Elections israéliennes: Attention, un racisme peut en cacher un autre ! (From America’s Social worker in chief to Israeli Arabs and Left, guess who the common enemy is ?)

A woman walks past a Joint Arab List campaign billboard in Umm el-FahmLe plan de la nouvelle liste arabe unie en Israël : « Faire exploser l’Etat juif de l’intérieur » !https://i0.wp.com/images1.ynet.co.il/PicServer4/2015/01/03/5793204/579320101001355640360no.jpg ObasPour Obama, le terrorisme est, à la racine, un produit de la désintégration sociale. La guerre est peut-être nécessaire pour contenir l’avancée de l’Etat islamique, mais seulement une réforme sociale peut vraiment s’en débarrasser. Ajoutez à cette vision le vécu d’un parfait ‘outsider’, moitié blanc et moitié noir avec une enfance et une famille dispersée autour du monde, et on commence à voir le profil d’un homme avec une empathie automatique pour les marginaux et un sens presque instinctif que les plus importants problèmes du monde sont enracinés, non pas dans l’idéologie, mais dans des structures sociales et économiques oppressives qui renforcent la marginalisation. Cette sensibilité est plus large que n’importe quelle orthodoxie économique, et elle est enracinée dans la dure expérience du Sud de Chicago. Après avoir pris la tête de la plus importante superpuissance du monde en janvier 2009, ce travailleur social s’est mis à construire une politique étrangère qui traduisait ses impressions en actions géopolitiques.(…) Le monde était un énorme Chicago, ses problèmes essentiels pas totalement différents de ceux des Noirs du Sud de Chicago, et les solutions à ces problèmes étaient enracinées dans la même capacité humaine à surpasser les divisions sociales et les inégalités. Voilà en quoi consistait le « provincialisme » d’Obama, sa vision d’un monde qui favorisait les désavantagés et les opprimés, qui percevait les conflits idéologiques et politiques entre les gouvernements comme secondaires par rapport à des crises plus universelles et en fin de compte sociales qui troublaient un monde déjà tumultueux. (…) C’était cette vision humanitaire expansive qui a conduit Obama à faire sa première erreur stratégique majeure au sujet d’Israël. C’était, en effet, en Israël que son récit des affaires du monde s’opposait directement aux réalités impitoyables de la géopolitique. (…) Le conflit israélo-palestinien semblait avoir beaucoup en commun avec les maladies sociales américaines qu’il avait combattues toute sa vie d’adulte : un conflit entre deux communautés divisées, renforcé par l’intolérance, des récits mutuellement exclusifs de victimisation et d’absence d’empathie et d’espoir. L’engagement énergique et premier d’Obama pour la paix israélo-palestinienne n’était pas enraciné dans les calculs stratégiques habituels qui conduisent une politique étrangère, mais cela correspondait très bien à la nouvelle sensibilité qui définissait maintenant sa présidence. Mais la géopolitique n’est pas du travail social. Et ce qui est vrai à Chicago ne l’est peut-être pas à Jérusalem. La première tentative majeure d’Obama dans le conflit – obtenir un gel de 10 mois de la construction d’implantations en dehors de Jérusalem – a donné le ton pour les cinq prochaines années d’efforts. La Maison Blanche d’Obama était désorientée et frustrée quand il est apparu clairement que la mesure sans précédent de « construction de la confiance » de Netanyahu avait en réalité éloigné les Palestiniens de la table des négociations. Le conflit israélo-palestinien n’est pas un combat contre l’injustice sociale ou économique, mais entre des identités nationales. Même s’il veut un accord de paix avec Israël, comme Obama le croit sincèrement, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit manœuvrer dans les limites du récit national palestinien qui rejette la cause nationale juive comme étant irrémédiablement illégitime. Abbas ne peut tout simplement pas faire de compromis, il doit être perçu comme un vainqueur. Alors, le fait que la Maison Blanche ait demandé et obtenu un gel sans précédent des implantations d’Israël ne prouvait pas aux Palestiniens qu’Israël était prêt au compromis, mais plutôt que leurs propres dirigeants demandaient moins de l’occupant détesté que la Maison Blanche ouvertement pro-Israélienne. La Maison Blanche, un bastion de sionistes de son propre aveu, avait sans effort obtenu une concession qu’aucun dirigeant palestinien n’avait même jamais demandée. Dans son tout premier effort de renforcer la confiance entre les parties, la Maison Blanche d’Obama a désastreusement réduit la marge de manœuvre politique intérieure des dirigeants palestiniens. Cette erreur initiale a établi la dynamique qui a contrecarré les efforts les plus concertés de l’Amérique pour relancer les négociations. Chaque fois que la pression américaine sur Israël augmentait, la pression intérieure sur les dirigeants palestiniens pour élever leurs exigences et conditions préalables augmentait rapidement aussi.(…) L’aversion du président Obama pour Netanyahu est intense et … Il y a peu de doute que cette hostilité soit devenue personnelle – un dirigeant juif américain a affirmé que c’est le président Obama lui-même qui a donné l’interview à The Atlantic, dans laquelle un responsable anonyme s’est moqué de Netanyahu en le qualifiant de « chickenshit » [poule mouillée] – mais ses origines sont plus profondes qu’une antipathie personnelle. (…) Lorsque Netanyahu insiste pour parler de l’histoire juive à l’Assemblée générale de l’ONU, tout en refusant d’aborder la dépossession palestinienne, quand il rejette d’emblée et à plusieurs reprises l’idée qu’une éventuelle réadaptation de l’Iran pourrait être plus souhaitable qu’une confrontation permanente, Obama entend des échos de ces militants de Chicago dont le chauvinisme a fait plus de mal que de bien à leurs communautés. (…) Selon Netanyahu, à moins que le mouvement national palestinien n’accepte qu’il y a une certaine légitimité à la création d’une patrie juive en Israël, les dirigeants palestiniens demeureront gelés sur place et incapables de compromis pour la paix. Pendant ce temps, les concessions israéliennes à une direction palestinienne qui continue de rejeter la légitimité même d’Israël ne feront que renforcer cette impulsion de rejet en soutenant l’illusion que la victoire finale contre l’existence d’Israël est possible. Pour Netanyahou, toute la stratégie américaine qui commence par des concessions israéliennes, au lieu de chercher un changement dans la vision de base de l’autre côté, met la charrue avant les bœufs – et garantit un échec continu. Sur l’Iran, l’évaluation de Netanyahu des capacités stratégiques d’Obama est tout aussi peu flatteuse. En abandonnant les sanctions sur lesquelles les États-Unis avaient toutes les cartes et autour desquelles le monde était uni en opposition aux ambitions nucléaires iraniennes, Obama a concédé beaucoup et obtenu très peu. On ne peut faire confiance à un pays de la taille de l’Europe occidentale avec un dossier d’installations entières et qui ment à répétition aux inspecteurs de l’AIEA et au Conseil de sécurité des Nations unies. (…) Pour les deux hommes, l’écart est plus profond que la fracture démocrates-républicains, plus profond que la question palestinienne, plus profond encore que la bataille sur l’Iran. Obama a cherché à introduire une nouvelle conscience dans les affaires mondiales, une conscience qui a défini son identité politique. Netanyahu défend les anciennes méthodes – dont dépendent, selon lui, la sécurité nationale. Haviv Rettig Gur
Sur le long terme, Obama et son entourage ont toujours fantasmé sur une réconciliation globale entre les Etats-Unis et l’islamisme, qu’il s’agisse de l’islamisme sunnite des Frères musulmans ou de l’islamisme chiite iranien. C’était le sens, dès 2009, du discours-manifeste du Caire, prononcé, il ne faut pas l’oublier, au moment même où le pouvoir des mollahs écrasait dans le sang un « printemps iranien ». Cela a été également le sens, par la suite, de la temporisation d’Obama sur la question du nucléaire iranien : Washington s’est prononcé en faveur de sanctions économiques de plus en plus lourdes, mais n’a pas envisagé sérieusement une action militaire contre l’Iran ni accordé de feu vert à une éventuelle action militaire israélienne. (…) A un autre niveau, à plus court terme, Obama a sans doute vu dans un rapprochement avec l’Iran le moyen d’effacer ou de faire oublier ses échecs répétés au Moyen-Orient : en Libye, en Egypte et finalement en Syrie. Une Grande Puissance, c’est un pays qui peut faire la guerre et qui, par voie de conséquence, est en mesure d’imposer sa volonté à d’autres pays. Et « pouvoir faire la guerre », en amont, cela suppose à la fois des moyens techniques (une armée, des armements, des technologies), et des moyens politiques ou moraux (une vision du monde, des objectifs, une détermination). L’Amérique d’Obama a toujours les moyens techniques d’une Très Grande Puissance, mais elle s’est comportée en Syrie, à travers ses tergiversations et finalement sa capitulation diplomatique devant la Russie de Poutine, comme si elle n’en avait plus les moyens politiques ou moraux. Ce que les alliés traditionnels des Etats-Unis ne sont pas près de pardonner au président sur le plan international (des Etats du Golfe à la France de Hollande), ni les Américains eux-mêmes en politique intérieure.(…) Les clés d’Obama se trouvent dans son livre autobiographique, Les Rêves de mon père. Deux faits, qu’il rapporte avec beaucoup de franchise : d’abord, un drame intime : il n’a pratiquement pas connu son père ; ensuite, un drame identitaire : l’Amérique traditionnelle – anglo-saxonne, judéo-chrétienne, blanche – est pour lui une sorte de pays étranger. Il est certes né aux Etats-Unis, mais il n’y a pas passé son enfance. Il n’a pas été élevé dans la foi chrétienne, mais dans un mélange d’humanisme athée et d’islam libéral. Et bien que sa mère soit blanche, il a toujours été considéré comme un Noir. Comment surmonte-t-il ces deux drames ? A travers l’action politique en vue d’une Amérique nouvelle, multiraciale, multireligieuse, multiculturelle. En fait, il veut enfanter cette nouvelle Amérique qui lui ressemblerait, être à la fois son propre père et celui d’une nation remodelée à son image. Ce qui passe, entre autre choses, par une réconciliation – fusionnelle – avec un islam qui est le contraire même de l’Amérique traditionnelle. Ce n’est là qu’un fantasme. La politique rationnelle d’Obama se réfère à d’autres considérations, d’autres raisonnements. Mais les fantasmes sont souvent aussi puissants ou plus puissants que la rationalité. Et qui plus est, les fantasmes personnels du président actuel recoupent ceux d’une bonne partie de la société américaine : les Noirs, les non-Blancs en général, mais aussi les milieux blancs d’extrême-gauche, une partie des élites intellectuelles… (…) Qui peut encore soutenir sérieusement qu’Israël est au cœur de tous les problèmes du Proche Orient et que tout passe, dans cette région, par la « résolution » du « problème palestinien » ? Depuis près de quatre ans, le monde arabe et islamique n’en finit pas de se décomposer et de se recomposer sous nos yeux, entraîné par ses pesanteurs propres. Une analyste géopolitique, Robin Wright, vient même de prédire dans le New York Times, le quotidien le plus pro-Obama des Etats-Unis, le remplacement de cinq Etats moyen-orientaux (la Syrie, l’Irak, l’Arabie Saoudite, la Libye, le Yemen) par quinze nouveaux Etats à caractère ethnoreligieux. Voilà qui merite au moins autant d’attention que les articles promouvant le « nouvel Iran » du président Rouhani. Et qui relativise le « processus de paix » Jérusalem-Ramallah. Michel Gurfinkiel
Obama est le premier président américain élevé sans attaches culturelles, affectives ou intellectuelles avec la Grande-Bretagne ou l’Europe. Les Anglais et les Européens ont été tellement enchantés par le premier président américain noir qu’ils n’ont pu voir ce qu’il est vraiment: le premier président américain du Tiers-Monde. The Daily Mail
In early February, the Pentagon declassified a 386-page report from 1987, exposing for the first time ever the actual depth of top-secret military cooperation between the United States and Israel — including, amazingly, information about Israel’s unacknowledged nuclear program. In view of the caustic tension that has increased lately between Washington and Jerusalem, the timing of the publication’s declassification, after a long legal process, might raise a few eyebrows. I have some knowledge about the build-up process of Israel’s nuclear capacity and after reading the report in question I must express my astonishment: I have never seen an official American document disclosing such extensive revelation on subjects that until now were regarded by both administrations as unspeakable secrets.(…) The request to publish the report was initiated three years ago by the American journalist Grant Smith. His plea was based on the Freedom of Information Act and while the Pentagon had lingered Smith filed a lawsuit. A District Court judge for the District of Columbia compelled the Pentagon to address his request. Although the report reveals quite a wide compilation of new facts about Israel’s most covert defense industry, to my astonishment its declassification produced no media reverberation whatsoever, not in Israel (except on the Ynet news website), nor in the States. The mainstream Israeli media was probably busy with the dramatic election campaign and in the United States only the progressive weekly magazine, The Nation, and quite a few professional websites and blogs — some of them explicitly anti-Israel — showed any interest. In the light of Iran’s nuclear talks, the declassification’s timing could prove troublesome for Israel. It makes it much harder to maintain the policy of ambiguity about Israel’s nuclear program and, subsequently, helps Iran’s argument that it shouldn’t be denied its own ambitions. Michael Karpin
La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nuls et non avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre ; ils sont citoyens des Etats auxquels ils appartiennent. (…) Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l’instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l’impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d’unité, et de progrès de la nation arabe. Charte de l’OLP (articles 20 et  22)
Je suis prêt à accepter une troisième partie qui contrôle l’exécution de l’accord, par exemple les forces de l’OTAN, mais je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs dans ces forces ni un Israélien sur la Terre de Palestine. Mahmoud Abbas
Vous allez dans certaines petites villes de Pennsylvanie où, comme dans beaucoup de petites villes du Middle West, les emplois ont disparu depuis maintenant 25 ans et n’ont été remplacés par rien d’autre (…) Et il n’est pas surprenant qu’ils deviennent pleins d’amertume, qu’ils s’accrochent aux armes à feu ou à la religion, ou à leur antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, ou encore à un sentiment d’hostilité envers les immigrants. Barack Obama
Nous avons rappelé que ce genre de discours était contraire aux traditions d’Israël. Bien que ce pays soit fondé sur une terre historiquement juive, et sur le besoin de créer une nation juive, la démocratie israélienne repose sur la notion que tous ses citoyens sont égaux en droits. C’est ce qui fait la grandeur de cette démocratie. Si cela venait à changer, je pense que cela donnerait des arguments à ceux qui ne veulent pas d’un Etat juif, et que cela affaiblirait la démocratie israélienne (…) Disons que nous lui faisons confiance quand il dit que cela n’arrivera pas tant qu’il sera Premier ministre. C’est pourquoi nous devons explorer d’autres options afin d’empêcher que la région ne sombre dans le chaos. J’ai eu l’occasion de parler hier à M. Netanyahu. Je l’ai félicité pour sa victoire, et je lui ai réaffirmé mon attachement  à une solution à deux États qui est, de notre point de vue, la seule garantie sur le long terme de la sécurité d’Israël, en tant qu’État juif et démocratique. Je lui ai également rappelé qu’après ses récentes déclarations, il serait difficile de croire qu’Israël est sérieusement attaché à la poursuite des négociations. Cependant, nous continuerons d’insister sur le fait que, du point de vue des États-Unis, le statu quo est intenable, a poursuivi le président américain. Nous sommes attachés à la sécurité d’Israël, mais il n’est pas possible de poursuivre cette voie éternellement, avec l’implantation de nouvelles colonies. C’est un facteur d’instabilité dans la région. (…) Il faut tout d’abord que les Iraniens démontrent clairement qu’ils ne fabriquent pas de bombes nucléaires, et qu’ils nous laissent toute latitude pour nous en assurer. (…) Il n’y aura pas d’accord tant que tout n’aura pas été résolu. (…) Je dois avouer que les Iraniens n’ont pas fait jusqu’ici les compromis que j’estime indispensables pour parvenir à cet accord. Mais ils se sont montrés ouverts, ce qui laisse la porte ouverte à la recherche d’une solution (…). Je vais devoir démontrer au peuple américain, mais aussi aux Israéliens et au reste du monde, que nous avons mis en place des mécanismes qui empêcheront l’Iran d’accéder à la bombe atomique (…) Il est évident que beaucoup d’Israéliens se méfient, à juste titre, de leur voisin iranien. L’Iran a tenu des propos ignobles et antisémites, et menacé Israël d’annihilation. C’est précisément pour cela que j’ai dit, avant même de devenir président, que l’Iran ne devait pas disposer de l’arme nucléaire. Barack Obama
Moi, je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen. Manuel Valls
Le gouvernement de droite est en danger. Les électeurs arabes se rendent en masse aux scrutins. Les ONGs de gauche les amènent en autobus. Netanyahou
Malgré les différences et la compétition entre nous, notre ennemi direct est le sionisme. Ayman Odeh (liste arabe unie)
Quand on dit « gauche » en France, on associe cela à des idées bien précises sur l’égalité entre les citoyens, la laïcité, une redistribution des richesses… Mais, en Israël, la définition de gauche se fait à partir d’un positionnement pour ou contre une solution avec les Palestiniens. Vous pouvez donc trouver quelqu’un comme Tzipi Livni, qui est ultralibérale dans le domaine économique, mais qui veut un arrangement avec les Palestiniens. On la situe à gauche alors que sur toutes les autres valeurs, elle en est loin. Herzog est un travailliste, mais vraiment conservateur. Il n’est pas de gauche. La seule liste aujourd’hui qui a le potentiel pour devenir une alternative démocratique de gauche, c’est la Liste commune (formée de tous les partis arabes et des communistes – ndlr). Je ne sais pas si ce potentiel existant va se transformer en une véritable alternative. Herzog représente une vision plus agréable que celle de Netanyahou. Il n’y a pas d’alternative, sur aucun plan. Quand Herzog appelle sa liste « Union sioniste », ça sonne très patriotique. Mais quand vous écoutez avec des oreilles israéliennes, cela signifie « pas d’Arabes »(…) Nous sommes un pays qui adore catégoriser les gens : religieux, non religieux, ashkénazes, séfarades, ­sionistes, post-sionistes, sionistes malgré eux… Le sionisme a été un mouvement national gagnant pour les juifs qui a créé une révolution fantastique dans l’existence juive, a donné naissance à une horrible tragédie pour les Palestiniens et a expiré en 1948. Le but du sionisme a été de transformer le peuple juif d’une structure de diaspora en une structure souveraine. Cela n’a été qu’un échafaudage. À partir de 1948, nous aurions dû n’être que des Israéliens, quelle que soit l’origine. Mais si ce n’est pas suffisant et que vous avez besoin du sionisme pour définir quelque chose, cela signifie que vous discriminez quelqu’un. Oui, ­aujourd’hui, en Israël, le sionisme est un outil de discrimination. Avraham Burg (ancien président travailliste de la Knesset et ex-président de l’Agence juive mondiale)
Bien que je ne crois pas que les remarques jour de l’élection du Premier ministre aient été anti-arabe ou racistes, la déclaration de Netanyahu pose la question dans l’esprit des gens sur la façon dont la communauté arabe est considérée par les dirigeants d’Israël et de sa place dans la société israélienne. Il est important de se rappeler que sous la surveillance du Premier ministre Netanyahu, il y a eu un effort important par le gouvernement israélien pour intégrer les Arabes israéliens dans la société en général , en particulier en investissant des milliards de shekels dans l’amélioration des possibilités d’éducation et d’emploi pour les Arabes israéliens. Malheureusement, tout au long de la campagne électorale récente, il y a eu trop de déclarations extrêmes et de division. Nous réitérons notre appel aux Israéliens de toutes les affiliations politiques à travailler pour guérir ces blessures et de promouvoir l’intégration de tous en Israël. Abraham Foxman (directeur national de l’Anti-Defamation League)
The Knesset elections results present the naked truth: All of the left-wing movements, the media and many of the voters of the Zionist Union, Meretz and others are living in a bubble, and know very little – if anything – about life outside the bubble. The leftists enhance each other in conversations at cafés and restaurants, in the Tel Aviv salons, in cinematheques and different cultural clubs. The people living outside Tel Aviv and the Jerusalem Cinematheque, outside the academia and the newspaper and television’s news desks have completely different views. The facts were painfully presented on Tuesday evening to those who in the past few weeks believed the stories about the left-wing bloc’s meteoric rise and the right-wing bloc’s collapse. Those living in the bubble should spend the next few years far away from Tel Aviv, and get to know the people in the periphery, in order to believe that the State of Israel will continue to exist long after the Zionist Union leaders disappear from the political map. The left likes to withdraw into itself, to hold internal discussions, to engage in internal quarrels, and shows contempt and disregard towards the voice of « Masuda from Sderot. » But the thing is that in one day of elections, the vote of Masuda from Sderot equals the vote of the president of the Hebrew University in Jerusalem. (…) These many votes were collected by Benjamin Netanyahu on Tuesday into the right-wing bloc, the natural place for all the different deprived groups. Even if Isaac Herzog joins the government, even if he becomes a senior government member, all the good deeds he and his friends have done and have promised to do – starting from housing to supporting the needy – won’t help them. Once again, we have painfully realized that the northern Tel Aviv neighborhood of Tzahala completely misunderstands Sderot. Eitan Haber
Sur les 8 millions de citoyens de l’Etat juif, 1,2 millions de musulmans profitent pleinement des avantages de la démocratie dans laquelle ils vivent, y compris du droit de diffamer publiquement Israël comme un État raciste, et même de contester son existence ! Ayman Odeh, chef de la nouvelle liste arabe unie en cours de constitution pour les prochaines élections à la Knesset, a annoncé récemment que « notre ennemi direct est le sionisme » ce qui signifie tout simplement qu’Israël doit cesser d’exister en tant qu’Etat juif ! (…) La résolution de San Remo de 1920 a confirmé « qu’en vertu de la Déclaration Balfour, le gouvernement britannique avait entrepris de favoriser la création d’un foyer national juif en Palestine, sans préjudice des droits civils et religieux des communautés non-juives existantes.» Cette résolution a été réaffirmée en mai 1947 par les Nations Unies résolution 181 qui « impose la partition de la Palestine sous mandat britannique en un État juif et un Etat arabe. » La déclaration d’indépendance de l’état d’Israël en mai 1948, rédigée avec ces résolutions antérieures à l’esprit, affirme tout d’abord l’évidence que « la terre d’Israël [Palestine] a été le berceau du peuple juif » et poursuit en disant que « cette reconnaissance par les Nations Unies, du droit du peuple juif à établir son Etat, est irrévocable. Ce droit est le droit naturel du peuple juif à être maître de son destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre État souverain. » La communauté internationale, à l’exception des ennemis d’Israël, a accepté le droit historique des Juifs de vivre sur leurs terres, mais avec des réserves concernant les frontières actuelles, étant donné qu’elles ont été établies le long des lignes d’armistice. Pour sa part, Israël essaie, tant en théorie qu’en pratique, de garantir les droits de ses minorités. En revanche, le dirigeant arabe-palestinien Mahmoud Abbas lors de la dernière convention de l’OLP le 3 mars a répété son engagement à deux principes sans compromis : Oui à une Palestine arabe « Judenrein » et non à un Etat juif ! Selon le dirigeant arabe-palestinien, s’il y a la paix dans cette région les Juifs ne sauraient être autorisés à vivre dans un futur « Etat palestinien » et Israël ne devrait pas continuer d’exister comme un État juif. Et pourtant, c’est Israël qui est étiqueté comme raciste, malgré le fait que les arabes israéliens jouissent de droits pleins et équitables. Tsvi Sadan

Gauche antisioniste, arabes islamistes, Obama, même combat !

A l’heure où derrière un Travailleur social en chef sans attaches ni racines et apparemment prêt à tout

Pour renflouer un bilan non seulement vide mais s’annonçant, de la Syrie à la Libye et de l’Irak au Yemen, chaque jour un peu plus désastreux

Et tenté devant l’impasse de ses pourparlers avec les mollahs de vouloir non seulement punir celui par qui le scandale est arrivé

Mais de lui imposer un accord avec une entité palestinienne n’ayant toujours pas renoncé à l’élimination de tout Etat juif …

L’ensemble de nos belles âmes, israéliens compris, n’ont pas de mots assez durs …

Pour dénoncer le racisme des propos du premier ministre israélien à la veille des élections de la semaine dernière …

Pendant que pour diviser la droite et se maintenir au pouvoir de l’autre côté de l’Atlantique, une gauche à nouveau aux abois revendique explicitement la « stigmatisation » d’un quart des électeurs …

Devinez …

Ce qu’avaient choisi comme « ennemi direct » « malgré leurs différences et compétition » …

Tant le propre chef de file d’une Liste unifiée ouvertement ethnique …

Réunissant, avec la bénédiction de nos belles âmes, des groupes aussi hétéroclites que des Arabes nationalistes, communistes ou islamistes …

Que l’ancien président travailliste de la Knesset et soutien de ladite liste …

Dans une élection où la gauche elle-même avait senti le besoin de se qualifier de « sioniste » ?

Le plan de la nouvelle liste arabe unie en Israël : « Faire exploser l’Etat juif de l’intérieur » !
Tsvi Sadan

Europe Israël

mar 10, 2015

Sur les 8 millions de citoyens de l’Etat juif, 1,2 millions de musulmans profitent pleinement des avantages de la démocratie dans laquelle ils vivent, y compris du droit de diffamer publiquement Israël comme un État raciste, et même de contester son existence ! Ayman Odeh, chef de la nouvelle liste arabe unie en cours de constitution pour les prochaines élections à la Knesset, a annoncé récemment que « notre ennemi direct est le sionisme » ce qui signifie tout simplement qu’Israël doit cesser d’exister en tant qu’Etat juif !

Si la Cour suprême israélienne ne fait rien pour arrêter l’objectif déclaré de ce parti : Démanteler l’Etat d’Israël et le fait qu’Israël a été reconnu comme un État juif par la communauté internationale.

La résolution de San Remo de 1920 a confirmé « qu’en vertu de la Déclaration Balfour, le gouvernement britannique avait entrepris de favoriser la création d’un foyer national juif en Palestine, sans préjudice des droits civils et religieux des communautés non-juives existantes.»

Cette résolution a été réaffirmé en mai 1947 par les Nations Unies résolution 181 qui « impose la partition de la Palestine sous mandat britannique en un État juif et un Etat arabe. »

La déclaration d’indépendance de l’état d’Israël en mai 1948, rédigée avec ces résolutions antérieures à l’esprit, affirme tout d’abord l’évidence que « la terre d’Israël [Palestine] a été le berceau du peuple juif » et poursuit en disant que « cette reconnaissance par les Nations Unies, du droit du peuple juif à établir son Etat, est irrévocable.

Ce droit est le droit naturel du peuple juif à être maître de son destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre État souverain. »

La communauté internationale, à l’exception des ennemis d’Israël, a accepté le droit historique des Juifs de vivre sur leurs terres, mais avec des réserves concernant les frontières actuelles, étant donné qu’elles ont été établies le long des lignes d’armistice. Pour sa part, Israël essaie, tant en théorie qu’en pratique, de garantir les droits de ses minorités.

En revanche, le dirigeant arabe-palestinien Mahmoud Abbas lors de la dernière convention de l’OLP le 3 mars a répété son engagement à deux principes sans compromis : Oui à une Palestine arabe « Judenrein » et non à un Etat juif !

Selon le dirigeant arabe-palestinien, s’il y a la paix dans cette région les Juifs ne sauraient être autorisés à vivre dans un futur « Etat palestinien » et Israël ne devrait pas continuer d’exister comme un État juif.

Et pourtant, c’est Israël qui est étiqueté comme raciste, malgré le fait que les arabes israéliens jouissent de droits pleins et équitables.

Bien que les fausses accusations de racisme font que beaucoup d’Israéliens se joignent au chœur des « viva Palestina » dans une vaine tentative d’apaisement, il n’en est pas moins que certains refusent d’éteindre les lumières.

Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a raison quand il dit que la liste du nouveau parti United Arab, qui partage la vision d’Abbas et bénéficie également maintenant de sa bénédiction, expose un nouveau plan arabe-palestinien pour « faire exploser Israël de l’intérieur ».

Si habilement, cette nouvelle faction arabe qui partage le rêve d’Abbas d’une « Palestine Judenrein » et joue la carte du racisme, a incité Lieberman d’avertir que ce parti « nous prépare une intifada intérieure d’Israël. »

Malheureusement, on dira qu’avec l’expérience du passé, seuls quelques-uns prendront cet avertissement au sérieux.

Voir aussi:

Odeh: racist Israeli laws to benefit joint Arab list
Daoud Kuttab

Al Monitor

February 17, 2015

The Arab-Jewish party Hadash (the Democratic Front for Peace and Equality) has been a small but permanent fixture in the Israeli parliament for years. It usually won four or five of the 120 Knesset seats in elections, providing a fig leaf to Israeli democratic claims without being able to influence either internal or external policies. In 2013, Hadash won four seats. This « problem » is set to change in the coming elections, ironically, as a result of the Israeli right’s attempts to keep Palestinian Arabs out of the Knesset.

Ayman Odeh, the head of the joint list of all the Arab parties in Israel, told Al-Monitor that the combination of racist policies and changes to the election law helped produce this unprecedented list. The unification was created as a result of “raising the threshold and an increase in racist policies and practices, which appeared in racist laws as well as the unprecedented assault on Gaza in the summer of 2014.”

Although he is not sure that the unification of democratic and peace forces in Israel will succeed in removing the government of Prime Minister Benjamin Netanyahu, Odeh says, “This new experiment is still in its early stage.” However, the Haifa lawyer hopes that “this experience succeeds and continues because of the possibility of defeating the right wing.”

While focusing on the goal of removing the ruling right-wing government in Israel, the head of the Arab list is not very excited about the existing alternatives to Netanyahu. He tells Al-Monitor, “Our fight against the occupation, racism and discrimination constitutes a democratic alternative against the nationalist camp led by Netanyahu and the Zionist Camp led by [Isaac] Herzog and [Tzipi] Livni.”

Odeh is hoping that at the very least, their efforts, along with other democratic forces in Israel, can slow or stop what he calls a “deterioration toward fascism,” which he concludes is the result of the occupation. “Ending the occupation and establishing an atmosphere of peace are the first step in ending the racial discrimination against Arab citizens as a national minority,” he says.

Odeh is aware of the challenges ahead but has focused his attention on the need to encourage Arabs to participate in the elections that will not include any competition between Arab parties. He is hoping to increase the participation of Palestinian citizens in Israel from 56% in 2013 to 70% or more in this round.

The text of the full interview follows:

Al-Monitor:  What are the most important factors for the success of the unification of Palestinian citizens in Israel in preparation for the next electoral cycle?

Odeh:  There are a number of factors. The first is an attempt to deny the Arab and democratic representation in parliament by raising the threshold, and the second is the increase in racist policies and practices, which appeared in racist laws and schemes and last summer’s war on Gaza. The joint Arab list reflects the unity of Palestinians against the Israeli ruling establishment and the partnership with the Jewish powers, which fight occupation, racism and discrimination, and thus constitutes a democratic alternative against the nationalist camp led by Netanyahu and the Zionist Camp led by Herzog and Livni.

Al-Monitor:  The Democratic Front for Peace and Equality has always emphasized the parallel process of the paths of equality and peace. Will the list continue in the same process, or will equality be a priority due to the rise in racial attacks?

Odeh:  We believe that one of the main reasons for the increase in levels of racism is the overall crisis of the Israeli rulers due to the impasse they reached on the political and socio-economic levels. The deterioration toward fascism is the result of this crisis, and therefore, our issues cannot be separated from the major cause of our people. As the poet Tawfiq Ziad said, « The tragedy that I live is but my share of your tragedies. » The parallelism of these two tracks and their connection should be highlighted. Ending the occupation and establishing an atmosphere of peace is the first step in halting the racial discrimination against Arab citizens as a national minority and not as individuals, and defeating the right-wing racial program by developing an alternative political program, based on different foundations and one that eliminates hostility to the Palestinian people under occupation and to the Arab citizens in Israel, too.

Al-Monitor:  Are voters and the Israeli political system on the verge of change in dealing with the Arab population, or do we expect very little progress?

Odeh:  All Israeli governments were bad, racist and hostile to the rights of our people, but Netanyahu and his partners have escalated in recent years the tone of incitement to the Arab population. We cannot predict the outcome today, and despite the progress of the right-wing parties in the polls, overthrowing Netanyahu is still possible. The same applies to the party of [Avigdor] Liberman, who is already in full swing due to the alleged corruption scandal that was unveiled recently, and even Meretz, which lost a lot of votes in favor of the Zionist Camp led by Herzog and Livni.

We say that the Arab population may have a decisive weight after the election, and this relates primarily to raising the participation in the vote from 56% in the last election to 70% or more in this election.

We are confident of our progress and of the increase in our representation, and we will boldly demand the reinforcing of the status of the Arab population and setting our issues in priorities, because we are tired of the government delays. We will call in the Knesset to obtain the chair of key committees and develop an action plan that includes the enactment of laws and provisions guaranteeing equality for Arab citizens.

Al-Monitor:  There are signs that many are betting on the presence of an opposition front to the extreme right in the next election. How do you see your role in the fight against the right?

Odeh:  It is premature to bet now on restoring the experience of the « blocking vote » during the Rabin era [1992-95]. But certainly we don’t depend on Herzog and Livni. At the same time, we are not neutral concerning Netanyahu’s return to power — especially after the war perpetrated in Gaza — nor concerning [Naftali] Bennett’s [Jewish Home], which openly calls for the annexation of Area C to Israel and stands behind the settlement activities in the West Bank and occupied Jerusalem.

We recall that to this day, any Israeli withdrawal from an inch of Palestinian land has occurred through the political weight of the Arabs in the Knesset. The equation is that any progress and any breakthrough require the political weight of the Arab population. Our battle against the right is in full force and we are determined to topple him.

Al-Monitor:  What are the main challenges that you personally see in presiding over a joint list for the first time, especially with the presence of personalities from different parties’ ideology in your list?

Odeh:  Despite the difference and competition between us, our direct enemy is Zionism. I think everyone is aware of the size of the tasks ahead of us and everyone behaves according to the required responsibility.

The biggest challenge was the formation of this list and the engagement in this partnership to overcome the increase of the threshold rate and other obstacles imposed by the right, and the bet on our existence and our representation in parliament. This new experiment is still in its early stage, and we in the front want this experience to succeed and continue because of the possibility of defeating the right.

Al-Monitor:  How do you assess Avraham Burg joining Hadash? Will his participation reduce the gap between Arabs and Jews?

Odeh:  When a Jewish man, born in the house of a Zionist leader from the Mifdal party, joins Hadash, and having presided over the Jewish Agency, then abandons Zionism and adopts the front’s positions, this is considered a critical national gain and has its impact on the Jewish community and on the progressive circles, both on the quantitative and qualitative levels. Each breakthrough we accomplish in the Zionist consensus is a net gain for the cause of justice for our people. Overall, despite the induction of the ruling establishment and its arms and horns on the joint list, it has the support of the Jewish community and a wide range of anti-Zionism fighting against the occupation, racism and fascism forces. Burg’s positive step confirms the credibility of our position and our way, because this man has previous fixed convictions.

Al-Monitor:  There is fear of indifference among Arabs in Israel. What are the practical steps to prevent it, and what percentage do you hope to achieve from the Arab participation in the elections?

Odeh:  This fear is justified, especially in the absence of the usual rivalry within the Arab community. We are aware that the main challenge is to raise the percentage of the vote to 70%, and if we succeed in this, we can raise the representation from the current 12 seats to 14 or 15 seats.

Al-Monitor:  The Palestinian issue is at a delicate stage. Is there an opportunity for the joint list to bridge the gap between the Palestinian leadership and the next government?

Odeh:  The Palestinian issue is undergoing its finest and most dangerous stage in recent decades, due to Israeli and US policies and also in light of regional developments. This requires arranging the Palestinian house and promoting national unity and popular resistance against the occupation. This is our position, and the Palestinian leadership and all factions know it. This is a prerequisite for the realization of the rights of our people and for attempts to prevent the establishment of the state of Palestine.

Overthrowing Netanyahu may change the regional atmosphere and create a new opportunity to reassess serious dialogue on the path of negotiations and peace, but Netanyahu’s staying may drag the region into a new abyss, especially with the growth of racism and fascism in Israel.

Al-Monitor:  The law declaring the Jewishness of the state failed in the past year. Will the current elections strengthen the issue or terminate the discussion? What is your role in dealing with the subject?

Odeh:  We believe that the issue of a Jewish state formed a convenient way out for Netanyahu, lest the political issue [of negotiations] and economic topics be part of the electoral agenda. From our side, we will confront each piece of legislation or action that affects our rights and legitimacy in our country, through the unification among the Palestinian minority on the one hand and strengthening the partnership with the rational forces of democracy in Israeli society on the other hand.

Al-Monitor:  There is a serious US-Israeli disagreement on Netanyahu’s invitation to the White House without any coordination. What is your take on this?

Odeh:  We believe that this dispute is in the trenches, the enemies of the Palestinian people. Therefore, it should not be overly relied upon because Israel has been and remains a tool of US dominance in the region and a front claw for the imperial interests and plans, regardless of the internal contradictions between them.

On the other hand, Israel’s international isolation may create better ground to overthrow Netanyahu, because it concerns the economic and cultural elites and the military and security as well. Perhaps the time has come for the [Barack] Obama administration to think about stopping Netanyahu’s arrogance; the failure of [US Secretary of State John] Kerry’s efforts proved to the US administration who Netanyahu is, and this crisis comes now to reconsider what is certain and sustained with this administration. The question remains whether there will be a change in the US mentality toward Netanyahu and whether there will be any intention of an actual realization of the rights of the Palestinian people to establish an independent state.

Voir également:

Avraham Burg : « Aujourd’hui, en Israël, le sionisme est un outil de discrimination »
Entretien réalisé par 
Perre Barbancey
L’Humanité/Reuters

Mardi, 17 Mars, 2015

Entretien L’ancien président travailliste de la Knesset et ex-président de l’Agence juive mondiale a rejoint le mouvement Haddash et appelle à voter pour la liste judéo-arabe, baptisée Liste commune.
Jérusalem, envoyé spécial.

Pensez-vous que ces élections vont marquer un changement dans la société israélienne ?

Avraham Burg Les élections ­expriment la réalité contemporaine. Mais tout est plus long que les mandats donnés par un vote. Il y a un changement profond au sein de la société israélienne. Les partis ne sont plus les mêmes. Tout bouge ici, comme un continent. Comment cela finira-t-il ? Difficile à dire. Mais, il y a encore un an, personne ne donnait la moindre chance à quelqu’un comme Isaac Herzog, de l’Union sioniste. ­Netanyahou est ­hystérique. J’ai l’impression – et que cela arrive cette fois-ci ou à la prochaine élection – que la profonde frustration de la société israélienne, fatiguée de ne pas avoir d’espoir, qui en a marre d’être désespérée, d’être sacrifiée économiquement à cause d’un Iran virtuel (allusion à la campagne de Netanyahou – ndlr), marque un fait : le temps de Netanyahou est terminé.

Vous avez vous-même été président de la Knesset, en tant que travailliste. Ce Parti travailliste est aujourd’hui allié à Tzipi Livni et n’apparaît plus sous son nom mais comme « Union sioniste ». Ce qui fait dire à certains qu’il n’y a plus de gauche en Israël. Que s’est-il passé ?

Avraham Burg Quand on dit « gauche » en France, on associe cela à des idées bien précises sur l’égalité entre les citoyens, la laïcité, une redistribution des richesses… Mais, en Israël, la définition de gauche se fait à partir d’un positionnement pour ou contre une solution avec les Palestiniens. Vous pouvez donc trouver quelqu’un comme Tzipi Livni, qui est ultralibérale dans le domaine économique, mais qui veut un arrangement avec les Palestiniens. On la situe à gauche alors que sur toutes les autres valeurs, elle en est loin. Herzog est un travailliste, mais vraiment conservateur. Il n’est pas de gauche. La seule liste aujourd’hui qui a le potentiel pour devenir une alternative démocratique de gauche, c’est la Liste commune (formée de tous les partis arabes et des communistes – ndlr). Je ne sais pas si ce potentiel existant va se transformer en une véritable alternative. Herzog représente une vision plus agréable que celle de Netanyahou. Il n’y a pas d’alternative, sur aucun plan. Quand Herzog appelle sa liste « Union sioniste », ça sonne très patriotique. Mais quand vous écoutez avec des oreilles israéliennes, cela signifie « pas d’Arabes ».

Est-ce à dire que la notion même de sionisme est un problème ?

Avraham Burg Nous sommes un pays qui adore catégoriser les gens : religieux, non religieux, ashkénazes, séfarades, ­sionistes, post-sionistes, sionistes malgré eux… Le sionisme a été un mouvement national gagnant pour les juifs qui a créé une révolution fantastique dans l’existence juive, a donné naissance à une horrible tragédie pour les Palestiniens et a expiré en 1948. Le but du sionisme a été de transformer le peuple juif d’une structure de diaspora en une structure souveraine. Cela n’a été qu’un échafaudage. À partir de 1948, nous aurions dû n’être que des Israéliens, quelle que soit l’origine. Mais si ce n’est pas suffisant et que vous avez besoin du sionisme pour définir quelque chose, cela signifie que vous discriminez quelqu’un. Oui, ­aujourd’hui, en Israël, le sionisme est un outil de discrimination.

Vous portez une kippa, mais vous dites maintenant ne plus croire en dieu. Cela est-il dû à votre expérience en Israël ou à une évolution philosophique de votre pensée ?

Avraham Burg Cela vient de ma vie en Israël, de moi-même et de mon engagement avec le monde. Je suis né dans un système orthodoxe en Israël. Le ­judaïsme n’est pas une religion. C’est une culture. La religion a été une partie centrale de la judaïté. Mais seulement une partie. Le fait d’être juif n’est pas un choix de dieu. Y a-t-il quelque chose au-delà de mon existence ? Je n’en sais rien et je ne le saurai jamais. Mais ça ne m’intéresse pas. Je suis intéressé par ma vie d’être humain. Je suis un juif accidentel. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je n’aurais pas subi la circoncision ni célébré ma bar-mitsva. Mais le monde n’est pas accidentel, pas plus que l’humanité ou que les valeurs. J’essaie d’appréhender le monde à travers ma subjectivité. Comme vous. Et, tous ensemble, nous créons une mosaïque mondiale. Être juif est un profond engagement culturel. Ce n’est pas dieu qui est au centre, mais l’être humain.

Quelle est la signification de la volonté de Netanyahou de définir Israël comme un État juif ?

Avraham Burg C’est un vide théorique. En réalité, c’est impossible. Quelle est la source de l’autorité dans une société ­démocratique ? Les citoyens. Mais, pour les tenants d’un État juif, la source de l’autorité est dieu pas les hommes. ­Aucune société, aucun État ne peut vivre avec deux sources d’autorité aussi contradictoires. C’est pour cela que c’est une ­déclaration vide et dangereuse. Il faut un État d’Israël véritablement laïque.

C’est aussi pour cela que vous avez décidé de soutenir la Liste commune ?

Avraham Burg Exactement. C’est le seul comportement possible pour quelqu’un qui pense que la citoyenneté est la façon d’organiser la société.

Voir encore:

Israel’s left is living in a bubble

Op-ed: Elections results reveal the naked truth: Leftists know very little about life outside Tel Aviv, the academia and the media.

Eitan Haber

Ynet

03.18.15

The Knesset elections results present the naked truth: All of the left-wing movements, the media and many of the voters of the Zionist Union, Meretz and others are living in a bubble, and know very little – if anything – about life outside the bubble.

The leftists enhance each other in conversations at cafés and restaurants, in the Tel Aviv salons, in cinematheques and different cultural clubs. The people living outside Tel Aviv and the Jerusalem Cinematheque, outside the academia and the newspaper and television’s news desks have completely different views.

The facts were painfully presented on Tuesday evening to those who in the past few weeks believed the stories about the left-wing bloc’s meteoric rise and the right-wing bloc’s collapse.

Those living in the bubble should spend the next few years far away from Tel Aviv, and get to know the people in the periphery, in order to believe that the State of Israel will continue to exist long after the Zionist Union leaders disappear from the political map.

The left likes to withdraw into itself, to hold internal discussions, to engage in internal quarrels, and shows contempt and disregard towards the voice of « Masuda from Sderot. » But the thing is that in one day of elections, the vote of Masuda from Sderot equals the vote of the president of the Hebrew University in Jerusalem. It’s the same opportunity, it’s the same envelop – only the vote is different.

These many votes were collected by Benjamin Netanyahu on Tuesday into the right-wing bloc, the natural place for all the different deprived groups. Even if Isaac Herzog joins the government, even if he becomes a senior government member, all the good deeds he and his friends have done and have promised to do – starting from housing to supporting the needy – won’t help them.

Once again, we have painfully realized that the northern Tel Aviv neighborhood of Tzahala completely misunderstands Sderot.

Voir par ailleurs:

VIDÉO. Barack Obama répond au Huffington Post: Israël, Palestine, Netanyahu, nucléaire iranien
Le HuffPost
21/03/2015

INTERNATIONAL – « Il faut tout d’abord que les Iraniens démontrent clairement qu’ils ne fabriquent pas de bombes nucléaires, et qu’ils nous laissent toute latitude pour nous en assurer ». Dans un entretien vendredi 20 mars avec Sam Stein pour The Huffington Post, Barack Obama réitère son objectif d’obtenir un accord sur le dossier du nucléaire iranien « dans les semaines à venir ».

« Il n’y aura pas d’accord tant que tout n’aura pas été résolu », a aussi indiqué le président américain, réfutant les rumeurs selon lesquelles une première ébauche de l’accord circule parmi les cercles autorisés. Les grandes puissances et Téhéran reprendront mercredi 25 mars leurs négociations, après une semaine de tractations marathon qui n’ont pas permis de sceller d’accord avant l’échéance du 31 mars.

« Je dois avouer que les Iraniens n’ont pas fait jusqu’ici les compromis que j’estime indispensables pour parvenir à cet accord. Mais ils se sont montrés ouverts, ce qui laisse la porte ouverte à la recherche d’une solution (…). Je vais devoir démontrer au peuple américain, mais aussi aux Israéliens et au reste du monde, que nous avons mis en place des mécanismes qui empêcheront l’Iran d’accéder à la bombe atomique », a aussi dit Barack Obama au Huffington Post.

Le président Obama a promis qu’il ferait tout, y compris militairement, pour empêcher Téhéran d’obtenir la bombe. Mais depuis 2013, il mise sur la diplomatie et a fait d’un rapprochement avec la puissance chiite une priorité. Ce qui met en rage Israël et le Congrès américain.

« Il est évident que beaucoup d’Israéliens se méfient, à juste titre, de leur voisin iranien, a aussi commenté le président américain. L’Iran a tenu des propos ignobles et antisémites, et menacé Israël d’annihilation. C’est précisément pour cela que j’ai dit, avant même de devenir président, que l’Iran ne devait pas disposer de l’arme nucléaire ».

Autres sujets de politique étrangère évoqués durant l’entretien, la victoire de Benjamin Netanyahu aux élections législatives anticipées du mardi 17 mars et la création d’un Etat palestinien. « Disons que nous lui faisons confiance quand il dit que cela n’arrivera pas tant qu’il sera Premier ministre. C’est pourquoi nous devons explorer d’autres options afin d’empêcher que la région ne sombre dans le chaos », a dit Barack Obama au Huffington Post.

« J’ai eu l’occasion de parler hier (jeudi 19 mars, ndlr) à M. Netanyahu. Je l’ai félicité pour sa victoire, et je lui ai réaffirmé mon attachement  à une solution à deux États qui est, de notre point de vue, la seule garantie sur le long terme de la sécurité d’Israël, en tant qu’État juif et démocratique, a indiqué Barack Obama. Je lui ai également rappelé qu’après ses récentes déclarations, il serait difficile de croire qu’Israël est sérieusement attaché à la poursuite des négociations ». Benjamin Netanyahu a à nouveau rejeté durant les derniers jours de sa campagne la solution à deux États.

« Cependant, nous continuerons d’insister sur le fait que, du point de vue des États-Unis, le statu quo est intenable, a poursuivi le président américain. Nous sommes attachés à la sécurité d’Israël, mais il n’est pas possible de poursuivre cette voie éternellement, avec l’implantation de nouvelles colonies. C’est un facteur d’instabilité dans la région ».

Le président américain a aussi critiqué les propos de Benjamin Netanyahu qui avait dénoncé le « danger » d’un vote massif des Arabes israéliens aux élections législatives. « Nous avons rappelé que ce genre de discours était contraire aux traditions d’Israël. Bien que ce pays soit fondé sur une terre historiquement juive, et sur le besoin de créer une nation juive, la démocratie israélienne repose sur la notion que tous ses citoyens sont égaux en droits. C’est ce qui fait la grandeur de cette démocratie. Si cela venait à changer, je pense que cela donnerait des arguments à ceux qui ne veulent pas d’un Etat juif, et que cela affaiblirait la démocratie israélienne », a commenté Barack Obama.

Interview traduite par Bamiyan Shiff pour Fast for Word

Voir de plus:

Département d’Etat américain : Obama estime que Netanyahu n’est pas sincère
Israel-flash

mar 24, 2015

Visiblement la hargne d’Obama contre Israël ne faiblit pas.

Rappel des faits

L’administration du président américain Barack Obama a rejoint les membres arabes de la Knesset lundi et s’est interrogée quand des excuses adressées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu au dirigeants arabes en Israël pour sa mise en garde contre le vote arabe.

NDLR – on signale tout de même qu’avec l’aide de certaines ONG de gauche financées par l’étranger, des transports ont été organisés pour permettre à certains arabes de voter. Ce qui est une ingérence flagrante.Nous sommes d’ailleurs satisfaits que le Congrès ait demandé une enquête à ce sujet.

C’était la deuxième fois la semaine dernière que l’administration Obama et la Liste arabe unie ont publié des déclarations étonnamment similaires reprochant à Netanyahu ses propos pendant la campagne électorale. Certains députés arabes et Obama lui-même ont mis en doute la sincérité des clarifications que Netanyahu a apporté sur la question palestinienne. Netanyahu a donc tenté de faire amende honorable auprès des leaders arabes lundi en accueillant les chefs des communautés arabes et d’autres israéliens représentant des minorités à sa résidence officielle à Jérusalem.

Il a saisi cette occasion pour présenter des excuses concernant son avertissement le jour du scrutin aux électeurs de droite que les Arabes israéliens allaient voter en masse et ont utilisés des autobus financés par les organisations et des donateurs étrangers. « Je sais que mes commentaires la semaine dernière ont offensé certains citoyens israéliens et des membres de la communauté arabe d’Israël « , a t-il dit. « Cela n’a jamais été mon intention. Je m’excuse pour cela.  » a déclaré M. Netanyahu et mes actions en tant que premier ministre, y compris les investissements importants réalisés au sein des communautés minoritaires d’Israël, ont prouvé que je n’ai rien contre les Arabes.

Sa déclaration le jour du scrutin visait simplement à souligner qu’aucune entité étrangère ne devrait interférer dans le processus démocratique d’Israël.

« Je me considère comme le premier ministre de chaque citoyen d’Israël, sans préjugés fondés sur la religion, l’origine ethnique ou le sexe , « a t-il dit.

«Je considère chaque citoyen comme partenaire dans la construction d’un État plus sûr, plus prospère et une nation qui profite aux besoins et aux intérêts de tous nos citoyens. »

Obama a déclaré ce week-end qu’il prévoyait une réévaluation de sa relation avec Israël.

« Quand il dit une chose un jour et une autre chose un autre jour, il est impossible de dire si il est sincère », a déclaré la porte-parole adjointe du Département d’Etat Marie Harf aux journalistes. « Nous ne pouvons savoir ce qu’il a l’esprit. »

Quant à la tête liste arabe unie Ayman Odeh, celui-ci a considéré que la déclaration de Netanyahu était inacceptable et que des excuses sincères devraient venir sous forme d’adoption de lois visant à rendre les allocations de financement de l’Etat plus égalitaire. Il a dit qu’après la réunion avec les dirigeants arabes, Netanyahu a rencontré le dirigeant Bayit Yehudi Naftali Bennett et lui a parlé de faire avancer une législation nationaliste. « C’est juste un autre zigzag par un homme connu pour ses zigzags, » a dit Odeh. « Il doit retourner les mandats qu’il a reçus pour cette incitation. Nous attendons de véritables excuses, ce qui signifie une égalité réelle.  »  Ahmed Tibi a déclaré que les commentaires du premier ministre étaient « une expression de tristesse, pas des excuses. » Il a dit que « quand il s’agit de Juifs, Netanyahu s’excuse, mais quand il s’agit d’ arabes, il n’est que désolé.  » Dans un autre communiqué, la liste commune a dit: «Malheureusement, le racisme de Netanyahu et son gouvernement commence et se termine avec cette incitation. » « La législation raciste et d’exclusion et la discrimination politique font également partie du plan de travail de Netanyahu pour la prochaine Knesset, « . « Donc nous n’avons pas d’autres choix que de rejeter ces excuses et continuer notre lutte pour l’égalité pour la population arabe. »

L’Union sioniste, qui devrait diriger formellement l’opposition, n’a pas rejoint l’administration Obama et la liste commune sur la critique des excuses de Netanyahu .

Le directeur national de l’Anti-Defamation League, Abraham Foxman s’est félicité de la sensibilisation et des excuses de Netanyahu à la communauté arabe israélienne. « Bien que je ne crois pas que les remarques jour de l’élection du Premier ministre aient été anti-arabe ou racistes, la déclaration de Netanyahu pose la question dans l’esprit des gens sur la façon dont la communauté arabe est considérée par les dirigeants d’Israël et de sa place dans la société israélienne », a déclaré Foxman. « Il est important de se rappeler que sous la surveillance du Premier ministre Netanyahu, il y a eu un effort important par le gouvernement israélien pour intégrer les Arabes israéliens dans la société en général , en particulier en investissant des milliards de shekels dans l’amélioration des possibilités d’éducation et d’emploi pour les Arabes israéliens. Malheureusement, tout au long de la campagne électorale récente, il y a eu trop de déclarations extrêmes et de division. Nous réitérons notre appel aux Israéliens de toutes les affiliations politiques à travailler pour guérir ces blessures et de promouvoir l’intégration de tous en Israël.  » Reuters et Ariel Ben Solomon ont contribué à ce rapport.

résumé et adapté par la rédaction d’Israël-flash source JPost

Voir de plus:

En Israël, les partis arabes forment une alliance historique
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le Monde

10.02.2015

Ils ont levé les bras et fait le V de la victoire, alors que la campagne a à peine commencé. Jamais encore, dans l’histoire politique d’Israël, les partis représentant les électeurs arabes (minorité constituant 20 % de la population du pays) n’étaient parvenus à présenter une liste unique aux élections législatives. Ce sera le cas le 17 mars. Le parti communiste Hadash et les trois formations arabes – le Mouvement islamique, Ta’al (Mouvement arabe pour le renouveau) et les nationalistes de Balad – ont officialisé leur alliance le 22 janvier, après de longues semaines de tractations. Les rivalités et les différends idéologiques n’ont pas disparu, une stratégie commune peine à émerger, mais voilà une rare bonne nouvelle pour cet électorat négligé.

C’était une question de survie. En 2014, la barre minimale pour entrer à la Knesset (le Parlement israélien) est passée de 2 % à 3,25 %, menaçant les petites formations. « L’union est devenue pour nous un cas de force majeur », explique Ahmed Tibi, leader du parti Ta’al. Les sondages promettent à la liste unifiée un résultat supérieur aux 11 sièges que les partis arabes détenaient séparément dans la Knesset sortante. Or, le Likoud du premier ministre Benyamin Nétanyahou et le Camp sioniste (centre gauche), composé des travaillistes et de Hatnoua, sont au coude-à-coude. Les députés arabes pourraient donc jouer un rôle déterminant lors de la formation d’une coalition, dès le lendemain du scrutin.

Soutien négocié
Pour autant, la liste unie n’est pas prête à rejoindre un gouvernement de centre gauche. « Je devrais, dans ce cas-là, porter la responsabilité pour toutes les actions du gouvernement, souligne Ahmed Tibi. Par exemple, s’il continue à détruire des maisons arabes en Israël, à confisquer nos terres, ou s’il décide de bombarder à nouveau Gaza. » En revanche, la liste arabe pourrait négocier son soutien à un tel gouvernement, pour mettre fin à l’ère Nétanyahou. « On peut discuter de cette possibilité après le vote, dit M.Tibi, dans le cadre de négociations sur le budget, les infrastructures, le logement, la question de prisonniers, la mosquée Al-Aqsa. »

Le sort de Haneen Zoabi (Balad) empêche pour le moment tout rapprochement entre le Camp sioniste et la liste arabe unie. Le Camp sioniste veut priver de mandat cette députée à la réputation sulfureuse. Elle s’est fait connaître en 2010 en montant à bord du navire turc Mavi-Marmara, qui avait tenté de briser le blocus de la bande de Gaza par Israël. Par ses outrances, Haneen Zoabi est un repoussoir parfait pour la droite nationaliste et elle permet à l’opposition de donner des gages de patriotisme à peu de frais, en la critiquant. Fin juillet 2014, le comité d’éthique de la Knesset lui avait interdit de s’adresser à ses pairs pendant six mois. Elle avait déclaré que les kidnappeurs de trois adolescents juifs en Cisjordanie, dont le sort avait ému le pays, n’étaient pas des terroristes.

Double frustration
Depuis quinze ans, une double frustration frappe les Arabes israéliens. La première vient de l’Etat, qui les exclut des emplois dans les entreprises publiques et l’administration, ne respecte pas leur mémoire et leurs droits à la propriété, et n’assure pas leur sécurité. Ces citoyens s’estiment discriminés et toujours suspectés d’un manque de loyauté vis-à-vis de la communauté nationale. Ils comprennent également que la création de plus en plus hypothétique d’un Etat palestinien ne réglerait pas leurs problèmes.

L’autre frustration émane de leurs propres élus arabes. Malgré une dynamique unitaire, leurs formations semblent condamnées à un rôle traditionnel de figurantes. Elles ne participent pas au pouvoir. La majorité juive les tolère mais ne remet pas en cause son propre monopole politique et symbolique. Le Septième Œil, site spécialisé dans l’analyse critique des médias, a ainsi noté un détail significatif. Il a fallu attendre début février pour que le visage d’Ayman Odeh, leader de la liste arabe unie, figure sur le bandeau de présentation des articles consacrés à la campagne, dans le quotidien Israel Hayom.

« Les députés arabes n’ont pas d’influence sur la politique d’Israël, souligne Amal Jamal, professeur de sciences politiques à l’université de Tel-Aviv. Ils vont aux élections pour débattre uniquement de l’allocation des ressources. Ils arrivent à la Knesset sans l’expérience des grands groupes industriels, ni celle de l’armée. Ils n’ont donc pas de réseaux et ne peuvent influer sur la politique de l’électricité, de l’eau, de la santé. C’est pour cela qu’ils se réfugient dans l’idéologie : pour masquer leur impotence. »

 Voir de même:

Israel Elections
Netanyahu warns: The Left is busing Arabs to vote, the Right is in danger

Lahav Harkov

03/17/2015

LIVE BLOG: Building Israel’s coalition
Kahlon votes in Haifa:’First time I am not voting Lik…

Tibi says Netanyahu is inciting against Arab voters who are taking advantage of their natural and democratic right as citizens.
Benjamin Netanyahu

Netanyahu delivers a statement in Har Homa. (photo credit:REUTERS)

Funding from foreign governments to get more Israeli Arabs to vote worked, which means all right-wing voters must make sure to go to the polls, Prime Minister Benjamin Netanyahu warned on Tuesday.

“The right-wing government is in danger. Arab voters are going en masse to the polls. Left-wing NGOs are bringing them on buses,” he said.

Netanyahu’s message, delivered in a video on Facebook, came shortly after the Joint (Arab) List announced that as of 11 a.m., 10 percent of Israeli Arabs had voted, as opposed to 3 percent at the same time in the last election. After the prime minister issued his warning, the party decided to stop releasing Arab voting numbers.

“We only have you,” a visibly tired Netanyahu pleaded. “Go to the polls, bring your friends and family, vote Mahal [Likud] to close the gap between us and Labor [Zionist Union].”

“With your help and God’s help, we will form a nationalist government that will protect the State of Israel,” he added.

MK Ahmed Tibi (Ta’al) responded to Netanyahu’s message, saying that the prime minister is in a panic.

“He is inciting against Arab voters who are taking advantage of their natural and democratic right as citizens,” he said. “Netanyahu and [the] Likud are afraid, and therefore I call on more and more of the Arab public to go to the polls so Netanyahu will continue panicking. Change is coming.”

Netanyahu later clarified that “what’s wrong is not that Arab citizens are voting, but that massive funds from abroad from left-wing NGOs and foreign governments are bringing them en masse to the polls in an organized way, thus twisting the true will of all Israeli citizens who are voting, for the good of the Left.”

Likud sent an SMS to voters that “voting percentages tripled among the Arab population! The concern is coming true: The call by [Palestinian Authority President Mahmoud Abbas] and American money are bringing Arabs to the polls. Go vote!” The SMS included a link to a Channel 1 news report that Abbas encouraged Arab MKs to form one party and recommend Zionist Union leader Isaac Herzog as prime minister.

Other right-wing parties soon jumped on the bandwagon, with Yisrael Beytenu chairman Avigdor Liberman writing on Facebook that “Netanyahu knows that if masses of Arabs go to the polls, only a strong Liberman can stop them.”

Bayit Yehudi sent an SMS to voters that “it is important to spread the word: There are high voter rates in the Arab population. We are worried that the Arab party of [MKs Ahmed] Tibi and [Haneen] Zoabi will surpass Bayit Yehudi as the third-biggest party and hurt the right-wing bloc. Make sure to get everyone out of the house and vote Bayit Yehudi.”

The Joint List passed Bayit Yehudi and was third-largest party in many polls in the past few months.

MK Shelly Yacimovich (Labor) wrote on Facebook that “no Western leader would dare let such a racist text come out of his mouth.”

“Imagine if the prime minister or president of any democratic country would warn that his government is in danger because, for example, ‘black voters are going en masse to the polls.’ Horrifying, right? “It looks like what bothers Bibi [Netanyahu] is that Israeli citizens are going to vote in high numbers and simply want to replace him democratically,” she added.

Meanwhile, complaints about Netanyahu’s comments filled social media, and was even made into a meme, showing the prime minister’s head on the body of a character from the TV show Game of Thrones who is known for saying “Brace yourself, winter is coming,” with the caption: “Brace yourselves, the Arabs are voting.”

Voir enfin:

Analyse
Pourquoi Obama et Netanyahu se détestent
L’inimitié entre les deux dirigeants sur l’accord iranien atteint un sommet, mais le discours de Netanyahu à Washington n’est qu’un épisode de plus d’une relation haineuse plus longue et plus profonde qui ne s’arrêtera pas une fois la crise résolue
Haviv Rettig Gur

The Times of Israel

4 mars 2015

Haviv Rettig Gur Haviv Rettig Gur est le correspondant des affaires politiques pour le Times of Israel.

En novembre 2009, la chancellière allemande Angela Merkel a invité le président américain Barack Obama, toujours dans sa première année de fonction, à assister au 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin.

La commémoration annuelle rappelle aux Européens la défaite finale des excès idéologiques sanglants du 20e siècle, le dépassement d’une terrible histoire, plus que tout autre chose grâce à la puissance et à l’idéalisme américain. Il est difficile de penser à une histoire plus pro-américaine que celle expérimentée et dont se souviennent autant de millions d’Européens ce jour-là.

Les dirigeants de l’Europe étaient tous présents, du Premier ministre britannique aux présidents de la France et de la Russie. Pourtant, Obama était absent.

Le président était occupé, selon la Maison Blanche, citant « des engagements pour un voyage à venir en Asie ». Les Européens ont été choqués. « Barack est trop occupé », pouvait-on lire sur la Une acerbe du quotidien allemand Der Spiegel.

L’événement ne se confrontait pas avec son emploi du temps, mais plutôt avec ses sensibilités en terme de politique étrangère. Obama avait voyagé à Copenhague un mois avant l’événement pour faire du lobby auprès du Comité Olympique International afin d’accorder les jeux d’été de 2016 à sa ville natale de Chicago, et devait ensuite retourner en Europe un mois après la commémoration pour accepter son Prix Nobel de la paix à Oslo.

Son itinéraire de voyage en tant que président signifiait quelque chose de sa vision du monde et de l’Amérique. La commémoration du sauvetage par l’Amérique de l’Europe n’avait pas une très haute place dans cette vision.

Il était tout aussi significatif que le premier voyage d’Obama au Moyen Orient, en avril 2009, ait été la Turquie. « La démocratie turque est votre propre réussite. Aucune puissance étrangère ne vous y a forcé », avait-t-il déclaré au Parlement turc dans une critique évidente de son prédécesseur à la Maison Blanche.

Sa propre expérience de vie, a-t-il dit aux législateurs, a joué dans sa décision d’aller à Istanbul. « Les Etats-Unis ont été enrichis par des Américains musulmans, a-t-il déclaré. Beaucoup d’autres Américains ont des musulmans dans leur famille ou ont vécu dans un pays à majorité musulmane. Je le sais bien puisque je suis l’un d’entre eux. »

Son deuxième voyage au Moyen Orient l’a conduit au Caire, le 4 juin 2009, où il a donné son célèbre discours aux musulmans du monde, un discours qui reconnaissait que l’Amérique avait trop souvent été une partie du problème dans le monde musulman plutôt qu’un élément de la solution.

Voyage après voyage, quelque chose d’important sur les priorités et les sensibilités d’Obama devenait clair. Et pour les Israéliens, tout comme les Allemands avant eux, il était difficile de ne pas noter que les itinéraires de voyage d’Obama, et avec eux ses priorités politiques, semblaient les ignorer.

Chicago

Lors d’une récente réunion du Conseil des Relations Etrangères avec Israël, l’ancien éminent directeur général du ministère des Affaires étrangères, le Professeur Shlomo Avireni, a qualifié la politique étrangère d’Obama de « provinciale ». C’était un choix étrange de mot pour décrire les politiques d’un président avec une apparence aussi cosmopolite et autant d’envie de s’impliquer dans le monde.

Avineri touchait pourtant quelque chose du doigt.

Les remarquables mémoires d’Obama, les « Rêves de mon père », comportent un récit puissant sur ses expériences en tant que jeune travailleur social perspicace et enthousiaste dans le Sud de Chicago qui lui ont inculqué la sensibilité qui allait ensuite définir sa présidence.

Dans ce récit autobiographique, il décrit sa réaction en entendant les enfants d’un quartier pauvre de Chicago divisés en « bons garçons et mauvais garçons, la distinction n’avait pas de sens dans ma tête ». Si un enfant en particulier « finissait dans un gang ou en prison, cela démontrerait-il quelque chose de son essence, un gêne imprévisible… ou simplement les conséquences d’un environnement difficile ? »

« Dans chaque société, les jeunes hommes vont avoir des tendances violentes », lui avait déclaré à la fin des années 1980 un éducateur dans un lycée avec des élèves majoritairement noirs de Chicago. « Soit ces tendances sont dirigées et canalisées vers des objectifs créatifs soit ces tendances détruisent les jeunes hommes, ou la société, ou les deux ».

Le livre est rempli de telles méditations qui font écho à travers la rhétorique d’Obama comme président.

Dans son dernier discours à l’Assemblée générale des Nations unies, il a affirmé que « si les jeunes vivaient dans un endroit où le seul choix se situe entre la dictature d’un Etat et l’attrait d’un extrémisme souterrain, aucune stratégie contre-terroriste ne pouvait fonctionner ».

Pour Obama, le terrorisme est, à la racine, un produit de la désintégration sociale. La guerre est peut-être nécessaire pour contenir l’avancée de l’Etat islamique, mais seulement une réforme sociale peut vraiment s’en débarrasser.

Ajoutez à cette vision le vécu d’un parfait ‘outsider’, moitié blanc et moitié noir avec une enfance et une famille dispersée autour du monde, et on commence à voir le profil d’un homme avec une empathie automatique pour les marginaux et un sens presque instinctif que les plus importants problèmes du monde sont enracinés, non pas dans l’idéologie, mais dans des structures sociales et économiques oppressives qui renforcent la marginalisation.

Cette sensibilité est plus large que n’importe quelle orthodoxie économique, et elle est enracinée dans la dure expérience du Sud de Chicago.

Après avoir pris la tête de la plus importante superpuissance du monde en janvier 2009, ce travailleur social s’est mis à construire une politique étrangère qui traduisait ses impressions en actions géopolitiques.

« Lui et ses conseillers sentaient qu’il était impératif non seulement d’introduire un récit post-Bush mais aussi une compréhension post-11 septembre de ce qu’il fallait faire dans le monde », a noté James Traub dans un article récent de Foreign Policy.

« Ils considéraient que les grandes questions devant les Etats-Unis n’étaient pas des questions traditionnelles d’Etat à Etat, mais de nouvelles problématiques qui cherchaient à promouvoir des biens internationaux et demandaient une coopération globale, le changement climatique, l’approvisionnement en énergie, les Etats faibles et en effondrement, la non-prolifération nucléaire. C’était précisément sur de telles questions que l’on avait besoin de rassembler le soutien des citoyens et des dirigeants. »

Le monde était un énorme Chicago, ses problèmes essentiels pas totalement différents de ceux des Noirs du Sud de Chicago, et les solutions à ces problèmes étaient enracinées dans la même capacité humaine à surpasser les divisions sociales et les inégalités.

Voilà en quoi consistait le « provincialisme » d’Obama, sa vision d’un monde qui favorisait les désavantagés et les opprimés, qui percevait les conflits idéologiques et politiques entre les gouvernements comme secondaires par rapport à des crises plus universelles et en fin de compte sociales qui troublaient un monde déjà tumultueux.

Jérusalem

C’était cette vision humanitaire expansive qui a conduit Obama à faire sa première erreur stratégique majeure au sujet d’Israël. C’était, en effet, en Israël que son récit des affaires du monde s’opposait directement aux réalités impitoyables de la géopolitique.

Dans son discours du Caire, tout en promettant de défendre Israël et de garantir l’alliance de l’Amérique avec l’Etat juif, Obama a aussi dit au monde musulman que les implantations d’Israël étaient illégitimes et suggérait que la prétention juive envers Israël était enracinée dans la dévastation de l’Holocauste plutôt que dans l’attachement juif millénaire à la terre.

Cette insulte à la légitimité du régime politique juif en Israël, à la fois dans la rhétorique et dans l’itinéraire de voyage, était totalement inattendue. Cela a eu lieu juste quelques mois avant qu’il n’insulte involontairement les Allemands pour la commémoration de la chute du mur de Berlin.

Dans les deux cas, il y avait une même raison : un Israël prospère et puissant, comme l’Europe, ne faisait pas partie du monde qu’Obama essayait de sauver. En raison de son succès, Israël n’était pas pertinent dans sa vision de la politique étrangère.

Avec une exception : l’injustice sociale, économique et politique imposée par Israël contre les Palestiniens sans défense.

Le conflit israélo-palestinien semblait avoir beaucoup en commun avec les maladies sociales américaines qu’il avait combattues toute sa vie d’adulte : un conflit entre deux communautés divisées, renforcé par l’intolérance, des récits mutuellement exclusifs de victimisation et d’absence d’empathie et d’espoir.

L’engagement énergique et premier d’Obama pour la paix israélo-palestinienne n’était pas enraciné dans les calculs stratégiques habituels qui conduisent une politique étrangère, mais cela correspondait très bien à la nouvelle sensibilité qui définissait maintenant sa présidence.

Mais la géopolitique n’est pas du travail social. Et ce qui est vrai à Chicago ne l’est peut-être pas à Jérusalem. La première tentative majeure d’Obama dans le conflit – obtenir un gel de 10 mois de la construction d’implantations en dehors de Jérusalem – a donné le ton pour les cinq prochaines années d’efforts.

La Maison Blanche d’Obama était désorientée et frustrée quand il est apparu clairement que la mesure sans précédent de « construction de la confiance » de Netanyahu avait en réalité éloigné les Palestiniens de la table des négociations.

Le conflit israélo-palestinien n’est pas un combat contre l’injustice sociale ou économique, mais entre des identités nationales. Même s’il veut un accord de paix avec Israël, comme Obama le croit sincèrement, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit manœuvrer dans les limites du récit national palestinien qui rejette la cause nationale juive comme étant irrémédiablement illégitime. Abbas ne peut tout simplement pas faire de compromis, il doit être perçu comme un vainqueur.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Alors, le fait que la Maison Blanche ait demandé et obtenu un gel sans précédent des implantations d’Israël ne prouvait pas aux Palestiniens qu’Israël était prêt au compromis, mais plutôt que leurs propres dirigeants demandaient moins de l’occupant détesté que la Maison Blanche ouvertement pro-Israélienne.

La Maison Blanche, un bastion de sionistes de son propre aveu, avait sans effort obtenu une concession qu’aucun dirigeant palestinien n’avait même jamais demandée.

Dans son tout premier effort de renforcer la confiance entre les parties, la Maison Blanche d’Obama a désastreusement réduit la marge de manœuvre politique intérieure des dirigeants palestiniens.

Cette erreur initiale a établi la dynamique qui a contrecarré les efforts les plus concertés de l’Amérique pour relancer les négociations. Chaque fois que la pression américaine sur Israël augmentait, la pression intérieure sur les dirigeants palestiniens pour élever leurs exigences et conditions préalables augmentait rapidement aussi.

L’organisation sociale ne lutte pas contre ces couches idéologiques et identitaires, avec la logique impitoyable des conflits ethniques, et les Israéliens n’ont pas tardé à croire qu’Obama ne pouvait les voir.

Après 2010, Obama est resté un personnage bien vu dans la culture populaire israélienne, mais selon les sondages, il a perdu un élément plus important que sa popularité : il était considéré comme dangereusement naïf.

Les Israéliens ont confiance en ses intentions, mais pas en son jugement.

La politique étrangère d’Obama s’est développée au cours des six années de sa présidence.

Son optimisme initial a été tempéré par la réalité en Ukraine, en Syrie et dans d’autres pays en crise. Les décideurs américains peinent encore à trouver des façons de traduire la vision qui définit sa présidence en action géopolitique intelligente.

Bruyamment applaudi partout où il allait, Obama a passé ces premières années tranquillement et a brûlé accidentellement les ponts avec certains des plus proches alliés de l’Amérique.

Six ans plus tard, le lustre est parti. Le zèle optimiste pour un engagement mondial s’est fondu dans une poignée de principes minimalistes : tuer tous les terroristes qui menacent les Américains, éviter les guerres coûteuses, rester près des alliés stables.

Washington

La Maison Blanche d’Obama déteste Benjamin Netanyahu. C’est une animosité que les observateurs de longue date des relations américano-israéliennes soulignent souvent, mais tentent rarement d’expliquer.

L’aversion du président Obama pour Netanyahu est intense, et le sentiment filtre parfois dans les rangs des conseillers et des hauts fonctionnaires des deux bords.

Il y a peu de doute que cette hostilité soit devenue personnelle – un dirigeant juif américain a affirmé que c’est le président Obama lui-même qui a donné l’interview à The Atlantic, dans laquelle un responsable anonyme s’est moqué de Netanyahu en le qualifiant de « chickenshit » [poule mouillée] – mais ses origines sont plus profondes qu’une antipathie personnelle.

La rhétorique de Netanyahu au cours des six dernières années est dominée par des platitudes sempiternelles sur l’histoire juive et les droits des Juifs.

Même quand il offre un rameau d’olivier rhétorique, comme dans son célèbre discours en 2009 à l’université Bar-Ilan, il refuse d’adopter un langage qui accepte comme une question de principe la légitimité de visions concurrentes.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prie au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem le 28 février 2015 (Crédit : AFP/Pool/Marc Sellem)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prie au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem le 28 février 2015 (Crédit : AFP/Pool/Marc Sellem)

Les heures avant son décollage pour son voyage controversé cette semaine à Washington, Netanyahu a pris le temps de prier au mur Occidental à Jérusalem et de faire un pèlerinage sur la tombe de son père, expert en histoire juive et en persécution, dont l’intérêt pour la souffrance juive à travers les âges a beaucoup influencé la vision du monde de Netanyahu.

Pour Obama, Netanyahu est Rafiq al Shabazz, un ancien membre d’un gang qui s’est converti à l’islam et est devenu militant de la communauté noire du sud de Chicago dans les années 1980.

Dans « Les Rêves de mon père« , Obama rappelle comment Shabazz expliquait les problèmes communautaires : « Les gens de l’extérieur de notre communauté font de l’argent sur notre dos et sont irrespectueux envers nos frères et sœurs. Fondamentalement, ce que vous avez ici sont des Coréens et des Arabes dirigeant les magasins, des Juifs possédant encore la plupart des bâtiments. Maintenant, dans le court terme, nous sommes ici pour faire en sorte que les intérêts des personnes noires soient entendus, vous comprenez. Quand nous entendons que l’un des Coréens maltraite un client, nous sommes sur l’affaire. Nous insistons pour qu’ils nous respectent et apportent une contribution à la communauté. »

Shabazz considérait les intérêts noirs dans des termes étroitement sectoriels, ne comprenant pas ce qu’Obama savait : dans une économie interconnectée, que ce soit à Chicago ou dans le monde, la prospérité future et la vitalité sociale des Noirs, des Coréens, des Arabes et des Juifs est inextricablement liée.

Lorsque Netanyahu insiste pour parler de l’histoire juive à l’Assemblée générale de l’ONU, tout en refusant d’aborder la dépossession palestinienne, quand il rejette d’emblée et à plusieurs reprises l’idée qu’une éventuelle réadaptation de l’Iran pourrait être plus souhaitable qu’une confrontation permanente, Obama entend des échos de ces militants de Chicago dont le chauvinisme a fait plus de mal que de bien à leurs communautés.

Les horizons sectaires de Netanyahu, son pessimisme profond sur les Palestiniens et la région, la politique pure et dure qui reflète le scepticisme de ses électeurs – pour Obama, ces attributs incarnent tous les maux du monde.

L’ « adversaire mortel » de l’Amérique et du monde, a dit Obama, n’est pas un ennemi géopolitique, mais la perte de l’espoir, le triomphe de l’apathie et le broyage des structures sociales (et, par extension, géopolitiques) qui inhibent les opportunités et soutiennent les inégalités.

Netanyahu, un allié trop proche et trop bruyant pour être ignoré, s’irrite contre la vision du monde d’Obama et fustige constamment la consciente largesse d’esprit qu’est devenue l’identité politique d’Obama.

Selon Netanyahu, à moins que le mouvement national palestinien n’accepte qu’il y a une certaine légitimité à la création d’une patrie juive en Israël, les dirigeants palestiniens demeureront gelés sur place et incapables de compromis pour la paix.

Pendant ce temps, les concessions israéliennes à une direction palestinienne qui continue de rejeter la légitimité même d’Israël ne feront que renforcer cette impulsion de rejet en soutenant l’illusion que la victoire finale contre l’existence d’Israël est possible.

Pour Netanyahou, toute la stratégie américaine qui commence par des concessions israéliennes, au lieu de chercher un changement dans la vision de base de l’autre côté, met la charrue avant les bœufs – et garantit un échec continu.

Sur l’Iran, l’évaluation de Netanyahu des capacités stratégiques d’Obama est tout aussi peu flatteuse. En abandonnant les sanctions sur lesquelles les États-Unis avaient toutes les cartes et autour desquelles le monde était uni en opposition aux ambitions nucléaires iraniennes, Obama a concédé beaucoup et obtenu très peu.

On ne peut faire confiance à un pays de la taille de l’Europe occidentale avec un dossier d’installations entières et qui ment à répétition aux inspecteurs de l’AIEA et au Conseil de sécurité des Nations unies.

Un monde qui ne pouvait guère tolérer la perspective d’une guerre serait devenu intolérant, même vis-à-vis d’une restauration des sanctions. Le barrage avait été violé, et personne ne pouvait garantir qu’il pourrait être rétabli si l’Iran violait l’accord.

L’argument favori de la Maison Blanche pour défendre l’accord – que le choix devant les puissances occidentales était de conclure un accord ou d’aller à la guerre – prouve pour Netanyahu l’incompétence qu’il a constatée dans la stratégie de la Maison Blanche. L’argument équivalait à déclarer aux Iraniens que les Etats-Unis ont besoin d’un accord beaucoup plus qu’eux.

Obama a été le premier à se rendre dans la capitale de l’autre et à le rabrouer devant son propre peuple.

Quand Obama est finalement arrivé en Israël en tant que président, en mars 2013, il a ostensiblement refusé une invitation à s’adresser devant le Parlement israélien et a donné à la place une discours public à de jeunes Israéliens au Centre international de conférences de Jérusalem.
Le président américain Barack Obama et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas saluent la foule lors de la visite d’Obama à Ramallah, le 31 mars 2013 (Credit : Issam Rimawi/Flash90)

Le président américain Barack Obama et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas saluent la foule lors de la visite d’Obama à Ramallah, le 31 mars 2013 (Credit : Issam Rimawi/Flash90)

C’était un discours « pour le peuple d’Israël », pas son leadership, a dit la Maison Blanche – un peu comme le discours du Caire a été adressé aux musulmans et non aux gouvernements. « Je peux vous promettre ceci », a déclaré Obama aux Israéliens à propos de leur Premier ministre, « les dirigeants politiques ne pourront jamais prendre des risques si le peuple ne les pousse pas à prendre des risques ».

Netanyahu a considéré la Maison Blanche d’Obama comme un échec ; aveuglée par sa pompeuse auto-assurance, on ne peut lui faire confiance pour gérer avec compétence la sécurité mondiale.

Obama a vu Netanyahu comme un obstacle, un partisan hypocrite dont la politique étroite obstrue la route de progrès significatifs sur tous les sujets où il est impliqué.

Pour les deux hommes, l’écart est plus profond que la fracture démocrates-républicains, plus profond que la question palestinienne, plus profond encore que la bataille sur l’Iran.

Obama a cherché à introduire une nouvelle conscience dans les affaires mondiales, une conscience qui a défini son identité politique. Netanyahu défend les anciennes méthodes – dont dépendent, selon lui, la sécurité nationale.

Voir enfin:

US Declassifies Document Revealing Israel’s Nuclear Program
Obama revenge for Netanyahu’s Congress talk? 1987 report on Israel’s top secret nuclear program released in unprecedented move.
Ari Yashar, Matt Wanderman
Arutz Sheva 7

3/25/2015

In a development that has largely been missed by mainstream media, the Pentagon early last month quietly declassified a Department of Defense top-secret document detailing Israel’s nuclear program, a highly covert topic that Israel has never formally announced to avoid a regional nuclear arms race, and which the US until now has respected by remaining silent.

But by publishing the declassified document from 1987, the US reportedly breached the silent agreement to keep quiet on Israel’s nuclear powers for the first time ever, detailing the nuclear program in great depth.

The timing of the revelation is highly suspect, given that it came as tensions spiraled out of control between Prime Minister Binyamin Netanyahu and US President Barack Obama ahead of Netanyahu’s March 3 address in Congress, in which he warned against the dangers of Iran’s nuclear program and how the deal being formed on that program leaves the Islamic regime with nuclear breakout capabilities.

Another highly suspicious aspect of the document is that while the Pentagon saw fit to declassify sections on Israel’s sensitive nuclear program, it kept sections on Italy, France, West Germany and other NATO countries classified, with those sections blocked out in the document.

The 386-page report entitled « Critical Technological Assessment in Israel and NATO Nations » gives a detailed description of how Israel advanced its military technology and developed its nuclear infrastructure and research in the 1970s and 1980s.

Israel is « developing the kind of codes which will enable them to make hydrogen bombs. That is, codes which detail fission and fusion processes on a microscopic and macroscopic level, » reveals the report, stating that in the 1980s Israelis were reaching the ability to create bombs considered a thousand times more powerful than atom bombs.

The revelation marks a first in which the US published in a document a description of how Israel attained hydrogen bombs.

The report also notes research laboratories in Israel « are equivalent to our Los Alamos, Lawrence Livermore and Oak Ridge National Laboratories, » the key labs in developing America’s nuclear arsenal.

Israel’s nuclear infrastructure is « an almost exact parallel of the capability currently existing at our National Laboratories, » it adds.

« As far as nuclear technology is concerned the Israelis are roughly where the U.S. was in the fission weapon field in about 1955 to 1960, » the report reveals, noting a time frame just after America tested its first hydrogen bomb.

Institute for Defense Analysis, a federally funded agency operating under the Pentagon, penned the report back in 1987.

Aside from nuclear capabilities, the report revealed Israel at the time had « a totally integrated effort in systems development throughout the nation, » with electronic combat all in one « integrated system, not separated systems for the Army, Navy and Air Force. » It even acknowledged that in some cases, Israeli military technology « is more advanced than in the U.S. »

Declassifying the report comes at a sensitive timing as noted above, and given that the process to have it published was started three years ago, that timing is seen as having been the choice of the American government.

US journalist Grant Smith petitioned to have the report published based on the Freedom of Information Act. Initially the Pentagon took its time answering, leading Smith to sue, and a District Court judge to order the Pentagon to respond to the request.

Smith, who heads the Institute for Research: Middle East Policy, reportedly said he thinks this is the first time the US government has officially confirmed that Israel is a nuclear power, a status that Israel has long been widely known to have despite being undeclared.

Voir par ailleurs:

Iran might attack American troops in Iraq, U.S. officials fear

As a March 31 deadline approaches for a nuclear deal with Iran, some worry about Iranian mischief.

Michael Crowley

Politico

3/25/15

As negotiations on a possible nuclear deal approach a March 31 deadline, U.S. officials are increasingly alarmed about Iran’s expanding military presence in Iraq — and the threat it may pose to American soldiers in the country.

Two scenarios are of particular concern, officials say. One is that a collapse of the nuclear talks could escalate tensions between Iran and the U.S., emboldening Iranian hard-liners and potentially leading to attacks on Americans in Iraq.

The other is that increased U.S. efforts to oust Syrian president Bashar Assad, a close ally of Tehran, could provoke retaliation from Iran. White House officials who oppose greater involvement in Syria’s civil war often cite concern for the safety of Americans in Iraq as a reason for caution, sources said.

In either case, U.S. officials fear, Iran could direct the Iraqi Shiite militias under its control to attack U.S. troops aiding the fight against the Islamic State in Iraq and the Levant.
Ashraf Ghani and Barack Obama are shown in the Oval Office on March 24, 2015. | Getty

“The current [nuclear] negotiations likely have a restraining effect, but there are other incentives and national interests at stake for the Iranians,” said a senior U.S. military official. “This is something that we are continually assessing. [Iran’s] history as regional provocateurs and exporters on terrorism demands it.”

President Barack Obama has dispatched 3,000 troops to Iraq as trainers and advisers to Iraqi forces battling ISIL. Many are now in close proximity to heavily armed Shiite militias with direct ties to Tehran. At times, the militias have even fought in tacit cooperation with the U.S.

But while Iran may be the enemy of America’s enemy, U.S. military officials don’t consider it a friend. They bitterly recall Iran’s role during the Iraq war, when roadside bombs sent by Tehran to Shiite militias who fought the U.S. occupation killed hundreds of American troops. Some of those same militias have now remobilized to battle the Islamic State of Iraq and the Levant, a Sunni Muslim group that considers Shiites apostates and that has seized vast swaths of territory in northern Syria and western Iraq.

In particular, the U.S. holds responsible Maj. Gen. Qassem Suleimani, who commands Iran’s secretive Quds Force. Suleimani and other Iranian commanders are now in Iraq directing Shiite fighters against ISIL

“We declare to the world, we have Iranian advisers, and we’re proud of them, and we thank them deeply for participating with us,” Hadi Al-Amari, leader of the Shiite paramilitary force Hashd Al-Shaabi, told CNN earlier this month.

The allegiances of many Iraqi Shiite fighters are no secret. Some openly display posters of Iran’s Supreme Leader, Ali Khamenei, who recently commended a Tehran crowd for chanting “Death to America.”

The concern is that those fighters, under the direction of Suleimani, may again train their sights on American troops.

“The U.S. military is very concerned that the Iranians will come after American personnel in Iraq,” says Kenneth Pollack, a former CIA analyst and Brookings Institution scholar close to the Pentagon. “It’s clearly something that’s been on their mind for a while.”

One military official said there is no imminent Iranian threat to Americans in Iraq, who operate from the U.S. Embassy in Baghdad and from joint command centers with Iraqi and Kurdish forces.

But sources said the potential danger is factored into U.S. military planning. Debates about troop levels in Iraq, for instance, are shaped in part by concerns that a larger force creates a bigger potential target for Iran.

While not in front-line combat roles, the Americans could be vulnerable to attacks on their compounds. Ducking and covering from rocket and mortar fire was a routine part of life for Americans stationed in Iraq during the U.S. occupation there.

“That’s a fresh memory for people,” said Derek Chollet, who left a top Pentagon post in January and is now with the German Marshall Fund.

Iran’s ability to harm American troops in Iraq has also shaped another major Obama administration debate, sources said: whether to step up efforts to depose Syria’s Assad.

The Obama administration says its priority is to defeat ISIL — despite pressure from Arab allies who want to go after Assad more directly — and calls that the sole mission of the Sunni rebels it is training and equipping under a nascent Pentagon program based in Saudi Arabia.

“Multiple [officials] have told me they’re worried about retaliation in Iraq, which does seem to be influencing our Syria policy,” says Robert Ford, who served as Obama’s liaison to the Syrian rebels until last summer. “Basically, they’re afraid that if they provide serious help to the armed opposition against Assad, the Iranians will have their surrogates in Iraq attack us.”
Sen. Mike Enzi, R-Wyo. gives a victory speech during his election party, Tuesday, Nov. 4, 2014, at the Bell Nob Golf Course Clubhouse in Gillette, Wyo. (AP Photo/Tim Goessman)

Iran has spent billions of dollars to help the Syrian dictator, a longtime conduit for Iranian influence in the region, survive that country’s sectarian civil war.

Obama officials believe that Iran has avoided threatening American troops in Iraq because they welcome the U.S. air campaign against ISIL, which has massacred Shiites and attacked their shrines.

Iran has also avoided actions that could derail the nuclear talks, which are headed for a key deadline at the end of this month when negotiators from the U.S. and five other nations hope to reach a framework agreement with Iran limiting its nuclear program in return for sanctions relief.

But many Republicans in Congress want to derail what they fear will be a bad deal with Iran. Obama has warned that the collapse of the nuclear talks would increase the chance of possible U.S. military action against Iran. Such talk in Washington would increase the risk to the Americans based in Iraq.

Even if a nuclear deal is struck, Iran can tolerate an American presence in neighboring Iraq for only so long, according to Ford, who served as political counselor to the U.S. Embassy in Baghdad from 2004 to 2006.

“They don’t want American troops in Iraq,” Ford said. “They’re going along with it now because they need us. But as soon as the Islamic State is contained or degraded sufficiently they will want us to leave — and they will encourage us by a variety of means, including mortar strikes and rocket strikes.”

Ominously perhaps, Amari, the Shiite militia leader, told CNN that Iraq doesn’t need America’s help in defeating ISIL.

Persistent fears that Iran may try to target Americans in Iraq underscore the difficulty of thawing relations between Washington and Tehran. So do other Iranian activities opposed by the U.S., including Iran’s support for Hezbollah in Lebanon and for the Houthi rebels who recently ousted Yemen’s government.

“It does point up the fact that we have a huge problem with Iran outside of the nuclear space,” said Chollet. “And that will continue to exist even if we get a nuclear deal.”

Voir enfin:

 Arab Press Harshly Criticizes Obama Administration For Allying With Iran, Turning Its Back On Arab Friends, Leading Region To Disaster
MEMRI

March 23, 2015

Against the backdrop of the current U.S.-Iran nuclear negotiations and the war on the Islamic State (ISIS), in recent weeks dozens of articles in the Arab press, and particularly in the Saudi press, have harshly criticized the Obama administration’s policy in the region – especially its Iran policy, which they term « destructive », « idiotic », « dangerous » and « narrow-minded. »

Expressing apprehension at the prospect of a U.S.-Iran nuclear agreement that would strengthen Iran at the expense of the Sunni countries, which are long-time U.S. allies, some writers stated that because President Obama seeks a nuclear agreement with Iran for his own personal glory, while the cost of such an agreement does not matter to him. They wrote that Obama disregards Iran’s actions, and is giving it and the organizations affiliated with it a free hand to operate in Syria, Iraq, Yemen and Bahrain, and by doing so is allowing Iran to further expand in the region.

Some of the writers argued that the U.S. policy in Iraq and Syria that had given Iran freedom to operate in those countries had given rise to ISIS, since the U.S.-Iran alliance had humiliated the Sunni Arabs and created optimal conditions for the group to emerge.

One writer even called on the Arab countries and Turkey to confront the Obama administration, thwart its policy in the region, and come out strongly against any agreement it signs with Iran that does not absolutely prevent it from possessing nuclear weapons. Another speculated that the countries of the region could be better off finding someone else to rely on rather than the U.S.

The following are translated excerpts from several articles:

Saudi Intellectual: Obama Has Allied With Shi’ite Militias Against Sunni Militias

Saudi political commentator Khaled Al-Dahil argued in the London-based daily Al-Hayat that Obama’s policy in the region is destructive, and that the Arabs must not remain silent about it. He wrote that the Obama administration is allowing Iran and its militias in Syria and Iraq a free hand, and helping it fight Sunni organizations in the region, with the aim of pacifying it in advance of the signing of the nuclear agreement. : »… The Obama administration realizes quite well that the war on ISIS as it is currently being waged has destructive sectarian repercussions, which if not dealt with will blow up in everyone’s face. But has this administration…done a thing to correct how this war is being conducted?…Certainly not! This administration has acted, and continues to act, contrary to the fears that it itself has expressed. [It does] this because of its wish to ally with Iran, as part of the war on ISIS – in an alliance that will be secret until a nuclear agreement [with Iran] is reached and [U.S.-Iran] relations are normalized.

« Obama sees several advantages in this war [against ISIS]: It reassures Iran and gives it the sense that the U.S. seeks to rescue it from an additional enemy [ISIS], after saving it from the Taliban and from Saddam Hussein. Similarly, Obama hopes that in this way he will succeed in persuading Iran to make the necessary concessions in order to arrive at the longed-for nuclear agreement.

« However, Obama has gone further than that: together with Russia, he has given Iran a free hand in Syria to support the Syrian regime and crush the local opposition. Thus, the American president’s opportunism is very clearly exposed. As a skilled attorney and politician, he knows that ISIS, as a sectarian organization, is the natural and direct outcome of the sectarian wars that began with the American invasion of Iraq. [On the other hand], President Obama himself has called the Iranian regime theocratic – that is, a sectarian regime… – because a religious political regime is by definition, and necessarily, a sectarian regime. Furthermore, it was the Iranian regime that defined itself as sectarian in its [own] constitution (see sections 12, 71, and 115 of Iran’s constitution). This means that… Obama is fighting the sectarian ISIS with a sectarian policy and sectarian tools…

« True, Obama has not allied formally with Iran for the war on ISIS, but he has allied de facto with Iran… [and] with its militias and the militias under its influence. That is why the Obama administration disregards all Iran’s military and intelligence activity in Syria and Iraq – from its dispatching of Islamic Revolutionary Guards Corps (IRGC) fighters and its financing and training of Iraqi Shi’ite militias, to the fight against ISIS, whether by means of [Iranian] airstrikes against it or by means of these [same] militias.

« It is striking that the Obama administration has deployed over 3,000 troops to train the so-called Hashd Sha’bi [Popular Mobilization] Forces – a group of Shi’ite militias that was formed after the collapse of the Iraqi army and Mosul’s fall to ISIS last year. That is, the Obama administration has allied de facto with Shi’ite militias to fight Sunni militias…

« The Houthi takeover in Yemen opens an additional front in the Sunni-Shi’ite war. Is it conceivable that the U.S. could partner with Iran in the war against the Sunnis in Yemen, as it has essentially already done in Iraq and Syria?…

« There is nothing to warrant remaining silent about this American policy, because it is the main factor that generated the terrorism in Afghanistan. This terrorism further intensified following the U.S. invasion of Iraq, and it split [into several streams] as a result of the American silence in the face of the holocaust being perpetrated in Syria by means of the Russia-Iran alliance with the regime there. It is wrong [for us] to remain silent in light of a policy that is dragging the region into more destructive religious wars just because Mr. Obama aspires to reach an agreement with the Iranians… »[1]

Iran shoots at « Iraqi Sunnis » and « Syrian Sunnis » with U.S. sponsorship (Al-Watan, Saudi Arabia, March 18, 2015)

Obama’s Policy On Iran Nuclear Issue – « Gambling With The Future Of The Region »

In a second article, Al-Dakhil again attacked Obama, arguing that the deal that he was trying to make with Iran was based on the groundless assumption that within a few years Iran was going to change. He added that Obama was gambling with the future of the region:

« President Obama’s recklessness in reaching a nuclear agreement with Iran is manifested in the assumption on which he bases his justification of this agreement, and on the wording of the agreement that will apparently be agreed upon. The Israelis did well to expose the reckless aspect of this assumption, because with the exception of the five parties that are actually negotiating with Iran, it is they who know the most about the details of the American position on this issue. Israel is the Americans’ closest and most important ally, and the one that is the most fearful about the upsetting of the balance of power [in the region] that will result if Iran or any Arab or Islamic country possesses nuclear weapons…

« Why does Obama consider it necessary to reach such an agreement? Because the president’s objective is to tie the Iranians’ hands for 10-15 years, in hopes that by then, Iran will have a new leadership, and will become a different country – perhaps a democratic country with less of a desire for nuclear weapons. Obama seems to be basing his policy on this risky issue on hope, not on political considerations; thus, he is gambling with the future of the region…

« At the same time, the Arab countries must deal with the other aspect of the American position, which is no less idiotic and dangerous. This aspect is reflected in Obama’s response to events in the region – [a response] based on a nearly absolute belief that the danger currently threatening the world is Sunni extremism and the terrorism emanating from it, and that the only option for stabilization is through cooperation with Iran. It is nearly certain that this perception, along with the hope that Iran will change, is what is impelling Obama to reach an agreement with Iran.

« However, this perception is superficial and faulty – because it is based on dreams that are more like delusions, and it also wants to see only the Sunni side of the sectarian equation that is stirring up the region… »[2]

Iranian Journalist: Proponents Of The Deal With Iran Rely On A Fatwa By Khamenei Nobody Has Ever Seen

Amir Taheri, a Paris-based Iranian author and journalist, argued in a similar vein that American proponents of the deal with Iran base their position on groundless assumptions, including on the claim that Khamenei issued a fatwa banning nuclear weapons – a fatwa that nobody has ever seen. The following are excerpts from a translation of his article published in the English edition of Al-Sharq Al-Awsat:[3] « Campaigning for a deal on the Iranian nuclear issue, the pro-mullah lobby in the West, especially in the United States, often cites three claims in support of President Barack Obama’s appeasement of Tehran. The first is that a deal will help the ‘reformist’ wing of the regime led by former president Akbar Hashemi Rafsanjani—which already controls the presidency through Hassan Rouhani—to capture other levers of power and embark on a genuine program of change aimed at returning Iran to normality. Rafsanjani is cast as a moderate, a turbaned version of Deng Xiaoping, capable of closing the chapter of the revolution and forging business-like relations with the US. Much is made of Rafsanjani’s recent statements that he has always favored collective leadership and that once the Supreme Guide Ali Khamenei is shown the door, he would press for a collegial system and the end of ‘one-man rule’ in Iran.

« The first step in that direction was supposed to come last Monday when Rafsanjani sought to get himself elected president of the Assembly of Experts… Capturing [it] was supposed to be the first step in a victorious march that would enable the Rafsanjani faction to win control of the Islamic Consultative Assembly or Majlis, the 290-member ersatz parliament. However the Assembly of Experts elected Ayatollah Muhammad Yazdi—one of Rafsanjani’s oldest foes and a close associate of Khamenei—as its new president with 47 votes to 24. The Rafsanjani faction’s hopes of winning control of the parliament next year are unlikely to prove any better. Several polls show that even if the faction manages to mobilize all those who voted for Rouhani—33 percent of those eligible to vote—it still would not be enough to secure a majority of the 230 seats on offer.

« The second claim, paradoxically, is built on a fatwa supposedly issued by Khamenei forbidding the use of nuclear weapons. Thus, while Obama hopes that Rafsanjani will eventually evict Khamenei, he is basing his policy on a fatwa issued by the latter. Since no one, and certainly not Obama, has seen the fatwa in question it is hard to assess its political importance. However in real terms the fatwa, supposing it does exist, is nothing more than an opinion and is thus devoid of legal authority.

« The third claim is that the nuclear project is popular with the Iranian people and that by accepting a nuclear Iran the US would gain popularity there. However, ultimately there is no evidence to back that claim. The issue has never been properly discussed in any public forum, not even in the Majlis. In fact, successive governments, including under the Shah, have suppressed a number of reports warning against the dangers of a nuclear project, especially with reference to the threat that earthquakes pose to nuclear installations on almost all parts of the Iranian Plateau…

« Obama’s hope is that by making a deal he will enable Rafsanjani’s ‘moderate’ faction to win the power struggle in Tehran and initiate a change of behavior by the Khomeinist regime. That, many agree, is nothing but an illusion. In his address to the US Congress, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu also seemed to share this sentiment. As Aristotle observed 25 centuries ago, character is action. In other words: You are what you do! A regime’s nature dictates its behavior. As Sa’adi Shirazi—the famous poet of Shiraz—noted almost eight centuries ago, a scorpion does not sting because it wants to be a bad boy; it does so in accordance with its nature. »

The 5+1: « We’ll give Iran another month… two months… 13 months… 14 months… » Following the explosion: « The extension has expired » (Al-Quds Al-Arabi, London, March 17, 2015)

Senior Saudi Journalist: Obama Leading Region To Disaster

Tariq Al-Homayed, the former editor of Al-Sharq Al-Awsat and currently a columnist for the daily, likewise wrote that U.S. Secretary of State John Kerry’s recent visit to Saudi Arabia, which was aimed at reassuring the Saudis about the imminent U.S.-Iran nuclear agreement, not only failed to reassure it but also revealed the deep disagreement between the two countries and the dangers of the agreement. Stressing that the inevitable response to an Iranian nuclear bomb will be an Arab nuclear bomb, he warned that the countries of the region could « fall victim to the naïveté of a few people in Washington » and that President Obama is not aware of the gravity of his actions that could lead the entire region into genuine disaster.

He wrote: « What is now clear is that the American president either is striving to attain personal glory, the outcome of which cannot be assessed, or he does not comprehend the implications of his actions. [The latter] possibility is more likely.

« The truth is that a bad agreement with Iran is a disaster, and constitutes international recognition of Iran’s occupation of the countries of the region and international approval of Iran’s sponsorship of terror. Therefore, the region is facing a real disaster, and we do not know how matters will develop by the end of the presidential term of Obama, who is leading the entire region to real disaster. It is inconceivable that there will be a nuclear Iran in the region while the rest of the countries of the region stand by. The response to the existence of an Iranian bomb will undoubtedly be an Arab nuclear bomb. Otherwise, our countries will appear to have welcomed the Iranian game, and will have fallen victim to the naïveté of some people in Washington. Therefore, Kerry’s Riyadh visit is worrisome and not reassuring, and all the relevant countries in the region must consider every possible option in responding to this absurd American move that can release the [Ayatollah Ruhollah] Khomeini genie – which will bring to the region nothing but destruction and civil war. »[4]

Former Jordanian Minister: U.S. Handed Iraq, Syria Over To Iranian Occupation, Leading To Rise Of ISIS

Former Jordanian information minister Saleh Al-Qallab also harshly attacked the U.S.’s regional policy and accused it of handing Syria and Iraq over to the Iranian occupation and of being responsible for the rise of ISIS. In his column in the London-based Saudi daily Al-Sharq Al-Awsat, Al-Qallab claimed that the U.S. was conspiring with Iran, enabling it to take over strategic countries and areas in the region, and kept silent in the face of the harm done to Sunnis, with the unconvincing pretext of wanting the nuclear negotiations to succeed.

Al-Qallab wrote: « …The Americans should know that their reputation in the region… is poor and that those whom they consider their friends [among the Arab countries], and who are indeed [their friends], have grown tired of them, of their policy, and of their behavior, and repeatedly say – if not loudly then with a whisper – ‘Allah save us from our friends; our enemies we can handle ourselves.’ We can assume that the decision-makers in the U.S. know that the reason for increasingly strong ties between Egypt and Russia, especially in the military field, is the consequence of the Obama administration’s betting on the MB organization in Egypt and elsewhere as the [force] capable of combating extremism and terrorism in this region. If this isn’t a foolish policy, then it is certainly… a plot meant to prevent the Arab ummah from standing on its own feet and taking the place that it deserves at this decisive historical moment…

« Barack Obama is acting strangely. Contrary to the U.S.’s interests in this region, which is… a Sunni region from Tetouan in Morocco to Saif Sa’ad in Iraq, Obama shamelessly said that he wants to work with a single decision-maker – the leader of the Iranian revolution, Ali Khamenei, and that he [only] wants to work with one country – the all-powerful Iran – to redraw the future of this region. This means that the U.S. president ‘washed his hands’ of all the U.S.’s friends and allies from the time of the Cold War and the inter-bloc struggle…

« Is the American position regarding the events in Yemen nothing less than a conspiracy and a plot [with Iran] done in broad daylight? Do Obama and his government officials not understand that by remaining silent in the face of Houthi actions they will enable Iran to rule the Straits of Hormuz, Bab El-Mandeb and the Arabian Sea – which could become the Persian Sea – and the Red Sea? …

« The U.S., whether by conspiring [with Iran] or out of political stupidity and narrow-mindedness, is the one who enabled Iran to occupy Iraq during the term of the ill-reputed Paul Bremer. Obama’s hesitancy and unstable position [also] led the U.S. to abandon the Syrian opposition, thus handing Syria to the commander of the Iranian Qods Force, Qassem Soleimani. [The U.S.] is responsible, obviously along with the Assad regime, for the appearance of all those terrorist organizations that did not exist before, at the early stages of the Syrian people’s uprising in March 2011, which started as a peaceful uprising [in demand of] just and reasonable democratic reforms.

« Truthfully, is the U.S. not responsible for the creation of ISIS and for the fact that it has managed to get so far after [the U.S.] cleared the way for it? After all, [the U.S.] is the country that invaded Iraq, cut off its limbs, and dismantled its institutions and army… in order to take vengeance on Sunni Arabs, humiliate them, and damage their honor, which forced them to become a demographic hotbed for ISIS and all these terrorist organizations, which bred like locusts.

« The U.S., which has been forced to return shame-faced to Iraq, is suspiciously silent in the face of the harm done to Sunni Arabs, and consents to the Iranian occupation of Iraq, all under the unconvincing pretext of wanting the Iranian nuclear negotiations to succeed. This, while ISIS hasn’t lost even one percent of the Iraqi and Syrian territory it conquered while the Americans watched from the sidelines… »[5]

« Iranian expansion » (Al-Watan, Saudi Arabia, March 6, 2015)

Bahraini Journalist: U.S. Wrong To Separate Iranian Nukes From Regional Terrorism

Bahraini journalist and writer Sawsan Al-Sha’er also criticized the fact that nuclear negotiations between the U.S. and Iran take place while the U.S. ignores Iran’s expansionist policy, which has caused its Sunni allies to exclude themselves from the struggle against terrorism. She wrote in Al-Sharq Al-Awsat: « The U.S.’s efforts to wrap up the Iranian nuclear dossier in any way and by any means have caused it to ignore Iran’s regional expansionist policy…The American administration’s policy of separating the struggle against terrorism from the Iranian issue and Iran’s ambitions is what sabotaged the role of its Sunni allies… in the struggle against terrorism. [This policy] is what prevented the popular participation of [most of the region’s Sunnis] in the efforts to combat terrorism, and contributed to sparking sectarian sensitivity, which made the task of combating terrorism more difficult…

« The statements by the Democratic [U.S.] administration that it does not see the role Iran plays in Bahrain, Iraq, and Yemen are very much an insult to logic and intelligence and an attempt to block out the sun with a sieve, and indicate a disconnect from reality. [This,] since Iran’s support for Shi’ite militias in these countries is not confined to considerable political support, but also includes training and financing them, as well as dispatching IRGC commanders to run the battlefronts. »[6]
« The War on Terror! » (Al-Watan, Saudi Arabia, March 2, 2015)

Lebanese Journalist: We Need Unified Arab Front Along With Turkey To Thwart Obama’s Regional Policy, Oppose Iran Deal

‘Ali Hamada, a journalist for the Lebanese daily Al-Nahar, warned of the nuclear agreement between Iran and the superpowers and called on Arab countries, along with Turkey, to directly confront the Obama administration and work to thwart its regional policy. He wrote: « The Arab front, [which includes] the Arab Gulf states, Jordan and Egypt, and which is in conflict with Iran, must give some serious thought to the day after [Iran signs] an agreement [with the superpowers] on March 24, 2015. Turkey, whose vital political and economic interests intersect those of the Arab front… should seriously address this issue [as well], and form strategic ties with the Arab front states in order to create a balance, in light of the grand strategic turn that will happen in the region once Iran possesses an agreement regarding its nuclear [program].

« The Barak Obama administration has already proven that it is determined to continue building a strong alliance with Iran at the expense of the Arab region and Turkey. Therefore, we must confront the Americans directly and without hesitation. Honestly, we cannot [just] stand by and watch the current American strategic shift. The Arab front, which is facing the explicit Iranian occupation of the Arab east, must be firm and confront the Obama administration with resolve and explicit positions. In an understanding with Turkey, it must come out strongly against any nuclear agreement with Iran that does not completely prevent Tehran from possessing nuclear weapons and that will cause it to further attack the entire Arab east.

« We will not dwell on the stream of official and unofficial Iranian statements by high-ranking officials regarding the so-called ‘Iranian Empire.’ More important than expressing positions and making statements is to work towards a direct confrontation, starting with breaking the Obama administration’s regional strategy and circumventing it with regards to the Syrian campaign by massively arming the rebels… There is no escaping [the need to] thwart the Obama administration’s regional policy. »[7]

Saudi Journalist: Gulf States Will Consider Replacing U.S. Alliance With Russian Alliance

Saudi journalist ‘Abdallah Nasser Al-‘Otaibi criticized the U.S. in the London daily Al-Hayat, and wondered whether its regional allies should seek alternatives to it: « The big problem of the moderate countries in the region is that Russia’s local allies are currently the victors. Iran is spreading in all directions with Russia’s backing in the UN Security Council; Bashar Al-Assad is still harvesting the souls of Syria’s sons with open and direct support from the Kremlin; the Houthis act like they own Yemen under the auspices of a Russian veto [in the Security Council]; and meanwhile, the countries considered the U.S.’s regional allies are suffering defeat after defeat…

« The U.S. should know that constantly taking a neutral position and occasionally negotiating with regional powers [i.e. Iran] behind the backs of its allies will damage the historic alliance that has existed since the 1940s, and will cause its regional allies to consider shaking hands with the other global power [i.e. Russia]. At the same time, the regional allies should openly tell the Americans that the demands and conditions for renewing their alliance are to address their problems and help them solve them in an acceptable fashion. There is no alternative but to strongly push in this direction by formulating a strategy for dialogue with the U.S. on the conditions for the alliance [between it and its regional partners] and the commitments on both sides. It is not enough that from time to time, the Gulf states express their displeasure with the American partner in light of the grand achievements made by Russia’s regional allies. They must switch… to a response that penetrates all the American elites… »[8]

Saudi Government Daily: U.S. Must Stop The Deception, Be Clear On Iran Policy

« The Saudi government daily Al-Watan stated in an editorial: The secretary of Iran’s Supreme National Security Council, [Ali Shamkhani,] boasted two days ago that Iran is now on the shores of the Mediterranean and the Bab Al-Mandab Straits and that it prevented the fall of Baghdad, Damascus and Erbil to the Islamic State [ISIS] organization. This proves that Iran no longer conceals its imperialist policy, and that it has found an opportunity to penetrate Arab states thanks to the chaos created by the Bashar Al-Assad regime in Syria and by the Houthis in Yemen, [and as happened] and is still happening in Iraq [after] the U.S. destroyed its infrastructures and allowed Iran to do as it pleased [there]…

« The extent of U.S. collusion with Tehran is apparent from the suspicious [U.S.] silence towards the unusually [extensive] deployment of Iranian forces in Iraq under the pretext of fighting the ISIS organization. If we add to this the IRGC deployment on Syrian territory to support the Assad regime, then all these things become totally clear and add up to one conclusion: that Tehran is playing its own game while exploiting the weakness of various countries in its attempt to gain time for realizing as much as possible of its Persian [Empire] dream.

« This declaration [by Ali Shamkhani] is not the first and definitely will not be the last. Four days ago, [Ali Younesi], the advisor to Iranian President [Hassan Rohani], said that Iran has now become an empire [again], as it was throughout the course of history, and that its capital is Baghdad, which is the center of our civilization, culture and identity, as it was in the past. [His statement] reveals the truth about the Iranian aspirations to restore the glory of the [Persian] Empire and take revenge on the Arabs…

« All the aforesaid shows the importance of opposing Iran’s policy and its schemes in the Arab region. To this end, there is no choice but for the GCC countries and the Arab League to begin cooperating immediately in order to pressure the international community in every possible way to limit Iranian expansion. The U.S. must choose between two options: to continue with its undeclared game with Iran, or to alter its policy and decide in favor of its interests with the Arabs. It must stop the deception and be clear about everything pertaining to Iran, for the current situation can no longer be taken lightly. »[9]

Endnotes:

[1]Al-Hayat (London), February 15, 2015.
[2]Al-Hayat (London), February 22, 2015.
[3] Aawsat.net, March 13, 2015.
[4] Al-Sharq Al-Awsat (London), March 7, 2015.
[5]Al-Sharq Al-Awsat (London), February 12, 2015.
[6]Al-Sharq Al-Awsat (London), February 3, 2015.
[7]Al-Nahar (Lebanon), March 10, 2015.
[8]Al-Hayat (London), February 23, 2015.
[9]Al-Watan (Saudi Arabia), March 13, 2015.

 

 

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