Gaza: Attention, un silence peut en cacher un autre ! (Breaking the silence over why Israel’s view of the enemy is becoming more extreme)

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https://i2.wp.com/www.europe-israel.org/wp-content/uploads/2014/08/BH6.jpgLes frères Jonas sont ici ; ils sont là quelque part. Sasha et Malia sont de grandes fans. Mais les gars, allez pas vous faire des idées. J’ai deux mots pour vous: « predator drones ». Vous les verrez même pas venir. Vous croyez que je plaisante, hein ? Barack Obama (2010)
L’ennemi n’est pas identifiable en tant que tel dans le sens où ce sont des gens qui se mêlent à la population. Donc ils sont habillés comme n’importe qui. Il n’y a pas d’uniforme donc comment savoir si c’est l’ennemi ou juste des personnes normales ? C’est juste d’après le comportement qu’on peut le voir. Bernard Davin (pilote belge au retour d’Afghanistan, RTBF, 13.01.09)
La majorité du temps, ce n’est pas une décision qui est difficile puisque en fait, c’est l’ennemi qui nous met dans une situation difficile au sol. Didier Polomé (commandant belge)
On n’en saura pas plus. Les détails des opérations OTAN sont couvertes par le secret militaire pour éviter les représailles contre les pays impliqués et contre les familles des pilotes en mission en Afghanistan. Journaliste belge (RTBF, 13.01.09)
Afghanistan: l’armée française tue par erreur quatre jeunes garçons Jean-Dominique Merchet (blog de journaliste, 24.04.10)
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout. Kurt Volker
The drone operation now operates out of two main bases in the US, dozens of smaller installations and at least six foreign countries. There are « terror Tuesday » meetings to discuss targets which Obama’s campaign manager, David Axelrod, sometimes attends, lending credence to those who see naked political calculation involved. The New York Times
Foreign Policy a consacré la une de son numéro daté de mars-avril aux “guerres secrètes d’Obama”. Qui aurait pu croire il y a quatre ans que le nom de Barack Obama allait être associé aux drones et à la guerre secrète technologique ? s’étonne le magazine, qui souligne qu’Obama “est le président américain qui a approuvé le plus de frappes ciblées de toute l’histoire des Etats-Unis”. Voilà donc à quoi ressemblait l’ennemi : quinze membres présumés d’Al-Qaida au Yémen entretenant des liens avec l’Occident. Leurs photographies et la biographie succincte qui les accompagnait les faisaient ressembler à des étudiants dans un trombinoscope universitaire. Plusieurs d’entre eux étaient américains. Deux étaient des adolescents, dont une jeune fille qui ne faisait même pas ses 17 ans. Supervisant la réunion dédiée à la lutte contre le terrorisme, qui réunit tous les mardis une vingtaine de hauts responsables à la Maison-Blanche, Barack Obama a pris un moment pour étudier leurs visages. C’était le 19 janvier 2010, au terme d’une première année de mandat émaillée de complots terroristes dont le point culminant a été la tentative d’attentat évitée de justesse dans le ciel de Detroit le soir de Noël 2009. “Quel âge ont-ils ? s’est enquis Obama ce jour-là. Si Al-Qaida se met à utiliser des enfants, c’est que l’on entre dans une toute nouvelle phase.” La question n’avait rien de théorique : le président a volontairement pris la tête d’un processus de “désignation” hautement confidentiel visant à identifier les terroristes à éliminer ou à capturer. Obama a beau avoir fait campagne en 2008 contre la guerre en Irak et contre l’usage de la torture, il a insisté pour que soit soumise à son aval la liquidation de chacun des individus figurant sur une kill list [liste de cibles à abattre] qui ne cesse de s’allonger, étudiant méticuleusement les biographies des terroristes présumés apparaissant sur ce qu’un haut fonctionnaire surnomme macabrement les “cartes de base-ball”. A chaque fois que l’occasion d’utiliser un drone pour supprimer un terroriste se présente, mais que ce dernier est en famille, le président se réserve le droit de prendre la décision finale. (…) Une série d’interviews accordées au New York Times par une trentaine de ses conseillers permettent de retracer l’évolution d’Obama depuis qu’il a été appelé à superviser personnellement cette “drôle de guerre” contre Al-Qaida et à endosser un rôle sans précédent dans l’histoire de la présidence américaine. Ils évoquent un chef paradoxal qui approuve des opérations de liquidation sans ciller, tout en étant inflexible sur la nécessité de circonscrire la lutte antiterroriste et d’améliorer les relations des Etats-Unis avec le monde arabe. (…) C’est le plus curieux des rituels bureaucratiques : chaque semaine ou presque, une bonne centaine de membres du tentaculaire appareil sécuritaire des Etats-Unis se réunissent lors d’une visioconférence sécurisée pour éplucher les biographies des terroristes présumés et suggérer au président la prochaine cible à abattre. Ce processus de “désignation” confidentiel est une création du gouvernement Obama, un macabre “club de discussion” qui étudie soigneusement des diapositives PowerPoint sur lesquelles figurent les noms, les pseudonymes et le parcours de membres présumés de la branche yéménite d’Al-Qaida ou de ses alliés de la milice somalienne Al-Chabab. The New York Times (07.06.12)
Rarement moment politique et innovation technologique auront si parfaitement correspondu : lorsque le président démocrate est élu en 2008 par des Américains las des conflits, il dispose d’un moyen tout neuf pour poursuivre, dans la plus grande discrétion, la lutte contre les « ennemis de l’Amérique » sans risquer la vie de citoyens de son pays : les drones. (…) George W. Bush, artisan d’un large déploiement sur le terrain, utilisera modérément ces nouveaux engins létaux. Barack Obama y recourra six fois plus souvent pendant son seul premier mandat que son prédécesseur pendant les deux siens. M. Obama, qui, en recevant le prix Nobel de la paix en décembre 2009, revendiquait une Amérique au « comportement exemplaire dans la conduite de la guerre », banalisera la pratique des « assassinats ciblés », parfois fondés sur de simples présomptions et décidés par lui-même dans un secret absolu. Tandis que les militaires guident les drones dans l’Afghanistan en guerre, c’est jusqu’à présent la très opaque CIA qui opère partout ailleurs (au Yémen, au Pakistan, en Somalie, en Libye). C’est au Yémen en 2002 que la campagne d’ »assassinats ciblés » a débuté. Le Pakistan suit dès 2004. Barack Obama y multiplie les frappes. Certaines missions, menées à l’insu des autorités pakistanaises, soulèvent de lourdes questions de souveraineté. D’autres, les goodwill kills (« homicides de bonne volonté »), le sont avec l’accord du gouvernement local. Tandis que les frappes de drones militaires sont simplement « secrètes », celles opérées par la CIA sont « covert », ce qui signifie que les Etats-Unis n’en reconnaissent même pas l’existence. Dans ce contexte, établir des statistiques est difficile. Selon le Bureau of Investigative Journalism, une ONG britannique, les attaques au Pakistan ont fait entre 2 548 et 3 549 victimes, dont 411 à 884 sont des civils, et 168 à 197 des enfants. En termes statistiques, la campagne de drones est un succès : les Etats-Unis revendiquent l’élimination de plus d’une cinquantaine de hauts responsables d’Al-Qaida et de talibans. D’où la nette diminution du nombre de cibles potentielles et du rythme des frappes, passées de 128 en 2010 (une tous les trois jours) à 48 en 2012 au Pakistan. Car le secret total et son cortège de dénégations ne pouvaient durer éternellement. En mai 2012, le New York Times a révélé l’implication personnelle de M. Obama dans la confection des kill lists. Après une décennie de silence et de mensonges officiels, la réalité a dû être admise. En particulier au début de l’année, lorsque le débat public s’est focalisé sur l’autorisation, donnée par le ministre de la justice, Eric Holder, d’éliminer un citoyen américain responsable de la branche yéménite d’Al-Qaida. L’imam Anouar Al-Aulaqi avait été abattu le 30 septembre 2011 au Yémen par un drone de la CIA lancé depuis l’Arabie saoudite. Le droit de tuer un concitoyen a nourri une intense controverse. D’autant que la même opération avait causé des « dégâts collatéraux » : Samir Khan, responsable du magazine jihadiste Inspire, et Abdulrahman, 16 ans, fils d’Al-Aulaqui, tous deux américains et ne figurant ni l’un ni l’autre sur la kill list, ont trouvé la mort. Aux yeux des opposants, l’adolescent personnifie désormais l’arbitraire de la guerre des drones. La révélation par la presse des contorsions juridiques imaginées par les conseillers du président pour justifier a posteriori l’assassinat d’un Américain n’a fait qu’alimenter les revendications de transparence. La fronde s’est concrétisée par le blocage au Sénat, plusieurs semaines durant, de la nomination à la tête de la CIA de John Brennan, auparavant grand ordonnateur à la Maison Blanche de la politique d’assassinats ciblés. (…) Très attendu, le grand exercice de clarification a eu lieu le 23 mai devant la National Defense University de Washington. Barack Obama y a prononcé un important discours sur la « guerre juste », affichant enfin une doctrine en matière d’usage des drones. Il était temps : plusieurs organisations de défense des libertés publiques avaient réclamé en justice la communication des documents justifiant les assassinats ciblés. Une directive présidentielle, signée la veille, précise les critères de recours aux frappes à visée mortelle : une « menace continue et imminente contre la population des Etats-Unis », le fait qu’ »aucun autre gouvernement ne soit en mesure d'[y] répondre ou ne la prenne en compte effectivement » et une « quasi-certitude » qu’il n’y aura pas de victimes civiles. Pour la première fois, Barack Obama a reconnu l’existence des assassinats ciblés, y compris ceux ayant visé des Américains, assurant que ces morts le « hanteraient » toute sa vie. (…) Six jours après ce discours, l’assassinat par un drone de Wali ur-Rehman, le numéro deux des talibans pakistanais, en a montré les limites. Ce leader visait plutôt le Pakistan que « la population des Etats-Unis ». Tout porte donc à croire que les critères limitatifs énoncés par Barack Obama ne s’appliquent pas au Pakistan, du moins aussi longtemps qu’il restera des troupes américaines dans l’Afghanistan voisin. Et que les « Signature strikes », ces frappes visant des groupes d’hommes armés non identifiés mais présumés extrémistes, seront poursuivies. Les drones n’ont donc pas fini de mettre en lumière les contradictions de Barack Obama : président antiguerre, champion de la transparence, de la légalité et de la main tendue à l’islam, il a multiplié dans l’ombre les assassinats ciblés, provoquant la colère de musulmans. Le Monde (18.06.13)
Ce qui est arrivé au quartier Dahiya de Beyrouth en 2006 arrivera à tous les villages qui servent de base à des tirs contre Israël. […] Nous ferons un usage de la force disproportionné et y causerons de grands dommages et destructions. De notre point de vue, il ne s’agit pas de villages civils, mais de bases militaires. […] Il ne s’agit pas d’une recommandation, mais d’un plan, et il a été approuvé.  Gadi Eisenkot (commandant israélien de la division nord)
Frapper un grand coup n’est pas nécessairement immoral. Parfois cela peut même sauver des vies à plus long terme, parce que si vous frappez un grand coup, vous réduisez les possibilités que la guerre dure longtemps ou d’un deuxième round. Avi Kober (expert israélien en affaires militaires)
Je ne crois pas qu’une armée ait jamais fait plus d’efforts dans l’histoire militaire pour réduire le nombre des civils blessés et des décès des personnes innocentes que ne le font actuellement les forces armées d’Israël à Gaza. Colonel Richard Kemp (ancien commandant des forces britanniques en Afghanistan)
Je crois qu’en raison de l’énorme destruction, les habitants de Gaza ont compris que cela ne mène nulle part. Quand la construction commencera – avec des fonds de l’Europe, de l’Arabie Saoudite et d’autres endroits – et que les gens auront reconstruit leurs maisons, je ne crois pas qu’ils accepteront d’y remettre des lance-roquettes le jour suivant. Regardez ce qui s’est passé au lendemain de la deuxième guerre du Liban. Le Hezbollah a multiplié les menaces mais n’a pas envoyé la moindre roquette cette fois. Pourquoi? Parce que les habitants du Sud-Liban dont les maisons avaient été détruites ont dit: ‘Pour quoi faire ? Pourquoi recommencer tout ça?’. (…) Après les erreurs de la deuxième guerre du Liban, les soldats avaient peur, la population israélienne avait peur, les médias ont averti que ce serait une guerre dure et sans précédent. Hamas avait averti: ‘Si vous entrez dans Gaza, nous en ferons votre cimetière; il y aura des mines et des guet-apens partout’. Donc il y avait une vraie peur. Cette crainte nous a fait frapper trop fort. Il n’y a aucun doute que des choses dures se sont produites là-bas. Mais d’un autre côté, quand vous comparez aux batailles récentes de par le monde, cela n’a pas été si extraordinaire. A Fallujah, par exemple, environ 6 000 personnes ou 2,3 % de la population de cette ville irakienne ont été tuées par les forces américaines; et les Irakiens n’avaient jamais tiré sur Washington ou New York. En comparaison, le nombre de victimes à Gaza a été très bas. A.B. Yehoshua (écrivain israélien pacifiste)
With an outbreak of hostilities, the IDF will need to act immediately, decisively, and with force that is disproportionate to the enemy’s actions and the threat it poses. Such a response aims at inflicting damage and meting out punishment to an extent that will demand long and expensive reconstruction processes. The strike must be carried out as quickly as possible, and must prioritize damaging assets over seeking out each and every launcher. Punishment must be aimed at decision makers and the power elite. In Syria, punishment should clearly be aimed at the Syrian military, the Syrian regime, and the Syrian state structure. In Lebanon, attacks should both aim at Hizbollah’s military capabilities and should target economic interests and the centers of civilian power that support the organization. Moreover, the closer the relationship between Hizbollah and the Lebanese government, the more the elements of the Lebanese state infrastructure should be targeted. Such a response will create a lasting memory among Syrian and Lebanese decision makers, thereby increasing Israeli deterrence and reducing the likelihood of hostilities against Israel for a an extended period. At the same time, it will force Syria, Hizbollah, and Lebanon to commit to lengthy and resource-intensive reconstruction programs. Recent discussion of “victory” and “defeat” in a future war against Hizbollah has presented an overly simplistic approach. The Israeli public must understand that overall success cannot be measured by the level of high trajectory fire against Israel at the end of the confrontation. The IDF will make an effort to decrease rocket and missile attacks as much as possible, but the main effort will be geared to shorten the period of fighting by striking a serious blow at the assets of the enemy. Israel does not have to be dragged into a war of attrition with Hizbollah. Israel’s test will be the intensity and quality of its response to incidents on the Lebanese border or terrorist attacks involving Hizbollah in the north or Hamas in the south. In such cases, Israel again will not be able to limit its response to actions whose severity is seemingly proportionate to an isolated incident. Rather, it will have to respond disproportionately in order to make it abundantly clear that the State of Israel will accept no attempt to disrupt the calm currently prevailing along its borders. Israel must be prepared for deterioration and escalation, as well as for a full scale confrontation. Such preparedness is obligatory in order to prevent long term attrition. The Israeli home front must be prepared to be fired upon, possibly with even heavy fire for an extended period, based on the understanding that the IDF is working to reduce the period of fighting to a minimum and to create an effective balance of deterrence. This approach is applicable to the Gaza Strip as well. There, the IDF will be required to strike hard at Hamas and to refrain from the cat and mouse games of searching for Qassam rocket launchers. The IDF should not be expected to stop the rocket and missile fire against the Israeli home front through attacks on the launchers themselves, but by means of imposing a ceasefire on the enemy. Gabi Siboni
Il y n’y a que deux moyens d’aborder la question d’une manière efficace: occuper le territoire sur la durée et affaiblir systématiquement l’ennemi, ou entrer en force et porter un coup rapide mais fulgurant. A Gaza, l’armée israélienne a choisi la deuxième option, et donc, elle a eu tout-à-fait raison en termes militaires d’employer une puissance de feu massive. Vous devez frapper dur, entrer et sortir vite et prendre l’ennemi par surprise. Et surtout, vous ne devez jamais vous excuser. Parce que si vous le faites, vous démoralisez votre propre camp avant même de commencer. En dépit de toute les critiques, la guerre du Liban de 2006 a été un succès, parce que le Hezbollah n’a pas réattaqué depuis. En d’autres termes, nous sommes parvenus à casser la volonté de combattre du Hezbollah et je pense qu’il y a une possibilité raisonnable d’arriver au même résultat avec le Hamas à Gaza, où la performance de Tsahal était meilleure et les pertes inférieures. Martin van Creveld (historien militaire)

Nous  avons  réussi,  notre  récit  a  pris  le dessus !
Ismaël  Haniyeh (ancien premier  ministre  du  Hamas, Al-Jazeera, 29 août 2014)
Les groupes armés palestiniens doivent mettre fin à l’ensemble des attaques directes visant les civils et des attaques menées sans discrimination. Ils doivent aussi prendre toutes les précautions possibles afin de protéger les civils de la bande de Gaza des conséquences de ces attaques. Cela suppose d’adopter toutes les mesures qui s’imposent pour éviter de placer combattants et armes dans des zones densément peuplées ou à proximité. (…) Les éléments selon lesquels il est possible qu’une roquette tirée par un groupe armé palestinien ait causé 13 morts civiles dans la bande de Gaza soulignent à quel point ces armes sont non discriminantes et les terribles conséquences de leur utilisation. (…) L’impact dévastateur des attaques israéliennes sur les civils palestiniens durant ce conflit est indéniable, mais les violations commises par un camp dans un conflit ne peuvent jamais justifier les violations perpétrées par leurs adversaires. (…) La communauté internationale doit aider à prévenir de nouvelles violations en luttant contre la banalisation de l’impunité, et en cessant de livrer aux groupes armés palestiniens et à Israël les armes et équipements militaires susceptibles d’être utilisés pour commettre de graves violations du droit international humanitaire. Philip Luther
Amnesty International demande à tous les États de soutenir la Commission d’enquête des Nations unies et la compétence de la Cour pénale internationale concernant les crimes commis par toutes les parties au conflit. Amnesty international
Des groupes armés palestiniens ont fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie de civils, en lançant de nombreuses attaques aveugles à l’aide de roquettes et de mortiers en direction de zones civiles en Israël durant le conflit de juillet-août 2014, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 26 mars. Ce document, intitulé Unlawful and deadly: Rocket and mortar attacks by Palestinian armed groups during the 2014 Gaza/Israel conflict (…), fournit des éléments tendant à prouver que plusieurs attaques lancées depuis la bande de Gaza constituaient des crimes de guerre. Six civils, dont un petit garçon de quatre ans, ont été tués en Israël dans le cadre d’attaques de ce type, au cours de ce conflit ayant duré 50 jours. Lors de l’attaque la plus mortelle attribuée à un groupe armé palestinien, 13 civils palestiniens, dont 11 mineurs, ont été tués lorsqu’un projectile tiré depuis la bande de Gaza s’est écrasé dans le camp de réfugiés d’al Shati. (…) Toutes les roquettes utilisées par les groupes armés palestiniens sont des projectiles non guidés, avec lesquels on ne peut pas viser avec précision de cible spécifique et qui sont non discriminantes par nature ; recourir à ces armes est interdit par le droit international et leur utilisation constitue un crime de guerre. Les mortiers sont eux aussi des munitions imprécises et ne doivent jamais être utilisés pour attaquer des cibles militaires situées dans des zones civiles ou à proximité. (…) Selon les données des Nations unies, plus de 4 800 roquettes et 1 700 mortiers ont été tirés depuis Gaza vers Israël au cours de ce conflit. Sur ces milliers de roquettes et mortiers, environ 224 auraient atteint des zones résidentielles israéliennes, tandis que le Dôme de fer, le système de défense anti-missile israélien, en a intercepté de nombreux autres. (…) Lors de l’attaque la plus mortelle attribuée à un groupe armé palestinien durant ce conflit, 13 civils palestiniens, dont 11 mineurs, ont été tués lorsqu’un projectile a explosé à côté d’un supermarché, dans le camp – surpeuplé – de réfugiés d’al Shati (bande de Gaza) le 28 juillet 2014, premier jour de l’Aïd al Fitr. Les enfants jouaient dans la rue et achetaient des chips et des boissons sucrées au supermarché au moment de l’attaque. Si les Palestiniens ont affirmé que l’armée israélienne était responsable de cette attaque, un expert indépendant, spécialiste des munitions, ayant examiné les éléments de preuve disponibles pour le compte d’Amnesty International, a conclu que le projectile utilisé dans le cadre de cette attaque était une roquette palestinienne. (…) Mahmoud Abu Shaqfa et son fils Khaled, âgé de cinq ans, ont été gravement blessés lors de cette attaque. Muhammad, son fils de huit ans, a été tué. (…) Il n’y pas d’abri contre les bombes ni de système d’alerte en place pour protéger les civils dans la bande de Gaza. Le rapport décrit en détail d’autres atteintes au droit international humanitaire commises par des groupes armés palestiniens durant le conflit, comme le fait de stocker des roquettes et d’autres munitions dans des immeubles civils, y compris des écoles administrées par les Nations unies, ainsi que des cas dans lesquels des groupes armés palestiniens ont lancé des attaques ou stocké des munitions très près de zones où se réfugiaient des centaines de civils déplacés. Amnesty international
Le bien et le mal se mélangent un peu (…) et ça devient un peu comme un jeu vidéo. Soldat israélien
While the testimonies include pointed descriptions of inappropriate behavior by soldiers in the field, the more disturbing picture that arises from these testimonies reflects systematic policies that were dictated to IDF forces of all ranks and in all zones. The guiding military principle of “minimum risk to our forces, even at the cost of harming innocent civilians,” alongside efforts to deter and intimidate the Palestinians, led to massive and unprecedented harm to the population and the civilian infrastructure in the Gaza Strip. This policy was evident first and foremost during the briefings provided to the forces before entering Gaza. Many soldiers spoke of a working assumption that Palestinian residents had abandoned the neighborhoods they entered due to the IDF’s warnings, thus making anyone located in the area a legitimate target – in some cases even by direct order. This approach was evident before the ground incursion, when the neighborhoods IDF forces entered suffered heavy shelling, as part of the “softening” stage. This included, among other things, massive use of statistical weapons, like cannons and mortars, which are incapable of precise fire. They are intended for broad area offensives, through the random distribution of shells over a range that can reach up to hundreds of meters from the original target (see testimonies 1, 88, and 96). In practice, during the preliminary shelling, the army pounded populated areas throughout the Strip with artillery shells in order to scare off enemy combatants who were in the area, and at times also to urge the civilian population to flee. (…) This policy changed for various reasons, including the dwindling of the target lists, the desire to prevent Hamas from, attaining a “display of victory” ahead of the ceasefires, and the desire to attack as many targets as possible before the ceasefires went into effect. The top echelons of the IDF command determined these changes in the open-fire policy. At least in some cases, the deliberations and circumstances that led to changes in this policy were not directly related to the combat itself or to defending the troops in the field – but rather served political and diplomatic interests. Breaking the silence
This is combat in an urban area, we’re in a war zone. The saying was: ‘There’s no such thing there as a person who is uninvolved.’ In that situation, anyone there is involved. Everything is dangerous; there were no special intelligence warnings such as some person, or some white vehicle arriving… No vehicle is supposed to be there – if there is one, we shoot at it. Anything that’s not ‘sterile’ is suspect. There was an intelligence warning about animals. If a suspicious animal comes near, shoot it. In practice, we didn’t do that. We had arguments about whether or not to do it. But that was just a general instruction; in practice you learn to recognize the animals because they are the only ones wandering around. Israeli soldier
There isn’t a soul around, the streets are empty, no civilians. At no point did I see a single person who wasn’t a soldier. (…) To try and trigger a response, to deter. Our objective at that time was not to eliminate anyone we saw – our objective was to blow up the two tunnels we were sitting right on top of. We kept this line for five days and made sure no one came near. Why would anyone come near? To die? During the talk the unit commander explained that it wasn’t an act of revenge. That the houses situated on a high axis on this side of the ridge dominated the entire area between [the separation fence with] Israel and the neighborhood, and that is why they couldn’t be left standing. They also overlook the Israeli towns and allow for them to be shelled with mortars. At a certain point we understood it was a pattern: you leave a house and the house is gone – after two or three houses you figure out that there’s a pattern. The D9 (armored bulldozer)comes and flattens it. (…) Often there were reports that the tunnels (dug by Palestinian militants) were being dug inside greenhouses to camouflage them. Israeli soldier
We were staying in abandoned houses. The people’s stuff was left inside, but not things like electrical appliances. They must have taken everything – they fled. I did not see any casualties that were not clearly enemies there, because everyone was told to flee north from the very start. That’s what we knew. They left their houses closed up tight. It was clear that people had been preparing for our entry. [When we went in] we turned the houses upside down, because there was no other choice, you had to. We found weapons. Israeli soldier
They went over most of the things viewed as accomplishments. They spoke about numbers: 2,000 dead and 11,000 wounded, half a million refugees, decades worth of destruction. Harm to lots of senior Hamas members and to their homes, to their families. These were stated as accomplishments so that no one would doubt that what we did during this period was meaningful. Israeli soldier
There was this mentally handicapped girl in the neighborhood, apparently, and the fact that shots were fired near her feet only made her laugh (earlier in his testimony the soldier described a practice of shooting near
people’s feet in order to get them to distance themselves from the forces). She would keep getting closer and it was clear to everyone that she was mentally handicapped, so no one shot at her. No one knew how to deal with this situation. She wandered around the areas of the advance guard company and some other company – I assume she just wanted to return home, I assume she ran away from her parents, I don’t think they would have sent her there. It is possible that she was being taken advantage of – perhaps it was a show, I don’t know. I thought to myself that it was a show, and I admit that I really, really wanted to shoot her in the knees because I was convinced it was one. I was sure she was being sent by Hamas to test our alertness, to test our limits, to figure out how we respond to civilians. Later they also let loose a flock of sheep on us, seven or ten of whom had bombs tied to their bellies from below. I don’t know if I was right or wrong, but I was convinced that this girl was a test. Eventually, enough people fired shots near her feet for her to apparently get the message that ‘OK, maybe I shouldn’t be here,’ and she turned and walked away. The reason this happened is that earlier that day I was t know if׳I don right or wrong, but I was convinced that this girl was a test. Eventually, enough people fired shots near her feet for her to apparently get,OK׳ the message thatt be׳I shouldn maybe and she turned ׳,here and walked away. The reason this happened is that earlier that day we heard about an old man who went in the direction of a house held by a different force; [the soldiers] didn’t really know what to do so they went up to him. This guy, 70 or 80 years old, turned out to be booby-trapped from head to toe. From that moment on the protocol was very, very clear: shoot toward the feet. And if they don’t go away, shoot to kill. Israeli soldier
There was a mosque identified [as a hostile target] that we were watching over. This mosque was known to have a tunnel [opening] in it, and they thought that there were Hamas militants or something inside. We didn’t spot any in there – we didn’t detect anything, we didn’t get shot at. Nothing. They told us: “There aren’t supposed to be any civilians there. If you spot someone, shoot.” Israeli soldier
If the family had no phone and a ‘roof knocking’ was conducted, and after a few minutes no one came out, then the assumption was that there was no one there. You were working under the assumption that once a ‘roof knocking’ was conducted everyone leaves the building immediately, and if nobody leaves it means there was no one inside? People who are willing to sacrifice themselves, there’s nothing you can do. We have no way of knowing if there were people in there who decided not to get out. Israeli soldier
It’s like “Call of Duty” (a first-person shooter video game). Ninety-nine percent of the time I was inside a house, not moving around – but during the few times we passed from place to place I remember that the level of destruction looked insane to me. It looked like a movie set, it didn’t look real. Israeli soldier
We entered a neighborhood with orchards, which is the scariest. There were lots of stories going around about being surprised by tunnels or explosive devices in these orchards. When you go in you fire at lots of suspicious places. You shoot at bushes, at trees, at all sorts of houses you suddenly run into, at more trees. You fire a blast and don’t think twice about it. When we first entered [the Gaza Strip] there was this ethos about Hamas – we were certain that the moment we went in our tanks would all be up in flames. But after 48 hours during which no one shoots at you and they’re like ghosts, unseen, their presence unfelt – except once in a while the sound of one shot fired over the course of an entire day – you come to realize the situation is under control. And that’s when my difficulty there started, because the formal rules … they warned us, they told us that after a ceasefire the population might return, and then they repeated the story about the old man who asked for water (earlier in his testimony the testifier described a briefing in which an incident was described where an elderly Palestinian man asked soldiers for water and then threw grenades at the forces). Israeli soldier
We’re blowing up this house, but we can’t eat this bag of Bamba (peanut butter snacks)? Israeli soldier
I never saw anything like it, not even in Lebanon. There was destruction there, too – but never in my life did I see anything like this. When we got there, there were white flags on all the rooftops. We had been prepared for something very… For some very glorious combat, and in the end it was quiet. After three weeks in Gaza, during which you’re shooting at anything that moves – and also at what isn’t moving, crazy amounts – you aren’t anymore really … Israeli soldier
 « The rules of engagement are pretty identical: Anything inside [the Gaza Strip] is a threat, the area has to be ‘sterilized,’ empty of people – and if we don’t see someone waving a white flag, screaming ‘I give up’ or something, then he’s a threat and there’s authorization to open fire.” Haaretz
Israeli soldiers assaulted a pair of photojournalists near the West Bank town of Nabi Saleh on Friday, video footage of the incident shows. The video shows a group of soldiers accosting two photojournalists clearly marked as members of the press, shouting at them « Get out of here. » Then one of the soldiers is seen pushing one of the photographers to the ground with his helmet. After this, another soldier knocks the other photographer to the ground. The same soldier then picks up a stone and hurls it at the photographer. According to the army, the area was a closed military zone and some 70 Palestinians had assembled there and hurled stones at passing vehicles and the force itself. This demonstration is not seen in the video. (…) An Israel Defense Forces spokesman told Haaretz that « the behavior seen in the video is reprehensible and isn’t in line with the guidelines issued by the commanders in the region. The IDF guidelines allow for free press coverage in the territory under control of the Central Command in general, and specifically during demonstrations. The matter will be investigated. » In 2012, an IDF officer was filmed throwing stones and firing at Palestinians in Nabi Saleh – contrary to regulations. He was relieved of his duties and was later charged with illegal use of a fire arm. Haaretz
During Operation Cast Lead, Israeli forces killed Palestinian civilians under permissive rules of engagement and intentionally destroyed their property, say soldiers who fought in the offensive. (…) The testimonies include a description by an infantry squad leader of an incident where an IDF sharpshooter mistakenly shot a Palestinian mother and her two children. (…) Another squad leader from the same brigade told of an incident where the company commander ordered that an elderly Palestinian woman be shot and killed; she was walking on a road about 100 meters from a house the company had commandeered. Haaretz
To write ‘death to the Arabs’ on the walls, to take family pictures and spit on them, just because you can. I think this is the main thing: To understand how much the IDF has fallen in the realm of ethics, really. It’s what I’ll remember the most. IDF soldier
The IDF’s ethical problems did not start in 2009. Such discussions also followed the Six-Day War. But a reserve officer who looked at the transcript Wednesday said: « This is not the IDF we knew. »The descriptions show that Israel’s view of the enemy is becoming more extreme. The deterioration has been continuous – from the first Lebanon war to the second, from the first intifada to the second, from Operation Defensive Shield to Operation Cast Lead. Haaretz
Il n’existe plus de conflit conventionnel dont le cadre légal peut être à postériori analysé. Israël ne fait que s’adapter à une nouvelle forme de guerre totale mêlant le conflit conventionnel à la guerre au nom de l’islam : les Palestiniens entrainent des enfants soldats (filles comme garçons) au « martyr », c’est-à-dire à des actions kamikazes de civils contre des unités militaires. Des vidéos sur ces entrainements prolifèrent sur internet et sont un des moyens de propagande des mouvements palestiniens dans une surenchère djihadiste. Ne pas en tenir compte de par son positionnement politique sur le conflit israélo-palestinien serait une grave erreur; et un appui tacite au développement d’idéologie tendant à exposer les populations civiles dans des conflits armés. De ce fait, le respect du Droit est à la base vicié : toute action militaire entrainant la mort de « civil » se verra condamné par un droit n’ayant jamais envisagé l’utilisation de la population comme arme potentielle. Alors oui, brisons le silence ! Brisons le silence sur une fausse guerre au nom d’une revendication de « libération » (Gaza n’est pas occupée) mais bien sur une idéologie islamiste palestinienne basée sur la destruction définitive du peuple juif au Moyen orient : les chrétiens d’orient pourtant massivement anti-israéliens en découvrent aujourd’hui l’autre pendant. Danilette

Frappes aveugles et aléatoires sur l’ensemble des villes; centaines de kilomètres de tunnels offensifs jusqu’aux zones habitées; enlèvements et menaces d’enlèvement de soldats; militaires sans uniformes déguisés en civils; guerre de rues où tous les coups sont permis; population civile et biens de caractère civil utilisés comme boucliers humains; installations de commandements, armements ou munitions dans maisons d’habitation, écoles, lieux de culte; piégeage de maisons, animaux, vieillards, femmes, enfants ou handicapés mentaux …

Attention: un silence peut en cacher un autre !

A l’heure où nos belles âmes se félicitent de l’élimination ô combien méritée du cerveau des récents attentats de Paris

Par les drones d’un prix Nobel de la paix qui tout en se refusant à prononcer le nom même de l’ennemi en est quand même bientôt …

Dans la plus grande indifférence et femmes et enfants compris à son 2 500e carton …

Et qu’après avoir courageusement abandonné l’Afghanistan à son triste sort, l’Europe a depuis longtemps oublié ce que ses soldats ont bien pu y faire …

Qui s’étonne …

De l’étrange acharnement des mêmes belles âmes sur les prétendus crimes de guerre

D’une armée tentant de défendre ses soldats face aux pires perfidies du Hamas ?

Et qui prend la peine de se demander la raison

De la « vision israélienne » prétendument « extrême »  …

Derrière l’apparente disproportion des destructions …

 De ceux qui en avaient cyniquement transformées les cibles en objectifs militaires ?

Gaza : Brisons le silence ?
Ded Zep
Danilette
6 mai 2015

L’éthique de l’Armée Israélienne, une des plus rigoureuses, car créée et encadrée par des sociologues et des philosophes au sortir de la barbarie nazie ne serait plus ?

Israël aurait-elle surtout pensé à protéger ses propres soldats, au détriment de la population civile palestinienne, lors de la dernière guerre contre l’islamisme intégriste du Hamas ?

« Une ONG israélienne, Breaking The Silence, sur la foi d’entretiens avec une soixantaine d’anciens combattants du conflit, estime que Tsahal a infligé des ‘préjudices massifs et sans précédent’ aux civils palestiniens pendant ce conflit en tirant à l’aveugle et en négligeant ses règles d’engagement ».

Ce qu’il y a de bien en Israël, c’est la transparence politique et éthique des institutions et des corps sociaux : Tsahal n’est pas la « grande muette » française dont la guerre d’Algérie n’a pas encore révélé plus de 50 ans après tous les aspects d’une guerre forcément sale.

Mais revenons sur la guerre contre le Hamas. Il faut bien comprendre, comme nous le découvrons hélas en France, que l’ennemi est invisible et peut frapper à tout moment.

Retour sur l’escalade ayant mené à une nouvelle intervention israélienne.
1. Tout d’abord des frappes aveugles, aléatoires de missiles tirés de gaza vers les villes israéliennes. Les villes, pas des objectifs militaires.
2. Des tirs sporadiques, puis de plus en plus rapprochés, de plus en plus violents.
3. Le gouvernement israélien commence par prendre des contacts dans le monde arabe pour essayer de faire cesser ces tirs. Des réunions secrètes tripartites avec l’Égypte, mais aussi les pays du Golfe sont organisées pour « convaincre » le Hamas de ne pas s’engager dans une spirale ne pouvant déboucher sur un nouveau conflit : aucun État ne peut supporter que l’on tire délibérément sur son armée, encore moins sur sa population civile sans réagir.
4. Les négociations échouent du fait du Hamas enfermé dans une logique islamiste et des conflits d’intérêts internes à la politique palestinienne : qui sera le mouvement palestinien perçu comme le plus « dur » avec Israël.
5. Israël durcit officiellement le ton et parle de plus en plus d’une possible intervention face à ce casus-belli.
6. Le Hamas réplique en indiquant que gaza sera le tombeau des juifs, et que de nouveaux militaires seront enlevés comme Guilad Shalit (gardé comme otage par les palestiniens « pendant plus de cinq années, soustrait au monde et au droit » – Bertrand Delanoë, maire de Paris -).
7. Le Hamas réplique aussi en disant que dans cette guerre des rues, tout vivant sera un piège pour les soldats israéliens : un âne, un chien, un enfant, une femme, un vieillard seront des kamikazes, des martyrs contre les sionistes.

L’exigence du « principe de distinction » entre combattant et civil
La décision de Tsahal de minimiser au maximum les pertes humaines au niveau de ses propres hommes découle directement de ces avertissements explicites des djihadistes palestiniens.
Il y a aussi l’apprentissage des précédents engagements militaires contre les Palestiniens : ce ne sont pas des soldats identifiables par leurs uniformes contre qui les soldats israéliens ont eut à faire mais à des militaires sans uniformes déguisés en civils !
• Militaires déguisés en civils. Ce principe est dénoncé dans l’article 48 du 1er Protocole additionnel des conventions de Genève :

« En vue d’assurer le respect et la protection de la population civile et des biens de caractère civil, les Parties au conflit doivent en tout temps faire la distinction entre la population civile et les combattants ainsi qu’entre les biens de caractère civil et les objectifs militaires et, par conséquent, ne diriger leurs opérations que contre des objectifs militaires. »

• L’utilisation de ses civils comme boucliers humains par l’une des Parties est interdite.

« Aucun principe n’est plus central à la loi humanitaire en tant de guerre que l’obligation de respecter la distinction entre combattants et non-combattants. Ce principe est violé et la responsabilité pénale est donc engagée lorsque des organisations utilisent des civils comme boucliers ou manifestent une indifférence injustifiée pour la protection des non-combattants. »

• Le droit des conflits armés établit clairement qu’il est formellement interdit aux Parties d’un conflit armé d’utiliser la population civile ou des installations civiles pour protéger des infrastructures militaires. L’article 51-7 du 1er Protocole additionnel des Conventions de Genève stipule :

« La présence ou les mouvements de population civile, ou de personnes civiles, ne doivent pas être utilisés pour mettre certains points ou certaines zones à l’abri d’opérations militaires, notamment pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri d’attaques ou de couvrir, favoriser ou gêner des opérations militaires. Les Parties au conflit ne doivent pas diriger les mouvements de la population civile ou des personnes civiles ».

Les palestiniens postent leurs unités de tir de missile dans les parcs d’habitation entourés d’enfants, devants des bâtiments de l’ONU, dans des hôpitaux mettant ainsi délibérément ces lieux sous le feu de la réplique israélienne avec des dégâts permettant une guerre des images destinée à soulever l’indignation:
• dans un monde occidental peu informé, toujours prompt à condamner Israël,
• dans le monde arabe pour susciter la formation de nouveaux djihadistes contre les juifs du monde entier : Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi en sont les exemples récents revendiquant leurs actes pour « venger la mort des enfants palestiniens ».

Conflit conventionnel ou guerre au nom de l’islam ?
À ce titre il n’existe plus de conflit conventionnel dont le cadre légal peut être à postériori analysé. Israël ne fait que s’adapter à une nouvelle forme de guerre totale mêlant le conflit conventionnel à la guerre au nom de l’islam : les palestiniens entrainent des enfants soldats (filles comme garçons) au « martyr », c’est-à-dire à des actions kamikazes de civils contre des unités militaires.
Des vidéos sur ces entrainements prolifèrent sur internet et sont un des moyens de propagande des mouvements palestiniens dans une surenchère djihadiste.
Ne pas en tenir compte de par son positionnement politique sur le conflit israélo-palestinien serait une grave erreur; et un appui tacite au développement d’idéologie tendant à exposer les populations civiles dans des conflits armés.
De ce fait, le respect du Droit est à la base vicié : toute action militaire entrainant la mort de « civil » se verra condamné par un droit n’ayant jamais envisagé l’utilisation de la population comme arme potentielle.

Brisons le silence !
Alors oui, brisons le silence ! Brisons le silence sur une fausse guerre au nom d’une revendication de « libération » (Gaza n’est pas occupée) mais bien sur une idéologie islamiste palestinienne basée sur la destruction définitive du peuple juif au moyen orient : les chrétiens d’orient pourtant massivement anti-israéliens en découvrent aujourd’hui l’autre pendant.

Voir aussi:

La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le Monde

04.05.2015

Eté 2014, bande de Gaza. Un vieux Palestinien gît à terre. Il marchait non loin d’un poste de reconnaissance de l’armée israélienne. Un soldat a décidé de le viser. Il est grièvement blessé à la jambe, ne bouge plus. Est-il vivant ? Les soldats se disputent. L’un d’eux décide de mettre fin à la discussion. Il abat le vieillard.

Cette histoire, narrée par plusieurs de ses acteurs, s’inscrit dans la charge la plus dévastatrice contre l’armée israélienne depuis la guerre, lancée par ses propres soldats. L’organisation non gouvernementale Breaking the Silence (« rompre le silence »), qui regroupe des anciens combattants de Tsahal, publie, lundi 4 mai, un recueil d’entretiens accordés sous couvert d’anonymat par une soixantaine de participants à l’opération « Bordure protectrice ».

Une opération conduite entre le 8 juillet et le 26 août 2014, qui a entraîné la mort de près de 2 100 Palestiniens et 66 soldats israéliens. Israël a détruit trente-deux tunnels permettant de pénétrer clandestinement sur son territoire, puis a conclu un cessez-le-feu avec le Hamas qui ne résout rien. L’offensive a provoqué des dégâts matériels et humains sans précédent. Elle jette, selon l’ONG, « de graves doutes sur l’éthique » de Tsahal.

« Si vous repérez quelqu’un, tirez ! »

Breaking the Silence n’utilise jamais l’expression « crimes de guerre ». Mais la matière que l’organisation a collectée, recoupée, puis soumise à la censure militaire comme l’exige toute publication liée à la sécurité nationale, est impressionnante. « Ce travail soulève le soupçon dérangeant de violations des lois humanitaires, explique l’avocat Michael Sfard, qui conseille l’ONG depuis dix ans. J’espère qu’il y aura un débat, mais j’ai peur qu’on parle plus du messager que du message. Les Israéliens sont de plus en plus autocentrés et nationalistes, intolérants contre les critiques. »

Environ un quart des témoins sont des officiers. Tous les corps sont représentés. Certains étaient armes à la main, d’autres dans la chaîne de commandement. Cette diversité permet, selon l’ONG, de dessiner un tableau des « politiques systémiques » décidées par l’état-major, aussi bien lors des bombardements que des incursions au sol. Ce tableau contraste avec la doxa officielle sur la loyauté de l’armée, ses procédures strictes et les avertissements adressés aux civils, pour les inviter à fuir avant l’offensive.

« Ce travail soulève le soupçon dérangeant de violations des lois humanitaires, explique l’avocat Michael Sfard, qui conseille l’ONG Breaking the Silence. J’espère qu’il y aura un débat »
Les témoignages, eux, racontent une histoire de flou. Au nom de l’obsession du risque minimum pour les soldats, les règles d’engagement – la distinction entre ennemis combattants et civils, le principe de proportionnalité – ont été brouillées. « Les soldats ont reçu pour instructions de leurs commandants de tirer sur chaque personne identifiée dans une zone de combat, dès lors que l’hypothèse de travail était que toute personne sur le terrain était un ennemi », précise l’introduction. « On nous a dit, il n’est pas censé y avoir de civils, si vous repérez quelqu’un, tirez ! », se souvient un sergent d’infanterie, posté dans le nord.

Les instructions sont claires : le doute est un risque. Une personne observe les soldats d’une fenêtre ou d’un toit ? Cible. Elle marche dans la rue à 200 mètres de l’armée ? Cible. Elle demeure dans un immeuble dont les habitants ont été avertis ? Cible. Et quand il n’y a pas de cible, on tire des obus ou au mortier, on « stérilise », selon l’expression récurrente. Ou bien on envoie le D-9, un bulldozer blindé, pour détruire les maisons et dégager la vue.

« Le bien et le mal se mélangent »

Un soldat se souvient de deux femmes, parlant au téléphone et marchant un matin à environ 800 mètres des forces israéliennes. Des guetteuses ? Un drone les survole. Pas de certitude. Elles sont abattues, classées comme « terroristes ». Un sergent raconte le « Bonjour Al-Bourej ! », adressé un matin par son unité de tanks à ce quartier situé dans la partie centrale du territoire. Les tanks sont alignés puis, sur instruction, tirent en même temps, au hasard, pour faire sentir la présence israélienne.

Beaucoup de liberté d’appréciation était laissée aux hommes sur le terrain. Au fil des jours, « le bien et le mal se mélangent un peu (…) et ça devient un peu comme un jeu vidéo », témoigne un soldat. Mais cette latitude correspondait à un mode opérationnel. Au niveau de l’état-major, il existait selon l’ONG trois « niveaux d’activation », déterminant notamment les distances de sécurité acceptées par rapport aux civils palestiniens. Au niveau 3, des dommages collatéraux élevés sont prévus. « Plus l’opération avançait, et plus les limitations ont diminué », explique l’ONG. « Nos recherches montrent que pour l’artillerie, les distances à préserver par rapport aux civils étaient très inférieures à celles par rapport à nos soldats », souligne Yehuda Shaul, cofondateur de Breaking the Silence.

Un lieutenant d’infanterie, dans le nord de la bande de Gaza, se souvient : « Même si on n’entre pas [au sol], c’est obus, obus, obus. Une structure suspecte, une zone ouverte, une possible entrée de tunnel : feu, feu, feu. » L’officier évoque le relâchement des restrictions au fil des jours. Lorsque le 3e niveau opératoire est décidé, les forces aériennes ont le droit à un « niveau raisonnable de pertes civiles, dit-il. C’est quelque chose d’indéfinissable, qui dépend du commandant de brigade, en fonction de son humeur du moment ».

Fin 2014, le vice-procureur militaire, Eli Bar-On, recevait Le Monde pour plaider le discernement des forces armées. « On a conduit plus de 5 000 frappes aériennes pendant la campagne. Le nombre de victimes est phénoménalement bas », assurait-il. A l’en croire, chaque frappe aérienne fait l’objet d’une réflexion et d’une enquête poussée. Selon lui, « la plupart des dégâts ont été causés par le Hamas ». Le magistrat mettait en cause le mouvement islamiste pour son utilisation des bâtiments civils. « On dispose d’une carte de coordination de tous les sites sensibles, mosquées, écoles, hôpitaux, réactualisée plusieurs fois par jour. Quand on la superpose avec la carte des tirs de roquettes, on s’aperçoit qu’une partie significative a été déclenchée de ces endroits. »

Treize enquêtes pénales ouvertes

L’armée peut-elle se policer ? Le parquet général militaire (MAG) a ouvert treize enquêtes pénales, dont deux pour pillages, déjà closes car les plaignants ne se sont pas présentés. Les autres cas concernent des épisodes tristement célèbres du conflit, comme la mort de quatre enfants sur la plage de Gaza, le 16 juillet 2014. Six autres dossiers ont été renvoyés au parquet en vue de l’ouverture d’une enquête criminelle, après un processus de vérification initial.

Ces procédures internes n’inspirent guère confiance. En septembre, deux ONG israéliennes, B’Tselem et Yesh Din, ont annoncé qu’elles cessaient toute coopération avec le parquet. Les résultats des investigations antérieures les ont convaincues. Après la guerre de 2008-2009 dans la bande de Gaza (près de 1 400 Palestiniens tués), 52 enquêtes avaient été ouvertes. La sentence la plus sévère – quinze mois de prison dont la moitié avec sursis – concerna un soldat coupable du vol d’une carte de crédit. Après l’opération « Pilier de défense », en novembre 2012 (167 Palestiniens tués), une commission interne a été mise en place, mais aucune enquête ouverte. Le comportement de l’armée fut jugé « professionnel ».

Voir également:

Investigate Israel’s political leadership over civilian deaths in Gaza
Probing specific incidents of civilian fatalities in last summer’s Gaza war won’t alone contribute to uncovering the truth. An external probe must be launched that examines every level of official involved, and especially politicians.
Haaretz Editorial

May 6, 2015

“Anyone located in an IDF area, in areas the IDF took over – is not [considered] a civilian. That is the working assumption.” That statement, which appears in a report by Breaking the Silence that includes testimony from more than 60 soldiers and officers who participated in last summer’s war in the Gaza Strip, does a lot to explain the large number of civilian fatalities during Operation Protective Edge.

This statement and others like it that appear in the report also reveal the policy set by high-level officials, especially the elected politicians. This policy includes a warped interpretation of the Israel Defense Forces’ Code of Ethics – which says the state has an obligation to protect its soldiers’ lives that outweighs its obligation to protect the lives of civilians “on the other side” who aren’t involved in the fighting – and permits indiscriminate harm to civilians.

“The saying was: ‘There’s no such thing there as a person who is uninvolved,’” another testimony said, revealing a prima facie disregard for the most fundamental principle of the laws of war – the distinction between combatants and civilians. The testimony exposes a de facto policy characterized by permission to “shoot anywhere, nearly freely,” which contradicts both international law and Israeli law. The orders given under this policy ought to be considered patently illegal.

The Supreme Court’s ruling on the 1956 Kafr Qasem massacre stated that “a black flag … like a warning sign saying ‘Stop!’” flies over any order to shoot indiscriminately even at the price of killing innocents. “The illegality is glaringly apparent to the eye and infuriating to the heart, if the eye isn’t blind and the heart isn’t stony or corrupt,” the ruling said.

The Breaking the Silence report also reveals that the IDF tried to create the impression that the number of civilians killed was smaller than it really was – for instance, by classifying women who didn’t participate in the fighting but were shot to death as “terrorists.” There is also testimony about prima facie breaches of the obligation to take precautions to avoid harming civilians, as well as breaches of the prohibition on attacking a military target if disproportionate harm to civilians can be anticipated.

What is especially troubling about the report is the impression that these weren’t exceptional incidents, but settled policy. Therefore, investigating these specific incidents alone won’t contribute to uncovering the truth. An external probe must be launched that examines every level of official involved, and especially the elected politicians, because they’re the ones who bear responsibility for the policy that was implemented.

In an interview last week with Haaretz, Fatou Bensouda, prosecutor of the International Criminal Court in The Hague, said that the ICC only gets involved when a country refuses or is unwilling to conduct its own investigations. This is one investigation that Israel can and must conduct by itself.

 Voir encore:

Gaza testimonies / Diverting the debate from the real issue
A new wave of damning testimonies by IDF soldiers who fought in Gaza has unleashed a knee-jerk reaction.
Amos Harel

Jul. 16, 2009

A new wave of damning testimonies by Israel Defense Forces soldiers who took part in the recent fighting in Gaza has unleashed a knee-jerk reaction from the already sensitive Israeli public. (Leading the charge was Defense Minister Ehud Barak, who on Wednesday demanded that all criticism in military matters be directed at him, not the soldiers.)

The testimonies were released by « Breaking the Silence, » an organization of former soldiers who use personal experiences to illustrate what they perceive to be the folly of Israeli policies in the Palestinian territories. Once again, the organization has been singled out for rebuke.

The response to the testimonies was taken – admittedly very skillfully – in one very specific direction: the reliability of the witnesses and their betrayal of IDF and Israeli society as a whole.

The IDF Spokesman’s Office dismissed Breaking the Silence as a private body focused on media manipulation. Kadima MK Otniel Schneller, a resident of the Maaleh Michmas settlement, demanded the anonymous soldier witnesses identify themselves. This demand took center stage in the efforts to discredit the troops who had spoken out.

So, it was asked, why won’t Breaking the Silence give any identifying details in their accounts, tying them to a specific sector, date or unit? Who would know, reporters heard IDF officers wonder aloud, whether the testimonials were delivered by actors reading from a script?

The nay-sayers should simmer down. The men behind the testimonies are soldiers, that is certain. Three of them met with Haaretz, at the paper’s request. While there is no definite way of vouching for the credibility of their reports, it is safe to say that they did fight in Gaza and that they provided enough authentic detail to prove that they are not imposters.

The refusal to disclose their identities, especially for those witnesses still completing their mandatory military service, stems from a fear of possible retribution, both from their commanders and from their peers.

Telling their stories to outside organizations, in particular the media, is seen as tattling. It was enough for these soldiers to hear from graduates of a pre-army prep course about the onslaught they faced after previous Cast Lead testimonies – vehemently denied in the Military Advocate General’s subsequent report – to understand that their fears are not unfounded. It will be interesting to hear the full version of events once these soldiers are discharged.

On the flip side, Breaking the Silence, founded in 2004 by veterans of the second intifada, has a clear political agenda, and can no longer be classed as a « human rights organization. » Any organization whose website includes the claim by members to expose the « corruption which permeates the military system » is not a neutral observer.

The organization has a clear agenda: to expose the consequences of IDF troops serving in the West Bank and Gaza. This seems more of interest to its members than seeking justice for specific injustices. The fact that the material was published just six months after the end of the conflict will diminish its impact in the eyes of a public supportive of their troops.

But this does not mean that the documented evidence, some of which was videotaped, is fabricated. It goes without saying, however, that the vague contextual descriptions hamper the possibility that the IDF could use such testimonies in a criminal investigation.

During the conflict in Gaza earlier this year, Israel did not use even close to the amount of firepower the U.S. military unleashed on Iraq’s civilian population. The IDF, as can be concluded from the reports themselves, did not systematically kill innocent people. It did use intense fire in crowded areas and issued fairly loose rules of engagement in order to meet the unwritten goal of the operation – a minimum of IDF casualties.

Among the lower ranks of some units, this translated to a certain unraveling in the wake of eight years of Qassam rockets (a period in which, despite our celebrated policy of restraint, several thousand Palestinians were killed) and a sentiment among some soldiers that the time had come to settle the score with the Gazans.

So where can Israel draw the line between self-flagellation and introspection? A month ago, Colonel Hertzi Halevy of the IDF Paratroopers Brigade held a conference on battle values, in which all battalion and brigade commanders took part. It was an extensive and thorough discussion, which heard from legal experts, journalists, a philosophy professor and even (good heavens!) a bona fide leftwing activist.

The Paratroopers officers felt they had done nothing for which they should feel ashamed. Instead of curling up in a defensive ball, they listened to the criticism with interest, although they rejected much of it in their own detailed responses.

International criticism, including an upcoming harsh UN report, will continue regardless. We can and must lead a debate on the matter within Israeli society, instead of responding to every claim with a chorus of « The IDF is the most moral army in the world » – as if that issue had already been settled in an Olympic event in which nations’ armies compete in a moral high jump.

One would hope that the IDF as a whole can follow the Paratroopers? lead, not just in the way its soldiers behave during battle, but in how it examines itself once the battle is over.

Voir de plus:

ANALYSIS / Can Israel dismiss its own troops’ stories from Gaza?
Testimonies of IDF soldiers show that Israel’s view of the enemy is becoming more extreme.
Amos Harel

Haaretz

Mar. 19, 2009

The statements of the Israel Defense Forces soldiers from the Yitzhak Rabin preparatory course provide the first, uncensored look at what occurred in some of the combat units in Operation Cast Lead.

It seems that what soldiers have to say is actually the way things happened in the field, most of the time. And as usual, reality is completely different from the gentler version provided by the military commanders to the public and media during the operation and after.

The soldiers are not lying, for the simple reason that they have no reason to. If you read the transcript that will appear in Haaretz Friday, you will not find any judgment or boasting. This is what the soldiers, from their point of view, saw in Gaza. There is a continuity of testimony from different sectors that reflects a disturbing and depressing picture.

The IDF will do everyone, and most of all itself, a big favor if it takes these soldiers and allegations seriously and investigates itself in depth. When statements came only from Palestinian witnesses or « the hostile press, » it was possible to dismiss them as propaganda that served the enemy. But what can be done when the soldiers themselves tell the story?

It’s possible that somewhere in the stories there were a few mistakes or exaggerations, because a squad or platoon leader does not always see the entire picture. But this is evidence, first hand, of what most Israelis would prefer to repress. This is how the army carried out its war against armed terrorists, with a civilian population of a million and a half people stuck in the middle.

In response to a question from Haaretz Wednesday, Danny Zamir, the head of the preparatory course, said he had decided to publish the discussion in the newsletter only after speaking with and writing to senior IDF officers a number of times. Zamir was told by General Staff officers that the operational inquiries into the fighting in Gaza, including the ethical inquiry, were still far from completion. The officers also said they had not encountered evidence of incidents of the type the soldiers described.

If the IDF really never heard about these incidents, the reasonable assumption is that it did not want to know. The soldiers describe the reality in combat units, from the level of company commander down. In the debriefings, the participants usually include company commanders up. It seems that except for isolated incidents, the rule is « you don’t ask, we won’t tell. »

The ones who finally let the dark secrets out were the soldiers in the combat units themselves. Somewhere along the way their moral warning lights went off.

In the coming days, in an effort to rebuff the claims, we will certainly hear about those who « pulled one over » on Zamir. In 1990, as a company commander in the reserves, Zamir was tried and sentenced to prison for refusing to guard a ceremony where right-wingers brought Torah scrolls to Joseph’s Tomb in Nablus. But even though Zamir does not hide his political opinions, a reading of the transcript shows he acts out of a deep concern for the spirit of the IDF.

The IDF’s ethical problems did not start in 2009. Such discussions also followed the Six-Day War. But a reserve officer who looked at the transcript Wednesday said: « This is not the IDF we knew. »

The descriptions show that Israel’s view of the enemy is becoming more extreme. The deterioration has been continuous – from the first Lebanon war to the second, from the first intifada to the second, from Operation Defensive Shield to Operation Cast Lead.

Voir de même:

IDF in Gaza: Killing civilians, vandalism, and lax rules of engagement
Haaretz expose gathers testimony of Gaza op incidents; IDF: We’ll check info, investigate as required.
Amos Harel

Haaretz

Mar. 18, 2009

During Operation Cast Lead, Israeli forces killed Palestinian civilians under permissive rules of engagement and intentionally destroyed their property, say soldiers who fought in the offensive.

The soldiers are graduates of the Yitzhak Rabin pre-military preparatory course at Oranim Academic College in Tivon. Some of their statements made on Feb. 13 will appear Thursday and Friday in Haaretz. Dozens of graduates of the course who took part in the discussion fought in the Gaza operation.

The speakers included combat pilots and infantry soldiers. Their testimony runs counter to the Israel Defense Forces’ claims that Israeli troops observed a high level of moral behavior during the operation. The session’s transcript was published this week in the newsletter for the course’s graduates.

The testimonies include a description by an infantry squad leader of an incident where an IDF sharpshooter mistakenly shot a Palestinian mother and her two children. « There was a house with a family inside …. We put them in a room. Later we left the house and another platoon entered it, and a few days after that there was an order to release the family. They had set up positions upstairs. There was a sniper position on the roof, » the soldier said.

« The platoon commander let the family go and told them to go to the right. One mother and her two children didn’t understand and went to the left, but they forgot to tell the sharpshooter on the roof they had let them go and it was okay, and he should hold his fire and he … he did what he was supposed to, like he was following his orders. »

According to the squad leader: « The sharpshooter saw a woman and children approaching him, closer than the lines he was told no one should pass. He shot them straight away. In any case, what happened is that in the end he killed them.

« I don’t think he felt too bad about it, because after all, as far as he was concerned, he did his job according to the orders he was given. And the atmosphere in general, from what I understood from most of my men who I talked to … I don’t know how to describe it …. The lives of Palestinians, let’s say, is something very, very less important than the lives of our soldiers. So as far as they are concerned they can justify it that way, » he said.

Another squad leader from the same brigade told of an incident where the company commander ordered that an elderly Palestinian woman be shot and killed; she was walking on a road about 100 meters from a house the company had commandeered.

The squad leader said he argued with his commander over the permissive rules of engagement that allowed the clearing out of houses by shooting without warning the residents beforehand. After the orders were changed, the squad leader’s soldiers complained that « we should kill everyone there [in the center of Gaza]. Everyone there is a terrorist. »

The squad leader said: « You do not get the impression from the officers that there is any logic to it, but they won’t say anything. To write ‘death to the Arabs’ on the walls, to take family pictures and spit on them, just because you can. I think this is the main thing: To understand how much the IDF has fallen in the realm of ethics, really. It’s what I’ll remember the most. »

More soldiers’ testimonies will be published in Haaretz over the coming days.

Voir pareillement:

Israeli soldiers admit ‘shoot first’ policy in Gaza offensive

Anonymous testimonies collated by human rights group also contain allegations that Palestinians were used as human shields
Ian Black, Middle East editor
The Guardian
15 July 2009

Israeli soldiers who served in the Gaza Strip during the offensive of December and January have spoken out about being ordered to shoot without hesitation, destroying houses and mosques with a general disregard for Palestinian lives.

In testimony that will fuel international and Arab demands for war crime investigations, 30 combat soldiers report that the army’s priority was to minimise its own casualties to maintain Israeli public support for the three-week Operation Cast Lead.

One specific allegation is that Palestinians were used by the army as « human shields » despite a 2005 Israeli high court ruling outlawing the practice. « Not much was said about the issue of innocent civilians, » a soldier said. « There was no need to use weapons like mortars or phosphorous, » said another. « I have the feeling that the army was looking for the opportunity to show off its strength. »

The 54 anonymous testimonies were collated by Breaking the Silence, a group that collects information on human rights abuses by the Israeli military. Many of the soldiers are still doing their compulsory national service.

Palestinians counted 1,400 dead but Israel put the death toll at 1,166 and estimated 295 fatalities were civilians. Ten soldiers and three Israeli civilians were killed.

Israel launched the attack after the expiry of a ceasefire designed to halt rocket fire from Gaza and crush the Islamist movement Hamas, which controls the coastal strip.
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Witnesses described the destruction of hundreds of houses and many mosques without military reason, the firing of phosphorous shells into inhabited areas, the killing of innocents and the indiscriminate destruction of property.

Soldiers describe a « neighbour procedure » in which Palestinian civilians were forced to enter suspect buildings ahead of troops. They cite cases of civilians advancing in front of a soldier resting his rifle on the civilian’s shoulder.

« We did not get instructions to shoot at anything that moved, » said one soldier. « But we were generally instructed: if you feel threatened, shoot. They kept repeating to us that this is war and in war opening fire is not restricted. »

Many testimonies are in line with claims by Amnesty International and other human rights organisations that Israeli actions were indiscriminate and disproportionate.

Another soldier testified: « You feel like a stupid little kid with a magnifying glass looking at ants, burning them. A 20-year-old kid should not have to do these kinds of things to other people. »

The testimonies « expose significant gaps between the official army version of events and what really happened on the ground », Breaking the Silence said.

« This is an urgent call to Israeli society and its leaders to sober up and investigate anew the results of our actions. »

Ehud Barak, Israel’s defence minister, said: « Criticism directed at the IDF (Israel Defence Forces) by one organisation or another is inappropriate and is directed at the wrong place. The IDF is one of the most ethical armies in the world and acts in accordance with the highest moral code. »

An IDF spokesman told the Ha’aretz newspaper: « The IDF regrets the fact that a human rights organisation would again present to the country and the world a report containing anonymous, generalised testimony without checking the details or their reliability, and without giving the IDF, as a matter of minimal fairness, the opportunity to check the matters and respond to them before publication. »

An internal investigation by the Israeli military said troops fought lawfully although errors did take place, such as the deaths of 21 people in a house that had been wrongly targeted.

Voir encore:

Israeli soldiers killed unarmed civilians carrying white flags in Gaza, says report
Human Rights Watch says Israel has failed to properly investigate ‘white flag’ killings during Gaza offensive
A shell fired by the Israeli military explodes in the northern Gaza Strip
A shell fired by the Israeli military explodes in the northern Gaza Strip during the January offensive. Photograph: Bernat Armangue/AP

Peter Beaumont

The Guardian

13 August 2009

 Israeli soldiers shot dead 11 unarmed Palestinian civilians carrying white flags during Israel’s offensive in Gaza earlier this year, according to a report from Human Rights Watch, which said Israel had failed to investigate the killings adequately.

The deaths – including those of five women and four children – took place in seven separate incidents across Gaza in areas controlled by the Israeli Defence Forces (IDF), where there was no fighting and no Palestinian fighters were nearby.

Human Rights Watch, a New-York-based organisation, which published White Flag Deaths: Killings of Palestinian Civilians during Operation Cast Leadsaid it informed the Israeli military of the cases in February. But the cases were not examined in an IDF internal investigation, which concluded that they « operated in accordance with international law. » The group says at least three witnesses confirmed the details in each of the seven shootings.

Included among the cases is one first reported in detail by the Observer in Khuza’a, close to the fence surrounding Gaza. Rawiya al-Najjar, 47, was shot dead, and her relative Jasmin al-Najjar, 23, was wounded while the two women were attempting to escape an attack on the village that included the use of white phosphorus and the bulldozing of houses.

Three other incidents occurred around the northern Gaza village of al-Atatra, which had previously seen fighting between Israeli soldiers and Hamas fighters. By the time of the shootings, however, the fighting had stopped, and in each case the civilians were visible, unarmed, and displaying white flags, the report says.

In one case, the civilians were walking in a group on a street. In another, they were driving slowly on tractors and in cars, trying to leave the area with the wounded, according to the report.

« On the way we saw tanks and soldiers, » said Omar Abu Halima, 18. « When we saw them [the Israeli soldiers] they told us to stop. After we stopped they fired at us. They killed my cousin Mattar. My cousin Muhammad was wounded and later died. »

In another case – also in al-Atatra – two women holding white flags stepped out of a house that the IDF was demolishing to tell the soldiers that civilians were inside. « We opened the door and a sniper fired at us from a house, » said Zakiya al-Qanu, 55. « Ibtisam was hit and I turned to go back inside and another bullet grazed my back. Ibtisam died in the doorway. »

The Israeli military said that in some cases Hamas militants had used civilians with white flags for cover. It said yesterday the reports were based on « unreliable witnesses » whose testimony was « unproven ».

Human Rights Watch said it could find no evidence of misuse of white flags or the use of civilians as human shields in the cases detailed. « These casualties comprise a fraction of the Palestinian civilians wounded and killed, » the report says.

« But they stand out because, in each case, the victims were standing, walking or in slowly moving vehicles with other unarmed civilians, and were trying to convey their non-combatant status by waving a white flag. »

Along with the use of white phosphorus on civilian areas, the shooting of unarmed civilians has become the most controversial issue of January’s war. The report follows the publication last month of anonymous testimonies by more than two dozen soldiers who fought in Gaza, compiled by Breaking the Silence, an organisation of former Israeli servicemen, which accused the IDF of allowing an atmosphere of permissive violence against civilians.

The allegations of white flag deaths, collected by human rights groups and the media, have yet to be adequately responded to. Under the Geneva conventions, combatants are obliged to distinguish between soldiers and civilians (as well as fighters who are hors de combat) and also have a legal obligation to protect civilians. They are also required to investigate any alleged war crimes committed by their own troops.

Last month, the Israeli government released its own report defending its use of force in Gaza.

It said Israel was investigating five alleged cases in which soldiers killed civilians carrying white flags, incidents that it said resulted in 10 deaths. Two of the cases – the incident in Khuza’a and one in eastern Jabaliya – are among them.

War of words

While relations between Human Rights Watch and Israel have never been comfortable, the series of reports that HRW has released since the war in Gaza has brought both Israeli officials’ criticism of the group to a new pitch of intensity. They accuse the organisation of having an anti-Israeli bias, despite the fact that HRW has also forcefully criticised Palestinian rocket fire out of Gaza that targeted civilians. Israeli media commentators have tried to accuse the group of being part of a campaign to present Israel as « a primary perpetrator of war crimes ». More recently the group’s US and Israeli critics have suggested that a series of meetings to encourage human rights campaigning in Saudi Arabia was a fundraising trip underpinned by its record of criticising Israel, claims that the group has vigorously denied. The Israeli government spokesman Mark Regev referred to these allegations in an attempt to rebut the latest report and questioned the group’s « impartiality, professionalism and credibility ».

Voir aussi:

Israeli soldiers caught on camera pushing, throwing stone at photojournalists
‘The behavior seen in the video is reprehensible,’ an army spokesman said, ‘The matter will be investigated.’
Gili Cohen

Haaretz

Apr. 25, 2015

Israeli soldiers assaulted a pair of photojournalists near the West Bank town of Nabi Saleh on Friday, video footage of the incident shows.

The video shows a group of soldiers accosting two photojournalists clearly marked as members of the press, shouting at them « Get out of here. » Then one of the soldiers is seen pushing one of the photographers to the ground with his helmet. After this, another soldier knocks the other photographer to the ground. The same soldier then picks up a stone and hurls it at the photographer.

According to the army, the area was a closed military zone and some 70 Palestinians had assembled there and hurled stones at passing vehicles and the force itself. This demonstration is not seen in the video.

Two Palestinians were lightly wounded in the clashes. According to the demonstrators, one of the Palestinians suffered a head wound from Ruger fire, but the Israeli army said he was not wounded by a Ruger, but could not give any details on the circumstances of the man’s injury. The other wounded was hit by rubber bullets.

An Israeli soldier was also wounded by stones thrown by the demonstrators.

An Israel Defense Forces spokesman told Haaretz that « the behavior seen in the video is reprehensible and isn’t in line with the guidelines issued by the commanders in the region. The IDF guidelines allow for free press coverage in the territory under control of the Central Command in general, and specifically during demonstrations. The matter will be investigated. »

In 2012, an IDF officer was filmed throwing stones and firing at Palestinians in Nabi Saleh – contrary to regulations. He was relieved of his duties and was later charged with illegal use of a fire arm.

Video by Miki Kratsman:

Voir enfin:

Toute la vérité sur la guerre de Gaza (été 2014)
Freddy Eytan

Le CAPE

3/18/15

Le CAPE de Jérusalem – Centre des Affaires Publiques et de l’Etat (JCPA-CAPE) publie un document exclusif sur les crimes de guerre commis par le mouvement Hamas durant l’opération militaire Bordure Protectrice dans la bande de Gaza.

Ce document a été écrit par des diplomates, des experts et chercheurs, spécialistes en matière de Droit international, de Renseignement, et de stratégie concernant le Hamas.

Il présente un dossier complet, précieux et indispensable, au moment où une commission d’enquête de l’ONU s’apprête à publier des conclusions partiales et mensongères, en osant, sans scrupule, accuser Tsahal de « crimes contre l’Humanité ».

La récente démission du président de cette commission onusienne prouve justement l’absence de souci de justice et de vérité, et sa partialité en faveur de la cause palestinienne.

Cette étude offre au spécialiste comme au grand public un nouvel éclairage sur le combat inlassable que mène aujourd’hui l’Etat juif contre les mouvements terroristes palestiniens dans un contexte régional explosif face à une montée en puissance du djihad mondial, encouragé par l’Organisation de l’Etat islamique-Daesh, et avec la menace omniprésente de l’étendard chiite iranien.

Le Hamas est reconnu comme une organisation terroriste et sa charte appelle toujours à la destruction de l’Etat d’Israël.

L’Egypte, qui combat sans merci les groupes terroristes dans la péninsule du Sinaï, accuse le Hamas de participer activement aux activités terroristes sur son propre territoire, et vient de proclamer le mouvement palestinien « hors la loi », à l’instar de la confrérie des Frères musulmans.

Ce document analyse avec acuité les étapes qui ont abouti au déclenchement de la guerre, et le refus catégorique du Hamas d’accepter les différentes trêves proposées par l’Egypte.

Il explique la complexité du combat mené par un Etat démocratique contre une organisation terroriste dont les chefs n’ont aucun souci de leur propre population. D’une indifférence mortelle et capables des pires lâchetés, les dirigeants du Hamas se cachent systématiquement derrière des boucliers humains dans des hôpitaux, des écoles, des mosquées.

Cette étude révèle la politisation des organismes onusiens, notamment la connivence de l’UNRWA avec le mouvement palestinien. Elle dévoile le réseau des tunnels d’attaque et surtout les efforts de l’Etat d’Israël pour respecter les lois internationales et enquêter lui-même sur les bavures et les défaillances.

Au moment où les Palestiniens lancent une campagne de délégitimation de l’Etat juif, tout en désirant créer leur propre Etat unilatéralement, sans négociation préalable, nous devrions focaliser l’attention des chancelleries et de l’opinion internationale sur les réalités du terrain et révéler au grand jour toute la vérité sur la dernière guerre de Gaza.

Voir l’étude du JCPA-CAPE de Jérusalem “Toute la vérité sur la guerre de Gaza” avec ses illustrations.

Voir l’intégralité du document en anglais.

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