Imprimantes 3 D: Démocratisation de la production industrielle ou continuation de la guerre par d’autres moyens ? (3D printers: Democratization of manufacturing or end of the state monopoly on violence ?)

De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes. Michée 4: 3
De vos hoyaux forgez des épées, Et de vos serpes des lances! Joël 3: 10
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Jésus (Matthieu 10: 34)
Comment les gouvernements vont réagir s’ils doivent un jour fonctionner avec l’idée que tout citoyen a un accès instantané à une arme à feu par Internet? Découvrons-le. Cody Wilson
The Defense Distributed goal isn’t really personal armament. It’s more the liberation of information. It’s about living in a world where you can just download the file for the thing you want to make in this life. As the printing press revolutionized literacy, 3-D printing is in its moment. Cody Wilson
What’s great about the Wiki Weapon is it only needs to be lethal once. We will have the reality of a weapons system that can be printed out from your desk. Anywhere there is a computer, there is a weapon. Cody Wilson

Attention: une démocratisation peut en cacher une autre !

Alors qu’avec les technophiles du monde entier, on ne peut que s’enthousiasmer devant la dernière révolution technologique en date, à savoir les nouvelles imprimantes 3D …

Pendant que sous la pression du téléchargement ferment, les uns après les autres et France comprise, les grands distributeurs de musique

Et que, des mères carburant à l’acide de batterie d’Afrique du sud à l’octomom star du X de Californie, le détournement de l’aide sociale semble avoir atteint les dimensions d’un véritable sport national …

Comment ne pas voir, derrière l’excitante démocratisation de la production industrielle qui s’annonce ainsi, celle, inévitable mais autrement dangereuse au lendemain d’un nouveau massacre dans une école, de la production d’armes à feu …

Et ce faisant, avec le retour possible au monde hobbesien de l’homme loup pour l’homme, de la fin du monopole étatique de la violence légitime ?

Imprimante 3D: imprime-moi une révolution (industrielle)

Emmanuel Daniel

Slate

Ces machines seraient à même de nous permettre de nous réapproprier les moyens de production… Un rêve marxiste, quoi.

Les marxistes doivent avoir le sourire. Ces dernières semaines, on a vu fleurir dans la presse des articles prédisant l’arrivée de la troisième révolution industrielle. Sous les projecteurs, une machine qui permettrait à tout un chacun de se réapproprier les moyens de production. Rien que ça. Et ceci serait rendu possible par… une imprimante !

Les personnes qui ne sont pas familières du mouvement Do it Yourself (DIY –Faites-le vous-même) doivent se gausser de telles affirmations. Pourtant, elles ne sont pas totalement surréalistes.

Les machines en question sont des imprimantes tridimensionnelles. Leur fonctionnement est proche celui des imprimantes classiques. Vous dessinez à l’aide d’un logiciel (ou vous téléchargez sur Internet) un modèle numérique en 3D, puis vous lancez l’impression.

Sauf qu’au lieu de sortir un dessin sur une feuille de papier, la machine va réaliser un objet en 3 dimensions en venant déposer des fines couches de matière les unes sur les autres. En peu de temps, l’imprimante crée, à partir de rien, l’objet de votre choix.

Ont ainsi été fabriqués des jouets, des engrenages ou encore des pièces de remplacement pour une machine à laver.

Avec des imprimantes plus évoluées, il est possible de faire jaillir du néant des bonbons au chocolat, un violon, des pièces pour la Nasa, voire une voiture de course. Des ingénieurs ont même construit une maison grâce à une imprimante 3D, tandis que d’autres imaginent déjà pouvoir répliquer des organes humains. Et récemment, l’armée américaine a décidé d’embarquer des imprimantes 3D en opération pour fabriquer des pièces de rechange. Bref, les champs d’application sont incroyablement variés.

Et bien que les médias généralistes ne s’y intéressent que depuis peu, la technologie (la fabrication additive) a été inventée il y a plus de vingt ans par Emmanuel Sachs, professeur au MIT. Et la première imprimante 3D utilisable a été brevetée dès 1993 par Michael Cima, lui aussi chercheur au MIT.

Mais c’est la démocratisation récente de cette machine qui a suscité l’intérêt des technophiles. On trouve en effet des imprimantes 3D d’entrée de gamme dès 400 euros et il faut compter environ 2.000 euros pour une machine de bonne facture, contre plus de 10.000 euros il y a six ans. Il est également possible d’acheter des modèles en kit ou encore d’imprimer (quasi entièrement) une imprimante 3D à partir d’une autre imprimante!

En vingt ans, le champ des possibles s’est considérablement élargi. Les machines grand public utilisent encore principalement du plastique et ne peuvent construire des objets que de taille et de qualité limitées. Mais d’autres procédés permettent aujourd’hui de créer des objets en résine, en métal, en céramique, en plâtre ou encore en ciment.

Les imprimantes 3D sont aussi devenues plus faciles d’accès. On peut modéliser les objets à imprimer avec des logiciels gratuits et assez intuitifs tels Google SketchUp, ou le faire à l’aide d’un scanner 3D.

Au FacLab de Gennevilliers, atelier où des machines de toute sorte sont mises à disposition du public afin qu’ils réparent où créent des objets, les imprimantes 3D rencontrent un franc succès. Notamment grâce à leur simplicité d’utilisation. Ainsi du haut de ses 14 ans, Adel a appris à se servir de l’engin en deux jours.

Une utopie de geeks?

Jadis réservée à l’industrie et aux architectes, désireux de produire des prototypes et des maquettes rapidement et à moindre coût, les imprimantes 3D ont ensuite gagné le monde artistique.

Elles sont aussi très utilisées dans le secteur médical, notamment pour fabriquer des prothèses auditives ou dentaires.

Aujourd’hui, les promoteurs des imprimantes 3D les imaginent déjà bouleverser nos modes de production et de consommation. Cette technologie «pourrait avoir un impact sur le monde aussi conséquent que l’apparition de l’usine», avance The Economist. Quant au magazine spécialisé Wired, qui a publié de nombreux articles sur le sujet, il annonce sans ambages que l’imprimante 3D grand public «pourrait tout simplement changer notre vie». Si l’on en croit l’article, les imprimantes 3D seraient en passe de débarquer dans nos foyers. Chacun pourrait ainsi créer ou réparer ses objets chez lui, plutôt que de prendre sa voiture pour aller au supermarché.

Impressionnant non? Sauf que cette vision un brin utopique de la technologie ne fait pas l’unanimité.

Alain Bernard, un des pionniers de la fabrication additive en France et vice-président de l’Association française de prototypage rapide est quelque peu agacé par cet angélisme. Il refuse de parler de troisième révolution industrielle, préférant le terme plus sobre d’«évolution». Pour lui, «la véritable révolution est celle du numérique», car, sans elle, le développement de ces machines n’aurait pas été possible.

Le chercheur s’interroge également sur l’accueil des imprimantes 3D par le public.

«Est-ce que le marché va adhérer? Est-ce que demain, tout le monde va fabriquer ses sous tasses chez lui? Est-ce qu’on va tous changer le design de votre cafetière? Est-ce que le grand public va jouer le jeu de la créativité?»

Rien de moins sûr dans une société de l’immédiateté, où le consommateur est habitué à avoir tout, tout de suite et sans effort.

Guilhem Peres, co-fondateur de eMotion Tech, site de vente d’imprimantes 3D et de consommables, admet que ses imprimantes servent principalement à imprimer des pièces pour en fabriquer d’autres et que les utilisateurs achètent souvent ces modèles pour le plaisir de les monter plus que pour fabriquer des produits usuels. Sa cible, «les CSP+ qui bricolent dans leur garage».

Pour qu’elles trouvent leur public, ces machines devront également se conformer aux exigences des consommateurs. Les produits conçus devront être de qualité équivalente à ceux trouvés dans le commerce.

«Il ne faut pas qu’une tasse casse thermiquement après deux utilisations», fait remarquer Alain Bernard. Il faut notamment que les objets créés respectent les normes de sécurité en vigueur dans notre pays.

Pour que le consommateur y trouve son compte, il doit pouvoir produire assez facilement des biens de qualité égale ou supérieure à ceux qu’il trouve dans le commerce, à un prix égal ou inférieur.

Les imprimantes 3D domestiques actuelles ne semblent pas en mesure de relever ce défi. Et si jamais elles y parvenaient, elles devraient encore faire face à deux obstacles de taille, celui du copyright et les brevets. Car quelques entreprises lorgnent déjà sur ce marché prometteur, et auraient pour objectif de le verrouiller, comme ce fut le cas pour le téléchargement de musique en peer-to-peer.

Face à l’étendue des problèmes à résoudre, Christopher Mims, éditorialiste à la MIT review of technology, ne croit pas à la diffusion massive et rapide des imprimantes 3D. Il considère que parler de révolution «n’est pas seulement prématuré, mais absurde». Dans une tribune au vitriol, il explique pourquoi, selon lui, l’imprimante 3D ne pourra pas tenir ses promesses d’émancipation.

«Le désir que l’impression 3D remplace l’industrie traditionnelle doit être pris pour ce qu’il est: une idéologie […] Penser que l’impression 3D va, dans une échelle de temps raisonnable, devenir une technologie mature qui peut reproduire tous les biens sur lesquels nous comptons est un déni complet de la complexité de l’industrie moderne.»

La compétitivité en 3D

Mais bien qu’il doute de la capacité de ces imprimantes à bouleverser notre quotidien, Christopher Mims reconnaît qu’au sein des industries traditionnelles, le prototypage rapide a déjà un «énorme impact». Un rapport prédit en effet que l’industrie de l’impression 3D pèsera 3 milliards de dollars en 2018, d’autres études sont même plus optimistes.

Certains entrepreneurs l’ont bien compris. C’est par exemple le cas de Sculpteo qui propose à ses clients d’imprimer pour eux des objets en trois dimensions. «Nous en sommes au stade de l’approche normative au niveau international. Quand une norme internationale émerge, c’est le signe que le marché a besoin de ces standards», confirme Alain Bernard.

Les avantages de ce type de fabrication sont en effet nombreux. «Elle permet de réaliser de petites séries qu’on fait aujourd’hui en grande série en Chine, à condition qu’elles répondent à la demande du client. Dans ce cas, les imprimantes 3D permettraient de relocaliser une partie de la production», note Alain Bernard.

The Economist pense même que l’impression 3D rendra si bon marché la création d’une seule pièce que les économies d’échelle n’auront pu lieu d’être. La fabrication additive pourrait aussi intéresser nos PME.

«Développer un produit en France est hors de prix. Les imprimantes 3D pourraient permettre aux entreprises d’innover à moindre coût et de gagner en compétitivité», estime Guilhem Peres. L’impression 3D pourrait, dans une certaine mesure, permettre de produire des objets sur commande et ainsi éviter aux entreprises de fabriquer et stocker de grandes séries. On passerait ainsi d’une économie de l’offre à une économie de la demande.

Une révolution des consciences

Mais pour Alain Bernard, les deux modes de productions ne sont pas opposés.

«L’impression 3D n’est pas un substitut aux procédés existants mais viendraient plutôt en complément. Il permettrait de créer beaucoup de petits objets du quotidien.»

Il les imagine trouver leur place, non pas chez les particuliers, mais dans des «bureaux de services», sortes de cybercafés de la débrouille. Ce type de structure éviterait au consommateur d’investir dans une machine qui pourrait n’être utilisée qu’occasionnellement tout en lui permettant de bénéficier des conseils d’un spécialiste qui choisirait avec lui le meilleur mode de fabrication et la matière adéquate.

Ce système existe déjà à Barcelone où un réseau de Fablabs (ateliers de fabrication) met à disposition machines et savoir-faire aux porteurs de projet professionnels comme aux simples citoyens.

Guilhem Peres, lui, ne renonce pas à voir les imprimantes 3D investir nos foyers.

«Ça va s’implémenter petit à petit, il n’y aura pas de choc bref. La démocratisation passera d’abord par les entreprises, puis par les particuliers, mais ça ne sera pas pour tout de suite.»

S’appuyant sur le «hype cycle» de Gartner, il explique qu’à partir du moment où naît un engouement autour d’une technologie, il faut 5 à 10 ans pour qu’elle devienne vraiment accessible techniquement et financièrement.

Mais pour que l’imprimante 3D puisse réellement devenir «la machine à vapeur du XXIe siècle», il faudra d’abord qu’ait lieu une révolution des consciences et des modes de consommation. Ce qui passera peut-être par l’éducation. En effet, les fabricants d’imprimantes 3D font beaucoup d’efforts pour qu’elles trouvent leur place dans les écoles. Pour les prochaines générations, imprimer un certain nombre d’objets pourrait devenir aussi naturel que de l’acheter.

Certes, l’imprimante 3D ne permettra pas à elle seule de s’émanciper du marché, de relocaliser la production et de freiner la gabegie consumériste actuelle. Mais elle pourrait occuper une place de choix dans une série de mouvements (DIY, circuits courts, coopératives…) qui visent à transformer le consommateur hébété en citoyen éclairé et responsable.

Voir aussi:

Un fusil imprimé en 3D testé pour la première fois [VIDÉO]

Vidéo postée sur Youtube du premier test de l’arme à feu. Capture d’écran

Le projet Wiki Weapon consiste à réaliser une arme de calibre 22 long rifle en utilisant une imprimante 3D, et à distribuer le mode d’emploi sur Internet en open source. L’étudiant texan Cody Wilson, à l’origine du projet, vient de réaliser les premiers tests d’arme à feu avec un prototype, écrit le magazine Wired. Résultat: le fusil tire six coups avant de se casser.

Pour Wiki Weapon, ce résultat n’est pas une surprise, même si Cody Wilson misait sur une arme un peu plus résistante: «On pensait qu’elle casserait au bout de 20 coups», a-t-il déclaré à Wired.

En réalité, l’arme testée sur la vidéo n’est pas entièrement réalisée à la maison. C’est un modèle AR-15 dont seulement une partie en plastique a été imprimée: la partie inférieure et la détente de l’arme, comme Wiki Weapon le détaille sur le blog du projet. Les passionnés à l’origine de Wiki Weapon sont ainsi encore loin d’avoir gagné leur pari d’une arme construite à 100% par leurs propres moyens avec la seule aide d’une imprimante 3D.

Pendant des semaines, le groupe a subi des revers qui ont retardé les tests. En septembre, Wilson a loué une imprimante 3D pour réaliser son arme, mais les avocats de la société louant l’appareil, ayant entendu parlé des plans de Wilson et de Wiki Weapon, ont annulé la location, citant la loi américaine qui interdit le port d’une arme capable de déjouer les détecteurs des aéroports.

Comme Slate.fr l’a relaté en août 2012 à propos du projet Wiki Weapon, les imprimantes 3D à usage privé qui sont aujourd’hui sur le marché permettent de construire des objets en plastique tel que l’ABS, la substance thermoplastique utilisée pour fabriquer les Legos.

Lors de l’annonce du projet Wiki Weapon, Die Zeit avait interviewé Frank Rieger, porte-parole du réseau de hackers allemands Chaos Computer Club. Pour ce dernier, ce projet est un mauvais exemple des possibilités offertes par la maker subculture qui s’est formée autour de l’utilisation des imprimantes 3D. Pas parce qu’il s’agit d’une arme, mais parce que l’industrie de l’armement a une grande longueur d’avance face à des imprimantes 3D qui ne fonctionnent aujourd’hui qu’avec du plastique.

Sur le site Defense Distributed qui héberge le projet Wiki Weapon, la FAQ du groupe révèle une vision du monde plutôt inquiétante:

«Comment les gouvernements vont réagir s’ils doivent un jour fonctionner avec l’idée que tout citoyen a un accès instantané à une arme à feu par Internet? Découvrons-le.»

Photo: Vidéo postée sur Youtube du premier test de l’arme à feu. Capture d’écran

Voir encore:

Designer of 3-D Printable Gun Has His 3-D Printer Seized

Will Oremus

Slate

Oct. 2, 2012

The promise of home 3-D printing is that you can construct anything you want from the comfort and convenience of your own living room. For a group whose mission is to 3-D print a working pistol from scratch, however, that promise has been revoked.

Defense Distributed, a collective led by UT-Austin law student Cody Wilson, has raised $20,000 online in a bid to design and develop the world’s first entirely 3-D printed gun, which it calls the Wiki Weapon. If it succeeds, not only will it build its own prototype, it will share the design publicly, so that anyone around the world with a 3-D printer can print his own pistol. It’s sort of the opposite of “Don’t try this at home.”

In a promotional video, Wilson waxes philosophical about the project. “The Defense Distributed goal isn’t really personal armament,” he says. “It’s more the liberation of information. It’s about living in a world where you can just download the file for the thing you want to make in this life. As the printing press revolutionized literacy, 3-D printing is in its moment.”

Turns out the company that leased Defense Distributed its 3-D printer doesn’t see it that way. In a letter to Wilson dated Sept. 26, the legal counsel for Stratasys Inc. informed Wilson that it was cancelling his lease of the company’s uPrint SE printer. “It is the policy of Stratasys not to knowingly allow its printers to be used for illegal purposes,” the company wrote, noting that Wilson lacked a federal license for manufacturing firearms.

Wilson has maintained that he doesn’t need a license, because he’s not planning to sell the weapon. But Stratasys was not impressed. Wired’s Danger Room blog reports that the company’s representatives showed up at his door to seize the device. Now he’ll have to find another printer—and according to Danger Room, he’s considering obtaining a manufacturing license even though he doesn’t believe it’s legally required. Meanwhile, his group has posted Stratasys’ letter online with the caption, « Imagine if your biggest part in the human drama was to stand in the way of an innovation. »

He isn’t the first to see a 3-D printer and think of guns. A blogger and gun enthusiast known as HaveBlue made headlines earlier this year by 3-D printing the lower receiver of an AR-15 assault rifle. The digital blueprints are now available for download on the Thingiverse, an online community for 3-D printing designs.

Voir enfin:

3-D printers could bring manufacturing to your home office

Cecilia Kang

The Washington Post

January 8 2013

LAS VEGAS — When Ford wants to try out a new transmission part, an engineer sends a digital blueprint of the component to a computer, and what happens next once seemed like the stuff of science fiction.

Inside a device about the size of a microwave oven, a plastic, three-dimensional version of the component begins to take shape before your eyes. After scanning the design blueprint, the gadget fuses together a paper-thin layer of plastic powder. It repeats, putting another layer on top, and then thousands more, before binding the material together with lasers. A few hours later, out pops the auto part, ready to be tested.

The cost of such technology: about $1,500.

At such prices, 3-D printers, once an obscure and expensive innovation, are gaining traction among businesses, with broad implications for manufacturing. Ford is putting them in the hands of every one of its engineers. NASA uses the printers to test parts that could eventually make it to space.

And pretty soon, analysts say, they will be showing up in the home office. Just a few years ago, 3-D printers were as big as industrial refrigerators and cost hundreds of thousands of dollars each. Now anyone can order one online and put it on a desk.

That such technology can be offered so cheaply and compactly may be these gadgets’ true breakthrough.

“You can argue this is the democratization of manufacturing,” said Carl Howe, head of consumer research at Yankee Group, a tech research firm. He predicted that this will be the year when 3-D printers will become inexpensive enough to gain wider interest from small businesses, colleges and consumers.

“Things that used to require tens or hundreds of thousands of dollars for plastic molds, you can now do for $1,500 or less,” Howe said.

This is definitely the year that 3-D printing is making a splash at the International Consumer Electronics Show, the annual bazaar of geek commerce. Last year, only one 3-D printing company showed up at the CES, which aims to showcase gadgets you might buy at Best Buy or Amazon, not at industrial supply stores. This week, four such companies will be there.

One of them — MakerBot, which also supplies devices to Ford — will unveil Tuesday a new 3-D printer designed to be the most advanced ever offered at a price that could make it attractive to the home hobbyist.

The online world of hackers and tech enthusiasts is buzzing about how to use such a powerful tool. Researchers and early adopters have made everything from cute figurines and jewelry to working bicycles. A lot of iPhone cases are being custom-made on 3-D printers.

Some other possibilities have been more controversial.

After the massacre at Sandy Hook Elementary School, a video proposing the use of a 3-D printer to make a copy of a gun that fires real bullets went viral on the Web. University of Texas law student Cody Wilson explained in the video that what he called the Wiki Weapon would create the “first 3-D printable personal defense system.”

“What’s great about the Wiki Weapon is it only needs to be lethal once,” Wilson, who heads a nonprofit called Defense Distributed, says in the video. “We will have the reality of a weapons system that can be printed out from your desk. Anywhere there is a computer, there is a weapon.”

Rep. Steve Israel (D-N.Y.) said the creation of guns through 3-D printing could make undetectable plastic firearms too easy to acquire. At a news briefing in December, he called for the renewal of the Undetectable Firearms Act, which would include bans on plastic guns and firearms made from 3-D-printed parts.

“It is just a matter of time before these three-dimensional printers will be able to replicate an entire gun,” Israel said. “And that firearm will be able to be brought through this security line, through the metal detector, and because there will be no metal to be detected, firearms will be brought on planes without anyone’s knowledge.”

Eventually, 3-D printers are expected to make even more complex parts and machines, or be used in medicine for hip replacements and spinal reconstruction. That stands to revolutionize far more than home hobbies.

“Before, if you were a manufacturer and you wanted to make a product, you had to make 10,000 or 100,000 of them; you had to think in terms of the capital it costs to make that volume,” said Bre Pettis, chief executive of MakerBot. “It takes hours. Now you can iterate on an idea many times in one day and create huge efficiencies.”

And while once such automation primarily threatened to replace workers in repetitive assembly-line jobs, now these technologies are taking aim at higher-level jobs that had seemed suitable only for humans.

“A more productive society is good news, and it allows us to have greater variety and choices,” said Andrew McAfee, principal research scientist at MIT’s Center for Digital Business. “What concerns me are the labor-force consequences of such astonishing changes.”

8 Responses to Imprimantes 3 D: Démocratisation de la production industrielle ou continuation de la guerre par d’autres moyens ? (3D printers: Democratization of manufacturing or end of the state monopoly on violence ?)

  1. […] ne pas voir en même temps, derrière l’excitante démocratisation de la production industrielle qui s’annonce ainsi, celle, inévitable mais autrement dangereuse […]

    J’aime

  2. […] ne pas voir en même temps, derrière l’excitante démocratisation de la production industrielle qui s’annonce ainsi, celle, inévitable mais autrement dangereuse […]

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  3. jcdurbant dit :

    Voir aussi:

    Une photocopieuse 3D pour fabriquer des organes !

    Joël Ignasse
    Nouvel Obs
    11-02-2013

    C’est un procédé encore expérimental mais en remplaçant l’encre par des cellules souches, il sera bientôt possible de fabriquer des organes neufs de remplacement limitant ainsi le recours au don d’organes.

    MULTIFONCTION. Avec une imprimante 3D on peut quasiment tout reconstruire des maquettes d’architectes, des lampes ou des décors de cinéma (la preuve ici et ici !). Du coup pourquoi ne pas imaginer fabriquer des organes humains en utilisant la même méthode ? S’il est encore trop tôt pour obtenir sur commande un rein ou un cœur ainsi conçus, une équipe de l’Heriot-Watt University, en Ecosse, a réalisé la toute première étape de ce processus.

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