Gaza: Désormais, c’est seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence (Where, O death, is your victory? : The strange logic of today’s wars)

En prenant de facto parti pour le Hezbollah dans sa guerre contre Israël, le personne de certaines organisations de presse parmi les plus prestigieuses du monde révèlent par mégarde une profonde transformation intervenant dans la logique de la guerre.

Quelques exemples de ces actions:

  • Reuters. Adnan Hajj, un photographe indépendant travaillant depuis plus de dix ans pour Reuters, falsifia ses prises de vue pour donner une image plus destructrice des attaques israéliennes sur le Liban et une image plus vulnérable des Libanais. Il retoucha des nuages de fumée résultant de l’explosion de manière à les rendre plus épais et plus noirs et fit poser une femme pleurant la perte de sa résidence détruite par les bombes sur trois sites différents. Reuters licencia Hajj et supprima de ses archives 920 de ses photographies. D’autres recherches effectuées par des bloggeurs révélèrent quatre types d’images frauduleuses diffusées par Reuters, toute exagérant l’agressivité israélienne. Les bloggeurs montrèrent même qu’une image de Reuters avait été mise en scène.
  • BBC. Les responsables de l’édition se mirent en quête de témoignages personnels diabolisant Israël avec cette demande postée sur leurs pages d’actualités: «Vivez-vous à Gaza? Avez-vous souffert des incidents qui se sont produits dans la région? Faites-nous part de vos expériences en remplissant le formulaire ci-dessous. Si vous souhaitez nous parler de vive voix, merci d’ajouter vos coordonnées.»
  • CNN. Une présentatrice du programme international, Rosemary Church, suggéra que les forces israéliennes pourraient abattre les roquettes du Hezbollah en vol mais renoncèrent sciemment à le faire lorsqu’elle demanda à un porte-parole israélien: «Pourquoi Israël n’abat pas ces roquettes en plein vol? Ils ont les moyens de le faire.»
  • Washington Post. De même, le journaliste spécialisé dans les affaires militaires Thomas Ricks annonça en diffusion télévisée nationale que des analystes militaires américains, dont il ne précisa pas l’identité, pensent que le gouvernement israélien «laisse intactes des réserves de roquettes du Hezbollah au Liban, car aussi longtemps qu’ils reçoivent des roquettes, leurs opérations au Liban conservent une sorte d’équivalence morale.» Puis d’expliquer que les souffrances de leurs compatriotes leur procurent «une justification morale».

Toutes ces activités médiatiques se fondent sur une perception selon laquelle les pertes subies et l’image de victimisation favorisent la position des protagonistes de la guerre. Les falsifications d’Adnan Hajj, par exemple, visaient à salir l’image d’Israël et ainsi à créer des dissensions internes, à saper la réputation internationale du pays et à générer des pressions sur le gouvernement l’incitant à cesser ses attaques au Liban.

Mais ce phénomène, avec les deux clans faisant étalage de leurs souffrances et de leurs pertes est opposé à l’usage historique voulant que l’on intimide son ennemi en se montrant féroce, implacable et victorieux. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, le Ministère américain de l’information de guerre interdit la publication de films ou de photographies montrant des Américains morts durant les deux premières années des combats et n’infléchit cette politique que légèrement ensuite. Ceci alors que son Bureau cinématographique produisait des films tels que «Notre ennemi – le Japonais» montrant des dépouilles de Japonais et des scènes illustrant leurs privations.

Le fait de proclamer ses propres prouesses et de dénigrer celles de l’ennemi a été la norme au cours des millénaires, comme l’attestent les peintures murales égyptiennes, les vases grecs, la poésie arabe, le dessin chinois, les ballades anglaises et le théâtre russe. Pourquoi les combattants (et leurs alliés médiatiques) renversent-ils aujourd’hui cette pratique séculaire et universelle pour minimiser leurs propres réussites et mettre en exergue celles de l’ennemi?

À cause de la puissance sans précédent dont jouissent les États-Unis et leurs alliés. Comme l’historien Paul Kennedy l’expliquait en 2002, «en termes militaires, seul un acteur compte vraiment». En examinant l’histoire passée, il observe que «cette différence de puissance est absolument unique – rien n’a jamais existé de tel. Rien.» Et Israël, tant par lui-même, comme puissance régionale, qu’en tant que proche allié de Washington, jouit d’une prépondérance comparable vis-à-vis du Hezbollah.

Une telle puissance a pour corollaire que lorsque l’Occident affronte le non-Occident, l’issue de la bataille est connu d’avance. Dès lors, les combats revêtent plutôt l’aspect d’une opération policière que d’une campagne militaire traditionnelle. De même que les interventions des forces de police, les guerres modernes sont jugées en fonction de leur légalité, de la durée des hostilités, de la proportionnalité des forces engagées, de la sévérité des pertes et de l’étendue des dommages causés à l’économie et à l’environnement. Ce sont autant de questions discutables, et qui font effectivement l’objet de débats, à tel point que le centre de gravité clausewitzien s’est déplacé des champs de bataille vers les éditoriaux et les présentateurs de télévision. La perception de la guerre a autant d’importance que son déroulement concret.

Cette nouvelle réalité implique que dans des situations telles que celle des États-Unis en Irak ou d’Israël au Liban, les gouvernements doivent désormais considérer les relations publiques comme faisant partie intégrante de leur stratégie. Le Hezbollah s’est adapté à cette nouvelle donne, mais pas les gouvernements en question.

Voir aussi:

Why Does Hamas Want War?
Daniel Pipes
National Review Online
July 11, 2014

Politicians start wars optimistic about their prospects of gaining from combat, Geoffrey Blainey notes in his masterly study, The Causes of War; otherwise, they would avoid fighting.

Why, then, did Hamas just provoke a war with Israel? Out of nowhere, on June 11 it began launching rockets, shattering a calm in place since November 2012. The mystery of this outburst prompted David Horovitz, editor of the Times of Israel, to find that the current fighting has « no remotely credible reason » even to be taking place. And why did the Israeli leadership respond minimally, trying to avoid combat? This although both sides know that Israel’s forces vastly out-match Hamas’ in every domain – intelligence gathering, command and control, technology, firepower, domination of air space.

The Israeli Air Force has total control of the air space.

What explains this role reversal? Are Islamists so fanatical that they don’t mind losing? Are Zionists too worried about loss of life to fight?

Actually, Hamas leaders are quite rational. Periodically (2006, 2008, 2012), they decide to make war on Israel knowing full well that they will lose on the military battlefield but optimistic about winning in the political arena. Israeli leaders, conversely, assume they will win militarily but fear political defeat – bad press, United Nations resolutions, and so on.

The focus on politics represents a historic shift; the first 25 years of Israel’s existence saw repeated challenges to its existence (especially in 1948-49, 1967, and 1973) and no one knew how those wars would turn out. I remember the first day of the 1967 Six-Day War, when the Egyptians proclaimed splendid triumphs while complete Israeli press silence suggested catastrophe. It came as a shock to learn that Israel had scored the greatest victory in the annals of warfare. The point is, outcomes were unpredictably decided on the battlefield.

The outside world was unaware of Israeli forces having destroyed Egypt’s air force on the ground in 1967.

No longer: The battlefield outcome of Arab-Israeli wars in last 40 years have been predictable; everyone knows Israeli forces will prevail. It’s more like cops and robbers than warfare. Ironically, this lopsidedness turns attention from winning and losing to morality and politics. Israel’s enemies provoke it to kill civilians, whose deaths bring them multiple benefits.

The four conflicts since 2006 have restored Hamas’ tarnished reputation for « resistance, » built solidarity on the home front, stirred dissent among both Arabs and Jews in Israel, galvanized Palestinians and other Muslims to become suicide bombers, embarrassed non-Islamist Arab leaders, secured new United Nations resolutions bashing Israel, inspired Europeans to impose harsher sanctions on Israel, opened the international Left’s spigot of vitriol against the Jewish state, and won additional aid from the Islamic Republic of Iran.

The United Nations Security Council enjoys nothing so much as condemning Israel.

The holy grail of political warfare is to win the sympathy of the global Left by presenting oneself as underdog and victim. (From a historic point of view, it bears pointing out, this is very strange: Traditionally, combatants tried to scare the enemy by presenting themselves as fearsome and unstoppable.)

The tactics of this new warfare include presenting a convincingly emotional narrative, citing endorsements of famous personalities, appealing to the conscience, and drawing simple but powerful political cartoons (Israeli supporters tend to excel at this, both in the past and now). Palestinians get even more creative, developing the twin fraudulent techniques of « fauxtography » for still pictures and « Pallywood » for videos. Israelis used to be complacent about the need for what they call hasbara, or getting the message out, but recent years find them more focused on this.

Hilltops, cities, and strategic roadways matter supremely in the Syria and Iraqi civil wars, but morality, proportionality, and justice dominate Arab-Israeli wars. As I wrote during the 2006 Israel-Hamas confrontation, « Solidarity, morale, loyalty, and understanding are the new steel, rubber, oil, and ammunition. » Or in 2012: « Opeds have replaced bullets, social media have replaced tanks. » More broadly, this is part of the profound change in modern warfare when Western and non-Western forces fight, as in the U.S.-led wars in Afghanistan and Iraq. In Clausewitzian terms, public opinion is the new center of gravity.

All this said, how fares Hamas? Not well. Its battlefield losses since July 8 appear higher than expected and worldwide condemnations of Israel have yet to pour in. Even the Arabic media are relatively quiet. If this pattern holds, Hamas might conclude that raining rockets on Israeli homes is not such a good idea. Indeed, to dissuade it from initiating another assault in a few years, it needs to lose both the military and the political wars, and lose them very badly.

Mr. Pipes (DanielPipes.org) is president of the Middle East Forum. © 2014 by Daniel Pipes. All rights reserved.


July 11, 2014 addenda: (1) Great minds think alike and Caroline Glick has an article just out, « Hamas’s (and Iran’s) fail-safe strategy, » that asks the same question I do above:

What is Hamas doing? Hamas isn’t going to defeat Israel. It isn’t going to gain any territory. Israel isn’t going to withdraw from Ashkelon or Sderot under a hail of rockets. So if Hamas can’t win, why is it fighting?

Her answer is somewhat along the same lines as mine: She contrasts the generally favorable conditions Hamas enjoyed when it took over Gaza in 2007 (« All was good ») with the many problems it faces today, mentioning the governments of Egypt and Syria, the Palestinian Authority, ISIS, and even the Arab Bank. Given these difficult circumstances,

it was just a matter of time before Hamas opened a full-on assault against Israel. Jew-hatred is endemic in the Muslim world. Going to war against Israel is a tried and true method of garnering sympathy and support from the Muslim world. At a minimum it earns you the forbearance, if not the support of the US and Europe. And you get all of these things whether you win or lose.

In other words, Glick and I agree on the political goals; but she places more emphasis than me on Hamas’ problems. I prefer to see war with Israel as a standing option that Hamas chooses to take up for its own internal reasons whether circumstances are good (as in 2008 and 2012) or bad (as in 2014).

(2) Confirmation about Hamas engaging in a political war from the Christian Science Monitor: It finds that « The movement’s popularity is skyrocketing » despite a long list of woes, which it enumerates.

All that is forgotten amid the bursting of rockets. « Even those, like me, who were all the time criticizing Hamas … now we have to raise up our hats, » says Talal Okal, a political independent who pens a column for the Al-Ayyam newspaper.

Fadwa al-Lolo, a 30-something hair stylist with a villa, fancy car, and three salons, is an unlikely cheerleader for Hamas – especially since she says she is opposed to wars and the death and destruction they bring. But she applauds the Islamist movement for its unprecedented challenge to Israel’s presence in historic Palestine. « I feel proud that after 60 years of [Israel] raping our lands we have an army, an army that can hit Israel, » says Ms. al-Lolo, who lives in Gaza City. « None of the Arab armies could do what we have done to Israel. »

July 12, 2014 update: Avi Issacharoff, the Times of Israel‘s outstanding Middle East analyst, asked an unnamed « pundit who resides in Gaza » what Hamas hoped to achieve when it started the current round of fighting with Israel. The reply complements and amplifies my point above about it being a political war:

First and foremost, [Hamas leaders seek] to forge new relations with Cairo. They have named this war « The Tenth of Ramadan. » Do you know which other war had the same name? The Yom Kippur War. « This is a gift for the Egyptian army, » they said. They even demand that the injured be evacuated to Egypt for treatment. At the end of the day, they want the Rafah crossing to open and to build a new relationship with the president, Abdel Fattah el-Sissi. Until now, Hamas has been isolated. They can’t leave Gaza at all. There are no more tunnels [for smuggling material in the Strip, which have been closed down by Egypt]. The prices just rise and rise, and the reconciliation has hurt them.

Now, this is their way of changing the equation. Since the Israeli strikes began, they have won great popularity on the Palestinian street: they have managed to shoot at Tel Aviv, as only Saddam Hussein had done before them. They have fired at the Dimona reactor, at Haifa. Little Hamas has been able to drive five million Israelis into bomb shelters. In the eyes of the average Gazan, this is a huge achievement. In the meantime, they go on doing whatever they want. Even the Palestinian Authority officials (whose salaries are paid by Abbas) have been afraid to approach the banks after armed militants shot at the ATMs and banks from which they collected their salaries. … They [Hamas] will want to set up a new government, after it is all over. They want to be on the map again, not to be those who surrendered to Abbas and Israel. »

Voir également:

Column One: Hamas’s (and Iran’s) fail-safe strategy
Caroline B. Glick
Jerusalem Post
10/07/2014

Peace can only come to Israel and its neighbors when the Muslim world liberates itself from its hatred of Jews.

What is Hamas doing? Hamas isn’t going to defeat Israel.

It isn’t going to gain any territory. Israel isn’t going to withdraw from Ashkelon or Sderot under a hail of rockets.

So if Hamas can’t win, why is it fighting? Why rain down destruction and misery on millions of Israelis with your Iranian missiles and your Syrian rockets and invite a counter-assault on your headquarters and weapons warehouses, which you have conveniently placed in the middle of the Palestinian people on whose behalf you are allegedly fighting? Hamas is in a precarious position. When the terror group took over Gaza seven years ago, things were different.

It had a relatively friendly regime in Cairo that was willing to turn a blind eye to all the missiles Iran, Syria and Hezbollah were sending over to Gaza through Sinai.

Hamas’s leaders were comfortably ensconced in Damascus and enjoyed warm relations with Saudi Arabia and Iran.

International funds flowed freely into Hamas bank accounts from Fatah’s donor-financed Palestinian Authority budget, through the Arab Bank, headquartered in Jordan, through the UN, and when necessary through suitcases of cash transferred to Gaza by couriers from Egypt.

Hamas used these conditions to build up the arsenal of a terror state, and to keep the trains running on time. Schools were open. Government employees were paid. Israel was bombed. All was good.

Today, Hamas, the Palestinian branch of the Muslim Brotherhood, faces an Egyptian regime that is locked in a life-and-death struggle with the Brotherhood. To harm Hamas, for the past year the Egyptians have been blocking Hamas’s land-based weapons shipments and destroying its smuggling-dependent economy by sealing off the cross-border tunnels.

Syria and Hamas parted ways at the outset of the Syrian civil war when Hamas, a Sunni jihadist group, was unable to openly support Bashar Assad’s massacre of Sunnis.

Fatah has lately been refusing to transfer payments to Hamas due to congressional pressure to cut off the now-illegal flow of aid to the joint Fatah-Hamas unity government.

As for Hamas’s banker, stung by terror victim lawsuits, the Arab Bank now refuses to transfer monies to Hamas from third parties. The UN is also hard-pressed to finance the terror group’s bureaucracy.

In Gaza itself, al-Qaida affiliates including ISIS (now renamed the Islamic State) have seeded themselves along with the Iranian proxy Islamic Jihad. These groups challenge Hamas’s claim to power. Lacking the ability to pay government employee salaries, Hamas is hard-pressed to keep its rivals down.

Given these circumstances, it was just a matter of time before Hamas opened a full-on assault against Israel.

Jew-hatred is endemic in the Muslim world. Going to war against Israel is a tried and true method of garnering sympathy and support from the Muslim world. At a minimum it earns you the forbearance, if not the support of the US and Europe. And you get all of these things whether you win or lose.

When Saddam Hussein shot 39 Scud missiles at Israel during the 1991 Gulf War, he didn’t attack because he thought doing so would destroy Israel. He attacked Israel because he was trying to convince the Arab members of the US-led international coalition to abandon the war against him.

Moreover, when Saddam launched the Scuds against Israel, he knew that Israel wouldn’t be able to retaliate. He knew that the US would force Israel to stand down in order to maintain the support of his Jew-hating fellow Arabs in its coalition.

So attacking Israel was a freebie that he only stood to gain from.

In 200 when Hezbollah initiated the Second Lebanon War, its leaders also didn’t think for a second that their group would conquer Israel. But by attacking the hated Jews, they were able to present themselves and their Iranian bosses as the guardians of the Muslims worldwide.

Then there was the US’s response.

As it protected Saddam from Israel in 1991, so in 2006, the US gave Hezbollah the upper hand in the war. Then-secretary of state Condoleezza Rice forced Israel to accept a cease-fire with Hezbollah that placed the illegal terror group on equal legal and moral footing with Israel.

This US legitimization of Hezbollah enabled the Iranian proxy to intimidate its Sunni and Christian compatriots in Lebanon and coerce them into accepting effective Hezbollah control over the entire state.

As for Hamas, from the outset of Hamas’s previous missile campaigns in 2009 and 2012, the Obama administration made it clear to Israel that it would not tolerate Israeli strikes that were sufficiently comprehensive to wipe out Hamas’s capacity to continue attacking Israel. In other words, President Barack Obama chose to protect Hamas – an illegal terrorist organization, waging a war of indiscriminate, criminal missile strikes against Israeli civilians – from Israel.

Today, Hamas has every reason to take heart from the responses it has received from its current offensive.

In the internal Palestinian arena, Fatah, Hamas’s partner in the Palestinian Authority unity government, is standing shoulder to shoulder with Hamas.

As The Jerusalem Post’s Khaled Abu Toameh reported, Fatah militias in Gaza are actively participating in the Hamas-led missile campaign against Israel. Fatah terrorists have boasted shooting dozens of rockets and mortar shells at Ashkelon and Sderot.

On Wednesday, Palestinian Media Watch reported that Fatah posted a placard proclaiming that the military wings of Fatah, Hamas and Islamic Jihad are “brothers in arms” united by “one God, one homeland, one enemy and one goal.”

Fatah chief Mahmoud Abbas is Hamas’s diplomatic champion. Indeed, his wild accusations against Israel have moved from the realm of exaggeration to rank incitement that raises concern he is planning to open a second front against Israel from Judea and Samaria.

Although Egypt has still not indicated any willingness to support Hamas, the longer Hamas continues attacking Israel, the more difficult it will become for Egypt to seal off the border between Gaza and Sinai. Hamas’s war strengthens the Muslim Brotherhood in Egypt.

Then there is the Obama administration.

Obama administration spokesmen have been issuing prepared statements blaming the hostilities on Hamas and mouthing support for Israel while praising its restraint. But at the same time, they have been transmitting messages which indicate that Obama is more intent than ever to give Hamas a victory even as it continues to rain down terror on Israel.

As Tel Aviv, Hadera and Jerusalem absorbed their first missile salvos from Gaza on Tuesday, Obama’s Middle East envoy Philip Gordon spoke at Haaretz’s “peace” conference.

It was a jaw dropping performance.

Gordon blamed Israel for the failure for the administration’s efforts to broker a peace deal between Israel and the PLO while effusively praising Fatah leader and Hamas partner Abbas.

And it only went down from there.

After insisting Israel is inadequately committed to peace, Gordon threatened to withdraw US support for Israel at the UN and open the door to the criminalization of Israel by the corrupt international body.

“How will we prevent other states from supporting Palestinian efforts in international bodies, if Israel is not seen as committed to peace?” he asked rhetorically.

Gordon’s remarks were not disputed by the State Department.

And State Department spokespersons themselves have continued to insist – absurdly – that Hamas is not a member of the Fatah-Hamas unity government.

From Hamas’s perspective, the Obama administration’s response to its aggression is an invitation to keep going. Gordon’s speech allayed any concerns they may have had regarding how the US would respond.

Hamas now knows that the US will coerce Israel into standing down while Hamas is still standing, and so enable the jihadists to claim victory and place Egypt in a bind.

And as with Hamas, so with Hamas’s Iranian sponsors.

On July 20, the US and its partners are supposed to conclude a nuclear deal with Iran.

Many Western experts and even some Israeli ones insist that Iran’s nuclear weapon program is not a serious threat to Israel because Iran’s primary aspirations have little to do with Israel. Iran, they say, wants nuclear weapons in order to dominate the Persian Gulf, and through it, the Muslim world as a whole. Iran’s targets, it is argued, are Mecca and Medina, not Jerusalem and Tel Aviv.

While this is probably true, it is certainly irrelevant for Israel’s strategic assessment.

The same dynamics that inform Hamas’s decision to launch its offensives against Israel inform Iran’s thinking about how it will use a nuclear arsenal. Iran would not attack Israel with nuclear weapons because it wishes to conquer Israel per se. Iran would attack Israel with nuclear weapons because doing so would give it a massive public relations boost in its campaign to dominate the Persian Gulf generally, and Saudi Arabia in particular.

In other words, far from being a hindrance to accomplishing its central goal, Iran views attacking Israel as a means of advancing it.

Unfortunately for Israel, just as the US has made clear that it opposes Israel taking any offensive steps to destroy Hamas’s capacity to rain terror on its citizens, so the Obama administration, through word and deed, has made clear that it will defend Iran and Iran’s nuclear weapons program from Israel.

The talks that are set to conclude next week can only bring about bad or worse results for Israel. In recent days and weeks, Iranian leaders have said that the only deal they will sign is one that will facilitate their nuclear weapons program by giving international license to their massive uranium enrichment activities. So if a deal is concluded, it will give the imprimatur of the US, the UN and the EU to a nuclear-armed Iran.

If no deal is concluded, the Obama administration will undoubtedly continue to protect Iran’s nuclear installations from Israel in the hopes of concluding an agreement with Iran at a later date, perhaps after the congressional elections in November.

In an op-ed in Haaretz published this week, Obama wrote, “While walls and missile defense systems can help protect against some threats, true safety will only come with a comprehensive negotiated settlement. Reaching a peace agreement with the Palestinians would also help turn the tide of international sentiment and sideline violent extremists, further bolstering Israel’s security.”

Unfortunately, Obama misses the point completely. As the dozen agreements Israel already signed with the Palestinians show, pieces of paper are meaningless if they don’t reflect the underlying sentiments of the populations concerned.

Peace can only come to Israel and its neighbors when the Muslim world liberates itself from its hatred of Jews. Until that happens, everyone from Hamas to Hezbollah to Fatah to al-Qaida to Iran and beyond will continue to view attacking Israel as the best way to make a name for themselves in the world, and the best way to get the attention – and support – of the West.

Voir encore:

As Hamas takes on Israel, not all in Gaza are cheering (+video)
Hamas’s popularity is soaring with every rocket launch, but some Palestinians say they are bringing destruction upon Gaza for their own political interests.
Ahmed Aldabba, Correspondent Christa Case Bryant, Staff writer
The Christian Science Monitor
July 11, 2014

Gaza City, Gaza; and Jerusalem — The surge in popularity Hamas receives each time it unleashes rockets on Israel is predictable by now. The frustration voiced by Palestinians in Gaza who blame Hamas for pursuing its own interests while their homes get reduced to rubble is less expected.

The destruction wrought by Israeli airstrikes in this latest escalation, which some see as a Hamas attempt to deflect attention from its increasing woes, has embittered Gazans like Abu Shadi al-Wehedi.

“The timing reveals everything. Hamas is suffering politically and financially and every Palestinian knows that the wars bring money. After every war donations pours into Gaza,” says Mr. al-Wehedi, a taxi driver whose home was badly damaged when Israel bombed his Hamas neighbor.

“After the strike, Hamas officials came to check on their colleagues to support financially and morally, but none of them has even asked about what happened to my family and house,” he says. “I have worked hard for 14 years to build this house, and it was destroyed in a fraction of a second. I and my seven children are homeless now.”

While Israel says it tries to limit civilian casualties through a combination of precise technology, warning leaflets, and telephone calls to families whose homes will be bombed imminently, at least 69 of those killed so far were civilians, according to a detailed report from the Gaza-based Al Mezan Center for Human Rights. More than 400 homes have been destroyed, it added. Israel blames Hamas militants for making civilian deaths unavoidable since they operate in densely populated areas.

Reputation repair

Hamas tried to keep a lid on rocket fire from other militant groups after it reached a cease-fire with Israel in November 2012, partially in a bid to reconcile with Fatah in the West Bank, which officially abandoned violence years ago. That restraint dented Hamas’s street cred as a resistance movement.

Now, as rockets set off sirens in Israel’s biggest cities, it is rapidly repairing that dent.

“The Israelis only understand the language of power, we have been negotiating with them for decades, but negotiations did not work because of Israel’s procrastination,” says Hammam Ahmed, a businessman from Gaza City, who hopes the fighting will pressure Israel and Egypt to open the border crossings to freer movement of goods and people. “I never loved Hamas, and never will, but I really admire them. They die to let people live. »

The movement’s popularity is skyrocketing. Never mind that it has lost key patrons in Iran, Syria, and Egypt’s Muslim Brotherhood, or that it had been backed into a corner by its secular rival Fatah and forced to sign a reconciliation agreement that severely limits its power. Never mind that its officials introduced strict and sometimes bizarre restrictions on Gazans during its seven-year reign, including a ban on mohawk hairstyles and baggy pants, and were increasingly resented as the one-time resistance heroes struggled to shine in the spotlight of governmental responsibility. Or that Egypt and Israel cracked down harder on the movement of goods into the tiny territory during the militant group’s rule, driving up fuel and food prices as well as unemployment.

All that is forgotten amid the bursting of rockets.

“Even those, like me, who were all the time criticizing Hamas … now we have to raise up our hats,” says Talal Okal, a political independent who pens a column for the Al-Ayyam newspaper.
‘Resistance’ pride

Fadwa al-Lolo, a 30-something hair stylist with a villa, fancy car, and three salons, is an unlikely cheerleader for Hamas – especially since she says she is opposed to wars and the death and destruction they bring.

But she applauds the Islamist movement for its unprecedented challenge to Israel’s presence in historic Palestine.

“I feel proud that after 60 years of [Israel] raping our lands we have an army, an army that can hit Israel,” says Ms. al-Lolo, who lives in Gaza City. “None of the Arab armies could do what we have done to Israel.”

While Iraqi leader Saddam Hussein rained 39 Scud missiles on the Tel Aviv area during the 1991 Gulf War, and Lebanon’s Hezbollah movement showered rockets across northern Israel in 2006, Hamas’s barrage of more than 550 rockets this week has put 5 million of Israel’s 8 million citizens at risk.

It’s not that people like al-Wehedi, the taxi driver, are against “resistance,” the shorthand here for violent tactics of undermining Israeli occupation. It’s more that they fault Hamas for lacking a strategy that will promote Palestinian national interests.

“I’m a supporter of resistance, but it must be coordinated with the political leadership in order to get good results,” says an unemployed accountant and father of three. “But starting a war with Israel without an agreement among the Palestinian factions a is a big mistake.”

Voir enfin:

Gazans set to pay heaviest price for Hamas’s ‘Tenth of Ramadan’ war
In the coastal strip, they marvel that little Hamas has been able to drive five million Israelis into bomb shelters. But when this conflict is over, they may be less inclined to support the Islamists
Avi Issacharoff
The Times of Israel
July 11, 2014

A few days earlier, in the quarter-final stage, Gaza’s beachside cafes had been packed with men who had come to watch the games and puff away on hookahs on the seashore. But on Tuesday, and then again the following day, when the second semi-final was played, the residents of Gaza stayed in their homes for fear of Israeli airstrikes.

With unemployment soaring at 44 percent and acute poverty that afflicts nearly two-thirds of the population of the coastal territory, despair has not become any easier to bear in the Strip.

One pundit who resides in Gaza joked while speaking to me on the phone from there that “people sank even deeper into despair after the first game, as the majority here supports Brazil.”

He also said the average Gazan blames Israel for the latest escalation.

“The people here think that [Prime Minister Benjamin] Netanyahu is using the kidnapping [and killing of three Israeli teenagers last month, allegedly by Hamas] to end the negotiations with [Palestinian Authority President Mahmoud] Abbas and harm the reconciliation and Hamas. So far, Netanyahu has achieved both objectives – to strike at the reconciliation and end the talks with the Palestinian Authority.”
An Israeli soldier sleeps on an ammunition box near an 155mm artillery canon stationed along the southern Israeli border with the Gaza Strip, Friday, July 11, 2014. (photo credit: Jack Guez/AFP)

An Israeli soldier sleeps on an ammunition box near an 155mm artillery canon stationed along the southern Israeli border with the Gaza Strip, Friday, July 11, 2014. (photo credit: Jack Guez/AFP)

I asked him what Hamas wanted to achieve. After all, it had started the escalation.

“First and foremost, to forge new relations with Cairo,” he said. “They have named this war ‘The Tenth of Ramadan.’ Do you know which other war had the same name? The Yom Kippur War. ‘This is a gift for the Egyptian army,’ they said. They even demand that the injured be evacuated to Egypt for treatment. At the end of the day, they want the Rafah crossing to open and to build a new relationship with the president, Abdel Fattah el-Sissi.”

“Until now, Hamas has been isolated,” he went on. “They can’t leave Gaza at all. There are no more tunnels [for smuggling material in the Strip, which have been closed down by Egypt]. The prices just rise and rise, and the reconciliation has hurt them. Now this is their way of changing the equation. Since the Israeli strikes began, they have won great popularity on the Palestinian street: they have managed to shoot at Tel Aviv, as only Saddam Hussein had done before them. They have fired at the Dimona reactor, at Haifa. Little Hamas has been able to drive five million Israelis into bomb shelters. In the eyes of the average Gazan, this is a huge achievement. In the meantime, they go on doing whatever they want. Even the Palestinian Authority officials (whose salaries are paid by Abbas) have been afraid to approach the banks after armed militants shot at the ATMs and banks from which they collected their salaries.”

According to this Gaza pundit, the aggressive Israeli offensive and the harming of innocents have only served to bolster popular support for the Islamist rulers of the strip.
Palestinian relatives of eight members of the Al Haj family, who were killed in a strike early morning, grieve in the family house during their funeral in Khan Younis refugee camp, southern Gaza Strip on Thursday, July 10, 2014. (AP Photo/Khalil Hamra)

Palestinian relatives of eight members of the Al Haj family, who were killed in a strike early morning, grieve in the family house during their funeral in Khan Younis refugee camp, southern Gaza Strip on Thursday, July 10, 2014. (AP Photo/Khalil Hamra)

“They will want to set up a new government, after it is all over. They want to be on the map again, not to be those who surrendered to Abbas and Israel.”

And yet, it is not at all certain that Hamas invested much thought in the decision to go to war. Yes, it is evident that they prepared ahead of time for such a scenario by identifying precise shooting targets and planning special operations. But even in our region, such a decision is usually preceded by numerous high-level discussions, foreword planning and possibly also an exit strategy. The aggressor will generally have clear objectives for his decision to instigate the violence, relating to the enemy against whom he is fighting.

But the latest confrontation between Hamas and Israel exposes a phenomenon that is not as well known in our region: It’s the case of a semi-military terrorist entity, Hamas, going to war against a stronger enemy, Israel, not to cause it to accede to its demands, but to cause a third and fourth entity to accede to them. Hamas has dragged itself into war without devoting too much thought to its exit strategy. Its key hopes are that Egypt will change its attitude toward it, and that it will finish off Palestinian reconciliation efforts once and for all.

Israel, it would seem, has been drawn against its will into Hamas’s fight for survival against Egypt and the Palestinian Authority.

Why now?

The deliberate escalation of rocket fire toward Israel in the days before the fighting began seems like an improvisation born of Hamas’s understanding of the changing reality. And if we take a moment to try to reflect on what has taken place here in the last few weeks, it becomes evident that Hamas is acting ad-hoc, without a strategic plan.

First came the kidnapping and killing of the three Israeli teens by a Hamas cell in Hebron. Israel doesn’t have proof that the leadership of the organization in the Gaza Strip or abroad was behind the act, but it is clear that an as-yet unseen hand invested significant resources and funds in the attack, apparently with the intention of taking Israelis hostage and negotiating with Israel for their release.

The abductions led to an expansive IDF operation in the West Bank targeting the Hamas infrastructure there, both military and civil. Hundreds of Hamas members were arrested, financial institutions were closed down and, worst of all for Hamas, over 50 Hamas members who were released in the prisoner exchange deal to free kidnapped IDF soldier Gilad Shalit in 2011 were re-arrested by Israeli security forces. Hamas’s great achievement, the release of 1,027 prisoners in exchange for a single Israeli soldier just under three years ago, was undermined by Israel’s decision to punish the organization for the latest kidnapping and killing by arresting its men.

But there were two other main factors that led Hamas to go to war against Israel. Abbas’s message to the organization in the aftermath of the kidnapping was blunt: when we figure out who is behind the teens’ deaths, we will punish the perpetrators. And then there was the ongoing standoff with Egypt — the tunnels closed off and the government in Cairo treating Hamas like a band of terrorists who compromised Egypt’s security and forced a blockade on Gaza.

And yet, right up until the killing of 16-year-old Shuafat resident Muhammad Abu Khdeir on July 2, it was not apparent that Hamas was interested in an escalation of violence. The prevalent attitude in the defense establishment in the past few years, right up until Monday, was that the leadership of the organization in Gaza sought to hold onto its control of the Strip by any means necessary.

It is possible that the reaction to Khdeir’s murder of Arab Israelis, coupled with the fierce clashes in East Jerusalem, led the Hamas leadership in Gaza and abroad to realize it now had an opportunity to seize the momentum created by all those Palestinians who wanted revenge, to ride the waves of their admiration. It may also have been the usual arrogance shown toward Israel by Hamas and Hezbollah — in other words, the assumption that firing rockets at Israel would not trigger too aggressive a reaction due to Jerusalem’s fear of sliding into war (echoing Hezbollah secretary-general Hassan Nasrallah’s “spider web” theory from 2000, which claimed that Israel was unable to stomach war despite its military might).

Apparently, Hamas’s assumption was that in fighting Israel, the organization would be able to win support on the Palestinian street and effect a change in Egypt’s attitude toward it — resulting in the opening of the Rafah crossing and eventually, after the current round of fighting would be over, the establishment of a new government in the West Bank that would comprise a plethora of groups and movements, enjoy Cairo’s cooperation and, to take the cake, leave Abbas stranded in the Muqata in Ramallah as the Palestinian street viewed him as a collaborator with Israel.

Hamas’s terms for a comprehensive ceasefire were relayed for the first time as early as Sunday, revealing that what it wanted was an escalation. There were conditions on the list that had nothing at all to do with Israel, such as lifting the blockade on Gaza (opening the Rafah crossing). But meanwhile, in the Kirya in Tel Aviv, the top brass of the Israeli defense establishment had yet to realize that something had changed, that a decision had been made by Hamas to start an all-out war. Indeed, it was only on Monday night that Israel realized Hamas was no longer in the same state of mind that had characterized it in recent years, and was now pushing for an escalation.
Prime Minister Benjamin Netanyahu (C), Defense Minister Moshe Ya’alon (R), and IDF Chief of Staff Benny Gantz seen during a meeting in the situation room of the Israeli Air Force on Thursday, July 10, 2014, the third day of Operation Protective Edge. (photo credit: Ariel Hermoni/Defense Ministry/Flash90)

Prime Minister Benjamin Netanyahu (C), Defense Minister Moshe Ya’alon (R), and IDF Chief of Staff Benny Gantz seen during a meeting in the situation room of the Israeli Air Force on Thursday, July 10, 2014, the third day of Operation Protective Edge. (photo credit: Ariel Hermoni/Defense Ministry/Flash90)

Gershon Baskin, who mediated between Hamas and Israel to secure the Shalit deal, apparently tried in the past few days to negotiate a temporary ceasefire. Baskin, who cannot be suspected of being a sympathizer of the Israeli Right, wrote about his efforts on his Facebook page.

In a conversation with me on Wednesday, he emphasized time and again that “It is clear to me that they (Hamas) don’t want a ceasefire. When the escalation began, they had an opportunity to relay their terms to Israel through Abbas. They claimed that they did not kidnap the three [teens] and had nothing to do with it. Okay, let’s say they didn’t. And they claimed that Israel took advantage of the situation to hurt them. You can accept that statement, or you can reject it.

“But they wanted to instigate a response. They knew that an Israeli offensive against Gaza would improve their public standing. They also knew that in light of the differences of opinion within Hamas, the only thing that would unite them all would be a conflict with Israel. And that the more heavy-handed Israel’s attacks against them would be, the stronger they would become.
Hamas leader Khaled Mashaal addresses the crowd during a rally at the Yarmouk refugee camp near Damascus, Syria, on Friday Nov. 5, 2010. (photo credit: Bassem Tellawi/AP)

“Before the escalation began,” Basin went on, “I tried to convince them that Netanyhau is serious this time, and that he might initiate a ground operation. That was why I suggested that they agree to stop the rocket fire for 24 hours, that was all, without getting anything in return. During that time, they were to have relayed their terms to Israel through Abbas. It would not have done any harm. My message reached even [Hamas political chief] Khaled Mashaal, but there was no answer. Instead, they stepped up the rocket fire. Now they are saying that they demand the release of the hundreds of prisoners who were arrested in the IDF operation that followed the teens’ kidnapping, particularly those who were released in the Shalit exchange and re-arrested.”

Baskin said that in the political and military wings of Hamas, there are personages who are unhappy with the reconciliation with Abbas and don’t want it to take place. It is possible, he said, that the escalation is their way of shrugging off the reconciliation pact.
Haifa, city of the future

Meanwhile, on Wednesday evening, during a speech in Qatar, Mashaal declared war. His speech contained a considerable measure of haughtiness and arrogance, as well as an empty promise that “if the occupation doesn’t end, Haifa will be bombed.”

What exactly was Mashaal trying to say? It’s hard to tell. He mostly repeated catchphrase after catchphrase, without elaborating on Hamas’s terms for a ceasefire.
Hezbollah leader Sheik Hassan Nasrallah speaks via a video link in January. (file photo; photo credit: AP/Bilal Hussein)

Hezbollah leader Sheik Hassan Nasrallah speaks via a video link in January 2013. (file photo; photo credit: AP/Bilal Hussein)

To a large extent, his speech reminded me of Nasrallah’s hubris at the start of the Second Lebanon War in 2006, when, still giddy from the kidnapping of IDF soldiers Eldad Regev and Ehud Goldwasser, he bragged again and again of his organization’s exceptional abilities, rising up to superstardom in Lebanon and other Arab states. It was only after the war had ended that he acknowledged his mistake, and his standing in the Arab public began to slowly ebb.

It remains to be seen how the current clashes in Gaza will play out. Mashaal will probably stay in the Qatari capital of Doha, safe and sound, while the Hamas leadership hiding in tunnels underneath Gaza will survive unscathed. The rockets will continue to fall all over Israel, in the south, in Gush Dan and north of there.

But the heaviest price will be paid by the Gazan public, the public currently embracing Hamas. In an echo of the aftermath of the 2006 war, they are unlikely to continue to embrace Hamas after the ceasefire, when they find out that almost nothing has changed, and certainly nothing for the better. Gaza, it would seem, will still be Gaza after this war, too.

Voir de plus:

On the Israeli Police Beating of a Palestinian, and Other Crimes
Countries are judged on how they police their police
Jeffrey Goldberg
The Atlantic
Jul 8 2014

The torture and murder by fire in Jerusalem of Muhammad Abu Khdeir, allegedly by a gang of Israeli hooligans, initially prompted in me a desire to say, « But, » but then this short piece, by Rabbi David Wolpe, of Sinai Temple in Los Angeles, came over the wire:

Please, please don’t say ‘but.’ The words after ‘but’ invalidate everything that comes before—“He’s a nice person, but he does steal from the company.” You see? “But” is a meaning duster, sweeping all that precedes it.

So everyone who has written condemning the murder of Muhammad Abu Khdeir, and then goes on to say “but of course” Palestinian society does not condemn their own murders, or Israel is raising up in anguish, or anything else, is missing the point. The point is to be ashamed and to grieve, not to use this murder to prove we are nonetheless better, or they are nonetheless guiltier.

When we beat our chests on Yom Kippur, we do not say before God, “But the man in the seat next to me is far worse.” That is not contrition; it is self-justification disguised as repentance. At a time of national self soul-searching it is too facile and false to use a Jewish crime as a stick to beat our enemies. Jews did this. Blind hatred did this. We should look inside, and be ashamed.

And so, no « but. » Except for this semi-unrelated one:

But I think that while the murder of 16-year-old Muhammad Abu Khdeir is a terrible crime, the non-fatal beating of his cousin, the Palestinian-American teenager Tariq Khdeir, by Israel’s Border Police, is, in one way, more consequential. Obviously, murder is the ultimate crime, but this murder was committed, we believe, by thugs operating independent of state authority. The beating of Tariq Khdeir was conducted by agents of the state. We judge countries not on the behavior of their criminal elements, but on 1) how they police their criminal elements; and 2) how they police their police. Those of you who have seen images of the beating of Tariq Khdeir know that this assault represents a state failure.

Unfortunately, this is not a one-off failure. On too many occasions, Israeli police officers and soldiers have meted out excessive punishment to Palestinians in custody. I’ve witnessed some of these incidents myself, both as a reporter and as a soldier. More than two decades ago, I served in the Israeli military police at the Ketziot prison camp, by Israel’s border with Egypt. This was during the first Palestinian uprising (which is remembered now, of course, as the « good » uprising, of stone-throwing and Molotov cocktails, rather than suicide bombers) and the prison held roughly 6,000 Palestinians, many of them street fighters, but many from the leadership of the uprising as well. It was at the prison that I witnessed—and broke up—one of the more vicious beatings I have ever seen. I wrote about this incident, and others, in my book about my time in Ketziot, Prisoners: A Story of Friendship and Terror. Rather than summarize my account of this beating, I’m going to post the account straight from the book. It starts when I come across a friend of mine, a fellow soldier, named Yoram, trying to beat senseless a Palestinian man called Abu Firas:

Abu Firas was a disagreeable and smug man, but his sourness was not a mortal sin. Yoram, whom I knew to be gentle but at that moment had blood in his face, was beating Abu Firas on the head with the handset of an army radio. The handset weighed five or six pounds, and it was sharp-edged. Abu Firas was hurt. Most men taking a beating like this would scream blue murder, but Abu Firas didn’t. I was impressed. Yoram didn’t stop when I came upon him. I took hold of his arm, knocking the radio to the ground.

Yoram was a religious Jew, and his kippah, knit and multicolored in the style of the modern Orthodox, stayed pinned to his head through his exertions. It was quite a sight—a yeshiva Jew, a God-fearer, delivering a bloody beating.

You don’t understand,’ Yoram said, gasping for breath. “You don’t understand.”

Abu Firas was on his knees, grabbing at his head. His hair shone with blood. He was barely coherent. He pleaded for water. Yoram tried to jack Abu Firas up onto his feet, but he couldn’t move. Yoram, still panting, didn’t tell me what it was I didn’t understand.

(snip)

“What the fuck are you doing?” I asked Yoram.

We stared at each other. Yoram looked as if he were ready to take a swing.

Abu Firas sat on the ground, watching now, his pain salved by the spectacle of two Jews at daggers drawn.

“Don’t be a manyak,’ Yoram said. A manyak is an asshole.

How am I a manyak?

“Get this dog out of here,” he said, pointing to Abu Firas.

Abu Firas, who evidently understood Hebrew, spit out, ‘Cus amak,’ at Hebrew. Yoram lunged for him. Cus amak means ‘your mother’s cunt’ in Arabic.

I held Yoram back. I told Abu Firas to move. Then I went in search of someone to take Abu Firas to the infirmary. I found another military policeman, and handed off the wobbling prisoner, who was by now bleeding on me, “He fell,” I lied.

Yoram was not, in my experience, a sadist. He was an appealing person, usually. His parents were refugees from North Africa, a typical Sephardic family, as he described it. They kept kosher, and went to soccer matches on Shabbat. Yoram was kind, not coarse, and patient. Native-born Israelis are blessed with many qualities, but politesse and patience are not among them. That is why the beating surprised me; Yoram did not have a tripwire Middle Eastern temper.

The beating, I deduced, was prompted by something Abu Firas said. The prison had been especially tense in the first months of 1991. Yoram lived in Tel Aviv, which was, for a time, the target of Iraqi Scud missiles (Saddam Hussein was desperately trying to draw Israel into the Gulf War as a way of splitting the coalition arrayed against him). Abu Firas, in the course of a petty argument about some minor procedural matter, told Yoram that he would ask Allah to help Saddam burn Yoram’s family to death. The Palestinian prisoners did not keep their opinions of Saddam’s efforts to themselves. At night, when the air raid sirens warned of an incoming Scud, the prisoners in their tents would let out a roar of approval. “Ya ya, Saddam,” they would sing, and sometimes ,when their sap was high, “Falastin baladna, wa Yahud kalabna, » « Palestine is our land and the Jews are our dogs.” They wouldn’t stop until we threatened to fill their tents with tear gas.

Okay, so Abu Firas is an asshole, I told Yoram. What’s the big deal?

“Don’t you understand, Yoram asked. “You can’t let them talk to you that way. »

So what if he curses you? It’s the game. His role is to provoke you, yours is to ignore him. I kept going: Beating a man won’t solve anything. It just drives the hatred deeper inside him.

I was embarrassed for Yoram. I thought we were the same, but I realized at that moment that were different, crucially: Unlike Yoram, I never hit a Palestinian who wasn’t already hitting me.

But if I was embarrassed for Yoram. for his brutality, for his darkness of mind, he was embarrassed for me, for my stupidity and my softness. I read his face: it said, manyak American, with your stupid American ideas. I had only been in the prison for a month but I had already made for myself a reputation as a yafei nefesh, literally a “beautiful soul”—a bleeding heart.

They want to kill us all, Yoram said.

Beating them will make it worse, I said.

“You can’t beat them enough,” he said.

(snip)

I left Yoram to check on Abu Firas. A medic had cut away some of his hair and his skull was yellow with antiseptic. I stood there watching the stitches go in. Abu Firas said nothing. I was expecting him to say thank you. He didn’t. Instead, he dead-eyed me, until I left.

A few days later, I fell into conversation with one of the leaders of the prisoners. I had become quite relaxed with a number of them. This one prisoner—Capucci … was a particular favorite. At the time, he was the shaweesh, the prisoner representative of his sub-block, but he was also said to be high in the ranks of Fatah. We talked through barbed wire. He already knew what had happened. “Are you a Communist?” Capucci asked. He wasn’t smiling. He was seigneurial, and grave. He had a quiet in him that was most unusual. He was only thirty-five, but the other prisoners spoke to him as an imam speaks to God.

Capucci had heard that I had done something humane for a prisoner. Therefore he suspected I was a Communist. …

I saw a handful of other beatings, and broke them up as well. (I also saw kindness, by the way, but that is not the subject of this post.) I would not cover-up again for a soldier who was committing a crime. I was too angry about this behavior to acquiesce in any form. There were occasions, obviously, in which justifiable force was used—in my own case (referred to elliptically above), I had to defend myself from a Hamasnik who was trying to break my skull with a metal pipe. We flailed at each other and then wrestled on the ground for a bit, until one of my comrades came to the rescue (very deftly, and with a minimum of force, by the way). The prison was a nasty place, and it was not the role of the Palestinians prisoners to make it easy, and it was not the role of the soldiers to run it as a summer camp.
Each time a Palestinian is abused in Israeli custody, it violates the spirit and promise of the country.

On the other hand, I could not believe, at my tender age, that Jews would resort to the use of punitive violence.

It is often said that Israel is judged by a double-standard. This is not true. Often, Israel is judged by a quadruple standard. There is one standard for developing-world countries; a second for Europe; a third, more stringent standard, for the U.S., and a fourth, impossible, standard for Israel. Often, this quadruple standard bothers me, especially when it is deployed by Judeophobes. But the truth is that I judge Israel by a higher standard than I judge other countries, precisely because it is a Jewish country. Jews gave the world the gift of ethical monotheism, and the idea that all people—not just kings—are created in the image of God. Judaism holds that Muhammad Abu Khdeir, and Tariq Khdeir, are created in the image of God, and therefore, to abuse them, to destroy them, is to desecrate God’s name. Each time a Palestinian is abused in custody by Israeli authorities, those who commit the beating are violating the spirit and promise of their country.

Is this a tough standard? Yes. Is it impossible to reach during times of strife, when Israel’s enemies are trying to murder as many Jews as possible? Maybe. But moments like these are tests. And they represent tests worth passing.

Voir par ailleurs:

Ne vous trompez pas: à Gaza, Israël fait tout pour minimiser les pertes civiles

William Saletan

Traduit par Peggy Sastre

Slate
10.07.2014

Et on ne peut pas en dire autant du Hamas.

Selon bon nombre de ses détracteurs, Israël serait en train de massacrer des civils à Gaza. Pour un membre arabe du parlement israélien, son armée «élimine délibérément des familles entières». Pour Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Israël est en train de commettre un «génocide –le meurtre de familles entières». Et selon l’Iran, il s’agit de «massacres contre des Palestiniens sans défense».

De telles accusations sont fausses. Selon les standards de la guerre, les efforts que déploie Israël pour épargner les civils sont exemplaires.

Ce combat n’a pas été décidé par Israël. Selon le Hamas et le Djihad Islamique, les deux organisations terroristes qui contrôlent Gaza, Israël aurait provoqué ces hostilités en arrêtant en Cisjordanie des membres du Hamas. Mais des arrestations sur un territoire ne justifient pas des bombardements aériens sur un autre. Israël ne s’en est pris à Gaza qu’après le tir de plus de 150 roquettes sur son territoire et le refus par les terroristes d’un cessez-le-feu.

Plusieurs images publiées ces derniers jours et censées prouver le carnage des bombes israéliennes sont des faux, empruntés à d’autres guerres. Mercredi après-midi, le bilan humain oscillait entre 30 et 50 personnes, voire davantage, une fourchette dépendant du moment choisi pour marquer le début de ce conflit.

La moindre mort est tragique, et plus les hostilités dureront, plus le bilan s’alourdira. Pour autant, en sachant qu’Israël a lancé plus de 500 raids aériens, vous pouvez en tirer deux conclusions.

La première, c’est que l’armée israélienne est misérablement nulle pour tuer des gens. La seconde, et la plus plausible, c’est qu’elle fait au contraire tout son possible pour ne pas en tuer.

Le ministre israélien de la Défense a admis que ses offensives avaient ciblé des «domiciles de terroristes», mais aussi des «armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commandements, des institutions du Hamas [et] des bâtiments officiels». Les logements étaient ceux de chefs militaires du Hamas. Selon les dires d’un officiel israélien, «au Hamas, le moindre petit commandant de brigade n’a désormais plus de maison où rentrer chez lui».

En termes légaux, Israël justifie ces attaques en affirmant que ces maisons étaient des «centres de commandement terroristes», impliqués dans des tirs de roquette et autres «activités terroristes». Mais si Israël a parfois tenté (et réussi) de tuer des leaders du Hamas dans leurs voitures, son armée a toujours évité de se prendre sans sommation à leurs maisons.

La dernière fois qu’Israël a tiré sur des bâtiments civils à Gaza, voici un an et demi, ses habitants ont été au préalable prévenus par téléphone ou par le parachutage de tracts pour qu’ils quittent les lieux. L’armée israélienne se sert aussi de fusées éclairantes ou de mortiers à faibles charges explosives (la consigne dite du «toquer au toit») pour signaler la survenue de bombardements.

Selon les groupes de défense des droits de l’homme, ces mesures ne déchargent pas Israël de ses responsabilités légales, mais ils les ont néanmoins saluées comme un progrès. Aujourd’hui, Israël affirme appliquer ce même genre de mesures. Et le Hamas, comme d’autres sources palestiniennes, ont confirmé que l’armée israélienne avait en effet prévenu par téléphone les familles vivant dans les maisons bombardées.

Le problème des boucliers humains

Le bilan civil le plus grave –sept morts, selon les informations les plus récentes– est survenu dans le bombardement d’une maison située dans la ville de Khan Younès et appartenant à un leader terroriste. Pour le Hamas, il s’agit d’un «massacre contre des femmes et des enfants». Mais selon des voisins, la famille a été prévenue à la fois par téléphone et par un tir de mortier léger sur le toit.

Selon un membre des services de sécurité israéliens, les forces israéliennes ont attendu que la famille quitte le bâtiment pour tirer leur missile. Il ne comprend pas pourquoi des membres de cette famille, avec visiblement certains de leurs voisins, sont retournés à l’intérieur. Pour des personnes vivant sur place, c’est parce qu’ils ont voulu «former un bouclier humain».

Les boucliers humains sont un problème des plus ardus. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré que le Hamas était responsable des civils tués à Gaza, parce qu’il installait délibérément ses lance-roquettes et autres infrastructures militaires dans des zones résidentielles. C’est une excuse trop générique.

Cette semaine, le bilan humain limité des raids aériens –et les explications fournies par des officiels israéliens sur la minimisation délibérée d’un tel bilan– montre qu’il est possible de détériorer les ressources militaires du Hamas sans tuer des centaines de personnes.

A Khan Younès, le scénario est différent. Le bouclier humain y était volontaire. Mercredi matin, selon le quotidien Haaretz, un officier israélien a insisté sur le fait que si d’autres civils suivaient cet exemple –en répondant aux sommations en montant sur les toits et en formant des boucliers humains– Israël ne retiendrait pas ses missiles.

C’est peut-être du bluff.

Et si le scénario se répète? Si de putatifs martyrs montent sur le toit et qu’Israël a encore le temps de rappeler ses bombes, contrairement à ce qui s’est passé à Khan Younès? Leurs morts relèveront-elles de l’homicide? Du suicide?

Difficile, très difficile à dire. Mais, dans ce conflit, quiconque se préoccupe des civils tués délibérément devrait d’abord se tourner vers le Hamas. Les tirs de roquettes de Gaza vers Israël ont commencé bien avant l’offensive israélienne sur Gaza. Au départ, les roquettes sont une idée du Djihad Islamique. Mais, ces derniers jours, le Hamas ne s’est pas fait prier pour la reprendre, et a revendiqué plusieurs tirs de missiles, tombés entre autres sur Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa.

Voir enfin:

Tandis que les tirs de roquettes du Hamas et les frappes israéliennes sur Gaza s’intensifient, le hashtag #GazaUnderAttack se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Venant du monde entier, la plupart de ces tweets reprennent les mêmes photos choc, représentant des bombardements et des enfants morts ou ensanglantés.

Pourtant, l’un des premiers tweets avec ce hashtag date du 3 juillet, soit quatre jours avant le début des frappes aériennes sur Gaza dans le cadre de l’opération israélienne «Bordure protectrice».

A l’origine de ce message, Tyler Durden alias WasimAhmed89, qui se présente sur son profil comme un fan du Liverpool FC habitant dans la banlieue sud de Londres. Le jeune homme a jugé opportun de prendre position sur la situation dans la bande de Gaza entre deux tweets sur la Coupe du monde, et d’illustrer son message par un montage de photos prises en Syrie, en Irak, à Gaza en 2012, comme l’explique la BBC qui les a identifiées. Le tout a été retweeté dans la foulée, sans plus de précautions, par près de 8000 utilisateurs.

La tendance était lancée. Quatre cent mille tweets ont déjà été publiés en une semaine avec ce hashtag, la plupart illustrés des mêmes six images. Quand on remonte le fil, on s’aperçoit que très peu de leurs auteurs peuvent être assimilés à des fidèles du Hamas ou à des antisionistes. Ils ont des âges et des profils variés, sont originaires de toutes les parties du globe et ils se sentent poussés par une volonté d’alerte citoyenne. Certains d’entre eux se targuant de montrer au monde ce que les médias refusent de montrer.

«C’est Gaza en ce moment»

C’est le cas d’une jeune fille de 16 ans qui a tweeté une photo de Gaza en flammes datant de novembre 2012 avec pour légende : «C’est Gaza en ce moment. Comme d’habitude, ce ne sera pas montré dans les journaux.» Interrogée par la BBC, elle raconte qu’elle ne savait pas que cette photo était ancienne mais que, de toute façon, «lorsqu’une bombe explose c’est toujours plus ou moins à cela que ça ressemble».

Ce n’est pas la première fois que ce genre de désinformation frappe Internet. Le conflit syrien, les troubles en Irak ou encore la mort de Ben Laden ont déjà donné lieu à la circulation massive de photographies détournées sur le Net.

27 commentaires pour Gaza: Désormais, c’est seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence (Where, O death, is your victory? : The strange logic of today’s wars)

  1. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    French Jewry’s Moment of Truth
    Michel Gurfinkiel
    Commentary
    07.15.2014

    On July 13, Bernard Abouaf, a French Jewish journalist, posted on his Facebook wall: “I just passed through one of the truest moments in my life.” A bit earlier, he had been an eyewitness to a pogrom attempt.

    About one hundred Muslim thugs had gathered in front of the Don Isaac Abravanel synagogue in Central Paris, a few blocks away from Place de la Bastille (Bastille Circle), and threatened to storm it. Two to three hundred worshipers, who had gathered for a pro-Israel religious service, were locked inside. There were five police officers to protect them–and two dozen Jewish youths trained in martial arts who were members of the Jewish community sponsored Security Organization or of the more militant Jewish Defense League.

    For Abouaf, whose family is of Tunisian Jewish descent, the whole scene looked like a reenactment of the storming and torching of the Great Synagogue in Tunis during the Six-Day War in 1967: a traumatic event that accelerated the flight of Tunisian Jews to France or to Israel.

    “What I have seen today,” he remarked, “is Arab hatred against Jews. Pure hatred. Right in the middle of Paris. Don’t try to ‘explain’ or ‘understand’, it was hatred, period.” Irving Kristol famously said that a neoconservative was a liberal mugged by reality. Something similar was befalling Abouaf. This was the “truth” he was so eager to share.

    The Don Isaac Abravanel synagogue was not stormed. Its bunker-like shape (it was built in 1962) and its strong, straight, iron gates were probably helpful. Even more effective were the young Jewish defenders, who did not shy away from confronting the Muslim rioters. Older Jewish men and women, some in their late forties or early fifties, fought back as well. “The whole thing looked like street guerilla,” one witness said. At least two of the synagogue’s defenders–including a young Chabad chassid–were severely wounded and rushed to a nearby hospital.
    The prime minister (and former interior minister) of France Manuel Valls called Serge Benhaim, the synagogue chairman, on his cell phone to assure him that more police forces, including CRS (anti-riot units) would soon be dispatched. It took some time before his orders were implemented; once deployed, even the heavily equipped CRS had to engage into hard fighting and some of them were wounded. Eventually, the worshipers were not just evacuated from the synagogue but escorted away to safer streets or a Metro station: “I will not forget the fear in their eyes as they went out,” wrote Abouaf. This time, it was not just the Tunis pogrom he had in mind, but “scenes of the Holocaust itself.”

    Similar incidents occurred all over Greater Paris and France at about the same time. The morning before –that is to say, on the Sabbath–a Molotov cocktail was thrown into a synagogue at Aulnay-sous-Bois, a Parisian suburb. At Asnieres, another suburb, the police said a Muslim mob of 300 gathered in front of the synagogue and shouted anti-Israel slogans for about half an hour. Smaller group of Muslim mobsters attempted to get into the Belleville synagogue, in northeastern Paris, and into the Tournelles synagogue, in the Marais district.

    No less horrid were the many pro-Palestinian rallies, in Paris, Marseilles, Lille, Bordeaux, and other cities, complete with Palestinian and ISIS flags and proudly displayed fake Fajr rockets. The demonstrators –almost all of them of North African or Subsaharan African origin–shouted explicitly anti-Semitic slogans, notably “Itbah al-Yahud!” (Slaughter the Jews, in Arabic.) Any time they would spot Jewish-owned shops or professional offices they would cover the doors or windows with stickers urging, “to boycott the racist State of Israel.” On Sunday, several thousands pro-Palestinian and pro-jihadist demonstrators marched for miles across the city, from the heavily Muslim Barbes neighborhood to places with large Jewish populations and many synagogues like the Bastille area. The mobsters that attacked the Don Isaac Abravanel synagogue were some of them.

    “We reached a new and very ominous stage in the deterioration of Jewish life in France,” remarked Joel Mergui, the chairman of Consistoire, the National Union of French Synagogues. Sammy Ghozlan, a former police commissioner and the head of BNVCA, an anti-Semitism monitoring organization, observed even more bluntly: “This is going to be a turning point for most French Jews. More people will move to Israel or other places. People who never considered such options are changing their mind. There is a widespread sense of betrayal or of an impending catastrophe.”

    One level of betrayal is what Claude Barouch, one of the leaders of the French Union of Jewish Professionals (UPJF), called “a global media failure.” Indeed, according to Jean Szlamowicz, professor of English literature at the Paris Sorbonne University, many media, from Agence France-Presse (AFP)–the basic news source for French-language media all over the world–to national newspapers or radio or TV channels, either ignored or downplayed the current anti-Jewish violence or even more perversely allowed pro-Palestinian demonstrators to make their point in a seemingly reasonable way.

    But then, AFP and many radio or TV media are state-owned; and even private radio and a government appointed body, the Audiovisual Media Higher Authority, supervises TV media. So much so that the main issue may be in fact the political class and the government. François Hollande, the French president, observed on July 14–Bastille Day–that “Middle Eastern conflicts should not be imported to France.” François d’Orcival, a noted columnist, rightly retorted that they have already been imported. And one may actually wonder whether the French government, either for cynical electoral reasons (the Muslim vote is growing) or just out of weakness and fear, is willing to do something about it.

    There is a deadly logic in such matters. Governments that do not set the rules and do not enforce them whatever the cost are likely to disintegrate as governments. In Lille, the local préfet (government commissioner) authorized a mass pro-Palestinian and pro-jihadist demonstration on July 13. Muslim activists then planned for a second demonstration on July 14–which the préfet forbade. It took place anyhow.

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  2. jcdurbant dit :

    Voir encore:

    lundi 14 juillet 2014
    Des « Blacks, Blancs, Beurs » antisémites attaquent les Juifs à Paris

    En marge de manifestations haineuses de la « rue arabe » hostile à l’opération israélienne défensive « Protective Edge » (Bordure protectrice), les synagogues de Belleville, de la rue de la Roquette (75011) et des Tournelles à Paris ont été visées les 12 et 13 juillet 2014 par des attaques violentes de « Blacks, Blancs, Beurs », portant souvent des keffiehs, dissimulant leur visage par des capuches, armés de projectiles, de battes de base-ball et parfois de hache, brandissant des drapeaux palestiniens, et scandant « Allah Aqbar » (Allah est le plus grand) ainsi que « Mort aux Juifs ». Services policiers déficients, autorités politiques cyniques, silence médiatique, protection communautaire insuffisante, mutisme des dirigeants islamiques, défense des fidèles Juifs dans les synagogues essentiellement par la Ligue de défense juive (LDJ) et le Bétar ainsi que le Service de protection de la communauté juive (SPCJ)… De nouveau, comme lors de l’Opération Plomb durci contre le Hamas (2008-2009), les Français Juifs sont la cible de pogroms dans l’indifférence générale.

    Daniel Greenfield quoted in American English part of my article in FrontPage Magazine.

    Près de la synagogue Don Isaac Abravanel de la rue de la Roquette, « le cordon de police a été lamentable – cinq policiers ! -, et les renforts policiers tardifs : ils sont arrivés 10-15 minutes après le début de l’attaque. Si nous n’avions pas été là, il y aurait eu un carnage ce dimanche. C’est très grave », me confie un membre de la Ligue de Défense Juive (LDJ).

    Une guérilla urbaine antisémite
    Ce dimanche 13 juillet 2014 après-midi, la synagogue de la rue de la Roquette a accueilli environ 150 fidèles Juifs venus exprimer leur soutien à Israël attaqué par le Hamas. Au programme : la lecture de téhilim (psaumes), des prières pour la paix en Israël et pour la république française rythmée par le son du chofar (corne de bélier), et en présence notamment du grand rabbin de Paris Michel Guggenheim.

    Ce militant de la LDJ décrit l’attaque antisémite contre ce lieu de culte familier des Judéo-espagnols : « La police n’avait pas installé de barrières de sécurité rue de la Roquette, qui n’était donc pas sécurisée. Il y avait cinq-six policiers près de la synagogue, dix personnes du SPCJ (Service de protection de la communauté juive) et une dame du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme). De la Bastille et de Voltaire, quatre-vingts à cent manifestants, alertés par des éclaireurs leur ayant dit « Les Juifs sont là », se sont dirigés vers la rue de la Roquette. Ils étaient munis de projectiles – bouteilles en verre, les objets dans les poubelles, des sortes de bombes artisanales, etc. – qu’ils lançaient contre nous, de fumigènes, armés de battes de base ball ou métalliques, et même d’une hache. A 20-30 mètres de la synagogue de la rue de la Roquette, ils criaient : « Allah Aqbar », « Égorgez les Juifs », et des slogans en arabe. Certains portaient le keffieh. C’était des Arabes, des Noirs, des Blancs aussi, des skinheads. Des racailles qui étaient venus en découdre avec les Juifs, comme pour dire à Israël : « Vous tuez des Palestiniens à Gaza. Les Juifs ne sont pas en sécurité en France. On va en tuer. Cela va calmer Israël ». Ils avaient la rage en eux. C’était de la haine. C’était monstrueux ».

    « J’avais eu des contacts avec la préfecture de police de Paris qui m’avait informé de Tweets opposés à notre réunion. La préfecture m’a assuré que la manifestation serait très bien encadrée, et que nous ne risquions rien », se souvient Serge Benhaïm, président de la communauté consistoriale dynamique de la Roquette, sur Judaïques FM, le 14 juillet 2014. Et de poursuivre : « Il y a eu des échauffourées entre les forces de l’ordre et des manifestants. Des manifestants se sont engouffrés rue de la Roquette avec des armes froides, des machettes, des tessons de verre. Les forces de l’ordre ne s’attendaient pas à un mouvement aussi fort et rapide rue de la Roquette. On a fermé la synagogue. Le réflexe a été que le bloc de la LDJ montent à la rencontre des manifestants, à 187 mètres de la synagogue selon la mesure effectuée ce matin par la police. Ce qui a bloqué la montée des manifestants, et a laissé le temps à la police de s’interposer entre les deux groupes. De l’intérieur de la synagogue, on entendait des cris, des bruits de pétards. Les fidèles étaient angoissés. C’étaient des gens bien élevés. Pour les rassurer, on leur a fait écouter de la musique, on leur a offert des gâteaux. Les responsables communautaires, dont Joel Mergui, président des Consistoires israélites de Paris et de France, ont pris la parole », .

    Et ce militant de la LDJ d’ajouter : « Nous avions pressenti le problème avec l’attaque contre la synagogue de Belleville samedi – les agresseurs avaient crié « Mort aux Juifs », « Égorgez les Juifs » -, et on savait qu’un défilé contre Israël partirait de Barbès à la Bastille. Nous étions 60 de la LDJ, avec quelques jeunes du Bétar. Nous avions nos poings et notre courage. Les agresseurs nous ont chargés à quatre reprises. Comme dans l’Intifada : les assaillants nous ont caillassés. Les deux premières charges, on a tenu. C’était une bataille rangée. A la troisième charge, on a reculé. Des jeunes Juifs ont été sévèrement frappés à la tête, aux yeux… Ils ont saigné. Joël Mergui et Gil Taieb, vice-président du CRIF, sont arrivés à la fin, et ont pu porter secours aux Juifs blessés. Dix à quinze CRS sont restés autour de la synagogue. Mais les agresseurs nous attendaient dans les rues avoisinantes avec des couteaux ».

    Bilan : deux jeunes Juifs et quatre policiers français blessés, neuf individus interpellés par la police. Près de 150 fidèles Juifs attendant pendant plus d’une demi-heure l’arrivée de la police et plusieurs heures à l’intérieur de la synagogue de la rue de la Roquette.

    « Notre communauté est traumatisée, en état de choc. Ce matin, beaucoup ne sont pas venus à l’office de prières, et nous ont téléphoné », a déclaré Serge Benhaïm, sur Judaïques FM, le 14 juillet 2014.

    Le 14 juillet 2014, sur Radio Shalom, le témoignage de Judith, mère de famille qui se trouvait dans cette synagogue lors de l’attaque, est émouvant : « C’est affreux ce qu’on a vécu hier. On a été bloqué dans la synagogue pendant quatre heures parce qu’il y avait des propalestiniens qui voulaient y entrer. Nos jeunes sont sortis de la synagogue pour nous défendre. Ils ont repoussé les manifestants sur les côtés pour leur éviter de pénétrer dans la synagogue. C’était une guerre dehors. On entendait les cris, des bruits de bouteilles, des slogans, dehors. On était tous un peu paniqué. On essayait de ne pas le montrer à cause des enfants en pleurs. On a essayé de protéger les enfants comme on pouvait. On a continué à chanter la Hatikvah [hymne national israélien, Nda], les téhilim et les prières pour Israël et Tsahal. Avec l’arrivée des cars de CRS, cela s’est calmé. Bravo pour les dirigeants communautaires, dont Joël Mergui qui est resté très tard ! On a pu sortir de la synagogue vers 21 h pour rentrer chez nous… Je ne suis pas sortie tout au long de cette journée du 14 juillet. Je suis restée chez moi avec ma famille ».

    « Le SPCJ et la LDJ ont sécurisé le Marais jusqu’en soirée. Dimanche soir, un membre du SPCJ a reçu un appel téléphonique l’alertant sur un groupe qui déambulait rue Manin, une rue éloignée du Marais », a déclaré le journaliste Bernard Abouaf, le 14 juillet 2014, sur Radio Shalom.

    « Rien à signaler » médiatique
    Occultée par les http://www.veroniquechemla.info/2013/10/rue-des-rosiers-le-marais-juif-1974.htmlmainstreams medias – JT de TF1 à 20 h présenté par Claire Chazal, etc. -, révélée par Radio Shalom en fin d’après-midi, cette guerre antisémite déclarée était relatée en direct sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Twitter, par des Internautes postant des photos et des vidéos effrayantes, et décrivant avec effroi les violences et les slogans de cette « France Black Blancs Beurs » cimentée par l’antisémitisme et la peur des 150 fidèles réunis à la synagogue de la Roquette. Sur place, Bernard Abouaf informe à la fois par de brèves interventions sur Radio Shalom et sur son mur Facebook.

    RAS (Rien à signaler). C’est l’impression donnée par la dépêche de l’AFP (Agence France Presse) sur cette manifestation à Paris, et par l’ensemble des médias, notamment par RCJ (Radio de la communauté juive) soutenue par le FSJU (Fonds social juif unifié), dans son bulletin matinal du 14 juillet 2014. Et quand finalement des médias, dont le JT de 20 h de France 2, évoquent des sinon des « échauffourées », ils cèlent les slogans antisémites, la volonté des assaillants d’attaquer des Juifs en position défensive, les drapeaux algériens ou djihadistes des manifestants, etc. Volonté de ne pas effrayer les Juifs, de ne pas détourner l’attention à quelques heures de la finale de la Coupe du monde de football et de donner l’image d’une France « apaisée » souhaitée par le Président François Hollande, et ce, à la veille des célébrations du 14 juillet ? Indifférence ? Banalisation d’une violence récurrente secouant périodiquement la France et venant des mêmes « jeunes de banlieue » ? Hiérarchisation aberrante des informations ? Signes du mépris à l’égard des Juifs ?

    L’une des photographies les plus graves occultées a été publiée par Marianne en illustration de l’article de Frédéric Ploquin du 14 juillet 2014 : elle montre une dizaine de manifestants Black Blancs Beurs, dont certains arborant un keffieh ou des cagoules, debout devant une fusée en position horizontale, et faisant le geste de la quenelle créée par Dieudonné.

    Etait-ce une manifestation parisienne contre l’opération israélienne défensive Bordure protectrice ? On peut en douter. « Est-ce que vous reconnaîtrez Israël ?», crie et crie encore, dans son micro, à l’adresse de ces jeunes, un membre du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004. « Non ! », répondent à plusieurs reprises ceux-ci avec force. Ce Collectif opérait dans la manif aux côtés de Frères musulmans et faisait entonner des « Allahou akbar » à une partie de la foule », relate Antoine Menusier dans Causeur. Et des manifestants appelaient au boycott d’Israël…

    « Durant le week-end, des manifestations similaires ont été organisées dans plusieurs grandes villes. Selon la police, ils étaient 2 300 à Lille, 1 200 à Marseille et autour de 400 à Bordeaux. Aucun incident n’a été signalé », conclut Frédéric Ploquin.

    Pourtant à Lille, des manifestants ont brandi une banderole sur laquelle figuraient des croix gammées.

    Et, après la manifestation anti-israélienne qui avait réuni 500 à 800 individus, le soir du 11 juillet 2014, le député Eric Ciotti et le maire de Nice Christian Estrosi ont mis en garde contre « des dérapages violents ou insultes à caractère raciste et antisémite ». Le 14 juillet 2014 au matin, Christian Estrosi a écrit au préfet afin que celui-ci empêche la manifestation pro-palestinienne qui devait se tenir ce même jour à Nice car « des rumeurs évoquent même des perturbations lors du traditionnel défilé que nous organisons ». Et d’ajouter : « Depuis plusieurs jours, des manifestations liées au conflit du Proche-Orient se déroulent à Nice. En plus de ne pas être déclarées, certains membres de ces manifestations pro-palestiniennes bloquent souvent des axes stratégiques de la Ville comme la Place Massena, la Promenade des Anglais ou les abords de l’Hôtel de Ville et scandent des slogans inacceptables tels « Israël assassin » ou « Nous sommes tous des Mohamed Merah ». Bien qu’interdite par la préfecture pour risques de troubles à l’ordre public, cette manifestation a réuni ce 14 juillet 2014 environ 350 individus dans le centre de Nice. Leurs slogans : « Israël assassin, Hollande complice », « Gaza, Gaza, on est tous avec toi », « Vive le Hamas ». « Une équipe de France Télévision présente a été prise à partie tandis que les CRS ont usé de gaz lacrymogène pour disperser la foule ». A Avignon, un rassemblement similaire a attiré 200 manifestants.

    En outre, à Lyon, le « défilé, dont le nombre de participants fait l’objet d’une estimation très proche de la police et des organisateurs (5500 et 6000 personnes), a été filmé presque de bout en bout lors de son arrivée sur la place Bellecour : les personnes – comment dire ?- ne pouvant exciper d’une ascendance sud-méditerranéenne sont en nombre infime, malgré la liste impressionnante des organisations militantes non communautaristes qui avaient appelé à participer à cette manifestation. On pourra noter aussi la présence de femmes revêtues du niqab, défiant la loi interdisant cet accoutrement dans l’espace public. À Toulouse, la manif s’est dispersée aux cris de Allahou akbar, et de très nombreuses oriflammes du Hamas et du Hezbollah étaient agitées », écrit le journaliste Luc Rosenzweig dans Causeur le 14 juillet 2014. Le Hamas est pourtant considéré comme un mouvement terroriste par la France…

    « Un drapeau français ? Mais pour quoi faire ? Je ne me sens pas français », confiait un jeune manifestant se présentant comme marocain cité par Antoine Menusier dans Causeur. Que ces manifestants aient défilé sans aucun drapeau français, mais avec les oriflammes palestiniens; de leurs pays d’origine (Algérie, Tunisie, Maroc, etc.) et de pays musulmans en guerre (Iraq, Syrie) révèle que la « France multiculturelle » relève largement du mythe. Ou plutôt que la « France Black Blancs Beurs » est cimentée non par l’amour de la France, mais par la haine des Juifs et du judaïsme. Cette « rue arabe » surgit en oumma, non pas affligée par les chaos arabes – implosions de la Libye et de la Syrie, persécutions et exode des chrétiens, etc. – mais scandalisée que des Juifs ne soient plus, ne se comportent plus en dhimmis, ni en Israël ni en diaspora.

    Amalgames, minorations et cynisme politiques
    « Quand les synagogues se comportent comme les ambassades il n’est pas étonnant qu’elles subissent les mêmes attaques qu’une ambassade », a twitté Pierre Minnaert, délégué d’Europe Ecologie les Verts auprès du Parti Vert européen , le 12 juillet 2014 au soir. Bien que réprouvé vertement par ses collègues, notamment par le député Christophe Cavard, il persiste et signe : « Je ne vois pas comment on peut lutter contre la dérive antisémite de jeunes de banlieue quand les synagogues soutiennent Israël ».

    Bref, c’est encore et toujours la faute des Juifs ! Des Juifs français sommés de se désolidariser d’Israël à peine de subir l’antisémite des jeunes de banlieue. Et même lorsqu’ils excluent de défiler dans Paris et abandonnent les artères de la capitale à la « rue arabe » et à ses alliés antisémites, même lorsqu’ils se réunissent dans une synagogue, ils sont tancés s’ils expriment leur soutien à l’Etat Juif ! C’est le périmètre des libertés des Juifs qui est réduit de facto. Et ce, depuis l’Intifada II.

    Dans la soirée du 13 juillet 2014, le Premier ministre socialiste Manuel Valls a condamné « avec la plus grande fermeté les violences qui ont eu lieu [aux abords] des synagogues de la rue des Tournelles et de la rue de la Roquette, respectivement dans les 4e et 11e arrondissements de Paris. De tels actes qui visent des lieux de culte sont inadmissibles. Ils sont d’une extrême gravité et trouveront toujours face à eux une réponse déterminée de la part des pouvoirs publics. Grâce à l’intervention des forces de l’ordre, la situation a pu être rapidement maîtrisée. La France ne tolérera jamais que l’on essaie par la violence des mots ou des actes d’importer sur son sol le conflit israélo-palestinien ». Que d’euphémismes pour éviter de désigner les coupables et dénommer la réalité ! Lamentable et insuffisant. D’autant que Manuel Valls avait été alerté.

    Le 13 juillet 2014, le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) « s’attendait à ce que des agressions contre les personnes et les biens de la communauté juive allaient être commises, comme c’est à chaque fois le cas lorsqu’il y a des turbulences au Moyen-Orient, notamment lorsque l’Etat d’Israël exerce son droit naturel de légitime défense, contre les terroristes islamo-palestiniens du Hamas de Gaza et du Liban qui bombardent la population civile israélienne. Pour le BNVCA, la sécurité des citoyens est du domaine exclusif de l’Etat qui doit prendre des mesures préventives de tous ordres ». Le BNVCA avait rappelé « que l’antisionisme et la propagande propalestinienne sont la source de l’antisémitisme depuis 14 ans. Le Président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le Président de l’Assemblée nationale l’ont confirmé. Le BNVCA demande que les mosquées salafistes du département de Seine-Saint-Denis qui font des prêches antisionistes soient fermées et leurs responsables sanctionnés. Le Hamas est une organisation terroriste qui commet des crimes de guerre en utilisant sa population comme bouclier, et des crimes contre l’humanité en bombardant les populations civiles d’Israël. Le BNVCA demande au Ministre de l’Intérieur de ne pas autoriser les manifestations organisées en France par ceux qui soutiennent les terroristes. Il demande au Préfet de Police d’interdire la manifestation prévue à Paris dimanche 13 juillet à Barbès qui va certainement comme d’habitude provoquer des troubles graves. Il a reçu un grand nombre de témoignages rapportant que dans les manifestions qui se sont déroulées à Paris ce samedi 12 juillet, des cris de « Mort aux Juifs » ont été scandés en français et en arabe. Le BNVCA demande aux médias de veiller à ce que leurs reportages soient sans parti pris, sans état d’âme, en veillant scrupuleusement à ne pas se faire le relais de la propagande mensongère palestinienne. Pour le BNVCA si ces mesures préventives ne sont pas observées l’antisémitisme va exploser ».

    Attaques contre les synagogues d’Aulnay-sous-Bois (11-12 juillet 2014), de Belleville (12 juillet 2014), de la rue des Tournelles (75004) et de la rue de la Roquette historiquement liée aux Judéo-espagnols (13 juillet 2014) à Paris – des synagogues du Paris populaire, historique Juif -… Rien de neuf. Le 22 mars 2003, des manifestants arabes, sortant d’un défilé boulevard Beaumarchais contre une intervention militaire internationale contre l’Iraq de Saddam Hussein, se sont approchés du Cercle Bernard Lazare, rue Saint-Claude (75003) à Paris en s’enquérant : « Y’a des Juifs là-bas ? » Ils ont tabassé deux membres du mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatzaïr. Lors de l’opération Plomb durci (décembre 2008-janvier 2009), des haineux manifestant contre Israël se sont dirigés vers des synagogues pour « casser du Juif ». Cette tentative de pogrom le 13 juillet 2014 n’était-elle donc pas évitable ? Pourquoi le ministère de l’Intérieur chargé des Cultes et la préfecture de police de Paris n’ont-ils pas adopté les mesures préventives adéquates en 2014 ? Comment des dirigeants français combattant les islamistes au Mali ont-ils toléré des manifestants brandissent des drapeaux de mouvements djihadistes dans la capitale française ?

    Recevant le 11 juin 2014 une délégation menée par le Centre Simon Wiesenthal (CSW), le Président François Hollande a déclaré : « Nous aimerions être un exemple mondial dans la lutte contre l’antisémitisme ». Pourquoi le Président Hollande ne réagit-il pas aux slogans antisémites – « A mort les Juifs ! On va vous cramer » – et racistes – « Sales blancs », et refuse-t-il de faire du combat contre l’antisémitisme une cause nationale comme le demande le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) ? Quel est le sens des exhortations des dirigeants français Juifs appelant la France à assurer sa mission régalienne de maintien de l’ordre public quand les dispositifs policiers ont révélé leur extrême faiblesse ?

    Quid de la société française ? Comment peut-elle réagir quand Le Figaro reprend une dépêche de l’AFP du 15 juillet 2014 évoque des « incidents survenus dimanche devant deux synagogues parisiennes » et ajoute : « Dimanche en fin d’après-midi, après une marche pro-palestinienne en écho au conflit entre Israël et le Hamas, certains manifestants se sont rendus à proximité de deux synagogues parisiennes, rue de la Roquette et rue des Tournelles ». C’est pire qu’une série de litotes. La vérité est occultée sciemment par l’AFP.

    En plein mois du Ramadan, le Hamas a revendiqué des tirs de roquettes contre Jérusalem, et ses sympathisants défilent notamment à Paris en criant « Mort aux Juifs » et attaquent des Français Juifs en hurlant « Allah Aqbar ». Dans un communiqué du 15 juillet 2014, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP) et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) créé à l’initiative de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, a appelé « l’opinion musulmane » au calme et a demandé le « respect des lieux de culte sans exception ». Il a « recommandé fermement le respect des lieux de culte sans exception », et a condamné « de tels débordements », qui « ne doivent pas perturber la vie des Français, quelle que soit leur confession. L’opinion musulmane sensible aujourd’hui à ce conflit doit garder son calme et œuvrer pour la paix en ce mois béni de ramadan. L’escalade de la violence a déjà causé de très nombreuses victimes et nous faisons appel à toutes les autorités nationales et internationales pour mettre un terme à ces violences ». Il organisera une « prière de l’absent » le vendredi 18 juillet 2014 pour les victimes et a invité « toutes les mosquées à faire de même ». Quid des autres responsables de la communauté musulmane ? Silence.

    Les fomenteurs du pogrom bénéficient de la chappe médiatique et politique. Mais cela ne suffit pas à certains musulmans. Il leur faut imposer leur « vérité », ne pas ternir l’image de The Cause palestinienne. Des Internautes tentent vainement de nier tout lien entre les manifestants propalestiniens et cet assaut antisémite aux cris d' »Allah Aqbar » visant les Juifs et la synagogue rue de la Roquette, voire de présenter les assaillants comme des victimes. Curieusement, ils éludent les cris « Mort aux Juifs » scandés lors de la manifestation, les drapeaux de mouvements djihadistes, etc. etc. etc. Le 14 juillet 2014, le site Internet Islam&info a désigné le « méchant » : la LDJ. Ses « preuves » sur « ce qui s’est réellement passé » : des Tweets de membres de la LDJ narguant les « Palos » ou « anti-israéliens », ainsi qu’une vidéo supposée prouver la « culpabilité de la LDJ ». Que voit-on dans cette vidéo de 5’50 », sans mention d’heure, et avec des moments flous ? Des jeunes avançent le long d’une rue parisienne au sol glissant, brandissent des chaises, pieds et dessus de tables pris sur les terrasses de cafés et utilisés comme projectiles ou boucliers, voire pour intimider, constituent une barricade de poubelles, puis ils refluent derrière une dizaine de CRS, et ceux-ci s’interposent en formant un cordon humain barrant la rue et imposent une distance entre les deux groupes. Questions : que faisaient ces manifestants qui « stagnaient encore à proximité de la synagogue rue de la Roquette » selon Islam&info ? Curieusement, des manifestants pro-palestiniens agressifs se retrouvent, les 13 et 14 juillet 2014, près de synagogues à Belleville, puis rue des Tournelles et enfin rue de la Roquette. Toujours des hasards ou des malentendus ? Pourquoi les CRS ont-ils laissé ces scènes de bataille rangée se dérouler rue de la Roquette ? Quel carnage, notamment sur le mobilier des cafetiers de cette rue !

    Soudainement, à partir du 15 juillet 2014, plusieurs médias nationaux publient des articles, non pas sur les slogans scandaleux proférés lors de cette manifestation, mais sur « les affrontements rue de la Roquette » selon le titre de Metronews. Un terme volontairement neutre. Le Nouvel Observateur a repris la vidéo et le titre Islam&info, considéré que la manifestation s’est déroulée sans incident, et résumé en légende d’une capture d’écran : « Les affrontements devant la synagogue de la rue de la Roquette dimanche 13 juillet ont été filmés. Et montrent des responsabilités partagées ». Bref, victimes et assaillants sont mis sur le même plan !?

    Le 14 juillet 2014, Le CRIF a dénoncé « l’attaque violente des synagogues de la rue de la Roquette et de la rue des Tournelles qui a eu lieu dimanche 13 juillet à l’issue de la manifestation pro-palestinienne en faveur du Hamas. Ces synagogues ont été prises d’assaut par des groupes nombreux et haineux proférant des slogans antisémites. Ces débordements ne sont pas tolérables, ils mettent en péril la sécurité voire même la vie des juifs de France. Le CRIF demande aux autorités françaises un très important renforcement de la sécurité des lieux communautaires, l’interdiction des manifestations, de rassemblements ostensiblement violents et radicaux qui représentent un trouble à l’ordre public, dont notamment celui qui doit avoir lieusamedi prochain à Paris. Le CRIF demande la dissolution des groupes qui ont appelé à l’agression de juifs et une sévérité exemplaire envers les auteurs des exactions commises. Le CRIF estime que la situation se dégrade dangereusement, le pire aurait pu arriver. De tels événements peuvent à nouveau se reproduire dès demain. Des mesures fortes et exemplaires doivent être prises dans les plus brefs délais pour mettre fin à cette sauvagerie antisémite ».

    Interviewé sur Judaïques FM, Sammy Ghozlan, président du BNVCA, a loué les forces de l’ordre qui ont barré la rue des Tournelles afin d’empêcher les émeutiers d’attaquer la synagogue où était célébré un mariage. A Belleville, les attaquants ont crié « Mort aux Juifs », « Israël, casse-toi, la Palestine n’est pas à toi », et les « CRS ont fait évacuer les manifestants ». Sammy Ghozlan a estimé « inadmissible que cette manifestation ait pu être organisée et autorisée. J’avais prévenu le cabinet du préfet de police de Paris et le ministre de l’Intérieur, car il y a toujours des dérapages induits par ce genre de manifestations. Ces manifestants ne défilent pas pour les 200 000 victimes de Syrie ou les étudiants israéliens assassinés. Ils veulent terroriser la communauté Juive et l’empêcher de vivre. Ils veulent montrer que l’islamisme, l’islam est fort en France. Ils se renforcent et se regroupent. Les Juifs sont un clignotant » révélant les dangers. Sammy Ghozlan a exhorté à l’interdiction de la manifestation similaire prévue le 19 juillet 2014.

    Lors de sa traditionnelle interview du 14 juillet, le Président Hollande a manqué de fermeté et de netteté dans ses propos : « Je ne veux pas qu’il y ait des conséquences possibles en France. Le conflit israélo-palestinienne ne peut pas s’importer ». Favorable à la liberté d’expression, il a précisé : « Il ne peut pas y avoir de dérives et de débordements, d’intrusion ou de volonté d’intrusion dans des lieux de culte, que ce soient des synagogues comme cela s’est passé hier, mais je dirais la même chose pour des mosquées, des églises, des temples ». Le Président a minoré, et surtout dénaturé les faits : les assaillants ne voulaient pas seulement entrer dans la synagogue, mais surtout y perpétrer un pogrom antisémite. Quelles mosquées ont fait l’objet d’attaques similaires en France ? Aucune. Qu’a dit le Président quand les Femen sont entrées à Notre-Dame ? Quant à la France, elle « veut un Etat palestinien à côté d’Israël ».

    Lors de sa réunion avec les dirigeants communautaires le 14 juillet 2014 vers 15 h, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé aux préfets d’interdire, « en tenant compte des circonstances locales », les manifestations « en cas de risque avéré de troubler l’ordre public ». Pourquoi ne l’avait-il pas fait auparavant ? Le préfet du Nord a interdit la « manifestation de soutien à la Palestine » prévue le 14 juillet 2014 « dans le centre de Lille, en raison de sa concomitance avec les cérémonies du 14 juillet ». Sinon, il l’aurait autorisée ?

    De nouveau, comme au début de l’Intifada II, les mêmes politiciens socialistes occultent et minorent les agressions antisémites qualifiées de « violences » : Manuel Valls était chargé de la communication et de la presse au cabinet du gouvernement du socialiste Lionel Jospin de 1997 à 2002, et François Hollande était premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008.

    Rares sont ceux ayant qualifié de manière adéquate ce pogrom. Citons Christine Tasin de Résistance républicaine : « Le djihad et la haine des juifs, c’est en France. Ils ont défilé aux cris de « Israël assassin » et de « Mort aux juifs » pour finir par attaquer la synagogue au cocktail Molotov. Le gouvernement persistera-t-il à dire que l’islam n’a rien à voir avec l’antisémitisme ? Ce soir nous sommes avec tous les juifs de France et du monde, menacés partout à nouveau. L’horreur absolue ».

    Un antisémitisme impuni ?
    Il sera facile pour la police de repérer les assaillants tant les photographies et vidéos postées sur les réseaux sociaux, blogs, etc. sont nombreuses.

    Les quelques agresseurs interpellés par la police seront-ils jugés et condamnés ? Et pour quels griefs ? Vandalisme ? Incitations à la haine antisémite ? Qui va porter plainte ? Et contre qui ? Les organisateurs ? Pas responsables, « savaient pas », « ont pas vu »… Qui pourra prouver que les jeunes Juifs ont été tabassés par tel ou tel prévenu encagoulé ?

    Et puis, la loi pénale française est d’interprétation stricte, des magistrats laxistes, les autorités politiques et les médias ont tant évité de dénoncer ce pogrom aux cris de « Mort aux Juifs » et d' »Allah Aqbar » qui est aussi le cri du djihad…

    Qui jugerait les prévenus et condamnerait les coupables à l’approche d’élections locales ou nationales que le Parti socialiste craint de perdre en s’aliénant le « vote halal » qui l’a porté au pouvoir en 2012 ? Un Parti socialiste qui n’a même pas sanctionné Ahmed Chekhab, adjoint au maire socialiste de Vaulx-en-Velin, qui, le 30 mai 2014, a déclaré : « Tu me parlais des sionistes. Tu veux Zittoun ? Tu veux un juif ? Tu veux Zittoun ? Tu veux ça toi ? C’est ça que t’aime ! T’aimes pas quand les gens qui te ressemblent sont en place et veulent t’aider. Tu préfères un enculé qui te nique bien. C’est ça ce que tu veux. Tu préfères Philippe. Tu aimes bien Zittoun ».

    Pour lutter contre cette haine antisémite déchaînée, les Juifs français demeurent seuls. Et leur Service de protection ne pallie pas les carences publiques.

    http://www.veroniquechemla.info/2014/07/des-blacks-blancs-beurs-antisemites.html

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  3. […] que nos chères têtes blondes en profitent pour crier "mort aux juifs" à tous les coins de rue et préférentiellement devant les nouvelles ambassades que sont devenues […]

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