation with Iran, I think he believes that this deal will not only constrain the Iranian program in a real way that has not been achieved until now, but more than that, it will be empowering, at least potentially, the more pragmatic forces within Iran and those around [Iranian President Hassan] Rouhani.

Netanyahu sees this as empowering Iran to do more in the region. In effect, I see them each as seeing this deal as a potential game changer, but they define the game very differently. Obama sees the game as being changed because you may be able to alter the reality within Iran, which will change their behavior over time in the region for the better.

Now I think people tend to focus too much on the personal side, and I’m not saying the personal side doesn’t matter, but for me, as I’ve pointed out, we’ve had previous periods where presidents and prime ministers have had real problems personally.

What are your thoughts on the Iran deal now that it’s done?

The deal itself buys you 15 years. One of my main concerns is what happens after year 15, when they basically can have as large a program as they want, and the gap between threshold status and weapon status becomes very small.

‘If [Iran] is going to dash toward a weapon the answer is not sanctions, it’s force’

To deal with that vulnerability you have to bolster your deterrence in a way that convinces them there is a firewall between threshold status and weapons status. They have to be convinced of that. The more you make it clear that for any misbehavior they pay a price, and it’s the kind of price that matters to them, the more likely they are to realize the firewall is real, and the less likely they are to ever test it.

I would like to see us do things that to create that firewall and the legitimacy of it in the eyes of the rest of the world. So if [Iran] is going to dash toward a weapon the answer is not sanctions, it’s force. And everybody knows that and accepts that, and it becomes legitimate.

Are you worried about the deal’s implementation?

Well, I would like to see a joint consultative committee between the United States and Israel on the implementation. That’s not to replace what’s done with the other members [of the P5+1], but because the Israelis will be looking at everything with a microscope, I think it would be reassuring to the Israelis and it would send a message that we are really going to hold the Iranians to what they are obligated to do.

But I would also like that committee to be a forum for contingency planning to deal with options for when the Iranians ratchet up what they will do in the region. We’re already seeing them ratchet it up in Syria. Everyone is focusing on what the Russians are doing, but Iran is adding significant numbers of Revolutionary Guard forces to the ground, it’s not just Hezbollah forces. I think this is a harbinger of things to come.

Given given the nature and intensity of the divide between the US and Israel on this deal, there has been a lot of rhetoric saying this moment is the worst in the U.S.-Israel alliance —

It’s not.

That’s what I wanted to ask you about. You write in the book about other moments that were considerably worse, during the Eisenhower administration, the Reagan administration after the invasion of Lebanon in 1982 —

‘People who are saying this is the lowest point don’t know the history’

This is the lowest point since the siege of Beirut and then Sabra-Shatila. I mean, look, Reagan threatens the future of the relationship. Reagan, who has an emotional connection. Eisenhower actually contemplates the use of force against the Israelis to get the IDF out of the Sinai. So people who are saying this is the lowest point don’t know the history.

One of the reasons for writing the book is to put everything in perspective, but also to draw the lessons from the past, to apply them to the next administration. Because so many of the assumptions are where we have always started off. This whole issue of distancing. I mean, it’s embedded in the psychology of every administration, at least a significant constituency of every administration, without really seeing the constant pattern that this is not what drives Arab behavior toward the United States.

That psychology seems to be reflected in your depiction of Susan Rice in the book.

I wasn’t singling her out. I was showing a contrast between her approach and the Tom Donilon [former national security adviser] approach.

What I say is that she reflects a mindset that has been in every administration; it’s not unique to her. It tends to look at Israel through a lens that is more competitive, more combative, that sees Israel more in problematic terms.

The difference is that you had her predecessor [Donilon] whose mindset was very different. He saw Israel through a collaborative-partnership premise and prism.

And what does the N-word anecdote reflect?

The administration thought they had done something good. And the prime minister’s reaction was to call it a “historic mistake” and to look like he’s already campaigning against it. Meanwhile [the administration] thinks they’ve done something that’s in Israel’s interest. Look at what had they been hearing leading up to it. They had been hearing that Iran poses the greatest threat of the 21st Century. The prime minister kept saying, “The clock is ticking, what are you going to do about it?” So they think they have stopped the clock. Then they see this outpouring against it.

Her reaction is, she’s angry. And she’s trying to encapsulate that anger. The way she expresses it is by saying, essentially, “Look what he did in response to us?”

Now the flip side of that is, I was in Israel that day and spoke to Bibi, who interpreted Obama as saying he had taken the military option off the table. I then say to him, “Look, I know that’s wrong. I know he didn’t say that.” But this is the way the prime minister understood what he heard. Here again I draw the contrast. I contacted Kerry who said he would talk to the prime minister because that was absolutely not the case. But I said, “The problem isn’t you. He thinks he heard this from the president.”

Now, if Donilon had still been the national security adviser, who had this collaborative relationship, he would have known there was a misunderstanding and would have tried to clear it up himself or arranged another phone call. And if misunderstandings aren’t cleared up right away they only get worse. And if you have a difference already and you superimpose a misunderstanding on it, the difference becomes worse.

What are you looking to come out of Bibi-Obama meeting on November 9?

I do think there will be an instinct to mend fences. Partly because I think, in the president’s case, a lot of the Democrats who stood by him on the Iran deal would like to see him do what he told them he would do. He offered them reassurances that the security arrangement is sacrosanct, that he’s going to maintain the qualitative military edge. I think they’re going to want to see signs that all of these things matter to the president and that he’s going to address them. I also think the prime minister, for his own reasons, needs to show that he really approaches America in a non-partisan way.

Being in the early stages of a presidential election, candidates are starting to flesh out their policy views toward Israel. What’s the biggest reason they should see a close relationship with Israel as a strategic asset for the United States?

Because distancing the US from Israel has never achieved the objective of bringing the US closer to Arabs. Our relationship to Israel is not what drives their behavior toward us.

But the best case is to look at the region. The state system is under assault. The character of conflict is over the most fundamental thing it can be over – identity and who is going to be able to define it.

We need one pillar of democracy and stability in that region, given all the uncertainty, all the conflicts and the terrible nature of those conflicts, of the turmoil we are going to see. Israel is that one pillar.

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