Gaza: Une guerre brillante de propagande médiatique (With a little help from their friends: How our best reporters helped the Hamas wage its deadly propaganda war)

Dans le cas où il y a une agression injuste, il est licite de stopper l’agresseur injuste. Je souligne le verbe : stopper, je ne dis pas bombarder ni faire la guerre. Pape François
[La vente de femmes dénoncée par le porte-parole du ministère des Droits de l’homme Irakien] est vraisemblable car depuis 2003, les djihadistes sont de mèche avec des réseaux de prostitution. Pour l’État islamique les femmes doivent être assujetties et déshumanisées. Les combattants les considèrent comme des objets commerciaux et sexuels. Ils les capturent, les enferment et en font des butins de guerre. Dans le califat proclamé, la femme n’est pas une citoyenne, mais une esclave domestique et sexuelle à la merci de son mari. Récemment, ils ont imposé le voile à Mossoul, dans le Nord de l’Irak et en Syrie. Ces hommes assassinent froidement des populations. (…) Une femme libre est le symbole de tout ce que les djihadistes détestent : l’Occident et la liberté. Les islamistes radicaux ont interdit le port du jean ou des vêtements qui laissent apparaître la chair car ils y voient une influence néfaste et mécréante de l’Occident. Ces extrémistes pensent qu’en les soumettant, ils reviennent aux bases de l’Islam. Myriam Benraad (politologue spécialiste de l’Irak, chercheuse au CERI)
Parmi tous les critères que proposent  les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu. La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force. Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza. Seth Mandel
C’est un mystère pourquoi tant de médias acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas. Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit. Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés. Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (…) Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum). Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants. Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables (…) Les médias font preuve de paresse en s’appuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été. Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les médias ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir. Alan Dershowitz
Le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes. Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas. La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital. Oren Kessler

On a retrouvé le Hamas ! (Attention: un succès peut en cacher un autre !)

A l’heure où, entre deux parties de golf ou condamnations d’Israël, les autruches censées nous gouverner ou nous éclairer semblent enfin prendre conscience …

Que c’est bel et bien le djihad final (financé par nos propres amis de Doha, Riadh ou Istanbul, et que l‘Internationale islamique pourrait bientôt être le genre humain …

Retour, avec the New Republic, sur le secret de la guerre « brillante » de propagande médiatique du Hamas …

A condition bien sûr de trouver « brillant » le fait de faire tuer sa population et ses enfants

A savoir l’aide, jusqu’ici savamment cachée et sans compter nos infatigables belles âmes, de nos meilleurs reporters de guerre !

Gaza : le journalisme de guerre mis en échec par le Hamas
Oren Kessler

New Republic
11 Août 2014

traduit par Coolisrael

Les médias occidentaux ont enfin trouvé le Hamas. Après un mois de couverture du conflit, les journalistes ont commencé à diffuser des images des combattants du Hamas et des reportages sur leurs tactiques de boucliers humains et d’intimidation des journalistes. Quelle qu’en soit la raison – un sens aigu des relations publiques de la part du Hamas ; l’incompétence des médias ou la peur de représailles – il est surprenant que la découverte ait pris autant de temps.

La Bande de Gaza, après tout, fait seulement 40 km de longueur et 11 km de large. Plus de 700 journalistes s’y sont rendus pour couvrir l’opération terrestre d’Israël, durant laquelle le Hamas a tiré plus de 3 500 roquettes – soit une moyenne d’une centaine de roquettes par jour- en Israël.

Cependant, depuis le début de l’opération israélienne, le 8 juillet, l’attention des médias s’est rarement éloignée des pertes humaines. Cet accent mis sur les morts est compréhensible : les images des civils morts ou blessés sont inqualifiables. 43% de la population gazaouie est âgée de moins de 14 ans (et la moitié de la population est âgée de moins de 18 ans), signifiant que ce sont avant tout les jeunes qui payent les frais de cette guerre.

De plus, le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes.

Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas.

La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital.

Laissez-moi être clair : J’admire la bravoure de ces reporters de guerre, et je reconnais les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent. Je ne vois pas de complot derrière l’inhabilité de beaucoup à couvrir le conflit de manière exhaustive. En fait, je vois un échec collectif de la presse internationale à donner un rendu objectif sur l’une des Parties de ce conflit, et un échec de mettre à nu – que cela soit de manière explicite ou plus subtilement- les pressions auxquels ils sont confrontés.

Prenez le New York Times par exemple. Son groupe de photo journalistes était mené par Tyler Hicks – primé par deux fois du prix Pulitzer qui a couvert des conflits asymétriques tels que l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye ou la Syrie – et comptait également le reporter free-lance Sergrey Ponomarev (lui aussi primé), dont le portfolio inclue des zones de conflit comme le Liban, la Géorgie ou l’Ukraine. Il est donc surprenant que les quatre couvertures majeures du conflit par le Times ne comportent pas une seule photo d’un soldat du Hamas.

Confronté au paradoxe la semaine dernière, Hicks a dit que les « combattants étaient virtuellement invisibles à leurs yeux… Il est impossible de savoir qui est qui. Nous avons essayé de couvrir le conflit de la manière la plus objective possible » Plus tôt, Ponomarev avait implicitement expliqué que la « routine de la guerre » ne lui avait tout simplement pas laissé le temps de chercher des soldats du Hamas : « Vous partez tôt le matin pour voir les décombres des maisons détruites dans la nuit. Après, vous allez aux funérailles, après à l’hôpital parce que de plus en plus de blessés arrivent, et le soir vous repartez voir davantage de maisons détruites ».

La guerre s’installant, les tactiques du Hamas sont devenues plus difficiles à ignorer. Le 21 juillet, le correspondant du Wall Street Journal Nick Casey a twitté ses doutes sur l’engouement des patients de l’hôpital Al-Shifa à voir le Hamas utiliser les locaux comme point presse et base militaire. Ce tweet a été supprimé peu après, sans la moindre explication. Le jour suivant, un journaliste palestinien a écrit dans Libération qu’il avait été interrogé par le Hamas et menacé d’expulsion de la Bande de Gaza. Un collègue lui avait même refusé refuge le soir venu, disant « tu ne plaisantes pas avec ces gens-là »- c’est-à-dire le Hamas-« en temps de guerre ». Deux jours après, l’histoire était retirée du quotidien à la demande du journaliste.

Le 28 juillet, des explosions ont touché Shifa et le camp de réfugiés Al-Shati qui se trouvait à proximité, tuant dix personnes – neuf d’entre eux des enfants. Un reportage du Daily Beast intitulé « La campagne israélienne pour renvoyer Gaza à l’âge de pierre » a décrit une scène dans laquelle « des jeunes enfants se tordaient de douleur sur des civières, attendant que des médecins urgentistes viennent s’occuper d’eux à la suite d’une frappe aérienne sur le camp de réfugiés Al-Shati. Neuf des dix personnes tuées dans l’attaque étaient des enfants et de nombreux autres ont été blessés ». Au même moment cependant, un journaliste italien admettait que le tir n’était pas israélien mais plutôt le résultat de tirs de roquettes défectueuses du Hamas – des preuves que le groupe a tôt fait d’éliminer. Il a attendu pour révéler cette information d’être sorti de Gaza (loin des représailles du Hamas).

Alors que le conflit aura duré bientôt un mois, la couverture médiatique a changé de manière perceptible. Le 1er août, un correspondant de la télévision finlandaise a rapporté avoir vu des roquettes tirées depuis Shifa. Quelques jours après, une équipe de télévision indienne, filmant de leur chambre d’hôtel, ont surpris une équipe du Hamas installer une rampe de lancement de roquettes depuis une zone civile densément peuplée. Là aussi, les images sont sorties une fois l’équipe de journalistes hors de Gaza.

Mais le reportage le plus à charge à ce jour est arrivé le 5 août du reporter de France 24 Gallagher Fenwick. Quelques jours auparavant, le correspondant était en direct lorsqu’une roquette du Hamas avait été tirée juste au-dessus de sa tête. Revenant au site de lancement peu de temps après, il avait révélé qu’il s’agissait d’une zone densément peuplée située à une centaine de mètres d’un local de l’ONU et à 50 mètres d’un hôtel fréquenté par des journalistes étrangers.

L’attaque de roquette du Hamas était triplement cynique : destinée à ouvrir le feu non seulement sur sa population mais également sur un édifice supposément neutre des Nations-Unies et sur les mêmes journalistes qui avaient caché les actions du groupe.

Vendredi [8 août], Anshel Pfeffer, un reporter du quotidien israélien de gauche Haaretz, a interrogé de nombreux journalistes qui revenaient de Gaza sur leur couverture du conflit. Les réponses ont oscillé entre mensonge manifeste (le Hamas était « trop occupé à combattre pour s’occuper » des médias, a offert l’un d’eux) et déclaration plausible (« Je me serais fait tuer » a avoué un correspondant de guerre vétéran).

Israël a cependant du mal à croire ces explications. « C’est le fleuron du journalisme de guerre » s’est lamenté un porte-parole du ministère des Affaires Etrangères. « Comment le Hamas a-t-il si bien réussi ? » D’autres journalistes ont quant à eux exprimé des regrets.

« Quand je regarde en arrière, je me rends compte que j’aurais dû essayer de parler du Hamas un peu plus » a expliqué à Haaretz un reporter anonyme qui se trouve toujours à Gaza.

« L’angle des civils a canalisé presque toute l’attention, mais celui du Hamas aurait dû être couvert davantage, surtout le fait qu’ils… cachent des armes dans des maisons et des mosquées » a-t-il dit. « Cela aurait dû être mieux couvert, mais il y avait tellement de morts tout autour… »

Voir encore:

Israël accuse le Qatar de devenir une des plus importantes menaces terroristes au monde

L’ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies, Ron Prosor, a mis en garde lundi la communauté internationale sur les activités terroristes du Qatar.

Faouzi Ahmed

Le Monde Juif .info

 19 août 2014

L’État hébreu accuse le richissime État du Golfe de devenir « le plus grand bailleur de fonds du terrorisme dans le monde », juste derrière l’Iran, en raison de son soutien financier au Hamas dans la bande de Gaza.

« Le Qatar est en passe de devenir le plus grand bailleur de fonds du terrorisme dans le monde, juste derrière l’Iran », a dénoncé le diplomate israélien lors d’une conférence de presse au siège du Conseil de sécurité des Nations-Unies. « Avec sa puissance financière, il peut tout acheter, tout menacer et tout corrompre comme on le voit pour la Coupe du monde 2022 », a-t-il accusé.

Ron Prosor a accusé Doha de financer massivement l’appareil terroriste du Hamas, y compris le creusement de tunnels et l’achat de missiles et de lance-roquettes. L’ambassadeur israélien a par ailleurs fustigé l’absence de condamnation de l’ONU à ce sujet.

Accusée par l’ambassadeur israélien aux Nations-Unies Ron Prosor d’avoir un « un parti pris à l’encontre d’Israël » et de reprendre systématiquement le faux bilan des pertes palestiniennes donné par l’organisation terroriste islamiste Hamas, l’ONU, a rejeté ces accusations.

Selon le porte-parole des Nations-Unies, Stéphane Dujarric, les chiffres de l’ONU, sont « préliminaires », précisant qu’ils proviennent de « plusieurs sources », dont des ONG présentes sur le terrain.

Selon de récentes enquêtes de la BBC et du New York Times, les chiffres des « victimes civiles » à Gaza, avancés par les médias internationaux depuis le début du conflit ne sont pas fiables.

« Nous ne savons pas aujourd’hui combien de morts à Gaza sont des civils et combien sont des combattants… Cela signifie que certaines conclusions sont tirées prématurément », affirme Anthony Reuben, responsable des statistiques pour la BBC, ajoutant que ces chiffres sont « très largement basés sur les informations données par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas ».

La BBC, qui a récemment dénoncé l’utilisation frauduleuse de photos de victimes syriennes transformées en victimes palestiniennes, fait également remarquer que « si les attaques israéliennes étaient indiscriminées » et touchaient donc autant les civils que les combattants, « il est difficile d’expliquer pourquoi ils ont tué beaucoup plus d’hommes civils que de femmes ».

Une analyse que partage le New York Times, qui après avoir analysé les chiffres et les noms des victimes, donnés par le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), arrive à la conclusion que « la population qui a le plus de probabilité d’être des combattants, les hommes âgés de 20 ans à 29 ans, est aussi la plus surreprésentée dans le total des morts.

Comme à chaque conflit avec Israël, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2006, n’hésite pas à gonfler le bilan des pertes palestiniennes en intégrant dans les décomptes ses pertes militaires, les adversaires politiques ou informateurs qu’il a assassinés, et les Palestiniens morts de mort naturelle.

Le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas, dans le cadre de sa campagne « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campain », publie des vidéos et des posters sur son compte Facebook et sur son compte Twitter, apprenant aux Gazaouis à décrire les terroristes comme des civils innocents.

« Chaque personne tuée ou chaque martyr doit être appelé civil de Gaza ou de Palestine », écrit l’office de propagande de l’organisation terroriste dans les instructions. « N’oubliez pas de toujours ajouter ‘civil innocent’ ou ‘citoyen innocent’ lorsque vous décrivez ceux qui ont été tués dans des attaques israéliennes à Gaza. », précise-t-il.

Plus récemment, le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas a menacé les Gazaouis de ne pas poster sur les réseaux sociaux des photos de ses terroristes tués ni de publier des informations les concernant.

En 2008-2009, lors de l’offensive israélienne Plomb durci à Gaza, les chiffres avancés par le Hamas et repris complaisamment par les médias internationaux ne faisaient état que d’une cinquantaine de terroristes tués. Or, quelques mois après la fin du conflit, le Hamas admettait que plus de 600 de ses membres armées avaient péri dans les combats.

En 2002, lors de l’opération « Rempart », la communauté internationale avait accusé Israël d’avoir commis un massacre dans un camp de Jénine, reprenant les chiffres de 400 à 500 civiles palestiniens tués, donnés par le Hamas.

Or, un rapport du secrétaire général des Nations unies, publié le 1er août 2002, estimait que le nombre total des morts palestiniens était de cinquante-deux, citant à la fois des sources israéliennes (Tsahal) et palestiniennes (l’hôpital de Jénine), contre 23 morts parmi les soldats israéliens et 60 blessés.

5 commentaires pour Gaza: Une guerre brillante de propagande médiatique (With a little help from their friends: How our best reporters helped the Hamas wage its deadly propaganda war)

  1. […] Le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes. Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas. La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital. Oren Kessler […]

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  2. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Hamas has crude weapons technology that lacks any targeting capability. As such, Hamas rocket attacks ipso facto violate the principle of distinction because all of its attacks are indiscriminate. This is not contested. Israel, however, would not be any more tolerant of Hamas if it strictly targeted military objects, as we have witnessed of late. Israel considers Hamas and any form of its resistance, armed or otherwise, to be illegitimate.

    In contrast, Israel has the eleventh most powerful military in the world, certainly the strongest by far in the Middle East, and is a nuclear power that has not ratified the non-proliferation agreement and has precise weapons technology. With the use of drones, F-16s and an arsenal of modern weapon technology, Israel has the ability to target single individuals and therefore to avoid civilian casualties. But rather than avoid them, Israel has repeatedly targeted civilians as part of its military operations.

    The Dahiya Doctrine is central to these operations and refers to Israel’s indiscriminate attacks on Lebanon in 2006. Maj. Gen. Gadi Eizenkot said that this would be applied elsewhere:

    What happened in the Dahiya quarter of Beirut in 2006 will happen in every village from which Israel is fired on. […] We will apply disproportionate force on it and cause great damage and destruction there. From our standpoint, these are not civilian villages, they are military bases.

    Israel has kept true to this promise. The 2009 UN Fact-Finding Mission to the Gaza Conflict, better known as the Goldstone Mission, concluded “from a review of the facts on the ground that it witnessed for itself that what was prescribed as the best strategy [Dahiya Doctrine] appears to have been precisely what was put into practice.”

    According to the National Lawyers Guild, Physicians for Human Rights-Israel, Human Rights Watch and Amnesty International, Israel directly targeted civilians or recklessly caused civilian deaths during Operation Cast Lead. Far from avoiding the deaths of civilians, Israel effectively considers them legitimate targets.

    5) Hamas hides its weapons in homes, mosques and schools and uses human shields.

    This is arguably one of Israel’s most insidious claims, because it blames Palestinians for their own death and deprives them of even their victimhood. Israel made the same argument in its war against Lebanon in 2006 and in its war against Palestinians in 2008. Notwithstanding its military cartoon sketches, Israel has yet to prove that Hamas has used civilian infrastructure to store military weapons. The two cases where Hamas indeed stored weapons in UNRWA schools, the schools were empty. UNRWA discovered the rockets and publicly condemned the violation of its sanctity.

    International human rights organizations that have investigated these claims have determined that they are not true. It attributed the high death toll in Israel’s 2006 war on Lebanon to Israel’s indiscriminate attacks. Human Rights Watch notes:

    The evidence Human Rights Watch uncovered in its on-the-ground investigations refutes [Israel’s] argument…we found strong evidence that Hezbollah stored most of its rockets in bunkers and weapon storage facilities located in uninhabited fields and valleys, that in the vast majority of cases Hezbollah fighters left populated civilian areas as soon as the fighting started, and that Hezbollah fired the vast majority of its rockets from pre-prepared positions outside villages.

    In fact, only Israeli soldiers have systematically used Palestinians as human shields. Since Israel’s incursion into the West Bank in 2002, it has used Palestinians as human shields by tying young Palestinians onto the hoods of their cars or forcing them to go into a home where a potential militant may be hiding.

    Even assuming that Israel’s claims were plausible, humanitarian law obligates Israel to avoid civilian casualties that “would be excessive in relation to the concrete and direct military advantage anticipated.” A belligerent force must verify whether civilian or civilian infrastructure qualifies as a military objective. In the case of doubt, “whether an object which is normally dedicated to civilian purposes, such as a place of worship, a house or other dwelling or a school, is being used to make an effective contribution to military action, it shall be presumed not to be so used.”

    In the over thee weeks of its military operation, Israel has demolished 3,175 homes, at least a dozen with families inside; destroyed five hospitals and six clinics; partially damaged sixty-four mosques and two churches; partially to completely destroyed eight government ministries; injured 4,620; and killed over 700 Palestinians. At plain sight, these numbers indicate Israel’s egregious violations of humanitarian law, ones that amount to war crimes.

    Beyond the body count and reference to law, which is a product of power, the question to ask is, What is Israel’s end goal? What if Hamas and Islamic Jihad dug tunnels beneath the entirety of the Gaza Strip—they clearly did not, but let us assume they did for the sake of argument. According to Israel’s logic, all of Gaza’s 1.8 million Palestinians are therefore human shields for being born Palestinian in Gaza. The solution is to destroy the 360-kilometer square strip of land and to expect a watching world to accept this catastrophic loss as incidental. This is possible only by framing and accepting the dehumanization of Palestinian life. Despite the absurdity of this proposal, it is precisely what Israeli society is urging its military leadership to do. Israel cannot bomb Palestinians into submission, and it certainly cannot bomb them into peace.

    http://www.thenation.com/article/180783/five-israeli-talking-points-gaza-debunked#

    Debunking the Claim that Palestinians Use Civilians as “Human Shields”
    Posted on July 26, 2014 by WashingtonsBlog
    “By Falsely Associating Itself with Judaism, Zionism Uses Jews Everywhere as Human Shields”

    The Nation debunks the claim that Palestinians are using civilians as “human shields”

    This is arguably one of Israel’s most insidious claims, because it blames Palestinians for their own death and deprives them of even their victimhood. Israel made the same argument in its war against Lebanon in 2006 and in its war against Palestinians in 2008. Notwithstanding its military cartoon sketches, Israel has yet to prove that Hamas has used civilian infrastructure to store military weapons. The two cases where Hamas indeed stored weapons in UNRWA schools, the schools were empty. UNRWA discovered the rockets and publicly condemned the violation of its sanctity.

    International human rights organizations that have investigated these claims have determined that they are not true. It attributed the high death toll in Israel’s 2006 war on Lebanon to Israel’s indiscriminate attacks. Human Rights Watch notes:

    The evidence Human Rights Watch uncovered in its on-the-ground investigations refutes [Israel’s] argument…we found strong evidence that Hezbollah stored most of its rockets in bunkers and weapon storage facilities located in uninhabited fields and valleys, that in the vast majority of cases Hezbollah fighters left populated civilian areas as soon as the fighting started, and that Hezbollah fired the vast majority of its rockets from pre-prepared positions outside villages.

    In fact, only Israeli soldiers have systematically used Palestinians as human shields. Since Israel’s incursion into the West Bank in 2002, it has used Palestinians as human shields by tying young Palestinians onto the hoods of their cars or forcing them to go into a home where a potential militant may be hiding.

    The Guardian reports:

    These claims [that Hamas is using human shields] have not been backed up by independent reporting from international journalists covering the war from Gaza …. Many said nowhere in Gaza was safe, so they saw little point in abandoning their homes.

    Others cited worries about not knowing the identities of people who would be their new neighbours; they could be evacuating a familiar neighbourhood for one that was a militant stronghold and others were simply too terrified to go out on the streets. Many media reports said there was no evidence of coercion by Hamas.

    In fact, tens of thousands of people have fled their homes for what they hope is a safer place. UNRWA reports that more than 140,000 people have sought shelter in its properties; churches and mosques have been overwhelmed by displaced civilians; the grounds of the Shifa hospital in Gaza City have begun to resemble a makeshift refugee camp. These families are in fear of their lives, but they overwhelmingly cite Israeli bombing and shelling as the cause, rather than threats from Hamas.

    Gaza is one of the most overcrowded places on earth. Almost two million people are crammed into a strip of land just 25 miles long and between three and a half and seven miles wide – roughly the same size as the Isle of Wight. In general there are few opportunities to leave; and in the midst of a conflict such as this, there is no exit.

    The current war is not being fought on a conventional battlefield. Israel is pounding Gaza from the air, and its troops are increasingly fighting battles against a guerrilla army in densely populated urban areas – which constitute much of the Gaza Strip.

    ***

    Israel, meanwhile, does not have an unblemished record in the use of human shields. In 2010, two soldiers were convicted in an IDF military court of using an 11-year-old Palestinian boy as a human shield in its 2008-09 operation in Gaza. The pair ordered the child to search bags they suspected of being booby-trapped.

    http://www.washingtonsblog.com/2014/07/falsely-associating-judaism-zionism-uses-jews-everywhere-human-shields.html

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  3. jcdurbant dit :

    Voir encore sur la doctrine Dahiya:

    Ce qui est arrivé au quartier Dahiya de Beyrouth en 2006 arrivera à tous les villages qui servent de base à des tirs contre Israël. […] Nous ferons un usage de la force disproportionné et y causerons de grands dommages et destructions. De notre point de vue, il ne s’agit pas de villages civils, mais de bases militaires. […] Il ne s’agit pas d’une recommandation, mais d’un plan, et il a été approuvé.

    Gadi Eisenkot (commandant israélien de la division nord)

    With an outbreak of hostilities, the IDF will need to act immediately, decisively, and with force that is disproportionate to the enemy’s actions and the threat it poses. Such a response aims at inflicting damage and meting out punishment to an extent that will demand long and expensive reconstruction processes. The strike must be carried out as quickly as possible, and must prioritize damaging assets over seeking out each and every launcher. Punishment must be aimed at decision makers and the power elite. In Syria, punishment should clearly be aimed at the Syrian military, the Syrian regime, and the Syrian state structure. In Lebanon, attacks should both aim at Hizbollah’s military capabilities and should target economic interests and the centers of civilian power that support the organization. Moreover, the closer the relationship between Hizbollah and the Lebanese government, the more the elements of the Lebanese state infrastructure should be targeted. Such a response will create a lasting memory among Syrian and Lebanese decision makers, thereby increasing Israeli deterrence and reducing the likelihood of hostilities against Israel for a an extended period. At the same time, it will force Syria, Hizbollah, and Lebanon to commit to lengthy and resource-intensive reconstruction programs. Recent discussion of “victory” and “defeat” in a future war against Hizbollah has presented an overly simplistic approach. The Israeli public must understand that overall success cannot be measured by the level of high trajectory fire against Israel at the end of the confrontation. The IDF will make an effort to decrease rocket and missile attacks as much as possible, but the main effort will be geared to shorten the period of fighting by striking a serious blow at the assets of the enemy. Israel does not have to be dragged into a war of attrition with Hizbollah. Israel’s test will be the intensity and quality of its response to incidents on the Lebanese border or terrorist attacks involving Hizbollah in the north or Hamas in the south. In such cases, Israel again will not be able to limit its response to actions whose severity is seemingly proportionate to an isolated incident. Rather, it will have to respond disproportionately in order to make it abundantly clear that the State of Israel will accept no attempt to disrupt the calm currently prevailing along its borders. Israel must be prepared for deterioration and escalation, as well as for a full scale confrontation. Such preparedness is obligatory in order to prevent long term attrition. The Israeli home front must be prepared to be fired upon, possibly with even heavy fire for an extended period, based on the understanding that the IDF is working to reduce the period of fighting to a minimum and to create an effective balance of deterrence. This approach is applicable to the Gaza Strip as well. There, the IDF will be required to strike hard at Hamas and to refrain from the cat and mouse games of searching for Qassam rocket launchers. The IDF should not be expected to stop the rocket and missile fire against the Israeli home front through attacks on the launchers themselves, but by means of imposing a ceasefire on the enemy.

    Gabi Siboni

    https://jcdurbant.wordpress.com/2009/02/23/gaza-et-si-la-disproportion-pouvait-sauver-des-vies-sometimes-striking-a-heavy-blow-can-save-lives-in-the-long-run/

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  4. […] Le Hamas a lancé une guerre sophistiquée et même brillante de propagande médiatique. « Toute personne tuée ou morte en martyr doit être appelée un civil de Gaza ou de Palestine », a annoncé le mouvement aux Gazaouis dans une annonce publique, « avant même que l’on parle de son statut dans le djihad ou de son rang militaire ». Le Hamas a enjoint la population à utiliser l’élément de langage « civils innocents » autant que possible lorsqu’ils s’adressent aux journalistes. Le Hamas lance des roquettes depuis les zones les plus densément peuplées de la Bande de Gaza – soit la ville de Gaza, Beit Hanoun dans le Nord et Khan Younis dans le Sud – et dit aux combattants de tirer depuis des sites sensibles comme les écoles, les églises, les mosquées, les infrastructures des Nations-Unies et les hôpitaux. C’est une stratégie gagnant-gagnant : si Israël est dissuadé, les infrastructures et les soldats du Hamas sont préservés ; si Israël tire malgré tout, les pertes civiles seront une victoire pour la propagande du Hamas. La stratégie médiatique du Hamas a été illustrée par son utilisation de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Là, au vu et su de tous, les chefs ont commandité leur offensive depuis un bunker souterrain caché sous l’hôpital. Les reporters étaient interdits d’accès au bunker et étaient invités à la place à un point presse dans la cour de l’hôpital. Ici, les journalistes qui cherchaient à interviewer le Hamas devaient faire la queue, un poste idéal pour prendre des photos de civils et de combattants blessés (ces derniers étant inévitablement habillés en civils) qui étaient amenés à toute vitesse à l’intérieur de l’hôpital. Oren Kessler […]

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