Antisémitisme/Europe: Qui sème le vent … (Reaping the whirlwind: 40% of Europeans hold demonic views of Israel)

demonizingisraelandthejewsPhoto : WHAT'S WRONG WITH THIS PICTURE ? (Burn, baby, burn : More ambulance chasing from Post racial in chief)To me belongeth vengeance and recompence; their foot shall slide in due time: for the day of their calamity is at hand, and the things that shall come upon them make haste.Deuteronomy 32: 35Dearly beloved, avenge not yourselves, but rather give place unto wrath: for it is written, Vengeance is mine; I will repay, saith the Lord.Paul (Romans 12: 19)http://www.breitbart.com/Big-Government/2013/07/20/Rally-for%20Trayvon-Vegas-StyleBefore the 1960s the black American identity (though no one ever used the word) was based on our common humanity, on the idea that race was always an artificial and exploitive division between people. After the ’60s—in a society guilty for its long abuse of us—we took our historical victimization as the central theme of our group identity. We could not have made a worse mistake. It has given us a generation of ambulance-chasing leaders, and the illusion that our greatest power lies in the manipulation of white guilt. Shelby Steelehttps://jcdurbant.wordpress.com/2012/04/12/antiracisme-une-generation-de-chasseurs-dambulances-black-teenagers-are-afraid-of-black-teenagers-stupid/http://blogcritics.org/watts-riots-burn-baby-burn/https://i2.wp.com/sadhillnews.com/wp-content/uploads/2012/03/120324-if-i-had.jpgPuisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête. Osée 8: 7
Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Paul (Romains 12: 19)
L’oppression mentale totalitaire est faite de piqûres de moustiques et non de grands coups sur la tête. (…) Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme? Etaient-ce les discours isolés de Hitler et de Goebbels, leurs déclarations à tel ou tel sujet, leurs propos haineux sur le judaïsme, sur le bolchevisme? Non, incontestablement, car beaucoup de choses demeuraient incomprises par la masse ou l’ennuyaient, du fait de leur éternelle répétition.[…] Non, l’effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu’on était forcé d’enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s’insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. Victor Klemperer
Vous savez, quand Trayvon Martin a été tué, j’avais dit qu’il aurait pu être mon fils. Une autre manière de formuler les choses, c’est de dire que Trayvon Martin, ç’aurait pu être moi, il y a 35 ans. (…) Dans ce pays, il y a très peu d’hommes Américains d’origine africaine qui n’ont pas fait l’expérience d’être suivis quand ils faisaient des courses dans un grand magasin. Je l’ai été moi aussi. Il y a très peu d’Américains d’origine africaine qui n’ont pas fait l’expérience de prendre l’ascenseur et de voir une femme serrer son porte-monnaie nerveusement et retenir sa respiration jusqu’à ce qu’elle puisse sortir. Cela arrive souvent. Obama
My publisher, Rene van Praag of RVP Publishers says that just as many stories are too small for leading newspapers, a few are ‘too big’. Once it becomes widely known that out of 400 million adult E.U citizens, 150 million have demonic anti-Semitic views, the possible consequences for the EU’s image, its politics and its need to act, cannot be ignored. The EU presents itself as a “model of democracy and promoter of human rights.” From the 150 million number of citizens with demonic views of Israel and the book’s interviews, it also emerges as a conglomeration of anti-Israel hate-mongering and a widespread criminal worldview. In the 1930’s European countries had huge number of citizens with a criminal worldview of the Jews. In view of the Holocaust thereafter and other atrocities this similarity pulls the bottom out of the image of a humanitarian Europe. It may for instance become difficult for the EU to avoid investigating who has contributed to creating this criminal worldview? That should lead to explosive results. One will for instance, have to point at leading EU and national politicians in various countries. This would not only be a further assault on the EU’s contrived humanitarian image, but also on some countries and political parties. These European hate-mongers do not necessarily believe themselves that Israel exterminates the Palestinians, or behaves like the Nazis. Their biased statements however, all contribute to this image. This is the method of “the thousands cuts.” On an individual basis, none of these attacks has caused the dramatic results the studies show. However, together they have created them. Another element is the trivialization and partly hiding of major horrific events in the European countries’ own past. In this way, a far too rosy picture of Europe’s own history is painted. This is then compared to the greatly falsified picture of Israel. Very important is also the far too little attention given to the widespread criminality and hate-mongering in large parts of Palestinian society and many Arabic and Muslim states. If mass murders, terror attacks and other major crimes there were highlighted proportionally to the size of the population and misconduct in those countries, news about Israel would be comparatively negligible. Looking away from major crimes in the Muslim world is an example of what we might call humanitarian racism. Many people ignore the crimes of colored people because they are perceived as weak. Such racists often falsely claim that they belong in the anti-racist camp. Another major one is that the widespread European criminal worldview of the 1930’s was the precursor to major crimes committed in Europe in the 1940’s. It raises the question – what could the current criminal worldview lead to? Will it again lead to major European crimes, this time against Israel? Or will Europeans be criminal bystanders when many in Muslim countries will want to commit extreme crimes against Israel? Dr. Manfred Gerstenfeld
Au moins 150 millions d’Européens perçoivent Israël comme animé d’intentions maléfiques. Ce sont les résultats d’une étude de l’Université de Bielefeld, publiée en 2011, à la demande de la Fondation allemande, sociale et démocratique Freidrich Ebert. En dépit de ces découvertes scandaleuses, ce rapport n’a guère capté la moindre attention, où que ce soit. Cette enquête s’est déroulée dans sept pays européens. Les chercheurs ont sondé les gens pour savoir s’ils pensaient qu’Israël se livre à une guerre d’extermination contre les Palestiniens. Les pourcentages les plus faibles de ceux en accord avec cette proposition se trouvent en Italie et aux Pays-Bas, avec un taux légèrement au-dessus de 40%. L’Angleterre, l’Allemagne, le Portugal et la Hongrie se situaient tous entre 40 et 50%. En Pologne, la configuration atteignait 63%. Une étude du Centre sur la Shoah de Norvège posait la question d’une façon quelque peu différente : « Les Israéliens se comportent-ils comme les Nazis ? ». Trente-huit pour cent de ceux interrogés ont répondu : « Oui ». (…) Les découvertes de ces deux études apportent un éclairage saisissant sur l’image qu’un grand nombre d’Européens entretiennent de l’Etat Juif comme étant, nécessairement, malveillant et extrémiste. Elles évoquent l’antisémitisme le plus grave des deux derniers millénaires passés. (…) Avec une vision aussi diabolisée de l’Etat Juif, un vaste nombre d’Européens a, ainsi, ranimé un état d’esprit antisémite qui semble surgi du Moyen-Âge. Il y a, probablement, autant d’Européens contaminés par ces opinions profondément erronées qu’il existait d’antisémites en Europe avant qu’Hitler ne parvienne au pouvoir. Cette vision radicale d’Israël reste encore latente. Pourtant, elle s’exprime aussi à travers les incidents antisémites et anti-israéliens. Cela dit, ce qui demeure souterrain pourrait exploser à l’avenir, tout comme cela s’est produit auparavant. La question cruciale subsiste : d’où provient ce point de vue diabolisant ? Trois facteurs, au moins, ont, graduellement, contribué à son apparition. Le premier correspond à la méthode de délégitimation à « petit feu ». Elle consiste à publier, aussi fréquemment que possible des nouvelles négatives au sujet d’Israël. Elle est instaurée par des mensonges répétitifs, de fausses accusations, la fabrication de « meurtres rituels », d’articles bourrés de distorsions et de préjugés, de condamnations officielles et ainsi de suite. La télévision, d’autres medias, des hommes politiques et d’anciens politiciens, certains dirigeants d’Eglise, de nombreuses ONG humanitaires politisées, des universitaires, autant que des Juifs et Israéliens animés par la haine de soi, ont tous, à un degré ou un autre, contribué à cet état de fait. Cela s’ajoute au façonnement de cette opinion extrêmement malveillante envers Israël. Les nouvelles positives en provenance d’Israël sont souvent occultées par les médias. En noircissant l’image d’Israël, les sentiments de culpabilité relatifs à la collaboration avec les Nazis et à l’échec de beaucoup de représentants des autorités et de destins individuels, durant la Shoah, peuvent, ainsi, être réprimés, refoulés. Le second point réside dans l’attention réduite accordée à l’énorme taux de criminalité et au très haut degré d’incitation à la haine qui se propagent dans de vastes secteurs de la société palestinienne et de nombreux Etats arabo-musulmans. Si les massacres de masse, les attaques terroristes et d’autres crimes fondamentaux bénéficiaient d’un éclairage proportionnel à la taille de la population et à la hauteur des fautes commises dans ces pays, les nouvelles concernant Israël resteraient comparativement négligeables. En même temps, les Etats Européens n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements, dans le cadre de la Convention de l’ONU sur le Génocide, d’envoyer devant un Tribunal International des planificateurs musulmans de génocide, tels que l’Iran et le Hamas. Le troisième facteur qui a contribué à la délégitimation d’Israël c’est la minimisation de sinistres évènements s’étant déroulés, dans le propre passé des pays européens. De cette façon, on dépeint une image bien plus rose de l’histoire de cette société, qui est ensuite comparée au portrait excessivement malmené et déprécié d’Israël. Dr. Manfred Gerstenfeld

Qui sème le vent …

A l’heure où, sondages calamiteux obligent en ces temps de basses eaux médiatiques estivales, le Chasseur d’ambulances en chef de la Maison blanche se sent à nouveau obligé d’attiser les flammes suite à l’acquittement du vigile bénévole George Zimmerman …

Et où, pour mieux faire passer son apologie de l’islam, le candidat mandchou Reza Aslan nous sort la diffamation du siècle sur un Jésus non seulement chef de guerre mais chef de guerre raté …

Faut-il s’étonner, comme le rappelle le nouveau livre du Dr. Manfred Gerstenfeld, de cette série d’enquêtes soigneusement conservées depuis des années dans les tiroirs de l’Union européenne …

Pointant toutes les quelque 40 % d’Européens déclarant des opinions anti-israéliennes ?

Car ne font-elles après tout autre chose …

Sans compter la pression nouvelle de millions d’immigrés et d’électeurs d’origine musulmane …

Que réfléter les décennies de délégitimation à petit feu de l’Etat juif par nos élites et leurs relais médiatiques ?

The Untold Truth: 150 Million Europeans Hate Israel

Simon Plosker

July 1, 2013

In a thought-provoking new book, Demonizing Israel and the Jews, Dr. Manfred Gerstenfeld, a board member of the Jerusalem Center for Public Affairs, posits that today, well over 150 million Europeans believe that Israel is exterminating the Palestinians. This current widespread demonic view of Israel is a new mutation of the diabolical beliefs about Jews which many held in the Middle Ages, and those promoted more recently by the Nazis and their allies.

This collection of 57 interviews with scholars, politicians, and the like, including HonestReporting’s Managing Editor Simon Plosker, depicts how extensive and intense the hate-mongering is.

In an exclusive two-part interview to coincide with the publication of his book (available for purchase on Amazon), we asked Manfred Gerstenfeld about the important issues raised and why its conclusions appear to have been swept under the carpet by the mainstream media.

HR: In your new book Demonizing Israel and the Jews, you state that more than 150 million adult citizens of the European Union hold a demonic view of Israel and that this resembles the diabolical view many people in the Middle Ages had of Jews. What do you mean by that?

MG: The core element of anti-Semitism for almost two millennia has been that Jews represent “absolute evil.” The notion what absolute evil is, has changed over the centuries. Many Christians falsely claimed that the Jews had killed God’s alleged son – the worst thing imaginable in their minds. For the Nazis, absolute evil was if people were sub-human, vermin, bacteria and so on in their eyes. After the Holocaust, the worst thing possible now is to commit genocide, or to behave like the Nazis did.

HR: What is your book’s statement that more than 150 million EU citizens have a demonic view of Israel based upon?

MG: Various studies asked respondents whether they agree with statements such as, “Israel is conducting a war of extermination against the Palestinians,” or “Israel behaves toward the Palestinians like the Nazis did toward the Jews.” Studies in seven E.U. countries confirm that about 40% or more people there hold such demonic views. Similar studies confirm this for the non-E.U. countries Norway and Switzerland. Several other studies also show strongly negative views of E.U. citizens about Israel.

HR: Most of these studies are not new. Why weren’t they given prominence much earlier?

MG: One can only guess. Results of these studies should make European leaders and opinion-makers extremely uncomfortable. For instance, the Norwegian Government paid for a 2012 study by the Oslo Holocaust Center. The authors of the study avoided writing that the 38% of Norwegians who believe that Israel behaves like Nazis toward the Palestinians, are extreme anti-Semites. Yet they must have known that having such attitudes is an anti-Semitic act as defined by the European working definition of anti-Semitism.

HR: If these studies are already known, what is new about your book on this issue?

MG: For the first time, these studies which point to the same conclusions are listed together. They back up my estimate that at least 150 million adult citizens of the EU have such a demonic view of Israel. This a clear strong message to convey widely.

HR: Have journalists been in contact with you about this?

MG: I have been interviewed at length by several European journalists about my book. Some work for newspapers with huge circulations. They have shown great interest in this story and told me that the figures were convincing I have not seen anything in their papers yet, however.

HR: Why do you think that is?

MG: My publisher, Rene van Praag of RVP Publishers says that just as many stories are too small for leading newspapers, a few are ‘too big’.

HR: What does a ‘too big story mean” in this case?

MG: Once it becomes widely known that out of 400 million adult E.U citizens, 150 million have demonic anti-Semitic views, the possible consequences for the EU’s image, its politics and its need to act, cannot be ignored. The EU presents itself as a “model of democracy and promoter of human rights.” From the 150 million number of citizens with demonic views of Israel and the book’s interviews, it also emerges as a conglomeration of anti-Israel hate-mongering and a widespread criminal worldview. In the 1930’s European countries had huge number of citizens with a criminal worldview of the Jews. In view of the Holocaust thereafter and other atrocities this similarity pulls the bottom out of the image of a humanitarian Europe.

HR: Are there other possible consequences?

MG: It may for instance become difficult for the EU to avoid investigating who has contributed to creating this criminal worldview? That should lead to explosive results. One will for instance, have to point at leading EU and national politicians in various countries. This would not only be a further assault on the EU’s contrived humanitarian image, but also on some countries and political parties. These European hate-mongers do not necessarily believe themselves that Israel exterminates the Palestinians, or behaves like the Nazis. Their biased statements however, all contribute to this image. This is the method of “the thousands cuts.” On an individual basis, none of these attacks has caused the dramatic results the studies show. However, together they have created them.

HR: What else has contributed to Europe’s criminal worldview of Israel?

MG: Another element is the trivialization and partly hiding of major horrific events in the European countries’ own past. In this way, a far too rosy picture of Europe’s own history is painted. This is then compared to the greatly falsified picture of Israel.

Very important is also the far too little attention given to the widespread criminality and hate-mongering in large parts of Palestinian society and many Arabic and Muslim states. If mass murders, terror attacks and other major crimes there were highlighted proportionally to the size of the population and misconduct in those countries, news about Israel would be comparatively negligible. Looking away from major crimes in the Muslim world is an example of what we might call humanitarian racism. Many people ignore the crimes of colored people because they are perceived as weak. Such racists often falsely claim that they belong in the anti-racist camp.

HR: Any other possible considerations concerning the findings of your book?

MG: Another major one is that the widespread European criminal worldview of the 1930’s was the precursor to major crimes committed in Europe in the 1940’s. It raises the question – what could the current criminal worldview lead to? Will it again lead to major European crimes, this time against Israel? Or will Europeans be criminal bystanders when many in Muslim countries will want to commit extreme crimes against Israel? My book thus exposes a potentially huge story.

Voir aussi:

La Vision Criminelle portée par l’Europe sur Israël

Manfred Gerstenfeld

Lessakale

18 avril 2013

Au moins 150 millions d’Européens perçoivent Israël comme animé d’intentions maléfiques. Ce sont les résultats d’une étude de l’Université de Bielefeld, publiée en 2011, à la demande de la Fondation allemande, sociale et démocratique Freidrich Ebert-1-[1]. En dépit de ces découvertes scandaleuses, ce rapport n’a guère capté la moindre attention, où que ce soit.

Cette enquête s’est déroulée dans sept pays européens. Les chercheurs ont sondé les gens pour savoir s’ils pensaient qu’Israël se livre à une guerre d’extermination contre les Palestiniens. Les pourcentages les plus faibles de ceux en accord avec cette proposition se trouvent en Italie et aux Pays-Bas, avec un taux légèrement au-dessus de 40%. L’Angleterre, l’Allemagne, le Portugal et la Hongrie se situaient tous entre 40 et 50%. En Pologne, la configuration atteignait 63%. Une étude du Centre sur la Shoah de Norvège posait la question d’une façon quelque peu différente : « Les Israéliens se comportent-ils comme les Nazis ? ». Trente-huit pour cent de ceux interrogés ont répondu : « Oui » -2-[2].

L’accusation selon laquelle Israël est en train d’exterminer les Palestiniens relève d’une calomnie criminelle. Au cours des deux années allant de la fin 1941 à la fin 1943, seulement dans les camps d’extermination de Treblinka, Belzec et Sobibor, 2 millions de Juifs ont été assassinés par les Allemands. Les moyens technologiques ont grandement « évolué » depuis lors. Si l’accusation génocidaire avait la moindre once de vérité, on aurait fini d’exécuter les derniers enfants et adultes palestiniens, il y a belle lurette ! Pourtant le nombre de Palestiniens a continué d’augmenter considérablement, tout au long de ces dernières décennies. Des enfants palestiniens voient le jour dans des hôpitaux israéliens et ceux qui sont malades sont soignés par des médecins israéliens.

Les découvertes de ces deux études apportent un éclairage saisissant sur l’image qu’un grand nombre d’Européens entretiennent de l’Etat Juif comme étant, nécessairement, malveillant et extrémiste. Elles évoquent l’antisémitisme le plus grave des deux derniers millénaires passés. Aux premiers siècles de la Chrétienté, fut lancée la fasse accusation, disant que les Juifs avaient commis un déicide, en tuant le prétendu fils de D.ieu. A cette époque, on n’aurait pas pu imaginer un crime plus grand. Des Juifs, identifiables comme tels, vivant dans certains pays européens m’ont raconté que, même de nos jours, des gens les abordent parfois pour leur dire : « Vous avez tué Jésus ».

La sécularisation n’a cessé de se poursuivre, après le siècle des Lumières. De ce fait, les symboles du Mal Absolu ont aussi subi une mutation. Au sein d’Etats fortement nationalistes, on a commencé à considérer d’autres groupes ethniques comme inférieurs. Dans l’Allemagne nazie, cette vision a été portée à son paroxysme : les Juifs ont été totalement déshumanisés et définis comme « sous-hommes » « vermine », ou « bactéries ». A nouveau, ils incarnaient le « Mal Absolu », de la façon dont ils étaient perçus à cette époque et cela a mené à la Shoah et au génocide des Juifs.

La représentation du Mal Absolu a encore changé dans le monde occidental, après la Seconde Guerre Mondiale. Il s’est transformé en soupçon de commettre un génocide et de se comporter comme les Nazis. Les deux études mentionnées précédemment montrent qu’une minorité très consistante d’Européens porte ce type de regard sur Israël. L’étude ne couvre pas tous les pays européens, cela dit, on peut considérer qu’elle reste représentative.

Avec une vision aussi diabolisée de l’Etat Juif, un vaste nombre d’Européens a, ainsi, ranimé un état d’esprit antisémite qui semble surgi du Moyen-Âge. Il y a, probablement, autant d’Européens contaminés par ces opinions profondément erronées qu’il existait d’antisémites en Europe avant qu’Hitler ne parvienne au pouvoir. Cette vision radicale d’Israël reste encore latente. Pourtant, elle s’exprime aussi à travers les incidents antisémites et anti-israéliens. Cela dit, ce qui demeure souterrain pourrait exploser à l’avenir, tout comme cela s’est produit auparavant.

La question cruciale subsiste : d’où provient ce point de vue diabolisant ? Trois facteurs, au moins, ont, graduellement, contribué à son apparition. Le premier correspond à la méthode de délégitimation à « petit feu ». Elle consiste à publier, aussi fréquemment que possible des nouvelles négatives au sujet d’Israël. Elle est instaurée par des mensonges répétitifs, de fausses accusations, la fabrication de « meurtres rituels », d’articles bourrés de distorsions et de préjugés, de condamnations officielles et ainsi de suite.

La télévision, d’autres medias, des hommes politiques et d’anciens politiciens, certains dirigeants d’Eglise, de nombreuses ONG humanitaires politisées, des universitaires, autant que des Juifs et Israéliens animés par la haine de soi, ont tous, à un degré ou un autre, contribué à cet état de fait. Cela s’ajoute au façonnement de cette opinion extrêmement malveillante envers Israël. Les nouvelles positives en provenance d’Israël sont souvent occultées par les médias. En noircissant l’image d’Israël, les sentiments de culpabilité relatifs à la collaboration avec les Nazis et à l’échec de beaucoup de représentants des autorités et de destins individuels, durant la Shoah, peuvent, ainsi, être réprimés, refoulés.

Le second point réside dans l’attention réduite accordée à l’énorme taux de criminalité et au très haut degré d’incitation à la haine qui se propagent dans de vastes secteurs de la société palestinienne et de nombreux Etats arabo-musulmans. Si les massacres de masse, les attaques terroristes et d’autres crimes fondamentaux bénéficiaient d’un éclairage proportionnel à la taille de la population et à la hauteur des fautes commises dans ces pays, les nouvelles concernant Israël resteraient comparativement négligeables. En même temps, les Etats Européens n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements, dans le cadre de la Convention de l’ONU sur le Génocide, d’envoyer devant un Tribunal International des planificateurs musulmans de génocide, tels que l’Iran et le Hamas.

Le troisième facteur qui a contribué à la délégitimation d’Israël c’est la minimisation de sinistres évènements s’étant déroulés, dans le propre passé des pays européens. De cette façon, on dépeint une image bien plus rose de l’histoire de cette société, qui est ensuite comparée au portrait excessivement malmené et déprécié d’Israël. La question subsiste, par conséquent, de savoir s’il n’y a uniquement que le fait que des désastres s’abattent sur Israël qui puissent encore ouvrir les yeux des peuples ou s’il y a quoi que ce soit d’autre qu’on puisse faire pour combattre cette tendance ?

Le Dr. Manfred Gerstenfeld est membre du Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem, qu’il a présidé pendant 12 ans. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

2 Responses to Antisémitisme/Europe: Qui sème le vent … (Reaping the whirlwind: 40% of Europeans hold demonic views of Israel)

  1. […] de dizaines de millions d’immigrés et d’électeurs d’origine musulmane, que réfléter les décennies de délégitimation à petit feu de l’Etat juif par nos élites et leurs relais médiatiques […]

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  2. […] on en croit une série de rapports de l’Union Européenne enterrés comme il se doit, 40% des Européens déclarent des opinions anti-israéliennes […]

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