Discours de Netanyahou: Attention, une violation de protocole peut en cacher une autre ! (Purim on the Potomac: will the real leader of the Free world stand up ?)

https://i2.wp.com/www.metmuseum.org/media/3599/natm_gentileschi_69.281.jpghttps://i2.wp.com/www.mrdrybones.com/blog/D15304_1.gifhttps://scontent-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/v/t1.0-9/11018791_1043887128971546_2976276497768221024_n.jpg?oh=35b1b7fe71996c2f26716bf809d47256&oe=5591EDC2https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xfp1/v/t1.0-9/11034190_1043885642305028_2789026816451313212_n.jpg?oh=08cb212b36b5b604bb4927dcc1c1eabb&oe=5592DBB0&__gda__=1433698528_17b29523095b941c8db12ddb13906cb2Ne t’imagine pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi; car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté? Esther 4: 13-14
L’affrontement entre la modernité et le médiévalisme ne doit pas être un affrontement entre modernité et tradition. Les traditions du peuple juif remontent à des milliers d’années. Elles sont la source de nos valeurs collectives et le fondement de notre force nationale. Dans le même temps, le peuple juif a toujours regardé vers l’avenir. Tout au long de l’histoire, nous avons été à l’avant-garde des efforts visant à étendre la liberté, à promouvoir l’égalité, et à faire progresser les droits de l’homme. Nous défendons ces principes non pas en dépit de nos traditions, mais à cause d’elles. Nous écoutons les paroles des prophètes juifs Isaïe, Amos, Jérémie, traitons tout le monde avec dignité et compassion, recherchons la justice, chérissons la vie et prions pour la paix. Ce sont les valeurs intemporelles de mon peuple et celles-ci sont le plus grand don du peuple juif à l’humanité. Engageons-nous aujourd’hui pour défendre ces valeurs afin que nous puissions défendre notre liberté et la protection de notre civilisation commune. Benjamin Netanyahou (ONU, 27/09/2012)
Parce que l’Amérique et Israël partagent un destin commun, le destin de terres promises qui chérissent la liberté et offrent de l’espoir. Israël est reconnaissant du soutien de l’Amérique – de la population de l’Amérique et des présidents de l’Amérique, de Harry Truman à Barack Obama.(…) Mes amis, je suis venu ici aujourd’hui parce que, en tant que Premier ministre d’Israël, je me sens une obligation profonde de vous parler d’une question qui pourrait bien menacer la survie de mon pays et l’avenir de mon peuple: la quête iranienne pour obtenir des armes nucléaires. Nous sommes un peuple ancien. Dans nos près de 4000 ans d’histoire, beaucoup ont essayé à plusieurs reprises de détruire le peuple juif. Demain soir, lors de la fête juive de Pourim, nous allons lire le Livre d’Esther. Nous lisons le récit d’un vice-roi de Perse puissant nommé Haman, qui complotait pour détruire le peuple juif il y a quelque 2500 ans. Mais une femme juive courageuse, reine Esther, a démontré ce complot et a donné au peuple juif le droit de se défendre contre ses ennemis. Le complot a été déjoué. Notre peuple a été sauvé. Aujourd’hui le peuple juif fait face à une autre tentative, d’un autre potentat perse, de nous détruire. Le Guide suprême l’ayatollah Khamenei crache sa haine la plus ancienne, la haine de l’antisémitisme, avec les nouvelles technologies. Il tweete qu’Israël doit être anéanti – il tweete ! Vous savez, en Iran, Internet n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler livre. Mais il tweet en anglais qu’Israël doit être détruit. Pour ceux qui croient que l’Iran menace l’Etat juif, mais pas le peuple juif, écoutez Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, chef mandataire terroriste de l’Iran. Il a dit: Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela va nous épargner la fatigue de les pourchasser dans le monde entier. Mais le régime iranien n’est pas seulement un problème juif, pas plus que le régime nazi n’était qu’un problème juif. Les 6 millions de juifs assassinés par les nazis n’étaient qu’une fraction des 60 millions de personnes tuées dans la Seconde Guerre mondiale. Donc, si le régime de l’Iran constitue une grave menace non seulement pour Israël, c’est aussi le cas pour la paix du monde entier. Pour comprendre à quel point l’Iran serait dangereux avec des armes nucléaires, nous devons comprendre pleinement la nature du régime. Le peuple d’Iran est composé de gens très talentueux. Ils sont les héritiers d’une des plus grandes civilisations du monde. Mais en 1979, ils ont été détournés de leur histoire par des fanatiques religieux, des fanatiques religieux – qui ont imposé une dictature sombre et brutale. Cette année là, les fanatiques ont rédigé une constitution nouvelle pour l’Iran. Elle ordonne aux gardiens de la révolution de ne pas seulement protéger les frontières de l’Iran, mais aussi de remplir la mission idéologique du jihad. Le fondateur du régime, l’ayatollah Khomeini, a exhorté ses partisans à « exporter la révolution dans le monde entier. » Je suis ici à Washington, et la différence est tellement frappante. Le document fondateur de l’Amérique promet la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Le document fondateur de l’Iran s’engage dans la mort, la tyrannie, et la poursuite du djihad. Et alors que les États s’effondrent à travers le Moyen-Orient, l’Iran se charge d’occuper le vide pour faire exactement cela. Les hommes de main de l’Iran à Gaza, ses laquais au Liban, ses gardiens de la révolution sur le plateau du Golan entourent Israël avec trois tentacules de terreur. Soutenu par l’Iran, Assad massacre Syriens. Soutenu par l’Iran, les milices chiites sont lâchées en Irak. Soutenu par l’Iran, les Houthis prennent le contrôle du Yémen, menaçant les détroits stratégiques à l’embouchure de la mer Rouge. Avec le détroit d’Ormuz, ce serait donner à l’Iran une seconde point d’approvisionnement en pétrole du monde. (…) L’Iran a pris des dizaines d’Américains en otage à Téhéran, a assassiné des centaines de soldats américains, des Marines à Beyrouth, et est responsable de la mort et de mutilations des milliers d’hommes et de femmes, de militaires américains en Irak et en Afghanistan. Au-delà du Moyen-Orient, l’Iran attaque l’Amérique et ses alliés à travers son réseau mondial de terrorisme. Il a fait sauter le centre de la communauté juive et l’ambassade israélienne à Buenos Aires. Il a aidé Al Qaida à attaquer les ambassades américaines en Afrique. Il a même tenté d’assassiner l’ambassadeur saoudien, ici à Washington DC. Au Moyen-Orient, l’Iran domine désormais quatre capitales arabes, Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa. Et si l’agression de l’Iran n’est pas défaite, d’autres suivront sûrement. Donc, à un moment où beaucoup espèrent que l’Iran se joindra à la communauté des nations, l’Iran est occupé engloutir les nations.(…) Ne soyez pas dupe. La bataille entre l’Iran et l’ISIS ne fait pas l’Iran dans un ami de l’Amérique. L’Iran et l’ISIS sont en compétition pour le trône de l’Islam militant. Le premier se nomme République Islamique, le second Etat Islamique. les deux veulent imposer un empire islamique militant, d’abord sur la région, puis sur le reste du monde. Ils sont simplement en désaccord sur celui qui sera le chef de cet empire. Dans cette lutte mortelle pour un trône, il n’y a pas de place pour l’Amérique ou pour Israël, pas de paix pour les chrétiens, les juifs ou les musulmans qui ne partagent pas la croyance médiévale islamiste, pas de droits pour les femmes, pas de libertés pour les peuples.(…) La différence est que l’ISIS est armé avec des couteaux de boucher, des armes saisies et YouTube, alors que l’Iran pourrait bientôt être armé avec des missiles balistiques intercontinentaux et des bombes nucléaires. Nous devons toujours nous rappeler – je vais le dire une fois de plus – que le plus grand danger auquel notre monde doit faire face, est le mariage de l’Islam militant avec des armes nucléaires. Vaincre l’Etat Islamique et laisser l’Iran obtenir des armes nucléaires serait comme gagner la bataille, mais perdre la guerre. (…) Vous n’avez pas à lire Robert Frost pour le savoir. Vous devez vivre votre vie afin de savoir que le chemin difficile est habituellement le moins fréquenté, mais il faudra savoir faire toute la différence pour l’avenir de mon pays, la sécurité du Moyen-Orient et la paix du monde, paix que nous avons tous pour désir.(…) Mes amis, se tenir debout face à l’Iran n’est pas simple. Etre debout face à des régimes sombres et meurtriers n’est jamais simple. Il y a parmi nous aujourd’hui un survivant de la Shoah et lauréat du prix Nobel, Elie Wiesel. Elie, votre vie et votre travail nous inspirent pour donner un sens aux mots, « plus jamais ça. » Et je souhaite pouvoir vous promettre, Elie, que les leçons de l’histoire ont été tirées. Je ne peux qu’encourager les dirigeants du monde à ne pas répéter les erreurs du passé. (…) Mais je ne peux vous garantir cela. Les jours où le peuple juif sont restés passifs face à des ennemis génocidaires, ces jours sont révolus. Nous ne sommes plus dispersé parmi les nations, impuissants pour nous défendre. Nous avons restauré notre souveraineté dans notre ancienne maison. Et les soldats qui défendent notre maison ont un courage sans bornes. Pour la première fois en 100 générations, nous, le peuple juif, pouvons nous défendre. Mais je sais qu’Israël n’est pas seul. Je sais que l’Amérique se tient avec Israël (…) parce que vous savez que l’histoire d’Israël n’est pas seulement l’histoire du peuple juif, mais de l’esprit humain qui refuse encore et encore de succomber à des horreurs de l’histoire. Face à moi, juste là dans cette galerie, on voit l’image de Moïse. Moïse a conduit notre peuple de l’esclavage aux portes de la terre promise. Et avant que le peuple d’Israël n’entre sur la terre d’Israël, Moïse nous a donné un message qui a endurci notre détermination depuis des milliers d’années. Je vous laisse avec son message aujourd’hui, « Soyez forts et déterminés, sans peurs ni craintes à leurs égards. » (…) Que Dieu bénisse l’Etat d’Israël et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique. Benjamin Netanyahou
Nous essayons de rendre la décision d’attaquer l’Iran la plus dure possible pour Israël. Responsable de l’Administration Obama (au Washington Post, 02.03.12)
Aucun gouvernement israélien ne peut tolérer une arme nucléaire dans les mains d’un régime qui nie l’Holocauste, menace de rayer Israël de la carte et parraine des groupes terroristes engagés à la destruction d’Israël. Barak Obama (devant le groupe de pression pro-israélien AIPAC, 05.03.12)
Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, leur droit à la justice, doit également être reconnu. Mettez-vous dans leurs souliers.  Regardez le monde à travers leurs yeux.  Il n’est pas juste qu’un enfant palestinien ne puisse pas grandir dans son propre état sa vie entière avec la présence d’une armée étrangère qui contrôle les mouvements non seulement des jeunes, mais de leurs parents, leurs grands-parents, chaque jour.  Ce n’est pas seulement quand la violence des colons contre les Palestiniens reste impunie.  Ce n’est pas juste d’empêcher les Palestiniens de cultiver leurs terres agricoles ou de restreindre la capacité d’un élève à se déplacer en Cisjordanie, ou de déplacer des familles palestiniennes de leurs maisons.  L’occupation et l’expulsion ne sont pas la réponse.  Tout comme les Israéliens ont construit un état dans leur patrie, les Palestiniens ont le droit d’être un peuple libre dans leur propre terre.  (…) Comme homme politique, je peux vous dire que je peux vous promettre ceci : Les dirigeants politiques ne prendront jamais de risques si le peuple ne les pousse pas à prendre certains risques.  Vous devez créer le changement que vous voulez voir. Obama (devant étudiants israéliens, mars 2013)
Ce que nous pouvons dire avec certitude, c’est que l’administration qui supporte les Frères musulmans « démocratiquement élus » en Égypte et qui a tant fait pour éliminer tous les obstacles de leur élection, snobe le gouvernement israélien démocratiquement élu, et même, tous les officiels élus d’Israël en général.  « Barack Obama a invité les Frères musulmans à la Maison Blanche.  Il s’est rendu au Caire pour s’adresser à toute l’Égypte et a insisté sur le fait que les Frères musulmans résistent contre la volonté du président d’alors, Hosni Moubarak.  Pourtant, il n’a pas visité la Knesset en Israël !  N’est-ce pas étrange ?  Cela prouve certainement que nous ne pouvons pas prendre ce que cet homme dit à sa valeur nominale. Caroline Glick
Obama est le premier président américain élevé sans attaches culturelles, affectives ou intellectuelles avec la Grande-Bretagne ou l’Europe. Les Anglais et les Européens ont été tellement enchantés par le premier président américain noir qu’ils n’ont pu voir ce qu’il est vraiment: le premier président américain du Tiers-Monde. The Daily Mail
Culturellement, Obama déteste la Grande-Bretagne. Il a renvoyé le buste de Churchill sans la moindre feuille de vigne d’une excuse. Il a insulté la Reine et le Premier ministre en leur offrant les plus insignifiants des cadeaux. A un moment, il a même refusé de rencontrer le Premier ministre. Dr James Lucier (ancien directeur du comité des Affaires étrangères du sénat américain)
Je sais que c’est horrible à dire, mais je ne pense pas que le président aime l’Amérique. Il ne vous aime pas, il ne m’aime pas. Il n’a pas été élevé comme vous et moi dans l’amour de ce pays. Il critique l’Amérique. Il parle des croisades en disant que les chrétiens étaient des barbares, oubliant de finir sa phrase en disant que les musulmans étaient aussi des barbares. Rudolph Giuliani
Je ne remets pas en cause son patriotisme, je suis sûr qu’il est patriote. Mais dans sa rhétorique, je l’entends très rarement dire les choses que j’avais l’habitude d’entendre chez Ronald Reagan ou Bill Clinton concernant leur amour pour l’Amérique. Je l’entends critiquer l’Amérique beaucoup plus que d’autres présidents américains. Rudolph Giuliani
Benjamin Netanyahu’s address to Congress was notable in two respects. Queen Esther got her first standing O in 2,500 years. And President Obama came up empty in his campaign to preemptively undermine Netanyahu before the Israeli prime minister could present his case on the Iran negotiations. On the contrary. The steady stream of slights and insults turned an irritant into an international event and vastly increased the speech’s audience and reach. Instead of dramatically unveiling an Iranian nuclear deal as a fait accompli, Obama must now first defend his Iranian diplomacy. In particular, argues The Post, he must defend its fundamental premise. It had been the policy of every president since 1979 that Islamist Iran must be sanctioned and contained. Obama, however, is betting instead on detente to tame Iran’s aggressive behavior and nuclear ambitions. For six years, Obama has offered the mullahs an extended hand. He has imagined that with Kissingerian brilliance he would turn the Khamenei regime into a de facto U.S. ally in pacifying the Middle East. For his pains, Obama has been rewarded with an Iran that has ramped up its aggressiveness in Iraq, Syria, Lebanon, Gaza and Yemen, and brazenly defied the world on uranium enrichment. He did the same with Russia. He offered Vladimir Putin a new detente. “Reset,” he called it. Putin responded by decimating his domestic opposition, unleashing a vicious anti-American propaganda campaign, ravaging Ukraine and shaking the post-Cold War European order to its foundations. Like the Bourbons, however, Obama learns nothing. He persists in believing that Iran’s radical Islamist regime can be turned by sweet reason and fine parchment into a force for stability. It’s akin to his refusal to face the true nature of the Islamic State, Iran’s Sunni counterpart. He simply can’t believe that such people actually believe what they say. That’s what made Netanyahu’s critique of the U.S.-Iran deal so powerful. Especially his dissection of the sunset clause. In about 10 years, the deal expires. Sanctions are lifted and Iran is permitted unlimited uranium enrichment with an unlimited number of centrifuges of unlimited sophistication. As the Wall Street Journal’s Bret Stephens points out, we don’t even allow that for democratic South Korea. The prime minister offered a concrete alternative. Sunset? Yes, but only after Iran changes its behavior, giving up its regional aggression and worldwide support for terror. Netanyahu’s veiled suggestion was that such a modification — plus a significant reduction in Iran’s current nuclear infrastructure, which the Obama deal leaves intact — could produce a deal that “Israel and its [Arab] neighbors may not like, but with which we could live, literally.” (…) Netanyahu offered a different path in his clear, bold and often moving address, Churchillian in its appeal to resist appeasement. This was not Churchill of the 1940s, but Churchill of the 1930s, the wilderness prophet. Which is why for all its sonorous strength, Netanyahu’s speech had a terrible poignancy. After all, Churchill was ignored. Charles Krauthammer
The leader of the free world will be addressing Congress on Tuesday. (…) in a world where the Oval Office is manned by someone openly apologetic for most American exercises of power; and where Western Europe’s economy is enervated, its people largely faithless, and its leadership feckless; and where Freedom House has found “an overall drop in [global] freedom for the ninth consecutive year,” the safeguarding of our civilization might rely more on leaders who possess uncommon moral courage than on those who possess the most nukes or biggest armies. Right now, nobody on the world stage speaks for civilization the way Netanyahu does. While Barack Obama babbles about the supposedly “legitimate grievances” of those who turn to jihad (…) Netanyahu — who spent far more of his formative years on the American mainland than Obama did, and who took enemy fire at the age when Obama was openly pushing Marxist theory, and who learned and practiced free enterprise at the same age when Obama was practicing and teaching Alinskyism — has spoken eloquently for decades in praise of the Western heritage of freedom and human rights. (…) The ayatollahs have never backed down from their stated aim of destroying Christendom. They have never wavered from their depiction of the United States as the “Great Satan.” Just last week, Iran bragged about its recent test-firing of “new strategic weapons” that it says will “play a key role” in any future battle against the “Great Satan U.S.” Iran also continues developing, while trying to keep them secret, new missiles and launch sites with devastatingly long-range capability. It continues to enrich uranium, including an allegedly secret program, to a level that’s a short jump-step from bomb strength. It has a lengthy record of lying and cheating about its military activities, its compliance with U.N. mandates (not that the U.N. is worth much anyway), and its protections of even the limited human rights it actually recognizes as such. About the only thing Iran never lies about is its absolute, unyielding determination to wipe Israel off the face of the earth. It was only a few months ago, for example, that the “revolutionary” regime’s “Supreme Leader,” the Ayatollah Ali Khamenei, released a nine-point plan for how to “annihilate” the Jewish state. Yet Obama not only begrudges the Israeli prime minister the opportunity to make his case against this existential threat to his nation, but he conducts a diplomatic and political assault against Netanyahu of a ferocity rarely seen in the annals of American foreign policy. Obama’s actions aren’t just wrongheaded; they are malignant. They pervert American tradition and American interests, and they attempt to deprive the entire free world of its single most clarion voice for enlightenment values. Benjamin Netanyahu of course speaks first for Israel, but he speaks also for you and for me, for decency and humaneness, and for vigilance and strength against truly evil adversaries. Congress, by inviting him, is wise. Obama, by opposing him, is horribly wrong. And the civilized world, if it ignores him, will be well-nigh suicidal. Quin Hillyer
Selon un sondage Gallup publié lundi (…)  45 % des Américains voient Netanyahu de manière positive – le record était en 1998 avec 46% d’opinions positives. 45% en 2015, c’est 10 points de plus qu’en 2012. A l’inverse, seulement 24% des américains voient Netanyahu de manière négative (et parmi eux de nombreux latinos et musulmans). Les républicains apprécient beaucoup plus Netanyahu (60%) que négativement (18%), tandis que les démocrates sont divisés: 31% favorables et 31% défavorables. Parmi les indépendants, 45% ont une opinion favorable de Netanyahu, tandis que 23% le considèrent défavorablement. Par comparaison avec les chiffres de Netanyahu, un sondage publié le 23 février par the Economist / YouGov, a révélé que 45% des Américains ont un avis favorable d’Obama, contre 50% ayant une mauvaise opinion négative. JSSnews
Le discours de Netanyahou au Congrès américain fut un moment grandiose. En mettant en garde le monde occidental contre la menace qui pèse sur lui, en l’exhortant à ne pas pratiquer de politique d’apaisement envers l’Iran, il constitue un événement d’importance mondiale. Aucun homme politique occidental, a fortiori israélien, n’est capable d’une telle audace. En privilégiant la sauvegarde du lien à Obama, le tandem Livni-Herzog ne propose qu’une politique de démission nationale sur tous les enjeux vitaux d’Israël. Le « camp sioniste » qu’ils représentent est dans l’orbite de la démission munichoise qui les fait ressembler à l’Union Européenne. Ce discours prend aussi une résonnance américaine ou un président qui n’a plus de majorité gouverne par ukases et coups de force. En se dressant contre sa politique démissionnaire, il invite aussi les élus américains à résister au dévoiement de la démocratie américaine. La présidence Obama a ruiné les intérêts et les défenses du monde libre. Elle a ouvert la voie à une multitude de conflits locaux et notamment à la décomposition du monde arabe. Elle a acculé Israël à un affaiblissement dans sa puissance qu’il n’a jamais connu, l’obligeant à réitérer la même guerre tous les deux ans. Elle a réveillé un climat de guerre froide avec la Russie. Mais ce qui est le plus important, c’est que Netanyahou a eu l’audace de nommer l’ennemi, ce dont les leaders juifs du monde entier n’ont plus la force. Il a eu l’audace d’affirmer que le « peuple juif » – c’est le terme employé – saura se tenir debout pour faire face à l’ennemi et n’hésitera pas à défendre son existence. En évoquant la leçon de la Shoah, il a clairement défini l’enjeu vital et total qui se joue pour le peuple juif aujourd’hui et qui nécessite une levée en masse des Juifs pour défendre le sanctuaire de leur existence comme peuple. Enfin, la touche juive de son propos est capitale. (…) Netanyahou a évoqué la figure d’Aman, un autre perse, et il a terminé sur la figure de Moïse. C’est là la tonalité d’un vrai leader du peuple juif, capable d’intégrer l’histoire éternelle d’Israël aux enjeux les plus contemporains. Shmuel Trigano
Pourquoi tant d’animosité envers le dirigeant d’un allié de longue date, la seule et unique démocratie du Moyen-Orient, et auquel Obama a juré de sa loyauté indéfectible ? Eh bien parce que la Maison Blanche s’est déclarée exaspérée par cette visite dont elle n’a pas été informée par Israël, et qu’elle a donc perçue comme une « violation au protocole ». Laquelle l’emporte sur les bénéfices que le Congrès pourrait retirer de la présence – et du point de vue – du leader du pays le plus immédiatement concerné par les négociations actuellement menées avec l’Iran. Remarquablement, ce n’est guère la première fois que la question du protocole se situe au cœur d’une menace de destruction du peuple juif posée par l’Iran. On en trouve un précédent biblique. Sinistre écho de l’histoire contemporaine, le Livre d’Esther relate la toute première occurrence d’une tentative de génocide visant les Juifs dans l’empire antique de Perse, actuellement connu comme l’Iran. Quand, plus de deux millénaires en arrière, Mardochée apprend qu’Aman complote de « détruire, tuer, et exterminer tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour » (Esther 3,13), il persuade sa fille adoptive, devenue reine, d’intercéder en leur faveur. Mais Esther a peur. Si elle se présentait devant son mari pour faire appel contre le décret d’Aman, ce serait rompre avec le protocole royal. « Tous les serviteurs du roi et la population des provinces du roi savent bien, réplique-t-elle à Mardochée, que toute personne, homme ou femme, qui pénètre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été convoquée, une loi égale pour tous, la rend passible de la peine de mort; celui-là seul à qui le roi tend son sceptre d’or a la vie sauve. Or, moi, je n’ai pas été invitée à venir chez le roi voilà trente jours. » (Esther 4,11) Néanmoins, le Livre d’Esther nous raconte qu’après avoir supplié les Juifs de prier et de jeûner en sa faveur, Esther choisit de faire fi du protocole face à la menace d’extermination qui plane sur son peuple. Et elle parvient à abroger ce funeste décret. En conséquence, les Juifs, à ce jour, célèbrent la fête de Pourim. Dans la tradition juive, le récit de Pourim marque la commémoration d’un autre type de miracle. Le scénario du Livre d’Esther est fait d’une série de coïncidences si statistiquement improbables qu’il témoigne de la main divine cachée derrière la nature. C’est la raison pour laquelle c’est le seul livre de tout le canon biblique qui ne comporte pas la moindre mention du nom de Dieu. Dans ce monde, Dieu cache Sa face, mais Il est tout aussi impliqué dans la direction du monde que lorsqu’Il sépara la mer devant les Hébreux qui fuyaient les Égyptiens. Pour les commentateurs juifs, Pourim incarne donc cet adage célèbre – et ironiquement anonyme – affirmant que « la coïncidence est le moyen que Dieu choisit pour conserver Son anonymat. » Et dans cette optique, il est tout à fait remarquable que le discours du Premier ministre Benyamin Netanyahou « coïncide » avec la veille du jeûne d’Esther, lequel commémore l’héroïsme d’une reine qui décida que la survie de son peuple avait préséance sur le respect du protocole. Rabbin Benjamin Blech

Attention: un chef du Monde libre peut en cacher un autre !

Citations du poète national (Robert Frost), références bibliques (Esther, Mardochée, Haman), analogies historiques (l’Iran comme nouveau régime nazi), hommage au plus respecté des prix Nobel de la paix et survivants de la Shoah (Elie Wiesel), slogans digne de « Game of Thrones » …

Au lendemain d’un nouveau discours aussi attendu que controversé de Benjamin Netanyahou sur le dossier nucléaire iranien au sein même cette fois, alors qu’il n’est plus ou pas encore premier ministre, du Congrès américain  …

Alors que du Liban à Gaza et à présent de la Syrie à l’Irak et au Yemen et tout en préparant sa Solution finale, la Révolution islamique n’en finit pas de faire ce qu’elle a toujours fait depuis 35 ans, à savoir mettre le Moyen-Orient à feu et à sang …

Pendant qu’à la tête du Monde libre et face à un Congrès où il a perdu tout appui, le Tergiverseur-en-chef qui n’arrive toujours pas à nommer l’ennemi tente de sauver sa place dans l’histoire en s’accrochant désespérement à ses rêves de rapprochement avec, de Cuba à l’Iran, tout ce que la planète peut contenir de régimes renégats …

Et qu’un mois à peine après le prétendu « sursaut républicain » de Paris, le déni politiquement correct a repris comme de plus belle et nos belles âmes n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le « complexe d’Auschwitz » et la « diplomatie du bulldozer » du dirigeant israélien …

Mais que face aux horreurs si longtemps tolérées et même subventionnées de nos nouveaux damnés de la terre et trois décennies à peine après les faits, la Belle au bois des bois de la justice commence à peine tant en France qu’aux Etats-Unis à se réveiller …

Comment en cette vieille de la fête juive des Sorts dite de Pourim …

Ne pas voir avec nombre de juifs, d’Israéliens et de simples connaisseurs de la Bible …

L’étrange parallèle avec une autre tentative d’interférence dans les affaires de la superpuissance de l’époque …

A savoir celle d’Esther dont Pourim est justement la fête ?

Et comment ne pas saluer, avec  Shmuel Trigano, l’incroyable audace et la magistrale leçon d’histoire …

D’un des descendants, plus populaire et peut-être plus « américain » que ce moins américain des présidents des Etats-Unis, de cette même courageuse reine juive …

Qui devant une énième tentative d’annihilation par les ancêtres, de surcroit, des dirigeants iraniens actuels …

Osa elle aussi pour sauver son peuple …

Défier la bien-pensance et le protocole du moment ?

Quand Bibi Netanyahou viole le protocole
Échos de la reine Esther qui fit entorse au protocole royal pour défendre son peuple face à la menace de destruction posée par l’Iran d’antan…
rabbin Benjamin Blech
Aish.com
24/2/2015

La prochaine apparition du Premier ministre israélien sur la colline du Capitole se retrouve au centre d’une véritable tempête diplomatique.

Convié par le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, à s’exprimer devant le Congrès sur les menaces posées par les ambitions nucléaires de l’Iran, Benyamin Netanyahou a saisi cette occasion rêvée de partager l’inquiétude existentielle de son pays à l’heure où le régime des Mollahs s’apprête plus que jamais à atteindre son objectif avoué de l’annihilation totale d’Israël. Mais la Maison Blanche a fait part de son irritation. Un nombre croissant de législateurs démocrates ont annoncé qu’ils boycotteraient son discours. Le vice président américain Joe Biden qui, en sa qualité de président du Sénat, devrait traditionnellement superviser l’allocution de Netanyahou, a fait savoir qu’il serait « en déplacement à l’étranger » à ce moment-là. Quant à Nancy Pelosi, chef de la minorité démocrate, elle a carrément déclaré qu’elle espérait que le « discours n’aurait pas lieu. »

Pourquoi tant d’animosité envers le dirigeant d’un allié de longue date, la seule et unique démocratie du Moyen-Orient, et auquel Obama a juré de sa loyauté indéfectible ? Eh bien parce que la Maison Blanche s’est déclarée exaspérée par cette visite dont elle n’a pas été informée par Israël, et qu’elle a donc perçue comme une « violation au protocole ». Laquelle l’emporte sur les bénéfices que le Congrès pourrait retirer de la présence – et du point de vue – du leader du pays le plus immédiatement concerné par les négociations actuellement menées avec l’Iran.

Remarquablement, ce n’est guère la première fois que la question du protocole se situe au cœur d’une menace de destruction du peuple juif posée par l’Iran. On en trouve un précédent biblique. Sinistre écho de l’histoire contemporaine, le Livre d’Esther relate la toute première occurrence d’une tentative de génocide visant les Juifs dans l’empire antique de Perse, actuellement connu comme l’Iran. Quand, plus de deux millénaires en arrière, Mardochée apprend qu’Aman complote de « détruire, tuer, et exterminer tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, en un seul jour » (Esther 3,13), il persuade sa fille adoptive, devenue reine, d’intercéder en leur faveur.

Mais Esther a peur. Si elle se présentait devant son mari pour faire appel contre le décret d’Aman, ce serait rompre avec le protocole royal. « Tous les serviteurs du roi et la population des provinces du roi savent bien, réplique-t-elle à Mardochée, que toute personne, homme ou femme, qui pénètre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été convoquée, une loi égale pour tous, la rend passible de la peine de mort; celui-là seul à qui le roi tend son sceptre d’or a la vie sauve. Or, moi, je n’ai pas été invitée à venir chez le roi voilà trente jours. » (Esther 4,11)

Néanmoins, le Livre d’Esther nous raconte qu’après avoir supplié les Juifs de prier et de jeûner en sa faveur, Esther choisit de faire fi du protocole face à la menace d’extermination qui plane sur son peuple. Et elle parvient à abroger ce funeste décret. En conséquence, les Juifs, à ce jour, célèbrent la fête de Pourim.

Dans la tradition juive, le récit de Pourim marque la commémoration d’un autre type de miracle. Le scénario du Livre d’Esther est fait d’une série de coïncidences si statistiquement improbables qu’il témoigne de la main divine cachée derrière la nature. C’est la raison pour laquelle c’est le seul livre de tout le canon biblique qui ne comporte pas la moindre mention du nom de Dieu. Dans ce monde, Dieu cache Sa face, mais Il est tout aussi impliqué dans la direction du monde que lorsqu’Il sépara la mer devant les Hébreux qui fuyaient les Égyptiens. Pour les commentateurs juifs, Pourim incarne donc cet adage célèbre – et ironiquement anonyme – affirmant que « la coïncidence est le moyen que Dieu choisit pour conserver Son anonymat. »

Et dans cette optique, il est tout à fait remarquable que le discours du Premier ministre Benyamin Netanyahou « coïncide » avec la veille du jeûne d’Esther, lequel commémore l’héroïsme d’une reine qui décida que la survie de son peuple avait préséance sur le respect du protocole.

Voir aussi:

Le discours de Netanyahou : Enfin !
Shmuel Trigano
Desinfos
3 mars 2015

Le discours de Netanyahou au Congrès américain fut un moment grandiose. En mettant en garde le monde occidental contre la menace qui pèse sur lui, en l’exhortant à ne pas pratiquer de politique d’apaisement envers l’Iran, il constitue un événement d’importance mondiale. Aucun homme politique occidental, a fortiori israélien, n’est capable d’une telle audace. En privilégiant la sauvegarde du lien à Obama, le tandem Livni-Herzog ne propose qu’une politique de démission nationale sur tous les enjeux vitaux d’Israël. Le « camp sioniste » qu’ils représentent est dans l’orbite de la démission munichoise qui les fait ressembler à l’Union Européenne.

Ce discours prend aussi une résonnance américaine ou un président qui n’a plus de majorité gouverne par ukases et coups de force. En se dressant contre sa politique démissionnaire, il invite aussi les élus américains à résister au dévoiement de la démocratie américaine.

La présidence Obama a ruiné les intérêts et les défenses du monde libre.

Elle a ouvert la voie à une multitude de conflits locaux et notamment à la décomposition du monde arabe.

Elle a acculé Israël à un affaiblissement dans sa puissance qu’il n’a jamais connu, l’obligeant à réitérer la même guerre tous les deux ans.

Elle a réveillé un climat de guerre froide avec la Russie.

Mais ce qui est le plus important, c’est que Netanyahou a eu l’audace de nommer l’ennemi, ce dont les leaders juifs du monde entier n’ont plus la force.

Il a eu l’audace d’affirmer que le « peuple juif » – c’est le terme employé – saura se tenir debout pour faire face à l’ennemi et n’hésitera pas à défendre son existence.

En évoquant la leçon de la Shoah, il a clairement défini l’enjeu vital et total qui se joue pour le peuple juif aujourd’hui et qui nécessite une levée en masse des Juifs pour défendre le sanctuaire de leur existence comme peuple.

Enfin, la touche juive de son propos est capitale.

On est loin des discours insipides et bureaucratiques à la Livni !

Netanyahou a évoqué la figure d’Aman, un autre perse, et il a terminé sur la figure de Moïse.

C’est là la tonalité d’un vrai leader du peuple juif, capable d’intégrer l’histoire éternelle d’Israël aux enjeux les plus contemporains.

Nous devons y trouver la force d’un sursaut !

Voir également:

Netanyahu’s Churchillian warning

Charles Krauthammer
Washington Post
March 5, 2005

Benjamin Netanyahu’s address to Congress was notable in two respects. Queen Esther got her first standing O in 2,500 years. And President Obama came up empty in his campaign to preemptively undermine Netanyahu before the Israeli prime minister could present his case on the Iran negotiations.

On the contrary. The steady stream of slights and insults turned an irritant into an international event and vastly increased the speech’s audience and reach. Instead of dramatically unveiling an Iranian nuclear deal as a fait accompli, Obama must now first defend his Iranian diplomacy.

In particular, argues The Post, he must defend its fundamental premise. It had been the policy of every president since 1979 that Islamist Iran must be sanctioned and contained. Obama, however, is betting instead on detente to tame Iran’s aggressive behavior and nuclear ambitions.

For six years, Obama has offered the mullahs an extended hand. He has imagined that with Kissingerian brilliance he would turn the Khamenei regime into a de facto U.S. ally in pacifying the Middle East. For his pains, Obama has been rewarded with an Iran that has ramped up its aggressiveness in Iraq, Syria, Lebanon, Gaza and Yemen, and brazenly defied the world on uranium enrichment.

He did the same with Russia. He offered Vladimir Putin a new detente. “Reset,” he called it. Putin responded by decimating his domestic opposition, unleashing a vicious anti-American propaganda campaign, ravaging Ukraine and shaking the post-Cold War European order to its foundations.

Like the Bourbons, however, Obama learns nothing. He persists in believing that Iran’s radical Islamist regime can be turned by sweet reason and fine parchment into a force for stability. It’s akin to his refusal to face the true nature of the Islamic State, Iran’s Sunni counterpart. He simply can’t believe that such people actually believe what they say.

That’s what made Netanyahu’s critique of the U.S.-Iran deal so powerful. Especially his dissection of the sunset clause. In about 10 years, the deal expires. Sanctions are lifted and Iran is permitted unlimited uranium enrichment with an unlimited number of centrifuges of unlimited sophistication. As the Wall Street Journal’s Bret Stephens points out, we don’t even allow that for democratic South Korea.

The prime minister offered a concrete alternative. Sunset? Yes, but only after Iran changes its behavior, giving up its regional aggression and worldwide support for terror.

Netanyahu’s veiled suggestion was that such a modification — plus a significant reduction in Iran’s current nuclear infrastructure, which the Obama deal leaves intact — could produce a deal that “Israel and its [Arab] neighbors may not like, but with which we could live, literally.”

Obama’s petulant response was: “The prime minister didn’t offer any viable alternatives.” But he just did: conditional sunset, smaller infrastructure. And if the Iranians walk away, then you ratchet up sanctions, as Congress is urging, which, with collapsed oil prices, would render the regime extremely vulnerable.

And if that doesn’t work? Hence Netanyahu’s final point: Israel is prepared to stand alone, a declaration that was met with enthusiastic applause reflecting widespread popular support.

It was an important moment, especially because of the libel being perpetrated by some that Netanyahu is trying to get America to go to war with Iran. This is as malicious a calumny as Charles Lindbergh’s charge on Sept. 11, 1941, that “the three most important groups who have been pressing this country toward war are the British, the Jewish and the Roosevelt administration.”

In its near-70 year history, Israel has never once asked America to fight for it. Not in 1948 when 650,000 Jews faced 40 million Arabs. Not in 1967 when Israel was being encircled and strangled by three Arab armies. Not in 1973 when Israel was on the brink of destruction. Not in the three Gaza wars or the two Lebanon wars.

Compare that to a very partial list of nations for which America has fought and for which so many Americans have fallen: Kuwait, Iraq, Afghanistan, Somalia, Vietnam, Korea, and every West European country beginning with France (twice).

Change the deal, strengthen the sanctions, give Israel a free hand. Netanyahu offered a different path in his clear, bold and often moving address, Churchillian in its appeal to resist appeasement. This was not Churchill of the 1940s, but Churchill of the 1930s, the wilderness prophet. Which is why for all its sonorous strength, Netanyahu’s speech had a terrible poignancy. After all, Churchill was ignored.

Voir encore:

Right Turn
Our Arab allies understand what Obama doesn’t
Jennifer Rubin
Washington Post
February 16

Were President Obama to acknowledge forthrightly that “extremists” are out to kill Jews (whether in Europe or in genocidal fashion once nuclear weapons are obtained) and then Christians and other “nonbelievers,” he would be obliged, in turn, to recognize the ideological underpinnings of the Islamic jihadists. It is unsurprising, then, that he is in a political and rhetorical fight with the Jewish state’s prime minister, Benjamin Netanyahu, who will not ignore the deliberate targeting of Jews; will not minimize the threat (unlike Obama, Netanyahu is quite clear this is an existential threat); will not go along with the charade in the P5+1 talks that will, if Obama has his way, result in a North Korea-like deal that allows the mullahs to go nuclear; will not accept (like Obama) Iranian gains throughout the region; and worst of all, will not shut up and let Obama enjoy his denial in peace. But what is even more intriguing is the degree to which Obama ignores the concerns of our Arab allies.

Jordanians participate in a mass demonstration after Friday prayers near Al Hussein Mosque to express their solidarity with the pilot murdered by the Islamic State group earlier this month. (Jordan Pix/Getty Images)

A conservative Middle East scholar recently commented to me, “Notice how Obama never says ‘Iran threatens Egypt, Jordan, Saudi Arabia and Israel.’ It’s always just about Israel.” Indeed, if one really wanted to mount a robust opposition militarily, politically and rhetorically, one would not portray the Iranian problem as “merely” a threat to Israel; one would have to concede it is an existential threat to all of our Arab allies. If one wanted to stop treading water and throw everything we have against the Islamic State, one might follow the example of Jordan and Egypt, which conducted bombing runs when their people were slaughtered by jihadists. If Obama actually appreciated the threat Iran poses to its Sunni neighbors, he would be horrified instead of copacetic about Iran’s efforts to dominate Iraq. (“Shiite militias backed by Iran are increasingly taking the lead in Iraq’s fight against the Islamic State, threatening to undermine U.S. strategies intended to bolster the central government, rebuild the Iraqi army and promote reconciliation with the country’s embittered Sunni minority.”)

While he might imagine he can shut up Netanyahu or make it nearly impossible for the Jewish state to object to a done-deal with Iran on its nukes, Obama will not be able to dissuade Arab countries such as Saudi Arabia from ordering up their own nuclear weapons, thereby setting off a regional nuclear arms race. He might try to bully Israel, as his secretary of state did in truce talks to end the latest Gaza War, but Egypt won’t abide by a deal that strengthens the hand of Iranian-backed Hamas. (Nor will Egypt desist from attacking Hamas forces in the Sinai.)

In short, Obama’s vision for reconciliation with Iran and for slow-walking the battle with the Islamic State is doomed to fail, not just because the jihadists will continue to strike out against the West and not just because Israel won’t allow a nuclear-armed Iran. It is destined to fail because Sunni Arab states won’t abide by an Iran-dominated Middle East or by jihadists who slaughter their people. In a very real sense, on the threat posed by Islamic terrorists, Obama is far behind our Arab allies and Israel, neither of which have the luxury of self-delusion.

Jennifer Rubin writes the Right Turn blog for The Post, offering reported opinion from a conservative perspective.

Voir de plus:

Bad News, Democrats: Netanyahu’s popularity rivals Obama’s
Noah Rothman
Hot air

March 2, 2015

For weeks, those trapped within the Beltway echo chamber have reassured themselves that Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s decision to accept an invitation from congressional Republicans to address a joint session of the federal legislature was a significant strategic blunder of the first order.

They insisted that Netanyahu’s determination to take advantage of a GOP offer made without consulting the president would only further isolate the Israeli prime minister, politicize the Israeli-American relationship, and create a controversy in Israel that could result in a backlash against the prime minister and his party ahead of an upcoming general election. These were always more assertions of faith than examples of objective political analysis. The commentary class might have hoped that providence would punish Netanyahu for this brazen display of defiance in opposition to the president’s preferences, but the fates’ wrath has not yet materialized.

Ahead of Netanyahu’s speech to Congress on Tuesday, Gallup found the Israeli Prime Minister’s popularity rating in the United States was nearing an all-time high. 45 percent of the public views Netanyahu positively compared to just 24 percent of the public who views the Israeli leader unfavorably. That’s a 10-point increase from just 2012 when 35 percent of American survey respondents viewed Netanyahu positively and 23 percent had a negative opinion about the Israeli prime minister.

While Netanyahu’s favorable score has varied slightly over the years, his unfavorable score has been relatively stable, ranging from 20% to 28%. Notably, even while his favorable score increased since 2012, his unfavorable score stayed about the same. Meanwhile, fewer Americans have no opinion of Netanyahu today than did so in 2012, with 31% vs. 41%, respectively, either saying they are unsure or have never heard of him.
The survey found that six in ten Republicans are predisposed to view Netanyahu favorably and self-described independents are more likely to align with Republicans in their view of the Israeli leader. Democrats, however, are split. 31 percent have a favorable opinion of the prime minister and another 31 percent have an unfavorable view.

By contrast, Barack Obama’s favorability rating with the American public is largely equal to Netanyahu’s. The most recent Economist/YouGov poll finds 45 percent of the American public views Obama’ favorably while 50 percent view him unfavorably. Gallup, meanwhile, pegs Obama’s favorability rating at 51 percent – the highest it has been in that survey in months and a dramatic rebound from his 42 percent rating in November of last year – while 48 percent have a negative opinion of the president. Only 44 percent, however, have a favorable view of the job Obama has done in office according to Gallup’s rolling three-day polling average.

Given these conditions, it has become increasingly clear that Obama is forcing his fellow Democrats into a trap. The White House tacitly invited a Democratic boycott of Netanyahu’s address to Congress by refusing to make the president, the vice president, or any high-level Cabinet official available to him during his visit. The president has not urged his fellow Democrats to avoid boycotting Netanyahu, and an ever-increasing number of Democratic officeholders have revealed their intention to engage in a display of fealty to Obama and his wounded ego by disrespecting Netanyahu.

Perhaps these Democrats are emboldened to walk out on Netanyahu by polls, like a recent NBC News/Marist survey, which show a plurality of Americans think it was bad form for Republicans to invite Netanyahu to speak, as is their privilege, without first consulting with the White House. But even that survey, which also found Israel and Netanyahu are generally viewed positively by a plurality of Americans, suggests that this “controversy” will not have long-lasting implications and the ramifications associated with Netanyahu’s speech will be short lived.

The New York Times warned on Monday that a tipping point in Israeli-American relations had been reached. The piece warned that Democrats who are shunning Netanyahu are the vanguard of a larger movement that could threaten Israel’s position as a preferred U.S. ally.

So far, 30 Democrats — four senators and 26 representatives — have said they will not attend the speech. Nearly half are African-Americans, who say they feel deeply that Mr. Netanyahu is disrespecting the president by challenging his foreign policy. But a half-dozen of those Democrats planning to stay away are Jewish, and represent 21 percent of Congress’s Jewish members.
It is just as logical to read this paragraph and conclude that the anti-Netanyahu movement on the far-left is an ideologically homogenous one. When taken in consideration with public polling, it is clear that the boycott movement represents a fraction of a fraction of the Democratic Party and is utterly unrepresentative of the American people.

What’s more, the public polling on Israel contrast sharply with a Gallup survey that discovered that only 11 percent of the American public has a favorable opinion of the Islamic Republic of Iran. 84 percent of the public has an unfavorable opinion of the Islamic Republic, results that call into question the administration’s ability to sell a nuclear accord to the American public. As the administration works tirelessly toward securing a deal, any deal, with Iran that would forestall its ability to construct a nuclear weapon, White House officials cannot be encouraged by these numbers.

Democrats have been put in an awkward position by this administration’s naked hostility toward the Israeli leader. Last week, Harvard University Law Professor Alan Dershowitz, a committed Democrat, warned his fellow party members in Congress to avoid making support for Israel a partisan issue. For most Americans, it isn’t. Between Benjamin Netanyahu and Barack Obama, the president is in the most danger of alienating the American people.

Voir de plus:

Analyse: discours de Netanyahou, une belle entrée mais un final décevant
L’impact de l’intervention du PM israélien ne sera mesurable qu’au terme des négociations avec l’Iran

Tal Shalev

i24news

04 Mars 2015

 « Tellement de choses ont été écrites sur un discours qui n’a pas encore été prononcé », a déclaré le Premier ministre israélien lundi soir, avec un sourire fier.

Netanyahou a pu observer les drames que l’annonce de son allocution a provoqués des deux côtés de l’océan Atlantique dans les semaines et les jours qui ont précédé sa venue à Washington.

Ce même sourire s’affichait à nouveau sur son visage mardi soir, après plus d’une vingtaine d’ovations, prouvant, à ses yeux, que toutes les paroles prononcées visant à provoquer le président américain face aux centaines d’élus présents dans l’assistance en valaient la peine.

Aux yeux de Netanyahou, ce discours au Congrès restera dans l’histoire comme une brillante allocution de plus de l’orateur acclamé.

Comme prévu, Netanyahou a fait preuve de ses talents d’orateur.

Après une entrée grandiose et de chaleureux applaudissements, il a entamé son discours avec quelques paroles bienveillantes pour le président américain. S’il a admis les tensions provoquées par sa collaboration avec le président républicain de la Chambre des représentants John Bohner, il a salué l’engagement d’Obama en faveur de la sécurité d’Israël et a été acclamé lorsqu’il a souligné la force de l’alliance américano-israélienne.

Mais le Premier ministre a fait son exposé, et c’en était alors fini des ovations bipartisanes – des deux côtés de l’hémicycle.

Les observateurs ont relevé l’expression sur le visage de Nancy Pelosi, représentante des démocrates à la Chambre. Après le discours, Pelosi, qui soutient avec force Israël, a déclaré par la suite qu’elle avait presque pleuré pendant le discours, blessée par « l’insulte faite aux renseignements des États-Unis ».

Netanyahou avait de nombreux atouts en poche pour renforcer son message, sans attaquer directement la Maison Blanche : les citations de Robert Frost sur le chemin qui n’a pas été pris, les références aux personnages de Pourim Esther et Haman, l’analogie incontestable entre l’Iran et le régime nazi, ses slogans digne de « Game of Thrones », et l’hommage au prix Nobel de la paix et survivant de la Shoah Elie Wiesel, invité pour apporter un appui moral dans l’assistance.

Il a également fait des déclarations fortes et convaincantes sur la menace nucléaire iranienne, et lancé un avertissement au monde face devant la pression iranienne et sur la nécessité de parvenir à un meilleur accord plutôt qu’en accepter un mauvais.

Mais sans le nommer, il a continué ses attaques détournées contre Obama, sous-entendant que celui-ci est naïf, qu’il ne fait pas son travail, et qu’il restera dans l’histoire comme quelqu’un qui a mis l’Etat juif et peut-être même le monde entier en danger.

Le président lui-même n’a pas pris la peine d’assister au discours et a programmé une conférence téléphonique internationale exactement à la même heure. Cinquante députés démocrates ont fait de même, étant absents du Congrès pour montrer leur soutien au président et protester contre l’invité israélien.

Toutefois, le “lobby Netanyahou” au Congrès a réalisé un travail incroyable en effaçant l’absence des démocrates et les sièges vides ont été remplis par de fervents partisans. Quand les démocrates ont cessé d’applaudir, les applaudissements du milliardaire Sheldon Adelson, du leader conservateur Newt Gringrinch, de Elie Wiesel et de la délégation israélienne ont résonné de plus fort.

Réagissant à ce discours, l’administration a marqué un autre point, en minimisant son importance, le qualifiant de simple rhétorique, notant qu’ « il n’y avait rien de nouveau ». Simplement exiger de l’Iran qu’il capitule complètement n’est pas un projet ou une idée nouvelle, comme l’a relevé un haut fonctionnaire. Après que tant de choses ont été écrites sur le “Congress Gate” et après les applaudissements, il y avait au final un sentiment de déception.

Netanyahou a fait son show, mais le résultat de son intervention ne sera connu qu’après la tentative américaine de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Pendant ce temps, les relations toxiques entre Jérusalem et Washington ne vont pas disparaître, et le choc des intérêts sur la question iranienne continuera de déranger les partisans de la précieuse alliance américano-israélienne.

Netanyahou, de son côté, peut envisager les choses à plus court terme. Deux semaines avant les élections, son spectacle de deux jours à Washington lui a procuré le public parfait pour reprendre la main sur l’agenda, et distraire l’attention d’Israël des récents scandales et de la crise du logement qui se profile.

Selon les prochains sondages, Netanyahou aurait entre 2 et 3 points de moins que ses rivaux de l’Union Sioniste. Avant de quitter Washington dimanche, Netanyahou s’est rendu au Mur des Lamentations à Jérusalem pour y trouver de l’inspiration. Sur le chemin du retour, il priera pour que son discours au Congrès lui permette d’obtenir au moins quelques voix supplémentaires.

Tal Shalev est la correspondante diplomatique de la chaîne i24news.

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Netanyahu, Not Obama, Speaks for Us

While under fierce attack from President Obama, the Israeli prime minister defends Western values and speaks the truth about Iran.

Quin Hillyer

National review on line

March 2, 2015

The leader of the free world will be addressing Congress on Tuesday. The American president is doing everything possible to undermine him.

Israeli prime minister Benjamin Netanyahu leads a nation surrounded by enemies, a nation so small that it narrows at one point to just 9.3 miles. Yet, in a world where the Oval Office is manned by someone openly apologetic for most American exercises of power; and where Western Europe’s economy is enervated, its people largely faithless, and its leadership feckless; and where Freedom House has found “an overall drop in [global] freedom for the ninth consecutive year,” the safeguarding of our civilization might rely more on leaders who possess uncommon moral courage than on those who possess the most nukes or biggest armies.

Right now, nobody on the world stage speaks for civilization the way Netanyahu does. While Barack Obama babbles about the supposedly “legitimate grievances” of those who turn to jihad, Netanyahu talks like this (from his speech to the United Nations on September 27, 2012):

The clash between modernity and medievalism need not be a clash between progress and tradition. The traditions of the Jewish people go back thousands of years. They are the source of our collective values and the foundation of our national strength.

At the same time, the Jewish people have always looked towards the future. Throughout history, we have been at the forefront of efforts to expand liberty, promote equality, and advance human rights. We champion these principles not despite of our traditions but because of them.

We heed the words of the Jewish prophets Isaiah, Amos, and Jeremiah to treat all with dignity and compassion, to pursue justice and cherish life and to pray and strive for peace. These are the timeless values of my people and these are the Jewish people’s greatest gift to mankind.

Let us commit ourselves today to defend these values so that we can defend our freedom and protect our common civilization.

When Hamas fired thousands of rockets into Israel last year, Netanyahu, in his necessary military response, did something almost unprecedented in the history of warfare. As he accurately described in his U.N. speech last year, on September 29:

Israel was doing everything to minimize Palestinian civilian casualties. Hamas was doing everything to maximize Israeli civilian casualties and Palestinian civilian casualties. Israel dropped flyers, made phone calls, sent text messages, broadcast warnings in Arabic on Palestinian television, always to enable Palestinian civilians to evacuate targeted areas.

No other country and no other army in history have gone to greater lengths to avoid casualties among the civilian population of their enemies

As Barack Obama complains (with scant grasp of the historical context) about how Christians were such gosh-darn meanies a thousand years ago in the Crusades, Netanyahu protects the ability of Muslims today to have free access to the Old City of Jerusalem, even as Jews and Christians are prohibited from visiting the Temple Mount. At the beginning of his first term, in his first trip overseas as president, Obama delivered a speech to Turkey’s parliament, under the thumb of the repressive Tayyip Erdogan. “The United States is still working through some of our own darker periods in our history,” he confessed, sounding like America’s therapist-in-chief. “Our country still struggles with the legacies of slavery and segregation, the past treatment of Native Americans.”

Netanyahu, in contrast, in a 2011 Meet the Press interview, offered unabashed words of praise for the United States: “Israel is the one country in which everyone is pro-American, opposition and coalition alike. And I represent the entire people of Israel who say, ‘Thank you, America.’ And we’re friends of America, and we’re the only reliable allies of America in the Middle East.” (Netanyahu was accurate in his description of how much Israelis appreciate Americans, as I saw last summer during a visit to the country.)

In thanking America, Netanyahu was not posturing for political advantage. Netanyahu — who spent far more of his formative years on the American mainland than Obama did, and who took enemy fire at the age when Obama was openly pushing Marxist theory, and who learned and practiced free enterprise at the same age when Obama was practicing and teaching Alinskyism — has spoken eloquently for decades in praise of the Western heritage of freedom and human rights. He also speaks and acts, quite obviously, to preserve security — for Israel, of course, but more broadly for the civilized world. On Tuesday, as he has done for more than 30 years, Netanyahu will talk about the threat to humanity posed by Iran.

It’s mind-boggling to imagine that any national leader in the free world would fail to understand the danger. The ayatollahs have never backed down from their stated aim of destroying Christendom. They have never wavered from their depiction of the United States as the “Great Satan.” Just last week, Iran bragged about its recent test-firing of “new strategic weapons” that it says will “play a key role” in any future battle against the “Great Satan U.S.”

Iran also continues developing, while trying to keep them secret, new missiles and launch sites with devastatingly long-range capability. It continues to enrich uranium, including an allegedly secret program, to a level that’s a short jump-step from bomb strength. It has a lengthy record of lying and cheating about its military activities, its compliance with U.N. mandates (not that the U.N. is worth much anyway), and its protections of even the limited human rights it actually recognizes as such.

About the only thing Iran never lies about is its absolute, unyielding determination to wipe Israel off the face of the earth. It was only a few months ago, for example, that the “revolutionary” regime’s “Supreme Leader,” the Ayatollah Ali Khamenei, released a nine-point plan for how to “annihilate” the Jewish state.

Yet Obama not only begrudges the Israeli prime minister the opportunity to make his case against this existential threat to his nation, but he conducts a diplomatic and political assault against Netanyahu of a ferocity rarely seen in the annals of American foreign policy. Obama’s actions aren’t just wrongheaded; they are malignant. They pervert American tradition and American interests, and they attempt to deprive the entire free world of its single most clarion voice for enlightenment values.

Benjamin Netanyahu of course speaks first for Israel, but he speaks also for you and for me, for decency and humaneness, and for vigilance and strength against truly evil adversaries. Congress, by inviting him, is wise. Obama, by opposing him, is horribly wrong. And the civilized world, if it ignores him, will be well-nigh suicidal.

— Quin Hillyer is a contributing editor for National Review Online.

Voir aussi:

Herb Keinon
The Jerusalem Post
03/02/2015

Netanyahu views that his destiny is to protect the Jewish state, and — by extension — the future of the Jews. In his mind, this is why he was fated to come to power. Nothing less.

When Prime Minister Benjamin Netanyahu addresses Congress on Tuesday, he will likely make reference to Purim, that holiday that will begin Wednesday night commemorating the Jews’ salvation from the hands of Haman and the Persians thousands of years ago.

How could he not; it’s a slam dunk.

Then the Persians wanted to destroy the Jews; today the Persians want to destroy the state of the Jews. Same peoples, same tired story line.

And in this modern day version of the Biblical Book of Esther that many of the US legislators he will be speaking to are familiar with from their Sunday school days, Netanyahu — at least judging from his rhetoric over the last few weeks — sees himself cast as a combination of Mordechai and Esther.

Mordechai was the character in the Book of Esther who recognized the threats to his people in real time; Esther the one who — through the right words, at the right time, in the right situation — took action to thwart them. Netanyahu sees himself playing both roles.

In his mind he is the one who, going back to his first speech to Congress in 1996 where he already identified the danger of a nuclear Iran as the biggest threat facing Israel, is the Mordechai character. He is also the one lobbying the King, in this case US President Barack Obama in the role of King Ahashverush, to get him to squelch the Persian plot against the Jews.

One of the most poignant moments in the Book of Esther comes toward the end of Chapter 4, when Mordechai has alerted Esther to the dangers hovering above the Jews, and entreats her to plead her people’s case before the King. Her answer was to hem-and-haw a bit and say she was not invited to meet the King, and those who approach him without being invited face death.

Mordechai’s reply: « If you remain silent at such a time as this, relief and deliverance for the Jews will appear from some other quarter, but you and your father’s house will perish. Who knows, perhaps it is for such a time as this that you have come to your royal position. »

Netanyahu’s critics say this speech is all about the elections. But Judging from everything that Netanyahu has said over the years, not just for this election cycle, he views that this — protecting his people and his country from destruction — is the reason he came to power.

Other prime ministers, such as Yitzhak Rabin or Shimon Peres, viewed their reason for rule as becoming The Peacemaker. Netanyahu never cast himself in that role. He views that his destiny is to protect the Jewish state, and — by extension — the future of the Jews. In his mind, this is why he was fated to come to power. Nothing less.

Netanyahu, the best English orator Israel has ever had at its helm, also believes — much like Obama — in the power of words. That he is going forward with a speech that he obviously knows will severely complicate his life with Obama until the end of the President’s term, indicates that he — as sources close to him have said — believes in the possibility that words can convince key policy makers that the concessions being offered to Iran are much too much.

Esther saved the Jewish people not through a great military achievement, but with daring to speak to the King. Netanyahu seems to see himself playing a similar role.

It is worth noting that in recent days Netanyahu, including Monday in his address to AIPAC, has noted other Israeli Prime Ministers who at key crossroads have been willing to take action even when it ran contrary to US policy.

Netanyahu has mentioned David Ben-Gurion, who declared statehood in 1948, even though the US State Department was adamantly opposed. He has mentioned Levi Eshkol, who took preemptive action in June 1967 against the Egyptians, even though the US president at the time, Lyndon Baines Johnson, was firmly against. He mentioned Menachem Begin, who took out the Iraqi nuclear reactor in 1981 even though then president Ronald Reagan was so incensed at the move that he temporarily halted the delivery of fighter planes to Israel. And he cited Ariel Sharon, who continued with Operation Defensive Shield in 2002, even when president George W. Bush called on him to stop.

(Netanyahu also could have mentioned Ehud Olmert, who — according to foreign reports — issued the order in 2007 to take out a Syrian nuclear facility, even though the US preferred to deal with the matter at the UN).

By raising these cases, Netanyhau is saying that the prime minister is joining the ranks of other Israeli premiers who took brave action even if it risked a rocky patch in the relationship with the US.

But the parallels are far from perfect. Ben-Gurion, Eshkol, Begin and Sharon all took concrete actions to further what they viewed as vital Israeli interests, even if these ran up against American wishes. What Netanyahu is doing is giving a speech — not ordering a military strike.

But Netanyahu has shown over his long career that he believes in the efficacy of the speech, and how the right words, at the right time, delivered in the right way, can change history. One precedent he is leaning on is the Book of Esther.

Some are likening Netanyahu’s speech to Congress as a duel with Obama and calling it High Noon. Considering the season, however, it may be more apt to call it Purim on the Potomac.

Voir aussi:

Why Religious Jews See a Parallel Between the Netanyahu-Obama Rift on Iran and the Bible’s Book of Esther
Sharona Schwartz
The Blaze
Feb. 25, 2015

Religious Jews are drawing parallels between Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s address next week to Congress, which has earned the ire of the Obama administration, and the experiences of the biblical Esther who made the case to Persia’s king on behalf of the Jewish people to halt the designs of a hate-consumed official to annihilate the Jews.

The faithful have been sharing their thoughts on social media and have pointed to the the timing of Netanyahu’s speech, March 3, which happens to fall of the eve of the Fast of Esther, when Jews commemorate the three-day fast Queen Esther asked the Jews to undertake while they repented and prayed she would succeed in her mission to convince King Ahasuerus to scuttle the evil Haman’s genocidal plans.

The Obama administration has lambasted Israel over Netanyahu’s accepting an invitation from House Speaker Rep. John Boehner (R-Ohio) to speak to Congress, which it described as a break in diplomatic protocol.

Some religious leaders have noted that the same kind of break in protocol was key to the Jews’ redemption in the Book of Esther. The Jewish holiday of Purim, which this year is celebrated March 5, marks Esther’s success in her mission to thwart Haman’s destructive plan.

“Remarkably, this is not the first time the issue of protocol lies at the heart of an Iranian threat to destroy the Jewish people,” Yeshiva University Professor Rabbi Benjamin Blech wrote in an article for the Jewish educational organization Aish Hatorah. “There is biblical precedent. Eerily echoing today’s story, the Book of Esther recounts the first recorded instance of attempted genocide against Jews in the ancient empire of Persia, today known as Iran.”

In the Book of Esther, Mordechai learns of Haman’s plot to exterminate all the Jews “in a single day.” Mordechai urges his adopted daughter Esther to intercede with her husband, the king.

“But Esther is afraid. If she were to approach her husband to appeal Haman’s decree, she would be breaking royal protocol” by approaching the king when she had not been summoned, which could lead to a death penalty for her, Blech explained.

After begging the Jews to fast and pray, “Esther chose to disregard protocol in the face of possible extermination of her people. Esther succeeded in averting the evil decree. As a result, Jews to this day around the world celebrate the Festival of Purim,” Blech wrote.

Rabbi Efrem Goldberg of the Boca Raton Synagogue in Florida also likened Mordechai and Esther to Netanyahu.

“Why did we ultimately triumph over Haman such that we are here today and he is a distant memory? The answer is simple: Mordechai and Esther, two heroes stood up and, like an alarm, rang and rang until they woke up our people from their practically comatose sleep,” Goldberg wrote. “Like Mordechai and Esther before him, on the eve of Ta’anis Esther [Fast of Esther] this year, the Prime Minister of Israel will speak before a joint a session of Congress and seek to sound the alarm, to awaken from their sleep the decision-makers who can stop the wicked plans of modern day Persia.”

Goldberg recalled a lesson shared by the late Rabbi Joseph Soloveitchik, considered one of the leading rabbinical figures of Orthodox Judaism.

Purim is often celebrated as commemorating a miracle, but Soloveitchik offered a unique view on what the real miracle was.

“A madman rose and articulated his intentions to destroy the Jewish people. The miracle was that we didn’t ignore him, we didn’t excuse him, and we didn’t seek to reinterpret him. The miracle was that we actually believed him and sought to do something about it,” Goldberg wrote, citing Soloveitchik’s lesson.

Rabbi Benzion “Benny” Hershcovich, an emissary of the Chabad-Lubavitch movement who directs the Cabo Jewish Center, pointed out that the redemption of the Jews as told in the Book of Esther was described as occurring by natural means, with no overt divine miracle recounted.

Indeed, God is never mentioned in the Book of Esther, though religious Jews note the improbable string of coincidences that led to the Jews’ salvation, suggesting God’s invisible hand was at work.

Hershcovich told TheBlaze Wednesday that like Esther, “here Netanyahu is trying to go about ensuring Israel’s survival through political means” and is not “depending on a miracle.”

The rabbi explained that the current Jewish month of Adar in which Purim is celebrated is considered to be a joyous month.

“Adar is the month where the Jewish people are victorious against Persia so the timing of Netanyahu’s speech – not only in political sense – but from a religious point of view, there’s probabaly no better time for him to speak out against the modern day Haman than in the proximity to Purim,” Hershcovich said.

He noted that the 1991 Gulf War even ended on the Purim holiday.

“So in general, Purim is a good day for Jews,” Hershcovich said.

Voir également:

Netanyahu gives Obama the Book of Esther. Biblical parable for nuclear Iran?
Esther tells of a Persian plot against the Jews that was thwarted through cunning and the intercession of a gentile king. Purim, the holiday that celebrates the story, starts tonight.
Dan Murphy
The Christian Science Monitor
March 7, 2012

When Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu gave President Obama the Book of Esther as a gift a few days ago, the message was only slightly less subtle than if he had constructed a massive neon billboard across the street from 1600 Pennsylvania Avenue with the message « Mr. President, please help me destroy Iran before they destroy us. »

The Book of Esther is from the Old Testament, and it’s a story that Jews across the world will celebrate tonight and tomorrow with the holiday of Purim. Unlike much of the good book, there are hardly any mentions of God. Instead it’s a tale of backroom maneuvering ending in victory for the Jews and destruction of their enemies, with a woman in the rare role of hero. Did this 2,500-year-old tale of double-dealing and deceit, set in the old Persian Empire, really happen? Well, your mileage may vary. Does it contain lessons for today? Bibi certainly thinks so.

One of his aides told a reporter that gift was meant to provide “background reading” on Iran for Obama. In a speech to the American-Israeli Public Affairs Committee (AIPAC), a pro-Israel lobbying group, Netanyahu described Haman, the villain of the tale, as « a Persian anti-Semite [who] tried to annihilate the Jewish people. » The context of his speech was that Iran, the modern successor to Persia, presents the greatest danger to peace and security on the planet.

While I’m not sure foreign policy is well-crafted with ancient biblical texts as a guide, the lessons of the Esther story are taken seriously by Netanyahu and millions of Jews. Some Jewish traditions say Hitler is not a historical aberration, but a descendent of Haman (who, in turn, was a descendant of the Jews’ enemies in Egypt). The story of a proposed genocide of the Jews in ancient Persia? Evidence for why the modern state of Israel had to be established – there could be no guaranteed security or safety for Jews living in a Gentile-majority state.

What happened? The Persian king Ahasuerus is displeased with his wife and casts her aside, ordering his men to scour the country for a new bride. The beautiful orphan Esther, being fostered by her cousin Mordechai, is brought before Ahasuerus and he takes her as his wife. Mordechai tells her to keep her Jewish identity a secret.

Some time later, Mordechai overhears a plot against the king and transmits the warning through Esther. But Mordechai’s role is unknown and he runs into trouble when some time after that, Haman is elevated to vizier – the king’s prime minister and right-hand man. Haman is not a nice man. After Mordechai refuses to bow down before the vain and bullying Haman, the vizier decides to eradicate all Jews in Persia in revenge. With a honeyed tongue in the king’s ear warning that Jews are disloyal and dangerous, he wins approval. On a set date, all the Jews in the empire will be slaughtered.

Mordechai learns of the plot, and sends word to Esther that she must intercede with the king. He beseeches her: « If you remain silent at this time, relief and deliverance for the Jews will arise from another place, but you and your father’s family will perish. And who knows but that you have come to royal position for such a time as this. » (As quoted in the New International Version of the Bible.)

So she arrays herself in finery and presents herself to Ahasuerus, who promises to give her anything she wants. She finally reveals she’s a Jew and that Haman’s plan means the destruction of her own people, and Mordechai – whose role in uncovering the assassination plot against the king has by now been revealed.

The furious king shifts positions, and gives the Jews permission to destroy their enemies. The story ends with Haman, his brothers, and 75,000 other Persians put to the sword. Mordechai is elevated to vizier, and given wide latitude to make policy.

It appears that in a modern context, Netanyahu sees himself as Mordechai, Iran’s leaders as Haman, and Obama perhaps as Ahasuerus, the powerful but easily influenced king who almost led to the Jews’ downfall but saved them in the nick of time. There isn’t an obvious Esther figure at the moment (though fans of the evangelical Christian politician Sarah Palin often compared her to Queen Esther, come to save her people « at a time such as this, » during her vice presidential run). But I think that’s enough of the plot to get the point.

The holiday itself, though very Jewish, is really a celebration of man (and woman) taking action to save themselves rather than waiting for divine intervention. There are no miracles but human ingenuity and intelligence, no great lessons beyond a reminder that the Jews have enemies, and when the chips are down they’d better look to themselves first (as Netanyahu told AIPAC, « The purpose of the Jewish state is to defend Jewish lives and to secure the Jewish future. Never again will we not be masters of the fate of our very survival. Never again. That is why Israel must always have the ability to defend itself, by itself, against any threat. »)

The holiday has evolved down the centuries into a cross between Halloween and Hogmanay. There will be readings from Esther in synagogues tonight, but also kids running around in costumes gobbling sweet Hamantaschen (« Haman’s hats, » though in modern Hebrew they’re called « Haman’s ears »). Their elders generally indulge in the harder stuff. It’s a celebration of victory and survival.

In the modern tale being told by Netanyahu, with his frequent warnings that Iran’s nuclear program is the gathering storm of a new Holocaust, the Islamic Republic of Iran is the one « trying to kill us. » War talk has been quieted slightly by Obama’s skillful handling of his own meetings with Netanyahu and AIPAC this week. But the biblical underpinnings of Netanyahu’s and many others Jews fears promise to, eventually, ratchet up the heat again.

Voir par ailleurs:

Nétanyahou agite une menace imminente du nucléaire iranien… depuis 20 ans
Elvire Camus

Le Monde

03.03.2015

Depuis plus de vingt ans, les interventions de Benyamin Nétanyahou sur le nucléaire iranien se suivent et se ressemblent. A quinze jours des élections législatives anticipées en Israël, le premier ministre prononce, mardi 3 mars, un discours devant le Congrès américain, afin de dissuader une nouvelle fois le groupe P5 + 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) de parvenir à un accord sur le nucléaire iranien.

« Mes amis, pendant plus d’un an on nous a dit qu’aucun accord était préférable à un mauvais accord. C’est un mauvais accord, le monde se portera mieux sans lui », a déclaré le premier ministre israélien mardi. Selon lui, cet accord, qui vise à limiter le programme nucléaire de l’Iran mais dont les contours ne sont pas connus, y compris d’Israël, permettrait à la République islamique de « s’empresser de fabriquer une bombe » atomique. « Le régime iranien représente une grande menace pour Israël, mais aussi pour la paix du monde entier », a encore lancé M. Netanyahu, mardi, très applaudi par les élus américains présents.

Ce n’est pas la première fois que Benyamin Nétanyahou alerte sur l’imminence de la nucléarisation de l’Iran – et il oublie parfois que ses anciennes prédictions ne se sont pas vérifiées.

En 1996 : « Le temps nous est compté »

Comme le relève le site d’information The Intercept, dès 1992, alors qu’il n’est pas encore premier ministre, le député Nétanyahou avertit le Parlement israélien, que l’Iran sera capable de fabriquer une arme nucléaire dans « trois à cinq ans ».

Quatre ans plus tard, la République islamique n’est pas en capacité de se doter de l’arme atomique. Le premier ministre israélien se contente de répéter, lors de son premier discours devant le Congrès américain, au mois de juillet 1996, qu’il faut tout faire pour empêcher, sans tarder, « la nucléarisation d’Etats terroristes », en l’occurrence l’Iran et l’Irak. « Mais la date limite pour atteindre cet objectif se rapproche fortement », prévient-il alors, avant de poursuivre :

« Mesdames et Messieurs, le temps nous est compté. […] Il ne s’agit pas de dramatiser la situation plus qu’elle ne l’est déjà. »
En 2011, soit quinze ans plus tard, Nétanyahou s’adresse une deuxième fois à la Chambre des représentants américains et répète la même formule, sans tenir compte de ses calculs de 1992 ou de 1996 :

« Maintenant, le temps nous est compté […]. Car le plus grand de tous les dangers pourrait bientôt s’abattre sur nous : un régime islamique militant doté de l’arme nucléaire. de la bombe nucléaire. »
En 2012 : « quelques mois, peut-être quelques semaines »

En 2012, Benyamin Nétanyahou brandit, lors d’un célèbre discours aux Nations unies, une pancarte représentant schématiquement une bombe. Il assure que la République islamique a atteint le seuil dangereux de 70 % d’enrichissement de son uranium et qu’aux alentours du printemps, voire de l’été 2013 « au plus tard », le pays pourrait passer à « l’étape finale », soit un enrichissement à 90 %, seuil minimum pour pouvoir fabriquer une bombe.

« Ils n’ont besoin que de quelques mois, peut-être quelques semaines, avant d’avoir suffisamment d’uranium enrichi pour la première bombe. »
Or, un câble diplomatique obtenu par Al-Jazira révèle que les services secrets israéliens étaient à l’époque parvenus à des conclusions opposées : l’Iran ne « fournit pas l’activité nécessaire à la production d’armes » nucléaires, affirmait le Mossad.

En 2013 : à nouveau « une question de semaines »

Un an plus tard, dans un entretien accordé au Monde en octobre 2013, peu avant la reprise des discussions entre l’Iran et le groupe P 5+1, le premier ministre israélien tient encore le même discours, mais en changeant l’échéance :

« Si on laisse aux Iraniens la capacité d’enrichir à un faible degré, ils seront capables d’enrichir rapidement l’uranium à haute dose, c’est une question de semaines. »
Lire l’entretien : « L’Iran veut développer 200 bombes nucléaires »

Après un accord préliminaire conclu en novembre 2013 entre le groupe P5+1 et l’Iran, qui prévoyait que la République islamique accepte de limiter son programme nucléaire, en échange d’un allégement des sanctions économiques, M. Nétanyahou dénonce une « erreur historique » et son ministre de l’économie met en garde contre la possibilité pour l’Iran de fabriquer une bombe nucléaire dans un délai très court :

« L’accord laisse intacte la machine nucléaire iranienne et pourrait permettre à l’Iran de produire une bombe dans une période de six à sept semaines. »
Cette rhétorique récurrente peut expliquer pourquoi Barack Obama a minimisé la portée des derniers propos de Benyamin Nétanyahou, quelques heures avant le discours de ce dernier au Congrès américain. Le président américain a ainsi tenu à souligner que le premier ministre israélien s’était déjà « trompé par le passé » en présentant l’accord de novembre 2013 comme un « mauvais accord » que l’Iran ne respecterait pas.

Netanyahou, président de la droite américaine ?
Serge Halimi

Le Monde diplomatique

4 mars 2015

Il y a une vingtaine d’années, un ancien candidat républicain à l’élection présidentielle américaine avait comparé le Congrès des Etats-Unis à un « territoire israélien occupé ». En 2015, il est devenu inimaginable qu’un dirigeant républicain s’exprime avec autant de perfidie. M. Benyamin Netanyahou et ses idées s’imposent en effet sans résistance et sans effort dans le cénacle des parlementaires de Washington. Ils rencontrent davantage d’opposition… à la Knesset israélienne.

La chose ne s’explique pas uniquement par une majorité républicaine dans les deux chambres du Congrès, car les démocrates — et M. Barack Obama lui-même — ne refusent presque jamais rien à la droite israélienne et à son puissant lobby, l’AIPAC (1). Défendant devant celui-ci la cause du président des Etats-Unis et de son administration, Mme Samantha Powers, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, vient de rappeler que, ces six dernières années, le président Obama avait consacré 20 milliards de dollars à la sécurité d’Israël (2).

Néanmoins, en partie pour des raisons religieuses liées à la prégnance chez les évangélistes les plus conservateurs de théories fumeuses sur l’Apocalypse (3), en partie parce que le Parti républicain, comme l’actuel premier ministre israélien, adore décrire un Occident encerclé d’ennemis (en général musulmans) afin de justifier des interventions armées plus nombreuses et des dépenses militaires plus plantureuses, M. Netanyahou est devenu le héros de la droite américaine, son Winston Churchill. Celui qu’elle aimerait avoir comme chef d’Etat plutôt que l’actuel locataire de la Maison Blanche, un homme qu’elle exècre au point de douter sans cesse de son patriotisme, voire de la nationalité américaine inscrite sur son passeport (4).

Lors de la dernière expédition meurtrière d’Israël à Gaza, enthousiasmée par les moyens employés à cette occasion, l’une des vedettes de Fox News, Ann Coulter, avait avoué : « J’aimerais que Netanyahou soit notre président. Oui, bien sûr, parfois des enfants palestiniens sont tués. Mais c’est parce qu’ils sont associés à une organisation terroriste qui fait du mal à Israël. Et Netanyahou se moque bien de ce que des responsables religieux lui disent en pleurnichant à propos des enfants palestiniens. Il se moque bien de ce que lui disent les Nations unies. Il se moque bien de ce que lui disent les médias. Nous sommes un pays, nous avons des frontières. Netanyahou, lui, fait respecter les siennes. Pourquoi ne pouvons-nous pas en faire autant ? (5) »

M. John Boehner, président républicain de la Chambre des Représentants, a donc, sans prévenir M. Obama, invité cet homme à poigne afin qu’il explique aux parlementaires américains que la politique iranienne de la Maison Blanche menace l’existence même d’Israël. Spécialiste de la communication et ayant une longue expérience des Etats-Unis, où il fut ambassadeur de son pays auprès des Nations unies (ce qui lui valut des centaines d’invitations dans les médias), le premier ministre israélien n’a pas manqué de se recueillir devant le mur des Lamentations (et quelques caméras) avant de s’envoler pour Washington. Et d’y assimiler sans relâche le régime iranien avec celui du IIIe Reich.

Lire Trita Parsi, « Le temps de la haine entre les Etats-Unis et l’Iran est-il révolu ? », Le Monde diplomatique, mars 2015, en kiosques.Devant le caractère grossier — pour ne pas dire la grossièreté — de la démarche, M. Obama s’est montré plus audacieux qu’il n’en a l’habitude : il a fait savoir aussitôt qu’il ne recevrait pas le premier ministre israélien. Et même que ni son vice-président Joseph Biden ni son secrétaire d’Etat John Kerry n’assisteraient au discours solennel du chef du Likoud, destiné à pourfendre la politique étrangère de leur administration sous un tonnerre d’applaudissements parlementaires. Il y a près de trois ans, pour expliquer l’engagement inhabituellement voyant de M. Netanyahou dans la campagne présidentielle de M. Mitt Romney contre M. Obama, le quotidien israélien Haaretz soulignait déjà que le premier ministre israélien « ne parle pas seulement anglais, ou même américain, il parle couramment le républicain. »

Sa fastidieuse diatribe devant le Congrès des Etats-Unis permettra-t-elle à M. Netanyahou de rendre politiquement impossible tout accord entre Washington et Téhéran en présentant celui-ci comme un nouveau Munich, et M. Obama comme un Chamberlain nouvelle manière ? Lui assurera-t-elle un avantage électoral grâce auquel il l’emportera une nouvelle fois lors du scrutin du 17 mars prochain (lire Marius Schattner, « Le coup de poker de M. Netanyahou ») ? En tout cas, cette fois, « Bibi l’Américain » semble avoir réalisé l’impossible aux Etats-Unis : il a indisposé une partie de l’opinion publique, qui lui était jusqu’alors largement acquise quoi qu’il fasse et quoi qu’il dise.
(1) Sur le rôle de ce lobby, lire Serge Halimi, « Le poids du lobby pro-israélien aux Etats-Unis », « Israël, plus que jamais enfant chéri de l’Amérique » et « Aux Etats-Unis, M. Sharon n’a que des amis », Le Monde diplomatique, respectivement août 1989, mai 1991 et juillet 2003.
(2) L’administration Obama a par ailleurs opposé son veto à toutes les résolutions des Nations unies critiquant Israël, y compris quand elles se contentaient de reprendre des formulations américaines… Et les Etats-Unis ont quitté l’Unesco lorsque, en 2011, la Palestine y a été admise.
(3) Lire Ibrahim Warde, « Il ne peut y avoir de paix avant l’avènement du Messie », Le Monde diplomatique, septembre 2002.
(4) Le 18 février dernier, l’ancien maire de New York et ancien candidat républicain à la Maison Blanche M. Rudolph Giuliani a déclaré : « Je ne crois pas, et je sais que c’est terrible à dire, que ce président aime l’Amérique. Il ne vous aime pas et il ne m’aime pas. Il n’a pas été élevé comme vous et moi dans l’amour de ce pays. »
(5) Fox News, 31 juillet 2014.

Selon l’institut Gallup, Netanyahu est plus populaire qu’Obama aux Etats-Unis !
Jack Philip

JSSNews

3 mars 2015

Malgré les attaques violentes lancées par une certaine presse américaine, la côte de popularité du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu est quasiment à un niveau record, selon un sondage Gallup publié lundi.

Les résultats du sondage montrent que les tensions avec l’administration du président Barack Obama sur son discours prévu au Congrès mardi n’ont pas nui à son image auprès du public américain, et les Américains le voient à peu près aussi favorablement aujourd’hui que depuis 1996 et sa prise de pouvoir en Israël.

Dans ce sondage, on apprend que 45 % des américains voient Netanyahu de manière positive – le record était en 1998 avec 46% d’opinions positives. 45% en 2015, c’est 10 points de plus qu’en 2012.

A l’inverse, seulement 24% des américains voient Netanyahu de manière négative (et parmi eux de nombreux latinos et musulmans).

Les républicains apprécient beaucoup plus Netanyahu (60%) que négativement (18%), tandis que les démocrates sont divisés: 31% favorables et 31% défavorables. Parmi les indépendants, 45% ont une opinion favorable de Netanyahu, tandis que 23% le considèrent défavorablement.

Par comparaison avec les chiffres de Netanyahu, un sondage publié le 23 février par the Economist / YouGov, a révélé que 45% des américains ont un avis favorable d’Obama, contre 50% ayant une mauvaise opinion négative.

Voir encore:

The Hidden Message in Netanyahu’s Speech
Rick Richman

Commentary

03.08.2015

In “Echoes of Churchill Pervade Netanyahu’s Speech,” Belladonna Rogers notes that the address included a subtle reference to Churchill’s “Chicken Speech”–one of the British leader’s most eloquent war speeches, delivered December 30, 1941 to the Canadian Parliament. She argues persuasively that Netanyahu’s allusion conveyed a powerful message about a particular historical parallel.

Ms. Rogers writes that, three weeks after the Japanese attack on Pearl Harbor, Churchill braved the perils of wartime travel to meet with FDR and address Congress, and then spoke to the Canadian Parliament four days later. In Canada, he reminded his listeners that in 1940 the Nazis had conquered four nations–Norway, Denmark, Holland, and Belgium–and then the “great French catastrophe” took place: France fell into “utter confusion” and the French abandoned their pledge “in which [they had] solemnly bound themselves with us not to make a separate peace.” Churchill told the Canadians that if France had stood with England, instead of capitulating to Germany, the war could already have been won. Then he said:

When I warned [the French] that Britain would fight on alone whatever they did, their generals told their Prime Minister and his divided Cabinet, ‘In three weeks England will have her neck wrung like a chicken.’ Some chicken! Some neck!” [Laughter and applause].

In Netanyahu’s address this week to Congress, as Ms. Rogers wrote, he noted that Iran “now dominates four Arab capitals–Baghdad, Damascus, Beirut, and Sana’a”–and that “at a time when many hope that Iran will join the community of nations, Iran is busy gobbling up the nations.” Netanyahu then borrowed Churchill’s cadence from 1941:

Now, two years ago, we were told to give President Rouhani and Foreign Minister Zarif a chance to bring change and moderation to Iran. Some change! Some moderation!

Rouhani’s government hangs gays, persecutes Christians, jails journalists and executes even more prisoners than before. … Iran’s regime is as radical as ever, its cries of “Death to America” — that same America that it calls the “Great Satan” — as loud as ever … and that’s why this regime will always be an enemy of America.

Michael Doran, Bret Stephens, Lee Smith, and others have noted that President Obama appears to be implementing a grand strategy to re-align America with Iran, establishing a de facto alliance in which America recognizes Iran as a “very successful regional power,” in the President’s words in his year-end NPR interview. It is a shift that worries not only Israel but also America’s moderate Arab allies, with the Saudi press now openly editorializing about it. Ms. Rogers writes that the situation parallels what Churchill saw as the utter confusion of the French in 1940:

Not only from the Israeli perspective, but also that of Saudi Arabia, Egypt and other American allies in the Middle East, the deal under consideration appears to be a what Churchill called “a separate peace” with a terrorist state the U.S. is on the brink of recognizing as the new hegemonic power in the region. … In his subtle but unmistakable reference to Churchill’s “Chicken Speech,” the Israeli prime minister sought to persuade the United States to stand with its allies in the Middle East …

The day after the 1941 address, the New York Times editorialized that Churchill had spoken “magnificently” in a speech with “no shrillness … as it [moved] from impassioned eloquence to its contagious chuckle” that would give the speech its popular title. This week, Netanyahu spoke similarly, without shrillness, moving from eloquence to a subtle allusion to Churchill’s speech, ending with an assertion that if Israel had to stand alone, it would stand–a final echo from Churchill’s 1941 address.

Echoes of Churchill Pervade Netanyahu Speech
Belladonna Rogers

Real Clear Politics

March 7, 2015

If Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu sounded Churchillian in his speech to the Congress on Tuesday, one reason is that he echoed several of the most memorable phrases in Winston Churchill’s 1941 address to the Canadian House of Commons, a speech still celebrated by Canadians as rallying their nation at a crucial moment in World War II.

Those phrases deserve attention because of the message they convey to the United States in 2015. Alas, most members of Congress are insufficiently aware of one of the greatest speeches of the 20th century to have taken notice. A line that should have had them on their feet left them in their seats.

Only three weeks after the Dec. 7 Japanese attack on Pearl Harbor had drawn the United States into World War II, the British prime minister braved the cold and the perils of wartime travel to visit Washington to speak to the Congress on Dec. 26. He then left for Canada.

His speech there contains two lines that have become part of the Churchill canon. The first, although it does not have an echo in the Netanyahu speech, is worth repeating because it evokes what Edward R. Murrow called Sir Winston’s gift for mobilizing the English language and sending it into battle:

I should like to point out to you, Mr. Speaker, that we have not at any time asked for any mitigation in the fury or malice of the enemy. The peoples of the British Empire may love peace. They do not seek the lands or wealth of any country, but they are a tough and hardy lot. We have not journeyed all this way across the centuries, across the oceans, across the mountains, across the prairies, because we are made of sugar candy.

The second notable line in Churchill’s address concerned the Nazi conquest of four sovereign nations — Norway, Denmark, Holland, and Belgium — followed by the « great French catastrophe » when the French army collapsed. Churchill proclaimed that if France had remained loyal to Britain, the two allies might have already won the war. Then he said this:

When I warned them that Britain would fight on alone whatever they did, their generals told their prime minister and his divided cabinet, “In three weeks England will have her neck wrung like a chicken.” Some chicken; some neck.

The Canadian Parliament responded with a spontaneous burst of laughter and sustained applause.

In Natanyahu’s address to Congress, he echoed Churchill’s mention of the four neutral European countries overrun by the Nazis when he said:

In the Middle East, Iran now dominates four Arab capitals, Baghdad, Damascus, Beirut and Sana’a. And if Iran’s aggression is left unchecked, more will surely follow. So, at a time when many hope that Iran will join the community of nations, Iran is busy gobbling up the nations.

Then he paraphrased the line that had provoked a warm response 73 years earlier:

We must all stand together to stop Iran’s march of conquest, subjugation and terror. Now, two years ago, we were told to give President Rouhani and Foreign Minister Zarif a chance to bring change and moderation to Iran. Some change! Some moderation!

In 1941, Churchill did not have to persuade his listeners of the evil of the Nazi regime: Canada and the United States were then at war with Germany. By contrast, one of the Israeli prime minister’s main purposes was to warn his American audience of the malevolent and untrustworthy nature of the Iranian regime with which the Obama administration is negotiating. Not only from the Israeli perspective, but also that of Saudi Arabia, Egypt and other American allies in the Middle East, the deal under consideration appears to be a what Churchill called “a separate peace” with a terrorist state the U.S. is on the brink of recognizing as the new hegemonic power in the region:

Rouhani’s government hangs gays, persecutes Christians, jails journalists and executes even more prisoners than before … Iran’s regime is as radical as ever, its cries of « Death to America, » that same America that it calls the « Great Satan, » as loud as ever … and that’s why this regime will always be an enemy of America.

Churchill only had to rally his listeners; Netanyahu had to educate his. The address to the Canadian Parliament was one of the greatest in the history of western civilization, and one of the most consequential in World War II. In his unmistakable reference to it, Netanyahu sought to urge America to stand by its allies in the Middle East.

In a speech that included allusions to the Robert Frost poem President Kennedy quoted in his inaugural address – “The Road Not Taken” — and intimations of one of the most consequential of World War II, Netanyahu was sending a message that his speech focused on a threat as ominous as Nazi Germany of 1941 and the nuclear-armed Soviet Union of 1961.

In his subtle but unmistakable reference to Churchill’s “Chicken Speech,” the Israeli prime minister sought to persuade the United States to stand with its allies in the Middle East and demand from their common foe that it dismantle its illegal – under multiple, binding United Nations resolutions—nuclear enrichment program. Churchill’s address to the Canadian Parliament was a crucial part of the message he so urgently conveyed.

Belladonna Rogers is a writer, editor, lawyer and former advice columnist at PJ Media.

Voir enfin:

Le discours intégral et en français de Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain
JSSnews

3 mars 2015

Voici l’adaptation en français de la transcription intégrale de l’allocution du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain, le 3 Mars 2015.

Merci.

(Applaudissements)

Merci …

(Applaudissements)

… Le Président de la Chambre John Boehner, le président Pro Tem sénateur Orrin Hatch, sénateur de la minorité – leader de la majorité Mitch McConnell, leader de la minorité Nancy Pelosi, chef de la majorité et de la Chambre Kevin McCarthy.

Je tiens également à remercier le sénateur, leader démocrate Harry Reid. Harry, il est bon de vous voir revenir sur vos pieds.

(Applaudissements)

Je suppose que ce qu’ils disent est vrai, vous ne pouvez pas garder un homme bon en mauvais état.

(Rires)

Mes amis, je suis profondément honoré par la possibilité de parler pour la troisième fois devant le corps législatif le plus important au monde, le Congrès américain.

(Applaudissements)

Je tiens à vous remercier tous d’être ici aujourd’hui. Je sais que mon discours a fait l’objet de nombreuses controverses. Je regrette profondément que certains perçoivent ma présence ici comme politique. Cela n’a jamais été mon intention.

Je tiens à vous remercier, démocrates et républicains, pour votre soutien commun à Israël, année après année, décennie après décennie.

(Applaudissements)

Je sais que peu importe de quel côté de l’allée vous vous asseyez, vous vous tenez avec Israël.

(Applaudissements)

L’alliance remarquable entre Israël et les Etats-Unis a toujours été au-dessus de la politique. Elle doit toujours rester dessus de la politique.

(Applaudissements)

Parce que l’Amérique et Israël partagent un destin commun, le destin de terres promises qui chérissent la liberté et offrent de l’espoir. Israël est reconnaissant du soutien de l’Amérique – de la population de l’Amérique et des présidents de l’Amérique, de Harry Truman à Barack Obama.
(Applaudissements)

Nous apprécions tout ce que le président Obama a fait pour Israël.

Mais vous savez déjà tout cela.

(Applaudissements)

Vous savez que nous apprécions le renforcement de la coopération sécuritaire et le partage des renseignements, nous apprécions que vous vous opposez aux résolutions anti-israélienne à l’ONU.

Mais il y a certaines choses que le Président Obama a fait, qui sont moins connues…

Je l’ai appelé en 2010, lorsque nous avons eu l’incendie de la forêt Carmel, et il a immédiatement accepté de répondre à ma demande d’aide urgente.

En 2011, nous avons eu notre ambassade au Caire en état de siège, et de nouveau, il a fourni une aide vitale en ce moment crucial.

Il a également soutenu nos demandes pour notre défense anti-missile au cours de l’été dernier, lorsque nous étions face aux terroristes du Hamas.

(Applaudissements)

Dans chacun de ces moments, j’ai appelé le président, et il était là.

Et certaines choses de ce que le président a fait pour Israël ne peuvent pas être dites, parce que cela touche aux questions sensibles et stratégiques qui ne peuvent être dites qu’entre un Président américain et un Premier Ministre israélien.

Mais je sais cela, et je serai toujours reconnaissant au président Obama pour ce soutien.

(Applaudissements)

Et Israël vous est reconnaissant, reconnaissant le Congrès américain, pour votre soutien, pour nous soutenir à bien des égards, en particulier dans l’aide militaire généreuse et la défense antimissile, y compris le Dôme de Fer.

(Applaudissements)

L’été dernier, des millions d’Israéliens ont été protégée contre les milliers de roquettes du Hamas, grâce à ce Dôme construit avec vous.

(Applaudissements)

Merci, l’Amérique. Merci pour tout ce que vous avez fait pour Israël.

Mes amis, je suis venu ici aujourd’hui parce que, en tant que Premier ministre d’Israël, je me sens une obligation profonde de vous parler d’une question qui pourrait bien menacer la survie de mon pays et l’avenir de mon peuple: la quête iranienne pour obtenir des armes nucléaires .

Nous sommes un peuple ancien. Dans nos près de 4000 ans d’histoire, beaucoup ont essayé à plusieurs reprises de détruire le peuple juif. Demain soir, lors de la fête juive de Pourim, nous allons lire le Livre d’Esther. Nous lisons le récit d’un vice-roi de Perse puissant nommé Haman, qui complotait pour détruire le peuple juif il y a quelque 2500 ans. Mais une femme juive courageuse, reine Esther, a démontré ce complot et a donné au peuple juif le droit de se défendre contre ses ennemis

Le complot a été déjoué. Notre peuple a été sauvé.

(Applaudissements)

Aujourd’hui le peuple juif fait face à une autre tentative, d’un autre potentat perse, de nous détruire. Le Guide suprême l’ayatollah Khamenei crache sa haine la plus ancienne, la haine de l’antisémitisme, avec les nouvelles technologies. Il tweete qu’Israël doit être anéanti – il tweete ! Vous savez, en Iran, Internet n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler livre. Mais il tweet en anglais qu’Israël doit être détruit.

Pour ceux qui croient que l’Iran menace l’Etat juif, mais pas le peuple juif, écoutez Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, chef mandataire terroriste de l’Iran. Il a dit: Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela va nous épargner la fatigue de les pourchasser dans le monde entier.
Mais le régime iranien n’est pas seulement un problème juif, pas plus que le régime nazi n’était qu’un problème juif. Les 6 millions de juifs assassinés par les nazis n’étaient qu’une fraction des 60 millions de personnes tuées dans la Seconde Guerre mondiale. Donc, si le régime de l’Iran constitue une grave menace non seulement pour Israël, c’est aussi le cas pour la paix du monde entier. Pour comprendre à quel point l’Iran serait dangereux avec des armes nucléaires, nous devons comprendre pleinement la nature du régime.

Le peuple d’Iran est composé de gens très talentueux. Ils sont les héritiers d’une des plus grandes civilisations du monde. Mais en 1979, ils ont été détournés de leur histoire par des fanatiques religieux, des fanatiques religieux – qui ont imposé une dictature sombre et brutale.

Cette année là, les fanatiques ont rédigé une constitution nouvelle pour l’Iran. Elle ordonne aux gardiens de la révolution de ne pas seulement protéger les frontières de l’Iran, mais aussi de remplir la mission idéologique du jihad. Le fondateur du régime, l’ayatollah Khomeini, a exhorté ses partisans à « exporter la révolution dans le monde entier. »

Je suis ici à Washington, et la différence est tellement frappante. Le document fondateur de l’Amérique promet la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Le document fondateur de l’Iran s’engage dans la mort, la tyrannie, et la poursuite du djihad. Et alors que les États s’effondrent à travers le Moyen-Orient, l’Iran se charge d’occuper le vide pour faire exactement cela.

Les hommes de main de l’Iran à Gaza, ses laquais au Liban, ses gardiens de la révolution sur le plateau du Golan entourent Israël avec trois tentacules de terreur. Soutenu par l’Iran, Assad massacre Syriens. Soutenu par l’Iran, les milices chiites sont lâchées en Irak. Soutenu par l’Iran, les Houthis prennent le contrôle du Yémen, menaçant les détroits stratégiques à l’embouchure de la mer Rouge. Avec le détroit d’Ormuz, ce serait donner à l’Iran une seconde point d’approvisionnement en pétrole du monde.

La semaine dernière, près d’Ormuz, l’Iran a procédé à un exercice militaire en détruisant une maquette d’un porte-avions américain. C’est juste la semaine dernière, alors qu’ils négocient avec les Etats-Unis sur le nucléaire. Mais malheureusement, depuis les 36 dernières années, les attaques de l’Iran contre les Etats-Unis ont été tout sauf sur des maquettes. Et les objectifs n’ont été que trop réels.

L’Iran a pris des dizaines d’Américains en otage à Téhéran, a assassiné des centaines de soldats américains, des Marines à Beyrouth, et est responsable de la mort et de mutilations des milliers d’hommes et de femmes, de militaires américains en Irak et en Afghanistan.

Au-delà du Moyen-Orient, l’Iran attaque l’Amérique et ses alliés à travers son réseau mondial de terrorisme. Il a fait sauter le centre de la communauté juive et l’ambassade israélienne à Buenos Aires. Il a aidé Al Qaida à attaquer les ambassades américaines en Afrique. Il a même tenté d’assassiner l’ambassadeur saoudien, ici à Washington DC.

Au Moyen-Orient, l’Iran domine désormais quatre capitales arabes, Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa. Et si l’agression de l’Iran n’est pas défaite, d’autres suivront sûrement.
Donc, à un moment où beaucoup espèrent que l’Iran se joindra à la communauté des nations, l’Iran est occupé engloutir les nations.

(Applaudissements)

Nous devons tous unir nos efforts pour arrêter la marche de l’Iran par les conquêtes, l’asservissement et de la terreur.

(Applaudissements)

Il y a deux ans, on nous a dit de donner au Président Rouhani et aux ministre des Affaires étrangères Zarif, une chance d’apporter des changements et de la modération en Iran. Quels changements! Quelle modération!

Le gouvernement de Rouhani pend gays, persécute les chrétiens, emprisonne des journalistes et exécute encore plus de prisonniers que par le passé.

L’année dernière, le même Zarif qui charme diplomates occidentaux a déposé une gerbe sur la tombe d’Imad Mughniyeh. Imad Mughniyeh est le cerveau terroriste qui a fait verser le plus de sang plus américain que tout autre terroriste outre Oussama ben Laden. Je aimerais voir quelqu’un lui poser une question à ce sujet.

Le régime iranien est plus radical que jamais, il scande « Mort à l’Amérique », et surnomme l’Amérique « le grand satan. »

Maintenant, cela ne devrait pas être surprenant, parce que l’idéologie du régime révolutionnaire de l’Iran est profondément enracinée dans l’islam militant, et c’ est pourquoi ce régime sera toujours un ennemi de l’Amérique.

Ne soyez pas dupe. La bataille entre l’Iran et l’ISIS ne fait pas l’Iran dans un ami de l’Amérique.

L’Iran et l’ISIS sont en compétition pour le trône de l’Islam militant. Le premier se nomme République Islamique, le second Etat Islamique. les deux veulent imposer un empire islamique militant, d’abord sur la région, puis sur le reste du monde. Ils sont simplement en désaccord sur celui qui sera le chef de cet empire.

Dans cette lutte mortelle pour un trône, il n’y a pas de place pour l’Amérique ou pour Israël, pas de paix pour les chrétiens, les juifs ou les musulmans qui ne partagent pas la croyance médiévale islamiste, pas de droits pour les femmes, pas de libertés pour les peuples.

Alors, quand il s’agit de l’Iran et de l’ISIS, l’ennemi de votre ennemi est votre ennemi.
(Applaudissements)

La différence est que l’ISIS est armé avec des couteaux de boucher, des armes saisies et YouTube, alors que l’Iran pourrait bientôt être armé avec des missiles balistiques intercontinentaux et des bombes nucléaires. Nous devons toujours nous rappeler – je vais le dire une fois de plus – que le plus grand danger auquel notre monde doit faire face, est le mariage de l’Islam militant avec des armes nucléaires. Vaincre l’Etat Islamique et laisser l’Iran obtenir des armes nucléaires serait comme gagner la bataille, mais perdre la guerre. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.

(Applaudissements)

Mais cela, mes amis, c’est exactement ce qui pourrait arriver, si l’accord en cours de négociation est accepté par l’Iran. Cet accord ne va pas empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Il fait tout sauf garantir que l’Iran n’obtienne ces armes, beaucoup d’armes.

Permettez-moi de vous expliquer pourquoi. Alors que l’accord final n’a pas encore été signé, certains éléments de tout accord potentiel sont maintenant de notoriété publique. Vous n’avez pas besoin des agences de renseignement et des informations secrètes pour le savoir. Cherchez cela sur Google.

En l’absence d’un changement radical, nous savons pour sûr que tout accord avec l’Iran comprendra deux grandes concessions à l’Iran.

La première concession majeure serait de laisser l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire, en l’obligeant pendant une courte période de construire une bombe. Cette pause est le temps nécessaire pour obtenir suffisamment d’uranium de qualité militaire ou de plutonium pour une bombe nucléaire.

Selon l’accord, pas une seule installation nucléaire ne serait démolie. Des milliers de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium seraient laissés libres. Des milliers d’autres seraient déconnectés temporairement, mais pas détruites.
Le programme nucléaire de l’Iran resterait en grande partie intacte, notamment parce que cette pause, d’environ un an pour laisser aux Etats-Unis le temps d’observer la situation, cette pause serait encore plus courte pour Israël.

Et si le travail de l’Iran sur ses centrifugeuses avancées, plus rapides et de meilleures qualités, si ces centrifugeuses ne sont pas stoppées, cette pause pourrait être encore plus courte, beaucoup plus courte !

Certes, certaines restrictions seraient imposées sur le programme nucléaire de l’Iran et ce pays devrait accepter des visites supervisées par des inspecteurs internationaux…  Mais voici le problème:  les inspecteurs documentent les violations; ils ne les arrêtent pas.

Les inspecteurs savaient quand la Corée du Nord était prête à obtenir la bombe, mais cela n’a pas empêché quoi que ce soit. La Corée du Nord a éteint les caméras, expulsé les inspecteurs. Et en quelques années, il ont obtenus la bombe.

Maintenant, nous savons que dans les cinq ans, la Corée du Nord pourrait avoir un arsenal de 100 bombes nucléaires.

Comme la Corée du Nord, l’Iran aussi a défié les inspecteurs internationaux. Cela a été fait à au moins 3 occasions distinctes en 2005, 2006 et 2010. Comme la Corée du Nord, l’Iran a brisé les serrures et éteint les caméras.

Je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous choquer, personne, mais l’Iran ne défie pas que les inspecteurs… Il joue également de manière très habile à cache-cache avec eux, il triche avec eux.

L’Agence de surveillance nucléaire de l’ONU, l’AIEA, a dit encore hier que l’Iran refuse toujours de faire le ménage dans son programme nucléaire militaire. L’Iran a également été pris la main dans le sac – pris deux fois, pas une fois, deux fois – à exploiter des installations nucléaires secrètes à Natanz et Qom, des installations dont les inspecteurs ne connaissaient même pas l’existence.

À l’heure actuelle, l’Iran pourrait cacher des installations nucléaires que nous ne connaissons pas. Comme l’ancien chef des inspections de l’AIEA l’a déclaré en 2013, «S’il n’y a aucune installation non déclarée aujourd’hui en Iran, ce sera la première fois en 20 ans que ce serait le cas. » L’Iran a prouvé à maintes reprises qu’on ne peut pas lui faire confiance. Et c’est pourquoi la première concession majeure est une grande source de préoccupations. Cela laisse l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire tout en s’appuyant uniquement sur les inspecteurs surveiller cela. Cette concession crée un réel danger : celui de voir l’Iran obtenir la bombe en violant l’accord.

Mais la deuxième concession majeure crée un danger encore plus grand ; l’Iran pourrait construire la bombe tout en signant l’accord… Parce que presque toutes les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran expireront automatiquement dans environ une décennie.
Une décennie peut sembler une longue période dans la vie politique, mais c’est un clin d’oeil dans la vie d’une nation. C’est un clin d’œil dans la vie de nos enfants. Nous avons tous la responsabilité d’imaginer ce qui se passera lorsque les capacités nucléaires de l’Iran seront pratiquement illimitées et que toutes les sanctions ont été levées. L’Iran serait alors libre de construire une énorme capacité nucléaire qui pourrait produire beaucoup, beaucoup de bombes nucléaires.

Le Guide suprême de l’Iran le dit ouvertement. Il dit, l’Iran prévoit d’avoir 190.000 centrifugeuses, pas 6.000 ou pas 19.000 comme aujourd’hui, mais 10 fois cela: 190.000 centrifugeuses d’enrichissement d’uranium. Avec cette capacité importante, l’Iran pourrait fabriquer du carburant pour l’ensemble d’un arsenal nucléaire et ce en quelques semaines à partir du moment où la décision est prise.

Mon ami de longue date, John Kerry, le secrétaire d’État, a confirmé la semaine dernière que l’Iran pourrait obtenir légalement toutes ces centrifugeuses lorsque l’accord arriverait à expiration.

Maintenant, je veux que vous pensiez à ce sujet. Le parrain du terrorisme mondial ne pourrait être qu’à quelques semaines d’obtenir assez d’uranium pour tout un arsenal d’armes nucléaires… Et cela avec une pleine légitimité internationale.

Et en passant, le programme de missiles balistiques intercontinentaux de l’Iran ne fait pas partie de la transaction… Et jusqu’à présent, l’Iran refuse de même le mettre sur la table des négociations ces missiles. Eh bien, avec cela l’Iran pourrait avoir les moyens d’utiliser cet arsenal nucléaire dans tous les coins de la terre, y compris au coeur de l’Amérique.

Donc, vous voyez, mes amis, cet accord a deux concessions majeures: une, quitter l’Iran avec un vaste programme nucléaire et deux, la levée des restrictions sur ce programme dans environ une décennie. C’est pourquoi cet accord est si mauvais. Il ne bloque pas le chemin de l’Iran vers la bombe; il ouvre le chemin de l’Iran vers la bombe.

Alors pourquoi quelqu’un devrait signer ce deal ? Parce qu’ils espèrent que l’Iran va changer pour le mieux dans les années à venir, ou qu’ils croient que l’alternative à cet accord est pire?

Eh bien, je suis en désaccord avec ça. Je ne crois pas que le régime radical de l’Iran va changer pour le mieux après cet accord. Ce régime est au pouvoir depuis 36 ans, et son appétit vorace pour l’agression augmente chaque année qui passe. Cet accord ne va faire que donner plus d’appétit à l’Iran.
L’Iran serait-elle moins agressive en retirant des sanctions et avec une meilleure économie ? Si l’Iran est engloutit quatre pays en ce moment alors qu’il est soumis à des sanctions, combien de pays plus l’Iran va pouvoir dévorer quand les sanctions seront levées ? Est-ce que l’Iran va moins financer le terrorisme quand des montagnes d’argent se déverseront sur le pays ?

Pourquoi le régime radical iranien se dé-radicaliserait alors qu’ils pourraient profiter de ce qu’il y a de mieux: le terrorisme à l’étranger et la prospérité à la maison ?

C’est une question que tout le monde se pose dans notre région. Les voisins d’Israël – les voisins de l’Iran savent que l’Iran va devenir encore plus agressif et parrainer le terrorisme encore plus quand son économie sera libérée et que la voix vers la bombe sera sans encombres.

Et beaucoup de ces voisins disent qu’ils vont réagir dans cette course, pour s’armer avec des bombes au plus vite. Donc, cet accord ne changera pas l’Iran pour le mieux; il ne fera que changer le Moyen-Orient pour le pire. Un accord qui est censé empêcher la prolifération nucléaire va plutôt déclencher une course aux armements nucléaires dans la partie la plus dangereuse de la planète.

Cet accord ne sera pas un adieu aux armes. Il serait un adieu à la maîtrise des armements. Et le Moyen-Orient sera bientôt traversé par un réseaux de fils liés à des armes nucléaires. Une région où de petites escarmouches peuvent déclencher des grandes guerres se transformerait en une poudrière nucléaire.

Si quelqu’un pense – si quelqu’un pense que cet accord est le début du chemin, détrompez-vous. Quand nous prendront ce chemin, nous devrons faire face à un Iran beaucoup plus dangereux, un Moyen-Orient jonché de bombes nucléaires et un compte à rebours pour un possible cauchemar nucléaire.

Mesdames et Messieurs, Je suis venu ici aujourd’hui pour vous dire que nous n’avons pas à parier sur la sécurité du monde en espérant que l’Iran va changer pour le mieux. Nous n’avons pas à jouer avec notre avenir et l’avenir de nos enfants.

Nous devons insister pour que les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran ne soient pas levées aussi longtemps que l’Iran continue ses agressions dans la région et dans le reste du monde.

(Applaudissements)

Avant de lever ces restrictions, le monde devrait exiger que l’Iran fasse trois choses. Tout d’abord, arrêter son agression contre ses voisins du Moyen-Orient. Deuxièmement…

(Applaudissements)

Deuxièmement, cesser de soutenir le terrorisme dans le monde entier.

(Applaudissements)

Et troisièmement, cesser de menacer d’anéantir mon pays, Israël, le seul et unique Etat juif.

(Applaudissements)
Merci.

Si les puissances mondiales ne sont pas prêtes à insister pour que l’Iran change son comportement avant qu’un accord est signé, à tout le moins, ils devraient insister pour que l’Iran change son comportement avant l’expiration d’un accord.

(Applaudissements)

Si l’Iran change son comportement, les restrictions seraient levées. Si l’Iran ne change pas son comportement, les restrictions ne devraient pas être levées.

(Applaudissements)

Si l’Iran veut être traité comme un pays normal, il doit agir comme un pays normal.

(Applaudissements)

Mes amis, que dire de l’argument selon lequel il n’y a pas d’alternative à cet accord, que le savoir-faire nucléaire de l’Iran ne peut pas être effacé, que son programme nucléaire est tellement avancé que le mieux que nous puissions faire est de retarder l’inévitable, ce qui est essentiellement ce que l’accord actuel cherche à faire ?

Eh bien, le savoir-faire nucléaire sans infrastructures ne vous permets pas de faire beaucoup. Un pilote de course sans voiture ne peut pas conduire. Un pilote sans avion ne peut pas voler. Sans milliers de centrifugeuses, des tonnes d’uranium ou des installations d’eau lourde, l’Iran ne peut pas fabriquer des armes nucléaires.

(Applaudissements)

Le programme nucléaire de l’Iran peut être annulé bien au-delà de la proposition actuelle en insistant sur un meilleur accord et en maintenant la pression sur un régime très vulnérable, surtout étant donné l’effondrement récent du prix du pétrole.

(Applaudissements)

Maintenant, si l’Iran menace de s’éloigner de la table des négociations- et cela arrive souvent dans un bazar persan – c’est du bluff. Ils vont revenir, parce qu’ils ont besoin de cet accord beaucoup plus que nous.

(Applaudissements)

Et en maintenant la pression sur l’Iran et sur les personnes qui font des affaires avec l’Iran, vous avez le pouvoir de les rendre encore plus dans le besoin.

Mes amis, depuis plus d’un an, nous répétons qu’aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord. Et bien là, c’est un mauvais accord. C’est un très mauvais accord. Et nous serions mieux sans.

(Applaudissements)

Maintenant on nous dit que la seule alternative à cette mauvaise affaire est la guerre. C’est tout simplement pas vrai.

L’alternative à ce mauvais accord, c’est un meilleur accord.
(Applaudissements)

Un meilleur accord qui ne laisse pas l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire et une courte pause. Un meilleur accord qui maintient les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran en place jusqu’à ce que l’agression de l’Iran se termine.

(Applaudissements)

Un meilleur accord qui ne va pas donner à l’Iran une voie facile pour accéder à la bombe. Un meilleur accord qu’Israël et ses voisins ne peuvent pas aimer, mais avec lequel nous pourrions vivre, littéralement. Et aucun pays …

(Applaudissements)

… Aucun pays n’a une plus grand intérêt qu’Israël dans un bon accord qui supprime pacifiquement cette menace.

Mesdames et Messieurs, l’histoire nous a placé à un carrefour fatidique. Nous devons maintenant choisir entre deux chemins. Un chemin qui mène à un mauvais accord qui, au mieux, restreindrait les ambitions nucléaires de l’Iran pendant un certain temps, mais qui conduira inexorablement à un Iran nucléaire, dont l’agression débridée conduira inévitablement à la guerre.

La deuxième voie, aussi difficile, pourrait conduire à un bien meilleur accord qui empêcherait un Iran nucléaire, un Moyen-Orient nucléarisé et des conséquences horribles sur toute l’humanité.

Vous n’avez pas à lire Robert Frost pour le savoir. Vous devez vivre votre vie afin de savoir que le chemin difficile est habituellement le moins fréquenté, mais il faudra savoir faire toute la différence pour l’avenir de mon pays, la sécurité du Moyen-Orient et la paix du monde, paix que nous avons tous pour désir.

(Applaudissements)

Mes amis, se tenir debout face à l’Iran n’est pas simple. Etre debout face à des régimes sombres et meurtriers n’est jamais simple. Il y a parmi nous aujourd’hui un survivant de la Shoah et lauréat du prix Nobel, Elie Wiesel.

(Applaudissements)

Elie, votre vie et votre travail nous inspirent pour donner un sens aux mots, « plus jamais ça. »
(Applaudissements)

Et je souhaite pouvoir vous promettre, Elie, que les leçons de l’histoire ont été tirées. Je ne peux qu’encourager les dirigeants du monde à ne pas répéter les erreurs du passé.

(Applaudissements)

Ne pas sacrifier l’avenir au présent; ne pas ignorer l’agression dans l’espoir de gagner une paix illusoire.

Mais je ne peux vous garantir cela. Les jours où le peuple juif sont restés passifs face à des ennemis génocidaires, ces jours sont révolus.

(Applaudissements)

Nous ne sommes plus dispersé parmi les nations, impuissants pour nous défendre. Nous avons restauré notre souveraineté dans notre ancienne maison. Et les soldats qui défendent notre maison ont un courage sans bornes. Pour la première fois en 100 générations, nous, le peuple juif, pouvons nous défendre.

(Applaudissements)

C’est pourquoi – c’est pourquoi, en tant que Premier ministre d’Israël, je peux vous promettre une chose: Même si Israël doit seul, Israël tiendra.

(Applaudissements)

Mais je sais qu’Israël n’est pas seul. Je sais que l’Amérique se tient avec Israël.

(Applaudissements)

Je sais que vous êtes avec Israël.

(Applaudissements)

Vous vous tenez avec Israël, parce que vous savez que l’histoire d’Israël n’est pas seulement l’histoire du peuple juif, mais de l’esprit humain qui refuse encore et encore de succomber à des horreurs de l’histoire.

(Applaudissements)

Face à moi, juste là dans cette galerie, on voit l’image de Moïse. Moïse a conduit notre peuple de l’esclavage aux portes de la terre promise.

Et avant que le peuple d’Israël n’entre sur la terre d’Israël, Moïse nous a donné un message qui a endurci notre détermination depuis des milliers d’années. Je vous laisse avec son message aujourd’hui, « Soyez forts et déterminés, sans peurs ni craintes à leurs égards. »

Mes amis, Israël et l’Amérique doivent toujours se tenir ensemble, forts et déterminés. Puissions-nous n’avoir ni peurs ni craintes face aux défis à venir. Puissions-nous faire face à l’avenir avec confiance, force et espoir.

Que Dieu bénisse l’Etat d’Israël et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

(Applaudissements)

Merci. Merci beaucoup. Merci à tous.

Vous êtes merveilleux.

Merci, l’Amérique. Merci.

Merci.

Par Benjamin Netanyahu – adaptation JSSNews
Texte original en anglais disponible sur The Algemeiner

Voir par ailleurs:

Attentats en Israël : un jury américain condamne les Palestiniens à verser des millions en indemnités 
23 février 2015
Reuters/Ici Radio Canada

Un jury populaire de l’État de New York a condamné lundi l’Autorité palestinienne (AP) et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à verser 218 millions de dollars d’indemnités aux familles de victimes d’attentats commis en Israël pendant la seconde Intifada, entre 2002 et 2004.

La justice américaine avait été saisie par les familles de 11 victimes israélo-américaines de six attentats survenus à Jérusalem et attribués aux Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et au Hamas. Ces attentats ont fait au total 33 morts et plus de 450 blessés.

Les plaignants réclamaient des indemnités de 350 millions de dollars. À l’issue de six semaines de procès, ils ont obtenu 218 millions de dollars, une somme susceptible d’être multipliée par trois en vertu de la loi antiterroriste américaine.

« L’OLP et l’AP savent désormais que le soutien au terrorisme a un coût », a déclaré Nitsana Darshan-Leitner, un des avocats des familles des victimes.

Selon ces familles, l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat et son entourage faisaient en sorte que les employés de l’OLP qui voulaient commettre des attentats soient payés et que les familles de ceux qui y laissaient la vie soient dédommagées.

Les avocats de l’OLP et de l’AP ont de leur part plaidé le fait que les deux entités avaient condamné les attentats et que ceux-ci avaient été le fait de fonctionnaires subalternes n’obéissant pas à leur hiérarchie.

L’AP et l’OLP ont fait appel du verdict. Même si la condamnation est maintenue, il n’est pas sûr que les plaignants pourront percevoir les indemnités.

Ce procès devant le tribunal fédéral de Manhattan a suivi l’adhésion de l’AP à la Cour pénale internationale (CPI). La cour pourrait maintenant poursuivre des responsables israéliens, mais aussi palestiniens, pour crimes de guerre.

ÉTATS-UNIS

La justice américaine condamne l’Autorité palestinienne pour des attentats en Israël
Un jury de New York a condamné l’Autorité palestinienne et l’OLP à verser des dommages pour avoir soutenu des attaques terroristes en Israël lors desquelles des Américains ont été tués ou blessés.

Courrier international

24 février 2015

« Des organisations palestiniennes sont jugées coupables lors d’un procès concernant des actes de terrorisme », titre en une The New York Times ce 24 février. L’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont été condamnées par un jury d’un tribunal fédéral de Manhattan à payer 218,5 millions de dollars de dommages « pour avoir soutenu en connaissance de cause six attaques terroristes en Israël entre 2002 et 2004, lors desquelles des Américains ont été tués ou blessés », écrit le quotidien américain.

Ce verdict met fin à dix ans de bataille juridique, note The New York Times. S’il constitue « une immense victoire pour des dizaines de plaignants », il pourrait aussi « renforcer les allégations d’Israël selon lequelles les forces palestiniennes dites modérées ont un lien direct avec le terrorisme ».

La plainte avait été déposée en 2004 en vertu de la loi anti-terroriste de 1992, qui permet aux citoyens américains victimes de terrorisme international de porter plainte devant des tribunaux aux Etats-Unis, précise le quotidien. Cette loi prévoit le triplement automatique des dommages accordés par le jury, ce qui doit porter ces derniers à 655,5 millions de dollars.

Attentat rue des Rosiers en 1982: trois suspects recherchés par la France
Nouvel Obs

04-03-2015

Paris (AFP) – L’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers vient de s’accélérer, 32 ans après, avec la délivrance de mandats d’arrêt internationaux contre trois suspects d’origine palestinienne qui vivent en Norvège, en Jordanie et Cisjordanie.

Cette décision du juge d’instruction Marc Trévidic a été saluée comme « un message fort lancé à tous les terroristes » par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Elle sera cependant difficile à mettre en oeuvre, deux des trois suspects de l’attentat dans ce quartier juif du centre de Paris se trouvant au Proche-Orient.

Le 9 août 1982 à la mi-journée, une grenade avait été jetée dans le restaurant de Jo Goldenberg, explosant au milieu d’une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés, ouvrant le feu.

Composé de trois à cinq hommes armés, selon une source proche du dossier, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs « WZ-63 », de fabrication polonaise.

Bilan de cette attaque qui aura duré trois minutes: six morts et 22 blessés. Une opération attribuée à un groupe palestinien dissident de l’OLP, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d' »Abou Nidal », décédé en 2002 dans des circonstances mystérieuses.

Dans cette enquête très ancienne, ce sont des témoignages anonymes qui ont permis l’identification des trois suspects d’origine palestinienne, des anciens du groupe d’Abou Nidal, après un travail de longue haleine d’un enquêteur de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué mercredi à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information de RTL et Paris Match.

Deux des trois hommes sont soupçonnés d’avoir fait partie du commando, a précisé la source. Il s’agit de Mahmoud Khader Abed Adra alias « Hicham Harb », 59 ans, qui vit aujourd’hui à Ramallah, en Cisjordanie, et de Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias « Souhail Othman », 56 ans, qui vit en Norvège.

Le troisième est Souhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjar Atta », 62 ans. Cet homme installé en Jordanie est soupçonné d’avoir supervisé l’attaque. Il était le numéro 3 du « comité des opérations spéciales » du Fatah-CR, un comité dirigé par « Abou Nizar », le bras droit d' »Abou Nidal ».

– « On fera tout pour les arrêter » –

Le 20 février, le juge antiterroriste Marc Trévidic, qui avait récupéré cette enquête instruite auparavant par Jean-Louis Bruguière, a délivré trois mandats d’arrêt à diffusion internationale contre ces hommes.

« Il s’agit d’un message extrêmement fort lancé à tous les terroristes, à tous ces assassins, qui montre que plus de trente ans après, on fera tout pour les arrêter, on fera tout pour les juger », a déclaré à l’AFP Me Alain Jakubowicz, président de la Licra, partie civile dans le dossier.

« On dit aux victimes qu’on ne les a pas oubliées et qu’on fera tout pour que justice soit rendue », a-t-il ajouté, en précisant que le juge réunirait lundi les parties civiles dans cette affaire.

« La question de l’exécution de ces mandats d’arrêt est très délicate », a cependant relevé l’avocat.

Une analyse partagée par le député UMP Alain Marsaud, qui était magistrat au parquet de Paris au moment de l’attaque.

« Il sera malheureusement difficile de rendre justice aux pauvres victimes de la rue des Rosiers assassinées par des membres du groupe Abu Nidal, sur commandite d’Hafez el-Assad », a-t-il dit dans un communiqué.

L’enquête avait longtemps piétiné sans connaître d’avancée notable, hormis la découverte d’une des armes de l’attentat dans un bosquet du bois de Boulogne, à Paris.

En 1982, la France résonnait déjà des soubresauts du conflit au Proche-orient, des luttes opposant Israéliens contre arabes, ou arabes contre arabes. Deux ans plus tôt, quatre personnes avaient trouvé la mort dans un attentat devant une synagogue rue Copernic. L’auteur présumé de cet attentat, le Libano-Canadien Hassan Diab, a finalement été mis en examen et écroué en novembre.

Voir enfin:

Pourquoi Obama et Netanyahu se détestent
L’inimitié entre les deux dirigeants sur l’accord iranien atteint un sommet, mais le discours de Netanyahu à Washington n’est qu’un épisode de plus d’une relation haineuse plus longue et plus profonde qui ne s’arrêtera pas une fois la crise résolue
Haviv Rettig Gur

The Times of Israel

4 mars 2015

En novembre 2009, la chancellière allemande Angela Merkel a invité le président américain Barack Obama, toujours dans sa première année de fonction, à assister au 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin.

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La commémoration annuelle rappelle aux Européens la défaite finale des excès idéologiques sanglants du 20e siècle, le dépassement d’une terrible histoire, plus que tout autre chose grâce à la puissance et à l’idéalisme américain. Il est difficile de penser à une histoire plus pro-américaine que celle expérimentée et dont se souviennent autant de millions d’Européens ce jour-là.

Les dirigeants de l’Europe étaient tous présents, du Premier ministre britannique aux présidents de la France et de la Russie. Pourtant, Obama était absent.

Le président était occupé, selon la Maison Blanche, citant « des engagements pour un voyage à venir en Asie ». Les Européens ont été choqués. « Barack est trop occupé », pouvait-on lire sur la Une acerbe du quotidien allemand Der Spiegel.

L’événement ne se confrontait pas avec son emploi du temps, mais plutôt avec ses sensibilités en terme de politique étrangère. Obama avait voyagé à Copenhague un mois avant l’événement pour faire du lobby auprès du Comité Olympique International afin d’accorder les jeux d’été de 2016 à sa ville natale de Chicago, et devait ensuite retourner en Europe un mois après la commémoration pour accepter son Prix Nobel de la paix à Oslo.

Son itinéraire de voyage en tant que président signifiait quelque chose de sa vision du monde et de l’Amérique. La commémoration du sauvetage par l’Amérique de l’Europe n’avait pas une très haute place dans cette vision.

Il était tout aussi significatif que le premier voyage d’Obama au Moyen Orient, en avril 2009, ait été la Turquie. « La démocratie turque est votre propre réussite. Aucune puissance étrangère ne vous y a forcé », avait-t-il déclaré au Parlement turc dans une critique évidente de son prédécesseur à la Maison Blanche.

Sa propre expérience de vie, a-t-il dit aux législateurs, a joué dans sa décision d’aller à Istanbul. « Les Etats-Unis ont été enrichis par des Américains musulmans, a-t-il déclaré. Beaucoup d’autres Américains ont des musulmans dans leur famille ou ont vécu dans un pays à majorité musulmane. Je le sais bien puisque je suis l’un d’entre eux. »

Son deuxième voyage au Moyen Orient l’a conduit au Caire, le 4 juin 2009, où il a donné son célèbre discours aux musulmans du monde, un discours qui reconnaissait que l’Amérique avait trop souvent été une partie du problème dans le monde musulman plutôt qu’un élément de la solution.

Voyage après voyage, quelque chose d’important sur les priorités et les sensibilités d’Obama devenait clair. Et pour les Israéliens, tout comme les Allemands avant eux, il était difficile de ne pas noter que les itinéraires de voyage d’Obama, et avec eux ses priorités politiques, semblaient les ignorer.

Chicago

Lors d’une récente réunion du Conseil des Relations Etrangères avec Israël, l’ancien éminent directeur général du ministère des Affaires étrangères, le Professeur Shlomo Avireni, a qualifié la politique étrangère d’Obama de « provinciale ». C’était un choix étrange de mot pour décrire les politiques d’un président avec une apparence aussi cosmopolite et autant d’envie de s’impliquer dans le monde.

Avineri touchait pourtant quelque chose du doigt.

Les remarquables mémoires d’Obama, les « Rêves de mon père », comportent un récit puissant sur ses expériences en tant que jeune travailleur social perspicace et enthousiaste dans le Sud de Chicago qui lui ont inculqué la sensibilité qui allait ensuite définir sa présidence.

Dans ce récit autobiographique, il décrit sa réaction en entendant les enfants d’un quartier pauvre de Chicago divisés en « bons garçons et mauvais garçons, la distinction n’avait pas de sens dans ma tête ». Si un enfant en particulier « finissait dans un gang ou en prison, cela démontrerait-il quelque chose de son essence, un gêne imprévisible… ou simplement les conséquences d’un environnement difficile ? »

« Dans chaque société, les jeunes hommes vont avoir des tendances violentes », lui avait déclaré à la fin des années 1980 un éducateur dans un lycée avec des élèves majoritairement noirs de Chicago. « Soit ces tendances sont dirigées et canalisées vers des objectifs créatifs soit ces tendances détruisent les jeunes hommes, ou la société, ou les deux ».

Le livre est rempli de telles méditations qui font écho à travers la rhétorique d’Obama comme président.

Dans son dernier discours à l’Assemblée générale des Nations unies, il a affirmé que « si les jeunes vivaient dans un endroit où le seul choix se situe entre la dictature d’un Etat et l’attrait d’un extrémisme souterrain, aucune stratégie contre-terroriste ne pouvait fonctionner ».

Pour Obama, le terrorisme est, à la racine, un produit de la désintégration sociale. La guerre est peut-être nécessaire pour contenir l’avancée de l’Etat islamique, mais seulement une réforme sociale peut vraiment s’en débarrasser.

Ajoutez à cette vision le vécu d’un parfait ‘outsider’, moitié blanc et moitié noir avec une enfance et une famille dispersée autour du monde, et on commence à voir le profil d’un homme avec une empathie automatique pour les marginaux et un sens presque instinctif que les plus importants problèmes du monde sont enracinés, non pas dans l’idéologie, mais dans des structures sociales et économiques oppressives qui renforcent la marginalisation.

Cette sensibilité est plus large que n’importe quelle orthodoxie économique, et elle est enracinée dans la dure expérience du Sud de Chicago.

Après avoir pris la tête de la plus importante superpuissance du monde en janvier 2009, ce travailleur social s’est mis à construire une politique étrangère qui traduisait ses impressions en actions géopolitiques.

« Lui et ses conseillers sentaient qu’il était impératif non seulement d’introduire un récit post-Bush mais aussi une compréhension post-11 septembre de ce qu’il fallait faire dans le monde », a noté James Traub dans un article récent de Foreign Policy.

« Ils considéraient que les grandes questions devant les Etats-Unis n’étaient pas des questions traditionnelles d’Etat à Etat, mais de nouvelles problématiques qui cherchaient à promouvoir des biens internationaux et demandaient une coopération globale, le changement climatique, l’approvisionnement en énergie, les Etats faibles et en effondrement, la non-prolifération nucléaire. C’était précisément sur de telles questions que l’on avait besoin de rassembler le soutien des citoyens et des dirigeants. »

Le monde était un énorme Chicago, ses problèmes essentiels pas totalement différents de ceux des Noirs du Sud de Chicago, et les solutions à ces problèmes étaient enracinées dans la même capacité humaine à surpasser les divisions sociales et les inégalités.

Voilà en quoi consistait le « provincialisme » d’Obama, sa vision d’un monde qui favorisait les désavantagés et les opprimés, qui percevait les conflits idéologiques et politiques entre les gouvernements comme secondaires par rapport à des crises plus universelles et en fin de compte sociales qui troublaient un monde déjà tumultueux.

Jérusalem

C’était cette vision humanitaire expansive qui a conduit Obama à faire sa première erreur stratégique majeure au sujet d’Israël. C’était, en effet, en Israël que son récit des affaires du monde s’opposait directement aux réalités impitoyables de la géopolitique.

Dans son discours du Caire, tout en promettant de défendre Israël et de garantir l’alliance de l’Amérique avec l’Etat juif, Obama a aussi dit au monde musulman que les implantations d’Israël étaient illégitimes et suggérait que la prétention juive envers Israël était enracinée dans la dévastation de l’Holocauste plutôt que dans l’attachement juif millénaire à la terre.

Cette insulte à la légitimité du régime politique juif en Israël, à la fois dans la rhétorique et dans l’itinéraire de voyage, était totalement inattendue. Cela a eu lieu juste quelques mois avant qu’il n’insulte involontairement les Allemands pour la commémoration de la chute du mur de Berlin.

Dans les deux cas, il y avait une même raison : un Israël prospère et puissant, comme l’Europe, ne faisait pas partie du monde qu’Obama essayait de sauver. En raison de son succès, Israël n’était pas pertinent dans sa vision de la politique étrangère.

Avec une exception : l’injustice sociale, économique et politique imposée par Israël contre les Palestiniens sans défense.

Le conflit israélo-palestinien semblait avoir beaucoup en commun avec les maladies sociales américaines qu’il avait combattues toute sa vie d’adulte : un conflit entre deux communautés divisées, renforcé par l’intolérance, des récits mutuellement exclusifs de victimisation et d’absence d’empathie et d’espoir.

L’engagement énergique et premier d’Obama pour la paix israélo-palestinienne n’était pas enraciné dans les calculs stratégiques habituels qui conduisent une politique étrangère, mais cela correspondait très bien à la nouvelle sensibilité qui définissait maintenant sa présidence.

Mais la géopolitique n’est pas du travail social. Et ce qui est vrai à Chicago ne l’est peut-être pas à Jérusalem. La première tentative majeure d’Obama dans le conflit – obtenir un gel de 10 mois de la construction d’implantations en dehors de Jérusalem – a donné le ton pour les cinq prochaines années d’efforts.

La Maison Blanche d’Obama était désorientée et frustrée quand il est apparu clairement que la mesure sans précédent de « construction de la confiance » de Netanyahu avait en réalité éloigné les Palestiniens de la table des négociations.

Le conflit israélo-palestinien n’est pas un combat contre l’injustice sociale ou économique, mais entre des identités nationales. Même s’il veut un accord de paix avec Israël, comme Obama le croit sincèrement, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas doit manœuvrer dans les limites du récit national palestinien qui rejette la cause nationale juive comme étant irrémédiablement illégitime. Abbas ne peut tout simplement pas faire de compromis, il doit être perçu comme un vainqueur.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Alors, le fait que la Maison Blanche ait demandé et obtenu un gel sans précédent des implantations d’Israël ne prouvait pas aux Palestiniens qu’Israël était prêt au compromis, mais plutôt que leurs propres dirigeants demandaient moins de l’occupant détesté que la Maison Blanche ouvertement pro-Israélienne.

La Maison Blanche, un bastion de sionistes de son propre aveu, avait sans effort obtenu une concession qu’aucun dirigeant palestinien n’avait même jamais demandée.

Dans son tout premier effort de renforcer la confiance entre les parties, la Maison Blanche d’Obama a désastreusement réduit la marge de manœuvre politique intérieure des dirigeants palestiniens.

Cette erreur initiale a établi la dynamique qui a contrecarré les efforts les plus concertés de l’Amérique pour relancer les négociations. Chaque fois que la pression américaine sur Israël augmentait, la pression intérieure sur les dirigeants palestiniens pour élever leurs exigences et conditions préalables augmentait rapidement aussi.

L’organisation sociale ne lutte pas contre ces couches idéologiques et identitaires, avec la logique impitoyable des conflits ethniques, et les Israéliens n’ont pas tardé à croire qu’Obama ne pouvait les voir.

Après 2010, Obama est resté un personnage bien vu dans la culture populaire israélienne, mais selon les sondages, il a perdu un élément plus important que sa popularité : il était considéré comme dangereusement naïf.

Les Israéliens ont confiance en ses intentions, mais pas en son jugement.

La politique étrangère d’Obama s’est développée au cours des six années de sa présidence.

Son optimisme initial a été tempéré par la réalité en Ukraine, en Syrie et dans d’autres pays en crise. Les décideurs américains peinent encore à trouver des façons de traduire la vision qui définit sa présidence en action géopolitique intelligente.

Bruyamment applaudi partout où il allait, Obama a passé ces premières années tranquillement et a brûlé accidentellement les ponts avec certains des plus proches alliés de l’Amérique.

Six ans plus tard, le lustre est parti. Le zèle optimiste pour un engagement mondial s’est fondu dans une poignée de principes minimalistes : tuer tous les terroristes qui menacent les Américains, éviter les guerres coûteuses, rester près des alliés stables.

Washington

La Maison Blanche d’Obama déteste Benjamin Netanyahu. C’est une animosité que les observateurs de longue date des relations américano-israéliennes soulignent souvent, mais tentent rarement d’expliquer.

L’aversion du président Obama pour Netanyahu est intense, et le sentiment filtre parfois dans les rangs des conseillers et des hauts fonctionnaires des deux bords.

Il y a peu de doute que cette hostilité soit devenue personnelle – un dirigeant juif américain a affirmé que c’est le président Obama lui-même qui a donné l’interview à The Atlantic, dans laquelle un responsable anonyme s’est moqué de Netanyahu en le qualifiant de « chickenshit » [poule mouillée] – mais ses origines sont plus profondes qu’une antipathie personnelle.

La rhétorique de Netanyahu au cours des six dernières années est dominée par des platitudes sempiternelles sur l’histoire juive et les droits des Juifs.

Même quand il offre un rameau d’olivier rhétorique, comme dans son célèbre discours en 2009 à l’université Bar-Ilan, il refuse d’adopter un langage qui accepte comme une question de principe la légitimité de visions concurrentes.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prie au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem le 28 février 2015 (Crédit : AFP/Pool/Marc Sellem)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prie au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem le 28 février 2015 (Crédit : AFP/Pool/Marc Sellem)

Les heures avant son décollage pour son voyage controversé cette semaine à Washington, Netanyahu a pris le temps de prier au mur Occidental à Jérusalem et de faire un pèlerinage sur la tombe de son père, expert en histoire juive et en persécution, dont l’intérêt pour la souffrance juive à travers les âges a beaucoup influencé la vision du monde de Netanyahu.

Pour Obama, Netanyahu est Rafiq al Shabazz, un ancien membre d’un gang qui s’est converti à l’islam et est devenu militant de la communauté noire du sud de Chicago dans les années 1980.

Dans « Les Rêves de mon père« , Obama rappelle comment Shabazz expliquait les problèmes communautaires : « Les gens de l’extérieur de notre communauté font de l’argent sur notre dos et sont irrespectueux envers nos frères et sœurs. Fondamentalement, ce que vous avez ici sont des Coréens et des Arabes dirigeant les magasins, des Juifs possédant encore la plupart des bâtiments. Maintenant, dans le court terme, nous sommes ici pour faire en sorte que les intérêts des personnes noires soient entendus, vous comprenez. Quand nous entendons que l’un des Coréens maltraite un client, nous sommes sur l’affaire. Nous insistons pour qu’ils nous respectent et apportent une contribution à la communauté. »

Shabazz considérait les intérêts noirs dans des termes étroitement sectoriels, ne comprenant pas ce qu’Obama savait : dans une économie interconnectée, que ce soit à Chicago ou dans le monde, la prospérité future et la vitalité sociale des Noirs, des Coréens, des Arabes et des Juifs est inextricablement liée.

Lorsque Netanyahu insiste pour parler de l’histoire juive à l’Assemblée générale de l’ONU, tout en refusant d’aborder la dépossession palestinienne, quand il rejette d’emblée et à plusieurs reprises l’idée qu’une éventuelle réadaptation de l’Iran pourrait être plus souhaitable qu’une confrontation permanente, Obama entend des échos de ces militants de Chicago dont le chauvinisme a fait plus de mal que de bien à leurs communautés.

Les horizons sectaires de Netanyahu, son pessimisme profond sur les Palestiniens et la région, la politique pure et dure qui reflète le scepticisme de ses électeurs – pour Obama, ces attributs incarnent tous les maux du monde.

L’ « adversaire mortel » de l’Amérique et du monde, a dit Obama, n’est pas un ennemi géopolitique, mais la perte de l’espoir, le triomphe de l’apathie et le broyage des structures sociales (et, par extension, géopolitiques) qui inhibent les opportunités et soutiennent les inégalités.

Netanyahu, un allié trop proche et trop bruyant pour être ignoré, s’irrite contre la vision du monde d’Obama et fustige constamment la consciente largesse d’esprit qu’est devenue l’identité politique d’Obama.

Selon Netanyahu, à moins que le mouvement national palestinien n’accepte qu’il y a une certaine légitimité à la création d’une patrie juive en Israël, les dirigeants palestiniens demeureront gelés sur place et incapables de compromis pour la paix.

Pendant ce temps, les concessions israéliennes à une direction palestinienne qui continue de rejeter la légitimité même d’Israël ne feront que renforcer cette impulsion de rejet en soutenant l’illusion que la victoire finale contre l’existence d’Israël est possible.

Pour Netanyahou, toute la stratégie américaine qui commence par des concessions israéliennes, au lieu de chercher un changement dans la vision de base de l’autre côté, met la charrue avant les bœufs – et garantit un échec continu.

Sur l’Iran, l’évaluation de Netanyahu des capacités stratégiques d’Obama est tout aussi peu flatteuse. En abandonnant les sanctions sur lesquelles les États-Unis avaient toutes les cartes et autour desquelles le monde était uni en opposition aux ambitions nucléaires iraniennes, Obama a concédé beaucoup et obtenu très peu.

On ne peut faire confiance à un pays de la taille de l’Europe occidentale avec un dossier d’installations entières et qui ment à répétition aux inspecteurs de l’AIEA et au Conseil de sécurité des Nations unies.

Un monde qui ne pouvait guère tolérer la perspective d’une guerre serait devenu intolérant, même vis-à-vis d’une restauration des sanctions. Le barrage avait été violé, et personne ne pouvait garantir qu’il pourrait être rétabli si l’Iran violait l’accord.

L’argument favori de la Maison Blanche pour défendre l’accord – que le choix devant les puissances occidentales était de conclure un accord ou d’aller à la guerre – prouve pour Netanyahu l’incompétence qu’il a constatée dans la stratégie de la Maison Blanche. L’argument équivalait à déclarer aux Iraniens que les Etats-Unis ont besoin d’un accord beaucoup plus qu’eux.

Obama a été le premier à se rendre dans la capitale de l’autre et à le rabrouer devant son propre peuple.

Quand Obama est finalement arrivé en Israël en tant que président, en mars 2013, il a ostensiblement refusé une invitation à s’adresser devant le Parlement israélien et a donné à la place une discours public à de jeunes Israéliens au Centre international de conférences de Jérusalem.
Le président américain Barack Obama et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas saluent la foule lors de la visite d’Obama à Ramallah, le 31 mars 2013 (Credit : Issam Rimawi/Flash90)

Le président américain Barack Obama et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas saluent la foule lors de la visite d’Obama à Ramallah, le 31 mars 2013 (Credit : Issam Rimawi/Flash90)

C’était un discours « pour le peuple d’Israël », pas son leadership, a dit la Maison Blanche – un peu comme le discours du Caire a été adressé aux musulmans et non aux gouvernements. « Je peux vous promettre ceci », a déclaré Obama aux Israéliens à propos de leur Premier ministre, « les dirigeants politiques ne pourront jamais prendre des risques si le peuple ne les pousse pas à prendre des risques ».

Netanyahu a considéré la Maison Blanche d’Obama comme un échec ; aveuglée par sa pompeuse auto-assurance, on ne peut lui faire confiance pour gérer avec compétence la sécurité mondiale.

Obama a vu Netanyahu comme un obstacle, un partisan hypocrite dont la politique étroite obstrue la route de progrès significatifs sur tous les sujets où il est impliqué.

Pour les deux hommes, l’écart est plus profond que la fracture démocrates-républicains, plus profond que la question palestinienne, plus profond encore que la bataille sur l’Iran.

Obama a cherché à introduire une nouvelle conscience dans les affaires mondiales, une conscience qui a défini son identité politique. Netanyahu défend les anciennes méthodes – dont dépendent, selon lui, la sécurité nationale.

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