Crise des réfugiés: Cachez cette invasion que je ne saurai voir (How the West was lost: A political and media Potemkin village is papering over a potentially irreversible and catastrophic change of the world we live in)

https://i0.wp.com/images.macmillan.com/folio-assets/macmillan_us_frontbookcovers_1000H/9780374533212.jpghttps://jcdurbant.files.wordpress.com/2015/09/a844b-globalspreadofislam.jpg?w=450&h=383https://i0.wp.com/www.dw.com/image/0,,18594221_401,00.jpg https://i0.wp.com/media.fyre.co/kwYkDvikT2W90f16fok0_RTS1DQ9.jpghungaryriottakingtheposeforthecmershttps://pbs.twimg.com/media/CO5Iz2qWEAEhEKt.jpghttps://i0.wp.com/static.europe-israel.org/wp-content/uploads/2015/09/heurts-%C3%A0-J%C3%A9rusalem.jpghttps://i1.wp.com/www.financialsense.com/sites/default/files/imagecache/desktop/images/potemkin-village.jpgCeux même d’entre les Russes qui sont fâchés de n’avoir pas été avec nous prétendront qu’on nous a trompés et que nous trompons. On a déjà répandu le conte ridicule qu’on faisoit transporter sur notre route des villages de carton de cent lieues à la ronde ; que les vaisseaux et les canons étoient en peinture, la cavalerie sans chevaux, etc. […] Je sais très bien ce qui est escamotage : par exemple, l’impératrice, qui ne peut pas courir à pied comme nous, doit croire que quelques villes, pour lesquelles elle a donné de l’argent, sont achevées; tandis qu’il y a souvent des villes sans rues, des rues sans maisons et des maisons sans toit, porte ni fenêtres. On ne montre à l’impératrice que les boutiques bien bâties en pierres, et les colonnades des palais des gouverneurs généraux, à quarante-deux desquels elle a fait présent d’une vaisselle d’argent de cent couverts. On nous donne souvent, dans les capitales des provinces, des soupers et des bals de deux cents personnes. Prince Charles-Joseph de Ligne
L’expression « villages Potemkine » désigne un trompe-l’œil à des fins de propagande. Selon une légende historique, de luxueuses façades avaient été érigées à base de carton-pâte, à la demande du ministre russe Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l’impératrice Catherine II en Crimée en 1787. (…) Dans les années 1960, au travers de visites de villages Potemkine, au Tibet, les autorités chinoises conduisaient des visiteurs étrangers dans une ferme, une usine ou un hôpital modèles. D’anciens « serfs » étaient systématiquement présents, prêts à conter de terribles histoires. Wikipedia
The Nazi German Theresienstadt concentration camp, called « the Paradise Ghetto » in World War II, was designed as a concentration camp that could be shown to the Red Cross, but was really a Potemkin village: attractive at first, but deceptive and ultimately lethal, with high death rates from malnutrition and contagious diseases. It ultimately served as a way-station to Auschwitz-Birkenau. In 1998, the energy services company Enron built and maintained a fake trading floor on the 6th story of its downtown Houston headquarters. The trading floor was used to impress Wall Street analysts attending Enron’s annual shareholders meeting and even included rehearsals conducted by Enron executives Kenneth Lay and Jeffrey Skilling. According to journalist and author Rory Carroll, Venezuelan President Hugo Chávez had routes in Caracas that would be visited by foreign dignitaries fixed up, with workers placing new paint on the streets and painting rocks and other fragments that were inside of potholes. In 2010, 22 vacant houses in a blighted part of Cleveland, USA, were disguised with fake doors and windows painted on the plywood panels used to close them up, so the houses looked occupied. A similar program has been undertaken in Chicago and in Detroit during the World Series festivities in 1984. In preparation for hosting the July 2013 G8 summit in Enniskillen, Northern Ireland, large photographs were put up in the windows of closed shops in the town so as to give the appearance of thriving businesses for visitors driving past them. In 2013 before Vladimir Putin’s visit to Suzdal most of the old and ruined homes in the city center were covered with large posters with doors and windows printed on them. Sub-par accommodations in Sochi, ahead of the 2014 Winter Olympics held there, were described as « more Potemkin village than Olympic village »: « The top-grade hotels […appeared] splendid at first look, with gilt and brocade in chandeliered lobbies. But 15 minutes on the premises showed the feint behind the façade. » The phrase « Potemkin village » is also often used by judges, especially members of a multiple-judge panel who dissent from the majority’s opinion on a particular matter, to describe an inaccurate or tortured interpretation and/or application of a particular legal doctrine to the specific facts at issue. Use of the phrase is meant to imply that the reasons espoused by the panel’s majority in support of its decision are not based on accurate or sound law, and their restrictive application is merely a masquerade for the court’s desire to avoid a difficult decision. Often, the dissent will attempt to reveal the majority’s adherence to the restrictive principle at issue as being an inappropriate function for a court, reasoning that the decision transgresses the limits of traditional adjudication because the resolution of the case will effectively create an important and far-reaching policy decision, which the legislature would be the better equipped and more appropriate entity to address. For example, in Planned Parenthood of Southeastern Pa. v. Casey (1992), chief justice of the US William Rehnquist wrote that Roe v. Wade « stands as a sort of judicial Potemkin Village, which may be pointed out to passers-by as a monument to the importance of adhering to precedent ». The phrase « Potemkin court » implies that the court’s reason to exist is being called into question … Wikipedia
Contes de l’Âge d’Or (Amintiri din Epoca de Aur) est un film roumain réalisé par Hanno Höfer, Razvan Marculescu, Cristian Mungiu, Constantin Popescu et Ioana Uricaru, sorti en 2009. Il s’agit d’un film à sketches en 5 parties se déroulant durant les dernières années du règne de Nicolae Ceaușescu. 1 – Legenda activistului în inspecjie (La légende de la visite officielle) Le maire de Visuresti et son assistant sont sur les dents : on attend la visite officielle d’un dignitaire étranger (un certain Giscard d’Estaing). Pour cela, on a tout repeint, on a sorti les drapeaux, on va mettre des vaches partout et on a fait apprendre un poème au fils du maire. Et lorsque les camarades-inspecteurs du parti viennent passer l’inspection, ils refusent qu’on sorte les vaches (il y a un Indien dans la délégation) pour les remplacer par des moutons qu’il faut ramener, du coup, des pâturages. Wikipedia
Local Party officials scurry into action when a motorcade of VIPs and foreign dignitaries promises to pass through the village. A government official arrives and attention is paid to the smallest detail, yet the people are let down when a phone call reveals the motorcade is no longer coming. With everyone disconsolate and the worse for drink, the official orders everyone to ride together on the children’s carousel, but as the mayor passes out, they realize that there is no one to switch the machine off and get them down. Legend tells that they were all still trapped there when the motorcade did after all pass through. Wikipedia
Tales from the Golden Age est une histoire hors du commun sur fond de légendes urbaines racontée du point de vue des gens ordinaires. L’action se déroule à la fin de la période communiste en Roumanie. Ces légendes à la fois comiques, bizarres et surprenantes, puisent dans les événements souvent surréalistes vécus au quotidien sous le régime communiste. L’humour fut à cette époque la bouée de sauvetage des Roumains et Tales from the Golden Age tente de restituer cette atmosphère en montrant une nation luttant pour sa survie au quotidien face à la logique insensée de la dictature. Tales from the Golden Age se compose de cinq histoires courtes liées entre elles par leur état d’esprit, leur structure narrative et leur contexte historique : la seule marque de voiture qu’on voit partout dans les rues, c’est la Dacia, fabriquée en Roumanie ; tout le monde survit en volant l’Etat ; il faut obéir aux ordres du Parti même s’ils sont illogiques et absurdes. Les gens semblent abattus, pourtant au fond d’eux, ils sont en vie. Ce qu’ils désirent, c’est aimer et être aimés. Universciné
Contes de l’âge d’or c’est ainsi l’anti-La Vie des autres (voir notre site pédagogique) : les petits tracas de l’homme de la rue plutôt que la grande tragédie des dissidents, la satire plutôt que le réquisitoire. Zéro de conduite
Nous appelions l’Amérique de nos voeux et nous sommes exaucés: même nos « problèmes », désormais, sont américains. René Girard
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
La sentence a été prononcée l’année dernière. Et Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, vient de perdre son dernier appel rejeté. L’exécution publique du jeune chiite peut intervenir à tout moment. Le condamné sera décapité. Son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs. Son principal tort: avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif. Il était alors seulement âgé de 17 ans. Le jeune homme est également accusé de faire partie d’une organisation terroriste. Armé, il aurait jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Selon l’ONG Reprieve, qui assure sa défense, les aveux signés par l’accusé ont été obtenus sous la torture. (…) À en croire ses défenseurs, Ali Mohammed al-Nimr paie surtout pour son oncle, le cheikh al-Nimr. Le haut dignitaire chiite est l’un des plus virulents opposants de la monarchie. Au terme de huit mois de procès, il a lui-même été condamné à mort le 15 octobre 2014 pour «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d’armes». Peu avant son arrestation, le cheikh al-Nimr s’était réjoui de la disparition du prince héritier Nayef Ben Abdel Aziz, le tenant pour responsable de la répression contre les chiites. Un an plus tôt, il s’était également prononcé en faveur d’une sécession des régions de Qatif et d’Al-Hassa et de leur rattachement au royaume chiite de Bahreïn. L’exécution d’Ali Mohammed al-Nimr intervient au plus mauvais moment pour Riyad. Car l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, Faisal bin Hassan Trad, occupe actuellement un poste important au sein de Conseil de Droits de l’homme. Longtemps passée inaperçue, sa nomination en juin à la tête du Groupe consultatif de l’institution a été dénoncée la semaine dernière par l’ONG, UN Watch. Ce poste aurait servi de lot de consolation aux Saoudiens qui ambitionnaient de prendre en 2016 la présidence du Conseil des droits de l’homme. (…) Selon un décompte effectué par Human Rights Watch, plus de 80 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année. Le Figaro
The Al-Aqsa [Mosque] is ours… and they have no right to defile it with their filthy feet. We will not allow them to, and we will do everything in our power to protect Jerusalem. We bless every drop of blood that has been spilled for Jerusalem, which is clean and pure blood, blood spilled for Allah, Allah willing. Every Martyr (Shahid) will reach Paradise, and everyone wounded will be rewarded by Allah. Mahmoud Abbas [Official PA TV, Sept. 16, 2015 and official website of PA Chairman Abbas, Sept. 16, 2015]
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
(The infidels) want us to be tormented. They want us to be humiliated. (The Quran) says: Tthe [sic] Jews and the Christians will never be pleased with you,’ but we will never follow their religion. This dark night will be over, and soon, we will trample them underfoot, Allah willing. Germany is not a compassionate country that wishes to absorb refugees from Syria and Iraq, and Palestinian refugees in the Levant and elsewhere. Europe has become old and decrepit, and needs human reinforcement. No force is more powerful than the human force of us Muslims. Oh Muslims, the Germans say, in their economic reports, that they need 50,000 young workers. Now, they have got 20,000, and they want another 30,000 and more, to work in their factories. They are not motivated by compassion for the Levant, its people, and its refugees. Throughout Europe, all the hearts are infused with hatred toward Muslims. They wish that we were dead. But they have lost their fertility, so they look for fertility in their midst. We will give them fertility! We will breed children with them, because we shall conquer their countries – whether you like it or not, oh Germans, oh Americans, oh French, oh Italians, and all those like you. Take the refugees! We shall soon collect them in the name of the coming Caliphate. We will say to you: These are our sons. Send them, or we will send our armies to you. Sheikh Muhammad Ayed (Al-Aqsa)
The Syrian citizens are mainly Muslim and speak Arabic. The refugees have their own culture. Because our school is directly next to where they are staying, modest clothing should be worn in order to avoid disagreements. Revealing tops or blouses, short shorts or miniskirts could lead to misunderstandings. Lettre aux parents du lycée allemand Wilhelm-Diess-Gymnasium
When Muslim teenage boys go to open air swimming pools, they are overwhelmed when they see girls in bikinis. These boys, who come from a culture where for women it is frowned upon to show naked skin, will follow girls and bother them without their realizing it. Naturally, this generates fear. German local politician
Selon le journal Westfalen Blatt, la police refuse de rendre publics les crimes impliquant des réfugiés et des migrants, car ils ne veulent pas donner une légitimité à la critique de l’immigration massive. (…) Pendant ce temps, on demande aux parents de faire attention à leurs filles. La police de la ville bavaroise de Mering, où une jeune fille de 16 ans a été violée le 11 septembre, a émis un avertissement aux parents, les enjoignant de ne pas laisser leurs enfants sortir dehors non accompagnés. Elle a également conseillé aux femmes de ne pas marcher de ou vers la gare seules en raison de sa proximité avec un refuge de réfugiés. Dans la ville bavaroise de Pöcking, les responsables de l’établissement Wilhelm-Dies ont enjoint les parents de ne pas laisser leurs filles porter des vêtements révélateurs afin d’éviter les «malentendus» avec les 200 réfugiés musulmans logés dans des hébergements d’urgence dans un bâtiment à côté de l’école. Soeren Kern
Le président a fait part à Sa Majesté Abdallah II, Roi de Jordanie, de sa vive préoccupation face à la multiplication des affrontements violents sur et autour de l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, et de la nécessité que tout soit mis en œuvre pour apaiser la situation. Communiqué de l’Elysée
Il existe un mot qui sert à définir le comportement des électeurs, des citoyens et des peuples quand il échappe à l’analyse de leurs élus, de leurs concitoyens, de leurs partenaires diplomatiques: l’irrationnel. On l’applique souvent en ce moment à la Hongrie mais pour quiconque y a vécu, et s’est penché sur le passé de ce pays qui a subi une transfusion complète au 17ème siècle, puis a été mutilé par plusieurs opérations chirurgicales en 1921, l’irrationnel n’échappe pas à toute tentative d’explication. La première tient à la façon dont un pays de huit millions d’habitants seulement peut percevoir, en quelques mois, l’arrivée, le transit forcé, le campement provisoire, voire l’établissement durable d’une population largement musulmane qui peut représenter, même temporairement une part non négligeable son effectif alors que le pourcentage était pratiquement nul il y a moins d’un an. Pour les commentateurs européens et pour Mme Merkel, les Hongrois devraient rester dans le rationnel mais à ce stade c’est déjà difficile. La chose se complique si l’on examine l’histoire du pays. Dans la série «le saviez-vous?», dans les dernières années du règne de Louis XIV, trois millions de Hongrois ont été réduits en esclavage par les Turcs et dispersés à travers la Turquie après une invasion complète de leur territoire, un anéantissement de leur culture, une multiplication des écoles coraniques, le tout dans un pays aussi farouchement catholique que pouvait l’être la France des abbayes cisterciennes. Malgré une lobotomie permanente sur le thème «c’est du passé tout ça», les Hongrois d’aujourd’hui, dont l’esprit de famille est obsessionnel, ne peuvent pas oublier les cruautés et les dévastations commises, car leur littérature et leurs livres d’histoire sont pleins de ce désastre quasi-biblique. On a beau leur dire, et nous dire, «vous mélangez tout, les deux situations n’ont rien à voir», il n’appartient à personne de se glisser dans l’imaginaire des Hongrois pour décréter qu’il doivent cesser de faire des cauchemars à propos des grandes invasions qu’ils ont subies. On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer. Christian Combaz
Les plus ouverts et réceptifs à l’accueil des migrants sont des Chrétiens qui s’ignorent. Il y a, certes, les Catholiques qui répondent à l’appel du Pape François, au nom d’une idéologie chrétienne d’une très touchante naïveté et qui optent pour un accueil organisé des réfugiés. Mais, ceux-là, ne sont pas ceux qui sont le plus engagés à défendre une immigration de masse, qui fait abstraction de toutes les nuances, y compris les plus marquées, entre un réfugié, un immigré, un migrant, un opportuniste. En effet, les plus fidèles à l’héritage chrétien de la France et de l’Europe sont ceux qui sont ancrés le plus dans l’idéologie anti-chrétienne qu’ils ont héritée d’un passé anticlérical. Ils l’ignorent, certes, mais leur compassion pour une misère qui pourrait bien se retourner contre eux un jour est en réalité très chrétienne… aimer l’autre jusqu’au renoncement à soi-même… Ils n’ignorent pas pourtant qu’au Moyen-Orient, seul le Liban, petit pays aux capacités si limitées et qui partage avec la France ces mêmes racines chrétiennes, a volontairement ouvert ses frontières, et massivement, aux réfugiés syriens qui fuyaient pour certains la guerre et pour d’autres la misère. Ce pays, ouvert et tolérant, et où l’implantation sournoise et définitive de 2,5 millions de réfugiés syriens et palestiniens condamne irrémédiablement sa diversité, fait exception dans son environnement… ou, plutôt, faisait exception… Ainsi, si la Jordanie, qui entasse les réfugiés syriens, provenant de zones tribales proches, dans des camps financés par les donateurs étrangers, vient juste après le Liban comme premier pays d’accueil des Syriens, les autres pays arabes, notamment les riches pays du Golfe, les rejettent et se contentent de fournir quelques aides matérielles limitées aux populations entassées au Liban et en Jordanie. Ces pays musulmans, qui ferment leurs frontières aux réfugiés musulmans de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs, savent parfaitement bien mesurer les risques et dangers qui menaceront leurs sociétés et leur propre stabilité avec l’offensive démographique que les guerres voisines annoncent. (…) Ils n’hésitent pas, non plus, à invoquer des différences culturelles avec leurs propres frères arabes sunnites. Par contre, ils condamnent dans leurs médias la frilosité des Etats européens dans l’accueil de ces flux migratoires. Pourquoi cette lucidité sélective, pourquoi tous ces arabes sunnites seraient-ils mieux en Europe, là où tout les sépare (langue, culture, religion…) que dans les pays du Golfe où tous les réunit (langue, culture et religion…).Voilà une question que les pays humanistes pourraient se poser… (..) La Turquie refile donc à l’Europe les centaines de milliers de réfugiés qui sont devenus une menace pour elle… Peut-on raisonnablement penser qu’ils ne le seront pas pour les pays d’accueil ? Ils le seront doublement d’ailleurs. Ils le seront au plan sécuritaire parce que dans leurs rangs se comptent des milliers de djihadistes qui vont pouvoir pénétrer en Europe et renforcer tous les réseaux qui existent déjà. Ils le seront au plan économique et social tant cette masse intarissable va déstabiliser tous les systèmes sociaux d’Europe pourtant déjà exsangue. Charité bien ordonné commence par soi-même…voilà une leçon bien comprise par nos amis turcs. (…) Mon petit pays en a fait la cruelle expérience dans l’accueil charitable de centaines de milliers de Palestiniens, qui le moment venu, et avec ceux qui chez nous partageaient la même religion, se sont coalisés pour atomiser mon pays que tous appelaient jusqu’alors la Suisse du Moyen-Orient. (…) Pour qu’elles restent ouvertes, accueillantes, et tolérantes, les sociétés européennes et occidentales, doivent pouvoir transformer ceux qui désirent adhérer à leurs valeurs, et ne pas se transformer elles-mêmes. La Mer Méditerranée et la Turquie, parfois complices d’ailleurs, lâcheront encore des millions de migrants, Syriens, Irakiens, Palestiniens, Afghans et autres, vers l’Europe occidentale. Le stock est, à l’évidence, inépuisable. C’est à l’Europe de repenser sa défense morale. Juste une petite question pour conclure qui s’adresse aux bonnes consciences empruntes d’un catholicisme dévoyé : peut-on vouloir le bien jusqu’au mal ? Fadi Assaf et Joss Monclar
Quand on pense dans ces termes-là, effectivement, il n’y a pas d’ »invasion » puisqu’il n’y a pas de nations mais uniquement des individus et puisqu’il n’y a pas d’Etat, pas de pouvoir et donc pas de frontières. Quant aux « migrants », ils ne sont pas considérés dans leur identité puisqu’on ne se soucie que des « droits de l’homme », de l’homme en général et pas des droits des citoyens qui sont toujours citoyens d’un Etat particulier, identifié, etc. L’empaquetage victimaire et compassionnel des faits devient possible et crédible, en puisant dans le meilleur des sentiments humains. Ainsi ce qui se passe ne constitue pas une crise politique et militaire mais humanitaire. Le martyre de la traversée en mer efface le risque pris par les immigrants et la culpabilité des passeurs mais aussi des pays qui les laissent accomplir leurs forfaits. (…) Le chaos identitaire que l’Union Européenne en position de Diafoirus est en train de programmer s’avérera terrible. S’il conforte le pouvoir central sans identité de l’Union, il recèle une explosion atomique dans l’ordre du symbolique et du politique pour les ex-Etats européens, auxquels ces populations poseront demain un grave défi quant à leur continuité culturelle et identitaire. Le mépris que les économistes et technocrates européens témoignent pour la dimension symbolique et identitaire se retournera contre leurs constructions technocratiques décollées de la réalité. A Bruxelles comme à Strasbourg on a perdu le sens du réel, et le réel se vengera. (…) Le chaos européen que je viens de décrire annonce quelque chose d’inquiétant et de monstrueux. Nous sommes les témoins de la fin d’une civilisation et d’un ordre du monde. Shmuel Trigano

Cachez cette invasion que je ne saurai voir !

En ces temps étranges …

Où des masses de populations, dignes des plus folles de nos images bibliques et  des plus délirants de nos films-catastrophes, déferlant à coups de pierres et de Allah Akbar sur un continent se voient présentées comme le simple accueil de réfugiés en danger qui vont « payer nos retraites » …

Où les viols et violences ou même la localisation des camps de populations qui après avoir littéralement nettoyé les populations juives et chrétiennes de leurs prétendus territoires et fait fuir les populations juives d’Europe sont désormais étouffés pour ne pas encourager le racisme et ceux qui s’opposent à ces transferts massifs de populations …

Où le chaos provoqué par l’exaucement de nos rêves les plus chers et les plus fous tels que l’abolition des frontières (médecins sans frontières, reporters sans frontières) est méthodiquement nié par les plus hautes autorités …

Où le refus de quelques rares pays ou individus de saborder en quelques jours ou semaines l’indépendance, l’unité nationale et l’ensemble de leurs valeurs les plus chèrement acquises se voient mis au pilori et qualifiés de racistes et réactionnaires ….

Où la seule démocratie du Moyen-Orient se voit menacée de boycott commercial et culturel et constamment dénoncée pour son refus obstiné de disparaitre dans la masse de près d’un milliard de ses voisins …

Où un régime qui soutient  le terrorisme international depuis des décennies, est en train de mettre toute une région du monde à feu et à sang  et continue à appeler ouvertement à la disparition d’un de ses voisins se voit récompenser par non seulement la récupération de la centaine de milliards de dollars de ses avoirs gelés mais par l’accès au nucléaire qui pourrait enfin lui permettre de mettre ses menaces à exécution …

Où le lieu le plus sacré et le plus fondateur de la religion et de la culture la plus ancienne dudit Moyen-Orient se voit interdit à ses seuls fidèles …

Où le chef élu pour cinq ans il y a plus de dix ans d’un Etat qui n’existe pas et d’un mouvement dont la charte appelle ouvertement à l’annihilation pure et simple de ses voisins et qui vient juste de revendiquer la récupération par le sang du terrorisme des lieux saints des deux religions les universelles de la planète se voit accueilli en grande pompe et dument décoré par la  capitale du Pays dit des droits de l’homme …

Où, abrité derrière ses immenses réserve de pétrole et  les centaines de milliards de dollars que lui envoie depuis plus de 60 ans le reste du monde, une famille qui sème et finance au nom d’une religion prétendument d’amour et de paix tant les discours de haine que les actes terroristes (11/9 compris) de par le monde depuis des décennies et qui pratique des châtiments d’un autre âge dont prochainement la décapitation et la crucifixion du corps jusqu’à pourrissement se voit attribuer la direction d’un conseil des droits de l’homme de l’ONU …

Où le chef prétendu du Monde dit libre et maitre du défaitisme révolutionnaire qui a en quelques années abandonné à eux-mêmes l’indépendance chèrement acquise par les soldats de son propre pays des nations entières, ouvert la voie à des barbaries d’un autre âge et à des déplacements de populations proprement apocalyptiques et imposé à la planète entière l’accès au feu nucléaire d’un des régimes le plus suicidaires de ladite planète se voit récompenser, dès avant même sa prise de fonctions, par la plus haute distinction honorifique du temps …

Comment ne pas repenser devant ce véritable « village Potemkine de la pensée » à l’instar d’autres maquillages aussi aberrants que massifs de la réalité tels que le mensonge du « mariage pour tous » ou ceux des renseignements américains sur la lutte contre l’Etat islamique ou du premier constructeur mondial automobile

A ce sketch d’un film roumain de 2009  (« La légende de la visite officielle » in » Contes de l’Âge d’Or« ) moquant les efforts désespérés, comme on vient de le voir dans la prison à ciel ouvert de Cuba pour la visite du prétendu pape des pauvres, d’un village entier pour accueillir comme il se doit un dignitaire étranger (un certain Giscard d’Estaing) ?

Mais surtout comment ne pas s’inquiéter avec le sociologue Shmuel Trigano …

Devant la terrible irresponsabilité et responsabilité de nos technocrates et de nos médias …

Qui, condamnant à l’avance toute vision critique et interdisant tout débat, habillent des plus beaux atours détournés de nos plus hautes valeurs à savoir l’omniprésent « empaquetage victimaire et compassionnel »  …

Un « bouleversement historique comme l’histoire de l’humanité en a rarement connus » et dont les conséquences à terme ne peuvent être que catastrophiques ?

Les Syriens arrivent, les Juifs s’en vont et le boycott d’Israël s’installe
Shmuel Trigano
Actualité juive
22 septembre 2015

L’Europe nous offre ces jours ci un spectacle de fin des temps. Elle est la scène d’un bouleversement historique comme l’histoire de l’humanité en a rarement connus. Au plus près des faits – et donc très loin de l’habillage sémantique des médias – c’est d’un transfert de populations qu’il s’agit, du Moyen Orient vers l’Europe.

« Migration » relève du jugement sociologique, mais, en termes politiques et donc militaires, lorsque des masses considérables de population forcent les frontières, s’imposent à des Etats qui n’ont pas été sollicités et n’ont pas donné leur accord, et de surcroît avec des exigences en matière de droits, on aurait parlé, en d’autres temps, d’ »invasion ».

Les populations en question en effet ne sont pas, dans leur majorité, constituées de réfugiés loqueteux mais de gens capables de payer jusqu’à 3000 euros à des passeurs et leurs places de train, détenteurs de Iphones etc. Du flot d’images qui apparaissent sur les écrans, se dégage la figure d’une population de jeunes hommes dans la force de l’âge et plus rarement de femmes (la plupart voilées) et d’enfants.
Il est très clair que leurs deux points d’entrées sont la Libye et, surtout ces derniers temps, la Turquie. On sait ce qu’il en est de la Libye, par contre la responsabilité de la Turquie dans cet exode de masse reste un tabou malgré le déluge médiatique.

Or, il ne fait pas de doute qu’en laissant partir ces populations par la mer, tant par les moyens qu’elle leur fournit (vente de canots, etc) que par sa tolérance du trafic des passeurs et l’absence de surveillance de ses frontières, la Turquie porte un coup à l’Union Européenne qu’une Europe anémique est incapable de fustiger. Ce coup violent prend une ampleur stratégique quand on le replace dans la perspective du soutien de facto des Turcs à l’Etat islamique, en matière d’approvisionnement en toutes ressources, de commercialisation du pétrole, d’absence d’attaque réelle de ses troupes, conjuguée aux frappes contre les ennemis kurdes de l’Etat islamique, et, last but not least, la facilitation du passage des djihadistes du monde entier vers la Syrie. Les « réfugiés » actuels ne viennent pas de Syrie mais de Turquie où les rejoignent sans doute les Érythréens qui se trouvent parmi eux.

Dans l’ère des Etats-nations et dans l’ère post-moderniste: c’est selon…
La terminologie privilégiée par les médias – en accord sans doute avec les élites politiques – fait écran à la réalité. Les deux pouvoirs fonctionnent objectivement de concert dans toute l’Union Européenne et donnent le ton de l’interprétation des événements. Nous avons constaté, ces vingt dernières années, l’importance croissante des officines de communication politique qui sont devenues les instruments clefs du pouvoir qu’elles fournissent en dispositifs sémantiques, « éléments de langage » comme on dit aujourd’hui (ce qu’on appelait hier « discours idéologiques »), mots-valises capables d’ »habiller » un événement pour en détourner le sens afin de favoriser une ligne politique. Il y a en effet des mots qui font écran à la compréhension des choses qu’ils désignent.

Ils faussent profondément le débat public, ce qui contribue à obscurcir encore plus la réalité au point qu’on ne comprenne plus rien. Nous avons été quelques uns, depuis 15 ans, à identifier cette nouvelle forme de pouvoir avec le traitement d’Israël et du « nouvel antisémitisme » et c’est vrai de la politique de tous les pays démocratiques[1] : la façon dont les médias construisent les faits et dont il les habille de mots s’inscrit dans la « gouvernance » politique et interdit toute vision critique de la réalité: tout réalisme.
Ces opérations de langage ne sont pas en fait purement manipulatoires, elles s’adossent à une conception idéologique, celle du « post-modernisme »[2]. Dans ses présupposés, ce dernier implique, entre autres choses, le déni radical de la réalité de la nation (qui, cependant, ne cesse pas d’exister car les peuples sont un fondement ineffaçable de l’humanité), le déni de la légitimité de l’identité nationale et des droits du citoyen face aux « droits de l’homme ».

Un autre de ses présupposés est la culpabilité de principe de l’Occident et l’innocence des non-Occidentaux, avec une préférence pour le monde arabo-musulman et noir. Pour intimer la censure sur toute autre perspective il instrumentalise la morale et le savoir académique.

Empaquetage victimaire et compassionnel
Quand on pense dans ces termes-là, effectivement, il n’y a pas d’ »invasion » puisqu’il n’y a pas de nations mais uniquement des individus et puisqu’il n’y a pas d’Etat, pas de pouvoir et donc pas de frontières. Quant aux « migrants », ils ne sont pas considérés dans leur identité puisqu’on ne se soucie que des « droits de l’homme », de l’homme en général et pas des droits des citoyens qui sont toujours citoyens d’un Etat particulier, identifié, etc.
L’empaquetage victimaire et compassionnel des faits devient possible et crédible, en puisant dans le meilleur des sentiments humains. Ainsi ce qui se passe ne constitue pas une crise politique et militaire mais humanitaire. Le martyre de la traversée en mer efface le risque pris par les immigrants et la culpabilité des passeurs mais aussi des pays qui les laissent accomplir leurs forfaits.
Le moment clef de cet empaquetage fut sans nul doute l’exploitation médiatique de la photo de l’enfant mort sur une plage. Elle fut l’occasion d’un coup émotionnel répercuté à outrance par les médias qui ressemble beaucoup à la mort supposée de l’enfant Al Dura sous les balles de l’armée israélienne à Gaza, devenue par la grâce de France 2 l’emblème du nouvel antisémitisme.
Le Wall Street Journal (4 septembre) nous a appris, cependant, les dessous prosaïques et moins glorieux de l’histoire à l’instar de ce qui se passa pour l’affaire Al Dura: la famille de ce malheureux enfant, originaire de Kobané, ne fuyait pas la guerre en catastrophe.

Elle vivait en Turquie depuis 3 ans où le père travaillait. Alors qu’elle devait partir pour le Canada où la sœur du père habite, ce dernier, sur les conseils de son père, décida d’utiliser l’argent qu’elle lui envoyait, pour passer par l’Europe afin de se refaire une dentition gratuitement. Durant le naufrage, il était le seul de sa famille à porter un gilet de sauvetage… L’enfant fut enterré à Kobané, ce qui nécessitait un retour au point de départ, ce que des fuyards hagards jamais n’auraient pu se permettre. Et pourquoi cet enfant uniquement, alors qu’il y a des milliers de morts atroces au même moment? En sélectionnant les images qu’ils répercutent, les médias induisent une compassion « à tempéraments », dans une seule direction.

Redresser la faiblesse démographique de l’Europe
Si l’essentiel de ces populations ne sont pas des immigrants loqueteux qui quémandent un havre, qui sont-elles alors? Pourquoi se sont-elles dirigées vers Europe et pas ailleurs? Et surtout pas vers le reste du monde arabe? Il y a là l’aveu silencieux d’une immense défiance envers leur propre monde, leurs « frères » (pourtant si riches, si solidaires depuis des lustres avec la cause palestinienne) et, peut être leur religion.

Quoique…
Mais ils viennent parce que l’Union Européenne les a appelés. Il n’y a pas que la confondante invitation allemande à rejoindre l’Allemagne par millions qui l’illustre. Les connaisseurs des affaires européennes savent que l’insufflation de populations immigrées s’inscrit dans le projet, très pensé depuis des lustres, de redresser la faiblesse démographique de l’Europe par l’immigration « qui va payer nos retraites », entend-t-on pathétiquement comme argument.

Le chaos identitaire que l’Union Européenne en position de Diafoirus est en train de programmer s’avérera terrible. S’il conforte le pouvoir central sans identité de l’Union, il recèle une explosion atomique dans l’ordre du symbolique et du politique pour les ex-Etats européens, auxquels ces populations poseront demain un grave défi quant à leur continuité culturelle et identitaire.

Le mépris que les économistes et technocrates européens témoignent pour la dimension symbolique et identitaire se retournera contre leurs constructions technocratiques décollées de la réalité. A Bruxelles comme à Strasbourg on a perdu le sens du réel, et le réel se vengera.

Le sens des événements
Si l’on regarde de loin et de haut ce qui se passe, avec la mémoire des 60 dernières années, l’événement auquel nous assistons, sidérés, n’est qu’une phase d’un mouvement historique de grande ampleur que la vulgate de notre époque empêche de voir.

La décolonisation fut l’occasion d’un nettoyage ethnique objectif qui chassa les populations européennes d’Afrique et du Moyen Orient, notamment. Une répartition ethnico-religieuse des populations s’est alors réalisée. Il n’était pas prévu (ni pensable) que les ex-colonisés devenus indépendants, plutôt que d’assumer la responsabilité de leur nouvelle condition, suivent les ex-colonisateurs en repli, de façon continue et soutenue. C’est ce qu’on appela alors « l’immigration ». Le repli consécutif à la décolonisation ouvrit donc la voie à un tel développement.
Ce mouvement de populations concerna presque exclusivement des populations musulmanes. De ce côté là, aussi, s’est produite une évolution inattendue. Les nationalistes arabes auquel les puissances coloniales avaient remis « les clefs » des pays abandonnés se sont vus submergés par la levée en masse de l’islamisme. Il balaya les Etats nations de bric et de broc que la décolonisation avait mis en place, au nom de la Oumma universelle.

L’adoption par les États-Unis d’Obama et l’Union Européenne de la cause des Frères musulmans lors de cet effondrement que l’empaquetage médiatique nomma « printemps arabes », acheva d’installer le chaos dans cet univers.
Ce qui arrive à l’Europe aujourd’hui est aussi le produit direct de la politique de puissance de l’Union européenne qui s’est imaginée qu’elle n’avait pas de frontières et qu’elle incarnait désormais la conscience des droits de l’homme et de la démocratie, ce qui l’autorisait à s’étendre sans fin: Turquie? Maroc? Moldavie? On ne sait pas où doit finir l’Europe et jusqu’où son autorité doit porter.

Cette ambition enivrante (le projet d’un pouvoir moral et universel) l’a conduite à intervenir militairement en Lybie pour installer la « démocratie », diplomatiquement en Egypte, et (à peine) en Syrie-Irak, ne parlons pas de son obsession de la cause palestinienne, sans doute due à sa culpabilité passée envers les Juifs, qui l’a conduit à un activisme délirant au regard de l’importance des Palestiniens.
Le flou des frontières est le propre des régimes impériaux, ce qui confirme en retour l’orientation anti-démocratique du pouvoir de l’Union Européenne. Il ne faut pas oublier dans ce tableau européen l’ambition, portée notamment par le Quai d’Orsay, d’une Europe méditerranéenne qui fasse que « le Sud », c’est à dire le monde arabe, devienne un allié très proche de l’UE et que des circulations de populations s’y fassent (mais uniquement dans un sens!). De leur côté, les Américains, déjà avec les néo-conservateurs, se sont crus autorisés à installer par tous les moyens la « démocratie » sur toute la planète.

Leurs interventions catastrophiques en Afghanistan et en Irak, en Libye ont achevé de faire de ces pays des champs de ruines. Elles ont fait de la Russie une ennemie.
L’afflux actuel des populations musulmanes de ces pays vers l’Europe s’inscrit ainsi dans l’ordre des choses, une fois la griserie des sommets à l’européenne évanouie. Le bilan européen est à la hauteur de son projet utopique.

L’Union européenne n’a objectivement pas de frontières, ce que prouve l’irruption violente de très grandes populations, elle a affaibli les Etats, pulvérisé les nations, et été incapable de forger une entente entre ses membres sur des enjeux vitaux. On comprend qu’Israël, un Etat nation florissant, puisse tourmenter la conscience européenne et lui renvoyer l’image de sa démission mégalomane. Les Juifs ont su en premier que la corne de brume retentissait avec l’installation à demeure du « nouvel antisémitisme », du fait de la complaisance européenne, mais ils ne furent pas entendus.

L’Allemagne syro-turque?
La division des Etats européens sur la question des « migrants » est aussi pleine d’enseignements. Les peuples à la conscience et à l’identité les plus fortes s’opposent avec force aux pays « fatigués » comme l’Allemagne. Les pays d’Europe centrale, terres d’anciennes guerres de religion, ont en effet affirmé à travers l’histoire leur identité contre les empires qui les dévoraient (Allemagne, Autriche Hongrie, Russie et Turquie ottomane) en la cristallisant autour de la religion, saint des saints de leur continuité. Ce sont des populations qui savent quelque chose du réalisme des identités. Les Etats latins se situent à mi chemin des Etats nordiques, dont l’affaissement identitaire est bien connu depuis fort longtemps.
Mais le cas le plus fascinant est celui de l’Allemagne qui s’est dite prête à accueillir un afflux massif de populations musulmanes. L’histoire retiendra la démarche politiquement irresponsable de la chancelière qui a lancé une invitation à immigrer, susceptible de soulever une masse de populations dans le monde et d’amplifier de façon inédite la vague d’immigration. On parle déjà de 800 000 personnes, d’un million de personnes. Le fait est incommensurable: Merkel programme un changement de population qui changera la face de son pays, comme elle l’a dit elle même. On n’a jamais vu cela. C’est un fait unique dans les annales. D’autant plus inquiétant et terrifiant: nous nous retrouverons face à une Allemagne turco- syrienne. Un cauchemar au regard de l’état de ces peuples aujourd’hui. N’oublions pas, pour notre part, que ces populations viennent de pays et de cultures où la haine d’Israël et des Juifs est universelle. La Syrie fut un des pays les plus hostiles à Israël. Sa population a baigné dans cette hostilité au moins depuis 70 ans. Elle la transportera en Europe.
Comment cela est-il possible? On évoque à ce propos la terrible faiblesse démographique allemande qui devait voir le peuple allemand réduit à la portion congrue dans les 20 années à venir, la faiblesse des naissances ne permettant pas à la population actuelle de se maintenir en nombre: un peuple en voie de disparition. La démographie reflète aussi l’état des peuples. On peut penser que ce jugement porté sur soi, que révèle le refus de faire des enfants, est en rapport avec la culpabilité découlant du passé nazi. Et c’est sans doute cette même culpabilité envers les Juifs qui motive l’accueil chaleureux des Syriens. C’est profondément pathétique et poignant quand on compare avec la façon dont les réfugiés juifs ont été refoulés de toute parts en Europe et au Moyen Orient britannique pour échapper au nazisme avec les applaudissements qui saluent les Syriens, qui ne se comptent pas parmi les amis des Juifs, arrivant dans les gares allemandes et autrichiennes.
A ce portrait de l’Union Européenne, s’ajoute la touche la plus terrible : récemment Mogherini, sa « ministre » des affaires étrangères, a appelé avec 16 ministres des affaires étrangères européens à mettre en pratique le boycott des produits israéliens étiquetés originaires des Territoires mais qui, en fait, s’avère être un boycott pur et simple d’Israël, lui infligeant un traitement discriminatoire qu’elle n’inflige à aucun autre Etat du monde, dans des situations bien plus graves et parmi ses plus proches amis: l’occupation turque de Chypre, l’occupation marocaine du Sahara occidental. Et quid des décapitations saoudiennes et du financement du terrorisme international par le Qatar? « La France des droits de l’homme », bien au contraire, leur vend des armes agressives!
Pendant ce temps-là, dans ce concert médiatique, conduit au nom de la mémoire de la Shoah, le mouvement de départ des Juifs continue. On entend dire maintenant que c’est le judaïsme britannique qui se prépare à immigrer en Israël. Avant Rosh Hashana un sondage mené dans 179 communautés juives d’Europe montrait que 85% des Juifs ne voulaient pas envoyer leurs enfants à la synagogue pour les fêtes par crainte pour leur sécurité. D’un côté on accueille les Syriens avec des fleurs, de l’autre les Juifs cachent leur identité dans la rue pour se protéger de l’insécurité.
Le chaos européen que je viens de décrire annonce quelque chose d’inquiétant et de monstrueux. Nous sommes les témoins de la fin d’une civilisation et d’un ordre du monde.
Gmar Hatima Tova !

Shmuel Trigano
*À partir d’une chronique sur Radio J le vendredi 18 septembre 2015.
[1] En France, « tensions intercommunautaires », « conflit importé » furent dans cette affaire le modèle du genre. Le chef d’œuvre du genre en Israël fut la « hitnatkout » (l’ »auto-coupure ») pour « emballer » le retrait de Gaza.
[2] Cf. Shmuel Trigano, La nouvelle idéologie dominante. Le postmodernisme, Éditions Hermann-Philosophie (2013).

Voir aussi:

Mahmoud Abbas décoré par la Ville de Paris

Le Figaro.fr avec AFP

21/09/2015

Le président palestinien Mahmoud Abbas a été décoré aujourd’hui à l’Hôtel de Ville de la médaille Grand Vermeil par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), en hommage à son action pour la paix. « Parce que vous êtes un homme de paix, je suis heureuse de vous remettre cette médaille de la Ville de Paris » a déclaré Anne Hidalgo, lors de la cérémonie à l’Hôtel de Ville.

La maire socialiste de la capitale a salué « un homme d’État exceptionnel ». « Vous n’avez jamais eu d’autre fin que le paix, et vous n’avez jamais employé d’autre moyen que la légalité internationale », a-t-elle dit. « Paris est votre alliée », a déclaré Anne Hidalgo, « Paris soutient la création d’un État palestinien vivant en paix et en sérénité auprès d’Israël ».

Mahmoud Abbas, qui avait participé le 11 janvier dans la capitale à la marche contre le terrorisme, a salué « les relations d’amitiés très fortes qui lient (les Palestiniens) à la France ». « Nous en sommes fiers et nous souhaitons qu’elles progressent afin de servir l’intérêt des deux États », a-t-il ajouté.

Voir également:

Mahmoud Abbas, à la mairie de Paris, tient des propos jihadistes – vidéo.
Dépêches
22 septembre 2015

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, décoré lundi à l’Hôtel de Ville de la médaille Grand Vermeil par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), tient en langue arabe un discours jihadiste.

La folie diplomatique française n’a de cesse de soutenir les pires régimes, mouvements, associations de malfaiteurs de la planète. Alors qu’Anne Hidalgo s’empressait dans l’après midi du 21 septembre 2015 de décorer le président autoproclamé de l’autorité palestinien « en hommage à son action pour la paix », ce dernier, avant son départ pour la France s’est laissé aller ouvertement à un discours excessivement obscurantiste digne d’un chef de gang jihadiste.

Il en revient à la Mairie de Paris de trouver les mots et l’inspiration pour justifier le discours ci-dessous:
« Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. »

Voir encore:

Google Deletes Map of German Refugee Camps Amid Spate of Attacks
Bloomberg business
July 17, 2015

Google Inc. deleted an anonymous map depicting the location of dozens of refugee centers in Germany amid concern it could make them a target for anti-immigrant attacks and hate crimes.

Google took the action because it violates the Internet search engine’s internal rules, it said on Friday. The diagram, entitled “No refugee camp in my neighborhood,” displayed red arrows pinpointing the shelters, many of which disclosed specific addresses.

“Whenever content is illegal, we remove it from our products,” Lena Heuermann, a spokeswoman for Google in Germany, said in an e-mailed statement. “That’s also how we handle content that violates our guidelines and terms of use, which also include inflicting damage or promoting hatred.”

The step came a day after an empty shelter preparing to accommodate 67 people fleeing conflict zones was set ablaze in the southern town of Reichertshofen in the state of Bavaria, which police are investigating for possible arson. The map is linked prominently on the homepage of a right-wing extremist group active mainly in southern and eastern Germany.

The number of attacks by right-wing extremists on refugee shelters in Germany tripled to 170 last year, according to a report by the Interior Ministry. Last week, unknown perpetrators attacked a building housing 150 asylum seekers in the state of Saxony. No one was injured.

The number of attacks by right-wing extremists on refugee shelters in Germany tripled to 170 last year

An influx of refugees, mainly from war-torn Syria, the Kosovo and Albania, is stirring public debate as towns and cities struggle to accommodate the surge. Local authorities are turning empty schools, camping sites and recreational halls into refugee centers, spurring protests and straining budgets.

The number of asylum seekers in Germany may double to 450,000 this year, approaching levels last reached during the conflict that led to the breakup of the former Yugoslavia in the 1990s, according to the Interior Ministry.

Their plight was encapsulated in an encounter this week between Chancellor Angela Merkel and a Palestinian schoolgirl whose family is at risk of deportation after fleeing to Germany from a refugee camp in Lebanon four years ago. The girl, who spoke fluent German, told Merkel that she wants to stay and pursue her dream of studying in Germany.

She burst into tears when the chancellor responded by saying that while conditions for Palestinians in Lebanon are difficult, the country no longer has a civil war and Germany has to make room for refugees from other regions.

A video showing Merkel comforting the girl caused a stir on social media.

Voir encore:

Crise des migrants : une petite histoire de la Hongrie
Christian Combaz
Le Figaro

17/09/2015

FIGAROVOX/HUMEUR – Christian Combaz a vécu en Hongrie et souvent écrit sur ce pays. Il se demande si les appels à la raison venus d’Allemagne et de France n’ont pas déjà raté leur cible par ignorance de l’Histoire.

Christian Combaz est l’auteur de De l’Est, de la Peste et du reste (Laffont, 1993) et du Roman de Budapest (2005).

Il existe un mot qui sert à définir le comportement des électeurs, des citoyens et des peuples quand il échappe à l’analyse de leurs élus, de leurs concitoyens, de leurs partenaires diplomatiques: l’irrationnel. On l’applique souvent en ce moment à la Hongrie mais pour quiconque y a vécu, et s’est penché sur le passé de ce pays qui a subi une transfusion complète au 17ème siècle, puis a été mutilé par plusieurs opérations chirurgicales en 1921, l’irrationnel n’échappe pas à toute tentative d’explication.

On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer.
La première tient à la façon dont un pays de huit millions d’habitants seulement peut percevoir, en quelques mois, l’arrivée, le transit forcé, le campement provisoire, voire l’établissement durable d’une population largement musulmane qui peut représenter, même temporairement une part non négligeable son effectif alors que le pourcentage était pratiquement nul il y a moins d’un an. Pour les commentateurs européens et pour Mme Merkel, les Hongrois devraient rester dans le rationnel mais à ce stade c’est déjà difficile. La chose se complique si l’on examine l’histoire du pays. Dans la série «le saviez-vous?», dans les dernières années du règne de Louis XIV, trois millions de Hongrois ont été réduits en esclavage par les Turcs et dispersés à travers la Turquie après une invasion complète de leur territoire, un anéantissement de leur culture, une multiplication des écoles coraniques, le tout dans un pays aussi farouchement catholique que pouvait l’être la France des abbayes cisterciennes. Malgré une lobotomie permanente sur le thème «c’est du passé tout ça», les Hongrois d’aujourd’hui, dont l’esprit de famille est obsessionnel, ne peuvent pas oublier les cruautés et les dévastations commises, car leur littérature et leurs livres d’histoire sont pleins de ce désastre quasi-biblique. On a beau leur dire, et nous dire, «vous mélangez tout, les deux situations n’ont rien à voir», il n’appartient à personne de se glisser dans l’imaginaire des Hongrois pour décréter qu’il doivent cesser de faire des cauchemars à propos des grandes invasions qu’ils ont subies. On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer. Mais il existe un troisième volet de l’irrationnel, qui serait la conséquence directe des leçons de bonne conduite européenne qu’on inflige en ce moment aux Hongrois: il s’agit d’un peuple farouche, susceptible, qui est un peu la Corse des pays de l’Est, une nation humiliée par le traité de Trianon, dont un tiers de la population s’est retrouvé chez ses voisins sur un trait de plume de Clemenceau, et qui ne demande qu’à retrouver l’unité perdue sur un thème vraiment fédérateur.

Lequel? Devinez.

Voir par ailleurs:

« Contes de l’âge d’or » : la folie du régime de Ceausescu en quatre histoires
Jean-Luc Douin
Le Monde

29.12.2009

C’est sous la houlette de Cristian Mungiu, Palme d’or à Cannes en 2007 pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours, qu’a été écrit et réalisé ce film à sketches par cinq cinéastes. Ces quatre histoires (une seconde partie sortira en mars) – aussi absurdes et métaphoriques qu’un récit d’Ionesco – se seraient passées durant les quinze dernières années du régime dictatorial de Ceausescu, une époque que la propagande nommait « l’âge d’or ».

Le peuple roumain se les racontait en riant sous cape. Vraies ou pas, qu’importe ! On peut considérer comme dans le film Kérity, la maison des contes, sorti il y a quinze jours, que « c’est pas parce que c’est inventé que ça n’existe pas ».

Première légende urbaine, la visite officielle. Dans l’attente du passage imminent d’un cortège de personnalités du parti, un village se prépare fiévreusement, houspillé par un fonctionnaire vérifiant que les drapeaux sont aux fenêtres, les costumes folkloriques bien pimpants, les slogans en évidence sur des banderoles. Le maire et ses adjoints sont en effervescence, on a repavé la route, peint les arbres, pomponné le bétail. L’inspection des enfants des écoles détecte un môme aux oreilles décollées que l’on préfère renvoyer chez lui.

Le superviseur de la capitale exige des pigeons blancs. Panique et ordres en cascade. Blancs ou pas, des pigeons on va en trouver en pagaille ; ce sont les hôtes mobilisés pour cette mascarade, auxquels on annonce au dernier moment que le cortège passera plus loin, non sans que les huiles aient touché un bakchich au passage. On se console par un banquet à l’issue duquel tout le monde monte dans un manège qui, image symbolique d’un régime dont le mécanicien a perdu la tête, tourne sans fin.

On se délecte aussi de l’histoire du photographe de presse d’un journal à la solde du pouvoir communiste. La rédaction en chef se rend compte que sur l’image de la visite de Giscard d’Estaing, qui doit figurer en « une » le lendemain, le camarade Ceausescu est nu tête tandis que le président français porte un chapeau. Le président roumain donne l’impression de se découvrir devant le capitalisme ! Déjà qu’il a l’air d’un nabot à côté de Giscard !

Mais on a l’expérience du trucage des photos. Gommer un personnage, en agrandir un autre, sont des jeux d’enfant pour une presse rompue à la censure. Un stagiaire suggère une solution qui soulage la hiérarchie : rajoutons une toque au secrétaire général. Mais les rotatives sont en marche lorsqu’on s’aperçoit que Ceausescu a une toque sur le crâne, et une autre à la main ! Ce jour-là, le Scinteia ne paraît pas, confisqué par la milice.

Autre cocasserie, l’aventure de ce policier héritant d’un cochon grognant qu’il entreprend de tuer au plus vite afin de ne pas être repéré par ses voisins. Spectacle burlesque d’un fonctionnaire de l’Etat, chargé de traquer le marché noir, et entreprenant d’asphyxier son porc au gaz dans sa cuisine.

Plus faible, l’aventure d’un membre du parti chargé d’aller lutter contre l’analphabétisme dans les campagnes et qui oppose une méthode autoritaire au bon sens populaire. Contraint de faire intervenir la police, il est mis K-O par la foudre.

Ces mises en boîte de la bureaucratie rappellent le ton des films de la Nouvelle Vague tchèque et les comédies à l’italienne d’autrefois, teintées de dérision.

Contes de l’âge d’or, film à sketches roumain de Cristian Mungiu, Iona Maria Uricaru, Hanno Höfer, Razvan Marculescu, Constantin Popescu (1h20)

Voir encore:

Crise des migrants: Peut-on vouloir le bien jusqu’au mal*
Fadi Assaf et Joss Monclar

MESP

September 23, 2015

Les plus ouverts et réceptifs à l’accueil des migrants sont des Chrétiens qui s’ignorent. Il y a, certes, les Catholiques qui répondent à l’appel du Pape François, au nom d’une idéologie chrétienne d’une très touchante naïveté et qui optent pour un accueil organisé des réfugiés. Mais, ceux-là, ne sont pas ceux qui sont le plus engagés à défendre une immigration de masse, qui fait abstraction de toutes les nuances, y compris les plus marquées, entre un réfugié, un immigré, un migrant, un opportuniste. En effet, les plus fidèles à l’héritage chrétien de la France et de l’Europe sont ceux qui sont ancrés le plus dans l’idéologie anti-chrétienne qu’ils ont héritée d’un passé anticlérical. Ils l’ignorent, certes, mais leur compassion pour une misère qui pourrait bien se retourner contre eux un jour est en réalité très chrétienne… aimer l’autre jusqu’au renoncement à soi-même…

Ils n’ignorent pas pourtant qu’au Moyen-Orient, seul le Liban, petit pays aux capacités si limitées et qui partage avec la France ces mêmes racines chrétiennes, a volontairement ouvert ses frontières, et massivement, aux réfugiés syriens qui fuyaient pour certains la guerre et pour d’autres la misère. Ce pays, ouvert et tolérant, et où l’implantation sournoise et définitive de 2,5 millions de réfugiés syriens et palestiniens condamne irrémédiablement sa diversité, fait exception dans son environnement… ou, plutôt, faisait exception…

Ainsi, si la Jordanie, qui entasse les réfugiés syriens, provenant de zones tribales proches, dans des camps financés par les donateurs étrangers, vient juste après le Liban comme premier pays d’accueil des Syriens, les autres pays arabes, notamment les riches pays du Golfe, les rejettent et se contentent de fournir quelques aides matérielles limitées aux populations entassées au Liban et en Jordanie. Ces pays musulmans, qui ferment leurs frontières aux réfugiés musulmans de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs, savent parfaitement bien mesurer les risques et dangers qui menaceront leurs sociétés et leur propre stabilité avec l’offensive démographique que les guerres voisines annoncent.

Pour se limiter au cas de l’Arabie Saoudite, pays vaste, riche et peu peuplé, les responsables saoudiens refusent d’accueillir ces migrants Syriens, fuyant la guerre et pourtant musulmans sunnites comme eux. Les Saoudiens considèrent qu’avec un taux de natalité élevé, qui rivalise avec celui de la société saoudienne, un radicalisme religieux, qui peut lui aussi se mesurer à l’obscurantisme du wahhabisme saoudien même s’il est différent et rival (Frères Musulmans, al-Qaëda, Etat Islamique) le risque est en réalité trop élevé pour leur sécurité et leur stabilité. Les Saoudiens pensent être en droit de refuser l’asile à des non musulmans, et même à y compris des musulmans que le wahhabisme considère comme hérétiques (Alaouites, Chiites etc.) et à des adeptes d’idéologies laïcisantes radicales (communistes, baasistes, etc.), au nom de l’Islam… Ils n’hésitent pas, non plus, à invoquer des différences culturelles avec leurs propres frères arabes sunnites. Par contre, ils condamnent dans leurs médias la frilosité des Etats européens dans l’accueil de ces flux migratoires. Pourquoi cette lucidité sélective, pourquoi tous ces arabes sunnites seraient-ils mieux en Europe, là où tout les sépare (langue, culture, religion…) que dans les pays du Golfe où tous les réunit (langue, culture et religion…).Voilà une question que les pays humanistes pourraient se poser…

Quant à la Turquie, d’Erdogan, islamiste et très engagée dans le conflit syrien, elle a, certes, ouvert ses frontières avec la Syrie, et dans les deux sens. Base-arrière de l’Etat Islamique et des groupes djihadistes les plus radicaux, et autoroute du djihad européen, arabe et asiatique vers la Syrie, la Turquie s’est embourbée dans le conflit syrien jusqu’à voir sa stabilité interne directement menacée par ceux qu’elle avait soutenus et encouragés. Erdogan a du oublier qu’en Orient on trouve toujours plus radical que soit… Mais, la voilà, maintenant qui retourne sa veste et qu’elle ouvre l’autoroute européenne dans le sens inverse, encourageant les djihadistes, leurs familles, et avec eux toutes sortes de réfugiés et de migrants économiques, à monter vers l’Europe… La Turquie refile donc à l’Europe les centaines de milliers de réfugiés qui sont devenus une menace pour elle… Peut-on raisonnablement penser qu’ils ne le seront pas pour les pays d’accueil ? Ils le seront doublement d’ailleurs. Ils le seront au plan sécuritaire parce que dans leurs rangs se comptent des milliers de djihadistes qui vont pouvoir pénétrer en Europe et renforcer tous les réseaux qui existent déjà. Ils le seront au plan économique et social tant cette masse intarissable va déstabiliser tous les systèmes sociaux d’Europe pourtant déjà exsangue. Charité bien ordonné commence par soi-même…voilà une leçon bien comprise par nos amis turcs.

Ces migrants, souvent des Syriens, jeunes hommes en âge de se battre, ont fui la Syrie, pour fuir la dictature Assad ou quand il s’agit des Kurdes celle d’un islam dégénéré. C’est leur version officielle censée toucher le plus grand public en Europe qui culpabilise d’être riche et en sécurité. Mais rassurez-vous cela ne durera plus très longtemps…

Mon petit pays en a fait la cruelle expérience dans l’accueil charitable de centaines de milliers de Palestiniens, qui le moment venu, et avec ceux qui chez nous partageaient la même religion, se sont coalisés pour atomiser mon pays que tous appelaient jusqu’alors la Suisse du Moyen-Orient. D’ailleurs quand je vois l’accueil que vous faites aux réfugiés venant de Turquie, la richesse débordante de votre compassion, votre soif inaltérable de différence, les Libanais souhaiteraient vous faire un cadeau qui réjouirait vos âmes. Nous sommes un petit pays de 10.452 km² et de 4, 5 millions d’habitants, surfragmenté au plan confessionnel, et nous avons en plus près de 2 millions de réfugiés syriens et près de 500.000 Palestiniens qui pourrissent dans des camps insalubres et pas digne de l’humanité depuis plus de 50 ans…: nous proposons d’organiser, avec vous, leur migration vers l’Europe…

Pour qu’elles restent ouvertes, accueillantes, et tolérantes, les sociétés européennes et occidentales, doivent pouvoir transformer ceux qui désirent adhérer à leurs valeurs, et ne pas se transformer elles-mêmes. La Mer Méditerranée et la Turquie, parfois complices d’ailleurs, lâcheront encore des millions de migrants, Syriens, Irakiens, Palestiniens, Afghans et autres, vers l’Europe occidentale. Le stock est, à l’évidence, inépuisable. C’est à l’Europe de repenser sa défense morale. Juste une petite question pour conclure qui s’adresse aux bonnes consciences empruntes d’un catholicisme dévoyé : peut-on vouloir le bien jusqu’au mal ?

* Une version de cet article, écrit par Fadi ASSAF et Joss MONCLAR, est parue dans Le Figaro (21/09), sous le titre : “Crise des migrants: Le regard d’un Libanais”

Voir  enfin:

L’Arabie saoudite va décapiter et crucifier un chiite de 21 ans
Le Figaro
22/09/2015

VIDÉO – Ali Mohammed al-Nimr, neveu de l’un des plus fervents opposants au régime, était encore mineur au moment de son arrestation en 2012. Il aurait participé à une manifestation dans la région majoritairement chiite de Qatif.

La sentence a été prononcée l’année dernière. Et Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, vient de perdre son dernier appel rejeté. L’exécution publique du jeune chiite peut intervenir à tout moment. Le condamné sera décapité. Son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs.

Son principal tort: avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif. Il était alors seulement âgé de 17 ans. Le jeune homme est également accusé de faire partie d’une organisation terroriste. Armé, il aurait jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Selon l’ONG Reprieve, qui assure sa défense, les aveux signés par l’accusé ont été obtenus sous la torture. Les conditions dans lesquelles s’est déroulé son procès sont sujettes à caution. «Le tribunal l’a déclaré coupable sans ordonner aucune enquête sur ses allégations de torture», critiquait l’an passé Amnesty International. «Pire encore, Ali était un enfant vulnérable quand il a été arrêté», s’insurge Maya Foa, l’une des responsables de Reprieve.

À en croire ses défenseurs, Ali Mohammed al-Nimr paie surtout pour son oncle, le cheikh al-Nimr. Le haut dignitaire chiite est l’un des plus virulents opposants de la monarchie. Au terme de huit mois de procès, il a lui-même été condamné à mort le 15 octobre 2014 pour «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d’armes». Peu avant son arrestation, le cheikh al-Nimr s’était réjoui de la disparition du prince héritier Nayef Ben Abdel Aziz, le tenant pour responsable de la répression contre les chiites. Un an plus tôt, il s’était également prononcé en faveur d’une sécession des régions de Qatif et d’Al-Hassa et de leur rattachement au royaume chiite de Bahreïn.

Une nomination polémique
L’exécution d’Ali Mohammed al-Nimr intervient au plus mauvais moment pour Riyad. Car l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, Faisal bin Hassan Trad, occupe actuellement un poste important au sein de Conseil de Droits de l’homme. Longtemps passée inaperçue, sa nomination en juin à la tête du Groupe consultatif de l’institution a été dénoncée la semaine dernière par l’ONG, UN Watch. Ce poste aurait servi de lot de consolation aux Saoudiens qui ambitionnaient de prendre en 2016 la présidence du Conseil des droits de l’homme. À la tête du Groupe consultatif, Faisal bin Hassan Trad est chargé de sélectionner les experts indépendants envoyés sur le terrain. Toutefois, rassure le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, la décision revient en dernier recours au président de l’organisation, l’Allemand Joachim Rücker.

Selon un décompte effectué par Human Rights Watch, plus de 80 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année.

15 commentaires pour Crise des réfugiés: Cachez cette invasion que je ne saurai voir (How the West was lost: A political and media Potemkin village is papering over a potentially irreversible and catastrophic change of the world we live in)

  1. jcdurbant dit :

    Si les dirigeants allemands et français n’avaient pas applaudi quand Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak ; soutenu ensuite les « rebelles » en Syrie ; défini l’État Islamique, alors embryonnaire, comme une équipe d’amateurs ; voulu, après la chute de Ben Ali et de Mouba­rak, celle de Kadhafi, la situation serait différente.

    Ils ont voulu les causes. Ils ont les effets. Un président des États-Unis avait énoncé un projet stratégique destiné à éviter tout ce qui est en train de se passer, et qui découle de la guerre déclarée par l’islam radical au monde occidental. Il s’appelait George Walker Bush. Les dirigeants européens l’ont détesté. Ils ont à la Maison Blanche un homme à leur goût. Ils goûtent. Tous ceux qui vivent en Europe doivent déguster, hélas…

    Guy Millière

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  2. jcdurbant dit :

    Germanité pour tous

    Il est important de ne pas suivre ceux qui, le cœur froid ou plein de haine, se réclament eux seuls de l’identité allemande et veulent exclure les autres.

    Angela Merkel

    http://www.rtl.fr/actu/international/les-refugies-une-chance-pour-l-allemagne-selon-angela-merkel-7781096865

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  3. jcdurbant dit :

    La croisière s’amuse (The new Love boat)‏

    http://www.rtl.be/info/video/569580.aspx

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  4. jcdurbant dit :

    Prochainement sur vos écrans: une Zuckerberg town complete with refugee camp

    “I hope other countries follow Germany’s lead on this. I hope the U.S. follows Germany’s lead on this.”

    Mark Zee

    Note: Zuckerberg has 13 armed security guards and a gated house to protect him. So there’s that.

    BUILDING THE WORKING MAN’S PARADISE (With his latest vanity project ever-so-humbly dubbed “Zee Town, Facebook mogul follows a long line of entrepreneurs)

    « Facebook’s goals are the same as those of industrialists who sponsored earlier company towns: to attract and retain skilled workers, to increase company loyalty and productivity, as public relations about company benevolence and to address local housing shortages. (…) I don’t think that the company’s motives are particularly important – typically they are a mix of benevolence and control. (…) company towns in general are very ineffective at control and, given contemporary mobility and information flows, would be even less effective today. Given the lack of housing for young tech employees in Silicon Valley – and resulting exodus to San Francisco, gentrification issues, problems with Google buses – it is actually very practical and regionally beneficial for Facebook to sponsor housing near the workplace. »

    Margaret Crawford (UC Berkeley)

    « In some ways, tech companies are the obvious successors to the manufacturing firms which set up the older schemes: building a town is about creating an expression of innovation, power, wealth; it’s often about promoting apparently ‘new thinking’, ». « These days it’s probably the tech companies that have the money and vision to think on such an ambitious scale. I think Facebook Town is an intriguing idea, especially if it explores ways of genuinely integrating existing communities with new ones. That’s something many of the old company towns failed to do. »

    Jacqueline Yallop

    http://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/features/facebook-is-planning-a-new-company-town-but-would-you-want-to-live-so-near-work-10101888.html

    http://www.theguardian.com/cities/2015/mar/10/facebook-zee-town-mark-zuckerberg

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  5. jcdurbant dit :

    THANK YOU, MERKEL (Islamic State, Russia and Syria using migration as a weapon against Europe and the West, top Nato commander says)

    Terrorists, criminals and foreign fighters are flowing into Europe among migrants, the top Nato commander in Europe says. U.S. Air Force General Philip Breedlove said the Islamic State extremist group is ‘spreading like a cancer’ within this mix, ‘taking advantage of paths of least resistance, threatening European nations and our own’.

    Russia and Syrian President Bashar Assad, Breedlove said, are using migration as a weapon to overwhelm European support structures and break European resolve. He cited the use of barrel bombs, which are unguided weapons and have no military value, against civilians in Syria. The only purpose of these indiscriminate attacks is to terrorise Syrian citizens and ‘get them on the road’, Breedlove said. In addition to the dangers posed by terrorists hiding among refugees, he warned that opposition from local nationalists in Europe to the large influx of migrants could lead to violence …

    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3471522/US-general-says-terrorists-daily-refugee-flow-Europe.html

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  6. jcdurbant dit :

    On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures.

    Pape François

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  7. jcdurbant dit :

    PAVED WITH GOOD INTENTIONS (Lying for the cause: How Merkel and friends lied Europe into its most devastating crisis)

    Merkel has imported, by the lure of money, 1.5 million migrants to Germany. In following her statements and press releases, the number was 800,000 at first, with most being Syrian women and children and the men highly educated doctors and engineers which would save Germany’s falling population. However, as summer progressed, her greatest enemy was the iPhone in the hands of citizens. Pictures, video, and text messages to social media destroyed her deception. When the spotlight hit her fully, and Germany appeared to be overwhelmed, she boasted that « all were welcome » in Germany.

    In other countries, migrants became violent demanding better accommodation and passage to Germany. They did not want asylum in safe countries, they only wanted Germany, or in the least, Sweden. When Hungary, with its own Muslim invasion history of bloodshed fresh in their memories, said they would take Syrian Christians, Merkel and her government called Hungary « Nazi, xenophobe » and « racist. »

    At the refugee centers rape and violence became the norm, as iPhone users expelled the German myth of Syrian women and children war refugees by revealing:

    1. 70% to 90% of the migrants are males, 18-35, with a grade school education equivalent only.
    2. Less than 20% were from Syria, with all Syrian birth certificates « lost »
    3. Lots of money.
    4. Rape epidemic including social workers binding together to reveal what the media refused to
    5. Robbery, home invasions and violence
    6. Refusal by many migrants to use indoor toilets and clean up. (In case one thinks this is a minor complaint or urban legend, the government produced brochures on bathroom use due to the extreme feces in the streets and particularly, smeared on the walls of businesses).

    The proof was overwhelming and main stream media finally admitted their role in the deception, which they claimed was for the good of the people.

    The violence in Germany has been overwhelming since the summer’s migrant crisis began, but it was overwhelming before that, too, though Merkel worked closely with the media to hide it. The no go zones and Muslim enclaves of crime rivaled the Islamic gangs (11 well known in Berlin alone) that ran drugs and prostitution in the cities.

    In claiming that Germany must take in migrants due to what they did to the Jews, they have imported the most Jew hating, Holocaust denials on the planet, with 1.5 million in 2015 alone. When family reunification takes place, the leaked documents conclude that it will be from 2015, alone, a total of 6 million Muslims.

    That number sounds familiar to the ears of Jews, who have left Germany in steady numbers since MENA immigration began, but have begun to leave in earnest in 2015.

    The Jews have been vocal in telling the German government that they are not safe, but this falls upon deaf ears. In the name of saving Jews, Merkel has imported those of an ideology with a pathological hatred of Jews, and a consistent denial of the Holocaust.

    In recent weeks, she has threatened military action against neighbor countries, condemned Hungary for not taking in Islamists, refused to comment about the Islamic countries which have refused to take in migrants, though they have both the land and resources, ( Saudi Arabia did offer to build 200 mosques in Germany), and has yet to comment on the promises of ISIS and others who said, « We have operatives among the migrants. »

    Italy’s government announced that « no terrorists are within the migrants) this week, yet within hours, Italian police announced capturing one of Al Queda’s top men hiding among the migrants.
    It has ben discovered that thousands and thousands of migrants, including the tens of thousands that are in their early 20’s but report being 16, have gotten the average of $5,000 to $10,000 euros to pay the people smugglers to land in Europe…

    http://statement-analysis.blogspot.fr/2015/11/angela-merkel-profoundly-shocked.html

    https://en.wikipedia.org/wiki/Statement_analysis

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  8. jcdurbant dit :

    Plus bête que moi tu meurs !

    Alors qu’on était en train de réduire un peu les flux, le pape relance les choses – c’est les passeurs qui doivent se froisser les mains !

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  9. jcdurbant dit :

    Merci qui ?

    Deux pseudo-migrants arrêtés en Autriche sous de fausses identités ont avoué qu’ils devaient — pour « le bien de Dieu » — faire partie du commando de Daech. Les enquêteurs en avaient la conviction, comme nous le révélions le 13 février. Mais jusqu’alors l’Algérien Adel Haddadi et le Pakistanais Muhammad Usman esquivaient les questions. En février, brusque revirement : ils acceptent de raconter les coulisses de l’opération …

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/de-raqqa-a-salzbourg-dans-les-pas-du-commando-fantome-25-04-2016-5743783.php

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  10. jcdurbant dit :

    Support for, or opposition to, mass immigration is apparently a class issue, not an ethnic or racial issue. Elites more often support lenient immigration policies; the general public typically opposes them.

    At the top of the list are Mexico’s elites. Illegal immigration results in an estimated $25 billion sent back in remittances to Mexico each year. The Mexican government worries more about remittances, the country’s No. 1 source of foreign exchange, than it does about its low-paid citizens who are in the U.S., scrimping to send money back home. Remittances also excuse the Mexican government from restructuring the economy or budgeting for anti-poverty programs.

    Mexico sees the U.S. the way 19th-century elites in this country saw the American frontier: as a valuable escape hatch for the discontented and unhappy, who could flee rather than stay home and demand long-needed changes.

    American employers in a number of industries — construction, manufacturing, hospitality, and others — have long favored illegal immigration. Low-wage labor cuts costs: The larger the pool of undocumented immigrants, the less pressure to raise wages. That was why Cesar Chavez’s United Farm Workers in the 1970s occasionally patrolled the southern border in its vigilante-style “illegals campaign” to keep out undocumented immigrants while opposing guest-worker programs.

    Moreover, the additional social expense associated with millions of undocumented workers — in rising health-care, legal, education, and law-enforcement costs — is usually picked up by the public taxpayer, not by employers.

    Ethnic elites also favor lax immigration policies. For all the caricatures of the old melting pot, millions of legal immigrants still rapidly assimilate, integrate, and intermarry. Often within two generations of arrival, they blend indistinguishably into the general population and drop their hyphenated and accented nomenclature. But when immigration is mostly illegal, in great numbers, and without ethnic diversity, assimilation stalls. Instead, a near-permanent pool of undocumented migrants offers a political opportunity for activists to provide them with collective representation.

    If the borders were closed to illegal immigration, then being Hispanic would soon be analogous to being Italian-, Greek-, or Portuguese-American in terms of having little prognostic value in predicting one’s political outlook. The continual flow of indigent new arrivals distorts statistics on poverty and parity, prompting ethnic elites in politics, journalism, and higher education to seek redress for perennial income and cultural imbalances. Offering affirmative action to a third-generation Hispanic American who does not speak Spanish apparently is seen as one way to help thousands of recently arrived impoverished immigrants from Oaxaca, Mexico, find parity.

    High-income American elites likewise have largely favored illegal immigration for a variety of predicable reasons. The professional class likes having low-wage “help” to clean the house, cook meals, help take care of kids and elders, and tend the lawn. Such outsourcing usually is not affordable for the middle and lower classes.

    Elites have ways of navigating around the downsides of illegal immigration. They can avoid crowded schools and low-income neighborhoods, and they can easily pay the higher taxes that can result from illegal immigration.

    Support for lax immigration policies also offers psychological penance for essentially living a life of apartheid. An elite can avoid living in integrated neighborhoods or sending his children to diverse schools, but he can square that circle by voicing theoretical support for immigrant amnesty and sanctuary cities.

    We see such hypocrisy from proponents of loosened immigration policies such as Democratic presidential candidate Hillary Clinton, Univision personality Jorge Ramos, and Facebook founder Mark Zuckerberg.

    Who does not benefit from mass illegal immigration? Mostly the poor, minorities, and the lower-middle class. They are not employers, but rather compete with undocumented immigrants for low-wage jobs. They usually clean their own houses and do their own yardwork. They cannot afford to send their children to a different school when theirs becomes overcrowded. They cannot afford the increased taxes needed for social support of millions of new arrivals.

    Prune away the rhetoric and the issue becomes simple: Elites profit from high-volume illegal immigration, while most other U.S. citizens support immigration only when it is legal, measured, and diverse.

    Victor Davis Hanson

    http://victorhanson.com/wordpress/?p=9301#more-9301

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  11. jcdurbant dit :

    Il faut dire la vérité: les migrants de la jungle ne sont pas des réfugiés. Le principe même du droit d’asile s’applique à des personnes qui fuient des persécutions et s’installent dans le premier pays assurant leur protection, où ils se trouvent en sécurité le temps nécessaire. Les migrants du Calaisis ne sont pas dans cette logique. Ils tentent de gagner le Royaume-Uni à tout prix dans un objectif de travail. Ce n’est que faute de pouvoir se rendre en Grande-Bretagne qu’ils devront se «contenter» de la France. De fait, ils sont des étrangers en situation irrégulière, qui n’avaient pas le droit d’entrer sur le territoire et auxquels les lois de la République interdisent d’y séjourner. Ce sont de jeunes célibataires pour la plupart. Ils ont laissé leur pays qui pouvait avoir besoin d’eux, soit pour son développement économique et social, soit pour combattre la tyrannie. Face à cette situation, l’État a un devoir: appliquer les lois de la République et les raccompagner dans leur pays dans le respect de leur dignité et sauf raison humanitaire spécifique. En organisant leur dispersion dans les régions, le gouvernement socialiste entérine son renoncement à faire appliquer les lois sur l’entrée, le séjour et l’asile. Paralysé par l’idéologie, la peur du regard des médias et des militants, le pouvoir politique cède sur toute la ligne et renonce au principe de l’État de droit. Au sommet d’une situation absurde, nous voyons des fonctionnaires français qui demandent à des étrangers en situation irrégulière d’accepter de rester en France alors qu’ils devraient en repartir. Ils les incitent même à demander l’asile en France tout en sachant qu’ils ne sont pas des réfugiés et que, en tout état de cause, le droit européen écarte la responsabilité de la France dans l’examen de leur demande d’asile, qui incombe au seul pays d’entrée dans l’Union européenne (règlement Dublin). Le drame du Calaisis est celui d’un État démissionnaire, impuissant, incapable d’assumer ses responsabilités et sa mission fondamentale: faire respecter le droit. En procédant de la sorte, l’État aggrave le chaos et la confusion ambiante. Il n’est pas incompréhensible que les maires renâclent à ouvrir des centres d’accueil de personnes qui ont bafoué les lois pour entrer et rester en France. Mais pour l’État, il est plus facile de contraindre des élus locaux et les populations – sous la menace de les faire passer pour racistes – que d’imposer le respect les règles de l’État de droit. À terme, ce mode de gestion de la crise migratoire est désastreux. Il donne une image négative de l’immigration comme résultat de l’impuissance publique et comme source de chaos. Une immigration organisée, régulée, maîtrisée, négociée avec les pays d’origine, pourrait être une vraie chance pour notre pays sur le plan économique, démographique, culturel, comme pour l’Europe dans son ensemble. Avec sa politique de répartition régionale forcée des migrants en situation irrégulière, le pouvoir politique enterre de facto le principe de maîtrise du flux migratoire et de lutte contre l’immigration illégale. Il bafoue l’idée d’une immigration positive, maîtrisée, comme atout pour la France. Cette situation chaotique, à l’évidence, fait le jeu des courants extrêmes et des partis nationalistes et anti-immigration, en France comme partout en Europe. À terme, en montrant l’impuissance de l’État, elle favorise la xénophobie.

    Xavier Saincol (juriste)

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/10/24/31001-20161024ARTFIG00126-il-faut-dire-la-verite-les-migrants-de-la-jungle-de-calais-ne-sont-pas-des-refugies.php

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  12. jcdurbant dit :

    IN ALL DUE RESPECT

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  13. jcdurbant dit :

    NOW THEY TELL US (Desperate U-turn for a politician lauded around the world for throwing open the country’s borders to over a million refugees a year ago after teen daughter of senior EU official who volunteered at refugee home is raped and murdered by Afghan asylum seeker)

    https://www.thesun.co.uk/news/2339873/german-leader-angela-merkel-says-full-veil-is-not-appropriate-here-in-astonishing-u-turn/

    Nos belles âmes jusqu’ici protégées commenceraient-elles enfin à subir une partie des conséquences des ineptes décisions qu’elles imposent à leur population ?

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