Centenaire du génocide arménien: A quand un Yad Vashem palestinien ? (US Nabka Memorial Museum: It’s genocide envy, stupid !)

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Vous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Deutéronome 10: 19
Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom (…) qui ne seront pas effacés. Esaïe 56: 5
Requiem pour six millions d’âmes Qui n’ont pas leur mausolée de marbre Et qui malgré le sable infâme Ont fait pousser six millions d’arbres … Salvatore Adamo (Inch’ Allah, version 1967)
Requiem pour LES millions d’âmes de ces enfants, ces femmes, ces hommes, tombés DES DEUX CÔTÉS du drame… Assez de sang, Salam, Shalom… Salvatore Adamo (Inch’ Allah, version 1993)
Aujourd’hui, les gens redécouvrent les chansons des années soixante où on pouvait afficher de bons sentiments, sans engendrer l’ironie. Ce qui n’empêchait pas de chanter des choses plus graves. Je pense à Inch’Allah, que j’ai écrite en octobre 1966. C’était bien la preuve qu’on pouvait être fleur bleue et s’intéresser aux malheurs du monde. Cette chanson, je n’ai pas eu l’occasion de l’enlever de mon répertoire, parce qu’elle est toujours d’actualité. À tel point que j’ai dû la nuancer au gré des quelques espoirs de paix. J’ai changé quelques strophes, mais je me suis rendu compte que je n’allais pas jusqu’au bout du message. J’ai ainsi réécrit une autre chanson dans l’album Zanzibar sur le problème du Moyen-Orient, Mon douloureux Orient, où je fais allusion à la souffrance du côté palestinien. Une chanson qui dit : quelles qu’aient été les raisons de cette haine ancestrale, il faut l’oublier pour vivre l’un à côté de l’autre. Salvatore Adamo
Au sommet de sa gloire avec huit chansons au hit-parade en un an, Salvatore Adamo ne s’arrête pas là et continu de travailler. Préoccupé par les problèmes du monde, il écrit et enregistre Inch’Allah. Elle lui a été inspirée par sa vision d’une Jérusalem meurtrie par la guerre des six jours. A sa sortie, en 1967, la plupart des pays arabes condamnent cette chanson à connotation pro-israélienne, et la censure pendant dix ans. En dépit d’un titre et d’un refrain arabo-musulman, cette chanson, à tous point exceptionnelle, racontait Israël et Jérusalem, tels qu’ils pouvaient alors apparaître à un jeune visiteur européen : un pays fragilisé par la guerre. Une ville divisée entre l’Ancien et le Nouveau Testament.  On ne saurait exagérer l’impact que cette chanson eut sur les esprits, en France, et dans le monde en général. Si les opinions publiques européennes furent massivement du côté d’Israël quelques mois plus tard, pendant la guerre de juin 1967, cela fut en partie à cause d’elle. Et les juifs de France mêlèrent spontanément, au lendemain de l’épreuve et de la victoire, les paroles si vraies d’Adamo avec un nouveau refrain qui venait cette fois d’Israël et qu’une toute petite jeune fille, Shuli Nathan, chantait en hébreu : Yerushalayyim shel Zahav, Jérusalem, la Ville d’Or…  Sixties story
Sa chanson Inch’Allah, écrite avant la Guerre des Six-Jours, est interdite dans la plupart des pays arabes, car elle associe un texte pro-israélien à une mélopée et un titre arabo-musulman. L’artiste affirme que sa chanson est une chanson de paix, et veut le prouver en en publiant, en 1993, un texte modifié, dans laquelle les références négatives, aux ennemis d’Israël sont estompées. La strophe conclusive, qui était un « requiem pour six millions d’âmes (…) qui malgré le sable infâme, ont fait pousser six millions d’arbres », devient un « requiem aux millions d’âmes (…) tombées des deux côtés du drame. Assez de sang. Salam, Shalom ». Wikipedia
Au cours de la « Grande soirée du Télévie 2015 », le chanteur-vedette Salvatore Adamo (71 ans) a interprété, en duo avec Julie Zenatti, sa célèbre chanson « Inch’Allah », dans la version revue et corrigée par ses soins en 1993 pour la rendre plus géopolitiquement correcte. Cette ré-audition m’a rappelé la mise au point sévère que j’avais publiée, en avril 2008, sur un site juif. J’y donnais suite à l’interpellation d’un internaute qui rappelait amèrement que le chanteur avait rédigé, en 1993, une deuxième version de son ‘tube’, expurgée du parti pris pro-israélien que lui reprochaient ses détracteurs (…) « Cette chanson, je n’ai pas eu l’occasion de l’enlever de mon répertoire, parce qu’elle est toujours d’actualité… j’ai dû la nuancer… ». Qu’avons-nous besoin d’un autre aveu. Le message du boycott arabe, vous l’avez reçu 5 sur 5, Monsieur Adamo. Personnellement, j’eusse préféré que vous supprimiez carrément cette chanson de votre répertoire, plutôt que de vous voir la profaner de votre propre initiative. D’autant que le résultat, permettez-moi de vous le dire, sent le labeur et non l’inspiration, et en tout cas, pas la sincérité. (…) Monsieur Salvatore Adamo s’est fait, de longue date, une réputation de « gentil garçon ». Ses manières gauches et timides (spontanées ou étudiées? nul ne le sait…), sa simplicité, sa discrétion, sa pudeur et sa modestie (même remarque), ont fait de lui une star très populaire. Et chacun sait que les stars font souvent la pluie et le beau temps en matière d’opinion. Alors, malheur à celui ou celle (personne privée, institution ou nation), que la vedette fustige, ou simplement à qui il fait les gros yeux ! Malheur, donc, à Israël, qui a eu la malchance de se voir supplanté, dans l’estime d’Adamo, par les « gentils » Palestiniens. Du coup, oubliés, les enfants d’Israël qui tremblent, disparu, le Requiem, éludés, les Six Millions de Juifs, submergés, les mausolées de marbre, passés sous silence, les Six Millions d’arbres… Menahem Macina
Mahomet s’est établi en tuant ; Jésus-Christ en faisant tuer les siens. Mahomet en défendant de lire; Jésus-Christ en ordonnant de lire. Enfin cela est si contraire, que si Mahomet a pris la voie de réussir humainement, Jésus-Christ a pris celle de périr humainement. Et au lieu de conclure, que puisque Mahomet a réussi, Jésus-Christ a bien pu réussir ; il faut dire, que puisque Mahomet a réussi, le Christianisme devait périr, s’il n’eût été soutenu par une force toute divine. Pascal
Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude.  G.K. Chesterton
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
Le point intéressant est l’attitude des Palestiniens. Il me semble que ceux-ci sont attirés par deux attitudes extrêmes: l’une est la négation pure et simple de la Shoah, dont il y a divers exemples dans la littérature palestinienne ; l’autre est l’identification de leur propre destin à celui du peuple juif. Tout le monde a pu remarquer, par exemple, que la Déclaration d’indépendance des Palestiniens en novembre 1988 était calquée sur la Déclaration d’indépendance d’Israël en 1948. C’est dans cet esprit qu’il arrive aux dirigeants palestiniens de dire que la Shoah, ils savent ce que c’est, puisque c’est ce qu’ils subissent au quotidien. J’ai entendu M. Arafat dire cela, en 1989, à un groupe d’intellectuels, dont je faisais partie. Pierre Vidal-Naquet

Pierre Vidal-NaquetImaginons deux enfants dans une pièce pleine de jouets identiques. Le premier prend un jouet, mais il ne semble pas fort intéressé par l’objet. Le second l’observe et essaie d’arracher le jouet à son petit camarade. Celui-là n’était pas fort captivé par la babiole, mais – soudain – parce que l’autre est intéressé cela change et il ne veut plus le lâcher. Des larmes, des frustrations et de la violence s’ensuivent. Dans un laps de temps très court un objet pour lequel aucun des deux n’avait un intérêt particulier est devenu l’enjeu d’une rivalité obstinée. René Girard

On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…)  Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…)  Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de  » greffe » du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci . (…) Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial (…) La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard
L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition. Shmuel Trigano
En 1453, immédiatement après la prise de Constantinople, la basilique fut convertie en mosquée, conservant le même nom, Ayasofya, comme symbole de la conquête. À cette époque, le bâtiment était très délabré : plusieurs de ses portes ne tenaient plus. (…) Le sultan Mehmed II ordonna le nettoyage immédiat de l’église et sa conversion en une mosquée. Contrairement aux autres mosaïques et peintures murales des églises de la ville, la mosaïque de Marie dans l’abside de Sainte-Sophie ne fut pas, pour des raisons obscures, recouverte de lait de chaux par ordre de Mehmed II[. Pendant cent ans, elle fut couverte d’un voile puis eut le même traitement que les autres. Wikipedia
En 2004, la Commission islamique d’Espagne, soutenue par le parti socialiste espagnol, réclame officiellement au Vatican le droit pour les musulmans de prier au sein de la mosquée-cathédrale. Le Saint-Siège oppose un refus catégorique. En 2006, l’archevêque de Cordoue ne change pas de position. Il assure que «l’utilisation partagée de la cathédrale par les catholiques et par les musulmans ne contribuerait en rien à la coexistence pacifique des différentes confessions religieuses». En octobre 2007, c’est la Ligue arabe qui revendique ce droit à la conférence de l’OSCE, avant que la Commission Islamique d’Espagne n’appelle en novembre 2008, l’UNESCO à se prononcer, toujours sans succès. Le Figaro (29.04.10)
Des responsables de l’Eglise grecque orthodoxe qui essaient de reconstruire la seule église détruite dans les attentats du 11/9 ont exprimé leur consternation cette semaine en apprenant par Fox News que des officiels du gouvernement avait enterré un projet de reconstruire l’église un peu plus loin. Fox News
Personne n’a rien contre les centres culturels japonais, mais en construire un à Pearl Harbor serait une offense. (…) Le lieu choisi a son importance. (…) Pas de passerelle pour les touristes au-dessus de Gettysburg, pas de couvent à Auschwitz – et pas de mosquée à Ground Zero. Charles Krauthammer
Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les “Palestiniens”, les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité “palestinienne”. L’existence d’une identité “palestinienne” distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état “palestinien” est un nouvel outil dans la bataille continue contre Israël et pour l’unité arabe. Zuheir Muhsin (interview au Pakistan, 2006?)
Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un État palestinien n’est qu’un moyen pour continuer la lutte contre l’Etat d’Israël afin de créer l’unité arabe. En réalité, aujourd’hui, il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais. C’est uniquement pour des raisons politiques et tactiques, que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, étant donné que les intérêts arabes demandent que nous établissions l’existence d’un peuple palestinien distinct, afin d’opposer le sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie qui est un Etat souverain avec des frontières bien définies, ne peut pas présenter de demande sur Haifa et Jaffa, tandis qu’en tant que palestinien, je peux sans aucun doute réclamer Haifa, Jaffa, Beersheba et Jérusalem. Toutefois, le moment où nous réclamerons notre droit sur l’ensemble de la Palestine, nous n’attendrons pas même une minute pour unir la Palestine à la Jordanie.  Zahir Muhsein (membre du comité exécutif de l’OLP, proche de la Syrie, « Trouw », 31.03. 77)
Il n’y a pas de preuve tangible qu’il y ait la moindre trace ou le moindre vestige juif que ce soit dans la vieille ville de Jérusalem ou dans le voisinage immédiat. Communiqué du ministère palestinien de l’Information (10 décembre 1997)
Abraham n’était pas juif, pas plus que c’était un Hébreu, mais il était tout simplement irakien. Les Juifs n’ont aucun droit de prétendre disposer d’une synagogue dans la tombe des patriarches à Hébron, lieu où est inhumé Abraham. Le bâtiment tout entier devrait être une mosquée. Yasser Arafat (Jerusalem Report, 26 décembre 1996)
[La Shoah] est un mensonge des Sionistes concernant de soi-disant massacres perpétrés contre les Juifs. Al Hayat Al Jadeeda ( journal de l’Autorité palestinienne, 3 septembre 1997)
[Notre but est] d’éliminer l’Etat d’Israël et d’établir un Etat qui soit entièrement palestinien. Yasser Arafat (session privée avec des diplomates arabes en Europe, 30 janvier 1996)
La lutte contre l’ennemi sioniste n’est pas une question de frontières, mais touche à l’existence même de l’entité sioniste. Bassam-abou-Sharif (porte-parole de l’OLP, Kuwait News Agency – Agence de presse koweïtienne, 31 mai 1996)
A document found in the Cairo Geniza describes the way in which Umar I brought a group of Jews to the site of the Temple in order to clean it. The Jewish elders were asked to identify the stone known as the Foundation Stone. When it was found and identified, Umar ordered « a sanctuary to be built and a dome to be erected over the stone and overlaid with gold. » As a reward, Umar permitted the Jews to return to Jerusalem and establish the Jewish Quarter. Reuven Hammer
Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme du Rocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia 
Je n’arrive pas à imaginer que les musulmans veuillent réellement une mosquée à cet endroit particulier, parce que ce deviendra une arène pour les promoteurs de la haine et un monument à ceux qui ont commis ce crime. D’ailleurs, il n’y a pas de fidèles musulmans dans le quartier qui aient besoin d’un lieu de culte parce que c’est une zone commerciale. (…) Ce que les Américains n’arrivent pas à comprendre, c’est que la bataille contre les terroristes du 11/9 n’est pas leur bataille. C’est une bataille de musulmans – une bataille dont les flammes continuent à faire rage dans plus de 20 pays musulmans… Je ne pense pas que la majorité des musulmans veuillent bâtir un monument ou un lieu de culte qui demain peut devenir source de fierté pour les terroristes et leurs disciples musulmans, ni qu’ils veulent une mosquée qui deviendra un lieu de pèlerinage pour ceux qui haïssent l’islam… Ceci a déjà commencé à se produire: ils prétendent qu’une mosquée va être construite au-dessus des cadavres des 3 000 Américains qui furent enterrés vivants par des personnes criant Allah akbar’  – le même appel qu’on entendra dans la mosquée… Abd Al-Rahman Al-Rashed (PDG d’Al-Arabiya)
Je n’aimerais pas entendre Obama dire quelque chose comme ça, et je ne m’y attends pas de toute façon. Pour la Turquie, la position américaine est très claire, elle est contre » la reconnaissance du génocide. (…) Tout au long de ces six années depuis qu’il est président, nous avons longuement parlé de cette question et convenu qu’elle devait être laissée aux historiens, pas aux dirigeants politiques (…) Ils vont parler, parler et insulter la Turquie. Nous serons à Canakkale ce jour-là, mais l’Arménie n’est pas à notre programme. Recep Tayyip Erdogan (conférence de presse avec le président irakien Fouad Massoum, 2015)
Khamenei.ir @khamenei_ir  This barbaric, wolflike & infanticidal regime of which spares no crime has no cure but to be annihilated. 7/23/14 1:15 PM – 8 Nov 2014
Nous soutenons la Turquie contre la campagne de propagande à laquelle elle fait face au sujet du prétendu génocide arménien. Ismail Haniyeh (chef du Hamas, 24.04.15)
This year we mark the centennial of the Meds Yeghern, the first mass atrocity of the 20th Century.  Beginning in 1915, the Armenian people of the Ottoman Empire were deported, massacred, and marched to their deaths.  Their culture and heritage in their ancient homeland were erased. Amid horrific violence that saw suffering on all sides, one and a half million Armenians perished.  As the horrors of 1915 unfolded, U.S. Ambassador Henry Morgenthau, Sr. sounded the alarm inside the U.S. government and confronted Ottoman leaders.  Because of efforts like his, the truth of the Meds Yeghern emerged and came to influence the later work of human rights champions like Raphael Lemkin, who helped bring about the first United Nations human rights treaty.  Against this backdrop of terrible carnage, the American and Armenian peoples came together in a bond of common humanity.   Ordinary American citizens raised millions of dollars to support suffering Armenian children, and the U.S. Congress chartered the Near East Relief organization, a pioneer in the field of international humanitarian relief. Thousands of Armenian refugees began new lives in the United States, where they formed a strong and vibrant community and became pillars of American society.  Rising to great distinction as businesspeople, doctors, scholars, artists, and athletes, they made immeasurable contributions to their new home. This centennial is a solemn moment.  It calls on us to reflect on the importance of historical remembrance, and the difficult but necessary work of reckoning with the past.  I have consistently stated my own view of what occurred in 1915, and my view has not changed.  A full, frank, and just acknowledgement of the facts is in all our interests.  Peoples and nations grow stronger, and build a foundation for a more just and tolerant future, by acknowledging and reckoning with painful elements of the past.  We welcome the expression of views by Pope Francis, Turkish and Armenian historians, and the many others who have sought to shed light on this dark chapter of history.  On this solemn centennial, we stand with the Armenian people in remembering that which was lost.  We pledge that those who suffered will not be forgotten.  And we commit ourselves to learn from this painful legacy, so that future generations may not repeat it. Statement by the President on Armenian Remembrance Day
Nassar, a former Arab American Institute intern, grew up near the outskirts of Bethlehem under the Israeli occupation with the constant threat of displacement from his family’s historic land. Despite his circumstances, he always wanted to be a peace builder and came to embrace non-violent methods to protest the Israeli occupation of Palestine. Nassar recounts the first hand impact of the Nakba (“catastrophe” in Arabic, referring to the 1948 war) in the refugee camp near his home which he frequently visited. “I saw what it was like to be a refugee and what I saw was that the Nakba did not just happen in 1948, but is happening today.” When Nassar met Sam Feigenbaum, an American Jew, at the Tent of Nations farm in Palestine his ambition to open the Nakba museum became a reality. (…) After discussing ideas and strategies they realized that they could make their idea a digital project. Nassar would help gather the stories and artwork for the museum and Feigenbaum would do the graphic design and post the content on the newly fashioned website. They hope that the museum will serve as a safe space to start deep conversations about the impact the Nakba has had on millions of people. Nassar and Feigenbaum plan to move the museum to a permanent space in the future, and they’ve set up an IndieGoGo campaign to support their vision. The opening exhibit will be hosted on June 12-27th at the Festival Center in Washington, D.C. The opening exhibit will feature photos and prints of the Nakba as well as video interviews with refugees. Arab American institute
For the sake of clarity and decency, one must delineate between (a) genocides (documented attempts to wipe off a race or a nation); (b) non-genocidal mass murders; (c) enslavement of large numbers of people; (d) planned dispossession and expulsion of large numbers of people; and (e) secondary effects of wars and other crises. In that order. The Holocaust qualifies under point (a). So does the starvation program against the Hereros (in German Southwest Africa shortly before WW1), and the further genocidal operations against the Armenians, the Iraqi Chaldeans, the black minority in the Dominican Republic, the Roma/Sinti in Europe, and the Tutsis in Rwanda. The « Nakba » does not compare to most other collective tragedies in the last century. The Soviet, Red Chinese, and Khmer Rouge domestic massacres qualify under point (b), as well as the Nazi treatment of European nations (like the Poles), the Japanese atrocities in China, and many further ethnic and religious massacres in the Balkans, South Asia, and Africa. The African slave trade and the slavery regimes in both Islamic countries and the Christian colonies in the Americas and elsewhere qualify under point (c). So do massive slave work programs in the Soviet Union, in Nazi Germany, in Maoist China, and in present-day North Korea. Qualifying under point (d): The U.S. treatment of many Native Americans in the 19th century; the French treatment of Kabyles in Algeria in 1871; the alternate expulsion of Turks, Greeks, and Turks again between 1912 and 1923; the expulsion of Poles and French from areas slated for German colonization during WW2; the expulsion of ethnic Germans from East Prussia, Transoderian Germany, and Czechoslovakia in 1945; the mass anti-Christian pogroms in Turkey in 1955; the expulsion of Christians and Jews from Arab or Islamic countries from 1956 on (Egypt, North Africa, the Middle East); and the expulsion of ethnic Greeks from Northern Cyprus. UNRWA has evolved from a temporary relief and works program into a broad social welfare organization. The Nakba should be chiefly considered under point (e): the mass flight of Arab Palestinians was a collateral outcome of the first Arab-Israeli war, which was initiated by the Arab Palestinian leadership of the day and six Arab nations. Even so, Arab Palestinian refugees, while often unwelcome in neighboring Arab countries, were given a privileged status by the United Nations and have been able to retain it on a hereditary basis to this day. As an average, UNRWA — the United Nations agency that deals exclusively with Palestinian refugees — has been getting one third of the global United Nations budget for refugees over a period of almost seventy years. It is noteworthy that most Muslim victims come also under point (e), whereas Muslim powers acted criminally in many instances under points (a), (c) and (d). Likewise, it should be stressed that throughout the 1915-2015 period, Christians have been the largest victim group in the Middle East under points (a), (d) and (e), followed by Jews under points (d) and (e). Again, comparison of the Nakba with the Holocaust or with much of the above criminality of the past 100 years is parody rooted in anti-Israeli sentiment. Michel Gurfinkiel

Bible falsifiée, mosquées-coucou sur l’esplanade du Temple, « Palestine » terre du « peuple palestinien », « diaspora », contre-sionisme, « exode », « exil », « droit du retour »,   Jésus « premier résistant palestinien qui voulait chasser l’occupant » , « Jérusalem perle du monde arabe et « sommet de toutes ses joies », Gaza « camp de concentration à ciel ouvert », « génocide de Gaza »,  « Jour de la Nakba » avec minute de silence et sirènes …

A quand un Yad Vashem palestinien ?

En ces temps d’idées chrétiennes devenues folles

Où, lieux de culte et génocide compris, chacun revendique son droit à la victimisation …

En ce lendemain du centenaire du génocide des chrétiens turcs dit génocide arménien …

Où, fidèle à lui-même après Auschwitz et Paris, le Golfeur en chef de la Maison Blanche a à nouveau brillé par son absence et sa casuistique

Et où, sentant le vent tourner, même nos chanteurs « fleur bleue » recyclent leurs vieux tubes à la sauce géopolitiquement correcte …

Alors qu’à Gallipoli aux côtés du Négationniste en chef d’Ankara, le prince Charles et les premiers ministres australien, néo-zélandais et irlandais se prêtaient à la pire des mascarades …

Pendant que sur les lieux mêmes du génocide des chrétiens de l’Empire ottoman ou sur les plages ou au large des côtes libyennes et à coup de sacrifices humains aux couteau de boucher ou au vieux rafiot pourri abandonné en pleine mer, nos amis musulmans s’évertuent et se tuent littéralement à nous ouvrir les yeux sur la réalité de la Religion de paix …

Et qu’entre Téhéran et Washington, on prépare l’Arme de la Solution finale …

Comment ne pas voir …

Avec le projet, comme le rappelle Michel Gurfinkiel, d’un Holocaust Memorial Museum palestinien (pardon: un « Nabka Memorial Museum » !) à Washington …

Le véritable moteur de toute l’entreprise de désinformation palestinienne en particulier et de l’islam en général …

A savoir la concurrence victimaire et la bonne vieille rivalité mimétique ?

1915-2015 : A Century Of Barbarity
In the Middle East, the main victims were Christians and Jews.
Michel Gurfinkiel
PJMedia
April 24 2015

Bshara Nassar – a self-described « peacebuilder and social entrepreneur, a graduate of Bethlehem University, Palestine », with « a master’s degree in Conflict Transformation from Eastern Mennonite University » – leads a campaign for a « Nakba Museum Project of Memory and Hope » in order to « bring the Palestinian refugee story to Washington, DC ».

The campaign, supported by Nonviolence International With Nakba Museum and Indiegogo, a crowd-funding organization, was launched in 2014 and seems to enjoy

Crime, including political crime and politically or militarily motivated mass murder, is usually a mean to achieve some higher purpose or to bring about some practical benefit. For instance, the Ottoman rationale in 1915 was to « remove » the Armenian minority from Turkish Anatolia, in order to prevent a pro-Russian Armenian uprising and to achieve geostrategic cohesion. They had no further « racial » or metaphysical concern : the few Armenians who converted to islam were spared ; many Armenian orphans were adopted by Turkish families and raised as Turks.

As far as the Holocaust was concerned, however, crime was an end unto itself. No Jew, under the Nazi genocidal project, was allowed to survive, neither by renouncing Judaism nor even as a pariah or a slave ; and in fact, very few Jews, in the Nazi-controled areas, managed to survive. Moreover, the annihilation of the Jews was to take precedence over Germany’s strategic considerations, and did actually divert and waste throughout WW2 crucial resources in manpower, energy and transportation needed by German forces. Finally, the Jews were not just to be murdered : they had to be murdered in the most gruesome and sadistic way, not just with physical crualty but with moral or mental cruelty as well.

This is why the memory of the Holocaust – and knowledge of the Holocaust – is so important today ; why so many nations, including present day Germany, devote so much attention to it ; and why there is an U. S. Holocaust Memorial Museum. The more one remembers such an ultimate tragedy and crime,  the more one remembers – and understands – other tragedies and other crimes.

Pope Francis rightly marked, on April 12, the one hundredth anniversary of the Armenian genocide. So did, on April 15, the European Parliament.  The Armenian tragedy was however almost forgotten or ignored for decades, even among European Christians : it took the new context shaped by the Holocaust memorial effort to bring it back to full exposure. In fact, Holocaust Memorial Museums all over the world tend by now to educate the public about all genocides. An exhibition about the Armenians was just inaugurated at the French National Shoah Museum in Paris.

Indeed, Arab Palestinians underwent tremendous ordeals in the 20th century. Still, the Nakba was not the Holocaust. It does not even compare to most other collective tragedies in the 20th and early 21st centuries.

For the sake of clarity and decency, one must delineate between : (a) genocides (documented attempts to wipe off a race or a nation) ; (b) non-genocidal mass murders ; (c) enslavement of large numbers of people ; (d) planned dispossession and expulsion of large numbers of people ; (e) secondary effects of wars and other crisis. In that order.

The Holocaust qualifies under point (a). So do the starvation program against the Hereros (in German South West Africa shortly before WW1), and the further genocidal operations against the Armenians, the Iraqi Chaldeans, the Black minority in the Dominican Republic, the Roma/Sinti in Europe, the Tutsis in Rwanda.

The Soviet, Red Chinese and Khmer Rouge domestic massacres qualify under point (b), as well as the Nazi treatment of « inferior » European nations (like the Poles), the Japanese atrocities in China, and many further ethnic and religious massacres in the Balkans, South Asia and Africa.

The African trade slave and the slavery regimes in both the Islamic countries and the Christian colonies in the Americas and elsewhere qualify under point (c). So do massive slave work programs in the Soviet Union, in Nazi Germany, in Maoist China and in present day North Korea.

The US treatment of many Native Americans in the 19th century, the French treatment of Kabyles in Algeria in 1871, the alternate expulsion of Turks, Greeks and Turks again between 1912 and 1923, the expulsion of Poles and French from areas slated for German colonization during WW2, the expulsion of ethnic Germans from East Prussia, Transoderian Germany and Czechoslovakia in 1945, the mass anti-Christian pogroms in Turkey in 1955, the expulsion of Christians and Jews from Arab or Islamic countries from 1956 on (Egypt, North Africa, the Middle East), the expulsion of ethnic Greeks from Northern Cyprus, qualify under point (d).

The Nakba should be chiefly considered under point (e) : the mass flight of Arab Palestinians was a collateral outcome of the first Arab-Israeli war, which was initiated by the Arab Palestinian leadership of the day and six Arab nations. Even so, Arab Palestinian refugees, while often unwelcome in neighboring Arab countries, were given a privileged status by the United Nations and have been able to retain it on an hereditary basis to this day. As an average, UNRWA, the United Nations agency that deals exclusively with Palestinian refugees, has been getting one third of the global United Nations budgets for refugees over a period of almost seventy years.

It is noteworthy that most Muslim victims come also under point (e), whereas Muslim powers acted criminally in many instances under points (a), (c) and (d). Likewise, it should be stressed that, throughout the 1915-2015 period, Christians have been the largest victim group in the Middle East under points (a), (d) and (e), followed by Jews under points (d) and (e).

© Michel Gurfinkiel & PJMedia, 2015

Michel Gurfinkiel is the Founder and President of the Jean-Jacques Rousseau Institute, a conservative think-thank in France, and a Shillman/Ginsburg Fellow at Middle East Forum.

Voir aussi:

Nakba Museum: Of Memory and Hope

Shadi Matar

Arab American institute

February 20, 2015

In 2011, Bshara Nassar participated in a New Story Leadership program that brought together young Israelis and Palestinians in a powerful learning experience. The program took 10 participants to the United States Holocaust Memorial Museum which certainly seemed like an appropriate site for reflection. However, he realized that there was not a museum dedicated to showing the suffering of the Palestinian people. Although the program aspired to fairly expose participants to the historical underpinnings of the Israeli and Palestinian narratives on modern history and conflict, Nassar realized that it was missing a key element of the Palestinian experience – which inspired him to launch the Nakba Museum, which is live online and will open its first physical exhibit in Washington, D.C. this June.

Nassar, a former Arab American Institute intern, grew up near the outskirts of Bethlehem under the Israeli occupation with the constant threat of displacement from his family’s historic land. Despite his circumstances, he always wanted to be a peace builder and came to embrace non-violent methods to protest the Israeli occupation of Palestine. Nassar recounts the first hand impact of the Nakba (“catastrophe” in Arabic, referring to the 1948 war) in the refugee camp near his home which he frequently visited. “I saw what it was like to be a refugee and what I saw was that the Nakba did not just happen in 1948, but is happening today.”

When Nassar met Sam Feigenbaum, an American Jew, at the Tent of Nations farm in Palestine his ambition to open the Nakba museum became a reality. Both Nassar and Feigenbaum studied conflict resolution and whole heartedly endorse the motto made famous by Nassar’s family farm, “We refuse to be enemies,” and have made it their mission to share stories of the Nakba that have been silenced. Both Nassar and Feigenbaum are not interested in creating competing narratives, but they both hope that this museum will focus on the human suffering caused by the events of 1948. Nassar commented that “There is no political agenda here, we just want to tell the story”.

After discussing ideas and strategies they realized that they could make their idea a digital project. Nassar would help gather the stories and artwork for the museum and Feigenbaum would do the graphic design and post the content on the newly fashioned website. They hope that the museum will serve as a safe space to start deep conversations about the impact the Nakba has had on millions of people. Nassar and Feigenbaum plan to move the museum to a permanent space in the future, and they’ve set up an IndieGoGo campaign to support their vision.

The opening exhibit will be hosted on June 12-27th at the Festival Center in Washington, D.C. The opening exhibit will feature photos and prints of the Nakba as well as video interviews with refugees.

Voir par ailleurs:

Adamo recycle «Inch’Allah»
Menahem Macina

28 avril 2015

Au cours de la « Grande soirée du Télévie 2015 », Le chanteur-vedette Salvatore Adamo (71 ans) a interprété, en duo avec Julie Zenatti, sa célèbre chanson « Inch’Allah », dans la version revue et corrigée par ses soins en 1993 pour la rendre plus géopolitiquement correcte.

Cette ré-audition m’a rappelé la mise au point sévère que j’avais publiée, en avril 2008, sur un site juif. J’y donnais suite à l’interpellation d’un internaute qui rappelait amèrement que le chanteur avait rédigé, en 1993, une deuxième version de son ‘tube’, expurgée du parti pris pro-israélien que lui reprochaient ses détracteurs [1].

Deux explications principales de ce revirement ont été données par les critiques. La plus positive (c’est la version du chanteur lui-même), les accords d’Oslo avaient changé la donne ; l’espoir d’une paix prochaine et donc de la cessation du conflit palestino-israélien méritait une illustration poétique, et plutôt que d’écrire une nouvelle chanson sur ce thème, pourquoi ne pas transformer l’originale par quelques touches littéraires bien venues?

Les tenants de l’explication négative, eux, ricanaient en faisant remarquer que, sur le plan de l’image de marque du chanteur et du marketing de son ‘tube’, c’était une bonne affaire, puisque – ô miracle ! – après ce rafistolage, « Inch’Allah » devenait arabo-correcte et valait à la vedette des concerts dans tout le Proche-Orient (à l’exception du Liban).

Je donnerai mon avis sur la question dans la dernière partie du présent billet. En attendant, pour permettre à qui le souhaite de se faire une religion, voici une brève leçon de texte. Ne pouvant, en raison des contraintes éditoriales de ce Blog, disposer les deux versions en synopse pour permettre la visualisation immédiate des différences entre les deux textes, je me limiterai à quelques remarques et commentaires successifs.

Le fait le plus massif est la disparition pure et simple, dans la version recyclée, des strophes 7 à 9, dont voici le texte :

« Dieu de l’enfer ou Dieu du ciel
Toi qui te trouves où bon te semble
Sur cette terre d’Israël
Il y a des enfants qui tremblent…»

« Les femmes tombent sous l’orage
Demain le sang sera lavé
La route est faite de courage
Une femme pour un pavé… »

« Mais oui j’ai vu Jérusalem
Coquelicot sur un rocher
J’entends toujours ce Requiem
Lorsque sur lui je suis penché… »

Intéressant également est le remaniement de la strophe 4 :

« Le chemin mène à la fontaine
Tu voudrais bien remplir ton seau
Arrête-toi Marie-Madeleine
Pour eux ton corps ne vaut pas l’eau… »

Qui devient :

« Mais voici qu’après tant de haine
Fils d’Ismaël et fils d’Israël
Libèrent d’une main sereine
Une colombe dans le ciel… »

Mais le plus choquant, semble-t-il, ce sont les « SIX millions d’âmes » (juives) du texte original, diluées’ (à parts égales ?) dans la strophe 10 de la version amendée :

Requiem pour LES millions d’âmes
de ces enfants, ces femmes, ces hommes,
tombés DES DEUX CÔTÉS du drame…
Assez de sang, Salam, Shalom…

Des deux côtés? Attendez ! Je croyais savoir compter…

Où sont les MILLIONS de Palestiniens « tombés »?…

Cette strophe 10 est la dernière de la version rédimée et en constitue le bouquet final.

Mon avis, à présent, sur cette opération « chanson propre ».

Monsieur Salvatore Adamo s’est fait, de longue date, une réputation de «gentil garçon»

Ses manières gauches et timides (spontanées ou étudiées? nul ne le sait…), sa simplicité, sa discrétion, sa pudeur et sa modestie (même remarque), ont fait de lui une star très populaire.

Et chacun sait que les stars font souvent la pluie et le beau temps en matière d’opinion. Alors, malheur à celui ou celle (personne privée, institution ou nation), que la vedette fustige, ou simplement à qui elle fait les gros yeux!

Du coup,

oubliés, les « enfants d’Israël qui tremblent »…
disparu, le « Requiem »…
éludés, les « Six Millions d’âmes » (juives)…
submergés, les « mausolées de marbre »…
passés sous silence, les « Six Millions d’arbres »…

Après cet exercice, Adamo pourrait, sans problème, pasticher les «Trompettes de la renommée» de Brassens. Cela donnerait à peu près ceci :

« Les gens de bon conseil ont su me faire comprendre
qu’à l’homme de la rue [arabe] j’avais des comptes à rendre, et que, sous peine de choir dans un oubli complet, j’devais mettre au rancart mes sionistes couplets ! »

Pauvre Adamo! Il faut le comprendre. Il nous l’a expliqué lui-même: «On m’a reproché d’avoir choisi mon camp» – entendez : Israël. Pas très politiquement correct, il est vrai…

Alors, tant pis pour le peuple aux Six Millions de victimes : intimidé, honteux de sa partialité, Adamo le doux (non, je n’ai pas dit « le mou »!), incapable de peiner le dernier interlocuteur qui le remet en cause, s’est remis au travail… Vous avez lu, plus haut, ce que cela a donné. C’est médiocre, poussif, absolument pas convaincant.

Moi, à la place des Arabes et des Palestiniens (victimes eux aussi, ne l’oubliez pas… (Quoi, Six Millions?… Lâchez-nous les baskets avec vos «Six Millions»! Vous n’avez donc que «ça» à la bouche !?)… Donc, à la place des Arabes et des Palestiniens, je serais horriblement vexé…

Alors, ma conclusion personnelle? Après les analyses qui précèdent, elles ne font certainement plus de doute pour vous :

Malgré l’affirmation contraire de Monsieur Adamo, la cure d’amaigrissement et la ’révision’ qu’il a infligées à sa chanson de 1966, n’ont rien d’un «rééquilibrage», comme on l’a écrit. C’est du pur recyclage révisionniste, après les titillements d’une conscience mal éclairée.

Résultat recherché: l’équivalence morale [2] ! La tarte à la crème des «belles âmes» qui veulent être du bon côté du manche. Selon cette morale de chapon, (ou, si vous préférez, émasculée), une partie qui a raison et l’autre qui a tort, ça n’existe pas, alors, partageons les torts.

Il faut savoir que ceux qui pratiquent ce genre de ‘philosophie’ « droit-de-l’hommiste » s’estiment moraux, parce que non-partisans. On a vu ce que cela a donné au cours des décennies écoulées :

Loi du retour pour les Juifs = Droit au retour en Israël pour les Palestiniens ;
Implantations sur le sol de l’antique patrie des Juifs = Grand Israël, colonisation, occupation ;
Barrière de sécurité = Apartheid ;
Autodéfense armée = Réaction disproportionnée ;
État Juif = Racisme et Théocratie;
Holocauste = Nakba, etc.

Il y a beau temps que j’ai ôté le « gentil» Adamo de mes podcasts préférés. Si quelqu’un cherche une chanson sioniste équivalente de l’ »Inchallah » première époque, j’ai une bonne nouvelle : il existe un « tube » bien meilleur que celui d’Adamo, et surtout plus sincère.

Il s’appelle « Terre promise ». Les paroles, simplissimes et percutantes, sont de Pierre Delanoé. La musique est une adaptation du « tube » populaire international du groupe The Mamas & Papas, intitulé « California Dreamin’ », et il est interprété par la belle voix, chaude, rythmée, et bien timbrée, du regretté Richard Anthony, récemment décédé.

Cette chanson date de 1966 (tiens, la date où Adamo créait « Inch’Allah » première mouture !). Contrairement à celle d’Adamo, elle n’a pas eu besoin de recyclage. Hélas, il n’y a pas eu non plus de vedette pour la reprendre, faisant chaud au cœur à qui veut l’entendre ou la ré-entendre.

Vous la trouverez ICI.

Enfin – pardonnez ce jeu de mots facile – :

aucun Adamo au monde ne nous séparera de notre Adamah, notre terre à nous, Eretz Israel !

———————————————————————————————-

[1] Titre de l’article, que j’ai repris sur mon site personnel debriefing : « L’ »Inch’Allah » d’Adamo (1966-1993): rééquilibrage ou recyclage islamiquement correct ? »

[2] «Concrètement, l’équivalence morale signifie une culpabilité également partagée, une mauvaise foi également répartie, une intransigeance également intraitable. Vous voyez le topo: Israéliens et Palestiniens, tous dans le même sac! Ils sont tous fautifs, pleins de haine. C’est là, reconnaissez-le, une posture facile et combien rassurante puisque ça vous dispense de prendre parti. C’est cependant une attitude parfaitement odieuse et méprisable.» (D’après Jacques Brassard, «L’équivalence morale, ou l’hypocrisie occidentale».

Voir encore:

L’ »Inch’Allah » d’Adamo (1966-1993): rééquilibrage ou recyclage islamiquement correct ?

M. Macina

6 avril 2008

upjf.org

07/04/2008

Un internaute rappelle ce que les observateurs avertis savent depuis longtemps, mais dont ils évitent de parler afin de ne pas passer pour des paranoïaques, à savoir qu’il y a deux versions de la chanson de Salvatore Adamo, « Inch’Allah ». Notre correspondant précise que, dans la version de 1993, « les strophes évoquant les enfants tremblants de Jérusalem et les six millions d’âmes sont parties en …fumée ». Il intitule amèrement la mise au point qu’il nous adresse : « La version de 1993 et le politiquement correct (un gilet pare-balles, en quelque sorte) ». Il joint ensuite les deux versions de cette célèbre chanson. Avant de les mettre, à mon tour, sous les yeux de nos internautes, j’ai tenu à vérifier soigneusement l’une et l’autre et à resituer les choses dans leur contexte. (Menahem Macina).
06/04/08

Avant d’examiner si l’accusation ou le soupçon qu’évoque mon titre, sont fondés ou non, j’ai reproduit, en synopse, les deux versions que séparent 27 années… En rouge, les différences.

On remarquera que les strophes 7 à 9 ont disparu de la version ’recyclée’. J’en ignore la cause.
Mais le plus choquant, à mes yeux, ce sont les « SIX millions d’âmes » (juives), ’diluées’ (à parts égales ?) dans LES millions « de ces enfants, ces femmes, ces hommes, tombés DES DEUX CÔTES du drame »…
Deux côtés? Attendez, je croyais savoir compter… Où sont les millions de Palestiniens « tombés »…
« On était en plein processus d’Oslo » (voir 4ème strophe), me dira-t-on sans doute, « tout le monde (ou presque), y compris en Israël, planait sur son petit nuage »… Peut-être, mais examinez bien les changements, mis en rouge (modifications effectuées pour ’coller’ au ’rêve’ d’Oslo), et en MAJUSCULES (ce qui ne pouvait pas être conservé dans la nouvelle version, parce que trop marqué Juif et Israélien, donc potentiellement blessant ou frustrant pour le « partenaire de paix »). Puis, lisez les deux extraits d’interviews d’Adamo, qui suivent. Vous serez alors en mesure de vous forger une opinion, avant de lire la mienne, à la fin du présent article

1. Aperçu synoptique des deux versions et des modifications du texte de l’original

    Version originale (1966)                                         Version recyclée (1993)

J’ai vu l’Orient dans son écrin                             J’ai vu l’Orient dans son écrin

Avec la lune pour bannière                                  Avec la lune pour bannière

Et je comptais en un quatrain                             Et je comptais en un quatrain

Chanter au monde sa lumière                             Chanter au monde sa lumière

Mais quand j’ai vu Jérusalem                              Mais quand j’ai vu Jérusalem

Coquelicot sur un rocher                                      Coquelicot sur un rocher

J’ai entendu un Requiem                                      J’ai entendu un Requiem

Quand sur lui je me suis penché                         Quand sur lui je me suis penché

Ne vois-tu pas, humble Chapelle                        Ne vois-tu pas humble Chapelle

Toi qui murmures paix sur la terre                     Toi qui murmures paix sur la terre

Que les oiseaux cachent de leurs ailes             Que les oiseaux cachent de leurs ailes

Ces lettres de feu: « Danger frontière »               Ces lettres de feu: « Danger frontière »

Le chemin mène à la fontaine                             Mais voici qu’après tant de haine

Tu voudrais bien remplir ton seau                      Fils d’Ismaël et fils d’Israël

Arrête-toi Marie-Madeleine                                 Libèrent d’une main sereine

Pour eux ton corps ne vaut pas l’eau                 Une colombe dans le ciel

Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah

Et l’olivier pleure son ombre                                Et l’olivier retrouve son ombre

Sa tendre épouse son amie                                 Sa tendre épouse son amie

Qui repose sur les décombres                             Qui reposait sur les décombres

Prisonnière en terre ennemie                              Prisonnière en terre ennemie

Sur une épine de barbelés                                    Et par dessus les barbelés

Le papillon guette la rose                                     Le papillon vole vers la rose

Les gens sont si écervelés                                   Hier on l’aurait répudié

Qu’ils me répudieront si j’ose                              Mais aujourd’hui, enfin il ose

Dieu de l’enfer ou Dieu du ciel

Toi qui te trouves où bon te semble

SUR CETTE TERRE D’ISRAËL

IL Y A DES ENFANTS QUI TREMBLENT

Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah

Les femmes tombent sous l’orage

Demain le sang sera lavé

La route est faite de courage

Une femme pour un pavé

Mais oui j’ai vu Jérusalem

Coquelicot sur un rocher

J’ENTENDS TOUJOURS CE REQUIEM

Lorsque sur lui je suis penché

Requiem pour SIX millions d’âmes                      Requiem pour LES millions d’âmes

QUI N’ONT PAS LEUR MAUSOLEE DE MARBRE     De ces enfants, ces femmes, ces hommes

Et qui malgré le sable infâme                               Tombés DES DEUX CÔTES du drame

ONT FAIT POUSSER SIX MILLIONS D’ARBRES      Assez de sang, Salam, Shalom

Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah, Inch’Allah

2. Le témoignage du recycleur/rééquilibreur lui-même

(1) « Je revendique mon côté fleur bleue », entretien avec S. Adamo, L’Humanité, 16 février 2007

Q. – Vous venez de fêter vos soixante-trois ans. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Adamo – « …Aujourd’hui, les gens redécouvrent les chansons des années soixante où on pouvait afficher de bons sentiments, sans engendrer l’ironie. Ce qui n’empêchait pas de chanter des choses plus graves. Je pense à Inch’Allah, que j’ai écrite en octobre 1966. C’était bien la preuve qu’on pouvait être fleur bleue et s’intéresser aux malheurs du monde. Cette chanson, je n’ai pas eu l’occasion de l’enlever de mon répertoire, parce qu’elle est toujours d’actualité. À tel point que j’ai dû la nuancer au gré des quelques espoirs de paix. J’ai changé quelques strophes, mais je me suis rendu compte que je n’allais pas jusqu’au bout du message. J’ai ainsi réécrit une autre chanson dans l’album Zanzibar sur le problème du Moyen-Orient, « Mon douloureux Orient », où je fais allusion à la souffrance du côté palestinien. Une chanson qui dit : quelles qu’aient été les raisons de cette haine ancestrale, il faut l’oublier pour vivre l’un à côté de l’autre. »

Mon commentaire

« Cette chanson, je n’ai pas eu l’occasion de l’enlever de mon répertoire, parce qu’elle est toujours d’actualité… j’ai dû la nuancer… ». Qu’avons-nous besoin d’un autre aveu. Le message du boycott arabe, vous l’avez reçu 5 sur 5, Monsieur Adamo. Personnellement, j’eusse préféré que vous supprimiez carrément cette chanson de votre répertoire, plutôt que de vous voir la profaner de votre propre initiative. D’autant que le résultat, permettez-moi de vous le dire, sent le labeur et non l’inspiration, et en tout cas, pas la sincérité.

(2) « Adamo, un sentimental engagé », Sur le site RFI/Musique (6 novembre 2003)

Q. – On remarque aussi, sur votre nouvel album, trente-sept ans après Inch Allah, une nouvelle chanson sur les drames d’Israël, Mon douloureux Orient…

Adamo – « On peut se demander pourquoi, moi qui suis catholique d’éducation, je suis resté fidèle à une émotion de 1966, que j’ai traduite d’une façon qui a été malheureusement mal interprétée dans pas mal de pays arabes où j’ai été interdit. Cet été, le 15 août [2003], pour la première fois depuis cette époque, j’ai pu chanter dans un pays arabe, en Tunisie. J’ai chanté Mon douloureux Orient et les gens applaudissaient à certains mots pendant la chanson. J’ai voulu dire qu’il est temps que ces deux peuples vivent en paix. On ne leur demande pas de s’aimer, mais d’arrêter de s’entretuer. Avec le recul, je me suis rendu compte de quelle strophe avait valu [sic] mon interdiction: « Sur cette terre d’Israël/J’ai vu des enfants qui tremblent ». On m’a dit que c’était choisir un camp. Mais je voulais parler de la terre biblique tout entière, Israël et Palestine ensemble. Je n’ai pas fait cette nouvelle chanson pour «rattraper» quoi que ce soit, mais pour avoir la conscience en paix. »

Mon commentaire :

« Israël et Palestine ensemble ! » Monsieur Adamo, soit vous nous prenez pour des bœufs, soit vous êtes un ignare. En 1966, les Arabes d’Israël n’avaient pas conscience de former un peuple, il n’y avait pas encore d’Autorité Palestinienne, la Guerre des Six Jours n’avait pas eu lieu, le monde arabe constituait bien une menace, mais pas pour « la Palestine ». A l’époque et dans les années qui suivirent, les seuls enfants qui tremblaient étaient Israéliens. Bien avant que vous ne procédiez au recyclage de votre chanson et que vous en effaciez, purement et simplement, la phrase que l’on vous reprochait (« Sur cette terre d’Israël, il y a des enfants qui tremblent »), elle s’est malheureusement avérée prophétique. En effet, le 11 avril 1974, sept mois après la Guerre de Kippour, des terroristes s’infiltrent du Liban à Maalot, ville du nord d’Israël. Ils pénètrent dans la maison de la famille Cohen, tuent le mari, la femme et leur fils de quatre ans. Ils prennent ensuite le contrôle de l’école Nativ Méir. 105 élèves sont retenus en otage. Finalement devant l’intransigeance des terroristes et après que des rafales d’armes automatiques aient été entendues à l’intérieur de l’école, les forces de sécurité donnent l’assaut. Au total, vingt-deux adolescents et cinq adultes trouveront la mort dans cette tragédie.

Conclusion

Monsieur Salvatore Adamo s’est fait, de longue date, une réputation de « gentil garçon ». Ses manières gauches et timides (spontanées ou étudiées? nul ne le sait…), sa simplicité, sa discrétion, sa pudeur et sa modestie (même remarque), ont fait de lui une star très populaire. Et chacun sait que les stars font souvent la pluie et le beau temps en matière d’opinion. Alors, malheur à celui ou celle (personne privée, institution ou nation), que la vedette fustige, ou simplement à qui il fait les gros yeux ! Malheur, donc, à Israël, qui a eu la malchance de se voir supplanté, dans l’estime d’Adamo, par les « gentils » Palestiniens. Du coup,

oubliés, les enfants d’Israël qui tremblent,
disparu, le Requiem,
éludés, les Six Millions de Juifs,
submergés, les mausolées de marbre,
passés sous silence, les Six Millions d’arbres…
Après cet exercice, Adamo pourrait bien pasticher les « Trompettes de la renommée » de Brassens. Cela donnerait à peu près cela :

 » Les gens de bon conseil ont su me faire comprendre
qu’à l’homme de la rue [arabe] j’avais des comptes à rendre,
et que sous peine de choir dans un oubli complet,
j’devais mettre au rancart mes sionistes couplets !  »
Pauvre Adamo, il faut le comprendre. Il nous l’a expliqué lui-même : « On m’a reproché d’avoir choisi mon camp » – entendez : Israël. Pas très politiquement correct, n’est-ce pas?… Alors, tant pis pour le peuple aux Six Millions de victimes : intimidé, honteux de sa partialité, Adamo le doux (non, je n’ai pas dit « le mou »!), incapable de peiner le dernier interlocuteur qui le remet en cause, s’est mis au travail… Vous avez lu, plus haut, ce que cela a donné. C’est médiocre, poussif, absolument pas convaincant. Moi, à la place des Arabes et des Palestiniens (victimes eux aussi, ne l’oubliez pas… Quoi Six Millions? Oh! lâchez-nous les baskets avec vos « Six Millions »! Vous n’avez donc que « ça » à la bouche !?), donc, moi, à la place des Arabes et des Palestiniens, je serais horriblement vexé…

Alors, ma conclusion personnelle? Après les analyses qui précèdent, elles ne font certainement plus de doute pour vous :

Malgré l’affirmation contraire de Monsieur Adamo, la cure d’amaigrissement et la ’révision’ qu’il a infligées à sa chanson de 1966, n’a rien d’un « rééquilibrage ». C’est du pur recyclage révisionniste, après titillage d’une conscience mal éclairée. Résultat recherché: l’équivalence morale * ! La tarte à la crème des « belles âmes » qui veulent être du bon côté du manche. Selon cette morale de chapon, (ou, si vous préférez, émasculée), une partie qui a raison et l’autre qui a tort, ça n’existe pas, alors, partageons les torts. Et ceux qui pratiquent ce genre de ’philosophie’ « droit de l’hommiste » s’estiment moraux, non partisans. On a vu ce que cela a donné au cours des deux décennies écoulées :
Loi du retour pour les Juifs = Droit au retour en Israël pour les Palestiniens;
Implantations sur le sol de l’antique patrie des Juifs = Grand Israël, colonisation, occupation;
Barrière de sécurité = Apartheid;
Autodéfense armée = Réaction disproportionnée;
Etat Juif = Racisme et Théocratie;
Holocauste = Nakba, etc.

Il y a beau temps que j’ai ôté le « gentil » Adamo de mes podcasts préférés. Si vous cherchez une chanson sioniste équivalente, amis internautes, j’ai une bonne nouvelle pour ceux qui l’ignorent : il existe un « tube » bien meilleur que celui d’Adamo, et surtout plus sincère. Il s’appelle « Terre promise » : les paroles, simplissimes, sont de Pierre Delanoé. La musique est une adaptation du « tube » populaire international du groupe The Mamas & Papas, intitulé « California Dreamin’ », et il est interprété par la belle voix, chaude, rythmée, et bien timbrée, de Richard Anthony. Cette chanson date de 1966 (tiens, la date où Adamo créait « Inch’Allah », première mouture – sincère !), mais, croyez-moi, elle n’a pas pris une ride et cela fait chaud au cœur de l’entendre. Vous la trouverez ici, et ici.

Et puis – pardonnez ce jeu de mots facile -,

aucun Adamo au monde ne nous séparera de notre Adamah, notre terre à nous, Eretz Israel !

* Note sur l’équivalence morale.

Voir, entre autres, Yossi Alpher, « Gaza : le dilemme d’Israël ». Extrait :

 » La plupart des Israéliens… croient qu’il n’existe pas d’équivalence morale entre des civils israéliens délibérément visés par des terroristes palestiniens et des civils palestiniens tués par inadvertance lors d’attaques ripostant au terrorisme…. Je crois que l’argument israélien de l’équivalence morale est un argument fort : les terroristes visent délibérément des civils ; nous pas. Lorsque nous nous protégeons nous-mêmes, nous hésitons longuement avant de toucher des civils. Il y a un élément du « choc des civilisations » dans cette équation. Nous pourrions avoir à l’invoquer pour expliquer au monde les représailles massives des F.D.I. [Tsahal] contre le Hamas et les autres groupes terroristes à Gaza. « 

Voir enfin:

« Je revendique mon côté fleur bleue »
L’Humanité
6 Février, 2007

Chanson . À soixante-trois ans, Salvatore Adamo sort la Part de l’ange. Un album aux arrangements élégants dans lequel il privilégie le sentiment amoureux.
D’un naturel timide, Salvatore Adamo n’a jamais aimé faire parler de lui. Cela ne l’empêche pas d’être dans le coeur de tous les Français grâce aux inoubliables chansons que sont Vous permettez monsieur,Tombe la neige ou encore Inch’Allah. On le trouve fleur bleue. Il est surtout un chanteur romantique qui ne craint pas d’afficher ses sentiments pour mieux se jouer de la laideur du monde. Après Zanzibar, il revient avec la Part de l’ange, album aux arrangements élégants signés Fabrice-Ravel-Chapuis et édith Fambuena. Un enregistrement teinté de mélancolie où l’on croise la voix acidulée de la piquante Olivia Ruiz, à l’occasion d’un duo (Ce Georges) plein d’humour, faisant allusion à Georges Clooney. Depuis plus de quarante ans, le chanteur belge va où son coeur le porte, offrant le meilleur d’un répertoire qui a bien peu d’équivalent émotionnel. En 1963, il avait vingt ans et sortait son premier disque. À soixante-trois ans, il signe son 20e album, enregistré après son accident cérébral.

On sent que vous aimez privilégier l’émotion…

Salvatore Adamo. Je voulais éviter les fioritures de style et laisser l’âme s’exprimer. C’est un disque que j’ai eu le temps de préparer, après ma convalescence. Dès que j’ai senti que l’envie d’écrire se réveillait en moi, ça a été comme une renaissance. J’avais des doutes après mon accident cérébral. J’avais le cerveau en désordre. Étant à Bruxelles, je prétendais être dans le midi de la France. J’avais oublié beaucoup de choses, les numéros de téléphone… D’ailleurs, dans la première chanson, les Anges de l’ombre, que j’ai réécrite, et que je n’ai pas voulu enregistrer pour l’album, je m’adresse au corps médical, pour le remercier de m’avoir sauvé.

Comment se sent-on après un tel accident ?

Salvatore Adamo. En phase avec la vie. J’ai vécu ces quelques mois en planant un peu. Les premiers mois après l’accident, je pensais des choses absurdes. Petit à petit les boulons se sont resserrés, j’ai repris goût à l’existence. J’étais heureux de faire ce que j’ai toujours fait parce que sans écrire de chansons, je n’existe pas tout à fait.

D’où vient ce titre la Part de l’ange?

Salvatore Adamo. À l’origine, c’est une expression viticole. C’est la part du vin qui s’évapore des fûts. Moi, je considère que c’est la part de magie qu’il ne faut pas laisser filer dans un couple. C’est la faculté de s’étonner l’un l’autre pour ne pas laisser la routine s’installer. C’est respecter les jardins secrets de l’autre, ne pas vouloir imposer ses rêves. C’est un peu ce que je dis dans le Féminin sacré où l’homme pense toujours qu’il faut qu’il épate et qu’il décroche la lune pour sa compagne, alors qu’elle ne demande pas tout cela. Elle veut, peut-être, plus simplement un peu de tendresse, un petit rêve à deux.

Toujours aussi fleur bleue ?

Salvatore Adamo. Je le revendique. J’ai d’ailleurs voulu commencer par une chanson Fleur, car c’est désuet de chanter les fleurs aujourd’hui. Pendant des années, au vu de mon image fleur bleue, j’avais presque un complexe. Dans la Part de l’ange, il y a un message ou deux pour montrer que je suis quand même concerné par ce qui se passe sur terre, mais je suis revenu à ce que j’aime, à des chansons d’amour, tout simplement. À dix-huit ans, j’ai écrit Tombe la neige, à cet âge, on a toujours tendance à faire un drame de tout, dès qu’il y en a un qui ne vient pas au rendez-vous. À mon âge, je chante un amour serein, un amour trouvé en quelque sorte.

Vous venez de fêter vos soixante-trois ans. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

Salvatore Adamo. J’ai eu cet immense privilège de pouvoir vivre en faisant ce que j’aime. Cette voie, que j’ai suivie, je n’aurais pas osé la rêver. Adolescent, je jouais au football, mon rêve était de faire se lever un stade en marquant un but. La musique, c’était vraiment dans l’air que l’on respire. Mon père adorait la musique. J’ai été ballotté entre la chanson italienne, napolitaine et la chanson française que j’entendais à la radio. Aujourd’hui, les gens redécouvrent les chansons des années soixante où on pouvait afficher de bons sentiments, sans engendrer l’ironie. Ce qui n’empêchait pas de chanter des choses plus graves. Je pense à Inch’Allah, que j’ai écrite en octobre 1966. C’était bien la preuve qu’on pouvait être fleur bleue et s’intéresser aux malheurs du monde. Cette chanson, je n’ai pas eu l’occasion de l’enlever de mon répertoire, parce qu’elle est toujours d’actualité. À tel point que j’ai dû la nuancer au gré des quelques espoirs de paix. J’ai changé quelques strophes, mais je me suis rendu compte que je n’allais pas jusqu’au bout du message. J’ai ainsi réécrit une autre chanson dans l’album Zanzibar sur le problème du Moyen-Orient, Mon douloureux Orient, où je fais allusion à la souffrance du côté palestinien. Une chanson qui dit : quelles qu’aient été les raisons de cette haine ancestrale, il faut l’oublier pour vivre l’un à côté de l’autre. J’ai aussi écrit une chanson contre le franquisme qui s’appelle Manuel. Je suis toujours redescendu de mon nuage !

Album la Part de l’ange chez Polydor. Au Bataclan

du 13 au 24 mars,

boulevard Voltaire, Paris11e. Tél. : 01 43 14 35 35.

Entretien réalisé par Victor Hache

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