Mariage pour tous: Les léopards font maintenant partie de la cérémonie (Moneychangers back in the temple as Tel Aviv redefines itself as gay capital of the world)

https://i1.wp.com/artprintnexus.com/images/ARI/jpgs/A1400A.jpgDry Bones,cartoon,Israel, gays, Gay Pride, homosexual, lesbian, same sex, Marriage, France, Middle East, Tel Aviv, ,   Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille et (…) on apporta les vases d’or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s’en servirent pour boire.(…) En ce moment, apparurent les doigts d’une main d’homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait. Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l’un contre l’autre. (…) Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé. Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses. Daniel 5: 1-28
Des léopards font irruption dans le temple et vident la coupe du sacrifice ; cela se répète toujours ; au bout du compte, on peut le prévoir, et cela devient une partie de la cérémonie. Franz Kafka (1917)
Leopards in the temple, strange to see them there, drinking from the holy chalice, left the pulpit bare. Carleen Anderson
Ces gens sont si fiers, si confiants, si joyeux. Parce qu’ils sont maîtres de la rue, ils s’imaginent qu’ils sont maîtres du monde. En réalité, il se trompent bel et bien. Il y a déjà derrière eux les secrétaires, les permanents, les politiciens, tous ces sultans des temps modernes, auxquels ils fraient la voie qui mène au pouvoir. (…) Je la vois, cette puissance des masses : elle est informe et paraît indomptable, et elle n’a de cesse qu’elle ne soit domptée et formée. Au terme de toute évolution vraiment révolutionnaire, il surgit un Napoléon Bonaparte. (…) Plus une inondation s’étend, moins son eau est profonde et plus elle est trouble. La révolution s’évapore et il ne reste que la vase d’une nouvelle bureaucratie. Les chaînes de l’humanité torturée sont faites de paperasse. » Kafka (commentant le passage d’un cortège d’ouvriers se rendant à un meeting, drapeaux et bannières au vent)
Le Château n’est autre que l’image de la servitude consensuelle ; une image géniale qui dépasse son objet mais qui reste ce qu’elle est : une image de la servitude consensuelle. Tous les habitants de l’Europe de l’Est le savent parfaitement, et ils le taisent avec horreur, ils répètent après l’Occident (qui ne comprend pas le roman) que Le Château est un truc transcendant, tout en voyant avec effarement que c’est le reflet exact de la vie en Europe de l’Est, l’image de la servitude consensuelle. Imre Kertész
J’applaudis la décision de la Cour suprême (…). Il s’agissait d’une discrimination inscrite dans la loi. La Cour suprême a corrigé une injustice et notre pays s’en porte mieux. Obama
Je suis pour le mariage homosexuel parce que les homosexuels ont été au cours des siècles torturés, brûlés, déportés, emprisonnés et que l’on a une forme de dette envers eux. (…) Je suis pour le mariage homosexuel même si je sais qu’il y a beaucoup de braves gens qui manifestent contre parce que je suis sûr qu’il y avait aussi beaucoup de braves gens qui manifestaient contre l’avortement, contre la pilule et qui peut être à la révolution s’étonnaient qu’on puisse accorder aux Juifs les droits de citoyens et qu’aujourd’hui toutes ces réformes semblent aller de soi. Arno Klarsfeld
Tel-Aviv est une ville pluraliste qui défend les droits des homosexuels. Lorsque nous avons appris qu’un couple d’homosexuels s’était marié en France, nous avons pensé qu’il n’y aurait rien de plus romantique et approprié à l’occasion que de les inviter à passer leur lune de miel à Tel-Aviv pendant la Gay Pride. Mira Marcus (chargée de la communication internationale pour la mairie de Tel Aviv)
Depuis le recul de l’AIPAC, qui avait misé sur les organisations évangéliques aux USA, le mouvement sioniste tente de récupérer les gays pour en faire la base de son lobbying. Réseau Voltaire
Il y a décidemment une volonté manifeste et malsaine, de vouloir imposer l’homosexualité comme la nouvelle norme en Europe. Au nom du fameux principe d’égalité, la République Française vient à son tour d’imposer à sa population, une loi autorisant le mariage des personnes inverties et bientôt leur adoption d’enfants, imitant artificiellement le modèle de la famille traditionnelle et naturelle. Sitôt entérinée, le premier « mariage » a été célébré dans la ville de Montpellier dont sa mairesse, à l’image de la majorité socialiste à laquelle elle appartient, peine à trouver des solutions au marasme général et inflige donc à sa population, des animations sociétales moins coûteuses. Enfin, en apparence seulement, si l’on en juge par la débauche de moyens réunis par la commune, et donc à la charge des contribuables, pour unir deux agents municipaux en présence de personnalités comme Najat Valaux-Belkacem, sensées conférer à l’événement un caractère historique, comparable au sacre des Rois de France ou de la Révolution de 1789, si l’on en croit le traitement caricatural des journalistes français. Le voyage préalable de la porte-parole du gouvernement à Rouen pour rendre hommage soi-disant à sainte Jeanne-d’Arc, ne permet cependant pas de comparer ce non-évènement avec le sacre de Charles VII. D’acceptée, l’homosexualité devient promulguée. Cette parodie de mariage fait suite à la récompense délivrée par le jury de Cannes et son président américain Steven Spielberg, à un film mettant en scène les amours passionnées entre deux jeunes femmes. Film soi-disant transgressif, qui fait l’apologie de la pédophilie entre une jeune adulte et une mineure. Une histoire qui n’est pas si éloignée d’un sordide fait divers survenu dans le Nord de la France. Une enseignante de collège classé en zone d’éducation prioritaire, professeur d’anglais a entretenu une liaison pendant deux ans avec une élève de 12 ans issue d’une famille monoparentale, avant que la mère de cette dernière ne l’apprenne et ne dépose plainte. A en croire certain, normal pour un prof de langues à la pédagogie « innovante » et qui « aimait ses élèves » selon ses collègues. Pour d’autre, Normal qu’un enfant déboussolé reçoive l’Amour auquel il a « droit ». C’est peut-être cette « normalité » qui devient la plus dérangeante. Un nouvel ordre moral s’impose en Hollandie. Encore quelques années et quelques manigances de certains lobbies et elle sera certainement sacralisée comme une figure de la néo-religion égalitaire. D’exemple, la France est devenue le contre-exemple pour de nombreux peuples qui n’entendent pas la suivre dans son suicide civilisationnel. On a les saintes que l’on mérite : un professeur pédophile et homosexuelle ou une jeune vierge combattante se sacrifiant pour sa patrie. A la jeune génération qui se dresse de faire le choix. Prorussia

Quand les léopards ouvrent la voie à la servitude consensuelle …

En ces temps étranges  où, prise à son tour dans le pinkwashing ambiant après le Golfeur en chef, la Cour suprême américaine ajoute sa petite pierre à l’aberration pour tous érigée en nouvelle vertu universelle …

Et où au lendemain du vote de la loi du « mariage pour tous » français et semblant confirmer les pires soupçons du nouvel antisémitisme rose

Tel Aviv en accueille, tous frais payés à l’occasion du 20e anniversaire de sa Gay Pride, les premiers bénéficiaires …

Comment, tout en se réjouissant de l’incroyable degré de liberté que cela évidemment suppose, ne pas repenser avec le site Catholic online …

Aux fameux léopards de Kafka qui à force de s’introduire dans le temple s’en sont intégrés à la cérémonie ?

Mais aussi à ses avertissements prophétiques sur ces maîtres de la rue qui s’imaginent maîtres du monde …

Alors qu’ils ne font en fait que frayer la voie à la servitude consensuelle et aux chaines d’un nouvel ordre moral ?

Money Changers in the Temple: Tel Aviv redefines itself as Gay Capital of the World

Catholic Online

6/12/2013

First gay couple from France treated as celebrities in Tel Aviv.

Just over a week ago, the first homosexual couple in France visited Tel Aviv, Israel. Followed by the media, and invited to gay pride events in the city, they have become part of Tel Aviv’s marketing towards homosexual tourists.

TEL AVIV, ISRAEL (Catholic Online) – Just over a week ago, François Hollande signed a law which utterly destroyed the concept of marriage as it was known in France since medieval times. Under the law, two individuals of the same sex may now call themselves « married. »

Vincent Autin, 40, and Bruno Boileau, 29, were the first homosexual couple to get married under the new law. For their honeymoon, they visited Israel.

The media followed the couple as though they were celebrities. They were invited to the opening event of Tel Aviv’s Gay Pride Month. In honor of the event, the pillars on the Old City Hall were lit up in rainbow colors with trance music blaring from speakers.

Cities around the world are beginning to realize that there is a lot of money to be made catering to homosexuals. Now in a twist of irony, a city in the holiest land in the world, is tweaking its image to attract gays and lesbians from around the globe.

The defilement of the Old City Hall, and the appointment of two Frenchmen as honorary Gay Pride ambassadors, shows that the money changers have returned to the Temple. In fact, Tel Aviv is often referred to as the « global gay capital. »

The couple told reporters they were invited to the city, despite the fact that Israel itself retains as lawful the only true definition of marriage, which is between one man and one woman. Nonetheless, the city is cashing in on sweeping gains made by the small, yet extraordinarily militant and vocal, homosexual equivalency movement.

The attitude seems to be « if you can’t beat them, join them. » Certainly there is money to be made from catering to that segment.

Conversely, cities and states that resist the redefinition of marriage by a militant minority, risk being villainized and labeled as « intolerant. » This, for simply refusing others the moral excess of redefining words to mean whatever is convenient for themselves.

Franz Kafka once wrote a cautionary parable about this sort of thing entitled, « Leopards in the Temple. »

« Leopards break into the temple and drink to the dregs what is in the sacrificial pitchers; this is repeated over and over again; finally it can be calculated in advance, and it becomes a part of the ceremony, » Kafka wrote.

With the conversion of Tel Aviv into the « gay capital of the world » we can see the fulfillment of Kafka’s prophetic warning.

Voir aussi:

Les premiers mariés homosexuels français convolent à Tel Aviv

Nathalie Hamou

Fait religieux

07.06.2013

Officiellement, il ne s’agit pas de leur voyage de noces. Mais cela y ressemble un peu quand même. Près d’une semaine après leur très médiatique union, le 29 mai à Montpellier, Vincent Autin et Bruno Boileau, premier couple homosexuel marié de France, ont atterri hier soir en Israël, répondant à l’invitation de la mairie de Tel Aviv et de l’agence de tourisme Tel Aviv Global tourism. « Nous avons reçu cette invitation très surprenante et spontanée il y a quatre jours. Seules deux villes ont eu l’idée de nous inviter (NDLR : tous frais payés) à venir assister à leur « gay pride », compte tenu de l’importance symbolique de notre union : Tel Aviv et Rome. Nous n’avons pas encore pris notre décision concernant la Gay pride de la capitale italienne, qui se tiendra le 15 juin prochain. Mais une chose est sûre : à Rome, la communauté gay et lesbienne ne bénéfice de presque aucun droit », confiait ce matin le responsable associatif, Vincent Autin, à Fait-religieux.com.

« Il est important à nos yeux de manifester notre engagement dans d’autres pays »

Hébergés par l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, dans sa résidence de Jaffa, les époux sont les invités d’honneur de la 20e « Gay pride » de Tel Aviv, qui se tient aujourd’hui dans la cité balnéaire. Trois jours après leur mariage, le couple avait déjà participé à la Gay pride de Montpellier, Vincent Autin assurant la présidence des « Gay pride » du Languedoc Roussillon. Pour les deux époux, il s’agit de leur premier voyage en Israël : « Je connaissais juste mes homologues israéliens rencontrés voilà trois ans lors des réunions de préparation pour l’Europride 2013, manifestation à laquelle la ville de Tel Aviv était candidate avant que Marseille ne l’emporte ».

Les époux Autin-Boileau se sont déclarés d’autant plus honorés par cette invitation qu’Israël fait figure d’exception au Moyen-Orient, où les membres de la communauté gay et lesbienne, se « font violenter ou lapider », ont-ils précisé. « Nous sommes aussi des citoyens du monde, il est important à nos yeux de manifester notre engagement dans d’autres pays ». Considérée comme l’une des métropoles des plus « gay friendly » du monde, Tel Aviv est parvenue à ce résultat dans un pays où le mariage civil n’existe pas.

En Israël, les couples du même sexe ont déjà obtenu le droit d’adopter, de recourir à la procréation médicale assistée (PMA) ou à la gestation par autrui (à l’étranger). Les gays religieux ont créé des associations, comme Havruta, Bat Kol ou HOD, qui les aident à gérer leur situation, et dont certaines défilent lors des « gay pride » israéliennes. « Aujourd’hui certaines personnes peuvent afficher des convictions religieuses, sans que cela soit pour autant incompatible avec le progrès », a commenté Vincent Autin.

Evoquant les mois de bataille autour de la loi française pour le mariage pour tous, le couple a estimé qu’il est « important qu’une société n’évolue pas par la peur ou par l’hypocrisie ». Concernant la prochaine bataille pour la PMA (qui devrait être discutée à l’automne dans le cadre de la loi pour la famille), les deux époux ont rappelé qu’ils disposaient désormais d’un livret de famille et « qu’ils souhaitaient des enfants ». « Nous avons huit neveux et nièces et on voudrait qu’ils aient des cousins et des cousines », ont-ils indiqué lors de leur séjour à Tel Aviv qui ne fait pas office de lune de miel. Les époux ont prévu de célébrer leur union au Brésil dans quelques mois.

Voir également:

Israël : la longue marche des gays religieux

Nathalie Hamou

Fait religieux

05.06.2013

Alors que la communauté homosexuelle de Tel-Aviv organise tambour-battant sa vingtième Gay Pride qui devrait attirer plus de 100.000 participants, dont 20.000 touristes étrangers, ce vendredi 7 juin, Jérusalem prépare dans la plus grande discrétion la onzième édition de son propre défilé. Programmée le 1er août, la manifestation n’est jamais neutre dans la ville trois fois sainte. Il s’agit à la fois de garantir la liberté d’expression, inhérente à la société israélienne, tout en préservant l’extrême sensibilité de la population ultra-orthodoxe de la capitale de l’État hébreu. C’est aussi l’occasion d’introduire un sujet totalement tabou au sein des foyers religieux, puisque l’homosexualité masculine est considérée comme irrecevable dans la Torah (Lévitique chapitre 18, verset 22).

« Avant la tenue de la Gay Pride, on ne parlait pas de l’homosexualité dans les familles ultra-orthodoxes : l’évènement permet au moins une communication sur un phénomène que la société religieuse préfère ignorer », explique-t-on au sein de Bat Kol, une association fondée en 2005 par des lesbiennes du secteur ultra-orthodoxe, et qui compte plus de deux cents adhérentes, dont un nombre croissant de jeunes mères de famille. Il est vrai que les choses sont en train d’évoluer. Témoin, la parution le mois dernier en langue hébraïque des confessions de Steven Greenberg, le premier rabbin gay au monde, issu de la mouvance orthodoxe, à être sorti du placard. D’origine américaine, ce résident de Jérusalem avait fait sensation en faisant son coming-out aux Etats-Unis, à l’âge de 36 ans.

« La publication de ce livre est importante pour les gays et lesbiennes pratiquants qui souhaitent trouver des réponses dans la Halakha, la loi juive, à des questions soulevées par les interdits religieux. Et veulent vivre en paix avec eux-mêmes comme avec la loi juive », commente l’universitaire Zvi Triger au journal Haaretz. Son analyse minutieuse des interdits bibliques contre les relations homosexuelles et les interprétations qu’ils ont générées est surprenante d’originalité. Et Steven Greenberg évite de tromper ses lecteurs, puisqu’il se garde bien d’affirmer que les arbitres de la Halakha peuvent cautionner l’homosexualité ».

Profil bas à Jérusalem, fierté à Tel-Aviv

Diplômé de l’école de cinéma de Jérusalem, « Maale », dont 99% des étudiants sont issus du secteur religieux orthodoxe, Chaim Elbaum, estime pour sa part que la route est longue pour les homosexuels religieux. Primé dans de nombreux festivals, son court métrage And Thou Shalt Love (2007) se présente ainsi comme la première oeuvre cinématographique à traiter du sujet de l’homosexualité dans l’univers d’une yeshiva, via l’histoire d’Ohad déchiré entre Dieu et l’homme qu’il aime. Basé sur l’expérience personnelle du réalisateur, ce récit apporte un éclairage inédit sur la situation inextricable vécue par les gays pratiquants.

Une certitude, la tenue de la Gay Pride à Jérusalem ne va pas de soi. « Je respecte les homosexuels et le judaïsme interdit toute forme d’exclusion, mais à mes yeux, on peut tout à fait s’opposer à la tenue de la Gay Pride à Jérusalem, sans se faire taxer d’intolérants », souligne le rabbin ultra-orthodoxe David Lichtman. Il est vrai qu’au-delà d’une manifestation qu’elle peut juger choquante, la communauté religieuse s’oppose principalement à l’agenda social que défendent les gays. « En défilant près de la Knesset, les gays cherchent à pousser des changements devant le législateur, en matière de mariage ou d’adoption pour des couples du même sexe : c’est très loin de notre vision du monde ! », ajoute le rabbin Lichtman.

Pour les responsables de l’Open House, le centre des gays et lesbiennes de Jérusalem, qui fête ses quatorze ans d’existence, la problématique est évidemment autre. « Nous sommes prêts à sacrifier une partie de notre visibilité pour que l’on comprenne que la Gay Pride ne se fait pas contre le monde religieux, mais pour permettre, une fois l’an, aux homosexuels de Jérusalem de marcher la tête haute, précisent-ils. Nous faisons des efforts pour ne pas heurter les sensibilités ». En évitant par exemple de promouvoir la manifestation dans les quartiers ultra-orthodoxes. Un profil bas qui contraste avec la « fierté » affichée à Tel-Aviv, la « ville rose » qui depuis deux semaines s’est entièrement mise aux couleurs de l’arc en ciel.

Voir encore:

Israël: début de la Gay Pride à Tel-Aviv

Le Point

07/06/2013

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à se rassembler vendredi à Tel-Aviv pour la Gay Pride, festival de la communauté gay et lesbienne israélienne, qui attire chaque année des visiteurs du monde entier.

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à se rassembler vendredi à Tel-Aviv pour la Gay Pride, festival de la communauté gay et lesbienne israélienne, qui attire chaque année des visiteurs du monde entier.

Les militants et sympathisants homosexuels, entourés de drapeaux arc-en-ciel, attendaient le départ du cortège dans un parc du centre de la ville balnéaire, sur fond de musique électronique.

Cette année marque les vingt ans de l’organisation du premier événement public gay par la municipalité de Tel-Aviv, a souligné Mira Marcus, chargée de la communication internationale pour la mairie de cette ville.

En plus des milliers de participants israéliens, plus de 25.000 touristes sont attendus pour l’événement, a-t-elle ajouté.

Parmi eux, le premier couple homosexuel marié en France, le 29 mai, invité par la municipalité à passer son voyage de noces à Tel-Aviv pendant la gay pride.

« Tel-Aviv est une ville pluraliste qui défend les droits des homosexuels. Lorsque nous avons appris qu’un couple d’homosexuels s’était marié en France, nous avons pensé qu’il n’y aurait rien de plus romantique et approprié à l’occasion que de les inviter à passer leur lune de miel à Tel-Aviv pendant la Gay Pride », a expliqué Mme Marcus à l’AFP.

Depuis sa première édition en 1998, la Gay Pride de Tel-Aviv est devenue un des moments forts de la scène homosexuelle et lesbienne mondiale.

Malgré l’hostilité que les homosexuels, surtout masculins, suscitent dans les cercles religieux juifs ultra-orthodoxes, l’homosexualité n’est plus pénalisée depuis 1988 en Israël, et les tribunaux reconnaissent certains droits aux couples gays ou lesbiens.

Voir de plus:

Arno Klarsfeld explique les raisons de son soutien au mariage homosexuel
Atlantico
23 avril 2013
Je suis pour le mariage homosexuel parce qu’il faut savoir surmonter ses préjugés. Je suis pour le mariage homosexuel parce que c’est une évolution logique dans une société tolérante, laïque et démocratique. Je suis pour le mariage homosexuel parce que c’est une loi qui ne floue personne.
Je suis pour le mariage homosexuel parce que si Leonard de Vinci et Michel Ange vivaient aujourd’hui, ils auraient la possibilité légale de se marier et qu’il vaut sans doute mieux être élevé par Leonard et Michel Ange que par un couple hétérosexuel brutal et intolérant. Je suis aussi pour le mariage homosexuel parce que les homosexuels ont aussi droit à un bonheur bourgeois et conjugal. Je suis pour le mariage homosexuel parce que même si le gouvernement a œuvré sans pédagogie et une certaine forme d’arrogance il faut s’efforcer de distinguer le fond de la forme. Je suis pour le mariage homosexuel parce qu’à Rome, les enfants étaient élevés par les femmes et que les garçons n’en devenaient pas moins virils.
Je suis pour le mariage homosexuel parce que les homosexuels ont été au cours des siècles torturés, brûlés, déportés, emprisonnés et que l’on a une forme de dette envers eux. Je suis pour le mariage homosexuel parce que je me souviens que Alan Turing, un des pères de l’informatique, celui qui permit en grande partie à l’Angleterre de gagner la guerre en déchiffrant le code Enigma utilisé par les nazis, fut poursuivi pour son homosexualité après la guerre par le pays qu’il avait contribué à sauver et que pour éviter la prison il choisit la castration chimique et se suicida peu de temps après.
Je suis pour le mariage homosexuel parce qu’en lisant le journal d’un être aussi fin et cultivé que Gide, on se rend compte qu’il aurait été bien plus heureux s’il avait pu mener une vie de couple normale et publique avec le partenaire de son sexe de son choix.
Je suis pour le mariage homosexuel même si je sais qu’il y a beaucoup de braves gens qui manifestent contre parce que je suis sûr qu’il y avait aussi beaucoup de braves gens qui manifestaient contre l’avortement, contre la pilule et qui peut être à la révolution s’étonnaient qu’on puisse accorder aux Juifs les droits de citoyens et qu’aujourd’hui toutes ces réformes semblent aller de soi.
Je suis enfin pour le mariage homosexuel parce que je suis persuadé que beaucoup de ces jeunes qui manifestent contre auront oublié d’ici quelques années quelle avait été leur position jadis.
Voir enfin:
Kafka en Kabbale
Stéphane Zagdanski
« De l’extérieur, on triomphera toujours du monde en le creusant au moyen de théories qui, aussitôt, nous ferons tomber avec elles dans la fosse. Ce n’est que de l’intérieur que l’on peut se maintenir et maintenir le monde dans le silence et la vérité. » Journal
Roberto Calasso a eu l’idée originale et intéressante de republier, sous le titre Les Aphorismes de Zürau 1 , les célèbres Méditations sur le péché, la souffrance, l’espoir et le vrai chemin de Kafka. Il est vrai que ce beau titre n’est pas de Kafka mais de Max Brod, lors qu’il les intégra dans le recueil Préparatifs de noce à la campagne paru à Francfort en 1953. Conformément à un arrangement de Kafka – qui recopia su r 103 feuillets à part ces fragments tirés de ses cahiers où ils s’éparpillaient parmi d’autres notes intimes –, le parti-pris de Calasso consiste à les reproduire isolés chacun sur une page, « sous la forme dans laquelle Kafka les avait disposés , comme autant d’éclats de météores tombés dans des lieux désertiques ».
Cette petite centaine de méditations prodigieuses est suivie d’une stimulante étude de Calasso : « La splendeur voilée », où, sous prétexte d’émanciper Kafka de la « touche kits ch » de Brod, Calasso brode non moins 1 A la rentrée 2010 : Les aphorismes de Zürau, édition de Roberto Calasso, traduit de l’allemand par Hélène Thiérard, Gallimard. 3 que Max sur la notion kafkaïenne d’« inde structible », qu’il rattache à la notion d’ « impérissable » ( aksara ) dans la littérature védique et au polythéisme grec – sujets de prédilection de l’auteur de La ruine de Kash . Et bien sûr, si cette lecture se justifie par son intelligence et sa minutie renseignée, elle extirpe Kafka hors de sa spirale intime, ce qu’il appelle « son cercle » dans l’aphorisme 94, cercle dont le hassidisme et le taoï sme sont les spires les plus patentes . Le « vrai chemin » kafkaïen est d’ailleurs bien une transposition de la « Voie » du Tao.
« Une cage s’en fut chercher un oiseau », exprime l’aphorisme 16. Quand on sait que le mot kavka désigne en tchèque le « choucas », on peut penser que la cage représente toute in terprétation qui tenterait de juguler le libre vol de l’écrivain. Personnellement, je ne peux lire et méditer Kafka qu’« en bloc », comme écrivait Nietzsche de lui-même, sa ns jamais dissocier ces aphorismes de Zürau des autres textes contemporains, ni du Journal et de la Correspondance. Il faut dire que Kafka coule dans mes vein es depuis ma découverte extasiée de son œuvre, à vingt ans. Aussi peu importe la manière dont vous vous inoculerez ces méditations qui composent le plus in candescent traité de mystique du XXème siècle. Sachez que leur lecture modifiera vot re être et votre destin. Il n’est pas une journée où je ne pense, par exemple, à cet aphorisme à décuple sens qui me métamorphosa positivement quand je le découvris : « Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde. »
De quoi traitent Les Aphorismes de Zürau rédigés en 1917 ? Du Mal, sujet majeur, ainsi que du Monde, de la Connaissance, de l’Homme et de son ambigu Combat. Un traité kabbalistique, en somme. Un désespoir souriant affleure à chaque phrase, tandis qu’une espérance résurrectionnelle patiente, lovée dans l’ombre du sourire : « Peux-tu donc conna ître autre chose que le mensonge ? Si un jour le mensonge est anéanti , ne te retourne pas, sans quoi tu serais changé en statue de sel ». Certains fragments sont d’une telle densité qu’il faut les relire 4 cinq fois de suite avant de commencer de se pénétrer de leur propre impénétrabilité : « Il n’y a rien d’autre qu’un monde spirituel ; ce que nous appelons monde sensible est le Mal dans le monde spirituel et ce que nous appelons Mal n’est qu’une nécessité d’un instant de notre évolution éternelle », exprime par exemple l’aphorisme 54. D’au tres sont si lumineux qu’en quelques mots ils bâtissent un univers entier que le regard traverse à son insu, de sorte qu’il faut aussi les relire sans cesse : « Des léopards s’introduisent dans le temple et s’abreuvent aux jarres d’offrandes qu’ils vi dent ; le phénomène ne cesse de se répéter ; il finit par devenir prévisible et on l’intègre à la cérémonie. » D’autres encore forment la plus pertinente leçon d’écriture et de pensée qu’on puisse élaborer, comme cette ultime réflexion: « Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à ta table et écoute. N’écoute même pas, attends seulement. N’attends même pas, soit absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi. »
Roberto Calasso a raison d’évoquer la magie – disons la « kabbale pratique » de Kafka. En voici une démonstration : l’autre soir, j’étais au Rosebud avec mes intimes amis Valentin Retz et François Meyronnis. Nous accompagnait Frédérika Amalia Finkelstein, fraîche, étincelante, attentive pianiste, réincarnation de Dora Diamant, le dernier amour de Franz Kafka avec qui il étudia l’hébreu en projetant de s’installer en « Eretz Israël ». Nous feuilletions à tour de rôle Les aphorismes de Zürau, nous lisant des fragments à haute voix, lorsqu’il nous vint l’idée d’en user comme du Yi King , chacun ouvrant une page au hasard et en parc ourant la prophétie. Frédérika Amalia commença et tomba sur l’aphorisme 49 : « A. est un virtuose et le ciel est son témoin. » Meyronnis, Retz et moi accomplirent le rituel et à chaque fois, chacun suscita une phrase qui semblait n’avoi r été écrite qu’à son intention. Par discrétion, je ne révélera i pas ce qu’ont lu Meyronnis et Retz, mais je peux 5 certifier que cela restera gravé dans leur mémoire. Quant à moi, je tombai sur l’aphorisme du combat et du monde qui m’habite depuis mes vingt ans. Et le relisant pour la millième fois, une sign ification à laquelle je n’avais encore jamais songé m’apparut.
Comme par magie…
Stéphane Zagdanski

2 Responses to Mariage pour tous: Les léopards font maintenant partie de la cérémonie (Moneychangers back in the temple as Tel Aviv redefines itself as gay capital of the world)

  1. jcdurbant dit :

    QUAND ISRAEL SINGE LA DECADENCE DE L’OCCIDENT

    Ce qui distingue, peut-être le plus, la civilisation juive et même ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation judéo-chrétienne, c’est-à-dire l’Occident avant sa dégringolade post-moderniste, de la civilisation gréco-romaine antique, sont précisément les interdits sexuels de la Thora incluant l’homosexualité et la zoophilie, tous interdits rappelés dans la liturgie du jour le plus important de l’année, Yom Kippour. Il doit être bien entendu qu’il ne s’agit nullement de revenir à une situation de poursuite pénale de l’homosexualité comme la chose était courante dans les pays les plus développés jusque vers le milieu du 20ème siècle, ni de castration chimique contre les homosexuels telle que pratiquée elle-aussi dans ces pays à une certaine époque. Par contre, ce qui est devenu insupportable à un nombre considérable de personnes, dont l’auteur de ces lignes, c’est l’idée de la promotion de l’homosexualité sur fonds publics. Les parades indécentes de demi-nus défilant sur des chars fleuris dans les grandes rues de nos villes ornées de drapeaux multicolores, à nos frais, ont pour beaucoup un caractère révoltant. L’on est passé d’un extrême à l’autre: si l’on doit exclure l’intrusion des autorités dans l’alcôve, rien n’oblige à contraindre le contribuable à financer des cortèges qu’il juge indécents et qui incitent la jeunesse à ce qu’il considère comme de la débauche. En Israël, la Cour Suprême porte une responsabilité considérable dans ce domaine, ayant contraint les municipalités à financer largement ces « parades » et à mettre à la disposition de leurs organisateurs le matériel municipal. (…) Croire qu’en singeant la décadence de l’Occident dans ce domaine, l’on fait œuvre de « progrès » est, à notre sens, une illusion aussi mortelle que celles entretenues par certaines cités grecques qui par ce biais avaient signé leur arrêt de mort.

    Léon Rozenbaum

    http://sourceisrael.com/2018/07/homosexualite-et-judaisme/

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