Droits de l’homme: Contre la dictature du vêtement, salopes de tous les pays unissez vous ! (Why can we be arrested for being naked in the street ? NY erotic photographer turns human rights activist)

http://blogs.elpais.com/.a/6a00d8341bfb1653ef016763d31e46970b-pi
https://i1.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/be/Duchamp_LargeGlass.jpg
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EricaSimoneEricaSimoneArrestIls se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique. Psaumes 22: 18
Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux:Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplît cette parole de l’Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. Jean (19: 23-24)
Dans un entretien (…), Duchamp révèle que cette « mariée » est un concept qui prend sa source dans un stand de fête foraine de province : les jeunes gens devaient envoyer des projectiles sur une représentation de femme en robe de mariée afin de la déshabiller, ses atours ne tenant qu’à un fil. Wikipedia (La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, Marcel Duchamp, 1923)
Le grand verre a été qualifié de machine d’amour, mais c’est en fait une machine de souffrance. Ses compartiments supérieurs et inférieurs sont séparés les uns des autres pour toujours par un horizon désigné comme « habits de la mariée ». La mariée est suspendue, peut-être à une corde, dans une cage isolée, ou crucifiée. Les célibataires restent au-dessous, à gauche avec la seule possibilité d’une masturbation fiévreuse, angoissée. Janis Mink
J’ai résumé L’Étranger, il y a longtemps, par une phrase dont je reconnais qu’elle est très paradoxale : “Dans notre société tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.” Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, où il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. (…) On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant, dans L’Étranger, l’histoire d’un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Il m’est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j’avais essayé de figurer, dans mon personnage, le seul Christ que nous méritions. Camus (préface américaine à L’Etranger)
Le thème du poète maudit né dans une société marchande (…) s’est durci dans un préjugé qui finit par vouloir qu’on ne puisse être un grand artiste que contre la société de son temps, quelle qu’elle soit. Légitime à l’origine quand il affirmait qu’un artiste véritable ne pouvait composer avec le monde de l’argent, le principe est devenu faux lorsqu’on en a tiré qu’un artiste ne pouvait s’affirmer qu’en étant contre toute chose en général. Albert Camus
Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude. Chesterton
Personne ne nous fera croire que l’appareil judiciaire d’un Etat moderne prend réellement pour objet l’extermination des petits bureaucrates qui s’adonnent au café au lait, aux films de Fernandel et aux passades amoureuses avec la secrétaire du patron. René Girard
Il faut se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
La société du spectacle, [selon] Roger Caillois qui analyse la dimension ludique dans la culture (…), c’est la dimension inoffensive de la cérémonie primitive. Autrement dit lorsqu’on est privé du mythe, les paroles sacrées qui donnent aux œuvres pouvoir sur la réalité, le rite se réduit à un ensemble réglés d’actes désormais inefficaces qui aboutissent finalement à un pur jeu, loedos. Il donne un exemple qui est extraordinaire, il dit qu’au fond les gens qui jouent au football aujourd’hui, qui lancent un ballon en l’air ne font que répéter sur un mode ludique, jocus, ou loedos, société du spectacle, les grands mythes anciens de la naissance du soleil dans les sociétés où le sacré avait encore une valeur. (…) Nous vivons sur l’idée de Malraux – l’art, c’est ce qui reste quand la religion a disparu. Jean Clair
Le gros problème des rapports entre les sexes aujourd’hui, c’est qu’il y a des contresens, de la part des hommes en particulier, sur ce que veut dire le vêtement des femmes. Beaucoup d’études consacrées aux affaires de viol ont montré que les hommes voient comme des provocations des attitudes qui sont en fait en conformité avec une mode vestimentaire. Très souvent, les femmes elles-mêmes condamnent les femmes violées au prétexte qu' » elles l’ont bien cherché « .  Pierre Bourdieu
Tout le monde dénonce les normes de silhouette imposées par les médias et elles perdurent étrangement, pourtant certains journalistes des pages société des magazines féminins sont excédés par les dossiers régime sortant systématiquement avant l’été et essaient de s’y opposer. Pourquoi? Les normes obligatoires sont de moins en moins nombreuses, tout est mis en flottement, les gens sont complètement perdus et angoissés et ils n’ont qu’une demande, surtout adressée aux médias: qu’est-ce qui est bien?, qu’est-ce qui est mal? Ou version plus soft: comment font les autres ? La plage est une usine à fabriquer le mot “normal”. C’est celui qui revient le plus fréquemment, jusqu’à la définition d’un beau sein normal. Mais la catégorie la plus intéressante est celle du “trop beau” sein (le mot a été employé), qui dans d’autres contextes a des avantages évidents, mais qui sur la plage, parce qu’il accroche trop le regard, provoque chez la personne qui le possède une moindre liberté de mouvement parce que le regard glisse moins. Cet exemple illustre la fabrication d’une norme par les gens. Ce n’est ni une norme explicite ni une norme obligatoire, on peut en sortir, mais quand on en sort, sur la plage par exemple, on subit le poids des regards. (…) Enlever le haut rend la drague plus difficile. Les hommes doivent montrer qu’ils savent se tenir. Jean-Claude Kauffmann
Nous revendiquons nos atours de filles de joie, notre propension à montrer nos genoux, nos bas résilles et nos oripeaux polissons, car la révolution se fera en talons!  Yagg (collectif de lesbiennes)
I like to wear tops that show my cleavage and show off my ladies. If that makes me a slut, then I’m a slut. Anne Watson (organiser, Australian Sex Party)
I’m proud to be a slut too, it’s all about “inner sexual confidence”.  Katherine Feeney (journaliste)
Aujourd’hui ce que nous faisons c’est SE RÉ-APPROPRIER le mot “salope”. En REPRENANT le mot salope nous lui ENLEVONS SA FORCE. Les gays ont repris le mot ‘queer’, et bravo à eux. Aujourd’hui les femmes et les hommes de Melbourne reprennent à leur compte le mot SALOPE. Leslie Cannold
While I support all efforts to challenge violence against women in all its manifestations – my blog is a witness to the global level of that violence – I hesitate to join the marching ranks. I welcome any confrontation with those who would blame the victim in rape. No woman deserves rape or invites sexual assault. I support the basic intention of the march. But I fear it has become more about the right to be ‘a slut’ than about the right to be free from violence. (…) Is it about mocking and sending up, or owning and embracing? Some organisers and supporters say it’s about reclaiming the word slut, using it as a term of empowerment for women. Some say it’s satire, a send-up, a mockery, about emptying the word of its power by making fun of it. (…) Using slut as the flagship word for this new movement puts women in danger through giving men even more license to think about women in a way that suits them, and not as targets of violence and terrible social discrimination. (…) The men chanting “We Love sluts!” don’t seem to be picking up on any satire. Why would they? Porn culture reinforces the idea that all women are sluts. Slut walks marginalise women and girls who want to protest violence against women but do not want ‘own’ or represent the word ‘slut’. I fear mainstreaming the term even further will increase harassment of women and girls because ‘slut’ will be seen as some kind of compliment. (…) The men who are responding to this message are not getting the irony at all … Men want women to be sluts and now they’re buying in. Gail Dines
As teachers who travel around the country speaking about sexual violence, pornography and feminism, we hear stories from women students who feel intense pressure to be sexually available « on demand ». These students have grown up in a culture in which hypersexualized images of young women are commonplace and where hardcore porn is the major form of sex education for young men. They have been told over and over that in order to be valued in such a culture, they must look and act like sluts, while not being labeled slut because the label has dire consequences including being blamed for rape, depression, anxiety, eating disorders, and self-mutilation. Gail Dines and Wendy J Murphy
Depuis longtemps, les prostituées de rues se déguisent en pute pour bien expliquer: le rimmel, les bas-résilles, c’est moi qui vend la marchandise, j’annonce la couleur, laissez la petite secrétaire ou la mère de famille qui fait ses courses.  On savait à quoi s’en tenir.  Mais les marchands de fringues, de musique, de régimes et de cosmétiques ont su convaincre les femmes qu’être un objet était valorisant.  Et que montrer son piercing au nombril était chouette, que le string qui dépasse, la jarretière du bas auto-fixant, la bretelle de soutien-gorge était chouette et libérée.  Bref, la femme marchandise était conquérante, adulée, victorieuse. Et devenait l’étalon. Comme on imposait le voile dans d’autres pays et d’autres cultures, on imposait (moins brutalement mais plus sournoisement, certes) en modèle l’échancré, le transparent, le push-up, le moulant, le fendu, l’épilé, le siliconé. Ce sont ces fausses putes, les « salopes » médiatiques, de Madonna à Britney Spears en passant par Beyoncé qui, en vendant leur cul moulé et gigotant à longueur de vidéo clip ont promu la femme hypersexualisée, libertine et aguicheuse. Et fière de l’être.  « Dior j’adore » nous dit une bouche entr’ouverte et transpirante.  Le Perrier jaillit sur un corps bronzé, et la miss Wonderbra nous dit de la regarder dans les yeux.  La Saint Valentin, une débauche (sans jeu de mot) de peaux montrées pour vendre de la lingerie.  (…) Vous avez vu comment s’habillent les présentatrices télé?  Karine Lemarchand, Melissa Theuriau, Daphné Roulié, Anne-Sophie-Lapix, et des dizaines d’autres ont été choisie pour leur Q. S. (Quotient sexuel) AVANT leur QI.  Normal, sinon elles se feraient zapper entre les pubs qui montrent des filles sublimes.  Forum-doctissimo
“Why can we be arrested for being naked in the street, when as human beings, we are born naked?” I can understand that it would be socially unacceptable or morally discouraged, but for it to be in some cases prohibited by law…? This all seemed quite bizarre and really more so a violation of human rights. Erica Simone
There were a few times when I would manage to capture a wonderful image, but I was out of focus or some element in the photograph didn’t work. Overall, despite the technical challenges, I was quite lucky. In some cases, yes, I definitely needed the cooperation of other people in the photograph to capture what I wanted, but most of them were done guerilla-style. (…) The project is not about performance, but about photography. I didn’t feel that I was performing when producing the photos, but rather, just trying to capture an iconic image. I was never nude for that long, typically 20-30 seconds, and the whole time I focused on the other side of the camera, not the people watching or what’s going on in the street. My goal is to go in, get the shot, and quickly move away from the crime scene. It’s about the end image, not the moment in itself. (…) No actually, no one has ever overtly expressed discontent or being offended during my shoots. Most people laugh or applaud. I don’t think my physique or intentions are offensive to most people. Had I run around a church or a playground in my birthday suit—it would probably be a different story.(…)  Possibly, if I had been very out of shape, the collection could have been even more popular, because people would have been even more shocked: “How could this person possibly feel comfortable running around naked?” This brings up other questions such as “Why would one person feel more or less comfortable being naked just because of the way they look?” Some models are extremely insecure, the same way some overweight people are nudists. I don’t think one has anything to do with the other. (…) Of course I would love to eventually be financially secure enough to be able to lead a stable life with the ability to make certain choices and as anyone, I would love for my work to be successful for my own sense of accomplishment. But more importantly, if I could use my skills and social position to make a difference and to help people, then this drive would make much more sense and have much more of an impact. I am a lot more motivated to make a difference than to be a famous photographer for its own sake, so hopefully they’ll go hand in hand. (…) but I don’t think it takes a supermodel to get where you want in life. I do often use my feminine “powers” to get the pictures I want. Of course, I’ve found myself flirting with an old man to get his picture or batting my eye-lashes to get past authorities. As a woman, I think it’s a God-given right to use those charms! While men have their advantages, women have theirs and I feel it is fair game to rock what you have. (…)  I’m not too worried about what dealers and collectors want from artists. I’m only interested in what I want to do, since that’s what makes me happy. I don’t see why I wouldn’t be able to develop a style fully regardless, if that’s what I wanted to do. For me, it’s all experiment and experience and as long as I keep learning and producing more and more interesting work, while paying rent, that’s all that matters for me. Erica Simone
Nue York: Self-Portraits of a Bare Urban Citizen est né d’une interrogation à propos des vêtements et de leur importance dans la société d’aujourd’hui. La mode et les habits que nous portons valent comme un langage : ils nous permettent de dresser un portrait silencieux de qui nous sommes et de qui nous voulons être, offrant à la société une impression de nous-mêmes — quelle qu’elle puisse être. La mode tend aussi à nous différencier et à nous placer dans des catégories sociales variées, ainsi qu’à traduire un certain état d’esprit ou un sentiment particulier. Cet outil est assez précieux pour la société et comme la plupart des gens, j’utilise mes vêtements comme une manière de définir ma propre image. Dans une ville comme New York, l’industrie de la mode a un impact massif : les gens ont tendance à être très concernés par leur apparence et ce qu’elle traduit en termes sociaux, ce que j’ai pu constater quand j’ai photographié la Fashion Week il y a quelques années. Comme j’observais cette assemblée de gens très conscients d’eux-mêmes, plus intéressés par les soldes à Barney’s que par les sans-abri sur lesquels ils butaient dans la rue, j’ai commencé à me demander : « Comment serait le monde si nous étions tous nus ? Que se passerait-il si nous n’avions pas nos vêtements pour définir qui nous voulons être ou comment nous voulons nous sentir en tant qu’individus ? Si nous ne pouvions représenter notre statut social pour être traités comme nous le désirons par les autres ? Si tout ce que nous avions, c’était nos corps ? »Ces questions ont soulevé de nombreux problèmes et ces problèmes à leur tour de nouvelles questions. De là est né mon projet photographique. Armée de mon trépied et d’une bonne dose d’adrénaline, j’ai parcouru les rues nue, pour découvrir ce que serait une journée typique à New York dans ces conditions.  Erica Simone
Je ne me considère pas comme une nudiste ou une exhibitionniste, mais comme une artiste qui pose des questions à la société. Me sentant bien dans ma peau, la nudité ne me semble pas quelque chose d’effrayant. Le corps relève de l’essence humaine, animale. Que certains aient l’esprit puritain au point d’être offensés par un corps nu constitue, à mes yeux, un mystère. Certes, je conçois que la nudité ne se prête pas à toutes les situations, et que certains pourraient l’utiliser de manière malveillante. Pour autant, le fait que la loi nous interdise d’être nu en public, c’est-à-dire d’évoluer dans l’état le plus primitif et naturel qui soit, cela me rend folle. La nudité n’a jamais tué personne. Ce n’est pas le cas des armes à feu qui, elles, sont autorisées aux États-Unis. Dans ce pays, posséder un pistolet est bien plus acceptable que d’être nu en dehors de sa salle de bain ! (…) S’habiller, c’est s’exprimer. À sa seule tenue, on peut déterminer si un individu est riche, s’il est « cool » ou non, s’il a du goût, s’il est propre sur lui, si c’est un homme d’affaires, un voyou… Ainsi la société met-elle des étiquettes sur les gens. De ce fait, je m’interroge : comment serait la vie sans vêtements ? Comment interpréterions-nous la vision d’autrui ? Comment sélectionnerions-nous nos amis sans les repères fournis par les styles vestimentaires ? Traiterait-on les gens différemment ? La façon dont on jauge habituellement nos semblables s’effondrerait. Peut-être que l’on deviendrait plus attentif au regard de la personne qui est en face de nous, à l’énergie qu’elle dégage. Peut-être que l’on deviendrait plus intuitif. Qui sait ? (…) Je partage probablement un certain nombre de choses avec beaucoup de groupes militants, qu’ils soient féministes ou humanistes. « Nue York » soulève inévitablement la question du féminisme. Cela dit, je n’ai pas conçu le projet sous cet angle. Il s’agit avant tout d’interroger les gens en tant qu’êtres humains. Si mes photos poussent les spectateurs à se poser des questions sur le rôle des vêtements dans notre société, ou si la série sert de point de départ à d’autres réflexions, alors je considérerai ma mission comme réussie. Erica Simone
Erica Simone est née à Knoxville, Tennessee. Après avoir passé sa vie entre Los Angeles, Paris et New York, Erica photographie la jungle de New York. Ses images sont publiées dans de nombreux magazines inernationaux tels que National Geographic, PHOTO, the Daily News, El Mundo, La Repubblica, Whitewall Magazine, PDN et beaucoup d’autres… L’Oeil de la photographie
Vous êtes photographe? Peintre? Vous êtes en panne d’inspiration? Mettez du sein et de la fesse dans vos oeuvres!!! Ca marche à coup sur car c’est immanquablement relayé par les médias! diabolodenfer méphisto
Comment sélectionnerait-on nos amis ? J’ai bien une petite idée… Les mal foutus seraient peut-être bien seuls... Gaëlle Rosier
« Ce projet n’est pas à proprement parler quelque chose de facile à mener, mais j’apprécie les montées d’adrénaline. » dixit notre belle photographe En tout cas, plus agréable à regarder que l’urinoir de notre Marcel national. On peut lui proposer de faire cela sur la place Tahrir en Egypte. Là, elle aurait sûrement une overdose d’adrénaline ! gerald B
Question soft : Elle laisse son soutif pendant les séances d’UV ou elle est partie en vacances au Qatar ? Bernard Palux
Des photos de femmes se baladant à poil en ville, comme ici, ce n’est pas ce qui manque, et depuis longtemps. Mais, ce n’est pas correct, pas féministe, c’est immoral, car elles ont le culot de prétendre y trouver du plaisir. Shocking. Impossible à entendre dans ce 21e siècle où la presse meanstream prétend nier la différence des sexes. Il y a certainement un horrible mâle derrière tout ça. En revanche, en enfumant ces nouveaux moralisateurs avec un discours pseudo politique, ça devient soudain révolutionnaire. Et les bobos peuvent regarder tranquillement des photos de cul sans se cacher. Décidément, la Com a des ressources insoupçonnées. andro mede

L’érotisme serait-il ce qui reste quand l’art a disparu ?

A l’heure où, armée de ses seuls seins nus et d’une tronçonneuse, une dissidente réussit à venir à bout d’une croix de bois commémorant les victimes du génocide ukrainien

Et où, de Toronto à Boston et Melbourne et de Paris à Londres et Amsterdam, nos salopes bravent l’enfer de nos rues pour réhabiliter plus de 2 000 ans d’expérience accumulée du « plus vieux métier du monde » …

Le Pays autoproclamé des droits de l’homme va-t-il devoir accorder l’asile politique et un nouveau timbre

A l’autoportraitiste érotique Erica Simone qui, armée elle aussi de sa seule irréprochable plastique et d’un évident sens de l’autopromotion, se dévoue corps et âme à la défense des droits de l’homme (?) dans la jungle puritaine de Manhattan ?

PHOTOS. Nue à New York contre la dictature du vêtement

Cyril Bonnet

Le Nouvel Observateur

22-03-2014

En tenue d’Ève dans la Grosse Pomme. Tel est le programme de « Nue York », série d’autoportraits dans lesquels la photographe professionnelle Erica Simone se promène dans le plus simple appareil au sein de célèbre ville américaine.

Ne la qualifiez pas d’exhibitionniste ! Cette photographe éclectique et aguerrie, passée par plusieurs continents et de prestigieuses publications, revendique une démarche artistique et a quelques messages à faire passer. Sur l’illégalité de la nudité qui la « rend folle », d’une part ; sur le carcan social dans lequel les vêtements enferment leurs propriétaires, d’autre part. En fil rouge, une même volonté de susciter la réflexion à travers des images ludiques et inattendues. Interview.

Comment se déroule une séance photo type pour la série « Nue York » ?

– Je passe beaucoup de temps à me promener en ville avec un ami pour trouver des scènes intéressantes, propices à des scénarios et des situations qui permettent de s’amuser. Il y a ensuite une longue phase d’élaboration de la composition de l’image, puis d’attente de l’instant décisif. Lorsqu’il survient, j’enlève mes vêtements et on commence à prendre les photos. En tout, je ne reste nue qu’une ou deux minutes. Trois si j’estime qu’il faut reprendre une autre série de clichés.

Quelles sont les réactions des passants ?

– Il arrive qu’ils ne me remarquent même pas. Sinon, je ne reçois que des réactions positives. Les gens rient, applaudissent, ou encore s’exclament : « Only in New York ! » (« Uniquement à New York ! ») Je n’ai jamais eu de problème. Et je fais de mon mieux pour éviter la police. Ce projet n’est pas à proprement parler quelque chose de facile à mener, mais j’apprécie les montées d’adrénaline.

Quel message souhaitez-vous diffuser ?

– Je ne me considère pas comme une nudiste ou une exhibitionniste, mais comme une artiste qui pose des questions à la société. Me sentant bien dans ma peau, la nudité ne me semble pas quelque chose d’effrayant. Le corps relève de l’essence humaine, animale. Que certains aient l’esprit puritain au point d’être offensés par un corps nu constitue, à mes yeux, un mystère.

Certes, je conçois que la nudité ne se prête pas à toutes les situations, et que certains pourraient l’utiliser de manière malveillante. Pour autant, le fait que la loi nous interdise d’être nu en public, c’est-à-dire d’évoluer dans l’état le plus primitif et naturel qui soit, cela me rend folle. La nudité n’a jamais tué personne. Ce n’est pas le cas des armes à feu qui, elles, sont autorisées aux États-Unis. Dans ce pays, posséder un pistolet est bien plus acceptable que d’être nu en dehors de sa salle de bain !

Vous pointez également la valeur sociale des choix vestimentaires.

– S’habiller, c’est s’exprimer. À sa seule tenue, on peut déterminer si un individu est riche, s’il est « cool » ou non, s’il a du goût, s’il est propre sur lui, si c’est un homme d’affaires, un voyou… Ainsi la société met-elle des étiquettes sur les gens.

De ce fait, je m’interroge : comment serait la vie sans vêtements ? Comment interpréterions-nous la vision d’autrui ? Comment sélectionnerions-nous nos amis sans les repères fournis par les styles vestimentaires ? Traiterait-on les gens différemment ? La façon dont on jauge habituellement nos semblables s’effondrerait. Peut-être que l’on deviendrait plus attentif au regard de la personne qui est en face de nous, à l’énergie qu’elle dégage. Peut-être que l’on deviendrait plus intuitif. Qui sait ?

Vos photos servent un message particulier. D’autres personnes, comme les Femen, utilisent la nudité en lieu public à des fins politiques. Vous trouvez-vous des points communs avec elles ?

– Je partage probablement un certain nombre de choses avec beaucoup de groupes militants, qu’ils soient féministes ou humanistes. « Nue York » soulève inévitablement la question du féminisme. Cela dit, je n’ai pas conçu le projet sous cet angle. Il s’agit avant tout d’interroger les gens en tant qu’êtres humains. Si mes photos poussent les spectateurs à se poser des questions sur le rôle des vêtements dans notre société, ou si la série sert de point de départ à d’autres réflexions, alors je considérerai ma mission comme réussie.

Propos recueillis par Cyril Bonnet – Le Nouvel Observateur

Crédit photos : Erica Simone. Voir son site web.

Voir aussi:

Experiment and Experience: Peter Weiss Interviews Erica Simone

Peter Weiss

NY Arts

Peter Weiss: You have a very energetic personality; you seem very confident and secure. Am I reading it right and to what do you attribute that security?

Erica Simone: Yes, I like to think of myself as being confident and secure (most of the time). We do only have one life, one body, and one mind, so why waste time feeling bad about our failures or ourselves? All we can attempt is to improve what we don’t like or to just be accepting of it. And if you aren’t secure, it’s important to at least appear so. I think without it, people stop trusting you and you stop intriguing people.

PW: You travel light and alone at times when you work, both here and abroad. Would you describe yourself as a risk taker or adventurer in your artistic pursuit? Do you see a difference?

ES: I definitely identify with being an adventurer. I love to explore new territories and I love challenges, there is no fun in staying safe. I’m somewhat of a risk taker, but you won’t typically find me running into a flaming house … unless to save a soul.

PW: What sacrifices do you make in pursuit of your art? What has been your greatest victory? What is your greatest missed opportunity or photo? Do you have a favorite piece and why? Are there pieces that are staged and should be declared as such or have you allowed confusion? Have you ever felt guilty about an image you have taken? Has it ever seen the light of day?

ES: I don’t tend to think of the sacrifices I make as being “sacrifices,” but more so just experiences. In my nude project, I gave up the privacy of my own body, but it’s not in any way a sacrifice to me. I would never part with anything I couldn’t stand losing. I am passionate about my work, but if I hadn’t been comfortable giving that up, I would have never done it.

In the Nue York series, I’d say the greatest victory was probably the subway shot. With the constant movement of the passengers, it took quite a while for the composition of the photograph to fall the way I wanted it to and then I only had 1 subway stop to capture it. By that time, I had already traveled from the West Village to the Bronx!

There were a few times when I would manage to capture a wonderful image, but I was out of focus or some element in the photograph didn’t work. Overall, despite the technical challenges, I was quite lucky.

In some cases, yes, I definitely needed the cooperation of other people in the photograph to capture what I wanted, but most of them were done guerilla-style.

I’ve never felt guilt towards an image. I’ve felt insecure, sure, but I think that just goes hand in hand with being the model. We can’t always happy about the way we look in photographs. I know I’m not.

PW: Do you consider the shooting of the “Bare Urban Citizen” collection interventionist/ performance art?

ES: The project is not about performance, but about photography. I didn’t feel that I was performing when producing the photos, but rather, just trying to capture an iconic image. I was never nude for that long, typically 20-30 seconds, and the whole time I focused on the other side of the camera, not the people watching or what’s going on in the street. My goal is to go in, get the shot, and quickly move away from the crime scene. It’s about the end image, not the moment in itself.

PW: Have you ever found yourself in a situation where your act of taking pictures has offended the passersby or the subject? If so, did you continue despite the protests? If so what was your rational? During the Urban Nude, what gave you the idea? What are you saying with this collection? If you weren’t as pretty as you are, would that have impacted this collection?

ES: No actually, no one has ever overtly expressed discontent or being offended during my shoots. Most people laugh or applaud. I don’t think my physique or intentions are offensive to most people. Had I run around a church or a playground in my birthday suit—it would probably be a different story.

The collection contemplates the use of clothing and fashion in society. We tend to first judge or analyze others by how they look on the outside, the same way we tend to act or feel differently depending on what we are wearing. I produced this series after asking myself certain questions: “What would life be like if we didn’t have clothing to express ourselves?” “How would we perceive or judge others, on what basis?” “How would we feel with our bodies, would we be more or less secure?” “What would the environment look like?”

Thank you. I have no idea if the collection would have had more or less of an impact. Possibly, if I had been very out of shape, the collection could have been even more popular, because people would have been even more shocked: “How could this person possibly feel comfortable running around naked?” This brings up other questions such as “Why would one person feel more or less comfortable being naked just because of the way they look?” Some models are extremely insecure, the same way some overweight people are nudists. I don’t think one has anything to do with the other.

PW: Does fame and fortune motivate you or are you an artist for artist sake?

ES: Of course I would love to eventually be financially secure enough to be able to lead a stable life with the ability to make certain choices and as anyone, I would love for my work to be successful for my own sense of accomplishment. But more importantly, if I could use my skills and social position to make a difference and to help people, then this drive would make much more sense and have much more of an impact. I am a lot more motivated to make a difference than to be a famous photographer for its own sake, so hopefully they’ll go hand in hand.

PW: Where does your ego fit into your career?

ES: My ego comes and goes—a constant battle. I accept my flaws, as hard as it can be sometimes, but I also know that no one is perfect. We are all different, traveling on different journeys. All I can hope for is to keep moving forward, to keep learning and to keep making progress.

PW: You are very attractive young woman. How does this affect your entree in your photography? Do you use your feminine charms to get your pictures? How far will you go?

ES: Thank you, but I don’t think it takes a supermodel to get where you want in life. I do often use my feminine “powers” to get the pictures I want. Of course, I’ve found myself flirting with an old man to get his picture or batting my eye-lashes to get past authorities. As a woman, I think it’s a God-given right to use those charms! While men have their advantages, women have theirs and I feel it is fair game to rock what you have.

PW: As a photographer you have a very diverse body of work. The categories listed on your web site includes, portraits, people, travel, photo-journalism, self portraits, personal work, fashion, and beauty. What does your selection of subject matter say about you as a person, artist and professional photographer?

ES: I like producing a variety of work. My creative ADD introduces me to a diversity of subjects, which makes my job more exciting. I like exploring new ideas and concepts and I love a good challenge, so taking on new work is always something I have fun with. I’m not sure I’ll ever want to specialize in a certain area, there are too many interesting things to take pictures of; I want to take them all!

PW: Dealers and collectors expect from the professional artist a cohesive recognizable body of work. This work should fit a particular genre. As you know this allows dealers a sharper target in which to market an artist’s work. It could be argued that if your creative spectrum is too broad, you can’t develop a style fully and you risk losing the focus of you subject matter and continuity. How do you feel this established criteria affects your work from a professional and creative perspective?

ES: I’m not too worried about what dealers and collectors want from artists. I’m only interested in what I want to do, since that’s what makes me happy. I don’t see why I wouldn’t be able to develop a style fully regardless, if that’s what I wanted to do. For me, it’s all experiment and experience and as long as I keep learning and producing more and more interesting work, while paying rent, that’s all that matters for me.

Voir également:

Naked ambition: Photographer lays herself bare in nude poses on the streets of NYC

Rachel Quigley

The Daily Mail

28 March 2011

Photographers are often said to bare their souls through their pictures.

But Parisian Erica Simone has taken this to the next level by literally laying herself bare – she has photographed herself in nothing but her birthday suit on the streets of New York.

The 25-year-old has turned doing daily routines in the city to works of art simply by removing her clothes.

And Miss Simone made the daring decision to step out from behind the camera and go au naturel in a series of self-portraits taken in and around the Big Apple.

Speaking to MailOnline she said: ‘At first it was like, « Can I really do this? » I was into the idea, but I didn’t totally have the [nerve] to do it – I’m not totally an exhibitionist.

‘But I managed to do it on my first day of shooting in the West Village and I didn’t even get arrested.

‘I think that was just a combination of good timing and luck, and it is not as if I just spent the whole day walking around naked. I was fully clothed until I was ready to take the shot.’

‘It’s not about sex. It’s crazy that it’s illegal to be naked. The whole process was really liberating and it made me feel freer and more comfortable in my own skin and not be ashamed of my body.’

Once Erica got the idea for the exhibit, she decided to step out from behind the camera and do a number of self portraits in the nude, sometimes wearing only a variety of accessories, performing mundane activities

In the pictures, she rides the subway, checks out library books and shovels the snow on the sidewalk outside her apartment – all in the nude.

The 20 shots are part of Simone’s new exhibit Nue York: Self-Portraits of a Bare Urban Citizen, which opens next month at the Dash Gallery in Tribeca.

Miss Simone said the inspiration for the exhibition came to her during Fashion Week two years ago.

She said: ‘I was sitting around thinking about fashion and what would we be if we were naked and what if we didn’t have fashion to show who we were, our status, how much money we had, all these things.

‘Then I got the photographic idea of shooting people naked in the street, but just doing regular things, not especially posing, or being naked, but doing whatever.’

The pretty 25-year-old said she was not sure if she herself could go through with it but was intrigued by the challenge of staging the shots – which she took using a remote sensor – and stripping down to her birthday suit.

She said the general public were very accepting of her nudity and she did not have any bad experiences while doing it.

‘Most people were laughing, smiling or applauding and cheering. They seemed OK with it,’ she said. ‘The most challenging one was on the subway. I had to ride the whole way from West 14th Street to the end of the line to get the right shot.

‘The only person I told was the guy next to me as he had to hold my coat. But by the time some people even found out about it, I was clothed again.’

Miss Simone also said she has come a long way from the first shot to where she is now.

‘The first few times I was so nervous and I guess innocent about everything, and yeah it was scary a bit as well,’ she said.

‘But now I don’t care about being naked. I am more concerned about getting the shot right rather than worrying about being naked or what people in the streets are thinking.’

Voir encore:

Artist Statement

Nue York: Self-Portraits of a Bare Urban Citizen

As once an Angeleno in Paris, and now a Parisian in New York, really my mind is stuck in the stars. Photography has become a true passion and within it, a never-ending drive to try and challenge everything, even if it means getting naked in the freezing snow…

“Nue York: Self-Portraits of a Bare Urban Citizen” bloomed from an initial questioning about clothing and its importance in society today. Fashion and what we wear act as a language: they allow us to silently portray who we are or want to be, offering society an impression on us – whatever that may be. Fashion also tends to segregate and place us into various social categories as well as communicate a certain mood or particular feeling. This tool is quite precious to civil society and as most people, I organically use clothing as a way of portraying my own image. However, in a city like New York, the fashion industry has a massive impact: people tend to be very concerned with appearance and the materialistic side of it, which became very real while I was photographing Fashion Week a few years back.

As I watched an image-absorbed union of people care more about the sales at Barney’s than the homeless people they step over on the street, I began to ponder: “What would the world feel like naked? What if we didn’t have clothing to portray who we want to be or feel as individuals? What if we couldn’t show off our social status to deserve the treatment we wanted from others? What if all we had were our bodies?” These questions raised many various issues and these issues raised many various questions.

From there, my photographic project was born. With a tripod and a couple ounces of adrenaline, I took to the streets bare to see what a typical New York day would be like. At first, I wasn’t so sure what was going to happen or what was going to come of it all, but as the collection progressed, more and more issues became aware to me. For example: “Why can we be arrested for being naked in the street, when as human beings, we are born naked?” I can understand that it would be socially unacceptable or morally discouraged, but for it to be in some cases prohibited by law…? This all seemed quite bizarre and really more so a violation of human rights.

Another question that arose was that of sexuality. “Is nudity inherently sexual or is nudity just a part of being human? Why does society typically equate nudity to sex? And how does the variety of body types come into equation when asking that question?” Each person’s answer is different.

To clarify, I’m not an exhibitionist or a nudist – I’m an artist looking to humorously poke at some interesting thoughts about society and question who we are and portray as human beings. It’s now up to the viewer to answer those questions, as he/she likes.

From Houston to Hudson and from Bowery to the Bronx, photographing Manhattan has never been such a rush….

6 commentaires pour Droits de l’homme: Contre la dictature du vêtement, salopes de tous les pays unissez vous ! (Why can we be arrested for being naked in the street ? NY erotic photographer turns human rights activist)

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