Langues: Pate escargots soup de jour (Le pretentious Français sans pain by our Aussie friends)

https://i1.wp.com/www.paris-saint-honore.com/wp-content/uploads/2013/07/amour-brown-cigarrette-french-Favim_com-499849.jpgL‘anglais ? Ce n’est jamais que du français mal prononcé. Clémenceau
À la Cour, ainsi que dans les châteaux des grands seigneurs, où la pompe et le cérémonial de la Cour étaient imités, la langue franco-normande était la seule en usage ; dans les tribunaux, les plaidoyers et les arrêts étaient prononcés dans la même langue ; bref, le français était la langue de l’honneur, de la chevalerie et même de la justice ; tandis que l’anglo-saxon, si mâle et si expressif, était abandonné à l’usage des paysans et des serfs, qui n’en savaient pas d’autre. Peu à peu, cependant, la communication obligée qui existait entre les maîtres du sol et les êtres inférieurs et opprimes qui cultivaient ce sol, avait donné lieu à la formation d’un dialecte composé du franco-normand et de l’anglo-saxon, dialecte à l’aide duquel ils pouvaient se faire comprendre les uns des autres, et de cette nécessité se forma graduellement l’édifice de notre langue anglaise moderne, dans laquelle l’idiome des vainqueurs et celui des vaincus se trouvent confondus si heureusement, et qui a été si heureusement enrichie par des emprunts faits aux langues classiques et à celles que parlent les peuples méridionaux de l’Europe. Walter Scott (Ivanhoe, 1820)
Eh bien ! reprit Wamba, comment appelez-vous ces animaux grognards, qui courent là-bas sur leurs quatre jambes ? Des pourceaux, bouffon, des pourceaux, dit Gurth ; le premier idiot venu sait cela. Et pourceaux, c’est du bon saxon, dit le railleur. Mais comment appelez-vous la truie, quand elle est écorchée et coupée par quartiers et suspendue par les talons comme un traître ? Du porc, répondit le pâtre. Je suis heureux de reconnaître aussi que tous les idiots savent cela, dit Wamba ; or, un porc, je pense, est du bon normand-français, de sorte que, tant que la bête est en vie et sous la garde d’un serf saxon, elle porte son nom saxon ; mais elle devient normande et on l’appelle porc quand elle est portée au château pour faire réjouissance aux seigneurs. Que dis-tu de cela, ami Gurth, hein ? Cette doctrine n’est que trop vraie, ami Wamba, de quelque manière qu’elle soit entrée dans ta folle tête. Oh ! je puis t’en dire davantage encore, fit Wamba sur le même ton. Vois ce vieux bailly l’ox, il continue à porter son nom saxon tant qu’il est sous la garde de serfs et d’esclaves tels que toi ; mais il devient beef, c’est-à-dire un fougueux et vaillant Français, quand on le place sous les honorables mâchoires qui doivent le dévorer ; monsieur calf aussi devient monsieur le veau de la même façon ; il est Saxon tant qu’il lui faut nos soins et nos peines, et il prend un nom normand aussitôt qu’il devient un objet de régal. Par saint Dunstan ! s’écria Gurth, tu ne dis là que de tristes vérités. On ne nous laisse à peu près que l’air que nous respirons, et on paraît nous l’avoir accordé en hésitant fort, et dans le seul but de nous mettre à même de porter le fardeau dont on charge nos épaules. Tout ce qui est beau et gras est pour les tables des Normands ; les plus belles sont pour leurs lits, les plus braves pour les armées de leurs maîtres à l’étranger, et ceux-là vont blanchir de leurs ossements les terres lointaines, ne laissant ici qu’un petit nombre d’hommes qui aient, soit la volonté, soit le pouvoir de protéger les malheureux Saxons. Wamba (bouffon saxon dans Ivanhoé, Walter Scott, 1819)
Un Anglais a la bouche pleine d’expressions empruntées […]. Il emprunte continuellement aux langues des autres. Daniel Defoe
La licence arrivée avec la Restauration qui, après avoir infecté notre religion et nos mœurs, en est venue à corrompre notre langue. Jonathan Swift
Nos guerriers s’emploient activement à propager la langue française, alors qu’ils se couvrent de gloire en écrasant cette puissance. The Spectator (guerre de Succession d’Espagne)
Notre tâche se borne à les vaincre, et nous pouvons le faire en bon anglais. […] Nous supplions donc humblement que les mots français, tout comme le costume et les manières de France, soient mis de côté, du moins pendant la durée du présent conflit, car si leur langue et leurs coutumes s’abattaient sur nous, nous risquerions d’apprendre par leur exemple, le jour de la bataille, à f—te [sic] le camp. Edmund Burke (guerre de Sept Ans 1756 et 1763)
My sugar is so refined, she’s one o’ them high-class kind, she doesn’t wear a hat, she wears a chapeau, she goes to see a cinema, but never a show. Nat King Cole (écrit par Dee-Lippman, 1946)
Outre la tragédie qu’a représentée l’expropriation de la vielle aristocratie anglaise, l’effet sans doute le plus regrettable de a conquête fut l’éclipse presque totale de l’anglais vernaculaire comme langue de la littérature, du droit et de l’administration. Remplacé dans les documents officiels et autres par le latin, puis de plus en plus dans tous les domaines par le franco-normand, l’anglais écrit n’est quasiment pas réapparu avant le XIIe siècle. Encyclopaedia Britannica (américaine)
Pour nous autres Anglais, la conquête normande n’a presque aucun secret. Nous sommes fiers d’y voir le dernier exemple d’invasion réussie de l’Angleterre. La date emblématique, 1066, a coulé dans le lait de notre mère. Bouche bée, le souffle coupé, les enfants continuent de se voir raconter, à la maison ou en voyage scolaire à Bayeux, l’histoire du roi anglo-saxon Harold, tué d’une flèche dans l’œil à la bataille de Hastings. Mais même si la psyché anglaise a intégré dans son subconscient l’idée que le féodalisme et une classe dirigeante francophone – clergé, noblesse, marchands et administrateurs – sont alors venus se superposer à la société anglo-saxonne, la question linguistique reste, elle, curieusement camouflée. Personne ne reconnaît vraiment – chuchotez-le ! – qu’autrefois les Anglais parlaient français.  Jon-Kriss Mason
Despite, or maybe partly because of, these national idiosyncrasies, I find France a wonderful place to live, and I would never willingly live anywhere else. For me, the most pleasant surprise of all has been the people, and here I find that the cliches aren’t true. It is often said that the French are aloof, suspicious of strangers and not very fond of foreigners, criticisms that I’m sure reflect many visitors’ first social contact on French soil. This is likely to be with that daunting figure, the Parisian waiter. He is bored, he can’t understand what you say, and his feet hurt. Consequently, be treats you with a mixture of disdain and barely suppressed irritation, and you might very easily feel that he represents the attitude of all his fellow Frenchmen. He doesn’t. In fact, he is just as grumpy with his compatriots, and probably with his wife as well. Outside Paris, the English are usually treated with courtesy. Their halting French is listened to with patience, their curious habits (milk in the tea, warm beer) accommodated. An Englishman may never be truly one of the French family, but unless he’s very unlucky, he will eventually find himself accepted. I used to be somewhat sensitive about my nationality, and I could never quite escape the feeling that I was no more than a permanent and possibly unwelcome tourist. Then one day, a neighbour with whom I was having a drink put my mind at rest. « You are English, » he said, « which is of course unfortunate. But you should know that most of us down here prefer the English to the Parisians. » Peter Mayle

Attention: un snobisme peut en cacher un autre !

Pour les amoureux de la langue de Molière …

Et contre les snobs de tous bords …

Mais hommage involontaire à un prestige et à une culture pas tout à fait morts …

Qui, depuis Guillaume le Conquérant et pendant 300 ans et bien plus, ont pourtant fourni quelque 80% du vocabulaire de la langue de Shakespeare …

Ce petit classique des chansons parodiques …

Par le chanteur australien Greg Champion (merci Andrew !) …

The French Song

Divishti Rankine & Greg Champion

Pate escargots soup de jour

cordon bleu chic coiffure

fait accompli maison

creme de menthe Marcel Marceau

meringue blancmange Bardot

gauche gay Paris garcon

gendarme agent provocateur

eau de toilette voyeur

au revoir deja vu

carte blanche bidet croissant bourgeois

c’est la vie abattoir

bon voyage coup d’etat

hors d’oeuvres Peugeot faux pas

Gerard Depardieu

Lacoste panache papier mache

en suite rue morgue yoplait

Pepe La Pew soufflé

en tous cas le Guy Forget

Maurice Chevalier

le Rainbow Warrior

lingerie chocolat eclair

avant garde Frigidaire

fromage crouton Cointreau

cherchez la femme boudoir je t’aime

vol au vent Jacques Cousteau

joie de vivre Plastic Bertrand

le Coq Sportif penchant

Henri Leconte

See also:

Sur le pont d’Avignon

Voila! Oui! C’est si bon

Oh – les enfants terribles

Dominique and Papillon

Petit four. Bon vivant.

Soixante neuf – incroyable !

Une. Deux. Trois. Café au lait

Respondez si vous plait.

Les Girls. La Marseillaise

Camembert. La restaurant.

Au clair de la lune

Raison d’etre. C’est la guerre

Champignons. Pomme de terre.

Plaisir d’amour

Cabaret. Au naturel

Regardez, Charles De Gaulle

Filet mignon, Bon ami

Parlez vous francais, monsieur

Allons. Louis Pasteur

Parfait. Salvation Army

Frere Jacques. Caviar

Touche. Le Tableau noir

La palais de Versailles

Eiffel Tower. Fermez la bouche

Lavatory. Les Champs Elysées

Scaramouche. Quelle heure est-il?

Monsieur de Tocqueville

Louis Jardin

Moulin Rouge. Toulouse Lautrec

Esprit de corps. Le Specs.

Merci beaucoup. Bonne chance

Cabernet shiraz. Mon Dieu

Fenetre. Pas de deux

And Guy de Maupassant

Sacre bleu! Double entendre

Et la plume de ma Tante

Gigi – interessant

Visschisoise and Chardonay

Quel domage. Inspector Clouseau

Victor Hugo. Coup d’etat

Madame – pardonnez moi

Mon petit fils

http://inthismy70thyear.wordpress.com/2012/09/22/day-183-the-french-song-2002/

Voir également:

They really do say ‘oh la la’

Peter Mayle has been explaining the French to the English for 15 years. It’s not that they are aloof, he says – they just appreciate what they’ve got

Peter Mayle

April 2004

It is in the nature of neighbours to squabble, and notwithstanding the official cordiality of the past 100 years, Anglo-French relations have been known to suffer sporadic minor ruptures. These are rather stimulating occasions, traditionally marked by name-calling and foot-stamping on both sides of the channel. Either Albion has been more than usually perfide, or those damned Frogs have been feathering their nest again. Indeed, it sometimes seems to me that we take it in turns to irritate our friends across the water. And yet, inevitably, we kiss and make up. After all, we have so many things in common.

One of them is the terminology we use when insulting one another. Cold, self-serving, arrogant and bloody-minded – is that a Frenchman talking about the English, or an Englishman talking about the French? I have heard these same words applied to both nationalities, and they have become so well established that when we come across a humble Frenchman, or a warm-blooded Englishman, we are taken aback. It is not at all what we have been led to expect.

The fact is, quite a few of the nationalistic cliches are accurate. Naturally, I can’t speak for the French, but I certainly feel qualified to speak about them, having spent several years observing them on a daily basis and at close quarters. Like many people of my age and background, I had a bundle of preconceived notions about the French and their way of life. When I came to live in France, one of my early discoveries was that so many of these turned out to be true, from the trivial (they really do say « Oh la la, » as anyone who listens to French rugby commentaries will know) to the more important matters which follow.

Let’s start with a fundamental part of the French character that infuriates the English even as it provokes sneaking feelings of admiration. I refer, of course, to the French superiority complex. They consider their language to be the most elegant, their culture to be the most refined, their diplomacy to be the most diplomatic, their wines to be the most aristocratic, and their gastronomy to be the most subtle and interesting. Then there are the physical glories of France – the mountains, the beaches, the forests, the chateaux of the Loire, the City of Light, Catherine Deneuve. Most of the French people I’ve met have a deep regard for their country – although never, ever for the way it’s run – and I’ve lost count of the number of times I’ve been told that God lives in France. I suppose all this can create the impression that the French look down their noses at the rest of the world, which I don’t think they do. They simply appreciate what they have.

Nowhere is this more enthusiastically celebrated than at the table. The desire not merely to eat, but to eat well, is as much a part of the French character as the national reluctance to wait in a queue. And it’s contagious. I have become just as bad as any Frenchman – impatient for the first asparagus of spring, the first melon of summer or the first truffle of winter. I am no longer surprised, when eating with French friends, that a great part of the conversation around the table is not about politics, sport or sex, but about food. They are amused and somewhat mystified by the North American fascination with the French Paradox, which to them is no paradox at all; simply a matter of civilised eating habits.

I was recently shown, by a Frenchman who was shaking his head in disbelief, a learned paper prepared by a panel of American university professors. Its subject was obesity, now so prevalent over there that I believe it is classified as a disease, and the paper – several closely spaced pages ending with an impressive list of references – discussed at great length the French and their paradox. You will doubtless be stunned, as I was, by the perceptive nature of the professors’ conclusion. The reason for the relatively low incidence of obesity in France is this: the French eat less.

Is it true, as all we Anglo-Saxons like to believe, that France is the world capital of bureaucracy? I’m afraid it probably is. Consider this classic example taken from Stendhal’s Life of Napoleon. In 1811, a small rural community wished, for the sum of 60 francs, to use some substandard paving stones which had been rejected by the engineer in charge of laying the main road. This required 14 decisions by the prefect, the subprefect, the engineer and the minister. After incredible difficulties and extensive activity, the required authorisation finally arrived, 11 months after the request had been made, at which point it transpired that the defective paving stones had already been used by the roadworkers to fill up a hole in the road.

An extreme case, perhaps. Or perhaps not. I remember the 13 months that I spent trying to obtain my first carte de séjour, and the difficulty of establishing my identity with only my passport as proof when, as I now know, nobody takes you seriously in France unless you can produce an electricity bill. I remember the paperwork, the subsequent official inspection and the meticulous, vine-by-vine count when I replaced some elderly vines with younger versions of the same variety. And I remember the look of alarm on the face of the maçon when I asked him to enlarge a small window at the back of the house without the appropriate written permission from some distant central authority.

Despite, or maybe partly because of, these national idiosyncrasies, I find France a wonderful place to live, and I would never willingly live anywhere else. For me, the most pleasant surprise of all has been the people, and here I find that the cliches aren’t true. It is often said that the French are aloof, suspicious of strangers and not very fond of foreigners, criticisms that I’m sure reflect many visitors’ first social contact on French soil. This is likely to be with that daunting figure, the Parisian waiter. He is bored, he can’t understand what you say, and his feet hurt. Consequently, be treats you with a mixture of disdain and barely suppressed irritation, and you might very easily feel that he represents the attitude of all his fellow Frenchmen. He doesn’t. In fact, he is just as grumpy with his compatriots, and probably with his wife as well.

Outside Paris, the English are usually treated with courtesy. Their halting French is listened to with patience, their curious habits (milk in the tea, warm beer) accommodated. An Englishman may never be truly one of the French family, but unless he’s very unlucky, he will eventually find himself accepted. I used to be somewhat sensitive about my nationality, and I could never quite escape the feeling that I was no more than a permanent and possibly unwelcome tourist. Then one day, a neighbour with whom I was having a drink put my mind at rest. « You are English, » he said, « which is of course unfortunate. But you should know that most of us down here prefer the English to the Parisians. »

After that, I felt much better.

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