Election israélienne: Attention: une ingérence peut en cacher une autre ! (How US interference turned Bibi’s victory into Barack’s defeat)

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https://i0.wp.com/cdn.pophangover.com/wp-content/uploads/2012/06/dewey.jpgLe journal Al-Hayat, basé à Londres, a rapporté lundi que des gardiens de la révolution iraniens ainsi que des membres combattants du Hezbollah libanais ont récemment commencé à se déployer le long de la frontière syro-jordanienne. Selon le rapport, la force iranienne déployée près de la frontière, qui pour la plupart sont arrivés directement de l’Iran, comprend entre 10.000 et 15.000 soldats. Les combattants du Hezbollah, quant à eux, sont arrivés des camps d’entraînement militaire établies dans le sud du Liban, près de la frontière avec la Syrie… La Jordanie s’est déclarée inquiète de la forte concentration de combattants iraniens à sa frontière et a dépêché le ministre des Affaires étrangères de la Jordanie, Nasser Judeh, à Téhéran ces derniers jours pour s’entretenir avec les responsables iraniens. Judeh a transmis un message sans équivoque aux Iraniens, il leur a clairement indiqué que le déploiement de troupes a proximité de la Jordanie est un signe trés négatif. Selon le rapport, Judeh a demandé des éclaircissements sur cette accumulation de troupes et il a dit  à ses hôtes que cette décision pourrait saper la stabilité régionale et même déclencher une confrontation militaire entre l’armée jordanienne et les forces iraniennes si le commandement de la défense de la Jordanie conclut que ce déploiement constitue une menace pour la sécurité du royaume. Israel Hayom
Le Hamas et les factions de la résistance ne renonceront pas à leurs principes afin de résoudre les problèmes quotidiens qui affectent les Gazaouis. Nous ne pouvons accepter les conditions de Blair, parce qu’elles sont très dangereuses pour la cause palestinienne. Tout élément palestinien qui accepterait les messages et les conditions de Blair, y compris le Hamas, commettrait une grave erreur et un crime historique qui serait impardonnable… Nous sommes prêts à accepter un Etat dans les frontières de 1967, mais nous ne reconnaîtrons ni Israël, ni son droit de propriété sur un seul centimètre carré de la Palestine. Faire dépendre la reconstruction de Gaza de la fin du conflit est un marchandage inacceptable pour le Hamas, et le Hamas dispose d’alternatives à cet égard. Mahmoud Al-Zahhar (représentant du Hamas )
Je ne peux plus le voir, c’est un menteur. Nicolas Sarkozy (confidence sur le président Netanyahou, G20, Cannes, nov. 2011)
Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours! Barak Obama
The thing about Bibi is, he’s a chickenshit. The good thing about Netanyahu is that he’s scared to launch wars. The bad thing about him is that he won’t do anything to reach an accommodation with the Palestinians or with the Sunni Arab states. The only thing he’s interested in is protecting himself from political defeat. He’s not [Yitzhak] Rabin, he’s not [Ariel] Sharon, he’s certainly no [Menachem] Begin. He’s got no guts. Senior Obama administration official 
[U]ltimately [Netanyahu] couldn’t bring himself to pull the trigger. It was a combination of our pressure and his own unwillingness to do anything dramatic. Now it’s too late. Senior Obama administration official
Malgré les différences et la compétition entre nous, notre ennemi direct est le sionisme. Ayman Odeh (liste arabe unie)
The goal of preventing Iran from obtaining a nuclear weapon, and the desire to reach an agreement that will push Iran back as much as possible is not an issue of disagreement between Israel’s [political] parties. Amos Yadlin
Tightness of exits in Israel suggests Bibi’s shameful 11th hour demagoguery may have swayed enough votes to save him. But at what cost? David Axelrod
Les élections législatives ce mardi en Israël, pourrait marquer la fin de pouvoir de Benjamin Netanyahu, 65 ans, premier ministre depuis mars 2009, selon les quotidiens français. AFP
Elections en Israël : Bye Bye Bibi. Affaibli, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pourrait bien quitter le pouvoir à l’issue des législatives ce mardi. Libération
On ne peut durablement gouverner en usant de la peur comme seule politique. On ne peut sans cesse construire des murs et des fortins plutôt que des dispensaires et des logements sociaux. (…) A trop hystériser la vie politique, »Bibi » s’est montré tel qu’il était réellement: un politicien sans autre projet que celui de se maintenir au pouvoir, et non un homme politique avec une vision.  Alexandra Schwartzbrod (Libération)
Il y a deux semaines, Benyamin Nétanyahou défiait Barack Obama depuis le Congrès, le présentant comme un naïf et un opportuniste, prêt à négocier avec l’Iran un «mauvais et dangereux accord» pour la sécurité d’Israël et du monde. Mais si le président américain, furieux de ce défi, espérait se débarrasser de lui à la faveur des élections israéliennes, le voilà bien déçu. La claire victoire de «Bibi» est un violent camouflet politique et stratégique pour Barack Obama, vu l’état catastrophique des relations bilatérales entre les deux hommes. D’anciens conseillers électoraux du président avaient même fait le voyage de Jérusalem pour tenter d’éviter sa réélection… «Ils détestent Bibi, et ils prient pour qu’il quitte le pouvoir», avait confié à Politico un ancien responsable de l’Administration Obama, mardi, juste avant les résultats. Les nouvelles n’en sont que plus «amères», note le Wall Street Journal. Signe des temps, les républicains ont été les premiers à se réjouir du succès de Nétanyahou, pavoisant bruyamment. «Félicitations au premier ministre Nétanyahou pour sa réélection. Il est un vrai leader qui continuera à assurer la sécurité et la force d’Israël», a écrit Jeb Bush, candidat quasi officiel à la Maison-Blanche sur Twitter. «Son succès électoral est d’autant plus impressionnant que des forces puissantes ont tenté de l’affaiblir, notamment, tristement, tout le poids de l’équipe politique d’Obama», a réagi le sénateur Ted Cruz, soutenu par les Tea Party. «Il aurait été ironique qu’Obama ait réussi à sortir Bibi mais pas Assad», a carrément plaisanté le représentant républicain, Steve King. Le maintien de Nétanyahou aux affaires va sérieusement compliquer la politique iranienne d’Obama, prévoit Martin Indyk, l’un des anciens conseillers du président pour la région. Avec la volte-face de dernière minute de Nétanyahou sur le fait qu’il n’accepterait jamais d’État palestinien – alors qu’il avait toujours affirmé soutenir ce projet défendu par Washington – «assainir ses relations empoisonnées avec le président sera encore plus difficile», écrit le New York Times dans un éditorial, dénonçant aussi la «vilaine campagne» menée par Bibi contre les électeurs arabes d’Israël. «C’est une claque à la face des États-Unis», confiait mardi au Figaro un ancien ambassadeur à Washington, évoquant les décennies passées par les présidents américains successifs à tenter d’arracher un État palestinien. (…)  L’opinion israélienne n’a pas été suffisamment choquée par la détérioration des relations avec Washington pour en faire une raison de renvoyer son premier ministre, semblant indiquer qu’elle compte plus sur lui pour défendre sa sécurité que sur l’alliance avec le grand ami américain. En filigrane, ce vote révèle les doutes que suscite aujourd’hui la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. La question est maintenant de savoir comment les deux alliés américain et israélien vont pouvoir fonctionner dans ce contexte de «guerre» politique ouverte. Le Figaro
La seule démocratie véritable du Moyen orient est paradoxalement traitée en paria des nations, sans qu’on sache si la cause de cette stigmatisation est la poursuite des implantations juives dans les territoires occupés, ou bien l’existence même d’un foyer juif indépendant en terre d’Islam… Brice Couturier
The real loser is President Barack Obama, who undoubtedly hoped for a poor showing by Netanyahu. And the even bigger loser is the Iranian regime, who will now face an emboldened Israeli leader who made the case for his re-election on the grounds of strong public opposition to the generous terms of the nuclear deal that Obama is negotiating with Iran. The most important immediate consequence of the election is that Netanyahu’s defense minister, Moshe “Bogey” Ya’alon, is likely to retain his post. A thorn in the side of Secretary of State John Kerry, whom he called “messianic,” Ya’alon is one of the few military planners in the western world with a grasp on the strategic realities of the Middle East. He has been a counsel of patience for Netanyahu, advising him not to waste resources on Hamas while Iran still looms as the enemy. Netanyahu will also have some compromises to make en route to forming a new coalition. He will likely have to deliver on his promise to hand control over the finance ministry to one of his rivals, for example. And this may be his final term in office, given how close he came to defeat. Yet the importance of his victory cannot be diminished. It is the biggest media surprise since “Dewey Defeats Truman”–a remarkable feat in today’s environment of big data, big media and big money. Breitbart
It’s not too soon to say who lost — President Obama. The President threw his personal prestige, and that of his office, into undermining and defeating Prime Minister Netanyahu. Acolytes of the president were thronging to an electioneering operation called V15 in the hopes of delivering the premiership to anyone but the leader of the Likud. That was the least of it. Mr. Obama gave Mr. Netanyahu the cold shoulder when the prime minister came to town to address a joint meeting of Congress. He belittled the speech. To describe Mr. Netanyahu, Mr. Obama’s aides used gutter language never before used by an American presidency in respect of a foreign ally. Yet as the exit polling comes in, it looks like Mr. Netanyahu made a fool of the pollsters and may well have gained a new mandate. More broadly though, it looks like what happened is that a hardheaded electorate, in a vibrant democracy, endorsed two broadly centrist factions. Mr. Netanyahu of Likud and Isaac Herzog of the Zionist Union both were buoyed by that instinct. So, as we see it, no matter what happens, Mr. Obama’s attempt to paint Mr. Netanyahu as a marginal, rejectionist figure is shown for what it is — a mark of disrespect for Israel itself. He should have stood on the sidelines. Will Mr. Obama concede his error? One thing for Americans to keep in mind as the maneuvering begins is that neither the right of center nor the left of center Israeli faction is enthusiastic about the Obama-Kerry negotiations with Iran. The pact is being called by the American editor of Israel’s leading liberal newspaper, Haaretz, in an interview on MSNBC, a deal “which most Israelis are opposed to.” No matter how it turns out, the thing for Mr. Obama to do would be to credit and to work with whoever is given a mandate by the Mideast’s only real democracy. The New York Sun
Sur les 8 millions de citoyens de l’Etat juif, 1,2 millions de musulmans profitent pleinement des avantages de la démocratie dans laquelle ils vivent, y compris du droit de diffamer publiquement Israël comme un État raciste, et même de contester son existence ! Ayman Odeh, chef de la nouvelle liste arabe unie en cours de constitution pour les prochaines élections à la Knesset, a annoncé récemment que « notre ennemi direct est le sionisme » ce qui signifie tout simplement qu’Israël doit cesser d’exister en tant qu’Etat juif ! Si la Cour suprême israélienne ne fait rien pour arrêter l’objectif déclaré de ce parti : Démanteler l’Etat d’Israël et le fait qu’Israël a été reconnu comme un État juif par la communauté internationale. La résolution de San Remo de 1920 a confirmé « qu’en vertu de la Déclaration Balfour, le gouvernement britannique avait entrepris de favoriser la création d’un foyer national juif en Palestine, sans préjudice des droits civils et religieux des communautés non-juives existantes.» Cette résolution a été réaffirmé en mai 1947 par les Nations Unies résolution 181 qui « impose la partition de la Palestine sous mandat britannique en un État juif et un Etat arabe. » La déclaration d’indépendance de l’état d’Israël en mai 1948, rédigée avec ces résolutions antérieures à l’esprit, affirme tout d’abord l’évidence que « la terre d’Israël [Palestine] a été le berceau du peuple juif » et poursuit en disant que « cette reconnaissance par les Nations Unies, du droit du peuple juif à établir son Etat, est irrévocable. Ce droit est le droit naturel du peuple juif à être maître de son destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre État souverain. » La communauté internationale, à l’exception des ennemis d’Israël, a accepté le droit historique des Juifs de vivre sur leurs terres, mais avec des réserves concernant les frontières actuelles, étant donné qu’elles ont été établies le long des lignes d’armistice. Pour sa part, Israël essaie, tant en théorie qu’en pratique, de garantir les droits de ses minorités. En revanche, le dirigeant arabe-palestinien Mahmoud Abbas lors de la dernière convention de l’OLP le 3 mars a répété son engagement à deux principes sans compromis : Oui à une Palestine arabe « Judenrein » et non à un Etat juif ! Selon le dirigeant arabe-palestinien, s’il y a la paix dans cette région les Juifs ne sauraient être autorisés à vivre dans un futur « Etat palestinien » et Israël ne devrait pas continuer d’exister comme un État juif. Et pourtant, c’est Israël qui est étiqueté comme raciste, malgré le fait que les arabes israéliens jouissent de droits pleins et équitables. Bien que les fausses accusations de racisme font que beaucoup d’Israéliens se joignent au chœur des « viva Palestina » dans une vaine tentative d’apaisement, il n’en est pas moins que certains refusent d’éteindre les lumières. Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a raison quand il dit que la liste du nouveau parti United Arab, qui partage la vision d’Abbas et bénéficie également maintenant de sa bénédiction, expose un nouveau plan arabe-palestinien pour « faire exploser Israël de l’intérieur ». Si habilement, cette nouvelle faction arabe qui partage le rêve d’Abbas d’une « Palestine Judenrein » et joue la carte du racisme, a incité Lieberman d’avertir que ce parti « nous prépare une intifada intérieure d’Israël. » Malheureusement, on dira qu’avec l’expérience du passé, seuls quelques-uns prendront cet avertissement au sérieux. Tsvi Sadan
Most American coverage of the Israeli election continues to center on the fate of Prime Minister Benjamin Netanyahu and his possible replacement by a Labor-led coalition that will steer the Jewish state away from confrontation with the United States. If Netanyahu loses tomorrow, there’s no doubt that it will greatly please the Obama administration. The president and his foreign-policy team regard the Israeli leader as public enemy No. 1 both because of their personal antipathy for him and his willingness to challenge their desire to create détente with Iran. But just as the White House’s expectations for a more pliable Israeli negotiating partner with the Palestinians may be unrealistic, so, too, is their confidence about Labor’s attitude about Iran. As a Times of Israel interview makes clear, the opposition’s designated candidate for defense minister, former general Amos Yadlin, is every bit the hawk about stopping and, if necessary, bombing Iran, as Netanyahu has been. It bears repeating that the image of Netanyahu as an extremist that is often the keynote of American press coverage betrays a fundamental misunderstanding of the realities of Israeli politics. Though after three terms and nine years as prime minister Netanyahu may have outlasted his expiration date for the Israeli public, the general dissatisfaction with him should not be mistaken for disagreement with this policies on either the Palestinians or Iran. To the contrary, polls show that there is little support for more concessions to a Palestinian Authority that has repeatedly rejected chances for peace, let alone to the even more implacable Hamas in Gaza. Nor is there much of a constituency for complacency about the peril about the prospect of an Iranian nuclear bomb. Netanyahu’s problems in the election stem from anger about his foolish decision to call an election when he didn’t need to do so and the fact that many voters want more attention paid to economic and domestic issues that the prime minister has sidelined while highlighting security threats. Though his Zionist Union opponents have criticized Netanyahu’s confrontational tactics with the Obama administration, they have been falling over themselves to make the public think there isn’t much difference between them on security issues. That is largely the case since it is unlikely that either Isaac Herzog or Tzipi Livni (who represented Netanyahu in the peace talks the past two years) will be able to offer the Palestinians any more than the prime minister. Indeed, Herzog has been eager to declare that he wouldn’t divide Jerusalem, as Obama wants him to do. Assuring the Israeli public that his government wouldn’t be any less tough than that of Netanyahu was the reason Herzog brought Amos Yadlin onto his ticket and designated him as the likely defense minister in the next government. Yadlin, a former head of intelligence for the Israel Defense Forces, is, like many in the old left-dominated army establishment, a stern critic of Netanyahu. But if Obama and his team are reading what Yadlin is saying they might be a little less enthusiastic about the prospect of a new Israeli government. (…) There really isn’t any genuine disagreement between Israel’s mainstream parties (Labor and Likud) on the basic issues of war and peace. Neither can offer a Palestinian leadership that is not interested in peace anything that will tempt them to recognize the legitimacy of a Jewish state no matter where its borders are drawn. And both are adamantly opposed to appeasement of Iran. Labor may speak kindly about the administration whereas Netanyahu is no longer bothering with pretending that he trusts the president. But when it comes to opposing the sort of concessions the U.S. is making to Iran, Yadlin is every bit the hawk that Netanyahu has been. All of which means that no matter who wins tomorrow, tension between an American government determined to embrace Iran and to push for territorial concessions to the Palestinians and Israel’s government will continue. Jonathan S. Tobin
Of all the idiocies uttered in reaction to Benjamin Netanyahu’s stunning election victory, none is more ubiquitous than the idea that peace prospects are now dead because Netanyahu has declared that there will be no Palestinian state while he is Israel’s prime minister. I have news for the lowing herds: There would be no peace and no Palestinian state if Isaac Herzog were prime minister either. Or Ehud Barak or Ehud Olmert for that matter. The latter two were (non-Likud) prime ministers who offered the Palestinians their own state — with its capital in Jerusalem and every Israeli settlement in the new Palestine uprooted — only to be rudely rejected. This is not ancient history. This is 2000, 2001, and 2008 — three astonishingly concessionary peace offers within the last 15 years. Every one rejected. The fundamental reality remains: This generation of Palestinian leadership — from Yasser Arafat to Mahmoud Abbas — has never and will never sign its name to a final peace settlement dividing the land with a Jewish state. And without that, no Israeli government of any kind will agree to a Palestinian state. Today, however, there is a second reason a peace agreement is impossible: the supreme instability of the entire Middle East. For half a century, it was run by dictators no one liked but with whom you could do business. For example, the 1974 Israel–Syria disengagement agreement yielded more than four decades of near-total quiet on the border because the Assad dictatorships so decreed. That authoritarian order is gone. Syria is wracked by a multi-sided civil war that has killed 200,000 people and that has al-Qaeda allies, Hezbollah fighters, government troops, and even the occasional Iranian general prowling the Israeli border. Who inherits? No one knows. In the last four years, Egypt has had two revolutions and three radically different regimes. Yemen went from pro-American to Iranian client so quickly the U.S. had to evacuate its embassy in a panic. Libya has gone from Moammar Qaddafi’s crazy authoritarianism to jihadi-dominated civil war. On Wednesday, Tunisia, the one relative success of the Arab Spring, suffered a major terror attack that the prime minister said “targets the stability of the country.” From Mali to Iraq, everything is in flux. Amid this mayhem, by what magic would the West Bank, riven by a bitter Fatah–Hamas rivalry, be an island of stability? What would give any Israeli–Palestinian peace agreement even a modicum of durability? There was a time when Arafat commanded the Palestinian movement the way Qaddafi commanded Libya. Abbas commands no one. Why do you think he is in the eleventh year of a four-year term, having refused to hold elections for the last five years? Because he’s afraid he would lose to Hamas. With or without elections, the West Bank could fall to Hamas overnight. At which point fire rains down on Tel Aviv, Ben Gurion Airport, and the entire Israeli urban heartland — just as it rains down on southern Israel from Gaza when it suits Hamas. Any Arab–Israeli peace settlement would require Israel to make dangerous and inherently irreversible territorial concessions on the West Bank in return for promises and guarantees. Under current conditions, these would be written on sand. Israel is ringed by jihadi terrorists in Sinai, Hamas in Gaza, Hezbollah in Lebanon, Islamic State and Iranian proxies in Syria, and a friendly but highly fragile Jordan. Israelis have no idea who ends up running any of these places. Well, say the critics. Israel could be given outside guarantees. Guarantees? Like the 1994 Budapest Memorandum, in which the U.S., Britain, and Russia guaranteed Ukraine’s “territorial integrity”? Like the red line in Syria? Like the unanimous U.N. resolutions declaring illegal any Iranian enrichment of uranium — now effectively rendered null? Peace awaits three things. Eventual Palestinian acceptance of a Jewish state. A Palestinian leader willing to sign a deal based on that premise. A modicum of regional stability that allows Israel to risk the potentially fatal withdrawals such a deal would entail. I believe such a day will come. But there is zero chance it comes now or even soon. That’s essentially what Netanyahu said in explaining — and softening — on Thursday his no-Palestinian-state statement. In the interim, I understand the crushing disappointment of the Obama administration and its media poodles at the spectacular success of the foreign leader they loathe more than any other on the planet. The consequent seething and sputtering are understandable, if unseemly. Blaming Netanyahu for banishing peace, however, is mindless. Charles Krauthammer
“Democracy is the worst form of government, except for all those other forms that have been tried from time to time. » That Churchillian one-liner summarizes the glorious chaos that is Israeli politics. In the one Middle Eastern nation where you can still speak your mind without being arrested, disappeared, or executed, Israelis went to the polls Tuesday to decide whether Benjamin « Bibi » Netanyahu or Isaac « Bougie » Herzog would lead the Jewish State for the next four years. The unexpected out come came as a shock to many pundits on both sides of the Atlantic. Netanyahu’s Likud Party won between 29 and 30 seats Mr. Herzog’s Zionist Union’s, 24. This means that Netanyahu will be given time to forge a new coalition government. Without question the results will deeply disappoint President Obama and some European leaders, who were hoping Israelis would swap out an intractable “hawk” for a more flexible “dove,” one whom they assumed would pave the way for a quick final deal with Iran and hasten a two-state solution in the Holy Land before President Obama leaves office. In reality however, there is no real distance between Bibi and Bougie over the existential threat posed by Iran. Israel’s next prime minister must come up with a plan to thwart Tehran, whose leaders continue to call for the Jewish State’s annihilation, from becoming a nuclear power. Additionally, Jerusalem will be confronted with a new strategic threat from Iran and its Hezbollah terrorist lackeys whose brazen entrenchment on the Golan Heights has raised nary a peep from the U.S. or the European Union. Even if Israel’s left had prevailed it is hard to imagine that a deal for a Two-State solution could be reached in the next two years. Hamas’ continuous terrorism and genocidal hate and the celebration by leaders of the PA of vicious terrorist outrages against Jews, have left most Israelis warily awaiting a Palestinian leader — someone unlike PA President Abbas — who would be ready to tell his constituents that their Jewish neighbors are there to stay and that the Jewish state has a legitimate right to be there. Against this background it seems almost ludicrous for anyone to believe that Israeli voters could somehow be manipulated by forces outside of Israel as to whom they should cast their ballots for. For us as Americans, Election Day is certainly important. For most Israeli parents — right, center, and left — who have to send their 18-year-old sons and daughters for two years of military service to protect the homeland — they cast their votes as if their lives and the lives of their children depend on making the right choice. Those in Washington who were reportedly involved in such an effort did a great disservice to both democracies. Rabbi Abraham Cooper
Les prochains 22 mois jusqu’à la fin du mandat du président Obama promettent d’être la période la plus difficile dans l’histoire des relations USA – Israël. Désormais guère entravé par des préoccupations électorales, au cours de la semaine dernière Obama a démontré ses mauvaises intentions à l’encontre d’Israël de deux façons. D’abord, le département de la justice a fait fuiter son intention de mettre en examen le Sénateur Démocrate Robert Menendez pour corruption. Il est le sénateur Démocrate le plus senior, et l’ancien président du Comité des Relations Etrangères du Sénat. C’est aussi le critique le plus affirmé de la politique de compromis d’Obama avec le régime iranien. (…) La raison pour laquelle Obama est si enclin à transformer Israël en une question partisane a été démontrée par la seconde décision qu’il a prise la semaine dernière. Jeudi dernier, 28 février, la conseillère Nationale à la Sécurité, Susan Rice, a annoncé que le coordinateur du NSC pour le Moyen-Orient Phil Gordon était rétrogradé et remplacé par le dénigreur obsessionnel d’Israël Robert Malley. (…) La nomination de Malley montre qu’il n’y a rien qu’Israël puisse faire pour dissiper le tsunami de la pression américaine qu’il s’apprête à endurer. Elire un gouvernement de Gauche pour remplacer le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne fera aucune différence. Exactement comme Malley voulait blâmer Ehud Barak pour l’absence de paix, – qui alla à camp David comme dirigeant d’une coalition minoritaire, dont les positions sur les retraits territoriaux étaient rejetées par une large majorité d’Israéliens  – de la même façon on peut supposer que lui, comme son patron, reprochera à Israël l’absence de paix au cours des 22 mois à venir, sans égard à qui sera à la tête du prochain gouvernement. Dans cette veine, on peut s’attendre à ce que le gouvernement américain étende les positions anti Israël qu’il a toujours tenues. La position écrite des USA concernant la négociation israélo-palestinienne qui a fuité la semaine dernière vers le journal ‘Yediot Aharonot’ a montré clairement la direction où Obama souhaite aller. Ce document appelait Israël à se retirer aux lignes d’armistice indéfendables de 1949, avec de minimes révisions. Dans les 22 mois à venir, nous pouvons nous attendre à ce que les USA utilisent des mesures de plus en plus coercitives pour contraindre Israël à capituler sur cette position. (…) Nous devons nous attendre à ce que les USA fassent un usage extensif de la guerre économique européenne contre Israël dans les années à venir, continuent de stimuler le mouvement antisémite BDS (Boycott, Désinvestissement, sanctions) et augmentent la rhétorique diffamatoire plaçant Israël dans le même sac que le régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Les relations de renseignement et de défense entre les USA et Israël seront aussi placées sur la table de découpe. Alors qu’Obama et ses conseillers se vantent constamment que les liens de renseignement et de défense entre Israël et les USA ont augmenté pendant sa présidence, au cours des années passées, cers liens ont souffert coup après coup. Pendant la guerre avec le Hamas l’été dernier, agissant sous les ordres directs de la Maison Blanche, le Pentagone a instauré un embargo partiel – non officiel – sur les armes vers Israël. De même pour les liens de renseignement, au cours du mois passé, le gouvernement US a annoncé à plusieurs reprises qu’il met fin au partage du renseignement vers Israël sur Iran. Le scandale des ‘courriels’ d’Hillary Clinton a révélé que pendant sa mission au poste de Secrétaire d’Etat, Clinton a transféré au ‘New York Times’ des informations ultra secrètes concernant les opérations d’Israël contre l’Iran. On a aussi appris que le vice-président de l’Etat Major est pointé du doigt comme la source des fuites concernant le virus informatique ‘Stuxnet’ qu’Israël et les USA auraient développé conjointement pour paralyser les centrifugeuses nucléaires de l’Iran. En d’autres termes, depuis qu’il a pris son poste, Obama a utilisé les liens du renseignement des USA avec Israël pour nuire à la sécurité nationale d’Israël à au moins deux occasions. Il a aussi usé de la diplomatie pour nuire à Israël. L’été dernier, Obama a cherché un règlement diplomatique de la guerre entre le Hamas et Israël qui aurait assuré au Hamas tous ses buts de guerre, dont son exigence de frontières ouvertes et l’accès au système financier international. Maintenant bien sûr, il se moque éperdument de son opposition bipartisane, et de l’opposition d’Israël et des Etats arabes sunnites, dans l’espoir de conclure un accord nucléaire avec l’Iran qui ouvrira la voie aux ayatollahs pour développer des armes nucléaires et étendre leur contrôle hégémonique sur le Moyen Orient. (…) Il est clair que les choses ne feront que devenir plus difficiles dans les mois à venir. Mais étant donnés les risques, le choix des électeurs d’Israël mardi prochain est aisé. Caroline Glick

La pire forme de gouvernement – à l’exception de toutes les autres !

Au lendemain de la réédition israélienne de la fameuse présidentielle Dewey-Truman de 1948 …

Qui a vu contre toutes les imprécations de la Maison Blanche comme de la plupart de nos médias …

L’éclatante victoire du premier ministre sortant Benjamin Netanyahou …

Alors que via l’Irak, la Syrie et le Liban, un Etat qui appelle explicitement au rayage de la carte de la seule démocratie du Moyen-Orient dispose désormais pour ses pour ses transferts d’armes et d’hommes d’une quasi-contiguïté territoriale avec Israël …

Et que les entités avec lesquelles l’Etat juif est censé négocier ont dument fait suivre depuis une vingtaine d’années chacun des accords de paix ou concessions territoriales par l’appel à l’insurrection ou la transformation des territoires cédés en base terroriste …

Pendant qu’en Israël même le chef de file d’une liste unie arabe concourant dans la même élection n’hésite pas à préciser que « leur ennemi direct est le sionisme » …

Comment ne pas voir …

Comme le rappelait dès avant l’élection, l’éditorialiste du Jerusalem Post Caroline Glick …

La véritable ingérence d’une Administration américaine prête apparemment à tout pour confier aux pyromanes iraniens rien de moins que les clés du Moyen-Orient …

Et par conséquent l’évidente logique …

Du choix que viennent de faire une majorité d’électeurs israéliens ?

Les 22 prochains mois en Israël
Caroline Glick
The Jerusalem Post

13/03/2015

Adaptation française de Sentinelle 5775
Les prochains 22 mois jusqu’à la fin du mandat du président Obama promettent d’être la période la plus difficile dans l’histoire des relations USA – Israël.

Désormais guère entravé par des préoccupations électorales, au cours de la semaine dernière Obama a démontré ses mauvaises intentions à l’encontre d’Israël de deux façons.

D’abord, le département de la justice a fait fuiter son intention de mettre en examen le Sénateur Démocrate Robert Menendez pour corruption. Il est le sénateur Démocrate le plus senior, et l’ancien président du Comité des Relations Etrangères du Sénat. C’est aussi le critique le plus affirmé de la politique de compromis d’Obama avec le régime iranien.

En tant qu’ancien procureur fédéral des USA, Andrew McCarthy a écrit cette semaine sur ‘PJMedia’ : « Il est parfaitement raisonnable de croire que Menendez soit coupable de délits de corruption et que son opposition politique sur l’Iran est un facteur de la décision du gouvernement de le mettre en cause. Dit autrement, si Menendez s’efforçait de créer une interférence en faveur d’Obama pour l’accord avec l’Iran plutôt que de le saborder, je crois qu’il ne serait pas inquiété ».

La poursuite contre Menendez nous apprend qu’Obama souhaite quitter son poste après avoir énormément diminué le soutien à Israël chez les Démocrates. Et il n’hésitera pas à user de tactiques d’un bras puissant contre ses amis Démocrates pour atteindre son but.

Nous avons déjà fait l’expérience des efforts d’Obama en ce domaine dans ce qui a conduit au discours de Benjamin Netanyahou devant les Chambres réunies du Congrès le 3 mars avec sa campagne pour inciter les législateurs Démocrates à boycotter ce discours.

Maintenant, par sa décision contre Menendez, Obama a clairement démontré que le soutien à Israël – même sous forme d’une opposition à l’armement nucléaire de l’Iran – sera personnellement et politiquement coûteux pour les Démocrates.

On ne peut souhaiter que les implications à long terme des décisions d’Obama de transformer le soutien des USA à Israël en une question partisane n’existent pas. Il est possible que son successeur, chef du Parti Démocrate, possède une vision plus sympathique d’Israël. Mais il est possible aussi que l’architecture de récolte des financements Démocrates et les racines du soutien qu‘Obama a construites au cours des six années précédentes survivront à sa présidence et en conséquence, les Démocrates auront intérêt à s’opposer à Israël.

La raison pour laquelle Obama est si enclin à transformer Israël en une question partisane a été démontrée par la seconde décision qu’il a prise la semaine dernière.

Jeudi dernier, 28 février, la conseillère Nationale à la Sécurité, Susan Rice, a annoncé que le coordinateur du NSC pour le Moyen-Orient Phil Gordon était rétrogradé et remplacé par le dénigreur obsessionnel d’Israël Robert Malley.

Malley, qui a servi comme membre junior de l’équipe de NSC sous le gouvernement Clinton, se mit en avant à la fin 2000 quand, après l’échec du sommet pour la paix de Camp David en juillet 2000 et l’éclatement de la guerre terroriste palestinienne, Malley co-rédigea un éditorial dans le ‘New York Times’ reprochant l’échec des négociations à Israël et au Premier ministre d’alors Ehud Barak.

Ce qui était le plus remarquable à l’époque sur les positions de Malley, c’est qu’elles étaient en totale opposition avec  celles exprimées par Bill Clinton. Clinton imputait le blâme de l’échec des pourparlers sans hésitation sur les épaules du dirigeant palestinien d’alors, Yasser Arafat.

Non seulement Yasser Arafat avait rejeté les offres sans précédent d’un Etat palestinien et de la souveraineté sur Gaza, la majorité de la Judée et de la Samarie et de parties de Jerusalem, y compris le Mont du Temple, mais il refusa de faire une contre-offre. Puis deux mois plus tard, il lança la guerre terroriste palestinienne.

Comme Jonathan Tobin l’a expliqué dans la revue ‘Commentary’ cette semaine, à travers ses écrits et commentaires, Malley a légitimé le rejet palestinien du droit d’Israël à l’existence. Malley pense qu’il est parfaitement raisonnable que les Palestiniens refusent de concéder leur exigence d’une immigration libre de millions d’Arabes étrangers vers l’Etat juif dans le cadre de leur ‘droit au retour’ concocté, même si l’objectif clair de cette exigence est de détruire Israël. Comme Tobin l’a noté, Malley croit que le terrorisme palestinien contre Israël est « compréhensible même s’il n’est pas vraiment louable ».

Pendant sa campagne présidentielle en 2008, Obama encore sénateur plaça Malley sur sa liste comme membre de son  équipe de politique étrangère. Quand des groupes pro-Israël critiquèrent sa nomination, Obama renvoya Malley.

Mais après sa réélection en 2012, ne craignant plus les conséquences d’engager un conseiller ouvertement anti-Israël, de ceux qui ont des contacts documentés avec des terroristes du  Hamas et qui a exprimé son soutien à la reconnaissance du groupe terroriste, Obama a nommé Malley pour servir de conseiller senior pour l’Iran, l’Irak et la Syrie et les Etats du Golfe.

Encore face aux élections au Congrès de 2014, Obama promit que Malley n’aurait aurait aucune responsabilité sur les questions liées à Israël et aux Palestiniens. Mais la semaine dernière, il l’a nommé pour diriger la politique du NSC en relation avec tout le Moyen Orient, y compris Israël.

La signification plus profonde de la nomination de Malley est qu’elle démontre que l’objectif d’Obama dans le temps qui lui reste à son poste est de réaligner la politique des USA aux Etats-Unis  à l’écart d’Israël. Avec sa politique au Moyen Orient conduite par un homme qui pense que le but des Palestiniens de détruire Israël est légitime, on peut s’attendre à ce qu’Obama étende sa pratique de reprocher l’absence de paix entre Israël et les Palestiniens uniquement sur les épaules d’Israël.

La nomination de Malley montre qu’il n’y a rien qu’Israël puisse faire pour dissiper le tsunami de la pression américaine qu’il s’apprête à endurer. Elire un gouvernement de Gauche pour remplacer le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne fera aucune différence.

Exactement comme Malley voulait blâmer Ehud Barak pour l’absence de paix, – qui alla à camp David comme dirigeant d’une coalition minoritaire, dont les positions sur les retraits territoriaux étaient rejetées par une large majorité d’Israéliens  – de la même façon on peut supposer que lui, comme son patron, reprochera à Israël l’absence de paix au cours des 22 mois à venir, sans égard à qui sera à la tête du prochain gouvernement.

Dans cette veine, on peut s’attendre à ce que le gouvernement américain étende les positions anti Israël qu’il a toujours tenues.

La position écrite des USA concernant la négociation israélo-palestinienne qui a fuité la semaine dernière vers le journal ‘Yediot Aharonot’ a montré clairement la direction où Obama souhaite aller. Ce document appelait Israël à se retirer aux lignes d’armistice indéfendables de 1949, avec de minimes révisions.

Dans les 22 mois à venir, nous pouvons nous attendre à ce que les USA utilisent des mesures de plus en plus coercitives pour contraindre Israël à capituler sur cette position.

Le jour où les négociations parrainées par le gouvernement US ont commencé en juillet 2013, l’UE  a annoncé qu’elle interdisait à ses Etats membres d’avoir des liens avec des entités israéliennes opérant au-delà des lignes d’armistice de 1949, à moins que ces opérations n’impliquent l’assistance aux Palestiniens dans leurs activités anti Israël. L’idée que l’UE aurait initié une guerre économique contre Israël le jour où les pourparlers ont commencé sans coordonner la décision avec le gouvernement Obama est bien sûr absurde.

Nous devons nous attendre à ce que les USA fassent un usage extensif de la guerre économique européenne contre Israël dans les années à venir, continuent de stimuler le mouvement antisémite BDS (Boycott, Désinvestissement, sanctions) et augmentent la rhétorique diffamatoire plaçant Israël dans le même sac que le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

Les relations de renseignement et de défense entre les USA et Israël seront aussi placées sur la table de découpe.

Alors qu’Obama et ses conseillers se vantent constamment que les liens de renseignement et de défense entre Israël et les USA ont augmenté pendant sa présidence, au cours des années passées, cers liens ont souffert coup après coup. Pendant la guerre avec le Hamas l’été dernier, agissant sous les ordres directs de la Maison Blanche, le Pentagone a instauré un embargo partiel – non officiel – sur les armes vers Israël.

De même pour les liens de renseignement, au cours du mois passé, le gouvernement US a annoncé à plusieurs reprises qu’il met fin au partage du renseignement vers Israël sur Iran.

Le scandale des ‘courriels’ d’Hillary Clinton a révélé que pendant sa mission au poste de Secrétaire d’Etat, Clinton a transféré au ‘New York Times’ des informations ultra secrètes concernant les opérations d’Israël contre l’Iran. On a aussi appris que le vice-président de l’Etat Major est pointé du doigt comme la source des fuites concernant le virus informatique ‘Stuxnet’ qu’Israël et les USA auraient développé conjointement pour paralyser les centrifugeuses nucléaires de l’Iran.

En d’autres termes, depuis qu’il a pris son poste, Obama a utilisé les liens du renseignement des USA avec Israël pour nuire à la sécurité nationale d’Israël à au moins deux occasions.

Il a aussi usé de la diplomatie pour nuire à Israël. L’été dernier, Obama a cherché un règlement diplomatique de la guerre entre le Hamas et Israël qui aurait assuré au Hamas tous ses buts de guerre, dont son exigence de frontières ouvertes et l’accès au système financier international.

Maintenant bien sûr, il se moque éperdument de son opposition bipartisane, et de l’opposition d’Israël et des Etats arabes sunnites, dans l’espoir de conclure un accord nucléaire avec l’Iran qui ouvrira la voie aux ayatollahs pour développer des armes nucléaires et étendre leur contrôle hégémonique sur le Moyen Orient.

Au milieu de tout cela, et face à 22 mois d’hostilité toujours croissante, alors qu’Obama poursuit son but de mettre fin à l’alliance entre les USA et Israël, les Israéliens sont appelés à élire un nouveau gouvernement.

Cette semaine, le consortium des anciennes grosses légumes de la sécurité qui se sont alliés pour élire un gouvernement de Gauche conduit par Isaac Herzog et Tzipi Livni a accusé Netanyahou de détruire les relations d’Israël avec les USA. L’implication était qu’un gouvernement conduit par Herzog et Livni restaurera les liens d’Israël avec les USA.

Pourtant, comme Obama l’a montré clairement dans ces deux-là pendant tout son mandat, et au cours de la semaine passée avec la nomination de Malley et la mise examen de Menendez, Obama a la responsabilité unique de la détérioration de nos liens avec notre premier allié. Et comme ses actes l’ont aussi démontré, Herzog et Livni à la barre n’auront aucun répit face à la pression des USA. Leur volonté de faire des concessions aux Palestiniens que Netanyahou refuse de faire mènera simplement Obama à changer les règles du jeu plus loin sur le terrain. Selon son objectif d’abandonner l’alliance des USA avec Israël, aucune des concessions qu’Israël n’acceptera ne suffira.

Et donc nous devons nous demander quel est le dirigeant qui fera le meilleur job pour limiter le danger en attendant le départ d’Obama tout en maintenant un soutien global suffisant des USA à Israël pour reconstruire l’alliance après qu’Obama aura quitté la Maison Blanche.

La réponse, semble-t-il, va de soi.

La campagne de la Gauche pour reprocher à Netanyahou l’hostilité d’Obama rendra à tout le moins impossible à un gouvernement Herzog/Livni de résister à la pression de USA dont ils disent qu’elle disparaîtra dès le moment où Netanyahou aura quitté son poste.

A l’opposé, comme l’opposition publiée des USA fuitée dans ‘Yediot Aharonot’, Netanyahou a démontré une grande capacité pour éluder la pression des USA. Il a donné son accord pour avoir des négociations fondées sur une position des USA qu’il a rejetée et a poursuivi des pourparlers pendant neuf mois jusqu’à ce que les Palestiniens y mettent fin. Ce faisant, il est parvenu à neuf mois de répit avec une pression ouverte des USA tout en démontrant le radicalisme des Palestiniens et leur opposition à une coexistence pacifique.

Sur le front iranien, le discours courageux de Netanyahou devant le Congrès la semaine dernière a donné de l’énergie aux opposants d’Obama pour agir et poussé Obama sur la défensive pour la première fois tout en élargissant le soutien populaire à Israël.

Il est clair que les choses ne feront que devenir plus difficiles dans les mois à venir. Mais étant donnés les risques, le choix des électeurs d’Israël mardi prochain est aisé.

Voir aussi:

Iran
Israel election: What Netanyahu’s victory means

Rabbi Abraham Cooper
Fox news

March 18, 2015

“Democracy is the worst form of government, except for all those other forms that have been tried from time to time. » That Churchillian one-liner summarizes the glorious chaos that is Israeli politics.

In the one Middle Eastern nation where you can still speak your mind without being arrested, disappeared, or executed, Israelis went to the polls Tuesday to decide whether Benjamin « Bibi » Netanyahu or Isaac « Bougie » Herzog would lead the Jewish State for the next four years.

The unexpected out come came as a shock to many pundits on both sides of the Atlantic. Netanyahu’s Likud Party won between 29 and 30 seats Mr. Herzog’s Zionist Union’s, 24. This means that Netanyahu will be given time to forge a new coalition government.

Without question the results will deeply disappoint President Obama and some European leaders, who were hoping Israelis would swap out an intractable “hawk” for a more flexible “dove,” one whom they assumed would pave the way for a quick final deal with Iran and hasten a two-state solution in the Holy Land before President Obama leaves office.

In reality however, there is no real distance between Bibi and Bougie over the existential threat posed by Iran. Israel’s next prime minister must come up with a plan to thwart Tehran, whose leaders continue to call for the Jewish State’s annihilation, from becoming a nuclear power.

Additionally, Jerusalem will be confronted with a new strategic threat from Iran and its Hezbollah terrorist lackeys whose brazen entrenchment on the Golan Heights has raised nary a peep from the U.S. or the European Union.

Even if Israel’s left had prevailed it is hard to imagine that a deal for a Two-State solution could be reached in the next two years. Hamas’ continuous terrorism and genocidal hate and the celebration by leaders of the PA of vicious terrorist outrages against Jews, have left most Israelis warily awaiting a Palestinian leader — someone unlike PA President Abbas — who would be ready to tell his constituents that their Jewish neighbors are there to stay and that the Jewish state has a legitimate right to be there.

Against this background it seems almost ludicrous for anyone to believe that Israeli voters could somehow be manipulated by forces outside of Israel as to whom they should cast their ballots for. For us as Americans, Election Day is certainly important. For most Israeli parents — right, center, and left — who have to send their 18-year-old sons and daughters for two years of military service to protect the homeland — they cast their votes as if their lives and the lives of their children depend on making the right choice. Those in Washington who were reportedly involved in such an effort did a great disservice to both democracies.

I was present in our nation’s capital for Netanyahu’s speech on Iran. Love him or hate him, everyone in the Chamber, and Israelis watching at home, saw a true world leader in action. In the end, his respectful and masterful speech reminded everyone, that he has earned his place on the international stage, no matter how discomfiting his message is to some.

Finally, it would not surprise me if, when Israeli President Ruby Rivlin invites Netanyahu to form the next government, he winds up reaching out to some of the very people who tried to topple him, especially those who gave strong voice to the frustrations of young couples lacking affordable housing as well as the many citizens left behind by Israel’s expanding economy.

After all, that would be the Churchillian thing to do.

Rabbi Abraham Cooper is associate Dean of the Simon Wiesenthal Center in Los Angeles. Follow the Simon Wiesenthal Center on Facebook and on Twitter.

Voir aussi:

If Bibi Loses, the Next Defense Minister Still Wants to Bomb Iran
Jonathan S. Tobin

Commentary

03.16.2015

Most American coverage of the Israeli election continues to center on the fate of Prime Minister Benjamin Netanyahu and his possible replacement by a Labor-led coalition that will steer the Jewish state away from confrontation with the United States. If Netanyahu loses tomorrow, there’s no doubt that it will greatly please the Obama administration. The president and his foreign-policy team regard the Israeli leader as public enemy No. 1 both because of their personal antipathy for him and his willingness to challenge their desire to create détente with Iran. But just as the White House’s expectations for a more pliable Israeli negotiating partner with the Palestinians may be unrealistic, so, too, is their confidence about Labor’s attitude about Iran. As a Times of Israel interview makes clear, the opposition’s designated candidate for defense minister, former general Amos Yadlin, is every bit the hawk about stopping and, if necessary, bombing Iran, as Netanyahu has been.

It bears repeating that the image of Netanyahu as an extremist that is often the keynote of American press coverage betrays a fundamental misunderstanding of the realities of Israeli politics. Though after three terms and nine years as prime minister Netanyahu may have outlasted his expiration date for the Israeli public, the general dissatisfaction with him should not be mistaken for disagreement with this policies on either the Palestinians or Iran. To the contrary, polls show that there is little support for more concessions to a Palestinian Authority that has repeatedly rejected chances for peace, let alone to the even more implacable Hamas in Gaza. Nor is there much of a constituency for complacency about the peril about the prospect of an Iranian nuclear bomb. Netanyahu’s problems in the election stem from anger about his foolish decision to call an election when he didn’t need to do so and the fact that many voters want more attention paid to economic and domestic issues that the prime minister has sidelined while highlighting security threats.

Though his Zionist Union opponents have criticized Netanyahu’s confrontational tactics with the Obama administration, they have been falling over themselves to make the public think there isn’t much difference between them on security issues. That is largely the case since it is unlikely that either Isaac Herzog or Tzipi Livni (who represented Netanyahu in the peace talks the past two years) will be able to offer the Palestinians any more than the prime minister. Indeed, Herzog has been eager to declare that he wouldn’t divide Jerusalem, as Obama wants him to do.

Assuring the Israeli public that his government wouldn’t be any less tough than that of Netanyahu was the reason Herzog brought Amos Yadlin onto his ticket and designated him as the likely defense minister in the next government. Yadlin, a former head of intelligence for the Israel Defense Forces, is, like many in the old left-dominated army establishment, a stern critic of Netanyahu. But if Obama and his team are reading what Yadlin is saying they might be a little less enthusiastic about the prospect of a new Israeli government. That is especially true of his rhetoric on Iran:

“Are we at the juncture where [all options have failed and] we have to choose between two very problematic alternatives: to accept an Iranian bomb, or to do what it takes so they don’t have a bomb? In English, ‘the bomb or the bombing?’ We have to ask ourselves constantly if we have reached this juncture? Have we exhausted all the other options to stop Iran?”

Many in Washington — “in the ‘belt,’” as Yadlin calls it from his days as military attaché to the US — “are at this juncture and are willing to accept a nuclear Iran. They believe in containment and deterrence.”

Do “they” include President Obama or his cabinet?

Yadlin skirts the question. “You’ll find them among the strategists and among the government officials. I still belong to those who believe that President Obama won’t let Iran obtain a nuclear weapon.” …

Readers who discern distinctively Netanyahu-esque rhetoric in this list of US-Israeli differences on Iran are not mistaken. When it comes to the scale of the danger, the precariousness of trusting in American assurances, and the intentions of the ruling ayatollahs in Tehran, one might be forgiven for labeling Yadlin something slightly more hawkish than the catch-all “centrist.”

And that’s only natural, Yadlin explains.

“The goal of preventing Iran from obtaining a nuclear weapon, and the desire to reach an agreement that will push Iran back as much as possible is not an issue of disagreement between Israel’s [political] parties.”

This is a key point. There really isn’t any genuine disagreement between Israel’s mainstream parties (Labor and Likud) on the basic issues of war and peace. Neither can offer a Palestinian leadership that is not interested in peace anything that will tempt them to recognize the legitimacy of a Jewish state no matter where its borders are drawn. And both are adamantly opposed to appeasement of Iran. Labor may speak kindly about the administration whereas Netanyahu is no longer bothering with pretending that he trusts the president. But when it comes to opposing the sort of concessions the U.S. is making to Iran, Yadlin is every bit the hawk that Netanyahu has been.

All of which means that no matter who wins tomorrow, tension between an American government determined to embrace Iran and to push for territorial concessions to the Palestinians and Israel’s government will continue.

Voir de plus:

Le plan de la nouvelle liste arabe unie en Israël : « Faire exploser l’Etat juif de l’intérieur » !
Tsvi Sadan

Europe Israël

mar 10, 20157

Sur les 8 millions de citoyens de l’Etat juif, 1,2 millions de musulmans profitent pleinement des avantages de la démocratie dans laquelle ils vivent, y compris du droit de diffamer publiquement Israël comme un État raciste, et même de contester son existence ! Ayman Odeh, chef de la nouvelle liste arabe unie en cours de constitution pour les prochaines élections à la Knesset, a annoncé récemment que « notre ennemi direct est le sionisme » ce qui signifie tout simplement qu’Israël doit cesser d’exister en tant qu’Etat juif !

Si la Cour suprême israélienne ne fait rien pour arrêter l’objectif déclaré de ce parti : Démanteler l’Etat d’Israël et le fait qu’Israël a été reconnu comme un État juif par la communauté internationale.

La résolution de San Remo de 1920 a confirmé « qu’en vertu de la Déclaration Balfour, le gouvernement britannique avait entrepris de favoriser la création d’un foyer national juif en Palestine, sans préjudice des droits civils et religieux des communautés non-juives existantes.»

Cette résolution a été réaffirmé en mai 1947 par les Nations Unies résolution 181 qui « impose la partition de la Palestine sous mandat britannique en un État juif et un Etat arabe. »

La déclaration d’indépendance de l’état d’Israël en mai 1948, rédigée avec ces résolutions antérieures à l’esprit, affirme tout d’abord l’évidence que « la terre d’Israël [Palestine] a été le berceau du peuple juif » et poursuit en disant que « cette reconnaissance par les Nations Unies, du droit du peuple juif à établir son Etat, est irrévocable.

Ce droit est le droit naturel du peuple juif à être maître de son destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre État souverain. »

La communauté internationale, à l’exception des ennemis d’Israël, a accepté le droit historique des Juifs de vivre sur leurs terres, mais avec des réserves concernant les frontières actuelles, étant donné qu’elles ont été établies le long des lignes d’armistice. Pour sa part, Israël essaie, tant en théorie qu’en pratique, de garantir les droits de ses minorités.

En revanche, le dirigeant arabe-palestinien Mahmoud Abbas lors de la dernière convention de l’OLP le 3 mars a répété son engagement à deux principes sans compromis : Oui à une Palestine arabe « Judenrein » et non à un Etat juif !

Selon le dirigeant arabe-palestinien, s’il y a la paix dans cette région les Juifs ne sauraient être autorisés à vivre dans un futur « Etat palestinien » et Israël ne devrait pas continuer d’exister comme un État juif.

Et pourtant, c’est Israël qui est étiqueté comme raciste, malgré le fait que les arabes israéliens jouissent de droits pleins et équitables.

Bien que les fausses accusations de racisme font que beaucoup d’Israéliens se joignent au chœur des « viva Palestina » dans une vaine tentative d’apaisement, il n’en est pas moins que certains refusent d’éteindre les lumières.

Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a raison quand il dit que la liste du nouveau parti United Arab, qui partage la vision d’Abbas et bénéficie également maintenant de sa bénédiction, expose un nouveau plan arabe-palestinien pour « faire exploser Israël de l’intérieur ».

Si habilement, cette nouvelle faction arabe qui partage le rêve d’Abbas d’une « Palestine Judenrein » et joue la carte du racisme, a incité Lieberman d’avertir que ce parti « nous prépare une intifada intérieure d’Israël. »

Malheureusement, on dira qu’avec l’expérience du passé, seuls quelques-uns prendront cet avertissement au sérieux.

Voir aussi:

 Bibi, come-back kid

Brice Couturier

France culture

18.03.2015

La gauche israélienne réalise son meilleur score, sans doute, depuis 1992. Et pourtant elle échoue à provoquer l’alternance. Après une nuit d’intense suspense, durant laquelle les média donnaient l’égalité entre l’Union sioniste et le Likoud, puis une légère avance à ce dernier, on se réveille en apprenant que Bibi a rattrapé in extremis son retard. Et qu’il est même revenu en tête. Il l’a fait en siphonnant les électeurs de Bennett et de la droite radicale. Si le Likoud échappe ainsi à un échec que lui promettaient tous les sondages – et Netanyayou, à l’usure du pouvoir – c’est pour avoir fait la course à droite toute, en fin de campagne.

Le système électoral israélien – la proportionnelle pure dans le cadre d’une circonscription unique et à listes fermées a un mérite, c’est qu’il est démocratique : toutes les sensibilités peuvent être représentées au Parlement, sitôt qu’elles franchissent le seuil de 3,25 % des suffrages. On en a ce matin une nouvelle preuve avec le succès de la liste arabe unie, qui se place en 3° position. Même s’il a fallu pour parvenir à ce résultat spectaculaire, marier les communistes et des islamistes qui n’ont rien en commun… A lui seul, cette percée d’une liste arabe, constitue une réponse à tous ceux qui osent évoquer un « apartheid » à propos d’Israël. Je me demande dans quel pays arabe aurait pu se présenter aux élections une liste juive….

Mais la proportionnelle pure a, dit-on, un défaut : elle favorise l’éparpillement et ne permet pas de dégager des majorités claires. Elle encourage les manœuvres d’appareil, les aventures en solitaire. Pas cette fois, dirait-on. On ne voit pas comment Moshé Kahlon, pourrait échapper à une alliance avec le Likoud. Il n’est donc pas le « faiseur de roi » qu’on disait…

Les électeurs israéliens avaient le choix entre deux priorités : la sécurité de l’Etat d’Israël – dont le premier ministre sortant se pose en garant ; et le niveau de vie des Israéliens, que promettait d’améliorer Itzak Herzog. Hé bien, ils ont choisi les deux.

Selon toute probabilité, « Bibi » Netanyahou est appelé à se succéder à lui-même. Mais il peut opter pour une coalition entre la droite et les partis religieux, ou pour une union nationale avec la gauche de l’Union sioniste – formule qui aurait la faveur du président de l’Etat d’Israël.

Ce qui ne changera pas, ce sont les défis auxquels est exposé Israël, minuscule îlot de paisible prospérité au cœur d’un Moyen Orient en proie à une sorte de réédition de la guerre de Trente ans.

Comment ce minuscule pays est-il parvenu jusqu’à présent à ne pas être entraîné dans le maelström provoqué par l’affrontement entre sunnites et chiites, pétromonarchies conservatrices et Iran révolutionnaire, activistes et modérés ? C’est un mystère. Il l’a fait en maintenant des relations acceptables avec ceux de ses voisins qui se comportent en pôles de stabilité : la Jordanie et l’Egypte du maréchal Abdel Fattah al-Sissi.

Nétanyahou, comme la très grande majorité des Israéliens, voit dans l’Iran et ses alliés du Hezbollah et de Syrie, d’Irak et du Yémen, la menace la plus dangereuse pour la sécurité de son pays. Il redoute la montée en puissance de Téhéran, qui vise manifestement l’hégémonie régionale. Israël, qui dispose lui-même d’une capacité nucléaire dissuasive, n’a jamais accepté qu’un de ses voisins accède à l’arme fatale. En juin 1981, un gouvernement israélien a bombardé le réacteur nucléaire d’Osirak en Irak. En septembre 2007, un autre gouvernement israélien a bombardé un réacteur nucléaire fourni par la Corée du Nord à la Syrie.

Face à l’Iran, les choses paraissent plus compliquées. Notamment du fait que le président américain semble faire un pari sur ce pays, voire de lui confier les clés du Moyen Orient. Netanyahou s’y est opposé de toutes ses forces, s’aliénant le président Obama, sans parvenir pour autant à bloquer la progression des négociations. C’est bien imprudemment qu’il a paru tout miser sur une victoire des républicains aux élections américaines de l’année prochaine.

Israël est aussi menacé par l’exaspération de l’Autorité Palestinienne qui, ne voyant aucun progrès dans le processus de paix, se comporte de plus en plus en acteur quasi-étatique sur la scène internationale, et y remporte de réels succès.

Cela contribue beaucoup à une tendance à la délégitimation d’Israël qu’on observe à présent aussi en Europe et en Amérique – et pas seulement sur les campus. La seule démocratie véritable du Moyen orient est paradoxalement traitée en paria des nations, sans qu’on sache si la cause de cette stigmatisation est la poursuite des implantations juives dans les territoires occupés, ou bien l’existence même d’un foyer juif indépendant en terre d’Islam…

La première tâche d’un gouvernement israélien, quel qu’il soit, ne sera-t-elle pas de rompre l’isolement international où Israël est en train de tomber ?

Voir encore:

Victoire de Nétanyahou : une gifle politique pour Barack Obama
Laure Mandeville
Le Figaro

18/03/2015

La question est maintenant de savoir comment les deux alliés américain et israélien vont pouvoir fonctionner dans le contexte de «guerre» politique ouverte entre les deux hommes.

Il y a deux semaines, Benyamin Nétanyahou défiait Barack Obama depuis le Congrès, le présentant comme un naïf et un opportuniste, prêt à négocier avec l’Iran un «mauvais et dangereux accord» pour la sécurité d’Israël et du monde. Mais si le président américain, furieux de ce défi, espérait se débarrasser de lui à la faveur des élections israéliennes, le voilà bien déçu. La claire victoire de «Bibi» est un violent camouflet politique et stratégique pour Barack Obama, vu l’état catastrophique des relations bilatérales entre les deux hommes.

D’anciens conseillers électoraux du président avaient même fait le voyage de Jérusalem pour tenter d’éviter sa réélection… «Ils détestent Bibi, et ils prient pour qu’il quitte le pouvoir», avait confié à Politico un ancien responsable de l’Administration Obama, mardi, juste avant les résultats. Les nouvelles n’en sont que plus «amères», note le Wall Street Journal. Signe des temps, les républicains ont été les premiers à se réjouir du succès de Nétanyahou, pavoisant bruyamment. «Félicitations au premier ministre Nétanyahou pour sa réélection. Il est un vrai leader qui continuera à assurer la sécurité et la force d’Israël», a écrit Jeb Bush, candidat quasi officiel à la Maison-Blanche sur Twitter. «Son succès électoral est d’autant plus impressionnant que des forces puissantes ont tenté de l’affaiblir, notamment, tristement, tout le poids de l’équipe politique d’Obama», a réagi le sénateur Ted Cruz, soutenu par les Tea Party. «Il aurait été ironique qu’Obama ait réussi à sortir Bibi mais pas Assad», a carrément plaisanté le représentant républicain, Steve King.

Volte-face de dernière minute
Le maintien de Nétanyahou aux affaires va sérieusement compliquer la politique iranienne d’Obama, prévoit Martin Indyk, l’un des anciens conseillers du président pour la région. Avec la volte-face de dernière minute de Nétanyahou sur le fait qu’il n’accepterait jamais d’État palestinien – alors qu’il avait toujours affirmé soutenir ce projet défendu par Washington – «assainir ses relations empoisonnées avec le président sera encore plus difficile», écrit le New York Times dans un éditorial, dénonçant aussi la «vilaine campagne» menée par Bibi contre les électeurs arabes d’Israël.

«C’est une claque à la face des États-Unis»

Un ancien ambassadeur à Washington
«C’est une claque à la face des États-Unis», confiait mardi au Figaro un ancien ambassadeur à Washington, évoquant les décennies passées par les présidents américains successifs à tenter d’arracher un État palestinien. Le secrétaire d’État John Kerry a lui aussi consacré des mois d’efforts à naviguer entre Israéliens, Palestiniens et pays arabes pour tenter d’aboutir à une paix basée sur le principe de deux États. Hier, la Maison-Blanche a fait savoir qu’elle soutient toujours une solution à deux États. Les Européens ont aussi été indignés par la manœuvre de dernière minute de Bibi sur la question palestinienne.

L’opinion israélienne n’a pas été suffisamment choquée par la détérioration des relations avec Washington pour en faire une raison de renvoyer son premier ministre, semblant indiquer qu’elle compte plus sur lui pour défendre sa sécurité que sur l’alliance avec le grand ami américain. En filigrane, ce vote révèle les doutes que suscite aujourd’hui la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.

La question est maintenant de savoir comment les deux alliés américain et israélien vont pouvoir fonctionner dans ce contexte de «guerre» politique ouverte. Shmuel Sandler, de l’université Bar Ialan, a expliqué que Nétanyahou s’était battu pour sa survie politique, mais qu’il devrait travailler désormais à apaiser la relation centrale d’Israël avec l’Amérique. Cela sera-t-il possible? L’optimisme ne semble pas dominer à la Maison-Blanche…

Voie de même:

Odeh: racist Israeli laws to benefit joint Arab list
Daoud Kuttab

Al Monitor

February 17, 2015

The Arab-Jewish party Hadash (the Democratic Front for Peace and Equality) has been a small but permanent fixture in the Israeli parliament for years. It usually won four or five of the 120 Knesset seats in elections, providing a fig leaf to Israeli democratic claims without being able to influence either internal or external policies. In 2013, Hadash won four seats. This « problem » is set to change in the coming elections, ironically, as a result of the Israeli right’s attempts to keep Palestinian Arabs out of the Knesset.

Ayman Odeh, the head of the joint list of all the Arab parties in Israel, told Al-Monitor that the combination of racist policies and changes to the election law helped produce this unprecedented list. The unification was created as a result of “raising the threshold and an increase in racist policies and practices, which appeared in racist laws as well as the unprecedented assault on Gaza in the summer of 2014.”

Although he is not sure that the unification of democratic and peace forces in Israel will succeed in removing the government of Prime Minister Benjamin Netanyahu, Odeh says, “This new experiment is still in its early stage.” However, the Haifa lawyer hopes that “this experience succeeds and continues because of the possibility of defeating the right wing.”

While focusing on the goal of removing the ruling right-wing government in Israel, the head of the Arab list is not very excited about the existing alternatives to Netanyahu. He tells Al-Monitor, “Our fight against the occupation, racism and discrimination constitutes a democratic alternative against the nationalist camp led by Netanyahu and the Zionist Camp led by [Isaac] Herzog and [Tzipi] Livni.”

Odeh is hoping that at the very least, their efforts, along with other democratic forces in Israel, can slow or stop what he calls a “deterioration toward fascism,” which he concludes is the result of the occupation. “Ending the occupation and establishing an atmosphere of peace are the first step in ending the racial discrimination against Arab citizens as a national minority,” he says.

Odeh is aware of the challenges ahead but has focused his attention on the need to encourage Arabs to participate in the elections that will not include any competition between Arab parties. He is hoping to increase the participation of Palestinian citizens in Israel from 56% in 2013 to 70% or more in this round.

The text of the full interview follows:

Al-Monitor:  What are the most important factors for the success of the unification of Palestinian citizens in Israel in preparation for the next electoral cycle?

Odeh:  There are a number of factors. The first is an attempt to deny the Arab and democratic representation in parliament by raising the threshold, and the second is the increase in racist policies and practices, which appeared in racist laws and schemes and last summer’s war on Gaza. The joint Arab list reflects the unity of Palestinians against the Israeli ruling establishment and the partnership with the Jewish powers, which fight occupation, racism and discrimination, and thus constitutes a democratic alternative against the nationalist camp led by Netanyahu and the Zionist Camp led by Herzog and Livni.

Al-Monitor:  The Democratic Front for Peace and Equality has always emphasized the parallel process of the paths of equality and peace. Will the list continue in the same process, or will equality be a priority due to the rise in racial attacks?

Odeh:  We believe that one of the main reasons for the increase in levels of racism is the overall crisis of the Israeli rulers due to the impasse they reached on the political and socio-economic levels. The deterioration toward fascism is the result of this crisis, and therefore, our issues cannot be separated from the major cause of our people. As the poet Tawfiq Ziad said, « The tragedy that I live is but my share of your tragedies. » The parallelism of these two tracks and their connection should be highlighted. Ending the occupation and establishing an atmosphere of peace is the first step in halting the racial discrimination against Arab citizens as a national minority and not as individuals, and defeating the right-wing racial program by developing an alternative political program, based on different foundations and one that eliminates hostility to the Palestinian people under occupation and to the Arab citizens in Israel, too.

Al-Monitor:  Are voters and the Israeli political system on the verge of change in dealing with the Arab population, or do we expect very little progress?

Odeh:  All Israeli governments were bad, racist and hostile to the rights of our people, but Netanyahu and his partners have escalated in recent years the tone of incitement to the Arab population. We cannot predict the outcome today, and despite the progress of the right-wing parties in the polls, overthrowing Netanyahu is still possible. The same applies to the party of [Avigdor] Liberman, who is already in full swing due to the alleged corruption scandal that was unveiled recently, and even Meretz, which lost a lot of votes in favor of the Zionist Camp led by Herzog and Livni.

We say that the Arab population may have a decisive weight after the election, and this relates primarily to raising the participation in the vote from 56% in the last election to 70% or more in this election.

We are confident of our progress and of the increase in our representation, and we will boldly demand the reinforcing of the status of the Arab population and setting our issues in priorities, because we are tired of the government delays. We will call in the Knesset to obtain the chair of key committees and develop an action plan that includes the enactment of laws and provisions guaranteeing equality for Arab citizens.

Al-Monitor:  There are signs that many are betting on the presence of an opposition front to the extreme right in the next election. How do you see your role in the fight against the right?

Odeh:  It is premature to bet now on restoring the experience of the « blocking vote » during the Rabin era [1992-95]. But certainly we don’t depend on Herzog and Livni. At the same time, we are not neutral concerning Netanyahu’s return to power — especially after the war perpetrated in Gaza — nor concerning [Naftali] Bennett’s [Jewish Home], which openly calls for the annexation of Area C to Israel and stands behind the settlement activities in the West Bank and occupied Jerusalem.

We recall that to this day, any Israeli withdrawal from an inch of Palestinian land has occurred through the political weight of the Arabs in the Knesset. The equation is that any progress and any breakthrough require the political weight of the Arab population. Our battle against the right is in full force and we are determined to topple him.

Al-Monitor:  What are the main challenges that you personally see in presiding over a joint list for the first time, especially with the presence of personalities from different parties’ ideology in your list?

Odeh:  Despite the difference and competition between us, our direct enemy is Zionism. I think everyone is aware of the size of the tasks ahead of us and everyone behaves according to the required responsibility.

The biggest challenge was the formation of this list and the engagement in this partnership to overcome the increase of the threshold rate and other obstacles imposed by the right, and the bet on our existence and our representation in parliament. This new experiment is still in its early stage, and we in the front want this experience to succeed and continue because of the possibility of defeating the right.

Al-Monitor:  How do you assess Avraham Burg joining Hadash? Will his participation reduce the gap between Arabs and Jews?

Odeh:  When a Jewish man, born in the house of a Zionist leader from the Mifdal party, joins Hadash, and having presided over the Jewish Agency, then abandons Zionism and adopts the front’s positions, this is considered a critical national gain and has its impact on the Jewish community and on the progressive circles, both on the quantitative and qualitative levels. Each breakthrough we accomplish in the Zionist consensus is a net gain for the cause of justice for our people. Overall, despite the induction of the ruling establishment and its arms and horns on the joint list, it has the support of the Jewish community and a wide range of anti-Zionism fighting against the occupation, racism and fascism forces. Burg’s positive step confirms the credibility of our position and our way, because this man has previous fixed convictions.

Al-Monitor:  There is fear of indifference among Arabs in Israel. What are the practical steps to prevent it, and what percentage do you hope to achieve from the Arab participation in the elections?

Odeh:  This fear is justified, especially in the absence of the usual rivalry within the Arab community. We are aware that the main challenge is to raise the percentage of the vote to 70%, and if we succeed in this, we can raise the representation from the current 12 seats to 14 or 15 seats.

Al-Monitor:  The Palestinian issue is at a delicate stage. Is there an opportunity for the joint list to bridge the gap between the Palestinian leadership and the next government?

Odeh:  The Palestinian issue is undergoing its finest and most dangerous stage in recent decades, due to Israeli and US policies and also in light of regional developments. This requires arranging the Palestinian house and promoting national unity and popular resistance against the occupation. This is our position, and the Palestinian leadership and all factions know it. This is a prerequisite for the realization of the rights of our people and for attempts to prevent the establishment of the state of Palestine.

Overthrowing Netanyahu may change the regional atmosphere and create a new opportunity to reassess serious dialogue on the path of negotiations and peace, but Netanyahu’s staying may drag the region into a new abyss, especially with the growth of racism and fascism in Israel.

Al-Monitor:  The law declaring the Jewishness of the state failed in the past year. Will the current elections strengthen the issue or terminate the discussion? What is your role in dealing with the subject?

Odeh:  We believe that the issue of a Jewish state formed a convenient way out for Netanyahu, lest the political issue [of negotiations] and economic topics be part of the electoral agenda. From our side, we will confront each piece of legislation or action that affects our rights and legitimacy in our country, through the unification among the Palestinian minority on the one hand and strengthening the partnership with the rational forces of democracy in Israeli society on the other hand.

Al-Monitor:  There is a serious US-Israeli disagreement on Netanyahu’s invitation to the White House without any coordination. What is your take on this?

Odeh:  We believe that this dispute is in the trenches, the enemies of the Palestinian people. Therefore, it should not be overly relied upon because Israel has been and remains a tool of US dominance in the region and a front claw for the imperial interests and plans, regardless of the internal contradictions between them.

On the other hand, Israel’s international isolation may create better ground to overthrow Netanyahu, because it concerns the economic and cultural elites and the military and security as well. Perhaps the time has come for the [Barack] Obama administration to think about stopping Netanyahu’s arrogance; the failure of [US Secretary of State John] Kerry’s efforts proved to the US administration who Netanyahu is, and this crisis comes now to reconsider what is certain and sustained with this administration. The question remains whether there will be a change in the US mentality toward Netanyahu and whether there will be any intention of an actual realization of the rights of the Palestinian people to establish an independent state.

Voir encore:

Elections législatives en Israël : « Bye Bye Bibi ‘ »
L’Express/AFP

17/03/2015

Paris, 17 mars 2015 – Les élections législatives ce mardi en Israël, pourrait marquer la fin de pouvoir de Benjamin Netanyahu, 65 ans, premier ministre depuis mars 2009, selon les quotidiens français.

« Elections en Israël : Bye Bye Bibi ‘ », titre Libération. « Affaibli, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pourrait bien quitter le pouvoir à l’issue des législatives ce mardi », pense Libé.

Le Figaro, assure que « la gauche israélienne veut mettre fin à l’ère Netanyahu. »

Selon les ultimes sondages publiés ce week-end, la liste du travailliste Isaac Herzog afficherait une légère avance sur celle du premier ministre sortant.

« On ne peut durablement gouverner en usant de la peur comme seule politique. On ne peut sans cesse construire des murs et des fortins plutôt que des dispensaires et des logements sociaux », explique Alexandra Schwartzbrod, dans Libération.

« A trop hystériser la vie politique, +Bibi+ s’est montré tel qu’il était réellement: un politicien sans autre projet que celui de se maintenir au pouvoir, et non un homme politique avec une vision », assène-t-elle.

Pour Le Figaro, « la campagne électorale engagée début décembre a mis au jour l’usure d’un premier ministre qui, dans l’incertitude, peine désormais à dissimuler sa fébrilité ».

« Nétanyahu qui est sur la sellette, paie à la fois l’usure du pouvoir, et le sentiment diffus qu’il n’a pas rempli son mandat », estime Laurent Marchand, dans Ouest-France, qui rappelle que « les thèmes économiques et sociaux priment pour un électeur sur deux ».

Pour Philippe Waucampt, du Républicain lorrain, « +Bibi+ » est bien confronté « à l’usure du pouvoir ». Et de détailler : « un Premier ministre bunkerisé, incapable de répondre à la crise du logement, inapte à intégrer les inquiétudes sur la vie chère, torpillé par une succession de scandales, cela traduit au fond une chose très simple: l’usure du pouvoir. »

Et désormais, « il craint plus que jamais le slogan rudimentaire mais redoutable : tout sauf Netanyahu », conclut Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d’Alsace.

Ce mardi, 5,88 millions d’électeurs israéliens sont appelés à choisir leurs 120 députés. Ils devraient avoir dans la nuit de mardi à mercredi une idée assez précise de la composition de la 20ème Knesset. Les résultats définitifs sont attendus d’ici à jeudi après-midi, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la commission électorale.

Voir également:

Nétanyahou en Israël : le mandat de trop ?
Marc Semo

Libération

18 mars 2015

ANALYSE Malgré la victoire incontestable du Likoud aux législatives, le plus dur est à venir pour le leader de la droite, à commencer par la constitution d’une coalition.

La victoire de Benyamin Nétanyahou est incontestable. Fort d’une avance de 5 à 6 sièges sur son principal challenger, l’Union sioniste (centre gauche), l’indestructible leader de la droite israélienne, a toutes les chances de se succéder à lui-même. Mais ce nouveau mandat, le troisième consécutif et le quatrième de sa carrière politique — un record en Israël —, pourrait bien s’avérer être le mandat de trop.

Réflexe de peur
Son premier défi est de constituer une coalition. Donné perdant ou du moins en difficulté dans les sondages, le chef du Likoud a réussi à récupérer le terrain perdu en mettant le cap à droite toute. «Il a joué, voire surjoué [le rôle de] rempart face à tous les dangers qui menacent Israël», note l’essayiste et géopolitologue Frédéric Encel. Ce réflexe de peur a joué au dernier moment dans l’isoloir. Après avoir misé tout au long de la campagne sur les questions sécuritaires, et notamment le danger existentiel que représente pour l’Etat juif le nucléaire iranien, il a encore durci son discours, clamant son opposition à la constitution d’un Etat palestinien qui ne pourrait être qu’un nouvel «Hamastan» comme Gaza. Revenant sur des propos antérieurs où pour la première fois il se ralliait à une solution politique «à deux Etats», il a pu ainsi ramener vers lui toute une partie de l’électorat de la droite extrême en siphonnant les voix de ses partis.

La logique serait donc de constituer une équipe de droite dure regroupant tout le camp nationaliste avec l’appoint des partis religieux et des centristes de Moshé Kahlon, transfuge du Likoud. Mais une telle alliance composite serait loin de garantir «le gouvernement fort et stable» qu’il a promis à ses électeurs au soir de son triomphe. La durée de vie moyenne des gouvernements israéliens depuis trente-cinq ans est d’à peine deux ans et demi. Et une telle alliance risque de ne même pas durer autant, surtout qu’elle compliquerait encore un peu plus la diplomatie de l’Etat hébreu, qui n’a jamais été aussi isolé sur la scène internationale. Les relations avec Washington se sont de plus en plus dégradées. La tournée de «Bibi» au Congrès — défi ouvert au président Obama — pour dénoncer tout accord avec Téhéran sur le programme nucléaire a encore creusé le contentieux entre ces deux leaders qui se sont toujours détestés. L’administration américaine dissimule de moins en moins son exaspération face à l’immobilisme de Nétanyahou sur le processus de paix et sa poursuite des implantations autour de Jérusalem.

Une union suicidaire pour le centre gauche
Le leader du Likoud est néanmoins un pragmatique. Il peut être tenté de jouer la carte d’une grande coalition, avec les partis centristes, mais aussi et surtout avec l’Union sioniste. Après tout, Tzipi Livni, la coleader du centre gauche, était encore récemment dans son équipe, et «Bibi» a aussi gouverné avec Ehud Barak, l’ex-leader travailliste. Ce choix aurait pour effet de faire de la liste arabe unifiée — arrivée en troisième position — la principale force de l’opposition, ce qui aurait un effet symbolique lourd.

Une telle coalition serait solide et à la mesure des enjeux auxquels doit faire face Israël dans un Moyen-Orient en plein chaos. Entre l’Iran et la mer, tous les Etats nés du démantèlement de l’empire ottoman après la Première Guerre mondiale sont en train de s’effondrer sous les coups des jihadistes de l’Etat islamique alors que se structure un camp chiite, à Damas comme à Bagdad, parrainé par Téhéran, qui envoie sur le terrain des hauts gradés des «gardiens de la révolution» et des milliers de combattants du Hezbollah libanais. L’union nationale a donc sa logique. Elle serait néanmoins suicidaire pour le centre gauche, qui a retrouvé lors de ce scrutin un nouveau souffle. Jamais, depuis 1992, le Parti travailliste n’avait engrangé de tels résultats. Il a profité d’un «tout sauf Bibi» et de l’immense ras-le-bol d’un nombre toujours plus grands d’Israéliens des classes moyennes écœurés de l’augmentation des inégalités. Les élites, les milieux d’affaires, les entrepreneurs de la «nation start-up» s’inquiètent, eux, toujours plus ouvertement des risques d’isolement du pays, voire même d’éventuels boycotts européens.

C’est un danger bien réel. Derrière les critiques légitimes de la communauté internationale — y compris des alliés traditionnels d’Israël — à la politique menée ces dernières années par Nétanyahou se dessine toujours plus clairement une remise en cause de la légitimité même de l’Etat juif au nom d’un prétendu antisionisme. Les autorités israéliennes risquent d’être toujours plus à la peine face à l’offensive diplomatique palestinienne pour être reconnu comme Etat à l’ONU. Un nombre croissant de Parlements européens mais aussi de gouvernements envisagent de suivre l’exemple de Stockholm qui, seul au sein des 28, a déjà franchi le pas. Les Palestiniens s’apprêtent aussi à déposer contre Israël devant la Cour pénale internationale. «Par le passé, on pouvait compter sur les Etats-Unis pour bloquer ces démarches, mais cela pourrait changer avec un gouvernement israélien encore plus clairement à droite», s’inquiète Yigal Palmor, ex-porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Seulement un quart des électeurs israéliens ont voté pour Nétanyahou même si cela lui a donné la victoire. Mais le plus dur commence maintenant.

Voir encore:

Israël a choisi un homme fort : Bibi
Jforum
18/03/2015

Israël a les pieds sur terre. Elle a refusé l’aventure de la gauche qui vit dans un monde de bisounours, où l’on voulait nous faire croire que, demain, il y aurait la paix avec les Palestiniens du Hamas-Daesh-OLP. Les médias prenaient leur rêve pour des réalités, en enterrant Netanyahu par avance, en faisant du parti Arabe leur coqueluche, et de la gauche leur favori.

Surtout Obama et les Européens qui avaient considérablement subventionné le camp de la reddition, et non le camp de la paix, en sont pour leurs frais.

Les Israéliens qui ont bien des choses à reprocher à Netanyahu, dans les domaines économique et social, comme sur le plan sécuritaire, ont constaté qu’il n’y avait pas d’alternative crédible à Bibi. Ils ont voté utile face aux risques de vide dans une période très dangereuse, dans un Moyen-Orient déstabilisé, avec un État islamique aux portes d’Israël.

Seul un homme capable de tenir tête, dans l’intérêt d’Israël, à toutes les forces qui exigent la reddition d’Israël leur a semblé être l’unique choix, quite à abandonner  leur parti de cœur, que ce soit Habayt Hayéhudi, Israël Beiténou, Yahad, soit le Chass.

Bibi a su faire comprendre ce risque aux électeurs israéliens, qui ont préféré un vote utile. Les médias ayant survendu la victoire de la gauche ont rendu un fier service à Bibi. Ne serait-ce que pour cela nous pouvons leur dire un grand merci.

On attend maintenant les félicitations hypocrites du monde entier, celles d’Obama et des autres.

Après avoir réussi à faire mentir les sondages qui le donnaient perdant, Benyamin Nétanyahou, fort de cette surprenante victoire à l’arrachée, doit maintenant relever un autre défi : le premier ministre sortant n’effectuera un quatrième mandat de chef du gouvernement israélien qu’à la condition qu’il parvienne à former une coalition.

Selon son parti, le Likoud, M. Nétanyahou s’est déjà entretenu avec différents chefs de parti, et il a « l’intention de se mettre immédiatement à la formation du gouvernement afin d’achever cette tâche dans un délai de deux à trois semaines ». Le but : obtenir la majorité absolue à la Knesset, soit 61 sièges sur 120, alors que le parti conservateur en obtiendrait à lui seul 29 ou 30, selon les derniers résultats, soit moins de la moitié.

Derrière, l’Union sioniste obtiendrait 24 sièges ; puis la liste commune des partis arabes, autre surprise du scrutin, devient la troisième force au Parlement, avec 14 sièges. La dispersion des voix entre une dizaine de partis et la complexité des alliances possibles n’entament pas la certitude quand au nom du prochain premier ministre.

Une fois que les résultats officiels auront été proclamés, peut-être d’ici à la fin de la semaine, le président Reuven Rivlin aura sept jours pour accomplir la tâche capitale de choisir auquel des 120 députés élus confier la formation du gouvernement.

Herzog rejette un gouvernement d’union nationale
M. Rivlin s’est prononcé mardi soir en faveur d’un gouvernement d’union nationale qui réunirait MM. Nétanyahou et Herzog, au côté d’autres partis. Benyamin Nétanyahou avait repoussé l’option d’une union nationale à la sortie de son bureau de vote, à Jérusalem aux premières heures de la matinée mardi : « Il n’y aura pas de gouvernement d’union avec le parti travailliste. »

Selon le quotidien Yediot Aharonot, MM. Nétanyahou et Bennett se sont déjà entendus pour engager des négociations pour une coalition de droite lors d’une conversation téléphonique.

Les résultats confirment le rôle de Moshe Kahlon, un ancien du Likoud dont la formation centriste Koulanou obtiendrait 10 sièges. Mais le poids du likoud ne fait plus de lui le faiseur de roi. Ses relations sont exécrables avec M. Nétanyahou, bien que celui-ci lui ait, avant le vote, promis le portefeuille des finances. Si Kahlon veut survivre politiquement, il doit rejoindre le gouvernement. Si non il n’aura aucune visibilité politique pendant 4 ans.

M. Kahlon avait conduit la libéralisation du secteur de la téléphonie mobile durant son mandat. Il a annoncé qu’il rejoindrait « un gouvernement aux orientations sociales », formulation relativement vague. Dans le quotidien Haaretz (édition abonnés), le journaliste Akiva Eldar affirme que M. Kahlon ne pourra pas s’allier avec M. Nétanyahu après que celui-ci a rejeté la solution des deux Etats. Mais seul la gauche qui n’a pas le sens des réalités est prête à croire à ces fadaises. Ce n’est pas du sort des palestiniens dont sont en charge les députés israéliens, mais bien des israéliens eux-mêmes.

Selon Haaretz, M. Herzog a engagé des négociations immédiatement après l’annonce des résultats avec d’autres formations, à l’exclusion du Likoud de M. Nétanyahou et du Foyer juif de Naftali Bennett. Selon le site Ynetnews, MM. Nétanyahou et Herzog ont tous deux appelé Aryeh Deri, du parti religieux ultraorthodoxe Shas (7 voix), qui a accepté de rencontrer le premier mercredi. Si la liste regroupant les partis arabes décidait de soutenir l’Union sioniste, elle pourrait faire perdre à M. Herzog d’autres partenaires éventuels.

Dans ce contexte même Yaïr Lapide se verra dans l’obligation de rejoindre le gouvernement dont il est un membre sortant.

C’est donc à la tête d’une majorité forte, comprenant 78 sièges que Bibi pourra gouverner. Aucun des partis de la coalition ne pourra exercer à son encontre un quelconque chantage tant les composantes autre que le Likoud, ne pèseront pas dans la coalition de façon dangereuse.

Quant à la troisième force d’opposition, le parti arabe, son avenir est incertain. C’est une somme hétéroclite d’idéologies contraires, qui va voler en éclat, tant les points de vu sont différents voire contraire.

Voir également:

Le Hamas rejette les demandes du représentant du Quartet, Tony Blair : “Nous n’abandonnerons pas nos principes pour résoudre les problèmes des habitants de Gaza”

MEMRI

18 mars 2015

Le 15 février 2015, le représentant du Quartet Tony Blair a visité la bande de Gaza et présenté une série de demandes au Hamas pour promouvoir le processus politique israélo-palestinien et reconstruire Gaza. La principale de ces demandes était que le Hamas accepte la solution à deux Etats pour mettre fin au conflit. Cela aurait effectivement répondu aux conditions posées par le Quartet : abandon du terrorisme, respect des accords antérieurement signés et reconnaissance d’Israël.

Blair a aussi demandé au Hamas de clarifier s’il était « un mouvement nationaliste palestinien se consacrant à la création d’un Etat palestinien », ou s’il faisait partie d’un mouvement islamiste plus large, ayant des ambitions régionales influant sur des gouvernements hors de Gaza (à savoir, les Frères musulmans).

Appelant les Palestiniens à mettre en œuvre l’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, Blair a évoqué la nécessité d’ouvrir les points de passage pour réunifier Gaza au le reste du monde. Il a aussi demandé à Israël de soutenir la reconstruction de Gaza et d’ouvrir les points de passage entre Israël et Gaza, et à l’Egypte d’assumer un rôle de direction des négociations israélo-palestiniennes.

Des représentants du Hamas et des commentateurs s’exprimant sur des sites Internet proches du Hamas ont rejeté entièrement les demandes de Blair, affirmant qu’elles mettaient en danger la cause palestinienne et soulignant que, même si le Hamas acceptait un Etat palestinien dans les frontières de 1967, cela n’aurait pas pour signification l’abandon de ses droits ou la reconnaissance d’Israël. Répondant à la demande de clarifier son identité, certains ont soutenu que le Hamas était un mouvement palestinien, tandis que d’autres ont affirmé qu’il fait partie de la Oumma islamique.

Extraits des déclarations de Blair et des réponses des représentants et éditorialistes du Hamas :

Les demandes de Blair au Hamas, à Israël et à l’Egypte

Au cours de sa visite à  Gaza, Blair a présenté la position du Quartet sur le processus politique, sur l’amélioration de la vie des Palestiniens, en particulier à Gaza, et sur le rôle qu’Israël, l’Egypte, l’Autorité palestinienne (AP) et le Hamas devraient jouer en ce sens.

Lors de sa rencontre avec des membres du gouvernement d’unité nationale palestinien et des représentants des secteurs public et privé, Blair a affirmé que la paix devait être fondée sur les conditions suivantes : « Tout d’abord, une amélioration considérable de la vie quotidienne des Palestiniens, deuxièmement, une politique palestinienne unifiée reposant sur l’acceptation explicite de la paix et du principe des deux Etats, à savoir un Etat de Palestine souverain et un Etat d’Israël vivant en sécurité et accepté, et troisièmement, un rôle accru pour la région, en coopération avec la communauté internationale, qui doit assumer un rôle de premier plan sur cette question ».

Blair a souligné la nécessité de payer les salaires des fonctionnaires de l’AP et de trouver des arrangements concernant les infrastructures vitales de Gaza, comme l’électricité, l’eau et le logement : « Nous avons besoin de changement à Gaza pour qu’elle s’ouvre et se connecte au monde. Pour que cela se produise, nous avons besoin d’une réconciliation au sein de la politique palestinienne, et pour que cette réconciliation intervienne, nous avons besoin d’une unité fondée sur le soutien à la paix ».

Certaines des demandes de Blair étaient adressées au Hamas : « La communauté internationale a besoin de recevoir des clarifications du Hamas : s’agit-il d’un mouvement nationaliste palestinien ou d’un élément faisant partie d’un mouvement islamiste plus large, ayant des ambitions régionales qui influent sur les gouvernements en dehors de Gaza ? Sont-ils disposés à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 ou non, un tel Etat mettant fin au conflit ? S’ils le sont, cela permettra à la communauté internationale de promouvoir la réconciliation et la reconstruction.

« L’Egypte a reçu des garanties crédibles concernant sa propre sécurité, celle-ci étant affectée par la situation à Gaza, et des assurances que Gaza ne serait pas utilisée comme base d’activité terroriste dans le Sinaï et qu’il y aurait coopération avec le gouvernement égyptien pour empêcher une telle situation ».

Blair a également présenté des demandes à Israël, à l’Egypte et à l’AP : « Les passages avec Gaza doivent être ouverts pour faciliter la circulation des hommes et des marchandises, de sorte que Gaza soit réunifiée au monde extérieur et que son économie puisse se développer. Israël doit aussi faire tout son possible pour aider à la reconstruction et ouvrir les points de passage avec Gaza pour permettre l’entrée d’une quantité maximale de matériel, et pour éviter de revenir à la destruction engendrée par trois conflits intervenus au cours des six dernières années. L’Egypte doit diriger les négociations concernant l’avenir à long terme de Gaza, y compris sur des questions telles que l’aéroport et le port maritime, comme cela était envisagé dans l’accord de cessez-le-feu du dernier conflit. Ce plan pour Gaza devrait faire partie d’un accord plus vaste après la constitution du nouveau gouvernement israélien, qui devrait avoir pour élément principal l’amélioration dramatique des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie. Ceci pourrait ensuite paver la voie à des élections palestiniennes et à la reprise des négociations en vue de l’aboutissement du processus de paix ».[1]

Des représentants du Hamas : nous ne reconnaîtrons pas Israël

Des représentants du Hamas ont rejeté les demandes de Blair, qu’ils considèrent comme des conditions préalables à la reconstruction de Gaza, affirmant que leur mouvement n’abandonnerait pas ses principes. Ainsi, le représentant du Hamas Mahmoud Al-Zahhar a déclaré à un site Internet proche du Jihad islamique palestinien que Blair avait adopté les positions israéliennes et que le Hamas rejetait ces conditions, en particulier l’acceptation de la solution à deux Etats pour mettre fin au conflit : « Le Hamas et les factions de la résistance ne renonceront pas à leurs principes afin de résoudre les problèmes quotidiens qui affectent les Gazaouis. Nous ne pouvons accepter les conditions de Blair, parce qu’elles sont très dangereuses pour la cause palestinienne. Tout élément palestinien qui accepterait les messages et les conditions de Blair, y compris le Hamas, commettrait une grave erreur et un crime historique qui serait impardonnable… Nous sommes prêts à accepter un Etat dans les frontières de 1967, mais nous ne reconnaîtrons ni Israël, ni son droit de propriété sur un seul centimètre carré de la Palestine. Faire dépendre la reconstruction de Gaza de la fin du conflit est un marchandage inacceptable pour le Hamas, et le Hamas dispose d’alternatives à cet égard ». [2]

Un autre représentant du Hamas, Moussa Abou Marzouq, a affirmé que “le problème ne se trouve pas de notre côté mais de celui d’Israël, et Blair doit s’adresser à Israël et lui demander d’accepter un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, d’évacuer les colonies et de cesser de s’emparer de la terre de Cisjordanie occupée ». Concernant l’acceptation de la solution des deux Etats pour mettre fin au conflit, il a affirmé : « Le Hamas ne renoncera pas aux droits et aux espoirs du peuple palestinien. Pourquoi ne demandons-nous pas à Israël d’accorder aux Palestiniens leurs droits sur leur patrie et de mettre en œuvre les résolutions de l’ONU concernant le retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers et leurs biens ? » [3]

L’éditorialiste du Hamas ‘Issam Shawar  a écrit que “si l’Occident peut contraindre Israël à appliquer les accords conclus après sa défaite [lors du dernier conflit à Gaza], et prouver qu’il est sérieux et respecte les accords signés, le Hamas pourra envisager une solution politique à long terme. Toutefois, Israël, les Emirats arabes unis, l’Egypte et toute personne qui complote contre le peuple palestinien doit faire une croix sur la reconnaissance par le Hamas de la légitimité de l’occupation des territoires conquis en 1948 ». [4]

Réactions diverses concernant l’identité du Hamas : mouvement palestinien ou composante des Frères musulmans ?

La demande de Blair que le Hamas clarifie son identité et précise s’il se considère comme un mouvement palestinien œuvrant pour les objectifs palestiniens, ou comme faisant partie d’un mouvement islamique ayant des ambitions régionales, a suscité diverses réactions parmi les représentants du Hamas, reflétant les différents courants qui le composent. Si certains ont estimé que le Hamas faisait partie de la Oumma islamique, d’autres ont souligné son aspect local en tant que mouvement islamique palestinien. Mahmoud Al-Zahhar a déclaré : « Le Hamas croit en une Oumma islamique unique et il ne renoncera pas à ce principe. Nous ne répondrons pas à une demande visant à faire du problème palestinien une question nationale, et non pas islamique, et à le restreindre aux frontières de la Palestine, parce que la Palestine est un élément fondamental de la Oumma arabe et islamique. Le Hamas est un mouvement national [et aussi] une partie de la Oumma [islamique] ».[5]

De son côté, Moussa Abou Marzouq a affirmé que le Hamas n’avait pas d’aspirations régionales : “Blair fait référence à l’organisation internationale des Frères musulmans, et il est bien connu que beaucoup emploient ce nom comme une excuse et pas comme un fait, parce que chaque mouvement islamique possède des directions locales [dans différents pays] qui créent leur propre climat et arène politique, et rien ne relie les politiques divergentes et parfois contradictoires des pays où se trouvent ces directions. L’affirmation qu’il y aurait un mouvement islamique avec des aspirations régionales nécessite des preuves, comme l’existence d’un plan et d’une politique. Où sont-ils ? » Il a ajouté que « le Hamas est un mouvement de libération nationale qui mène la résistance sur le territoire de la Palestine, et qui n’a aucun intérêt ou projet d’attaquer d’autres personnes, même s’ils sont en désaccord idéologique ou politique. Le Hamas ne conduit aucune activité en dehors de la Palestine »[6]

« Blair fait partie d’une alliance qui a été vaincue par la Résistance… [Il] n’a aucun droit de poser des conditions

S’agissant de la demande de Blair de mettre en œuvre la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, Abou Marzouq a déclaré : « Nous soutenons la mise en œuvre de chaque clause de l’accord de réconciliation avec le Fatah ».[7]

‘Issam Shawar a de son côté rejeté cette demande dans son éditorial : “Blair fait partie d’une alliance qui a été vaincue par la résistance et par les Brigades Al-Qassam et il n’a aucun droit de fixer des conditions, mais devrait plutôt les rencontrer avant que les choses ne s’enveniment… Il n’a aucun droit de se mêler de la réconciliation ou des relations entre le Hamas et l’Egypte. La réconciliation est une question interne, et les relations avec l’Egypte sont le fruit d’une agression de la part de l’Egypte, qui a désigné les Brigades Al-Qassam comme organisation terroriste alors même que l’Europe retirait le Hamas de sa liste des organisations terroristes ».

L’Egypte continue de diaboliser la résistance palestinienne et d’accroître la pression sur la bande de Gaza, alors que le Hamas fait preuve de retenue et œuvre à la restauration des relations, qui sont constamment endommagées par le régime du [président égyptien] Sissi et ses médias corrompus. L’Europe devrait faire pression sur le régime égyptien illégitime pour qu’il cesse de provoquer les Brigades Al-Qassam et le peuple palestinien tout entier ». [8]

Notes :

[1] Unispal.un.org, 15 février 2015.

[2] Paltoday.ps, 19 février 2015.

[3] Al-Risala (Gaza), 17 février 2015.

[4] Felesteen.ps, 18 février 2015.

[5] Paltoday.ps, 19 février 2015.

[6] Al-Risala (Gaza), 17 février 2015.

[7] Al-Risala (Gaza), 17 février 2015.

[8] Felesteen.ps, 18 février 2015.

Voir encore:

No Peace Any Time Soon, but Not Because of Bibi

Charles Krauthammer

National Review

March 19, 2015

Palestinians have demonstrated neither the will nor the leadership to sign a deal with Israel.
Of all the idiocies uttered in reaction to Benjamin Netanyahu’s stunning election victory, none is more ubiquitous than the idea that peace prospects are now dead because Netanyahu has declared that there will be no Palestinian state while he is Israel’s prime minister.

I have news for the lowing herds: There would be no peace and no Palestinian state if Isaac Herzog were prime minister either. Or Ehud Barak or Ehud Olmert for that matter. The latter two were (non-Likud) prime ministers who offered the Palestinians their own state — with its capital in Jerusalem and every Israeli settlement in the new Palestine uprooted — only to be rudely rejected.

This is not ancient history. This is 2000, 2001, and 2008 — three astonishingly concessionary peace offers within the last 15 years. Every one rejected.

The fundamental reality remains: This generation of Palestinian leadership — from Yasser Arafat to Mahmoud Abbas — has never and will never sign its name to a final peace settlement dividing the land with a Jewish state. And without that, no Israeli government of any kind will agree to a Palestinian state.
Today, however, there is a second reason a peace agreement is impossible: the supreme instability of the entire Middle East. For half a century, it was run by dictators no one liked but with whom you could do business. For example, the 1974 Israel–Syria disengagement agreement yielded more than four decades of near-total quiet on the border because the Assad dictatorships so decreed.

That authoritarian order is gone. Syria is wracked by a multi-sided civil war that has killed 200,000 people and that has al-Qaeda allies, Hezbollah fighters, government troops, and even the occasional Iranian general prowling the Israeli border. Who inherits? No one knows.

In the last four years, Egypt has had two revolutions and three radically different regimes. Yemen went from pro-American to Iranian client so quickly the U.S. had to evacuate its embassy in a panic. Libya has gone from Moammar Qaddafi’s crazy authoritarianism to jihadi-dominated civil war. On Wednesday, Tunisia, the one relative success of the Arab Spring, suffered a major terror attack that the prime minister said “targets the stability of the country.”

From Mali to Iraq, everything is in flux. Amid this mayhem, by what magic would the West Bank, riven by a bitter Fatah–Hamas rivalry, be an island of stability? What would give any Israeli–Palestinian peace agreement even a modicum of durability?

There was a time when Arafat commanded the Palestinian movement the way Qaddafi commanded Libya. Abbas commands no one. Why do you think he is in the eleventh year of a four-year term, having refused to hold elections for the last five years? Because he’s afraid he would lose to Hamas.

With or without elections, the West Bank could fall to Hamas overnight. At which point fire rains down on Tel Aviv, Ben Gurion Airport, and the entire Israeli urban heartland — just as it rains down on southern Israel from Gaza when it suits Hamas.

Any Arab–Israeli peace settlement would require Israel to make dangerous and inherently irreversible territorial concessions on the West Bank in return for promises and guarantees. Under current conditions, these would be written on sand.

Israel is ringed by jihadi terrorists in Sinai, Hamas in Gaza, Hezbollah in Lebanon, Islamic State and Iranian proxies in Syria, and a friendly but highly fragile Jordan. Israelis have no idea who ends up running any of these places.

Well, say the critics. Israel could be given outside guarantees. Guarantees? Like the 1994 Budapest Memorandum, in which the U.S., Britain, and Russia guaranteed Ukraine’s “territorial integrity”? Like the red line in Syria? Like the unanimous U.N. resolutions declaring illegal any Iranian enrichment of uranium — now effectively rendered null?

Peace awaits three things. Eventual Palestinian acceptance of a Jewish state. A Palestinian leader willing to sign a deal based on that premise. A modicum of regional stability that allows Israel to risk the potentially fatal withdrawals such a deal would entail.

I believe such a day will come. But there is zero chance it comes now or even soon. That’s essentially what Netanyahu said in explaining — and softening — on Thursday his no-Palestinian-state statement.

In the interim, I understand the crushing disappointment of the Obama administration and its media poodles at the spectacular success of the foreign leader they loathe more than any other on the planet. The consequent seething and sputtering are understandable, if unseemly. Blaming Netanyahu for banishing peace, however, is mindless.

— Charles Krauthammer is a nationally syndicated columnist. © 2014 The Washington Post Writers Group

 
From The Mediterranean to the Golan, Iran Builds Active Front And Direct Military Presence On Israel’s Border To Deter Israel And Further Ideology Of Eliminating The Zionist Regime

Y. Carmon and Y. Yehoshua*

MEMRI
Inquiry & Analysis Series Report No. 1146

February 16, 2015

« Israel faces a fateful crisis. As much as it feared the Iranian nuclear program, it never imagined that Iran would be standing on its border even before its nuclear agreement with the Americans was complete. The Iranian threat to Israel is no longer theoretical, nor does it have anything to do with Israel’s deterrent of using its nuclear weapons, which cannot be used considering the international power balance. The threat has become direct, practical and conventional. »[1]
Introduction

In recent years, Iran has based its deployment in Syria on the establishment of a new Hizbullah Syria organization along the lines of Hizbullah Lebanon, as well as on the direct presence of Iranian forces in Syria, particularly in the Golan Heights.

Iran’s deployment in Syria, and particularly the presence of its forces in the Golan Heights, at first only as command posts and a limited number of special forces, reveals a trend of Iranian activity in the region that is direct, not only by proxy as it has been to date. According to the Iranian plan, the command posts are meant to operate « 130,000 trained Iranian Basij fighters waiting to enter Syria, » as is evident from May 2014 statements by Islamic Revolutionary Guards Corps (IRGC) senior official Hossein Hamedani, that were censored and removed immediately after publication in Iran.[2]

Statements expressing intent to establish a front of anti-Israel activity in the Golan were heard from Iranian and Syrian officials as early as 2013, and have been implemented openly and in practice  in the past two years (see MEMRI Special Dispatch No. 5307, Assad And His Allies Threaten To Open A Front In Golan Heights, May 21, 2013). During this time, there were also a few terror operations as well as operations to collect intelligence information in the Golan, which Israel claims were carried out by Hizbullah and Iranian elements; for example, there have been rocket fire, roadside bombs, drones launched, and weapons transferred to Hizbullah. Israel for its part has carried out pinpoint counter-operations inside Syrian territory, such as bombing missile deliveries and attacking senior Iranian officials in Syria, for example, the January 2015 assassination of Gen. Mohammad Ali Allahdadi and other IRGC soldiers who have not been publicly identified, alongside several Hizbullah operatives, and the February 2013 assassination of top IRGC official Hassan Shateri, which Iran claims was carried out by Israel.[3]

Iran’s direct deployment in the Golan creates a single battle front against Israel from Rosh HaNikra to Quneitra.[4] It also constitutes a violation of the status quo of the Golan Heights front, which has been quiet since the Separation of Forces Agreement of 1974,[5] and comes on top of Hizbullah’s violations of U.N. Security Council Resolution 1701.[6] Syrian Foreign Minister Walid Al-Mu’allem said in an interview on Iran’s Al-Alam TV channel that « there is resistance in the Golan that is acting against Jabhat Al-Nusra and against the Israeli plans. »[7] Lebanese analyst Anis Naqash, who is close to Hizbullah, also said that « there is indeed resistance in the Golan. » According to him, there have been several actions against Israel by the Golan resistance, which he called popular Syrian resistance, and Israel has not acknowledged this so as to not reveal its helplessness. Regarding the violation of Resolution 1701 he said: « From the onset there was confusion about it. We – the resistance camp – violated Resolution 1701 from the moment they began implementing it. »[8]

Furthermore, Iran’s deployment on the border has implications for the chances of a war breaking out in the region and for the character of such a war. This, because it increases the possibility that any local eruption could quickly develop into a regional conflict, since Iran now commands the theater that stretches from Iran and Iraq through Syria and Lebanon and the Mediterranean.[9] It should be noted that Hizbullah’s January 28, 2015 retaliatory attack against Israel’s January 18 attack in itself did not develop into a broader conflict only because Israel refrained from responding to it. A senior Iranian spokesman assessed that this was due to Israel’s « intense fear of the outbreak of an all-out war. »[10]

Iran’s aim in deploying in the Golan Heights is not only to deter Israel from acting against its nuclear program, defend Syria as part of the resistance axis, and establish an active front for anti-Israel terror attacks in the Golan and even liberate the Israeli Golan. It also meshes with the Iranian regime’s ideological perception of Israel as an entity that must be eliminated, as is evident in statements by Iranian Supreme Leader Ali Khamenei. According to this perception, the West Bank must be armed, as the Gaza Strip was, in advance of eliminating the state of Israel.

It should be noted that in addition to its deployment for the purpose of eliminating the state of Israel, Iran is building capabilities and ways of operating against Israel and against Jewish/Israeli targets worldwide; these are occasionally put into action.[11]

Iran’s front on Israel’s northern border, in addition to its involvement in other arenas in the region, creates tremendous pressure on its dwindling resources and exhausts it, intensifying its dependence on regional forces. But the export of Iran’s Islamic Revolution always contributes directly to the survival of the Iranian regime. This is because the mobilization of Iranian national forces and Iranian youth in the ideological framework of struggle outside Iran inoculates Iran’s dictatorial regime against internal uprising and rebellion against it.

I. Regional Background: Under Guise Of Fighting Sunni Jihadi Organizations, Iran Deploys On Israel’s Border

In recent years Iran has taken advantage of the fact that the theater between Iraq and the Mediterranean – that is, Iraq, Syria, and Lebanon – has become a veritable no man’s land like Afghanistan, and has tightened its grip there and built up its deployment vis-a-vis Israel. Following the abandonment of the Syrian theater by the West, primarily the U.S., and the absence of any operation to decide the conflict following the Syrian uprising, Syria has become an arena of regional and global conflict. Participating in this conflict are fighters in the global jihad, such as Jabhat Al-Nusra and the Islamic State (ISIS), which have the support of Sunni elements, and on the other side Iran and its satellites, such as Hizbullah Lebanon and Hizbullah Syria, as well as the Iraqi militia Asa’ib ‘Ahl Al-Haqq and « the Fatimiyyoun Brigade » of Afghan Shi’ites.[12]

The West’s nonintervention in Syria has spawned not only Iran’s infiltration into that country but also its infiltration into two additional theaters where it has tightened its grip. First, the non-intervention has brought about the undermining of the situation in Lebanon, where in addition to the influx of millions of refugees and the collapse of the political system, the country has become an arena of conflict between Iran and the Sunni jihadis. Likewise, it has brought about the complete undermining of the situation in Iraq, where ISIS – which first established itself in Syria – has invaded the Sunni region and has consolidated its status there. The Iraqi army has collapsed, leading to the emergence on the ground of pro-Iran militias and of troops of the IRGC’s Qods Force, which is headed by Qassem Soleimani.[13]

Thus, Iran has created for itself a single theater of operation stretching from Iran to the Mediterranean, as Iranian officials describe it. For example, Yahya Rahim Safavi, former IRGC commander and security affairs advisor to Supreme Leader Ali Khamenei, boasted in May 2014: « Our strategic depth reaches to the Mediterranean, and above Israel’s head. »[14] In recent similar statements, Ali Saeedi, Khamenei’s representative in the IRGC, said: « The borders of Islamic Iran have expanded [all the way] to the shores of the Mediterranean, and the countries of the region are supported by Iran. » He said further that « we must prepare the ground for the globalization of the Islamic Revolution. »[15] In another speech, he said: « In the past, our borders were Haji Omran [on the Iran-Iraq border], while today our borders are the shore of the Mediterranean and Bab El-Mandeb [in Yemen]. »[16] IRGC commander Mohammad Ali Jafari said: « Today, the borders of Islamic Iran and [its Islamic] Revolution have expanded, and we are not defending our country from its own borders but are standing fast and fighting together with our Shi’ite and Sunni brothers against the front of the arrogance [i.e. the West, headed by the U.S.] many kilometers from Iran’s borders. »[17]

In deploying directly on Israel’s border, Iran has effectively become a country neighboring Israel, despite being geographically distant, while Syria and Lebanon have become components in a broader Iran-led regional resistance entity bordering Israel.

II. Building A Single Conflict Front With Israel From Rosh HaNikra To Quneitra

Implementing the statements it has made over the past two years, Iran has created a single conflict front with Israel stretching from Rosh HaNikra to Quneitra, where it and its satellites, Hizbullah Lebanon and Hizbullah Syria, operate freely against Israel in violation of UN Resolution 1701 and while changing the status quo that has existed between Israel and Syria since the Separation of Forces Agreement of 1974.

As part of this implementation, the Syrian Golan has become an Iranian theater of operation as well. This strategic Iranian presence in the Golan was at first clandestine, under the auspices of « defending the resistance axis » and in the name of « the war on Sunni terrorism, » but later became public, and was accompanied by open threats to target Israel from the Syrian border. Thus, for example, in response to a May 2013 Israeli airstrike in the Damascus area targeting Fateh-110 long-range missiles being transferred from Iran to Hizbullah, spokesmen in Iran, Syria, and Hizbullah issued statements regarding the need for resistance in the Golan.[18] At a May 7, 2013 meeting with Iranian foreign minister Ali Akbar Salehi, Syrian President Bashar Al-Assad announced, « The Golan will become a front of resistance. »[19] Iranian Army chief of staff Hassan Firouzabadi also revealed that « according to Assad’s strategic decision, a popular resistance based on the Hizbullah template is being established across Syria. »[20]

In their statements, the top leaders of the resistance axis stress that, in addition to forming an active front in the Syrian Golan vis-a-vis Israel, the axis means to actually « liberate the Syrian Golan » from Israeli control. The deputy of the Iranian chief of staff, Mas’oud Jazeyeri, promised that the region would see many changes, « some of which will pass through the Golan, » and added that « the liberation of the Golan is not impossible. »[21] Hizbullah secretary-general Hassan Nasrallah announced, for his part, that his organization would aid the Syrian resistance « in order to liberate the Syrian Golan. »[22] Nahed Hattar wrote in the Lebanese Al-Akhbar  that « ending the Syria war [i.e., expelling the jihad organizations from it] is meaningless without wresting the Golan from Israeli hands. »[23]

In the framework of this plan for creating a single front from Rosh HaNikra to Quneitra, Hizbullah Lebanon is ignoring the Lebanon-Syria border and is operating freely in Syria, particularly in the Golan, despite criticism in Lebanon.[24] Nasrallah’s January 30, 2015 speech, delivered two days after Hizbullah’s counterattack following Israel’s January 18 attack in Quneitra, amounted to an acknowledgement of a reality in which « there is no recognition of division into arenas » and the resistance is entitled to confront the enemy « wherever it wants and however it wants. » Moreover, in this speech Nasrallah described the death of Hizbullah and IRGC operatives in Israel’s operation as « the mingling of Lebanese blood with Iranian blood on Syrian soil » and stated that this reflected the fact that there is « one cause, one destiny, and one battle. »[25] He also declared in his speech that « the rules of engagement » with Israel had now changed, referring to the rules set out in UN Resolution 1701; as a matter of fact, Hizbullah is indeed violating this resolution in various ways, including with its presence south of Lebanon’s Litani River, alongside the presence of IRGC forces.

III. Elements Of The New Iranian Deployment In Syria: Hizbullah Syria And A Direct Iranian Presence On Israel’s Border

The building of the new Iranian front has two elements: a) establishing a Hizbullah Syria based on the Hizbullah Lebanon model, and b) Iranian forces’ direct involvement in the Golan.

A. Hizbullah Syria – Another Resistance Arm Against Israel

The new Hizbullah Syria is also being established as part of an extensive strategic view and in preparation for the coming conflict with Israel. Senior IRGC official Hossein Hamedani said in a May 2014 speech that « Syria has become a decisive geopolitical region in the regional power balance » and that Iran has established « a second Hizbullah – popular militias in 14 Syrian governorates with 70,000 members, from Syria’s Shi’ites, Sunnis, and Alawites. »[26]

Likewise, an April 21, 2014 analysis published by the moderate conservative Iranian website Farda stated, « The establishment of a Hizbullah Syria, as a bud of resistance, will not only impact the Syrian crisis but will also serve as a mighty arm of the resistance that will give the Zionists nightmares. The Zionist regime, which was previously concerned with the threats along the Lebanese border, must now prepare itself for the new situation. As ongoing events show, the resistance front is uniting from day to day, and the situation for the Zionists and their supporters is worsening. »[27]

Also, Mohammad Reza Naqdi, commander of the Basij paramilitary force, explained: « Hizbullah emerged after the 1982 war in Lebanon. The Palestinian resistance was born after the attacks against Palestine. And today in Syria we are witnessing the establishment of a military force, following the aggression and plots against Syria. » He added, « The resistance force will liberate Jerusalem. »[28]

B. Direct Iranian Activity In The Golan And Lebanon

In the past, Iran preferred to manage the conflict with Israel exclusively through its proxies and allies – Assad and Hizbullah. However, there has recently been open physical presence of IRGC and Qods Force soldiers in Syria, specifically in the Syrian Golan. As mentioned above, Hossein Hamedani, former IRGC commander in the Tehran province, even stated in a speech that « there are 130,000 trained Iranian Basij fighters waiting to enter Syria. »[29]

Arab media also published reports that Iranian forces have been present in the Golan since May 2013. The reports included details provided by Syrian oppositionist circles regarding important bases in the Golan where IRGC forces were present: bases in the Tal Al-Sha’ar area and Tal Al-Ahmar, the Division 90 headquarters, an espionage base near Mazari’ Al-Amal, and a camp in Al-Shuhada.[30]

Testimony also appeared regarding significant IRGC presence on the Israeli-Lebanese border, including on a Twitter account close to the IRGC which posted photos indicating that « the IRGC soldiers of the Islamic revolution are on the border of [Lebanon and] occupied Palestine. »[31] In this context it should be mentioned that, back in January 2012, there was outrage in Lebanon following statements by the commander of the IRGC’s Qods Force, General Qassem Soleimani, who said that « Iran has a presence in South Lebanon and Iraq » and that « these regions are under the influence of the activity and philosophy of the Islamic Republic of Iran. »[32]

The physical presence of senior IRGC generals in the Golan and South Lebanon also indicates the importance of this arena in Iran’s eyes. Examples are presence of Iranian General Mohammad Ali Allahdadi in the Golan, which was exposed after he was killed in an Israeli airstrike in January 2015, and of Iranian General and IRGC commander in Lebanon Hassan Shateri, who was killed in February 2014 in an attack on a military convoy from Damascus to Beirut.[33] This, alongside reports that General Qassem Soleimani was present in Syria in general and in the Quneitra and Dar’a areas in particular.[34]

IV. Calls In Palestinian Resistance Movements To Join Northern Front

Palestinian resistance movements such as Hamas also expressed willingness to join the northern front against Israel by activating Palestinians living in refugee camps there.

Hamas official Mahmoud Al-Zahar called to enable the establishment of military groups belonging to the Al-Qassam Brigades – Hamas’s military wing – in Lebanese and Syrian refugee camps in order « to resist the enemy from northern Palestine. »[35] At the same time, there have been increasing reports recently on renewed Hamas contacts with Iran and Hizbullah, after a period of tension between them due to Hamas’s support for the Syrian revolution.[36]

Abu Ahmad Fouad, deputy secretary-general of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP), supported Al-Zahar’s call and said that the establishment of these militias « should take place as part of a general framework of resistance movements, including the Lebanese Hizbullah. » He told the Al-Mayadeen TV channel: « We believe what Hizbullah Secretary-General Hassan Nasrallah said regarding uniting the fronts against the Israeli occupation, and there are ongoing meetings to develop the Palestinian resistance operation and coordinate it with the Lebanese resistance. »[37]

‘Imad Zaqout, news director for Hamas’s Al-Aqsa TV, even admitted for the first time that the ‘Izz Al-Din Al-Qassam Brigades have already operated groups in neighboring countries, and that the rocket fire from Lebanon into Israel during the 2014 conflict in Gaza had been ordered by the Brigades. He added: « Hamas thought and planned for every future war with the Zionist enemy to be a total one. Meaning that it would include every inch of land in Palestine and inflict large-scale damage on the enemy. »[38]

V. The Iranian Front In The Golan – Implementing Iranian Ideological Perception Regarding Need To Eliminate Israel

Constructing a united front from Rosh HaNikra to Quneitra meshes with Iran’s comprehensive strategy to eliminate Israel. Iranian regime heads have repeatedly stated their commitment to this goal over the years, from Supreme Leader Ali Khamenei to other regime and military leaders.[39]

To bring only a handful of examples, in a July 23, 2014 speech, Khamenei said that « the only solution is to destroy the Zionist regime. »[40] Furthermore, Mehdi Taeb, head of Khamenei’s « Ammar Headquarters » think tank and the brother of IRGC intelligence chief Hossein Taeb, said in a November 12, 2014 speech in Qom that « Iran’s sword is currently stuck in the throat of the accursed Israeli regime, and according to the instructions of the founder of the Islamic Republic [Ayatollah Ruhollah] Khomeini, we must remove this oppressive regime from the world map… The Imam Khomeini saw the Basij [as a force] that would destroy the Zionist regime, and today, thanks to divine grace, Iran has besieged Israel with those same popular forces. »[41] Similar statements were repeatedly made by IRGC officials as well. On August 27, 2014, IRGC Deputy Commander Hossein Salami said: « Destroying the Zionist regime is a very simple matter… [It] will take place gradually. It is a matter of divine faith, [it is] more than a mere wish for us. »[42] On November 26, 2014, Basij Commander Mohammad Reza Naqdi said: « The Iranian nation and Basij members are determined to hold victory prayers led by their Imam [Khamenei] at the Al-Aqsa Mosque. »[43] The next day, IRGC navy official Ali Razmjou said that the Zionist regime « will be eliminated from the world map in the near future thanks to the resistance of Basij and Hizbullah members throughout the world. »[44]

VI. Developing The Palestinian Front By Arming West Bank, Israeli Arabs

To comprehensively implement this Iranian strategy to eliminate Israel, in addition to its activity in Syria and the Golan, the Iranian regime has increasingly expressed its intent to arm the West Bank, and even the Israeli Arabs, as it has armed the Gaza Strip.[45] Khamenei called on several occasions to arm the West Bank. In a July 23, 2014 speech, he said: « Allah willing, the day will come when this regime is destroyed. [But] so long as this false regime is on its feet – what is the solution? The solution is total armed resistance against this regime. This is the solution… Therefore, it is my belief that the West Bank should be armed just like Gaza. »[46]  A July 26, 2015 post on Khamenei’s Facebook page said: « The West Bank should be armed like Gaza. »[47]

Other officials also referred to the arming of the West Bank as part of a strategic policy of the Iranian regime. The deputy chair of the Majlis National Security Committee, Mansour Haghighatpour, said: « One of our goals is to arm the West Bank, because it is the best measure for fighting the Zionist regime. »[48] Ahmad Vahidi, who was defense minister under Ahmadinejad and commander of the IRGC Qods Force, said that « arming the West Bank is a strategic policy of the Leader [Khamenei], whose implementation will transform the Palestine arena, » and even called to arm the territories that were conquered in 1948, in addition to the West Bank. [49] Iranian Defense Minister Hossein Dehghan said in a rally honoring the Hizbullah members killed in the Quneitra attack, held on January 27, 2015 at the Hizbullah representation in Tehran: « We will utilize every available capability in order to arm the West Bank… The policy of the Islamic Republic regime is to arm the West Bank and strengthen the resistance axis and the forces of Hizbullah in order to fight the usurping and occupying Zionist regime. »[50]

In an August 29, 2014 message of congratulations to the Palestinian people at the close of the 2014 Gaza conflict, IRGC commander Jafari expressed Iran’s support of the Gaza resistance, while mentioning the hope for the elimination of the Zionist regime. He said: « We shall stand fast with you to the end. Continue to raise the banner of jihad in the path of God, for your honor and the honor of all Muslims is linked to this holy jihad. And know that, with Allah’s help, eliminating this crumbling and bloodthirsty Zionist regime will be the greatest achievement on this divine path, and the final victory is not so far away. »[51]

VII. The Battle In The Dar’a Region – Completing The Siege Around Israel

It should be mentioned that the Syrian army, Hizbullah and Iranian forces recently launched a large-scale joint attack on the southern front to expel the rebels from the Dar’a region. During this campaign, titled « The Quneitra Martyrs Battle, » the Syrian regime admitted openly for the first time that Iranian forces were fighting in Syria alongside Assad’s forces. In addition, Gen. Qassem Soleimani visited the region, and Hizbullah and IRGC flags were flown there.[52]

This joint effort to wrest control of the southern Syria front from the hands of the rebels is regarded by Syria, Iran and Hizbullah as part of their struggle against Israel and its allies. A victory in this region will bring the Iranian forces closer to the Jordanian border in the south and the Israeli border in the west, will prepare the ground for defeating the opposition forces in the Quneitra area, and will enable the creation of a territorial continuum of resistance axis forces stretching from Dar’a through Damascus and Quneitra to Lebanon.

A Syrian army commander admitted on Syrian TV that the operation in the Dar’a region was being carried out « in collaboration with the resistance axis – Hizbullah and Iran. » He added that the goal of the army’s actions in the Dar’a and Quneitra area was « to ensure calm on the borders with the neighboring countries [Israel and Jordan] and disrupt the security zone they are attempting to establish. »[53]

The Al-Hadath News website, which is close to the Syrian regime, also exposed Iran’s involvement  in the fighting, and even posted a photo of Gen. Qassem Soleimani in the area. It reported: « Iran, which had been taking part in the fighting in Syria by means of military advisors within the Syrian army, recently decided to join the military conflict officially and openly. » According to the site, Soleimani arrived in the area « to supervise and follow the campaign in southern Syria, and take part in directing it, » and his presence there lends the campaign « a clear geopolitical military character » that means that « the resistance is calling the shots in southern Syria. » The site added that the first goal of this attack was to defeat the armed opposition forces in Dar’a in advance of defeating them in Quneitra, which would be « a blow to the Zionist enemy. » This, in addition to preventing them from advancing towards Damascus. The site stated further that « southern Syria is clearly no longer involved in an inter-Syrian conflict, or a conflict between Syrians and takfiri forces [i.e., the jihad groups], but rather in a conflict between the resistance axis [comprising] Iran, Syria and Hizbullah on the one hand and the Israel-Jordan-U.S. alliance on the other. »[54]

Ibrahim Al-Amin, board chairman of the Lebanese Al-Akhbar daily, which is close to Hizbullah, wrote on this matter on February 11 that the top leadership of the resistance axis has decided « to create new political, military and security facts [on the ground] along the border between Jordan and occupied Palestine. »[55]

VIII. The Implications Of Iran And Its Proxies Surrounding Israel

Iran’s presence in the Golan, as well as in Lebanon and on the Mediterranean, creates a situation where any local conflict can rapidly escalate into a comprehensive regional war with direct Iranian involvement. Though Nasrallah stressed in his speech in late January 2015 that Hizbullah had completed its punitive measures for the killing of its six operatives in Quneitra, and that it is not interested in war, Iran continues to threaten further attacks, and may arrange further eruptions in the region or outside it by employing Hizbullah cells in various parts of the world.[56] In addition, articles in the Lebanese press spoke of the possible outbreak of a regional war.[57]

As long as Hizbullah operates from Lebanon, Israel is able to deter it, since Israel’s response to an attack from Lebanon employing the full force of Hizbullah’s missile arsenal (comprising over 100,000 missiles) will be the destruction of Lebanon’s infrastructures, a scenario that deters Hizbullah. However, if Hizbullah is activated from outside Lebanon, Israel will not be able to respond in the same manner.

As for Iran, it does not regard itself as deterred by Israel, now that it has built a single, comprehensive front against Israel stretching from the Mediterranean to southern Syria. It also has the capability of activating Hizbullah, despite the heavy price this organization will pay.

In fact, the Syrian front in general, and especially in the Golan, has become Iran’s favored theatre of operations, since acting there diminishes the chance of a war within its own borders. In this context, Khamenei’s advisor Ali Ahmad Velayati said on February 8, 2013 that « Iran has planned its defensive positions outside its own borders, and has linked its fate to the fate of the Islamic countries; this is why it will support those such as [Syrian President] Bashar Al-Assad to the end… »[58] Mehdi Taeb, the head of Khamenei’s « Ammar Headquarters » think tank, said in one of his speeches: « The loss of Syria will lead to the loss of Tehran itself. »[59]

Moreover, Iran’s presence on the Israeli border limits Israel’s ability to use military measures against Iran’s nuclear program. This, since Iran is building up its response capabilities in the region, to complement its long-range missiles. In the past, it was Hizbullah Lebanon that deterred Israel, to some extent, from acting militarily against Iran’s nuclear program. Today this deterrence is significantly strengthened by the advent of Hizbullah Syria and the direct presence of Iranian forces in the Golan.

According to Mehdi Taeb, the centrality of Hizbullah to Iran’s deterrence vis-a-vis Israel was already demonstrated in the 2006 Lebanon war. In a 2013 speech, he said that Iran never had to attack Israel’s nuclear warheads because « we completely locked up [Israel] with Hizbullah. During the 2006 Lebanon war, the Zionist regime tried to break this lock [i.e. Hizbullah], but after 33 days [of fighting], it gave up, and left [Lebanon]. »[60]

Al-Akhbar columnist Nahed Al-Hattar also addressed the implications of Iran’s deployment on Israel’s border. He said that, while Israel is unable to use its nuclear capabilities due to international considerations, Iran has created a « practical, direct and conventional » threat against it: « Israel faces a fateful crisis. As much as it feared the Iranian nuclear program, it never imagined that Iran would be standing on its border even before its nuclear agreement with the Americans was complete. The Iranian threat to Israel is no longer theoretical, nor does it have anything to do with Israel’s deterrent of using its nuclear weapons, which cannot be used considering the international power balance. The threat has become direct, practical and conventional. »[61]

*Y. Carmon is President and Founder of MEMRI; Y. Yehoshua is Vice President for Research and Director of MEMRI Israel.

Endnotes:

[1] From a February 13, 2015 article by columnist Nahed Al-Hattar in the Lebanese daily Al-Akhbar.

[2] Fars (Iran), April 5, 2014. See also MEMRI Special Dispatch No. 5848, Iranian Media Reports Deleted Following Publication (1): Senior IRGC Official Speaking On Iran’s Military Involvement In Syria Says Iran Has Established ‘Second Hizbullah’ There, September 25, 2014.

[3] In the last two years, numerous security incidents have occurred on Israel’s northern border. The incidents include the launch of a drone from South Lebanon in April 2013, which, according to Israeli estimates, was carried out by IRGC members; rocket fire towards the Hermon outpost in May 2013; a roadside bomb near the Israeli-Lebanese border in August 2013; roadside bombs on the Israeli-Syrian border in March and October 2014; anti-tank missile fire from Syria towards an Israeli vehicle in June 2014; a drone infiltrating Israel from Quneitra in August 2014; and  rocket fire on the Golan in January 2015. This, alongside Israeli attacks on weapons shipments such as a shipment of SA-17 anti-aircraft missiles to Hizbullah in Syria in January 2013, an attack on a truck convoy carrying missiles and a launcher in February 2014, and an attack on a warehouse storing Russian-made missiles that were on their way from Syria to Lebanon in December 2014.

[4] The notion of a single front from the Rosh HaNikra to Quneitra (i.e., from the Mediterranean to the Golan) was expressed  repeatedly in the Lebanese press. See for example a January 19, 2015 article in the daily Al-Safir, an article by Firas Al-Shoufi from the same date in Al-Akhbar, and Nahed Hattar’s January 21, 2015 article in Al-Akhbar. The head of Al-Akhbar’s board of directors, Ibrahim Al-Amin, expressed a similar notion in the daily as early as May 27, 2013.

[5] This violation of a decades-long status quo is so grave that, in a late January 2015 interview with Foreign Affairs magazine, Bashar Al-Assad persisted in denying that it was happening, claiming, « Never has an operation against Israel happened through the Golan Heights since the cease-fire in 1974. It has never happened. So for Israel to allege that there was a plan for an operation—that’s a far cry from reality, just an excuse, because they wanted to assassinate somebody from Hizbullah. » Foreign Affairs (U.S.), January 25, 2015.

[6] On Hizbullah’s violations of  Resolution 1701, see MEMRI Special Dispatch No. 5857, « Daily Close To Hizbullah: In Violation Of UNSCR 1701, Hizbullah Has Resumed Operations South Of The Litani River, » October 13, 2014.

[7] Al-Alam TV (Iran), February 2, 2015.

[8] LDC (Lebanon), January 29, 2015.

[9] Many columnists close to Hizbullah and Iran addressed the scenario of an imminent all-out war with Israel. For example, columnist Wafiq Qanso described Hizbullah’s considerations prior to reacting to the Israeli attack as follows: « The time, place, and manner of a reaction  is subject  to the examination of  the leadership of the resistance. » He said that such an examination takes into account several elements, including « the reality in the region and the possibility of a counter-reaction [by Israel] and a slide into extensive war. » Al-Akhbar (Lebanon), January 21, 2015. Lebanese analyst ‘Ali Haidar  wrote: « It is now clear that direct Israeli military intervention will trigger a parallel regional intervention on an [even] larger and more dangerous scale, leading to a scenario of  regional escalation. » Al-Akhbar (Lebanon), February 13, 2015. Iranian analyst Hassan Hanizadeh, who is close to Iranian  regime circles, wrote: « The current confrontation is a prelude to a comprehensive war that will not be confined to South Lebanon, and may even spread  south of Quneitra. » Fars, Iran, January 28, 2015. Al-Akhbar’s Ibrahim Al-Amin wrote, « The possibility of an all-out conflict breaking out that will leave no border between Lebanon and Syria is valid and in effect. » Al-Akhbar, Lebanon, May 27, 2013.

[10]  Brigadier Yadollah Javani, an advisor to Khamenei’s representative in the IRGC, said in a February 15, 2015 interview on Iran’s Al-Alam TV: « Nasrallah announced they [Hizbullah]  would respond to the [January 18] attack, and we saw how this response was carried out. The beauty of it is that the Zionists, for their part, did not respond at all. The reason is their intense fear of the outbreak of an all-out war. »

[11] Recently, many Iran and Hizbullah cells across the world planning attacks against Israeli and Jewish targets were discovered. For example, Uruguay in early January 2015 expelled a top diplomat at the Iranian Embassy in Montevideo on suspicion of his involvement in placing a bomb near the Israeli Embassy in the city; see: English.alarabiya.net, February 6, 2015. Likewise, in April 2014, two Hizbullah operatives planning an attack against Israeli tourists were arrested in Thailand; see: English.alarabiya.net, April 18, 2014. In May 2013, Nigerian security forces uncovered a Hizbullah terror cell that planned to carry out attacks against Israeli targets in the country and in other parts of West Africa. In February 2013, Nigerian security forces uncovered a terror squad operated by the IRGC’s Qods Force that was planning attacks against Chabad House and against offices of the Israeli Zim shipping lines in the city of Lagos. See: Haaretz, IBA, May 30, 2013.

[12] Reports on Iranian forces participating in the fighting in Syria appeared in Iran as early as 2013. See MEMRI Inquiry & Analysis No. 1040, « Despite Denials By Iranian Regime, Statements By Majlis Member And Reports In Iran Indicate Involvement Of Iranian Troops In Syria Fighting, » December 4, 2013.

Recently, Al-Sharq Al-Awsat reported, citing Ahmad Ramadan, a member of the National Coalition for Syrian Revolution and Opposition Forces, that Iran  was airlifting Shi’ite warriors, especially Iraqis and Afghans, to Latakia, Syria, where they are trained by the IRGC before being dispatched to Dar’a. Al-Sharq Al-Awsat, London, February 13, 2015.

[13] See MEMRI Special Dispatch No. 5877, Iranian Campaign Touts IRGC Qods Force Commander Qassem Soleimani As ‘Savior Of Iraq’; Soleimani: Iran Has Thousands Of Organizations Like Hizbullah; I Pray To Die A Martyr, November 10, 2014.

[14] Mehr (Iran), February 5, 2015.

[15] Tasnim (Iran), February 11, 2015.

[16] Tasnim (Iran), February 4, 2015.

[17] Mehr (Iran), January 30, 2015.

[18] See MEMRI Special Dispatch No. 5848, Iranian Media Reports Deleted Following Publication (1): Senior IRGC Official Speaking On Iran’s Military Involvement In Syria Says Iran Has Established ‘Second Hizbullah’ There, September 25, 2014.

[19] Al-Quds Al-Arabi (London), Almayadeen.net, May 7, 2013.

[20] ISNA (Iran), May 11, 2013.

[21] The statements were made in an interview on Hizbullah’s Al-Manar TV. Irinn.ir, May 17, 2013.

[22] Al-Safir (Lebanon), May 10, 2013.

[23] Al-Akhbar (Lebanon), February 13, 2015.

[24] Recently, former Lebanese prime minister Sa’d Al-Hariri, chairman of the Al-Mustaqbal faction, expressed harsh criticism of Hizbullah’s involvement in Syria. In a speech marking the 10th anniversary of the assassination of his father, Rafiq Al-Hariri, he said: « [In the past] we said to Hizbullah: entering the Syrian war is lunacy in itself. It has brought the terrorist insanity into our country. Today we say to it that connecting the Golan with the South [of Lebanon] is also lunacy, and another reason for us to say to it: Get out of Syria. Stop importing Syrian conflagrations into our country, first a terrorist conflagration, then a conflagration from the Golan, and tomorrow who knows where [the conflagration] will come from. » See Youtube.com/watch?v=G90oHQpD-AU#t=174, February 14, 2015.

On earlier criticism inside Lebanon on Hizbullah’s involvement in Syria, see MEMRI Inquiry & Analysis No. 980, Lebanon Openly Enters Fighting In Syria, June 13, 2013. The Lebanese press close to Hizbullah  has since May 2013 mentioned numerous times the notion of abolishing the Lebanon-Syria border and the expansion of the resistance front from Lebanon to Syria in the framework of all-out conflict with Israel. For example, Ibrahim Al-Amin wrote in Al-Akhbar: « Everyone must act based on the expansion in practice of [Israel’s] northern front, [which now stretches from  Lebanon to Syria]. In the near future, we may see the border with Lebanon remaining calm, while the most active front will be on the Palestine-Syria border [in the Golan]… We are simply facing a new level of unity between the resistance in Lebanon and [that in] Syria… such that the possibility of an all-out conflict breaking out that will leave no border between Lebanon and Syria is valid and in effect. » Al-Akhbar, Lebanon, May 27, 2013. Columnist Nahed Hattar wrote in Al-Akhbar recently that the Golan was « a pan-Arab arena shared by the Lebanese, the Syrian, the Jordanian, and the Iraqi [people]. From today onwards, there is no longer room for partial resistance and for partial national plans. » Al-Akhbar, Lebanon, January 23, 2015. See also  MEMRI Inquiry & Analysis No. 1138, Following Killing Of Hizbullah Operative Jihad Mughniyah, New Information Comes To Light Regarding Hizbullah, Iranian Activity In Syrian Golan On Israeli Border, January 28, 2015.

[25] Al-Safir (Lebanon), January 31, 2015. The previous day, similar statements were made by IRGC commander Jafari: « Iran and Hizbullah are one, and everywhere the blood of our martyrs on the front is spilled together, and our response will be the same. » Fars, Iran, January 30, 2015.

[26] Fars (Iran), May 4, 2014. See MEMRI Special Dispatch No. 5848, Iranian Media Reports Deleted Following Publication (1): Senior IRGC Official Speaking On Iran’s Military Involvement In Syria Says Iran Has Established ‘Second Hizbullah’ There, September 25, 2014.

[27] Farda (Iran), April 21, 2014.

[28] Al-Manar TV (Lebanon), May 10, 2013.

[29] Fars (Iran), May 4, 2014.

[30] See MEMRI Inquiry & Analysis Series Report No. 1138, Following Killing Of Hizbullah Operative Jihad Mughniyah, New Information Comes To Light Regarding Hizbullah, Iranian Activity In Syrian Golan On Israeli Border, January 28, 2015.

[31] See MEMRI Special Dispatch No. 5915, Iranian Army Twitter Account, Iranian Army-Affiliated Blog Report: IRGC Troops At Lebanon-Israel Border, December 26, 2014.

[32] ISNA (Iran), January 18, 2012. The Lebanese government requested clarifications on these statements, which resulted in denials by the Iranian foreign ministry. See Fars (Iran), January 25, 2012.

[33] Al-Gumhouriyya (Egypt), Alarabiya.net, February 15, 2014.

[34] The Syrian opposition reported  that  Soleimani was spotted in Quneitra. Al-Nahar (Lebanon), January 19, 2015. Another report indicated that, on January 11, 2015, « Qassem Soleimani visited Damascus on his way to Beirut, where he met with the resistance leadership. » Al-Akhbar (Lebanon), January 21, 2015. There were also reports, accompanied with photos, that Soleimani recently visited the Dar’a region. Alhadathnews.net, February 10, 2015.

[35] Almanar.com, February 4, 2015.

[36] Al-Akhbar (Lebanon), January 10, 2015, October 23, 2014.

[37] Alwatanvoice.com, February 6, 2015.

[38] Alwatanvoice.com, February 6, 2015.

[39] See MEMRI Special Dispatch No. 5906, Iranian Regime Escalates Threats To Annihilate Israel, December 17, 2014.

[40] See MEMRI TV Clip 4366, Iran’s Leader Khamenei: Armed Struggle Should Continue until Israel Is Destroyed by a Referendum, July 23, 2014.

[41] Snn.ir, November 12, 2014.

[42] Fars (Iran), August 27, 2014.

[43] Fars (Iran), November 26, 2014.

[44] IRNA (Iran), November 27, 2014.

[45] See MEMRI Special Dispatch No. 5906, Iranian Regime Escalates Threats To Annihilate Israel, December 17, 2014.

[46] See MEMRI TV Clip No. 4366, « Iran’s Leader Khamenei: Armed Struggle Should Continue until Israel Is Destroyed by a Referendum, » July 23, 2014.

[47] See Special Dispatch No. 5808, « Iranian Supreme Leader Khamenei Calls For The Annihilation Of Israel, » July 28, 2014.

[48] Fars (Iran), November 27, 2014.

[49] Tasnim (Iran), July 26, 2014.

[50] ISNA (Iran), January 27, 2015.

[51] Tasnim (Iran), August 29, 2014.

[52] On Soleimani’s presence in Dar’a, including photos, see Alhadathnews.net, February 11, 2015. There have recently been many other reports in the Arab press on the involvement of Iranian troops in the fighting in Dar’a. See a February 13, 2015 report in the Lebanese  Al-Akhbar, as well as reports in Al-Sharq Al-Awsat  from February 12 and February 13. The February 12 article in Al-Sharq Al-Awsat stated that Hizbullah’s leadership in the area was stationed in a special war room in the 9th Division base in Sanamin, north of Dar’a.

[53] Lbcgrouop.tv; Al-Riyadh (Saudi Arabia), February 12, 2015.

[54] Alhadathnews.net, February 11, 2015.

[55] Al-Akhbar (Lebanon), February 11, 2015.

[56] Iran has made numerous threats to this effect.  IRGC Qods Force deputy commander Esmail Qaani said after the Quneitra attack: « We will not rest until Israel is eliminated, » Mehr (Iran), January 22, 2015. IRGC commander ‘Ali Jafari threatened a response by means of Hizbullah’s cells across the world: « They [Israel] are surely familiar with the capabilities of the Hizbullah cells that have been established  around the  world [to fight] the enemies of Islam, and they fear them. If  they expect Hizbullah to respond to their action, they must expect a firm and crushing response not only in the region of their border but in any part of the world where there are Zionist Israelis or their supporters » Fars (Iran), January 30, 2015.

[57] On this, see note 9.

[58]  Yjc.ir, February 8, 2013.

[59] See MEMRI Inquiry & Analysis No. 946, « Iranian Official: The Loss Of Syria Will Lead To The Loss Of Tehran Itself; Syria Is An Iranian Province; Iran Has Formed A 60,000-Strong Syrian Basij; Israel Is Our Only Threat, » March 11, 2013.

[60] See reference in note 59.

[61] Al-Akhbar (Lebanon), February 13, 2015.

Voir de plus:

Jordan concerned over Iranian, Hezbollah fighters on its border
Thousands of Iranian Revolutionary Guard troops and Hezbollah fighters have begun deploying along Syrian-Jordanian border, Al-Hayat reports • Jordanian foreign minister warns Tehran the move could undermine regional stability and spark a military clash.
Daniel Siryoti

Hayom

March 17, 2015

Iran’s Revolutionary Guard along with Hezbollah operatives have recently begun deploying along the Syrian-Jordanian border, the London-based Al-Hayat newspaper reported on Monday.

According to the report, the Iranian force deployed near the border, which mostly arrived directly from Iran, comprises between 10,000 and 15,000 soldiers. The Hezbollah fighters, meanwhile, arrived from the military training camps established by the Revolutionary Guard in southern Lebanon near the border with Syria.

Jordan, worried about the Revolutionary Guard concentration on its border, dispatched Foreign Minister Nasser Judeh to Tehran in recent days, Al-Hayat reported.

Jordanian security officials said Judeh conveyed an unequivocal message to the Iranians, saying the Hashemite kingdom sees Tehran’s troop deployment in a negative light.

According to the report, Judeh demanded clarifications on the troop build-up and told his hosts that their move could undermine regional stability and even spark a military confrontation between the Jordanian army and Iranian forces, if Jordan’s defense establishment concludes the deployment poses a threat to the kingdom’s security.

Meanwhile, Syrian President Bashar Assad said Monday that only Syrians can decide his future — apparently dismissing U.S. Secretary of State John Kerry’s remark that Washington would be willing to talk with Assad to help broker a political resolution to the country’s civil war.

Asked about Kerry’s statement regarding potential talks with the Syrian government, Assad said, « We are still hearing statements and have to wait for actions. Then we will decide. » He added that any « talk about the future of the Syrian president is for Syrian people alone. »

Assad said Damascus was not concerned about comments made from abroad, describing them as « bubbles that disappear after some time. »

The Syrian leader spoke to Iranian TV after a meeting with visiting Iranian Economy Minister Ali Tayebnia. Tehran is one of Assad’s closest allies and strongest backers in his battle against rebels trying to remove him from power.

Kerry said in an interview with CBS News that the U.S. is pushing for Assad to seriously discuss a transition strategy to help end the Syrian conflict, which has killed more than 220,000 people since it started four years ago.

Some in the Middle East saw Kerry’s statement as a shift in America’s policy on Syria after President Barack Obama’s repeated calls for Assad to step down. Damascus has long accused Washington and its allies of militarizing Syria’s conflict.

The foreign minister of Turkey, another U.S. ally, also reacted sharply to Kerry’s comments, and reiterated Ankara’s position that Assad must go.

« What can you negotiate with a regime that has killed more than 200,000 people and used chemical weapons? » Mevlut Cavusoglu said during a visit Monday to Phnom Penh, Cambodia. « What result have you achieved from past negotiations? »

The main Western-backed opposition group, the Syrian National Coalition, said in a statement Monday that « bringing down the head of the regime and all officials responsible for crimes against the Syrian people are a main goal of the coalition. »

Assad said that international overtures are positive « if they are sincere. » He added that such a move should start with « ceasing political support to terrorists, stop financing them and stop sending weapons. »

He said that pressure should be exerted on European countries and regional states who give « logistical, financial and military support to terrorists and then we can say that the change has become real. »

Voir enfin:

Le conseiller du président iranien Rohani : l’Iran est un empire, l’Irak est notre capitale ; Nous défendrons tous les peuples de la région ; l’islam iranien est l’islam pur, dépourvu d’arabisme, de racisme, de nationalisme
MEMRI

11 mars 2015

Source : english.farsnews.com
Le 8 mars 2015, Ali Younesi, conseiller du président iranien Hassan Rohani et ancien ministre du Renseignement (2000-2005) au sein du gouvernement du président Khatami, s’est exprimé lors de la conférence sur le thème « Iran, nationalisme, histoire et culture » en Iran. Ses déclarations ont été publiées par l’agence de presse iranienne ISNA le même jour.

Selon Younesi, l’Iran est redevenu un empire, comme il l’était dans le passé, et sa capitale, l’Irak, est « le centre du patrimoine, de la culture et de l’identité iranienne ». Délimitant les frontières de l’Empire perse, ou, selon ses termes, du « Grand Iran », il y fait entrer des pays allant de la Chine, du sous-continent indien et du nord et sud du Caucase jusqu’au golfe Persique. Depuis l’aube de son histoire, selon lui, l’Iran est un empire et un melting-pot de différentes cultures, langues et populations.

Younesi souligne que, malgré les obstacles actuels à l’unification des pays de la région sous le leadership iranien, l’Iran ne peut ignorer cette influence régionale s’il veut préserver ses intérêts nationaux. L’ran, dit-il, opère dans cette région, en particulier en Irak, pour garantir la sécurité des populations dont le lien à l’Iran est évident de par leur histoire et leur culture. L’Arabie saoudite n’a rien à craindre des actions iraniennes, précise-t-il, les Saoudiens eux-mêmes étant incapables de défendre les peuples de la région. Il a aussi promis aux peuples de la région que l’Iran agirait contre l’extrémisme islamique incarné par l’Etat islamique, ainsi que contre les wahhabites saoudiens, la Turquie, les laïcs, la domination occidentale et le sionisme.

Soutenant que tout ce qui entre dans le giron de l’Iran s’améliore en devenant iranien, en particulier l’islam lui-même, il ajoute que l’islam dans sa forme iranienne chiite est l’islam pur, car il a perdu toute trace d’arabisme, de racisme ou de tout autre élément qui divise les différents groupes islamiques.

Voir par ailleurs:

St. Patrick’s Day Miracle in Israel: Netanyahu Comes From Behind to Win

Joel B. Pollak

Breitbart

17 Mar 2015
Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has apparently defied the mainstream media and the Obama administration with a stunning, come-from-behind victory in Israel’s elections on Tuesday. Netanyahu’s Likud Party had been projected to lose to Isaac Herzog’s Zionist Union by a margin of 26-22. Two exit polls released at the close of voting, however, suggested Likud would win, 28-27 (a third poll showed them tied). Netanyahu is now expected to form a new governing coalition.
The results suggest that the race shifted dramatically in the last few days, as Netanyahu opted for an all-in, “gevalt” effort to rally his supporters.

Netanyahu had three messages: first, that if Israelis wanted him to return to power, they would have to vote for his party; second, that he would not allow a Palestinian state to be created despite earlier commitments; third, that foreign donors and governments were mobilizing Arab voters, including some who oppose Israel’s existence, to turn out.

It was a blunt, ugly message that may create future political and diplomatic problems for Netanyahu, but it appears to have worked.

Meanwhile, the mainstream media are at a loss for words. They had expected Netanyahu to lose, perhaps even by a wide enough margin to put Herzog in the pole position to form a new government. They had expected economic issues to trump security issues, which were Netanyahu’s focus. And they expected far stronger Arab turnout (as did Netanyahu).

Herzog did put up a good fight, and will have cemented his leadership role in the opposition while building an international profile. The real loser is President Barack Obama, who undoubtedly hoped for a poor showing by Netanyahu. And the even bigger loser is the Iranian regime, who will now face an emboldened Israeli leader who made the case for his re-election on the grounds of strong public opposition to the generous terms of the nuclear deal that Obama is negotiating with Iran.

The most important immediate consequence of the election is that Netanyahu’s defense minister, Moshe “Bogey” Ya’alon, is likely to retain his post. A thorn in the side of Secretary of State John Kerry, whom he called “messianic,” Ya’alon is one of the few military planners in the western world with a grasp on the strategic realities of the Middle East. He has been a counsel of patience for Netanyahu, advising him not to waste resources on Hamas while Iran still looms as the enemy.

Netanyahu will also have some compromises to make en route to forming a new coalition. He will likely have to deliver on his promise to hand control over the finance ministry to one of his rivals, for example. And this may be his final term in office, given how close he came to defeat.

Yet the importance of his victory cannot be diminished. It is the biggest media surprise since “Dewey Defeats Truman”–a remarkable feat in today’s environment of big data, big media and big money.
Will Obama Concede?
The New York Sun

March 17, 2015

http://www.nysun.com/editorials/will-obama-concede/89094/
It may be too soon to say who won the election in Israel but it’s not too soon to say who lost — President Obama. The President threw his personal prestige, and that of his office, into undermining and defeating Prime Minister Netanyahu. Acolytes of the president were thronging to an electioneering operation called V15 in the hopes of delivering the premiership to anyone but the leader of the Likud.

That was the least of it. Mr. Obama gave Mr. Netanyahu the cold shoulder when the prime minister came to town to address a joint meeting of Congress. He belittled the speech. To describe Mr. Netanyahu, Mr. Obama’s aides used gutter language never before used by an American presidency in respect of a foreign ally. Yet as the exit polling comes in, it looks like Mr. Netanyahu made a fool of the pollsters and may well have gained a new mandate.

No one would call it a landslide, and the final election results could always bring in a surprise. This point is being made by nearly every analyst, and the potential king maker in the race to form a coalition — Moshe Kahlon of Kulanu — is playing his cards close to his vest, saying, according to the Jerusalem post, that his decision will depend on official ballot results. A center-right figure, he eyes the finance ministry, at least for now.

More broadly though, it looks like what happened is that a hardheaded electorate, in a vibrant democracy, endorsed two broadly centrist factions. Mr. Netanyahu of Likud and Isaac Herzog of the Zionist Union both were buoyed by that instinct. So, as we see it, no matter what happens, Mr. Obama’s attempt to paint Mr. Netanyahu as a marginal, rejectionist figure is shown for what it is — a mark of disrespect for Israel itself. He should have stood on the sidelines.

Will Mr. Obama concede his error? One thing for Americans to keep in mind as the maneuvering begins is that neither the right of center nor the left of center Israeli faction is enthusiastic about the Obama-Kerry negotiations with Iran. The pact is being called by the American editor of Israel’s leading liberal newspaper, Haaretz, in an interview on MSNBC, a deal “which most Israelis are opposed to.” No matter how it turns out, the thing for Mr. Obama to do would be to credit and to work with whoever is given a mandate by the Mideast’s only real democracy.

 Voir encore:

The Crisis in U.S.-Israel Relations Is Officially Here
The Obama administration’s anger is « red-hot » over Israel’s settlement policies, and the Netanyahu government openly expresses contempt for Obama’s understanding of the Middle East. Profound changes in the relationship may be coming.
Jeffrey Goldberg
The Atlantic
Oct 28 2014

The other day I was talking to a senior Obama administration official about the foreign leader who seems to frustrate the White House and the State Department the most. “The thing about Bibi is, he’s a chickenshit,” this official said, referring to the Israeli prime minister, Benjamin Netanyahu, by his nickname.

This comment is representative of the gloves-off manner in which American and Israeli officials now talk about each other behind closed doors, and is yet another sign that relations between the Obama and Netanyahu governments have moved toward a full-blown crisis. The relationship between these two administrations— dual guarantors of the putatively “unbreakable” bond between the U.S. and Israel—is now the worst it’s ever been, and it stands to get significantly worse after the November midterm elections. By next year, the Obama administration may actually withdraw diplomatic cover for Israel at the United Nations, but even before that, both sides are expecting a showdown over Iran, should an agreement be reached about the future of its nuclear program.

The fault for this breakdown in relations can be assigned in good part to the junior partner in the relationship, Netanyahu, and in particular, to the behavior of his cabinet. Netanyahu has told several people I’ve spoken to in recent days that he has “written off” the Obama administration, and plans to speak directly to Congress and to the American people should an Iran nuclear deal be reached. For their part, Obama administration officials express, in the words of one official, a “red-hot anger” at Netanyahu for pursuing settlement policies on the West Bank, and building policies in Jerusalem, that they believe have fatally undermined Secretary of State John Kerry’s peace process.

Over the years, Obama administration officials have described Netanyahu to me as recalcitrant, myopic, reactionary, obtuse, blustering, pompous, and “Aspergery.” (These are verbatim descriptions; I keep a running list.)  But I had not previously heard Netanyahu described as a “chickenshit.” I thought I appreciated the implication of this description, but it turns out I didn’t have a full understanding. From time to time, current and former administration officials have described Netanyahu as a national leader who acts as though he is mayor of Jerusalem, which is to say, a no-vision small-timer who worries mainly about pleasing the hardest core of his political constituency. (President Obama, in interviews with me, has alluded to Netanyahu’s lack of political courage.)

“The good thing about Netanyahu is that he’s scared to launch wars,” the official said, expanding the definition of what a chickenshit Israeli prime minister looks like. “The bad thing about him is that he won’t do anything to reach an accommodation with the Palestinians or with the Sunni Arab states. The only thing he’s interested in is protecting himself from political defeat. He’s not [Yitzhak] Rabin, he’s not [Ariel] Sharon, he’s certainly no [Menachem] Begin. He’s got no guts.”

I ran this notion by another senior official who deals with the Israel file regularly. This official agreed that Netanyahu is a “chickenshit” on matters related to the comatose peace process, but added that he’s also a “coward” on the issue of Iran’s nuclear threat. The official said the Obama administration no longer believes that Netanyahu would launch a preemptive strike on Iran’s nuclear facilities in order to keep the regime in Tehran from building an atomic arsenal. “It’s too late for him to do anything. Two, three years ago, this was a possibility. But ultimately he couldn’t bring himself to pull the trigger. It was a combination of our pressure and his own unwillingness to do anything dramatic. Now it’s too late.”

U.S. officials had described Netanyahu to me as recalcitrant, pompous, and “Aspergery.” But this was the first time I’d heard him called “chickenshit.”
This assessment represents a momentous shift in the way the Obama administration sees Netanyahu. In 2010, and again in 2012, administration officials were convinced that Netanyahu and his then-defense minister, the cowboyish ex-commando Ehud Barak, were readying a strike on Iran. To be sure, the Obama administration used the threat of an Israeli strike in a calculated way to convince its allies (and some of its adversaries) to line up behind what turned out to be an effective sanctions regime. But the fear inside the White House of a preemptive attack (or preventative attack, to put it more accurately) was real and palpable—as was the fear of dissenters inside Netanyahu’s Cabinet, and at Israel Defense Forces headquarters. At U.S. Central Command headquarters in Tampa, analysts kept careful track of weather patterns and of the waxing and waning moon over Iran, trying to predict the exact night of the coming Israeli attack.

Today, there are few such fears. “The feeling now is that Bibi’s bluffing,” this second official said. “He’s not Begin at Osirak,” the official added, referring to the successful 1981 Israeli Air Force raid ordered by the ex-prime minister on Iraq’s nuclear reactor.

The belief that Netanyahu’s threat to strike is now an empty one has given U.S. officials room to breathe in their ongoing negotiations with Iran. You might think that this new understanding of Netanyahu as a hyper-cautious leader would make the administration somewhat grateful. Sober-minded Middle East leaders are not so easy to come by these days, after all. But on a number of other issues, Netanyahu does not seem sufficiently sober-minded.

Another manifestation of his chicken-shittedness, in the view of Obama administration officials, is his near-pathological desire for career-preservation. Netanyahu’s government has in recent days gone out of its way to a) let the world know that it will quicken the pace of apartment-building in disputed areas of East Jerusalem; and b) let everyone know of its contempt for the Obama administration and its understanding of the Middle East. Settlement expansion, and the insertion of right-wing Jewish settlers into Arab areas of East Jerusalem, are clear signals by Netanyahu to his political base, in advance of possible elections next year, that he is still with them, despite his rhetorical commitment to a two-state solution. The public criticism of Obama policies is simultaneously heartfelt, and also designed to mobilize the base.

Just yesterday, Netanyahu criticized those who condemn Israeli expansion plans in East Jerusalem as “disconnected from reality.” This statement was clearly directed at the State Department, whose spokeswoman, Jen Psaki, had earlier said that, “if Israel wants to live in a peaceful society, they need to take steps that will reduce tensions. Moving forward with this sort of action would be incompatible with the pursuit of peace.”

It is the Netanyahu government that appears to be disconnected from reality. Jerusalem is on the verge of exploding into a third Palestinian uprising. It is true that Jews have a moral right to live anywhere they want in Jerusalem, their holiest city. It is also true that a mature government understands that not all rights have to be exercised simultaneously. Palestinians believe, not without reason, that the goal of planting Jewish residents in all-Arab neighborhoods is not integration, but domination—to make it as difficult as possible for a Palestinian capital in East Jerusalem to ever emerge.

Unlike the U.S. secretary of state, John Kerry, I don’t have any hope for the immediate creation of a Palestinian state (it could be dangerous, at this chaotic moment in Middle East history, when the Arab-state system is in partial collapse, to create an Arab state on the West Bank that could easily succumb to extremism), but I would also like to see Israel foster conditions on the West Bank and in East Jerusalem that would allow for the eventual birth of such a state. This is what the Obama administration wants (and also what Europe wants, and also, by the way, what many Israelis and American Jews want), and this issue sits at the core of the disagreement between Washington and Jerusalem.

Israel and the U.S., like all close allies, have disagreed from time to time on important issues. But I don’t remember such a period of sustained and mutual contempt. Much of the anger felt by Obama administration officials is rooted in the Netanyahu government’s periodic explosions of anti-American condescension. The Israeli defense minister, Moshe Ya’alon, in particular, has publicly castigated the Obama administration as naive, or worse, on matters related to U.S. policy in the Middle East. Last week, senior officials including Kerry (who was labeled as “obsessive” and “messianic” by Ya’alon) and Susan Rice, the national security advisor, refused to meet with Ya’alon on his trip to Washington, and it’s hard to blame them. (Kerry, the U.S. official most often targeted for criticism by right-wing Israeli politicians, is the only remaining figure of importance in the Obama administration who still believes that Netanyahu is capable of making bold compromises, which might explain why he’s been targeted.)

“The Israelis do not show sufficient appreciation for America’s role in backing Israel,” the head of the Anti-Defamation League told me.
One of the more notable aspects of the current tension between Israel and the U.S. is the unease felt by mainstream American Jewish leaders about recent Israeli government behavior. “The Israelis do not show sufficient appreciation for America’s role in backing Israel, economically, militarily and politically,” Abraham Foxman, the head of the Anti-Defamation League, told me. (UPDATE: Foxman just e-mailed me this statement: « The quote is accurate, but the context is wrong. I was referring to what troubles this administration about Israel, not what troubles leaders in the American Jewish community. »)

What does all this unhappiness mean for the near future? For one thing, it means that Netanyahu—who has preemptively “written off” the Obama administration—will almost certainly have a harder time than usual making his case against a potentially weak Iran nuclear deal, once he realizes that writing off the administration was an unwise thing to do.

This also means that the post-November White House will be much less interested in defending Israel from hostile resolutions at the United Nations, where Israel is regularly scapegoated. The Obama administration may be looking to make Israel pay direct costs for its settlement policies.

Next year, the president of the Palestinian Authority, Mahmoud Abbas, will quite possibly seek full UN recognition for Palestine. I imagine that the U.S. will still try to block such a move in the Security Council, but it might do so by helping to craft a stridently anti-settlement resolution in its place. Such a resolution would isolate Israel from the international community.

It would also be unsurprising, post-November, to see the Obama administration take a step Netanyahu is loath to see it take: a public, full lay-down of the administration’s vision for a two-state solution, including maps delineating Israel’s borders. These borders, to Netanyahu’s horror, would be based on 1967 lines, with significant West Bank settlement blocs attached to Israel in exchange for swapped land elsewhere. Such a lay-down would make explicit to Israel what the U.S. expects of it.

Netanyahu, and the even more hawkish ministers around him, seem to have decided that their short-term political futures rest on a platform that can be boiled down to this formula: “The whole world is against us. Only we can protect Israel from what’s coming.” For an Israeli public traumatized by Hamas violence and anti-Semitism, and by fear that the chaos and brutality of the Arab world will one day sweep over them, this formula has its charms.

But for Israel’s future as an ally of the United States, this formula is a disaster.

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