Délinquance: De véritables razzias à Paris et en banlieue (The Barbarians are already within the gates)

Alaric's sack of RomeSuis-je le gardien de mon frère? Caïn (Genèse 4: 9)
C’est précisément en raison de la mort de l’impérialisme que nous voyons l’apparition du monde pré-moderne. Aujourd’hui, il n’y a aucune puissance coloniale qui accepte de s’atteler à cette tâche, cependant les occasions, peut-être même le besoin de colonisation, sont aussi grands qu’ils ne l’ont jamais été au XIXe siècle. (…) Le cas d’Ossama Ben Laden a maintenant démontré, pour ceux qui ne l’avait pas déjà réalisé, qu’aujourd’hui le monde entier est, potentiellement au moins, notre voisin. Robert Cooper
Il y a une espèce d’omerta totale sur la circulation des produits. Il n’y a pas de contrôle autre que bactériologique. Donc comme le prix de la viande chevaline s’est effondré en Roumanie, parce qu’on interdit la circulation des chevaux sur les routes, il y a des affaires juteuses à faire. José Bové
As a Muslim and a mother I believe it’s so damaging to hide from the truth about Asian sex gangs. Yasmin Alibhai – Brown
Avant, on était dans une situation de liberté totale. Maintenant, quand on entre dans un magasin, si les employés se rendent compte qu’on est des Roms, on est suivi partout dans les rayons où l’on va, jusqu’à la sortie du magasin. On ne peut plus rien voler. Elena B. (Rom de Rouen, 13.08.10)
Qu’ils aillent, les gens des associations, faire un tour un Roumanie. On parle de “régler le problème à la source”. Mais les Roumains eux-mêmes sont excédés. Non seulement par le fait que les agissements des Roms à Paris créent la confusion entre Roms et Roumains, mais parce que certains Roms, bien que sédentarisés, gardent un mode vie d’un autre âge et commettent à-peu-près les mêmes méfaits qu’ici. Tout le monde est affecté par le chômage et par la vie dure en Roumanie (les professeurs universitaires ou les médecins gagnent 300 euros/mois, le loyer d’un studio à Bucarest), mais tout le monde ne se presse pas aux carrefours de Paris en criant à la stigmatisation. Allez voir là-bas comment les Roms ne déclarent pas leurs enfants à l’Etat civil, comment ils ne les envoient pas à l’école, gratuite cependant, comment ils marient leurs filles à 12 ans, comment à Ferentari, le quartier rom, ils jettent les poubelles par la fenêtre au lieu de les descendre, et d’autres. Allez faire un tour boulevard Haussmann ou sous les colonnes de la galerie Vivienne, ou campent des Roms, pour les entendre le soir planifier à quel endroit ils vont mettre les enfants au travail le lendemain. Revoyez ces interviews passées dans les JT français ou des Roms déclarent qu’ils préfèrent mendier ici car ils gagnent ici plus en un mois que s’ils travaillaient le même temps en Roumanie. Je vais transmettre cette idée à mon amie médecin neurologue qui se tue au travail à Bucarest pour, comme je le disais, 300 euros par mois. Le seul travail à faire, c’est un travail d’éducation, de sensibilisation à l’intégration dans la société dont ils attendent des choses en retour, sans tellement respecter ses lois. (…) J’ai toujours voté à gauche mais non seulement je soutiens ces démantèlements mais aussi la suppression de l’aide au retour dont, faute des papiers, il est très difficile de savoir qui en a profité, car c’est aussi cette aide, qu’ils touchent à répétition, qui les fait revenir à chaque fois. Paris 77
Certaines refusent les rares propositions qui sont souvent en grande banlieue. «Elles sont attachées au quartier car des habitudes d’entraide se sont mises en place. Les voisins ont organisé des distributions de repas et de vêtements. C’est dur à admettre, mais cette solidarité a d’une certaine manière fixé ces familles dans la rue et dans une position de mendicité. La solidarité est importante, sauf si elle maintient la personne dans la précarité», explique Evangeline Masson-Diez, responsable de la mission Roms au Secours catholique de Paris et auteure d’un ouvrage qui raconte le quotidien des familles roms en France. Une solidarité des riverains particulière à ces quartiers relativement aisés de la capitale et « qu’on ne retrouve pas pour les Roms installés dans les quartiers pauvres ou sur les bords des autoroutes », note-t-elle. Libération
Ce soir-là, Larissa et ses enfants dormaient appuyés contre le système de ventilation de la supérette, pour profiter de l’air chaud. Ainsi, ils n’ont pas trop froid, m’explique-t-elle, tandis que dans la rue défilent les Parisiens emmitouflés. (…) Avec deux amies, nous allons au supermarché faire des courses pour Larissa. Du basique. Eau, pain, bananes, gâteaux. Une manière comme une autre d’aider. Une manière aussi de s’acheter une bonne conscience, peut-être. Les paquets font plaisir à Larissa. Elle donne de l’eau à ses enfants, boit avidement. (…) Il faut dire qu’à la capitale, les Roumains ne sont pas aimés. Faites l’expérience de prononcer le mot « roumain » dans le métro. Hostilité et paranoïa, au mieux pitié. Le racisme envers les Roumains et les Roms est devenu ordinaire, on ne s’en cache pas. Ce racisme-là est un peu comme l’antisémitisme d’il y a un siècle: il ne choque pas tant que ça. Je suis revenue voir Larissa. Elle n’était plus au même endroit. À la place j’ai rencontré sa sœur. Puis j’ai rencontré Marissa. Elle s’abrittait de la pluie sous l’auvent d’une banque, son petit garçon endormi sur ses genoux. Elle m’a demandé des couches – « numéro cinq » – pour son enfant, qui n’avait pas été changé depuis deux jours. Dans la supérette, j’ai acheté un chocolat chaud. « C’est bien triste », m’a dit le vigile, quand il a su à qui mes courses hétéroclites étaient destinées. « Avant, on leur donnait des invendus, mais plus maintenant: des bagarres éclataient entre eux ». Emilienne Malfatto (étudiante Sciences Po)
Les cours du cuivre comme ceux de l’acier et du plomb grimpent à nouveau en flèche. Du coup, les pillages de voies ferrées, de tombes ou de plaques d’égout progressent aussi. (…) Pas une semaine ne se passe sans que des plaques d’égout soient volées, des ornements de tombes subtilisés, des plaques de cuivre retirées des transformateurs de la SNCF, des tresses de métal arrachées le long des autoroutes. Le coût pour les entreprises et les collectivités sont exorbitants. Le Figaro
 C’est bien connu, on ne parle que des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais on en ignore le plus souvent les raisons. Or l’une des causes principales, selon la SNCF, est liée au vol de câbles de cuivre le long de ses lignes. Ce véritable pillage en règle occasionne des retards à répétition. Les câbles sont déterrés puis arrachés. Aussitôt la signalisation s’en trouve perturbée et ce sont des milliers de passagers qui, sur le quai de gare, pestent contre ces trains qui se font désirer. Le Figaro
« Au début, il s’agissait d’une délinquance itinérante, d’équipes qui écumaient le pays. Dorénavant, dans 50% des cas, il s’agit d’habitants sédentaires qui volent dans leur région », raconte Stéphane Ottavi. La part des étrangers impliqués dans ces vols a par ailleurs doublé, passant de 10% en 2009 à 20% aujourd’hui. On se passe donc le mot pour dire que la rapine est aussi facile qu’elle rapporte gros. Le Figaro
Vols de métaux, de matériel, chantage à l’embauche… Pour les entrepreneurs du BTP, la vie de chantier prend parfois des allures de parcours du combattant. (…) Ils craignent également des représailles physiques ou sur leurs biens. Car au-delà des vols, notamment de cuivre qui se sont multipliés avec la flambée des cours des métaux, le phénomène du chantage à l’embauche et du racket fait aussi de nombreux dégâts. La méthode : des hommes se présentent sur le chantier, demandant un emploi que souvent ils n’exerceront d’ailleurs jamais, sans quoi ils menacent l’entrepreneurs de dégradation de matériel, de vols ou d’agressions. 20 Minutes
Pour les cambriolages, c’est autre chose. Tous les experts savent que le phénomène est amplifié par la suractivité de certains gangs de pays de l’Est, organisés en mafias, qui effectuent de véritables razzias à Paris et en banlieue. Bruno Beschizza (secrétaire national de l’UMP chargé de la sécurité et élu régional de Seine-Saint-Denis)
L’envolée du cours de l’or aiguise l’appétit pour les bijoux et la profusion des biens facilement transportables favorise leur transport et le recel au marché noir. La montée en puissance des gangs de casseurs témoigne d’un transfert de délinquance vers une activité criminelle moins exposée pénalement et tout aussi lucrative que les trafics de drogue ou les braquages. Christophe Soullez (criminologue, chef de l’ONDRP)
Délinquants itinérants issus des gens du voyage ou «petites mains» pilotées à distance par des mafias des pays de l’Est, ces bandes de cambrioleurs ignorant les frontières n’hésitent plus à couvrir des centaines de kilomètres lors de raids nocturnes pour repérer puis investir des demeures isolées. En quelques années, les «voleurs dans la loi» géorgiens sont devenus les «aristocrates» de la discipline. Organisés de façon quasi militaire et placés sous la férule de lieutenants, ces «Rappetout» venus du froid écument avec méthode les territoires les plus «giboyeux» du pays, notamment dans le Grand Ouest, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore Languedoc-Roussillon. Selon une estimation récente, la valeur marchande de leur colossal butin frise les 200.000 euros par semaine. Continuant à se propager dans les grandes villes, le fléau gangrène à une vitesse étourdissante les campagnes et les petites agglomérations: entre 2007 et 2012, le nombre de villas et résidences «visitées» en zone gendarmerie a bondi de 65 %. Soit 35.361 faits constatés de plus en cinq ans. En plein cœur du département de la Marne, où les cambriolages ont flambé de 47 % en un an, des clans albanais retranchés près de Tirana ont dépêché des «soldats» pour piller des maisons de campagne situées dans des villages jusque-là préservés tels que Livry-Louvercy, aux Petites-Loges ou encore à Gueux. Le Figaro

Après les médecins ou les journalistes, voici les pillards sans frontières!

Gangs très spécialisés qui pillent domiciles, mais aussi commerces et locaux industriels, délinquants itinérants issus des gens du voyage ou «petites mains» pilotées à distance par des mafias des pays de l’Est, bandes de cambrioleurs ignorant les frontières, gazage de victimes dans leurs propres habitations  …

Vol de métaux, matériel, cables, plaques d’égout, décorations de tombes, grilles de maison, racket et chantage à l’embauche

Alors que la piraterie ou les preneurs d’otages ravagent nos grandes routes maritimes ou nos lieux de vacances

Pendant qu’entre l’Armée chinoise et les mafias russes ou d’Europe de l’Est et sans parler de nos centres commerciaux ou à présent aéroports, nos entreprises ou Etats sont régulièrement victimes d’attaques informatiques …

Et que, drapés dans la légendaire générosité de leurs beaux quartiers (proportionnelle, généralement, à la distance au problème et peu soucieuse du risque de non-assistance en populations en danger), nos belles âmes et dirigeants crient au racisme à la moindre évocation des réalités qui fâchent …

Bienvenue à l’Europe sans frontières

Et derrière les familles entières qui campent désormais littéralement dans nos rues, parcs ou cabines téléphoniques …

Aux véritables razzias téléguidées par des gangs de pays de l’Est auxquelles, sans parler de nos assiettes, sont de plus en plus soumis nos villes et nos campagnes comme nos voies ferrées et autoroutes ou nos locaux industriels ou agricoles !

Explosion historique des cambriolages à Paris

Jean-Marc Leclerc

Le Figaro

19/02/2013

INFO LE FIGARO – Les vols dans les résidences principales et secondaires ont augmenté de 58% à Paris intra-muros et de 41% dans l’agglomération. Du jamais vu.

Les analystes de la préfecture de police de Paris ont dû se frotter les yeux en découvrant le bilan mensuel des crimes et délits dans la capitale en janvier. Selon nos informations, les cambriolages à Paris intra-muros sont passés de 703 faits enregistrés dans les commissariats en janvier 2012 à 1117 faits en janvier 2013, soit une hausse historique de 58,89%.

Dans l’ensemble de l’agglomération, incluant les trois départements de la petite couronne (92, 93 et 94), de 2462 infractions de ce type constatées en janvier 2012, les cambriolages déclarés à la police sont passés à 3489, soit une hausse de 41,71%. Là encore, une explosion sans précédent.

Les vols à la tire explosent aussi

Le gouvernement pourrait être tenté d’expliquer que si les chiffres grimpent de la sorte, c’est qu’ils étaient masqués auparavant. Mais voilà: un commissaire de quartier explique au Figaro qu’«il est impossible d’occulter de tels faits, puisque les victimes sont obligées de déposer plainte pour espérer être remboursées par les assurances». Les chiffres seraient donc fiables et attesteraient d’une augmentation objective du phénomène.

Par ailleurs, d’autres indicateurs sèment le trouble, comme les infractions dans les réseaux ferrés d’Ile-de-France. En janvier, dans toute l’agglomération du Grand Paris, sous la responsabilité du préfet Bernard Boucault, les vols à la tire dans le métro et le RER sont passés de 752 à 1192, soit une explosion de 58%, les vols simples, de 873 à 1123, soit une augmentation de 28% et les vols avec violence de 597 à 638, soit une hausse de près de 7%.

A Paris même, les vols à la tire sont passés de 529 à 874, soit une hausse de 65%. Les vols simples sont passés de 581 à 723, soit +24%. Quant aux vols avec violence, ils ont crû de 7%, passant de 315 à 340 faits recensés. La Seine-Saint-Denis détient la palme de l’augmentation des vols à la tire dans les réseaux ferrés avec une hausse de 98% sur un mois!

L’UMP y voit l’effet d’un sentiment d’impunité

À quoi peut tenir cette dégradation inquiétante? Pour Bruno Beschizza, secrétaire national de l’UMP chargé de la sécurité et élu régional de Seine-Saint-Denis, «elle tient d’abord au sentiment d’impunité qui progresse chez les voyous, sous l’effet de la politique Taubira». Et l’élu d’ajouter: «Les vols à la tire, les vols de métaux et tout ce que je constate dans ma circonscription ne sont pas sans lien avec l’implantation calamiteuse de campements de la honte tout autour de Paris, où prospèrent des réseaux d’exploitation de la misère.»

«Pour les cambriolages, selon lui, c’est autre chose. Tous les experts savent que le phénomène est amplifié par la suractivité de certains gangs de pays de l’Est, organisés en mafias, qui effectuent de véritables razzias à Paris et en banlieue.»

Voir aussi:

Un cambriolage toutes les 90 secondes

Christophe Cornevin

Le Figaro

04/02/2013

INFOGRAPHIE – Sous l’effet des gangs internationaux, ce fléau a pris des dimensions industrielles.

Soixante-dix fermes et maisons dévalisées en un temps record dans les Deux-Sèvres, le Maine-et-Loire, la Charente et la Dordogne par une équipe de six malfaiteurs – dont deux femmes – qui jouaient les campeurs le jour et portaient la cagoule la nuit. Une cinquantaine de demeures pillées en Franche-Comté mais aussi en Bourgogne et en Champagne-Ardenne par un gang d’une vingtaine de forçats de l’effraction venus du Jura…

Ces affaires récentes ne sont que la énième illustration d’un fléau qui atteint désormais des dimensions extravagantes. Selon un dernier état des lieux de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), la France a été le théâtre de pas moins de 352.600 cambriolages en tous genres en 2012. Soit un fait toutes les 90 secondes! Le phénomène visant les habitations principales, qui ne cesse d’enfler, a été marqué par une augmentation de 8,5 % l’année dernière, sachant que 2011 avait déjà été calamiteuse avec une explosion de 17 % des délits enregistrés. Ce chiffre est d’autant plus préoccupant qu’il ne reflète qu’une partie de la réalité: à peine six ménages victimes sur dix disent porter plainte quand ils constatent une effraction ou une tentative.

Un savoir-faire déconcertant

Ce qui était l’apanage des «monte-en-l’air» et des vieux briscards de la cambriole du siècle dernier a cédé le pas à des gangs très spécialisés qui pillent domiciles, mais aussi commerces et locaux industriels, avec une extraordinaire frénésie. Stakhanovistes du pied-de-biche, ils font preuve d’une boulimie et d’un savoir-faire qui déconcertent les experts. «L’envolée du cours de l’or aiguise l’appétit pour les bijoux et la profusion des biens facilement transportables favorise leur transport et le recel au marché noir, observe le criminologue Christophe Soullez, chef de l’ONDRP. La montée en puissance des gangs de casseurs témoigne d’un transfert de délinquance vers une activité criminelle moins exposée pénalement et tout aussi lucrative que les trafics de drogue ou les braquages.» «À chaque reprise, le cambriolage a un fort impact sur le sentiment général d’insécurité car tout le monde connaît une victime dans son proche entourage, rappelle un officier spécialisé. Sur le plan personnel, ce délit est vécu de façon très traumatique, comme un viol de l’intimité quand disparaît l’alliance en or ou encore l’ordinateur qui recelait les photos de famille…»

Délinquants itinérants issus des gens du voyage ou «petites mains» pilotées à distance par des mafias des pays de l’Est, ces bandes de cambrioleurs ignorant les frontières n’hésitent plus à couvrir des centaines de kilomètres lors de raids nocturnes pour repérer puis investir des demeures isolées. En quelques années, les «voleurs dans la loi» géorgiens sont devenus les «aristocrates» de la discipline. Organisés de façon quasi militaire et placés sous la férule de lieutenants, ces «Rappetout» venus du froid écument avec méthode les territoires les plus «giboyeux» du pays, notamment dans le Grand Ouest, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore Languedoc-Roussillon. Selon une estimation récente, la valeur marchande de leur colossal butin frise les 200.000 euros par semaine.

Continuant à se propager dans les grandes villes, le fléau gangrène à une vitesse étourdissante les campagnes et les petites agglomérations: entre 2007 et 2012, le nombre de villas et résidences «visitées» en zone gendarmerie a bondi de 65 %. Soit 35.361 faits constatés de plus en cinq ans. En plein cœur du département de la Marne, où les cambriolages ont flambé de 47 % en un an, des clans albanais retranchés près de Tirana ont dépêché des «soldats» pour piller des maisons de campagne situées dans des villages jusque-là préservés tels que Livry-Louvercy, aux Petites-Loges ou encore à Gueux.

Prélèvements d’indices

L’acharnement des malfaiteurs ne semble plus guère avoir de limite. Début janvier encore, un quadragénaire de nationalité roumaine est mort à Stains (Seine-Saint-Denis) en tombant du toit d’une maison paroissiale dans laquelle des policiers avaient pénétré après avoir été prévenus qu’un cambriolage était en cours. À la vue des uniformes, le voleur a chuté de plusieurs mètres. Récidiviste endurci, il aurait préféré sauter plutôt que de se faire prendre.

Commerçants et particuliers, eux, se barricadent au mieux. Quelque 3 % des ménages sondés en 2010 par l’Insee et l’ONDRP ont déploré un cambriolage, tenté ou réussi, au cours des deux dernières années. Après avoir déposé plainte, 75 % d’entre eux ont assuré n’avoir plus jamais eu aucune nouvelle de leur affaire. Seuls 8 % ont été informés d’un classement sans suite.

Désormais, policiers et gendarmes déployés sur le terrain disposent de mallettes pour relever des indices sur toutes les scènes d’infraction. «Ces prélèvements de traces sont une des clefs de l’élucidation et le recours aux moyens de la police technique et scientifique doit être systématisé», martèle Manuel Valls. Soucieux de démanteler des «équipes rodées, des filières souvent étrangères, spécialisées dans la délinquance sérielle et itinérante», le ministre de l’Intérieur veut renforcer l’action des cellules anti-cambriolages (CAC) installées sur l’ensemble du pays.

Appelant à une «réflexion sur le niveau de protection des habitations», le ministre pourrait dévoiler d’ici à l’été les contours d’un nouveau plan national d’action. Selon nos informations, la gendarmerie vient de lancer au cœur de son pôle judiciaire à Pontoise (Val-d’Oise) un nouveau Service central d’analyse génétique de masse, capable de traiter à la chaîne 4000 traces de toutes natures par mois. Soit dix fois plus qu’auparavant.

Voir également:

Des Roms posés au cœur de la ville

7 novembre 2012 à 19:06

Depuis quelques mois, des familles entières vivent et dorment sur les trottoirs de Paris.

Alice Géraud

Ils sont là la journée lorsque passent les passants. Femmes mendiantes assises sur les bancs publics ou des matelas. Enfants courant sur les trottoirs. Nourrissons emmaillotés dans des couvertures. A côté d’eux, des sacs et des poussettes où ils entassent quelques vêtements, parfois des provisions. Ils sont là à la nuit tombée lorsque les habitants du quartier rentrent chez eux. Là le soir lorsque les bars de Bastille se remplissent puis se vident. Ils sont là la nuit lorsque la ville dort. Contorsionnés dans des cabines téléphoniques, abris dérisoires à l’ergonomie absurde. C’est dans ces vitrines verticales et nocturnes de la misère, que Marc Melki (1) a photographié quotidiennement pendant trois mois le sommeil de ces familles, roms pour la plupart, qui vivent sur des trottoirs en plein centre de Paris.

Venus de Roumanie et de Bulgarie

Les premières familles sont arrivées il y a un an et demi. Sans que l’on sache pourquoi elles se sont installées là. Il y en a eu une, puis d’autres, remontant dans le XIe arrondissement, vers la place Léon-Blum. Au printemps et à l’été derniers, un grand nombre d’entre elles se sont aussi posées aux alentours de la place de la République dans le IIIe puis le Xe arrondissement. Leurs récits de vie sont vagues et parfois contradictoires. Les familles viennent de Roumanie ou de Bulgarie. Certaines expliquent avoir fui les grands campements à l’extérieur de Paris et leurs démantèlements, d’autres avoir été «déposées» en France, d’autres encore être venues rejoindre une partie de leur famille. Certaines disent avoir déjà bénéficié de l’aide au retour en Roumanie (300 euros par adulte, 100 euros par enfant), que Manuel Valls prévoyait de réformer, avant de revenir en France.

A Bastille, plusieurs familles s’apprêtent à passer leur deuxième hiver sur le trottoir. Durant la journée, les hommes et les enfants les plus grands fouillent les poubelles. Les jours de marché, boulevard Richard-Lenoir, ils récupèrent les invendus. Son bébé toussant dans les bras, une jeune mère répète être mieux en France qu’en Roumanie où il n’y a «pas d’argent». Certains s’accrochent à des espoirs dérisoires. Comme cette rumeur selon laquelle un touriste américain aurait donné 200 euros à une famille rom l’an dernier place de la Bastille. «Il y a un vrai danger que des enfants meurent dans la rue. On essaie de trouver des solutions d’hébergement mais ce n’est pas satisfaisant. Nous sommes face à des familles perdues, usées, traumatisées, qui ne parlent pas français et qui sont dans l’errance depuis longtemps. C’est très compliqué à gérer», explique Jacques Daguenet, adjoint communiste en charge de l’exclusion à la mairie du XIe arrondissement.

Une solidarité qui les a fixés ici

L’an dernier, la Ville de Paris, paniquée à l’idée qu’il finisse par y avoir des morts, a mandaté une association, Emmaüs coup de main, pour prendre en charge les situations les plus urgentes. Les moyens demeurent inadaptés et insuffisants.

Depuis quelques semaines, avec l’arrivée du froid, certaines familles ont pu bénéficier de quelques nuitées d’hôtel. Trois, quatre jours, avant de retourner sur leur bout de trottoir. La veille sociale parvient parfois à trouver des places en hôpital pour les enfants. Mais les familles reviennent. Certaines refusent les rares propositions qui sont souvent en grande banlieue. «Elles sont attachées au quartier car des habitudes d’entraide se sont mises en place. Les voisins ont organisé des distributions de repas et de vêtements. C’est dur à admettre, mais cette solidarité a d’une certaine manière fixé ces familles dans la rue et dans une position de mendicité. La solidarité est importante, sauf si elle maintient la personne dans la précarité», explique Evangeline Masson-Diez, responsable de la mission Roms au Secours catholique de Paris et auteure d’un ouvrage qui raconte le quotidien des familles roms en France (2). Une solidarité des riverains particulière à ces quartiers relativement aisés de la capitale et «qu’on ne retrouve pas pour les Roms installés dans les quartiers pauvres ou sur les bords des autoroutes», note-t-elle. La mairie du XIe et les associations sont en effet assaillies de coups de fils et de courriers d’habitants choqués et démunis face au spectacle de ces enfants et ces bébés dormant sous leurs fenêtres dans des cabines téléphoniques.

(1) http://www.marcmelki.com (2) «Micha, Elena et les autres», Lacurne, 2011.

Voir encore:

Invasion of the pickpockets: As 1,700 fall victim every day in run-up to Olympics, this is how the Eastern European gangs do it

Pickpocketing has increased 17% over the last two years

BBC investigation exposes tactics of professional gangs

625,000 ‘thefts from person’ were recorded in 2011/12

Homicides at level in 30 years… down 14% on last year

Figures released by Crime Survey of England and Wales

Jack Doyle

The Daily Mail

20 July 2012

Britain is in the grip of a pickpocketing epidemic as Eastern European gangs descend on London ahead of the Olympic Games.

A surge in sneak street thefts means more than 1,700 people fall victim every day – an increase of nearly a fifth in only two years, according to official crime figures released yesterday.

At the same time, police warned that professional gangs from Romania, Lithuania and even South America who operate in capitals across Europe are heading to Britain, intent on cashing in on unwitting tourists at London 2012.

A BBC investigation exposed the tactics used by Romanian thieves, who were previously operating in Barcelona, to dupe their victims.

The criminals boasted of their ‘one-second’ theft techniques which leave targets unaware that anything has happened until it is too late. They can make £4,000 a week taking wallets, smartphones and laptop bags. The goods are then shipped back to Romania and sold on the black market.

Scotland Yard has made more than 80 arrests already and warned thieves the capital will be a ‘hostile environment’ in the coming weeks.

The Met has even drafted in a team of Romanian police officers to deal with the problem and patrol in the West End of London and Westminster during the Games. They will not have arrest powers.

Mayor of London Boris Johnson said: ‘These Romanian officers will prove to be a huge asset in cracking down on certain criminal networks who are targeting tourists in central London.’

Official statistics released yesterday showed pickpocketing thefts rose 17 per cent in the past two years.

In 2011/12, a total of 625,000 people fell victim, the Crime Survey of England and Wales showed.

That is an increase of more than 102,000 since 2009/10.

The vast majority of the total are classified as ‘stealth thefts’, but in 83,000 cases the victims’ possessions were ‘snatched’.

The BBC report showed the first member of a pickpocket gang approaching their victim with a request for directions.

Another member of the gang then plays drunk to get close to the target, while taking their wallet or mobile phone. The stolen goods are handed to a third member and quickly spirited away.

The thieves told the BBC reporter they were examining online maps of London to help plan escape routes.

Detective Inspector Mark Teodorini, the head of Scotland Yard’s Olympics crime team, called for public vigilance. Officers have conducted a series of raids in recent weeks on properties where suspected thieves were living.

He said: ‘We know where people are. We know the addresses they are using, we know the vehicles they are using, and we will come through their door very robustly – and if we find anything on them, we will arrest them.’

He added: ‘We won’t always get them in the act but we are trying to disrupt their activity.

‘It is going to be a hostile environment for pickpockets. My advice to them is “don’t bother”.’

Javed Khan, chief executive of Victim Support, said: ‘The rise in pickpocketing, thefts of wallets and unattended bags is worrying and can be the cause of upset for many victims.

‘So we cannot afford to be complacent in the fight against crime.’

In April, a family of Romanian pickpockets who built expensive homes in their home country with the proceeds of thefts from commuters were jailed.

Voir encore:

Gassed in their beds by Riviera robbers: Terrifying ordeal of the British tourists falling victim to Mediterranean gang crimewave

Emily Andrews

The Daily Mail

13 August 2010

Britons on the French Riviera are being drugged and robbed by thieves who gas them as they sleep.

The gangs quietly break in or slip inside patio doors left open because of the heat.

They then crouch down and release the gas into air conditioning units or under the victims’ bedroom doors.

After waiting outside for the gas to take effect, they creep back in and can take their time to ransack the rooms and steal cash, jewellery, credit cards, cameras and laptops.

The thieves wear masks to stop them succumbing themselves.

One victim, Lisa Smythe, was staying with her two sons in a four-bedroom house in Valbonne when they fell victim to an £80,000 robbery.

The family were gassed through the letter box, but when one of the sons woke up to find masked men in his room they injected him with something to knock him out.

Mrs Smythe, 38, woke up feeling groggy and struggled to wake her sons.

Her eight-year-old, Robbie, had a needle mark on his arm, and he had to be tested for HIV.

Jewellery, cash and computers worth £50,000 had been stolen, as well as a £30,000 Mercedes CLK Cabriolet.

Mrs Smythe said: ‘It was a horrific and incredibly scary experience.

‘I felt sick, I knew we’d been gassed and robbed immediately as there’s been a spate of these sort of burglaries in the area and seeing a needle mark in my son’s arm was the worst moment of my life.

‘My other son, Tom, who is five, was very groggy and out of sorts and I had a banging headache and sore throat.

‘We believe that after we went to bed, burglars gassed us through the letterbox but there wasn’t enough to do the whole house and Robbie woke up.

‘The police didn’t really react, they just took a statement and they wouldn’t confirm we had been gassed.’

French police suspect the involvement of Russian mafia and Romanian gangs who target English-speaking tourists and expats, believing them to be rich and owning expensive cars and yachts.

Mrs Smythe said: ‘I got a private investigator involved, but he told me not to pursue it, saying it was most likely Russian mafia and if I did anything to get them imprisoned I’d be risking my life.

‘He said the other gangs are French burglars from Nice, or Italian Mafia and even Romanian gangs who send in small children through the windows to open up the house.’

The French Riviera, including the glamorous resorts of Cannes, St Tropez and Nice, is incredibly popular with the British during the summer.

Police fear the trend is spreading to other areas of Europe popular with Brits.

It has escalated since Trinny Woodall and Susannah Constantine fell victim to a gang as they slept in a villa in Cannes in 2002.

The thieves are understood to have broken in and smothered the What Not To Wear presenters with chloroform-soaked pads before stealing their jewellery and cash.

Two weeks ago Lucy Mclean and her husband Michael woke in their villa on the Cap D’Antibes to find £30,000 of their belongings had gone, including her engagement ring.

Mrs Mclean, who is 35 and five months pregnant, believes the gangs are using nitrous oxide stolen from dentists.

She added: ‘It’s so scary and upsetting and I won’t sleep in the house on my own now, we’re definitely going to move but it seems to be all over the French Riviera.

‘Almost everyone I know has had at least one break-in. They are definitely targeting British tourists, because they see all the yachts along the coast, which they think they are owned by us, so they think we are all really rich.

‘Rather than waiting until you are out of the house, now they want you to be at home as you’ll have all your cards and cash on you.

‘Once they’ve knocked you out with the gas they can take their time as they have a good six hours before you wake up.’

The Mcleans lost a laptop, cards, cash, jewellery, cameras and mobile phones.

A French police officer from the specialist burglary squad said: ‘It’s the time of year – the thieves go for tourists who they see as rich.

‘Hire cars have special number plates here so that’s one big giveaway.

‘There are a couple of break-ins a night and these new gangs are very organised.

‘Gassing victims seems to be a worrying trend that is sweeping Europe.’

Voir également:

Police battling 7,500 crime gangs that cost the country £100 million a day

Police are now battling against 7,500 organised crime gangs after the number increased eight fold in just a decade, The Daily Telegraph can disclose.

Tom Whitehead, Security Editor

25 Jan 2013

The criminal enterprises cost the country more than £100 million a day in crime and lost revenues and involve more than 30,000 offenders.

Mass immigration and the explosion of cyber crime are among the driving forces for the growing problem.

Writing for this newspaper, Home Office minister Jeremy Browne said the figures show why the new National Crime Agency (NCA), which will be formally launched later this year, is needed.

But a leading chief constable said the Government must back up its tough rhetoric with funding and called for dedicated funding to tackle organised crime.

Mr Browne, the crime prevention minister, said: “International crime is big business. Gun smuggling, money laundering and people trafficking all operate across borders.

“Large-scale crime needs a parity of resilience. We cannot allow organised criminal networks to be better organised than the crime-fighting authorities which are meant to thwart them.”

Police agencies and the Home Office estimated there are 7,500 organised crime gangs operating in the UK – up from 6,000 in 2010.

In 2001, the then National Criminal Intelligence Service estimated there was between 800 and 900 such gangs operating.

Mass immigration over the last decade and freer movement between borders is partly to blame and Eastern European gangs from the former Eastern Bloc countries are known to target Britain.

The ever increasing role of the internet in every day life has also led to a massive increase in cyber crime such as identity theft and online fraud.

One police source said drugs gangs have even been known to switch to cigarette smuggling because they have networks in place, the profits are almost as high and the penalties are far lower.

Organised crime costs the country some £40 billion a year – more than £100 million a day – in terms of policing it, the criminal justice system and lost revenues.

Mr Browne said: “Many high value cars stolen in Britain are illegally exported; most fake cigarettes smoked in Britain are illegally imported.

“Heroin and cocaine are not produced in Britain, but they are consumed here.

“Meanwhile the internet provides huge opportunities for organised international crime. It is widely used for importing prohibited goods, fraud and scams, and child pornography – much of which originated overseas.

“Local police forces have a vital role to play in fighting crime, but even the larger forces do not routinely have the scale of resilience to match the scale of the threat, which also often originate from outside their geographical area.”

The NCA will replace the Serious Organised Crime Agency and will incorporate the Child Exploitation and Online Protection centre, which tackles child abuse.

But a budget for the new agency is still to be finalised.

Mick Creedon is the Derbyshire Chief Constable and the spokesman on organised crime issues for the Association of Chief Police Officers.

He said the Government should consider dedicated resources to tackle organised crime.

“It is only in recent years that we have really begun talking about organised crime and what I would say to ministers is show us your investment.

“There is £550m dedicated for counter terrorism. Is there an equivalent for organised crime?”

Mr Creedon said the number of gangs is not a sign of an increased problem but a better ability to identify them, which is allowing a true picture of the scale to now emerge.

Voir encore:

Français enlevés au Cameroun: l’Afrique, un continent à risques pour les voyageurs?

L’Express

20/02/2013

L’enlèvement mardi de sept touristes français au Cameroun rappelle les dangers qui guettent les ressortissants étrangers en Afrique. Le point sur les destinations plus ou moins déconseillées aux voyageurs.

Français enlevés au Cameroun: l’Afrique, un continent à risques pour les voyageurs?

ENLEVEMENTS/AFRIQUE – De nombreux pays du Sahel sont plus ou moins déconseillés aux voyageurs. Ici, la carte du ministère des Affaires étrangères en date du 15 janvier 2013.

Conseil aux voyageurs/diplomatie.gouv.fr

Au lendemain de l’enlèvement de sept Français dont quatre enfants au Cameroun, emmenés depuis au Nigeria, le quai d’Orsay est clair. « Au regard de la menace terroriste qui pèse sur la région [du Sahel], aucun endroit ne peut plus désormais être considéré comme sûr », écrit le Conseil aux voyageurs sur le site du ministère des Affaires étrangères diplomatie.gouv.fr.

Lire l’article: Sahara, la grande peur des expatriés

L’intervention française au Mali, lancée le 11 janvier, a contribué à renforcer les risques de prises d’otages dans toute la région du Sahel. Les ressortissants français sont donc invités à la plus grande prudence. Les sites de la couronne sahélienne (Burkina Faso, Sénégal, Tchad, Nigeria, Niger, Mauritanie) sont particulièrement sensibles selon le ministère. L’augmentation des risques d’attentats ou d’enlèvements pour les expatriés n’est cependant pas circonscrite à ces pays.

Cameroun.

Les mesures de précautions prônées par le ministère des Affaires étrangères pour le pays dans lequel ont été enlevés ce mardi sept ressortissants français d’une même famille n’étaient pas les plus importantes au moment de l’enlèvement. Les ressortissants français qui se trouveraient actuellement dans l’extrême-nord du pays « doivent impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite », alerte désormais le Quai d’Orsay.

Algérie

« Tout déplacement est formellement déconseillé à nos ressortissants au sud et au centre » du pays, prévient la rubrique ‘Conseil aux voyageurs’ du site diplomatie.gouv.fr. L’attaque terroriste menée sur le site gazier d’In Amenas le 16 janvier dernier, qui a coûté la vie à une trentaine de ressortissants étrangers dont un Français, incite le gouvernement à la méfiance

Maroc

Dans ce pays, le gouvernement appelle simplement ses ressortissants à « faire preuve de la plus grande vigilance dans les lieux publics et les rassemblements ». Cette mise en garde fait écho à l’explosion d’origine criminelle qui s’est produite le 28 avril 2011 au restaurant « Argana » sur la place Jemaa el-Fna. 17 personnes ont péri et 20 autres ont été blessées lors de cet attentat.

Tunisie

L’assassinat au début du mois de l’opposant Chokri Belaïd a entraîné de nombreuses protestations dans diverses villes du pays. Le ministère des Affaires étrangères recommande en conséquence de « se tenir à l’écart de toute manifestation et de suivre les consignes dispensées sur le site de l’ambassade de France en Tunisie ».

Egypte

Les différents rassemblements et manifestations qui ont lieu pour célébrer le deuxième anniversaire de la révolution égyptienne « sont toujours susceptibles de dégénérer », écrit diplomatie.gouv.fr. « Les lieux de rassemblement habituels au centre-ville du Caire tels que la place Tahrir et les abords des bâtiments officiels doivent impérativement être évités, tout comme le quartier d’Héliopolis où se trouve la présidence de la République », ajoute le site du Quai d’Orsay.

Ghana

Il est recommandé aux résidents ou touristes français dans ce pays de se montrer très vigilants, compte tenu de l’intervention militaire au Mali et de la participation d’Accra à la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA). De plus, une recrudescence des agressions armées envers les ressortissants étrangers a récemment été constatée à Accra, la capitale ghanéenne, indique le site du ministère des Affaires étrangères.

Voir enfin:

Cyber-espionnage: l’armée chinoise formellement accusée par un rapport

Nabil Bourassi

La Tribune

20/02/2013

Une société privée de protection informatique accuse, dans un rapport, le gouvernement chinois d’avoir mis sur pied une unité militaire de cyber-espionnage. D’après Mandiant, cette unité aurait dérobé plusieurs centaines de térabytes de données à des secteurs industriels jugés stratégiques. La Chine se défend de ces accusations et estime qu’elle est elle-même la cible de cyber-attaques en provenance des Etats-Unis.

La Chine est-elle la cible d’une campagne de dénigrement, ou se livre-t-elle réellement à des activités secrètes de cyber-espionnage ? Depuis plusieurs semaines, l’opinion publique américaine s’interroge après les attaques de plusieurs médias qui auraient révélé des informations compromettantes pour Pékin. Un rapport du National Intelligence Estimate a même identifié le territoire chinois comme le premier abri de cyber-espions au monde.

L’armée chinoise dans le viseur

Cette fois, une société privée américaine, Mandiant, va plus loin et désigne directement le gouvernement chinois comme le principal commanditaire dans un rapport. La société de protection informatique serait remontée jusqu’à lui après avoir démêlé les fils de nombreuses cyber-attaques depuis 2006. Mandiant aurait ainsi identifié une unité de hackers mise sur pied par l’armée chinoise à des fins d’espionnage. Cette unité que Mandiant a baptisé APT1 (advanced persistent threat) serait d’après la société, le second bureau du 3è département de l’état-major de l’armée de libération populaire, ou plus communément appelé par les militaires chinois l’unité 61398.

Pour Mandiant, l’activité d’APT1 est la plus « prolifique » de toutes les unités de hackers qu’il a identifiées à travers le monde. Ses motivations reposent sur l’intelligence économique. Ainsi, le rapport estime que les entreprises visées font parties des quatre secteurs industriels classés prioritaires par le 12è plan quinquennal chinois. Le butin estimé par la société privée américaine se compterait par « centaines de terabytes de données auprès d’au-moins 141 organisations ». Autrement dit, le préjudice financier serait potentiellement considérable, pour peu que les informations dévoilées soient classées sensibles, voire stratégiques.

Des attaques confondues par leurs adresses IP

Les investigations menées par Mandiant lui ont permis d’identifier les principales caractéristiques de ce groupe de hackers : de son adresse exacte jusqu’au modus operandi de ses actions. APT1 siègerait en partie à Shanghaï dans un immeuble construit en 2007, dans la zone nouvelle de Pudong. Cet immeuble abriterait des « centaines, peut-être des milliers de personnes ». Ensuite, Mandiant a suivi la trace des nombreuses adresses IP identifiées à l’occasion d’une série d’attaques sur deux ans. Elles présentent les mêmes caractéristiques, utilisent les mêmes logiciels Microsoft, et les mêmes types de claviers.

La Chine dément fermement

Le gouvernement chinois, lui, s’insurge contre ces accusations qu’il estime infondées. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires Etrangères a ainsi déclaré au Wall Street Journal : « les cyberattaques sont anonymes et transnationales et il est difficile de retracer l’origine des attaques. Je ne sais donc pas comment les conclusions du rapport peuvent être crédibles ». Il a d’ailleurs ajouté que la Chine était elle-même victime d’attaques en provenance des Etats-Unis sans toutefois désigner un quelconque responsable. De son côté, le ministre chinois de la Défense a rappelé que « l’armée chinoise n’avait jamais supporté en aucune sorte des activités de hacking ».

Voir enfin:

The Barbarians Inside Britain’s Gates

All the young rioters will have had long experience with the justice system’s efforts to confer impunity upon law breakers.

Theodore Darlymple

OPINION

The Wall Street Journal

August 15, 2011

The youth of Britain have long placed a de facto curfew on the old, who in most places would no more think of venturing forth after dark than would peasants in Bram Stoker’s Transylvania. Indeed, well before the riots last week, respectable persons would not venture into the centers of most British cities or towns on Friday and Saturday nights, for fear—and in the certainty—of encountering drunken and aggressive youngsters. In Britain nowadays, the difference between ordinary social life and riot is only a matter of degree, not of type.

A short time ago, I gave a talk in a school in an exquisite market town, deep in the countryside. Came Friday night, however, and the inhabitants locked themselves into their houses against the invasion of the barbarians. In my own little market town of Bridgnorth, in Shropshire, where not long ago a man was nearly beaten to death 20 yards from my house, drunken young people often rampage down one of its lovely little streets, causing much damage and preventing sleep. No one, of course, dares ask them to stop. The Shropshire council has dealt with the problem by granting a license for a pub in the town to open until 4 a.m., as if what the town needed was the opportunity for yet more and later drunkenness.

If the authorities show neither the will nor the capacity to deal with such an easily solved problem—and willfully do all they can to worsen it—is it any wonder that they exhibit, in the face of more difficult problems, all the courage and determination of frightened rabbits?

The rioters in the news last week had a thwarted sense of entitlement that has been assiduously cultivated by an alliance of intellectuals, governments and bureaucrats. « We’re fed up with being broke, » one rioter was reported as having said, as if having enough money to satisfy one’s desires were a human right rather than something to be earned.

« There are people here with nothing, » this rioter continued: nothing, that is, except an education that has cost $80,000, a roof over their head, clothes on their back and shoes on their feet, food in their stomachs, a cellphone, a flat-screen TV, a refrigerator, an electric stove, heating and lighting, hot and cold running water, a guaranteed income, free medical care, and all of the same for any of the children that they might care to propagate.

Looters take electrical goods after breaking into a store during the second night of civil disturbances in central Birmingham, England.

But while the rioters have been maintained in a condition of near-permanent unemployment by government subvention augmented by criminal activity, Britain was importing labor to man its service industries. You can travel up and down the country and you can be sure that all the decent hotels and restaurants will be manned overwhelmingly by young foreigners; not a young Briton in sight (thank God).

The reason for this is clear: The young unemployed Britons not only have the wrong attitude to work, for example regarding fixed hours as a form of oppression, but they are also dramatically badly educated. Within six months of arrival in the country, the average young Pole speaks better, more cultivated English than they do.

The icing on the cake, as it were, is that social charges on labor and the minimum wage are so high that no employer can possibly extract from the young unemployed Briton anything like the value of what it costs to employ him. And thus we have the paradox of high youth unemployment at the very same time that we suck in young workers from abroad.

The culture in which the young unemployed have immersed themselves is not one that is likely to promote virtues such as self-discipline, honesty and diligence. Four lines from the most famous lyric of the late and unlamentable Amy Winehouse should establish the point:

I didn’t get a lot in class

But I know it don’t come in a shot glass

They tried to make me go to rehab

But I said ‘no, no, no’

This message is not quite the same as, for example, « Go to the ant, thou sluggard, consider her ways and be wise. »

Furthermore, all the young rioters will have had long experience of the prodigious efforts of the British criminal justice system to confer impunity upon law breakers. First the police are far too busy with their paperwork to catch the criminals; but if by some chance—hardly more than one in 20—they do catch them, the courts oblige by inflicting ludicrously lenient sentences.

A single example will suffice, but one among many. A woman got into an argument with someone in a supermarket. She called her boyfriend, a violent habitual criminal, « to come and sort him out. » The boyfriend was already on bail on another charge and wore an electronic tag because of another conviction. (Incidentally, research shows that a third of all crimes in Scotland are committed by people on bail, and there is no reason England should be any different.)

The boyfriend arrived in the supermarket and struck a man a heavy blow to the head. He fell to the ground and died of his head injury. When told that he had got the « wrong » man, the assailant said he would have attacked the « right » one had he not been restrained. He was sentenced to serve not more than 30 months in prison. Since punishments must be in proportion to the seriousness of the crime, a sentence like this exerts tremendous downward pressure on sentences for lesser, but still serious, crimes.

So several things need to be done, among them the reform and even dismantlement of the educational and social-security systems, the liberalization of the labor laws, and the much firmer repression of crime.

David Cameron is not the man for the job.

Theodore Dalrymple is the pen name of the physician Anthony Daniels.

10 Responses to Délinquance: De véritables razzias à Paris et en banlieue (The Barbarians are already within the gates)

  1. […] massive d’immigrés irréguliers comme laxisme judiciaire et relativisme culturel, la fracture sécuritaire ne cesse de s’aggraver entre les belles âmes protégées des beaux quartiers et rien de […]

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  2. […] massive d’immigrés irréguliers comme laxisme judiciaire et relativisme culturel, la fracture sécuritaire ne cesse de s’aggraver entre les belles âmes protégées des beaux quartiers et rien de […]

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  3. […] et arrivée massive d’immigrés irréguliers comme laxisme judiciaire et relativisme culturel, la fracture sécuritaire ne cesse de s’aggraver entre les belles âmes protégées des beaux quartiers et rien de moins […]

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  4. jcdurbant dit :

    […] les pillards sans frontières,  l’émeute pour tous et le jihad pour tous, la France découvre le capitalisme sauvage pour […]

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  5. […] les pillards sans frontières,  l’émeute pour tous et le jihad pour tous, la France découvre le capitalisme sauvage pour […]

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  6. […] Délinquants itinérants issus des gens du voyage ou «petites mains» pilotées à distance par des mafias des pays de l’Est, ces bandes de cambrioleurs ignorant les frontières n’hésitent plus à couvrir des centaines de kilomètres lors de raids nocturnes pour repérer puis investir des demeures isolées. En quelques années, les «voleurs dans la loi» géorgiens sont devenus les «aristocrates» de la discipline. Organisés de façon quasi militaire et placés sous la férule de lieutenants, ces «Rappetout» venus du froid écument avec méthode les territoires les plus «giboyeux» du pays, notamment dans le Grand Ouest, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore Languedoc-Roussillon. Selon une estimation récente, la valeur marchande de leur colossal butin frise les 200.000 euros par semaine. Continuant à se propager dans les grandes villes, le fléau gangrène à une vitesse étourdissante les campagnes et les petites agglomérations: entre 2007 et 2012, le nombre de villas et résidences «visitées» en zone gendarmerie a bondi de 65 %. Soit 35.361 faits constatés de plus en cinq ans. En plein cœur du département de la Marne, où les cambriolages ont flambé de 47 % en un an, des clans albanais retranchés près de Tirana ont dépêché des «soldats» pour piller des maisons de campagne situées dans des villages jusque-là préservés tels que Livry-Louvercy, aux Petites-Loges ou encore à Gueux. Le Figaro […]

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  7. […] où, profitant d’une grève de la police et à l’instar de nos nouveaux barbares de l’est comme du sud qui déferlent par vagues entières sur nos côtes et nos villes, les […]

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  8. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Le nouveau visage des gangs itinérants
    Christophe Cornevin
    Le Figaro
    01/04/2014

    ENQUÊTE EXCLUSIVE – Artificiers kosovars, voleurs serbes, « vory v zakone » géorgiens… Ils sillonnent la France et s’adaptent à tous les terrains.
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    Rondes de surveillance pour éviter les siphonnages sauvages de gasoil, milices armées de fusils de chasse pour lutter contre le pillage massif des récoltes, caméras infrarouges et détecteurs de mouvement pour surprendre les voleurs de tracteurs… Alors que les paysans lorrains étaient au bord de la crise de nerf, les gendarmes, sous l’égide de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), ont mené plusieurs mois d’une enquête très serrée débouchant sur le démantèlement d’un gang aux ramifications internationales.

    Au total, huit Roumains soupçonnés de 144 vols ont été interpellés à Strasbourg, dans la région de Stuttgart en Allemagne ainsi qu’à la périphérie de Dobreta en Roumanie. Âgés de 35 à 40 ans, très mobiles, ces forçats du cambriolage ont écumé depuis septembre dernier les campagnes de Lorraine, d’Alsace, de Champagne et des Ardennes pour dévaliser les hangars agricoles pour un préjudice de 500.000 euros. Une douzaine de perquisitions dans le sud-ouest de la Roumanie ont permis de retrouver des outils signalés volés en France. «Tous originaires de la même région en Roumanie et agissant en équipe de quatre à six personnes, ils ciblaient le matériel agricole utilisé quotidiennement par les agriculteurs, comme des débroussailleuses, du carburant, des câbles…», a expliqué l’OCLDI.
    Un redoutable écosystème criminel venu de l’Est

    Créée à l’origine, en 2004, pour lutter contre les raids de gens du voyage spécialisés dans le vol de cuivre, le braquage à la voiture bélier ou encore les agressions de personnes à domicile, cette unité spécialisée a vu les bandes transfrontalières se métamorphoser depuis 2007, avec la montée en puissance d’un redoutable écosystème criminel venu de l’Est. Roumain d’abord, russophone et géorgien ensuite, il se joue des frontières et accumule une kyrielle de petits faits pour passer sous les écrans radars des services spécialisés. «Il a fallu attendre 2010 pour bâtir avec nos partenaires européens une définition commune de ce banditisme très structuré et de plus en plus actif sur le territoire», confie le colonel Patrice Bayard, patron de l’OCLDI qui a défini différents types d’adversaires. Les premiers, sévissant en «réseaux souples», à la manière des «équipes à tiroirs», recrutent au gré des circonstances de bons pilotes, de perceurs de coffres, des conducteurs d’engins de chantier ou encore des informaticiens de haute volée pour frapper des cibles d’envergure, à l’image de ces paramilitaires chevronnés venus du Kosovo pour percer les coffres d’une vingtaine de supermarchés en passant par les toits.

    «Ces vols haut de gamme, très techniques, correspondent à des filières d’écoulement bien précises», décrypte Patrice Bayard. Alors que les artificiers roumains excellent dans l’arrachage en série des distributeurs de billets et que les «technos» lituaniens ciblent les voitures de luxe en neutralisant l’électronique, les mafieux serbes ou moldaves jettent leur dévolu sur la lunetterie. «Les magasins sont vidés avec méthode, grimace un professionnel. Les voyous raflent les montures, mais aussi les meuleuses pour les verres. Ces engins sophistiqués, valant 50.000 euros l’unité et se logeant dans un coffre de voiture, sont très prisés par des chaînes qui s’ouvrent dans les pays de l’Est et qui sont peu regardantes sur l’origine de la marchandise…»
    De véritables réseaux d’esclavage

    En octobre dernier, quelque 1.800 montures et du matériel de taille ont été volés dans une boutique de la Vienne, pour un préjudice s’élevant à 150.000 €. Soit dix fois plus que ce que rapporte en moyenne un hold-up bancaire. Cette mode criminelle est en train de faire des ravages, traumatisant toute une profession. De fait, il y a quinze jours à peine, les gendarmes de Poitiers ont neutralisé une nébuleuse serbe qui avait attaqué 23 magasins d’optiques à travers la France.

    Les experts de la délinquance itinérante se disent aussi préoccupés par la persistance de ce qu’ils nomment les «structures claniques ou familiales», animés par des «bandes polycriminelles» débarquées de Roumanie ou composées de Tsiganes venus de Serbie ou de Bosnie. Parquant leurs petits «soldats», souvent des enfants, dans des campements, les enquêteurs ont mis en évidence de véritables réseaux d’esclavage. «Les adultes utilisent leurs propres enfants ou s’en font prêter par d’autres membres de la communauté pour commettre des cambriolages massifs tandis que des bandes répondent aux commandes spécifiques de filières de l’Est à la recherche d’électroménager, de pièces mécaniques ou encore de pneus de poids lourds», décrypte le colonel Bayard. Les voleuses d’exception, objets d’un surréaliste mercato entre gangs, s’arrachent jusqu’à 100.000 euros par tête par des «recruteurs» en Allemagne ou en Serbie. Les butins, quant à eux, sont écoulés à Anvers dans la journée. En retenant désormais la qualification de traite des êtres humains, la justice inflige des peines significatives allant de 4 à 8 ans de prison.
    Les «vory» tatouent leurs faits d’armes sur leur corps

    Pour parfaire, si l’on ose dire, cet édifiant panorama, l’OCLDI a placé dans son collimateur les «groupes hiérarchisés», en particulier les «vory y zakone», redoutables «voleurs dans la loi» géorgiens. Héritiers d’une fraternité criminelle qui a poussé en germe dans les goulags soviétiques des années 1930, les «vory» tatouent leurs faits d’armes sur leur corps et déploient des brigades de voleurs qui orchestrent des pillages systématiques de domiciles et de véhicules, notamment en Midi-Pyrénées ou dans le Limousin. Sachant que chaque brigade de trois à cinq individus est en mesure de perpétrer une dizaine de vols par effraction chaque jour. Selon nos informations, plus de 2000 «voleurs dans la loi» ont déjà été identifiés en France. Sachant que les transferts de fonds depuis l’Hexagone frisent les 200.000 euros par semaine, le préjudice est colossal.
    Une véritable course à l’armement

    Pour mettre en échec policiers et gendarmes lancés à leurs trousses, les mafieux transnationaux ont hissé leur technologie à un niveau inégalé. Ils ont désormais des brouilleurs de balises policières guère plus gros qu’un briquet et utilisent eux-mêmes des mouchards de géolocalisations pour suivre leur cible à distance en attendant de passer à l’action. «En épluchant les procédures, leurs avocats leur révèlent comment ils ont été détectés et épinglés, considère un gendarme. À la sortie de prison, nul doute qu’on ne les reprendra plus de la même manière.» Une course à l’armement s’engage alors: les limiers, dont certains sont formés par le GIGN, s’équipent de «brouilleurs de brouilleurs» et de «balises nouvelle génération». En 2013, 36 cellules d’enquête mises sur pied par l’OCLDI et des sections de recherches ont permis de neutraliser des groupes criminels. Elles ont abouti à 321 interpellations, avec un taux d’écrou de 70%. En un an, 3456 faits ont été élucidés, permettant la saisie de 45 véhicules, de 557.000 euros, 18 kilos d’or ainsi que d’une dizaine d’armes.

    Les moteurs de bateaux, cible des gangs itinérants
    Christophe Cornevin
    Le Figaro
    01/04/2014

    Un moteur de bateau se marchande entre 10.000 et 20.000 euros.

    ENQUÊTE EXCLUSIVE – Depuis quelques années, des gangs très structurés venus d’Europe de l’Est écument le littoral de la France pour voler des moteurs de bateaux, qui finissent par rejoindre les bords de la mer Noire, du côté d’Odessa.

    Engins de 40 à 150 chevaux dérobés le long de débarcadères du côté de Cherbourg et de Coutances, «turbines» de hors-bord proprement démontées dans le port des Flamands à Tourlaville, propulseurs de navire de plaisance disparus par dizaines sur le lac du Bourget… Depuis quelques années, des gangs très structurés de Roumains, de Moldaves ou encore d’Ukrainiens écument le littoral ouest de la France, mais aussi une partie de la Côte d’Azur pour se livrer à une saisissante razzia de moteurs de bateaux. Selon un dernier bilan établi par l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante, ce phénomène est passé de 680 cas à plus de 1200 entre 2009 et 2012. Soit un bond de 76% en trois ans. Ce fléau a pris des dimensions impressionnantes notamment dans le Morbihan et les ­Landes. Sachant qu’un moteur se marchande entre 10.000 et 20.000 euros, le préjudice a franchi la barre du million d’euros. «Les gangs spécialisés passent à l’action plutôt de nuit et avec une facilité déconcertante, comme s’il s’agissait d’un simple vol de Mobylette», raconte un gendarme.

    Ils profitent de l’obscurité

    Après avoir repéré des embarcations au mouillage, des concessionnaires nautiques isolés ou encore un chantier naval peu surveillé, les malfaiteurs de l’Est font sauter les antivols, les chaînes et les cadenas, sectionnent les câbles d’alimentation électrique et coupent les durites avec méthode et sans un bruit. «Profitant de l’obscurité et en un temps record, ils peuvent rafler trois ou quatre moteurs», souffle un officier. Embarqué dans des fourgonnettes, le butin est acheminé grâce à des faux titres de transport vers l’Allemagne, l’Autriche, la Roumanie ou encore la Hongrie avant de rejoindre les bords de la mer Noire, du côté d’Odessa. À ce titre, la reprise en main de la Crimée préoccupe les enquêteurs qui entretiennent des relations contrastées avec leurs homologues russes. En général, les nouveaux pirates écopent de lourdes peines quand ils sont interceptés. En novembre dernier, le tribunal correctionnel de Cherbourg a infligé trois ans d’emprisonnement, dont deux fermes, contre trois ressortissants originaires des Carpates impliqués dans vingt-deux vols et deux tentatives.


    L’incroyable razzia des gangs itinérants sur les pots catalytiques

    Christophe Cornevin
    Le Figaro
    01/04/2014

    Équipés de petits outillages dans leur mu­sette, les pilleurs de pots cataly­tiques sont de vrais professionnels n’ayant pas de butin sur eux, agissant sous plusieurs alias et en lien avec des structures tirant les ficelles depuis les pays de l’Est.

    ENQUÊTE EXCLUSIVE – En un an, les vols de pots catalytiques ont augmenté de 1500%. Ciblant essentiellement les voitures dans les rues, les gangs itinérants s’abattent aussi sur les concessionnaires et les camping-cars.

    Le fléau a soudain flambé de façon exponentielle, au point d’affoler tous les compteurs des forces de l’ordre. Selon un dernier bilan, les vols de pots catalytiques sont passés de 80 à 1280 entre 2012 et l’année dernière. Soit une recrudescence de 1500% en un an! «Il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg, car la découverte des signaux d’alerte est assez récente, précise le colonel Patrice Bayard, chef de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI). Ce chiffre peut encore évoluer car les faits, a priori banals, étaient toujours classés parmi les vols d’accessoires automobiles.»

    C’est en faisant des recoupements avec l’appui du Service d’information de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) que les analystes découvrent des contours tout à fait significatifs de bandes spécialisées. Équipés de petits outillages dans leur mu­sette, les pilleurs de pots cataly­tiques jouent de la meuleuse et de la clef à écrou pour commettre de vraies razzias dans l’est et le ­centre du pays avant d’écumer le grand Sud-Ouest ou encore la ­région Rhône-Alpes. Quelque 103 vols dans le Doubs, 119 en ­Gironde, 250 dans l’agglomération d’Orléans ou une centaine dans les Yvelines, les vols donnent le tournis.

    D’infimes quantités de métaux précieux

    Ciblant les voitures dans les rues, les gangs s’abattent aussi sur les concessionnaires et les camping-cars, tous équipés des précieux équipements. Les raisons d’une telle boulimie? Les filtres des pots catalytiques abritent d’infimes quantités de métaux précieux, dont de l’or négocié à 32.000 euros le kilo, du platine valant 35.000 euros le kilo, du palladium marchandé entre 18.000 et 20.000 euros ou encore du rhodium dont le kilogramme frise les 37.000 euros. «Grâce à diverses potions et manipulations, des chimistes isolent chacun des métaux, souffle un offi­cier. Sachant qu’un pot officiellement vendu 1.600 euros est négocié 50 euros au marché noir, les voleurs, essentiellement de nationalité moldave, lituanienne et roumaine, doivent travailler à l’abattage pour que cela soit rentable. Mais cela ne leur fait pas peur…»

    Policiers et gendarmes ont ainsi découvert un vol de 2.400 pots dans une casse auto de Saône-et-Loire et une série de 2.500 faits entre août et octobre 2011 du côté de Meaux. Face à cette razzia qui va crescendo, l’OCLDI a tiré la sonnette d’alarme depuis le début de l’année. Premiers enseignements: les gangs du catalytique interpellés en flagrant délit sont de vrais professionnels n’ayant pas de butin sur eux, agissant sous plusieurs alias et étant en lien avec des structures tirant les ficelles depuis les pays de l’Est. Un nouveau casse-tête ­s’offre aux enquêteurs.

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