Héritage Obama: La meilleure arme de Poutine et de Khamenei (While the rest of the world has to live with the consequences, Obama votes present again and turns out to be Putin and the mullahs’s best weapon)

Putin-vs-ObamaFlexible Odummy Leader
La démocratie incline à méconnaître, voire à nier les menaces dont elle est l’objet, tant elle répugne à prendre les mesures propres à y répliquer. Elle ne se réveille que lorsque le danger devient mortel, imminent, évident. Mais alors soit le temps lui manque pour qu’elle puisse le conjurer, soit le prix à payer pour survivre devient accablant. (…) La civilisation démocratique est la première dans l’histoire qui se donne tort, face à la puissance qui travaille à la détruire. Jean-François Revel,  Comment les démocraties finissent, 1983)
I don’t think people want a lot of talk about change; I think they want someone with a real record, a doer not a talker. For legislators who don’t want to take a stand, there’s a third way to vote. Not yes, not no, but present, which is kind of like voting maybe. (…) A president can’t vote present; a president can’t pick or choose which challenges he or she will face. Hillary Clinton (Dec. 2007)
C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Obama (à Medvedev, 27.03.12)
Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy. (…) An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way. In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy. (…) In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions. Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence. On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote. Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate. In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum. State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges. The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s. “I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.” Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it. Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools. NYT
C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! Charles De Gaulle (5 mars 1959, en pleine guerre d’Algérie, conversation avec Alain Peyrrefitte)
Pour qu’il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c’est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien – le général de Gaulle le disait –, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. J’ai envie que la France reste la France. Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. Nadine Morano
Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… Manuel Valls (Evry, 06.06.09)
On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change. Delphine Ernotte (nouvelle présidente de France Télévisions)
Si le mot « race » figure évidemment dans le dictionnaire, le Larousse met en garde ses lecteurs. David Perrotin
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Constitution de la république française (Article 1, 1958)
L’inscription du terme « race », dans l’article même qui dispose des valeurs fondamentales de la République, est inadmissible même dans une « phrase qui a pour objet de lui dénier toute portée ». Proposition de loi du groupe socialiste (Assemblée nationale, nov. 2004)
Regardez la pauvre Morano, pour un mot! On voit bien ce qu’elle a voulu dire. (…) La France, à l’origine, est un pays de race blanche. Aujourd’hui, la France n’est pas un pays de race blanche, elle est multi-ethnique, mais elle est uni-culturelle. (…) Si on lui tombe dessus aujourd’hui, c’est parce qu’il y a une préférence musulmane. Regardez ce qu’il se passe: l’accueil des migrants. On est en train de fabriquer un Kosovo islamique. (…) Je sais ce qu’elle a voulu dire, Morano. Elle n’a pas voulu dire qu’elle était raciste! Qu’est-ce qu’il faut dire? La France est un pays de race noire? (…) En fait , c’est la christianophobie! La christianophobie est une opinion, on a le droit de profaner la croix du christ, mais l’islamophobie est un délit. Si moi je dis quelque chose sur l’islam, là dans un instant, je risque la prison. (…) Pour aller chercher les électeurs, il sont allés chercher les immigrés. (…) Le seul recours aujourd’hui de Hollande et des bobos pour pouvoir gagner, c’est de pouvoir utiliser le vote des banlieues, et ça c’est un scandale parce que ça se fait sur le dos de la France (…) L’ennemi numéro un pour tous les Occidentaux, c’est l’Etat islamique. Pour la France, l’ennemi numéro un, c’est Assad. (…) la classe politique française est en grande partie achetée par le Qatar et par l’Arabie Saoudite. Philippe De Villiers
L’analyse que Luttwak a livrée au journal italien « il Giornale » est sans appel: “L’Europe risque l’islamisation. Ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter aux Musulmans et non le contraire”. Luttwak s’en prend surtout au pape François qui a fait un pèlerinage à Lampedusa: “il ne se rend pas compte qu’il collabore au suicide de l’Europe chrétienne … Et ce Pape croit qu’on doit accueillir tous les migrants. Pour le politologue, l’Italie n’est pas en reste, elle devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté”. Edward Luttwak accuse aussi le président turc Erdogan d’œuvrer à l’islamisation progressive de l’Europe, car il tolère ou encourage l’invasion, essentiellement musulmane, à travers les Balkans. Luttwak rappelle en conclusion la fin de la civilisation romaine : “Les barbares arrivèrent du Nord, maintenant ils viennent du Sud …Dans l’Europe actuelle  je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie”. Europe-Israël
Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables. (…) Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l’ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone. (…) Traditionnellement, l’adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l’organisation, qui peuvent revenir légalement dans l’espace Schengen­ et s’y fondre avant de passer à l’action. (…) La France est devenue l’allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l’EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. (…) Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience. (…)  la donne a changé. L’évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j’ai constaté par moi-même qu’il n’y avait parfois plus d’enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d’“aller dans le mur”. (…) Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s’en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l’EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d’ampleur. D’autant que nous sommes incapables d’enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d’attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort. (…) Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n’a jamais marché ! (…) Si l’on prend l’exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l’on sait, “en route” pour une campagne d’attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l’un des frères a perdu sa carte d’identité. C’est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l’homme qui s’est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n’étaient pas partis pour une opération suicide ! S’ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L’an dernier, j’ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l’ensemble du territoire. L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir ­s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous. Marc Trévidic
The president (…) has an overarching moral theory about American power, expressed in his 2009 contention in Prague that “moral leadership is more powerful than any weapon.” At the time, Mr. Obama was speaking about the end of the Cold War—which, he claimed, came about as a result of “peaceful protest”—and of his desire to see a world without nuclear weapons. It didn’t seem to occur to him that the possession of such weapons by the U.S. also had a hand in winning the Cold War. Nor did he seem to contemplate the idea that moral leadership can never safely be a substitute for weapons unless those leaders are willing to throw themselves at the mercy of their enemies’ capacity for shame. In late-era South Africa and the Soviet Union, where men like F.W. de Klerk and Mikhail Gorbachev had a sense of shame, the Obama theory had a chance to work. In Iran in 2009, or in Syria today, it doesn’t. (…)9Mr. Obama believes history is going his way. “What? Me worry?” says the immortal Alfred E. Neuman, and that seems to be the president’s attitude toward Mr. Putin’s interventions in Syria (“doomed to fail”) and Ukraine (“not so smart”), to say nothing of his sang-froid when it comes to the rest of his foreign-policy debacles. In this cheapened Hegelian world view, the U.S. can relax because History is on our side, and the arc of history bends toward justice. Why waste your energies to fulfill a destiny that is already inevitable? And why get in the way of your adversary’s certain doom? It’s easy to accept this view of life if you owe your accelerated good fortune to a superficial charm and understanding of the way the world works. It’s also easier to lecture than to learn, to preach than to act. History will remember Barack Obama as the president who conducted foreign policy less as a principled exercise in the application of American power than as an extended attempt to justify the evasion of it. From Aleppo to Donetsk to Kunduz, people are living with the consequences of that evasion. Bret Stephens
Si le retrait des troupes américaines d’Irak a été à la fois bien intentionné et populaire, et si la Maison Blanche a su présenter à son avantage les concessions octroyées à M. Assad en 2013, les résultats n’en ont pas moins été désastreux. Un simple regard sur la carte de l’Irak et de la Syrie montre que l’essor de l’Etat islamique était une réponse logique à l’abandon américain des Sunnites de la région. Un groupe comme l’Etat islamique ne peut se développer sans le soutien des populations locales, dans ce cas précis les Sunnites qui ne voient d’autre façon de se défendre contre les forces chiites de l’Iran et de la Syrie qui les massacrent par centaines de milliers. En géopolitique comme aux échecs, il faut jouer à partir de la position qui est la vôtre sur l’échiquier au moment où vous commencez à jouer. Reprocher à George W. Bush d’avoir lancé la guerre d’Irak en 2003 ne change rien au fait qu’en 2008 il n’y avait ni crise massive de réfugiés ni armée de l’Etat islamique en ordre de bataille. Les négociations avec les groupes sunnites de la province d’Anbar avaient sapé le soutien à Al Qaeda, une politique qui avait complètement changé la donne et autant contribué à la réduction de la violence que le renforcement des forces américaines. Le départ des troupes américaines et le refus de M. Obama de dissuader M. Assad ont mis fin à toute possibilité de sécurité. La population n’avait d’autre choix que de lutter, fuir ou mourir,  alors elle l’a fait, massivement, comme le confirment des chiffres horribles. (…) Aucun accord ne va changer cela. L’Iran et la Russie ont leurs propres ordres du jour dans la région et ceux-ci n’ont rien de pacifique ni pour l’un ni pour l’autre. L’Iran est le principal soutien mondial du terrorisme. La méthode Poutine pour mener la guerre contre le terrorisme en Tchétchénie était le tapis de bombes. Quand cela n’a pas réussi, il a « acheté » le seigneur de la guerre le plus brutal de la région, Ramzan Kadyrov. La poursuite du massacre de Sunnites dans la région y attirera un afflux sans cesse accru d’aides des Saoudiens et de combattants étrangers du Pakistan, d’Afghanistan et de Russie. La situation va se métastaser, ce qui convient parfaitement à M. Poutine. La guerre et le chaos lui fournissent toujours plus d’ennemis et ainsi plus d’occasions de jouer au dur à la télévison publique russe. Le régime iranien a besoin du conflit pour des raisons semblables et ne peut donc jamais renoncer à ses “Mort à l’Amérique ». Une aggravation du conflit fera aussi monter le prix du pétrole, un avantage qui n’échappe ni à Téhéran ni à Moscou. Ces conséquences peuvent être acceptables pour M. Obama, mais il ne peut faire semblant d’en ignorer sa part de responsabilité. Moi aussi, je voudrais vivre dans le monde de diplomatie et de droit où M. Obama pense vivre. Mais hélas ce n’est pas le cas. Le pouvoir et l’action comptent toujours et dans des endroits comme la Syrie et l’Irak, vous ne pouvez pas avoir le pouvoir sans l’action. M. Poutine n’a rien dit de nouveau à l’ONU, parce qu’il n’en avait pas besoin. Il sait qu’il a des atouts concrets autrement plus efficaces que de simples paroles. Il a des chars en Ukraine, des avions de chasse en Syrie et Barack Obama à la Maison Blanche. Garry Kasparov

Attention: une menace peut en cacher une autre !

A l’heure où, avec la bénédiction du pays auto-proclamé des droits de l’homme et du prétendu chef de la chrétienté, le drapeau d’un Etat fantôme et d’un mouvement qui appelle toujours à la Solution finale et revendique la propriété exclusive des lieux saints juifs comme chrétiens de Jérusalem flotte ignominieusement sur l’esplanade des Nations unies …

Et où, avec la bénédiction des mêmes plus celle du Contorsioniste-en-chef de la Maison Blanche et prétendu chef du Monde dit libre, un régime qui appelle lui aussi à la même Solution finale et finance ou commandite l’essentiel des activités terroristes de la planète se voit non seulement attribué, pour ses faux frais, quelque 100 milliards de dollars mais pleinement reconnu le droit à l’arme ultime pour réaliser ses projets …

Pendant que sur fond d’invasion, une Europe et une France qui n’ont rien de mieux à faire que de dénoncer (jusqu’aux dictionnaires et à la Constitution !) ceux qui tentent  de garder leur esprit critique et de sonner l’alarme,  sont plus que jamais menacées d’attentats majeurs de la part de l’Etat islamique …

Quel meilleur analyste, pour décrire la partie particulièrement compliquée d’échecs qu’est en train de jouer sur fond de Bérezina économique mais à l’échelle de la planète entière Monsieur Poutine et ses amis iraniens et peut-être même chinois que l’ancien champion du monde, russe lui aussi et enfin dessillé lui aussi, Garry Kasparov ?

Et comment ne pas voir, dans sa dernière et magistrale tribune du Wall Street journal (merci Roger) …

La contribution toute particulière qu’y fait le Professeur Diafoirus de la Maison Blanche …

Qui après avoir abandonné l’Irak alors largement pacifié et s’être fameusement couché en Syrie comme ailleurs …

Se révèle être, par sa seule ineptitude, la meilleure pièce de l’ancien kégébiste et de ses afffidés iraniens ou chinois ?

Poutine en met plein la vue à Obama
Le chaos syrien fait très bien l’affaire du président russe et la hausse du prix du pétrole fera le bonheur de Moscou comme de Téhéran.
Garry Kasparov
WSJ
29 septembre 2015

Avec l’actuel chaos au Moyen-Orient et un régime russe belliciste qui attise les flammes, le véritable duel, par discours interposés, entre les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine à l’ONU lundi s’annonçait prometteur. Ce à quoi le monde a alors assisté était en fait écrit d’avance.

M. Obama avait depuis longtemps décidé de poursuivre sa politique de désengagement du Moyen-Orient et ses platitudes sur la coopération et la primauté du droit international ont sonné bien creux dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU. Du conflit en Syrie, a-t-il dit, « nous devons reconnaître qu’il ne peut y avoir,  après tant de sang versé et de carnages, un retour au statu quo d’avant la guerre. » Mais chaque auditeur savait que M. Obama n’avait aucune intention d’appuyer ses mots par la moindre action.

Prenant à son tour la parole une heure plus tard dans la même salle, M. Poutine a ressorti ses diatribes habituelles contre l’ONU ainsi que d’évidentes contre-vérités. “Nous estimons que refuser de coopérer avec les autorités syriennes, avec l’armée gouvernementale, qui affrontent courageusement le terrorisme, est une grave erreur. » Il a parlé de souveraineté nationale — toujours très importante pour M. Poutine, à moins que ce ne soit la souveraineté de la Géorgie, de l’Ukraine ou de quelque autre endroit où il souhaite intervenir.

Autrement dit, le discours de M. Obama n’avait rien de nouveau parce qu’il sait qu’il n’agira pas. Le discours de M. Poutine n’avait rien de nouveau parce qu’il sait qu’il agira de toute façon. Le contenu des discours n’avait donc aucune importance pour M. Poutine avant même qu’il ouvre la bouche. Il a fait son premier discours à l’ONU en dix ans parce que faire le grand homme sur la scène internationale est la seule chose qui lui reste pour justifier son pouvoir en Russie. Le pacte avec le diable conclu avec le peuple russe il y a une dizaine d’années était de leur offrir la prospérité en échange de leurs droits et de la démocratie. Aujourd’hui, nous n’avons ni l’un ni l’autre. La seule manoeuvre qui reste à M. Poutine est de prétendre qu’il défend la grandeur russe contre un nombre toujours plus grand d’ennemis (qu’il excelle à créer). Avec son offensive en Ukraine qui piétine, de nouveaux fronts étaient nécessaires. Et c’est en Syrie et à l’ONU qu’il les a trouvés.

De ce point de vue, l’entretien privé dont on attendait tant entre MM. Obama et Poutine représentait la plus grande récompense possible. La seule déclaration qui en est sortie est que les Etats-Unis et la Russie pourraient envisager de travailler ensemble contre l’État islamique. Non que M. Poutine se soucie de coopération, aussi longtemps que cela ne nuit pas à son objectif de préserver la dictature meurtrière de Bachar al-Assad en Syrie.

Pourtant, les images des deux dirigeants réunis sont présentées dans l’ensemble des médias russes comme un énorme triomphe pour M. Poutine. L’interprétation qui en a été faite et qui a commencé à circuler dès l’annonce de la réunion, est que non seulement le vaillant M. Poutine a confronté et condamné le pusillanime M. Obama et les méchants États-Unis mais qu’il l’a fait à New York, dans le ventre de la bête elle-même. Dès les premières photos, la réunion est devenue un grand succès pour M. Poutine et une nouvelle défaite auto-infligée pour la politique étrangère américaine – et la stabilité et  la démocratie au Moyen-Orient.

Si le retrait des troupes américaines d’Irak a été à la fois bien intentionné et populaire, et si la Maison Blanche a su présenter à son avantage les concessions octroyées à M. Assad en 2013, les résultats n’en ont pas moins été désastreux.

Un simple regard sur la carte de l’Irak et de la Syrie montre que l’essor de l’Etat islamique était une réponse logique à l’abandon américain des Sunnites de la région. Un groupe comme l’Etat islamique ne peut se développer sans le soutien des populations locales, dans ce cas précis les Sunnites qui ne voient d’autre façon de se défendre contre les forces chiites de l’Iran et de la Syrie qui les massacrent par centaines de milliers.

En géopolitique comme aux échecs, il faut jouer à partir de la position qui est la vôtre sur l’échiquier au moment où vous commencez à jouer. Reprocher à George W. Bush d’avoir lancé la guerre d’Irak en 2003 ne change rien au fait qu’en 2008 il n’y avait ni crise massive de réfugiés ni armée de l’Etat islamique en ordre de bataille. Les négociations avec les groupes sunnites de la province d’Anbar avaient sapé le soutien à Al Qaeda, une politique qui avait complètement changé la donne et autant contribué à la réduction de la violence que le renforcement des forces américaines.

Le départ des troupes américaines et le refus de M. Obama de dissuader M. Assad ont mis fin à toute possibilité de sécurité. La population n’avait d’autre choix que de lutter, fuir ou mourir, alors elle l’a fait, massivement, comme le confirment des chiffres horribles. Il est important de se souvenir que les vagues de réfugiés qui atteignent aujourd’hui l’Europe ne fuient pas l’Etat islamique. Ils fuient M. Assad — qui lui-même compte sur le soutien actif de l’Iran et maintenant de la Russie.

Aucun accord ne va changer cela. L’Iran et la Russie ont leurs propres ordres du jour dans la région et ceux-ci n’ont rien de pacifique ni pour l’un ni pour l’autre. L’Iran est le principal soutien mondial du terrorisme. La méthode Poutine pour mener la guerre contre le terrorisme en Tchétchénie était le tapis de bombes. Quand cela n’a pas réussi, il a « acheté » le seigneur de la guerre le plus brutal de la région, Ramzan Kadyrov.

La poursuite du massacre de Sunnites dans la région y attirera un afflux sans cesse accru d’aides des Saoudiens et de combattants étrangers du Pakistan, d’Afghanistan et de Russie. La situation va se métastaser, ce qui convient parfaitement à M. Poutine. La guerre et le chaos lui fournissent toujours plus d’ennemis et ainsi plus d’occasions de jouer au dur à la télévison publique russe. Le régime iranien a besoin du conflit pour des raisons semblables et ne peut donc jamais renoncer à ses “Mort à l’Amérique ». Une aggravation du conflit fera aussi monter le prix du pétrole, un avantage qui n’échappe ni à Téhéran ni à Moscou.

Ces conséquences peuvent être acceptables pour M. Obama, mais il ne peut faire semblant d’en ignorer sa part de responsabilité. Moi aussi, je voudrais vivre dans le monde de diplomatie et de droit où M. Obama pense vivre. Mais hélas ce n’est pas le cas. Le pouvoir et l’action comptent toujours et dans des endroits comme la Syrie et l’Irak, vous ne pouvez pas avoir le pouvoir sans l’action.

M. Poutine n’a rien dit de nouveau à l’ONU, parce qu’il n’en avait pas besoin. Il sait qu’il a des atouts concrets autrement plus efficaces que de simples paroles. Il a des chars en Ukraine, des avions de chasse en Syrie et Barack Obama à la Maison Blanche.

Putin Takes a Victory Lap While Obama Watches
More chaos in Syria suits the Russian president just fine. Higher oil prices will please Moscow and Tehran.
Garry Kasparov
WSJ
Sept. 29, 2015

With the Middle East in chaos and a belligerent Russian regime stoking the turmoil, the dueling speeches at the United Nations on Monday by presidents Barack Obama and Vladimir Putin might have offered new insight. What the world saw instead was entirely predictable.

Mr. Obama has already decided to continue his policy of disengagement from the Middle East, and his platitudes about cooperation and the rule of law rang hollow in the U.N.’s General Assembly hall. Of the conflict in Syria, he said, “we must recognize that there cannot be, after so much bloodshed, so much carnage, a return to the prewar status quo.” But every listener was aware that Mr. Obama had no intention of backing his words with action.

Mr. Putin, speaking about an hour later in the same room, included his usual NATO-bashing and obvious lies. “We think it is an enormous mistake,” Mr. Putin said, “to refuse to cooperate with the Syrian government and its armed forces, who are valiantly fighting terrorism face to face.” He spoke of national sovereignty—which is very important to Mr. Putin, unless it’s the sovereignty of Georgia, Ukraine or another place where he wishes to meddle.

In other words, Mr. Obama’s speech was routine because he knows he will not act. Mr. Putin’s speech was routine because he knows he will act anyway.
The content of the speeches was irrelevant to Mr. Putin before he even opened his mouth. He made his first U.N. address in 10 years because looking like a big man on the international stage is the only ploy he has left to justify his rule in Russia. His devil’s bargain with the Russian people a decade ago was to provide prosperity in exchange for their giving up their rights and democracy. Now we have none of the above. Mr. Putin’s only remaining gambit is to claim that he is defending Russian greatness while surrounded by enemies (whom that he is an expert at creating). With his offensive in Ukraine sputtering along, new fronts were needed. He has found them in Syria and at the U.N.

In this light, the much-hyped private meeting between Messrs. Obama and Putin was the biggest possible prize. The only statement to come out of the meeting was that the U.S. and Russia would consider working together against Islamic State, also known as ISIS. Not that Mr. Putin cares about cooperation, as long as his goal of preserving Bashar Assad’s murderous dictatorship in Syria isn’t interfered with.

Yet the images of the two leaders together are being splashed across the Russian media as a huge triumph for Mr. Putin. The narrative, which began circulating as soon as the meeting was announced, is that not only did the valiant Mr. Putin confront and condemn the weak Mr. Obama and the evil United States, he did so in New York City, the belly of the beast itself. As soon as the first pictures were taken, the meeting became a great success for Mr. Putin, and another self-inflicted defeat for American foreign policy—and for stability and democracy in the Middle East.

No matter how well-intentioned and popular the U.S. exit from Iraq was, or how well the White House spun its concessions to Mr. Assad in 2013, the results clearly have been disastrous. A look at a map of Iraq and Syria shows that the rise of ISIS was a logical response to American abandonment of the region’s Sunnis. A group like ISIS cannot thrive without support from locals, in this case Sunnis who see no other way to defend against the Shiite forces of Iran and Syria that are slaughtering them by the hundreds of thousands.

In world affairs, as in chess, you have to play the position that’s on the board when you sit down. Criticizing George W. Bush for starting the Iraq war in 2003 does not change the fact that in 2008 there was no mass refugee crisis or massive ISIS army on the march. Support for al Qaeda had been undercut by negotiations with Sunni groups in Anbar province, a game-changing policy that was as responsible for reduced violence as the surge of new American forces.

The American exit and Mr. Obama’s refusal to deter Mr. Assad ended any possibility of security. The people had to fight, flee or die, and they are doing all three in horrific numbers. It’s important to remember that the waves of refugees reaching Europe are not running from ISIS. They are fleeing Mr. Assad—who counts on active support from Iran and now Russia.

No deal is going to change that. Iran and Russia have their own agendas in the region, and peace is not on either of them. Iran is the world’s leading state supporter of terrorism. Mr. Putin’s method of fighting the war on terror in Chechnya was carpet bombing. When that didn’t succeed, he bought off the region’s most brutal warlord, Ramzan Kadyrov.

The continued slaughter of Sunnis in the region will draw in more support from the Saudis and more foreign fighters from Pakistan, Afghanistan and Russia. The situation will metastasize like a cancer, which suits Mr. Putin fine. War and chaos create more enemies and more opportunities for him to look like a tough guy on Russian state TV. Iran’s regime needs conflict for similar reasons, which is why it can never give up “Death to America.” A growing war will also drive up the price of oil, a benefit that isn’t lost on Tehran or Moscow.

These consequences may be acceptable to Mr. Obama, but he cannot pretend to be ignorant of his role in creating them. I, too, would like to live in the world of diplomacy and law that Mr. Obama seems to believe we inhabit. But unfortunately we do not. Power and action still matter, and in places like Syria and Iraq you cannot have power without action.

Mr. Putin didn’t say anything new at the U.N., because he didn’t need to. He knows that he has concrete assets that are more effective than mere words. He has tanks in Ukraine, jet fighters in Syria, and Barack Obama in the White House.

Mr. Kasparov, chairman of the New York-based Human Rights Foundation, is the author of “Winter Is Coming: Why Vladimir Putin and the Enemies of the Free World Must Be Stopped,” out next month from Public Affairs.

Voir aussi:

An Unteachable President
For Obama, it isn’t the man in the arena who counts. It’s the speaker on the stage.
Bret Stephens
Wall Street Journal
Sept. 28, 2015

Barack Obama told the U.N.’s General Assembly on Monday he’s concerned that “dangerous currents risk pulling us back into a darker, more disordered world.” It’s nice of the president to notice, just don’t expect him to do much about it.

Recall that it wasn’t long ago that Mr. Obama took a sunnier view of world affairs. The tide of war was receding. Al Qaeda was on a path to defeat. ISIS was “a jayvee team” in “Lakers uniforms.” Iraq was an Obama administration success story. Bashar Assad’s days were numbered. The Arab Spring was a rejoinder to, rather than an opportunity for, Islamist violence. The intervention in Libya was vindication for the “lead from behind” approach to intervention. The reset with Russia was a success, a position he maintained as late as September 2013. In Latin America, the “trend lines are good.”

“Overall,” as he told Tom Friedman in August 2014—shortly after ISIS had seized control of Mosul and as Vladimir Putin was muscling his way into eastern Ukraine—“I think there’s still cause for optimism.”

It’s a remarkable record of prediction. One hundred percent wrong. The professor president who loves to talk about teachable moments is himself unteachable. Why is that?

Some of the explanations are ordinary and almost forgivable. All politicians like to boast. The predictions seemed reasonably well-founded at the time they were made. Mr. Obama wasn’t really making predictions: He was choosing optimism, placing a bet on hope. His successes were of his own making; the failures owed to forces beyond his control. And so on.

But there’s a deeper logic to the president’s thinking, starting with ideological necessity. The president had to declare our foreign policy dilemmas solved so he could focus on his favorite task of “nation-building at home.” A strategy of retreat and accommodation, a bias against intervention, a preference for minimal responses—all this was about getting America off the hook, doing away with the distraction of other people’s tragedies.

When you’ve defined your political task as “fundamentally transforming the United States of America”—as Mr. Obama did on the eve of his election in 2008—then your hands are full. Let other people sort out their own problems.

But that isn’t all. The president also has an overarching moral theory about American power, expressed in his 2009 contention in Prague that “moral leadership is more powerful than any weapon.”

At the time, Mr. Obama was speaking about the end of the Cold War—which, he claimed, came about as a result of “peaceful protest”—and of his desire to see a world without nuclear weapons. It didn’t seem to occur to him that the possession of such weapons by the U.S. also had a hand in winning the Cold War. Nor did he seem to contemplate the idea that moral leadership can never safely be a substitute for weapons unless those leaders are willing to throw themselves at the mercy of their enemies’ capacity for shame.

In late-era South Africa and the Soviet Union, where men like F.W. de Klerk and Mikhail Gorbachev had a sense of shame, the Obama theory had a chance to work. In Iran in 2009, or in Syria today, it doesn’t.

Then again, that distinction doesn’t much matter to this president, since he seems to think that seizing the moral high ground is victory enough. Under Mr. Obama, the U.S. is on “the right side of history” when it comes to the territorial sovereignty of Ukraine, or the killing fields in Syria, or the importance of keeping Afghan girls in school.

Having declared our good intentions, why muck it up with the raw and compromising exercise of power? In Mr. Obama’s view, it isn’t the man in the arena who counts. It’s the speaker on the stage.

Finally, Mr. Obama believes history is going his way. “What? Me worry?” says the immortal Alfred E. Neuman, and that seems to be the president’s attitude toward Mr. Putin’s interventions in Syria (“doomed to fail”) and Ukraine (“not so smart”), to say nothing of his sang-froid when it comes to the rest of his foreign-policy debacles.

In this cheapened Hegelian world view, the U.S. can relax because History is on our side, and the arc of history bends toward justice. Why waste your energies to fulfill a destiny that is already inevitable? And why get in the way of your adversary’s certain doom?

It’s easy to accept this view of life if you owe your accelerated good fortune to a superficial charm and understanding of the way the world works. It’s also easier to lecture than to learn, to preach than to act. History will remember Barack Obama as the president who conducted foreign policy less as a principled exercise in the application of American power than as an extended attempt to justify the evasion of it.

From Aleppo to Donetsk to Kunduz, people are living with the consequences of that evasion.

Voir également:

Exclusif. Le cri d’alarme du juge Trévidic
« La France est l’ennemi numéro un de l’Etat islamique »
30 septembre 2015
Interview Frédéric Helbert
Pendant dix ans, il a animé le Pôle judiciaire antiterroriste. Forcé de quitter ses fonctions en pleine tempête pour devenir vice-Président du tribunal de grande instance de Lille, Marc Trévidic nous parle sans tabous.

Paris Match. Pouvez-vous estimer aujourd’hui le niveau de risque que courent les Français ?

Marc Trévidic. La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu’alors. D’abord, nous sommes devenus pour l’Etat islamique [EI] l’ennemi numéro un. La France est la cible principale d’une armée de terroristes aux moyens illimités. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de notre position géographique, de la facilité d’entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d’origine européenne, ­Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée par les hommes de l’EI de nous frapper. Et puis, il faut le dire : devant l’ampleur de la menace et la diversité des formes qu’elle peut prendre, notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n’a plus l’efficacité qu’il avait auparavant. Enfin, j’ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l’Etat islamique] ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l’EI entend porter sur notre sol n’a pas encore commencé.

Pourquoi un constat si alarmant ?

Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables.

Disposez-vous d’éléments indiquant qu’on se dirige vers ce type d’actions d’envergure ?

Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l’ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone.

« L’EI a recruté plus de membres qu’Al Qaïda en quinze ans »
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la France ?

Parce qu’on revient à cette idée qu’on est la cible idéale ! Traditionnellement, l’adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l’organisation, qui peuvent revenir légalement dans l’espace Schengen­ et s’y fondre avant de passer à l’action.

Il y a aussi des raisons politiques, idéologiques ?

Evidemment ! La France est devenue l’allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l’EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. De plus, la France a un lourd “passif” aux yeux des islamistes. Pour eux, c’est toujours une nation coloniale, revendiquant parfois ses racines chrétiennes, soutenant ouvertement Israël, vendant des armes aux pays dits “mécréants et corrompus” du Golfe ou du Moyen-Orient. Et une nation qui opprimerait délibérément son importante communauté musulmane. Ce dernier argument est un axe de propagande essentiel pour l’EI. Nos forces armées sont aussi intervenues au Mali pour arrêter les islamistes, même si ce ne sont pas les mêmes réseaux. Ajoutons enfin que, en France, nous sommes depuis des années en première ligne pour combattre le “djihad global”. Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui ?

Non, la donne a changé. L’évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j’ai constaté par moi-même qu’il n’y avait parfois plus d’enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d’“aller dans le mur”.

Et le dispositif Sentinelle, qui mobilise des milliers d’hommes pour protéger des lieux symboliques, des sites sensibles, il n’est pas efficace ?

Ce dispositif protège certains endroits, rassure la population. Mais, en fait, il déplace la menace. Cela n’évitera jamais que des hommes déterminés passent à l’action ici ou ailleurs. Si cela leur paraît trop compliqué de s’en prendre à un objectif sous surveillance, ils en trouveront un autre. Un cinéma, un centre commercial, un rassemblement populaire… Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s’en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l’EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d’ampleur. D’autant que nous sommes incapables d’enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d’attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort.

Que penser, alors, de la nouvelle stratégie française ? Des ­premières frappes aériennes ont visé Daech sur le sol syrien. La France invoque un “droit de légitime défense” et dit vouloir cibler les terroristes à la base…

Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n’a jamais marché ! Je ne crois pas au bien-fondé de la stratégie française. Peut-on penser déstabiliser Daech et nuire à ses objectifs en éliminant des leaders, des “opérationnels” qui auraient été repérés ? Y a-t-il des chefs d’une telle importance qu’ils ne puissent être remplacés dans l’heure par d’autres hommes ? Rien n’est moins sûr. De toute façon, ils nous ont “dans le collimateur” et, de ce point de vue-là, ça ne changera rien ! Cela peut même avoir l’effet inverse que celui recherché en créant des “vocations”. Si, d’aventure, il y avait quelques ciblages réellement pointus, le bras de la justice n’étant pas très long, j’aurais tendance à me dire qu’une petite roquette fera l’affaire ; mais, clairement, il n’est rien dans cette stratégie qui permette de renverser le cours d’une guerre contre une armée de terroristes et de la gagner.

Est-on à l’abri d’une campagne d’attentats sur notre sol ?

Non. Si l’on prend l’exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l’on sait, “en route” pour une campagne d’attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l’un des frères a perdu sa carte d’identité. C’est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l’homme qui s’est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n’étaient pas partis pour une opération suicide ! S’ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L’an dernier, j’ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l’ensemble du territoire. L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir ­s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous.

Voir enfin:

Pour l’un des plus grands stratèges au monde, l’Europe chrétienne est en train de se suicider
Europe-Israël

sept 19, 2015

Quand un économiste et historien prolifique et reconnu comme Edward Luttwak s’exprime à propos de l’arrivée massive de migrants moyen-orientaux en Europe, les spécialistes de stratégie et de sciences politiques tendent l’oreille. Ce géopoliticien très influent, n’y va pas par quatre chemins. Le Pape, le président turc, l’Italie et l’Europe en général en prennent pour leur grade.

L’analyse que Luttwak a livrée au journal italien « il Giornale » est sans appel: “L’Europe risque l’islamisation. Ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter aux Musulmans et non le contraire”. Luttwak s’en prend surtout au pape François qui a fait un pèlerinage à Lampedusa: “il ne se rend pas compte qu’il collabore au suicide de l’Europe chrétienne … Et ce Pape croit qu’on doit accueillir tous les migrants.

Edward Luttwak
Pour le politologue, l’Italie n’est pas en reste, elle devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté”. Edward Luttwak accuse aussi le président turc Erdogan d’œuvrer à l’islamisation progressive de l’Europe, car il tolère ou encourage l’invasion, essentiellement musulmane, à travers les Balkans.

Luttwak rappelle en conclusion la fin de la civilisation romaine : “Les barbares arrivèrent du Nord, maintenant ils viennent du Sud …Dans l’Europe actuelle  je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie”.

Source (Traduction Coolamnews)

Russie : la Bérézina économique
La prospérité économique ne semble pas être l’objectif majeur du Kremlin, ce qui devrait inquiéter.
Jacques Garello

Contrepoints

30 septembre 2015

Tous les indicateurs conjoncturels sont au rouge. Une communication de la Banque Centrale de Russie ne cache pas les difficultés actuelles, mais prévoit une amélioration pour la deuxième partie de l’année 2016. Cet optimisme est de pure façade, car tout le monde sait bien que ce sont les structures qui sont inadaptées. L’économie russe n’a jamais bénéficié de l’élan de sa libération. Mais la prospérité économique n’est pas l’objectif majeur du Kremlin.

Voilà de quoi s’inquiéter peut-être.

La Bérézina

Pour se faire une idée, même atténuée, de la conjoncture en Russie, il suffit de se référer au rapport de la Banque Centrale de Russie publié la semaine dernière. Certes le taux de croissance semble enviable (comparé à celui du reste de l’Europe) : il pourrait même passer de 3,9 % actuellement à 4,4 % l’an prochain : ce sont les données et les prévisions de la Banque, qu’il faut évidemment traiter avec prudence. Mais d’autres chiffres ne peuvent être masqués : une inflation à 15,8 %, une dévaluation de 45 % du rouble par rapport au dollar en moins de six mois, l’effondrement du cours mondial du baril de pétrole, principale recette à l’exportation, et le poids du blocus européen, qui prive les Russes de plusieurs produits de première nécessité, notamment pour l’alimentation. Évidemment, ce sont ces derniers éléments que la Banque met en avant, pour suggérer que le malaise est accidentel, et ne doit rien à la politique économique menée par le Kremlin. D’ailleurs, en conclusion, la Banque se refuse à réviser son taux d’intérêt : la politique monétaire « expansionniste » ne changera pas.

Une économie politisée et désarticulée

En fait, les espoirs nourris pendant l’ère Eltsine n’ont jamais eu de suite. Certaines causes remontent à loin. Lorsque l’ossature des grands kombinats (groupes industriels géants) a été démantelée, la propriété des nouvelles entreprises a été confisquée par des directeurs et des équipes qui les ont rachetées à vil prix. Ainsi les nouveaux millionnaires et la mafia ont-ils colonisé l’industrie. Ils sont toujours en place, dans la mesure où ils n’ont pas contrarié le pouvoir en place, qui n’a cessé de se renforcer avec l’ère Poutine. L’exemple le plus significatif est celui de Gazprom. Monopole du gaz naturel et du pétrole russes, l’une des cinq plus fortes capitalisations boursières du monde, cette entreprise est en fait sous contrôle de l’État russe, qui détient la majorité des actions. Gazprom a deux mérites aux yeux du Kremlin : elle alimente 20 % du budget de l’État et elle exerce un chantage sur les pays européens clients.

Parallèlement, le reste de l’économie n’a pas eu le développement attendu, si l’on excepte l’implantation d’usines européennes en quête de main d’œuvre russe à bon marché. En particulier, l’agriculture est toujours désorganisée, ce qui place la population russe sous dépendance des importations alimentaires. La structure du commerce russe est donc exactement celle d’un pays sous-développé : exportation de ressources naturelles et importation de produits manufacturés.

L’arroseur arrosé

Après avoir cru mettre les Européens, voire les Américains, à sa merci, le Kremlin subit actuellement des revers. D’une part le marché mondial des produits pétroliers et des matières premières s’est inversé. Le chantage aux oléoducs et aux prix a moins de prise, et les recettes ont diminué en quelques mois – à ce jour on estime la perte à quelque 10 milliards de dollars.

D’autre part le chantage sur l’Ukraine a mal tourné, et les Européens ont mis en place un embargo qui renchérit les importations vitales pour la population russe. Les prix de détail ont bondi, et la Banque Centrale n’a pas l’intention de lutter contre l’inflation. Enfin, la Commission Européenne a réagi contre le dumping (sic) des prix du gaz pratiqué par Gazprom, qui vend à l’étranger entre quatre et six fois plus cher qu’aux nationaux. La politique économique, naguère agressive, tourne à l’avantage de l’étranger.

Politique d’abord

Les mécomptes économiques de son pays perturbent-ils Vladimir Poutine ? Il ne semble pas. Il dispose d’un filet de sécurité avec sa place dans le marché mondial de l’énergie, même si elle n’est plus dominante comme naguère. Les réserves de l’Arctique sont une promesse de recettes futures, dont les Russes revendiquent la propriété. Les placements dans plusieurs branches de l’économie mondiale (assurances, finances, sport) demeurent rentables.

Mais, par-dessus tout, c’est l’impérialisme qui guide la politique du Kremlin. La reconquête de la grande Russie a été bien avancée jusqu’à présent en dépit de la résistance de l’Ukraine et de la Géorgie. La présence de troupes russes au Moyen Orient et le soutien à Damas rendent difficile toute solution pacifique dans la région. La solidarité avec les pays du BRIC, en particulier le Brésil et la Chine est un axe diplomatique confirmé et efficace dans les négociations mondiales.

Ces relations internationales s’organisent au nom de la souveraineté de la Grande Russie, ce qui vaut à Poutine toute sa popularité. Le pouvoir intérieur du Kremlin vient d’être confirmé par les élections régionales : plus de 90 % des votants pour l’Union Russe, et aucun siège pour la maigre opposition, sinon celle du Parti Communiste ; les libéraux ont disparu de la vie politique russe. La liberté aussi. Ne pas oublier que la Bérézina a été une victoire du tsar.

Voir par ailleurs:

40 ans d’attentats par des musulmans sur le sol français

Dreuz

29 septembre 2015

Dans un article sur les crimes de l’islam depuis les origines, je pensais que la liste vous ferait tourner la tête.

Voici la liste des crimes de l’islam – sur le sol français cette fois.

Vous allez vous demander quelle mouche les a piqué, ceux qui parlent d’une religion de paix et d’amour. Ils doivent confondre avec les boudhistes.

9 janvier 1973: bombe à l’Agence juive à Paris.

5 septembre 1973: prise d’otages à l’ambassade d’Arabie saoudite par un commando palestinien.

15 septembre 1974: Attentat à la grenade au drugstore Saint-Germain-des-Prés à Paris, 2 morts et 34 blessés.

13 janvier 1975: A l’aéroport d’Orly, des Palestiniens du FPLP (dont un des membres sera décoré de la médaille des droits de l’homme par Christiane Taubira) avec Carlos à leur tête, tirent au lance-roquettes et manquent un Boeing 707 de El Al, atteignent un DC-9 yougoslave. Trois blessés. L’attentat est revendiqué à Beyrouth par l’organisation palestinienne « Septembre noir ».

19 janvier 1975: Carlos réattaque l’aéroport d’Orly et obtient un avion pour s’enfuir à Bagdad. Il y aura 21 blessés.

10 mars 1975: Attentat de la gare de l’Est à Paris, 1 mort et 7 blessés.

20 mai 1975: des Palestiniens tirent contre le comptoir d’El Al d’Orly, et tuent une personne.

22 février 1976: attentat à l’Office de tourisme algérien (revendiqué par le Front de libération unifié de la nouvelle Algérie).

2 novembre 1976: tentative d’assassinat contre Homayoun Keykavoussi, attaché culturel de l’ambassade iranienne (revendiqué par les Brigades internationales Reza Rezayi, groupe maoïste issu de la Gauche prolétarienne.)

7 juillet 1977: tentative d’assassinat contre l’ambassadeur de Mauritanie (revendiqué par les Brigades internationales Mustapha El Wali Sayed).

20 mai 1978: A l’aéroport d’Orly, un commando de trois hommes ouvre le feu dans la salle d’embarquement d’El Al, faisant 4 morts et 5 blessés. L’attentat est revendiqué par une organisation libanaise inconnue, « les Fils du Liban ».

31 juillet 1978: Prise d’otages à l’ambassade d’Irak à Paris exécuté par un militant de l’Organisation de libération de la Palestine et commandité par Yasser Arafat, son président (qui recevra des obsèques nationales en France). 1 policier trouve la mort.

3 août 1978: Assassinat à Paris du représentant de l’OLP Izz al-Din al-Kalak et un de ses assistants, par l’organisation Abu Nidal.

2 décembre 1978: Attentat du BHV. Huit blessés dont un grave, revendiqué par

31 août 1978: attentat au domicile d’Yves Mourousi, revendiqué par la section franco-arabe du front du Refus (10 blessés).

27 mars 1979: Une explosion fait 33 blessés dans un foyer israélite, rue Médicis, à Paris VIe, au lendemain de la signature du traité de paix israélo-égyptien, revendiqué par une organisation antisioniste, le Collectif autonome d’intervention contre la présence sioniste en France et la paix israëlo-égyptienne.

17 janvier 1980: Assassinat du directeur de la librairie palestinienne à Paris, Yusef Mubarak, par l’organisation Abu Nidal.

18 Juillet 1980: L’ancien Premier ministre iranien Chapour Bakthiar échappe à une tentative d’assassinat menée par un commando iranien. 2 personnes sont tuées et 6 sont blessées durant l’attaque.

3 octobre 1980: Une bombe dissimulée dans la sacoche d’une moto explose devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris XVIe. 4 morts et une vingtaine de blessés. Trente-quatre ans après, en novembre 2014, un suspect libano-canadien, Hassan Diab, est extradé du Canada et écroué en France. Considéré comme proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), il est accusé d’avoir confectionné et posé la bombe.

29 août 1981: attentat par un groupe terroriste palestinien à l’hôtel Intercontinental à Paris. 15 blessés.

18 janvier 1982: assassinat de Charles Robert Ray, attaché militaire américain, à Paris. Revendiqué par les FARL, fractions armées révolutionnaires libanaises.

3 avril 1982: Le diplomate israélien Yacov Barsimantov est assassiné à Boulogne-Billancourt. Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), condamné à perpétuité à Paris en 1987, notamment pour complicité de ce crime, est détenu depuis octobre 1984.

22 avril 1982: une voiture piégée explose au siège du magazine Al Watan Al Arabi rue Marbeuf à Paris. Un mort, 63 blessés (attentat revendiqué par Carlos et semblant être commandité par la Syrie)

9 août 1982: Un commando de 5 arabes appartenant au Fatah et au Conseil révolutionnaire d’Abou Nidal – un groupe palestinien dissident de l’OLP, ouvre le feu rue des Rosiers, à Paris, et jette des grenades à l’intérieur du restaurant juif Goldenberg, faisant 6 morts et 22 blessés.

17 septembre 1982: Le diplomate israélien Amos Manel est gravement blessé à Paris par l’explosion de sa voiture piégée, rue Cardinet. Une cinquantaine de personnes sont blessées, en majorité des élèves du lycée Carnot. L’attentat est revendiqué par les FARL libanaises.

30 septembre 1983: Une bombe explose au Palais des congrès de Marseille, près des pavillons américain, soviétique et algérien lors d’une foire internationale. 1 mort, 26 blessés. Revendiqué par les FARL.

7 février 1984: Assassinat de Gholam Ali Oveisi, ex gouverneur militaire de Téhéran, et de son frère, en exil à Paris. L’attentat est revendiqué par le Jihad islamique.

8 février 1984: Assassinat de l’ambassadeur des Etats arabes unis en France, Khalifa Abdel Aziz al-Mubarak dans une rue de Paris, attribué à l’organisation Abu Nidal.

23 février 1985: Explosion d’une bombe au magasin Marks & Spencer du boulevard Haussmann, revendiquée par l’Organisation Arabe du 15-Mai faisant partie du Hezbollah, fait un mort et 14 blessés.

29 mars 1985: A Paris, une explosion fait 18 blessés au cinéma « Le Rivoli Beaubourg », lors du 4e festival international du cinéma juif. L’attentat est attribué au Hezbollah.

7 décembre 1985: Double attentat au Printemps Haussmann et aux Galeries Lafayette, 43 blessés. Revendiqués par le CSPPA, Comité de Solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient, organisation marxiste liée au Hezbollah et au Djihad islamique animé par des Musulmans chiites inspirés et financés par Téhéran.

3 février 1986: Une explosion au rez-de-chaussée de la galerie du Claridge, avenue des Champs-Elysées, également attribuée au Hezbollah, fait un mort et huit blessés.

3 février 1986: Le même jour, un engin explosif est désamorcé au troisième étage de la Tour Eiffel.

4 février 1986: Une explosion suivie d’un incendie au sous-sol de la librairie Gibert-Jeune, place Saint-Michel, fait cinq blessés. L’acte s’inscrit également dans la liste des attentats commis par le Hezbollah.

5 février 1986: Explosion à la FNAC-Sports au Forum des Halles. 22 blessés, dont un très grave. Revendiqué par le CSPPA à Paris.

17 mars 1986: Explosion dans le TGV Paris-Lyon à la hauteur de Brunoy. Neuf blessés légers. Revendiqué par le CSPPA à Paris.

20 mars 1986: Attentat Galerie «Point Show», avenue des Champs-Elysées. Deux morts et 29 blessés, dont neuf graves. Revendiqué par le CSPPA à Beyrouth.

8 septembre 1986: Attentat au bureau de poste de l’Hôtel de Ville de Paris. Un mort et 21 blessés. Revendiqué par le CSPPA à Beyrouth et à Paris et le PDL affilié au Hezbollah à Beyrouth.

12 septembre 1986: Explosion à la cafétéria de l’hypermarché Casino du centre commercial des «Quatre-Temps» à la Défense. 54 blessés. Revendiquée par le CSPPA à Paris et le PDL à Beyrouth.

14 septembre 1986: Attentat au sous-sol du «Pub-Renault» sur les Champs-Elysées. Deux policiers morts, un blessé grave. Revendiqué par le CSPPA et le PDL à Beyrouth.

15 septembre 1986: Attentat dans la salle de délivrance des permis de conduire de la préfecture de police de Paris. Un mort, 56 blessés. L’attentat est revendiqué par le Hezbollah (CSPPA et PDL à Beyrouth).

16 septembre 1986: Une bombe explose dans un restaurant au nord de Paris.

17 septembre 1986: A Paris, attentat rue de Rennes, dans le magasin Tati, sept personnes trouvent la mort et 55 autres sont blessées lors de l’explosion revendiquée par le CSPPA, Comité de Solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient.

7 avril 1987 : Assassinat d’Ali André Mécili, avocat et politique algérien, à Paris. Le principal suspect, Mohamed Ziane Hasseni, bénéficie d’un non lieu dans des conditions floues qui ressemblent à une collusion entre l’Etat français et algérien.

24 décembre 1994 – 26 décembre 1994: détournement du vol AF 8969 par le GIA, Groupe islamique armé. Après deux jours de prise d’otage du vol Alger-Paris par des membres du GIA algérien, l’assaut du GIGN à l’aéroport de Marignane fait 3 morts (plus les 4 preneurs d’otages).

11 juillet 1995: assassinat de l’imam Abdelbaki Sahraoui, cofondateur du Front islamique du salut (organisation concurrente du GIA), et son secrétaire, abattus dans la mosquée de la rue Myrha à Paris par deux musulmans armés d’un fusil à pompe et d’un pistolet.

15 juillet 1995: Fusillade à Bron entre les policiers et Khaled Kelkal, du GIA qui tente de forcer un barrage de police. Kelkal sera abattu le 29 septembre 1995.

25 juillet 1995: Gare Saint-Michel une bombe explose dans un train du RER B. Revendiqué par le Groupe islamique armé algérien. L’attentat a coûté la vie à 8 personnes et a fait 117 blessés.

17 août 1995: Une bonbonne de gaz avec des clous, signature du GIA, explose à Paris près de la place Charles-de-Gaulle. 16 blessés.

26 août 1995: une bombe est découverte sur la ligne TGV Sud-Est près de Lyon avant d’exploser au passage du TGV. Les empreintes de Khaled Kelkal et de Boualem Bensaïd sont retrouvées sur la bombe.

3 septembre 1995: une cocotte-minute remplie de clous et d’écrous explose sur le marché du boulevard Richard-Lenoir dans le 11e. Quatre blessés légers. C’est toujours la signature du GIA.

7 septembre 1995: L’explosion d’une voiture piégée devant l’Ecole juive de Lyon à Villeurbanne (Rhône) fait 14 blessés. Elle est attribuée aux extrémistes islamistes dirigés par Khaled Kelkal, directement lié à l’attaque.

27-29 septembre 1995: Fusillade dans les monts du Lyonnais. Karim Koussa, Abdelkader Bouhadjar et Abdelkader Mameri sont interpelés. Khaled Kelkal est abattu.

6 octobre 1995: Le jour de l’enterrement de Khaled Kelkal, une bombe du GIA (bouteille de gaz avec des clous et boulons) explose près de la station de métro Maison-Blanche. 12 blessés légers. On retrouve sur la bombe les empreintes de Boualem Bensaïd.

7 octobre 1995: Le leader du GIA, Djamel Zitouni annonce qu’il lance le « jihad », des « frappes militaires au cœur même de la France » pour la punir de son soutien au régime d’Alger. Il exige que le président Jacques Chirac se convertisse à l’islam.

17 octobre 1995: Attentat du RER C, une rame est perforée par l’explosion d’une bombe à la station Musée d’Orsay. Smaïn Aït Ali Belkacem, du GIA, est responsable de l’attentat.

(En 2010, Amedy Coulibaly (auteur de l’attentat de la supérette casher en 2015), Djamel Beghal (maître à penser des frères Kouachi qui ont commis l’attentat contre Charlie Hebdo) et une quinzaine de musulmans projettent de faire évader Smaïn Aït Ali Belkacem. Ils sont arrêtés, font un peu de prison, et sont relâchés)

27 mai 1996: Reza Mazlouman, ancien vice-ministre iranien de l’éducation à l’époque du Chah d’Iran est assassiné à Créteil.

3 décembre 1996: Paris, attentat du RER B à Port-Royal. Une bonbonne de gaz remplie d’explosif éclate dans une rame de train. Une lettre du groupe islamique armé (GIA) envoyée à Jacques Chirac signe implicitement la revendication qui fera 4 morts et 91 blessés.

3 décembre 1996: attentat contre le journal Tribune juive. L’attentat est revendiqué dans une lettre anonyme, qui explique que les terroristes «font partie de la grande nation arabe comme certains font partie de la grande nation juive». Le texte poursuit: «A ce titre nous nous sentons solidaire du sort qui est fait à nos frères palestiniens, en particulier à Hébron ».

31 décembre 2001: Une classe de l’école Ozar-Hatorah de Créteil est détruite par un incendie criminel.

1er avril 2002: La synagogue Or Aviv, à Marseille, est détruite par un incendie criminel et terroriste, alors qu’une vague d’attentats aux cocktails Molotov vise des synagogues.

10 avril 2002: Un autocar scolaire est la cible de jets de pierre, rue Piat, à Paris. Une élève est légèrement blessée.

22 mars 2003: En marge du défilé contre la guerre en Irak, deux membres du mouvement juif Hachomer Hatzaïr sont agressés près de leurs locaux.

8 juillet 2003: Des élèves de l’école Jeunesse Beth Loubavitch à Paris sont attaqués à coups de barres de fer.

17 octobre 2003: Le rabbin Michel Serfaty, reconnu par ses vêtements, est frappé au visage à Ris-Orangis (Essonne). Son agresseur, Abdelrahim criait « Palestine, Palestine, on vous casse la gueule, Youd! » pendant l’agression.

17 octobre 2003: L’agression du rabbin Michel Serfaty à Ris-Orangis (Essonne) provoque un intense émoi. L’agresseur est condamné en décembre 2004 à 6 mois de prison dont 2 mois avec sursis.

15 novembre 2003: Un établissement scolaire juif fréquentée par 200 élèves est dévasté par un incendie criminel à Gagny (Seine-Saint-Denis). Le président Jacques Chirac préside le lendemain une réunion interministérielle sur l’antisémitisme qu’il déclare « intolérable » – et offrira des obsèques nationales au terroriste et tueur de juifs Yasser Arafat.

20 novembre 2003: Dans le garage du 5 rue Louis Blanc, à Paris Xe, Adel Amastaibou prend un long couteau et poignarde Sébastien Salem de plusieurs coups de couteau à la poitrine, jusqu’à la mort. Puis il rejoint l’appartement de sa mère et déclare : « J’ai tué un Juif. J’irai au paradis. Allah m’a guidé ! »

8 octobre 2004: attentat contre l’ambassade d’Indonésie à Paris, revendiqué par le Front islamique français armé. 10 blessés.

25 mai 2005: deux jeunes musulmans lancent trois bouteilles d’acide chlorhydrique sur une école juive du XVIIIe, à Paris.

20 janvier 2006: Un jeune juif, Ilan Halimi, 23 ans, est enlevé par le gang des barbares, un gang musulman dirigé par Youssouf Fofana, qui espère faire payer les juifs. Il est torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux et retrouvé agonisant au bord d’une voie ferrée le 13 février 2006, et meurt lors de son transfert à l’hôpital.

19 avril 2007: le rabbin de la communauté du Nord-Pas-de-Calais, Elie Dahan, reconnaissable par ses vêtements, est violemment frappé par un jeune musulman, gare du Nord à Paris.

6 décembre 2007: À 12h50, l’explosion d’un colis piégé au un cabinet d’avocats du 52 boulevard de Malesherbes à Paris où est domiciliée la Fondation pour la mémoire de la Shoah fait 1 mort et 5 blessés. Le coursier, une jeune femme « brune, d’un mètre cinquante-cinq, la vingtaine et portant un casque », et de type « nord-africain » est activement recherchée.

16 décembre 2008: Le Front révolutionnaire afghan informe les autorités après avoir déposé des bâtons de dynamite (sans détonateurs) au Printemps à Paris.

20 décembre 2008: Arrestation à Paris de Rany Arnaud, 29 ans, un islamiste isolé soupçonné d’avoir voulu faire sauter le bâtiment de la DCRI.

5 janvier 2009: Une voiture bélier est lancée contre la grille d’une synagogue à Toulouse, qui est incendiée.

8 septembre 2009: Des engins explosifs sont lancés depuis l’extérieur et explosent dans une école juive du Xe arrondissement de Marseille dans le but de la faire brûler avec tous les élèves. «Un riverain aurait aperçu quelqu’un de jeune» au moment du drame.

11 et 15 mars 2012: Mohamed Merah assassine trois militaires à Toulouse et Montauban.

19 mars 2012: Trois enfants et l’un de leurs parents sont sauvagement assassinés dans une école juive de Toulouse par Mohamed Merah, un musulman français.

25 mai 2013: La Défense. Un islamiste arrive par derrière et poignarde Cédric Cordier, un militaire français au cou, dans l’intention de le décapiter. L’agresseur portait une barbe et une djellaba de couleur claire.

20 décembre 2014: Joué-lès-Tours. Un homme armé d’un couteau hurle « Allahu Akbar » en entrant dans un commissariat, et se jette sur un officier de police pour le tuer. 3 policiers sont blessés, dont deux gravement. Le musulman est tué.

21 décembre 2014: Dijon. Un homme hurlant « Allahu Akbar » écrase 13 piétons avec sa voiture.

22 décembre 2014: Nantes. Un homme que les témoins entendent crier « Allahu Akbar » écrase des piétons avec sa voiture sur un marché de Noël. 1 mort et 9 blessés dont 3 graves.

7 janvier 2015: Les frères Kouachi commettent un attentat contre le siège de Charlie Hebdo qui fait 12 morts et 11 blessés.

8 janvier 2015 : Amedy Coulibaly abat une jeune policière de 25 ans, Clarissa Jean-Philippe, à Montrouge (Hauts-de-Seine), et blesse un policier.

9 janvier 2015: Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et Michel Saada, des clients de la supérette casher HyperCasher de Vincennes sont tués, et cinq autres sont pris en otages par Amedy Coulibaly, membre de l’Etat islamique.

9 janvier 2015 : prise d’otages à Dammartin-en-Goële par les frères Kouachi. Les 2 terroristes sont abattus. Un membre du GIGN est blessé, l’otage est sain et sauf.

3 février 2015: 3 militaires qui protègent un centre communautaire de Nice, sont attaqués par Moussa Coulibaly (sans relation avec Amédy Coulibaly).

19 avril 2015: Un djihadiste algérien tue une jeune femme accidentellement en voulant voler sa voiture, se tire une balle dans la jambe, ce qui l’obligera à renoncer à son attentat terroriste contre deux églises de Villejuif pendant la messe du dimanche.

26 juin 2015: Attentat terroriste dans l’Isère à Saint-Quentin-Fallavier contre une usine de gaz de la société Air Products dans l’intention de la faire exploser. Un cadavre sera retrouvé, décapité, avec des inscriptions en arabe et un drapeau de l’Etat islamique.

21 août 2015: Attentat du Thalys. Un islamiste qui venait de déclencher un attentat terroriste est terrassé par des héros américains. Les employés à la sécurité du train s’étaient enfuis. Quatre blessés, y compris le terroriste.

Eric Denécé évalue à 102 le nombre de victimes françaises du terrorisme islamiste entre 2001 et 2015.

J’ai compté 91 attentats terroristes commis par des musulmans. Imaginez le tableau, si l’islam n’était pas une religion de paix et d’amour !

Voir enfin:

Etats-unis. Obama peut faire tourner le monde plus rond
Die Welt – Berlin
14/11/2008

Garry Kasparov, célèbre joueur d’échec et opposant au régime moscovite, voudrait bien que le nouveau président américain dénonce le système autoritaire, mais qu’il ne confonde pas le peuple russe avec ses dirigeants.

Il ne fait aucun doute que l’élection de Barack Obama va exercer une influence sur la position de bien des habitants de ce monde vis-à-vis de la seule puissance mondiale. Obama est l’incarnation d’un nouveau genre de dirigeant, il ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs. Ici, en Russie, l’homme suscite chez tous un intérêt brûlant. Sa victoire annonce la fin d’une image des Etats-Unis qui remonte à l’époque soviétique et que l’on évoquait quand on était interrogé sur l’oppression dont on était l’objet : “Oui, mais aux Etats-Unis, on lynche encore des Nègres !” C’était devenu un lieu commun de dire qu’évidemment aux États-Unis les riches exploitaient les Noirs et les Latinos. Il en va de la victoire d’Obama comme de la Terre : soudain, tout le monde peut constater qu’elle est incontestablement ronde. Malheureusement, beaucoup dans notre pays préfèrent parler du racisme aux Etats-Unis plutôt que de prendre conscience du racisme et de la xénophobie qui règnent en Russie.

Pourtant, la seule chose qui va véritablement compter, c’est de savoir si Obama se comportera différemment. Il aura peu de temps, sa “fenêtre d’opportunité” ne restera pas longtemps ouverte. Car nous sommes environnés de toutes parts par des crises si graves que le nouveau président américain ne pourra bénéficier d’un long état de grâce. Obama est en grande partie devenu président simplement parce qu’il n’est pas George W. Bush. Ce dernier est devenu – pas toujours à tort, mais souvent injustement – le symbole de tous les problèmes que le monde entier pensait avoir avec les Etats-Unis et les Américains. En incarnant toutes sortes de stéréotypes et de préjugés, le président Bush est devenu le point de mire de la détestation du monde entier. Riche, primaire, indifférent au reste du monde, profondément religieux et impétueux. Barack Obama contredit tous ses stéréotypes. Et nous ne tarderons pas à déverser la misère du monde devant sa porte, attendant désormais plus de lui que sa force de persuasion et ses beaux discours.

Un bon début consisterait à faire clairement comprendre qu’il ne considère pas les Russes comme les ennemis des États-Unis. Comme bien souvent dans les régimes autoritaires, Vladimir Poutine ne représente pas la majorité du peuple. La propagande du Kremlin s’efforce par tous les moyens de présenter les États-Unis comme une nation rivale. Le nouveau président américain pourrait d’un seul geste bousculer cet ordre des choses en s’élevant contre les dictatures en Russie et dans le reste du monde avec un peu plus de force que dans son discours postélectoral.

3 commentaires pour Héritage Obama: La meilleure arme de Poutine et de Khamenei (While the rest of the world has to live with the consequences, Obama votes present again and turns out to be Putin and the mullahs’s best weapon)

  1. jcdurbant dit :

    THE BIGGEST DIPLOMATIC SCAM IN RECENT HISTORY (While Obama’s paralyzed by his supposedly historic deal, Iran is settiing fire to the whole Middle East)

    Certain that Obama is paralyzed by his fear of undermining the non-existent “deal” the mullahs have intensified their backing for Houthi rebels in Yemen. Last week a delegation was in Tehran with a long shopping list for arms. In Lebanon, the mullahs have toughened their stance on choosing the country’s next president. And in Bahrain, Tehran is working on a plan to “ensure an early victory” of the Shiite revolution in the archipelago.

    Confident that Obama is determined to abandon traditional allies of the United States, Tehran has also heightened propaganda war against Saudi Arabia, now openly calling for the overthrow of the monarchy there. The mullahs are also heightening contacts with Palestinian groups in the hope of unleashing a new “Intifada.” “Palestine is thirsty for a third Intifada,” Supreme Guide Khamenei’s mouthpiece Kayhan said in an editorial last Thursday. “It is the duty of every Muslim to help start it as soon as possible.” …

    Amir Taheri

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  2. jcdurbant dit :

    OBAMA LEGACY: IT’S ATTILA THE HUN, STUPID !

    There, where I have passed, the grass will never grow gain.

    Attila the Hun

    It is not enough that I succeed, everyone else must fail

    Attila the Hun

    In terms of governors, legislators and constitutional officers, the bench has been eviscerated during his tenure,” said Mr. Edelen, 40, who says it would be “too difficult” for him to beat Mr. Paul and plans to go back to the private sector. He called the loss of Democratic talent across the country “regrettable” and said, “It will have very long-term consequences.”

    While Mr. Obama’s 2008 election helped usher in a political resurgence for Democrats, the president today presides over a shrinking party whose control of elected offices at the state and local levels has declined precipitously. In January, Republicans will occupy 32 of the nation’s governorships, 10 more than they did in 2009. Democratic losses in state legislatures under Mr. Obama rank among the worst in the last 115 years, with 816 Democratic lawmakers losing their jobs and Republican control of legislatures doubling since the president took office — more seats lost than under any president since Dwight D. Eisenhower.

    “Republicans have more chambers today than they have ever had in the history of the party,” said Tim Storey, an analyst at the National Conference of State Legislatures. “So they are in a dominant and historic position of strength in the states.”

    The Democratic losses reflect a political realignment that began before Mr. Obama’s election and has accelerated since he took office, in which the electorate is increasingly polarized, and the partisan divisions of presidential politics are felt at all levels. The result has been a resurgence of Republican political power in governor’s offices and state legislatures, giving them the ability to draw districts and create voting rules that will benefit their party for many years to come. It has also meant a hollowing out of the roster of potential Democratic candidates for major races, knocking out candidates like Mr. Edelen, who drew national attention after video footage of one of his speeches aired on MSNBC.

    The absence of up-and-coming Democrats is evident in Washington, where the party leadership in Congress consists largely of aging veterans. The average age of the three top Democratic leaders in the House is 75, while the three most senior Republican leaders — with the new speaker of the House, Paul D. Ryan — average 48 years old.

    In the Democratic presidential race, Hillary Rodham Clinton is 68; Bernie Sanders, the senator from Vermont, is 74; and the biggest intrigue had been whether Vice President Joseph R. Biden Jr., who turns 73 next week, would join them. (Martin O’Malley, the former governor of Maryland, is the party’s youngest candidate at 52, though he is a major long shot.)

    “We are losing the white male vote in droves, and we’ve got to appeal to the white male with stronger economic themes, inequality themes,” he said. “We have to find a way to do that, but what is key is recruiting more white male, and women, candidates. We can’t just become the minority advocate party.”

    http://www.nytimes.com/2015/11/13/us/politics/obama-legacy-in-state-offices-a-shrinking-democratic-share.html?smid=fb-share

    http://www.nytimes.com/2015/11/12/opinion/campaign-stops/a-lost-generation-of-democrats.html

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