Elections iraniennes: Attention, une surprise peut en cacher une autre (We are all competitors and friends who serve the regime well)

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Dry Bones,cartoon, Israel, Iran, Islamist, islamic state, Ayatollah, Ayatollahs, Elections, Rebels, theological, theocracy, Dictator, supreme leader, Shia, Shi'ite, Okay, on va voter. Combien de personnes ici voudraient être braquées par ce groupe? Et maintenant combien de personnes voudraient être braquées par notre groupe? Virgil Starkwell (« Prends l’oseille et tais-toi », Woody Allen, 1969)
N’oubliez pas qu’Ahmadinejad n’est que le représentant d’un régime de nature totalitaire, qui ne peut se réformer et évoluer, quelle que soit la personne qui le représente. (…) le problème ne vient pas de l’idée de se doter de l’énergie nucléaire; il provient de la nature du régime islamique (…) Si le régime veut survivre, il doit absolument mettre en échec le monde libre, combattre ses valeurs. La République islamique ne peut pas perdurer dans un monde où l’on parle des droits de l’homme ou de la démocratie. Tous ces principes sont du cyanure pour les islamistes. Comment voulez-vous que les successeurs de Khomeini, dont le but reste l’exportation de la révolution, puissent s’asseoir un jour à la même table que le président Sarkozy ou le président Obama? Reza Pahlavi
Le fond du problème est que ce régime ne veut pas reprendre ses négociations avec les Occidentaux car au bout de compte, il devrait accepter des compromis contraires à ses intérêts. Ces intérêts résident dans le fait d’être l’adversaire idéologique de l’Occident pour demeurer dans le rôle intéressant d’agitateur régional arbitre du conflit israélo-arabe. Pour cela, il doit séduire la rue arabe avec des slogans anxiogènes et disposer de milices armées. S’il faisait le moindre geste d’apaisement, il perdrait l’appui de la rue arabe et de ces milices qui peuvent aller proposer leurs services à d’autres protecteurs qui souhaitent contrôler cette force de nuisance (Syrie, Russie ou Chine). Iran Resist
Nous sommes tous des concurrents et des amis qui servent bien le régime. Ali Akbar Velayati
Pendant que nous parlions avec les Européens à Téhéran, nous installions le matériel dans certaines parties de l’installation de [conversion nucléaire] à Ispahan. En créant un environnement calme, nous avons pu achever les travaux. Rowhani (2004)
Iran made most of its key nuclear strides under Mr. Ahmadinejad, who also showed just how far Iran could test the West’s patience without incurring regime- threatening penalties. Supply IEDs to Iraqi insurgents to kill American GIs? Check. Enrich uranium to near-bomb grade levels? Check. Steal an election and imprison the opposition? Check. Take Royal Marines and American backpackers hostage? Check. Fight to save Bashar Assad’s regime in Syria? That, too. Even now, the diplomatic option remains a viable one as far as the Obama administration is concerned. Now the West is supposed to be grateful that Mr. Ahmadinejad’s scowling face will be replaced by Mr. Rohani’s smiling one—a bad-cop, good-cop routine that Iran has played before. Western concessions will no doubt follow if Mr. Rohani can convince his boss, Supreme Leader Ali Khamenei, to play along. It shouldn’t be a hard sell: Iran is now just a head-fake away from becoming a nuclear state and Mr. Khamenei has shown he’s not averse to pragmatism when it suits him. The capacity for self-deception is a coping mechanism in both life and diplomacy, but it comes at a price. As the West cheers the moderate and pragmatic and centrist Mr. Rohani, it will come to discover just how high a price it will pay. Bret Stephens
Rohani (…) ne s’est jamais lui-même qualifié de réformiste. Mais il utilise une rhétorique qui est moins violente que celle d’Ahmadinejad et parle plus modérément, y compris sur la question des négociations nucléaires. Je ne peux interpréter son élection que dans un seul sens: le régime voulait sa victoire. S’ils avaient voulu la victoire d’un conservateur, ils se seraient arrangés pour obtenir l’abandon de quatre des cinq conservateurs, ouvrant la voie à la victoire de Ghalibaf [maire de Téhéran]. Mais ils ne l’ont pas fait. En outre, c’est le régime qui a approuvé la candidature de Rouhani aux côtés de seulement sept autres. C’est la preuve évidente que Khamenei voulait que Rouhani gagne, intérieurement et extérieurement. La victoire d’un candidat qui est perçu comme plus modéré mais a toujours la confiance de Khamenei sert le régime de la meilleure des façons. Extérieurement, l’Iran est aujourd’hui dans une situation très difficile en ce qui concerne les sanctions et sa réputation internationale. Un président conservateur n’aurait fait qu’aggraver l’isolement de Téhéran dans le monde. La victoire d’un membre du ‘mouvement modéré’ amènera en revanche immédiatement certains pays de la communauté internationale à appeler à « donner une chance au dialogue avec les Iraniens modérés ». Ils vont demander plus de temps afin d’encourager cesdits « modérés » et cela réduira d’autant la pression sur le régime. Et donc, nous voyons que dans la non-disqualification de Rouhani et surtout dans le non-abandon de quatre des cinq candidats conservateurs il y a bien plus qu’une indication que c’est le résultat que souhaitait le régime.  Dr Soli Shahvar (Centre Ezri des études pour l’Iran et le golfe, Université de Haïfa)
Rowhani a non seulement été soigneuesement par le régime comme l’un des seuls huit candidats, tandis que des centaines d’autres étaient disqualifiés, mais la liste des candidats a été ouvertement conçue pour s’assurer qu’il arrive en tête: celle-ci opposait cinq conservateurs (deux candidats ayant abandonné avant le vote), assurant ainsi la division du vote conservateur face à un seul « modéré ». « S’ils avaient voulu la victoire d »un des conservateurs, ils auraient demandé à quatre des cinq conservateurs d’abandonner (…). Et  c’est précisément ce qui s’est passé du côté « modéré ». Au départ, il y avait deux « modérés », mais l’ancien président iranien Mohammad Khatami en a persuadé un, Mohammad Reza Aref, de se retirer de manière à ne pas diviser le vote modéré. Il est incroyable que Khamenei n’ai pu concevoir quelque chose de similaire du côté conservateur s’il l’ avait voulu. Il est également intéressant de noter que tout au long de la campagne, Khamenei a soigneusement évité de donner la moindre indication quant au candidat qu’il préférait. (…) Mais l’argument le plus convaincant, selon moi, est (…) le décompte des voix final. Selon les résultats officiels, Rowhani a gagné dès le premier tour en remportant 50,7 % des voix. Mais pour un régime largement soupçonné d’avoir commis une fraude électorale massive pour assurer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009, cela aurait été un jeu d’enfant de modifier le décompte des voix de l’infime fraction nécessaire pour mettre Rowhani à moins de 50 pour cent et de forcer ainsi un second tour. En outre, il aurait été parfaitement sûr, parce qu’aucun des commentaires pré-électoraux n’avait prévu que Rowhani ait même une chance de l’emporter. Ainsi s’il avait été annoncé à, disons, 49 pour cent, il n’y n’aurait aucun soupçons de fraude ; au contraire, tout le monde aurait été étonné de sa forte prestation. Et puis, avec les conservateurs mettant en commun leurs forces derrière un candidat unique au second tour, une petite défaite de Rowhani aurait été tout aussi insoupçonnable. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi Khamenei voulait la victoire de Rowhani: il avait désespérément besoin de quelqu’un qui pouvait alléger les sanctions internationales et conjurer la menace d’une frappe militaire sans concéder quoi que ce soit sur le programme nucléaire. Et la performance de Rowhani comme principal négociateur nucléaire iranien en 2003-2005 avait prouvé sa compétence à cet égard. Dont il s’était d’ailleurs vanté: « Pendant que nous parlions avec les Européens à Téhéran, nous installions le matériel dans certaines parties de l’installation de [conversion nucléaire] à Ispahan », avait déclaré Rowhani en 2004. En créant un environnement calme, nous avons pu achever les travaux. » Au lendemain de la victoire de Rowhani, des responsables américains et européens en sont déjà à envisager avec enthousiasme un nouveau cycle de négociations, tandis que les analystes israéliens affirment que l’élection a presque certainement retardé toute possibilité d’une action militaire contre le programme nucléaire de l’Iran à 2014. Ainsi, Khamenei a obtenu exactement ce qu’il voulait. La seule question est pourquoi tous les « experts » dépeignent encore cela comme une défaite pour le régime. Evelyn Gordon

Comment dit-on « tireur de ficelles » en persan ?

Réduisez votre nombre de candidats à huit (dont bien sûr le candidat que vous souhaitez voir gagner) après en avoir disqualifié des centaines; réduisez encore le nombre des candidats à six en demandant à deux « conservateurs » de se retirer tout en vous assurant de la division dudit camp conservateur en maintenant cinq d’entre eux en lice tout en renforçant le camp modéré en obtenant l’abandon d’un des deux « modérés; évitez soigneusement tout au long de la campagne de montrer la moindre préférence pour aucun candidat; fixez la victoire finale de votre candidat à quelques fractions de pourcentages au-dessus de 50% de façon à ce qu’il n’y ait pas de second tour et voilà: vous avez la victoire d’un candidat « modéré » que personne n’attendait mais qui réjouit tout le monde – vous compris !

Alors qu’au lendemain d’une énième élection-bidon, nos prétendus « experts » nous bassinent à longueur de page et d’antenne sur la prétendue « divine surprise » de l’élection d’un « modéré » à la présidence iranienne …

Comment ne pas voir, avec la revue Commentary, l’aveuglante évidence d’un énième coup monté ?

Mais surtout la vraie surprise (?) d’une communauté internationale et de ses prétendus « experts » si pressés de présenter comme une défaite du régime au moment précisément où se rapprochait dangereusement la fenêtre de tir pour la destruction des installations nucléaires iraniennes …

La victoire d’un candidat s’étant explicitement vanté, la dernière fois qu’il dirigeait les négociations nucléaires, d’avoir endormi les Européens et permis ainsi l’achèvement des travaux ?

Rowhani’s Win Is a Victory for the Regime

Evelyn Gordon

Commentary

06.18.2013

Despite widespread disagreement about how Hassan Rowhani’s election as president affects the chances of a diplomatic solution to Iran’s nuclear program, just about everyone appears to agree on one thing: The victory of a “relative moderate” came as a complete and unwelcome surprise to Iran’s supreme leader, Ali Khamenei. I’d been wondering whether anyone was ever going to challenge this blatantly irrational consensus, but finally, someone has. “I interpret his election in one way only: The regime wanted him to win,” said Dr. Soli Shahvar, head of Haifa University’s Ezri Center for Iran and Gulf Studies, in an interview with the Tower.

Shahvar pointed out that not only was Rowhani handpicked by the regime to be one of only eight candidates, while hundreds of others were disqualified, but the candidate list was blatantly tilted to ensure that he would place first: It pitted a single “moderate” against five conservatives (two candidates dropped out before the vote), thereby ensuring that the conservative vote would fragment. “If they had wanted one of the conservatives to win, they would have gotten four of the five conservatives to drop out of the race,” Shahvar said.

Indeed, though Shahvar didn’t mention it, that’s precisely what happened on the “moderate” side. Initially, there were two “moderates,” but former Iranian President Mohammad Khatami persuaded one, Mohammad Reza Aref, to withdraw so as not to split the moderate vote. It beggars belief that Khamenei couldn’t have engineered something similar on the conservative side had he so desired.

It’s also worth noting that throughout the campaign, Khamenei carefully avoided giving any hint as to which candidate he preferred. The widespread assumption that he preferred a conservative is unsupported by any evidence.

But the most convincing argument, to my mind, is one Shahvar didn’t make: the final vote tally. According to the official results, Rowhani clinched the contest in the first round by winning 50.7 percent of the vote. But for a regime widely suspected of committing massive electoral fraud to ensure Mahmoud Ahmadinejad’s reelection in 2009, it would have been child’s play to alter the vote count by the tiny fraction necessary to put Rowhani under 50 percent and force a second round. Moreover, it would have been perfectly safe, because none of the pre-election commentary foresaw Rowhani coming anywhere near victory. Thus had his tally been announced at, say, 49 percent instead, there would have been no suspicions of fraud; rather, everyone would have been amazed at his strong showing. And then, with conservatives pooling their forces behind a single candidate in the run-off, a narrow loss for Rowhani would have been equally unsuspicious.

It’s not hard to figure out why Khamenei would have wanted Rowhani to win: He desperately needed someone who could ease the international sanctions and stave off the threat of a military strike without actually conceding anything on the nuclear program. And Rowhani’s performance as Iran’s chief nuclear negotiator in 2003-05 proved his skill in this regard. Indeed, he boasted of it: “While we were talking with the Europeans in Tehran, we were installing equipment in parts of the [nuclear conversion] facility in Isfahan,” Rowhani said in 2004. “By creating a calm environment, we were able to complete the work there.”

In the aftermath of Rowhani’s victory, American and European officials are already talking enthusiastically about a new round of negotiations, while Israeli analysts say the election has almost certainly delayed any possibility of military action against Iran’s nuclear program until 2014. Thus Khamenei has gotten exactly what he wanted. The only question is why all the “experts” are still portraying this as a defeat for the regime.

Voir aussi:

“The Regime Wanted Him to Win”

Avi Issacharoff

The Tower

June 16, 2013

Soon after it became clear to Ali Akbar Velayati that he had no chance of winning this week’s presidential election in Iran, he quickly congratulated the rest of the candidates and wished them success. “We are all competitors and friends who serve the regime well,” he said.

And indeed, putting aside how quickly the winner Hassan Rouhani was branded a “reformist” by Western and even Israeli outlets, Velayati had described him most accurately: a servant of the regime.

The incoming president of Iran was never a reformist. It is doubtful that his achievement was even a victory for the moderate camp in Iran, which on the face of it wants to replace the regime and to stop the nuclear weapons race. Rouhani, as opposed to the image that has been fashioned, was until recently known as part of the conservative camp in Iran. He is not one of those challenging the Islamist regime, and certainly not challenging Khamenei’s rule.

Rouhani’s win election should not be seen as a dramatic sign that Iran will change its line regarding either its nuclear policy or its involvement in Middle Eastern conflicts. Despite Rouhani’s declarations in the past that may suggest he seeks flexibility in the nuclear project, the reality in Iran is that these matters will remain in the hands of Khamenei and the men of the Revolutionary Guard.

Politicall Rouhani’s victory reflects power struggles within the Iranian leadership. It marks a kind of political comeback for former president President Akbar Hashemi Rafsanjani, who was Rouhani’s political godfather. Moreover, Rouhani is the breath of fresh air, a new face at the top of the Iranian leadership compared to the outgoing president, Muhamad Ahmedinejad. He was the only cleric allowed to run in the race, and will now try to bring the public, including the Tehran elites, closer to the regime of the Ayatollahs – of which he is one of the most outstanding products.

So how did a member of Iran’s Assembly of Experts and Supreme National Security Council – and a confidant of Khamenei – become the “great hope” of the moderate camp? It may be the embrace he received from the two former presidents, Khatami and Rafsanjani, rivals to Khamenei, that put him into the reformist category.

“He never called himself a reformist,” explains Dr. Soli Shahvar, who heads the Ezri Center for Iran and Gulf Studies at Haifa University. “But he uses rhetoric that is less blustery than that of Ahmedinejad, and speaks more moderately, including on the subject of nuclear negotiations.” Shahvar’s conclusion with respect to Rouhani’s win is unambiguous. “I interpret his election in one way only: The regime wanted him to win. If they had wanted one of the conservatives to win, they would have gotten four of the five conservatives to drop out of the race, paving the way for [eventual runner-up, Tehran Mayor Mohammad-Bagher] Ghalibaf to win. But they didn’t do that. Moreover, it was the regime that approved the candidacy of Rouhani alongside only seven others. This is striking evidence that Khamenei wanted Rouhani to win, both internally and externally.”

According to Shahvar, from the internal perspective, a victory for another candidate like Ahmedinejad risked provoking a renewal of the demonstrations like those of 2009. “Victory for a candidate who is perceived as more moderate yet still has the confidence of Khamenei, serves the regime in the best way. Externally, Iran today is in a very difficult situation with regard to sanctions and its international standing. A conservative president would only have increased Tehran’s isolation in the world. A victory for someone from the ‘moderate stream,’ however, will immediately bring certain countries in the international community to call for ‘giving a chance to dialogue with the Iranian moderates.’ They will ask for more time in order to encourage this stream, and it will take pressure off the regime. And so we see that in the non-disqualification of Rouhani and especially in the non-dropping-out of four of the five conservative candidates there is more than just an indication that this is the result the regime desired.”

Rouhani, in his new position as president of the country, will first of all have to bring relief in the economic crisis facing the citizens of Iran. Yet this is a nearly impossible task in light of the international sanctions which themselves are the result of the nuclear policy that has been set by the supreme leader Khamenei.

In a few months the public’s anger may well be turned against the man on whom so many Iranians, as of now, seem to have pinned their hopes.

Voir également:

Behind Iran’s ‘Moderate’ New Leader

Hassan Rohani unleashed attacks on pro-democracy student protesters in 1999.

Sohrab Ahmari

WSJ

June 16, 2013

So this is what democracy looks like in a theocratic dictatorship. Iran’s presidential campaign season kicked off last month when an unelected body of 12 Islamic jurists disqualified more than 600 candidates. Women were automatically out; so were Iranian Christians, Jews and even Sunni Muslims. The rest, including a former president, were purged for possessing insufficient revolutionary zeal. Eight regime loyalists made it onto the ballots. One emerged victorious on Saturday.

That man is Hassan Rohani, a 64-year-old cleric, former nuclear negotiator and security apparatchik. Western journalists quickly hailed the « moderate » and « reformist » Mr. Rohani. The New York Times’s Tehran correspondent couldn’t repress his election-night euphoria on Twitter: « Tonight the Islamic Republic rocks Rohani style. » A BBC correspondent gushed: « The reaction of the people showed how much they trusted the electoral system. » Just hours earlier the broadcaster had condemned Iranian security forces for threatening to assassinate a BBC Persian journalist in London, but such is the Western media’s hunger for good news from Tehran.

Turnout was high, with more than 70% of eligible voters casting ballots. That figure should be taken with a grain of salt, since voting is obligatory for many sectors of Iranian society. Still, some of the victory parties in Tehran and other cities did seem genuine, with voters taking to the streets to celebrate the end of a Mahmoud Ahmadinejad era that saw a rise in repression and in economic hardship caused by the regime’s mounting international isolation.

But disillusionment with seemingly heroic new leaders promising change is a centuries-old theme in Iranian history. The current regime’s theocratic structure—with a supreme leader, the Ayatollah Khamenei, and numerous unaccountable bodies lording over popularly elected officials—will soon remind voters that this latest hero has little room to maneuver.

That is, if he’s inclined to seek change in the first place. The new Iranian president was born Hassan Feridon in 1948 in Iran’s Semnan province. He entered religious studies in Qom as a child but went on to earn a secular law degree from Tehran University in 1969.

Mr. Rohani spent Iran’s revolutionary days as a close companion of the Ayatollah Khomeini and would go on to hold top posts during the Islamic Republic’s first two decades in power. For 16 years starting in 1989, Mr. Rohani served as secretary of Iran’s Supreme National Security Council. During his tenure on the council, Mr. Rohani led the crackdown on a 1999 student uprising and helped the regime evade Western scrutiny of its nuclear-weapons program.

As Mr. Rohani said at a pro-regime rally in July 1999: « At dusk yesterday we received a decisive revolutionary order to crush mercilessly and monumentally any move of these opportunist elements wherever it may occur. From today our people shall witness how in the arena our law enforcement force . . . shall deal with these opportunists and riotous elements, if they simply dare to show their faces. »

The « opportunists and riotous elements » Mr. Rohani referred to were university students staging pro-democracy protests. His words at the time were widely viewed as a declaration of war, authorizing the Islamic Revolutionary Guard Corps and the basij militia to unleash hell on Tehran’s campuses.

Reza Mohajerinejad was one of those students. A founder of the National Union of Iranian Students and Graduates in the 1990s, he resides today in the San Francisco Bay area. Speaking in a phone interview on Saturday, Mr. Mohajerinejad recalled how after Mr. Rohani’s statement in 1999 security forces « poured into the dorm rooms and murdered students right in front of our eyes. »

Mr. Mohajerinejad was arrested and detained for six months. Among other torture methods they used, his captors during this era of « reform » would tie him to a bed and whip his feet to a pulp. In between flogging sessions, the imprisoned students would be forced to run laps on their bloody feet or be suspended from their wrists for hours at a time.

« If we’re ever going to get freedom and democracy, » Mr. Mohajerinejad now says, « we’re not going to get them from Rouhani. »

Beyond Iran’s borders, Mr. Rohani has largely favored « resistance » and nuclear defiance. During the campaign, he boasted of how during his tenure as negotiator Iran didn’t suspend enrichment—on the contrary, « we completed the program. » And on Syria, expect Mr. Rohani to back the ruling establishment’s pro-Assad policy. « Syria has constantly been on the front line of fighting Zionism and this resistance must not be weakened, » he declared in January, according to the state-run Press TV.

These inconvenient facts from the Rohani dossier should give pause to those in Washington and Brussels eager to embrace this smiling mullah.

Mr. Ahmari is an assistant books editor at the Journal.

Voir encore:

A ‘Pragmatic’ Mullah

Iran’s new president Hassan Rohani is no moderate.

Bret Stephens

WSJ

June 17, 2013

‘There’s a sucker born every minute » is one of those great American phrases, fondly and frequently repeated by Americans, who tend to forget that it was said mainly about Americans. In the election of Hassan Rohani as Iran’s president, we are watching the point being demonstrated again by someone who has demonstrated it before.

Who is Mr. Rohani? If all you did over the weekend was read headlines, you would have gleaned that he is a « moderate » (Financial Times), a « pragmatic victor » (New York Times) and a « reformist » (Bloomberg). Reading a little further, you would also learn that his election is being welcomed by the White House as a « potentially hopeful sign » that Iran is ready to strike a nuclear bargain.

All this for a man who, as my colleague Sohrab Ahmari noted in these pages Monday, called on the regime’s basij militia to suppress the student protests of July 1999 « mercilessly and monumentally. » More than a dozen students were killed in those protests, more than 1,000 were arrested, hundreds were tortured, and 70 simply « disappeared. » In 2004 Mr. Rohani defended Iran’s human-rights record, insisting there was « not one person in prison in Iran except when there is a judgment by a judge following a trial. »

Mr. Rohani is also the man who chaired Iran’s National Security Council between 1989 and 2005, meaning he was at the top table when Iran masterminded the 1994 bombing of the Jewish cultural center in Buenos Aires, killing 85 people, and of the Khobar Towers in 1996, killing 19 U.S. airmen. He would also have been intimately familiar with the secret construction of Iran’s illicit nuclear facilities in Arak, Natanz and Isfahan, which weren’t publicly exposed until 2002.

In 2003 Mr. Rohani took charge as Iran’s lead nuclear negotiator, a period now warmly remembered in the West for Tehran’s short-lived agreement with Britain, France and Germany to suspend its nuclear-enrichment work. That was also the year in which Iran supposedly halted its illicit nuclear-weapons’ work, although the suspension proved fleeting, according to subsequent U.N. reports.

Then again, what looked to the credulous as evidence of Iranian moderation was, to Iranian insiders, an exercise in diplomatic cunning. « Negotiations provided time for Isfahan’s uranium conversion project to be finished and commissioned, the number of centrifuges at Natanz increased from 150 to 1,000 and software and hardware for Iran’s nuclear infrastructure to be further developed, » Seyed Hossein Mousavian, Mr. Rohani’s spokesman at the time, argues in a recent memoir. « The heavy water reactor project in Arak came into operation and was not suspended at all. »

Nor was that the only advantage of Mr. Rohani’s strategy of making nice and playing for time, according to Mr. Mousavian.

« Tehran showed that it was possible to exploit the gap between Europe and the United States to achieve Iranian objectives. » « The world’s understanding of ‘suspension’ was changed from a legally binding obligation . . . to a voluntary and short-term undertaking aimed at confidence building. » « The world gradually came close to believing that Iran’s nuclear activities posed no security or military threat. . . . Public opinion in the West, which was totally against Tehran’s nuclear program in September 2003, softened a good deal. » « Efforts were made to attract global attention to the need for WMD disarmament by Israel. »

And best of all: « Iran would be able to attain agreements for the transfer of advanced nuclear technology to Iran for medical, agricultural, power plant, and other applications, in a departure from the nuclear sanctions of the preceding 27 years. »

Mr. Mousavian laments that much of this good work was undone by the nuclear hard line Iran took when the incendiary Mahmoud Ahmadinejad became president in 2005.

But that’s true only up to a point. Iran made most of its key nuclear strides under Mr. Ahmadinejad, who also showed just how far Iran could test the West’s patience without incurring regime- threatening penalties. Supply IEDs to Iraqi insurgents to kill American GIs? Check. Enrich uranium to near-bomb grade levels? Check. Steal an election and imprison the opposition? Check. Take Royal Marines and American backpackers hostage? Check. Fight to save Bashar Assad’s regime in Syria? That, too. Even now, the diplomatic option remains a viable one as far as the Obama administration is concerned.

Now the West is supposed to be grateful that Mr. Ahmadinejad’s scowling face will be replaced by Mr. Rohani’s smiling one—a bad-cop, good-cop routine that Iran has played before. Western concessions will no doubt follow if Mr. Rohani can convince his boss, Supreme Leader Ali Khamenei, to play along. It shouldn’t be a hard sell: Iran is now just a head-fake away from becoming a nuclear state and Mr. Khamenei has shown he’s not averse to pragmatism when it suits him.

The capacity for self-deception is a coping mechanism in both life and diplomacy, but it comes at a price. As the West cheers the moderate and pragmatic and centrist Mr. Rohani, it will come to discover just how high a price it will pay.

Voir par ailleurs:

Iran : toutes les clefs du scrutin

Le Point

14/06/2013

Théoriquement, le président de la République islamique est élu au suffrage universel. Mais dans les faits, l’élection se déroule sous étroite surveillance.

Contrairement aux monarchies arabes du Golfe, tels l’Arabie saoudite ou le Qatar, l’Iran offre la possibilité à ses citoyens de choisir leur président et leur Parlement. Quoi de plus normal pour une République dont la Constitution repose en partie sur la souveraineté populaire. Sauf que ce texte, adopté en 1979 après la révolution, se fonde surtout sur la volonté divine. Ainsi, à la tête de l’État iranien règne un guide suprême, représentant de Dieu sur terre, qui possède le dernier mot sur toutes les décisions du pays, surpassant la volonté du président, et donc celle du peuple qui l’a élu.

Qui peut voter ?

50,5 millions d’électeurs iraniens (sur 75 millions d’habitants) sont appelés à élire ce vendredi 14 juin le président de la République islamique, soit le chef du gouvernement depuis la suppression du poste de Premier ministre en 1989. Peut voter tout citoyen iranien résidant en Iran, ou même à l’étranger, à condition qu’il soit âgé d’au moins 18 ans.

Qui peut se présenter ?

Première limite du scrutin. Si tout Iranien peut officiellement se porter candidat, il doit passer par le filtre du puissant Conseil des gardiens de la Constitution. Cet organe, composé de six clercs et de six juristes (généralement aussi des clercs), doit vérifier la compatibilité des candidatures avec la Constitution iranienne. Sont alors pris en compte le sérieux du candidat (celui-ci doit être une personnalité politique ou religieuse reconnue), ses antécédents judiciaires et surtout sa loyauté au principe fondamental de la République islamique : le Velayat-e faqih (la primauté du religieux sur le politique). Exit donc tous les laïques, monarchistes et autres communistes. Surtout, derrière les choix du Conseil des gardiens de la Constitution se profile la main du guide suprême, l’ayatollah Khamenei, qui nomme la moitié de ses membres et peut influencer les six autres.

Qui sont les favoris ?

Sur les 686 candidats qui se sont officiellement présentés au scrutin, seuls huit ont été retenus par le Conseil des gardiens de la Constitution. Parmi les recalés figurent deux candidats de poids. Si la mise à l’écart d’Esfandiar Rahim Mashaei, le bras droit d’Ahmadinejad, n’est pas une surprise tant ses positions nationalistes étaient haïes du clergé chiite, l’élimination de l’ancien président conservateur modéré Akbar Hachemi Rafsandjani a fait l’effet d’une bombe. En disqualifiant l’un des pères fondateurs de la République islamique, en raison de sa proximité avec les réformateurs iraniens, le guide a profondément ébranlé la légitimité de son propre régime.

Après les désistements de deux candidats qualifiés, il ne reste plus que six prétendants, dont quatre conservateurs proches du guide :

En voici les favoris :

– Saïd Jalili, 47 ans et favori du guide. Actuel secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, il est le représentant direct de l’ayatollah Khamenei dans les négociations sur le programme nucléaire iranien. Vétéran de la guerre Iran-Irak, ce diplomate extrêmement pieux bénéficie de l’appui des ultraconservateurs qui louent son intransigeance face à l’Occident.

– Mohammad Bagher Ghalibaf, 51 ans, l’efficace maire de Téhéran. Ancien commandant des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, puis à la tête de la police, où son professionnalisme a fait forte impression, ce technocrate peut également se prévaloir de son bilan positif durant ses huit années à la tête de la mairie de la capitale, qui l’ont rendu populaire. Il est néanmoins soupçonné d’avoir été impliqué dans la répression des manifestants de juin 2009 (le Mouvement vert). Cela ne l’empêche pas d’être actuellement en tête du peu de sondages organisés par les médias officiels.

– Ali-Akbar Velayati, 67 ans, la carte « ouverture » du guide. Ministre des Affaires étrangères durant 16 ans, et désormais conseiller diplomatique du guide, ce pédiatre de formation prône plus de souplesse vis-à-vis de l’Occident dans l’épineux dossier nucléaire afin d’atténuer les sanctions internationales frappant le pays. Il ne remet toutefois pas en cause le droit de l’Iran au nucléaire civil.

– Hassan Rohani, 64 ans, le réformateur par défaut. Ce religieux conservateur modéré a reçu l’appui de l’ex-président Rafsandjani, mais surtout celui de l’ex-président réformateur Mohammad Khatami, ce qui pourrait lui assurer le ralliement d’une partie des voix du Mouvement vert et des déçus d’Ahmadinejad. Connu pour avoir dirigé les négociations nucléaires sous la présidence de Khatami, il avait accepté une suspension provisoire de l’enrichissement d’uranium, ce qui lui a valu de nombreuses critiques au sein de l’establishment iranien. Il sera remercié de son poste dès l’arrivée au pouvoir d’Ahmadinejad en 2005.

Comment s’organise le vote ?

Si une majorité simple n’est pas acquise au premier tour le 14 juin, un second tour sera organisé le 21 juin. Une hypothèse rendue plausible par l’éclatement probable des voix au premier tour entre les quatre candidats conservateurs, et cela alors que les voix réformatrices et les mécontents qui souhaitent voter reporteront à coup sûr leur choix sur l’unique candidat modéré, Hassan Rohani.

Comment s’est déroulée la campagne ?

Lancée le 23 mai dernier, la campagne, qui s’est achevée le 13 juin au matin, s’est révélée bien morne. La plupart des candidats ont opté pour des déplacements limités, et les autorités ont interdit les rassemblements dans les rues. Le maître mot a été l’économie, dont l’état s’avère catastrophique en Iran. En raison de la gestion calamiteuse des gouvernements successifs d’Ahmadinejad, mais aussi des sanctions internationales, l’Iran a connu un effondrement de sa monnaie (70 %) et une explosion de l’inflation (supérieure à 30 %). Pourtant, lors des trois débats organisés par la télévision officielle, aucun candidat n’a trouvé de recette miracle à ce fléau. Seule la question du nucléaire, liée toutefois aux sanctions économiques, a donné lieu à une passe d’armes sans précédent entre conservateurs, Ali Velayati s’étant directement attaqué au négociateur iranien Saïd Jalili, en dénonçant ses méthodes « problématiques ».

Des fraudes sont-elles possibles ?

Beaucoup estiment qu’une première étape a déjà été franchie, avec l’élimination de la course de l’ex-président Rafsandjani, le seul candidat modéré qui pouvait réellement l’emporter. Mais cela n’écarte nullement la possibilité de véritables fraudes organisées si l’élu du guide ne se retrouve pas en tête à l’issue du scrutin. Des cas de fraudes (bourrage ou déplacement d’urnes, passeports votant à plusieurs reprises) ont été dénoncés en 2005 et surtout en 2009, permettant à chaque fois l’élection de Mahmoud Ahmadinejad. Pourtant, en 1997 et en 2001, c’est un candidat réformateur, Mohammad Khatami, qui l’a à chaque fois emporté, avec respectivement 70 et 78 % des suffrages. Une époque où le régime avait besoin de s’ouvrir au monde. Dans tous les cas, l’appareil sécuritaire du régime, les 100 000 Gardiens de la révolution et les quelque quatre millions de bassidjis (miliciens mobilisés par le régime) se tiennent prêts à toute éventualité.

Quel sera le poids réel du président ?

On l’a vu avec Ahmadinejad. Lorsqu’un président bénéficie du soutien entier du guide suprême, ce qui fut le cas de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad lors de son premier mandat, il a davantage les coudées franches pour mener sa politique gouvernementale. Et même lorsque le chef de l’exécutif n’est pas le favori de l’ayatollah Khamenei, comme ce fut le cas pour le réformateur Khatami, ce dernier peut décider de mesures limitées en faveur de la liberté d’expression ou tenter une ouverture sur l’Occident. Étant aujourd’hui isolée sur la scène internationale et frappée de plein fouet par les sanctions, la République islamique a cruellement besoin d’assouplir sa position sur le nucléaire pour sauver son économie et pérenniser le régime. Un tel rôle pourrait être joué par le nouvel élu. Mais bien sûr, le dernier mot appartient au guide.

Voir enfin:

Iran : premières réactions à l’élection de Rohani

Le Point

15/06/2013

De Londres à Berlin en passant par l’ONU et la Syrie, les réactions se multiplient pour saluer l’élection du nouveau président iranien.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, « félicite chaleureusement » le nouveau président iranien Hassan Rohani et « continuera d’encourager l’Iran à jouer un rôle constructif dans les affaires régionales et internationales », a indiqué son porte-parole, Martin Nesirky. Ban Ki-moon « a l’intention de continuer à travailler avec les autorités iraniennes et avec le président élu sur les dossiers d’importance pour la communauté internationale et pour le bien-être du peuple iranien », poursuit le porte-parole en notant « avec satisfaction le fort taux de participation » au scrutin.

Depuis plusieurs années, l’ONU et les Occidentaux imposent un arsenal de sanctions à l’Iran pour tenter de dissuader Téhéran de se doter de l’arme atomique sous le couvert d’un programme nucléaire civil, ce dont la République islamique se défend. Samedi soir, le nouveau président a salué « la victoire de la modération sur l’extrémisme », mais a insisté pour que la communauté internationale « reconnaisse les droits » de l’Iran en matière nucléaire.

Religieux modéré, Hassan Rohani a créé la surprise samedi en remportant l’élection présidentielle iranienne dès le premier tour, avec 50,68% des voix, face à cinq candidats conservateurs. Cette victoire marque le retour des modérés et réformateurs au gouvernement.

La question nucléaire

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réagi samedi à la victoire-surprise du modéré Hassan Rohani à la présidentielle iranienne en se disant « déterminée » à travailler avec son gouvernement sur la question nucléaire. « J’adresse mes voeux de réussite à M. Rohani dans la formation d’un nouveau gouvernement et dans ses nouvelles responsabilités. Je reste fermement déterminée à travailler avec les nouveaux dirigeants iraniens en vue d’une solution diplomatique rapide à la question nucléaire », écrit Catherine Ashton dans un communiqué.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a salué samedi « un vote en Iran pour des réformes et une politique étrangère constructive ». Le ministre allemand réagissait ainsi, dans un communiqué, à la victoire-surprise du modéré Hassan Rohani à la présidentielle iranienne. « Il est à espérer que la nouvelle direction du pays collabore en ce sens pour arriver à des solutions sur les questions internationales et régionales », a-t-il ajouté, selon le communiqué du ministère.

L’Iran sur un « nouveau chemin », selon Londres

Le Royaume-Uni a appelé samedi le nouveau président iranien Hassan Rohani à « mettre l’Iran sur un nouveau chemin », notamment en « s’attelant aux inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien ». « Nous prenons note qu’Hassan Rohani a remporté l’élection présidentielle » iranienne, a déclaré le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. « Nous l’appelons à mettre l’Iran sur un nouveau chemin pour l’avenir en s’attelant aux inquiétudes de la communauté internationale sur le programme nucléaire iranien, en faisant avancer une relation constructive avec la communauté internationale et en améliorant la situation politique et des droits de l’homme », a ajouté le ministère.

La Coalition de l’opposition syrienne a également rapidement réagi en appelant dans un communiqué le religieux modéré de 64 ans à revoir la position de son pays qui soutient fermement le régime de Bachar el-Assad. « La Coalition nationale syrienne estime qu’il est de son devoir d’appeler le nouveau président de l’Iran à rectifier les erreurs commises par la direction iranienne », affirme le texte, faisant allusion à l’appui de poids apporté par Téhéran à son allié régional.

Félicitations de l’ayatollah Khamenei

En Iran, le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a salué samedi l’élection à la présidence de la République du religieux modéré Hassan Rohani, sur son site officiel khamenei.ir. « Je félicite le peuple et le président élu », a écrit le numéro un iranien, en affirmant que « tout le monde devait aider le nouveau président et son gouvernement ». Le numéro un iranien a également demandé à tout le monde d’éviter les « comportements inappropriés » de ceux qui veulent montrer « leur joie ou leur mécontentement », faisant allusion aux partisans et adversaires du nouveau président.

3 Responses to Elections iraniennes: Attention, une surprise peut en cacher une autre (We are all competitors and friends who serve the regime well)

  1. […] que le dernier pantin en date et prétendu "modéré" de la mollahcratie iranienne nous fait le coup de la main tendue […]

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