Centenaire du génocide arménien: L’Arménie n’est pas à notre programme (Nothing happened at Gallipoli on April 24: How America, Britain, Australia and New Zealand helped Turkey hide the Armenian Holocaust)

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Armenian genocide map
Après tout, qui parle encore aujourd’hui de l’annihilation des Arméniens? Hitler (le 22 août 1939)
Je n’aimerais pas entendre Obama dire quelque chose comme ça, et je ne m’y attends pas de toute façon. Pour la Turquie, la position américaine est très claire, elle est contre » la reconnaissance du génocide. (…) Tout au long de ces six années depuis qu’il est président, nous avons longuement parlé de cette question et convenu qu’elle devait être laissée aux historiens, pas aux dirigeants politiques (…) Ils vont parler, parler et insulter la Turquie. Nous serons à Canakkale ce jour-là, mais l’Arménie n’est pas à notre programme. Recep Tayyip Erdogan (conférence de presse avec le président irakien Fouad Massoum, 2015)

This barbaric, wolflike & infanticidal regime of which spares no crime has no cure but to be annihilated. 7/23/14

Nous soutenons la Turquie contre la campagne de propagande à laquelle elle fait face au sujet du prétendu génocide arménien. Ismail Haniyeh (chef du Hamas, 24.04.15)
Il y a deux ans, j’ai critiqué la secrétaire d’état pour le renvoi de l’ambassadeur des États-Unis en Arménie John Evans, après qu’il a correctement employé le terme de  « génocide » pour décrire le massacre par la Turquie  de milliers d’Arméniens à partir de 1915. Je partageais avec la secrétaire d’Etat Rice ma conviction fermement tenue que le génocide arménien n’est pas une allégation, une opinion personnelle, ou un point de vue, mais un fait largement documenté et appuyé par un irréfutable faisceau de preuves historiques. Les faits sont indéniables. Une politique officielle qui contraint les diplomates à tordre les faits historiques n’est pas une politique viable. En tant que sénateur, je soutiens fortement le passage de la résolution du génocide arménien et en tant que président je reconnaitrai le génocide arménien. (…) L’Amérique mérite un dirigeant qui parle avec véracité du génocide arménien et qui condamne fermement tous les génocides. J’ai l’intention d’être ce président. Candidat Obama (janvier 2008)
Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays. Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)
This year we mark the centennial of the Meds Yeghern, the first mass atrocity of the 20th Century.  Beginning in 1915, the Armenian people of the Ottoman Empire were deported, massacred, and marched to their deaths.  Their culture and heritage in their ancient homeland were erased. Amid horrific violence that saw suffering on all sides, one and a half million Armenians perished.  As the horrors of 1915 unfolded, U.S. Ambassador Henry Morgenthau, Sr. sounded the alarm inside the U.S. government and confronted Ottoman leaders.  Because of efforts like his, the truth of the Meds Yeghern emerged and came to influence the later work of human rights champions like Raphael Lemkin, who helped bring about the first United Nations human rights treaty.  Against this backdrop of terrible carnage, the American and Armenian peoples came together in a bond of common humanity.   Ordinary American citizens raised millions of dollars to support suffering Armenian children, and the U.S. Congress chartered the Near East Relief organization, a pioneer in the field of international humanitarian relief. Thousands of Armenian refugees began new lives in the United States, where they formed a strong and vibrant community and became pillars of American society.  Rising to great distinction as businesspeople, doctors, scholars, artists, and athletes, they made immeasurable contributions to their new home. This centennial is a solemn moment.  It calls on us to reflect on the importance of historical remembrance, and the difficult but necessary work of reckoning with the past.  I have consistently stated my own view of what occurred in 1915, and my view has not changed.  A full, frank, and just acknowledgement of the facts is in all our interests.  Peoples and nations grow stronger, and build a foundation for a more just and tolerant future, by acknowledging and reckoning with painful elements of the past.  We welcome the expression of views by Pope Francis, Turkish and Armenian historians, and the many others who have sought to shed light on this dark chapter of history.  On this solemn centennial, we stand with the Armenian people in remembering that which was lost.  We pledge that those who suffered will not be forgotten.  And we commit ourselves to learn from this painful legacy, so that future generations may not repeat it. Statement by the President on Armenian Remembrance Day
In the government’s opinion, this is a historical question that should be left up to the historians. Per Stig Moeller (Danish Foreign Minister, 01.12.08)
Ces actes de reconnaissance sont très divers: parmi les 24 Etats, seuls quatre -la France, l’Uruguay, l’Argentine et Chypre- ont promulgué des lois en ce sens. La plupart du temps, il s’agit de résolutions adoptées par le Parlement ou une des chambres du Parlement. Les termes employés dans les déclarations ne sont pas toujours les mêmes: 22 pays nomment bien un « génocide » -contrairement à l’Uruguay, placé dans la catégorie « reconnaissance partielle » de la carte. En Allemagne, le texte adopté par le Parlement en 2005 n’emploie pas le terme mais le président Joachim Gauck l’a prononcé jeudi 23 avril, reconnaissant dans la foulée une « coresponsabilité » de son pays dans les massacres. Des variations existent aussi sur l’identification de la responsabilité du génocide. Tous les pays n’évoquent pas la Turquie. Ainsi, la France et le Vatican ne mentionnent pas du tout Ankara, quand la Belgique, l’Italie, la Suisse, le Liban, la Syrie ou le Chili parlent de « l’Empire ottoman ». L’Express
Nous n’avons pas l’intention de faire de ces manifestations une sorte d’hystérie anti-turque. L’un de nos objectifs est de faire un appel à l’humanité toute entière pour lutter contre les génocides. Nous voudrions commémorer le génocide arménien en commun avec le peuple turc. C’est cet objectif qui était à la base des protocoles signés en 2009 pour le rétablissement des relations. Un objectif que je visais aussi avec mon invitation à la Turquie de se rendre au Mémorial en Arménie, le 24 avril. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à une démarche négationniste qui a trouvé – pardon de le dire ainsi – une expression particulièrement cynique cette année. La bataille de Gallipoli n’a pas commencé et s’est encore moins achevée le 24 avril. C’est une sorte de blessure adressée au peuple arménien. En même temps, il est évident que c’est une démarche qui vise à créer des obstacles à la commémoration du génocide arménien. Serge Sarkissian (président arménien, 23.03.15)
Cette année, nous allons commémorer le centième anniversaire des batailles des Dardanelles. Nous n’allions pas demander la permission à l’Arménie. La date est établie. Nous connaissons la date. C’est le centième anniversaire de ces batailles des Dardanelles. Et il n’y a aucun rapport de près ou de loin avec les cérémonies qui vont être organisées en Arménie. Au contraire, je pense que c’est eux qui ont fait une indexation sur notre date à nous. (…) Le 24 avril, nous allons essayer d’apporter une contribution à la paix mondiale. Le 18 et le 24 avril, nous allons organiser ces cérémonies (…) Et le 25 avril, nos invités vont participer aux cérémonies de l’Aurore. Erdogan (27.03.15)
This is a very indecent political manoeuvre. It’s cheap politics to try to dissolve the pressure on Turkey in the year of the centennial by organising this event. Everybody knows that the two memorials around Gallipoli have been held on 18 March and 25 April every year. Ohannes Kılıçdağı (Agos, Armenian weekly)
Winston Churchill described it as « an administrative holocaust . . . there is no reasonable doubt that this crime was executed for political reasons. New statesman
HMG is open to criticism in terms of the ethical dimension, but given the importance of our relations (political, strategic and commercial) with Turkey . . . the current line is the only feasible option. British internal memorandum to ministers (Joyce Quin and Baroness Symons)
Vous voulez dire reconnaître la version arménienne de cette histoire ? Il y avait un problème arménien pour les Turcs, à cause de l’avance des Russes et d’une population anti-ottomane en Turquie, qui cherchait l’indépendance et qui sympathisait ouvertement avec les Russes venus du Caucase. Il y avait aussi des bandes arméniennes – les Arméniens se vantent des exploits héroïques de la résistance -, et les Turcs avaient certainement des problèmes de maintien de l’ordre en état de guerre. Pour les Turcs, il s’agissait de prendre des mesures punitives et préventives contre une population peu sûre dans une région menacée par une invasion étrangère. Pour les Arméniens, il s’agissait de libérer leur pays. Mais les deux camps s’accordent à reconnaître que la répression fut limitée géographiquement. Par exemple, elle n’affecta guère les Arméniens vivant ailleurs dans l’Empire ottoman.  » Nul doute que des choses terribles ont eu lieu, que de nombreux Arméniens – et aussi des Turcs – ont péri. Mais on ne connaîtra sans doute jamais les circonstances précises et les bilans des victimes. Songez à la difficulté que l’on a de rétablir les faits et les responsabilités à propos de la guerre du Liban, qui s’est pourtant déroulée il y a peu de temps et sous les yeux du monde ! Pendant leur déportation vers la Syrie, des centaines de milliers d’Arméniens sont morts de faim, de froid… Mais si l’on parle de génocide, cela implique qu’il y ait eu politique délibérée, une décision d’anéantir systématiquement la nation arménienne. Cela est fort douteux. Des documents turcs prouvent une volonté de déportation, pas d’extermination. Bernard Lewis
Nous avons été consternés de découvrir, au milieu de l’entretien érudit et pertinent sur le fondamentalisme islamique que Bernard Lewis a accordé au Monde du 16 novembre, des jugements d’une teneur bien différente au sujet du génocide arménien de 1915. Qualifier ces massacres de génocide, c’est-à-dire de politique délibérée de destruction d’une population, c’est, dit-il, la  » version arménienne de l’Histoire « . Bernard Lewis ne peut ignorer que, dès le 24 mai 1915, les gouvernements alliés, russe mais aussi français et britannique, ont fait savoir publiquement à la Sublime Porte qu’ils tiendraient pour personnellement responsables tous les membres du gouvernement ottoman et leurs agents impliqués dans ce  » crime de lèse-humanité « . Que les diplomates allemands et autrichiens, alliés de la Turquie et présents sur les lieux, ainsi que les diplomates américains neutres, ont envoyé des dizaines de télégrammes dénonçant la  » campagne d’extermination  » menée par le gouvernement jeune-turc pour  » liquider définitivement  » la question arménienne, en se servant, déjà, de la guerre comme prétexte. Ceux-là mêmes qui ne veulent tenir compte que des documents turcs ne peuvent passer sous silence le procès mené en 1919 par le gouvernement libéral de Constantinople, qui a établi les responsabilités des ministres, du parti au pouvoir et des bandes d’assassins qu’ils avaient spécialement recrutés dans les prisons. L’historien ne peut récuser les témoignages convergents des survivants, à qui on ne saurait dénier le droit de dire leur souffrance. Les preuves abondent aussi bien du massacre sur place d’une partie de la population que des multiples formes de tueries qui ont accompagné la déportation des autres. Les victimes ont été livrées à toutes les morts, sauf celle, que cite Bernard Lewis, par le froid puisque la déportation a eu lieu à la saison chaude. Loin d’être limitée géographiquement, l’éradication de la présence arménienne s’est étendue à l’ouest jusqu’à Bursa, au sud jusqu’à Alep, à 800 kilomètres du front russe. Elle a été conduite par un gouvernement contre une partie de ses sujets, un groupe défini religieusement et ethniquement, et détruit comme tel. Ces actes caractérisent un génocide. Et c’est précisément parce qu’il est dangereux d’abuser du terme qu’il est important de reconnaître le génocide quand il ne fait pas de doute. C’est d’ailleurs l’entreprise de destruction des Arméniens de l’Empire ottoman qui a servi de référence aux juristes des années 30 alarmés par la montée du nazisme, comme le Polonais Lemkin, pour fixer le concept de génocide. Toute tentative de comparaison entre cette extermination planifiée et la guerre civile libanaise, où tout Etat avait disparu, est dénuée de fondement. Nier les faits, effacer le crime, c’est à quoi s’emploient les gouvernements turcs depuis Mustafa Kemal. Qu’un savant de l’autorité de Bernard Lewis accrédite cette thèse officielle, qui réitère elle-même le mensonge des criminels d’hier, rien ne le justifie. Autant il est légitime de soutenir la laïcité contre l’intégrisme, autant il importe de ne pas dissimuler des responsabilités connues de tous. Déclaration collective de trente universitaires et intellectuels (dont André Chouraqui, Jacques Ellul, Alain Finkielkraut, André Kaspi, Yves Ternon et Jean-Pierre Vernant, Le Monde, 27 novembre 1993)
Comparer, c’est différencier. (…) Selon moi, le génocide caractérise un processus spécifique de destruction qui vise à l’éradication totale d’une collectivité. (…) Dans un nettoyage ethnique, on tue les gens en partie, mais on leur dit : par ici la sortie. Dans un génocide, on ferme toutes les portes. Jacques Sémelin
There are few genocides more clearly established than that suffered by the Armenians in 1915-16, when half the race was extinguished in massacres and deportations directed by the Young Turk government. Today you can be prosecuted in France and other European countries for denying the slaughter. But the world’s most influential genocide denier – other than Turkey itself – is the British government, which has  repeatedly asserted that there is insufficient evidence that what it terms a « tragedy » amounted to genocide. Now, thanks to the Freedom of Information Act, we learn that (in the words of Foreign Office memos) commercial and political relations with Turkey have required abandoning « the ethical dimension ». The Armenian Centre in London obtained hundreds of pages of hitherto secret memorandums, bearing the astonishing admission that there was no « evidence » that had ever been looked at and there had never been a « judgment » at all. Parliament had been misinformed: as the Foreign Office now admits, « there is no collection of documents, publications and reports by historians, held on the relevant files, or any evidence that a series of documents were submitted to ministers for consideration ». In any case, ministers repeatedly asserted that, « in the absence of unequivocal evidence to show that the Ottoman administration took a specific decision to eliminate the Armenians under their control at the time, British governments have not recognised the events of 1915-16 as genocide ». That was the answer given by the government during the House of Lords debate on the subject in 1999. (…) The other routine excuse for denying the genocide has been that « it is for historians, not governments, to interpret the past ». This « line » was described in 1999 as « long-standing ». But genocide is a matter for legal judgment, not a matter for historians, and there is no dispute about the Armenian genocide among legal scholars. Yet Foreign Office ministers insist that the « interpretation of events is still the subject of genuine debate among historians ». This « line » was stoutly maintained until last year, when it was placed on the Downing Street website in response to an e-petition and provoked angry replies from the public. The minister, by now Jim Murphy, was displeased, and became the first to demand to know just what evidence the Foreign Office had looked at. The Eastern Department had looked at no evidence at all. In great haste, it came up with three historians – Bernard Lewis (who had been prosecuted in France for denying the genocide, but then told Le Monde that he did not dispute that hundreds of thousands of Armenians had died), Justin McCarthy (a Kentucky professor whose pro-Turkish work was sent to Keith Vaz, then a minister at the Foreign Office, by the Turkish ambassador) and Heath Lowry, who, although he does not put his own name to denials of the genocide, provoked dispute at Princeton after it accepted funds from the Turkish government to endow his « Atatürk Chair » and he was then exposed as having helped draft a letter in which the Turkish ambassador denounced a scholar for writing about the genocide. It is astonishing, given the number of British historians, from Arnold Toynbee onwards, who have no doubts on the subject, that the Foreign Office should grasp at the straw of three controversial Americans. (…) In August 1939, Adolf Hitler exhorted his generals to show no mercy to the Polish people they were preparing to blitzkrieg because, « After all, who now remembers the annihilation of the Armenians? » If the ethics-free zone in the Foreign Office has its way, nobody in the UK will remember them either. Geoffrey Robertson
Ce n’est pas pour condamner la Turquie moderne, pas plus qu’à Nuremberg on a voulu condamner l’Allemagne qui naîtrait des ruines du IIIe Reich. D’ailleurs, l’Allemagne fédérale dès sa naissance, la République démocratique allemande peu avant sa chute et l’Allemagne enfin réunifiée ont reconnu le génocide commis par l’Allemagne hitlérienne et, en en assumant les conséquences sur tous les plans, ont libéré le peuple allemand d’une partie de son fardeau moral. Les dirigeants de la Turquie doivent suivre cet exemple. Tant qu’ils nieront la vérité historique, tant qu’ils essaieront d’échapper à leurs responsabilités et qu’ils continueront à prétendre que les Arméniens les ont trahis pendant la première guerre mondiale et qu’eux ont seulement riposté, ils seront tenus à l’écart par la communauté internationale, et en priorité par l’Union européenne. Tant qu’Israël ne reconnaîtra pas le génocide arménien, la Turquie se refusera à le faire. L’Etat juif sait que les nazis ont pu se risquer à commettre au XXe siècle un second génocide parce que les auteurs du premier n’avaient pas été punis. Serge et Arno Klarsfeld
L’un des documents des archives des essais de Nurenberg révèle que l’apathie de la communauté internationale, l’oubli du massacre des Arméniens par les Turcs pendant la Première Guerre mondiale et l’absence de réponse appropriée ont encouragé Adolf Hitler à conquérir des territoires et à anéantir les Juifs d’Europe. « Qui se souvient de ces Arméniens? », a déclaré Hitler à son personnel, pour les informer de sa décision d’envahir la Pologne, ajoutant qu’ils ne devaient pas craindre une réaction internationale, en utilisant le massacre des Arméniens comme preuve. (…) Aujourd’hui, lorsque le président turc, qui a été Premier ministre pendant une décennie, Recep Tayyip Erdogan, maintient une ligne anti-israélienne et antisémite claire, le ministère des Affaires étrangères continue d’ignorer l’holocauste arménien et de maintenir vcette basse politique sur la base de mauvaises considérations. Il y a une justification morale et historique à reconnaître la genocide arménien. L’holocauste arménien doit être enseigné dans les écoles. Dans un mois, le 24 avril 2015 nous allons commémorer les 100 ans de l’assassinat de 1,5 million d’Arméniens. Edy Cohen
For years, close ties between Israel and Turkey were understood to be the reason Jerusalem has avoided the repeated requests of Armenians for the international community to recognize the genocide their community suffered at the hands of the Ottoman Turks during World War I. (…) Given the deterioration of its relationship with Turkey, this occasion would seem to provide Israel with a golden opportunity to respond to the moral claim that it recognize the Armenian genocide, just as Pope Francis recently did, followed by the European Parliament. In fact, dozens of prominent Israeli artists and academics recently signed a petition calling on the Israeli government and Knesset to recognize the Armenian genocide. Nevertheless, officially, Israel continues to squirm. The Foreign Ministry recommends showing greater empathy to the Armenian issue, and this will be the first year that Israel will send an official delegation to participate in the memorial ceremony to take place in Yerevan. It will, however, be a low-ranking delegation, made up of Knesset members. (…) A few senior Israeli officials dealing with the issue spoke to Al-Monitor about it on condition of anonymity. They emphasized that this doesn’t just involve susceptibility toward Turkish sensitivities, but also sensitivity that Israel wants to show toward Azerbaijan, which is a neighbor of both Turkey and Armenia. Since the Soviet Union’s collapse, the borders in the Caucasus region have been redefined. One consequence is a continuing state of war between Azerbaijan and Armenia. One of the pillars of Azerbaijan’s new national narrative is the “Khojaly massacre,” which refers to a battle in the village of Khojaly, located in the disputed Armenian enclave of Nagorno-Karabakh, on Feb. 26, 1992. According to the Azeri narrative, Armenian forces killed 600 Azeri civilians there, including 169 women and children. In this instance, the Armenians deny responsibility for the massacre of civilians, just as they do for a long list of atrocities that the Azeris have blamed on them since WWI. (…) Gallia Lindenstrauss of Israel’s Institute for National Security Studies says that Azerbaijan is the Muslim country with which Israel currently has the closest ties. Trade between Israel and Azerbaijan is estimated at over $5 billion. Israel imports some 40% of its oil from there, and exports mainly weapons and sophisticated defense systems to it. In 2012, when talk of an Israel strike against Iran was at its peak, Foreign Policy quoted a senior US official as saying (apparently with considerable hyperbole), “The Israelis have bought an airfield … and the airfield is called Azerbaijan.” (…) Azerbaijan, like the Israeli government, considers Iran’s nuclear capacity to be an existential threat. Azerbaijan’s border with Iran stretches for 611 kilometers (380 miles), making it longer even than Turkey’s border with Iran, which is 499 kilometers (310 miles) long. Meanwhile, Armenia’s border with Iran stretches for just 35 kilometers (22 miles). If the length of their borders can be used to determine the importance of relations with those countries, then Armenia is the least important of all of them. And in general, it is considered an ally of the country that Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu compares to Hitler’s Germany. Coming back to the official position presented by the Israeli Foreign Ministry spokesman, it would seem that the call to the international community “to prevent humanitarian tragedies in the future” might not refer only to the incidents of mass murder committed daily by the Islamic State against anyone who is not one of them — Yazidis, Christians or Alawites. It is mainly directed against Iran’s “explicit intent of obliterating the Jewish state,” as Netanyahu reiterated April 16 at Yad Vashem during a memorial service for the victims of the Holocaust. Herein lies the real reason for Israel’s policy concerning whether it will recognize the Armenia genocide. The reason isn’t Turkey; it’s Iran. Arad Nir
The first world war operations in Gallipoli – Çanakkale in Turkish – began on 18 March 1915 with the British naval bombardment of the peninsula. Turks have used that date to celebrate their victory against the Allied attack and mourn the soldiers who died in battle. The naval landings on the shores of Gallipoli ended in devastating defeat and are remembered by Australians and New Zealanders on 25 April, known as Anzac Day. After Ankara’s announcement to shift all official commemorations of Gallipoli to 24 April, critics were quick to point out that no significant military event took place at Gallipoli that day and that Armenians had greater claim to it because 24 April 1915 was when Ottoman authorities started to arrest Armenian intellectuals in Istanbul. Guardian
When world leaders, including Prince Charles and the Australian and New Zealand prime ministers, gather at Gallipoli to commemorate the First World War battle at the invitation of the Turkish government in April, the ghosts of one and half million slaughtered Christian Armenians will march with them. For in an unprecedented act of diplomatic folly, Turkey is planning to use the 100th anniversary of the Allied attempt to invade Turkey in 1915 to smother memory of its own mass killing of the Armenians of the Ottoman Empire, the 20th century’s first semi-industrial holocaust. The Turks have already sent invitations to 102 nations to attend the Gallipoli anniversary on 24th April — on the very day when Armenia always honours its own genocide victims at the hands of Ottoman Turkey. (…) The irony of history has now bequeathed these very same killing fields to the victorious forces of the ‘genocidal’ Islamist ISIS army, which has even destroyed the Armenian church commemorating the genocide in the Syrian city of Deir ez-Zour. Armenians chose 24th April to remember their genocide victims because this was the day on which Turkish police rounded up the first Armenian academics, lawyers, doctors, teachers and journalists in Constantinople. (…) Armenians hold their commemorations on April 24th – when nothing happened at Gallipoli – because this was the day on which the Armenian intellectuals were rounded up and jailed in the basement of Constantinople’s police headquarters prior to their deportation and — in some cases — execution. These were the first ‘martyrs’ of the Armenian genocide. By another cruel twist of history, the place of their incarceration is now the Museum of Islamic Arts – a tourist location to which Prince Charles and other dignitaries will presumably not be taken on 24th April. These killings marked the start of the Armenian people’s persecution and exile to the four corners of the earth. (…) The Turkish hero of Gallipoli, of course, was Lieutenant Colonel Mustapha Kemal – later Ataturk, founder of the modern Turkish state – and his own 19th Division at Gallipoli was known as the ‘Aleppo Division’ because of the number of Arabs serving in it. Ataturk did not participate in the mass killings of Armenians in 1915, but some of his associates were implicated – which still casts a shadow over the history of the Turkish state. The bloody Allied defeat at Gallipoli was to cast a shadow over the rest of Winston Churchill’s career, a fact well known to the tens of thousands of Australians and New Zealanders who plan to come to the old battlefield this April. How much they will know about an even more horrific anniversary on April 24th is another matter. Liveleak

Attention: un déni peut en cacher bien d’autres !

Etats-Unis, Royaume-Uni, Irlande, Australie, Nouvelle Zélande, Danemark, Espagne

En ces temps étranges où, triste ironie de l’histoire, les djiahdistes de l’Etat islamique terminent sur les mêmes territoires le travail commencé il y a cent ans par leurs prédécesseurs de l’Etat turc …

Et que fidèle à ses habitudes, le Golfeur-en-chef de la Maison Blanche a non seulement encore laissé dans sa poche les promesses répétées, vote arménien oblige, sur la question …

Mais après Paris et Auschwitz, ajouté Erevan à la longue liste de ses absences remarquées …

Pendant qu’avec le refroidissement de ses relations avec une Turquie qui cache de moins en moins son antisémitisme, la prochaine victime sur la liste des génocidaires se voit seule sommer, pour une reconnaissance largement parlementaire et notoirement à géométrie variable voire inexistante selon les termes utilisés et les pays ou même les régions, y compris au sein de l’Etat juif lui-même et dans la France donneuse de leçons en chef et maitresse es lois liberticides, de sacrifier son dernier soutien dans le monde musulman …

Comment s’étonner encore …

Au nom de leur intérêt bien compris et aux côtés du maitre-négationniste d’Ankara …

De l’incroyable contribution des princes Charles et Harry comme des premiers ministres irlandais, australien et néo-zélandais …

A non seulement la célébration du héros génocidaire d’une des plus tragiques défaites de l’Empire britannique …

Mais via la date complètement fictive du 24 avril, les dates officielles turque et britannique étant respectivement les 18 et 25 avril …

A rien de moins qu’une énième répétition du premier déni d’un génocide

Qui inspira à Hitler sa Solution finale à lui ?

Massacres d’Arméniens: Erdogan se réjouit que Washington évite le mot « génocide »

France 24

22 avril 2015

ANKARA (AFP) – Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est ostensiblement réjoui mercredi de la volonté des Etats-Unis de ne pas qualifier de génocide les massacres d’Arméniens perpétrés en 1915, assurant avoir le plein « soutien » de son homologue Barack Obama.

« Je n’aimerais pas entendre Obama dire quelque chose comme ça, et je ne m’y attends pas de toute façon. Pour la Turquie, la position américaine est très claire, elle est contre » la reconnaissance du génocide, a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse avec le président irakien Fouad Massoum.

La Maison Blanche a appelé mardi à une reconnaissance « pleine, franche et juste » des massacres de centaines de milliers d’Arméniens perpétrés par l’Empire ottoman à partir de 1915, mais elle a comme toujours évité d’utiliser le mot « génocide ».

« Tout au long de ces six années depuis qu’il (M. Obama) est président, nous avons longuement parlé de cette question et convenu qu’elle devait être laissée aux historiens, pas aux dirigeants politiques », a poursuivi M. Erdogan.

La Turquie nie catégoriquement que l’Empire ottoman ait organisé le massacre systématique de sa population arménienne pendant la Première guerre mondiale et récuse le terme de « génocide » repris par l’Arménie, de nombreux historiens et une vingtaine de pays dont la France, l’Italie et la Russie.

Le président turc a aussi dénoncé les commémorations organisées en Arménie le 24 avril pour commémorer le « génocide ». « Ils vont parler, parler et insulter la Turquie. Nous serons à Canakkale (sur les rives du détroit des Dardanelles: ndlr) ce jour-là, mais l’Arménie n’est pas à notre programme », a-t-il ajouté.

La Turquie célèbre vendredi en grande pompe le 100e anniversaire de la meurtrière bataille de Gallipoli, ou des Dardanelles, qui a opposé d’avril 1915 à janvier 1916 les troupes de l’Empire ottoman à celles de l’Empire britannique et de la France.

Voir aussi:

Génocide arménien : le président Sarkissian dénonce le « négationnisme » d’Erdogan
France 24

23/03/2015

Dans une interview exclusive accordée à France 24, le président arménien Serge Sarkissian a regretté le choix de son homologue turc de commémorer la bataille de Gallipoli le jour des cérémonies entourant le 100e anniversaire du génocide arménien.

À un mois des commémorations du 100e anniversaire du génocide arménien de 1915, le président Serge Sarkissian a dénoncé le « négationnisme » du president turc Recep Tayyip Erdogan, dans une interview exclusive à France 24. Il affirme que la décision d’Erdogan d’organiser en Turquie des commémorations de la bataille de Gallipoli, le jour même des commémorations du génocide, est une « provocation ».

« Nous n’avons pas l’intention de faire de ces manifestations une sorte d’hystérie anti-turque. L’un de nos objectifs est de faire un appel à l’humanité toute entière pour lutter contre les génocides », a affirmé le président arménien. « Nous voudrions commémorer le génocide arménien en commun avec le peuple turc. C’est cet objectif qui était à la base des protocoles signés en 2009 pour le rétablissement des relations. Un objectif que je visais aussi avec mon invitation à la Turquie de se rendre au Mémorial en Arménie, le 24 avril. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à une démarche négationniste qui a trouvé – pardon de le dire ainsi – une expression particulièrement cynique cette année. La bataille de Gallipoli n’a pas commencé et s’est encore moins achevée le 24 avril. C’est une sorte de blessure adressée au peuple arménien. En même temps, il est évident que c’est une démarche qui vise à créer des obstacles à la commémoration du génocide arménien », a-t-il regretté.

Les cérémonies du 24 avril en Arménie, auxquelles assisteront François Hollande et Vladimir Poutine notamment, doivent être l’occasion de dire non aux crimes contre l’humanité. Le président Sarkissian regrette que la Turquie préfére « saboter » ce moment de solidarité plutôt que de s’y joindre.

Le chef d’État arménien a également souligné « avoir peur » d’une nouvelle guerre contre l’Azerbaïdjan à propos de la région disputée du Haut-Karabakh, où les tensions se sont accentuées ces derniers mois. Mais il a affirmé que l’Arménie était « prête a se battre » s’il le fallait.

Enfin, le président Sarkissian a dit craindre une « nouvelle guerre froide » entre la Russie et l’Occident, tout en affirmant avoir de « très bonnes relations » avec Vladimir Poutine. Le chef d’État arménien a souligné ne pas craindre que son homologue russe ait des vues sur les ex-républiques soviétiques comme l’Arménie.

Voir également:

Turkey eclipses centenary of Armenian massacre by moving Gallipoli memorial

Change of date by Ankara, which leads to a clash of commemoration ceremonies, condemned as ‘indecent manoeuvre’
Constanze Letsch in Istanbul

The Guardian

16 April 2015

Turkey has been accused of belittling the imminent centenary of the Armenian genocide by advancing its Gallipoli commemorations to the same day.

The anniversary of the 1915 military operations on the Gallipoli peninsula has always been marked on 25 April, the day after commemorations of the massacre of more than 1 million Armenians in the Ottoman empire. This year, however, President Recep Tayyip Erdoğan has invited state leaders to join him in Gallipoli on 24 April.

“This is a very indecent political manoeuvre,” said Ohannes Kılıçdağı, a researcher and writer for Agos, an Armenian weekly. “It’s cheap politics to try to dissolve the pressure on Turkey in the year of the centennial by organising this event.

“Everybody knows that the two memorials around Gallipoli have been held on 18 March and 25 April every year.”

Prince Charles, Prince Harry, Tony Abbott, the Australian prime minister, and John Key, New Zealand’s prime minister, have confirmed they will attend events at Gallipoli. As part of the programme on 24 April, services will be held at several military cemeteries. A Foreign Office spokesman said annual Gallipoli commemorations had taken place on both 24 and 25 April “for a number of years”.
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At the same time, hundreds will gather on Istanbul’s Taksim Square, where a commemoration of the Armenian genocide has been held since 2010. Another rally will be held in the eastern city of Diyarbakır, an important centre from where the state governor oversaw the mass killings in 1915. The main event will be held in Yerevan, capital of Armenia, with a number of foreign dignitaries from Russia, France, the UK and elsewhere.

The Turkish government’s efforts to divert international attention from the commemoration of the massacre have been called “disgraceful” by Armenians.

“It’s not just Gallipoli,” said Nazar Büyüm, an Armenian columnist and writer. “Someone also had the audacity to suggest the organisation of a Gallipoli memorial concert in an Armenian church in Istanbul for 24 April. The government does everything to overshadow the centennial of the genocide this year.”

Turkey refuses to accept responsibility for the slaughter of hundreds of thousands of Armenians in the Ottoman empire. In recent days, senior officials have lashed out at the pope and the EU for labelling the events of 1915 a genocide.

The plot thickened on Thursday when it was announced that a senior Turkish government adviser, Etyen Mahçupyan, had stepped down just months after he took on the job – and days after he too used the word “genocide”. Officials said he had retired because he had turned 65.

There are as many as 100,000 Armenians living in Turkey today, but many are too wary of local hostilities to openly project their ethnicity, still less confess their Christian faith.

Professor Ayhan Aktar of Bilgi University in Istanbul, who has long researched the denial of the Armenian genocide in Turkey, was not surprised by the government’s decision to move the date of the Gallipoli events.

“Turkey has been putting forward the Turks dying on world war one battlefields for 97 years, arguing that, yes, Armenians might have died, but so did our ancestors,” he said. “This move just continues this line of defence. It’s indecent, and a disgrace.”

While the Armenian state leader and many Armenians abroad expressed outrage at Turkey’s diplomatic gamble, the reaction in Turkey has been rather mute. Part of the reason, Kılıçdağı says, is the persistent fear of violence against the Armenian community in Turkey.

“Even though the situation has somewhat improved, and even though solidarity with the Armenian community has increased, many have learned to live with the constant fear,” he said. “It has become almost a reflex. Armenians are still a vulnerable group in Turkey.”

The first world war operations in Gallipoli – Çanakkale in Turkish – began on 18 March 1915 with the British naval bombardment of the peninsula. Turks have used that date to celebrate their victory against the Allied attack and mourn the soldiers who died in battle. The naval landings on the shores of Gallipoli ended in devastating defeat and are remembered by Australians and New Zealanders on 25 April, known as Anzac Day.

After Ankara’s announcement to shift all official commemorations of Gallipoli to 24 April, critics were quick to point out that no significant military event took place at Gallipoli that day and that Armenians had greater claim to it because 24 April 1915 was when Ottoman authorities started to arrest Armenian intellectuals in Istanbul.

Hopes of an Armenian-Turkish thaw were raised last year, when Erdogan extended condolences to the grandchildren of all killed Armenians. But this year’s actions have alienated the 100,000-strong Armenian community in Turkey.

“After Erdoğan’s words last year, this was a big disappointment,” said Nayat Karaköse, programme coordinator at the Hrant Dink Foundation, an Istanbul organisation named after an Armenian-Turkish journalist murdered in 2007, which promotes Turkish-Armenian reconciliation, research and culture.

“We expected a more positive step than to try and shift the international focus away from Armenia’s effort to raise awareness about the genocide.”

Orhan Kemal Cengiz, a Turkish journalist and human rights activist, said the forthcoming parliamentary elections made any meaningful concessions by the ruling Justice and Development party impossible.

“They are trying to rally more nationalist votes. Erdoğan is a very pragmatic politician, who is very conscious of political advantages he can gain by any move he makes,” Cengiz said. “But the Armenian issue is a matter of conscience and of morality, which is why Erdoğan is not the leader who will solve it.”

Voir également:

The Gallipoli centenary is a shameful attempt to hide the Armenian Holocaust

Robert Fisk

The Independent

19 January 2015

When world leaders, including Prince Charles and the Australian and New Zealand prime ministers, gather at Gallipoli to commemorate the First World War battle at the invitation of the Turkish government in April, the ghosts of one and half million slaughtered Christian Armenians will march with them.

For in an unprecedented act of diplomatic folly, Turkey is planning to use the 100th anniversary of the Allied attempt to invade Turkey in 1915 to smother memory of its own mass killing of the Armenians of the Ottoman Empire, the 20th century’s first semi-industrial holocaust. The Turks have already sent invitations to 102 nations to attend the Gallipoli anniversary on 24th April — on the very day when Armenia always honours its own genocide victims at the hands of Ottoman Turkey.

In an initiative which he must have known would be rejected, Turkish President Recep Erdogan even invited the Armenian President, Serge Sarkissian, to attend the Gallipoli anniversary after himself receiving an earlier request from President Sarkissian to attend ceremonies marking the Armenian genocide on the same day.

This is not just diplomatic mischief. The Turks are well aware that the Allied landings at Gallipoli began on 25th April – the day after Armenians mark the start of their genocide, which was ordered by the Turkish government of the time – and that Australia and New Zealand mark Anzac Day on the 25th. Only two years ago, then-president Abdullah Gul of Turkey marked the 98th anniversary of the Great War battle on 18th March 2013 — the day on which the British naval bombardment of the Dardanelles Peninsular began on the instructions of British First Lord of the Admiralty Winston Churchill. At the time, no-one in Turkey suggested that Gallipoli – Canakkale in Turkish — should be remembered on 24th April.

The Turks, of course, are fearful that 1915 should be remembered as the anniversary of their country’s frightful crimes against humanity committed during the Armenian extermination, in which tens of thousands of men were executed with guns and knives, their womenfolk raped and then starved with their children on death marches into what was then Mesopotamia. The irony of history has now bequeathed these very same killing fields to the victorious forces of the ‘genocidal’ Islamist ISIS army, which has even destroyed the Armenian church commemorating the genocide in the Syrian city of Deir ez-Zour. Armenians chose 24th April to remember their genocide victims because this was the day on which Turkish police rounded up the first Armenian academics, lawyers, doctors, teachers and journalists in Constantinople.

Like Germany’s right wing and revisionist historians who deny the Jewish Holocaust, Turkey has always refused to accept the Ottoman Turkish Empire’s responsibility for the greatest crime against humanity of the 1914-18 war, a bloodletting which at the time upset even Turkey’s German allies. Armenia’s own 1915 Holocaust – which lasted into 1917 — has been acknowledged by hundreds of international scholars, including many Jewish and Israeli historians, and has since been recognized by many European states. Only Tony Blair’s government tried to diminish the suffering of the Armenians when it refused to regard the outrages as an act of genocide and tried to exclude survivors from commemorating their dead during Holocaust ceremonies in London. Turkey’s claim – that the Armenians were unfortunate victims of the social upheavals of the war – has long been discredited.

Several brave Turkish scholars – denounced for their honesty by their fellow countrymen – have researched Ottoman documents and proved that instructions were sent out from Constantinople (now Istanbul) to regional officials to destroy their Armenian communities. Professor Ayhan Aktar of Istanbul Bilgi University, for example, has written extensively about the courage of Armenians who themselves fought in uniform for Turkey at Gallipoli, and has publicised the life of Captain Sarkis Torossian, an Armenian officer who was decorated by the Ottoman state for his bravery but whose parents and sister were done to death in the genocide. Professor Aktar was condemned by Turkish army officers and some academics who claimed that Armenians did not even fight on the Turkish side. Turkish generals officially denied – against every proof to the contrary, including Torossian’s photograph in Ottoman uniform — that the Armenian soldier existed.
But now Turkey has changed its story. Turkish foreign minister Mevlut Cavusoglu recently acknowledged that other ethnic groups – including many Arabs as well as Armenians – also fought at Gallipoli. “We [Turks and Armenians] fought together at Gallipoli,” he said. “That’s why we have extended the invitation to President Sarkissian as well.” The Armenian president’s reply to Erdogan’s invitation even mentioned Captain Torossian – although he sadly claimed that the soldier was also killed in the genocide when he in fact died in New York in 1954 after writing his memoirs – and reminded the Turkish president that “peace and friendship must first be hinged on the courage to confront one’s own past, historical justice and universal memory… Each of us has a duty to transmit the real story to future generations and prevent the repetition of crimes… and prepare the ground for rapprochement and future cooperation between peoples, especially neighbouring peoples.”

Armenians hold their commemorations on April 24th – when nothing happened at Gallipoli – because this was the day on which the Armenian intellectuals were rounded up and jailed in the basement of Constantinople’s police headquarters prior to their deportation and — in some cases — execution. These were the first ‘martyrs’ of the Armenian genocide. By another cruel twist of history, the place of their incarceration is now the Museum of Islamic Arts – a tourist location to which Prince Charles and other dignitaries will presumably not be taken on 24th April. These killings marked the start of the Armenian people’s persecution and exile to the four corners of the earth.

Professor Aktar’s contribution – along with that of historian Taner Akcam in the US — to the truth of Turkish-Armenian history is almost unique. They alone, through their academic research and under enormous political pressure to remain silent, forced thousands of Turks to debate the terrible events of 1915. Many Turks have since discovered Armenian grandmothers who were ‘Islamised’ or seized by Turkish militiamen or soldiers when they were young women. Aktar also points out that other Armenian soldiers – a First Lieutenant Surmenian, whose own memoirs were published in Beirut 13 years after Torossian’s death – fought in the Turkish army.

He has little time, however, for either the Turkish government or Armenian president Sarkissian. “If you want to honour the Armenian officers and soldiers who… died for the fatherland (Turkey) in 1915, then you should invite the Armenian patriarch of Istanbul,” Aktar told me. “Why do (they) invite President Sarkissian? His ancestors were probably fighting in the Russian Imperial Army in 1915. He is from Karabagh [Armenian-held territory that is part of Turkish Azerbaijan] as far as I know! This is a show of an ‘indecent proposal’ towards President Sarkissian… it is rather insulting!”

Many Armenians might share the same view. For several months, Sarkissian was prepared to sign a treaty with Turkey to open the Armenian-Turkish frontier in return for a mere formal investigation by scholars of the genocide. Then-US Secretary of State Hillary Clinton supported him, along with sundry politicians and some Western journalists based in Turkey. But the Armenian diaspora responded in fury, asking how Jews would feel if friendship with Germany was contingent upon an enquiry to discover if the Jewish Holocaust had ever occurred. In the First World War, American and European newspapers gave massive publicity to the savagery visited upon the Armenians, and the British Foreign Office published a ‘black book’ on the crimes against Armenians of the Turkish army. The very word ‘genocide’ was coined about the Armenian holocaust by Raphael Lemkin, an American lawyer of Polish-Jewish descent. Israelis use the word ‘Shoah’ – ‘Holocaust’ — when they refer to the suffering of the Armenians.

The Turkish hero of Gallipoli, of course, was Lieutenant Colonel Mustapha Kemal – later Ataturk, founder of the modern Turkish state – and his own 19th Division at Gallipoli was known as the ‘Aleppo Division’ because of the number of Arabs serving in it. Ataturk did not participate in the mass killings of Armenians in 1915, but some of his associates were implicated – which still casts a shadow over the history of the Turkish state. The bloody Allied defeat at Gallipoli was to cast a shadow over the rest of Winston Churchill’s career, a fact well known to the tens of thousands of Australians and New Zealanders who plan to come to the old battlefield this April. How much they will know about an even more horrific anniversary on April 24th is another matter.

Voir encore:

Denmark does not recognize Armenian genocide claims: Minister
Agence France Presse

1/12/2008

Denmark does not officially recognize that Ottoman-era killings of Armenians during World War I constitute genocide, Danish Foreign Minister Per Stig Moeller said Thursday.

« In the government’s opinion, this is a historical question that should be left up to the historians, » Moeller said in a written parliamentary answer, indicating that Denmark would not follow the lead of some 20 other countries, including France, that have labeled the killings genocide. Moeller’s note came in response to a question from parliamentary member, Morten Messerchmidt, of the far-right Danish People’s Party, on whether « Denmark had officially recognized this genocide. » « It is unfortunate that the Danish government refuses to join other countries in recognizing this genocide, » Messerschmidt told Agence France Presse. « It is as if they fear Turkey’s reactions, » he said. Copenhagen’s decision « to not recognize this genocide shows that the government indirectly supports Turkey’s cowardly refusal to take responsibility for its history the way the Germans did after World War II, » he said. The mass killing of Armenians is considered genocide by Armenians but not by Turkey, which rejects the term. According to the Armenian claims, 1.5 million of their kinsmen were killed from 1915 to 1917 under an Ottoman Empire campaign of deportation and murder. Rejecting the genocide label, Turkey states that 250,000 to 500,000 Armenians and at least as many Turks died in civil strife when Armenians took up arms for independence in eastern Anatolia during World War I. A number of countries and official bodies, notably the European parliament, France, Canada and now a United States House of Representatives committee, have labeled the killings genocide.

 Voir de plus:

Bataille de Gallipoli : la Turquie se souvient
Le Point

24/04/2015

« Je veux redire à nouveau au nom de tous, devant la mémoire des centaines de milliers de jeunes qui reposent dans cette petite péninsule, notre détermination à assurer la paix et la prospérité dans le monde », a-t-il promis dans son discours. Entouré d’une vingtaine de dirigeants du monde entier réunis sur les rives du détroit des Dardanelles, le chef de l’État turc a honoré la mémoire des soldats de l’Empire ottoman et du corps expéditionnaire franco-britannique tombés pendant cet épisode meurtrier de la Première Guerre mondiale, et a prêché pour la paix.

« Un remède contre le terrorisme »

« J’espère que Canakkale (Dardanelles) servira d’exemple au monde entier et à toutes les communautés pour transformer notre peine commune en un outil de promotion de la fraternité, de l’amour et de la paix », a-t-il insisté, « un remède contre le terrorisme, le racisme, l’islamophobie et la haine ». « Nous devons honorer l’héroïsme des combattants de Gallipoli dans les deux camps », a renchéri sur le même ton le prince Charles, héritier de la couronne britannique. Malgré ce ton très oecuménique, le message délivré par l’homme fort de Turquie est resté largement brouillé par la polémique sur le génocide arménien. D’autres chefs d’État et de gouvernement, dont les présidents russe Vladimir Poutine et français François Hollande, ont ainsi boudé l’invitation de Gallipoli et préféré rendre vendredi hommage à Erevan aux centaines de milliers d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman à partir du 24 avril 1915.

Ces derniers jours, les Turcs ont vigoureusement dénoncé toutes les déclarations, du pape François au président allemand Joachim Gauck, les pressant de reconnaître un « génocide » arménien, et ont dénoncé une « campagne de dénigrement ». Pour la première fois cependant, un ministre turc a assisté vendredi à Istanbul à une messe en l’honneur des victimes arméniennes de 1915. « Nos coeurs sont ouverts aux descendants des Arméniens ottomans de par le monde », a déclaré M. Erdogan dans un message lu pendant cet office en leur renouvelant ses condoléances. Mais le chef de l’État turc n’est pas allé plus loin. Après la cérémonie internationale de Gallipoli, les anciens belligérants de 1915 ont commencé vendredi à honorer leurs morts dans des rendez-vous « nationaux ».

400 000 morts ou blessés dans les deux camps
Le plus célèbre, le fameux « service de l’aube » organisé par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se déroulera samedi au petit matin, à l’heure précise du débarquement des premières troupes alliées sur les plages turques. La bataille des Dardanelles a commencé en février 1915 par la tentative d’une flottille franco-britannique de forcer le détroit pour s’emparer d’Istanbul, capitale de l’Empire ottoman. Repoussés, les Alliés ont débarqué le 25 avril à Gallipoli mais ont été contraints à une humiliante retraite après neuf fois d’une guerre de tranchées qui a fait plus de 400 000 morts ou blessés dans les deux camps. Malgré la défaite, l’héroïsme des jeunes soldats australiens et néo-zélandais, dont c’était le baptême du feu, contribuera à former l’identité nationale des deux pays. « Leur persévérance, leur dévouement, leur courage et leur compassion nous ont définis en tant que nation », a déclaré le chef du gouvernement australien Tony Abbott.

Comme chaque année, de nombreux touristes ont fait le pèlerinage de Gallipoli depuis l’autre côté de la planète. « Il est très important de revenir ici pour leur rendre l’hommage qu’ils méritent », a déclaré Marjorie Stevens, 87 ans, venue d’Adelaïde (Australie). L’Empire ottoman a fini la guerre dans le camp des perdants et a été démantelé. Mais la bataille de Gallipoli est devenue un symbole de la résistance qui a abouti à l’avènement de la République turque moderne en 1923. À la tête d’un régiment, son père-fondateur Mustafa Kemal y a forgé sa légende de héros national. À un mois des élections législatives turques du 7 juin, M. Erdogan n’a pas manqué de faire vibrer la fibre patriotique nationale. « Nous avons payé un prix élevé pour la victoire de Gallipoli. Il ne faut pas oublier que nous devons à cet esprit et à cette persévérance notre indépendance d’aujourd’hui », a-t-il dit.

Voir de plus:

A genocide denied
Newly uncovered Foreign Office memos show how New Labour has played politics with the massacre of th
Geoffrey Robertson

New Statesman

10 December, 2009

There are few genocides more clearly established than that suffered by the Armenians in 1915-16, when half the race was extinguished in massacres and deportations directed by the Young Turk government. Today you can be prosecuted in France and other European countries for denying the slaughter. But the world’s most influential genocide denier – other than Turkey itself – is the British government, which has
repeatedly asserted that there is insufficient evidence that what it terms a « tragedy » amounted to genocide. Now, thanks to the Freedom of Information Act, we learn that (in the words of Foreign Office memos) commercial and political relations with Turkey have required abandoning « the ethical dimension ».

For the past ten years, various Foreign Office ministers, from Geoff Hoon to Mark Malloch Brown, have told parliament that « neither this government nor previous governments have judged that the evidence is sufficiently unequivocal to persuade us that these events should be categorised as genocide, as defined by the 1948 convention ». This would have come as a shock to the architects of the 1948 UN Convention on Genocide (for whom the Armenian genocide was second only to the Holocaust), as well as to the wartime British government, which accused the Turks of proceeding « systematically to exterminate a whole race out of their domain ». (Winston Churchill described it as « an administrative holocaust . . . there is no reasonable doubt that this crime was executed for political reasons ».)

What does the Foreign Office know that eluded our government at the time as well as the drafters of the Genocide Convention, not to mention the International Association of Genocide Scholars, the US House committee on foreign affairs and at least nine other European governments? The Freedom of Information Act has now unravelled this mystery.

The Armenian Centre in London obtained hundreds of pages of hitherto secret memorandums, bearing the astonishing admission that there was no « evidence » that had ever been looked at and there had never been a « judgment » at all. Parliament had been misinformed: as the Foreign Office now admits, « there is no collection of documents, publications and reports by historians, held on the relevant files, or any evidence that a series of documents were submitted to ministers for consideration ». In any case, ministers repeatedly asserted that, « in the absence of unequivocal evidence to show that the Ottoman administration took a specific decision to eliminate the Armenians under their control at the time, British governments have not recognised the events of 1915-16 as genocide ».

That was the answer given by the government during the House of Lords debate on the subject in 1999. The thinking behind the genocide denial is revealed in an internal memorandum to ministers (Joyce Quin and Baroness Symons) before the debate: « HMG is open to criticism in terms of the ethical dimension, but given the importance of our relations (political, strategic and commercial) with Turkey . . . the current line is the only feasible option. »

An inconvenient truth
Nobody noticed that this « current line » was a legal nonsense. To prove genocide, you do not need unequivocal evidence of a specific government decision to eliminate a race – neither the Nazis nor the Hutu government in Rwanda ever voted to do so or recorded any such decision. Genocidal intentions are inferred from what governments do and from what they knew at the time they did it; and it was obvious to everyone in Armenia (including diplomats and missionaries from Germany, then allied to Turkey, and to neutral US ambassadors) that the deportations had turned into death marches, and the massacres were influenced by race hatred fanned by the government’s « Turkification » campaign. The internal documents show that the Foreign Office has never had the slightest interest in the law of genocide: its stance throughout is that the UK cannot recognise this particular genocide, not because it had not taken place, but because realpolitik makes it inconvenient.

There is no suggestion in these documents that expert legal advice was ever sought before ministers were wrongly briefed on the law of genocide. The definition of the crime includes « deliberately inflicting on the group conditions of life calculated to bring about its physical destruction in whole or in part » – a precise description of the Ottoman government’s orders to deport two million Armenians to the Syrian Desert, in the course of which hundreds of thousands were murdered or died of starvation. Courts in The Hague have actively developed the law relating to genocide in recent years, but the Foreign Office memos make no reference to this – its only concern is that ministers should say nothing which might discomfort a Turkish government that it describes as « neuralgic » about its accountability.

The documents show how Foreign Office officials have discouraged ministers from attending memorial services for Armenian victims and from including any reference to this genocide at Holocaust Memorial Day. They advised Margaret Beckett, Geoff Hoon and Kim Howells to absent themselves from the Armenian genocide memorial day in 2007. It is no business of the Foreign Office to discourage ministers from attending memorial services for victims of crimes against humanity.Notable in these hitherto secret documents is how government ministers parrot their Foreign Office briefs in parliament word for word and never challenge the advice provided by diplomats. None of them has ever pointed out, for example, that the « not sufficiently unequivocal » test is oxymoronic – evidence is either equivocal or it is not. It cannot be a little bit unequivocal.

The other routine excuse for denying the genocide has been that « it is for historians, not governments, to interpret the past ». This « line » was described in 1999 as « long-standing ». But genocide is a matter for legal judgment, not a matter for historians, and there is no dispute about the Armenian genocide among legal scholars. Yet Foreign Office ministers insist that the « interpretation of events is still the subject of genuine debate among historians ». This « line » was stoutly maintained until last year, when it was placed on the Downing Street website in response to an e-petition and provoked angry replies from the public. The minister, by now Jim Murphy, was displeased, and became the first to demand to know just what evidence the Foreign Office had looked at.

The Eastern Department had looked at no evidence at all. In great haste, it came up with three historians – Bernard Lewis (who had been prosecuted in France for denying the genocide, but then told Le Monde that he did not dispute that hundreds of thousands of Armenians had died), Justin McCarthy (a Kentucky professor whose pro-Turkish work was sent to Keith Vaz, then a minister at the Foreign Office, by the Turkish ambassador) and Heath Lowry, who, although he does not put his own name to denials of the genocide, provoked dispute at Princeton after it accepted funds from the Turkish government to endow his « Atatürk Chair » and he was then exposed as having helped draft a letter in which the Turkish ambassador denounced a scholar for writing about the genocide. It is astonishing, given the number of British historians, from Arnold Toynbee onwards, who have no doubts on the subject, that the Foreign Office should grasp at the straw of three controversial Americans.

Will we remember?
The head of the department later told Murphy that it had stopped « deploying this line » because « we found that references to historians tended to raise further questions ». Malloch Brown proceeded to read out the old mantra that « neither this government nor previous governments have judged that the evidence is sufficiently unequivocal » on his behalf, even though no government had actually « judged » or received any evidence at all.Parliament has been routinely misinformed by ministers who have recited Foreign Office briefs without questioning their accuracy. The government’s only policy has been to evade giving any truthful answer about the Armenian genocide, because it has abandoned « the ethical dimension » in the interests of relations with a Turkish government that it acknowledges to be unbalanced in its attitude to this issue.

In August 1939, Adolf Hitler exhorted his generals to show no mercy to the Polish people they were preparing to blitzkrieg because, « After all, who now remembers the annihilation of the Armenians? » If the ethics-free zone in the Foreign Office has its way, nobody in the UK will remember them either.

Geoffrey Robertson, QC is the author of « Crimes Against Humanity: the Struggle for Global Justice » (Penguin, £14.99)
His full opinion on the Armenian genocide and the Foreign Office documents can be obtained for free from j.flint@doughtystreet.co.uk

Voir de même:

Israël doit reconnaître le génocide arménien
Serge et Arno Klarsfeld

Le Monde

20.04.2015

Il est temps pour les autorités les plus représentatives d’Israël, son président, le chef de son gouvernement, la Knesset, de reconnaître le génocide dont ont été victimes les Arméniens de l’Empire ottoman.

Dans moins de vingt-cinq ans, ce sera au tour du centenaire du génocide des juifs d’être célébré dans le monde entier, et – nous l’espérons – y compris dans le monde musulman. Comment cultiver cette espérance d’unanimité si l’Etat des juifs se refuse encore à cette reconnaissance formelle pour ne pas indisposer son puissant voisin turc ?

Le génocide arménien a été reconnu par de nombreux pays, et le président de la République, François Hollande, s’est engagé à ce qu’une loi sanctionne la négation du génocide arménien comme la loi Gayssot sanctionne depuis un quart de siècle la négation du génocide juif.

En un temps ou les massacres des chrétiens d’Orient se multiplient, la voix du pape s’est fait entendre pour le déplorer et pour, enfin, proclamer que les Arméniens ont été victimes d’un génocide.

Suivre l’exemple allemand

Ce n’est pas pour condamner la Turquie moderne, pas plus qu’à Nuremberg on a voulu condamner l’Allemagne qui naîtrait des ruines du IIIe Reich. D’ailleurs, l’Allemagne fédérale dès sa naissance, la République démocratique allemande peu avant sa chute et l’Allemagne enfin réunifiée ont reconnu le génocide commis par l’Allemagne hitlérienne et, en en assumant les conséquences sur tous les plans, ont libéré le peuple allemand d’une partie de son fardeau moral.

Les dirigeants de la Turquie doivent suivre cet exemple. Tant qu’ils nieront la vérité historique, tant qu’ils essaieront d’échapper à leurs responsabilités et qu’ils continueront à prétendre que les Arméniens les ont trahis pendant la première guerre mondiale et qu’eux ont seulement riposté, ils seront tenus à l’écart par la communauté internationale, et en priorité par l’Union européenne. Tant qu’Israël ne reconnaîtra pas le génocide arménien, la Turquie se refusera à le faire.

L’Etat juif sait que les nazis ont pu se risquer à commettre au XXe siècle un second génocide parce que les auteurs du premier n’avaient pas été punis. Aucun argument ne peut s’opposer valablement à la reconnaissance que nous demandons à Israël en ces jours ou nous commémorons Yom HaShoah (la Journée du souvenir de l’Holocauste en Israël).

Serge Klarsfeld préside Fils et filles des déportés juifs de France.

Arno Klarsfeld est l’ancien avocat des Fils et filles des déportés juifs de France.

Voir aussi:

Un siècle plus tard, Israël est moralement tenu de reconnaître le génocide arménien
Edy Cohen

i24news

44 membres du Congrès américain ont récemment présenté un projet de loi demandant à l’administration Obama de reconnaître l’holocauste arménien comme un « génocide ». On ne sait pas quand la proposition sera soumise au vote, mais il semble que les États-Unis pourraient très bientôt rejoindre la liste des 21 pays qui ont formellement reconnu le premier génocide du 21ème siècle.

Lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté, l’Empire ottoman a déclaré la guerre à la Russie. Les Arméniens, qui cherchaient à réaliser leurs aspirations nationales et établir une autonomie arménienne dans l’Empire, ont été perçus comme des traîtres qui collaboraient avec les Russes. Les « Jeunes Turcs », le parti nationaliste turc qui a déposé le sultan Abdul Hamid II, avaient d’autres plans concernant les Arméniens sur son territoire. Le parti a « turquifié” les territoires sous son contrôle en menant un nettoyage ethnique contre la minorité chrétienne.

Les responsables du génocide arménien étaient les hauts gradés des Jeunes Turcs, soit le ministre de l’Intérieur Talaat Pacha et le ministre de la Guerre, Enver Pacha. Ces hauts responsables ont ordonné la création d’une organisation paramilitaire, l’ »Organisation spéciale » (Techkilat-i Mahsoussé), afin de résoudre le « problème arménien ». La mission confiée à l’organisation était de bannir et de détruire le peuple arménien. Des criminels et les détenus libérés ont été engagés spécialement pour exécuter le plan.

Dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, l’armée turque est entrée dans les maisons des dirigeants de la minorité arménienne et a cruellement tué des centaines de personnes.

Par conséquent, le 24 avril symbolise le début du génocide arménien et a été fixé comme journée officielle du souvenir. Les enquêteurs ont estimé que, entre 1914 et 1918 entre 1 et 1.5 million d’Arméniens, hommes, femmes et enfants ont été cruellement et systématiquement assassinés. La Turquie moderne refuse avec véhémence d’admettre son implication historique dans l’assassinat du peuple arménien et investit beaucoup dans la propagande de négation de l’holocauste arménien.

L’un des documents des archives des essais de Nurenberg révèle que l’apathie de la communauté internationale, l’oubli du massacre des Arméniens par les Turcs pendant la Première Guerre mondiale et l’absence de réponse appropriée ont encouragé Adolf Hitler à conquérir des territoires et à anéantir les Juifs dans Europe. « Qui se souvient de ces Arméniens? », a déclaré Hitler à son personnel, pour les informer de sa décision d’envahir la Pologne, ajoutant qu’ils ne devaient pas craindre une réaction internationale, en utilisant le massacre des Arméniens comme preuve.

Israël n’a jamais formellement reconnu le génocide arménien. La politique du ministère israélien des Affaires étrangères a toujours été de « ne pas perturber » les Turcs. La presse a fait en sorte de ne pas publier des articles sur le sujet, les éditeurs craignaient d’affronter le ministère des Affaires étrangères et ont sciemment dissumulé au public israélien le droit de savoir et de se familiariser avec la tragédie arménienne. Une grande partie de la population israélienne n’est pas consciente de la question malgré son importance et son influence sur l’histoire juive.

Tout Israël et le peuple juif en particulier, ont le devoir moral de reconnaître le génocide arménien. Un peuple qui a perdu un tiers de ses membres dans la Shoah ne peut pas nier le génocide d’un autre peuple qui avaient perdu les deux tiers de son numéro. Toutes les tentatives faites ces dernières années pour reconnaître le génocide arménien ont échoué en raison des considérations étrangères et des raisons politiques, la plupart du temps sur l’insistance du ministère israélien des Affaires étrangères et de la peur de la réponse turque.

Aujourd’hui, lorsque le président turc, qui a été Premier ministre pendant une décennie, Recep Tayyip Erdogan, maintient une ligne anti-israélienne et antisémite claire, le ministère des Affaires étrangères continue d’ignorer l’holocauste arménien et de maintenircette basse politique sur la base de mauvaises considérations. Il y a une justification morale et historique à reconnaître la genocide arménien. L’holocauste arménien doit être enseigné dans les écoles. Dans un mois, le 24 avril 2015 nous allons commémorer les 100 ans de l’assassinat de 1,5 million d’Arméniens.

A cette occasion, en plus de la page Facebook que j’avais créé – « Reconnaître le génocide arménien » – La parole est au président d’Israël Reuven Rivlin, le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre des Affaires étrangères à venir devront prendre immédiatement des mesures pour reconnaître le génocide qui a eu lieu il y a 100 ans et a été ignoré par l’ensemble de leurs prédécesseurs.

Edy Cohen est chercheur au département d’études du Moyen-Orient de l’université de Bar-Ilan

Voir de même:

Why is Israel still silent on Armenian genocide?

Israel has not joined the EU Parliament and the pope in officially recognizing the Armenian genocide, partly because of its strategic alliance with Azerbaijan against Iran.
Arad Nir

Al Monitor

April 22, 2015

Translator Danny Wool
For years, close ties between Israel and Turkey were understood to be the reason Jerusalem has avoided the repeated requests of Armenians for the international community to recognize the genocide their community suffered at the hands of the Ottoman Turks during World War I. Not only has Israel refused to recognize that the massacre was premeditated and planned by the Ottoman government in Istanbul, it has also exerted its influence in Washington to prevent the United States from recognizing the genocide. This alone was a good enough reason for the various Turkish governments to maintain close ties with Israel. Ankara believed that Israel had almost mystical powers of influence over the White House and Capitol Hill.

Diplomatic relations between Israel and Turkey have been foundering for over half a decade. During most of that time, there has been no Turkish ambassador to Israel, while the Israeli ambassador to Turkey was expelled from Ankara in disgrace. Pro-Israel lobbyists no longer meet with the Turkish ambassador in Washington, and the Israel Defense Forces have found apt and even successful alternatives to cooperation with the Turkish military, at least as far as Israel is concerned.

This year, Armenians are marking the centennial of the genocide. Given the deterioration of its relationship with Turkey, this occasion would seem to provide Israel with a golden opportunity to respond to the moral claim that it recognize the Armenian genocide, just as Pope Francis recently did, followed by the European Parliament. In fact, dozens of prominent Israeli artists and academics recently signed a petition calling on the Israeli government and Knesset to recognize the Armenian genocide.

Nevertheless, officially, Israel continues to squirm. The Foreign Ministry recommends showing greater empathy to the Armenian issue, and this will be the first year that Israel will send an official delegation to participate in the memorial ceremony to take place in Yerevan. It will, however, be a low-ranking delegation, made up of Knesset members. Foreign Ministry spokesman Emmanuel Nahshon presented Israel’s official position to Al-Monitor, saying: “Israel’s position has not changed. We are sensitive and attentive to the terrible tragedy of the Armenian people during the First World War, and express our empathy and solidarity. Most of the international community’s efforts must be focused on preventing humanitarian tragedies in the future.”

A few senior Israeli officials dealing with the issue spoke to Al-Monitor about it on condition of anonymity. They emphasized that this doesn’t just involve susceptibility toward Turkish sensitivities, but also sensitivity that Israel wants to show toward Azerbaijan, which is a neighbor of both Turkey and Armenia. Since the Soviet Union’s collapse, the borders in the Caucasus region have been redefined. One consequence is a continuing state of war between Azerbaijan and Armenia. One of the pillars of Azerbaijan’s new national narrative is the “Khojaly massacre,” which refers to a battle in the village of Khojaly, located in the disputed Armenian enclave of Nagorno-Karabakh, on Feb. 26, 1992. According to the Azeri narrative, Armenian forces killed 600 Azeri civilians there, including 169 women and children.

In this instance, the Armenians deny responsibility for the massacre of civilians, just as they do for a long list of atrocities that the Azeris have blamed on them since WWI. Given this relationship, it’s no wonder that the Azeris describe Armenian claims of genocide as fabricated. Last week’s decision by the European Parliament to use the term “Armenian genocide” was described by a spokesman for the Azeri Foreign Ministry as “an attempt to falsify the history [and] its interpretation for political purposes” stemming from the parliament’s succumbing to Armenian pressure.

Gallia Lindenstrauss of Israel’s Institute for National Security Studies says that Azerbaijan is the Muslim country with which Israel currently has the closest ties. Trade between Israel and Azerbaijan is estimated at over $5 billion. Israel imports some 40% of its oil from there, and exports mainly weapons and sophisticated defense systems to it. In 2012, when talk of an Israel strike against Iran was at its peak, Foreign Policy quoted a senior US official as saying (apparently with considerable hyperbole), “The Israelis have bought an airfield … and the airfield is called Azerbaijan.”

About six months ago, Defense Minister Moshe Ya’alon paid his first public visit to Azerbaijan. Foreign Minister Avigdor Liberman has visited Baku, the capital, on several occasions. While there, both of them heard from their hosts that Azerbaijan, like the Israeli government, considers Iran’s nuclear capacity to be an existential threat.

Azerbaijan’s border with Iran stretches for 611 kilometers (380 miles), making it longer even than Turkey’s border with Iran, which is 499 kilometers (310 miles) long. Meanwhile, Armenia’s border with Iran stretches for just 35 kilometers (22 miles). If the length of their borders can be used to determine the importance of relations with those countries, then Armenia is the least important of all of them. And in general, it is considered an ally of the country that Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu compares to Hitler’s Germany.

Coming back to the official position presented by the Israeli Foreign Ministry spokesman, it would seem that the call to the international community “to prevent humanitarian tragedies in the future” might not refer only to the incidents of mass murder committed daily by the Islamic State against anyone who is not one of them — Yazidis, Christians or Alawites. It is mainly directed against Iran’s “explicit intent of obliterating the Jewish state,” as Netanyahu reiterated April 16 at Yad Vashem during a memorial service for the victims of the Holocaust. Herein lies the real reason for Israel’s policy concerning whether it will recognize the Armenia genocide. The reason isn’t Turkey; it’s Iran.

Arad Nir
Contributor,  Israel Pulse
Arad Nir Is the head of the foreign news desk and international commentator for Channel 2 News, the largest news provider in Israel. Arad has covered international politics and diplomacy, ethnic conflicts around the world and interviewed various world leaders, decision-makers and opinion leaders. He teaches TV journalism at the IDC Herzliya and Netanya Academic College.
Original Al-Monitor Translations

Voir encore:

Le dilemme d’Israël face au génocide arménien
Cyrille Louis
Le Figaro

24/04/2015

L’Etat hébreu, soucieux de ne pas froisser la Turquie et l’Azerbaïdjan, s’est toujours refusé à qualifier ainsi les massacres survenus en 1915. Mais une partie de l’opinion israélienne réclame la remise en cause de cette posture.

Correspondant à Jérusalem

L’Etat hébreu, qui a toujours refusé de reconnaître le génocide arménien, ne sera pas pour autant absent des cérémonies organisées à Erevan pour en commémorer le centenaire. Sous pression d’une partie de son opinion publique, le gouvernement a décidé de s’y faire représenter par une délégation parlementaire. «Cette démarche reflète la sympathie et la solidarité que nous éprouvons vis-à-vis du peuple arménien», explique Emmanuel Nahshon, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, tout en soulignant qu’il n’est pas question, à ce stade, de remettre en cause la position israélienne. «Nous continuons d’évoquer une tragédie, et non pas un génocide, pour désigner les événements survenus en 1915», rappelle-t-il.

Avant de s’envoler pour Erevan, le député Nachman Shai (Union sioniste) et sa collègue Anat Berko (Likoud) ont ainsi été priés par les diplomates israéliens de choisir avec soin les mots qu’ils emploieront durant leur mission. Pas question, les a-t-on mis en garde, d’afficher des positions qui risqueraient de froisser la Turquie ou l’Azerbaïdjan. Mais la participation de ces deux parlementaires aux cérémonies d’Erevan laisse penser que la position israélienne n’est pas gravée dans le marbre. «Israël doit se demander si l’heure n’est pas venue de reconnaître qu’un génocide s’est déroulé en Arménie», explique Nachman Shai, qui, à titre personnel, parle d’un «holocauste arménien». «En tant que Juifs, nous avons la responsabilité de franchir ce pas, ajoute-t-il. Notre participation à ces commémorations traduit un engagement fort et clair de la Knesset, qui a régulièrement commémoré le souvenir des victimes, à réexaminer cette question.»

Une pétition pour la reconnaissance du génocide
Le gouvernement, soulignant que seuls une vingtaine de pays ont à ce jour reconnu le génocide arménien, considère qu’une telle démarche irait à l’encontre de ses intérêts stratégiques. Elle risquerait d’aggraver encore la brouille avec Ankara, l’un des rares alliés qu’Israël compte dans la région, avec lequel les relations sont des plus fraîches depuis l’assaut mortel contre le navire Mavi Marmara (2010). Elle ne manquerait pas, en outre, de froisser l’Azerbaïdjan. Or l’Etat hébreu entretient depuis les années 1990 un lien étroit avec Bakou, qui lui apporte une aide discrète mais essentielle dans ses efforts pour surveiller le programme nucléaire iranien. La relation entre les deux pays est «semblable à un iceberg», aurait jadis confié le président Ilham Aliyev, qui précisait alors: «Elles se déroulent à 90% sous la surface…»

Cent ans après le génocide arménien, de nombreuses voix appellent cependant les autorités israéliennes à ne pas sacrifier leurs principes à ces considérations géopolitiques. «En tant que descendants d’un peuple qui a connu l’Holocauste et qui se bat encore contre sa négation, il nous incombe de montrer une sensibilité particulière aux désastres subis par d’autres peuples», affirme une pétition récemment signée par une groupe d’universitaires, d’artistes, d’ex-officiers généraux et de responsables politiques israéliens. Le président Reuven Rivlin, élu au printemps 2014, est lui-même un partisan notoire de la reconnaissance du génocide arménien. Au nom de la raison d’Etat, il a récemment mis ce point de vue en sourdine. «Rouvrir ce débat au moment du centenaire n’a pas paru opportun, décrypte un responsable israélien, mais il ne serait pas surprenant qu’il revienne sur la table une fois les commémorations achevées…»

Voir enfin:

CARTE. La reconnaissance du génocide arménien dans le monde
Marie Le Douaran

L’Express

24/04/2015

Quelques jours avant la commémoration du centenaire des massacres, le Parlement autrichien et le Pape François ont reconnu publiquement le terme « génocide » que la Turquie nie catégoriquement.

Alors que l’Arménie commémore ce vendredi le centenaire des massacres perpétrés contre les Arméniens de Turquie au cours de la Première Guerre mondiale, 24 pays dans le monde reconnaissent actuellement le génocide arménien. Le Parlement européen et l’ONU qualifient aussi ces événements de « génocide ».

Ces actes de reconnaissance sont très divers: parmi les 24 Etats, seuls quatre -la France, l’Uruguay, l’Argentine et Chypre- ont promulgué des lois en ce sens. La plupart du temps, il s’agit de résolutions adoptées par le Parlement ou une des chambres du Parlement.

Les termes employés dans les déclarations ne sont pas toujours les mêmes: 22 pays nomment bien un « génocide » -contrairement à l’Uruguay, placé dans la catégorie « reconnaissance partielle » de la carte. En Allemagne, le texte adopté par le Parlement en 2005 n’emploie pas le terme mais le président Joachim Gauck l’a prononcé jeudi 23 avril, reconnaissant dans la foulée une « coresponsabilité » de son pays dans les massacres.

Des variations existent aussi sur l’identification de la responsabilité du génocide. Tous les pays n’évoquent pas la Turquie. Ainsi, la France et le Vatican ne mentionnent pas du tout Ankara, quand la Belgique, l’Italie, la Suisse, le Liban, la Syrie ou le Chili parlent de « l’Empire ottoman ».

La reconnaissance du génocide donne lieu à des tensions diplomatiques. Ainsi, la Turquie a rappelé son ambassadeur en Autriche cette semaine, après que Vienne a reconnu les massacres. Pour ne pas froisser la Turquie, Israël ne reconnaît toujours pas le génocide, mais évoque une « tragédie », et la Knesset n’a pas adopté de résolution. C’est également un des sujets qui ont pu freiner les discussions entre l’Union européenne et la Turquie, en vue d’une adhésion.

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