Mont du Temple: Le seul endroit au monde où un juif ne peut prier (An house of prayer for all people: How Palestine went from dirty Zionist word to Arab rallying cry)

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Flag "of Palestine" in Nouveau Petite Larousse Illustré (1924)
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https://jcdurbant.files.wordpress.com/2014/11/9c9a6-ali-18_2013_9_13_koo_123456.jpgMa maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. Esaïe 56: 7
Imaginons deux enfants dans une pièce pleine de jouets identiques. Le premier prend un jouet, mais il ne semble pas fort intéressé par l’objet. Le second l’observe et essaie d’arracher le jouet à son petit camarade. Celui-là n’était pas fort captivé par la babiole, mais – soudain – parce que l’autre est intéressé cela change et il ne veut plus le lâcher. Des larmes, des frustrations et de la violence s’ensuivent. Dans un laps de temps très court un objet pour lequel aucun des deux n’avait un intérêt particulier est devenu l’enjeu d’une rivalité obstinée. René Girard
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
When the Muslims in Jerusalem pray in their mosques, even in the « Al Aktza » mosque built on the edge of Temple Mount, they actually stand with their back turned to Temple Mount. And, when they bow down in their prayers they show their behind to the site of the Holy Temple. How consistent is that with considering it a Muslim holy site? Holyland
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
A document found in the Cairo Geniza describes the way in which Umar I brought a group of Jews to the site of the Temple in order to clean it. The Jewish elders were asked to identify the stone known as the Foundation Stone. When it was found and identified, Umar ordered « a sanctuary to be built and a dome to be erected over the stone and overlaid with gold. » As a reward, Umar permitted the Jews to return to Jerusalem and establish the Jewish Quarter. Reuven Hammer
Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme du Rocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia 
Il n’y a pas de pays tel que la Palestine, notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles ! Awni Bey Abdul Haadi (dirigeant arabe, 1937)
Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité. Moshe Dayan
C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes. Moshe Dayan
Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? (…) Nous n’étions pas trop gênés par le royaume jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israël était une partie intégrale du programme d’études. Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »… ils ont enlevé l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un « drapeau palestinien ». (…) Le fait est que les « Palestiniens » sont des immigrés des nations environnantes ! Mon grand-père avait l’habitude de nous dire que son village était vide avant que son père ne s’y installe. Walid Shoebat (ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrétien)
Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les “Palestiniens”, les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité “palestinienne”. L’existence d’une identité “palestinienne” distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état “palestinien” est un nouvel outil dans la bataille continue contre Israël et pour l’unité arabe. Zuheir Muhsin (interview au Pakistan, 2006?)
Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un État palestinien n’est qu’un moyen pour continuer la lutte contre l’Etat d’Israël afin de créer l’unité arabe. En réalité, aujourd’hui, il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les Palestiniens, les Syriens et les Libanais. C’est uniquement pour des raisons politiques et tactiques, que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, étant donné que les intérêts arabes demandent que nous établissions l’existence d’un peuple palestinien distinct, afin d’opposer le sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie qui est un Etat souverain avec des frontières bien définies, ne peut pas présenter de demande sur Haifa et Jaffa, tandis qu’en tant que palestinien, je peux sans aucun doute réclamer Haifa, Jaffa, Beersheba et Jérusalem. Toutefois, le moment où nous réclamerons notre droit sur l’ensemble de la Palestine, nous n’attendrons pas même une minute pour unir la Palestine à la Jordanie.  Zahir Muhsein (membre du comité exécutif de l’OLP, proche de la Syrie, « Trouw », 31.03. 77)
Il n’est pas suffisant de dire que des colons sont venus, ils doivent être empêchés d’entrer sur le site par tous les moyens (…) C’est notre Al-Aqsa et notre lieu saint, ils n’ont pas le droit d’entrer et de le désacraliser. (…)  Jérusalem est le bijou de la couronne et la capitale éternelle de l’Etat de Palestine. Sans elle, il n’y aura pas d’Etat. (…) Il est important que les Palestiniens soient unis afin de protéger Jérusalem. Mahmoud Abbas
 Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien. François Hollande
Si nous voulons une paix durable, il faudra bien, à un moment, reconnaitre l’Etat palestinien. Laurent Fabius
The myth of the 1966 Palestinian Convent that the « Palestinian people » was unjustly displaced by the Jewish invasion of Palestine in 1917 is widely disseminated and unquestioningly and dogmatically espoused in « studies » from the United Nations Secretariat. However, it is necessary to recall, not only the Kingdom of David and the succession of Jewish polities in Palestine down to Roman conquest and dispersion at the turn of the present era, but also that the Jews continued to live in Palestine even after that conquest, and were in 1914 a well-knit population there. Hundreds of thousands of other Jews, driven from the Palestine homeland by successive waves of Roman, Arab, and other conquerors, continued to live on for centuries throughout the Middle East, often under great hardship and oppression. And, of course, millions of others were compelled to move to other parts of the world where too often, as in pogrom-ridden Russia and Poland, they live in conditions of tyrannous and humiliating subjection and under daily threat to their lives… That the provision for a Jewish national home in Palestine was an application of the principle of self determination is manifest from the earliest seminal beginning of the principle. The Enquiry Commission, established by President Wilson in order to draft a map of the world based on the Fourteen Points, affirmed the right of the Jewish people that “Palestine should become a Jewish State” clearly on this ground. Palestine, the Commission said, was “the cradle and home of their vital race”, the basis of the Jewish spiritual contribution, and the Jews were the only people whose only home was in Palestine. It would be difficult to provide a more succinct statement of the essence of the self determination principle. (…) In fact the name Palestine had not for centuries (perhaps millennia) before 1917 referred to a defined political, demographic, cultural, or territorial entity. In the immediately preceding centuries it was a part of the Ottoman Empire designated as Southern Syria and governed from Damascus. In 1917, its northern part, from Safed almost to Jerusalem, was part of the Vilayet of Beirut and the whole of it was claimed to be part of Syria. The Arabs living there were not regarded by themselves or others as “Palestinians” or in any major respect as different from their brethren in Syria and Lebanon. This “Syrian” rather than “Palestinian” identification of Arabs living in Palestine underlay the request of the General Syrian Congress on July 2, 1919, that there should be no separation of the southern part of Lebanon, from Syrian country. A main argument thus made by Arabs in post-World War I negotiations was not that “Palestinians” would resent the loss of Palestinian identity by the establishment of the Jewish national home in Palestine, but rather that they would resent severance of their connection with their fellow Syrians… In the light of these facts, the notion that the Arabs living in Palestine regarded themselves in 1917, at the time when Woodrow Wilson’s seminal self-determination principle emerged, as a Palestinian Arab people in the sense required by the self-determination principle (or, as I may sometimes here call it, “the liberation of peoples principle” or “liberation principle”) is thus a figment of unhistorical imagination. To respect the historical facts is, therefore, not to impugn the liberation principle; it merely points out that the principle must be applied at the appropriate time to the facts of group life as they truly exist. These historical facts continue to reverberate today in Arab state circles. President Assad of Syria in 1974 stated that Palestine is a basic part of Southern Syria (New York Times, March 9 1974). On this on November 17, 1978, Yasser Arafat commented that Palestine is southern Syria and Syria is northern Palestine (Voice of Palestine, November 18, 1978 … (…) The distribution between Arabs and Jews after World War I was certainly implemented in succeeding decades as far as Arab entitlements were concerned. Arabs claims to sovereignty received extensive fulfillment in the creation of more than twenty sovereign states following World War I, not only in the Middle East but in Africa as well. Altogether this historical process included the following features: First, despite all the extraneous Great Power maneuverings, Jewish and Arab claims in the vast area of the former Ottoman Empire came to the forum of liberation together, and not (as is usually implied) by way of Jewish encroachment on an already vested and exclusive Arab domain. Second, the territorial allocation made to the Arabs, as now seen in about a dozen sovereignties in the Middle East (not to speak of many Arab sovereignties elsewhere) was more than a hundred times greater in area, and hundreds of times richer in resources than the Palestine designated in 1917 for the Jewish national home. Third, by successive steps thereafter, this already tiny allocation to Jewish claims was further encroached upon. Thus, already in 1922, a major part of it (namely 35,468 out of 46,339 square miles, including the more sparsely populated regions) was cut away to establish the kingdom of Transjordan (now known as the Hashemite Kingdom of Jordan). With so preponderant an Arab allocation capable, as events since 1973 now show, of threatening the economic existence of most of the rest of the world, it seemed reasonable to expect Arab acquiescence in the minute allotment to the Jews of Israel as their only national home. The extraordinary campaign against the State Of Israel in the General Assembly since the oil weapon was drawn from its scabbard in 1973 involves subversion both of basic international law principles, and of rights and obligations vested in states under them. It has also entailed rather grotesque reversals of the United Nations own position of the preceding quarter-century, as part of a wide and illicit rewriting of history. Considered in the context above sketched, this campaign is a kind of pilot operation in a remarkable venture in the detournement de pouvoir an assault with covert as well as overt elements, on the international legal order. It would follow that what is at stake are not only the range of state interests that lie within the lawful concern of the organs of the United Nations, but all interests of states that the General Assembly can by the ipse dixit of automatic majorities reach out to control, truncate or destroy. Julius Stone
[Muslims] can play soccer over there, … they can have picnics, they can urinate on the [ground], but I can’t say a word of prayer? Does that sound reasonable? The only place in the world where a Jew cannot pray is over there. (…) . My dream is to be able to hug a person from Saudi Arabia and a person from Spain, and together all pray together to God. Yehuda Glick
Pour les juifs, c’est le lieu saint le plus important, puisque c’est l’endroit où se trouvait le Temple. Il représente pour eux le centre de la vie religieuse, et la prière juive est toujours effectuée en direction du mont du Temple. Certains évitent de s’y rendre, ou de franchir une certaine zone sur l’esplanade du mont, de peur de fouler la terre du « Saint des Saints », le Rocher de la Fondation du mont Moriah, emplacement de la Ligature d’Isaac par Abraham. L’emplacement exact du Temple n’est plus connu avec certitude. (…) Pour les chrétiens, c’est aussi un endroit très important puisque plusieurs événements majeurs de la vie de Jésus se déroulent à cet endroit. Pour les musulmans, le rocher de la Fondation (abrité aujourd’hui par le dôme du Rocher) est aussi l’endroit d’où Mahomet serait monté au paradis lors de Isra et Miraj, le voyage nocturne que Mahomet a fait de La Mecque à Jérusalem, emporté par son cheval Bouraq. C’est le troisième lieu saint musulman après La Mecque et Médine. Wikipedia
L’Esplanade des Mosquées ou Mont du Temple ou encore Esplanade du Temple1 est le premier lieu saint du judaïsme, et le troisième de l’islam sunnite (après La Mecque et Médine). Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs (en hébreu : הר הבית, har ha bayit), « mont du Temple » par les chrétiens, en référence au Temple de Jérusalem, et « Noble Sanctuaire » (en arabe : الحرم الشريف al-Ḥaram aš-Šarīf) par les musulmans. Elle constitue, depuis le VIIe siècle un haut lieu de l’islam réunissant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher (ainsi que la petite mosquée du Bouraq). En contre- bas se trouve le mur des Lamentations vestige du mur occidental du Second Temple. (…) Selon Jérôme Bourdon, l’expression « Esplanade des Mosquées » est une ancienne appellation utilisée par la presse française qui n’a pas d’équivalent dans d’autres langues. Pour les juifs, c’est le mont du Temple, pour les musulmans le Haram al Sharif, c’est-à-dire le Noble Sanctuaire4. La presse anglophone utilise plutôt « Mont du temple » (Temple Mount) ou plus récemment « Haram al-Sharif ». Un exemple de cette différence d’appellation entre anglophones et francophones est donné par l’ouvrage de Bill Clinton My life qui évoque page 923 le Mont du Temple (Temple Mount) quand la traduction française « Ma vie » parle, page 965, de « l’esplanade des Mosquées » Le mont a une signification très importante dans le judaïsme (le lieu le plus sacré) et le christianisme. Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam puis, selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi à cet endroit, le dôme du Rocher actuel et le mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham (…) Le roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent (II Samuel 24:24). Le roi Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone. Le second Temple y est établi à partir de -516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. C’est aussi le site du troisième Temple de Jérusalem lors du retour du Messie selon la tradition juive. Wikipedia
It was a sensitive time during the High Holy Days and at the end of Ramadan. I told him the situation was tense in the West Bank and that [Palestinian general Tawfik] Tirawi’s people were planning to do something on the Temple Mount, whether the trigger would be Sharon or something else. Sharon knew he was playing into their hands, but he went in a clear-headed manner to prove that he wouldn’t compromise on Jerusalem and that Israel would stand up for its rights. (…) It was the definitive move to capture the premiership. It emphasized his attachment to Jerusalem and helped him position himself as the leading candidate for prime minister. He also wanted to show that we have a right to be there, because Jews were afraid to go up there and police were saying that it wasn’t safe. (…) he said it was the right time to tell the Palestinians that Jerusalem was not for sale. Raanan Gissin
To be sure, the Chief Rabbinate of Israel still has a sign posted at the entrance of the Temple Mount forbidding Jews to visit the area. Since no one knows the exact location of the Temple or the inner sanctuary that was off-limits for all but a priestly elite, and Jewish law requires a level of ritual purity to enter the area that some say is unattainable at present, many Jews have long steered clear of the Temple Mount so as not to inadvertently commit an infraction of such religious precepts. But that is changing. “Today as archaeological findings become firmer, and there’s more awareness of realities on ground, the number of rabbis who are taking that stand that there’s no reason Jews should not be allowed to pray in the holiest place in the world is growing,” says Jeffrey Woolf, a rabbi and senior lecturer in the Talmud department of Bar Ilan University, who also credits growing spirituality in Jewish society for the surge in interest. “It’s true that God is everywhere, but His presence is experienced more intensely, tangibly, and experientially on the Temple Mount.”  (…) Glick would like to see more and more of those Jews visiting the Temple Mount and praying side by side with Muslims and Christians. (…) But some worry that could spark a third intifada; the Second Intifada broke out in 2000 after a controversial visit by Israeli leader Ariel Sharon, with more than 1,000 Israeli police and several Israeli lawmakers in tow, in what his spokesman later described as a bid to show Palestinians that « Jerusalem was not for sale. »  Christian Science Monitor
If you can’t share a holy place, there will never be peace. Mark Shayne (financial consultant from New York)
Le décret permanent instauré après 1967 par le ministre de la Défense Moshe Dayan prévoyait que les Juifs prieraient au Mur Occidental, et les Musulmans à Al-Aqsa. Ce décret était confirmé par l’interdiction sous la Loi juive (Halakha), vieille de plusieurs centaines d’années selon laquelle les Juifs ne sont pas autorisés à visiter l’Esplanade des Mosquées de peur d’entrer dans un lieu sacré totalement impur. J’ai aperçu une fois des étudiants de Yechivah (centre d’étude de la Torah et du Talmud, ndlr) ultra-orthodoxes se promener au milieu d’archéologues qui creusaient au pied des murs du Mont du Temple et leur demander s’ils n’auraient pas trouvé une lampe avec l’inscription : « cendre de vache rouge » qui permet de se purifier avant l’entrée sur le Mont. Le Grand Rabbinat a décidé immédiatement après la guerre de 1967 d’inscrire sur une pancarte à l’entrée du Mont l’interdiction des Juifs de se rendre sur l’Esplanade des Mosquées. Sauf que depuis, les rabbins, pour la plupart faisant parti du sionisme religieux, ont décidé que les Juifs avaient le droit d’entrer dans une grande partie de l’Esplanade des Mosquées, éloignée du saint des saints. Ces dernières années, de plus en plus de Juifs ont visité le Mont, même s’il leur est interdit d’y prier. Il y a environ un an, j’ai accompagné un groupe de Juifs qui sont montés sur l’Esplanade des Mosquées. Derrière nous se tenaient des agents du Waqf musulman ainsi que quelques policiers. Soudainement, l’un des agents du Waqf a poussé un cri en faisant appel à la police. Apparemment, il a remarqué qu’un Juif se tenait à sa place, tourné vers le Dôme du Rocher (le lieu approximatif du saint des saints), murmurant une prière. « Il est interdit de prier » lui ont ordonné les policiers en le poussant pour qu’il poursuive son chemin. La scène était ridicule. Il est interdit de murmurer quelques psaumes ? Le problème n’est pas la prière, mais bien plus que cela. L’appel au changement du statu-quo décrété par Moshe Dayan et autoriser les Juifs à prier sur l’Esplanade des Mosquées est un élément de revendication de la droite nationaliste et religieuse en Israël afin de marquer la souveraineté israélienne sur l’Esplanade des Mosquées. Ceci est une exigence dans le processus de “Hébronisation” des mosquées, à savoir l’introduction d’horaires de prières, comme au Tombeau des Patriarches à Hébron, sous le contrôle de l’armée et des habitants des implantations. Toutefois il y a un autre facteur au Mont du Temple – qui n’existe pas à Hébron – c’est l’ambition d’établir le troisième Temple. La politique et l’administration israéliennes semblent prises aux les hallucinations du Temple dont la réalisation pourrait mettre en danger l’existence même d’Israël, sans exagérer. Danny Rubinstein
The success of right-wing activist Yehuda Glick and the Temple Mount movement in recent years stems in part from the change Glick led in the discourse about the Mount. Instead of fiery threats to blow up the mosques and build the Temple, Glick argued the right to worship as a human right. His main point: It is inconceivable for a Jew not to be able to pray at the site most sacred of all to Jews, and that Jews who visit the Temple Mount are considered unwanted guests and are closely scrutinized, prohibited from conduct considered provocative, and first and foremost prohibited from praying. Glick was wise enough to uncover the absurdity created at the Temple Mount, where people are arrested because they mumbled a prayer, moved to the rhythm of prayer or, perish the thought, knelt at the holy place. Raised awareness of the status quo and Glick’s argument placed no small challenge on the doorstep of spokespeople of the left, who were forced to defend a policy on the Mount that discriminates against people because of their religion – in this case, Jews. (…) But a number of counter-arguments can be made. The first and most common is the danger of changing the status quo. History has repeatedly shown, from 1929 through 1996 and 2000, that the Temple Mount is an incendiary focal point and that the Al-Aqsa Mosque is a unifier of the secular and the religious, the right and the left, in Palestinian, Arab and Muslim politics. While there is demagoguery and incitement in some Palestinian discourse surrounding the Mount, which Muslims worship as the Noble Sanctuary, it does not change the fact that any attempt to alter the status quo will almost certainly lead to bloodshed and a diplomatic debacle with the Muslim countries and the rest of the world. (…) One can claim that framing the Temple Mount as the object of Zionism’s desire is a distortion of Zionism’s values. From Herzl, who preferred Haifa over Jerusalem, to Moshe Dayan, who gave the keys to the Temple Mount to the Waqf, the leaders of Zionism preferred to keep the Temple Mount outside national aspirations. (…) The third argument involves Judaism. Contemporary Judaism is a religion that developed over the past 2,000 years, and is based on the absence of a Temple. This is not an edict of fate that Judaism learned to live with; the absence of a Temple is in many ways the backbone of rabbinic Judaism, which is an entirely different religion than priestly Judaism, from Second Temple times. In his book “The End of Sacrifice,” Guy G. Stroumsa shows how around the first century C.E., the custom of offering animal sacrifices at the altar ended, not only among the Jews but also in the Roman creed and in the new religion, Christianity. A return to this custom would be a cultural and religious step backward 2,000 years – before halakha (Jewish religious law), the rabbis, the Mishna and the Talmud. The fourth argument, and in my opinion the strongest, is that the Temple Mount must once again be connected to its surroundings. To hear the Israeli debate, one might think the Temple Mount is located in outer space, or at the very least in West Jerusalem, over which no one challenges Israel’s sovereignty. But the Temple Mount is a real place, located between the village of Silwan and the Old City’s Muslim and Jewish quarters. Annexing the Temple Mount and East Jerusalem to the State of Israel is not a fait accompli, as one might suppose listening to the Israeli media. And although there are many who recognize the Jewish relationship to the Temple Mount, there is not one country that recognizes Israel’s right to sovereignty over it. That is also the case with regard to the vast majority of those who go to visit the Mount and those who live in the neighborhoods nearby. Thus any step to change the status quo on the Temple Mount must, in terms of international law and morality, be part of a dialogue with the Palestinians, that very dialogue that the prime minister has been avoiding for many years. Nir Hasson (Haaretz)
Depuis la semaine dernière, des heurts violents ont éclaté notamment à l’occasion de la venue de dizaines d’extrémistes juifs qui militent pour un bouleversement du statu quo entériné en 1967. Selon cet accord tacite, les juifs peuvent visiter l’esplanade sans toutefois y prier. Palestiniens et Jordaniens dénoncent ces visites de plus en plus fréquentes comme des provocations. Les tensions ont été aggravées par la fermeture, fait rarissime, durant une journée de l’esplanade aux musulmans et l’entrée des forces de l’ordre israéliennes à l’intérieur même de la mosquée Al-Aqsa, où leurs grenades ont causé des dégâts matériels jusqu’au pied de la chaire de l’imam. (…) Depuis, la Jordanie et Israël soufflent le chaud et le froid, le royaume hachémite qualifiant les événements récents de menaces pour les fragiles accords de paix entre les deux pays. « Un coup de poignard pour la paix », selon le premier ministre jordanien. C’est Amman qui a la charge des lieux saints musulmans de Jérusalem. Le 9 novembre, lors d’un entretien avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le roi jordanien Abdallah II a réitéré l’opposition de son pays aux « atteintes israéliennes contre les lieux saints », tout en plaidant pour la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes et pour des efforts de la communauté internationale pour y parvenir. Deux jours auparavant, dans un soucis de faire baisser la tension, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’était entretenu avec le roi jordanien. Pourquoi cette esplanade est-elle devenue de nouveau le lieu de tous les dangers ?  (…) Depuis Jérusalem, notre correspondante Nathalie Hamou revient sur la montée en puissance de ces juifs illuminés qui veulent reprendre leur « Mont du Temple » et leurs soutiens politiques … Fait religieux
Avec un ennemi il est parfois possible de discuter et faire la paix, avec un rival, c’est impossible car ce qu’il veut, c’est être à votre place, être vous-même, se parer de vos habits et endosser votre rôle. L’ennemi agit de manière rationnelle et peut décider à un moment ou à un autre de cesser les hostilités et passer à autre chose. Le rival, quant à lui, livre un combat radical et irrationnel car pour lui il n’y a pas de place pour deux. Il n’aura donc de cesse que l’Autre disparaisse totalement. (…) Le conflit qui oppose le mouvement national juif à son miroir arabe palestinien est du même ordre. Il tire ses sources du plus profond de la religion musulmane qui pensait avoir définitivement remplacé le Judaïsme tout comme l’Eglise catholique le pensait durant des siècles. La date symbolique du 29 novembre choisie par Abou Mazen pour demander un vote de l’ONU sur la création d’un Etat virtuel de Palestine résume à elle seule la nature du conflit qui nous oppose aux Arabes palestiniens. Le 29 novembre 2012 doit remplacer le 29 novembre 1947, date du fameux vote de partage de la Palestine occidentale en deux Etats, rejeté par le monde arabe.(…) Dans cette tentative de substitution, l’Occident jour un rôle extrêmement pervers, laissant s’installer depuis longtemps le discours palestinien comme étant celui du Droit, de la Justice et de la Vérité, et ne concédant à Israël que l’exigence de sécurité. Si l’ONU vote jeudi la création d’un Etat de Palestine, cela ne changera pas grande chose sur le terrain dans l’immédiat. Mais il s’agira d’une nouvelle victoire sur les consciences collectives à partir de laquelle les terroristes de l’AP vont construire leur stratégie future. Shraga Blum
L’un des thèmes de mon livre est qu’Israël est beaucoup plus sain, performant, fonctionnel et donc viable que la plupart des autres pays du début du XXIe siècle. Mais il est aussi le seul Etat au monde que d’autres Etats ou des organisations militantes refusent de reconnaître ou veulent détruire. Israël vient d’être admis à l’unanimité à l’OCDE, le club des pays les plus riches, les plus développés et les plus libres du monde. Mais parallèlement, il fait l’objet de condamnations répétées et massives à l’Onu, une organisation dominée par des Etats sous-développés, dysfonctionnels et non-démocratiques. Dans un tel contexte, la question de sa survie à moyen ou long terme est donc pertinente et légitime. En tout cas, on me l’a posée si souvent que j’ai décidé d’y répondre méthodiquement. (…)  Les Israéliens ont longtemps hésité, par exemple, à mettre en parallèle le problème des réfugiés juifs des pays islamiques et celui des réfugiés arabes palestiniens, ou à rappeler comment le problème des réfugiés arabes a été artificiellement grossi, au lendemain même de la guerre de 1948. Ils ont négligé des arguments importants en matière de droit international, notamment sur le droit du peuple juif à l’ensemble de la Terre d’Israël. Ils ont également minimisé l’aspect fondamentalement religieux du conflit. J’ai essayé de revenir sur ces questions et de les expliciter. (…) Le peuple américain a toujours eu une grande empathie naturelle avec le peuple juif et Israël, fondée sur l’héritage biblique mais aussi sur ce que l’on a appelé « l’hébraïsme politique », une doctrine qui voit dans le judaïsme une des sources majeures de la démocratie moderne. Au niveau des dirigeants américains, les choses sont plus complexes. Depuis 1948, les présidents américains n’ont pas toujours apporté un soutien sans faille à Israël, loin de là. Certains d’entre eux ont été profondément hostiles à l’Etat juif, notamment Jimmy Carter ou George Bush père. Ronald Reagan, qui a été globalement pro-israélien tout au long de ses deux mandats, de 1981 à 1989, est passé lui-même par une brève phase anti-israélienne en 1982. Dans ce contexte, le comportement distant et souvent négatif de Barack Obama, au moins dans les deux premières années de son mandat, n’a rien d’exceptionnel. La principale différence, c’est que le président actuel cherche à « désoccidentaliser » la nation américaine, à mettre fin à l’ancrage judéo-chrétien de l’Amérique, à ouvrir ce pays aux autres cultures ou religions, et notamment à l’islam. Une telle évolution  serait certainement très dangereuse pour Israël. Une Amérique qui cesserait de fonder son identité sur la Bible s’éloignerait nécessairement de l’Etat juif. (…) Il n’y a pas une révolution arabe, mais plusieurs révolutions plus ou moins simultanées, avec des origines et des portées différentes. Jusqu’à présent, la plupart de ces mouvements restent enfermés dans le populisme unanimiste qui domine le processus politique arabe : l’ochlocratie (« pouvoir de la foule ») pour lui donner son nom savant. Les gouvernements tombent, mais la société ne change pas, et les blocages demeurent. A commencer par la détestation fantasmatique de l’Occident et d’Israël. La vraie révolution dont le monde arabe a besoin est d’ordre culturel : une conversion aux valeurs de diversité, de différence, de tolérance, de liberté individuelle sans lesquelles la démocratie politique n’est qu’un leurre. Nous n’y sommes pas encore. (…) Les évènements tels qu’ils se déroulent actuellement ne sont pas sans rappeler ce qui est décrit dans ce livre biblique : une coalition mondiale qui monte à l’assaut d’Israël. Même si cette épreuve ne fera, selon le prophète Zacharie, que précéder une intervention divine et la libération finale et complète du peuple juif, elle a de quoi inquiéter. L’Europe actuelle est très hostile à Israël. Je ne trouve aucune excuse aux dirigeants européens lorsqu’ils parlent de reconnaître un Etat palestinien dans les « frontières de 1967 ». Ces frontières « internationales » qu’ils prétendent octroyer aux Palestiniens, ils en privent, jusqu’à ce jour, les Israéliens, notamment en refusant d’installer leurs ambassades à « Jérusalem-Ouest ». Cette contradiction est un aveu : une partie des classes politiques européennes et une partie plus large encore des chancelleries européennes militent en fait pour le démantèlement d’Israël en tant qu’Etat. Michel Gurfinkiel (2011)
Quand les gens disent que la Jordanie (d’abord appelée Trans-Jordanie) est un état arabe palestinien, ils ont raison ! Les 3/4 du territoire de la Jordanie actuelle sont formés du territoire de la « Palestine » antérieure. Bien qu’ils s’appellent Jordaniens, les habitants de Jordanie ne sont pas globalement différents culturellement, ethniquement, historiquement et religieusement des Arabes palestiniens de « Cisjordanie ».  Même le drapeau jordanien et le drapeau proposé pour le 2ème état arabo-palestinien de Cisjordanie et Gaza sont presque identiques ! Si donc eux-mêmes se sentent appartenir au même peuple, pourquoi nous, devrions-nous tomber dans le mensonge différenciant les Arabes palestiniens de la rive occidentale du Jourdain de ceux de la rive orientale ? Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi ces deux drapeaux sont presque identiques ? Jamais dans l’histoire les Arabes n’ont utilisé le terme latin « Palaestina » ou Palestine. Les Arabes ne peuvent pas prononcer ce nom car le son « P » n’existe pas en arabe. En 1920, quand la Société des Nations a crée ce territoire et l’a nommé « Palestine », les Arabes ont commencé à appeler cette terre « Falestin » mais ce territoire ne s’est jamais appelé Palestine dans la langue arabe des habitants arabes ! Les Arabes locaux ne se sont jamais appelés « Palestiniens », même pas pendant le mandat britannique. Les dirigeants arabes et britanniques se réferraient à eux comme des « Arabes » !  Les habitants arabes ont toujours été appelés « Arabes ». Une recherche informatisée du rapport Hope-Simpson publié en 1930 montre que le terme « Palestinien » ne figure nulle part dans ce rapport comme substantif. Les termes utilisés sont «Arabes palestiniens», «Juifs palestiniens », et « Chrétiens palestiniens ». (…) Les Israéliens d’un certain âge se souviennent tous que eux, les Juifs, étaient appelés « Palestiniens » avant 1948 et que les Arabes refusaient en bloc cette appellation pour eux-mêmes, ils se nommaient alors tout simplement « Arabes », le terme Palestinien était péjoratif puisque porté par les Juifs… (…) Il s’agit du narratif arabe et malheureusement les Israéliens donnent une justification à cette revendication en acceptant d’appeler les arabes de la région par le nom qu’ils ont volé, ils n’auraient jamais du accepter de les appeler ainsi. Les Arabes de la région d’Israël à notre époque moderne voudraient nous faire croire qu’ils descendent directement des Cananéens ou bien des Philistins, mais entre les deux, ils n’ont pas encore fait leur choix et de toute façon ils ne peuvent pas être les descendants d’aucuns d’entre eux parce que ces peuples ont disparu depuis des millénaires. Il n’est pas nécessaire d’analyser par le menu les détails historiques pour découvrir que la raison pour laquelle les Arabes vivant dans cette région ont décidé de s’appeler « Palestiniens », c’est qu’ils ne possèdaient pas d’identité forte. Le son « P » n’existe pas dans la langue arabe et encore moins le nom Palestine qui prend son origine dans la décision des Romains (l’empereur Hadrien) de renommer la Judée, « Palestine » dans le but d’humilier les Juifs vaincus. Ils forgèrent ce nom « Palestine » en référence aux Philistins (peuples de la mer) les anciens ennemis des Juifs qui à l’époque d’Hadrien avaient complètement disparu depuis des siècles et dont il ne reste absolument aucun vestige, ni même la langue, sauf ce qui est écrit dans la Bible à leurs sujets [phileshet]. Danilette

Attention: une absurdité peut en cacher une autre !

Alors que pour se refaire après l’échec de leur énième campagne de bombardements des villes israéliennes de cet été …

 Les dirigeants dits « palestiniens » multiplient les déclarations toujours plus enflammées et tentent, entre attaques à la sauce Etat islamique (voitures-bélier) ou la tentative d’assassinat d’un activiste religieux israélien le 30 octobre dernier, de relancer une troisième intifada

Pendant qu’après la Suède et peut-être bientôt le Royaume-Uni et la France, nos belles âmes rivalisent de naïveté ou de cynisme pour apporter leur caution à la dernière « solution finale » en date à la « question juive » …

Comment ne pas voir l’absurdité d’une situation …

Où, pour protéger le droit des musulmans à prier (face à La Mecque et donc dos au Mont du Temple – pardon: à l’Esplanade des Mosquées comme l’appellent les journalistes français) sur leur prétendu troisième lieu sacré …

Et pour ne pas risquer, du côté rabbinique, de profaner le lieu très saint dudit temple

On en arrive à interdire aux juifs de prier sur leur premier lieu sacré ?

Mais comment ne  pas voir aussi derrière cet énième épisode de captation et de dénigrement d’héritage …

Comme le rappelle notre consoeur Danilette et comme le montrent notamment certains des premiers drapeaux sionistes de l’époque mandataire …

La véritable supercherie de l’appropriation arabe, rivalité mimétique oblige, d’un terme longtemps honni parce qu’originellement porté par les juifs …

A savoir celui de Palestine ?

Le grand bluff du nom « Palestine », petit rappel pour les « ignorants de bonne foi »

Danilette

14 septembre 2011

Voici le drapeau palestinien proposé           Voici le drapeau jordanien

Quand les gens disent que la Jordanie (d’abord appelée Trans-Jordanie) est un état arabe palestinien, ils ont raison ! Les 3/4 du territoire de la Jordanie actuelle sont formés du territoire de la « Palestine » antérieure. Bien qu’ils s’appellent Jordaniens, les habitants de Jordanie ne sont pas globalement différents culturellement, ethniquement, historiquement et religieusement des Arabes palestiniens de « Cisjordanie ». 

Même le drapeau jordanien et le drapeau proposé pour le 2ème état arabo-palestinien de Cisjordanie et Gaza sont presque identiques ! Si donc eux-mêmes se sentent appartenir au même peuple, pourquoi nous, devrions-nous tomber dans le mensonge différenciant les Arabes palestiniens de la rive occidentale du Jourdain de ceux de la rive orientale ?

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi ces deux drapeaux sont presque identiques ?

Jamais dans l’histoire les Arabes n’ont utilisé le terme latin « Palaestina » ou Palestine. Les Arabes ne peuvent pas prononcer ce nom car le son « P » n’existe pas en arabe. En 1920, quand la Société des Nations a crée ce territoire et l’a nommé « Palestine », les Arabes ont commencé à appeler cette terre « Falestin » mais ce territoire ne s’est jamais appelé Palestine dans la langue arabe des habitants arabes !

Les Arabes locaux ne se sont jamais appelés « Palestiniens », même pas pendant le mandat britannique. Les dirigeants arabes et britanniques se réferraient à eux comme des « Arabes » !  Les habitants arabes ont toujours été appelés « Arabes ». Une recherche informatisée du rapport Hope-Simpson publié en 1930 montre que le terme « Palestinien » ne figure nulle part dans ce rapport comme substantif. Les termes utilisés sont «Arabes palestiniens», «Juifs palestiniens », et « Chrétiens palestiniens ». 

Autres exemples : 

  •  « The Jerusalem Post », un journal juif, a été appelé «Palestine Post» depuis sa fondation en 1932 jusqu’en 1950.
  •  En 1923, Pinhas Rutenberg (juif) a fondé la Société Palestine Electric, qui deviendra plus tard l’Israel Electric Corporation.
  •  Il y avait l’orchestre juif le « Palestine Symphony Orchestra ».
  •  Durant la deuxième guerre mondiale, les Britanniques ont formé une Brigade juive, pour combattre les puissances de l’Axe, elle est connu par les Anglais comme la Brigade palestinienne 

Les Israéliens d’un certain âge se souviennent tous que eux, les Juifs, étaient appelés « Palestiniens » avant 1948 et que les Arabes refusaient en bloc cette appellation pour eux-mêmes, ils se nommaient alors tout simplement « Arabes », le terme Palestinien était péjoratif puisque porté par les Juifs…

Combien de fois ai-je entendu ce témoignage (je pense à mes amis du Kibboutz Kfar Menahem et bien d’autres…)

Il s’agit du narratif arabe et malheureusement les Israéliens donnent une justification à cette revendication en acceptant d’appeler les arabes de la région par le nom qu’ils ont volé, ils n’auraient jamais du accepter de les appeler ainsi.

Les Arabes de la région d’Israël à notre époque moderne voudraient nous faire croire qu’ils descendent directement des Cananéens ou bien des Philistins, mais entre les deux, ils n’ont pas encore fait leur choix et de toute façon ils ne peuvent pas être les descendants d’aucuns d’entre eux parce que ces peuples ont disparu depuis des millénaires. Il n’est pas nécessaire d’analyser par le menu les détails historiques pour découvrir que la raison pour laquelle les Arabes vivant dans cette région ont décidé de s’appeler « Palestiniens », c’est qu’ils ne possèdaient pas d’identité forte.

Le son « P » n’existe pas dans la langue arabe et encore moins le nom Palestine qui prend son origine dans la décision des Romains (l’empereur Hadrien) de renommer la Judée, « Palestine » dans le but d’humilier les Juifs vaincus. Ils forgèrent ce nom « Palestine » en référence aux Philistins (peuples de la mer) les anciens ennemis des Juifs qui à l’époque d’Hadrien avaient complètement disparu depuis des siècles et dont il ne reste absolument aucun vestige, ni même la langue, sauf ce qui est écrit dans la Bible à leurs sujets [phileshet].

Le dirigeant arabe Awni Bey Abdul Haadi en 1937 : « il n’y a pas de pays tel que la Palestine, notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles » !

Enfin ne pas confondre la PHILISTIE et la PALESTINE , ces 2 dénominations n’ont rien à voir !

Les auteurs grecs, en particulier Aristote souvent cité par les Arabes, ne parlait pas de la Palestine, Palestinae, nom latin crée par l’empereur Hadrien mais de la Philistie, pays des Philistins qui d’ailleurs n’existait plus depuis longtemps à son époque. Aristote qui reprend un auteur bien antérieur, ne parle pas non plus de la Syrie-Palestine, nom d’un district de l’empire ottoman mais bien de « l’Assyrie-Philistie » car il parle de l’époque où les Philistins étaient devenus les vassaux de l’Assyrie et on ne désignait plus leur pays comme Philistie mais comme « Philistie de l’Assyrie », l’Assyrie maitre de la Philistie ! 

Le comble étant que le nom Philistie dérive de l’hébreu « Pileshet », c’était le nom utilisé par les Hébreux pour désigner le pays de leurs ennemis, les Philistins et comme il n’existe aucun écrits sur les Philistins, excepté la Bible et une stèle égyptienne avec des Hieroglypes, nous avons perdu la trace de leur langue, leurs noms et tout autre vestige !

La propagande arabe a été tellement efficace que plus personne ne se penche sur les sources historiques, voyons un peu :

1) La Terre d’Israël

Extraits de l’ouvrage de Salomon Munk édité en 1845 LIEN

Je reprends des extraits du livre de Salomon Munk :

« Sous le nom de Palestine, nous comprenons le petit pays habité autrefois par les Israélites et qui aujourd’hui partie des pachalics d’Acre et de Damas. Quant au nom de Palestine qui nous a été transmis par les auteurs grecs, il dérive du nom hébreu Péléshet (pays des Philistins) et ne désignait que la partie sud-ouest du pays habité par les Philistins. Le plus ancien nom du pays que nous trouvions chez les auteurs hébreux est celui de Canaan. Ce nom cependant ne désignait que la partie située entre le Jourdain et la Méditerranée et comprenait aussi la Phénicie et le pays des Philistins.

Depuis l’entrée des Hébreux la Palestine est désignée sous plusieurs autres dénominations telles que Terre desHébreux, Terre d’Israël [le nom repris par l’état d’Israël]. Après l’exil de Babylone, elle fut appelée Terre de Juda d’où vient le nom de Judée dont se servent les auteurs romains [Judaea Capta est] 

Le prophète Zacharie l’appelle Terre Sainte [en fait, Terre sanctifiée, ce qui est différent] nom qui est en faveur auprès des juifs modernes et des chrétiens. Il est difficile de bien fixer les limites de la Palestine qui varièrent beaucoup à différentes époques et sur lesquels nous ne trouvons pas toujours des données bien précises.

 À l’orient, au-delà du Jourdain, le Pays des Hébreux s’étendit jusque dans le désert vers l’Euphrate sans que les limites fussent bien fixées. Sous Salomon qui batit Tadmor (Palmyre), la ville de Thapsacus sur l’Euphrate est le point extrême du royaume vers le nord-est. Au nord il aboutit au territoire de Damas, à l’Antiliban et au territoire de Tyr. La limite occidentale est la Méditerranée jusqu’à l’embouchure du torrent d’Égypte (Wadi el arish) et la limite du midi partant El Arish se dirige vers la pointe méridionale de la mer Morte mais à l’est de cette mer et du Jourdain, les possessions des Hébreux ne dépassaient pas vers le midi le torrent d’Arnon (Wadi moudjeb) qui les séparait du pays des Moabites. »

2) L’empire romain

 JUDAEA CAPTA EST

En 135, lorsque l’Empereur romain Hadrien est finalement venu à bout de la grande révolte juive (Bar Kohba), il change le nom de la Judaea et la nomme « Palaestina ». Il a aussi renommé la ville de Jérusalem et l’a appelé «Aelia Capitolina» pour effacer à jamais le souvenir des Juifs et surtout les humilier.

« Palaestina » est le nom romain / latin pour la Terre d’Israël. Quand les Romains / Byzantins ont été vaincus par les conquérants musulmansen en 638, le nom de « Palaestina » n’était plus en usage. Les conquérants musulmans n’appelaient pas cette terre « Palaestina ». Quand les Turcs ottomans musulmans ont conquis ce territoire en 1517, ils ne l’ont pas appelé « Palaestina ».

3)  l’Empire ottoman a contrôlé un vaste territoire dont une partie est devenue le Liban, la Syrie et la Palestine.

 Comme on le voit sur la carte, il n’y a aucune mention de la Palestine, la région s’appelait Syrie !

Les régions administratives de l’Empire ottoman se sont appelées des Eyalets jusqu’en 1864, puis Vilayet, le territoire de la « Palestine », c’était l’Eyalet de Damas puis le Vilayet de Syrie link et celui de Beyrouth

Eyalets (1363–1864)  Aleppo · Baghdad · Basra · Cyprus · Damascus · Lahsa · Mosul · Nogai · Rakka  · Samtskhe · Sharazor · Sidon · Tripoli · Yemen
Vilayets (1864–1922) Adana · Adrianople · Aidin · Aleppo · Ankara · Archipelago · Baghdad · Basra  · Beirut · Bitlis · Bosnia· Crete · Danube · Deir ez-Zor · Dersim · Diyâr-ı Bekr · Erzurum

 · Hakkari · Hejaz · Herzegovina ·Hüdavendigâr · Istanbul · Janina · Karasi · Kastamonu

 · Konya · Kosovo · Mamuret-ul-Aziz· Monastir · Mosul · Prizren · Salonica · Scutari

· Sivas · Syria · Trebizond · Tripolitania · Van · Yemen

Vassals and autonomies Cossack Hetmanate · Cretan State · Crimean Khanate · Khedivate of Egypt ·  Principality of Moldavia · Sharifate of Mecca · Republic of Ragusa · Eastern Rumelia

 · Principality of Samos ·Serbian Despotate · Duchy of Syrmia

 · Principality of Transylvania · Tunis Eyalet · Principality of Wallachia

 

سورية في العصر العثماني http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie_ottomane Syrie Ottomane

1516 – 1918 
Le territoire de la province de Syrie dans l’Empire ottoman Drapeau de la Syrie Ottomane

Avant 1864, la Syrie était divisée en trois unités administratives Eyalets ou Pachalik : Damas, Alep et Tripoli gouvernés par des Beylerbeys. Ces trois grandes circonscriptions formeront longtemps les principales divisions administratives de la Syrie ottomane. La première, l’Eyalet de Damas comprenait 10 sandjaks dont les plus importants étaient Beyrouth, Saïda, Tadmor, Naplouse, Jérusalem et Gaza. Alep avec ses 9 sandjaks englobait toute la Syrie septentrionale et Tripoli comptait 5 sandjaks.

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Turquie était alliée de l’Allemagne. Ils ont été vaincus et cela a engendré le démembrement de l’Empire ottoman. La Palestine fut créée, de part et d’autre du Jourdain, par la Société des Nations. En Juillet 1920, l’administration de ce territoire de 97.740 kilomètres carrés fut confiée par la Société des Nations à la Grande-Bretagne, selon les termes du Mandat pour la Palestine. Le territoire prévu pour le retour des Juifs dans la déclaration Balfour comprenait la Palestine et la Transjordanie (Jordanie actuelle et un morceau d’Irak)Pour respecter les engagements politiques pris par la Grande Bretagne à l’égard de Sharif Hussein, Roi de Hijaz (Arabie) et de ses fils, en remerciement de la  » Révolte Arabe  » contre les Turcs, la Grande-Bretagne délégua à l’Emir Abdallah (le deuxième fils de Hussein) l’administration de quelque 70 000 km2 d’un territoire s’étendant à l’Est du Jourdain, en excluant les implantations juives de la Transjordanie. 

Cela représentait environ 71,5% du total des 97.740 km2 concernés par le Mandat. Le reste, soit seulement 28,5% du Territoire sous Mandat, à l’ouest du Jourdain, devait demeurer disponible pour que les Juifs y reconstituent leur Foyer National. Les Arabes vivant sur la rive occidentale du Jourdain devaient être réinstallés en Transjordanie une fois que le Foyer National aurait été établi.

Les Juifs avaient déjà commencé à immigrer massivement en Palestine au milieu du 19ème siècle, mais ils ont toujours été présents sur ce territoire (voir Histoire du Yichouv link, link, link), à Jérusalem, ils forment la majorité de la population dès 1845 !!!

Ils ont travaillé comme des forcenés pour assainir les terres marécageuses de la malaria et se préparaient à la renaissance d’Israël. Cet effort juif pour revitaliser la terre a attiré une immigration tout aussi importante d’Arabes des régions voisines, attirés par les possibilités d’emploi et les conditions de vie plus saines, ainsi que par les soins médicaux prodigués par les nombreux médecins juifs. Il n’y a jamais eu aucune tentative de  se «débarrasser» des Arabes autochtones peu nombreux, ni d’empêcher les masses arabes de venir chercher la prospérité apportée par les Juifs !

« Dans l’esprit de Churchill, c’était aussi la création d’un nouvel état qui devait recevoir tous les arabes de la Palestine occidentale par leur déplacement à l’Est du Jourdain. Si cette vision de Churchill avait été exaucée à l’époque, il n’y aurait pas eu de problème arabo-israélien ».Le territoire à l’est du Jourdain a été rebaptisé Trans-Jordanie. La Trans-Jordanie sera rebaptisée « Jordanie » en 1946. En d’autres termes, les 71,5% de la Palestine vont être rebatisés à deux reprises et vont effacer tout lien avec le nom originel de « Palestine » ! Il est fondamental de se souvenir que la patrie arabe palestinienne est bien la Jordanie. Les 28,5% restants de la Palestine qui est le territoire actuel à l’ouest du Jourdain devait être la patrie palestinienne juive.

Encouragé et incité par le nationalisme arabe croissant gagnant tout le Moyen-Orient, les Arabes de ce petit territoire restant à l’ouest du Jourdain lancèrent des attaques meurtrières incessantes sur les Palestiniens juifs, dans un effort pour les chasser. Parmi celles-ci, les terrifiants massacre de 1929 et de la période 1936-1939.Les Britanniques ont d’abord essayé de maintenir l’ordre mais très vite (en raison des grands gisements de pétrole à travers le moyen-orient arabe) ont fermé les yeux.  Entre 1922 et 1948, en contradiction avec les dispositions du Mandat qui lui avait été confié, la Grande-Bretagne ne se contenta pas de fermer les yeux sur l’immigration arabe extensive, qui aurait dû être installée en Transjordanie mais, elle restreignit drastiquement l’immigration juive (Livres Blancs britanniques de 1922 et 1939), ce qui contribua à l’anéantissement des Juifs européens. 

Sources :

© http://danilette.over-blog.com 

Mise à jour : voici le drapeau de la Palestine mandataire tel qu’il apparaît dans le Larousse:

drapeau-palestine.jpg

Articles que je vous recommande vivement : 

Voir aussi:

Interview  de Michel Gurfinkiel

Guitel Ben-Ishay

Aschkel.info

12 mai 2011

Au milieu de toute la littérature pro-palestinienne, il se trouve certains auteurs et intellectuels qui osent défendre un autre point de vue. Michel Gurfinkiel est de ceux-là. Journaliste et écrivain, il exerce également des responsabilités aux Consistoires de France et de Paris. Il a publié récemment un ouvrage au titre provocateur :

Israël peut-il survivre ? La nouvelle règle du jeu.

Nous l’avons interrogé sur ce livre. Il nous a fait part de ses analyses sur de nombreux sujets qui nous touchent particulièrement.

Le P’tit Hebdo : Vous avez publié de nombreux ouvrages sur le thème d’Israël. Pourquoi ?

Michel Gurfinkiel : Je suis juif, et c’est une bonne raison, en soi, de s’intéresser à Israël. Mais je pense que je l’aurais fait si je ne l’avais pas été. L’histoire du peuple d’Israël et de la nation israélienne moderne est extraordinaire, singulière et unique. A ce titre elle a toujours fasciné l’ensemble de l’humanité. Avec d’ailleurs des conséquences diverses et multiples, qui vont de l’affection au rejet.

Lph : Vous êtes le fondateur et le président de l’Institut européen de géopolitique Jean-Jacques Rousseau. Vos prises de position envers Israël vous ont-elles porté préjudice dans votre travail ?

M.G : Personne ne m’a ouvertement empêché de dire ou d’écrire ce que je pensais. Et si j’ai souvent été en butte à des formes feutrées de censure ou d’ostracisme dans certains médias ou dans certains milieux, mon « non-conformisme » m’a valu, dans d’autres médias et d’autres milieux, une curiosité ou une attention particulière, même ou surtout si l’on ne partageait pas mes idées. Ceci compense cela.

Lph : Venons-en à votre dernier livre. Pourquoi un tel titre ? Ne craignez-vous pas de faire le jeu de ceux qui pensent justement qu’Israël n’est pas viable ?

M.G : L’un des thèmes de mon livre est qu’Israël est beaucoup plus sain, performant, fonctionnel et donc viable que la plupart des autres pays du début du XXIe siècle. Mais il est aussi le seul Etat au monde que d’autres Etats ou des organisations militantes refusent de reconnaître ou veulent détruire. Israël vient d’être admis à l’unanimité à l’OCDE, le club des pays les plus riches, les plus développés et les plus libres du monde. Mais parallèlement, il fait l’objet de condamnations répétées et massives à l’Onu, une organisation dominée par des Etats sous-développés, dysfonctionnels et non-démocratiques. Dans un tel contexte, la question de sa survie à moyen ou long terme est donc pertinente et légitime. En tout cas, on me l’a posée si souvent que j’ai décidé d’y répondre méthodiquement.

Lph : Ce livre est très documenté et extrêmement précis dans les faits et les chiffres. A qui le destinez-vous en priorité ?

M.G : Aux Juifs, aux Israéliens, et aux non-Juifs pro-israéliens, en espérant qu’il les aidera à mieux cerner les enjeux et mieux défendre Israël. Mais aussi aux personnes qui ne connaissent pas Israël ou qui souhaitent, en toute bonne foi, s’informer sur le conflit qui oppose depuis si longtemps ce pays à ses voisins arabes ou islamiques. Et même à ceux qui sont a priori hostiles à Israël mais qui acceptent d’entrer dans un vrai débat. J’ai conçu et écrit ce livre de manière à ce qu’il soit accessible et utile à tous les lecteurs.

Lph : Avez-vous cherché à pallier les déficiences de la « hasbara », de la défense d’Israël auprès de l’opinion publique mondiale?

M.G : Tout n’a pas été négatif, loin de là, dans les efforts de « hasbara » des autorités israéliennes. Mais certains thèmes, porteurs, ont été en effet sous-estimés, pour des motifs idéologiques ou pragmatiques. Les Israéliens ont longtemps hésité, par exemple, à mettre en parallèle le problème des réfugiés juifs des pays islamiques et celui des réfugiés arabes palestiniens, ou à rappeler comment le problème des réfugiés arabes a été artificiellement grossi, au lendemain même de la guerre de 1948. Ils ont négligé des arguments importants en matière de droit international, notamment sur le droit du peuple juif à l’ensemble de la Terre d’Israël. Ils ont également minimisé l’aspect fondamentalement religieux du conflit. J’ai essayé de revenir sur ces questions et de les expliciter.

Lph : L’un des chapitres s’intitule : « Barack Hussein Obama ». Comment le jugez-vous par rapport à ses prédécesseurs?

M.G : Le peuple américain a toujours eu une grande empathie naturelle avec le peuple juif et Israël, fondée sur l’héritage biblique mais aussi sur ce que l’on a appelé « l’hébraïsme politique », une doctrine qui voit dans le judaïsme une des sources majeures de la démocratie moderne. Au niveau des dirigeants américains, les choses sont plus complexes. Depuis 1948, les présidents américains n’ont pas toujours apporté un soutien sans faille à Israël, loin de là. Certains d’entre eux ont été profondément hostiles à l’Etat juif, notamment Jimmy Carter ou George Bush père. Ronald Reagan, qui a été globalement pro-israélien tout au long de ses deux mandats, de 1981 à 1989, est passé lui-même par une brève phase anti-israélienne en 1982.

Dans ce contexte, le comportement distant et souvent négatif de Barack Obama, au moins dans les deux premières années de son mandat, n’a rien d’exceptionnel. La principale différence, c’est que le président actuel cherche à « désoccidentaliser » la nation américaine, à mettre fin à l’ancrage judéo-chrétien de l’Amérique, à ouvrir ce pays aux autres cultures ou religions, et notamment à l’islam. Une telle évolution  serait certainement très dangereuse pour Israël. Une Amérique qui cesserait de fonder son identité sur la Bible s’éloignerait nécessairement de l’Etat juif.

Lph : Qu’est-ce que la mort d’Oussama Ben-Laden va changer pour Barack Obama ?

M.G : Le président cherche à instrumentaliser cette exécution extrajudiciaire à des fins politiciennes. Il prétend qu’il a « donné l’ordre » en arrivant à la Maison Blanche, de retrouver Ben-Laden et de l’éliminer. En réalité, cet objectif était depuis 2001 le premier de la guerre contre le terrorisme déclenchée par son prédécesseur, George W. Bush. En termes stratégiques, la mort de Ben-Laden ne changera rien. Al-Qaïda n’est pas une organisation centralisée, mais une galaxie d’organisations autonomes, unies par une même idéologie mais capables d’opérer indépendamment les unes des autres.

Lph : Vous parlez aussi de la « rue arabe ». Quelle est votre analyse des révolutions arabes ?

M.G : Il n’y a pas une révolution arabe, mais plusieurs révolutions plus ou moins simultanées, avec des origines et des portées différentes. Jusqu’à présent, la plupart de ces mouvements restent enfermés dans le populisme unanimiste qui domine le processus politique arabe : l’ochlocratie (« pouvoir de la foule ») pour lui donner son nom savant. Les gouvernements tombent, mais la société ne change pas, et les blocages demeurent. A commencer par la détestation fantasmatique de l’Occident et d’Israël. La vraie révolution dont le monde arabe a besoin est d’ordre culturel : une conversion aux valeurs de diversité, de différence, de tolérance, de liberté individuelle sans lesquelles la démocratie politique n’est qu’un leurre. Nous n’y sommes pas encore.

Lph : La volonté affichée de beaucoup d’États, dont la France, de reconnaître un État palestinien déclaré unilatéralement fait-elle partie de ce que  vous appelez le « scenario Zacharie » ?

M.G : Les évènements tels qu’ils se déroulent actuellement ne sont pas sans rappeler ce qui est décrit dans ce livre biblique : une coalition mondiale qui monte à l’assaut d’Israël. Même si cette épreuve ne fera, selon le prophète Zacharie, que précéder une intervention divine et la libération finale et complète du peuple juif, elle a de quoi inquiéter. L’Europe actuelle est très hostile à Israël. Je ne trouve aucune excuse aux dirigeants européens lorsqu’ils parlent de reconnaître un Etat palestinien dans les « frontières de 1967 ». Ces frontières « internationales » qu’ils prétendent octroyer aux Palestiniens, ils en privent, jusqu’à ce jour, les Israéliens, notamment en refusant d’installer leurs ambassades à « Jérusalem-Ouest ». Cette contradiction est un aveu : une partie des classes politiques européennes et une partie plus large encore des chancelleries européennes militent en fait pour le démantèlement d’Israël en tant qu’Etat.

Lph : Quel regard portez-vous sur les Juifs francophones qui ont décidé de s’installer en Israël ?

M.G : Israël peut-il survivre ? Oui. Je ne serai pas aussi affirmatif quant à l’avenir des communautés juives d’Europe. Je ne suis pas rassuré lorsque je vois l’évolution de la société française, par exemple.

Ceux qui ont fait le choix de l’Alya ont fait le bon choix. Pour eux. Et pour Israël. A travers son vécu et son expérience historique, le judaïsme français et francophone apporte beaucoup, me semble-t-il, à l’État juif.

« Israël peut-il survivre ? La Nouvelle règle du jeu ». Par Michel Gurfinkiel. Editions Hugo & Cie, 19,50 euros.

Voir encore:

How the far-right changed the debate over the Temple Mount Plus, some talking points for the left.

Nir Hasson

Haaretz

02.11.14

The success of right-wing activist Yehuda Glick and the Temple Mount movement in recent years stems in part from the change Glick led in the discourse about the Mount. Instead of fiery threats to blow up the mosques and build the Temple, Glick argued the right to worship as a human right. His main point: It is inconceivable for a Jew not to be able to pray at the site most sacred of all to Jews, and that Jews who visit the Temple Mount are considered unwanted guests and are closely scrutinized, prohibited from conduct considered provocative, and first and foremost prohibited from praying.

Glick was wise enough to uncover the absurdity created at the Temple Mount, where people are arrested because they mumbled a prayer, moved to the rhythm of prayer or, perish the thought, knelt at the holy place. Raised awareness of the status quo and Glick’s argument placed no small challenge on the doorstep of spokespeople of the left, who were forced to defend a policy on the Mount that discriminates against people because of their religion – in this case, Jews.

But a number of counter-arguments can be made. The first and most common is the danger of changing the status quo. History has repeatedly shown, from 1929 through 1996 and 2000, that the Temple Mount is an incendiary focal point and that the Al-Aqsa Mosque is a unifier of the secular and the religious, the right and the left, in Palestinian, Arab and Muslim politics. While there is demagoguery and incitement in some Palestinian discourse surrounding the Mount, which Muslims worship as the Noble Sanctuary, it does not change the fact that any attempt to alter the status quo will almost certainly lead to bloodshed and a diplomatic debacle with the Muslim countries and the rest of the world.

Zionism and the Mount

The second argument has to do with Zionism. In response to Knesset coalition chairman MK Yariv Levin, Tomer Persico wrote in Haaretz that “as long as Jews lived in the Diaspora and prayed for Zion and Jerusalem, they continued to live in the Diaspora and pray. Only when they began to dream of Tel Aviv and of building the Knesset did they arise and build a state.”

Indeed, one can claim that framing the Temple Mount as the object of Zionism’s desire is a distortion of Zionism’s values. From Herzl, who preferred Haifa over Jerusalem, to Moshe Dayan, who gave the keys to the Temple Mount to the Waqf, the leaders of Zionism preferred to keep the Temple Mount outside national aspirations.

At most, it was the Western Wall that played a role in the national vision, and despite the change in attitude toward the Western Wall, as opposed to the Temple Mount. A survey conducted by the umbrella organization of Temple Mount activist groups found that 66 percent of Israeli Jews still regard the Western Wall as the most sacred place for Jews, as opposed to 29 percent who regard the Temple Mount as such.

The third argument involves Judaism. Contemporary Judaism is a religion that developed over the past 2,000 years, and is based on the absence of a Temple. This is not an edict of fate that Judaism learned to live with; the absence of a Temple is in many ways the backbone of rabbinic Judaism, which is an entirely different religion than priestly Judaism, from Second Temple times. In his book “The End of Sacrifice,” Guy G. Stroumsa shows how around the first century C.E., the custom of offering animal sacrifices at the altar ended, not only among the Jews but also in the Roman creed and in the new religion, Christianity. A return to this custom would be a cultural and religious step backward 2,000 years – before halakha (Jewish religious law), the rabbis, the Mishna and the Talmud.

The Mount in earthly Jerusalem

The fourth argument, and in my opinion the strongest, is that the Temple Mount must once again be connected to its surroundings. To hear the Israeli debate, one might think the Temple Mount is located in outer space, or at the very least in West Jerusalem, over which no one challenges Israel’s sovereignty. But the Temple Mount is a real place, located between the village of Silwan and the Old City’s Muslim and Jewish quarters. Annexing the Temple Mount and East Jerusalem to the State of Israel is not a fait accompli, as one might suppose listening to the Israeli media. And although there are many who recognize the Jewish relationship to the Temple Mount, there is not one country that recognizes Israel’s right to sovereignty over it.

That is also the case with regard to the vast majority of those who go to visit the Mount and those who live in the neighborhoods nearby. Thus any step to change the status quo on the Temple Mount must, in terms of international law and morality, be part of a dialogue with the Palestinians, that very dialogue that the prime minister has been avoiding for many years.

Voir par ailleurs:

Destroying History

Eli E. Hertz

November 11, 2014

Arabs deny the bond between Jews and Jerusalem; they sabotage and destroy archaeological evidence, even at the holiest place in Judaism – the Temple Mount.

Arabs continually denied the legitimacy of the Jewish people’s connection to Jerusalem. Arafat and other Arab leaders insisted that there never were Jewish temples on the Temple Mount. They also claimed the Western Wall was really an Islamic holy site to which Muslims have historical rights. Putting rhetoric into action, Islamic clerics who manage the Temple Mount have demonstrated flagrant disrespect and contempt for the archaeological evidence of a Jewish presence.

Between 1999 and 2001, the Muslim Waqf removed and dumped more than 13,000 tons of what it termed rubble from the Mount and its substructure, including archaeological remains from the First and Second Temple periods, which Israelis found at dumping sites. During construction of a new underground mosque in a subterranean hall believed to date back to the time of Herod, and the paving of an “open air” mosque elsewhere on the Temple Mount, the Waqf barred the Israel Antiquities Authority from supervising, or even observing, work. When archaeological finds from any period – Jewish or otherwise – are uncovered in the course of construction work, the Authority is mandated by law to sup rvise and observe everywhere in Israel – legislation that dates back to 1922 and documented in the international accord of the League of Nations – the “Mandate for Palestine.”

Such gross disregard for the pre-Islamic Jewish heritage of Jerusalem – particularly on Judaism’s holiest historic site – is a far more insidious form of the same Islamic intolerance that motivated the Taliban to demolish two gigantic pre-Islamic statues of Buddha carved into a cliff in Afghanistan.

Voir de même:

Former PM’s spokesman tells ‘Post’: Sharon knew Palestinians were planning violence, but wanted to show he wouldn’t compromise on J’lem.

Future prime minister Ariel Sharon was told by his spokesman Ra’anan Gissin that visiting the Temple Mount could be used by Palestinians as an excuse for violence, Gissin said Tuesday on the 10th anniversary of Sharon’s controversial visit.

Gil Hoffman

Jerusalem Post

09/29/2010

Palestinians began throwing rocks immediately after Sharon left the compound. The Palestinians called the uprising that began the “Al-Aksa intifada,” even though an IDF sergeant critically wounded in a bomb attack the day before Sharon’s visit is considered the first victim of the wave of violence, and Palestinian officials have admitted that then- Palestinian leader Yasser Arafat had planned the intifada months before.

“It was a sensitive time during the High Holy Days and at the end of Ramadan,” Gissin said. “I told him the situation was tense in the West Bank and that [Palestinian general Tawfik] Tirawi’s people were planning to do something on the Temple Mount, whether the trigger would be Sharon or something else. Sharon knew he was playing into their hands, but he went in a clear-headed manner to prove that he wouldn’t compromise on Jerusalem and that Israel would stand up for its rights.”

The initiator of the wave of violence, Marwan Barghouti, later told the Al-Hayat newspaper that he had decided that Sharon’s visit would be the most appropriate moment for the outbreak of the intifada.

“The night prior to Sharon’s visit, I participated in a panel on a local television station and I seized the opportunity to call on the public to go to the Aksa Mosque in the morning, for it was not possible that Sharon would reach al-Haram al- Sharif [the Temple Mount area] just so, and walk away peacefully,” Barghouti said.

“I finished and went to al-Aksa in the morning. We tried to create clashes without success because of the differences of opinion that emerged with others in the Aksa compound at the time,” he continued.

“After Sharon left, I stayed for two hours with other people and discussed the manner of response and how it was possible to react in all the cities and not just Jerusalem.”

Sharon visited the Temple Mount on the advice of his strategic adviser at the time, David Spector, in order to boost his effort to remain Likud leader ahead of an expected challenge from then-former prime minister Binyamin Netanyahu. Highlighting the Jerusalem issue, which was a matter of consensus, helped Sharon unify the Right behind him and prove his leadership.

“The visit was the turning point in his fledgling career,” Gissin said. “He was considered a caretaker party leader in the Likud at the time. He looked for something to posture him as a real leader, and Jerusalem was close to his heart.”

The Likud leader ascended the mountain with his son Gilad and MKs Moshe Arens, Reuven Rivlin, and Yehoshua Matza. Sharon, who owns an apartment in Jerusalem’s Muslim quarter, later used keeping the capital united as a key issue in his campaign against then-prime minister Ehud Barak.

“It was the definitive move to capture the premiership,” Gissin said. “It emphasized his attachment to Jerusalem and helped him position himself as the leading candidate for prime minister. He also wanted to show that we have a right to be there, because Jews were afraid to go up there and police were saying that it wasn’t safe.”

Asked whether Sharon ever regretted ascending the Mount, Gissin said, “No, he said it was the right time to tell the Palestinians that Jerusalem was not for sale.”

Voir aussi:

Why it matters that Jews are standing on the Temple Mount

Jews are increasingly staking a claim to the Muslim-controlled Temple Mount, testing the Israeli government’s resolve to avoid conflict by protecting Muslim sovereignty over the site. Christa Case Bryant

The Christian Science Monitor

September 23, 2013

Trailed by a group of religious Jews, an Israeli police escort, and a Muslim community representative, Mr. Glick responds in Hebrew, “Shalom – peace to you all.”

Behind him rise the two sites that make Jerusalem the third-holiest city in Islam: the Al-Aqsa mosque and the golden Dome of the Rock, a Muslim shrine commemorating the prophet Mohammed’s ascension to heaven. It is built on the spot where Jews believe the very presence of God once rested in the Jewish temple. This is considered the holiest place in Judaism, yet it has been largely off-limits to Jewish worshipers because of concerns that range from violating Jewish law to provoking riots.

Recommended: Infographic Why do Israeli settlements expand more during peace talks? But in recent years, religious Jews are increasingly asserting their right to be here and are pushing for Israel to claim sovereignty over the Temple Mount. Their effort is testing the resolve of the Israeli government and the patience of 1.6 billion Muslims around the world. At stake are freedom of worship and the future of the most contested sacred space in the world. And the effort could potentially inflame the Israeli-Arab conflict, which is increasingly taking on a religious tone.

“I’m pretty left-wing Orthodox and even I think there’s no reason Jews shouldn’t be allowed up here,” says Mark Shayne, a financial consultant from New York who visited last week on the eve of Sukkot, one of hundreds of Jews who have visited the Temple Mount during the Jewish holidays this month. “If you can’t share a holy place, there will never be peace.”

The Islamic waqf, which governs the Haram al-Sharif, endorses the idea of Jerusalem as a “jewel of peace” for Muslim, Christians, and Jews, and are happy to welcome Jews as tourists to the Noble Sanctuary, but they are pressuring Israeli police to prevent access to the area for Jews with religious or political motivations.

“We are asking the Israeli police not to provide permission for the huge numbers of Jews who visit and especially to bar the extreme Jews from entering the Noble Sanctuary,” says Sheikh Azzam al-Khatib, director of the waqf, in between a flurry of phone calls about the rising tensions amid the Jewish High Holidays. “These extreme Jews … are trying to create new facts on the ground.”

Muslim concerns over the Temple Mount come amid rising Arab frustration with the « Judaization » of Jerusalem, where Jewish groups promoting (and funding) a greater Jewish presence have increasingly acquired properties in sensitive areas including the Muslim quarter of the Old City and predominantly Arab neighborhoods of East Jerusalem.

Among Muslims’ greatest concerns is that Jews will try to destroy the Muslim holy sites in order to rebuild their temple. In 1984, Yehuda Etzion was imprisoned for a plot to destroy the Dome of the Rock, and in 1991, Israeli police intervened to thwart a plan by the Temple Mount Faithful to airlift a 5-ton cornerstone for the new temple.

“If the Jews and the Israelis destroy the Noble Sanctuary, then they would have actually destroyed part of the holy Quran and destroyed part of the Muslim belief,” says Sheikh al-Khatib. “If that were to happen, then Muslims all over the world would conduct jihad.”

Why there’s a rise in numbers Israeli general Moshe Dayan captured the Temple Mount in the 1967 war, but instead of restoring it to Jewish control for the first time in nearly 2,000 years, he let Muslims retain control. Some saw it as the largely secular Israeli leadership’s attempt to appease Muslims.

Though Israeli courts have since supported Jews’ right to pray on the Temple Mount, Israeli police have enforced a ban on it to avoid provoking the Muslim community.  But as Israel’s religious Jews have gained influence they have pushed back against the restrictions.

“[Muslims] can play soccer over there, … they can have picnics, they can urinate on the [ground], but I can’t say a word of prayer? Does that sound reasonable?” asks Glick, gesturing back to the compound where he sometimes holds a cellphone up to his ear while reciting a chapter of Psalms in order to disguise his prayer. “The only place in the world where a Jew cannot pray is over there.”

Glick, who heads the Temple Mount Heritage Foundation and supports right-wing lawmakers’ efforts to restore Israeli sovereignty over the Temple Mount, has been coming up here for 25 years – first alone, and now with groups of up to 100 or more. Last year 12,000 Jews visited, he says, and this year he hopes it will be double or triple that, solidifying the connection between the Jewish people and the Temple Mount. Israeli police statistics, though more conservative, support the general trend and indicate that Jewish visits this year will outpace previous years.

To be sure, the Chief Rabbinate of Israel still has a sign posted at the entrance of the Temple Mount forbidding Jews to visit the area. Since no one knows the exact location of the Temple or the inner sanctuary that was off-limits for all but a priestly elite, and Jewish law requires a level of ritual purity to enter the area that some say is unattainable at present, many Jews have long steered clear of the Temple Mount so as not to inadvertently commit an infraction of such religious precepts.

But that is changing.

“Today as archaeological findings become firmer, and there’s more awareness of realities on ground, the number of rabbis who are taking that stand that there’s no reason Jews should not be allowed to pray in the holiest place in the world is growing,” says Jeffrey Woolf, a rabbi and senior lecturer in the Talmud department of Bar Ilan University, who also credits growing spirituality in Jewish society for the surge in interest. “It’s true that God is everywhere, but His presence is experienced more intensely, tangibly, and experientially on the Temple Mount.”

Spiritual rebuilding needed first All that remains today of the Second Temple is the western wall, which has become a major focal point for Jewish prayer, attracting millions of Jews each year.

Glick would like to see more and more of those Jews visiting the Temple Mount and praying side by side with Muslims and Christians. “My dream is to be able to hug a person from Saudi Arabia and a person from Spain, and together all pray together to God,” says Glick.

But some worry that could spark a third intifada; the Second Intifada broke out in 2000 after a controversial visit by Israeli leader Ariel Sharon, with more than 1,000 Israeli police and several Israeli lawmakers in tow, in what his spokesman later described as a bid to show Palestinians that « Jerusalem was not for sale. »

Jewish tradition teaches that the house of God shall one day be a house of prayer for all nations, but some say the Jewish people need to get their own house in order first.

The destruction of the First and Second Temples reflected the Jews’ own inner spiritual state, and thus rebuilding the temple requires first and foremost a spiritual rebuilding individually and societally, says Rabbi Dovid Ben Meir, who teaches in a religious Zionist yeshiva in Eli.

« If we try to physically go up to the Temple Mount and walk in certain areas, even if we’re within the limitations prescribed by Jewish law … it won’t bring us any closer to an understanding of what the temple actually means, » he says. « We’ll satisfy ourselves with going up barefoot and saying a few Psalms and feeling as if we’re on a higher spiritual level, when the truth is what we really have to be striving for is to bring ourselves and all of humanity to an entirely higher spiritual, psychological sphere of living. »

Voir encore:

Pour la survie d’Israël, écoutez Moshe Dayan

Danny Rubinstein I24

Novembre 2014

« Je laisse toujours le téléphone allumé, au cas où l’on donnerit l’autorisation de construire le Temple, je laisse tout tomber » a dit Yehuda Glick peu de temps avant d’avoir été blessé par un tireur arabe, lors d’une conférence sur « Israël revient au Mont du Temple », qui a eu lieu à Jérusalem.

L’an dernier, j’ai aidé à la publication d’une recherche des associations de Jérusalem « Kechev » (attention, ndlr) et « Yir Amim » (la ville des peuples, ndlr). L’intitulé de la recherche était « l’émergence des mouvements pour le Temple en Israël ». L’étude a révélé que durant cette dernière décennie, il y a eu une forte augmentation dans les activités de près de 30 organisations et mouvements visant à apprendre, transmettre de l’amour, et renforcer le lien du public juif avec le Mont du Temple. Tous appellent au pèlerinage dans le lieu saint, et à renverser le Waqf musulman. Certains n’apprennent pas et ne préparent pas seulement le nouveau pèlerinage au Temple, mais appellent aussi explicitement à évacuer les mosquées « abominablement impures ». Dans une publication d’une des organisations, une vidéo imaginaire montre un avion qui explose le Dôme du Rocher ainsi que la mosquée Al-Aqsa.

Les vétérans de ces organisations sont « des fidèles du Mont du Temple » et leur devise est « le Mont sera libéré ». S’ajoute à cela « l’institut du Temple » pour l’étude des formes de sacrifices, « El Har Hamor », « le mouvement pour l’établissement du Temple », « L’origine du Temple », « les amoureux du Temple », « la forteresse de Judée », « le trésor du Temple », et d’autres encore dont l’enseigne exprime leurs convictions. Ces organisations et ces mouvements comprennent des milliers de militants et des dizaines de milliers de partisans qui comptent sur la sympathie du public et sur le désir de générations de Juifs de « construire le Temple ». Le problème est que cette fois, il n’est pas question de la vision d’amener le Messie et la fin du monde, mais il est plutôt question cette fois d’une action concrète, d’un acte factuel. Inutile d’ajouter la description apocalyptique de la réaction de plus d’un milliard de Musulmans si ces mouvements réalisaient leur projet de construction du troisième Temple, à la place des mosquées.

L’étude menée sur ces mouvements révèle que la plupart des fonds et des moyens obtenus pour leurs activités proviennent de différents bureaux du gouvernement d’Israël, de la mairie de Jérusalem, ainsi que du Grand Rabbinat.

Il est peu probable que la conférence et les activités concernant le Mont du Temple auraient été sous le feu des projecteurs s’il n’y avait pas eu la tentative d’assassinat de Yehuda Glick. Cet éclairage soudain, qui a notamment incité des déclarations de députés sur les droits des Juifs à prier sur le Mont du Temple, a servi les tendances à affirmer une présence juive à l’Esplanade des Mosquées. Ceci est une autre étape dans la légitimation d’une demande qui semble évidente: les Juifs doivent être autorisés à prier sur le site le plus saint du Judaïsme.

Le décret permanent instauré après 1967 par le ministre de la Défense Moshe Dayan prévoyait que les Juifs prieraient au Mur Occidental, et les Musulmans à Al-Aqsa. Ce décret était confirmé par l’interdiction sous la Loi juive (Halakha), vieille de plusieurs centaines d’années selon laquelle les Juifs ne sont pas autorisés à visiter l’Esplanade des Mosquées de peur d’entrer dans un lieu sacré totalement impur. J’ai aperçu une fois des étudiants de Yechivah (centre d’étude de la Torah et du Talmud, ndlr) ultra-orthodoxes se promener au milieu d’archéologues qui creusaient au pied des murs du Mont du Temple et leur demander s’ils n’auraient pas trouvé une lampe avec l’inscription : « cendre de vache rouge » qui permet de se purifier avant l’entrée sur le Mont. Le Grand Rabbinat a décidé immédiatement après la guerre de 1967 d’inscrire sur une pancarte à l’entrée du Mont l’interdiction des Juifs de se rendre sur l’Esplanade des Mosquées. Sauf que depuis, les rabbins, pour la plupart faisant parti du sionisme religieux, ont décidé que les Juifs avaient le droit d’entrer dans une grande partie de l’Esplanade des Mosquées, éloignée du saint des saints. Ces dernières années, de plus en plus de Juifs ont visité le Mont, même s’il leur est interdit d’y prier.

Il y a environ un an, j’ai accompagné un groupe de Juifs qui sont montés sur l’Esplanade des Mosquées. Derrière nous se tenaient des agents du Waqf musulman ainsi que quelques policiers. Soudainement, l’un des agents du Waqf a poussé un cri en faisant appel à la police. Apparemment, il a remarqué qu’un Juif se tenait à sa place, tourné vers le Dôme du Rocher (le lieu approximatif du saint des saints), murmurant une prière. « Il est interdit de prier » lui ont ordonné les policiers en le poussant pour qu’il poursuive son chemin. La scène était ridicule. Il est interdit de murmurer quelques psaumes ?

Le problème n’est pas la prière, mais bien plus que cela. L’appel au changement du statu-quo décrété par Moshe Dayan et autoriser les Juifs à prier sur l’Esplanade des Mosquées est un élément de revendication de la droite nationaliste et religieuse en Israël afin de marquer la souveraineté israélienne sur l’Esplanade des Mosquées. Ceci est une exigence dans le processus de “Hébronisation” des mosquées, à savoir l’introduction d’horaires de prières, comme au Tombeau des Patriarches à Hébron, sous le contrôle de l’armée et des habitants des implantations. Toutefois il y a un autre facteur au Mont du Temple – qui n’existe pas à Hébron – c’est l’ambition d’établir le troisième Temple.

La politique et l’administration israéliennes semblent prises aux les hallucinations du Temple dont la réalisation pourrait mettre en danger l’existence même d’Israël, sans exagérer.

Danny Rubinstein est conférencier sur les questions arabes à l’Université Ben Gourion de Beersheva ainsi qu’à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il est également spécialiste des questions économiques palestiniennes et tient une chronique dans le journal israélien “Calcalist”.

Voir enfin:

Pour comprendre l’esplanade des Mosquées à Jérusalem

La rédaction
Fait religieux
10.11.2014 à 12:17

Le dôme doré de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem (DR)

Esplanade des Mosquées pour le musulmans, Mont du Temple pour les juifs. Cette esplanade, au coeur d’une ville divisée, Jérusalem, cristallise de nouveaux les tensions entre Israéliens et Palestiniens et, au delà, met toute la région sur les dents.

Depuis la semaine dernière, des heurts violents ont éclaté notamment à l’occasion de la venue de dizaines d’extrémistes juifs qui militent pour un bouleversement du statu quo entériné en 1967. Selon cet accord tacite, les juifs peuvent visiter l’esplanade sans toutefois y prier. Palestiniens et Jordaniens dénoncent ces visites de plus en plus fréquentes comme des provocations. Les tensions ont été aggravées par la fermeture, fait rarissime, durant une journée de l’esplanade aux musulmans et l’entrée des forces de l’ordre israéliennes à l’intérieur même de la mosquée Al-Aqsa, où leurs grenades ont causé des dégâts matériels jusqu’au pied de la chaire de l’imam.

« Coup de poignard »

Depuis, la Jordanie et Israël soufflent le chaud et le froid, le royaume hachémite qualifiant les événements récents de menaces pour les fragiles accords de paix entre les deux pays. « Un coup de poignard pour la paix », selon le premier ministre jordanien. C’est Amman qui a la charge des lieux saints musulmans de Jérusalem.

Le 9 novembre, lors d’un entretien avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le roi jordanien Abdallah II a réitéré l’opposition de son pays aux « atteintes israéliennes contre les lieux saints », tout en plaidant pour la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes et pour des efforts de la communauté internationale pour y parvenir. Deux jours auparavant, dans un soucis de faire baisser la tension, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’était entretenu avec le roi jordanien.

Pourquoi cette esplanade est-elle devenue de nouveau le lieu de tous les dangers ? Quelle est la nature des accords qui régissent son fonctionnement ? Que veut dire le « statu quo » auquel semblent tenir plus que tout les protagonistes du conflit ?

Dans trois articles articles parus sur notre Fil Expert (espaces abonnés), nous tentons d’apporter avec nos spécialistes des réponses à ces questions.

Depuis Jérusalem, notre correspondante Nathalie Hamou revient sur la montée en puissance de ces juifs illuminés qui veulent reprendre leur « Mont du Temple » et leurs soutiens politiques :

Dans une interview exclusive, le chercheur Ofer Zalzberg de l’International Crisis Group (ICG), explique les enjeux diplomatiques de ce conflit vieux de plusieurs décennies. Il est l’auteur d’un rapport sur la question de l’ICG à paraître dans les prochains jours.

Et enfin, dans un long article historique, Patricia Zhou, revient sur les origines très lointaines de ce contentieux : l’esplanade des Mosquée n’est pas le seul lieu saint de Jérusalem a être régi par un statu quo plus ou moins tacite.

Un commentaire pour Mont du Temple: Le seul endroit au monde où un juif ne peut prier (An house of prayer for all people: How Palestine went from dirty Zionist word to Arab rallying cry)

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