Attentats de Copenhague: Vous avez dit socialisme des imbéciles ? (Socialism of the stupid man: When anti-semitism becomes the ultimate in anti-racism)

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L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles. Ferdinand Kronawetter ? (attribué à August Bebel)
Nous ne tournerons la page du passé que lorsque les causes de ces événements cesseront d’agir. C’est uniquement parce qu’elles continuent d’agir que les fantômes du passé ressurgissent. Adorno (1959)
[Et tu penses qu’en France le Mossad pourrait attaquer les synagogues …?] Je ne sais pas si c’est le cas. Simplement, ce que je dis, c’est qu’il faut savoir à qui peut profiter le crime. José Bové (avril 2002)
Ce que le communisme avait tenté de faire, une guerre vraiment mondiale, est maintenant réalisé, c’est l’actualité. Minimiser le 11 Septembre, c’est ne pas vouloir voir l’importance de cette nouvelle dimension. (…) Mais la menace actuelle va au-delà de la politique, puisqu’elle comporte un aspect religieux. Ainsi, l’idée qu’il puisse y avoir un conflit plus total que celui conçu par les peuples totalitaires, comme l’Allemagne nazie, et qui puisse devenir en quelque sorte la propriété de l’islam, est tout simplement stupéfiante, tellement contraire à ce que tout le monde croyait sur la politique. (…) Le problème religieux est plus radical dans la mesure où il dépasse les divisions idéologiques – que bien sûr, la plupart des intellectuels aujourd’hui ne sont pas prêts d’abandonner.(…) Il s’agit de notre incompréhension du rôle de la religion, et de notre propre monde ; c’est ne pas comprendre que ce qui nous unit est très fragile. Lorsque nous évoquons nos principes démocratiques, parlons-nous de l’égalité et des élections, ou bien parlons-nous de capitalisme, de consommation, de libre échange, etc. ? Je pense que dans les années à venir, l’Occident sera mis à l’épreuve. Comment réagira-t-il : avec force ou faiblesse ? Se dissoudra-t-il ? Les occidentaux devraient se poser la question de savoir s’ils ont de vrais principes, et si ceux-ci sont chrétiens ou bien purement consuméristes. Le consumérisme n’a pas d’emprise sur ceux qui se livrent aux attentats suicides. (…) Allah est contre le consumérisme, etc. En réalité, le musulman pense que les rituels de prohibition religieuse sont une force qui maintient l’unité de la communauté, ce qui a totalement disparu ou qui est en déclin en Occident. Les gens en Occident ne sont motivés que par le consumérisme, les bons salaires, etc. Les musulmans disent : « leurs armes sont terriblement dangereuses, mais comme peuple, ils sont tellement faibles que leur civilisation peut être facilement détruite ».(…) Cela dit, de plus en plus de gens en Occident verront la faiblesse de notre humanisme ; nous n’allons pas redevenir chrétiens, mais on fera plus attention au fait que la lutte se trouve entre le christianisme et l’islam, plus qu’entre l’islam et l’humanisme. Avec l’islam je pense que l’opposition est totale. Dans l’islam, si l’on est violent, on est inévitablement l’instrument de Dieu. René Girard
Carpentras, c’était une manipulation. Hubert Védrine
[Yves Bertrand, le patron des RG] explique que au départ, les gens du CRIF (…) ne voulaient pas en faire une grande manifestation et que c’est Mitterrand lui-même qui a imposé la grande manifestation publique, qui a imposé l’itinéraire classique de gauche c’est-à-dire République-Bastille-Nation. Pour bien mettre ce combat dans les combats de la gauche et qui a ainsi manipulé tout le monde. Tout ça, pour empêcher évidemment une alliance entre  la droite – Chirac pour parler vite – et le Front national évidemment parce que si le Front national devenait une espèce de monstre nazi, évidemment on pouvait plus s’allier à lui. Et c’est la grande stratégie de Mitterrand sur quinze ans qui a permis à la gauche de rester au pouvoir pendant toutes ces années. Eric Zemmour
L’affaire avait provoqué une vive émotion au sein de la classe politique. Jacques Chirac avait condamné « avec force cet acte inqualifiable » et exprimé sa solidarité avec la communauté juive de France. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, s’était aussitôt rendu sur les lieux et avait rappelé que l’auteur de ce genre de fait encourait vingt ans de prison. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait même parlé de « barbares » . Quant au ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, il avait exhorté les autorités françaises à se montrer « plus dures » face aux actes antisémites. On sait désormais que l’incendie qui, dans la nuit du 21 au 22 août, a ravagé le centre social juif de la rue Popincourt, dans le 11e arrondissement de Paris, n’est pas un acte antisémite. Son auteur, Raphaël Ben Moha, est un juif séfarade de 52 ans, originaire de Casablanca, au Maroc, qui aurait agi par vengeance. Comme dans l’affaire de la fausse agression antisémite du RER D, il y a deux mois, les policiers ont tout de suite eu la puce à l’oreille au vu des indices retrouvés dans les décombres : les croix gammées dessinées à l’envers et la quarantaine d’inscriptions incohérentes taguées au feutre rouge. (…). Fait troublant : un feuilleton de la série « PJ » a été tourné pendant un week-end dans le centre de la rue Popincourt. L’épisode mettait en scène un incendie criminel perpétré par un juif dans une école israélite. Sauf que cela se passait il y a un an et demi et qu’à l’époque Raphaël Ben Moha ne fréquentait pas encore le centre. Apparemment, Ben Moha en voulait à sa communauté, à laquelle il reprochait de ne pas l’avoir suffisamment aidé. (…) Une fois encore, la classe politique a fait preuve de précipitation pour dénoncer un acte antisémite, alors que les premiers éléments d’enquête incitaient à la prudence. Si nul ne peut mettre en doute la montée des actes antisémites en France – déjà 298 enregistrés depuis début 2004, contre 108 en 2003 -, qualifier d’antisémites des affaires qui ne le sont pas contribue à semer la confusion dans les esprits. D’où la réaction, lundi 30 août, du président du consistoire de Paris, Moïse Cohen, qui a appelé les juifs et les politiques « à un peu plus de raison » . Et d’insister : « C’est une erreur de réagir à un fait divers sans appliquer le principe de précaution. »  Le Point
Si les profanations de cimetières juifs sont aussi nombreuses en Alsace, ce n’est pas parce qu’il y aurait plus de groupes néonazis qu’ailleurs, bien au contraire, il y a un dialogue interreligieux qui fonctionne très bien dans la région. Non, s’il y a régulièrement des profanations de cimetières juifs dans la région c’est tout simplement parce que l’Alsace a été durant de nombreux siècles une terre d’accueil pour la communauté juive et qu’il y a de nombreux cimetières juifs. Thierry Legrand (historien)
La première communauté alsacienne remonte en effet aux alentours de l’an mille. Les juifs installés en Alsace n’ont jamais eu à subir d’expulsion comme dans le reste de la France car la région a longtemps été une terre d’Empire. Le judaïsme a toutefois pris une forme très spéciale en Alsace car les juifs n’étaient pas admis dans les villes. Raison pour laquelle le judaïsme alsacien se caractérisait, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, par une forme originale avec une multitude de petites communautés rurales. Reste que les profanations, selon les chiffres avancés par le ministère de l’Intérieur, concernent davantage des sites de sépultures chrétiennes. En 2012, 80 % des profanations recensées visent des tombes chrétiennes. Une large proportion qui s’explique là encore par le fait que les lieux de culte catholique sont beaucoup plus nombreux que les autres. D’après l’Observatoire des profanations de lieux religieux, 94 % des lieux de culte sont des monuments catholiques. France 24
Croix renversées et souillées de symboles nazis au sanctuaire dédié à la Vierge Marie à Saint-Loup (Jura), tombes et chapelle vandalisée au cimetière d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), statues arrachées dans l’église Saint-Géry de Valenciennes (Nord), lustres réduits en miettes et chemin de croix incendié à Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées (Aube), classé et datant du XIIIe siècle… Dans l’indifférence, la France est le théâtre d’une profanation tous les deux jours. Selon une note de la direction générale de la gendarmerie nationale, que s’est procurée Le Figaro, pas moins de 184 dégradations de sépultures ont été recensées l’année dernière, soit à peine dix-neuf de moins qu’en 2008. Depuis 2005, un lieu sacré est violé tous les deux jours. «Les faits perpétrés dans les cimetières sont pour l’essentiel des dégradations de stèles, d’ornementations et des inscriptions» , note le rapport, qui précise que les profanations recensées par les gendarmes – qui couvrent 95 % du territoire – touchent «très majoritairement des tombes chrétiennes ou des églises ». Dans les campagnes et en zones périurbaines, quelque 122 cimetières communaux et 34 lieux de culte catholique et 18 monuments aux morts ont été visés en 2009. Pas moins de cinq violations de tombeaux, dont deux exhumations ont été à déplorer. «Les départements du Bas-Rhin (11 faits), la Somme (9 faits), l’Ille-et-Vilaine (7 faits) et enfin la Gironde, le Gard et les Vosges (6 faits) concentrent le plus grand nombre de profanations», précise le document, qui détaille ainsi une série de périodes à risques. Ainsi, les profanateurs passent plus volontiers à l’action le 30 avril qui est à la fois l’anniversaire d’Adolf Hitler et de la fondation de l’Église de Satan aux États-Unis. Des pics sont aussi observés le 31 octobre, fêtes d’Halloween et jour de l’An sataniste, mais aussi lors des dates des solstices et d’équinoxes. Plus globalement, 50 % des actes de vandalisme se produisent le week-end et sans témoin, ce qui rend les investigations difficiles. L’année dernière, les gendarmes ont cependant réussi à résoudre une cinquantaine d’affaires et à confondre 106 profanateurs présumés. En décryptant leur profil, la note de la DGGN révèle que 83 % d’entre eux sont des mineurs et que 79 % sont de sexe masculin. Certains n’ont reculé devant aucune limite, allant jusqu’à improviser le 18 juillet dernier un rodéo à scooter dans la nef moyenâgeuse de l’église d’Échillais, près de La Rochelle, où un Christ en croix du XVIIe siècle gisait au milieu du chœur, démantibulé. (…). « D’une manière générale, les investigations ne permettent toujours pas de déterminer les motivations réelles des auteurs, concèdent les gendarmes. En effet, les éléments de preuves découverts engendrent parfois des confusions (exemple, des croix gammées accompagnant des tags satanistes).» «Les personnes interpellées indiquent la plupart du temps avoir agi sans motivation idéologique, par jeu, défi, mimétisme ou désœuvrement» , estime le rapport, qui rappelle que huit profanations sont imputables à des «individus isolés souffrant de troubles psychiatriques». Si deux faits sont imputables à des «adorateurs du démon», qualifiés de « minoritaires », les analystes du Bureau des affaires criminelles (BAC) notent que « sur la totalité des faits recensés en 2009, la commission d’actes à caractère sataniste (croix brisées ou renversées) est supposée dans de nombreux cas ». Enfin, la présence d’alcool est un «facteur important de passage à l’acte particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes ». Le Figaro (2010)
Un bilan périodique des atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, perpétrées à l’encontre des religions chrétienne, israélite et musulmane, est réalisé depuis 2008 grâce à la mise en place d’une méthode de recensement constante, permettant de quantifier ces exactions. Les statistiques sont les suivantes : 304 atteintes en 2008 dont 275 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 129 ; sépultures : 146), 15 pour les sites israélites (édifices religieux : 12 ; sépultures : 3) et 14 pour les sites musulmans (édifices religieux : 12 dans des lieux de culte ; sépultures : 2) ; 474 atteintes en 2009 dont 390 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 209 ; sépultures : 181), 66 pour les sites israélites (édifices religieux : 52 ; sépultures : 14) et 18 pour les sites musulmans (édifices du culte : 15 ; sépultures : 3) ; 621 atteintes en 2010 dont 522 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 308 ; sépultures : 214), 42 pour les sites israélites (édifices religieux : 30 ; sépultures : 12) et 57 pour les sites musulmans (édifices religieux : 50 ; sépultures : 7) ; 620 atteintes en 2011 dont 527 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 336 ; sépultures : 191), 44 pour les sites israélites (édifices religieux : 40 ; sépultures : 4) et 49 pour les sites musulmans (édifices religieux : 44 ; sépultures : 5) ; 667 atteintes en 2012 dont 543 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 352 ; sépultures : 191), 40 pour les sites israélites (édifices religieux : 31 ; sépultures : 9) et 84 pour les sites musulmans (édifices religieux : 83 ; sépultures : 1). Ainsi, de 2008 à 2012, il a été constaté une augmentation globale du nombre d’atteintes touchant les édifices religieux et les sépultures (+ 55,9 % entre 2008 et 2009, + 31 % de 2009 à 2010, 0 % entre 2010 et 2011 et + 7,6 % entre 2011 et 2012). Durant cette période, les atteintes aux sites chrétiens sont majoritaires mais proportionnellement en baisse (90,5 % en 2008, 82,3 % en 2009, 84 % en 2010, 85 % en 2011 et 81,4 % en 2012), comparativement aux atteintes commises au préjudice des sites israélites et des sites musulmans. Le bilan 2012 des atteintes aux sites chrétiens (édifices religieux et sépultures) marque une légère augmentation du nombre des actes commis par rapport à l’année précédente : 543 en 2012 au lieu de 527 en 2011, soit + 3 %. La plupart sont des dégradations, des vols d’objets ou encore des actes de simple vandalisme, dont les motivations apparaissent rarement fondées sur une idéologie précise. L’ensemble du territoire est concerné par ces actes qui ont donné lieu à l’interpellation de 67 personnes, dont 50 mineurs. Ministère de l’Intérieur (avril 2013)
Vous ne trouverez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler. Voltaire (Dictionnaire philosophique, 1769)
Victime en tous temps de son fanatisme, de sa religion insociable, de sa loi insensée, [le peuple juif] est maintenant dispersé dans toutes les nations, pour lesquelles il est un monument durable des effets terribles de l’aveuglement superstitieux […]. Ose donc enfin, ô Europe, secouer le joug insupportable des préjugés qui t’affligent ! Laisse à des Hébreux stupides, à de frénétiques imbéciles, à des Asiatiques lâches et dégradés, ces superstitions aussi avilissantes qu’insensées. Paul Henri Thiry d’Holbach (L’esprit du judaïsme, 1770)
La nation juive n’est pas civilisée, elle est patriarchale, n’ayant point de souverain, n’en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable, quand il s’agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n’affiche pas ses principes, mais on les connaît assez. Un tort plus grave chez cette nation, est de s’adonner exclusivement au trafic, à l’usure, et aux dépravations mercantiles […] Tout gouvernement qui tient aux bonnes mœurs devrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail productif, ne les admettre qu’en proportion d’un centième pour le vice: une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers, etc. Charles Fourier (Analyse de la civilisation, 1848)
Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des Françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l’abolition de ce culte. Ce n’est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer… Par le fer, par le feu ou par l’expulsion il faut que le Juif disparaisse. Pierre-Joseph Proudhon (1849)
Observons le Juif de tous les jours, le Juif ordinaire et non celui du sabbat. Ne cherchons point le mystère du Juif dans sa religion, mais le mystère de sa religion dans le Juif réel. Quelle est donc la base mondaine du judaïsme ? C’est le besoin pratique, l’égoïsme. Quel est le culte mondain du Juif ? C’est le trafic. Quelle est la divinité mondaine du Juif ? C’est l’argent. Karl Marx
L’argent est le dieu jaloux d’Israël devant qui nul autre Dieu ne doit subsister. Karl Marx
Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique . […] En France, l’influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d’un point, la double force de l’argent et du nombre. Jean Jaurès (La question juive en Algérie, Dépêche de Toulouse, 1er mai 1895)
Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion. Jean Jaurès (Discours au Tivoli, 1898)
J’espère que l’Allemand vaincra ; car il ne faut pas que le général de Gaulle l’emporte chez nous. Il est remarquable que la guerre revient à une guerre juive, c’est-à-dire à une guerre qui aura des milliards et aussi des Judas Macchabées. Alain (Journal, 1940)
Vous constatez là, l’influence puissante et nocive du lobby juif en France. François Mitterrand (à Jean D’ormesson, 1995)
La nouvelle judéophobie se présente comme une saine réaction à l’injustice – la “spoliation” des Palestiniens, des musulmans, de tous les peuples victimes de l’“arrogance” occidentale. Aussi est-elle assez largement partagée par les multiples héritiers du communisme, du gauchisme et du tiers-mondisme. D’autant plus qu’elle se veut – spécificité nauséeuse – un rejet de la discrimination. «L’antijuif de notre temps ne s’affirme plus raciste », il dénonce au contraire le racisme comme il condamne l’islamophobie et, en stigmatisant les sionistes en tant que racistes, il s’affirme antiraciste et propalestinien. Les antijuifs ont retrouvé le chemin de la bonne conscience. (…) Autrefois rejetés comme venus d’Orient puis comme apatrides, les juifs sont à présent “désémitisés”, fustigés comme sionistes et occidentaux. L’antisémitisme refusait la présence des juifs au sein de la nation; l’antisionisme leur dénie le droit d’en constituer une. La rhétorique a changé. L’anathème demeure. Atila Ozer
Que veut, en fait, Dieudonné ? Il veut un ‘Holocauste’ pour les Arabes et pour les noirs aussi. (…) La noble idée de « la guerre contre le racisme » se transforme graduellement en une idéologie hideusement mensongère. Et cet antiracisme sera, pour le XXIe siècle, ce qu’a été le communisme pour le XXe. Alain Finkielkraut
C’est un moment génial de l’histoire de France. Toute la communauté issue de l’immigration adhère complètement à la position de la France. Tout d’un coup, il y a une espèce de ferment. Profitons de cet espace de francitude nouvelle. Jean-Louis Borloo (ministre délégué à la Ville, suite à des manifestations anti-guerre d’Irak marquées par nombre de cris d’ »A mort les juifs! », avril 2003)
Juifs et musulmans pour moi, ça n’existe pas. Donc, antisémite n’existe pas, parce que juif n’existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l’une que l’autre. Personne n’est juif ou alors tout le monde … pour moi, les juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme « la guerre sainte » … Dieudonné (Lyon Capitale, 23 janvier 2002)
Nous tentons d’éviter de décrire quelqu’un comme un terroriste, ou un geste comme étant terroriste. (…) Les Nations unies ont tenté pendant une décennie de définir ce mot, sans y parvenir. C’est très délicat. Nous savons ce qu’est la violence politique, nous savons ce que sont les meurtres, les attentats et les fusillades et nous pouvons les décrire. Et cela explique bien plus de choses, à nos yeux, qu’utiliser le mot ‘terrorisme’. » Tarik Kafala (service arabophone de la BBC)
Il est tout à fait légitime pour le peuple américain d’être profondément préoccupé quand vous avez un tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris. Barack Hussein Obama
Les grandes firmes multinationales et leurs conseils d’administrations internationaux, les grandes organisations internationales, OMC, FMI et Banque mondiale aux multiples subdivisions désignées par des sigles et des acronymes compliqués et souvent imprononçables, et toutes les réalités correspondantes, commissions et comités de technocrates non élus, peu connus du grand public, bref, tout ce gouvernement mondial qui s’est en quelques années institué et dont le pouvoir s’exerce sur les gouvernements nationaux eux-mêmes, est une instance inaperçue et inconnue du plus grand nombre. Cette sorte de Big Brother invisible, qui s’est doté de fichiers interconnectés sur toutes les institutions économiques et culturelles, est déjà là, agissant, efficient, décidant de ce que nous pourrons manger ou ne pas manger, lire ou ne pas lire, voir ou ne pas voir à la télévision et au cinéma, et ainsi de suite (…). A travers la maîtrise quasi absolue qu’ils détiennent sur les nouveaux instruments de communication, les nouveaux maîtres du monde tendent à concentrer tous les pouvoirs, économiques, culturels et symboliques, et ils sont ainsi en mesure d’imposer très largement une vision du monde conforme à leurs intérêts. Pierre Bourdieu
C’est le comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français… qui pense dans la langue de la finance internationale. Jean-Luc Mélenchon (sur Moscovici, 23.03.13)
La France comprend trois foyers d’expression de l’antisémitisme très forts. Le premier, ce sont les proches du Front National et les électeurs de Marine Le Pen […] Le deuxième groupe, c’est parmi les Français musulmans […] Et puis le troisième groupe ce sont les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon 2012, où là aussi on trouve, à un dégré moindre, et sur des ajustements ou, je dirais des agencements différents, l’expression d’un antisémitisme fort. (…) On a [dans ce groupe] une adhésion beaucoup plus forte que la moyenne à des préjugés qui relèvent de cet antisémitisme anticapitaliste et antiglobalisation. Cette idée que les juifs contrôlent l’économie. Qu’il y a un capitalisme cosmopolite, que le monde de la finance est un monde cosmopolite. Dominique  Reynié
Ce sont des jeunes en quête d’aventure, en quête d’une contestation radicale de l’ordre établi. On le voit statistiquement par le nombre de convertis (…)  On a oublié notre passé. En Europe, depuis les années 1960, on a un espace de radicalisation de la jeunesse. C’était le maoïsme, c’était le trotskisme, c’était Che Guevara. Et les jeunes allaient dans les guérillas. Le grand mot, c’était la révolution avec un grand « R ». Tantôt c’était le Vietnam, tantôt c’était Castro, tantôt c’était la révolution culturelle chinoise. (…) la révolution avec un grand « R » a été remplacée par le djihad avec un grand « Dj »». C’est la même «fascination de type romantique, même si c’est violent et sanglant (…) Les Khmers rouges et la révolution culturelle n’étaient pas très humanistes. Et on a certainement « romantisé » des figures comme Che Guevara qui était dans ses pratiques militaires plus brutales que ce qu’on en dit maintenant. C’était la violence qui fascinait. C’était la révolution pour soi-même. Olivier Roy
La profanation est une outrance que s’octroie les abrutis en mal de célébrité médiatique. L’excès de communication entre l’ancien ministre Roland Dumas et la star de l’interview politique Jean-Jacques Bourdin est une autre forme de dérapage qui pourrait tout autant provoquer des actes antisémites de la part de simples d’esprit. Toute la journée de lundi nous nous sommes interrogés: à une expression criminelle de la profanation, est-il judicieux de réagir par des outrances médiatiques qui flirtent souvent avec la récupération? En effet, à l’heure où ce texte est commis par vos dévoués plumitifs ; alors que la meute des loups a joué toute la journée à associer l’augmentation du vote d’extrême droite avec ces actes odieux, nous apprenons que cinq mineurs seraient incriminés. Il n’est en rien prouvé que l’acte revendique une action antisémite. (…) Les opinions risquant de se «cristalliser» autour d’une situation médiatique extrêmement malsaine. D’un côté des vauriens qui, l’enquête le dira, veulent se faire peur en outrageant nos morts. De l’autre, d’autres galopins qui jouent à se faire peur en dégoupillant dans l’espace public la grenade d’un complot juif influençant jusqu’au chef du gouvernement. Instrumentalisation, amalgame, raccourcis, erreurs de confirmation comme le dirait les philosophes. Toute la palette des faiblesses réflexives vont y passer. Jacky Isabello et Pierre Alibert 
Oui, il y a eu des lâchetés. En octobre 2012 [à] Bagnolet (…) on recrutait des brigands de grand chemin pour lesquels on a retrouvé des armes automatiques sur leur lieu de travail, dans les véhicules de la municipalité des grandes quantités de drogue. Et le fait de flatter le communautarisme pour des objectifs électoraux (…) Concrètement, c’est par exemple de tenter des accords électoraux en fonction des communautés, c’est par exemple de faire en sorte que sur des questions religieuses, on négocie la mosquée contre des voix. (…) Ca s’est passé à gauche et à droite. Razzy Hammadi (député PS, Seine-Saint-Denis, 19.01.15)
Les choses seraient tellement simples si l’extrême-droite était derrière les actes antisémites qui se multiplient, en France et en Europe ! Les professionnels de l’antiracisme auraient beau jeu d’appeler à manifester et exiger le rejet collectif d’un tel mouvement répugnant. Mais leur logiciel idéologique ne fonctionne plus : il se révèle inapte à désigner les réalités. Celles-ci font apparaître que le totalitarisme islamiste, qui a une nouvelle fois fait couler le sang à Copenhague (Danemark) ce week-end, est à la source de la nouvelle haine anti-juive et anti-occidentale. Or cet antisémitisme-là, apparu dans les cités françaises dès le début des années 2000, ne suscite pas l’indignation attendue des « consciences », qui ont pris sous leurs ailes la minorité musulmane, y compris pour le pire. Ni le meurtre atroce d’Ilan Halimi en 2006, ni les tueries abjectes de Mehra contre des militaires et dans une école juive de Toulouse ou de Nemmouche dans un musée juif de Bruxelles n’ont jamais suscité chez les belles âmes d’appels à descendre massivement dans les rues. Les assassinats commis le 9 janvier par Amedy Coulibaly dans l’Hyper-Cacher n’auraient pas suscité davantage de mobilisations s’ils n’avaient été précédés du carnage à Charlie-Hebdo, qui a réveillé l’opinion. L’antisémitisme, qui fait fuir des Français juifs, est d’autant plus scandaleux qu’il est édulcoré par ceux qui trouvent des excuses à ces barbaries, mises sur le compte de la France ou d’Israël. La première est accusée de favoriser des apartheids, des racismes, des relégations. Le second est jugé coupable d’avoir voulu renaître et d’exister encore . Ce faisant, c’est toute une partie de la gauche qui en vient à cautionner un nazislamisme qu’elle se refuse à voir. Ce sont ces mouvements « antiracistes » qui, par exemple, jugent inconvenants de demander aux Français musulmans de dénoncer l’horreur islamiste, au prétexte qu’ils n’en sont pas solidaires. Cette rhétorique, reprise en abondance chez les commentateurs, rend impossible l’indispensable critique de l’islamisme à laquelle se prêtent quelques rares intellectuels musulmans éclairés. Cette attitude de refus est une fuite en avant ambiguë. Elle consolide les amalgames que recherchent les djihadistes, qui veulent désorganiser les démocraties ouvertes en attisant les guerres civiles.  Plus que jamais, il est au contraire indispensable que les démocrates musulmans partent en guerre contre ce totalitarisme qui veut les embrigader. De ce point de vue, Manuel Valls a eu raison, ce lundi sur RTL, d’appeler l’Islam de France à prendre « totalement ses responsabilités » pour combattre ce que le premier ministre appelle « l’islamo-fascisme ». Mais la gauche doit, elle-même, se regarder dans une glace. Au-delà des discours convenus sur la lutte contre l’antisémitisme, ce sont des actes qui sont attendus contre les nazilllons des cités, contre leurs protecteurs, leurs défenseurs, leurs tuteurs. C’est également la politique vis-à-vis d’Israël, qui lutte seul contre ce même totalitarisme islamique qui débarque en Europe, qui doit être rééquilibrée en sa faveur. Roland Dumas, ancien ministre socialiste, a estimé ce matin sur RMC que Valls devait être « probablement sous influence juive », évoquant sans la nommer son épouse, Anne Gravoin. Cette gauche-là, représentée par l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, reste prisonnière d’un idéologie qui s’achève dans la honte. Ivan Rioufol
Pas d’amalgame! Évidemment, ce cri de panique de la gauche multiculturelle devant l’islamisme a tout de suite retenti. Car chaque fois que l’islamisme frappe, d’une manière ou d’une autre, la gauche multiculturelle s’inquiète d’abord de la montée de l’islamophobie. Elle craint qu’un attentat comme celui-là ne réveille le racisme latent qu’elle prête aux sociétés occidentales. D’ailleurs, les médias relaient cette formule mécaniquement, en mettant en garde tout à la fois contre le «radicalisme» et «l’islamophobie». On met les deux concepts sur le même pied, et surtout, on proscrit à l’avance toute réflexion sérieuse sur l’islamisme ou la difficile intégration de l’Islam en Occident en l’assimilant à une forme de racisme. Le système médiatique agit ainsi à la manière d’une machine à lessiver le réel, n’en montrant que les parts compatibles avec l’idéologie officielle du «vivre-ensemble». Ce qui pourrait compromettre le récit enchanté de la cohabitation harmonieuse des différences n’y a pas sa place. Lorsqu’il faut pourtant consentir à montrer une part désagréable du réel, on multipliera les mises en garde, on forgera un nouveau vocabulaire qui deviendra la novlangue des sociétés fonctionnant sous l’orthodoxie multiculturaliste. D’une société à l’autre, c’est le même logiciel du déni qui opère et qui pousse les peuples à la défiance politique. L’attentat commis par Omar Abdel Hamid El-Hussein n’est malheureusement pas un cas isolé. En Grande-Bretagne en 2005 comme en France, récemment, il s’agissait d’enfants du pays. Ou à tout le moins, d’enfants nés au pays, mais qui ne s’y sentaient pas appartenir, et qui plus encore, se voulaient profondément hostiles à son endroit. Se contenter de dire d’Omar Abdel Hamid El-Hussein qu’il s’agissait d’un Danois, et croire possible de fermer dès ce moment la réflexion, cela consiste à s’enfermer dans une illusion idéologique, que la réalité perce pourtant de toute part. Cela illustre terriblement le désaccouplement de plus en plus net entre la citoyenneté d’appartenance et la citoyenneté de papier. Il ne suffit manifestement plus d’avoir vécu toute sa vie dans un pays pour en être. La nationalité, pensée comme un concept strictement juridique, se révèle trop souvent une coquille vide. En fait, elle a toujours eu besoin de quelque chose de plus. Elle référait à une histoire, une identité. Mais cela allait tellement de soi qu’il n’était pas nécessaire de le préciser. Ou du moins, on le précisait de mille manières sans avoir toujours à l’expliciter. La citoyenneté universaliste s’enracinait pratiquement dans une identité historique. Nous avons assisté à une déconnection du pays officiel et du pays historique. Le premier s’est même retourné contre le second: c’est l’histoire du multiculturalisme, qui a consisté à vider les institutions du pays d’accueil de sa culture et à faire de la prédominance de celle-ci dans les relations sociales la marque d’une discrimination qu’il fallait désormais déconstruire. Conséquemment, lutter contre les discriminations, généralement, consistera simplement à démanteler les mécanismes sociologiques qui conduisaient naturellement à l’assimilation des immigrés. C’est dans ce contexte que se pose la question de l’immigration qui a révolutionné l’Europe en quelques décennies. L’immigration massive ne concerne plus des individus, mais des peuples, des religions, qui migrent, sans nécessairement reproduire intégralement la culture de leur pays d’origine, mais sans non plus s’approprier celle du pays d’accueil, contre laquelle ils se définiront même souvent -en fait, un islam revendiqué et radical servira souvent d’identité de substitution aux populations immigrées. Et ce n’est pas faire injure à l’islam que de constater que ce n’est pas sa meilleure part qui s’exprime dans les banlieues européennes, chez des populations mal intégrées qui se l’approprient de manière polémique pour défier la société d’accueil. On aura beau chercher à s’adapter à cette situation en théorisant une citoyenneté multiculturelle censée annoncer l’avènement d’un paradis diversitaire, la réalité ne se laisse pas changer par des slogans. Malgré le déni des cultures, il faut bien convenir que ces dernières cohabitent d’autant moins bien qu’elles sont radicalement étrangères -la chose est encore plus vraie lorsqu’elles appartiennent à des civilisations distinctes. Ce n’est pas qu’elles sont méchantes l’une ou l’autre. Mais entre elles, ce sont des rapports de force qui jouent en bonne partie. Et les peuples européens ne savent manifestement plus faire preuve de force, tellement ils ont mutilé eux-mêmes leur identité. Mathieu Bock-Côté
Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel a adressé ce jeudi 15 mises en garde et 21 mises en demeure aux médias français pour la couverture des attentats contre Charlie Hebdo et leurs suites. Sept chaînes de TV et six radios, dont France Info et France Inter, se voient reprocher d’avoir annoncé l’assaut contre les frères Kouachi. Radio France fait part de sa surprise et envisage des recours. Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA), a adressé ce jeudi 15 mises en garde et – plus grave – 21 mises en demeure aux principaux médias audiovisuels français pour des « manquements graves » lors de la couverture des attentats de Paris, du 7 au 9 janvier dernier. Le CSA estime avoir relevé de nombreux dérapages dans les comptes-rendus de la traque des suspects, puis les prises d’otages et enfin les assauts contre les frères Kouachi en Seine-et-Marne puis contre Amedy Coulibaly à Paris. L’instance dénonce tout d’abord la diffusion par une chaîne de télévision de l’assassinat du policier Ahmed Merabet, près du siège de Charlie Hebdo. Le CSA estime que, bien que sa mort en elle-même n’ait pas été montrée, le bruit des armes à feu et la voix de la victime n’auraient pas dû être mis à l’antenne. Sept chaînes de télévision et six radios, dont France Info et France Inter, se voient par ailleurs reprocher d’avoir annoncé l’assaut mené contre les frères Kouachi à Dammartin-en-Goële, alors qu’Amedy Coulibaly était encore retranché dans l’hyper Cacher de la porte de Vincennes, ce qui, estime le CSA, a mis en danger la vie des otages. Le groupe Radio France a fait part de sa surprise et de son étonnement face à cette mise en demeure et examine toutes les possibilités de recours contre cette sanction : « Ils nous reprochent d’avoir dit sur l’antenne de France Info : il se passe quelque-chose à Dammartin-en-Goële, il y a des coups de feu », explique Erik Kervellec, directeur de la rédaction de France Info. « C’est l’un des reporters de France Info qui a décrit la scène. Si on nous avait dit ‘Il va y avoir une intervention’, nous sommes des gens responsables. Nous n’aurions pas communiqué et dit des choses qui étaient de nature à faire dégénérer la situation. Mais à aucun moment nous n’avons reçu une consigne de ce type de la part des autorités compétentes. France info
[Manuel Vals]  a des alliances personnelles, chacun sait qu’il est marié avec quelqu’un – quelqu’un de très bien du reste – qui a de l’influence sur lui. Roland Dumas
Je peux le dire aujourd’hui, les comptes de campagne d’Édouard Balladur et ceux de Jacques Chirac étaient manifestement irréguliers. Que faire? C’était un grave cas de conscience. J’ai beaucoup réfléchi. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. J’ai pensé à mon pays. Je suis un homme de devoir. Nous avons finalement décidé, par esprit républicain, de confirmer, à l’unanimité au deuxième tour, son élection présidentielle. Je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995. Roland Dumas
Profaner, c’est insulter toutes les religions et souiller la République. Ce n’est pas la première fois que ce lieu du judaïsme alsacien est ainsi dévasté, 1998 et 2001, mais jamais avec cet acharnement, jamais avec cette intensité, jamais avec cette frénésie. La justice dira ce qui relève de l’inconscience, de l’ignorance ou de l’intolérance. Mais le mal est d’ores et déjà fait. François Hollande
Le second épisode de la partielle dans la 4e circonscription du Doubs est encore plus riche d’enseignements que le premier. Le candidat socialiste, qui avait perdu tant de voix par rapport à 2012, est quand même élu ; la candidate du Front national, qui n’en a jamais réuni autant, est quand même battue. Multipliez les résultats du scrutin par mille et vous obtenez à peu près 30 millions de votants, 15,5 millions de voix pour le candidat de la gauche et 14,6 millions pour celle du Front national. Un écart de moins de 900 000 voix (inférieur à celui qui séparait Hollande de Sarkozy en 2012 — 1,2 million de voix). Pour Hollande, c’est le scénario idéal en 2017 : éliminer la droite au premier tour, se retrouver en face de Marine Le Pen au second — et la battre. C’est ce qui s’est passé dans le Doubs ; reste à “nationaliser” la petite partielle, mille fois plus petite que la présidentielle. Qu’a donc fait le candidat PS dans le Doubs pour arriver deuxième au premier tour et affronter ensuite la représentante du FN ? Il était le suppléant du ministre de l’Économie, donc solidaire de toute la politique gouvernementale, petit soldat discipliné du parti et par conséquent tout aussi responsable du chômage, de la délinquance, de l’islamisme, du laisser-aller général. À l’image de François Hollande. On le disait en perdition ; il l’était. Et puis les attentats du mois de janvier ont agi comme un sérieux coup d’épée dans les reins de la gauche, donc de Hollande, de Valls et de notre suppléant. De quoi faire penser (à la marge, mais souvent la marge suffit) qu’ils avaient peut-être compris ce qui se passait, de quoi leur donner un peu de nerfs et arrêter la chute — sans qu’ils n’aient rien fait ! Ajoutez à cela la baisse du prix du pétrole, celle de l’euro, la mode grecque contre l’austérité, et les commentaires médiatiques, toujours sensibles au baromètre de gauche, devenaient soudain optimistes, bien que sur le fond rien ne se soit amélioré ! La candidate du Front national n’en a pas fait plus que son adversaire du PS : l’actualité a fait campagne à sa place, le djihadisme transporté sur le sol français, la tolérance à l’égard de l’islamisme sous le prétexte de ne pas faire d’“amalgame”, le marché des kalachnikovs, les statistiques du chômage, etc. Cette circonscription ouvrière et populaire place le FN en tête au premier tour et lui fournit 16 points de plus au second, mais pas au point de le faire gagner. Sa candidate est très déçue, mais pas Marine Le Pen qui, elle, crie victoire — elle sait que, pendant deux ans, elle continuera d’être au centre du jeu en comptant bien faire face à Hollande en 2017. Grande perdante de ce double épisode, la droite. Aphone avant le premier, pathétique avant le second. C’est finalement Nicolas Sarkozy qui a posé la seule question qui vaille et qui fâche au conseil national de l’UMP, le 7 février (veille du second tour), en s’adressant à Alain Juppé : « Il ne suffit pas de dire que le Front national n’est pas un parti comme les autres, d’appeler à voter contre lui, il faudrait aussi, cher Alain, se demander pourquoi 30 % de nos électeurs s’apprêtent à voter pour le Front national… » Sarkozy ne se trompait que sur un point : ce ne sont pas 30 % des électeurs UMP du premier tour qui ont voté FN au second, mais 40 %, si ce n’est plus. La question était bien posée. De la droite au sens large dépend qu’elle soit ou non au second tour de 2017. Elle y a toujours été, même fracturée en deux, voire en trois candidatures de premier plan (en négligeant les autres). Mais elle ne risquait rien — Le Pen arrivait derrière. Tout a changé depuis 2002 ; Marine Le Pen est maintenant classée première dans les sondages. Si la droite ne devance pas Hollande, c’est lui qui sera élu.  François d’Orcival
Les synagogues de Wuppertal avaient été détruites dans la « nuit de cristal ». Lorsque la guerre s’est finie, le nombre de 3 000 juifs vivant dans cette ville allemande était tombé à une communauté de 60 âmes. 75 ans après la nuit de cristal, la synagogue de Bergische a commencé à brûler après que trois musulmans y ont lancé six cocktails molotov. Les Juifs de Wuppertal n’ont cependant rien à craindre. Le Juge Jörg Sturm a trouvé que l’attaque n’était pas antisémite, mais qu’elle n’avait été qu’un moyen d’attirer  » l’attention sur le conflit de Gaza « . Ce n’était pas de l’antisémitisme mais de l’antisionisme. Les trois musulmans, deux nommés Mohammed et un autre Ismail, ont reçu un sursis et 200 heures de service communautaire. Pour leur défense, ils ont affirmé qu’ils voulaient lancer « un signal », mais qu’ils n’avaient pas voulu mettre le feu à la synagogue quand ils ont lancé les bombes incendiaires.(…) Lorsque les Nazis brûlaient une synagogue, c’était de l’antisémitisme. Quand les musulmans le font, c’est de l’antisionisme. (…) Bien qu’il semble historiquement unique pour l’Allemagne d’être le premier pays en Europe où un juge a justifié une attaque contre une synagogue, les médias l’avaient déjà fait bien avant. Il y a une dizaine d’années Matthew Chance de CNN a justifié la destruction musulmane d’une synagogue en Israël en la qualifiant de « très controversée » et les synagogues comme des symboles « de haïne de l’occupation israélienne ». Le Los Angeles Times a écrit qu’une synagogue comstruite « en forme d’étoile de David » a été détruite par des musulmans évacuant « leur fureur de l’occupation sur la synagogue ». Le Telegraph de Londres avec lyrisme décrit une scène poétique de la synagogue qui brûle. « Les cieux étaient éclairés par le soleil levant lors de la combustion des synagogues le feu de la première pouvait être vu, incendiées par des Palestiniens exaspérés par l’occupation de l’armée israélienne qui impitoyablement défend les colonies. »(…) Si tenter d’incendier une synagogue est juste bonne action antisioniste, il n’y a pas d’antisémitisme. Ou plutôt, ce sont les mêmes choses. Brûlez une synagogue, battez un juif et envoyez un message sur le Moyen-Orient. Et le gentil juge vous donnera un petit service communautaire. Étant donné que la gauche insiste sur le fait que le sionisme est du racisme, l’antisémitisme devient le summum de la lutte contre le racisme. Battre des Juifs et brûler des synagogues sont la meilleure façon d’être un raciste tolérant. Prenez l’exemple de l’Allemagne. L’histoire n’est pas nouvelle. Hitler et Goebbels avaient orchestré la nuit de cristal comme une « évacuation » de la colère populaire contre les crimes des Juifs. C’est la même défense que Lynne Stewart et Stanley Cohen ont utilisée. Goebbels écrivait, « En rentrant à l’hôtel […] Des vitres volent en éclats. Bravo, bravo ! Dans toutes les grandes villes, les synagogues brûlent comme des vielles cabanes ». Le ministre Nazi de la propagande ressemblait beaucoup au journaliste de CNN ou du Telegraph. Les idées maléfiques ne disparaissent pas. Elles renaissent sous de nouveaux noms. L’antisémitisme est maintenant l’antisionisme. Les synagogues deviennent « très controversées ». Brûler n’est pas un crime, c’est une déclaration. Un message. Les nouveaux nazis sont divers. Ils sont multiculturels. Ils ne sont pas le Reich, ils sont un califat. Et quand ils brûlent les synagogues, il ne sont pas réactionnaires. Leurs incendies de synagogues sont le dernier cri du progressisme. Daniel Greenfield
Les allégations fausses et répétées accusant l’Etat israélien de ‘crimes de guerre’, de ‘massacre d’enfants’ et même de ‘génocide’ que profèrent des groupes politiques se faisant passer pour des organisations humanitaires ou de défense des droits de l’homme ont sans aucun doute contribué aux violences antisémites en Europe. De nombreux médias et représentants officiels européens reprennent ces appels au meurtre rituel des Juifs sans prendre la peine de vérifier leurs informations ou de souligner leur inégalité de traitement. Gerald Steinberg (université Bar-Ilan)
Au lendemain de l’Holocauste, le philosophe allemand Theodor Adorno expliquait la persistance des violences antisémites en affirmant : « Nous ne tournerons la page du passé que lorsque les causes de ces événements cesseront d’agir. C’est uniquement parce qu’elles continuent d’agir que les fantômes du passé ressurgissent. » Le nazisme d’hier a été largement mis au ban des sociétés européennes et a cédé la place à un antisémitisme islamique qui a pu se développer dans l’indifférence des opinions publiques et face à l’agressivité croissante de la gauche. Les mouvements antijuifs ont tiré à boulets rouges sur Israël. (…) En Allemagne, au début du mois de février, un tribunal de Wuppertal n’a rien trouvé à redire à trois Palestiniens qui avaient incendié une synagogue prétendument en signe de protestation contre l’opération Bordure protectrice lancée par l’armée israélienne pour mettre fin aux tirs de roquette du Hamas. Les accusés ont été condamnés à 200 heures de travaux d’intérêt public. L’Europe avait déjà montré son incompréhension de la menace djihadiste en 2012 lorsque des hommes du Hezbollah, organisation terroriste soutenue par Téhéran, avaient fait exploser un bus de touristes israéliens en Bulgarie. L’attentat avait coûté la vie à cinq Israéliens ainsi qu’au chauffeur de bus, un Bulgare de confession musulmane. Rappelons que les agents du Hezbollah sont particulièrement bien implantés au Danemark. En Europe, le Hezbollah est considéré comme une organisation politique légale capable de répandre les idées antisémites. Certains reprochent à l’Union européenne d’avoir fait une distinction mais pas une réelle différence en interdisant l’aile militaire de l’organisation en 2013. (…) Le Danemark fait partie des quatre pays européens les plus représentés dans les rangs des djihadistes en Syrie. En juillet, un imam danois, Abou Bilal Ismail, a appelé à l’extermination des Juifs depuis la mosquée Al-Nour de Berlin. Il faut « détruire les Juifs sionistes, a-t-il déclaré, les compter et les tuer jusqu’au dernier. N’en épargnez aucun. Faites-leur endurer d’horribles souffrances. » Il est ensuite retourné prêcher au Danemark. Benjamin Weinthal

Attention: un socialisme des imbéciles peut en cacher un autre !

Au lendemain, suite aux diffamations que l’on sait de l’image du Prophète et de la religion d’amour et de paix, d’un nouveau coup d’éclat d’un jeune militant danois d’origine palestinienne

Alors que malgré ses 93 ans, un ancien ministre et président du Conseil constitutionnel français dénonce courageusement l’influence juive de la femme de l’actuel premier ministre Manuel Vals …

Et qu’après ses 21 points en plus dans les sondages post-11 janvier et 25 ans après la manipulation de Carpentras, le président Hollande n’a pas de mots assez durs pour dénoncer …

Le véritable rite de passage pour collégiens ou lycéens désoeuvrés que semble être devenue la profanation des abondants mais quelque peu délaissés cimetières juifs des campagnes alsaciennes …

Pendant que de l’autre côté de l’Atlantique ou de la Manche, on pinaille sur l’origine ethnique des clients de l’Hyper cacher ou célèbre le roman érotique sur fond de Shoah

Comment ne pas voir avec les tribunes de Benjamin Weinthal dans le Jerusalem Post et de Daniel Greenfield dans Front page magazine …

Autre chose que les fruits, de la part d’une certaine gauche politico-médatique, du long travail de délégitimation de l’Etat d’Israël …

Comme de l’apaisement démagogique de toute une classe de nouveaux damnés de la terre

Pour qui après avoir été le dernier cri du progressisme…

Les atteintes à la communauté juive ne sont désormais plus que celui du coup médiatique ou… politique ?

Pourquoi l’antisémitisme persiste en Europe
Les attentats au Danemark, qui ont fait deux morts, dont un homme de confession juive, sont symboliques du haut niveau d’antisémitisme qui règne en Europe, estime dans un éditorial à charge The Jerusalem Post, quotidien de la droite libérale israélienne.

Benjamin Weinthal

The Jerusalem Post

15 février 2015
Le spectre de l’antisémitisme plane à nouveau au-dessus de l’Europe après le meurtre d’un Danois de confession juive, Dan Uzan, qui montait la garde devant la grande synagogue de Copenhague.

Sa mort, ainsi que celle d’un autre ressortissant danois, a été attribuée à un homme prénommé Omar Abdel Hamid El-Hussein, qui aurait agi au nom de l’islam radical.

Au lendemain de l’Holocauste, le philosophe allemand Theodor Adorno expliquait la persistance des violences antisémites en affirmant : « Nous ne tournerons la page du passé que lorsque les causes de ces événements cesseront d’agir. C’est uniquement parce qu’elles continuent d’agir que les fantômes du passé ressurgissent. »

Le nazisme d’hier a été largement mis au ban des sociétés européennes et a cédé la place à un antisémitisme islamique qui a pu se développer dans l’indifférence des opinions publiques et face à l’agressivité croissante de la gauche. Les mouvements antijuifs ont tiré à boulets rouges sur Israël.

Des exemples frappants

Pour Gerald Steinberg, professeur de sciences politiques à l’université Bar-Ilan,

« les allégations fausses et répétées accusant l’Etat israélien de ‘crimes de guerre’, de ‘massacre d’enfants’ et même de ‘génocide’ que profèrent des groupes politiques se faisant passer pour des organisations humanitaires ou de défense des droits de l’homme ont sans aucun doute contribué aux violences antisémites en Europe. De nombreux médias et représentants officiels européens reprennent ces appels au meurtre rituel des Juifs sans prendre la peine de vérifier leurs informations ou de souligner leur inégalité de traitement. »

L’Autriche nous en a fourni un exemple frappant mardi dernier [le 10 février]. D’après le porte-parole du bureau du procureur de Linz, un citoyen turc appelant à détruire l’Etat hébreu et à annihiler les Juifs ne fait qu’exprimer son « mécontentement face à Israël ».

En Allemagne, au début du mois de février, un tribunal de Wuppertal n’a rien trouvé à redire à trois Palestiniens qui avaient incendié une synagogue prétendument en signe de protestation contre l’opération Bordure protectrice lancée par l’armée israélienne pour mettre fin aux tirs de roquette du Hamas. Les accusés ont été condamnés à 200 heures de travaux d’intérêt public.

Passer à l’offensive

L’Europe avait déjà montré son incompréhension de la menace djihadiste en 2012 lorsque des hommes du Hezbollah, organisation terroriste soutenue par Téhéran, avaient fait exploser un bus de touristes israéliens en Bulgarie. L’attentat avait coûté la vie à cinq Israéliens ainsi qu’au chauffeur de bus, un Bulgare de confession musulmane.

Rappelons que les agents du Hezbollah sont particulièrement bien implantés au Danemark. En Europe, le Hezbollah est considéré comme une organisation politique légale capable de répandre les idées antisémites. Certains reprochent à l’Union européenne d’avoir fait une distinction mais pas une réelle différence en interdisant l’aile militaire de l’organisation en 2013.

Auteur de nombreux écrits sur l’Europe, Steinberg estime que « les gouvernements européens doivent immédiatement passer à l’offensive contre les terroristes en renforçant leur surveillance et leurs actions préventives. Si les services de renseignements ne reçoivent pas des renforts importants, notamment pour suivre les djihadistes qui reviennent de Syrie, d’Irak et d’ailleurs, les attaques continueront. »

Souveraineté et autodétermination des Juifs

Le Danemark fait partie des quatre pays européens les plus représentés dans les rangs des djihadistes en Syrie. En juillet, un imam danois, Abou Bilal Ismail, a appelé à l’extermination des Juifs depuis la mosquée Al-Nour de Berlin. Il faut « détruire les Juifs sionistes, a-t-il déclaré, les compter et les tuer jusqu’au dernier. N’en épargnez aucun. Faites-leur endurer d’horribles souffrances. » Il est ensuite retourné prêcher au Danemark.

Alors que la polémique monte à la suite des déclarations du Premier ministre israélien invitant les Juifs du Danemark à émigrer, le Pr Steinberg offre une perspective historique :

« Depuis l’époque du Hongrois Theodor Herzl (1860-1904), l’un des principes fondamentaux du sionisme consiste à dire que la souveraineté et l’autodétermination des Juifs sont une nécessité pour la défense de leurs droits et de leur existence. Il existe bien sûr d’autres raisons de faire l’alya, mais si les Juifs ne sont pas à l’abri en Europe, Israël peut les accueillir. Sur ce point, il n’y a pas de divergence entre le Likoud et les travaillistes, le Premier ministre Nétanyahou et Isaac Herzog (leader de l’opposition) sont sur la même ligne. »

Voir aussi:

Le Guide anti-sioniste pour incendier des Synagogues
Daniel Greenfield

Front page

Adaptation Mordeh’aï pour malaassot.com

Les Synagogues de Wuppertal avaient été détruites dans la « nuit de cristal ». Lorsque la guerre s’est finie, le nombre de 3 000 juifs vivant dans cette ville allemande était tombé à une communauté de 60 âmes. 75 ans après la nuit de cristal, la Synagogue de Bergische a commencé à brûler lorsque que trois musulmans ont lancé six cocktails molotov.

Les Juifs de Wuppertal n’ont cependant rien à craindre. Le Juge Jörg Sturm a trouvé que l’attaque n’était pas antisémite, mais qu’elle n’avait été qu’un moyen d’attirer  » l’attention sur le conflit de Gaza « .

Ce n’était pas de l’antisémitisme mais de l’antisionisme.

Les trois hommes musulmans, deux nommés Mohammed et un autre Ismail, ont reçu un sursis et 200 heures de service communautaire. Pour leur défense, ils ont affirmé qu’ils voulaient lancer « un signal », mais qu’ils n’avaient pas voulu mettre le feu à la synagogue quand ils ont lancé les bombes incendiaires.

L’homme a affirmé  « qu’ils ne savaient pas que de jeter des bombes incendiaires, ils pouvaient brûler la synagogue ou blesser des personnes.»

À l’intérieur de la synagogue, un bâtiment en briques benoîtement anonyme dont le seul signe distinctif que c’est une synagogue est une petite ligne de lettres hébraïques sur les portes contenant le message prophétique d’Isaïe,  « ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples », il y a des caméras de sécurité, des verres pare-balles et un garde de sécurité derrière une vitre. Le bâtiment est cossu avec de hautes fenêtres étroites. Sa construction est bien loin des dômes oignon baroque de la synagogue de Barmen détruite la nuit de cristal, et qui était destinée à la remplacer, il n’en est restée que la prophétie d’Isaïe sur les portes.

Mais les trois hommes musulmans ne sont pas venus pour y prier. Ils sont venus pour la brûler. Et à l’automne, les musulmans étaient en marche autour de la ville portant sur des gilets « Police de la charia ».

Il y a une ligne ténue entre l’antisémitisme et l’antisionisme. Son nom est  » déni plausible « . Les Étudiants pour la Justice en Palestine et dans les groupes haineux d’Association des étudiants musulmans ont dans le passé affirmé que leur perturbation des événements de la mémoire de l’Holocaust était anti-sioniste, pas antisémite.

Les Attaques antisémites en Europe ont été vues comme de l’antisionisme et pas seulement par les européens.

L’Ambassadeur Howard Gutman a obtenu son détachement en Belgique après avoir levé $ 500 000 pour Obama. Il a affirmé que la violence musulmane contre les Juifs n’était pas de l’antisémitisme, mais une « tension » imputable à Israël. Gutman, qui sera plus tard accusé de pédophilie par un dénonciateur, faisait valoir que les attaques par les Européens contre les Juifs  était antisémites tandis que les attaques contre les Juifs par des musulmans, étaient elles  antisionistes.

Lorsque les Nazis brûlaient une synagogue, c’était de l’antisémitisme. Quand les musulmans le font, c’est de l’antisionisme.

L’état de la synagogue reste le même qu’il en soit, mais les auteurs s’en sortent avec une tape sur la main. Et les Juifs sont responsables de la violence perpétrée par des musulmans contre eux-mêmes.

Bien qu’il semble historiquement unique pour l’Allemagne d’être le premier pays en Europe où un juge a justifié une attaque contre une synagogue, les médias l’avaient déjà fait bien avant.

Il y a une dizaine d’années Matthew Chance de CNN a justifié la destruction musulmane d’une synagogue en Israël en la qualifiant de « très controversée » et les synagogues comme des symboles « de haïne de l’occupation israélienne ». Le Los Angeles Times a écrit qu’une synagogue comstruite « en forme d’étoile de David » a été détruite par des musulmans évacuant « leur fureur de l’occupation sur la synagogue ».

Le Telegraph de Londres avec lyrisme décrit une scène poétique de la synagogue qui brûle. « Les cieux étaient éclairés par le soleil levant lors de la combustion des synagogues le feu de la première pouvait être vu, incendiées par des palestiniens exaspérés par l’occupation de l’armée israélienne qui impitoyablement défend les colonies. »

« Antisioniste » — Les incendies des synagogue ne sont pas seulement qu’en Israël. Une fois que l’incendie d’une synagogue est justifiée, alors elle peut et va se passer n’importe où.

En 2000, quatre musulmans ont essayé d’enflammer une synagogue de New York avant le Yom Kippour. Comme son homologue actuel en Allemagne, Mazin Assi a affirmé qu’il avait voulu « faire une annonce » sur Israël. Assi était représenté par des avocats du terrorisme Lynne Stewart, qui sera plus tard envoyée en prison pour avoir conspiré avec le cheikh du terrorisme lié à l’origine à l’attentat du World Trade Center, et Stanley Cohen, un partisan du Hamas, récemment condamné à la prison pour évasion fiscale.

Stewart décrit pour sa défense un homme qui a essayé de brûler une synagogue comme « un outsider luttant contre les grands obstacles. » On se demande si elle voulait dire les mesures de la lutte contre des bâtiments ou des Juifs.

« Je veux que mon client soit jugé par un jury composé de gens qui comprennent la différence entre la colère et la haine, un peuple qui comprend la légitimité de riposter, » Stanley Cohen a dit la voix du Village.

Il a accusé le District.Attorney de courtiser la « synagogue » et l’antichambre des « pro-sionistes dans le Bronx ».

Le lobby pro-sioniste  ne voulait plus voir les synagogues brûler.

L’avocat du terrorisme fait le même argument que son client n’avait pas voulu « l’incendie », mais envoyer un message. « Les procureurs ont voulu garder que cela avait quelque chose à voir avec les Juifs », bien qu’il a prétendu que la tentative d’incendie criminel de la synagogue , n’avait vraiment à faire qu’avec Israël.

Le New York Times a même demandé si tout cela n’était pas « un message peu judicieux et critique de la politique israélienne contre les Palestiniens ». Mais après le 11 septembre, aucun jury n’a pu être trouvé, qui soutiendrait la « légitimité » de riposter par l’incendie des synagogues.

Stanley a revendiqué, « c’est une période laide… Je crois que le jury a été influencé par 11/9. »

Mais même les plus tordus des arguments tôt ou tard trouvent racines quelque part. C’est que la leçon de ce qui est arrivé à la vieille synagogue de Barmen la nuit de cristal et ce qui lui est arrivée maintenant par les terroristes musulmans qui ont lancé des cocktails Molotov à la Synagogue de Bergische dans la salle d’audience du juge Sturm.

Le Juge George Bathurst-Norman au Royaume-Uni a ouvert la voie en désactivant les activistes anti-Israël d’une attaque contre une usine. Mais le juge Strum est allé un peu plus loin, en ratifiant une mini-nuit de cristal comme une protestation politique.

Si en essayant d’incendier une synagogue c’est juste bonne action antisioniste, il n’y a pas d’antisémitisme. Ou plutôt, ce sont les mêmes choses. Brûlez une synagogue, battez un juif et envoyez un message sur le Moyen-Orient. Et le gentil juge vous donnera un petit service communautaire.

Étant donné que la gauche insiste sur le fait que le sionisme est du racisme, l’antisémitisme devient le summum de la lutte contre le racisme. Battre des Juifs et brûler des synagogues sont la meilleure façon d’être un raciste tolérant. Prenez exemple de l’Allemagne.

L’histoire n’est pas nouvelle. Hitler et Goebbels avaient orchestré la nuit de cristal comme une « évacuation » de la colère populaire contre les crimes des Juifs. C’est la même défense que Lynne Stewart et Stanley Cohen ont utilisée. Goebbels écrivait, « En rentrant à l’hôtel […] Des vitres volent en éclats. Bravo, bravo ! Dans toutes les grandes villes, les synagogues brûlent comme des vielles cabanes ». Le ministre Nazi de la propagande ressemblait beaucoup au journaliste de CNN ou du Telegraph.

Les idées maléfiques ne disparaissent pas. Elles renaissent sous de nouveaux noms. L’antisémitisme est maintenant l’antisionisme. Les synagogues deviennent « très controversées ». Brûler n’est pas un crime, c’est une déclaration. Un message.

Les nouveaux nazis sont divers. Ils sont multiculturels. Ils ne sont pas le Reich, ils sont un califat. Et quand ils brûlent les synagogues, il ne sont pas réactionnaires. Leurs incendies de synagogues sont aussi progressistes qu’ils peuvent l’être.

Voir aussi:

ROYAUME-UNI

L’antisémitisme à son plus haut niveau outre-Manche
Les incidents contre la communauté juive britannique ont plus que doublé entre 2013 et 2014, atteignant un nombre record pour le pays.

Courrier international

5 février 2015

Les actes antisémites s’accroissent en Europe, et le Royaume-Uni n’est pas épargné. Selon le quotidien britannique The Guardian, le nombre d’incidents contre la communauté juive a atteint son plus haut niveau durant l’année 2014, avec des reports de violence, de dommages de biens, d’insultes et de menaces contre des membres de la communauté juive britannique.

La Community Security Trust (CST), association qui s’assure de la sûreté et de la protection des 291 000 Juifs du pays, a rapporté 1 168 incidents antisémites dans le pays en 2014, contre 535 en 2013, soit une augmentation de 118 % en un an. « L’importante augmentation d’incidents antisémites enregistrés montre comment les comportements antisémites peuvent se transformer en insultes racistes, en menaces et en attaques », analyse David Delew, président de la CST, cité par The Guardian. « Heureusement, la majorité de ces incidents n’étaient pas des actes violents, mais ils restent choquants et inquiétants pour ceux qui les ont subis et pour la communauté juive dans son ensemble. »

Réseaux sociaux

The Guardian explique que les attaques antisémites se sont multipliées durant l’été 2014, en pleine opération israélienne dans la bande de Gaza, qui a causé la mort de 2 131 Palestiniens et de 71 Israéliens, d’après les chiffres de l’ONU. Les actes malveillants à l’égard de la communauté juive ont également connu une forte augmentation depuis les attentats à Paris en janvier 2015, où quatre personnes ont été tuées dans un magasin d’alimentation casher.

Enfin, un cinquième des incidents relatés par le CST seraient des menaces et insultes proférées sur les réseaux sociaux, rapporte The Guardian. La députée travailliste Luciana Berger, elle-même victime d’insultes antisémites sur Twitter en août 2014, a demandé une surveillance accrue de ces dérapages : « Les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, ont besoin d’améliorer leurs actions et d’être plus rapides pour supprimer les comptes qui répandent la haine. Jusqu’à maintenant, ils ont été trop laxistes, ils ont agi trop lentement, ce qui a permis aux racistes de régner librement sur ces plateformes. »

Voir les articles originaux :

Denmark Terror: Making sense of the continuation of European lethal anti-Semitism

Analysis: The specter of lethal anti-Semitism has once again engulfed Europe, with the latest murder of the Danish Jew Dan Uzan who was guarding the Copenhagen synagogue.
Danish police respond to shooting

Benjamin  Weinthal

The Jerusalem Post

02/15/2015

BERLIN – The specter of lethal anti-Semitism has once again engulfed Europe, with the latest murder of the Danish Jew Dan Uzan who was guarding the Copenhagen synagogue. His death along with another Dutch civilian has been attributed to a Danish terrorist Omar Abdel Hamid El-Hussein believed to have been animated by radical Islam.

To understand the continuation of violent anti-Semitism, the German philosopher Theodor W. Adorno said in post-Holocaust Europe, “We will not have come to terms with the past until the causes of what happened then are no longer active. Only because these causes live on does the spell of the past remain, to this very day, unbroken.”

What has filled the vacuum since Europe has relegated Nazism to a largely meaningless status, is the rise of Islamic-animated anti-Semitism enabled by an indifferent mainstream public coupled with an aggressive European Left. Anti-Jewish forces have turned Israel into a human punching bag.

Prof. Gerald Steinberg, a political scientist at Bar-Ilan University, told The Jerusalem Post on Sunday, “The repeated and false allegations of Israeli ‘war crimes,’ ‘child killer’ and even ‘genocide’ from political groups under the facade of human rights and humanitarian assistance has certainly contributed to the lethal European anti-Semitism. And many European media platforms and government officials repeat these modern blood libels without bothering to verify the facts or the double standards that are employed.”

A telling example came from Austria on Tuesday. A spokesman for the prosecutor’s office in Linz declared a Turkish man’s call to annihilate the Jewish state and kill Jews merely an expression of “displeasure with Israel.”
In early February, a German court in Wuppertal agreed with the explanation offered by three Palestinians that their torching of the local synagogue was a form of protest against Israel’s Operation Protective Edge to stop Hamas rocket fire. The men received a penalty of 200 hours community service.

Europe’s failure to internalize the threat of jihadist organizations was on display in 2012. The Iranian-backed Lebanese terrorist organization Hezbollah blew up an Israeli tour bus in Bulgaria, resulting in the deaths of five Israelis and their Bulgarian Muslim bus driver.

Denmark, it should be noted, has served as a meeting location for Hezbollah operatives. Hezbollah – as a legal political organization in Europe – promotes lethal anti-Semitism. The EU made a distinction without a difference, critics say, by merely outlawing Hezbollah’s military wing in 2013.

Steinberg, who has written extensively on Europe, said “European governments must immediately take the offense against terrorism by increased monitoring and preemptive action. Without adding major resources to intelligence gathering, particularly regarding jihadists returning from Syria, Iraq and elsewhere, the attacks will grow.”

Denmark falls into the top four EU countries in terms of jihadist output for the Syrian war theater. In July, Sheikh Abu Bilal Ismail, a Danish imam, called for the extermination of the Jews at Berlin’s al-Nur mosque in July.

Ismail said it was necessary to “destroy the Zionist Jews…” and to “count them and kill them to the very last one. Don’t spare a single one of them…. Make them suffer terribly.” He returned to Denmark to continue to preach.

While controversy in Europe surrounds Prime Minister Benjamin Netanyahu’s remarks about encouraging Danish Jews to immigrate, Steinberg offered a historical perspective.

“From the time of Herzl, one of the core principles of Zionism is that in order to defend our rights and our lives, Jews must have sovereignty and self-determination. There are of course other reasons for making aliya, but if Jewish lives cannot be protected in Europe, Israel provides a haven. On this, there is no difference between Likud and Labor; between Netanyahu and [Isaac] Herzog,” he said.

Benjamin Weinthal reports on European affairs for The Jerusalem Post and is a fellow at the Foundation for Defense of Democracies.

Antisemitic attacks in UK at highest level ever recorded

Community Security Trust recorded 1,168 incidents against Britain’s Jewish population in 2014, more than double that of the previous year

Robert Booth

5 February 2015

The number of antisemitic incidents in the UK has reached the highest level ever recorded, with reports of violence, property damage, abuse and threats against members of Britain’s Jewish population more than doubling last year .

The Community Security Trust, a Jewish security charity which runs an incident hotline, recorded 1,168 antisemitic incidents against Britain’s 291,000 Jews in 2014, against 535 in 2013 and 25% up on the previous record in 2009.

Theresa May, the home secretary, described the figures as “deeply concerning” and “a warning to everyone to do more to stop antisemitism in Britain”, while Yvette Cooper, the shadow home secretary, said they were “appalling”.

The Association of Chief Police Officers revealed the figures were consistent with an increase in antisemitic crimes reported in recent weeks following last month’s terror attacks in Paris when four shoppers were killed by an Islamist attacker at a kosher supermarket.

CST said in 2014 there were 81 violent assaults, 81 incidents of damage and desecration of Jewish property, and 884 cases of abusive behaviour, more than double the number in 2013, several hundred of which involved social media platforms like Facebook and Twitter. CST’s logs include a letter sent to a Jewish organisation which read: “Gaza is the Auschwitz. The inmates are fighting back. The Jew wears the jackboot and armband now.”

The charity said the surge in antisemitism was fuelled by reactions to the conflict in Gaza in July and August that claimed the lives of 2,131 Palestinians and 71 Israelis, according to the UN. It appears to reflect an international trend. Last year in France and Austria the number of incidents doubled, according to reports by the Service de Protection de la Communauté Juive and the Vienna-based Forum Against Antisemitism.

In the UK in July alone there were more antisemitic incidents in one month than the previous six months put together, but 2014 was already set to eclipse the previous year as a worse period for antisemitism, CST said. Jewish people were directly abused in the street at a rate of more than one a day, particularly if wearing religious or traditional clothes or a Jewish school uniform. Incidents reported to the CST included a man shouting at a group of Jewish schoolchildren who had boarded a bus in London: “Get the Jews off the bus” and “I’m going to burn the bus.”
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On 18 November, the day that worshippers at a synagogue in the Har Nof neighbourhood of Jerusalem were killed by Palestinian attackers, there was a spike of 11 incidents in a day. The SCT logs record that in Birmingham “four south Asian males, one possibly carrying a knife, tried to gain entry to a masonic hall that was formerly a synagogue while shouting: ‘Kill the infidels, you are Satan-worshippers, are there any fucking Jews in there’.” On the same day a rabbi driving through London reportedly had “slaughter the Jews” shouted at him in Arabic by a man running his finger across his throat in a cutting action.

“Last year’s large increase in recorded incidents shows just how easily antisemitic attitudes can erupt into race-hate abuse, threats and attacks,” said David Delew, chief executive of the CST, which started recording antisemitic incidents in 1984. “Thankfully most of the incidents were not violent but they were still shocking and upsetting for those who suffered them, and for the wider Jewish community.”

Prominent Jewish figures have recently talked openly about rising antisemitism and the CST said increased concern about antisemitism could have led to a rise in reporting. Last month the actor Maureen Lipman said she has considered moving to New York or Israel. However, a survey for Jewish Policy Research published last July found only 18% of British Jews had ever considered leaving the UK because they didn’t feel safe, and that fewer British Jews consider antisemitism a problem than their counterparts in France, Germany, Italy or Belgium.

Eric Pickles, the communities secretary, said: “These attacks are not only an attack on British Jews, but an attack on all of us and our shared values. This is totally unacceptable. Those who perpetrate hate crimes of any kind will be punished with the full force of the law.”

One in five of the incidents were threats or abuse on social media, fuelling claims that Twitter, among others, is not cracking down hard enough on hate-speech. In August, Luciana Berger, the shadow health minister, received a message on Twitter from a 21-year-old neo-Nazi, Garron Helm, that showed her with the Star of David on her head. It used the hashtag #Hitlerwasright and called her a “communist Jewess”. Helm was jailed for four weeks.

Berger was then bombarded with more than 2,500 hate messages tagged #filthyjewbitch. After Helm’s release, more antisemitic tweets began to emerge from his Twitter account. When Ed Miliband tweeted a link to his article about Holocaust Memorial Day, the user of the account tweeted back “Burrrn! lol”.

Berger said she was horrified by the CST figures. “I know from the online hate campaign directed at me by neo-Nazis at home and abroad, that antisemites are using every digital platform to intimidate and harass Britain’s Jews,” she said. “Digital media companies, particularly Twitter, need to sharpen up their acts and move faster to remove accounts being used to spread and incite hate. To date, they have been too lax, and moved too slowly, allowing racists a free rein.”

Cooper called on “companies like Twitter to take stronger action against hate crimes on their platforms”. Next week she is expected to outline Labour’s hate-crime strategy which will urge Twitter to speed up its removal of racist and antisemitic tweets, improve its communication of criminal activity online to the police, and prevent offenders simply restarting abuse from fresh accounts from the same IP address.
Antisemitic incidents

Manchester, February 2014

Swastikas and the phrase “Jewish slag” daubed on gravestones at a Jewish cemetery.

Manchester, March 2014

An identifiably Jewish man was cycling to synagogue when youths jumped out at him, causing him to wobble on his bike. They then surrounded him and called him a “Jew”. He slipped and the group kicked him while he was on the ground. He did not suffer serious injury.

London, March 2014

A university student took a photograph of an identifiably Jewish person on a bus and them posted it on Twitter with the comment, “50 retweets and I’ll knock this Jew out”.

Norfolk, July 2014

A leaflet found among Israeli produce in a supermarket featured an image of the Israeli flag with the title “The flag of Zionist racist scum”. It read: “Deny the Holocaust? Of course there was a holocaust. What a pity Adolf and Co didn’t manage to finish the job properly!”

London, October 2014

Five girls from a Jewish secondary school were approached by a man at a London underground station who said: “Being Jewish is wrong. You are going to die if you carry on being Jewish,” and “I will kill you all after school.” He grabbed one of the girls by the wrist and said: “Come with me and be a Christian”. She kicked him and ran away.

Voir également:

Pourquoi les cimetières juifs alsaciens sont les plus profanés
Aude Mazoué

France 24

17/02/2015

Quelque 200 tombes d’un cimetière juif du Bas-Rhin ont été profanées, suscitant une vive émotion en France, jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Retour sur un phénomène criminel qui ne date pourtant pas d’hier.
« C’est une image de désolation », décrit Philippe Richert, le président de la région Alsace devant les 250 tombes profanées jeudi 12 février dans le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. « De nombreuses stèles sont à terre, des dalles horizontales ont même été soulevées », c’est un véritable « acharnement » surenchérit l’élu alsacien.

Malgré les récents attentats de Paris et au lendemain de l’attaque contre un centre culturel et la grande synagogue de Copenhague, les observateurs refusent de tirer des conclusions sur les motivations des profanateurs. « Il faut être très prudent avant de faire de cet acte de vandalisme un crime politique, note Thierry Legrand, maître de conférences en Histoire des religions à l’université Marc-Bloch de Strasbourg. La tentation est grande d’établir des liens de cause à effet entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et les récents événements antisémites ».

« Profaner, c’est insulter toutes les religions et souiller la République »

Un acte politique d’autant plus difficile à démontrer qu’ »aucune inscription n’a été constatée ». Lors des premiers interrogatoires, les cinq mineurs placés en garde à vue se sont défendus de tout antisémitisme. Leurs motivations restent floues, mais ils sont « sans antécédents judiciaires » et la justice ne leur connaissait pas « de convictions idéologiques qui pourraient expliquer leur comportement », avait indiqué lundi après-midi le procureur de Saverne Philippe Vannier, précisant qu’ils « considéraient le cimetière comme étant abandonné ».

Au-delà des intentions, les actes suffisent à soulever l’indignation. Le président François Hollande s’est rendu sur place, mardi 17 février, accompagné de l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal, de responsables de la communauté juive française et de représentants politiques de tous bords. Le déplacement du chef de l’État est « un signe très fort », a estimé Sacha Reingewirtz, président de l’Union des étudiants juifs de France, estimant que cette profanation relève d’une « bêtise extrémiste ». « Ce que ces jeunes ont fait là, même s’ils n’ont pas conscience de la gravité, ça veut dire que les préjugés antisémites viennent s’installer dans énormément de couches de notre pays », a-t-il ajouté.

« Inconscience, ignorance ou intolérance », c’est la justice qui tranchera, a déclaré François Hollande à Sarre-Union,rappelant que « profaner, c’est insulter toutes les religions et souiller la République ». Mardi matin, les gardes à vue de deux des cinq jeunes étaient prolongées de 24 heures. Ils encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.

Hollande à Sarre-Union : « la justice dira ce qui relève de l’inconscience, de l’ignorance ou de l’intolérance »

Les tombes chrétiennes, premières victimes des profanations en France

Ce n’est pas la première fois que le cimetière juif de Sarre-Union fait l’objet de profanations. En 1988, une soixantaine de stèles juives ont été renversées, et en 2001, 54 tombes ont été saccagées. De manière générale, l’Alsace reste la région la plus touchée par les profanations de cimetières juifs avec dix profanations majeures en trente ans.

Est-ce à dire que l’Alsace est une région plus touchée par l’antisémitisme ? Rien n’est moins sûr. « Si les profanations de cimetières juifs sont aussi nombreuses en Alsace, explique l’historien Thierry Legrand, ce n’est pas parce qu’il y aurait plus de groupes néonazis qu’ailleurs, bien au contraire, il y a un dialogue interreligieux qui fonctionne très bien dans la région, précise-t-il. Non, s’il y a régulièrement des profanations de cimetières juifs dans la région c’est tout simplement parce que l’Alsace a été durant de nombreux siècles une terre d’accueil pour la communauté juive et qu’il y a de nombreux cimetières juifs. »

La première communauté alsacienne remonte en effet aux alentours de l’an mille. Les juifs installés en Alsace n’ont jamais eu à subir d’expulsion comme dans le reste de la France car la région a longtemps été une terre d’Empire. Le judaïsme a toutefois pris une forme très spéciale en Alsace car les juifs n’étaient pas admis dans les villes. Raison pour laquelle le judaïsme alsacien se caractérisait, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, par une forme originale avec une multitude de petites communautés rurales.

Reste que les profanations, selon les chiffres avancés par le ministère de l’Intérieur, concernent davantage des sites de sépultures chrétiennes. En 2012, 80 % des profanations recensées visent des tombes chrétiennes. Une large proportion qui s’explique là encore par le fait que les lieux de culte catholique sont beaucoup plus nombreux que les autres. D’après l’Observatoire des profanations de lieux religieux, 94 % des lieux de culte sont des monuments catholiques.

Voir encore:

Sarre-Union – Cimetière juif Un cimetière déjà profané six fois
Le cimetière juif de Sarre-Union a déjà été pris pour cible six fois depuis la Libération. Les profanations les plus marquantes se sont produites en 1988 et 2001.

Dernière nouvelles d’Alsace

16.02.15

Le 26 avril 1988, le cimetière israélite de Weiterswiller, en Alsace Bossue, était profané : 90 pierres tombales avaient été renversées. Les auteurs des faits, trois mineurs, avaient été appréhendés le soir-même.

A peine un mois plus tard, sans doute le week-end des 21 et 22 mai 1988, le cimetière israélite de Sarre-Union était touché. Une soixantaine de pierres tombales avaient été renversées et onze d’entre elles avaient été brisées. Le président de la communauté juive de Sarre-Union, Jacques David, avait alors alerté les autorités et porté plainte après du procureur de la République de Saverne. Il avait exprimé son « indignation » devant de tels actes, d’autant qu’une profanation avait déjà eu lieu dans la même nécropole deux ans plus tôt, en 1986. D’autres dégradations avaient aussi eu lieu dans les années 70 – deux auteurs avaient alors été identifiés.

En mai 1988, les réactions avaient été nombreuses dans toute l’Alsace : « indignation écœurée » de l’archevêque-évêque de Strasbourg, Mgr Brand, constat amer que « l’antisémitisme n’est pas mort », de la part des églises protestantes d’Alsace et de Moselle, dénonciation d’une « recrudescence des sentiments racistes et antisémites dans notre région » par les socialistes du Bas-Rhin.

Cérémonie de recueillement et de protestation
Le 29 juin 1988, une cérémonie « à la fois de recueillement et de protestation » s’était tenue au cimetière de Sarre-Union, en présence du grand rabbin, de représentants du consistoire et de personnalités politiques et religieuses alsaciennes.

L’histoire se répète pourtant en 2001… Pendant le week-end des 13 et 14 janvier, 54 tombes sont profanées, toujours dans ce même cimetière de Sarre-Union. Daniel Weill, ministre-officiant de la communauté, découvre le triste spectacle le dimanche matin : socles descellés, stèles renversées, colonnes brisées… Au-delà de l’affront fait aux morts, c’est aussi une « énorme perte d’un point de vue patrimonial », s’attriste Jacques Wolff, représentant de la communauté israélite de Sarre-Union, qui s’était évertué à déchiffrer les inscriptions anciennes en hébreu.

Les auteurs de la profanation de ces tombes avaient été interpellés par les gendarmes de Sarre-Union dans la journée du 30 janvier. Il s’agissait de quatre mineurs, âgés de 13 à 15 ans, trois garçons et une fille. Ils avaient agi dans la journée du 30 décembre. Trois d’entre avaient reconnu être de plus les auteurs d’une autre profanation, en juin 2000, où une dizaine de pierres tombales avaient été brisées. Tout ceci sans aucune idéologie, simplement par désoeuvrement. Les dégâts avaient été estimés à 75000F. Les jeunes profanateurs, en compagnie de leurs parents, effondrés, avaient été déférés devant le parquet de Saverne avant d’être présentés au juge des enfants. Ils avaient été placés sous liberté surveillée préjudicielle (c’est-à-dire sous la surveillance d’un éducateur) en attendant leur jugement. « C’est un beau travail de police judiciaire », avait estimé Madeleine Simoncello, procureur du tribunal de Saverne. Une cinquantaine de jeunes avaient en effet été interrogés dans le cadre de cette enquête.

Les origines de la nécropole de Sarre-Union remontent au XVIIIe siècle. Ce cimetière était alors l’un des plus importants d’Alsace et la communauté israélite de Sarre-Union comptait quelque 400 familles.

Voir de plus:

Profanation : ne pas reproduire les excès de Carpentras
Jacky Isabello, Pierre Alibert
Le Figaro
17/02/2015

FIGAROVOX/TRIBUNE – Jacky Isabello et Pierre Alibert soulignent l’inquiétant télescopage entre la profanation du cimetière juif de Sarre-Union et la polémique autour des propos de l’ancien minsitre Roland Dumas.

Jacky Isabello et Pierre Alibert sont associés à CorioLink, une agence de communication et de relations publiques

La profanation est une outrance que s’octroie les abrutis en mal de célébrité médiatique.

L’excès de communication entre l’ancien ministre Roland Dumas et la star de l’interview politique Jean-Jacques Bourdin est une autre forme de dérapage qui pourrait tout autant provoquer des actes antisémites de la part de simples d’esprit.

Toute la journée de lundi nous nous sommes interrogés: à une expression criminelle de la profanation, est-il judicieux de réagir par des outrances médiatiques qui flirtent souvent avec la récupération? En effet, à l’heure où ce texte est commis par vos dévoués plumitifs ; alors que la meute des loups a joué toute la journée à associer l’augmentation du vote d’extrême droite avec ces actes odieux, nous apprenons que 5 mineurs seraient incriminés. Il n’est en rien prouvé que l’acte revendique une action antisémite. Mais la peur est là pour la communauté juive de France. On le serait à moins.

Lorsque l’émotion s’en mêle, les spécialistes de la communication savent que la réflexion n’a plus sa place.

Un déficit de réflexion qui ne saura être compensé puisque, l’instrumentalisation qu’a connu l’acte de profanation du cimetière juif de Sarre-Union s’est télescopé dans la journée de lundi avec un événement inattendu ; un pilier cacochyme de la «mittérrandie», se prend les pieds dans le tapis d’insinuations à propos d’un complot judaïque qui toucherait les plus hautes sphères de l’état français. Le premier Ministre Manuel Valls serait sous influence.

Il n’en faut pas moins pour s’interroger et comparer. De telles attitudes, celles des gamins alsaciens, ou d’autres gamins en costumes trois pièces connus de tous les Français, sont-elles de nature à apaiser le procès qui est fait à l’Europe en ce moment par certains, de ne plus savoir offrir la sérénité et assurer la sécurité de nos concitoyens «Juifs de France». Le premier ministre israélien lui-même incite régulièrement les Juifs de France à s’expatrier vers la terre d’Israël.

Les opinions risquant de se «cristalliser» autour d’une situation médiatique extrêmement malsaine. D’un côté des vauriens qui, l’enquête le dira, veulent se faire peur en outrageant nos morts. De l’autre, d’autres galopins qui jouent à se faire peur en dégoupillant dans l’espace public la grenade d’un complot juif influençant jusqu’au chef du gouvernement.

Instrumentalisation, amalgame, raccourcis, erreurs de confirmation comme le dirait les philosophes. Toute la palette des faiblesses réflexives vont y passer.

Certes il est clair que les leçons des excès de la profanation du cimetière de Carpentras n’ont pas été retenues. Il est certain, qu’avec la profanation odieuse de plusieurs centaines de tombes du cimetière de Sarre-Union dans le Bas-Rhin, la France renoue avec ses vieux démons, ceux qui avaient mis le feu à notre nation républicaine lorsqu’en 1990 nous découvrîmes avec effroi, le saccage du cimetière de Carpentras et les mises en scène symboliques qui ajoutaient à la profanation un sadisme sans nom.

Mais intellectuellement plus cruel, Dumas a donné, à tous les amateurs de la théorie du complot, un jeu de cartes qui cache des règles du jeu bien plus insidieuses vis-à-vis de la communauté juive de France, que nous tentons de convaincre par tous les efforts, de ne pas s’éloigner de leur pays, la France.

Nous en sommes certains désormais, l’esprit du 11 janvier est bien rentré dans sa boite.

Voir encore:

Une profanation tous les deux jours en France
Christophe Cornevin
Le Figaro
22/09/2010

Les cimetières et lieux de culte catholiques demeurent les plus visés.

Croix renversées et souillées de symboles nazis au sanctuaire dédié à la Vierge Marie à Saint-Loup (Jura), tombes et chapelle vandalisée au cimetière d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), statues arrachées dans l’église Saint-Géry de Valenciennes (Nord), lustres réduits en miettes et chemin de croix incendié à Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées (Aube), classé et datant du XIIIe siècle… Dans l’indifférence, la France est le théâtre d’une profanation tous les deux jours. Selon une note de la direction générale de la gendarmerie nationale, que s’est procurée Le Figaro, pas moins de 184 dégradations de sépultures ont été recensées l’année dernière, soit à peine dix-neuf de moins qu’en 2008.

Depuis 2005, un lieu sacré est violé tous les deux jours. «Les faits perpétrés dans les cimetières sont pour l’essentiel des dégradations de stèles, d’ornementations et des inscriptions» , note le rapport, qui précise que les profanations recensées par les gendarmes – qui couvrent 95 % du territoire – touchent «très majoritairement des tombes chrétiennes ou des églises ». Dans les campagnes et en zones périurbaines, quelque 122 cimetières communaux et 34 lieux de culte catholique et 18 monuments aux morts ont été visés en 2009. Pas moins de cinq violations de tombeaux, dont deux exhumations ont été à déplorer. «Les départements du Bas-Rhin (11 faits), la Somme (9 faits), l’Ille-et-Vilaine (7 faits) et enfin la Gironde, le Gard et les Vosges (6 faits) concentrent le plus grand nombre de profanations», précise le document, qui détaille ainsi une série de périodes à risques. Ainsi, les profanateurs passent plus volontiers à l’action le 30 avril qui est à la fois l’anniversaire d’Adolf Hitler et de la fondation de l’Église de Satan aux États-Unis. Des pics sont aussi observés le 31 octobre, fêtes d’Halloween et jour de l’An sataniste, mais aussi lors des dates des solstices et d’équinoxes. Plus globalement, 50 % des actes de vandalisme se produisent le week-end et sans témoin, ce qui rend les investigations difficiles. L’année dernière, les gendarmes ont cependant réussi à résoudre une cinquantaine d’affaires et à confondre 106 profanateurs présumés. En décryptant leur profil, la note de la DGGN révèle que 83 % d’entre eux sont des mineurs et que 79 % sont de sexe masculin. Certains n’ont reculé devant aucune limite, allant jusqu’à improviser le 18 juillet dernier un rodéo à scooter dans la nef moyenâgeuse de l’église d’Échillais, près de La Rochelle, où un Christ en croix du XVIIe siècle gisait au milieu du chœur, démantibulé.

Un site créé en juin 2005
Le nombre des actes de vandalisme visant les lieux de culte a atteint une telle cote d’alerte qu’un site entier en recense l’étourdissante litanie. Il est animé par le comité Indignations, créé en juin 2005 au lendemain d’une parodie de mariage homosexuel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le simulacre, ressenti comme «blessant» par les fidèles, avait été à l’origine d’une pétition recueillant 27.000 signatures. « D’une manière générale, les investigations ne permettent toujours pas de déterminer les motivations réelles des auteurs, concèdent les gendarmes. En effet, les éléments de preuves découverts engendrent parfois des confusions (exemple, des croix gammées accompagnant des tags satanistes).» «Les personnes interpellées indiquent la plupart du temps avoir agi sans motivation idéologique, par jeu, défi, mimétisme ou désœuvrement» , estime le rapport, qui rappelle que huit profanations sont imputables à des «individus isolés souffrant de troubles psychiatriques». Si deux faits sont imputables à des «adorateurs du démon», qualifiés de « minoritaires », les analystes du Bureau des affaires criminelles (BAC) notent que « sur la totalité des faits recensés en 2009, la commission d’actes à caractère sataniste (croix brisées ou renversées) est supposée dans de nombreux cas ». Enfin, la présence d’alcool est un «facteur important de passage à l’acte particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes »

Voir de même:

Couverture médiatique des attentats : France Info proteste contre la mise en demeure du CSA
Grégoire Lecalot

France info

12 février 2015

Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel a adressé ce jeudi 15 mises en garde et 21 mises en demeure aux médias français pour la couverture des attentats contre Charlie Hebdo et leurs suites. Sept chaînes de TV et six radios, dont France Info et France Inter, se voient reprocher d’avoir annoncé l’assaut contre les frères Kouachi. Radio France fait part de sa surprise et envisage des recours.
Le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA), a adressé ce jeudi 15 mises en garde et – plus grave – 21 mises en demeure aux principaux médias audiovisuels français pour des « manquements graves » lors de la couverture des attentats de Paris, du 7 au 9 janvier dernier. Le CSA estime avoir relevé de nombreux dérapages dans les comptes-rendus de la traque des suspects, puis les prises d’otages et enfin les assauts contre les frères Kouachi en Seine-et-Marne puis contre Amedy Coulibaly à Paris.

L’instance dénonce tout d’abord la diffusion par une chaîne de télévision de l’assassinat du policier Ahmed Merabet, près du siège de Charlie Hebdo. Le CSA estime que, bien que sa mort en elle-même n’ait pas été montrée, le bruit des armes à feu et la voix de la victime n’auraient pas dû être mis à l’antenne.

Assaut à Dammartin-en-Goële
Sept chaînes de télévision et six radios, dont France Info et France Inter, se voient par ailleurs reprocher d’avoir annoncé l’assaut mené contre les frères Kouachi à Dammartin-en-Goële, alors qu’Amedy Coulibaly était encore retranché dans l’hyper Cacher de la porte de Vincennes, ce qui, estime le CSA, a mis en danger la vie des otages.

Radio France proteste
Le groupe Radio France a fait part de sa surprise et de son étonnement face à cette mise en demeure et examine toutes les possibilités de recours contre cette sanction : « Ils nous reprochent d’avoir dit sur l’antenne de France Info : il se passe quelque-chose à Dammartin-en-Goële, il y a des coups de feu », explique Erik Kervellec, directeur de la rédaction de France Info. « C’est l’un des reporters de France Info qui a décrit la scène. Si on nous avait dit ‘Il va y avoir une intervention’, nous sommes des gens responsables. Nous n’aurions pas communiqué et dit des choses qui étaient de nature à faire dégénérer la situation. Mais à aucun moment nous n’avons reçu une consigne de ce type de la part des autorités compétentes. Nous contestons cette mise en demeure, nous ne la comprenons pas. Et nous envisageons des recours pour faire revenir le CSA sur cette sanction que nous jugeons parfaitement injustifiée ».

Voir de même:

Les attentats de Copenhague vus du Québec
Mathieu Bock-Côté
Le Figaro

7/02/2015 à 20:07

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Pour Matthieu Bock-côté, les réactions suscitées par les attentats qui ont frappé Copenhague ce week-end soulignent l’échec du multiculturalisme et le déni du réel entretenu par une partie de la classe politique et médiatique.

Mathieu Bock-Côté est sociologue (Ph.D). Il est chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu’à la radio de Radio-Canada. Il est l’auteur de plusieurs livres, parmi lesquels «Exercices politiques» (VLB, 2013), «Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois» (Boréal, 2012) et «La dénationalisation tranquille: mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire» (Boréal, 2007).

Pendant toute une journée, on a cherché son nom, sans vraiment le trouver. D’un site de nouvelles à l’autre, on évoquait seulement un tueur né au Danemark, et ayant passé sa vie au Danemark. Le propos était vague, nébuleux. Et il a fallu attendre que des sites de nouvelles s’inscrivant à la périphérie du système médiatique et ne s’encombrant pas de la censure propre au politiquement correct, pour qu’on puisse enfin le nommer. Il s’appelait Omar Abdel Hamid El-Hussein. Personne n’a vraiment été surpris.

Il a fallu attendre que des sites de nouvelles s’inscrivant à la périphérie du système médiatique et ne s’encombrant pas de la censure propre au politiquement correct, pour qu’on puisse enfin le nommer.
Pas d’amalgame! Évidemment, ce cri de panique de la gauche multiculturelle devant l’islamisme a tout de suite retenti. Car chaque fois que l’islamisme frappe, d’une manière ou d’une autre, la gauche multiculturelle s’inquiète d’abord de la montée de l’islamophobie. Elle craint qu’un attentat comme celui-là ne réveille le racisme latent qu’elle prête aux sociétés occidentales. D’ailleurs, les médias relaient cette formule mécaniquement, en mettant en garde tout à la fois contre le «radicalisme» et «l’islamophobie». On met les deux concepts sur le même pied, et surtout, on proscrit à l’avance toute réflexion sérieuse sur l’islamisme ou la difficile intégration de l’Islam en Occident en l’assimilant à une forme de racisme.

Le système médiatique agit ainsi à la manière d’une machine à lessiver le réel, n’en montrant que les parts compatibles avec l’idéologie officielle du «vivre-ensemble». Ce qui pourrait compromettre le récit enchanté de la cohabitation harmonieuse des différences n’y a pas sa place. Lorsqu’il faut pourtant consentir à montrer une part désagréable du réel, on multipliera les mises en garde, on forgera un nouveau vocabulaire qui deviendra la novlangue des sociétés fonctionnant sous l’orthodoxie multiculturaliste. D’une société à l’autre, c’est le même logiciel du déni qui opère et qui pousse les peuples à la défiance politique.

Le système médiatique agit ainsi à la manière d’une machine à lessiver le réel, n’en montrant que les parts compatibles avec l’idéologie officielle du «vivre-ensemble».
L’attentat commis par Omar Abdel Hamid El-Hussein n’est malheureusement pas un cas isolé. En Grande-Bretagne en 2005 comme en France, récemment, il s’agissait d’enfants du pays. Ou à tout le moins, d’enfants nés au pays, mais qui ne s’y sentaient pas appartenir, et qui plus encore, se voulaient profondément hostiles à son endroit. Se contenter de dire d’Omar Abdel Hamid El-Hussein qu’il s’agissait d’un Danois, et croire possible de fermer dès ce moment la réflexion, cela consiste à s’enfermer dans une illusion idéologique, que la réalité perce pourtant de toute part.

Cela illustre terriblement le désaccouplement de plus en plus net entre la citoyenneté d’appartenance et la citoyenneté de papier. Il ne suffit manifestement plus d’avoir vécu toute sa vie dans un pays pour en être. La nationalité, pensée comme un concept strictement juridique, se révèle trop souvent une coquille vide. En fait, elle a toujours eu besoin de quelque chose de plus. Elle référait à une histoire, une identité. Mais cela allait tellement de soi qu’il n’était pas nécessaire de le préciser. Ou du moins, on le précisait de mille manières sans avoir toujours à l’expliciter. La citoyenneté universaliste s’enracinait pratiquement dans une identité historique.

Cela illustre terriblement le désaccouplement de plus en plus net entre la citoyenneté d’appartenance et la citoyenneté de papier.
Nous avons assisté à une déconnection du pays officiel et du pays historique. Le premier s’est même retourné contre le second: c’est l’histoire du multiculturalisme, qui a consisté à vider les institutions du pays d’accueil de sa culture et à faire de la prédominance de celle-ci dans les relations sociales la marque d’une discrimination qu’il fallait désormais déconstruire. Conséquemment, lutter contre les discriminations, généralement, consistera simplement à démanteler les mécanismes sociologiques qui conduisaient naturellement à l’assimilation des immigrés.

C’est dans ce contexte que se pose la question de l’immigration qui a révolutionné l’Europe en quelques décennies. L’immigration massive ne concerne plus des individus, mais des peuples, des religions, qui migrent, sans nécessairement reproduire intégralement la culture de leur pays d’origine, mais sans non plus s’approprier celle du pays d’accueil, contre laquelle ils se définiront même souvent -en fait, un islam revendiqué et radical servira souvent d’identité de substitution aux populations immigrées. Et ce n’est pas faire injure à l’islam que de constater que ce n’est pas sa meilleure part qui s’exprime dans les banlieues européennes, chez des populations mal intégrées qui se l’approprient de manière polémique pour défier la société d’accueil.

Nous avons assisté à une déconnection du pays officiel et du pays historique. Le premier s’est même retourné contre le second: c’est l’histoire du multiculturalisme.
On aura beau chercher à s’adapter à cette situation en théorisant une citoyenneté multiculturelle censée annoncer l’avènement d’un paradis diversitaire, la réalité ne se laisse pas changer par des slogans. Malgré le déni des cultures, il faut bien convenir que ces dernières cohabitent d’autant moins bien qu’elles sont radicalement étrangères -la chose est encore plus vraie lorsqu’elles appartiennent à des civilisations distinctes. Ce n’est pas qu’elles sont méchantes l’une ou l’autre. Mais entre elles, ce sont des rapports de force qui jouent en bonne partie. Et les peuples européens ne savent manifestement plus faire preuve de force, tellement ils ont mutilé eux-mêmes leur identité.

Voir enfin:

Comment faire réélire François Hollande
François d’Orcival
Valeurs actuelles

12 Février 2015

Sarkozy à Juppé : “Il faudrait aussi, cher Alain, se demander pourquoi 30 % de nos électeurs s’apprêtent à voter pour le Front national.” Ils ont été plus de 40 %…

Le second épisode de la partielle dans la 4e circonscription du Doubs est encore plus riche d’enseignements que le premier. Le candidat socialiste, qui avait perdu tant de voix par rapport à 2012, est quand même élu ; la candidate du Front national, qui n’en a jamais réuni autant, est quand même battue. Multipliez les résultats du scrutin par mille et vous obtenez à peu près 30 millions de votants, 15,5 millions de voix pour le candidat de la gauche et 14,6 millions pour celle du Front national. Un écart de moins de 900 000 voix (inférieur à celui qui séparait Hollande de Sarkozy en 2012 — 1,2 million de voix). Pour Hollande, c’est le scénario idéal en 2017 : éliminer la droite au premier tour, se retrouver en face de Marine Le Pen au second — et la battre. C’est ce qui s’est passé dans le Doubs ; reste à “nationaliser” la petite partielle, mille fois plus petite que la présidentielle.

Qu’a donc fait le candidat PS dans le Doubs pour arriver deuxième au premier tour et affronter ensuite la représentante du FN ? Il était le suppléant du ministre de l’Économie, donc solidaire de toute la politique gouvernementale, petit soldat discipliné du parti et par conséquent tout aussi responsable du chômage, de la délinquance, de l’islamisme, du laisser-aller général. À l’image de François Hollande. On le disait en perdition ; il l’était. Et puis les attentats du mois de janvier ont agi comme un sérieux coup d’épée dans les reins de la gauche, donc de Hollande, de Valls et de notre suppléant. De quoi faire penser (à la marge, mais souvent la marge suffit) qu’ils avaient peut-être compris ce qui se passait, de quoi leur donner un peu de nerfs et arrêter la chute — sans qu’ils n’aient rien fait ! Ajoutez à cela la baisse du prix du pétrole, celle de l’euro, la mode grecque contre l’austérité, et les commentaires médiatiques, toujours sensibles au baromètre de gauche, devenaient soudain optimistes, bien que sur le fond rien ne se soit amélioré !

La candidate du Front national n’en a pas fait plus que son adversaire du PS : l’actualité a fait campagne à sa place, le djihadisme transporté sur le sol français, la tolérance à l’égard de l’islamisme sous le prétexte de ne pas faire d’“amalgame”, le marché des kalachnikovs, les statistiques du chômage, etc. Cette circonscription ouvrière et populaire place le FN en tête au premier tour et lui fournit 16 points de plus au second, mais pas au point de le faire gagner. Sa candidate est très déçue, mais pas Marine Le Pen qui, elle, crie victoire — elle sait que, pendant deux ans, elle continuera d’être au centre du jeu en comptant bien faire face à Hollande en 2017.

Grande perdante de ce double épisode, la droite. Aphone avant le premier, pathétique avant le second. C’est finalement Nicolas Sarkozy qui a posé la seule question qui vaille et qui fâche au conseil national de l’UMP, le 7 février (veille du second tour), en s’adressant à Alain Juppé : « Il ne suffit pas de dire que le Front national n’est pas un parti comme les autres, d’appeler à voter contre lui, il faudrait aussi, cher Alain, se demander pourquoi 30 % de nos électeurs s’apprêtent à voter pour le Front national… » Sarkozy ne se trompait que sur un point : ce ne sont pas 30 % des électeurs UMP du premier tour qui ont voté FN au second, mais 40 %, si ce n’est plus. La question était bien posée.

De la droite au sens large dépend qu’elle soit ou non au second tour de 2017. Elle y a toujours été, même fracturée en deux, voire en trois candidatures de premier plan (en négligeant les autres). Mais elle ne risquait rien — Le Pen arrivait derrière. Tout a changé depuis 2002 ; Marine Le Pen est maintenant classée première dans les sondages. Si la droite ne devance pas Hollande, c’est lui qui sera élu.

Comment peut-elle retenir ses électeurs tout en évitant une fracture qui verrait deux leaders se présenter en même temps et déchirer l’électorat (hypothèse suicidaire) ? C’est la question à laquelle la droite doit répondre. Un défi, certes. Mais cela l’invite surtout à travailler sur elle-même, et sur la France : son identité, son unité, sa singularité qui ont fait son destin dans l’Histoire. C’est beaucoup demander. Mais après tout, ce ne devrait pas être si difficile, quand on fait de la politique, de comprendre ce que vous disent les gens.

P.-S. Nos lecteurs apprendront, en page 6, que notre journal a été condamné pour avoir publié en couverture une “Marianne voilée”. Certes, la loi prévoit que seul le directeur de la publication, Yves de Kerdrel, est condamné. Cette hypocrisie n’empêchera pas que nous soyons tous solidaires et que nous nous sentions tous condamnés au même titre que lui, au mépris de la plus élémentaire liberté d’expression.

5 commentaires pour Attentats de Copenhague: Vous avez dit socialisme des imbéciles ? (Socialism of the stupid man: When anti-semitism becomes the ultimate in anti-racism)

  1. […] même, d’Alsace, de Guyane ou d’aileurs poussés par nos pompiers-pyromanes de la politique et des médias, nos apprentis « tomb raiders »  […]

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  2. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Dans l’après-midi du jeudi 12 février, les cinq garçons se trouvent une occupation pendant leurs vacances scolaires : aller au cimetière juif. Ils commencent à jouer et là, selon le procureur de Saverne, « le jeu a dérapé ». Un premier acte déclenche « une sorte de frénésie collective ». Les stèles sont lourdes, mais anciennes et fragiles : ils les cassent une à une. Ils font des saluts nazis. Ils crachent sur les symboles juifs. En guise d’accompagnement sonore, ils crient ces mots : « Sales juifs », « Sale race », « Heil Hitler », « Sieg Heil ». (…) Les cinq mineurs n’ont aucun antécédent judiciaire. La justice ne leur connaît pas « de convictions idéologiques qui pourraient expliquer leur comportement », note le procureur. Ils sont issus de « familles bien », qui « ne posent pas de problèmes particuliers et ne sont pas dans le besoin », affirme-t-on à la mairie de Sarre-Union. L’un est le fils d’une institutrice, l’autre le petit-fils d’un proviseur. Tous sont « calmes, discrets, pas bagarreurs, n’ont rien de spécial », disent leurs camarades. Quatre sur les cinq habitent Sarre-Union, trois y sont scolarisés dans l’unique lycée. Les élèves de catégorie socio-professionnelle (CSP) favorisée y sont légèrement en dessous de la moyenne académique, les CSP défavorisés sont légèrement au-dessus, mais le taux de réussite au bac se situe entre 90 % et 100 %. « Un établissement sans problème particulier », assure Jacques-Pierre Gougeon, recteur de l’académie de Strasbourg. Pierre B. avait étrangement un ennemi déclaré : « le fascisme ». Il portait des slogans antifascistes sur ses vêtements. « On ne parlait pas politique mais si on évoquait le Front national, il se mettait sur ses deux pattes arrière et se mettait à grogner, raconte Gaëtan. Il prétendait se battre contre le fascisme et était très remonté contre la police. Il traitait les policiers et les militaires de fascistes, avec une hargne qui me mettait mal à l’aise. » Pierre était parti au lycée de Sarrebourg (Moselle) mais il passait voir ses copains à Sarre-Union. La mort récente de son père l’avait rendu un peu plus distant. (…) L’Alsace, région limitrophe de l’Allemagne et ballottée par l’Histoire, est « l’une des régions où le travail sur le passé et la mémoire est le plus important », souligne M. Gougeon. Cours de religion, conférences de témoins de la Shoah, parfois voyages à Auschwitz… (…) Le profil des cinq jeunes n’est pas la seule énigme. Le petit cimetière de Sarre-Union, joli et discret, en est à sa sixième profanation depuis la Libération. Les précédents les plus marquants ont eu lieu en 1988 et 2001. Le sociologue Freddy Raphaël relève que « les trois quarts des cimetières juifs de la campagne alsacienne ont été profanés à un moment ou à un autre ». Il constate presque à chaque fois les mêmes stratégies de défense : réduire la profanation au rang du vandalisme. Les cinq mineurs de Sarre-Union ont usé du même argument : « On croyait que c’était abandonné », « on ne savait pas que c’était un cimetière juif… » Dans les villages d’Alsace, les cimetières juifs présentent il est vrai un avantage pour les profanateurs : ils sont toujours situés un peu à l’écart du village. Un double effet de l’existence d’un « judaïsme rural », spécifique en France à l’Alsace, et de la Révolution française, qui donna aux juifs le statut de citoyens français et leur permit enfin de bénéficier d’un cimetière de proximité. A une condition toutefois : que celui-ci se situe à la marge du bourg, et à un endroit que personne n’aurait envie de leurs disputer : là où l’équarrisseur enterrait ses bêtes crevées, ou sur ce terrain en pente près d’une rivière, donc humide et difficilement constructible, comme à Sarre-Union. Si l’on est vandale et antisémite, il y a ici un autre avantage : les cimetières juifs ruraux d’Alsace sont peu fréquentés. La Shoah et, pour les survivants, l’exode vers les villes, ont fait disparaître des villages la population juive. Il reste trois juifs à Sarre-Union, dont le « représentant de la communauté juive de Sarre-Union », Jacques Wolff. Ils étaient 400 familles au XVIIIe siècle. Les cimetières juifs ont toujours l’air vieux. Il n’y a plus de descendants pour entretenir les tombes et contrairement aux cimetières chrétiens, les concessions sont perpétuelles. Les morts ne s’en vont pas. « Cela joue dans l’inconscient collectif », souligne Claude Heymann, adjoint au grand rabbin de Strasbourg. Le cimetière se dit en hébreu « la maison des vivants » (Beth Ha’Haym). C’est l’image du juif qui est toujours là, qui aurait dû disparaître et qui revient. Encore de l’eau au moulin des antisémites : « Le juif est toujours celui qui s’en sort. » Pour le rabbin Heymann, la profanation du cimetière de Sarre-Union va au-delà de l’antisémitisme. « Cet acte est représentatif de l’incapacité pour les jeunes d’entrevoir un avant eux-mêmes. Ils vivent dans un monde virtuel et autocentré. Il n’y a qu’eux, le présent, leurs parents, leurs grands-parents s’ils les voient. En cela, c’est emblématique d’une époque. »

    Le Monde

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  3. […] qu’en France comme Grande-Bretagne, il semble bien que contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, ce soit non l’incitation du FN que les attaques djihadistes comme les déchainements de […]

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