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Gaza: Une guerre brillante de propagande médiatique (With a little help from their friends: How our best reporters helped the Hamas wage its deadly propaganda war)

Dans le cas où il y a une agression injuste, il est licite de stopper l’agresseur injuste. Je souligne le verbe : stopper, je ne dis pas bombarder ni faire la guerre. Pape François
[La vente de femmes dénoncée par le porte-parole du ministère des Droits de l’homme Irakien] est vraisemblable car depuis 2003, les djihadistes sont de mèche avec des réseaux de prostitution. Pour l’État islamique les femmes doivent être assujetties et déshumanisées. Les combattants les considèrent comme des objets commerciaux et sexuels. Ils les capturent, les enferment et en font des butins de guerre. Dans le califat proclamé, la femme n’est pas une citoyenne, mais une esclave domestique et sexuelle à la merci de son mari. Récemment, ils ont imposé le voile à Mossoul, dans le Nord de l’Irak et en Syrie. Ces hommes assassinent froidement des populations. (…) Une femme libre est le symbole de tout ce que les djihadistes détestent : l’Occident et la liberté. Les islamistes radicaux ont interdit le port du jean ou des vêtements qui laissent apparaître la chair car ils y voient une influence néfaste et mécréante de l’Occident. Ces extrémistes pensent qu’en les soumettant, ils reviennent aux bases de l’Islam. Myriam Benraad (politologue spécialiste de l’Irak, chercheuse au CERI)
Parmi tous les critères que proposent  les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu. La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force. Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza. Seth Mandel
C’est un mystère pourquoi tant de médias acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas. Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit. Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés. Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (…) Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum). Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants. Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables (…) Les médias font preuve de paresse en s’appuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été. Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les médias ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir. Alan Dershowitz
Le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes. Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas. La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital. Oren Kessler

On a retrouvé le Hamas ! (Attention: un succès peut en cacher un autre !)

A l’heure où, entre deux parties de golf ou condamnations d’Israël, les autruches censées nous gouverner ou nous éclairer semblent enfin prendre conscience …

Que c’est bel et bien le djihad final (financé par nos propres amis de Doha, Riadh ou Istanbul, et que l‘Internationale islamique pourrait bientôt être le genre humain …

Retour, avec the New Republic, sur le secret de la guerre « brillante » de propagande médiatique du Hamas …

A condition bien sûr de trouver « brillant » le fait de faire tuer sa population et ses enfants

A savoir l’aide, jusqu’ici savamment cachée et sans compter nos infatigables belles âmes, de nos meilleurs reporters de guerre !

Gaza : le journalisme de guerre mis en échec par le Hamas
Oren Kessler

New Republic
11 Août 2014

traduit par Coolisrael

Les médias occidentaux ont enfin trouvé le Hamas. Après un mois de couverture du conflit, les journalistes ont commencé à diffuser des images des combattants du Hamas et des reportages sur leurs tactiques de boucliers humains et d’intimidation des journalistes. Quelle qu’en soit la raison – un sens aigu des relations publiques de la part du Hamas ; l’incompétence des médias ou la peur de représailles – il est surprenant que la découverte ait pris autant de temps.

La Bande de Gaza, après tout, fait seulement 40 km de longueur et 11 km de large. Plus de 700 journalistes s’y sont rendus pour couvrir l’opération terrestre d’Israël, durant laquelle le Hamas a tiré plus de 3 500 roquettes – soit une moyenne d’une centaine de roquettes par jour- en Israël.

Cependant, depuis le début de l’opération israélienne, le 8 juillet, l’attention des médias s’est rarement éloignée des pertes humaines. Cet accent mis sur les morts est compréhensible : les images des civils morts ou blessés sont inqualifiables. 43% de la population gazaouie est âgée de moins de 14 ans (et la moitié de la population est âgée de moins de 18 ans), signifiant que ce sont avant tout les jeunes qui payent les frais de cette guerre.

De plus, le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes.

Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas.

La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital.

Laissez-moi être clair : J’admire la bravoure de ces reporters de guerre, et je reconnais les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent. Je ne vois pas de complot derrière l’inhabilité de beaucoup à couvrir le conflit de manière exhaustive. En fait, je vois un échec collectif de la presse internationale à donner un rendu objectif sur l’une des Parties de ce conflit, et un échec de mettre à nu – que cela soit de manière explicite ou plus subtilement- les pressions auxquels ils sont confrontés.

Prenez le New York Times par exemple. Son groupe de photo journalistes était mené par Tyler Hicks – primé par deux fois du prix Pulitzer qui a couvert des conflits asymétriques tels que l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye ou la Syrie – et comptait également le reporter free-lance Sergrey Ponomarev (lui aussi primé), dont le portfolio inclue des zones de conflit comme le Liban, la Géorgie ou l’Ukraine. Il est donc surprenant que les quatre couvertures majeures du conflit par le Times ne comportent pas une seule photo d’un soldat du Hamas.

Confronté au paradoxe la semaine dernière, Hicks a dit que les « combattants étaient virtuellement invisibles à leurs yeux… Il est impossible de savoir qui est qui. Nous avons essayé de couvrir le conflit de la manière la plus objective possible » Plus tôt, Ponomarev avait implicitement expliqué que la « routine de la guerre » ne lui avait tout simplement pas laissé le temps de chercher des soldats du Hamas : « Vous partez tôt le matin pour voir les décombres des maisons détruites dans la nuit. Après, vous allez aux funérailles, après à l’hôpital parce que de plus en plus de blessés arrivent, et le soir vous repartez voir davantage de maisons détruites ».

La guerre s’installant, les tactiques du Hamas sont devenues plus difficiles à ignorer. Le 21 juillet, le correspondant du Wall Street Journal Nick Casey a twitté ses doutes sur l’engouement des patients de l’hôpital Al-Shifa à voir le Hamas utiliser les locaux comme point presse et base militaire. Ce tweet a été supprimé peu après, sans la moindre explication. Le jour suivant, un journaliste palestinien a écrit dans Libération qu’il avait été interrogé par le Hamas et menacé d’expulsion de la Bande de Gaza. Un collègue lui avait même refusé refuge le soir venu, disant « tu ne plaisantes pas avec ces gens-là »- c’est-à-dire le Hamas-« en temps de guerre ». Deux jours après, l’histoire était retirée du quotidien à la demande du journaliste.

Le 28 juillet, des explosions ont touché Shifa et le camp de réfugiés Al-Shati qui se trouvait à proximité, tuant dix personnes – neuf d’entre eux des enfants. Un reportage du Daily Beast intitulé « La campagne israélienne pour renvoyer Gaza à l’âge de pierre » a décrit une scène dans laquelle « des jeunes enfants se tordaient de douleur sur des civières, attendant que des médecins urgentistes viennent s’occuper d’eux à la suite d’une frappe aérienne sur le camp de réfugiés Al-Shati. Neuf des dix personnes tuées dans l’attaque étaient des enfants et de nombreux autres ont été blessés ». Au même moment cependant, un journaliste italien admettait que le tir n’était pas israélien mais plutôt le résultat de tirs de roquettes défectueuses du Hamas – des preuves que le groupe a tôt fait d’éliminer. Il a attendu pour révéler cette information d’être sorti de Gaza (loin des représailles du Hamas).

Alors que le conflit aura duré bientôt un mois, la couverture médiatique a changé de manière perceptible. Le 1er août, un correspondant de la télévision finlandaise a rapporté avoir vu des roquettes tirées depuis Shifa. Quelques jours après, une équipe de télévision indienne, filmant de leur chambre d’hôtel, ont surpris une équipe du Hamas installer une rampe de lancement de roquettes depuis une zone civile densément peuplée. Là aussi, les images sont sorties une fois l’équipe de journalistes hors de Gaza.

Mais le reportage le plus à charge à ce jour est arrivé le 5 août du reporter de France 24 Gallagher Fenwick. Quelques jours auparavant, le correspondant était en direct lorsqu’une roquette du Hamas avait été tirée juste au-dessus de sa tête. Revenant au site de lancement peu de temps après, il avait révélé qu’il s’agissait d’une zone densément peuplée située à une centaine de mètres d’un local de l’ONU et à 50 mètres d’un hôtel fréquenté par des journalistes étrangers.

L’attaque de roquette du Hamas était triplement cynique : destinée à ouvrir le feu non seulement sur sa population mais également sur un édifice supposément neutre des Nations-Unies et sur les mêmes journalistes qui avaient caché les actions du groupe.

Vendredi [8 août], Anshel Pfeffer, un reporter du quotidien israélien de gauche Haaretz, a interrogé de nombreux journalistes qui revenaient de Gaza sur leur couverture du conflit. Les réponses ont oscillé entre mensonge manifeste (le Hamas était « trop occupé à combattre pour s’occuper » des médias, a offert l’un d’eux) et déclaration plausible (« Je me serais fait tuer » a avoué un correspondant de guerre vétéran).

Israël a cependant du mal à croire ces explications. « C’est le fleuron du journalisme de guerre » s’est lamenté un porte-parole du ministère des Affaires Etrangères. « Comment le Hamas a-t-il si bien réussi ? » D’autres journalistes ont quant à eux exprimé des regrets.

« Quand je regarde en arrière, je me rends compte que j’aurais dû essayer de parler du Hamas un peu plus » a expliqué à Haaretz un reporter anonyme qui se trouve toujours à Gaza.

« L’angle des civils a canalisé presque toute l’attention, mais celui du Hamas aurait dû être couvert davantage, surtout le fait qu’ils… cachent des armes dans des maisons et des mosquées » a-t-il dit. « Cela aurait dû être mieux couvert, mais il y avait tellement de morts tout autour… »

Voir encore:

Israël accuse le Qatar de devenir une des plus importantes menaces terroristes au monde

L’ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies, Ron Prosor, a mis en garde lundi la communauté internationale sur les activités terroristes du Qatar.

Faouzi Ahmed

Le Monde Juif .info

 19 août 2014

L’État hébreu accuse le richissime État du Golfe de devenir « le plus grand bailleur de fonds du terrorisme dans le monde », juste derrière l’Iran, en raison de son soutien financier au Hamas dans la bande de Gaza.

« Le Qatar est en passe de devenir le plus grand bailleur de fonds du terrorisme dans le monde, juste derrière l’Iran », a dénoncé le diplomate israélien lors d’une conférence de presse au siège du Conseil de sécurité des Nations-Unies. « Avec sa puissance financière, il peut tout acheter, tout menacer et tout corrompre comme on le voit pour la Coupe du monde 2022 », a-t-il accusé.

Ron Prosor a accusé Doha de financer massivement l’appareil terroriste du Hamas, y compris le creusement de tunnels et l’achat de missiles et de lance-roquettes. L’ambassadeur israélien a par ailleurs fustigé l’absence de condamnation de l’ONU à ce sujet.

Accusée par l’ambassadeur israélien aux Nations-Unies Ron Prosor d’avoir un « un parti pris à l’encontre d’Israël » et de reprendre systématiquement le faux bilan des pertes palestiniennes donné par l’organisation terroriste islamiste Hamas, l’ONU, a rejeté ces accusations.

Selon le porte-parole des Nations-Unies, Stéphane Dujarric, les chiffres de l’ONU, sont « préliminaires », précisant qu’ils proviennent de « plusieurs sources », dont des ONG présentes sur le terrain.

Selon de récentes enquêtes de la BBC et du New York Times, les chiffres des « victimes civiles » à Gaza, avancés par les médias internationaux depuis le début du conflit ne sont pas fiables.

« Nous ne savons pas aujourd’hui combien de morts à Gaza sont des civils et combien sont des combattants… Cela signifie que certaines conclusions sont tirées prématurément », affirme Anthony Reuben, responsable des statistiques pour la BBC, ajoutant que ces chiffres sont « très largement basés sur les informations données par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas ».

La BBC, qui a récemment dénoncé l’utilisation frauduleuse de photos de victimes syriennes transformées en victimes palestiniennes, fait également remarquer que « si les attaques israéliennes étaient indiscriminées » et touchaient donc autant les civils que les combattants, « il est difficile d’expliquer pourquoi ils ont tué beaucoup plus d’hommes civils que de femmes ».

Une analyse que partage le New York Times, qui après avoir analysé les chiffres et les noms des victimes, donnés par le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), arrive à la conclusion que « la population qui a le plus de probabilité d’être des combattants, les hommes âgés de 20 ans à 29 ans, est aussi la plus surreprésentée dans le total des morts.

Comme à chaque conflit avec Israël, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2006, n’hésite pas à gonfler le bilan des pertes palestiniennes en intégrant dans les décomptes ses pertes militaires, les adversaires politiques ou informateurs qu’il a assassinés, et les Palestiniens morts de mort naturelle.

Le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas, dans le cadre de sa campagne « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campain », publie des vidéos et des posters sur son compte Facebook et sur son compte Twitter, apprenant aux Gazaouis à décrire les terroristes comme des civils innocents.

« Chaque personne tuée ou chaque martyr doit être appelé civil de Gaza ou de Palestine », écrit l’office de propagande de l’organisation terroriste dans les instructions. « N’oubliez pas de toujours ajouter ‘civil innocent’ ou ‘citoyen innocent’ lorsque vous décrivez ceux qui ont été tués dans des attaques israéliennes à Gaza. », précise-t-il.

Plus récemment, le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas a menacé les Gazaouis de ne pas poster sur les réseaux sociaux des photos de ses terroristes tués ni de publier des informations les concernant.

En 2008-2009, lors de l’offensive israélienne Plomb durci à Gaza, les chiffres avancés par le Hamas et repris complaisamment par les médias internationaux ne faisaient état que d’une cinquantaine de terroristes tués. Or, quelques mois après la fin du conflit, le Hamas admettait que plus de 600 de ses membres armées avaient péri dans les combats.

En 2002, lors de l’opération « Rempart », la communauté internationale avait accusé Israël d’avoir commis un massacre dans un camp de Jénine, reprenant les chiffres de 400 à 500 civiles palestiniens tués, donnés par le Hamas.

Or, un rapport du secrétaire général des Nations unies, publié le 1er août 2002, estimait que le nombre total des morts palestiniens était de cinquante-deux, citant à la fois des sources israéliennes (Tsahal) et palestiniennes (l’hôpital de Jénine), contre 23 morts parmi les soldats israéliens et 60 blessés.