Je suis Charlie: Et moi, je suis Bastia (The biggest danger for any organism is to not identify that it’s being threatened)

http://i2.wp.com/www.africatopsports.com/wp-content/uploads/2015/01/b7anykviyaatjc1.jpg?fit=710%2C1000https://i1.wp.com/www.corsicainfurmazione.org/wp-content/uploads/2015/01/QatarArabieSaouditeTerrorismerelation.jpg https://i0.wp.com/www.lefigaro.fr/medias/2015/01/11/PHOfbff084c-99ad-11e4-a1d4-039b03f34ee1-805x453.jpg
https://i2.wp.com/www.theyeshivaworld.com/wp-content/uploads/2015/01/dn.jpghttps://i0.wp.com/photos1.blogger.com/blogger/2259/64/1600/flimflam.gifNous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège : la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique. Françoise Chandernagor
L’emprise de la charia en France, ne se réduit pas à des exécutions sommaires. Elle consiste plus largement à interdire toute critique sur l’islam, surtout chez les non-musulmans. (Et dire qu’il comporte la charia et le djihad, c’est une critique. Donc la charia en France consiste à empêcher qu’on la nomme.) Mais si des foules importantes sont prêtes à manifester quand la charia ordonne des exécutions, ou qu’elle appelle à la guerre sainte, très peu sont prêts à descendre dans la rue pour protester contre la censure. Et pour cause, la plupart ne s’en rendent pas compte. Les médias font le black out sur les agressions quotidiennes, et mènent un tir de barrage  contre tout  ce qui laisse entendre qu’il y aurait dans l’islam des appels à la violence envers les autres. Le Coran a beau maudire nommément les « gens du Livre » (juifs et chrétiens) parce qu’« ils se moquent de la religion des musulmans » (5,57), il ne faut pas en parler, car il y a risque d’amalgame, de stigmatisation, d’islamophobie (…) Ainsi on est chaque fois dans une pensée totale : une critique sur les aspects violents que comporte l’islam, dans son texte fondateur, est exclue car elle est prise comme un rejet de tout l’islam, et un rejet de type raciste. C’est sans doute là le véritable amalgame que font ceux qui dénoncent l’amalgame. C’est le fait de mélanger le tout et la partie, et de poser que chaque chose est ce qu’elle est totalement, ou alors elle n’est pas. Or l’objet du débat, qui est le contenu du Coran, est justement partagé : un bon tiers de ce Livre est violent envers les juifs et les chrétiens. Cette partie correspond à ce qu’on appelle les sourates médinoises, les dernières, où Mahomet se déchaîne contre eux parce qu’ils ne l’ont pas suivi. L’autre partie du Coran, plus pacifique, transmet ce qu’il a élaboré dans sa période mecquoise, à partir de ce qu’il a appris des marchands juifs et chrétiens. Un problème majeur, c’est que la partie violente, qui demande que l’on combatte les injustes, les pervers, les infidèles que sont les juifs et les chrétiens,  est édulcorée dans les traductions. On trouvera par exemple : Tuez les faiseurs de dieux partout où vous les trouverez. (9,5). (…) On peut dire que les extrémistes violents qui mettent en acte le texte dur, ont le mérite de le faire connaître aux autres musulmans, qui semblent l’ignorer et qui aimeraient s’en tenir aux parties calmes qu’ils  connaissent.  Ils refusent qu’on les amalgame avec ces extrémistes ; mais l’extrémisme est dans le texte, et nul ne peut dire à l’avance quelle personne ou quel groupe voudra soudain le mettre en acte. Des foules musulmanes nombreuses qui défileraient pour dénoncer cet extrémisme auraient le mérite de s’en démarquer  réellement. Pour l’instant ce n’est pas le cas, la ritournelle obsédante qu’on répète est que la violence qui se réclame de l’islam provient de fous, de détraqués, de cas sociaux, mais qu’elle n’a rien à voir avec l’islam. On voit qu’elle a à voir de façon subtile : ce sont des gens calmes, discrets, comme tout le monde, qui soudain entrent en action. De braves psychologues s’échinent sur l’idée de passage à l’acte, mais elle est inopérante : un passage à l’acte, c’est quand les paroles manquent et que l’acte les remplace ; ici, les paroles sont déjà là, et demandent à être appliquées. Jusqu’à présent, très peu s’y essayaient, la présence islamique n’était pas assez importante dans le pays pour que l’idée d’appliquer la charia en France ait un sens. Mais s’il y a 6 millions de musulmans en France, il suffit que 2 % soient saisis de zèle pour qu’on ait 100 000 personnes décidées à agir. Or il suffirait de 10 000 pour que l’autocensure soit totale, et que la mise au pas dans les écoles, les cités, etc. soit vigoureuse.(…) En somme, les musulmans modérés, qui dénient tout simplement l’existence de la partie violente du Coran, pensent que leur déni couvrira cette partie violente sous des versets pacifiques ; en fait, leur déni protège cette partie violente et donc la transmet. De sorte que la partie dure de l’islam, celle qui en veut aux autres, se transmet efficacement par deux voies : le déni venant des modérés et l’action directe venant des extrémistes. Du reste, après l’exécution des journalistes, l’écart n’était pas si grand dans les discours entre : ils l’ont bien mérité, ils ont insulté le Prophète, et ils ont insulté le Prophète mais c’est une punition trop dure. La même nuance qu’on a connue après le 11 septembre 2001. (…) Bref, on traite des soldats d’un État et d’une Cause très précise comme des fous, des délinquants qui dérapent, des criminels de droit commun ; et c’est logique puisqu’on ne veut pas reconnaître l’existence d’une partie violente de l’islam, qui est endossée et prise en charge par un nombre important de personnes. Il y aura donc régulièrement des sacrifices humains pour payer ce déni qui se révèle confortable. (…) Donc (…) c’est cette liberté que l’on va enterrer en grand cortège. Daniel Sibony
Ne pas craindre de dire les mots : il s’agit d’un attentat terroriste commis au nom de l’islamisme radical. Marine Le Pen
C’est le mot guerre qu’on doit prononcer aujourd’hui. La guerre est déclarée. Je ne suis pas convaincue que les mesures ou les dispositifs législatifs qui sont à notre disposition soient suffisants. Jeannette Bougrab
13h15. Selon notre journaliste sur place, les chefs d’État partiront de l’angle Chemin Vert/Voltaire pour aller place Léon-Blum. Le parcours est long d’une centaine de mètres. François Hollande marchera entre la chancelière allemande Angela Merkel et Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien. Libération
Les juifs français ont le choix entre une France de gauche, qui hait Israël; une France conservatrice qui considère que les juifs n’appartiennent pas à sa culture et une Europe islamique, ce qui est impossible. Ou bien, alors, ils peuvent partir… Ce qu’ils sont en train de faire. » « Plus vite l’Europe libérale entrera en lutte, plus elle aura de chances de préserver ses valeurs. Car si l’Europe libérale n’est pas prête à lutter, l’Europe non-libérale sera prête à le faire. Plus la France continuera de fermer les yeux sur la menace et refusera de se préparer à défendre ses valeurs libérales et nationales, plus les forces ultranationalistes et intégristes représenteront l’unique défense. Nathan Sharansky
Les manifestations impressionnantes qui se sont déroulées un peu partout dans l’Hexagone ont surtout, il faut bien le dire, rassemblé une certaine France. D’aucuns ont malignement fait observer que, même à Roubaix, les rassemblements ne semblent guère avoir attiré beaucoup de «musulmans», à s’en tenir aux apparences. On se gardera bien de reprocher aux «jeunes de cités» de ne pas avoir été présents dans les manifs parisiennes. Les craintes et les préjugés se croisent fort malheureusement. Mais c’est un fait. Plus grave, une minorité de déjantés n’a pas hésité à exprimer une certaine complaisance envers les terroristes sur Twitter. Sur le mode: ce n’était peut-être pas bien de les tuer, mais ils l’ont quand même un peu cherché… Un de mes amis, enseignant en banlieue parisienne, m’a rapporté des réactions analogues. Un prof blogueur a confié que la direction de son établissement avait décidé de ne pas respecter la minute de silence de la journée de deuil national de jeudi par peur de «troubles». Cette lâcheté est d’autant plus coupable que cet événement dramatique devrait, bien au contraire, être mis à profit pour conduire une instruction civique in vivo. Oui, il convient d’expliquer à tous les jeunes, quelle que soit leur religion ou leur culture, qu’on a le droit, en France, de critiquer et de se moquer de n’importe quel Dieu. Les fossés culturels qui se sont creusés ne rendent pas cette tâche aisée. La société française –j’ai pu le mesurer dans mes enquêtes de terrain– est terriblement fragmentée. Les systèmes de valeurs des uns et des autres sont de plus en plus éloignés. Cette réalité, qu’il serait vain et dangereux de nier, relativise l’espoir d’une imminente communion nationale face à la barbarie. Le merveilleux sursaut de ce que l’on appelle curieusement la «société civile» laisse progressivement la place à de sombres manœuvres politiciennes. Etait-il judicieux de préparer une «manifestation nationale» entre chefs de partis dans un bureau de l’Assemblée nationale? Qui plus est, sans y avoir convié les responsables du principal parti d’opposition ! François Hollande a rattrapé le coup en invitant Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Mais le choix de laisser aux partis le soin d’organiser cette manifestation a fait tomber la mobilisation populaire souhaitée dans un insoluble dilemme. Fallait-il y associer le Front national? Marine Le Pen est reçue par le président de la République, mais les dirigeants socialistes refusent simultanément que le FN soit convié à la manifestation dominicale d’union nationale. Cette incohérence se double d’un piège redoutable. Si le FN a le droit de manifester avec les autres formations, il est de fait réintégré dans l’éventail républicain. Mais s’il en est empêché, «l’union nationale» disparaît et ses dirigeants auront beau jeu de brocarder une «manifestation UMPS». Il aurait été infiniment préférable que toutes les organisations syndicales et professionnelles et l’ensemble des associations diverses et variées qui animent la société française prennent l’initiative de ce rassemblement. Le porte-parole du PS a souhaité que François Hollande prenne la tête de la manifestation du 11 janvier. Il n’est pas certain qu’un tel choix, qui alimentera forcément des procès en récupération, soit d’une extrême habileté. Eric Dupin
Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme. Supporters de Bastia
La liberté d’expression peut selon l’actualité prendre des tournures inattendues, comme pour un match de foot où des supporters bastiais déploient une banderole qui remet dans le contexte les incohérences de la France et de ses « sponsors ». Evidemment la liberté d’expression ne sera pas validée par la tribune EST…(…) Pour autant, les supporters ne font que reprendre une caricature de Charlie hebdo, à leur manière. Corsica informazione
Rentré à Paris dans la nuit de samedi à dimanche, Nasser Al-Khelaïfi a été aperçu, ce dimanche, dans l’immense rassemblement organisé dans la capitale à la suite des attentats perpétrés cette semaine, qui ont tué dix-sept personnes. Après avoir remis le trophée de l’open de tennis de Doha à l’Espagnol David Ferrer, en compagnie de David Beckham, le président du PSG a regagné la France pour participer à la grande marche à titre privé. Portant un badge « Je suis Charlie » sur son manteau, le patron de Qatar Sports Investments a notamment croisé Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris. Au lendemain de la défaite du PSG à Bastia (2-4), Nasser Al-Khelaïfi n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation des champions de France, préférant rester concentré sur cette journée de mobilisation. L’Equipe
Cette deuxième défaite de la saison en L1 est un gros bug. Un peu plus tôt, comme sur tous les terrains de France, les joueurs et le public avaient respecté une minute de silence en mémoire des attentats terroristes. Et le fameux « Je suis Charlie » était présent sur le site officiel du PSG pour annoncer l’hommage. Mais, bizarrement, pas dans les huit langues dans lesquelles le site est décliné : aucune trace du rectangle noir dans les versions indonésienne et arabe. Le PSG, détenu par le Qatar, aurait-il ciblé son message en fonction des populations auxquelles il s’adresse? Absolument pas, assure le club, en rappelant que le slogan était présent sur tous ses sites jeudi, à l’heure de la minute de silence. Sa disparition s’expliquerait « par les mises à jour » apportées depuis. Exemple de la bonne foi : l’interview de Gregory van der Wiel, en home des versions arabe et indonésienne, évoque clairement les attentats. JDD
The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts. Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March. Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world. But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian. He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage. Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre. Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year. Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri. Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups. Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy. But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire. Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.(…) Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani. In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria. (…) Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said. Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government. On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said. The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012. As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region. Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon. But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.  The Telegraph
Il était évident que pas mal de gens défendraient ce jour-là une « liberté d’expression » qu’ils combattaient à longueur d’année en l’appelant « islamophobie ». Que les champions de la repentance et de l’excuse universelle se transformeraient pour une heure en patriotes cocardiers. Que les mêmes qui scandaient avant-hier « un flic, une balle » viendraient applaudir cet après-midi nos gendarmes et policiers. (…) J’avais vu juste : sur le boulevard Richard Lenoir, où j’ai croisé Clémentine Autain qui rattrapait Jean-Luc Mélenchon, quelques panneaux aussi déplacés qu’isolés appelaient à la « dissolution des charlots du FN », à la « solidarité avec Gaza » ou à lutter contre les « fascismes nationalistes ». On est en France, en 2015, et 17 morts sous les balles de terroristes islamistes ne suffisent pas encore à ramener tout le monde à la raison. Mais ils n’étaient qu’une poignée, quelques-uns par ci par là, à ne pas jouer le jeu de bon cœur. A savoir : accepter d’être ensemble, pas forcément pour les mêmes raisons, mais en essayant de laisser au vestiaire tout ce qui nous oppose les uns aux autres. Finalement, l’immense majorité d’entre nous était venue assurer un service minimum : « Nous sommes unis », « ensemble », « contre le terrorisme »… Un pour tous, tous pour un. Tous les « je suis » ne faisaient qu’un : « Charlie », « juif », « flic »… La marche républicaine du 11 janvier 2015 n’était pas la énième manif pour les droits des uns ou des autres. En réalité, c’était la première manif pour tous. Dieu sait combien d’énergie j’ai dépensé pour m’opposer au « mariage pour tous », quelle guerre j’ai mené à ce titre sur le terrain des idées. Voilà pourquoi, ce dimanche, j’ai aimé plus que tout battre le pavé avec ceux qui me désignaient comme leur adversaire. Sur ces boulevards bondés, combien de personnes m’avaient caricaturé, insulté, stigmatisé ? Combien avaient moqué mes valeurs, brocardé mes idées, vomi tout ce que je représentais à leurs yeux ? Une année entière, nous nous étions affrontés autour du projet de loi Taubira, et de ses conséquences dont je savais qu’elles seraient tragiques. Aujourd’hui, ils étaient là, ils me souriaient et s’excusaient lorsqu’on se bousculait. On pouvait vivre ensemble et se respecter, l’essentiel était sauvé. Dès la fin d’après-midi, toutes les chaînes de télévision diffusaient une superproduction inédite : de magnifiques images aériennes de foules innombrables, agglutinées dans toutes les rues de France. A la Bastille, des drapeaux tricolores flottaient dans un ciel rose alors que retentissait la Marseillaise. Place de la Nation, on s’exclamait en boucle : « Vive la France ! » Il y avait un monde fou, partout, et un cœur accroché à la colonne de Juillet. La foule s’applaudissait, on se parlait entre inconnus. Alors bien sûr, ce tableau idyllique n’était qu’un vernis. Ce dimanche, tout le monde disait « Je suis Charlie » mais personne n’allait dans la même direction. N’empêche : c’est bien la France, sa devise, son drapeau et son hymne national qui étaient célébrés dans tout le pays. Et ça, rien ne nous l’enlèvera, n’en déplaise aux derniers dinosaures de l’incitation à la haine de soi. Nous sommes différents, nous ne sommes pas d’accord, nous sommes Français. Pascal Bories
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Je mentirais si je vous disais que je vais l’abroger. Personne ne peut le faire. Yasser Arafat (Harvard, octobre 1995)
Je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs (…) ni un Israélien sur la Terre de Palestine. Mahmoud Abbas
Nous devons empêcher les juifs d’entrer sur l’esplanade de la mosquée, ils n’ont pas le droit de la souiller. Nous devons les empêcher par tous les moyens. Nous devons les empêcher d’entrer. Dressons-nous devant eux pour protéger les lieux saints. Mahmoud Abbas (17.10.14)
Nous sommes indignés Nous, associations issues de l’immigration et associations de solidarité, avons appris avec consternation la participation de hauts responsables de l’Etat d’Israël à la manifestation de solidarité avec les victimes de l’attentat meurtrier contre « Charlie Hebdo » qui aura lieu ce dimanche 11 janvier 2015 ; Prenant pour prétexte le meurtre raciste et odieux de quatre otages de confession juive le 9 janvier – que nous condamnons avec toute notre énergie –, les responsables des  crimes commis contre le peuple palestinien veulent aujourd’hui se draper d’une virginité anti-raciste, respectueuse des droits de l’Homme et de la liberté d’expression en venant manifester à Paris. Ils sont les mêmes qui assassinent des enfants à Gaza et dans les territoires occupés. Ils sont les mêmes qui ont assassiné le caricaturiste palestinien Naji Al Ali en 1987. Ils oublient que les caricaturistes de « Charlie Hebdo » assassinés ont toujours défendu le droit des Palestiniens à leur Etat. Cette participation est cautionnée par le gouvernement français, qui les accueille et accepte de les faire participer à son cortège officiel. Non, la lutte pour la liberté d’expression et de conscience et contre la barbarie ne peut être menée avec les ennemis de la liberté ! Non, les criminels de guerre n’ont pas leur place dans les cortèges de la dignité et de la solidarité. Leur place est devant les tribunaux internationaux. Communiqué de presse (associations issues de l’Immigration signataires de l’ Appel « Solidarité  Charlie Hebdo » (Paris, le 11 janvier 2015)
Contrairement à leurs voisins des Émirats arabes unis, de la Jordanie et de la Tunisie notamment, l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang: un frère de l’émir Cheikh Tamin Ben Hamad al-Thani pour Doha ; et par Nizar al-Madani, le numéro deux de la diplomatie de Riyad. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont pourtant des partenaires très actifs de Paris sur de nombreux dossiers diplomatiques, qu’il s’agisse de la révolte en Syrie, pour chasser Bachar el-Assad du pouvoir, ou du nucléaire iranien, pour stopper la marche de Téhéran vers la bombe. Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Salaheddine Mezouar, a présenté ses condoléances dimanche matin à l’Élysée, mais il n’a pas participé à la marche «en raison de la présence de caricatures blasphématoires», a indiqué une source officielle. Le ministre émirien des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed avait, lui, dès samedi, annoncé sa participation. Les Émirats, la monarchie du Golfe la plus hostile aux islamistes, ont été le théâtre il y a un mois de l’assassinat d’une Américaine dans un centre commercial d’Abu Dhabi par une femme voilée. Pour les Qatariens et les Saoudiens, en revanche, «c’est l’affaire des caricatures qui est au centre des récriminations contre la France, explique un expert français du Golfe. La majorité de la population est farouchement wahhabite, c’est-à-dire partisane d’un islam ultrarigoriste qui ne peut tolérer qu’on insulte le prophète. Il était donc difficile pour leurs dirigeants de s’afficher à Paris». Georges Malbrunot
La 17e chambre, ou chambre de la Presse est une chambre spécialisée dans les affaires de presse, au tribunal de grande instance de Paris. Elle est composée de magistrats spécialisés, chargés de faire respecter la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et les principes de la diffamation en droit français, permettant de trouver un compromis entre la défense de la liberté de la presse et le respect de la personne. Wikipedia
L’union nationale autour des victimes oui, l’hypocrisie sur les coupables non (…) Le terrorisme islamiste vient de tuer, mais les responsables sont ceux qui le dénonçaient. Logique. Puisque tout ceci n’a rien à voir avec une quelconque religion. Elisabeth Lévy
Dans cette «marche contre la terreur», combien sont profondément épris de la liberté d’expression sous toutes ses latitudes, et pas seulement de celle de Charlie Hebdo? Combien, au contraire, ne se sont souvenus de cette dernière qu’après les massacres, défenseurs opportunistes sur lesquels le dessinateur Willem et Charlie Hebdo «vomissent»? (…) Que signifie ce consensus factice, cette concorde superficielle qui prétendent, au prétexte que nous aurions le cœur sec en nous abstenant, faire oublier, sans y parvenir, les déchirements, les fractures, les divisions profondes de la France? (…) Est-il honteux de proférer que plutôt que de concevoir cette phénoménale marche internationale, avec un incroyable risque d’insécurité, il n’aurait pas mieux valu, modestement, efficacement, appréhender l’avenir pour convaincre le citoyen que non seulement il ne doit pas avoir peur mais que notre état de droit rendra, autant que faire se peut, inconcevable cette angoisse parce que notre démocratie sera mieux armée, saura mieux suivre et contrôler, sera moins laxiste et libérera moins vite? Les destinées des trois assassins abattus auraient dû être prioritaires plus qu’une grande messe républicaine sans conséquence opératoire. Philippe Bilger
Nous ne sommes pas Charlie pour la bonne raison qu’ils sont morts en raison des risques qu’ils ont pris de continuer à faire leur travail, souvent sous les accusations les plus odieuses de ceux qui ont invoqué le manque de respect, le mauvais goût, l’abus de la liberté d’expression, le racisme ou l’islamophobie… La presse pourrait légitimement arborer ce slogan si, de concert, elle republiait l’ensemble des caricatures qui a valu la mort à ces valeureux caricaturistes. À cette condition seulement. (…) Sur son site, le MRAP dénonce « l’assaut inhumain à la liberté d’expression ». Mais, sur la même page figure la justification datée du 11 février 2006 qu’il donnait au procès qu’il avait intenté à France Soir, pour avoir publié le dessin du prophète au turban explosif. Le MRAP qui, dans son tract du 9 janvier, appelle à manifester ce dimanche, s’il s’émeut des assassinats perpétrés à Charlie Hebdo, Vincennes et Montrouge s’inquiète principalement d’une «escalade dangereuse», en raison des réactions violentes qui se sont produites, en les mettant exactement sur le même plan. Elles sont bien évidemment déplorables et doivent être condamnées. Mais elles ne peuvent être comparées aux attentats islamistes qui ont fait 17 morts. Certes, sur son site, le MRAP dénonce «l’assaut inhumain à la liberté d’expression». Mais, sur la même page figure la justification datée du 11 février 2006 qu’il donnait au procès qu’il avait intenté à France Soir, pour avoir publié le dessin du prophète au turban explosif. D’après le MRAP, ce dessin assimilait musulman à islamiste et à terroriste. Le MRAP n’hésitait pas à faire le parallèle avec les années Trente et voyait dans le dessin «un détournement raciste de la liberté d’expression». Il parlait de piteuse provocation. Il s’agissait là sans doute d’un assaut humain à la liberté d’expression. (…) Combien de politiques qui n’ont aujourd’hui que la liberté d’expression à la bouche, ont, lors de la publication des caricatures danoises, soutenu la liberté d’expression sans restriction, sans invoquer l’esprit de responsabilité, de mesure, de respect, le caractère inopportun ou provocateur des dessins? Beaucoup ont joué la stratégie de l’apaisement. La dénonciation aujourd’hui de l’atteinte à la liberté par la mosquée de Paris et l’UOIF, qui appellent à manifester demain, aurait plus poids si elles n’avaient pas poursuivi Charlie Hebdo en justice alors qu’il exerçait précisément sa liberté. N’oublions pas non plus qu’il s’est trouvé une association musulmane de Seine-Saint-Denis, l’UAM-93, pour demander un vote sur une loi condamnant le blasphème, demande relayée et soutenue par Eric Raoult. Ce que cherche à obtenir sans relâche l’Organisation de la coopération islamique (OCI) aux Nations unies. Et que dire de l’Union européenne qui a abandonné le Danemark en rase campagne quand celui-ci devait faire face à la rage orchestrée contre lui en 2005-2006? Flemming Rose (qui a eu été à l’origine de la publication des caricatures dans le Jyllands-Posten) raconte, dans son livre Tyranny of Silence, que l’UE avait, au contraire, dépêché Javier Solana au Moyen-Orient pour tenter de calmer la colère. Ce dernier s’apprêtait à signer un accord avec l’OCI le 26 janvier 2006 visant à bannir la diffamation des religions. Finalement l’UE ne fut pas représentée lors de la réunion au Qatar. Mais l’Espagne, la Turquie et Koffi Anan signèrent cet accord avec l’OCI alors que cette dernière avait contribué à allumer la mèche. (…) Au lieu d’arpenter le pavé parisien, on aimerait que ces politiciens français et européens s’engagent à protéger la liberté d’expression, par exemple en introduisant l’équivalent d’un 1er amendement à l’américaine, et à cesser les politiques d’apaisement conduites jusque-là vis-à-vis de l’islamisme. (…) On peut juste espérer, avec Flemming Rose, que les Occidentaux cesseront de camoufler leur peur derrière des justifications morales ou humanitaires. Michèle Tribalat
Avec ces meurtres terroristes de sang froid, c’est toute une mentalité pacifiste et angélique, présente en France et dans nombre de pays européens depuis plus de trente ans, qui vole en éclats. (…) En France et au sein d’autres pays européens, une partie de l’opinion a encore du mal à admettre que nous puissions avoir des ennemis qui veulent nous détruire et qu’il faut combattre avec la plus grande fermeté dans le cadre d’un État de droit. On signe des pétitions, on allume des bougies, on se tient la main, on manifeste en silence… Ces manifestations expriment l’indignation et la solidarité avec les victimes, elles montrent l’unité d’un pays dans le refus du terrorisme. Mais la façon dont elles font valoir les valeurs démocratiques ne saurait laisser entendre que tout pourrait être affaire d’ouverture, de tolérance, en dehors de la force, de la puissance, de la fermeté qui permettent de défendre ces valeurs démocratiques. (…) Le problème, est, que même si vous ne voulez pas d’ennemi, «c’est l’ennemi qui vous désigne»: «Et s’il vous choisit vraiment comme ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles prestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera de cultiver votre jardin .» (…) Qu’on le veuille ou non, la France est en guerre contre le terrorisme islamiste en Afghanistan, au Mali, en Irak et ce terrorisme a des relais au sein de notre pays. Ce sont précisément ces réalités que beaucoup d’entre nous ont du mal à regarder en face parce qu’ils vivent depuis des années dans l’illusion d’une monde pacifié.  (…) J’ai eu la même réaction que Jean-François Kahn – et je ne suis pas le seul -, en écoutant la première déclaration de Marine le Pen qui parlait clairement face à l’embarras de certains hommes politiques à dire que nous étions en guerre et à nommer nos ennemis. Antérieurement, on a voulu essayer de remplacer à tout prix «État islamique» par «Daesh», en expliquant que cela éviterait une «confusion avec islam, islamisme, musulmans». La crainte justifiée des amalgames ne peut servir d’argument pour ne pas regarder la réalité en face, en parlant d’un terrorisme indéfini créé ex nihilo, venant d’on ne sait où et s’abattant sur le pays comme une catastrophe naturelle. Il en va de même des craintes et des allusions constantes à la montée de l’extrême droite en Europe qui «zappent» et évitent le sujet. Sans parler des allusions constantes à la «zemmourisation des esprits», voire au livre de Houellebecq et aux amalgames les plus grossiers de journalistes militants de gauche qui, depuis des années, ont transformé l’antifascisme en posture identitaire et de valorisation dans les médias bien-pensants. (…) Enfin, le refus de tout amalgame, la lutte contre l’islamophobie et la répression des attaques contre les mosquées, comme tous les autres lieux de culte, ne sauraient passer outre des questions légitimes que se pose l’opinion: comment en est-on arrivé à ce que la France soit devenue un pays où l’on tue des citoyens pour blasphème et liberté d’opinion, où l’on agresse et l’on assassine des enfants et des citoyens parce qu’ils sont «juifs»? Comment de jeunes Français convertis à l’islam en sont-ils arrivés à adhérer à l’islamisme radical et à des groupes barbares et sanguinaires? Comment ont-ils pu partir faire le «djihad» dans des pays en guerre et revenir pour apporter la terreur dans notre pays et dans d’autres pays démocratiques? Répondre à de telles questions n’implique pas seulement de comprendre les situations et la psychologie particulières des «djihadistes» ou de les envisager seulement comme de simples mécanismes sectaires, mais de réexaminer la façon dont depuis des années on a laissé se développer un islam fondamentaliste qui, s’il ne se confond pas avec le terrorisme, n’en a pas moins été souvent le terreau premier des tueurs en question? Ce qui implique d’aborder clairement le délicat problème du financement des mosquées et des imans prêchant un islam intégriste et liés à des pays avec qui nous entretenons de bonnes relations il en va de même pour les discours de haine et l’antisémitisme qui se déploient quotidiennement sur les réseaux sociaux. Ces questions concernent tous les citoyens, en même temps que nos compatriotes musulmans et leurs représentants ont un rôle décisif à jouer pour que domine en France et dans l’Union européenne un islam qui s’intègre à l’héritage des Lumières et à notre modèle républicain.(…) Les événements tragiques que connaît notre pays sont une cruelle épreuve du retour de la réalité après des années de déni ou d’édulcoration de phénomènes comme la montée du communautarisme et de l’intégrisme, les nouvelles formes de banditisme, le développement de l’antisémitisme et de l’islamisme radical…, dont les acteurs de terrain ont une conscience aigüe depuis longtemps. Les travailleurs sociaux dans les quartiers, les enseignants dans des classes difficiles, les magistrats, les policiers et les gendarmes, les services de renseignements… n’ont cessé d’alerter les pouvoirs publics. On n’en a pas moins laissé s’accumuler les tensions et les points de fractures en les recouvrant d’une langue de bois sociologisante, de rapports et d’«outils» d’évaluation en tout genre qui se sont montrés globalement impuissants à contrer ces phénomènes délétères.. (…) Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de manifester une compassion envers les victimes et leur rendre hommage, mais d’affirmer avec force ce à quoi nous tenons dans notre héritage politique et culturel, français et européen. Jean-Pierre Le Goff
Je le confesse, je ne me suis pas rendu dimanche à la grand-messe républicaine. Je ne jette pas la pierre sur ceux qui s’y sont rendus, je ne veux pas jouer les empêcheurs de marcher en rond, mais je ne marche pas. Je n’ai jamais marché au pas cadencé des pyromanes qui pleurent après l’incendie. La nécessaire compassion pour les victimes devient hypocrite et même contre-productive si l’on n’a pas le courage élémentaire de donner le nom de leurs assassins. La régression politique et intellectuelle à laquelle on a assisté au cours de cette semaine infernale est désespérante. Aux prêcheurs de haine , on a répondu par le prêchi-prêcha du tous ensemble. Même le mot «islamiste» aura été soigneusement proscrit pour cause de substantif amalgamant. Surtout pas d’amalgame! Mantra stupide et incapacitant quand on voit la manière impeccable avec laquelle, tous partis réunis, les Français ont réagi à l’égard de cette grande majorité de musulmans pacifiques. Est-ce si difficile de pointer du doigt l’islam radical, bourreau de l’islam pacifique, mais dont le nombre de partisans et de sympathisants n’a rien de négligeable dans nos banlieues surarmées? Quel niais n’aurait osé incriminer le nazisme de peur d’être taxé de raciste anti-allemand? Était- ce si difficile d’appeler à manifester contre le terrorisme islamiste et ses victimes en France, mais aussi dans le monde? Pour la liberté d’expression en France mais aussi pour les chrétiens accusés de blasphème en Turquie, dans les pays arabes, en Afrique ou au Pakistan? Ils ne m’ont pas fait marcher. J’ai trop l’expérience de ces manifestation monstres contre le racisme, l’antisémitisme et le terrorisme dont les Français, juifs ou non, auront été les dupes. Après Copernic et la rue des Rosiers ou l’idéologie faussement antiraciste a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de braves gens contre l’extrême droite, alors que la radicalité islamique était déjà à la manoeuvre. Après l’assassinat d’Ilan Halimi , où, alors que peu de politiques s’étaient déplacés, Philippe de Villiers, fils de résistant et irréprochable sur le sujet, s’était fait expulser du cortège par un petit chefaillon de SOS-Racisme. Je ne l’ai pas oublié. C’est plus fort qu’eux. Marcher sur leurs propres principes. Célébrer la liberté d’expression alors qu’il n’y a pas 15 jours, ils exigeaient la mort civile par le baillon de ces salauds de «pessimistes» qui ont eu le tort d’avoir raison. Chanter l’union nationale, mais décréter, sans doute au nom de leur incompétence avérée, de leur immoralité démontrée, que tel parti n’était pas digne d’en faire partie. Dès lors, qu’ a contrario, la présence de tous les autres était légitimée, il n’était plus question pour moi de défiler à côté des maires communistes de Bezons ou d’ Aubervilliers qui ont fait citoyen d’honneur de leur ville des tueurs palestiniens de juifs. À côté du maire Vert d’un arrondissement parisien, présent lors de cette manifestation de juillet où on a crié «mort aux juifs»! et arboré les drapeaux terroristes du Hamas et du Hezbollah. De croiser peut-être les Indigènes de la République et l’UOIF qui traitaient Charlie hebdo et mon cher Charb d’islamophobe. De marcher à côté des rappeurs de «La Marche», qui qualifiaient Charlie hebdo de salaud, de crier «Je suis Charlie»! à côté de Guy Bedos qui souhaitait au lendemain des caricatures du prophète, dans les colonnes de Var Matin ,que ceux de Charlie hebdo «crèvent». Au passage, je n’ose imaginer la réaction de nos vétilleuses consciences , si, par hypothèse absurde, un homme de droite avait formulé un voeu aussi funestement prémonitoire. Peut-être l’auraient ils piétiné avec leurs gros sabots. Demain, quand les derniers martyrs de la barbarie islamiste reposeront dedans la terre froide, la France se réveillera avec la gueule de bois des lendemains d’ivresse. Avec les mêmes problèmes d’intégration, d’islamisation, d’immigration forcée. Avec un antisémitisme et un antisionisme pathologiques qui viennent encore de frapper durement et qui commencent tellement à se banaliser, qu’il aura fallu 24 heures pour connaître le nom de leurs nouvelles victimes. Avec le retour des mêmes belles âmes lacrymales qui empêcheront l’État-nation de fourbir ses armes, en matière de sécurité , de renseignement et de respect des lois républicaines sur les flux migratoires. Avec de nouveaux Kouachi prêts à assassiner de nouveaux Charlie, de nouveaux flics ou à nouveau des juifs. Avec les tenants médiatiques et politique de cette idéologie qui traitaient dédaigneusement ceux qui osaient suggérer que l’immigration n’est pas une chance pour la France, l’intégration à la française un échec cuisant, l’antisémitisme et la christianophobie islamique un racisme barbare, l’insécurité grandissante, une terrible évidence … Gilles William Goldnadel
For many years we’ve sort of apologized for everything. About the fact that we are here, about the fact that this has been our land for 3,800 years, about the fact that we defend ourselves against Hamas, against Hezbollah.”It’s time we raise our heads and say, ‘We’re here to stay, we’re proud of it, and we’re no longer apologetic. (…) The latest conflict in Gaza was a real earthquake for Israelis. For 50 days we were incurring missiles, and they just went on and on from the very place where we did pull back to the ’67 lines. We did expel all the Jews. We did everything according to the book. The expectation might have been, we’ll get applause from the world—‘you’re OK; it’s they who are attacking you’—but what happened was the opposite. The world got angry at us for defending ourselves. (…) So why would I follow the bad model,  instead of strengthening the good model? Judea and Samaria is imperfect, but it’s working. More Israelis and Palestinians are shopping together. Driving on the same roads. Working together. It’s not ideal there. But it’s working. People get up, go to work in the morning, come home alive. (…) They had all the opportunity in the world to build the Singapore of Gaza. They chose to turn it into Afghanistan. The truth is that no one has a good solution for what’s going on. We have to figure out what we do over the next several decades. Trying to apply a Western full-fledged solution to a problem that is not solvable right now will bring us from an OK situation to a disastrous situation. So the first rule is, do no harm, which is the opposite of the Oslo process. (…) We go along with this vision that is impractical, and then, we are surprised why the world is angry with us for not fulfilling that vision. You can’t say, ‘I support a Palestinian state’ and then not execute according to that. I think people appreciate honesty. If your vision is dividing Israel, then it makes no sense in building somewhere that’s not going to be part of Israel. “If your vision is that you’re not going to divide Jerusalem, then it makes all the sense in the world to build there. Because anyway it’s yours. I’ll just remind you, there was an endless series of cease-fires with Hamas. “And I thought it was a profound mistake to talk to Hamas down in Egypt. You don’t talk to terror organizations! We go in, do what we want to do, get out; if we need to hit them hard we keep it short and keep it very intense. Why do we talk to them? I don’t believe in regime change, certainly not in the Middle East,” he says. “When I look at the whole arena it’s always the law of unintended consequences works. Look at Syria, look at Egypt. If you ask me how to deal with everything, and it applies here also, it’s effectively deterrence—meaning don’t mess with Israel—it’s having a strong military with a tenfold edge on all of our enemies; it’s having a powerful economy; and strengthening our Jewish character. And not giving up land anymore. If we apply these principles we’ll be fine everywhere. Iran’s goal is not to acquire a nuclear weapon today,” he says. “Its goal is to acquire a nuclear weapon tomorrow. So to say that we are postponing the breakout is not the issue. The issue is, do they have a machine that can break out within a relatively short time frame. Roughly 20,000 centrifuges can produce enough nuclear material for a bomb within about four or five weeks. That’s not enough time for the West to identify a breakout. To create a coalition and act, you need about two years. What we need is for the whole machine to be dismantled, not for them to press the pause button. All this will flow over very quickly to the free world. Anyone who thinks—and I’m talking especially about Europe—that if you sell Israel you buy peace and quiet in Madrid and Paris, they’ve got it all wrong. Israel is the bastion against radical Islam hitting Paris, Madrid and London. Naftali Bennett
 Mr. Bennett, however, is making a deeper point. It isn’t only the land-for-peace formula that has failed Israel. The other failure is what one might call land-for-love: the notion that, even if ceding territory doesn’t lead to peace, it will nonetheless help Israel gain the world’s goodwill, and therefore diplomatic and strategic leverage. Instead, after 20 years of seeking peace and giving up land, Israel’s diplomatic isolation has only deepened. And, as he points out, it has deepened over disputes connected to Gaza—from which Israel withdrew—and not the West Bank, where Israel largely remains. Bret Stephens

Bastia a dit la vérité, il doit être exécuté !

Au lendemain de la grand messe d’hier …

Contre un danger, aux côtés d’un Mahmoud Abbas qui appelait récemment ses compatriotes à empêcher les juifs de « souiller » le Mont du Temple (pardon: l’Esplanade des mosquées) et de représentants des financiers du terrorisme qatari et saoudien, qu’à l’instar du prétendu leader du Monde libre qui, lui, brillera par son absence, l’on continue à refuser de nommer …

Et où, reprenant à son compte l’idée d’une manif pour tous contre laquelle il avait tant bataillé, un gouvernement complètement discrédité tentait explicitement de se refaire une santé sur le sang des 17 victimes des djiahdistes de la semaine dernière …

Nombre de nos compatriotes, armés de leurs seules bougies, pétitions et bons sentiments mais sans pour une fois la bannière noire de l’Etat islamique qui avait fait fureur l’été dernier, tentaient de se rassurer …

Pendant qu’au Nigéria, la religion d’amour et de paix accroche des bombes à des fillettes de dix ans ou massacre des civils par milliers …

Comment ne pas s’être réjoui de cette vraie démonstration de courage d’un groupe certes anonyme de supporters bastiais …

Juste avant leur brillante et écrasante victoire (4-2, s’il vous plait !) …

Sur un club parisien justement financé par les mêmes Qataris qui financent les commanditaires des assassins de la semaine dernière ?

Mais surtout comment ne pas être inquiet devant les ô combien significatifs tollé et menaces de poursuites qu’a soulevé ce rare et rafraichissant accès de franchise au pays des lois mémorielles et de la 17e chambre ?

Le gros bug du PSG
Un temps leader virtuel de la L1, le fébrile club parisien a encaissé quatre buts à Bastia.
Le JDD

10 janvier 2015

Même à distance, Nasser Al-Khelaïfi est en colère. Le président du PSG n’a pas vécu la lourde défaite de son équipe à Bastia (4-2), car il est à Doha ce samedi où, en tant que patron de la fédération qatarienne de tennis, il vient de remettre le trophée du tournoi à David Ferrer, vainqueur de Tomas Berdych.

À Furiani, grâce à Lucas et Rabiot, le PSG a pourtant mené 2-0 au bout de seulement 20 minutes. Avant de se faire rejoindre avant la pause et de concéder deux buts improbables signés du latéral Julian Palmieri en seconde période. Le club parisien, qui avait l’occasion de prendre la tête du classement ce samedi, n’a pas profité de la défaite, la veille, de l’OM à Montpellier (1-2). Le double champion en titre est donc loin d’être guéri de ses maux. Il n’a, en tout cas, pas confirmé les bonnes résolutions affichées en Coupe de France à Montpellier (3-0), lundi dernier, apparaissant toujours aussi fébrile notamment en défense.

Cette deuxième défaite de la saison en L1 est un gros bug. Un peu plus tôt, comme sur tous les terrains de France, les joueurs et le public avaient respecté une minute de silence en mémoire des attentats terroristes. Et le fameux « Je suis Charlie » était présent sur le site officiel du PSG pour annoncer l’hommage. Mais, bizarrement, pas dans les huit langues dans lesquelles le site est décliné : aucune trace du rectangle noir dans les versions indonésienne et arabe. Le PSG, détenu par le Qatar, aurait-il ciblé son message en fonction des populations auxquelles il s’adresse? Absolument pas, assure le club, en rappelant que le slogan était présent sur tous ses sites jeudi, à l’heure de la minute de silence. Sa disparition s’expliquerait « par les mises à jour » apportées depuis. Exemple de la bonne foi : l’interview de Gregory van der Wiel, en home des versions arabe et indonésienne, évoque clairement les attentats.

Voir aussi:

La banderole anti-Qatar fait réagir
R.F.

Le Parisien

12 Janv. 2015

« Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme ». La banderole déployée lors de Bastia – PSG, samedi, dans un virage du stade Armand-Cesari, n’a laissé personne insensible. Dans leur rapport complémentaire, les délégués de la Ligue de football professionnel (LFP) présents sur place ont mentionné cet élément en précisant que la banderole, scindée en trois parties, avait été installée pendant près de six minutes.

Visible notamment pendant la minute de silence dédiée aux victimes des terroristes jihadistes, elle a ensuite été retirée, non pas par les stewards du club mais par les spectateurs. Quant aux caméras de vidéosurveillance, elles fonctionnaient mais n’enregistraient aucune image, selon une source proche de la LFP. Difficile donc d’identifier, le cas échéant, des responsables. S’estimant diffamé, le PSG envisage de porter plainte dans la semaine. Dans le même temps, la Ligue de football devrait se saisir du dossier.

Voir encore:

Bastia – PSG : la banderole qui lie le Qatar au terrorisme…

Nicolas Lagavardan

Maxi foot

 le 11/01/2015

Des supporters de Bastia se sont fait remarquer samedi, en déployant une banderole accusant le Qatar de financer le terrorisme, liant ainsi le propriétaire du PSG aux attentats survenus en France cette semaine… Bastia – PSG : la banderole qui lie le Qatar au terrorisme… La banderole déployée à Furiani Alors que l’émotion est encore très vive après l’attentat qui a visé le journal Charlie Hebdo et les évènements qui s’en sont suivis, des supporters bastiais ont profité de la réception du PSG pour passer un message samedi à Furiani. A la veille des grands rassemblements prévus ce dimanche partout en France, ils ont manifesté un point de vue qui risque de faire couler beaucoup d’encore. «Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme» , était écrit sur la banderole déployée durant les dix minutes qui ont précédé le match, et donc pendant la minute de silence (qui a été parfaitement respectée par tout un stade) en hommage aux 17 victimes des terroristes qui seraient donc selon ces supporters bastiais, à ranger dans le même camp que le propriétaire du club parisien. Le PSG saisit la LFP Le PSG a demandé à la LFP de s’emparer du dossier, a indiqué Canal+ à l’issue de la rencontre. Celui-ci devrait être examiné jeudi lors de la prochaine réunion de la Commission de discipline. Le club corse risque une lourde amende. Interrogé sur le sujet, le président du club corse Pierre-Marie Geronimi ne semblait pas plus choqué que cela. Geronimi ne veut pas polémiquer «On n’est pas là pour polémiquer. On fait en sorte que la politique reste aux portes du stade. Elle est rentrée par morceaux, mais il y a des banderoles bien plus grandes qui sont rentrées dans des stades beaucoup plus grands» , a-t-il réagi, faisant apparemment référence à la banderole anti-Ch’tis déployée par des Parisiens au Stade de France il y a quelques années. «Si une demande et un rapport ont été rédigés (à l’initiative du PSG), alors nous le ferons aussi» , a-t-il ajouté. L’affaire ne devrait pas en rester là.

Que vous inspire la banderole déployée à Furiani ? Pour en débattre, rendez-vous ci-dessous dans l’espace «Publiez un commentaire» …

Voir également:

Charlie Hebdo : le Maroc, le Qatar et l’Arabie saoudite s’en tiennent à un soutien discret
Georges Malbrunot

Le Figaro
11/01/2015

Présent à Paris, le ministre des Affaires étrangères marocain n’a pas participé à la marche républicaine dimanche, alors que l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang.

Contrairement à leurs voisins des Émirats arabes unis, de la Jordanie et de la Tunisie notamment, l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang: un frère de l’émir Cheikh Tamin Ben Hamad al-Thani pour Doha ; et par Nizar al-Madani, le numéro deux de la diplomatie de Riyad. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont pourtant des partenaires très actifs de Paris sur de nombreux dossiers diplomatiques, qu’il s’agisse de la révolte en Syrie, pour chasser Bachar el-Assad du pouvoir, ou du nucléaire iranien, pour stopper la marche de Téhéran vers la bombe.

Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Salaheddine Mezouar, a présenté ses condoléances dimanche matin à l’Élysée, mais il n’a pas participé à la marche «en raison de la présence de caricatures blasphématoires», a indiqué une source officielle.

Le ministre émirien des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed avait, lui, dès samedi, annoncé sa participation. Les Émirats, la monarchie du Golfe la plus hostile aux islamistes, ont été le théâtre il y a un mois de l’assassinat d’une Américaine dans un centre commercial d’Abu Dhabi par une femme voilée.

Pour les Qatariens et les Saoudiens, en revanche, «c’est l’affaire des caricatures qui est au centre des récriminations contre la France, explique un expert français du Golfe. La majorité de la population est farouchement wahhabite, c’est-à-dire partisane d’un islam ultrarigoriste qui ne peut tolérer qu’on insulte le prophète. Il était donc difficile pour leurs dirigeants de s’afficher à Paris».

Le Hezbollah chiite condamne
Certes, leurs leaders ont condamné ces actes de terrorisme, la presse officielle ou proche, comme le quotidien Ashark al-Awsat, dénonçant «l’horreur» de telles attaques. Dans le même temps, la justice saoudienne a condamné un blogueur à dix ans de prison et à 1 000 coups de fouets pour avoir «insulté l’islam», au grand dam des organisations des droits de l’homme. Le blogueur Raif Badawi a reçu ses 50 premiers coups de fouets vendredi, devant une foule de fidèles rassemblés devant une mosquée de Djedda, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, les 950 autres s’étaleront sur 19 semaines.

Dans ces pays, mais pas seulement, la presse généralement proche du pouvoir a dénoncé le «climat d’islamophobie» dont seraient «victimes» les musulmans français, ainsi que les ratés de leur intégration. Ce fut le cas au Liban du quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah. Pourtant, Hassan Nasrallah, le chef du mouvement chiite pro-iranien considéré par la France et l’Union européenne comme une organisation terroriste, a clairement condamné la tragédie de Paris. «À travers leurs actes immondes, violents et inhumains, ces groupes ont porté atteinte au Prophète et aux musulmans plus que ne l’ont fait leurs ennemis, plus que les livres, les films et les caricatures ayant injurié le Prophète.» Une remarque qui ne surprend qu’à moitié, venant d’un mouvement viscéralement hostile à l’islam radical sunnite que les combattants du Hezbollah affrontent en Syrie pour défendre Bachar el-Assad. Comme si les grilles de lecture traditionnelles étaient brouillées par le fossé qui s’est creusé à l’intérieur de l’islam entre ses branches sunnite et chiite. Même quand il s’agit d’actes de violences contre l’Occident.

Voir encore:

Marche républicaine : la manif pour tous
J’ai défilé avec mes adversaires
Pascal Bories

Causeur

12 janvier 2015
Evidemment, c’était un peu n’importe quoi. Comme la plupart des gens sensés que je connais, je ne voulais pas être dupe, on n’allait pas me la faire, à moi. C’était trop gros, le coup de la « marche républicaine », avec son logo « La France est Charlie », comme si tout le pays était abonné au fanzine salace de Charb et Cabu. Comme si j’avais seulement pu être pote avec Tignous, dont je n’avais même jamais entendu parler. Et pourtant, j’y suis allé.

Le matin, ma belle-mère m’avait confié au téléphone : « Le problème, c’est qu’on va marcher avec des cons. » Ne sachant pas – et ne tenant pas forcément à savoir – de quels « cons » elle parlait, je lui avais répondu : « Justement, c’est l’idée, tant qu’on arrive à marcher en compagnie de gens avec qui on n’est pas du tout d’accord, on n’est pas morts. » Elle avait acquiescé. Puis je l’avais rassurée parce qu’elle s’inquiétait un peu, quand même.

Il était évident que pas mal de gens défendraient ce jour-là une « liberté d’expression » qu’ils combattaient à longueur d’année en l’appelant « islamophobie ». Que les champions de la repentance et de l’excuse universelle se transformeraient pour une heure en patriotes cocardiers. Que les mêmes qui scandaient avant-hier « un flic, une balle » viendraient applaudir cet après-midi nos gendarmes et policiers. Et alors ? C’était exactement la raison que j’avais trouvée de ne pas me défiler.

J’avais vu juste : sur le boulevard Richard Lenoir, où j’ai croisé Clémentine Autain qui rattrapait Jean-Luc Mélenchon, quelques panneaux aussi déplacés qu’isolés appelaient à la « dissolution des charlots du FN », à la « solidarité avec Gaza » ou à lutter contre les « fascismes nationalistes ». On est en France, en 2015, et 17 morts sous les balles de terroristes islamistes ne suffisent pas encore à ramener tout le monde à la raison.

Mais ils n’étaient qu’une poignée, quelques-uns par ci par là, à ne pas jouer le jeu de bon cœur. A savoir : accepter d’être ensemble, pas forcément pour les mêmes raisons, mais en essayant de laisser au vestiaire tout ce qui nous oppose les uns aux autres. Finalement, l’immense majorité d’entre nous était venue assurer un service minimum : « Nous sommes unis », « ensemble », « contre le terrorisme »… Un pour tous, tous pour un.

Tous les « je suis » ne faisaient qu’un : « Charlie », « juif », « flic »… La marche républicaine du 11 janvier 2015 n’était pas la énième manif pour les droits des uns ou des autres. En réalité, c’était la première manif pour tous. Dieu sait combien d’énergie j’ai dépensé pour m’opposer au « mariage pour tous », quelle guerre j’ai mené à ce titre sur le terrain des idées. Voilà pourquoi, ce dimanche, j’ai aimé plus que tout battre le pavé avec ceux qui me désignaient comme leur adversaire.

Sur ces boulevards bondés, combien de personnes m’avaient caricaturé, insulté, stigmatisé ? Combien avaient moqué mes valeurs, brocardé mes idées, vomi tout ce que je représentais à leurs yeux ? Une année entière, nous nous étions affrontés autour du projet de loi Taubira, et de ses conséquences dont je savais qu’elles seraient tragiques. Aujourd’hui, ils étaient là, ils me souriaient et s’excusaient lorsqu’on se bousculait. On pouvait vivre ensemble et se respecter, l’essentiel était sauvé.

Dès la fin d’après-midi, toutes les chaînes de télévision diffusaient une superproduction inédite : de magnifiques images aériennes de foules innombrables, agglutinées dans toutes les rues de France. A la Bastille, des drapeaux tricolores flottaient dans un ciel rose alors que retentissait la Marseillaise. Place de la Nation, on s’exclamait en boucle : « Vive la France ! » Il y avait un monde fou, partout, et un cœur accroché à la colonne de Juillet. La foule s’applaudissait, on se parlait entre inconnus.

Alors bien sûr, ce tableau idyllique n’était qu’un vernis. Ce dimanche, tout le monde disait « Je suis Charlie » mais personne n’allait dans la même direction. N’empêche : c’est bien la France, sa devise, son drapeau et son hymne national qui étaient célébrés dans tout le pays. Et ça, rien ne nous l’enlèvera, n’en déplaise aux derniers dinosaures de l’incitation à la haine de soi. Nous sommes différents, nous ne sommes pas d’accord, nous sommes Français.

Voir de plus:

 Ah bon ? Y a un problème avec le Qatar ?
Régis Soubrouillard
Marianne
12 Janvier 2015
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Invités sur RTL et France inter ce matin, Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius, interrogés sur le financement terroriste opéré par l’allié qatari, ont chacun récusé ces accusations. Sur ce plan-là, rien n’a changé, l’hypocrisie et le mensonge demeurent la règle.

L’union nationale de nos politiques a atteint ce matin un point inattendu. C’est sur le Qatar que Nicolas Sarkozy sur RTL et Laurent Fabius, sur France inter sont tombés d’accord. L’ancien président de la République et l’actuel ministre des Affaires étrangères ont chacun défendu la pétromonarchie comme un seul homme.

Nicolas Sarkozy réagissait notamment au déploiement d’une banderole lors du match Bastia-PSG : « Le Qatar finance le PSG…et le terrorisme ». Une accusation déplacée selon Nicolas Sarkozy : « Le Qatar est un pays ami de la France. Pas depuis moi, c’est François Mitterrand ». « Vous croyez, a-t-il poursuivi, que François Mitterrand, Jacques Chirac, moi-même hier, François Hollande aujourd’hui, on aurait cette politique d’amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar, c’était uniquement le financeur du terrorisme ? ».

C’est bien ça le problème. Habitué des tribunes VIP du PSG, et copain avec toutes les têtes fortunées et enturbannées de l’émirat, Nicolas Sarkozy fait régulièrement des conférences grassement rémunérées dans le pays. La dernière datant de décembre 2014.  On notera que Jean Michel Aphatie, grand donneur de leçon de journalisme, s’est d’ailleurs bien gardé de rappeler les « ménages » que l’ex-président fait régulièrement au Qatar. Ou de l’interroger sur le livre de Vanessa Ratignier et Pierre Péan, Une France sous influence, qui raconte par le menu comment Sarkozy a participé à faire du Qatar une puissance incontournable du Moyen-Orient.

De son côté, Laurent Fabius a été interpellé par un auditeur qui demandait au ministre des Affaires étrangères s’il ne fallait pas changer de diplomatie à l’égard du Qatar, soupçonné de financer le terrorisme. Dans cette période salutaire, où la plupart de nos représentants promettent d’aborder les « vrais problèmes », Fabius a déjà fait une exception. Notre ministre a en effet pris sa voix la plus grave : « C’est une accusation qui est revenue souvent. Nous avons effectué les vérifications nécessaires, par tous les services. Et cette accusation, pour la période depuis laquelle nous sommes au gouvernement, est infondée ». Laurent Fabius a même répété deux fois son affirmation pour bien la faire rentrer dans la tête des auditeurs éventuellement pas convaincus.

Il faut croire que le responsable du quai d’Orsay n’a pas les mêmes renseignements que… nos services de renseignements ! En juin 2012, le Canard enchaîné citait une note de la Direction du renseignement militaire français (DRM) qui décrivait précisément les financements terroristes opérés par l’émirat. « Selon les renseignements recueillis par la DRM, les insurgés touareg du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ançar Dine, Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et le Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar ». « Les officiers de la DRM affirment, eux, que la générosité du Qatar est sans pareille et qu’il ne s’est pas contenté d’aider financièrement, parfois en leur livrant des armes, les révolutionnaires de Tunisie, d’Egypte ou de Libye », ajoutait l’hebdomadaire.

Le rapport venait corroborer une première note diffusée en mars par la DGSE qui précisait les financements de mouvements djihadistes dans le Nord du Mali. Plus récemment, en juin 2014, le site de défense américain Jane’s publiait une photo  d’avions de transports militaires qataris posés sur un aéroport contrôlé par des milices djihadistes libyennes. Dans son numéro daté du 28 novembre  dernier, Marianne évoquait aussi le rôle trouble du Qatar en Libye.

Certes, si le Qatar a revu récemment sa politique de financement tous azimuts des mouvements islamistes, c’est surtout que l’émirat a pris conscience des risques que son soutien aux Frères musulmans lui faisait courir. Par ailleurs, l’influence régionale de l’émirat pétrolier a largement diminué au profit de l’Arabie saoudite et Doha n’a pas pu résister aux multiples pressions notamment américaines et saoudiennes qui lui commandaient de mettre un terme à sa diplomatie du « double jeu ».

Evidemment, Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius n’ignorent rien de tout cela mais impossible, pour eux, de jouer franc jeu : l’un assure ses fins de mois dans l’émirat, l’autre connaît trop bien le soutien historique que la pétromonarchie assure à la France sur le plan régional et accessoirement espère toujours, entre deux investissements en France, que le généreux émirat commandera quelques avions Rafale. Sur ce plan-là, rien n’a encore changé. L’hypocrisie et le mensonge demeurent donc la règle…

Voir par ailleurs:

How Qatar is funding the rise of Islamist extremists
The fabulously wealthy Gulf state, which owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East, is a prime sponsor of violent Islamists
David Blair and Richard Spencer
The Telegraph

20 Sep 2014
Few outsiders have noticed, but radical Islamists now control Libya’s capital. These militias stormed Tripoli last month, forcing the official government to flee and hastening the country’s collapse into a failed state.
Moreover, the new overlords of Tripoli are allies of Ansar al-Sharia, a brutal jihadist movement suspected of killing America’s then ambassador to Libya, Christopher Stevens, and of trying to murder his British counterpart, Sir Dominic Asquith.

Barely three years after Britain helped to free Libya from Col Gaddafi’s tyranny, anti-Western radicals hold sway. How could Britain’s goal of a stable and friendly Libya have been thwarted so completely?
Step forward a fabulously wealthy Gulf state that owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East.

Qatar, the owner of Harrods, has dispatched cargo planes laden with weapons to the victorious Islamist coalition, styling itself « Libya Dawn ».

Western officials have tracked the Qatari arms flights as they land in the city of Misrata, about 100 miles east of Tripoli, where the Islamist militias have their stronghold. Even after the fall of the capital and the removal of Libya’s government, Qatar is « still flying in weapons straight to Misrata airport », said a senior Western official.

So it is that Qatar buys London property while working against British interests in Libya and arming friends of the jihadists who tried to kill one of our ambassadors. A state that partly owns 1 Hyde Park, London’s most expensive apartment block, and the Shard, the city’s tallest building, is working with people who would gladly destroy Western society.

The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts.

Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March.

Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world.

But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian.

He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage.

Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre.

Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year.

Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri.

Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups.

Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy.

But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire.

Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.

A Foreign Office spokesman insisted there was no such risk, saying: « We encourage further progress to prevent terrorist financing from individuals in the [Gulf] region. We have honest and robust conversations with all our Gulf partners on these issues, including Qatar. »

One diplomat from a country in the Middle East said Jabhat al-Nusra had been a beneficiary of Qatar’s help for a period last year. « They are partly responsible for Jabhat al-Nusra having money and weapons and everything they need, » said the diplomat.

There was no evidence of Qatar’s largesse going directly to Isil, he added, but this could have taken place by accident rather than design. « I don’t think they have any intention to support Isil, but it’s a fact they did support Jabhat al-Nusra. And some people moved from Jabhat al-Nusra and went over to Isil and they took their weaponry with them, » added the diplomat.

Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani.

In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria.

Experts question how much control Qatar has over this process and whether the middlemen might be pursuing their own aims and pocketing much of the money.

« Qatar was handling weapons and supplies for Syria, but they were never really keeping a full grip on the nature of the conflict, » said Michael Stephens, the deputy director of the Royal United Services Institute’s office in Qatar. Others believe that Qatar was acting very deliberately.

Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said.

Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government.

On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said.

The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012.

As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region.

Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon.

But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.

« There are people around the Gulf who are supporting people who are grotesque in their values and seem incapable of translating it into their minds how grotesque it is. »

Voir enfin:

Israel’s Minister Without Apologies
A rising conservative star says the old formulas for pursuing peace with the Palestinians are obsolete. The two-state solution? Not anytime soon.
Bret Stephens
WSJ
Jan. 9, 2015
Tel Aviv

It’s election season in Israel, and so far the most talked-about campaign ad features an Orthodox politician in an unorthodox role. In a YouTube video that quickly went viral, Naftali Bennett plays a fashionably bearded Tel Aviv hipster with a compulsion to say sorry—especially when he’s the one being wronged.

A waitress spills coffee on him: He begs her forgiveness. His car gets rear-ended: He steps out to tell the offending driver how sorry he is. He sits on a park bench and reads an editorial in a left-wing newspaper calling on Israel to apologize to Turkey for the 2010 flotilla incident, in which nine pro-Palestinian militants were killed aboard a ship after violently assaulting Israeli naval commandos. “They’re right!” he says of the editorial.

At last the fake beard comes off and the clean-shaven Mr. Bennett, who in real life is Israel’s minister of economy and heads the nationalist Jewish Home Party (in Hebrew, Habayit Hayehudi), looks at the camera and says: “Starting today, we stop apologizing. Join Habayit Hayehudi today.”

***
“For many years we’ve sort of apologized for everything,” Mr. Bennett explains in his Tel Aviv office. “About the fact that we are here, about the fact that this has been our land for 3,800 years, about the fact that we defend ourselves against Hamas, against Hezbollah.” It’s time, he says, “we raise our heads and say, ‘We’re here to stay, we’re proud of it, and we’re no longer apologetic.’ ”

The message has proved a potent one for the 42-year-old newbie politician, who only became a member of the Israeli Knesset in 2013 and immediately took a major ministerial post. The next parliamentary election doesn’t take place until March 17, which is a double eternity in Israeli politics. But Jewish Home is polling well, and Mr. Bennett is being talked about as a likely foreign or finance minister in the next coalition government, assuming it’s still led by Prime Minister Benjamin Netanyahu of the Likud Party.

Should a Likud-Jewish Home government form, it could represent a tectonic shift in Israeli politics. For 25 years, between Israel’s capture of the West Bank and Gaza Strip in the 1967 Six Day War and the 1992 election of Prime Minister Yitzhak Rabin, every Israeli government had categorically rejected the idea of a Palestinian state. Then came the 1993 Oslo Accords with the Palestinians, after which Israeli governments of both the left and right, including Mr. Netanyahu’s, effectively committed Israel to the two-state solution.

Now the wheel is turning again. “The latest conflict in Gaza was a real earthquake for Israelis,” says Mr. Bennett, referring to last summer’s war.

“For 50 days we were incurring missiles, and they just went on and on from the very place where we did pull back to the ’67 lines. We did expel all the Jews. We did everything according to the book. The expectation might have been, we’ll get applause from the world—‘you’re OK; it’s they who are attacking you’—but what happened was the opposite. The world got angry at us for defending ourselves.”

For decades, “land-for-peace” has been the diplomatically accepted equation for solving the Israeli-Arab conflict. Experience has shown Israelis that it doesn’t always work as anticipated. Peace with Egypt, achieved after Israel agreed to return the conquered Sinai Peninsula, has proved durable. But Israel also withdrew all of its forces and settlers from the Gaza Strip in 2005, and what it got was a haven for Hamas, which used it to fire thousands of rockets at Israel. Doing likewise in the West Bank seems to many Israelis a surefire way of achieving the same result over a larger territorial scale.

Mr. Bennett, however, is making a deeper point. It isn’t only the land-for-peace formula that has failed Israel. The other failure is what one might call land-for-love: the notion that, even if ceding territory doesn’t lead to peace, it will nonetheless help Israel gain the world’s goodwill, and therefore diplomatic and strategic leverage. Instead, after 20 years of seeking peace and giving up land, Israel’s diplomatic isolation has only deepened. And, as he points out, it has deepened over disputes connected to Gaza—from which Israel withdrew—and not the West Bank, where Israel largely remains.

“So why would I follow the bad model,” Mr. Bennett asks, “instead of strengthening the good model?”

The “good model,” in Mr. Bennett’s view, is some version of the current arrangement in the West Bank, or what he calls, per official Israeli (and ancient Biblical) usage, Judea and Samaria.

“Judea and Samaria is imperfect,” he allows, “but it’s working. More Israelis and Palestinians are shopping together. Driving on the same roads. Working together. It’s not ideal there. But it’s working. People get up, go to work in the morning, come home alive.”

That’s a depiction that critics of Israeli policy would furiously contest, claiming that current policy gives Jewish settlers privileged access to the land while consigning nearly two million Palestinians to Bantustan-like enclaves. That, they say, risks transforming Israel from a democracy into an ethnocracy and guaranteeing international pariah status.

Mr. Bennett’s answer is that it’s the Palestinians who bear the blame for proving themselves unworthy of statehood. “They had all the opportunity in the world to build the Singapore of Gaza, he says. “They chose to turn it into Afghanistan.” He also believes that it’s better to find ways to make the best of a difficult situation than try to reach for a solution that is destined for failure. He wants a “Marshall Plan” to improve the Palestinian economy, “autonomy on steroids” for Palestinian politics—but no more.

“The truth is that no one has a good solution for what’s going on,” he says. “We have to figure out what we do over the next several decades. Trying to apply a Western full-fledged solution to a problem that is not solvable right now will bring us from an OK situation to a disastrous situation. So the first rule is, do no harm, which is the opposite of the Oslo process.”

Worse, he adds, is that successive Israeli leaders have felt obliged to go along with a commitment to a two-state solution, even as few of them believe it’s possible to achieve, at least with the current generation of Palestinians. As a result, he suggests, Israeli leaders can fairly be accused of insincerity.

“We go along with this vision that is impractical, and then, we are surprised why the world is angry with us for not fulfilling that vision. You can’t say, ‘I support a Palestinian state’ and then not execute according to that. I think people appreciate honesty.”

***
The comment is a not-too-subtle dig at Mr. Netanyahu, who formally embraced the idea of a Palestinian state in a landmark 2009 speech. Mr. Bennett was once the prime minister’s protégé, and served as his chief-of-staff when Mr. Netanyahu was in the political opposition. But the relationship soured as Mr. Bennett went on to become director-general of the Yesha Council, the umbrella group for Israeli settlers, and became even more embittered when Mr. Netanyahu agreed in 2010 to a 10-month settlement freeze. Over the past year relations between the two men have alternated between threats by the prime minister to fire Mr. Bennett and threats from Mr. Bennett to quit the coalition.

Ultimately, the two men are contesting for leadership of the Israeli right. Perhaps it should come as no surprise, given how much they have in common. Like Mr. Netanyahu, who spent much of his early life in the U.S., Mr. Bennett has strong American roots: Both his parents immigrated to Israel from California, and his English is fluent and all but unaccented. Like Mr. Netanyahu, too, who served in the Israeli special forces, Mr. Bennett was a commander in Maglan, a unit that specializes in going behind enemy lines.

And like Mr. Netanyahu, who worked as a management consultant in Boston in the 1970s, Mr. Bennett lived and worked in New York City, where he founded and ran a cybersecurity company called Cyota, which he sold for a neat profit in 2005. Today, he notes with evident pride, 70% of Americans who bank online use software developed by his company.

One difference, however, is that Mr. Netanyahu is a secular Jew, whereas Mr. Bennett, who wears the knitted kippa common to the religious-nationalist camp, is observant. His belief in the importance of holding on to land is therefore more than just a military or political consideration. It’s fundamental to his world view.

“If your vision is dividing Israel, then it makes no sense in building somewhere that’s not going to be part of Israel,” he says, again drawing an implicit contrast with Mr. Netanyahu. “If your vision is that you’re not going to divide Jerusalem, then it makes all the sense in the world to build there. Because anyway it’s yours.”

Mr. Bennett is equally critical of the government’s handling of last summer’s war with Gaza. The war, he says, took much too long, partly in a misbegotten effort to curry international favor. “I’ll just remind you, there was an endless series of cease-fires with Hamas,” he notes. “And I thought it was a profound mistake to talk to Hamas down in Egypt. You don’t talk to terror organizations! We go in, do what we want to do, get out; if we need to hit them hard we keep it short and keep it very intense. Why do we talk to them?”

Lest anyone mistake Mr. Bennett for an Israeli neoconservative, however, he’s quick to disabuse the impression.

“I don’t believe in regime change, certainly not in the Middle East,” he says. “When I look at the whole arena it’s always the law of unintended consequences works. Look at Syria, look at Egypt. If you ask me how to deal with everything, and it applies here also, it’s effectively deterrence—meaning don’t mess with Israel—it’s having a strong military with a tenfold edge on all of our enemies; it’s having a powerful economy; and strengthening our Jewish character. And not giving up land anymore. If we apply these principles we’ll be fine everywhere.”

So how should Israel—and for that matter the West—conduct a sober and realistic Mideast policy? I ask about Iran.

“Iran’s goal is not to acquire a nuclear weapon today,” he says. “Its goal is to acquire a nuclear weapon tomorrow. So to say that we are postponing the breakout is not the issue. The issue is, do they have a machine that can break out within a relatively short time frame. Roughly 20,000 centrifuges can produce enough nuclear material for a bomb within about four or five weeks. That’s not enough time for the West to identify a breakout. To create a coalition and act, you need about two years. What we need is for the whole machine to be dismantled, not for them to press the pause button.”

Mr. Bennett adds the standard Israeli refrain that the government is preparing for all contingencies and will not outsource its security, but he’s quick to underscore that a nuclear Iran—with the inevitable consequent chain of Mideast nuclear proliferation—is not Israel’s problem alone. “All this will flow over very quickly to the free world,” he warns.

The same goes for the broader problem of radical Islam.

“Anyone who thinks—and I’m talking especially about Europe—that if you sell Israel you buy peace and quiet in Madrid and Paris, they’ve got it all wrong. Israel is the bastion against radical Islam hitting Paris, Madrid and London.”

I interviewed Mr. Bennett on Tuesday night. The following day, jihadists stormed the editorial offices of Charlie Hebdo in Paris, massacring 12 people. There will surely be more such attacks, possibly quite soon. Whatever readers think about Mr. Bennett as an Israeli politician, they might do well to heed his warning to the West:

“The biggest danger for any organism is to not identify that it’s being threatened,” he says. “I want to hope that people realize that the source of danger and risk in the Middle East is not the Israeli-Palestinian conflict but the deep radical Islamic vision of forming a global caliphate.”

Mr. Stephens writes the Journal’s Global View column.

Voir de plus:

À propos de l’exécution des journalistes de Charlie Hebdo et du meurtre des Juifs

Daniel Sibony

11 janvier 2015

    Au journal, ils pensaient travailler en France, sous la protection de la loi française. Erreur fatale : il y a la loi française et il y a aussi la charia, la loi islamique, qui aujourd’hui encore, dans des pays musulmans, punit de mort ceux qui se moquent de la religion, qui n’en parlent pas comme il faut, avec une dévotion sans réserve. Donc, un groupe d’islamistes qui est venu exécuter la charia sur ces journalistes qui, croyant vivre sous la loi française, ne pensaient pas transgresser, en faisant des caricatures de l’islam. Ils ont fait comme si, en France, la charia et la loi française n’étaient pas rivales. (Et dans certains territoires – que des historiens qualifient de perdus pour la République, puisque même la police n’y va pas –  il n’y a qu’une loi, la charia.) Et les juifs, dans leur boutique hyper-cachère, croyaient que la France les protégeait du djihad ; du djihad français.

       L’emprise de la charia en France, ne se réduit pas à des exécutions sommaires. Elle consiste plus largement à interdire toute critique sur l’islam, surtout chez les non-musulmans. (Et dire qu’il comporte la charia et le djihad, c’est une critique. Donc la charia en France consiste à empêcher qu’on la nomme.) Mais si des foules importantes sont prêtes à manifester quand la charia ordonne des exécutions, ou qu’elle appelle à la guerre sainte, très peu sont prêts à descendre dans la rue pour protester contre la censure. Et pour cause, la plupart ne s’en rendent pas compte. Les médias font le black out sur les agressions quotidiennes, et mènent un tir de barrage  contre tout  ce qui laisse entendre qu’il y aurait dans l’islam des appels à la violence envers les autres. Le Coran a beau maudire nommément les « gens du Livre » (juifs et chrétiens) parce qu’« ils se moquent de la religion des musulmans » (5,57), il ne faut pas en parler, car il y a risque d’amalgame, de stigmatisation, d’islamophobie (mon logiciel de dictée a écrit islam aux phobies…)

       Ainsi on est chaque fois dans une pensée totale : une critique sur les aspects violents que comporte l’islam, dans son texte fondateur, est exclue car elle est prise comme un rejet de tout l’islam, et un rejet de type raciste. C’est sans doute là le véritable amalgame que font ceux qui dénoncent l’amalgame. C’est le fait de mélanger le tout et la partie, et de poser que chaque chose est ce qu’elle est totalement, ou alors elle n’est pas. Or l’objet du débat, qui est le contenu du Coran, est justement partagé : un bon tiers de ce Livre est violent envers les juifs et les chrétiens. Cette partie correspond à ce qu’on appelle les sourates médinoises, les dernières, où Mahomet se déchaîne contre eux parce qu’ils ne l’ont pas suivi. L’autre partie du Coran, plus pacifique, transmet ce qu’il a élaboré dans sa période mecquoise, à partir de ce qu’il a appris des marchands juifs et chrétiens.

       Un problème majeur, c’est que la partie violente, qui demande que l’on combatte les injustes, les pervers, les infidèles que sont les juifs et les chrétiens,  est édulcorée dans les traductions. On trouvera par exemple : Tuez les faiseurs de dieux partout où vous les trouverez. (9,5). Or aujourd’hui, personne n’est vraiment un faiseur de dieux, donc la phrase semble anodine. Mais ceux qui l’apprennent en arabe savent qu’il s’agit des chrétiens (moushrikines) parce qu’ils font de Jésus un Dieu. Ayant vécu en terre arabe, je peux témoigner que l’accusation suprême, qu’il faut à tout prix éviter, c’est celle  d’avoir insulté la religion (la vraie, bien sûr, l’islamique) ou de s’en être moqué. On comprend que des croyants, soudain saisis  par un élan d’enthousiasme pour leur texte, puissent le mettre à exécution. On peut dire que les extrémistes violents qui mettent en acte le texte dur, ont le mérite de le faire connaître aux autres musulmans, qui semblent l’ignorer et qui aimeraient s’en tenir aux parties calmes qu’ils  connaissent.  Ils refusent qu’on les amalgame avec ces extrémistes ; mais l’extrémisme est dans le texte, et nul ne peut dire à l’avance quelle personne ou quel groupe voudra soudain le mettre en acte. Des foules musulmanes nombreuses qui défileraient pour dénoncer cet extrémisme auraient le mérite de s’en démarquer  réellement. Pour l’instant ce n’est pas le cas, la ritournelle obsédante qu’on répète est que la violence qui se réclame de l’islam provient de fous, de détraqués, de cas sociaux, mais qu’elle n’a rien à voir avec l’islam. On voit qu’elle a à voir de façon subtile : ce sont des gens calmes, discrets, comme tout le monde, qui soudain entrent en action. De braves psychologues s’échinent sur l’idée de passage à l’acte, mais elle est inopérante : un passage à l’acte, c’est quand les paroles manquent et que l’acte les remplace ; ici, les paroles sont déjà là, et demandent à être appliquées. Jusqu’à présent, très peu s’y essayaient, la présence islamique n’était pas assez importante dans le pays pour que l’idée d’appliquer la charia en France ait un sens. Mais s’il y a 6 millions de musulmans en France, il suffit que 2 % soient saisis de zèle pour qu’on ait 100 000 personnes décidées à agir. Or il suffirait de 10 000 pour que l’autocensure soit totale, et que la mise au pas dans les écoles, les cités, etc. soit vigoureuse.

        La réalité semble montrer que l’islam s’intègre à la France si la France s’intègre à l’islam, c’est-à-dire s’aligne sur lui sans objecter.

       En somme, les musulmans modérés, qui dénient tout simplement l’existence de la partie violente du Coran, pensent que leur déni couvrira cette partie violente sous des versets pacifiques ; en fait, leur déni protège cette partie violente et donc la transmet. De sorte que la partie dure de l’islam, celle qui en veut aux autres, se transmet efficacement par deux voies : le déni venant des modérés et l’action directe venant des extrémistes.

       Du reste, après l’exécution des journalistes, l’écart n’était pas si grand dans les discours entre : ils l’ont bien mérité, ils ont insulté le Prophète, et ils ont insulté le Prophète mais c’est une punition trop dure. La même nuance qu’on a connue après le 11 septembre 2001.

       Si les modérés veulent se démarquer de la charia et du djihad, ils ont tout loisir de les dénoncer comme tels. Pour l’instant, ils nient que cela existe dans le Coran.

       Mais tout cela est secondaire par rapport à l’attitude de l’Etat français. Il ne changera pas l’islam, mais peut-il empêcher que l’islam le change? Jusqu’ici, il a repris à son compte ce même déni, il s’interdit de traiter les  intégristes violents comme les combattants d’une idéologie voire d’un pays, l’État islamique. Donc, il leur applique les mesures légales qui protègent l’accusé dans un Etat de droit. Il connaît les réseaux, et il les « suit » de près jusqu’à ce que le meurtre soit commis moyennant quoi il a la preuve que tel et tel, dont on ne l’aurait vraiment pas cru, a tué. Ce fut le cas pour Mérah comme pour les deux frères qui ont « tué Charlie hebdo » On n’avait pas de preuves suffisantes pour les arrêter, jusqu’à ce que la preuve soit inutile. Bref, on traite des soldats d’un État et d’une Cause très précise comme des fous, des délinquants qui dérapent, des criminels de droit commun ; et c’est logique puisqu’on ne veut pas reconnaître l’existence d’une partie violente de l’islam, qui est endossée et prise en charge par un nombre important de personnes.

       Il y aura donc régulièrement des sacrifices humains pour payer ce déni qui se révèle confortable. À long terme, ce déni fait tort à l’islam, puisqu’il le pose comme une entité totale, sans faille, faite d’amour et de tolérance. Il faudra beaucoup d’ignorance et un fort matraquage idéologique pour faire croire qu’il n’y a pas de djihad dans l’islam, sachant que le vaste empire islamique s’est formé au fil des siècles par des djihads successifs.

       En analysant la question des caricatures, comme symbole[1], j’ai montré la difficulté d’auteurs musulmans éclairés à admettre réellement la liberté d’expression. C’est qu’elle entrave leur déni des parties violentes. Donc, à moins d’un réel sursaut  (mais d’où viendrait-il ?), c’est cette liberté que l’on va enterrer en grand cortège. Pourtant l’immense majorité de ceux qui vont défiler sont contre la charia et contre le djihad – qui a encore tué des juifs. Ce sera dur, d’entendre répéter qu’on est contre cette violence  qui n’a rien à voir avec l’islam, qu’elle est importée du dehors, de l’étranger (l’idée que le Coran est importé de l’étranger semble bizarre alors que des écoles coraniques en France enseignent sagement les versets en question.) Ce sera pénible à entendre, parce que Charlie Hebdo touchait à l’islam (qui doit rester intouchable), et qu’il a été tué par des gens qui appliquaient les parties dures de l’islam. Et les autres sont morts parce que « juifs », symbole de ce qui est à la source du Coran, et que le Coran s’acharne en vain à réduire.

[1] Voir Islam, Phobie, Culpabilité

4 commentaires pour Je suis Charlie: Et moi, je suis Bastia (The biggest danger for any organism is to not identify that it’s being threatened)

  1. […] surtout comment ne pas être inquiet devant les ô combien significatifs tollé et menaces de poursuites qu’a soulevé ce rare et rafraichissant accès de franchise au […]

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  2. […] reparle encore de la courageuse banderole des supporters de Bastia, menacés de poursuites judiciaires par un ressortissant d’un Etat financier prouvé du […]

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  3. […] pas trouvé le temps, entre deux finales de football américain, de venir défendre la liberté d’expression à Paris […]

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  4. jcdurbant dit :

    Cherchez l’erreur !

    A l’initiative du Président Nasser Al-Khelaïfi, les équipes du Paris Saint-Germain disputeront leurs trois prochaines rencontres avec un maillot floqué de la mention « Je suis Paris » sous le logo du club, afin de rendre hommage aux victimes des attentats qui ont meurtri la capitale.
    PSG

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