De Staline à Poutine: Une longue pratique d’assassinats secrets et un effort mondial de désinformation (From JFK to Litvinenko: Romanian top spy defector Ion Mihai Pacepa looks back on the Kremlin’s killing and disinforming ways)

https://i2.wp.com/i1.sndcdn.com/artworks-000034189888-rl6yse-t500x500.jpghttps://i0.wp.com/i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/02582/LITVINENKO_2582317b.jpgI shouted out, Who killed the Kennedys?  When after all  It was you and me. The Rolling Stones (1968)
Il n’aura même pas eu la satisfaction d’être tué pour les droits civiques. Il a fallu que ce soit un imbécile de petit communiste. Cela prive même sa mort de toute signification. Jackie Kennedy
En affirmant que l’Amérique a le droit d’agir parce qu’elle mène une guerre, qui ne s’applique pas à un territoire précis, contre un ennemi multiforme, la Maison-Blanche crée aussi un dangereux précédent, qui pourrait bien être utilisé à l’avenir par la Russie, la Chine ou l’Iran pour aller éliminer leurs propres ennemis. Pourquoi, dès lors, les alliés de l’Amérique restent-ils silencieux, alors qu’ils accablaient Bush? Le Figaro
Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, pas moins de 29 professionnels des médias ont été assassinés en lien direct avec leurs activités professionnelles. Agressions et assassinats se perpétuent à un rythme égal, nourri par l’impunité générale. RSF
Les Russes ont monté de toutes pièces des « séparatistes » ossètes, et abkhazes, pour casser la Géorgie, coupable de lèse-Russie. Moscou préparait depuis des mois l’assaut qui vient de se produire. La 58ème armée, qui s’est ruée sur la Géorgie, avait été préparée de longue main. (…) Poutine a préparé l’action (…) dès le mois d’avril, nous dit le spécialiste russe des affaires militaires Pavel Felgenhauer. On ne lance pas à l’improviste une opération combinée des commandos, des unités de blindés, de la marine et de l’armée de l’air, sans oublier une vaste cyber-attaque commencée une ou deux semaine avant l’assaut. Vu l’état général des forces russes, où les officiers vendent les pneus, les munitions, les carburants et les équipements, il a fallu préparer spécialement l’invasion pendant des mois. Laurent Murawiec
Quel autre pays au monde peut en effet se permettre de raser des villes, de spolier les étrangers, d’assassiner les opposants hors de ses frontières, de harceler les diplomates étrangers, de menacer ses voisins, sans provoquer autre chose que de faibles protestations? Françoise Thom
La politique de « redémarrage » des relations russo-américaines proposée par le président Obama a été interprétée à Moscou comme l’indice de la prise de conscience par les Américains de leur faiblesse, et par conséquent comme une invitation à Moscou de pousser ses pions (…) Le contrat d’achat des Mistrals présente un triple avantage: d’abord, la Russie acquiert des armements de haute technologie sans avoir à faire l’effort de les développer elle-même ; deuxièmement, elle réduit à néant la solidarité atlantique et la solidarité européenne ; troisièmement, elle accélère la vassalisation du deuxième grand pays européen après l’Allemagne. Un expert russe a récemment comparé cette politique à celle de la Chine face aux Etats-Unis : selon lui, à Washington le lobby pro-chinois intéressé aux affaires avec la Chine est devenu si puissant que les Etats-Unis sont désormais incapables de s’opposer à Pékin; la même chose est déjà vraie pour l’Allemagne face à la Russie et elle le sera pour la France après la signature du contrat sur les Mistrals. Françoise Thom
« Dix », me fit remarquer Ceausescu. « C’est dix dirigeants internationaux que le Kremlin a tué ou tenté de tuer »,  m’expliqua-t-il, les comptant sur ses doigts. Laszlo Rajk et Imre Nagy de Hongrie ; Lucretiu Patrascanu et Gheorghe Gheorghiu-Dej de Roumanie ; Rudolf Slansky, le dirigeant tchèque et Jan Masaryk, le chef de la diplomatie de ce pays ; le shah d’Iran ; Palmiro Togliatti d’Italie ; le Président américain John F. Kennedy ; et Mao Tse Tong. Ion Mihai Pacepa
Quand l’Union soviétique s’est effondrée, les Russes avaient une chance unique de se libérer de leur ancienne forme d’État policier byzantin, qui avait, pendant des siècles, isolé le pays et l’avait laissé complètement démuni devant la complexité de la société moderne. Malheureusement, les Russes n’ont pas été à la hauteur de cette tâche. Depuis la chute du communisme, ils ont été confrontés à une forme indigène de capitalisme dirigé par un ensemble de vieux bureaucrates communistes, spéculateurs et impitoyables mafiosi qui a creusé les inégalités sociales. Par conséquent, après une période de bouleversements, les Russes ont progressivement — et peut-être heureusement — glissé dans leur forme historique du gouvernement, le samoderzhaviye russe traditionnel, une forme d’autocratie remontant à Ivan le Terrible au XIVe siècle, dans laquelle un seigneur féodal dirigeait le pays avec l’aide de sa police politique personnelle. Bonne ou mauvaise, l’ancienne police politique peut apparaître à la plupart des Russes comme leur seul moyen de défense contre la rapacité de leurs nouveaux capitalistes. Il ne sera pas facile de rompre avec une tradition de cinq siècles. Cela ne signifie pas que la Russie ne peut pas changer. Mais pour cela, les Etats-Unis ont leur rôle à jouer. Nous devrions arrêter de faire semblant que le gouvernement russe est démocratique et l’évaluer pour ce qu’il est vraiment : une bande de plus de 6 000 anciens officiers du KGB, une des organisations les plus criminelles de l’histoire — qui a saisi les postes les plus importants dans les gouvernements fédéraux et locaux, et qui perpétuent la pratique de Staline, Khrouchtchev et Brejnev d’assassinats secrets de ceux qui se dressent sur leur chemin. Tuer a toujours un prix, et il faudrait forcer le Kremlin à le payer jusqu’à ce qu’il arrête le massacre. Ion Mihai Pacepa
À partir de ses 15 ans, selon ses propres déclarations, Oswald s’intéresse au marxisme. Peu après, à La Nouvelle-Orléans, il achète le Capital et le Manifeste du Parti communiste7. En octobre 1956, Lee écrit au président du Parti socialiste d’Amérique une lettre où il se déclare marxiste et affirme étudier les principes marxistes depuis quinze mois. Pourtant, alors même qu’il lit toute la littérature marxiste qu’il peut trouver, Oswald prépare son entrée dans les marines en apprenant par cœur le manuel des marines de son frère aîné, Robert, qui est marine. Oswald adore ce frère dont il porte fièrement la bague du Corps et rêve depuis longtemps de l’imiter en le suivant dans la carrière. Alors même qu’il se considère comme un marxiste, Oswald réalise son rêve d’enfance et s’engage dans les marines une semaine après son dix-septième anniversaire. Après les entraînements de base, d’octobre 1956 à mars 1957, Oswald suit un entraînement spécifique destiné à la composante aérienne des marines. Au terme de cet entraînement, le 3 mai 1957, il devient soldat de première classe, reçoit l’accréditation de sécurité minimale, « confidentiel »9, et suit l’entraînement d’opérateur radar. Après un passage à la base d’El Toro (Californie) en juillet 1957, il est assigné à la base d’Atsugi, au Japon, en août 1957. Cette base est utilisée pour les vols de l’avion espion Lockheed U-2 au-dessus de l’URSS, et quoique Oswald ne soit pas impliqué dans ces opérations secrètes, certains auteurs ont spéculé qu’il aurait pu commencer là une carrière d’espion. (…)  En février 1959, il demande à passer un test de connaissance du russe auquel il a des résultats « faibles ».C’est alors qu’Oswald commence à exprimer de manière claire des opinions marxistes qui n’améliorent pas sa popularité auprès de ses camarades. Il lit énormément de revues en russe, écoute des disques en russe et s’adresse aux autres soit en russe soit en contrefaisant un accent russe. Ses camarades le surnomment alors « Oswaldskovich ». Mi-1959, il fait en sorte de rompre prématurément son engagement dans l’armée en prétextant le fait qu’il est le seul soutien pour sa mère souffrante. Lorsqu’il peut quitter l’armée en septembre 1959, il a en fait déjà préparé l’étape suivante de sa vie, sa défection en URSS. Oswald a été un bon soldat, en tout cas au début de sa carrière, et ses résultats aux tests de tir, par exemple, sont très satisfaisants. Ses résultats au tir se dégradent cependant vers la fin de sa carrière militaire, élément qui fut ensuite utilisé pour faire passer Oswald pour un piètre tireur. Ainsi, avec un score de 191 le 5 mai 1959, Oswald atteint encore le niveau « bon tireur », alors qu’il envisage déjà son départ du Corps. Lors de cette séance de tir, Nelson Delgado, la seule personne qui affirma devant la commission Warren qu’Oswald était un mauvais tireur, avait fait 19212. En fait, selon les standards du Corps de Marines, Oswald était un assez bon tireur. Le voyage d’Oswald en URSS est bien préparé : il a économisé la quasi-totalité de sa solde de marine et obtient un passeport en prétendant vouloir étudier en Europe. Il embarque le 20 septembre 1959 sur un bateau en partance de La Nouvelle-Orléans à destination du Havre, où il arrive le 8 octobre pour partir immédiatement vers Southampton, puis prend un avion vers Helsinki (Finlande), où il atterrit le 10 octobre. Dès le lundi 12, Oswald se présente à l’ambassade d’URSS et demande un visa touristique de six jours dans le cadre d’un voyage organisé, visa qu’il obtient le 14 octobre. Oswald quitte Helsinki par train le 15 octobre et arrive à Moscou le 16. Le jour même, il demande la citoyenneté soviétique, que les Soviétiques lui refusent au premier abord, considérant que sa défection est de peu de valeur. Après qu’il a tenté de se suicider, les Soviétiques lui accordent le droit de rester, d’abord temporairement, à la suite de quoi Oswald tente de renoncer à sa citoyenneté américaine, lors d’une visite au consul américain le 31 octobre 1959, puis pour un temps indéterminé. Les Soviétiques envoient Oswald à Minsk en janvier 1960. Il y est surveillé en permanence par le KGB17 pendant les deux ans et demi que dure son séjour. Oswald semble tout d’abord heureux : il a un travail dans une usine métallurgique, un appartement gratuit et une allocation gouvernementale en plus de son salaire, une existence confortable selon les standards de vie soviétiques. Le fait que le U2 de Francis Powers ait été abattu par les Soviétiques après l’arrivée d’Oswald, en mai 1960, a éveillé la curiosité de certains auteurs se demandant quel lien cet évènement pouvait avoir avec le passage d’Oswald sur la base d’Atsugi, une des bases d’où des U2 décollaient. Cependant, outre qu’Oswald ne semble jamais avoir été en contact avec des secrets sur Atsugi, personne n’a jamais réussi à établir un lien entre Oswald et cet évènement. Ainsi, le U2 de Powers a été abattu par une salve de missiles SA-2 chanceuse (à moins que Powers ait été sous son plafond normal) et aucun renseignement spécial n’a été nécessaire à cet effet. (…) En mars 1961, alors qu’il a eu quelques contacts avec l’ambassade américaine à Moscou en vue de son retour aux États-Unis, Oswald rencontre Marina Nikolayevna Prusakova, une jeune étudiante en pharmacie de 19 ans, lors d’un bal au palais des Syndicats. Ils se marient moins d’un mois plus tard et s’installent dans l’appartement d’Oswald. Oswald a écrit plus tard dans son journal qu’il a épousé Marina uniquement pour faire du mal à son ex-petite amie, Ella Germain. En mai 1961, Oswald réitère à l’ambassade américaine son souhait de retourner aux États-Unis, cette fois avec son épouse. Lors d’un voyage en juillet à Moscou, Oswald va avec Marina, enceinte de leur premier enfant, à l’ambassade américaine pour demander un renouvellement de son passeport. Ce renouvellement est autorisé en juillet, mais la lutte avec la bureaucratie soviétique va durer bien plus longtemps. Lorsque le premier enfant des Oswald, June, naît en février 1962, ils sont encore à Minsk. Finalement, ils reçoivent leur visa de sortie en mai 1962, et la famille Oswald quitte l’URSS et embarque pour les États-Unis le 1er juin 1962. La famille Oswald s’installe à Fort Worth (près de Dallas) vers la mi-juin 1962, d’abord chez son frère Robert, ensuite chez sa mère, début juillet, et enfin dans un petit appartement fin juillet, lorsque Lee trouve un travail dans une usine métallurgique. Le FBI s’intéresse naturellement à Lee et provoque deux entretiens avec lui, le 26 juin et le 16 août. Les entretiens ne révélant rien de notable, l’agent chargé du dossier demande à Oswald de contacter le FBI si des Soviétiques le contactaient, et conclut ses rapports en recommandant de fermer le dossier. Cependant, dès le 12 août, Lee écrit au Socialist Workers Party, un parti trotskiste, pour leur demander de la documentation, et continue de recevoir trois périodiques russes. Vers la fin août, les Oswald sont introduits auprès de la petite communauté de Russes émigrés de Dallas. Ceux-ci n’aiment pas particulièrement Oswald, qui se montre désagréable, mais prennent en pitié Marina, perdue dans un pays dont elle ne connait même pas la langue que Lee refuse de lui apprendre. C’est dans le cadre de ces contacts qu’Oswald rencontre George de Mohrenschildt (en), un riche excentrique d’origine russe de 51 ans qui prend Oswald en sympathie. Les relations entre Oswald et Mohrenschildt ont été source de nombreuses spéculations, et certains ont cru voir dans Mohrenschildt un agent ayant participé à une conspiration, sans jamais trouver d’élément factuel qui démontre cette hypothèse. (…) En février 1963, alors que les relations entre Lee et Marina s’enveniment jusqu’à la violence, Oswald prend un premier contact avec l’ambassade d’URSS en laissant entendre qu’il souhaite y retourner. C’est aussi au cours de ce mois que les Oswald rencontrent Ruth Paine, qui allait devenir, avec son mari Michael, très proche des Oswald. Rapidement, Ruth et Marina deviennent amies au cours du mois de mars 1963, et c’est à la fin du mois que Lee demande à Marina de prendre des photos de lui avec ses armes. C’est également au cours de ce mois qu’Oswald commence à préparer l’assassinat du général Walker, que les deux armes commandées lui furent livrées, que Lee perdit son travail chez Jaggers et que l’agent Hosty du FBI commença un réexamen de routine du dossier de Oswald et Marina (six mois s’étant écoulés depuis son dernier entretien avec Oswald), au cours duquel il découvrit une note du FBI de New York sur un abonnement de Lee au Worker, journal communiste, ce qui l’intrigua et le poussa à rouvrir le dossier. Toutefois, avant que Hosty ait pu traiter le dossier, il se rendit compte que les Oswald avaient quitté Dallas. Le général Edwin Walker (en), un héros de la Seconde Guerre mondiale, est un anticommuniste virulent et partisan de la ségrégation raciale. Walker a été relevé de son commandement en Allemagne et muté à Hawaï en avril 1961 par le président Kennedy après qu’il eut distribué de la littérature d’extrême-droite à ses troupes. Il démissionne alors de l’armée en novembre 1961 et se retire à Dallas pour y commencer une carrière politique. Il se présente contre John Connally pour l’investiture démocrate au poste de gouverneur du Texas en 1962, mais est battu par Connally qui est finalement élu gouverneur. À Dallas, Walker devient la figure de proue de la John Birch Society, une organisation d’extrême-droite basée au Massachusetts. Walker représente tout ce que déteste Oswald et il commence à le surveiller en février 1963, prenant notamment des photos de son domicile et des environs. Le 10 avril 1963, alors qu’il est congédié de chez Jaggars-Chiles-Stovall depuis dix jours, il laisse une note en russe à Marina et quitte son domicile avec son fusil. Le soir même, alors que Walker est assis à son bureau, on tire sur lui d’une distance de 30 mètres. Walker survit par un simple coup de chance : la balle frappe le châssis en bois de la fenêtre et est déviée. Lorsqu’Oswald rentre chez lui, il est pâle et semble effrayé. Quand il dit à Marina ce qu’il vient de faire, elle lui fait détruire l’ensemble des documents qu’il a rassemblés pour préparer sa tentative d’assassinat, bien qu’elle conserve la note en russe. L’implication d’Oswald dans cette tentative ne sera connue des autorités qu’après la mort d’Oswald, lorsque cette note, ainsi qu’une photo de la maison de Walker, accompagnées du témoignage de Marina, leur parviendra. La balle récupérée dans la maison de Walker est trop endommagée pour permettre une analyse balistique, mais l’analyse de cette balle par activation neutronique par le HSCA permet de déterminer qu’elle a été produite par le même fabricant que la balle qui tua Kennedy. Sans emploi, Oswald confie Marina aux bons soins de Ruth Paine et part à La Nouvelle-Orléans pour trouver du travail. (…) Marina le rejoint le 10 mai. Oswald semble à nouveau malheureux de son sort, et quoiqu’il ait perdu ses illusions sur l’Union soviétique, il oblige Marina à écrire à l’ambassade d’URSS pour demander l’autorisation d’y retourner. Marina reçoit plusieurs réponses peu enthousiastes de l’ambassade, mais entretemps les espoirs d’Oswald se sont reportés sur Cuba et Fidel Castro. Il devient un ardent défenseur de Castro et décide de créer une section locale de l’association Fair Play for Cuba. Il consacre 22,73 dollars à l’impression de 1 000 tracts, 500 demandes d’adhésion et 300 cartes de membres pour Fair Play for Cuba et Marina signe du nom de « A.J. Hidell » comme président de la section sur une des cartes. (…)  Il fait, le 5 août 1963, une tentative d’infiltration des milieux anti-castristes, et se présente comme un anticommuniste auprès de Carlos Bringuier (en), délégué à La Nouvelle-Orléans de l’association des étudiants cubains en proposant de mettre ses capacités de Marine au service des anti-castristes. (…)  Oswald envisage de détourner un avion vers Cuba, mais Marina réussit à l’en dissuader, et l’encourage à trouver un moyen légal d’aller à Cuba. En l’absence de liaison entre les États-Unis et Cuba, Lee commence à envisager de passer par le Mexique. (…)  Oswald est dans un bus reliant Houston à Laredo le 26 septembre, et continue ensuite vers Mexico. Là, il tente d’obtenir un visa vers Cuba, se présentant comme un défenseur de Cuba et de Castro, et en affirmant qu’il veut ensuite continuer vers l’URSS. L’ambassade lui refuse le visa s’il n’avait pas au préalable un visa soviétique. L’ambassade d’URSS, après avoir consulté Moscou, refuse le visa. Après plusieurs jours de va-et-vient entre les deux ambassades, Oswald rejeté et mortifié retourne à Dallas. (…) Michael Paine (en), le mari de Ruth, a une conversation politique avec Oswald et se rend compte que malgré sa désillusion à l’égard des régimes socialistes, il est encore un fervent marxiste qui pense que la révolution violente est la seule solution pour installer le socialisme. Pendant les semaines suivantes, la situation entre Marina et Lee se dégrade à nouveau, tandis que le FBI de Dallas s’intéresse à nouveau à Oswald du fait de son voyage à Mexico.(….)  Marina découvre que Lee a à nouveau écrit à l’ambassade d’URSS, et qu’il s’est inscrit sous un faux nom à son logement, et ils se disputent au téléphone à ce sujet. Le 19 novembre, le Dallas Time Herald publie le trajet que le président Kennedy utilisera lors de la traversée de la ville. Comme Oswald a pour habitude de lire le journal de la veille qu’il récupère dans la salle de repos du TSBD, on présume qu’il a appris que le président passerait devant les fenêtres du TSBD le 20 ou le 21 novembre. Wikipedia
En tant qu’ancien ancien chef espion roumain sous les ordres directs du KGB soviétique, il est parfaitement évident pour moi que la Russie est derrière la disparition des armes de destruction massive de Saddam Hussein. Après tout, c’est la Russie qui au départ a aidé Saddam en acquérir. L’Union soviétique et tous les États du bloc soviétique ont toujours eu un mode opératoire normalisé d’enterrement pour les armes de destruction massive  — baptisé « Sarindar en roumain, ce qui signifie « issue de secours ». Je l’ai mis en place en Libye. C’était pour débarrasser les despotes du tiers-monde de toute trace de leurs armes chimiques si jamais les impérialistes occidentaux se rapprochaient trop d’eux. Nous voulions nous assurer qu’ils ne pourraient jamais remonter à nous, et nous voulions également entraver l’ouest en ne leur donnant rien qu’ils puissent utiliser dans leur propagande contre nous. Toutes les armes chimiques devaient être immédiatement brûlées ou enfouies profondément en mer. En revanche, la documentation technique devait être préservée en microfiches enterrées dans des containers étanches pour la reconstruction future. Les armes chimiques, en particulier celles produites dans les pays du tiers monde, qui n’ont pas d’installations de production sophistiquées, perdent souvent leurs propriétés létales après quelques mois en entrepôt et sont systématiquement jetées de toute façon. Et toutes les usines d’armes chimiques avaient une couverture civile rendant la détection difficile, peu importe les circonstances. Le plan comprenait une routine de propagande élaborée. Toute personne accusant Muammar Khadhafi de posséder des armes chimiques pouvait être ridiculisé. Des mensonges, que des mensonges ! Venez en Libye et voyez pour vous-mêmes ! Nos organisations occidentales de gauche, comme le Conseil mondial de la paix, existaient à seule fin de propagande, que nous leur fournissions. Ces mêmes groupes recrachent exactement les mêmes thèmes aujourd’hui. Nous avons toujours compté sur leur expertise pour l’organisation de grandes manifestations de rue en Europe de l’ouest contre l’Amérique belliqueuse chaque fois que nous avons voulu détourner l’attention du monde des crimes des régimes vicieux que nous parrainions. L’Irak, à mon avis, avait  son propre plan « Sarindar » en direct de Moscou. Il en avait certainement un dans le passé. Nicolae Ceausescu me l’a dit, et il l’avait entendu de Leonid Brezhnev. du président du KGB Iouri Andropov, et plus tard, Yevgeny Primakov, me l’a répété. Dans les années 1970, Primakov a géré les programmes d’armement de Saddam Hussein. Après cela, comme vous le savez, il est promu chef du service du renseignement extérieur soviétique en 1990, et ministre russe des affaires étrangères en 1996 et en 1998, au premier ministre. Ce que vous ignorez peut-être est que Primakov déteste Israël et a toujours soutenu le radicalisme arabe. C’était un ami personnel de Saddam Hussein et il a visité Bagdad à plusieurs reprises après 1991, pour aider tranquillement Saddam à  jouer son jeu de cache-cache. Le bloc soviétique a non seulement vendu à Saddam ses armes de destruction massive, mais il leur a montré comment les faire « disparaître ». La Russie est toujours à l’ œuvre. Primakov se rendait régulièrement à Bagdad de décembre 2003 à quelques jours avant la guerre, ainsi qu’une équipe d’experts militaires russes dirigée par deux généraux de haut niveau à la « retraite », Vladislav Achalov, un ancien vice-premier ministre de la défense et Igor Maltsev, un ancien chef d’état-major russe de l’armée de l’air. Ils ont tous été décorés par le ministre de la Défense irakien. Ils  n’étaient clairement pas là pour donner des conseils militaires à Saddam pour la guerre à venir — les lanceurs de Katioucha de Saddam vintage de la seconde guerre mondiale, et ses chars T-72, des véhicules de combat BMP-1 et des avions de chasse MiG étaient tous évidemment inutiles contre l’Amérique. « Je ne vais pas à Bagdad pour boire un café, » avait déclaré Achalov aux médias par la suite. Ils étaient là pour orchestrer le plan « Sarindar » de l’Irak. L’armée américaine  a en fait déjà trouvé la seule chose qui aurait pu survivre sous le plan soviétique classique « Sarindar » de  liquidation des arsenaux d’armes en cas de défaite dans la guerre — les documents technologiques montrant comment reproduire des stocks d’armes en quelques semaines. Un tel plan a sans doute été mis en place depuis août 1995 — quand le gendre de Saddam, le général Hussein Kamel, qui avait dirigé les programmes nucléaires, chimiques et biologiques de l’Irak pendant 10 ans, a fait défection vers la Jordanie.  En août, les inspecteurs de l’UNSCOM et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont fouillé un élevage de poulets appartenant à la famille de Kamel et trouvé plus d’une centaine de malles métalliques et boîtes contenant la documentation traitant de toutes les catégories d’armes, notamment nucléaires. Pris en flagrant délit, l’Iraq a enfin reconnu son « programme de guerre biologique, y compris d’armement, » et  publié un « Rapport de divulgation complet et final » et remis des documents sur l’agent neurotoxique VX et des armes nucléaires. Saddam a alors attiré le général Kamel, feignant de pardonner sa défection. Trois jours plus tard, Kamel et plus de 40 membres de la famille, y compris les femmes et les enfants, ont été assassinés, dans ce que la presse irakienne officielle décrit comme une « administration spontanée de justice tribale ». Après avoir envoyé ce message à son peuple intimidé, misérable, Saddam a ensuite fait une démonstration de coopération avec l’inspection de l’ONU, étant donné que Kamel venait de toute façon de compromettre tous ses programmes. En novembre 1995, il a publié une seconde « Rapport de divulgation complet et final » quant à ses programmes de missiles prétendument inexistants. Ce même mois, la Jordanie a intercepté une importante cargaison de composants de missiles de haute qualité destinées à l’Iraq. L’UNSCOM a bientôt repêché du Tigre des composants de missiles similaires, réfutant à nouveau les dénégations de Saddam. En juin 1996, Saddam a claqué la porte à l’inspection de l’UNSCOM de tout « mécanismes de dissimulation ». Le 5 août 1998, il a stoppé la coopération avec l’UNSCOM et l’AIEA complètement, et ils se sont retirés le 16 décembre 1998. Saddam avait encore quatre ans pour développer et cacher ses armes de destruction massive sans aucun regards indiscrets gênants. Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies 1115, (21 juin 1997), 1137 (12 novembre 1997) et 1194 (9 septembre 1998) ont été émises condamnant l’Irak — des paroles inefficaces qui n’ont eu aucun effet. En 2002, sous la pression d’un énorme regroupement de militaires américains par une nouvelle administration américaine, Saddam a refait encore un autre « Rapport de divulgation complet et final »qui se révéla plein de « fausses déclarations » et constitueant un autre « violation substantielle » des inspections de l’ONU et de l’AIEA et des paragraphes 8 à 13 de la résolution 687 (1991). C’est juste quelques jours après cette dernière « divulgation », après une décennie d’intervention avec l’ONU et le reste du monde au nom de l’Irak, que Primakov et son équipe d’experts militaires s’est posé à Bagdad — même si, avec 200 000 soldats américains à la frontière, la guerre était imminente, et Moscou ne pouvait plus sauver Saddam Hussein. Primakov était sans aucun doute là pour régler les derniers détails du plan « Sarindar » et rassurer Saddam que a tempête passée Moscou reconstruirait ses armes de destruction massive pour un bon prix. M. Poutine aime tirer sur l’Amérique et veut réaffirmer la place de la Russie dans les affaires mondiales. Pourquoi il ne profiterait pas de cette occasion ? En tant que ministre des affaires étrangères et premier ministre, Primakov est l’auteur de la stratégie de « multipolarité »  pour faire contrepoids à un leadership américain élevant la Russie au statut de grande puissance en Eurasie. Entre les 9 et 12 février, M. Poutine a visité l’Allemagne et la France pour proposer un alignement tactique des trois puissances contre les États-Unis pour défendre les inspections au lieu de la guerre. Le 21 février, la Douma russe a appelé les parlements allemand et français à se joindre à eux  les 4 et  7 mars à Bagdad, pour « empêcher l’agression militaire américaine contre l’Irak. » Des foules de gauchistes européens, ancrées depuis des générations dans la propagande de gauche tout droit sortie de Moscou, continuent à trouver la ligne attrayante. Les tactiques de M. Poutine ont marché. Les États-Unis ont remporté une victoire militaire éclatante, démolissant une dictature sans détruire le pays, mais ils ont commencé à perdre la paix. Alors que les troupes américaines ont révélé les fosses communes des victimes de Saddam, les forces anti-américaines en Europe occidentale et ailleurs, ont multiplié les attaques au vitriol, accusant Washington de rapacité pour le pétrole et de pas vraiment s’occuper des armes de destruction massive, ou d’avoir exagéré les risques, comme s’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter des armes de destruction massive. Ion Mihai Pacepa
Moscou, bien sûr, n’a jamais rien admis devant nous, dirigeants des services de renseignement de substitution des Soviets, sur toute implication dans l’assassinat de Kennedy. Le Kremlin savait que toute indiscrétion pouvait déclencher la troisième guerre mondiale. Mais pendant 15 ans de mon autre vie, au sommet de la communauté du renseignement du bloc soviétique, j’ai participé à un effort mondial de désinformation visant à détourner l’attention de l’implication du KGB avec Oswald, le Marine américain, qui avait fait défection vers Moscou, était retourné aux États-Unis et avait tué le président Kennedy. Nous avons lancé des rumeurs, publié des articles et même produit des livres, insinuant que les coupables étaient aux Etats-Unis, pas en Union soviétique. Notre ultime « preuve » était une note adressée à « M. Hunt, » datée du 8 novembre 1963 et signée par Oswald, copie de qui est apparu aux Etats-Unis en 1975. Nous savions que la note était un faux, mais des experts américains en graphologie ont certifié qu’elle était authentique, et les théoriciens de la conspiration l’ont connectée à l’agent de la CIA E. Howard Hunt, alors bien connu depuis l’affaire du Watergate et l’ont utilisée pour « prouver » que la CIA était impliquée dans l’assassinat de Kennedy. Enfin, des documents originaux du KGB tirés des Archives de Mitrokhin, apparues dans les années 1990, ont prouvé que la note avait été contrefaite par le KGB pendant le scandale du Watergate. La fausse note avait été vérifiée deux fois pour « authenticité » par la direction des opérations techniques du KGB (UTO) et approuvée pour utilisation. En 1975 le KGB a envoyé du Mexique trois photocopies de la note aux mordus de la conspiration aux États-Unis (les règles du KGB autorisent seulement  l’utilisation de photocopies de documents contrefaits, pour éviter un examen attentif de l’original). Après l’effondrement de l’Union soviétique, j’espérais que les nouveaux dirigeants de Moscou pourraient révéler la main du KGB dans l’assassinat de Kennedy. Au lieu de cela, ils ont publié en 1993 “Passeport pour l’assassinat : l’histoire jamais racontée de Lee Harvey Oswald par le Colonel du KGB qui le connaissait”, un livre affirmant qu’une enquête approfondie sur Oswald n’avait pas trouvé la moindre implication soviétique avec lui. Les bourreaux ne s’incriminent jamais. Dans les années 90, l’ancien officier du KGB  Vassili Mitrokhine, aidé par le MI6 britannique, a réussi à faire sortir de Moscou  quelque 25 000 pages de documents hautement confidentiels du KGB. Ils représentent une infime partie des archives du KGB, estimé à quelque 27 milliards de pages (les Archives de la Stasi est-allemande en contenaient 3 milliards). Ils représentent une infime partie des archives du KGB, estimé à quelque 27 milliards pages (les Archives de la Stasi est-allemande avaient 3 milliards). Néanmoins, le FBI a qualifié les archives Mitrokhin d’ “informations les plus complètes et les plus approfondies jamais reçues d’aucune source. » Selon cette archive, le premier livre américain sur l’assassinat: Oswald : Assassin ou bouc émissaire?, qui accuse la CIA et le FBI du crime, a été orchestré par le KGB. L’auteur du livre, Joachim Joesten, communiste allemand naturalisé américain, a passé cinq jours à Dallas après l’assassinat, puis est allé en Europe et a disparu. Quelques mois plus tard le livre de Joesten a été publié par le communiste américain Carlo Aldo Marzani (New York), qui a reçu 80 000 $ du KGB pour produire des livres pro-soviétiques, plus de 10 000 $ annuels  pour en faire de la publicité agressive. D’autres documents dans les Archives de Mitrokhin identifient le premier critique américain de cet ouvrage, Victor Perlo, comme un agent du KGB. Le livre de Joesten a aussi reçu une dédicace de l’Américain Mark Lane, décrit dans les Archives de Mitrokhin comme un homme de gauche ayant reçu anonymement  de l’argent du KGB. En 1966, Lane a publié le best-seller Jugement hâtif, alléguant que Kennedy avait été tué par un groupe de droite américain. Ces deux livres ont encouragé les gens ayant la moindre expertise dans le domaine à se joindre à la mêlée. Chacun a vu les événements de son propre point de vue, mais tous accusaient de ce crime des éléments liés aux États-Unis de ce crime. Le procureur de la Nouvelle-Orléans Jim Garrison a enquêté dans son district quartier et arrêté en 1967 un homme local, qu’il accuse d’avoir conspiré avec des éléments des services de renseignement américains pour assassiner Kennedy afin de l’arrêter dans ses efforts pour mettre fin à la guerre froide. L’accusé a été acquitté en 1969, mais Garrison s’est accroché à son histoire, écrivant tout d’abord Un Héritage de pierre (Putnam, 1970) et publiant finalement Sur la piste des assassins (Sheriden Square, 1988), un des livres qui a inspiré le film d’Oliver Stone « JFK ». La conspiration pour l’assassinat de Kennedy était née — et elle n’est jamais morte. Selon un autre document, le chef du KGB Yury Andropov a informé en avril 1977 le Politburo que le KGB avait lance une nouvelle campagne de desinformatsiya pour impliquer davantage « les services spéciaux américains » dans l’assassinat de Kennedy. Malheureusement, les Archives de Mitrokhin sont muettes sur le sujet après cela. (…) Au cours de mes dix dernières années en Roumanie, j’ai réussi aussi équivalent du pays de la NSA, et je me suis familiarisé avec les systèmes de code utilisés dans l’ensemble de la communauté du renseignement bloc soviétique. Cette connaissance m’a permis de se rendre compte que les lettres anodin à consonance de Oswald et son épouse soviétique à l’ambassade soviétique à Washington, D.C. (mise à disposition de la Commission Warren) constituaient messages voilées du KGB. En eux, j’ai trouvé la preuve que Oswald a été envoyé aux États-Unis pour une mission temporaire, et qu’il avait prévu de revenir à l’Union soviétique impénétrable après avoir accompli sa tâche. Il m’a fallu plusieurs années de passer au crible le bon grain de l’ivraie en passant par les tas de rapports d’enquête générées par la mort violente du jeune président américain, mais quand j’ai fini j’étais fasciné par la richesse des empreintes digitales du KGB dans toute l’histoire d’Oswald et son assassin, Jack Ruby. (…) Prenons la note manuscrite en russe qu’Oswald a laissé à sa femme soviétique, Marina, juste avant sa tentative de tuer  le général américain Edwin Walker comme entrainement avant de passer à l’assassinat du président Kennedy. Cette remarque très importante contient deux codes du KGB : amis (code pour agent de soutien) et la Croix Rouge (code pour aide financière). Dans cette note, Oswald dit à Marina quoi faire dans le cas où il serait arrêté. Il souligne qu’elle doit communiquer avec le « ambassade » (soviétique), qu’ils y ont « des amis ici » et que la « Croix rouge » va l’aider financièrement. Particulièrement significative est l’instruction d’Oswald pour qu’elle puisse « envoyer à l’ambassade les informations sur ce qui m’est arrivé. » A cette époque, le code pour l’ambassade était « Bureau », mais il semble qu’Oswald voulait s’assurer que Marina comprendrait qu’elle doit immédiatement informer l’ambassade soviétique. Il convient de noter que Marina n’a pas mentionné cette note aux autorités américaines après l’arrestation d’Oswald. Il a été constaté à l’accueil de Ruth Paine, une amie américaine avec laquelle Marina séjournait au moment de l’assassinat. (…) Il y a nombre d’éléments prouvant la connexion d’Oswald avec le KGB. Un élément tangible est la lettre envoyée à l’ambassade soviétique à Washington quelques jours après sa rencontre avec « Camarade Kostin » à Mexico. Ailleurs Oswald nomme la personne qu’il avait rencontrée là « Camarade Kostikov. » La CIA a identifié Valery Kostikov comme officier du département de la PGU treizième « affaires humides » (humide étant un euphémisme pour sanglante). Une ébauche manuscrite de cette lettre a été trouvée parmi les effets d’Oswald après l’assassinat. Ladite Ruth Paine a témoigné qu’Oswald avait re-écrit cette lettre plusieurs fois avant de la taper à la machine. Marina a déclaré qu’il « retapé l’enveloppe dix fois. » C’était important pour lui. Une photocopie de la lettre finale Qu’Oswald a envoyé à l’ambassade soviétique a été récupérée par la Commission Warren. Permettez-moi de citer cette lettre, dans laquelle j’ai également inséré d’Oswald plus tôt la version de projet entre parenthèses: « c’est pour vous informer des événements récents depuis mes rencontres avec le camarade Kostin [dans le projet: « de nouvelles informations depuis mes entrevues avec camarade Kostine »] à l’ambassade de l’URSS, Mexico, Mexique. Je n’ai pu rester au Mexique [croisés en projet: « Parce que j’ai considéré inutile »] indefinily à cause de mes limitations de visas mexicain qui était de 15 jours seulement. Je ne pouvais pas prendre le risque de demander un nouveau visa [dans le projet: « demande une prorogation »] à moins d’utiliser mon vrai nom, alors je suis retourné aux États-Unis. » Le fait qu’Oswald a utilisé un nom de code opérationnel pour Kostikov confirme pour moi que tant sa rencontre avec Kostikov à Mexico que sa correspondance avec l’ambassade soviétique à Washington ont été menées dans un contexte opérationnel PGU. Le fait qu’Oswald n’a pas utilisé son vrai nom pour obtenir son visa mexicain confirme cette conclusion. Maintenant nous allons juxtaposer cette lettre combinée avec le guide gratuit Esta Semana-Cette semaine, 28 septembre – 4 octobre 1963 et un dictionnaire espagnol-anglais, tous deux retrouvés parmi les effets d’Oswald. Le guide a un numéro de téléphone de l’ambassade soviétique souligné, les noms de Kosten et Osvald sont en cyrillique sur la page listant les « Diplomates à Mexico » et cochés à côté de cinq salles de cinéma sur la page précédente. A l’arrière de son dictionnaire espagnol-anglais Oswald a écrit: « acheter des billets [pluriel] pour la corrida, » et les arènes de la Plaza México sont entourés sur sa carte de la ville de Mexico. Est également indiqué sur la carte d’Oswald, le Palais des beaux-arts, un lieu de prédilection pour les touristes le dimanche matin pour regarder le Ballet Folklórico. (Cliquez ici pour voir ces documents, les notes manuscrites d’Oswald et autres matériaux semblables.) Contrairement à ce que prétend Oswald, il n’a pas été constamment observé à l’ambassade soviétique pendant son séjour à Mexico, bien que la CIA ait eu des caméras de surveillance filmant l’entrée de l’ambassade à ce moment-là. En résumé, tous les faits ci-dessus, l’ensemble me suggèrent qu’Oswald a eu recours à la « réunion du fer » ou un imprévu — Jeleznaïa yavka en russe — pour un entretien urgent avec Kostikov à Mexico. La « réunion de fer » était une procédure standard du KGB pour les situations d’urgence, fer signifiant cuirassé ou invariable. Dans ma journée,  j’ai approuvé une certaine « réunions de fer » à Mexico (un endroit préféré pour contacter nos agents importants vivant aux États-Unis), et d’Oswald « réunion de fer » me semble typique. Cela signifie : une brève rencontre dans une salle de cinéma pour  convenir d’un rendez-vous pour le lendemain à la corrida (…) Bien sûr, je ne peux pas être sûr que tout s’est passé exactement ainsi, chaque agent ayant ses propres particularités. Mais cependant, ils sont raccordés, il est clair que Kostikov et Oswald sont satisfaisaits secrètement de ce week-end du 28 et 29 septembre 1963. Sur les points suivants, mardi, toujours à Mexico, il a téléphoné à l’ambassade soviétique de l’ambassade cubaine et a demandé au garde de service de le connecter avec « Camarade Kostikov » avec qui il avait « parlé le 28 septembre. » Ce coup de téléphone a été intercepté par la CIA. (…) Pendant toutes ces années, j’ai passé ses liens d’Oswald chercher avec le KGB, j’ai pris les informations factuelles, vérifiables sur sa vie qui avait été mises à jour par le gouvernement américain et les chercheurs privés, et je les ai examinées à la lumière de modèles opérationnels PGU — peu connus des étrangers en raison du secret absolu alors — comme aujourd’hui — endémique en Russie. De nouvelles perspectives sur l’assassinat me sont soudainement apparues. L’expérience d’Oswald comme marine servant au Japon, par exemple, est parfaitement dans le modèle de la PGU pour recruter des militaires américains en dehors des Etats-Unis que j’avais depuis de nombreuses années appliqué aux opérations roumaines. Il était aussi évident que le casier à un terminal de bus qu’Oswald avait utilisé en 1959, après son retour aux États-Unis du Japon, de déposer un sac polochon rempli de photos d’avions militaires américains était en fait une une des procédures de base des services secrets. Au cours de ces années, l’utilisation de ces casiers faisait fureur au PGU — et le dé. Les opérations d’espionnage soviétiques peuvent être isolées par leurs patrons, si vous êtes familier avec eux. Les experts du contre-espionnage appellent ces patrons « preuve opérationnelle », montrant les empreintes digitales de l’auteur. (…) Comme un opérateur radar à la base aérienne d’Atsugi au Japon, Oswald savait l’altitude de vol des avions-espion super-secrets de la CIA, le U-2 survolant l’Union soviétique, sur cette base. En 1959, lorsque j’étais chef de station dse renseignement de la Roumanie en Allemagne de l’Ouest, une exigence soviétique envoyé m’a demandé de « tout, y compris les rumeurs, » sur l’altitude de vol des avions U-2. Le ministère de la défense soviétique savait que les avions U-2 avaient survolé l’Union soviétique plusieurs fois, mais son Air Defense Command n’avait pas pu le suivre parce que les radars soviétiques de l’époque n’arrivaient pas à atteindre une telle altitude. Francis Gary Powers, le pilote de l’U-2 que les Soviétiques avaient abattu le 1er mai 1960, croyaient que les soviétiques étaient en mesure de le faire parce qu’Oswald leur avait fourni l’altitude de son vol. Selon la déclaration de Powers, Oswald avait accéder « non seulement aux codes radar et radio, mais aussi pour le nouveau radar de recherche de la hauteur MPS-16 d’engrenage et la hauteur à laquelle l’U-2 volait, qui fut l’un des secrets les plus hautement classifiés. Il semble que Oswald, qui fit défection vers l’Union soviétique en 1959, était une des personnes dans le public ayant assisté au procès de  Moscou de Powers. Le 15 février 1962, Oswald a écrit à son frère Robert: « J’ai entendu sur la Voix de l’Amérique qu’ils ont sorti le pilote de l »avion espion U2 Powers. Voilà une grande nouvelle où que vous soyez je suppose. Il semblait être un homme de type américain agréable, lumineux, quand je l’ai vu à Moscou ». C’était une procédure normale pour le KGB d’offrir à Oswald d’assister à un procès comme l’une des récompenses pour avoir permis à l’Union soviétique d’abattre l’U-2. (…) Le recrutement de subalternes militaires américains a été une des priorités les plus importantes de la PGU à cette époque. La chasse aux « serzhant » était ma priorité absolue au cours des trois années (1957-59) où j’ai été affecté comme rezident en Allemagne de l’Ouest, et c’était toujours une priorité absolue en 1978, quand j’ai rompu avec le communisme. Bien sûr le PGU aurait voulu recruter des colonels américains, mais ils étaient difficiles d’approche, alors que les officiers subalternes étaient plus accessibles et pouvaient fournir des renseignements excellents s’ils étaient  bien guidés. Le Sergent Robert Lee Johnson est un bon exemple. Dans les années 1950, ‘il fut affecté à l’étranger où, comme Oswald, il s’éprit du communisme. En 1953, Johnson est subrepticement entré une unité militaire soviétique à Berlin-est, où il a demandé — comme Oswald l’a évidemment fait — l’asile politique dans le « paradis des travailleurs ». Une fois là, Johnson a été recruté par le PGU et persuadé de retourner temporairement aux États-Unis pour effectuer une « mission historique » avant de commencer sa nouvelle vie en Union soviétique — comme ce fut le cas avec Oswald. Finalement, le sergent Johnson a secrètement reçu le plus haut grade de l’Armée rouge et reçu par écrit les félicitations de Khrouchtchev lui-même. D’après le colonel PGU Vitaly Yurchenko, qui a fait défection à la CIA en 1985 et refait défection peu de temps après, l’adjudant-chef américain John Anthony Walker, un autre « serzhant » — était l’agent le plus important dans l’histoire du PGU, « dépassant en importance, même le vol soviétique de l’anglo-américain pour la première bombe atomique. » John F. Lehman, qui était  Secrétaire de la marine américaine lorsque Walker a été arrêté, a accepté. (…) En octobre 1962, la Cour suprême allemande a monté un procès public de Bogdan Stashinsky, un transfuge du renseignement soviétique qui avait été décoré par Khrouchtchev pour avoir assassiné des ennemis de l’Union soviétique vivant à l’Ouest. Cet essai a révélé Khrouchtchev au monde comme un boucher politique impitoyable. En 1963 le dictateur soviétique autrefois flamboyant était déjà un souverain paralysé et à bout de souffle. La moindre odeur de toute implication soviétique dans l’assassinat du président américain aurait pu être fatale à Khrouchtchev. Ainsi, le KGB — comme l’a fait mon DIE — a annulé toutes les opérations visant à assassiner des ennemis à l’Ouest. Le PNR a vainement tenté de déprogrammer Oswald. Les documents disponibles montrent que, pour prouver à la PGU qu’il était capable d’effectuer en toute sécurité l’assassinat attribué, Oswald a fait ue répétition en tirant  — bien que le ratant de peu — sur le général américain Edwin Walker. Oswald mis en place un ensemble, complet avec des photos, montrant comment il avait planifié cette opération, et puis il a apporté ce matériau à Mexico pour montrer au « Camarade Kostin, » son agent, ce qu’il pouvait faire. Même si il avait réussi la tentative d’assassinat de Walker sans être identifié, Moscou est restée inflexible. Le têtu Oswald a été dévasté, mais en fin de compte il est allé de l’avant tout seul, tout à fait convaincu qu’il s’acquittait de sa mission « historique ». Il avait tout juste 24 ans, et il avait fait de son mieux pour obtenir des armes de façon moins évidente et pour fabriquer des pièces d’identité, en utilisant le matériel technique que le KGB lui avait enseigné. Jusqu’au bout, il a également suivi les instructions d’urgence, que lui avait été initialement fournies par le KGB — ne rien reconnaître et demander un avocat. Comme Oswald en savait déjà trop sur le plan original, cependant, Moscou s’est arrangé pour le faire taire pour toujours, s’il devait commettre l’impensable. C’était un autre modèle soviétique. Sept chefs de la police politique soviétique ont été secrètement ou ouvertement assassinés pour les empêcher d’incriminer le Kremlin. Certains ont été empoisonnés (Vyacheslav Menzhinsky en 1934), d’autres ont été exécutés comme des espions occidentaux (Genrikh Yagoda en 1938, Nikolay Yezhov en 1939, Lavrenty Beriya et Vsevolod Merkulov en 1953 et Viktor Abakumov en 1954). En outre, immédiatement après la nouvelle de l’assassinat de Kennedy, Moscou a lancé l’Opération « Dragon », un effort de désinformation dans lequel mon service était très impliqué. Le but — qui a très bien réussi — devait rejeter la faute sur divers éléments aux Etats-Unis pour avoir tué leur propre président. (…) Khrouchtchev, qui avait été mon patron de fait pendant neuf ans, était irrationnel. Aujourd’hui, les gens se souviennent de lui comme un paysan terre-à-terre qui a corrigé les méfaits de Staline. Le Khrouchtchev que je connaissais était sanglant, Sarrasins et extraverti, et il avait tendance à détruire tous les projets une fois qu’il mettait la main dessus. L’irrationalité de Khrouchtchev avait fait de lui le leader soviétique le plus controversé et les plus imprévisible. Il a démasqué les crimes de Staline, mais il a fait des assassinats politiques un instrument principal de sa propre politique étrangère. Il a écrit une politique de coexistence pacifique avec l’Occident, mais il a fini par pousser le monde au bord de la guerre nucléaire. Il a conclu la première entente sur le contrôle des armes nucléaires, mais il a essayé de consolider la position de Fidel à la tête de Cuba à l’aide d’armes nucléaires. Il a réparé les relations de Moscou avec la Yougoslavie de Tito, mais il a rompu avec Pékin et détruit ainsi l’unité du monde communiste. Le 11 septembre 1971 Khrouchtchev est décédé dans l’ignominie, comme une non personne, mais pas avant de voir ses mémoires publiés à l’Ouest donnant sa propre version de l’histoire. Ion Mihai Pacepa
A wit observed once that Austria should be credited with an astounding double historical achievement – managing to convince the world that Beethoven was an Austrian and that Hitler was a German. However, the former Soviet Union perpetrated possibly an even more blatant example of perception management. This was when Soviet dictator Josef Stalin and his successor, Nikita Khrushchev, attempted simultaneously to whitewash Stalin’s duplicitous wartime pact with Hitler and to blacken Pope Pius XII as a Hitler sympathiser. Stalin of course was Hitler’s ally for the first part of World War II. On August 23, 1939, the world learned of the notorious Molotov-Ribbentrop Pact (named after the foreign ministers of the Soviet Union and the Third Reich), under which central and eastern Europe was to be divided into Soviet and German spheres of influence. The pact cleared the way for Hitler to invade Poland on September 1, 1939, with Stalin following suit on September 17. World War II had begun. From September 1, 1939, until June 22, 1941 – that is, not less than 21 months of this global conflict’s 67-month duration – Stalin supplied Hitler’s war machine with grain, fuel, strategic minerals, valuable intelligence and other crucial aid for Hitler’s bid to enslave central and western Europe. Only during the war’s latter 46-months – the period that Russians refer to as their Great Patriotic War – were Stalin and Hitler enemies. From late 1944, however, Stalin moved to erase any memory of those crucial opening 21 months that included his collaboration with Hitlerism. Another major component of Moscow’s re-writing of the history of wartime Europe was to fabricate evidence suggesting the existence of a secret pact between Pope Pius XII and Hitler. That the Kremlin was behind this concerted attempt to smear the Vatican as being pro-Nazi has recently been revealed by historians and confirmed by the highest-ranking intelligence officer ever to defect from the former communist Eastern bloc.  Joseph Poprzeczny
It has been 50 years since President John F. Kennedy was assassinated, and most of the world still wrongly believes that the culprit was the CIA, or the FBI, or the mafia, or right-wing American businessmen. It has been also 50 years since the Kremlin started an intense, worldwide disinformation operation, codenamed “Dragon,” aimed at diverting attention away from the KGB’s connection with Lee Harvey Oswald. Not unrelated are the facts that Oswald was an American Marine who defected to Moscow, returned to the United States three years later with a Russian wife, killed President Kennedy, and was arrested before being able to carry out his  plan to escape back to Moscow. In a letter dated July 1, 1963, Oswald asked the Soviet embassy in Washington, D.C., to grant his wife an immediate entrance visa to the Soviet Union, and to grant another one to him, separtably (misspelling and emphasis as in the original). The Kremlin’s “Dragon” operation is described in my book Programmed to Kill: Moscow’s Responsibility for Lee Harvey Oswald’s Assassination of President John Fitzgerald Kennedy. (…) My book also contains a factual presentation of Khrushchev’s frantic efforts to cover his backside. Recalling that the 1914 assassination of Archduke Franz Ferdinand by Serbian terrorist Gavrilo Princip had set off the First World War, Khrushchev was afraid that, if America should learn about the KGB’s involvement with Oswald, it might ignite the first nuclear war. Khrushchev’s interests happened to coincide with those of Lyndon Johnson, the new U.S. president, who was facing elections in less than a year, and any conclusion implicating the Soviet Union in the assassination would have forced Johnson to take undesired political or even military action, adding to his already widely unpopular stance on the war in Vietnam. According to new KGB documents, which became available after Programmed to Kill was published, the Soviet effort to deflect attention away from the KGB regarding the Kennedy assassination began on November 23, 1963—the very day after Kennedy was killed—and it was introduced by a memo to the Kremlin signed by KGB chairman Vladimir Semichastny. He asked the Kremlin immediately to publish an article in a “progressive paper in one of the Western countries …exposing the attempt by reactionary circles in the USA to remove the responsibility for the murder of Kennedy from the real criminals, [i.e.,] the racists and ultra-right elements guilty of the spread and growth of violence and terror in the United States.” The Kremlin complied. Two months later, R. Palme Dutt, the editor of a communist-controlled British journal called Labour Monthly, signed an article that raised the specter of CIA involvement without offering a scintilla of evidence. “[M]ost commentators,” Dutt wrote, “have surmised a coup of the Ultra-Right or racialists of Dallas . . . [that], with the manifest complicity necessary of a very wide range of authorities, bears all the hallmarks of a CIA job.” Semichastny’s super secret letter and Dutt’s subsequent article were revealed by former Russian president Boris Yeltsin in his book The Struggle for Russia, published 32 years after the Kennedy assassination. No wonder Yeltsin was ousted by a KGB palace coup that transferred the Kremlin’s throne into the hands of the KGB—which still has a firm grip on it. (…) Dutt’s article was followed by the first book on the JFK assassination published in the U.S., Oswald: Assassin or Fall Guy? It was authored by a former member of the German Communist Party, Joachim Joesten, and it was published in New York in 1964 by Carlo Aldo Marzani, a former member of the American Communist Party and a KGB agent. Joesten’s book alleges, without providing any proof, that Oswald was “an FBI agent provocateur with a CIA background”. Highly classified KGB documents smuggled out of Russia with British MI-6 help by KGB defector Vasili Mitrokhin in 1993—long after the two U.S. government investigations into the assassination had been completed—show that in the early 1960s, Marzani received subsidies totaling $672,000 from the Central Committee of the Communist Party. That raises the question of why Marzani was paid by the party and not by the KGB, whose agent he was. The newly released Semichastny letter gives us the answer: on the next day after the assassination, the Kremlin took over management of the disinformation operation aimed at blaming America for the JFK assassination. That is why Oswald: Assassin or Fall Guy? was promoted by a joint party/KGB operation. The book’s first review, which praised it to the skies, was signed by Victor Perlo, a member of the American Communist Party, and was published on September 23, 1964, in New Times, which I knew as a KGB front at one time printed in Romania. On December 9, 1963, the “progressive” American journalist I. F. Stone published a long article in which he tried to justify why America had killed its own president. He called Oswald a rightist crackpot, but put the real blame on the “warlike Administration” of the United States, which was trying to sell Europe a “nuclear monstrosity.” Stone has been identified as a paid KGB agent, codenamed “Blin.” Joesten dedicated his book to Mark Lane, an American leftist who in 1966 produced the bestseller Rush to Judgment, alleging Kennedy was assassinated by a right-wing American group. Documents in the Mitrokhin Archive show that the KGB indirectly sent Mark Lane money ($2,000), and that KGB operative Genrikh Borovik was in regular contact with him. Another KGB defector, Colonel Oleg Gor­dievsky (former KGB station chief in London), has identified Borovik as the brother-in-law of Col. General Vladimir Kryuchkov, who in 1988 became chairman of the KGB and in August 1991 led the coup in Moscow aimed at restoring the Soviet Union. The year 1967 saw the publication of two more books attributed to Joesten: The Case Against Lyndon Johnson in the Assassination of President Ken­nedy and Oswald: The Truth. Both books suggested that President Johnson and his CIA had killed Kennedy. They were soon followed by Mark Lane’s A Citizen’s Dissent (1968). Lane has also intensively traveled abroad to preach that America is an “FBI police state” that killed its own president. With such books, the Kennedy conspiracy was born, and it never stopped. The growing popularity of books on the JFK assassination has encouraged all kinds of people with any sort of remotely related background expertise to join the party, each viewing events from his own narrow perspective. Several thousand books have been written on the JFK assassination, and the hemorrhage continues. In spite of this growing mountain of paper, a satisfactory explanation of Oswald’s motivation has yet to be offered, primarily because the whole important dimension of Soviet foreign policy concerns and Soviet intelligence practice in the late 1950s and early 1960s has not been addressed in connection with Oswald by any competent authority. Why not? Because none of their authors had ever been a KGB insider, familiar with its modus operandi. Ion Mihai Pacepa

Attention: une fièvre tueuse peut en cacher une autre!

A l’heure où sortent dans la revue Books des extraits du livre du journaliste du NYT Mark Mazzetti (« The Drone Zone« ) sur le président américain qui, mine de rien, aura finalement liquidé plus de monde que Guantanamo n’en aura jamais incarcéré …

Pendant qu’après s’être débarrassé d’Eltsine et des autres gêneurs y compris jusqu’en Grande-Bretagne ou en Géorgie et devant la pusillanimité de l’Occident, la bande d’anciens kagébistes de Poutine poursuit sur sa lancée en Crimée et en Ukraine …

Retour, avec probablement le meilleur connaisseur encore vivant de la réalité de ce monde parallèle des guerres secrètes dans lequel nous vivons …

A savoir  le Mitrokhine roumain mais en plus gradé, le général Ion Mihai Pacepa et ancien chef des services secrets roumains, autrement dit le fonctionnaire le plus haut placé des services d’espionnage de l’ancien bloc soviétique à avoir jamais fait défection et qui sait tellement de choses qu’il vit toujours  caché quelque part aux Etats-Unis …

Sur l’autre « fiève tueuse », oubliée, des kagébistes et de leurs successeurs …

Mais surtout, avec l’incroyable exemple de l’assassinat du président Kennedy sans parler du financement des terroristes palestiniens, de la disparition des ADM de Saddam Hussein ou des tentatives d’assassinat physique ou moral d’au moins deux papes, sur la redoutable efficacité de leur campagnes d’intoxication (via notamment, de R. Palme Dutt, Joachim Joesten et Carlo Aldo Marzani à Victor Perlo, I. F. Stone et Mark Lane, toute une série de compagnons de route occidentaux) et de la crédulité de nos populations …

Qui fait que plus de 50 ans après, une majorité d’Occidentaux continuent à croire que les Américains auraient fait assassiner l’un de leurs présidents préférés …

Alors que, du recrutement de l’ancien Marine au Japon pour sa connaissance de l’altitude de vol ayant permis l’interception de l’U2 de Gary Powers à sa défection et son mariage en URSS, ses contacts avec des opérateurs soviétiques au Mexique et le codage de ses lettres et documents, les empreintes du KGB sont partout …

Jusqu’à peut-être, suite à sa répétition d’assassinat sur un officier américain et sa décision de poursuivre tout seul une opération qui avait été décommandée suite au témoignage public en Allemagne d’un agent soviétique passé à l’Ouest (un certain Bogdan Stashinsky) et ayant été décoré par Krouchtchev pour assassinats d’ennemis à l’étranger, son élimination ?

The New Proof of the KGB’s Hand in JFK’s Assassination

Ion Mihai Pacepa

PJ Media

November 20th, 2013

It has been 50 years since President John F. Kennedy was assassinated, and most of the world still wrongly believes that the culprit was the CIA, or the FBI, or the mafia, or right-wing American businessmen. It has been also 50 years since the Kremlin started an intense, worldwide disinformation operation, codenamed “Dragon,” aimed at diverting attention away from the KGB’s connection with Lee Harvey Oswald. Not unrelated are the facts that Oswald was an American Marine who defected to Moscow, returned to the United States three years later with a Russian wife, killed President Kennedy, and was arrested before being able to carry out his plan to escape back to Moscow. In a letter dated July 1, 1963, Oswald asked the Soviet embassy in Washington, D.C., to grant his wife an immediate entrance visa to the Soviet Union, and to grant another one to him, separtably (misspelling and emphasis as in the original).

The Kremlin’s “Dragon” operation is described in my book Programmed to Kill: Moscow’s Responsibility for Lee Harvey Oswald’s Assassination of President John Fitzgerald Kennedy. In 2010, this book was presented at a conference of the Organization of American Historians together with a review by Prof. Stan Weber (McNeese State University). He described the book as “a superb new paradigmatic work on the death of President Kennedy” and a “must read for everyone interested in the assassination.”[i]

Programmed to Kill is a factual analysis of that KGB crime of the century committed during the Khrushchev era. In those days, the former chief KGB adviser in Romania had become the head of the almighty Soviet foreign espionage service and pushed me up to the top levels of the Soviet bloc intelligence clique. My book also contains a factual presentation of Khrushchev’s frantic efforts to cover his backside. Recalling that the 1914 assassination of Archduke Franz Ferdinand by Serbian terrorist Gavrilo Princip had set off the First World War, Khrushchev was afraid that, if America should learn about the KGB’s involvement with Oswald, it might ignite the first nuclear war. Khrushchev’s interests happened to coincide with those of Lyndon Johnson, the new U.S. president, who was facing elections in less than a year, and any conclusion implicating the Soviet Union in the assassination would have forced Johnson to take undesired political or even military action, adding to his already widely unpopular stance on the war in Vietnam.

According to new KGB documents, which became available after Programmed to Kill was published, the Soviet effort to deflect attention away from the KGB regarding the Kennedy assassination began on November 23, 1963—the very day after Kennedy was killed—and it was introduced by a memo to the Kremlin signed by KGB chairman Vladimir Semichastny. He asked the Kremlin immediately to publish an article in a “progressive paper in one of the Western countries …exposing the attempt by reactionary circles in the USA to remove the responsibility for the murder of Kennedy from the real criminals, [i.e.,] the racists and ultra-right elements guilty of the spread and growth of violence and terror in the United States.”81JTEUZYdHL._SL1500_

The Kremlin complied. Two months later, R. Palme Dutt, the editor of a communist-controlled British journal called Labour Monthly, signed an article that raised the specter of CIA involvement without offering a scintilla of evidence. “[M]ost commentators,” Dutt wrote, “have surmised a coup of the Ultra-Right or racialists of Dallas . . . [that], with the manifest complicity necessary of a very wide range of authorities, bears all the hallmarks of a CIA job.” Semichastny’s super secret letter and Dutt’s subsequent article were revealed by former Russian president Boris Yeltsin in his book The Struggle for Russia, published 32 years after the Kennedy assassination.

No wonder Yeltsin was ousted by a KGB palace coup that transferred the Kremlin’s throne into the hands of the KGB—which still has a firm grip on it. On December 31, 1999, Yeltsin stunned Russia and the rest of the world by announcing his resignation. “I understand that I must do it,”[ii] he explained, speaking in front of a gaily-decorated New Year’s tree along with a blue, red and white Russian flag and a golden Russian eagle. Yeltsin then signed a decree “On the execution of the powers of the Russian president,” which states that under Article 92 Section 3 of the Russian Constitution, the power of the Russian president shall be temporarily performed by Prime Minister Vladimir Putin, starting from noon on December 31, 1999.[iii] For his part, the newly appointed president signed a decree pardoning Yeltsin, who was allegedly connected to massive bribery scandals, “for any possible misdeeds” and granted him “total immunity” from being prosecuted (or even searched and questioned) for “any and all” actions committed while in office. Putin also gave Yeltsin a lifetime pension and a state dacha.[iv]

Soon after that, the little window into the KGB archive that had been cracked opened by Yeltsin was quietly closed. Fortunately, he had first been able to reveal Semichastny’s memo, which generated the Kennedy conspiracy that has never stopped.

Dutt’s article was followed by the first book on the JFK assassination published in the U.S., Oswald: Assassin or Fall Guy? It was authored by a former member of the German Communist Party, Joachim Joesten, and it was published in New York in 1964 by Carlo Aldo Marzani, a former member of the American Communist Party and a KGB agent. Joesten’s book alleges, without providing any proof, that Oswald was “an FBI agent provocateur with a CIA background”. Highly classified KGB documents smuggled out of Russia with British MI-6 help by KGB defector Vasili Mitrokhin in 1993—long after the two U.S. government investigations into the assassination had been completed—show that in the early 1960s, Marzani received subsidies totaling $672,000 from the Central Committee of the Communist Party. That raises the question of why Marzani was paid by the party and not by the KGB, whose agent he was. The newly released Semichastny letter gives us the answer: on the next day after the assassination, the Kremlin took over management of the disinformation operation aimed at blaming America for the JFK assassination. That is why Oswald: Assassin or Fall Guy? was promoted by a joint party/KGB operation.

The book’s first review, which praised it to the skies, was signed by Victor Perlo, a member of the American Communist Party, and was published on September 23, 1964, in New Times, which I knew as a KGB front at one time printed in Romania. On December 9, 1963, the “progressive” American journalist I. F. Stone published a long article in which he tried to justify why America had killed its own president. He called Oswald a rightist crackpot, but put the real blame on the “warlike Administration” of the United States, which was trying to sell Europe a “nuclear monstrosity.” Stone has been identified as a paid KGB agent, codenamed “Blin.”

Joesten dedicated his book to Mark Lane, an American leftist who in 1966 produced the bestseller Rush to Judgment, alleging Kennedy was assassinated by a right-wing American group. Documents in the Mitrokhin Archive show that the KGB indirectly sent Mark Lane money ($2,000), and that KGB operative Genrikh Borovik was in regular contact with him. Another KGB defector, Colonel Oleg Gor­dievsky (former KGB station chief in London), has identified Borovik as the brother-in-law of Col. General Vladimir Kryuchkov, who in 1988 became chairman of the KGB and in August 1991 led the coup in Moscow aimed at restoring the Soviet Union.

The year 1967 saw the publication of two more books attributed to Joesten: The Case Against Lyndon Johnson in the Assassination of President Ken­nedy and Oswald: The Truth. Both books suggested that President Johnson and his CIA had killed Kennedy. They were soon followed by Mark Lane’s A Citizen’s Dissent (1968). Lane has also intensively traveled abroad to preach that America is an “FBI police state” that killed its own president.

With such books, the Kennedy conspiracy was born, and it never stopped. The growing popularity of books on the JFK assassination has encouraged all kinds of people with any sort of remotely related background expertise to join the party, each viewing events from his own narrow perspective. Several thousand books have been written on the JFK assassination, and the hemorrhage continues. In spite of this growing mountain of paper, a satisfactory explanation of Oswald’s motivation has yet to be offered, primarily because the whole important dimension of Soviet foreign policy concerns and Soviet intelligence practice in the late 1950s and early 1960s has not been addressed in connection with Oswald by any competent authority. Why not? Because none of their authors had ever been a KGB insider, familiar with its modus operandi.

By its very nature espionage is an arcane and duplicitous undertaking, and in the hands of the Soviets it developed into a whole philosophy, every aspect of which had its own set of tried and true rules and followed a prescribed pattern. To really understand the mysteries of Soviet espionage, it will not help to see a spy movie or read a spy novel, as entertaining as that might be. You must have lived in that world of secrecy and deceit for a whole career, as I did, and even then you may not fathom its darker moments, unless you are one of the few at the very top of the pyramid.

Therefore, I have put together a short PowerPoint presentation of such darker moments that are crucial for understanding how the Kremlin has been able to fool the rest of the world into believing that America killed one of its most beloved presidents. Click here to read “11 Facts That Destroy JFK Conspiracy Theories.” Let’s step back together into that world of Soviet espionage and deceit. At the end of our tour d’horizon, I hope you’ll agree with me that the Soviets had a hand in the assassination of President Kennedy. I also hope that afterwards you will look with different eyes upon other documents relating to the JFK assassination that may turn up in the future. Perhaps you may spot additional Soviet/Russian maneuverings hidden behind them.

Voir aussi:

Programmed to Kill

Jamie Glazov

Front Page Magazine

October 03, 2007

The highest ranking intelligence official to have ever defected from the Soviet bloc discloses new facts about Lee Harvey Oswald, the Soviet KGB and the Kennedy Assassination.

Frontpage Interview’s guest today is Lt. Gen. Ion Mihai Pacepa, the highest ranking intelligence official ever to have defected from the Soviet bloc. In 1989, Romania’s president Nicolae Ceausescu and his wife were executed at the end of a trial where most of the accusations had come word-for-word out of Pacepa’s book, Red Horizons, republished in 27 countries. Pacepa’s newest book is Programmed to Kill: Lee Harvey Oswald, the Soviet KGB, and the Kennedy Assassination.

FP: Lt. Gen Ion Mihai Pacepa, welcome to Frontpage Interview.

Pacepa: It is a great honor for me to be here. Yours is one of the few magazines that truly understand the Kremlin.

FP: Mr. Pacepa, you had direct knowledge of the KGB’s ties to Oswald and you also have had access to newly disclosed KGB documents. Tell us a bit about your own personal expertise in terms of this subject and the recently declassified evidence you have seen. Then kindly share with us the conclusions you have arrived at.

Pacepa: Moscow, of course, admitted nothing to us, the leaders of the Soviets’ surrogate intelligence services, about any involvement in the Kennedy assassination. The Kremlin knew that any indiscretion could start World War III. But for 15 years of my other life at the top of the Soviet bloc intelligence community, I was involved in a world-wide disinformation effort aimed at diverting attention away from the KGB’s involvement with Lee Harvey Oswald, the American Marine who had defected to Moscow, returned to the U.S., and killed President Kennedy.

We launched rumors, published articles and even produced books insinuating that the culprits were in the U.S., not in the Soviet Union. Our ultimate “proof” was a note addressed to “Mr. Hunt,” dated November 8, 1963 and signed by Oswald, copies of which turned up in the U.S. in 1975. We knew the note was faked, but American graphological experts certified that it was genuine, and conspiracy theorists connected it to the CIA’s E. Howard Hunt, by then well known from the Watergate affair, and used it to “prove” that the CIA was implicated in the Kennedy assassination.

Original KGB documents in the Mitrokhin Archive, brought to light in the 1990s, finally proved that the note was forged by the KGB during the Watergate scandal. The forged note was twice checked for “authenticity” by the KGB’s Technical Operations Directorate (OTU) and approved for use. In 1975 the KGB mailed three photocopies of the note from Mexico to conspiracy buffs in the United States.[1] (The KGB rules allowed only photocopies of counterfeited documents to be used, to avoid close examination of the original).

After the Soviet Union collapsed, I hoped the new leaders in Moscow might reveal the KGB hand in the Kennedy assassination. Instead, in 1993 they published Passport to Assassination: the Never-Before-Told Story of Lee Harvy Oswald by the KGB Colonel Who Knew Him, a book claiming that a thorough investigation into Oswald had found no Soviet involvement with him whatsoever.[2] Hangmen do not incriminate themselves.

FP: Can you go into a bit of detail about what the Mitrokhin Archive is?

Pacepa: In the 1990s, retired KGB officer Vasily Mitrokhin, helped by the British MI6, smuggled ca 25,000 pages of highly confidential KGB documents out of Moscow. They represent a minuscule part of the KGB archive, estimated to be some 27 billion pages (the East German Stasi archive had 3 billion). Nevertheless, the FBI described the Mitrokhin Archive as “the most complete and extensive intelligence ever received from any source.” According to this archive, the first American book on the assassination, Oswald: Assassin or Fall Guy?, which blames the CIA and the FBI for the crime, was masterminded by the KGB. The book’s author, Joachim Joesten, a German-born American communist, spent five days in Dallas after the assassination, then went to Europe and disappeared from sight. A few months later Joesten’s book was published by American communist Carlo Aldo Marzani (New York), who received $80,000 from the KGB to produce pro-Soviet books, plus an annual $10,000 to advertise them aggressively. Other documents in the Mitrokhin Archive identify the first American reviewer of this book, Victor Perlo, as an undercover KGB operative.

Joesten’s book was dedicated to American Mark Lane, described in the Mitrokhin Archive as a leftist who anonymously received money from the KGB. In 1966 Lane published the bestseller Rush to Judgment, alleging that Kennedy was killed by a right-wing American group. These two books encouraged people with any remotely related background expertise to join the fray. Each viewed events from his own perspective, but all accused elements in the U.S. of that crime. New Orleans district attorney Jim Garrison looked around his home district and in 1967 arrested a local man, whom he accused of conspiring with elements of U.S. intelligence to murder Kennedy in order to stop the latter’s efforts to end the Cold War. The accused was acquitted in 1969, but Garrison clung to his story, first writing A Heritage of Stone (Putnam, 1970) and eventually publishing On the Trail of the Assassins (Sheriden Square, 1988), one of the books that inspired Oliver Stone’s movie JFK.

The Kennedy assassination conspiracy was born—and it never died. According to another document, in April 1977 KGB chairman Yury Andropov informed the Politburo that the KGB was launching a new desinformatsiya campaign to further implicate “American special services” in the Kennedy assassination. Unfortunately, the Mitrokhin Archive is silent on the subject after that.

FP: You have discovered documents personally written by the assassin, Lee Harvey Oswald, suggesting that he was linked to the KGB’s department for assassination abroad, and that he had returned to the U.S. from the Soviet Union only temporarily, on a mission. Two federal investigations and over 2,500 books have looked into the assassination, but no one has raised this matter. How come?

Pacepa: Because no assassination investigators or researchers were sufficiently familiar with KGB operational codes and practices. The FBI recently told the U.S. Congress that only a native Arabic speaker could catch the fine points of an al-Qaida telephone intercept—especially one containing intelligence doubletalk. I spent 23 years of my other life speaking in such codes. Even my own identity was codified. In 1955, when I became a foreign intelligence officer, I was informed that from then on my name would be Mihai Podeanu, and Podeanu I remained until 1978, when I broke with communism. All my subordinates—and the rest of the Soviet bloc foreign intelligence officers—used codes in their written reports, when talking with their sources, and even in conversations with their own colleagues. When I left Romania for good, my espionage service was the “university,” the country’s leader was the “Architect,” Vienna was “Videle,” and so on.

In an interview published in the U.S., KGB general Boris Solomatin, a long-time deputy chief of the PGU (Soviet foreign intelligence), once stated: « I don’t make out of myself a man who knows everything in intelligence—as some former officers of the First Department [i.e., the PGU] who have written their books try to do. In intelligence and counterintelligence only the man who is heading these services knows everything. I am saying this because all the questions concerning ciphers and cipher machines were under another department—in a directorate outside of mine, similar to your National Security Agency. »[3]

During my last ten years in Romania I also managed the country’s equivalent of NSA, and I became familiar with the code systems used throughout the Soviet bloc intelligence community. This knowledge allowed me to realize that the innocuous-sounding letters from Oswald and his Soviet wife to the Soviet embassy in Washington, D.C. (made available to the Warren Commission) constituted veiled messages to the KGB. In them I found proof that Oswald was sent to the U.S. on a temporary mission, and that he planned to return to the inscrutable Soviet Union after accomplishing his task.

It took me many years to sift the wheat from the chaff in going through the piles of investigative reports generated by the violent death of the young American president, but when I finished I was fascinated by the wealth of KGB fingerprints all over the story of Oswald and his killer, Jack Ruby.

FP: So give us some concrete KGB fingerprints.

Pacepa: Let’s take the handwritten note in Russian Oswald left his Soviet wife, Marina, just before he tried to kill American general Edwin Walker in a dry run before going on to assassinate President Kennedy. That very important note contains two KGB codes: friends (code for support officer) and Red Cross (code for financial help). In this note, Oswald tells Marina what to do in case he is arrested. He stresses that she should contact the (Soviet) “embassy,” that they have “friends here,” and that the “Red Cross” will help her financially. Particularly significant is Oswald’s instruction for her to “send the embassy the information about what happened to me.” At that time the code for embassy was “office,” but it seems that Oswald wanted to be sure Marina would understand that she should immediately inform the Soviet embassy. It is noteworthy that Marina did not mention this note to U.S. authorities after Oswald’s arrest. It was found at the home of Ruth Paine, an American friend with whom Marina was staying at the time of the assassination.

FP: The Warren Commission and the House Select Committee on Assassinations concluded that Oswald had no connection whatsoever with the KGB. But according to your book, Oswald secretly met an officer of the KGB’s assassination department in Mexico City just a few weeks before shooting President Kennedy. What’s the evidence?

Pacepa: There are many bits of evidence proving Oswald’s connection with the KGB. A tangible one is the letter he sent to the Soviet embassy in Washington a few days after meeting “Comrade Kostin” in Mexico City. Elsewhere Oswald identified the person he had met there as “Comrade Kostikov.” The CIA has identified Valery Kostikov as an officer of the PGU’s Thirteenth Department for “wet affairs” (wet being a euphemism for bloody). A handwritten draft of that letter was found among Oswald’s effects after the assassination. The previously mentioned Ruth Paine testified that Oswald re-wrote that letter several times before typing it on her typewriter. Marina stated he “retyped the envelope ten times.” It was important to him. A photocopy of the final letter Oswald sent to the Soviet embassy was recovered by the Warren Commission. Let me quote from that letter, in which I have also inserted Oswald’s earlier draft version in brackets:

“This is to inform you of recent events since my meetings with comrade Kostin [in draft: “of new events since my interviews with comrade Kostine”] in the Embassy of the Soviet Union, Mexico City, Mexico. I was unable to remain in Mexico [crossed out in draft: “because I considered useless”] indefinily because of my mexican visa restrictions which was for 15 days only. I could not take a chance on requesting a new visa [in draft: “applying for an extension”] unless I used my real name, so I returned to the United States.”

The fact that Oswald used an operational codename for Kostikov confirms to me that both his meeting with Kostikov in Mexico City and his correspondence with the Soviet Embassy in Washington were conducted in a PGU operational context. The fact that Oswald did not use his real name to obtain his Mexican visa confirms this conclusion.

Now let’s juxtapose this combined letter against the free guide book Esta Semana-This Week, September 28 – October 4, 1963, and a Spanish-English dictionary, both found among Oswald’s effects. The guide book has the Soviet embassy’s telephone number underlined, the names Kosten and Osvald noted in Cyrillic on the page listing “Diplomats in Mexico,” and check marks next to five movie theaters on the previous page.[4] In the back of his Spanish-English dictionary Oswald wrote: “buy tickets [plural] for bull fight,”[5] and the Plaza México bullring is encircled on his Mexico City map.[6] Also marked on Oswald’s map is the Palace of Fine Arts,[7] a favorite place for tourists to assemble on Sunday mornings to watch the Ballet Folklórico. (Click here to see these documents, Oswald’s handwritten notes and other similar materials.)

Contrary to what Oswald claimed, he was not observed at the Soviet embassy at any time during his stay in Mexico City, although the CIA had surveillance cameras trained on the entrance to the embassy at that time.[8] In short, all of the above facts taken together suggest to me that Oswald resorted to an unscheduled or “iron meeting”—zheleznaya yavka in Russian—for an urgent talk with Kostikov in Mexico City. The “iron meeting” was a standard KGB procedure for emergency situations, iron meaning ironclad or invariable.

In my day I approved quite a few “iron meetings” in Mexico City (a favorite place for contacting our important agents living in the U.S.), and Oswald’s “iron meeting” looks to me like a typical one. That means: a brief encounter at a movie house to arrange a meeting for the following day at the bullfights (in Mexico City they were held at 4:30 on Sunday afternoon); a brief encounter in front of the Palace of Fine Arts to pass Kostikov one of the bullfight tickets Oswald had bought; and a long meeting for discussions at the Sunday bullfight.

Of course, I cannot be sure that everything happened exactly that way—every case officer had his own quirks. But however they may have connected, it is clear that Kostikov and Oswald did secretly meet over that weekend of September 28-29, 1963. On the following Tuesday, still in Mexico City, he telephoned the Soviet embassy from the Cuban embassy and asked the guard on duty to connect him with “Comrade Kostikov” with whom he had “talked on September 28.” That phone call was intercepted by the CIA.

FP: Every communist party was managed by a Soviet-style politburo, all Soviet bloc armies wore the same uniform, every East European police force was replaced by a Soviet-style militia. How was this Soviet pattern reflected in the bloc’s intelligence community?

Pacepa: “Everything you’ll see here is identical to what I saw in your service,” Sergio del Valle—Cuban minister of interior and overall chief of both domestic security and foreign intelligence—told me in 1972, when he introduced me to the managers of the Cuban espionage service, the DGI.[9] Even the DGI officers’ training was based on the same manuals we in the Romanian espionage service, the DIE—Departamentul de Informatii Externe—had gotten from the PGU.

Yes, Soviet intelligence, like the Soviet government in general, had a strong penchant for patterns. By its very nature espionage is an arcane and duplicitous undertaking, but in the hands of the Soviets it developed into a whole philosophy, every aspect of which had its own set of tried and true rules and followed a prescribed pattern.

During the many years I spent researching Oswald’s ties with the KGB, I took the factual, verifiable information on his life that had been developed by the U.S. government and relevant private researchers, and I examined it in the light of PGU operational patterns—little known by outsiders because of the utter secrecy then—as now—endemic to Russia. New insights into the assassination came suddenly to life. Oswald’s experiences as a Marine serving in Japan, for instance, perfectly fit the PGU template for recruiting American servicemen outside the United States that I for many years had applied to Romanian operations. It also was obvious that the locker at a bus terminal Oswald used in 1959, after returning to the U.S. from Japan, to deposit a duffel bag stuffed with photographs of U.S. military planes was in fact an intelligence dead drop.[10] During those years the use of such lockers was all the rage with the PGU—and the DIE.

Soviet espionage operations can be isolated out by their patterns, if you are familiar with them. Counterintelligence experts call these patterns “operational evidence,” showing the fingerprints of the perpetrator.

FP: Most of the work on the Kennedy assassination suggests that Oswald was a low-ranking Marine who had no important information to offer the KGB. He was also clearly disturbed and somewhat of a loose-cannon. If that is true, why would the KGB have recruited him?

Pacepa: That was Soviet dezinformatsyia—disseminated by my DIE as well, at KGB behest. The truth is quite different. Here is one example. As a radar operator at Atsugi Air Base in Japan, Oswald knew the flight altitude of the CIA’s super-secret U-2 spy planes flying over the Soviet Union from that base. In 1959, when I was chief of Romania’s intelligence station in West Germany, a Soviet requirement sent to me asked for “everything, including rumors,” about the flight altitude of the U-2 planes. The Soviet Defense Ministry knew that U-2 planes had flown over the Soviet Union several times, but its Air Defense Command had not been able to track them because the Soviet radars of those days did not reach ultra-high altitudes.

Francis Gary Powers, the U-2 pilot whom the Soviets shot down on May 1, 1960, believed that the Soviets were able to get him because Oswald had provided them with the altitude of his flight. According to Powers’ statement, Oswald had access “not only to radar and radio codes but also to the new MPS-16 height-finding radar gear” and the height at which the U-2 flew, which was one of the most highly classified secrets.[11]

It seems that Oswald, who defected to the Soviet Union in 1959, was one of the people in the audience attending Powers’s spectacular trial in Moscow. On February 15, 1962, Oswald wrote to his brother Robert: “I heard over the voice of America that they released Powers the U2 spy plane fellow. That’s big news where you are I suppose. He seemed to be a nice, bright american-type fellow, when I saw him in Moscow.”[12]

It would have been normal procedure for the KGB to take Oswald to observe the Powers trial as one of the rewards given him for having enabled the Soviet Union to shoot down the U-2.

FP: Yuri Nosenko, a KGB officer who defected to the U.S. in 1964, told assassination researcher Gerald Posner: “I am surprised that such a big deal is made of the fact that [Oswald] was a Marine. What was he in the Marine Corps—a major, a captain, a colonel?”[13] How do you explain Nosenko’s statement?

Pacepa: I know for a fact that Nosenko was a bona fide defector. But he belonged to a KGB domestic department and knew nothing about PGU foreign sources—just as a middle level FBI agent would know nothing about CIA sources abroad.

Recruiting low-ranking American servicemen was one of the PGU’s highest priorities in those days. Hunting for a “serzhant” was my top priority during the three years (1957-59) I was assigned as rezident in West Germany, and it was still a top priority in 1978, when I broke with Communism. Of course the PGU would have liked to recruit American colonels, but they were difficult to approach, whereas low-ranking officers were more accessible and could provide excellent information if given the right guidance.

Sergeant Robert Lee Johnson is a good example. In the 1950s he was stationed abroad where, like Oswald, he became infatuated with communism. In 1953 Johnson surreptitiously entered a Soviet military unit in East Berlin, where he asked—as Oswald evidently did—to be granted political asylum in the “workers’ paradise.” Once there, Johnson was recruited by the PGU and persuaded to return temporarily to the U.S. to carry out a “historic task” before starting his new life in the Soviet Union—as was the case with Oswald. Eventually, Sgt. Johnson was secretly awarded the rank of Red Army major and received written congratulations from Khrushchev himself.[14]

According to PGU Col. Vitaly Yurchenko, who defected to the CIA in 1985 and soon redefected, U.S. Chief Warrant Officer John Anthony Walker—another “serzhant”—was the greatest agent in PGU history, “surpassing in importance even the Soviet theft of the Anglo-American blueprints for the first atomic bomb.” John F. Lehman, who was the U.S. secretary of the Navy when Walker was arrested, agreed.[15]

FP: In 1962, when Oswald returned from the Soviet Union, he brought with him a 13-page document entitled “Historic Diary.” Why was it called that?

Pacepa: “Historic” was a PGU slogan at the time. The term was introduced by General Aleksandr Sakharovsky, a former Soviet chief adviser to Romania’s Securitate who rose to head the PGU for an unprecedented fourteen years. “Historic” was his favorite expression. The Securitate had the “historic task” to weed out the bourgeoisie from the Romanian soil, as he constantly preached at us. The “historic duty” of the PGU was to dig the grave of the international bourgeoisie. Dogonyat i peregonyat was our “monumentalnaya, historic task,” he told us right after Khrushchev had launched that famous slogan of his about catching up with the West and overtaking it in the space of ten years.

Personal diaries were also Sakharovsky’s invention. All our illegal officers and agents sent to the West under a fictitious biography had to take along some kind of written memory aid, so that they could remember exactly where they had supposedly been when, and what they had done in various periods of their alleged lives. Up to the end of the 1950s, these notes had been taken abroad in the form of microdots or on soft film concealed in some everyday object, but of course they presented the potential risk of becoming incriminating evidence if ever found. In January 1959 Sakharovsky ordered all Soviet bloc foreign intelligence services to conceal those biographies in the form of diaries, drafts of books, personal letters or autobiographical notes. These notes were drafted by disinformation specialists, copied out by hand by the illegal or intelligence agent concerned, usually just before leaving for the West, and then carried across the border openly.

A microscopic examination of Oswald’s “Historic Diary” did indeed show that “it was written in one or two sessions.”[16] It was also copied out in great haste, as suggested by the many spelling inaccuracies.

FP: Your book takes an intriguing twist in the way it tells the plot. In the end, you find that the evidence suggests that Oswald lost PGU (Soviet Foreign Intelleigence) support, and that he went alone to kill President Kennedy. This is a bit of an eye-brow raiser. Tell us what you know and explain your interpretation please.

Pacepa: In October 1962, the West German Supreme Court mounted a public trial of Bogdan Stashinsky, a Soviet intelligence defector who had been decorated by Khrushchev for having assassinated enemies of the Soviet Union living in the West. This trial revealed Khrushchev to the world as a callous political butcher. By 1963 the once flamboyant Soviet dictator was already a crippled ruler gasping for air. The slightest whiff of any Soviet involvement in the assassination of the American president could have been fatal to Khrushchev. Thus, the KGB—as did my DIE—canceled all operations aimed at assassinating enemies in the West.

The PGU unsuccessfully tried to deprogram Oswald. The available documents show that, to prove to the PGU that he was capable of securely carrying out the assigned assassination, Oswald conducted a dry run by shooting at—although narrowly missing—American general Edwin Walker. Oswald put together a package, complete with photographs, showing how he had planned this operation, and then he took this material to Mexico City to show “Comrade Kostin,” his case officer, what he could do. Even though he had pulled off the Walker assassination attempt without being identified as the perpetrator, Moscow remained adamant.

The stubborn Oswald was devastated, but in the end he went ahead on his own, utterly convinced he was fulfilling his “historic” task. He was just 24 years old, and he had done his best to obtain weapons in an inconspicuous way and to fabricate identity documents, using the tradecraft the KGB had taught him. Up until the very end he also followed the emergency instructions he had originally been given by the KGB—admit nothing and ask for a lawyer.

Since Oswald already knew too much about the original plan, however, Moscow arranged for him to be silenced forever, if he should go on to commit the unthinkable. That was another Soviet pattern. Seven chiefs of the Soviet political police itself were secretly or openly assassinated to prevent them from incriminating the Kremlin. Some were poisoned (Vyacheslav Menzhinsky in 1934), other were executed as Western spies (Genrikh Yagoda in 1938, Nikolay Yezhov in 1939, Lavrenty Beriya and Vsevolod Merkulov in 1953, and Viktor Abakumov in 1954).

Furthermore, immediately upon news of Kennedy’s assassination Moscow launched Operation “Dragon,” a disinformation effort in which my service was deeply involved. The aim—which has succeeded only too well—was to throw the blame on various elements in the United States for killing their own president.

FP: A first review of Programmed to Kill, by Publishers Weekly, states that your book is based on old intelligence anecdotes and offers no convincing Soviet motives for the assassination. What do you have to say to that?

Pacepa: On January 3, 1988, The New York Times published a similar review of my first book, Red Horizons, stating that it contained only “squalid anecdotes” about Romanian president Nicolae Ceausescu. But two years later Ceausescu was executed at the end of a trial whose accusations came almost word-for-word out of Red Horizons—which is still in print.

FP: So wasn’t all of this – if it is true—a bit crazy for Khrushchev to have risked? It could have caused a world war, no?

Pacepa: Khrushchev, who was my de facto boss for nine years, was irrational. Today, people remember him as a down-to-earth peasant who corrected the evils of Stalin. The Khrushchev I knew was bloody, brash and extroverted, and he tended to destroy every project once he got his hands on it. Khrushchev’s irrationality made him the most controversial and unpredictable Soviet leader. He unmasked Stalin’s crimes, but he made political assassination a main instrument of his own foreign policy. He authored a policy of peaceful coexistence with the West, but he ended up by pushing the world to the brink of nuclear war. He concluded the first agreement for the control of nuclear arms, but he tried to secure Fidel Castro’s position at the helm of Cuba with the help of nuclear arms. He repaired Moscow’s relations with Yugoslavia’s Tito, but he broke those with Beijing and thereby destroyed the unity of the Communist world. On September 11, 1971 Khrushchev died in ignominy, as a non-person, although not before seeing his memoirs published in the West giving his own version of history.

FP: Lt. Gen Ion Mihai Pacepa, thank you kindly for joining Frontpage Interview. Aside from the new revelations and important facts and questions you have brought to the forefront about the Kennedy assassination, your book serves as yet another reminder of the evil nature of the KGB and the truly dark and sinister entity that we faced in the Soviet regime.

Thank you for your fight for the truth and for historical memory.

It was an honor to speak with you again.

Pacepa: I greatly appreciate your courage in being willing to debate this controversial subject.

Notes:

[1] Cristopher Andrew and Vasily Mitrokhin, The Mitrokhin Archive and the Secret History of the KGB (New York, Perseus Books Group, 1999), p. 229.

[2] Oleg Nechiporenko, Passport to Assassination: the Never-Before-Told Story of Lee Harvy Oswald by the KGB Colonel who knew him (New York: Carol Publishing Group, 1993).

[3] Washington Post Magazine, April 23, 1995.

[4] Warren Commission Exhibit 2486.

[5] Testimony of Ruth Hyde Paine, Warren Commission Vol. 3, pp. 12-13.

[6] Warren Commission Exhibit 1400.

[7] Priscilla Johnson McMillan, Marina and Lee (New York: Harper & Row, 1977), p. 496.

[8] Edward Jay Epstein, Legend: The Secret World of Lee Harvey Oswald (New York: Reader’s Digest Press), p. 16.

[9] Dirección General de Inteligencia

[10] Epstein, Legend, p. 89.

[11] Francis Gary Powers, with Curt Gentry, Operation Overflight: The U-2 spy pilot tells his story for the first time (New York: Holt, Rinehart, 1970), p. 357.

[12] Warren Commission Exhibit 315.

[13] Gerald Posner, Case Closed: Lee Harvey Oswald and the Assassination of JFK (New York: Random House, 1993), p. 49.

[14] Christopher Andrew and Oleg Gordievsky, KGB: The Inside Story Of Its Foreign Operations from Lenin to Gorbachev (New York: HarperCollins, 1990), p. 462.

[15] John Barron, Breaking the Ring (Boston: Houghton Mifflin, 1987), pp. 148, 212.

[16] Epstein, Legend, pp. 109, 298n.

Jamie Glazov is Frontpage Magazine’s editor. He holds a Ph.D. in History with a specialty in Russian, U.S. and Canadian foreign policy. He is the author of Canadian Policy Toward Khrushchev’s Soviet Union and is the co-editor (with David Horowitz) of The Hate America Left. He edited and wrote the introduction to David Horowitz’s Left Illusions. His new book is United in Hate: The Left’s Romance with Tyranny and Terror. To see his previous symposiums, interviews and articles Click Here. Email him at jglazov@rogers.com.

Voir aussi:

The Kremlin’s Killing Ways

A long tradition continues.

Ion Mihai Pacepa

The National Review

November 28, 2006

There is no doubt in my mind that the former KGB/FSB officer Alexander Litvinenko was assassinated at Putin’s order. He was killed, I believe, because he revealed Putin’s crimes and the FSB’s secret training of Ayman al-Zahawiri, the number-two in al Qaeda. I know for a fact that the Kremlin has repeatedly used radioactive weapons to kill political enemies abroad. In the late 1970s, Leonid Brezhnev gave Ceausescu, via the KGB and its Romanian sister, the Securitate, a soluble radioactive thallium powder that could be put in food; the poison was to be used for killing political enemies abroad. According to the KGB, the radioactive thallium would disintegrate inside the victim’s body, generating a fatal, galloping form of cancer and leaving no trace detectable in an autopsy. The substance was described to Ceausescu as a new generation of the radioactive thallium weapon unsuccessfully used against KGB defector Nikolay Khokhlov in West Germany in 1957. (Khokhlov lost all his hair but did not die.) Its Romanian codename was “Radu” (from radioactive), and I described it in my first book, Red Horizons, published in 1987. The Polonium 210 that was used to kill Litvinenko seems to be an upgraded form of “Radu.”

Assassination as Foreign Policy

The Kremlin’s organized efforts to assassinate political enemies abroad (not solely by means of poison, of course) started a couple of months after the XXth Congress of the Communist Party of the Soviet Union, held in February 1956, at which Khrushchev exposed Stalin’s crimes. The following April, General Ivan Anisimovich Fadeyev, the chief of the KGB’s new 13th Department, responsible for assassinations abroad, landed in Bucharest for an “exchange of experience” with the DIE, the Romanian foreign intelligence service to which I belonged. Before that, Fadeyev had headed the huge KGB intelligence station in Karlhorst, East Berlin, and he was known throughout our intelligence community as a bloodthirsty man whose station had kidnapped hundreds of Westerners and whose troops had brutally suppressed the June 13, 1953, anti-Soviet demonstrations in East Berlin.

Fadeyev began his “exchange of experience” in Bucharest by telling us that Stalin had made one inexcusable mistake: He had aimed the cutting edge of the state security apparatus against “our own people.” When Khrushchev had delivered his “secret speech,” the only thing he had intended was to correct that aberration. “Our enemies” were not in the Soviet Union, Fadeyev explained. The bourgeoisie in America and Western Europe wanted to wipe out Communism. They were “our deadly enemies.” They were the “rabid dogs” of imperialism. We should direct our sword’s cutting edge against them, and only against them. That was what Nikita Sergeyevich had really wanted to tell us in his “secret speech.”

In fact, Fadeyev said, one of Khrushchev’s very first foreign-policy decisions had been his 1953 order to have one such “rabid dog” secretly assassinated: Georgy Okolovich, the leader of the National Labor Alliance (Natsionalnyy Trudovoy Soyuz, or NTS), one of the most aggressively anti-Communist Russian émigré organizations in Western Europe. Unfortunately, Fadeyev told us, once in place, the head of the assassination team, Nikolay Khokhlov, had defected to the CIA and publicly displayed the latest secret weapon created by the KGB: an electrically operated gun concealed inside a cigarette pack, which fired cyanide-tipped bullets. And because troubles never came alone, Fadeyev added, two other KGB officers familiar with the assassination component had defected soon after Khokhlov: Yury Rastvorov in January 1954, and Petr Deryabin in February 1954.

This setback, Fadeyev said, had led to drastic changes. First, Khrushchev had ordered his propaganda machinery to spread the rumor worldwide that he had abolished the KGB’s assassination component. Then he baptized assassinations abroad with the euphemism “neutralizations,” rechristened the 9th Section of the KGB — as the assassination component had been called up to that time — as the 13th Department, buried it under even deeper secrecy, and placed it under his own supervision. (Later, after the 13th Department became compromised, the name was once again changed.)

Next, Khrushchev had introduced a new “methodology” for carrying out neutralization operations. In spite of the KGB’s penchant for bureaucratic paperwork, these cases had to be handled strictly orally and kept forever secret. They also had to be kept completely secret from the Politburo and every other governing body. “The Comrade, and only the Comrade,” Fadeyev emphasized, could now approve neutralizations abroad. (Among those in top circles throughout the bloc, the term “the Comrade” colloquially designated a given country’s leader.) Regardless of any evidence that might be produced in foreign police investigations, the KGB — along with its sister services — was never under any circumstances to acknowledge its involvement in assassinations abroad; any such evidence was to be dismissed out of hand as a ridiculous accusation. And, finally, after each operation, the KGB was surreptitiously to spread “evidence” abroad accusing the CIA or other convenient “enemies” of having done the deed, thereby, if possible, killing two birds with one stone. Then Khrushchev ordered the KGB to develop a new generation of weapons that would kill without leaving any detectable trace in the victim’s body.

Before Fadeyev left Bucharest, the DIE had established its own component for neutralization operations, which was named Group Z, because the letter Z was the final letter of the alphabet, representing the “final solution.” This new unit then proceeded to conduct the first neutralization operation in the Soviet bloc under Khrushchev’s new rules. In September 1958 Group Z, assisted by a special East German Stasi team, kidnapped Romanian anti-Communist leader Oliviu Beldeanu from West Germany. The governments of East Germany and Romania placed the onus for this crime on the CIA’s shoulders, publishing official communiqués stating that Beldeanu had been arrested in East Germany after having allegedly been secretly infiltrated there by the CIA in order to carry out sabotage and diversion operations.

Exporting a Tradition

Vladimir Putin appears to be only the latest in the long line of Russian tsars who have upheld the tradition of assassinating anyone who stood in their way. The practice goes back at least as far as the XIVth century’s Ivan the Terrible, who killed thousands of boyars and other people, including Metropolitan Philip and Prince Alexander Gorbatyl-Shuisky for having refused to swear an oath of allegiance to his eldest son, an infant at the time. Peter the Great unleashed his political police against everybody who spoke out against him, from his own wife, to drunks who told jokes about his rule; he even had the political police lure his own son and heir, the tsarevich Aleksey, back to Russia from abroad and torture him to death.

Under Communism, arbitrary assassinations became a state policy. In an August 11, 1918, handwritten order demanding that at least 100 kulaks be hanged in the town of Penza to set an example, Lenin wrote: “Hang (hang without fail, so the people see) no fewer than one hundred known kulaks, rich men, bloodsuckers … Do it in such a way that people for hundreds of [kilometers] around will see, tremble, know and scream out: they are choking and strangling to death these bloodsucking kulaks.” (This letter was part of an exhibit entitled “Revelations from the Russian Archives,” which was displayed at the Library of Congress, Washington, D.C., in 1992)

During Stalin’s purges alone, some nine million people lost their lives. Out of the seven members of Lenin’s Politburo at the time of the October Revolution, only Stalin was still alive when the massacre was over.

What I have always found even more disturbing than the brutality with which those crimes were carried out is the Soviet leaders’ deep involvement in them. Stalin personally ordered that Leon Trotsky, the co-founder of the Soviet Union, be assassinated in Mexico. And Stalin himself handed the Order of Lenin to the Spanish Communist Caridad Mercader del Rio, whose son, the Soviet intelligence officer Ramón Mercader, had killed Trotsky in August 1940 by bashing in his head with an ice axe. Similarly, Khrushchev with his own hands pinned the highest Soviet medal on the jacket of Bogdan Stashinsky, a KGB officer who in 1962 had killed two leading anti-Communist émigrés in West Germany.

My first contact with the Kremlin’s “neutralization” operations took place on November 5, 1956, when I was in training at the ministry of foreign trade for my cover position of deputy chief of the Romanian Mission in West Germany. Mihai Petri, a DIE officer acting as deputy minister, told me that the “big boss” needed me immediately. The “big boss” was undercover KGB general Mikhail Gavrilyuk, Romanianized as Mihai Gavriliuc and the head of the DIE.

“Is khorosho see old friend, Ivan Mikhaylovich,” I heard from the man relaxing in a comfortable chair facing Gavriliuc’s desk. It was General Aleksandr Sakharovsky, who got up out of the chair and held out his hand. He had created the DIE and, as its chief Soviet intelligence adviser, had been my de facto boss until a couple of months earlier, when Khrushchev had selected him to head the almighty PGU (Pervoye Glavnoye Upravleniye, or First Chief Directorate of the KGB, the Soviet Union’s foreign intelligence service). “Let me introduce you to Ivan Aleksandrovich,” he said, pointing to a scruffy peasant-type sporting gold-rimmed glasses. He was General Ivan Serov, the new chairman of the KGB. Both visitors were wearing flowered Ukrainian folkshirts over baggy, flapping trousers, in stark contrast to the gray and buttoned-up Stalin-style suits that had until recently been a virtual KGB uniform. (Even today it is still a mystery to me why most of the top KGB officers I knew would take such pains to imitate whatever Soviet leader happened to be in power at the moment. Was it merely an oriental inheritance from tsarist times, when Russian bureaucrats went to inordinate lengths to flatter their superiors?)

The visitors told us that the previous night Hungarian premier Imre Nagy, who had announced Hungary’s secession from the Warsaw Pact and asked the United Nations for help, had sought refuge in the Yugoslavian Embassy. Romanian ruler Gheorghe Gheorghiu-Dej and Politburo member Walter Roman (who knew Nagy from the war years when both had been working for the Comintern in Moscow) agreed to be flown to Budapest to help the KGB kidnap Nagy and bring him to Romania. Major Emanuel Zeides, the chief of the German desk, who spoke fluent Hungarian, would go with them as translator. “When Zeides Vienna you chief nemetskogo otdeleniya,” Gavriliuc told me, finally clarifying why I had been summoned. That meant I was to hold the bag as chief of the DIE’s German desk.

On November 23, 1956, the three Soviet Politburo members who had coordinated from Budapest the military intervention against Hungary sent an enciphered telegram to Khrushchev:

Comrade Walter Roman, who arrived in Budapest together with Comrade Dej yesterday, November 22, had long discussions with Nagy. … Imre Nagy and his group left the Yugoslavian Embassy and are now in our hands. Today the group will leave for Romania. Comrade Kadar and the Romanian comrades are preparing an adequate press communiqué. Malenkov, Suslov, Aristov.

A year later, Nagy and the principal members of his cabinet were hanged, after a showtrial the KGB organized in Budapest.

In February 1962 the KGB narrowly missed assassinating the shah of Iran, who had committed the unpardonable “crime” of having removed a Communist government installed in the northwestern part of Iran. The DIE’s chief razvedka (Russian for foreign intelligence) adviser never told us in so many words that the KGB had failed to kill the shah, but he asked us to order the DIE station in Tehran to destroy all its compromising documents, to suspend all its agents’ operations, and to report everything, including rumors, about an attempt on the shah’s life. A few days later he canceled the DIE plan to kill its own defector Constantin Mandache in West Germany with a bomb mounted in his car because, the adviser told us, the remote control, which had been supplied by the KGB for this operation, might malfunction. In 1990 Vladimir Kuzichkin, a KGB officer who had been directly involved in the failed attempt to kill the shah and who had afterwards defected to the West, published a book (Inside the KGB: My Life in Soviet Espionage, Pantheon Books, 1990) in which he describes the operation. According to Kuzichkin, the shah escaped alive because the remote control used to set off a large quantity of explosives in a Volkswagen car had malfunctioned.

Silencing Dissent

On Sunday, March 20, 1965, I paid my last visit to Gheorghiu-Dej’s winter residence in Predeal. As usual, I found him with his best friend, Chivu Stoica, Romania’s honorary head. Dej complained of feeling weak, dizzy, and nauseous. “I think the KGB got me,” he said, only half in jest. “They got Togliatti. That’s for sure,” Stoica squeaked ominously.

Palmiro Togliatti, the head of the Italian Communist party, had died on August 21, 1964, while on a visit to the Soviet Union. The word at the top of the bloc foreign intelligence community was that he had died from a rapid form of cancer, after having been irradiated by the KGB on Khrushchev’s order while vacationing in Yalta. His assassination had been provoked by the fact that, while in the Soviet Union, he had written a “testament” in which he had expressed profound discontent with Khrushchev’s failures. Togliatti’s frustrations expressed not only his personal view but also that of Leonid Brezhnev. According to Dej, these suspicions were confirmed by the facts that Brezhnev had attended Togliatti’s funeral in Rome; that in September 1964 Pravda had published portions of Togliatti’s “testament”; and that five weeks later Khrushchev was dethroned after being accused of harebrained schemes, hasty decisions, actions divorced from reality, braggadocio, and rule by fiat.

I saw Dej give a shiver. He had also been critical of Khrushchev’s foreign policy. Moreover, a year earlier he had expelled all KGB advisers from Romania, and the previous September he had expressed to Khrushchev his concern about Togliatti’s “strange death.” During the March 12, 1965, elections for Romania’s Grand National Assembly, Gheorghiu-Dej still looked vigorous. A week later, however, he died of a galloping form of cancer. “Assassinated by Moscow” is what the new Romanian leader, Nicolae Ceausescu, whispered to me a few months after that. “Irradiated by the KGB,” he murmured in an even lower voice, claiming, “That was firmly established by the autopsy.” The subject had come up because Ceausescu had ordered me immediately to obtain Western radiation detection devices (Geiger-Müller counters) and have them secretly installed throughout his offices and residences.

Soon after the Soviet-led invasion of Prague, Ceausescu switched over from Stalinism to Maoism, and in June 1971 he visited Red China. There he learned that the KGB had organized a plot to kill Mao Zedong with the help of Lin Biao, the head of the Chinese army, who had been educated in Moscow. The plot failed, and Lin Biao unsuccessfully tried to fly out of China in a military plane. His execution was announced only in 1972. During the same year I learned details about that Soviet plot from Hua Guofeng, the minister of public security — who in 1977 would become China’s supreme leader.

“Ten,” Ceausescu remarked to me. “Ten international leaders the Kremlin killed or tried to kill,” he explained, counting them off on his fingers. Laszlo Rajk and Imre Nagy of Hungary; Lucretiu Patrascanu and Gheorghiu-Dej in Romania; Rudolf Slansky, the head of Czechoslovakia, and Jan Masaryk, that country’s chief diplomat; the shah of Iran; Palmiro Togliatti of Italy; American President John F. Kennedy; and Mao Zedong. (Among the leaders of Moscow’s satellite intelligence services there was unanimous agreement that the KGB had been involved in the assassination of President Kennedy.)

On the spot, Ceausescu ordered me to create a super-secret counterintelligence unit for operations in socialist countries (i.e., the Soviet bloc). “You have one thousand personnel slots for this.” His added caveat was that the new unit should be “nonexistent.” No name, no title, no plate on the door. The new unit received only the generic designation U.M. 0920/A, and its head was given the rank of chief of a DIE directorate.

Ordered to Kill

On the unforgettable day of July 22, 1978, Ceausescu and I were hiding inside a pelican blind in a remote corner of the Danube Delta, where not even a passing bird could overhear us. As a man of discipline and a former general, he had long been fascinated by the structured society of the white pelicans. The very old birds — the grandparents — always lay up on the front part of the beach, close to the water and food supply. Their respectful children lined up behind them in orderly rows, while the grandchildren spent their time horsing around in the background. I had often heard my boss say he wished Romania had the same rigid social structure.

“I want you to give ‘Radu’ to Noel Bernard,” Ceausescu whispered into my ear. Noel Bernard was at that time the director of Radio Free Europe’s Romanian program, and for years he had been infuriating Ceausescu with his commentaries. “You don’t need to report back to me on the results,” he added. “I’ll learn them from Western newspapers and …” The end of Ceausescu’s sentence was masked by the methodical rat-a-tat of his submachine gun. He aimed with ritual precision, first at the front line of pelicans, then at the middle distance, and finally at the grandchildren in the back.

For 27 years I had been living with the nightmare that, sooner or later, such orders to have someone killed would land on my plate. Up until that order from Ceausescu, I had been safe, as it was the DIE chief who was in charge of neutralization operations. But in March 1978 I had been appointed acting chief of the DIE, and there was no way for me now to avoid involvement in political assassinations, which had grown into a main instrument of foreign policy throughout the Soviet bloc.

Two days later Ceausescu sent me to Bonn to deliver a secret message to Chancellor Helmut Schimdt, and there I requested political asylum in the U.S.

The Killings Continue

Noel Bernard continued to inform the Romanians about Ceausescu’s crimes, and on December 21, 1981, he died of a galloping form of cancer. On January 1, 1988, his successor, Vlad Georgescu, started serializing my book Red Horizons on RFE. A couple of months later, when the serialization ended, Georgescu informed his listeners that the Securitate had repeatedly warned him that he would die if he broadcast Red Horizons. “If they kill me for serializing Pacepa’s book, I’ll die with the clear conscience that I did my duty as a journalist,” Georgescu stated publicly. A few months later, he died of a galloping form of cancer.

The Kremlin also continued secretly killing its political opponents. In 1979, Brezhnev’s KGB infiltrated Mikhail Talebov into the court of the pro-American Afghan premier Hafizullah Amin as a cook. Talebov’s task was to poison the prime minister. After several failed attempts, Brezhnev ordered the KGB to use armed force. On December 27, 1979, fifty KGB officers from the elite “Alpha” unit, headed by Colonel Grigory Boyarnov, occupied Amin’s palace and killed everybody inside to eliminate all witnesses. The next day Brezhnev’s KGB brought to Kabul Bebrak Kemal, an Afghan Communist who had sought refuge in Moscow, and installed him as prime minister. That KGB neutralization operation played a role in generating today’s international terrorism.

On May 13, 1981, the same KGB organized, with help from Bulgaria, an attempt to kill Pope John Paul II, who had started a crusade against Communism. Mehmet Ali Aqca, who shot the pope, admitted that he had been recruited by the Bulgarians, and he identified his liaison officers in Italy: Sergey Antonov, deputy chief of the Balkanair office in Rome, who was arrested; and major Zhelvu Vasilief, from the military attaché office, who could not be arrested because of his diplomatic status and was recalled to Sofia. Aqca also admitted that, after the assassination, he was to be secretly taken out of Italy in a TIR truck (in the Soviet bloc the TIR trucks were used by the intelligence services for operational activities). In May 1991 the Italian government reopened its investigation into the assassination attempt, and on March 2, 2006, it concluded that the Kremlin had indeed been behind it.

On Christmas Day of 1989, Ceausescu was executed at the end of a trial in which the accusations came almost word for word out of Red Horizons. I recently learned from Nestor Ratesh, a former director of RFE’s Romanian program, who has spent two years researching Securitate archives, that he has obtained enough evidence to prove that both Noel Bernard and Vlad Georgescu were killed by the Securitate at Ceausescu’s order. The result of his research will be the subject of a book to be published by RFE.

Strong Arms and Stability

When the Soviet Union collapsed, the Russians had a unique chance to cast off their old Byzantine form of police state, which has for centuries isolated the country and has left it ill-equipped to deal with the complexities of modern society. Unfortunately, the Russian have not been up to that task. Since the fall of Communism they have been faced with an indigenous form of capitalism run by old Communist bureaucrats, speculators, and ruthless mafiosi that has widened social inequities. Therefore, after a period of upheaval, the Russians have gradually — and perhaps thankfully — slipped back into their historical form of government, the traditional Russian samoderzhaviye, a form of autocracy traceable to the 14th century’s Ivan the Terrible, in which a feudal lord ruled the country with the help of his personal political police. Good or bad, the old political police may appear to most Russians as their only defense against the rapacity of the new capitalists at home.

It will not be easy to break a five-century-old tradition. That does not mean that Russia cannot change. But for that to happen, the U.S. must help. We should stop pretending that Russia’s government is democratic, and assess it for what it really is: a band of over 6,000 former officers of the KGB — one of the most criminal organizations in history — who grabbed the most important positions in the federal and local governments, and who are perpetuating Stalin’s, Khrushchev’s, and Brezhnev’s practice of secretly assassinating people who stand in their way. Killing always comes with a price, and the Kremlin should be forced to pay it until it will stop the killings.

—Lt. General Ion Mihai Pacepa is the highest-ranking intelligence officer ever to have defected from the former Soviet bloc. His book Red Horizons has been republished in 27 countries.

Seeing Red

Spontaneous anti-American demonstrations? Think again.

Ion Mihai Pacepa

National Review on line

March 18, 2003

Over the March 15-16 weekend there were simultaneous anti-American and pro-peace demonstrations around the world, with the largest in Athens and Moscow. It is significant that the headquarters of the Soviet-created World Peace Council (WPC) is now in Athens, and that its honorary chairman is still the same KGB asset, Romesh Chandra, who chaired this Cold War organization during the years when I was a Communist general. This current bashing of the U.S. makes me believe I am watching a revival of an old stage drama, the lines of which I know by heart. Back in the 1970Ss the drama featured that same Ramesh Chandra and consisted of the WPC’s virulent offensive to counteract American efforts aimed at protecting the world against Communist expansion.

In fact, the WPC Secretariat recently recognized that the WPC has “participated in or co-organized” the current worldwide anti-American demonstrations. On December 14, 2002, the WPC convened a meeting of its Communist-style Executive Committee and then issued an official communiqué stating, in vintage Soviet language: “The Bush administration is intensifying readiness for the unilateral attack on Iraq, and this unilateralism of hegemony is becoming the biggest threat to world peace.” An international appeal published by the WPC Secretariat on the same day confirmed that the WPC had indeed been involved in organizing anti-American demonstrations in “USA, Great Britain, Florence, Prague and in many other European capitals, as well as in other countries.” The WPC appeal called upon “the peoples and movements of the world aspiring to peace and justice to unite their voices and actions against the U.S. war on Iraq.”

The WPC was created by Moscow in the 1950s and had only one task: to portray the United States as being run by a “war-mongering government.” To make it look like a Western organization, Moscow headquartered it in Paris, but in 1954 the French government accused the WPC of being a Soviet puppet and kicked it out of France. Therefore, its headquarters were moved to Soviet-occupied Vienna, and then to Prague when Austria became neutral. It is remarkable that, after the Soviet Union collapsed and the United States remained the only superpower, Romesh Chandra moved his WPC to Athens and focused its operations toward “waging a struggle against the New World Order.” According to its current charter, adopted during a 1996 Peace Congress in Mexico, the WPC has now “broadened into a worldwide mass movement” whose task is to support “those people and liberation movements” fighting “against [American] imperialism.”

Back in the 1970s, when Moscow appointed Romesh Chandra to head the WPC, it introduced him to the world as being an “apolitical” Indian. In reality, Chandra was a member of the National Committee of the Communist Party of India, one of the foreign Communist parties most loyal to the Soviet Union at that time. Khrushchev himself approved a $50 million annual budget for the “new” WPC (the money was delivered by the KGB in the form of laundered cash dollars, in order to hide its Soviet origin), and tasked Chandra to focus the WPC effort on condemning the American intervention in Vietnam as a “murderous adventure” and to require all WPC national branches to initiate demonstrations around the world against America’s imperialism and its war in Vietnam.

Until 1978, when I left Romania for good, I managed the Romanian side of the WPC, whose operations implicated thousands of undercover Soviet-bloc intelligence officers and many other thousands of paid and voluntary Communist activists. By that time Chandra’s WPC had reportedly collected 700 million signatures on a “ban-the-American-atomic-bomb” petition that had been drafted in Moscow and adopted by a peace conference convened in Stockholm. In a 1981 article published in the Comintern journal entitled Problems of Peace and Socialism (the English translation of which was called World Marxist Review), Chandra wrote: “The struggle to curb the arms race has become a mass demonstration against the deployment of new U.S. missiles.” Soon after that, Chandra and his WPC unleashed a worldwide offensive against the deployment by the United States of Pershing and Cruise missiles in Europe, and it organized “global campaigns” to protest the production of the neutron bomb announced by U.S. president Jimmy Carter and against the U.S. decision on “Star Wars,” WPC’s derisive term for the American strategic defense initiative (SDI).

In 1851 Karl Marx issued his now famous dictum: “History always repeats itself, the first time as tragedy, and the second as farce.” The new anti-American Axis Beijing-Moscow-Berlin-Paris is indeed a farcical effort to revive the anti-Americanism created by the WPC and its sponsors during the Cold War era.

— General Ion Mihai Pacepa is the highest-ranking intelligence officer ever to have defected from the former Soviet bloc. He is currently finishing a new book, Red Roots: The origins of today’s anti-Americanism.

Voir également:

Ex-spy fingers Russians on WMD

Ion Mihai Pacepa

The Washington Times

On March 20, Russian President Vladimir Putin denounced the U.S.-led « aggression » against Iraq as « unwarranted » and « unjustifiable. » Three days later, Pravda said that an anonymous Russian « military expert » was predicting that the United States would fabricate finding Iraqi weapons of mass destruction. Russian Foreign Minister Igor Ivanov immediately started plying the idea abroad, and it has taken hold around the world ever since.

As a former Romanian spy chief who used to take orders from the Soviet KGB, it is perfectly obvious to me that Russia is behind the evanescence of Saddam Hussein’s weapons of mass destruction. After all, Russia helped Saddam get his hands on them in the first place. The Soviet Union and all its bloc states always had a standard operating procedure for deep sixing weapons of mass destruction — in Romanian it was codenamed « Sarindar, meaning « emergency exit. »I implemented it in Libya. It was for ridding Third World despots of all trace of their chemical weapons if the Western imperialists ever got near them. We wanted to make sure they would never be traced back to us, and we also wanted to frustrate the West by not giving them anything they could make propaganda with.

All chemical weapons were to be immediately burned or buried deep at sea. Technological documentation, however, would be preserved in microfiche buried in waterproof containers for future reconstruction. Chemical weapons, especially those produced in Third Worldcountries,which lack sophisticated production facilities, often do not retainlethal properties after a few months on the shelf and are routinely dumped anyway. And all chemical weapons plants had a civilian cover making detection difficult, regardless of the circumstances.

The plan included an elaborate propaganda routine. Anyone accusing Moammar Gadhafi of possessing chemical weapons would be ridiculed. Lies, all lies! Come to Libya and see! Our Western left-wing organizations, like the World Peace Council, existed for sole purpose of spreading the propaganda we gave them. These very same groups bray the exact same themes to this day. We always relied on their expertise at organizing large street demonstrations in Western Europe over America’swar-mongering whenever we wanted to distract world attention from the crimes of the vicious regimes we sponsored.

Iraq, in my view, had its own « Sarindar » plan in effect direct from Moscow. It certainly had one in the past. Nicolae Ceausescu told me so, and he heard it from Leonid Brezhnev. KGB chairman Yury Andropov, and later, Gen. Yevgeny Primakov, told me so too. In the late 1970s, Gen. Primakov ran Saddam’s weapons programs. After that, as you may recall, he was promoted to head of the Soviet foreign intelligence service in 1990, to Russia’s minister of foreign affairs in 1996, and in 1998, to prime minister. What you may not know is that Primakov hates Israel and has always championed Arab radicalism. He was a personal friend of Saddam’s and has repeatedly visited Baghdad after 1991, quietly helping Saddam play his game of hide-and-seek.

The Soviet bloc not only sold Saddam its WMDs, but it showed them how to make them « disappear. » Russia is still at it. Primakov was in Baghdad from December until a couple of days before the war, along with a team of Russian military experts led by two of Russia’s topnotch « retired »generals,Vladislav Achalov, a former deputy defense minister, and Igor Maltsev, a former air defense chief of staff. They were all there receiving honorary medals from the Iraqi defense minister. They clearly were not there to give Saddam military advice for the upcomingwar—Saddam’sKatyusha launchers were of World War II vintage, and his T-72 tanks, BMP-1 fighting vehicles and MiG fighter planes were all obviously useless against America. « I did not fly to Baghdad to drink coffee, » was what Gen. Achalov told the media afterward. They were there orchestrating Iraq’s « Sarindar » plan.

The U.S. military in fact, has already found the only thing that would have been allowed to survive under the classic Soviet « Sarindar » plan to liquidate weapons arsenals in the event of defeat in war — the technological documents showing how to reproduce weapons stocks in just a few weeks.

Such a plan has undoubtedly been in place since August 1995 — when Saddam’s son-in-law, Gen. Hussein Kamel, who ran Iraq’s nuclear, chemical and biological programs for 10 years, defected to Jordan. That August, UNSCOM and International Atomic Energy Agency (IAEA) inspectors searched a chicken farm owned by Kamel’s family and found more than one hundred metal trunks and boxes containing documentation dealing with all categories of weapons, including nuclear. Caught red-handed, Iraq at last admitted to its « extensive biological warfare program, including weaponization, » issued a « Full, Final and Complete Disclosure Report » and turned over documents about the nerve agent VX and nuclear weapons.

Saddam then lured Gen. Kamel back, pretending to pardon his defection. Three days later, Kamel and over 40 relatives, including women and children, were murdered, in what the official Iraqi press described as a « spontaneous administration of tribal justice. » After sending that message to his cowed, miserable people, Saddam then made a show of cooperation with U.N. inspection, since Kamel had just compromised all his programs anyway. In November 1995, he issued a second « Full, Final and Complete Disclosure » as to his supposedly non-existent missile programs. That very same month, Jordan intercepted a large shipment of high-grade missile components destined for Iraq. UNSCOM soon fished similar missile components out of the Tigris River, again refuting Saddam’s spluttering denials. In June 1996, Saddam slammed the door shut to UNSCOM’s inspection of any « concealment mechanisms. » On Aug. 5, 1998, halted cooperation with UNSCOM and the IAEA completely, and they withdrew on Dec. 16, 1998. Saddam had another four years to develop and hide his weapons of mass destruction without any annoying, prying eyes. U.N. Security Council resolutions 1115, (June 21, 1997), 1137 (Nov. 12, 1997), and 1194 (Sept. 9, 1998) were issued condemning Iraq—ineffectual words that had no effect. In 2002, under the pressure of a huge U.S. military buildup by a new U.S. administration, Saddam made yet another « Full, Final and Complete Disclosure, » which was found to contain « false statements » and to constitute another « material breach » of U.N. and IAEA inspection and of paragraphs eight to 13 of resolution 687 (1991).

It was just a few days after this last « Disclosure, » after a decade of intervening with the U.N. and the rest of the world on Iraq’s behalf, that Gen. Primakov and his team of military experts landed in Baghdad — even though, with 200,000 U.S. troops at the border, war was imminent, and Moscow could no longer save Saddam Hussein. Gen. Primakov was undoubtedly cleaning up the loose ends of the « Sarindar » plan and assuring Saddam that Moscow would rebuild his weapons of mass destruction after the storm subsided for a good price.

Mr. Putin likes to take shots at America and wants to reassert Russia in world affairs. Why would he not take advantage of this opportunity? As minister of foreign affairs and prime minister, Gen. Primakov has authored the « multipolarity » strategy of counterbalancing American leadership by elevating Russia to great-powerstatusinEurasia. Between Feb. 9-12, Mr. Putin visited Germany and France to propose a three-power tactical alignment against the United States to advocate further inspections rather than war. On Feb. 21, the Russian Duma appealed to the German and French parliaments to join them on March 4-7 in Baghdad, for « preventing U.S. military aggression against Iraq. » Crowds of European leftists, steeped for generations in left-wing propaganda straight out of Moscow, continue to find the line appealing.

Mr. Putin’s tactics have worked. The United States won a brilliant military victory, demolishing a dictatorship without destroying the country, but it has begun losing the peace. While American troops unveiled the mass graves of Saddam’s victims, anti-American forces in Western Europe and elsewhere, spewed out vitriolic attacks, accusing Washington of greed for oil and not of really caring about weapons of mass destruction, or exaggerating their risks, as if weapons of mass destruction were really nothing very much to worry about after all.

It is worth remembering that Andrei Sakharov, the father of the Soviet hydrogen bomb, chose to live in a Soviet gulag instead of continuing to develop the power of death. « I wanted to alert the world, » Sakharov explained in 1968, « to the grave perils threatening the human race thermonuclear extinction, ecological catastrophe, famine. » Even Igor Kurchatov, the KGB academician who headed the Soviet nuclear program from 1943 until his death in 1960, expressed deep qualms of conscience about helping to create weapons of mass destruction. « The rate of growth of atomic explosives is such, » he warned in an article written together with several other Soviet nuclear scientists not long before he died, « that in just a few years the stockpile will be large enough to create conditions under which the existence of life on earth will be impossible. »

The Cold War was fought over the reluctance to use weapons of mass destruction, yet now this logic is something only senior citizens seem to recall. Today, even lunatic regimes like that in North Korea not only possess weapons of mass destruction, but openly offer to sell them to anyone with cash, including terrorists and their state sponsors. Is anyone paying any attention? Being inured to proliferation, however, does not reduce its danger. On the contrary, it increases it.

Ion Mihai Pacepa, a Romanian, is the highest-ranking intelligence officer ever to have defected from the former Soviet bloc.

How the Soviet KGB created Conspiracy Theories

Aug, 4 2013

The black propaganda tools of a very shrewd and cynical Soviet KGB created many of the ideas that are still echoed today as « conspiracy theories ». I have been reading and researching conspiracy-theories for the last 20 years and in time, my suspicions were aroused because so many of these theories were directed at the USA specifically. « Why is America always the culprit in these theories? » I asked myself. Is there an actual conspiracy behind these conspiracy-theories?

Ever since the early days of the 1917 Bolshevik Revolution, the Russians were very well-versed in spying, counter-intelligence, disinformation, propaganda, placing « sleepers » into various countries, recruiting American journalists, filmmakers and academics for their agenda. Compared to their expertise, Americans were, for the longest time, naive amateurs (as the recent NSA outings have shown, America is no longer an amateur). To give you a taste for the outrageous extent of their campaign these are three fairly popular examples of conspiracy-theories that were planted by the KGB. It often surprises me how supposedly suspicious and skeptical « conspiracy theorists » rarely ask about the origins of a theory and who benefits from certain information.

Example 1: Operation Infektion

Operation: INFEKTION was a KGB disinformation campaign to spread information that the United States invented HIV/AIDS as part of a biological weapons research project at Fort Detrick, Maryland. The Soviet Union used it to undermine the United States’ credibility, foster anti-Americanism, isolate America abroad, and create tensions between host countries and the U.S. over the presence of American military bases (which were often portrayed as the cause of AIDS outbreaks in local populations).

Source: Operation INFEKTION

This is former Soviet Prime Minister Yevgeni Primakov who was the first to confess to « Operation Infektion »:

The « AIDS Conspiracy Theory » is still quite popular, showing how easily disinformation, once disseminated, gains a life of its own and plenty of followers.

Example 2: The JFK Conspiracy Theory

One of the very first JFK-Conspiracy books to be published was in 1964 by Joachim Joesten. The book was titled « Oswald: Assassin or Fall Guy » and was published prior to the Warren Report. In this book it was claimed that JFK was killed by the CIA and that Oswald was not a lone gunman. The book has been used by many subsequent conspiracy-theorists, including Oliver Stone and his movie JFK, to support their views. In fact, it is still parroted to this day.

Only decades later, with the fall of the Soviet Union, it was proven that Joesten was a paid KGB Agent and the publisher was a KGB Front. The purpose of this conspiracy-theory was once again to discredit America and the CIA and sow doubt and fear in the populace. It was quite a successful operation, judging from the thousands of books and articles that still emulate the original KGB-message.

Source: The Sword and the Shield (among other sources)

Example 3: Islamic Anti-Americanism

Evidence has been steadily mounting that Anti-American sentiment in the Muslim world is not exclusively a creation of American Interventionism, but has been generously fueled by the Soviet KGB as well.

One of the operating principles of the Soviets was to look for already existing antagonism toward the U.S. and blow it out of proportion through added disinformation. Another tactic was to wait for the U.S. to make mistakes – such as those in foreign policy – and to then emphasize and mass-publish those mistakes. Anything to create anger and rage toward America was a good tool for the KGB, whether it had a factual basis or not.

In a recent book titled « Disinformation », former KGB Agent Ion Mihai Pacepa (image above) writes that his colleague and acquaintance Yuri Andropov (image below), the head of the KGB in the 1960s, was taksed with reviving anti-semitism in conjuction with anti-Americanism among Arabs and Persians. The goal was to « convince muslims that America was ruled by Jews ». For this purpose the « Palestinian Liberation Army » was founded and trained by KGB special ops and books were published that displayed Israelis, Zionists and Americans as the worlds foremost threat to peace. It was hoped that by teaching muslims that America was ruled by the « Council of the Wise Elders of Zion », who were plotting to take over the whole world, that violence and terrorism against the U.S. would follow. Pacepa writes:

« In 1972 I received from the KGB an Arabic translation of the old Russian forgery, “The Protocols of the Elders of Zion.” We also received « documentary » material in Arabic produced by the Soviet disinformation « proving » America was a Zionist country whose aim was to transform the Islamic world into a Jewish fief. My DIE was ordered to disseminate these documents within its targeted Islamic countries. During my later years in Romania, the DIE disseminated thousands of copies of “The Protocols” and similar “documents” each month. The fruit of the KGB’s disinformation campaign was seen on Sept. 11, 2001. The weapon of choice for that horrific act was a hijacked airplane – a concept invented and perfected by Andropov’s disinformation machinery.

What is interesting about this campaign is that they may still be going on, decades after the Cold War ended. For example, among intelligence circles it is rumored that the Danish « Mohammed Cartoon » affair that transpired in 2005 and caused Islamic unrest and violence across the world, was orchestrated by the SVR – which is the successor of the KGB. Oleg Kalugin, former KGB Major, has gone public with this theory, saying that in the past the KGB has often used Danish journalists to disseminate agitation propaganda. He says it is no coindidence that the Jyllands Posten editor who commisioned the cartoons – Flemming Rose – was a correspondent to Moscow and has published several Russian-Propaganda articles against Chechnya. Flemming Rose was also married to the daughter of a KGB-officer. Next thing you know he is publishing articles that cause Islamic outrage against the West.

But if true (and thats really an IF in this case), why would modern Russia still be applying these Cold War tactics? Well, Russia is still in competition to the west for resources and oil and dominance. Their covert operation tools having worked in the past it follows that they would continue to use them.

Skyfloating

Aug, 4 2013

There were many, many more ideas and theories planted into the American mind by the KGB. History will remember the KGB as the foremost experts of disinformation. Most of this propaganda was part of a kind of political warfare termed Active Measures by the Soviets.

Active measures ranged « from media manipulations to special actions involving various degrees of violence ». They were used both abroad and domestically. They included disinformation, propaganda, counterfeiting official documents, assassinations, and political repression, such as penetration in churches, and persecution of political dissidents. Active measures included the establishment and support of international front organizations (e.g. the World Peace Council); foreign communist, socialist and opposition parties; wars of national liberation in the Third World; and underground, revolutionary, insurgency, criminal, and terrorist groups. The intelligence agencies of Eastern Bloc states also contributed to the program, providing operatives and intelligence for assassinations and other types of covert operations. Retired KGB Maj. Gen. Oleg Kalugin described active measures as « the heart and soul of Soviet intelligence »: « Not intelligence collection, but subversion: active measures to weaken the West, to drive wedges in the Western community alliances of all sorts, particularly NATO, to sow discord among allies, to weaken the United States in the eyes of the people of Europe, Asia, Africa, Latin America, and thus to prepare ground in case the war really occurs. » Active measures was a system of special courses taught in the Andropov Institute of KGB situated at SVR headquarters in Yasenevo, near Moscow.

A few more of the « active measures » taken by the Soviets were:

* Creating the conspiracy-theory that the moon landing was a hoax.

* Trying to discredit Martin Luther King Jr. as an « agent of the Government »

* Creating racial tensions between black and whites by writing bogus letters from the Ku Klux Klan, distributing explosive packages in New York.

* Creating the conspiracy-theory that fluoridated drinking water was a US-Government conspiracy for population control.

* And much, much more, too much to go into here.

Source: The Mitrokhin Archive (among other sources).

My personal conclusion from all this is that when reading information I first ask: Where is it from and who benefits? Not all information is based on innocent research or inquiry.

Related Post: The Peace Movement was a Soviet Psy-Operation

Voir par ailleurs:

Les assauts de Moscou contre le Vatican

Le KGB a fait de la corruption de l’Église une priorité.

Ion Mihai Pacepa

4 février 2007

L’Union Soviétique ne s’est jamais sentie à l’aise de vivre dans le même monde que le Vatican. Les plus récentes découvertes montrent que le Kremlin était prêt à tout pour combattre le ferme anticommunisme de l’Église Catholique.

En mars 2006, une commission parlementaire italienne concluait « au-delà de tout doute raisonnable que les dirigeants de l’Union Soviétique avaient pris l’initiative d’éliminer le pape Karol Wojtyla, » en représailles de son soutien en Pologne au mouvement dissident Solidarność. En janvier 2007, quand des documents dévoilent que le nouvellement nommé archevêque de Varsovie Stanislas Wielgus a collaboré avec la police politique de l’ère communiste de Pologne, il admet les accusations et démissionne. Le jour suivant, le recteur de la cathédrale Wawel de Kracovie, site funéraire des rois et reines polonais, démissionnait pour la même raison. On a alors appris que Michal Jagosz, un membre du tribunal du Vatican pour la béatification du pape Jean-Paul II, était accusé d’être un ancien agent secret communiste ; selon les médias polonais, il avait été recruté en 1984 avant de quitter la Pologne pour prendre poste au Vatican. Aujourd’hui, un livre est sur le point d’être publié qui identifiera 39 autres prêtres dont les noms ont été trouvés dans les fichiers de la police secrète de Kracovie, et dont certains sont actuellement évêques. De plus, il semble que cela ne fait qu’effleurer la surface des choses. Une commission spéciale va bientôt commencer des investigations sur le passé de tous les religieux durant l’ère communiste, car des centaines d’autres prêtres catholiques de ce pays sont soupçonnés d’avoir collaboré avec la police secrète. Et il ne s’agit que de la Pologne – les archives du KGB et celles de la police politique du reste de l’ancien bloc soviétique restent à ouvrir sur les opérations menées contre le Vatican.

Dans mon autre vie, lorsque j’étais au centre des guerres de Moscou contre les services secrets étrangers, j’ai moi-même été impliqué dans un effort délibéré du Kremlin pour calomnier le Vatican en décrivant le Pape Pie XII comme un sympathisant nazi au coeur dur. Finalement, l’opération n’a pas causé de dommage durable, mais elle a laissé un mauvais arrière goût dont il est difficile de se débarrasser. Cette histoire n’a encore jamais été racontée auparavant.

Combattre l’Église

En février 1960, Nikita Khrushchev approuva un plan ultra-secret pour détruire l’autorité morale du Vatican en Europe de l’Ouest. L’idée est née du cerveau du patron du KGB Alexandre Shelepin et d’Aleksey Kirichenko, le membre du Politburo responsable des opérations internationales. Jusqu’à présent, le KGB avait combattu son « ennemi mortel » en Europe de l’Est, où le Saint-Siège avait été cruellement attaqué comme un repère d’espions à la solde de l’impérialisme américain, et ses représentants sommairement emprisonnés comme espions. Maintenant, Moscou voulait que le Vatican soit discrédité par ses propres prêtres, sur son propre territoire, en tant que bastion du nazisme.

Eugenio Pacelli, le Pape Pie XII, fut choisi comme cible principale du KGB, son incarnation du mal, parce qu’il était décédé en 1958. « Les morts ne peuvent pas se défendre » était le dernier leitmotiv du KGB. Moscou venait juste de se faire regarder de travers pour avoir monté une machination et emprisonné un prélat vivant du Vatican, le cardinal Jòzsef Mindszenty, Primat de Hongrie, en 1948. Pendant la révolution politique hongroise de 1956, il s’était échappé de sa détention et trouva asile à l’ambassade des États-Unis de Budapest, où il commença à rédiger ses mémoires. Quand les détails de la machination dont il avait été victime furent dévoilée aux journalistes occidentaux, il fut considéré par la plupart comme un héro et un martyr.

Comme Pie XII avait été le nonce apostolique à Munich et à Berlin lorsque les nazis commencèrent leur tentative d’accès au pouvoir, le KGB a voulu le décrire comme un antisémite qui avait encouragé l’Holocauste d’Hitler. La difficulté résidait dans le fait que l’opération ne devait pas permettre qu’on soupçonne si peu que ce soit l’implication du bloc soviétique. Tout le sale boulot devait être pris en charge par des mains occidentales en utilisant des preuves venant du Vatican lui-même. Cela éviterait de reproduire une autre erreur commise dans l’affaire Mindszenty, qui avait été accusé sur la base de faux documents soviétiques et hongrois [1].

Pour éviter une nouvelle catastrophe comme celle de Mindszenty, le KGB avait besoin de plusieurs documents originaux du Vatican, même n’ayant qu’un lointain rapport avec Pie XII, que les experts en désinformation pourrait légèrement modifier et projeter sous une « lumière appropriée » pour montrer la « véritable image » du Pape. Le problème était que le KGB n’avait pas accès aux archives du Vatican et c’est là que le DIE dont je faisais partie, les services secrets roumains, entrait en jeu. Le nouveau chef des services secrets soviétiques, le général Alexandre Sakharovsky avait créé le DIE en 1949 et avait été jusqu’à peu notre conseiller en chef soviétique ; il savait que le DIE était en excellente position pour contacter le Vatican et obtenir les autorisations pour faire des recherches dans ses archives. En 1959, alors que j’avais été affecté à l’Allemagne de l’Ouest sous la couverture de porte-parole de la Mission Roumaine, j’ai organisé un échange d’espions où deux officiers du DIE (le colonel Gheorghe Horobet et le major Nicolae Ciuciulin), qui avaient été pris sur le fait en Allemagne de l’Ouest, ont été échangés contre l’évêque catholique Augustin Pacha, emprisonné par le KGB sur la fausse accusation d’espionnage et qui fut finalement rendu au Vatican via l’Allemagne de l’Ouest.

Infiltrer le Vatican

« Siège-12 » était le nom de code donné à cette opération contre Pie XII, et j’en devins l’homme-clef en Roumanie. Pour faciliter mon travail, Sakharovsky m’avait autorisé à informer (faussement) le Vatican que la Roumanie était prête à renouer ses relations interrompues avec le Saint-Siège, en échange de l’accès à ses archives et d’un prêt sans intérêt sur 25 ans d’un milliard de dollars [2]. L’accès aux archives du Pape, devais-je expliquer au Vatican, était nécessaire pour trouver des racines historiques permettant au gouvernement roumain de justifier publiquement son revirement à l’égard du Saint-Siège. Le milliard (non, ce n’est pas une faute typographique), m’a-t-on dit, a été mis en jeu pour rendre plus plausible la soi-disant volte-face de la Roumanie. « S’il y a une chose que les moines comprennent, c’est l’argent » faisait remarquer Sakharovsky.

Mon implication récente dans l’échange de Mgr Pacha contre les deux officiers du DIE m’ouvrit en effet des portes. Un mois après avoir reçu les instructions du KGB, j’ai eu mon premier contact avec un représentant du Vatican. Pour des raisons de confidentialité, cette réunion — et la plupart de celles qui ont suivi — se tint en Suisse dans un hôtel de Genève. J’y fus présenté à un « membre influent du corps diplomatique » qui, m’avait-on dit, avait commencé sa carrière en travaillant aux archives du Vatican. Il s’appelait Agostino Casaroli, et j’appris bientôt qu’il était effectivement influent. Il me donna sur le champ accès aux archives du Vatican, et bientôt, trois jeunes officiers du DIE se faisant passer pour des prêtres roumains épluchèrent les archives papales. Casaroli acquiesça aussi « sur le principe » à la demande de Bucarest pour le prêt sans intérêt, mais dît que le Vatican désirait y mettre certaines conditions [3].

Pendant les années 1960 à 1962, le DIE parvint à dérober des centaines de documents liés de près ou de loin au pape Pie XII venant des archives du Vatican ou de la bibliothèque apostolique. Tout était immédiatement envoyé au KGB par courrier spécial. En réalité, aucun document compromettant contre le pontife ne fut trouvé dans tous ces documents photographiés en secret. Il s’agissait principalement de copies de lettres personnelles et de transcriptions de réunions et de discours, toutes rédigées dans le monotone jargon diplomatique auquel on peut s’attendre. Néanmoins, le KGB continua de demander d’autres documents. Et nous leur en avons envoyés d’autres.

Le KGB produit une pièce de théâtre

En 1963, le général Ivan Agayant, le célèbre chef du département de désinformation du KGB, atterrit à Bucarest pour nous remercier de notre aide. Il nous dît que « Siège-12 » avait abouti à une efficace pièce de théâtre attaquant le pape Pie XII, intitulée Le Vicaire (The Deputy), une référence indirecte au Pape comme représentant du Christ sur Terre. Agayants se vantait d’avoir inventé lui-même les grandes lignes de la pièce et nous dit qu’elle avait un volumineux appendice de documents réunis par ses experts grâce aux documents que nous avions dérobés au Vatican. Agayants nous dît aussi que le producteur du Vicaire, Erwin Piscator, était un communiste dévoué qui avait des liens de longue date avec Moscou. En 1929, il avait fondé le Théâtre Prolétaire à Berlin, puis avait demandé l’asile politique à l’Union soviétique lorsqu’Hitler était arrivé au pouvoir, et avait « émigré » quelques années plus tard aux États-Unis. En 1962, Piscator était de retour à Berlin Ouest pour produire Le Vicaire.

Pendant toutes mes années en Roumanie, j’ai toujours pris ce que me disaient mes patrons du KGB avec précaution, parce qu’ils avaient l’habitude de manipuler les faits de manière à faire de l’espionnage soviétique l’origine de tout. Mais j’avais des raisons de croire les fanfaronnades d’Agayants. C’était une légende vivante dans le domaine de la désinformation. En 1943, alors qu’il résidait en Iran, Agayants lança un rapport de désinformation disant qu’Hitler avait entraîné une équipe spéciale pour kidnapper le président Franklin Roosevelt à l’ambassade américaine à Tehéran, pendant un sommet allié qui devait s’y tenir. Le résultat fut que Roosevelt accepta d’installer son quartier général dans une villa à l’intérieur du périmètre de « sécurité » de l’ambassade soviétique, gardée par un grosse unité militaire. Tout le personnel soviétique affecté à la villa était constitué d’officiers du renseignement sous couverture qui parlaient anglais mais qui, à de rares exceptions près, l’avaient caché pour pouvoir écouter ce qui se disait. Même avec les moyens techniques limités de l’époque, Agayants a été capable de fournir heure par heure à Staline des rapports sur ses hôtes américains et britanniques. Ceux-ci aidèrent Staline à obtenir de Roosevelt l’accord tacite de conserver les pays baltes et le reste des territoires occupés par l’Union Soviétique en 1939-40. On raconte qu’Agayants avait aussi incité Roosevelt à appeler familièrement Staline « Oncle Joe » pendant le sommet. Selon Sakharovsky, Staline y trouva encore plus de plaisir qu’en ses gains territoriaux. On dit qu’il s’esclama joyeusement « L’infirme est à moi ! ».

Un an avant la sortie du Vicaire, Agayants réussit un autre coup de maître. Il fabriqua de toutes pièces un manuscrit conçu pour convaincre l’Occident que le Kremlin avait profondément une haute opinion des Juifs ; il fut publié en Europe de l’ouest avec un grand succès populaire, sous le titre Notes for a journal. Le manuscrit fut attribué à Maxim Litvinov [4] né Meir Walach, un ancien commissaire soviétique aux affaires étrangères, qui avait été limogé en 1939 lorsque Staline a purgé son appareil diplomatique des Juifs en préparation du pacte de « non agression » avec Hitler [5]. Ce livre d’Agayants était si parfaitement contrefait que l’historien britannique spécialiste de la Russie soviétique le plus éminent, Edward Hallet Carr, fut totalement convaincu de son authenticité et en écrivit même la préface [6].

Le Vicaire vit le jour en 1963 comme le travail d’un allemand de l’ouest inconnu nommé Rolf Hochhuth, sous le titre Der Stellvertreter christliches Trauerspiel (Le Vicaire, une tragédie chrétienne). Sa thèse centrale était que Pie XII avait soutenu Hitler et encouragé l’Holocauste. Elle provoqua immédiatement une grande controverse sur Pie XII, qui était décrit comme un homme froid et sans cœur plus préoccupé par les propriétés du Vatican que par le sort des victimes d’Hitler. Le texte original est une pièce de huit heures, terminée par 40 à 80 pages (selon l’édition) de ce que Hochhuth appelait « documentation historique ». Dans un article de journal publié en Allemagne en 1963, Hochhuth défend son portrait de Pie XII en disant : « Les faits sont là : quarante pages serrées de documentation dans l’appendice de ma pièce. » Dans une interview radiophonique donnée à New York en 1964, lorsque Le Vicaire y fut joué pour la première fois, Hochhuth dit : « J’ai trouvé nécessaire d’ajouter à la pièce un appendice historique, cinquante à quatre-vingt pages (selon la taille de l’impression). » Dans l’édition originale, l’appendice est intitulée « Historische Streiflichter » (éclairage historique). Le Vicaire a été traduit en près de 20 langues, coupé drastiquement et l’appendice souvent omise.

Avant d’écrire Le Vicaire, Hochhuth, qui n’avait pas le baccalauréat (Abitur), avait travaillé à différents postes insignifiants pour la maison d’édition Bertelsmann. Dans des interviews, il déclarait qu’il avait pris un congé en 1959 pour aller à Rome où il passa trois mois à parler aux gens puis à rédiger la première ébauche de la pièce, et où il posa « une série de questions » à un évêque dont il refusait de dire le nom. Très peu vraisemblable ! À peu près au même moment, je rendais des visites régulières au Vatican comme messager accrédité d’un chef d’État, et je n’ai jamais pu entraîner dans un coin un quelconque évêque bavard — et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Les officiers clandestins du DIE que nous avions infiltrés au Vatican rencontrèrent aussi des difficultés insurmontables pour pénétrer dans les archives secrètes du Vatican, alors même qu’ils avaient une couverture de prêtres en béton.

Pendant mes derniers jours au DIE, si je demandais à mon chef du personnel, le général Nicolae Ceausescu (le frère du dictateur), de me donner un récapitulatif du dossier d’un subordonné, il me demandait à chaque fois « Promotion ou déchéance ? » Pendant ses dix premières années, Le Vicaire eu plutôt pour effet la déchéance du Pape. La pièce suscita une rafale de livres et d’articles, certains accusant et d’autres défendant le pontife. Certains allèrent jusqu’à rejeter la responsabilité des atrocités d’Auschwitz sur les épaules du pape, certains démolirent méticuleusement les arguments de Hochhuth, mais tous contribuèrent à attirer l’attention qu’on portait alors à cette pièce plutôt snob. Aujourd’hui, beaucoup de personnes qui n’ont jamais entendu parlé du Vicaire sont sincèrement convaincues que Pie XII était un homme froid et méchant qui détestait les Juifs et aida Hitler à s’en débarrasser. Comme avait l’habitude de me dire Yuri Andropov, l’incomparable maître de la tromperie soviétique, les gens sont plus prompts à croire la saleté que la sainteté.

Les mensonges dévoilés

Vers le milieu des années 1970, Le Vicaire commença à s’essouffler. En 1974, Andropov nous avoua que si l’on avait su alors ce qu’on sait aujourd’hui, nous n’aurions jamais dû nous en prendre à Pie XII. Ce qui fit alors la différence fut la parution de nouvelles informations montrant qu’Hitler, loin d’être ami avec Pie XII, avait en fait conspiré contre lui.

Quelques jours seulement avant l’aveu d’Andropov, l’ancien commandant suprême de l’escadron SS en Italie pendant la Seconde Guerre Mondiale, le général Karl Friedrich Otto Wolff, était relaché de prison et confessait qu’en 1943, Hitler lui avait donné l’ordre d’enlever le pape Pie XII au Vatican. Cet ordre était si confidentiel qu’il n’est jamais apparu après la guerre dans aucune archive nazie ni n’est ressorti d’aucun interrogatoire par les alliés des officiers SS et de la Gestapo. Dans sa confession, Wolff déclare qu’il avait répondu à Hitler qu’il lui faudrait six semaines pour mettre l’ordre à exécution. Hitler, qui rendait responsable le pape du renversement du dictateur italien Benito Mussolini, voulait que ce soit fait sur le champ. Finalement, Wolff persuada Hitler que les conséquences d’un tel plan seraient très négatives et le Fürher y renonça.

C’est seulement dans l’année 1974 que le cardinal Mindszenty publia ses mémoires, qui décrivaient avec force détails le coup monté dont il avait été victime dans la Hongrie communiste. Sur la foi de documents fabriqués, il fut accusé de « trahison, abus de devises étrangères et conspiration », accusations « toutes punissables de mort ou d’emprisonnement à vie ». Il décrivit aussi comment ses « confessions » falsifiées prirent vie d’elles-mêmes. « Il me semblait que tout le monde reconnaîtrait immédiatement que ce document était une grossière contrefaçon, tellement il était l’œuvre d’un esprit maladroit et inculte » écrit le cardinal. « Mais quand par la suite j’ai pris connaissance des livres, journaux et magazines étrangers qui parlaient de mon affaire et commentaient mes « confessions », j’ai réalisé que le public avait dû conclure que la « confession » avait bien été écrite par moi, bien que dans un état de semi-conscience et sous l’influence d’un lavage de cerveau… Que la police ait publié un document qu’ils avaient eux-mêmes créé paraissait finalement trop gros pour être cru. » De plus, Hanna Sulner, l’expert en graphologie hongroise utilisée pour circonvenir le cardinal, qui s’est échappée à Vienne, a confirmé qu’elle avait fabriqué de toutes pièces la « confession » de Mindszenty.

Quelques années plus tard, le pape Jean-Paul II ouvrit le procès en canonisation de Pie XII, et les témoins du monde entier ont implacablement prouvé que Pie XII était un ennemi d’Hitler, et non un ami. Israel Zoller, le grand rabbin de Rome entre 1943 et 1944, lorsqu’Hitler reprit la ville, consacra un chapitre entier de ses mémoires à louer le gouvernement de Pie XII. « Le Saint Père rédigea de sa main une lettre aux évêques leur donnant l’instruction de renforcer les barrières des couvents et monastères, afin qu’ils puissent devenir des refuges pour les Juifs. Je connais un couvent où les soeurs dorment dans la cave pour donner leurs lits aux réfugiés juifs. » Le 25 juillet 1944, Zoller a été reçu par le pape Pie XII. Les notes prises par le secrétaire d’État [NdT : en fait pro-secrétaire d’État] du Vatican Giovanni Battista Montini (qui deviendra le pape Paul VI) montrent que Rabbi Zoller remerciait le Saint Père pour tout ce qu’il avait fait pour la communauté juive de Rome — et ces remerciements furent retransmis à la radio. Le 13 février 1945, Rabbi Zoller était baptisé par l’évêque auxiliaire de Rome Luigi Traglia dans l’église Sainte Marie des Anges. Pour exprimer sa gratitude envers Pie XII, Zoller prit le nom chrétien d’Eugenio (le nom du pape). Un an plus tard, la femme et la fille de Zoller furent aussi baptisées.

David G. Dalin, dans Le mythe du pape d’Hitler : Comment le pape Pie XII a sauvé des Juifs des nazis, publié il y a quelques mois, a rassemblé d’autres preuves incontestables de l’amitié d’Eugenio Pacelli pour les Juifs qui a commencé bien avant qu’il ne soit pape. Au début de la Seconde Guerre Mondiale, la première encyclique du pape Pie XII était tellement anti-hitlérienne que la Royal Air Force et l’Armée de l’Air française en ont lâché 88.000 exemplaires au-dessus de l’Allemagne.

Durant les 16 dernières années, la liberté de religion a été restaurée en Russie et une nouvelle génération s’est battu pour développer une nouvelle identité nationale. On peut seulement espérer que le président Vladimir Poutine prendra conscience de l’utilité d’ouvrir les archives du KGB et de les étaler au grand jour pour que tout le monde puisse voir comment les communistes ont calomnié l’un des plus grand papes du siècle dernier.

P.-S.

Le général Ion Mihai Pacepa est le plus haut gradé de tous les espions qui ont jamais fuit le bloc soviétique. Son livre Red Horizons a été publié dans 27 pays. Cet article est la traduction d’un article de National Review Online

Notes

[1] Le 6 février 1949, quelques jours seulement avant la fin du procès, Hanna Sulner, l’experte en graphologie hongroise qui avait fabriqué les « preuves » utilisées contre le cardinal s’est échappé à Vienne et a montré des microfilms des « documents » sur lesquels le procès était fondé, qui étaient tous des documents fabriqués, « certains ostensiblement de la main du cardinal, d’autre portant sa soi-disant signature », produit par elle.

[2] Les relations de la Roumanie avec le Vatican avaient été rompues en 1951, lorsque Moscou avait accusé la nonciature apostolique de Roumanie d’être la couverture d’un avant-poste de la CIA et avait fermé ses bureaux. Les locaux de la nonciature à Bucarest sont devenus ceux du DIE, et abritent aujourd’hui une école de langues étrangères.

[3] En 1978, lorsque j’ai quitté définitivement la Roumanie, j’étais encore en train de négocier ce prêt, qui s’était alors réduit à 200 millions de dollars.

[4] NdT : voir la revue française de science politique .

[5] Le pacte de non agression entre Staline et Hitler fut signé le 23 août 1939 à Moscou. Il contenait un protocole secret qui partageait la Pologne entre les deux signataires et donnait aux soviétiques le champ libre en Estonie, Létonie, Finlande, Bessarabie et la Bukovine du Nord

[6] Carr a écrit une histoire de la Russie soviétique en dix volumes.

Voir encore:

THE COLD WAR:

How Moscow framed Pope Pius XII as pro-Nazi

Joseph Poprzeczny

News Weekly

April 28, 2007

Last year an Italian parliamentary commission concluded “beyond any reasonable doubt” that Moscow was behind the 1981 assassination attempt on Pope John Paul II. Now, according to Joseph Poprzeczny, evidence has surfaced exposing Moscow as being the instigator of the character assassination of the wartime Pope Pius XII.

A wit observed once that Austria should be credited with an astounding double historical achievement – managing to convince the world that Beethoven was an Austrian and that Hitler was a German.

However, the former Soviet Union perpetrated possibly an even more blatant example of perception management. This was when Soviet dictator Josef Stalin and his successor, Nikita Khrushchev, attempted simultaneously to whitewash Stalin’s duplicitous wartime pact with Hitler and to blacken Pope Pius XII as a Hitler sympathiser.

Stalin of course was Hitler’s ally for the first part of World War II. On August 23, 1939, the world learned of the notorious Molotov-Ribbentrop Pact (named after the foreign ministers of the Soviet Union and the Third Reich), under which central and eastern Europe was to be divided into Soviet and German spheres of influence.

The pact cleared the way for Hitler to invade Poland on September 1, 1939, with Stalin following suit on September 17. World War II had begun.

From September 1, 1939, until June 22, 1941 – that is, not less than 21 months of this global conflict’s 67-month duration – Stalin supplied Hitler’s war machine with grain, fuel, strategic minerals, valuable intelligence and other crucial aid for Hitler’s bid to enslave central and western Europe.

Only during the war’s latter 46-months – the period that Russians refer to as their Great Patriotic War – were Stalin and Hitler enemies.

From late 1944, however, Stalin moved to erase any memory of those crucial opening 21 months that included his collaboration with Hitlerism.

Another major component of Moscow’s re-writing of the history of wartime Europe was to fabricate evidence suggesting the existence of a secret pact between Pope Pius XII and Hitler.

That the Kremlin was behind this concerted attempt to smear the Vatican as being pro-Nazi has recently been revealed by historians and confirmed by the highest-ranking intelligence officer ever to defect from the former communist Eastern bloc.

English historian Michael Burleigh has reviewed two recent books on Eugenio Pacelli, the wartime pope – The Myth of Hitler’s Pope: How Pope Pius XII Rescued Jews from the Nazis (2005), by Rabbi David G. Dalin, and Righteous Gentiles: How Pius XII and the Catholic Church Saved Half a Million Jews from the Nazis (2005) by Ronald J. Rychlak.

Burleigh has concluded from these studies that the portrayal of Hitler and Pius XII as allies was a deliberate Kremlin disinformation campaign launched even before the war ended.

“Soviet attempts to smear Pius had actually commenced as soon as the Red Army crossed into Catholic Poland,” says Burleigh.

“To be precise, they hired a militantly anti-religious propagandist, Mikhail Markovich Sheinmann, to write a series of tracts claiming there had been a ‘secret’ pact between Hitler and the Vatican to enable ‘Jesuits’ to proselytise in the wake of Operation Barbarossa.

“Apart from the inherent improbability of this claim, Soviet attempts to frame Pius for a ‘pact’ were ironic, in a guilty sort of way, in view of the August 1939 Nazi-Soviet Pact, replete with its secret clauses carving up Poland and the Baltic states, which had precipitated the outbreak of war.”

So Stalin, a party to a pact with Hitler, initiated the propaganda campaign claiming that the Vatican had done so. And to further embellish this canard, the oft-used ploy of maligning the Jesuits was revived.

However, any serious historians of Hitler’s Lebensraum – Hitler’s plan to expand the Third Reich eastward and to kill, deport or enslave the subject populations of the conquered countries in order to create “living space” for the Aryan people – know that neither Catholicism nor the Jesuits had any place in a Germanised east (any more than religion of any sort was allowed any place under communism).

After the war, the Kremlin’s smear campaign was taken up by Holocaust-denier David Irving’s “soul mate”, the left-wing German playwright Rolf Hochhuth, author of the 1963 Schillerian drama, The Deputy, with its fictitious claims about Pius XII.

Burleigh says: “Hochhuth’s play, which drew heavily upon Sheinmann’s lies and falsehoods, inspired two scholarly critiques of Pius and the Catholic Church by, respectively, Guenter Lewy (1964) and Saul Friedländer (1966).

“Neither availed himself of the thirteen volumes of published wartime Vatican documents, and both relied heavily on German records, which are hardly an unimpeachable source on the Pope.

“These were followed by the works of Robert Katz, who was successfully sued for defamation by Pius’s niece, and John Morley, a Catholic priest. These personages were harbingers of future trends.”

Burleigh says Rabbi Dalin “explains in his powerful and closely-argued polemic against the Pope’s detractors, the most recent assault on Pius’s reputation came from liberal, secular Jews, whose anti-Catholicism is as pathological as the anti-Semitism they see lurking around every corner, and from dissident or renegade Catholics, who use the Holocaust as the biggest available moral stick with which to assault the conservative turn within their own Church.”

Some gullible people all too readily swallowed the early lying Stalin-Scheinmann campaign.

Burleigh says of Rychlak: “He patiently goes through every shifting charge and smear against Pius, highlighting his consistency in condemning Nazism as a form of neo-pagan state worship, and the terrible dilemmas he faced during the war.

“The Pope did not have the luxury of being some grandstanding US politician or rent-a-moralist; what he said had real consequences for real people, and it was not his job to thrust martyrdom upon them.

“When the Church did speak out, as it did, without circumspection, through Vatican Radio broadcasts about the plight of Jews and Christians in Poland, or when the Dutch Catholic bishops protested during round-ups of Jews in Amsterdam, the Nazis carried out terrible reprisals against Catholic priests, or, in the Dutch case, maliciously deported Jewish converts to Catholicism, who had hitherto been exempted, while leaving converts to Protestantism alone.”

But anti-Pius campaigning didn’t end with Stalin.

This year, Ion Pacepa, a two-star Romanian Securitate general and the highest-ranking intelligence official to defect from the Eastern bloc, unexpectedly re-surfaced to provide the true background to the revived anti-Pius campaign in an article, “Moscow’s Assault on the Vatican: The KGB made corrupting the Church a priority”, in National Review (January 25, 2007).

Pacepa, who defected in 1978 and published several important exposés including his memoirs Red Horizons (1988), was prompted to write about this because of two recent developments.

The first came in March 2006 with an Italian parliamentary commission concluding “beyond any reasonable doubt that the leaders of the Soviet Union took the initiative to eliminate the pope, Karol Wojtyla”, due to of his backing for Poland’s anti-communist Solidarity movement.

The second came in January this year when documents showed Warsaw’s just-appointed Archbishop Stanislaw Wielgus had collaborated with Polish communist secret police as a student.

“The Soviet Union was never comfortable living in the same world with the Vatican,” said Pacepa.

“The most recent disclosures document that the Kremlin was prepared to go to any lengths to counter the Catholic Church’s strong anti-communism.

“In my other life, when I was at the centre of Moscow’s foreign-intelligence wars, I myself was caught up in a deliberate Kremlin effort to smear the Vatican, by portraying Pius XII as a cold-hearted Nazi sympathiser.

“Ultimately, the operation did not cause any lasting damage, but it left a residual bad taste that is hard to rinse away. The story has never before been told.”

He said that in February 1960 Khrushchev approved a top-secret KGB plan to help destroy the Vatican’s moral authority across Western Europe.

Until then the KGB had combated Christianity across Eastern Europe, “where the Holy See had been crudely attacked as a cesspool of espionage in the pay of American imperialism”.

Now the Kremlin set out to discredit the Vatican by using its own priests and to smear Pius as a Nazi collaborator, especially after his death in 1958.

“Dead men cannot defend themselves” was the KGB’s slogan, according to Pacepa.

Because Pius served as Papal Nuncio (ambassador for the Holy See) in Germany when Nazism was gaining power, the KGB set about depicting him as an anti-Semite who encouraged Hitler’s Holocaust.

“The hitch was that the operation was not to give the least hint of Soviet bloc involvement,” says Pacepa.

What followed was a convoluted plot called “Seat 12” that even Ian Fleming couldn’t match.

Pacepa was to be the contact man with the Vatican. “To facilitate my job, [Soviet intelligence chief] Sakharovsky authorised me to (falsely) inform the Vatican that [communist] Romania was ready to restore its broken relations with the Holy See, in exchange for access to its archives and a one-billion-dollar, interest-free loan for 25-years,” writes Pacepa.

Access to Papal archives, the Vatican was told, was needed to find historical roots to help Romania’s government to publicly justify its change of heart toward the Holy See over the break-off of diplomatic relations in 1951.

Some documents, though in no way incriminating, were thereby deviously obtained and handed to the KGB.

The next step came in 1963 when KGB disinformation chief, General Ivan Agayants, told Pacepa that operation Seat 12 “had materialised into a powerful play attacking Pope Pius XII, entitled The Deputy, an oblique reference to the Pope as Christ’s representative on earth.”

“Agayants took credit for the outline of the play, and he told us that it had voluminous appendices of background documents put together by his experts with help from the documents we had purloined from the Vatican.

“Agayants also told us that The Deputy’s producer, Erwin Piscator, was a devoted communist who had a longstanding relationship with Moscow.

“In 1929 he had founded the Proletarian Theatre in Berlin, then sought political asylum in the Soviet Union when Hitler came to power, and a few years later had ’emigrated’ to the US.

“In 1962 Piscator had returned to West Berlin to produce The Deputy.

“The Deputy saw the light in 1963 as the work of an unknown West German named Rolf Hochhuth, under the title Der Stellvertreter. Ein christliches Trauerspiel (The Deputy, a Christian Tragedy).”

– Joseph Poprzeczny is a Perth-based freelance journalist and historical researcher. He is author of Odilo Globocnik, Hitler’s Man in the East, (Jefferson, North Carolina: McFarland and Company, 2004). Softcover: 447 pages. Rec. price: US$45.00.

Voir encore:

The New Proof of the KGB’s Hand in JFK’s Assassination
New documents reveal the Soviet effort to deflect attention began on November 23, 1963, and it was introduced by a memo to the Kremlin signed by KGB chairman Vladimir Semichastny.
Ion Mihai Pacepa
November 20, 2013

It has been 50 years since President John F. Kennedy was assassinated, and most of the world still wrongly believes that the culprit was the CIA, or the FBI, or the mafia, or right-wing American businessmen. It has been also 50 years since the Kremlin started an intense, worldwide disinformation operation, codenamed “Dragon,” aimed at diverting attention away from the KGB’s connection with Lee Harvey Oswald. Not unrelated are the facts that Oswald was an American Marine who defected to Moscow, returned to the United States three years later with a Russian wife, killed President Kennedy, and was arrested before being able to carry out his  plan to escape back to Moscow. In a letter dated July 1, 1963, Oswald asked the Soviet embassy in Washington, D.C., to grant his wife an immediate entrance visa to the Soviet Union, and to grant another one to him, separtably (misspelling and emphasis as in the original).

The Kremlin’s “Dragon” operation is described in my book Programmed to Kill: Moscow’s Responsibility for Lee Harvey Oswald’s Assassination of President John Fitzgerald Kennedy. In 2010, this book was presented at a conference of the Organization of American Historians together with a review by Prof. Stan Weber (McNeese State University). He described the book as “a superb new paradigmatic work on the death of President Kennedy” and a “must read for everyone interested in the assassination.”[i]

Programmed to Kill is a factual analysis of that KGB crime of the century committed during the Khrushchev era. In those days, the former chief KGB adviser in Romania had become the head of the almighty Soviet foreign espionage service and pushed me up to the top levels of the Soviet bloc intelligence clique. My book also contains a factual presentation of Khrushchev’s frantic efforts to cover his backside. Recalling that the 1914 assassination of Archduke Franz Ferdinand by Serbian terrorist Gavrilo Princip had set off the First World War, Khrushchev was afraid that, if America should learn about the KGB’s involvement with Oswald, it might ignite the first nuclear war. Khrushchev’s interests happened to coincide with those of Lyndon Johnson, the new U.S. president, who was facing elections in less than a year, and any conclusion implicating the Soviet Union in the assassination would have forced Johnson to take undesired political or even military action, adding to his already widely unpopular stance on the war in Vietnam.

According to new KGB documents, which became available after Programmed to Kill was published, the Soviet effort to deflect attention away from the KGB regarding the Kennedy assassination began on November 23, 1963—the very day after Kennedy was killed—and it was introduced by a memo to the Kremlin signed by KGB chairman Vladimir Semichastny. He asked the Kremlin immediately to publish an article in a “progressive paper in one of the Western countries …exposing the attempt by reactionary circles in the USA to remove the responsibility for the murder of Kennedy from the real criminals, [i.e.,] the racists and ultra-right elements guilty of the spread and growth of violence and terror in the United States.”

The Kremlin complied. Two months later, R. Palme Dutt, the editor of a communist-controlled British journal called Labour Monthly, signed an article that raised the specter of CIA involvement without offering a scintilla of evidence. “[M]ost commentators,” Dutt wrote, “have surmised a coup of the Ultra-Right or racialists of Dallas . . . [that], with the manifest complicity necessary of a very wide range of authorities, bears all the hallmarks of a CIA job.” Semichastny’s super secret letter and Dutt’s subsequent article were revealed by former Russian president Boris Yeltsin in his book The Struggle for Russia, published 32 years after the Kennedy assassination.

No wonder Yeltsin was ousted by a KGB palace coup that transferred the Kremlin’s throne into the hands of the KGB—which still has a firm grip on it. On December 31, 1999, Yeltsin stunned Russia and the rest of the world by announcing his resignation. “I understand that I must do it,”[ii] he explained, speaking in front of a gaily-decorated New Year’s tree along with a blue, red and white Russian flag and a golden Russian eagle. Yeltsin then signed a decree “On the execution of the powers of the Russian president,” which states that under Article 92 Section 3 of the Russian Constitution, the power of the Russian president shall be temporarily performed by Prime Minister Vladimir Putin, starting from noon on December 31, 1999.[iii] For his part, the newly appointed president signed a decree pardoning Yeltsin, who was allegedly connected to massive bribery scandals, “for any possible misdeeds” and granted him “total immunity” from being prosecuted (or even searched and questioned) for “any and all” actions committed while in office. Putin also gave Yeltsin a lifetime pension and a state dacha.[iv]

Soon after that, the little window into the KGB archive that had been cracked opened by Yeltsin was quietly closed. Fortunately, he had first been able to reveal Semichastny’s memo, which generated the Kennedy conspiracy that has never stopped.

Dutt’s article was followed by the first book on the JFK assassination published in the U.S., Oswald: Assassin or Fall Guy? It was authored by a former member of the German Communist Party, Joachim Joesten, and it was published in New York in 1964 by Carlo Aldo Marzani, a former member of the American Communist Party and a KGB agent. Joesten’s book alleges, without providing any proof, that Oswald was “an FBI agent provocateur with a CIA background”. Highly classified KGB documents smuggled out of Russia with British MI-6 help by KGB defector Vasili Mitrokhin in 1993—long after the two U.S. government investigations into the assassination had been completed—show that in the early 1960s, Marzani received subsidies totaling $672,000 from the Central Committee of the Communist Party. That raises the question of why Marzani was paid by the party and not by the KGB, whose agent he was. The newly released Semichastny letter gives us the answer: on the next day after the assassination, the Kremlin took over management of the disinformation operation aimed at blaming America for the JFK assassination. That is why Oswald: Assassin or Fall Guy? was promoted by a joint party/KGB operation.

The book’s first review, which praised it to the skies, was signed by Victor Perlo, a member of the American Communist Party, and was published on September 23, 1964, in New Times, which I knew as a KGB front at one time printed in Romania. On December 9, 1963, the “progressive” American journalist I. F. Stone published a long article in which he tried to justify why America had killed its own president. He called Oswald a rightist crackpot, but put the real blame on the “warlike Administration” of the United States, which was trying to sell Europe a “nuclear monstrosity.” Stone has been identified as a paid KGB agent, codenamed “Blin.”

Joesten dedicated his book to Mark Lane, an American leftist who in 1966 produced the bestseller Rush to Judgment, alleging Kennedy was assassinated by a right-wing American group. Documents in the Mitrokhin Archive show that the KGB indirectly sent Mark Lane money ($2,000), and that KGB operative Genrikh Borovik was in regular contact with him. Another KGB defector, Colonel Oleg Gor­dievsky (former KGB station chief in London), has identified Borovik as the brother-in-law of Col. General Vladimir Kryuchkov, who in 1988 became chairman of the KGB and in August 1991 led the coup in Moscow aimed at restoring the Soviet Union.

The year 1967 saw the publication of two more books attributed to Joesten: The Case Against Lyndon Johnson in the Assassination of President Ken­nedy and Oswald: The Truth. Both books suggested that President Johnson and his CIA had killed Kennedy. They were soon followed by Mark Lane’s A Citizen’s Dissent (1968). Lane has also intensively traveled abroad to preach that America is an “FBI police state” that killed its own president.

With such books, the Kennedy conspiracy was born, and it never stopped. The growing popularity of books on the JFK assassination has encouraged all kinds of people with any sort of remotely related background expertise to join the party, each viewing events from his own narrow perspective. Several thousand books have been written on the JFK assassination, and the hemorrhage continues. In spite of this growing mountain of paper, a satisfactory explanation of Oswald’s motivation has yet to be offered, primarily because the whole important dimension of Soviet foreign policy concerns and Soviet intelligence practice in the late 1950s and early 1960s has not been addressed in connection with Oswald by any competent authority. Why not? Because none of their authors had ever been a KGB insider, familiar with its modus operandi.

By its very nature espionage is an arcane and duplicitous undertaking, and in the hands of the Soviets it developed into a whole philosophy, every aspect of which had its own set of tried and true rules and followed a prescribed pattern. To really understand the mysteries of Soviet espionage, it will not help to see a spy movie or read a spy novel, as entertaining as that might be. You must have lived in that world of secrecy and deceit for a whole career, as I did, and even then you may not fathom its darker moments, unless you are one of the few at the very top of the pyramid.

Therefore, I have put together a short PowerPoint presentation of such darker moments that are crucial for understanding how the Kremlin has been able to fool the rest of the world into believing that America killed one of its most beloved presidents. Click here to read “11 Facts That Destroy JFK Conspiracy Theories.” Let’s step back together into that world of Soviet espionage and deceit. At the end of our tour d’horizon, I hope you’ll agree with me that the Soviets had a hand in the assassination of President Kennedy. I also hope that afterwards you will look with different eyes upon other documents relating to the JFK assassination that may turn up in the future. Perhaps you may spot additional Soviet/Russian maneuverings hidden behind them.

[i] Stan Weber, “A New Paradigmatic Work on the JFK Assassination,” H-Net Online, October 2009, http://www.h-net.org/reviews/showrev.php?id=25348

[ii] Barry Renfrew, “Boris Yeltsin Resigns,” The Washington Post, December 31, 1999, 6:48 a.m.

[iii] Matt Drudge Report, December 31, 1999, 11:00 AM UTC.

[iv] Ariel Cohen, “End of the Yeltsin Era,” The Washington Times, January 3, 2000, Internet Edition, cohen-20000103.

Voir enfin:

Obama, le président des drones

Stephen Holmes

Article paru dans la «London Review of Books», traduit par Sandrine Tolotti

« BoOks »

27-02-2014

Dans son livre « The Drone Zone », Mark Mazzetti, du « New York Times », explique la « fièvre tueuse » d’un président humaniste. Et ça fait froid dans le dos.

« Ce n’est pas lié au fait d’essayer de ne pas conduire des gens à Guantánamo»: en ce 6 juin 2013, la syntaxe chantournée d’Eric Holder devant la sous-commission du Sénat trahit l’immense embarras du ministre de la Justice des États-Unis, qui s’efforce de défendre le programme d’assassinats ciblés du président Obama. Il n’est pas le seul des porte-parole de l’administration à peiner lorsqu’il faut répondre aux questions sur la politique américaine de largage de drones sur le monde.

1. La hantise des agents de la CIA

L’une des principales thèses du livre que Mark Mazzetti consacre au sujet est la suivante: la CIA et le Pentagone ont décidé de traquer et tuer les ennemis présumés pour éviter les méthodes extrajudiciaires de capture et d’interrogatoire adoptées par le prédécesseur d’Obama à la Maison-Blanche. L’auteur réitère l’accusation à de multiples reprises, avec un sens de l’euphémisme qui n’appartient qu’à lui:

En l’absence de possibilités de placer en détention les suspects de terrorisme, et faute de goût pour les vastes opérations terrestres en Somalie, l’option de tuer était parfois bien plus attirante que celle de capturer.

Ou :

L’exécution était le mode d’action privilégié en Somalie et, comme le confie l’un des agents impliqués dans la planification de la mission, « nous ne l’avons pas pris parce qu’il aurait été difficile de trouver un endroit où le mettre ».

En d’autres termes, l’administration a mis le paquet sur ce qui ressemble fort à des exécutions extrajudiciaires, faute de mieux, après avoir fermé les sites de détention secrets de Bush et décidé de ne plus envoyer personne à Guantánamo, où le tiers environ de la centaine de grévistes de la faim a bénéficié d’une forme sinistre d’Obamacare, les tubes dans le nez.

Mazzetti apporte une autre explication, inexprimée et peut-être inexprimable, de l’escalade dans la guerre des drones: les membres de l’appareil du renseignement craignaient d’être un jour tenus pour pénalement responsables de l’usage de la torture, un crime dans le droit américain. A le croire, la multiplication des assassinats par drones fut en partie motivée par des murmures de rébellion au sein de la CIA, où règne une peur légendaire d’être désigné à la vindicte par des responsables politiques manipulateurs.

Au moment de la brillante entrée en fonctions d’Obama, l’agence était apparemment préoccupée à l’idée que des «agents officiant en secret dans les prisons de la CIA puissent être poursuivis pour leur travail». Cette crainte a refroidi l’enthousiasme des interrogateurs pour l’extorsion d’informations par la violence physique et psychologique:

Chaque coup reçu par la CIA concernant son programme de détention secrète et d’interrogatoires inclinait un peu plus ses dirigeants à faire ce calcul morbide: l’agence se porterait bien mieux si elle tuait les terroristes présumés plutôt que de les incarcérer.

Selon John Rizzo, un juriste de l’organisation, les responsables de l’administration Obama «ne sont jamais venus dire qu’ils allaient commencer d’assassiner les suspects parce qu’ils ne pouvaient pas les interroger, mais personne ne pouvait s’y tromper […]. À partir du moment où le temps des interrogatoires était révolu, il ne restait que l’assassinat».

Résumant ses entretiens avec Rizzo et d’autres membres du sérail, Mazzetti conclut:

Les drones armés, et la politique d’assassinat ciblé en général, ont offert un nouveau cap à un service d’espionnage qui commençait de se sentir carbonisé par les années vouées à la politique de détention secrète et d’interrogatoires.

Voilà une façon incendiaire d’insinuer que la «critique de gauche» d’une politique de sécurité nationale certes inutilement dure et supervisée avec nonchalance, mais rarement mortelle, porte une certaine responsabilité dans le revirement d’Obama en faveur de la mort subite par drones.

Mazzetti lui-même ne l’évoque pas, mais la thèse selon laquelle les principes progressistes en la matière engendrent plus de cruauté qu’ils n’en évitent est depuis longtemps l’une des flèches préférées des conservateurs. Avant de devenir ministre de la Justice sous la seconde administration Bush, Michael Mukasey avait avisé les défenseurs des libertés civiles que le sang ne maculerait pas les mains des hommes qui torturaient les prisonniers de guerre mais les leurs. La gauche, affirma-t-il étrangement dans le «Wall Street Journal», se comportait de manière criminelle en plaidant pour le contrôle judiciaire des décisions de l’exécutif en matière de détention:

L’effet involontaire d’un avis de la Cour suprême qui étendrait sa juridiction sur les détenus de Guantánamo pourrait être de créer à l’avenir une préférence pour l’assassinat plutôt que la capture des terroristes présumés.

Tout ce qu’allaient obtenir ces défenseurs des droits, ce serait la mort des suspects, pas leur juste traitement.

2. La revanche de John Brennan

Mais est-ce vraiment en suivant un scénario antilibéral écrit par les faucons de l’ère Bush qu’Obama a troqué la détention secrète pour le tir à vue? La supposition possède un accent de vérité. Le programme de drones armés a au minimum des liens de sang avec le programme Bush de détention sans inculpation. Une parenté dont témoigne notamment ce principe qu’elles ont en commun: les ennemis présumés ne méritent pas un procès leur permettant de prouver qu’ils sont innocents des charges retenues contre eux.

L’idée que les deux politiques procèdent de la même sensibilité est également étayée par la trajectoire professionnelle de John Brennan, un ancien de la CIA récemment devenu directeur de l’agence. Après avoir été son directeur exécutif adjoint sous George Bush, Brennan est revenu aux affaires publiques (il avait été entre-temps P-DG d’une officine privée de renseignement) en 2008 comme conseiller d’Obama pour la lutte antiterroriste et, selon certains, simili-confesseur, bénissant les frappes mortelles du président au nom de leur conformité avec la philosophie catholique de la guerre juste.

Quoi qu’il en soit, Brennan a joué un rôle clé dans la transformation spectaculaire de la CIA en «machine à tuer, organisation obsédée par la chasse à l’homme». Plus concrètement, la «liste des hommes à abattre», durant le premier mandat Obama, fut «coétablie dans le bureau de John Brennan au sous-sol de la Maison-Blanche».

Voilà qui donne un indice des origines de l’actuelle politique des drones. Brennan fut, sous Bush, un avocat déclaré de la détention illimitée, de la «restitution» illégale [rendition] des suspects à des pays connus pour leurs piètres performances en matière de respect des droits de l’homme, et de l’interrogatoire musclé (mais pas du waterboarding). Ce sont même précisément ces états de service – et cela nous ramène plus directement à notre sujet – qui ont fait capoter sa nomination à la tête de la CIA en 2008, suite au rejet du Sénat.

Il ne semble pas tiré par les cheveux d’imaginer que, meurtri par ce retour de bâton contre les pratiques antiterroristes de l’ère Bush, Brennan ait été l’un des cerveaux de la conversion aux machines à tuer téléguidées. Avec cette nouvelle méthode de lutte contre les combattants ennemis, les agents du renseignement étaient beaucoup moins guettés par le spectre de la responsabilité pénale et autres phénomènes torpilleurs de carrière. La trajectoire déviée de Brennan jusqu’à la direction de la CIA, surtout si l’on y ajoute sa déclaration stupéfiante de juin 2011 sur l’absence de victimes civiles des drones, semble ainsi confirmer l’hypothèse récurrente du livre de Mazzetti: la présidence «assassine» d’Obama s’est construite par souci d’impunité de la CIA.

3. Pour en finir avec l’Irak

Que les «opérations imprévues à l’étranger» d’Obama, au nom tellement inoffensif, descendent en ligne directe de la guerre globale contre le terrorisme de Bush ne devrait pourtant pas nous surprendre. Un changement de président ne provoque jamais de bouleversement de la politique de défense quand le jeu partisan, les pesanteurs bureaucratiques, les droits acquis et l’opinion publique ne bougent que légèrement – si d’aventure ils bougent – à la faveur de l’élection. Comme l’écrit Mazzetti:

Les fondations de la guerre secrète ont été posées par un président républicain conservateur et avalisées par un président démocrate progressiste tombé amoureux de l’héritage.

Mais pourquoi exactement Obama a-t-il fait de l’assassinat télécommandé la pièce maîtresse de sa politique antiterroriste? La question ne relève pas de la simple curiosité. Il faut commencer par tirer au clair les motivations de l’administration pour pouvoir jauger les justifications qu’elle présente à l’opinion.

Mazzetti a pris un bon départ, mais il passe à côté d’une bonne partie de l’histoire, qui commence avec la rupture entre Obama et la conception de la sécurité nationale qu’avait Bush. Cela va presque sans dire, mais le passage aux drones est le résultat logique de la promesse faite par le nouveau président de se désengager des guerres d’invasion et d’occupation de l’ère précédente

Après la crise financière de 2008, les responsables américains ont commencé à douter du bien-fondé de cette prodigalité pour des projets chimériques comme la réconciliation ethnique et religieuse en Irak ou la construction de l’État en Afghanistan. Ces deux guerres dévoraient encore une part démesurée des ressources limitées dont dispose le pays pour sa défense, à commencer par l’attention des plus hauts responsables.

Mais l’électorat américain était devenu de plus en plus indifférent à leur égard, et de plus en plus dubitatif sur leur contribution à la sécurité nationale. Quant aux décideurs politiques, ils voyaient à l’évidence l’invasion de l’Irak, ayant par mégarde enfanté un allié chiite de l’Iran, comme un fiasco absolu. Et, en Afghanistan, les soldats formés par les États-Unis commençaient à tirer sur leurs instructeurs, laissant entendre que la capacité de l’Amérique à transmettre des compétences dépassait de loin sa capacité à inspirer de la loyauté.

Obama s’est désolidarisé de Bush quand il a abandonné l’espoir de transformer les anciens États sponsors du terrorisme en alliés dignes de confiance. Et les événements postérieurs sont venus confirmer de manière retentissante qu’il était sage de circonscrire la lutte antiterroriste aux seuls acteurs non étatiques.

L’inquiétant flot d’armes qui s’est déversé des arsenaux de Kadhafi sur le Mali et la Syrie a ainsi rappelé aux responsables américains que le changement de régime anarchique nourrit parfois la prolifération. La chute d’un dictateur dans des régions rompues à l’art de la contrebande ne peut qu’inonder le marché noir d’armes dangereuses, proposées à des prix défiant toute concurrence. Heureusement pour les néocons obsédés par le terrorisme nucléaire, Saddam Hussein ne possédait pas l’arsenal dont ils avaient argué pour justifier l’opération de renversement du régime.

À vrai dire, pendant qu’Obama se démène pour gérer au mieux l’héritage de la destruction mutuelle assurée, la dissuasion nucléaire a pris une forme radicalement nouvelle. Les États puissants n’assurent plus la paix en menaçant de s’envoyer des armes incroyablement destructrices.

Ce sont les États faibles qui veulent la bombe pour agiter le spectre d’une perte de contrôle au cas où un pays étranger soutiendrait un brutal changement de pouvoir. La frappe israélienne contre le réacteur syrien en 2007 a empêché Bachar el-Assad de s’y essayer. Mais force est de se demander si son usage – à petite échelle, mais incontestable – du gaz sarin vise à faire frémir les puissances occidentales à l’idée des conséquences d’un effondrement de son régime.

4. L’exception Ben Laden

Obama a donc décidé d’en finir avec les guerres contre les États parrains présumés du terrorisme pour des raisons parfaitement claires. Mais pourquoi a-t-il autorisé l’usage offensif des drones? Est-ce, comme le prétendent ses partisans, parce que cette forme de belligérance est la manière la plus efficace de protéger les Américains contre des attentats particulièrement meurtriers?

Ce serait une excellente justification. Cette explication suppose malheureusement que le président dispose d’un moyen de calcul réaliste des effets de sa politique sur la sécurité nationale.

En parlant de la «fièvre tueuse» d’Obama, expression qu’il utilise ailleurs pour évoquer les carnages commis par les groupes terroristes, Mazzetti invite ses lecteurs au doute sur la sincérité de l’administration quand elle plaide pour les drones armés avec des arguments du type «votre-sécurité-s’en-trouve-améliorée». Lesquels doutes redoublent quand on lit que «la CIA avait l’aval de la Maison-Blanche pour mener des frappes au Pakistan, même quand ses « cibleurs » n’étaient pas certains de l’identité de l’homme qu’ils étaient en train de tuer».

Avant de reconnaître que «toute frappe de drone est une exécution», Richard Blee, l’ancien chef de l’unité de la CIA en charge de la chasse à Ben Laden, a confié à Mazzetti que l’agence avait mis la barre plus bas en matière d’identification des cibles parce que les espions américains ne «voulaient plus savoir qui nous assassinions avant qu’on appuie sur la détente».

Ils ne voulaient plus savoir. C’est un propos extraordinaire, cette ignorance volontaire ne pouvant qu’accroître le risque de responsabilité pénale au cas improbable où le jour du jugement dernier finirait par venir.

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13 commentaires pour De Staline à Poutine: Une longue pratique d’assassinats secrets et un effort mondial de désinformation (From JFK to Litvinenko: Romanian top spy defector Ion Mihai Pacepa looks back on the Kremlin’s killing and disinforming ways)

  1. […] autrichien pro-nazi Alois Hudal et sur fond de guerre froide commençante (mais, au-delà de la désinformation soviétique, probablement à l’insu d’un Pie XII dépassé), le Vatican fournira faux papiers et […]

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