Terrorisme: le grand tabou de la présidentielle (Iran’s islamic Comintern)

Islamic Comintern

J’annonce au monde entier que si les infidèles font obstacle à notre religion, nous nous opposerons au monde entier et nous ne cesserons pas avant leur anéantissement, nous en sortirons tous libérés ou nous obtiendrons une plus grande liberté qui est le martyr. Soit nous nous serrerons les uns aux autres pour célébrer la victoire de l’islam sur le monde ou bien nous aurons tous la vie éternelle grâce au martyr. Dans les deux cas, la victoire et le succès seront à nous. Khomeiny
Quand Khomeiny revint d’exil à Téhéran, son premier visiteur étranger fut Yasser Arafat, sunnite pur jus. Cela faisait longtemps déjà que l’OLP formait à la guérilla et au terrorisme les hommes de Khomeiny. Ce dernier avait, en outre, une longue tradition de coopération avec les Frères musulmans égyptiens, la maison-mère d’Arafat, du Fatah et du sunnisme musclé. Laurent Murawiec
Le terrorisme, la violence internationale sont des thèmes très absents de la campagne électorale. Pourtant, l’Hexagone n’est pas à l’abri. On ne peut pas ignorer que s’est constituée une branche algérienne d’Al Qaïda qui a la France en ligne de mire. L’armée française (…) est présente dans de nombreux pays, de l’Afghanistan à la Bosnie en passant par l’Afrique. Pourtant, il n’y a pas de réflexion sur sa place dans le monde, sur son rôle. On ne se demande pas qui est l’ennemi, comment il faut combattre, avec qui. Regardez la polémique sur un second porte-avions nucléaire, notamment avec Ségolène Royal. On fournit des réponses sans poser les questions! Guy Sorman

Attention: dix questions peuvent en cacher une autre!

A l’heure où un groupe terroriste algérien se revendiquant d’Al Qaeda vient à nouveau d’offrir aux diverses Jihad TV’s du monde leurs images de sang algérien …

Et que des menaces sont évoquées sur l’élection présidentielle française à la fin de la semaine…

Devinez sur quoi Le Quotidien de révérence qui, se résignant enfin (à une semaine de l’élection) à interroger les principaux candidats sur leur programme de politique étrangère, décide (entre l’Iran, le Darfour, la Chine et la Russie et fameux « intérêts français » obligent) de ne… PAS parler?

Et ce d’autant plus que, sous couvert de ses alliances déguisées avec ses protecteurs russe et chinois (la fameuse « multipolarité » si chère à nos Védrine, Chirac et Villepin) mais aussi de ses relations économiques avec (surprise) le fameux Groupe des 5 censés le contraindre à renoncer à l’armement nucléaire, le « grand pays au rôle stabilisateur » (Douste-Blazy dixit) qui depuis quelques années multiplie les conférences sur la « Solution finale » (contre le « Petit Satan » israélien ou le « Grand Satan » américain) comme les manœuvres militaires d’intimidation dans le détroit d’Ormuz et la Mer d’Oman (où transite 20% de la production mondiale de pétrole), est justement au cœur de la question.

Mais qui prend la peine, en dehors d’un site d’opposants iraniens comme Iran-Resist, de rappeler :

Que, derrière l’actuel fou furieux qui lui sert de président (ayant dès 1979 brillamment commencé sa carrière de chef terroriste comme l’un des étudiants qui ont pris en otage, pendant près de quinze mois, 52 diplomates américains puis étant impliqué en tant que membre des Pasdarans dans l’assassinat de trois opposants kurdes à Vienne en 1989), son ancien président, régulièrement présenté comme modéré et pragmatique (Rafsandjani, dont Total vient d’être reconnu coupable d’avoir, via son fils, graissé la patte) est sous le coup d’un mandat international pour l’assassinat, lui aussi, de quatre militants kurdes dont le secrétaire général du parti démocratique du Kurdistan de l’Iran dans un restaurant berlinois (le Mykonos) en 1992?

Qu’en fait depuis sa propre révolution islamique de 1980, Téhéran prétend, comme avant lui Moscou pour le prolétariat mondial, représenter et libérer les « damnés » de la planète entière et a créé à cet effet la version islamiste du Komintern qui (avec statut ministériel et projet analogue de « combattre par tous les moyens disponibles, y compris la force armée, pour le renversement de la bourgeoisie internationale et la création d’une république islamique internationale ») finance et arme, comme les mouvements de libération du feu empire soviétique, toute une série d’organisations terroristes de par le monde?

Que l’Iran est de ce fait présent dans toutes les zones de crise régionales: le Caucase, l’Asie centrale, l’Afghanistan, le Liban, l’Irak (élimination dès 2003 des chefs religieux les plus modérés Mohammed Bakr al-Hakim et Majid al-Khoei et financement des plus radicaux comme Moqtada al-Sadr), la Syrie, les territoires palestiniens (deux navires bourrés d’armes Karine-A et Santorini – interceptés – en janvier et mai 2002; armes antichars dernier cri – saisies – à l’automne dernier, 30 millions de dollars au gouvernement du Hamas en décembre, remplacement de Saddam pour le subventionnement du terrorisme: 50 000 dollars aux familles des terroristes-suicide), le Golfe, même l’Egypte (où il soutient les Frères musulmans, mais aussi en Somalie?

Que son principal affidé, le Hezbollah, est, après une mémorable série d’attentats depuis 82 (attentats-suicides, véhicules piégés, enlèvements, assassinats contre diplomates, soldats, journalistes ou simples citoyens français ou américains, dont 241 Marines et 58 soldats français) devenu une menace terroriste globale depuis le Moyen-Orient (dont la courageuse « guerre » de l’été dernier contre les civils israéliens avec moult boucliers humains libanais et roquettes cachées dans les écoles, les hôpitaux et les mosquées!) jusqu’à l’Europe, l’Afrique (Sahel comme Tanzanie, Kenya, Ouganda, Zimbawe, Afrique du sud) mais aussi l’Amérique du sud?

Et qu’enfin, derrière l’opposition chiite-sunnite dont nos journaleux nous rebattent les oreilles, les mollahs (qui, via leur commune et commode haine des Juifs, ont depuis longtemps des contacts et collaborent avec Al Qaeda sur des projets ponctuels comme l’attentat des tours de Khobar en Arabie Saoudite en 1996 et qui, avant et après les attentats du 11/9 et suite à la guerre d’Afghanista ont logé et soutenu certains de leurs hauts dirigeants – dont ils ont même fait arrêter des membres pour éviter les soupçons – mais aussi Zarqawi en Irak) sont en discussion de fusion avec ladite Al Qaeda, à la recherche, on le sait pour ses prochains méga-attentats post 11/9, de la capacité nucléaire ou de matières sales?

Comme en témoigne justement… le groupe terroriste algérien GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), récemment rebaptisé Al Qaeda Maghreb et menaçant, on l’a vu, notre prochaine élection, et lui aussi dûment financé par la République islamique?

Les organisations terroristes financées par les Mollahs
Iran-Resist
25.07.2005

L’Iran a créé, en février 1980 un Cercle des Mouvements de Libérations. Avec un statut ministériel, le Cercle a pour vocation de soutenir matériellement et financièrement les mouvements islamiques dans le tiers-monde. Radiographie du Terrorisme d’Etat en Iran.

AFGHNISTAN

Front Islamique Uni pour le Salut de l’Afghnistan ou Alliance du Nord

Org. créée à Rome, le 28 sept. 2001, avec pour but le renversement du pouvoir des Talibans. L’Alliance du Nord est d’abord dirigée par le Commandant Massoud (assassiné le 9 sept. 2001) et, ensuite, par le général Mohammad Fahim qui dirigeait le service de renseignement.

Harakat-i-Islami Mouvement Islamique, Org. dirigée par l’Ayatollah Mohammed Assef Mohsen. Mouvement de guérilla chi’ite fondé en 1973 à Kandakar.

Hezb-i-Islami Parti de l’Islam Mouvement sunnite de guérilla apparu en 1974, dirigé par patchou Gulbuddin Hekmatyar, basé à Peshawar, au Pakistan.

Hezb-i-Wahdat Mouvement chi’ite de guérilla, dirigé par Jalalluddin Haqqani

Hezb-e Wahdat-e Islami Parti de l’Unité Islamique Org. fondamentaliste chiite de l’ethnie Hazaras, a rejoint les rangs de l’Alliance du Nord

Jumbesh-i-Melli Islami Mouvement National Islamique Organisation dirigée par général Abdul Rashid Dostom et composée essentiellement par des Ouzbeks et des Turkmènes, a rejoint les forces de l’Alliance du Nord

Sazman-e Nasr Organisation de la Victoire Mouvement de guérilla fondé à Herat en 1978, dirigé par l’Hojatoleslam Mir Hussein Sadeghi, Gorban Ali Irfani et Mohammed Abdulkarim Khalili

Sepah-i-Pasdaran Armée des Gardiens (de la Révoltion) Mouvement chi’ite de guérilla dirigé par Morad Ali Ehsari et composé, en partie, de Pasdarans iraniens (Gardiens de la révolution), fondée en 1983 en Iran

Shura-e-Itehad Union du Front Islamique Mouvement chi’ite,de guérilla, dirigé par Seyyed Beheshti

ALGERIE

Groupe Islamique Armé ou GIA
Org. terroriste islamique très probablement liée au F.I.S., responsable de nombreux attentats meurtriers visant, notamment, les étrangers vivant en Algérie et les intellectuels algériens. Le but du G.I.A.est d’établir un gouvernement islamique

Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat ou GSPC
Org. terroriste islamiste, dirigé par Nabil Sahraoui proche d’Al Qaïda

CACHEMIRE

Jun’d Allah Armée d’Allah Org.de guérilla musulmane

Jamma-et-Kashmir Liberation Front J.K.L.F. Front de Libération Jamaa-et-Cachemire Mouvement de guérilla séparatiste, fondé en 1965, dispose d’une branche féminine, Dukktaran e-Millat e-Kashmir D.M.K. Les Filles de la Nation du Cachemire) et d’une branche étudiante, le Front Etudiant de Libération du Jamma et-Kashmir (F.E.L.J.K.), liens avec les Tigres d’Allah

IRAK

Ansar al-IslamLes partisans de l’islam Org. terroriste islamique qui agit dans la zone du Kurdistan iraqien, suspecté d’entretenir des liens avec Al Qaïda

Conseil Suprême de la Révolution Islamique Mouvement coordonnant les actions de plusieurs organisations fondamentalistes chi’ites, fondé en 1980, dirigée par l’Hojatoleslam Mohammed-Bakr Al-Hakim, l’hojatoleslam Mahmoud Hachemi et l’hojatoleslam Ahmad Salek Kachani, a une branche armée connue sous le nom de Division Badr-9

Ligue Islamique du Kurdistan Org. de guérilla kurde chi’ite, apparue en 1986, revendique ses actions sous le nom d’Hezbollah du Kurdistan, installé en 1988 à Sanandaj, dans le Kurdistan iranien, et a pris le nom de Mouvement Islamique du Kurdistan

Organisation de l’Action Islamique Mouv. terroriste chi’ite, dirigée par l’Hojatoleslam Seyyed Mohammed-Taqui Modarressi

LIBAN

Conseil Supérieur Chi’ite Org. fondamentaliste chi’ite, lié à Amal, au Hezbollah

F.P.L.P.-Commandement Général (Front Populaire de Libération de la Palestine) Org. terroriste nationaliste, créée en 1968 et dirigée par Ahmed Jibril, soutenu également par l’Iraq et la Syrie.

-H-A-M-A-S- Harakat al-Muqawama al-Islamiyya Filastin ou HAMAS (signifie « enthousiasme » arabe).

Le HAMAS est une organisation terroriste islamiste créée en le 9 décembre 1987 par le Cheikh Ahmed Yassin. Cette organisation a des liens avec les Frères Musulmans. Il est actif sur tout le territoire de la Cisjordanie et représente aujourd’hui l’une des branches terroristes les plus virulents. Le Hamas a aussi des liens avec le Hezb-i Islami afghan de Gulbuddin Hekmatyar et utilise les bases d’entraînement de ce Parti Islamiste Sunnite à Peshawar au Pakistan. Le Hamas et le Hezb-i Islami sont financés par le régime des mollahs.

Financement du Hamas – Suite aux directives du Director of National Intelligence (DNI), John Negroponte, en septembre 2005, la CIA a renforcé sa présence et ses réseaux dans certains ports et zones franches des pays du Golfe, pour mieux lutter contre les circuits clandestins de financement du terrorisme.

L’agence a ainsi détecté récemment des mouvements de fonds transitant par des sociétés implantées dans les zones franches du Koweït, du Qatar et des Emirats arabes unis, en provenance d’Iran et à destination de trois mouvements palestiniens : le Hamas, le Jihad islamique et les Comités de résistance nationale, une faction radicale, dissidente du Fatah (Source : Intelligence Online).

Hezbollah de Palestine Org. fondamentaliste chi’ite apparue au mois d’août 1989.

Hezbollah

Parti de Dieu, mouvement fondamentaliste chi’ite, installé à Baalbek, liens avec le Parti du Cheikh Fadlallah, et Amal Islamique.

C’est en 1982 (ou 83) qu’Ali Akbar Mohtashami-pour (auj. un réformateur), l’ambassadeur la République Islamique en Syrie qui devint plus tard ministre des Affaires intérieures a fondé l’organisation chiite extrémiste « Hezbollah » au Liban.

Il faut également citer l’Organisation de la Justice Révolutionnaire ou le Djihad islamique, noms sous lequel l’Hezbollah négociait les otages.

L’on reconnaît des liens entre l’Hezbollah et Al Qaïda, le Jihad islamique égyptien, l’organisation afghane islamique des Talibans, l’organisation de guérilla somalienne du général Aïdid

Jama’a Islamique Org. islamique sunnite, installée à Saida, dispose d’une branche militaire, la Résistance Islamique – Force du Fajr, laquelle entretient des liens avec l’Hezbollah et le Jihad islamique palestinien

Parti du Cheikh Fadlallah Milice terroriste fondamentaliste chi’ite, dirigée par le Cheikh Fadlallah. Cette milice était très active à Bir Abed, la banlieue sud de Beyrouth

MAROC

Parti de la Libération Islamique Org. terroriste chi’ite, dont les membres agressent régulièrement, au couteau ou au vitriol, les personnes qui vivent à l’occidentale

ÉGYPTE

Jihad Islamique Org. terroriste qui vise à s’emparer du pouvoir pour instaurer une république islamique. Cette organisation a été dirigée entre autres par Al Zawahiri.

PAKISTAN

Liberation Army of Balouchistan Armée de Libération du Balouchistan Org. séparatiste musulmane, probablement soutenue par l’Iran, attentats terroristes

MIXTE

Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques Arabes (C.S.P.P.A.) Anis Naccache, terroriste libanais, Varoujian Garbidjian (Asala), et Georges Ibrahim Abdallah, (F.A.R.L.), des attentats organisés en France.

Attentats exécutés par les Syriens avec le soutien de l’Iran et de la Libye afin de forcer la France à honorer sa dette d’Eurodif et pour obtenir la cessation des fournitures d’armes à l’Iraq ; la Libye afin d’obtenir le désengagement français du conflit tchadien, et la Syrie pour faire partir les Français du Liban.

L’Iran lance une OPA sur AL Qaeda
Iran-Resist
15.11.2006

Non content de se servir de la terreur contre ses propres ressortissants, non content de financer et d’armer les terroristes islamistes et ou palestiniens, et de subvenir aux besoins des milices terroristes en Irak ou en Afghanistan, le régime des mollahs serait en passe de lancer une OPA sur AL Qaeda.

La fusion totale entre ces deux entités qui se sont associées à plusieurs reprises pour des opérations ponctuelles comme l’Attentat de Khobar en Arabie Saoudite [1], est d’autant plus inquiétant que la nébuleuse à Ben Laden dit ouvertement qu’elle est à la recherche de la capacité nucléaire ou de matières sales.

Si la république islamique pouvait réussir à se doter d’un arsenal nucléaire [2], nul doute qu’avoir l’appui d’une organisation de l’envergure d’Al Qaeda lui permettrait de mener à bien ses funestes desseins qu’elle caresse depuis sa création : reversement des monarchies Marocaine [3], Jordanienne et Saoudienne (conformément au Testament de Khomeiny), islamisation révolutionnaire de tous « les états musulmans » et surtout de l’Egypte (conformément au Testament de Khomeiny), destruction d’Israël (Testament de Khomeiny) et mainmise sur les mosquées d’occident …

En effet, selon divers services de renseignement occidentaux, le régime de Téhéran serait en train de déployer tous ses efforts pour que Seyf Al Adel (l’épée du juste), un égyptien de 46 ans devienne le numéro 3 du réseau terroriste après le fantomatique Ben Laden et son dauphin Al Zawahiri.

Les raisons qui poussent Téhéran à se montrer si empressé pour défendre cet homme sont extrêmement simples : l’égyptien est un ardent défenseur du régime islamique de Téhéran et selon certaines rumeurs serait même un agent des services iraniens. Le fait de l’avoir en numéro 3 serait aussi l’emplacement idéal pour qu’il devienne rapidement numéro 2, l’espérance de vie des deux autres susnommés étant soit limitée, soit déjà dépassée.

Par le passé Téhéran a déjà tenté ce genre d’approche en apportant son soutien à Al Zarqawi en Irak. Par le passé, Téhéran a logé et aidé les membres d’Al Qaeda à plusieurs reprises sur son territoire et leur a fourni divers appuis logistiques. Le fils de Ben Laden ? Mohammad, ainsi que 24 autres haut-dirigeants du réseau ont vécu en Iran et ont même planifié l’attaque du 11 septembre depuis le territoire iranien. Afin de ne pas être soupçonné de collaboration avec Al Qaeda, Téhéran a même fait arrêter des membres de ce groupe terroriste.

Mais le régime islamique iranien n’a jamais donné de plus amples nouvelles sur le lieu de détention ni les raisons et pour beaucoup, ces gens ne seraient pas prisonniers mais simplement à l’abri dans des maisons aux alentours de Téhéran sous la « protection » de Pasdarans. Quant à l’égyptien, c’est en Iran, et plus précisément à Téhéran qu’il a trouvé refuge après avoir fui l’Afghanistan en 2001 en compagnie de Mohamad Ben Laden.

Le Daily Telegraph de Londres sur le même sujet annonce pour sa part que les responsables d’Al Qaeda sont actuellement réunis en Iran pour des discussions. Selon le Telegraph, si Al Qaeda accède à la demande de l’Iran, alors le régime de Téhéran permettra à cette organisation terroriste islamique de bénéficier des infrastructures et capacités des forces des Gardiens de la révolution. Une offre qui ne se refuse pas facilement.

Le Hamas, financé par l’Iran, préparerait des attaques chimiques contre Israël
Iran-Resist
07.06.2006

Par Alexandre Yudkewicz – Arouts. L’Iran joue à présent un rôle majeur dans le soutien financier apporté au Hamas. Par le biais de fonds transférés à des organisations dites de bienfaisance, Téhéran apporte sa contribution aux effort que le groupe terroriste, qui dirige à présent l’AP, déploie pour maintenir sa popularité auprès de la population locale.

Dans son édition du 1er juin, le quotidien quasi-officiel de l’Autorité palestinienne, le Al Hayat Al Jadida, révélait comment une seule de ces organisations, Al Ansar, avait distribué 1.8 millions de dollars de dons à 2900 familles de terroristes suicides dans la Bande de Gaza.

De plus, rien qu’au cours des trois derniers mois, l’Iran a contribué à hauteur de 1.3 millions de dollars au financement de 2 020 familles de terroristes vivant en Judée-Samarie. Des organisations telles que Al Ansar contribuent substantiellement au niveau de soutien dont bénéficie le Hamas, réduisant d’autant l’efficacité des sanctions économiques instituées par l’Occident. Outre le développement social et économique que favorise le financement iranien, Téhéran soutient également le terrorisme de façon directe.

Selon le quotidien Haaretz, des responsables terroristes du Hamas en Judée-Samarie auraient procédé à des essais afin de produire une bombe sale, une bombe chimique, en ajoutant des produits toxiques à leurs explosifs traditionnels. L’organisation ne serait pas en mesure de produire des explosifs chimiques complexes à l’heure actuelle, mais la tendance est à la préparation de méga-attentats qui créeraient un nouvel équilibre des forces, selon une source issue des milieux sécuritaires israéliens citée par le Haaretz.

Ainsi, le Shin Bet a annoncé lundi l’arrestation d’un haut responsable du Hamas à Ramallah qui planifiait précisément plusieurs méga-attaques. Ibrahim Hamed, chef de la branche dite militaire du Hamas en Judée-Samarie, prévoyait de faire exploser des lignes de chemin de fer et le complexe de stockage de gaz de Pi Glilot.

Enfin, toujours selon la même source, le Hamas s’attellerait en particulier à l’accumulation d’armes et d’explosifs, de façon à se tenir prêt au cas où l’échelon politique donnerait le feu vert pour mettre fin au statut-quo sécuritaire.

« A ce stade, les terroristes de la ‘branche armée’ du Hamas n’ont pas reçu d’ordres opérationnels, puisque le recours au terrorisme à ce stade desservirait les intérêts du gouvernement de l’AP sous son contrôle », indique-t-on côté israélien. Toutefois, ces hommes ont reçu l’ordre de se tenir prêts et d’élaborer des plans d’actions afin de pouvoir passer à l’acte dès que l’ordre en sera donné.

Les livres scolaires iraniens préparent la guerre
Iran-Resist
23.08.2006

Une étude des 115 textes scolaires iranien a permis de conclure que la république islamique d’Iran prépare les enfants iraniens à la guerre, mais aussi qu’elle est prête à risquer de nombreuses vies pour avoir l’opportunité de vaincre l’Amérique au cours d’une confrontation globale et planétaire.

« L’Iran est dans un processus de guerre », conclut l’étude. Le régime des mollahs prépare les élèves du primaire à combattre l’Occident (et notamment les USA) dans une « phase complémentaire à sa révolution ». Selon cette étude, dans les livres scolaires, le régime révolutionnaire iranien se décrit comme le champion de toutes les nations non-occidentales, musulmanes et non musulmanes, dans la lutte contre l’hégémonie occidentale à travers le monde. Selon les mollahs qui endoctrinent les iraniens dès leur plus jeune âge, les musulmans et les pays opprimés dans leur ensemble doivent conduire une guerre contre l’oppresseur infidèle, et spécialement contre l’Amérique explique l’étude en utilisant le vocabulaire repris dans les livres scolaires.

C’est la première étude approfondie sur les méthodes d’endoctrinements infantiles utilisées par la république islamique d’Iran depuis deux générations. Jusqu’à présent de nombreuses analyses avaient été faites sur les propos des dirigeants iraniens, dont Ahmadinejad, qui relevaient le caractère profondément anti-occidentaliste des propos. Mais cette étude montre clairement que la guerre contre l’Amérique fait partie des objectifs du régime islamo fasciste depuis son avènement.

L’islamologue Bernard Lewis à qui nous devons le projet de la balkanisation islamiste du Moyen-Orient a été mis à contribution dans cette étude. Aujourd’hui âgé de plus de 85 ans, Lewis ne cesse depuis 1 an seulement de mettre en garde l’opinion internationale sur le régime des mollahs. Selon Lewis, Ahmadinejad et ses « disciples » ne sont pas des fanatiques sauvages mais la représentation de la révolution islamique de 1979.

Le vieux chercheur qui a aidé la clique de Khomeiny veut sans doute réparer son erreur ou se soulager sa conscience. Après 27 ans de complicité silencieuse, Lewis cite enfin la promesse de Khomeiny, déclaration que l’on trouve dans les livres du primaire depuis 27 ans. « J’annonce au monde entier que si les infidèles font obstacle à notre religion, nous nous opposerons au monde entier et nous ne cesserons pas avant leur anéantissement, nous en sortirons tous libérés ou nous obtiendrons une plus grande liberté qui est le martyr. Soit nous nous serrerons les uns aux autres pour célébrer la victoire de l’islam sur le monde ou bien nous aurons tous la vie éternelle grâce au martyr. Dans les deux cas, la victoire et le succès seront à nous. »

Ce texte et d’autres du même style, révélateurs des intentions profondes du régime des mollahs, sont visibles dans les livres scolaires des petits iraniens. De fait, la principale conclusion que l’on puisse tirer de l’étude des livres scolaires iraniens est que l’éducation toute entière est tournée vers la lutte contre l’Amérique au nom de l’islam. L’étude pointe deux thèmes récurrents au sein d’un Jihad mondial contre l’Occident : un effort massif dans les livres pour dépeindre l’Occident (avec les USA à sa tête) comme l’incarnation du diable et un appel constant à se préparer à faire la guerre, le Jihad et devenir martyr.

Les rapporteurs de cette étude notent que la lutte contre les USA n’est pas plus religieuse que culturelle mais politique. Dans les ouvrages scolaires iraniens, la menace américaine est présentée comme imminente et nécessitant une préparation à l’échelle nationale. La combinaison de ce genre d’éducation avec le projet de l’acquisition de l’arme nucléaire ouvre le champ de possibilités : Voici ma bombe, voici mes armées de jeunes gens conditionnés. Pas si simple ! L’étude a ses défauts…

Cette étude néglige de prendre en compte l’effet pédagogique réel de ce genre de manuels. Il y a la preuve de leur inefficacité. Le nombre des jeunes iraniens prêts à s’engager dans le conflit au Liban était si peu que le régime a proposé de fortes primes. Une majorité écrasante des jeunes iraniens reste imperméable aux propos des livres scolaires et c’est la Pauvreté de leurs parents, très hostiles à l’incapacité des mollahs, qui en est la cause. Les jeunes iraniens ne vivent pas dans un environnement sain voué aux études mais dans un milieu hostile, pauvre et ils nourrissent d’énormes rancoeurs contre le régime qui consacre les revenus pétroliers au Hezbollah plutôt qu’à leur bien être. De ce point de vue, l’étude s’est montrée délibérément négligente, mais il n’en reste pas moins vrai qu’un très petit nombre de jeunes iraniens sera happé par cette propagande simpliste et Hezbollahi. Il faudrait pour cela que la recrue n’appartienne pas à la classe moyenne qui vit avec des revenus en dessous du seuil de la pauvreté. Les partisans de la guerre avec les Etats-Unis appartiennent à la classe aisée en Iran et on les retrouve souvent comme étudiants aux Etats-Unis ou en Europe. Si les livres scolaires s’attaquent à l’éducation terroriste des plus jeunes, ce ne sont pas des enfants qui seront au cœur de l’offensive contre les USA mais de jeunes adultes imperméables au charme de l’Internet et à la liberté qui y règne.

Par ailleurs, la participation de Lewis nous chagrine : cet homme n’est pas déontologiquement qualifié pour parler du régime des mollahs en essayant de diaboliser les Iraniens : un petit nombre d’entre eux sont concernés mais la plupart ne sont pas des zombies nourris au charabia islamiste des livres scolaires mis au point par la Révolution Culturelle menée par Khatami.

L’étude a certainement ses propres objectifs dont nous imaginons certains avec aisance : « les iraniens sont en retard dans le domaine démocratique, il faut leur donner le temps d’évoluer à leur rythme et surtout respecter leur croyance (désormais encrée profondément) tout en combattant l’extrémisme ». Le thème d’évolution lente est la doctrine des réformateurs du régime des mollahs.

Ces mêmes livres (anti-occidentaux) étaient publiés et lus sous Khatami mais à l’époque les auteurs de l’étude et ce cher Bernard Lewis ne se manifestaient pas ! Des propos sur l’anéantissement d’Israël ont été nombreux depuis l’avènement du régime et surtout sous Khatami… Cette étude qui se base sur des faits réels a cependant un objectif politique particulier : nous rappeler la merveilleuse époque de Khatami qui fut un véritable ange comparé à Ahmadinejad !

Alors que Khatami se prépare pour se rendre à New York et y faire un discours sur la paix et l’amitié entre les nations [1], de fausses études comme cette dernière apparaissent pour orienter le débat et donner l’illusion qu’il existe deux républiques islamiques, l’une rigoriste et l’autre évoluée. L’autre objectif est d’affaiblir les opposants laïques et renforcer Khatami. On comprend mieux alors la participation de Bernard Lewis à la rédaction de cette étude. Il s’agit de préserver le régime tout en dénonçant des accès de ses factions les plus intégristes.

Or les faits sont têtus, le contenu des livres qui racontent la méchanceté de l’Amérique n’est pas le principal danger du régime des mollahs : les mêmes livres racontent également les grandes réussites économiques et industrielles de la révolution islamique ! C’est ce qui rend ces livres risibles et c’est pourquoi personne y compris les enfants ne croient guère au bien fondé de leur propos, surtout s’ils appartiennent à cette masse de la classe moyenne broyée par la révolution de Khomeiny.

Le danger ne vient pas des livres scolaires des mollahs. Il y aussi un autre danger et on le trouve dans les livres scolaires français où l’on se garde bien d’associer le nom de l’Islam à celui du terrorisme [2] et on éduque des générations d’Européens pacifistes et naïves. Ces concepts dirigent l’opinion publique et forcent les états à se comporter en parfait munichois. Ainsi l’imminence de la menace d’une république islamique nucléaire est gommée au profit d’une approche diplomatique ! On croirait être revenu à l’époque de Hitler quand les dirigeants occidentaux comme Daladier et Chamberlain estimaient qu’il y avait encore de la place pour un espace de paix… Même l’administration Bush pressée par une opinion sensible au discours pacifiste d’inspiration européenne a décidé de laisser une chance à la diplomatie en optant pour le Conseil de Sécurité qui n’a rien résolu depuis sa création !

Les USA et leurs alliés ont raté l’opportunité d’utiliser la meilleure des armes à leur disposition pour empêcher l’Iran de se nucléariser, ils ont omis d’aider les forces laïques qui se sont exilés pour lutter contre le régime religieux. Si demain Ahmadinejad et ses gardiens de la révolution obtiennent l’arme nucléaire, la seule solution possible qui restera pour leur faire face sera la guerre ! Si les livres scolaires iraniens préparent à la guerre, en l’absence d’adhésion populaire à un régime impopulaire et corrompu, la victoire sera à leur portée par un concours inattendu des circonstances ! Car à la différence la république islamique qui n’a pas su faire des livres convaincants, l’Europe a éduqué des générations de pacifistes et d’alter-mondialistes qui seront les véritables alliés actifs des mollahs!

L’étude des livres scolaires iraniens est certes instructive, mais il serait judicieux de savoir si les adultes européens ne seraient pas finalement pire que les jeunes iraniens élevés dans la haine de l’occident.

[1] Discours de Khtami à New York , le 7 septembre 2006

[2] L’Union Européenne élabore actuellement un lexique interne destiné à la communication publique de ses politiciens et fonctionnaires. Elle y précise quels mots utiliser en matière de terrorisme afin de souligner que l’islam ne justifie pas les attentats terroristes. Seront bannis de ce lexique les termes « islamiste », « fondamentaliste » et « Jihad ». Cette complaisance ne profite qu’aux terroristes qui ont pris en otage un milliard de coreligionnaires musulmans.

Voir l’article du Monde:

Dix enjeux de politique étrangère
Le Monde
16.04.07

LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Si les Etats-Unis ou Israël décident à un moment donné que la seule façon d’empêcher l’Iran d’acquérir la bombe atomique est de procéder à des frappes militaires sur ses sites nucléaires, considérez-vous que la France devra s’opposer à ce scénario ? De quelle façon ?

François Bayrou : Alors que la société politique iranienne est de plus en plus divisée et que les provocations d’Ahmadinejad la marginalisent, une intervention militaire ressouderait instantanément la nation iranienne derrière son président et plongerait l’ensemble du Moyen-Orient dans le chaos. Il ne s’agit pas de « s’opposer » aux Etats-Unis, car je doute qu’ils solliciteraient dans cette hypothèse l’aval de la communauté internationale, il s’agit de les dissuader de s’engager dans une nouvelle impasse. Je fais confiance à la majorité du peuple américain, telle qu’elle s’est exprimée à l’automne 2006, pour faire échec aux tentations aventuristes.

Ségolène Royal : J’ai été la première, en France, à prendre une position très ferme sur le dossier iranien. Nous devons impérativement obtenir de l’Iran l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et la reprise des inspections de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). L’accès de l’Iran au nucléaire militaire déstabiliserait la région. Pour autant, je refuse toute initiative unilatérale. Les pressions sur l’Iran doivent s’exercer par l’intermédiaire de résolutions du Conseil de sécurité et l’action du groupe 5+1. L’Iran doit entendre la voix de la raison et comprendre qu’il ne pourra jouer dans cette région le rôle auquel la géographie et l’histoire lui permettent de prétendre que s’il respecte la légalité internationale.

Nicolas Sarkozy : Je suis convaincu qu’une solution diplomatique est possible si la communauté internationale reste ferme sur ses principes et dans ses demandes. Un nouveau conflit aurait des conséquences très graves pour la région. L’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la crise avec l’Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit agir pour que la communauté internationale reste unie, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité les résolutions 1 737 et 1 747.

Etes-vous favorable, au cas où l’Iran continuerait à refuser de se conformer aux demandes de l’ONU et de l’AIEA, à ce que les grandes puissances mettent en place un embargo sur les ventes de produits pétroliers raffinés à l’Iran ? Accepteriez-vous l’idée de sanctions adoptées en dehors du cadre de l’ONU, sur la base d’une « coalition de pays volontaires » ?

F. B. : Il ne faut pas sous-estimer la dépendance de l’économie iranienne par rapport à l’Occident. La politique d’Ahmadinejad a échoué et c’est ce qui explique ses provocations répétées. Les principaux responsables de l’économie iranienne sont, pour cette raison, soucieux d’éviter des mesures de rétorsion américaines et européennes, dans le secteur financier autant que dans le secteur pétrolier. Je crois donc qu’il faut procéder à un examen précis de tous les instruments de pression économiques dont nous disposons. Le pire serait que la communauté internationale se divise sur une querelle théologique sur le droit d’ingérence. Nous devons être assez déterminés pour faire plier l’Iran et assez intelligents pour ne pas nous opposer frontalement à la Chine et à la Russie.

S. R. : Si l’Iran persiste à ne pas se conformer à ses obligations, nous devrons monter d’un cran dans les sanctions. Mais je n’accepte pas l’idée de « coalition de pays volontaires » qui a été utilisée par l’administration américaine lors de l’intervention en Irak, avec les résultats que l’on sait.

N. S. : Si l’Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous n’acceptons pas le fait accompli d’un Iran nucléaire. Dans ce cas, nous rechercherons en priorité l’unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n’est exclu, a priori, ce qui compte, c’est l’efficacité. S’agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n’est pas un problème de principe. Mais il est, bien sûr, préférable d’avoir une résolution de l’ONU.

Seriez-vous d’accord pour que l’Iran soit autorisé à mener sur son territoire, et sous contrôle étroit de l’AIEA, des activités de recherche et développement dans le domaine de l’enrichissement d’uranium comme compromis éventuel pour sortir de l’impasse diplomatique ?

F. B. : Il serait à la fois illusoire et inéquitable d’interdire à l’Iran l’accès au nucléaire civil. Le traité de non-prolifération ne proscrit pas formellement les activités d’enrichissement, sous réserve qu’elles ne débouchent pas sur la fabrication d’armes nucléaires. Tout le problème est dans l’efficacité du contrôle, et les Iraniens ne nous ont pas habitués à beaucoup de bonne foi en ce domaine. Toute la question est donc de savoir ce que pourrait être un « contrôle étroit ». Nous ne pouvons pas cautionner un simple habillage juridique de la marche iranienne au nucléaire militaire.

S. R. : La question est aujourd’hui que l’Iran arrête son processus d’enrichissement sans contrôle. C’est seulement ainsi que la confiance indispensable à la bonne application du traité de non-prolifération pourra revenir. Et je redis que la meilleure solution me paraît être la proposition faite par la Russie de fournir l’uranium enrichi à l’Iran, ce qui écarterait le risque de prolifération, tout en permettant à ce pays d’accéder à l’électricité d’origine nucléaire.

N. S. : Ce programme d’enrichissement iranien est dangereux car il n’a pas d’utilisation pacifique identifiable. Le Conseil de sécurité a donc exigé de l’Iran qu’il suspende y compris ce qu’il appelle ses « activités de recherche et développement ». Téhéran doit coopérer sans réserve avec l’AIEA, pour faire toute la lumière sur des années d’activités clandestines. La communauté internationale a fait des propositions ambitieuses, en particulier la possibilité pour l’Iran de développer un programme nucléaire clairement civil. Mais pour cela, l’Iran doit démontrer ses intentions pacifiques.

CRISE AU DARFOUR

Etes-vous favorable à l’adoption de nouvelles sanctions contre le régime soudanais, si ce dernier continue de refuser le déploiement d’un contingent de casques bleus de l’ONU au Darfour, ainsi que le demande la résolution 1 706 du Conseil de sécurité ? Quelles sanctions exactement ?

F. B. : Les sanctions doivent être immédiates et couvrir l’exportation des produits pétroliers, le gel des avoirs financiers des dignitaires du régime et le lancement de nouvelles poursuites pénales aux plus hauts niveaux. Ces sanctions doivent avoir un double objectif : d’abord pousser Khartoum à accepter les résolutions du Conseil de sécurité votées depuis trois ans et en urgence l’application du cessez-le-feu et l’accès total, sans condition, à l’ensemble des populations civiles par les agences humanitaires. Ensuite, reconnaître l’échec de l’accord de paix du 5 mai et faire accepter au gouvernement soudanais une réouverture réelle de négociations politiques avec l’ensemble des groupes rebelles, notamment ceux qui n’ont pas signé l’accord d’Abuja (entre le gouvernement et une partie des factions, en mai 2006).

S. R. : Ce drame humain est totalement intolérable : 300 000 victimes, deux millions de déplacés. Personne ne pourra prétendre l’avoir ignoré. Et en face il y a une forme de mollesse diplomatique, que rien ne saurait excuser et certainement pas la présence de pétrole dans le sous-sol ! Il faut que la communauté internationale se mobilise plus énergiquement, et je souhaite que la France, au Conseil de sécurité, fasse des propositions, notamment de sanctions, si le Soudan continue à tergiverser.

Ces sanctions pourraient être le gel des avoirs ou l’embargo sur les exportations de pétrole soudanais. Il est indispensable qu’une force conjointe de l’Union africaine et des Nations unies se déploie rapidement. Je souhaite aussi qu’il y ait une dimension européenne à cette action : voilà un sujet sur lequel l’Europe pourrait exister sur le plan diplomatique en parlant d’une même voix.

N. S. : Au Darfour, je n’accepte pas que la mauvaise volonté du gouvernement soudanais à appliquer la résolution 1 706 et sa complaisance à l’égard des milices djandjawids nous transforment en témoins impuissants de l’horreur. Si je suis élu, je n’hésiterai pas à militer pour un durcissement décisif des sanctions contre tous les responsables de la prolongation du conflit. Des mesures immédiates s’imposent, comme le gel des avoirs ou le refus de délivrer des visas pour les individus impliqués dans les massacres. La France appliquera au besoin ces mesures avec ses partenaires européens ou à titre national.

VENTES D’ARMES À LA CHINE

Etes-vous favorable à une levée de l’embargo européen sur les ventes d’armes à la Chine ?

F. B. : Je ne suis pas favorable à une levée sans contrepartie de l’embargo sur les armes en direction de la Chine. Cet embargo a été décidé à la suite du massacre de Tiananmen, c’est-à-dire au refus de toute libéralisation politique en Chine. Les économies française et chinoise prospèrent ensemble. Les échanges culturels nous enrichissent mutuellement. Qu’il s’agisse du Darfour, de Taïwan, de l’Iran, de la protection de la préservation des minorités et du respect des droits de la personne, nous sommes en droit d’attendre une forte inflexion de la politique chinoise avant d’envisager de normaliser la situation.

S. R. : La Chine a changé depuis 1989, date des événements de la place Tienanmen et de la décision d’embargo prise par l’Union européenne. Il reste toutefois beaucoup de progrès à faire dans le domaine de la démocratie et du respect des droits de l’homme. En outre, la Chine accroît fortement ses capacités militaires depuis quelques années, ce qui commence à inquiéter les pays de la région. Je pense donc que la levée de l’embargo est prématurée.

N. S. : La levée de l’embargo est une décision collective, qui doit être prise par l’ensemble des partenaires européens. La Chine est un partenaire de première importance pour la France et l’Europe. Nos relations se sont beaucoup développées au cours des dernières années, et c’est une très bonne chose. Mais l’embargo sur les armes a une signification bien particulière, liée notamment à la situation des droits de l’homme dans ce pays. Dans ce domaine, la Chine peut encore faire des progrès. C’est à l’aune de cette question que nous devons continuer de discuter avec nos partenaires chinois.

BOUCLIER ANTIMISSILE AMÉRICAIN

Etes-vous favorable à l’installation en Pologne et en République tchèque d’éléments du bouclier antimissile que veulent mettre en place les Etats-Unis ? Considérez-vous que ce projet a un sens, face au risque que l’Iran se dote à l’avenir de missiles pouvant atteindre le territoire européen ?
F. B. : Je suis favorable sur ce point à une attitude commune de tous les Européens. Nous devons penser cette question dans le cadre d’une refondation de la relation atlantique. Les Européens doivent disposer d’un instrument d’analyse des menaces, de prospective stratégique et de programmation de leurs moyens militaires communs. Rien ne serait pire que des décisions prises en ordre dispersé selon que les uns et les autres sont ou pas sensibles à la pression américaine. C’est le politique qui détermine le militaire et non l’inverse : commençons par discuter avec les Etats-Unis de notre conception de l’ordre international souhaitable et nous verrons alors dans quelle mesure nous pouvons partager leurs options militaires.

S. R. : La France est dotée de forces nucléaires qui garantissent en dernier ressort notre liberté. Je veillerai à ce que cet outil indispensable de notre indépendance politique et diplomatique garde en permanence sa crédibilité.

Le projet américain de bouclier antimissile pose beaucoup de questions. Son efficacité reste hypothétique, sa crédibilité incertaine : les Européens seraient-ils protégés par un parapluie américain dont ils n’auraient pas la maîtrise ? Il faut que les Américains répondent à ces questions dans le cadre de l’OTAN. Il faut aussi que les Européens en discutent entre eux. Je crois surtout que nous devons relancer la politique européenne de défense.

N. S. : Je trouve quand même préoccupant de ne pas discuter ensemble, avec nos partenaires européens, du système de défense antimissile que les Etats-Unis sont en train de mettre en place. Je ne vois pas comment on peut dire que c’est simplement le problème de la République tchèque ou de la Pologne et que ce n’est pas du tout celui de l’Europe, sauf à renoncer à toute ambition d’une politique européenne de la défense.

L’EUROPE FACE À LA RUSSIE

Etes-vous favorable à l’entrée, un jour, de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN ? Dans l’Union européenne ?

F. B. : Il ne peut y avoir de nouvelles adhésions tant que nous n’aurons pas redéfini précisément la vocation de l’Union et redessiné son architecture institutionnelle. Ensuite, nous devrons tenir compte de la volonté de ces pays, comme des liens qu’ils entretiennent avec la Russie.

S. R. : Inviter un pays dans l’OTAN, c’est élargir une alliance de défense et étendre une garantie de sécurité. C’est un engagement qui ne se prend pas à la légère. Il suppose bien sûr des valeurs communes et des garanties sur sa pérennité comme sur sa crédibilité. Il faut aussi que l’adhésion contribue à la sécurité et à la stabilité du continent européen. Au regard de ces critères, les candidatures actuelles posent encore beaucoup de questions.

S’agissant d’une éventuelle entrée dans l’Union européenne, non seulement ces deux pays ne remplissent pas les critères d’adhésion, mais il est nécessaire de faire une pause dans le processus d’élargissement.

N. S. : Avec l’Ukraine et la Géorgie, je souhaite que nous progressions d’abord dans la voie du partenariat privilégié avec l’Union qui permettra à ces pays de prendre part au grand marché et de participer à certaines politiques européennes, par exemple dans le domaine commercial ou en matière d’éducation et de recherche. Concernant l’OTAN, je souhaite que le rapprochement amorcé avec l’Ukraine et la Géorgie se poursuive. Le « dialogue intensifié » peut être un premier pas vers une éventuelle intégration. Mais l’adhésion doit aussi refléter la volonté des pays concernés et de leurs citoyens.

Seriez-vous prêt à accélérer le projet de gazoduc Nabucco qui vise à permettre à l’Europe de réduire sa dépendance aux approvisionnements en gaz russe, en ouvrant une voie d’acheminement des hydrocarbures d’Asie centrale qui éviterait le territoire russe ?

F. B. : Tout ce qui contribue à réduire la dépendance de l’Europe en matière d’approvisionnement énergétique doit être encouragé. Ce type de projet ne doit pas être perçu comme l’expression politique d’une hostilité à la Russie mais comme un instrument bienvenu de diversification économique.

S. R. : L’Union européenne aura besoin à l’horizon 2025 de 250 à 300 milliards de mètres cubes par an de gaz supplémentaires, par rapport aux 500 milliards consommés actuellement. Dans ce contexte, il est normal que les Etats membres cherchent à équilibrer leurs sources d’approvisionnement. C’est une question d’indépendance énergétique.

N. S. : Oui, car ce gazoduc est un projet d’infrastructure énergétique particulièrement important pour l’Union européenne ; c’est également un outil pour développer la coopération avec notre voisin turc ainsi qu’avec les pays producteurs de gaz, en particulier de la Caspienne. La question n’est pas de réduire notre dépendance vis-à-vis de tel ou tel pays en particulier, il s’agit d’organiser un approvisionnement stable et diversifié sur le long terme pour les besoins énergétiques de l’Europe. Le développement d’une véritable politique européenne de l’énergie est un des principaux défis pour les prochaines années ; le projet Nabucco s’inscrit bien dans cet objectif.

Etes-vous favorable à l’augmentation des capitaux russes dans la société EADS, où ils sont présents actuellement à hauteur de 5 % ?

F. B. : Non, j’y suis hostile, compte tenu de la contribution d’EADS à l’équipement militaire de la France. Plus généralement, je crois que les Européens doivent être beaucoup plus vigilants qu’ils ne le sont en matière de contrôle des offres publiques d’achat. Je n’admets pas que nos industries puissent être achetées par des firmes qui elles-mêmes, selon des modalités d’ordre juridique ou culturel, ne sont pas achetables.

S. R. : EADS peut tirer profit de coopérations avec les grands groupes russes spécialisés dans l’aéronautique et la défense. Je ne souhaite pas, en revanche, qu’on aille vers une intégration financière. L’autonomie de décision d’EADS doit être préservée.

N. S. : Non, pour une raison très simple : EADS est une entreprise stratégique, liée aux impératifs de la défense française et européenne. Une augmentation de la participation de l’Etat russe au capital d’EADS – ou d’actionnaires qui en dépendraient en réalité – pourrait, surtout si elle devait tendre vers une minorité de blocage, remettre en cause notre indépendance et notre souveraineté nationale.

Voir enfin le dernier ouvrage de Thérèse Delpech (« Le grand perturbateur », Réflexions sur la question iranienne »):

Le grand perturbateur

Evene

Résumé du livre

Contrairement à la plupart des pays qui cherchent à contrecarrer ses projets, l’Iran a une idée précise de ce qu’il souhaite : devenir la puissance majeure du Moyen-Orient au XXIe siècle, ce qui n’est pas un crime en soi. A chaque période de l’histoire, les rapports de pouvoir évoluent, et il est essentiel de savoir le comprendre pour que ces changements se produisent de façon pacifique. Mais pour parvenir à ses fins, Téhéran reprend le projet révolutionnaire de la fin des années 1970. Il compte à nouveau sur un bouleversement régional de grande ampleur qui dépasse les distinctions entre les Perses et les Arabes, ou entre les chiites et les sunnites… Son influence régionale s’exerce au moyen de discours violemment anti-israéliens, dont s’abstenaient les capitales de la région depuis de nombreuses années. Téhéran compte aussi sur l’infiltration de ses agents dans l’ensemble de sa périphérie. Celle-ci est perceptible non seulement au Liban et en Irak, mais aussi en Asie centrale et au Caucase. Téhéran compte enfin sur une militarisation du régime, dont les manoeuvres d’intimidation ont donné une illustration convaincante au printemps et à l’automne 2006, et sur son programme nucléaire et balistique. Ceux-ci connaissent une accélération au moment même où le Conseil de Sécurité demande enfin, avec la résolution 1696, une suspension complète de toute activité liée à l’enrichissement et au retraitement de l’uranium.

Les extraits

Morceau choisi

Après avoir consacré beaucoup d’encre à critiquer le projet américain de ‘Grand Moyen-Orient’, un exercice qui ne coûte pas cher – tant il faut l’unanimité – il serait prudent de se pencher sur le seul véritable plan concurrent, celui de l’Iran, qui, contrairement au précédent, progresse, même si les résultats des élections de décembre ne sont pas favorables au président iranien. Au moment où Téhéran continue d’afficher une politique de confrontation avec la communauté internationale, où l’Europe est ouvertement menacée par des représentants du régime, où les manoeuvres dans le Golfe et la mer d’Oman se multiplient et où l’armement des milices chiites se perfectionnent, on pourrait ainsi percevoir les vrais risques de bouleversements pour la région voire pour le reste du monde.
– chapitre : Le Projet de Mahmoud Ahmadinejad pour le Grand Moyen-Orient – page : 25 – éditeur : Grasset – date d’édition : 2007 –

Morceau choisi

Certains prétendent que le XXIe siècle a commencé le 11 septembre 2001. Les historiens en décideront. Mais on peut aussi bien soutenir que ce sont les explosions nucléaires indiennes et pakistanaises de 1998 qui ont donné le coup d’envoi du siècle. Elles montraient en effet que pour toute une partie du monde l’arme nucléaire, qui avait tant contribué à définir la guerre froide, était une arme d’avenir, non un simple reliquat du passé. Elles attiraient aussi l’attention sur la vaste Asie, appelée à remplacer l’Europe comme centre des affaires stratégiques de la nouvelle ère. Elles annonçaient enfin quelques difficultés supplémentaires pour l’exercice de la dissuasion : les deux pays qui déclaraient ainsi ouvertement leurs capacités n’avaient pas de frontières internationalement reconnues depuis la création du Pakistan en 1947, ils avaient combattu à trois reprises depuis cette date, leur proximité réduisait dangereusement les temps d’alerte en augmentant simultanément les risques de malentendu, et il fallait de surcroît compter avec un troisième acteur nucléaire dans la région, majeure celui-ci, la Chine.
– chapitre : L’Arme nucléaire au XXIe siècle – page : 179 – éditeur : Grasset – date d’édition : 2007 –

One Response to Terrorisme: le grand tabou de la présidentielle (Iran’s islamic Comintern)

  1. jcdurbant dit :

    WHAT IRANIAN STATE-SPONSORED TERRORISM ? (Guess who just confirmed Bush on 9/11 ?)

    “The lengthy report of the 9/11 commission which was headed by figures like Lee Hamilton and others mentioned in pages 240 and 241, i.e. in two or three pages, queries Iran’s role in the issue (and said that) a group of reports stated that al-Qaeda members who wanted to go to Saudi Arabia and other countries like Afghanistan or others and who entered Iranian territories by land or by air asked the Iranian authorities not to stamp their passports (and told them) that if the Saudi government knows they’ve come to Iran, it will prosecute them. Our government agreed not to stamp the passports of some of them because they were on transit flights for two hours, and they were resuming their flights without having their passports stamped. However their movements were under the complete supervision of the Iranian intelligence. The Americans took this as evidence of Iran’s cooperation with al-Qaeda and viewed the passage of an airplane through Iran’s airspace, which had one of the pilots who carried out the attacks and a Hezbollah military leader sitting (next to) him on board, as evidence of direct cooperation with al-Qaeda through the Lebanese Hezbollah. »

    Mohammad-Javad Larijani (international affairs assistant in the Iranian judiciary)

    “In December 2011, a New York federal court held a hearing and found that the evidence presented established that Iran’s provision of material support to al-Qaeda was a cause of the 9/11 attacks and the resulting damage, injuries, and deaths. It is difficult for those injured or left behind to ignore the findings of the federal court about Iran’s culpability. But those findings should not overshadow the mountain of evidence presented against Saudi Arabia, which remains central to the plaintiffs’ case.”

    Robert Haefele

    https://abcnews.go.com/International/iran-ordered-pay-billions-relatives-911-victims/story?id=54862664

    In an interview with the Iranian state TV broadcast on May 30 and circulated by activists on social media networks, Larijani narrated the details of the Iranian regime’s relations with al-Qaeda and how the Iranian intelligence supervised the passage and relocation of al-Qaeda members in Iran.

    Larijani said the US took this as evidence of Iran’s involvement in the 9/11 terror attacks and fined Iran billions of dollars.

    Earlier this year, a federal US judge ordered Iran to pay $6 billion to families of the victims of 9/11 after he found various government entities were accountable in the 9/11 attacks.

    Despite that, Larijani, who is the secretary of the judiciary’s so-called High Council for Human Rights, which is accused by international human rights organizations of violations and cover-ups, in Iran, confirmed that al-Qaeda members were in permanent contact with Iran’s intelligence ministry and that they used Iran in their flights to Afghanistan and other countries.

    Earlier this year, a federal US judge ordered Iran to pay $6 billion to families of the victims of 9/11 after he found various government entities were accountable in the 9/11 attacks.

    Meanwhile, the European court in Luxembourg had issued a decision to freeze $1.6 billion from the Iranian Central Bank’s money in Europe and to hold them in compensation to the families of the victims of the September 11 terror attacks.

    The Abbottabad documents which American troops seized from al-Qaeda leader Osama bin Laden’s hideout when he was killed in 2011 in Pakistan, and which were published by the CIA in November last year, revealed details pertaining to Iran’s relations with al-Qaeda.

    Among the 470,000 documents seized, 19 pages were specifically on the prominent ties with Iran.

    According to Thomas Joscelyn and Bill Roggio in their analysis in the Foundation for Defense of Democracies, a letter showed that a prominent al-Qaeda member confirmed in a letter that Iran is willing to provide everything that the group needs, whether arms, money and training camps for Hezbollah in Lebanon, in exchange of attacking American interests in Saudi Arabia and the Gulf.

    According to the document, the Iranian intelligence apparatuses has in some cases facilitated visas to al-Qaeda members tasked with carrying out operations and harbored others.

    Senior al-Qaeda official Abu Hafs al-Mauritani helped negotiate the deal with Iran before the September 11 terror attacks.

    Among the 113 letters in Bin Laden’s handwriting which the CIA disclosed on March 16, 2016 were those that included directions as to how al-Qaeda should deal with Iran.

    The New York court’s reports revealed that Ramzi bin al-Shibh, who was described by the 9/11 commission as the “coordinator” of the September 11 terror attacks, met several times with Mohamed Atta, a hijacker of the attacks, in many European cities at the beginning of 2001 then traveled to Afghanistan to submit a follow-up report from the operations’ team to Bin Laden and his deputy Ayman al-Zawahiri.

    This all happened thanks to assistance by the Iranian embassy in London and afterwards – according to a German intelligence memorandum – he received a visa from the Iranian embassy in Berlin to travel to Amsterdam then to Iran on January 31, 2001.
    The documents also revealed the names of some senior al-Qaeda figures whose beginning was at the Lebanese Hezbollah camps. The most prominent is Saif al-Adel who later became the al-Qaeda’s No. 3 and a military leader, as he was first trained by Iranian commanders in Lebanon and Iran. Saif al-Adel is the one who made the orders to carry out the Riyadh explosions in 2003 from his headquarters in Iran.

    Among the 113 letters in Bin Laden’s handwriting which the CIA disclosed on March 16, 2016 were those that included directions as to how al-Qaeda should deal with Iran. Bin Laden said in one of these letters that Iran is key player for the al-Qaeda “movement” and knows their secrets. He recommended not forming battle fronts against it, confirming the strength of ties between al-Qaeda and the Iranian regime.

    https://english.alarabiya.net/en/features/2018/06/08/WATCH-In-first-Iran-admits-to-facilitating-passage-of-al-Qaeda-s-9-11-attackers.html

    http://dailycaller.com/2018/06/08/iran-facilitated-passage-of-9-11-attackers-politician/

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :