Marche globale sur Jérusalem: Une non-violence qui entend bien déboucher sur des violences (Chassez le naturel)

Les peuples du monde exigent la libération de Jérusalem.  Slogan de la Marche globale sur Jérusalem
Il se revendique être un moudjahidine (un combattant de Dieu), appartenir à Al-Qaïda et avoir voulu venger les enfants palestiniens autant qu’avoir voulu s’en prendre à l’armée française compte tenu de ses interventions à l’extérieur. Claude Guéant
Selon Daniele Raineri du quotidien italien Il Foglio, qui cite donc des «sources du renseignement» anonymes, c’est la DGSE qui aurait fait rentrer Mohamed Merah en Israël en tant qu’informateur. Il serait ensuite revenu en Jordanie d’où il se serait envolé pour l’Afghanistan. But de l’opération: «Prouver au réseau djihadiste sa capacité à passer à travers la frontière avec un passeport européen», selon Raineri. (…) Toujours selon ces sources anonymes du renseignement citées par Daniele Raineri, il y aurait eu un accord entre Mohamed Merah et la DCRI: «La liberté de mouvement en échange d’informations précieuses», ce qui expliquerait ses nombreux déplacements. Slate
« Les « printemps arabes », qui nous privent de nos interlocuteurs habituels, ne nous facilitent pas la tâche. Il nous faut retisser des liens, ne serait-ce que pour favoriser la libération de nos otages ou repérer des gens comme Merah. Responsable français du renseignement
Il faut toujours se méfier des mots, mais [Gaza] c’est d’une certaine manière une prison à ciel ouvert, puisque ces gens ne peuvent pas rentrer, ne peuvent pas sortir, ne peuvent pas se baigner dans la mer. (…) J’ai vu la vie à Gaza. Ce n’est pas une situation qui peut perdurer (…) C’est la position de la France et de la grande majorité des pays qui sont par ailleurs amis d’Israël. Henri Guaino (plume du président Sarkozy, Radio J, 25.03.12)
La création et le maintien d’Israël est l’un des plus grands crimes, et vous les USA, êtes les chefs de ses criminels. Ben Laden
Le conflit au Proche-Orient alimente un sentiment anti-américain lié au favoritisme des États-Unis envers Israël. La colère arabe née de la question palestinienne (…) affaiblit la légitimité des régimes arabes modérés. Al-Qaïda mobilise cette colère afin de mobiliser de nouveaux appuis. Général Petraeus (22 mars 2010)
La poursuite des hostilités entre Israël et certains de ses voisins met en cause notre capacité à défendre nos intérêts. Général Petraeus
On ne devrait pas nécessairement être surpris que les jeunes Français issus de familles immigrées ressentent de la compassion pour les palestiniens et soient perturbés quand ils voient ce qui se passe. Hubert Védrine (ministre des affaires étrangères français, 2002):
Une nouvelle fois, Tel-Aviv se voit au-dessus des lois et une nouvelle fois, ce sont des civils qui en ont été victimes. (…) A Gaza, sur le nucléaire ou sur l’occupation de la Cisjordanie, l’Etat hébreu refuse de ses soumettre aux règles du droit, toujours au nom de sa sécurité. (…) Mais si Israël entend appartenir au concert des nations, il faut qu’il en respecte les règles. Libération
Par cet acte barbare et sanglant, les dirigeants israéliens signifient bien qu’ils veulent que le blocus de Gaza soit total. Autrement dit, ils souhaitent étouffer ce peuple aux mains nues. Ces méthodes confinent à l’extrémisme d’État, au terrorisme d’État. Les mots ne sont pas trop forts. De toutes les chancelleries du monde, de l’ONU, de l’Union européenne, la quasi-totalité des institutions se disent choquées, indignées par ces nouveaux crimes de l’armée israélienne, par ces violations manifestes du droit international. L’Humanité
Marche présentée comme non violente, mais dont les organisateurs espèrent qu’elle se transformera en affrontements avec les forces de sécurité israéliennes, alimentant ainsi le ressentiment. Une agence de presse palestinienne précise d’ailleurs que « chaque événement répondra à chaque goutte de sang versée par un martyr ou un blessé et à chaque soupir de chaque prisonnier pour sa liberté perdue en défendant notre terre pour préserver son identité arabe » . Hélène Keller-Lind

Chassez le naturel!

Après la courte accalmie et les quelques moments obligés – et quelque peu surjoués – d’unité nationale qui ont suivi la barbarie du jihadiste de Toulouse censée, on s’en souvient, « venger les enfants palestiniens »  …

Et les questions légitimes mais délicates sur l’opération qui a mis le responsable hors d’état de nuire (l’interpellation de quelque 900 suspects et la mise sous les verrous de 230 islamistes comme le déjouement de nombre de tentatives d’attentat au cours des dix dernières années ne pouvant se faire sans un réseau d’informateurs sur lesquels les services de renseignement ne peuvent bien évidemment rien dire) …

Pendant que tout en finançant nos clubs de foot et peut-être bientôt nos banlieues, nos grands amis qataris s’achètent leur tranquillité à la saoudienne en mettant le feu avec leur chaine satellitaire et leurs pétrodollars et sans compter leur prêcheurs de haine à tout ce que le Monde musulman peut compter d’insurrections (pardon: de « printemps »), de l’Ethiopie  et de la Tunisie et à la Libye et à l’Egypte et maintenant, sans compter le Sahel et le Nigéria, à la Syrie et à Gaza  …

Voici, le retour, sur fond de campagne électorale, des mises en cause les plus douteuses  (jusqu’à  la plume du président qui nous ressort le couplet habituel sur la « prison à ciel ouvert » de Gaza) …

Et, après le fiasco des flottilles par mer puis par air et avec les habituels idiots utiles des campus britanniques ou américains sans oublier le Prix Nobel de la paix de service sud-africain Desmond Tutu et leurs inévitables parrains de Téhéran, … la Marche globale sur Jérusalem!

Diabolisation, délégitimation : le maillage. Le cas de la « Marche Globale sur Jérusalem »

La « Marche sur Jérusalem » organisée pour le 30 mars par plus de 20 organisations palestiniennes et diverses organisations antiisraéliennes se disant non violentes s’inscrira dans le maillage ayant pour objet de délégitimer et diaboliser Israël. Les organisateurs espèrent mobiliser des foules aux frontières d’Israël, mais aussi à des checkpoints et devant des ambassades ou représentations israéliennes dans le monde dans une gigantesque opération publicitaire.

Hélène Keller-Lind

CRIF

27 Mars 2012

« Le coup d’envoi de ces festivités antiisraéliennes se fera, nous disent les organisateurs, vendredi 30 mars après les prières à midi 30, au checkpoint de Kalandia »

Mobiliser les foules

« Nous intensifions notre lutte contre l’exil forcé et le système de l’apartheid israélien pour la Journée de la Terre 2012. Nous, les Palestiniens, avons subi un nettoyage ethnique et avons été déracinés de notre terre lors de la Nakba – catastrophe -de 1948, créant les millions de réfugiés qui vivent actuellement en Diaspora. Dix-neuf ans plus tard, en 1967, Israël a annexé illégalement Jérusalem-Est et la Cisjordanie, une action qui a provoqué la Naksa – Recul – et soumis les Palestiniens restant à une occupation militaire brutale ».

C’est ainsi que la vingtaine d’associations palestiniennes- qui vivent des subsides qui sont versés par la communauté internationale – présente cette « Marche sur Jérusalem » du 30 mars prochain. Elles listent ensuite les soi-disant méfaits d’Israël, décrit comme étant « un État sioniste raciste »http://gm2j.com/main/concept-and-objectives/ . Autant de slogans publicitaires simplistes connus, mais qui marchent : « apartheid, colonies illégales, Mur de Séparation des villages palestiniens, la ville sacrée de Jérusalem menacée de judaïsation ». Autant d’incitations à la haine d’Israël et des Juifs.

Ces organisations concluent ainsi : « Nous demandons donc à tous nos frères et sœurs à travers le monde de rejoindre les Palestiniens pour la Journée de la Terre, le 30 mars 2012, pour défier les barrières, les frontières et les procédures qui séparent les Palestiniens de Jérusalem et de leur maison et leurs terres dans toute la Palestine historique ». http://gm2j.com/main/blog/2012/02/01/more-than-20-palestinian-movement-calling-to-join-the-gmj/

Revendication sur la « Palestine historique » et soutiens multiples

Palestine historique: lire non seulement les Territoires et la Bande de Gaza, mais aussi Israël. D’ailleurs le sigle choisi pour ce mouvement montre clairement Israël coloré en vert. D’ailleurs, inlassablement, la télévision officielle palestinienne, qui dépend directement de Mahmoud Abbas, cite des villes israéliennes qui seraient, selon elle, palestiniennes. Ce qui vient d’être fait pendant tout le mois de mars par le biais de chansons. Ce qu’a relevé Palestinian Media Watch – Observatoire des Médias Palestiniens – http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=6591

Parmi les soutiens à cette « Marche » des personnalités de Malaisie, Jordanie, Indonésie, Algérie, mais aussi de Grande-Bretagne, dont un Prix Nobel irlandais, des universitaires de Chicago ou Berkley, des représentants des Frères musulmans – islamistes-, des Arabes israéliens. Et, bien entendu, le très antiisraélien archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel sud-africain.

http://gm2j.com/main/endorsers-list/

Il s’agit de rameuter un soutien ne se limitant pas aux pays arabes, bien entendu.

Une non-violence qui entend bien déboucher sur des violences

Marche présentée comme non violente, mais dont les organisateurs espèrent qu’elle se transformera en affrontements avec les forces de sécurité israéliennes, alimentant ainsi le ressentiment. Une agence de presse palestinienne précise d’ailleurs que « chaque événement répondra à chaque goutte de sang versée par un martyr ou un blessé et à chaque soupir de chaque prisonnier pour sa liberté perdue en défendant notre terre pour préserver son identité arabe » .

Le coup d’envoi de ces festivités antiisraéliennes se fera, nous disent les organisateurs, « vendredi 30 mars après les prières à midi 30, au checkpoint de Kalandia, la Porte Nord de Jérusalem, à Bethléem près du mur d’apartheid, dans notre capitale Jérusalem à partir de la Porte de Damas, à Sakhnin et Deir Hanna, en Palestine occupée, dans des pays arabes et internationaux ».http://english.pnn.ps/index.php/national/1193-popular-committees-preparations-of-struggle-against-occupation-including-global-march-to-jerusalem

Le gouvernement israélien se dit prêt. Mais l’an dernier des hordes de manifestants venus de Syrie avaient pu forcer la frontière et pénétrer sur le Golan. Il y a avait eu quelques morts dont le chiffre avait été grossi par les médias. Un ou deux morts aussi à la frontière libanaise. Ce sont les forces du pays du Cèdre qui avaient tiré pour contenir la foule. Évidemment ces morts avaient été attribuées à Israël…

Voir aussi:

Haïr ISRAËL

 Israël

27 mars 2012

Avant qu’il ne fût liquidé par la police française, le meurtrier jihadiste des trois soldats français-algériens et de quatre juifs, dont trois enfants, avait déclaré que son acte était motivé par le « meurtre » d’enfants palestiniens par les israéliens.

Bien sûr, quand rien ne colle plus et loupe en général, il faut blâmer les juifs.

Cette excuse n’est au fait, qu’un prétexte pur et simple, une tactique de propagande pour extorquer un soutien moral des pays de l’occident en exploitant cyniquement les préjugés répugnants anti-juifs nichés à perpétuité dans les cœurs de nombreux européens.

La chansonnette de l’occupation agressive de la patrie palestinienne par les israéliens est la cause de la violence jihadiste n’est plus qu’un cliché périmé, un prétexte pour légitimer la terreur, qu’éperonnent l’antisémitisme occidental et le pop psychologique.

Des exemples de ces raisons lumineuses sont très faciles à accumuler :

– Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères français expliquait en 2002, ciblant la recrudescence des attaques antisémites et des incendies de voitures en France :

« on ne devrait pas nécessairement être surpris que les jeunes français issus de familles immigrées ressentent de la compassion pour les palestiniens et soient perturbés quand ils voient ce qui se passe. »

– L’historien Tony Judt dans son histoire de l’Europe d’après-guerre entérinait que les attaques étaient « une conséquence directe de la suppurante crise au Moyen-Orient ».

– Réitérant cette idée originale, le général David Petraeus, dans son témoignage au Congrès de 2010, disait que le conflit israélo-arabe suscite l’anti-américanisme en raison d’un favoritisme visible des USA pour Israël.

La frustration émanant de la question palestinienne restreint le dynamisme et la profondeur de l’association des USA avec les gouvernements et les peoples en Iraq et en Afghanistan.

« Entre-temps, al-Qaida et d’autres groupes militants exploitent cette soi-disant fureur pour mobiliser un soutien. »

Conscient sans nul doute, de l’aptitude de l’occident à blâmer les juifs à tord et à travers, Oussama Bin Laden avait rajouté la Palestine à sa liste toujours croissante des prétextes pour s’attaquer à l’Amérique :

« La création et le maintien d’Israël », sermonnait-il en 2002, « est l’un des plus grands crimes, et vous les USA, êtes les chefs de ses criminels. »

Mais Bin Laden n’était jamais à court d’idées pour codifier ses meurtres.

C’étaient tout d’abord les troupes américaines stationnées en Arabie Saoudite pendant la guerre du Golfe.

Puis, en 2004, il soutenait l’ingérence américaine au Liban en 1983 qui engendra la haine des USA.

Plus tard, il maintint que les USA avaient déclaré la guerre contre les musulmans depuis 1945.

Néanmoins, dans ses déclarations après le 9/11, Bin Laden avait mentionné la véritable cause :

« Humiliation et honte » infligées aux musulmans par la dissolution du califat en 1924. La création d’Israël n’est pas et n’a jamais été la « catastrophe »véritable des islamistes, hormis l’accumulation de trois siècles d’embourbement de l’occident dans le monde islamique.

Pour les théoriciens du jihad comme la confrérie musulmane, Hassan al Banna et Sayyid Qutb, l’existence d’Israël n’est simplement que le symptôme d’une corruption plus profonde de l’Islam par les concepts occidentaux.

La brèche occasionnée permit la domination occidentale et rendit possible la création d’Israël en premier lieu.

En outre, il est difficile de distribuer des points d’honneur aux arabes ou aux musulmans pour leur manque de mansuétude face à la souffrance des fuyards palestiniens.

Les plupart des arabes avaient manifesté un mépris virulent contre les palestiniens lorsque ces derniers avaient choisi la fuite au lieu de se battre en 1948.

Ou encore, pour la façon dont les pays arabes avaient rassemblés les réfugiés palestiniens dans des camps sordides sous la protection internationale, leur refusant toute facilité d’intégration dans leurs pays

Ajoutez à cela le total des palestiniens tués par leurs compatriotes arabes, un nombre qui éclipse de loin ceux tués par Israël pour se défendre contre les attaques terroristes.

De toute évidence, la question n’est pas le nombre de morts, de torturés, d’emprisonnés ou d’opprimés, mais plutôt l’identité de l’ennemi –des infidèles dont le sort est d’être soumis à l’Islam, qu’Allah appelait la « meilleure des nations » destinée à dominer le monde.

Le simulacre des jihadistes frustrés et compatissants pour leurs frères palestiniens tyrannisés, devient alors un procédé, une recette efficace de propagande, mais aussi une manière d’exploiter l’antisémitisme latent dissimulé encore dans l’âme occidentale afin de gagner un soutien nécessaire à leur cause jihadiste.

Il n’existe d’autre explication pour justifier la haine obsessive d’Israël par de nombreux européens – haine irrationnelle accompagnée par les incantations rituelles de « jamais plus », tout en menant un politique anti-Israël et soutenant ceux qui en fait, pavent passionnément la voie pour un autre génocide.

Vous rappelez-vous de la magnifique sortie de l’ambassadeur de France en Angleterre qui avait appelé Israël « ce petit pays de merde » pendant que les terroristes palestiniens égorgeaient les femmes et les enfants israéliens lors de l’Intifada ?

L’insulte est juste une nouvelle version des vieilles paraboles antisémites évocatrices du Der Sturmer que l’on retrouve partout en Europe.

Au cours du débat sur la guerre en Irak, un député travailliste britannique disait que Tony Blair était « indûment influencé par une clique de conseillers juifs. »

Un ancien ministre de la défense allemand avait déclaré que le président Bush voulait se débarrasser de Saddam Hussein à cause d’un « lobby juif puissant – trop puissant ».

Un membre du Parlement européen avait affirmé que dans le département de la défense américaine « les positions clés sont occupées par les juifs ; le Pentagone est aujourd’hui une institution juive. »

Et selon un récent sondage de la ligue anti-diffamatrice, ces attitudes antisémites sont en pleine croissance à travers l’Europe.

Compte tenu de ces préjugés, accuser Israël comme étant l’ennemi juré global est beaucoup plus aisé pour beaucoup d’européens et fournit aux djihadistes un puissant outil pour rationaliser leur terrorisme et faciliter l’exclusion sociale d’Israël par les européens.

Au-delà de l’antisémitisme européen, l’excuse qu’« Israël les contraints à agir de la sorte » témoigne d’une arrogance remarquable de la part des occidentaux, qui arrivent à ne commenter le comportement du Jihad que par des éléments matérialistes et psychologiques dans lesquels ils se sentent plus à l’aise.

Ainsi, les jihadistes n’ont aucun motif relevant des dérivés de leur foi, mais réagissent simplement aux péchés occidentaux comme le colonialisme et l’impérialisme, ou à un manque de liberté politique et de prospérité matérielle.

Qu’importe le nombre de fois que les jihadistes citent des chapitres et des verset du Coran, hadiths et théologies musulmanes et légistes, les trop surs d’eux-mêmes occidentaux rejettent le tout et blâment les « distorsions » d’une frange fanatique en hurlant haro aux « Islamophobes », qui ne sont en réalité, que tous ceux qui osent demander plus d’attention à ces faits.

Puisque ces rationalisations sont inabordables, nos experts et universitaires ignorent simplement l’évidence d’un courant intolérant islamique.

Ainsi, nous ne verrons rien dans la presse lorsqu’ibn Abdulaziz Al Abdullah al-Cheikh, le grand mufti du Royaume d’Arabie saoudite, déclarait récemment qu’il est « nécessaire de détruire toutes les églises dans la péninsule arabique, » comme le rapporte notre ami Raymond Ibrahim du Centre Shillman pour la liberté.

Plutôt que de prendre au sérieux les religions et reconnaître la théologie intolérante et violente de l’Islam qui mène au jihad, les intellectuels occidentaux trouvent plus facile de blâmer Israël, ce qui leur permet aussi de se consacrer entièrement à leur aversion irrationnelle du « Sionisme », la nouvelle forme du vieil antisémitisme.

La diabolisation occidentale faisant d’Israël un bouc émissaire a déformé la politique internationale et les tactiques face à la terreur jihadiste et de ses états commanditaires comme l’Iran et la Syrie.

Nous oublions qu’Israël a été le premier front bien avant l’attaque du 9/11, et est l’allié le plus important des USA dans ce conflit.

Plus l’occident compromet la sécurité d’Israël, plus les ennemis de la liberté sont encouragés et croient qu’ils seront les prochains dominateurs du monde.

Thérèse Zrihen-Dvir

(Inspiré du texte de Bruce Thornton)

Voir enfin:

Hating Israel

Bruce Thornton

March 26, 2012

FrontPage

Before he was killed by French police, the jihadist murderer of three French-Algerian soldiers and four Jews, including three children, said that he was driven to killing by the “murder” of Palestinian children by Israelis. Of course, when all else fails blame the Jews. But this excuse is a mere pretext, a propaganda tactic for finding Western moral support by exploiting the unsavory anti-Jewish prejudices still lurking in too many Westerners.

The narrative that the Israeli “brutal occupation” of the “Palestinian homeland” is the cause of jihadist violence is a hoary cliché, a jihadist pretext for terror enabled by Western anti-Semitism and pop psychology. Examples of this received wisdom are easy to collect. French foreign minister Hubert Védrine in 2002 explained increasing anti-Semitic attacks and car-burnings in France by saying, “One shouldn’t necessarily be surprised that young French people from immigrant families feel compassion for the Palestinians and get agitated when they see what is happening. The historian Tony Judt in his history of post-war Europe concurred, agreeing that the attacks were “a direct outcome of the festering crisis in the Middle East.” Repeating this received wisdom, General David Petraeus, in his 2010 Congressional testimony, said that the Arab-Israeli “conflict foments anti-Americanism sentiment, due to a perception of U.S favoritism for Israel. Anger over the Palestinian question limits the strength and depth of U.S. partnerships with governments and peoples” in Iraq and Afghanistan. “Meanwhile, al-Qaeda and other militant groups exploit that anger to mobilize support.” No doubt cognizant of the Western penchant for blaming Jews, Osama bin-Laden added Palestine to his ever-growing list of pretexts for attacking America: “The creation and continuation of Israel,” he lectured us in 2002, “is one of the greatest crimes, and you are the leaders of its criminals.”

Of course, bin Laden was never short of pretexts for rationalizing murder. First it was the American troops stationed in Saudi Arabia during the Gulf War. Then in 2004, he said American involvement in Lebanon in 1983 made him hate America. Elsewhere, he claimed that the U.S. had waged “a war against Muslims” since 1945. Yet in his statements after 9/11, bin Laden mentioned the real reason: the “humiliation and disgrace” inflicted on Muslims by the dissolution of the caliphate in 1924. That, not the creation of Israel, is the real “catastrophe” for Islamists, the culmination of three centuries of Western encroachment into the House of Islam. For theorists of jihad like Muslim Brothers Hassan al Banna and Sayyid Qutb, the existence of Israel was merely a symptom of a larger corruption of Islam by Western ideas that opened the door to the Western dominance that made Israel possible in the first place.

Moreover, it is hard to credit Arab or Muslim concern for Palestinian suffering, given the contempt most Arabs have shown for the people who ran away in 1948 rather than fight, or the way Arab countries herded Palestinian refugees into squalid camps existing on international welfare, or the body-count of Palestinians killed by their fellow Arabs, a number that dwarfs those killed by Israel while defending herself from terrorist attacks. Just the toll of Palestinians killed in the 1970 Black September massacre in Jordan, for example, around 5000, is over half the 8000 killed by Israel during the whole six-decade conflict. Clearly, the issue isn’t the number of dead, tortured, imprisoned or oppressed, but rather the identity of the enemy––infidels whose fate is to be subjected to Muslims, whom Allah called the “best of nations” destined to dominate the world.

The jihadist pretext of angry compassion for their oppressed Palestinian brothers, then, is a function of propaganda, a way to exploit the latent anti-Semitism still lurking in the Western soul in order to find support for the jihadist cause. No other explanation for hatred of Israel can account for the obsession with that country on the part of many Europeans, the irrational hatred that accompanies the ritualistic mantras of “never again” even as European countries pursue anti-Israel policies that aids those who in fact passionately want another genocide. Remember when France’s ambassador to England called Israel “that shitty little country” even as Palestinian terrorists were slaughtering Israeli women and children during the Intifada? That insult was just a new version of the old anti-Semitic tropes redolent of Der Sturmer that can be found everywhere in Europe. During the debate over the Iraq war, a British Labour M.P. said Tony Blair was “unduly influenced by a cabal of Jewish advisors.” A German former defense minister said President Bush wanted to remove Saddam Hussein because of “a powerful––perhaps overly powerful––Jewish lobby.” A member of the European Parliament claimed that in the U.S. Defense Department “key positions are held by Jews; the Pentagon is today a Jewish institution.” And according to a recent Anti-Defamation League survey, such anti-Semitic attitudes are on the rise across Europe. Given these prejudices, blaming Israel as the global arch-villain comes easy to many Europeans, and puts in the hands of jihadists a powerful tool for rationalizing their terrorism and making it easier for Europeans to marginalize Israel.

Beyond European anti-Semitism, though, the “Israel made them do it” excuse bespeaks a remarkable arrogance on the part of Westerners, who can explain jihadist behavior only by the materialist and psychological categories with which Westerners are comfortable. Thus the jihadists have no motives of their own derived from their faith, but are merely reacting to Western sins like colonialism and imperialism, or to a lack of material prosperity and political freedom. No matter how often the jihadists quote chapter and verse of the Koran, hadiths, and Muslim theologians and jurisprudents, smug Westerners dismiss it all as the “distortions” of a fanatic fringe, and brand as “Islamophobes” those who call attention to these facts. When such rationalizations are impossible, then our pundits and academics simply ignore this ever-increasing evidence of mainstream Islamic intolerance. Thus we heard nothing in the mainstream press when Abdulaziz ibn Abdullah Al al-Sheikh, the grand mufti of the Kingdom of Saudi Arabia, recently said it is “necessary to destroy all the churches in the Arabian Peninsula,” as the Freedom Center’s Shillman Fellow Raymond Ibrahim reported. Rather than take religion seriously and acknowledge the intolerant and violent theology of Islam that drives the jihad, Western intellectuals find it easier to blame Israel, which also allows them to indulge their irrational dislike of “Zionism,” the new face of the old anti-Semitism.

Western demonization and scapegoating of Israel have warped our foreign policy and our tactics for confronting jihadist terror and its state sponsors like Iran and Syria. We forget that Israel has been on the front-line of this war long before 9/11, and is our most important ally in this struggle. The more we compromise Israel’s security, the more we hearten our enemies and make them believe they can win.

One Response to Marche globale sur Jérusalem: Une non-violence qui entend bien déboucher sur des violences (Chassez le naturel)

  1. […] ou américains sans oublier le Prix Nobel de la paix de service sud-africain Desmond Tutu, … la Marche globale sur Jérusalem! jc durbant @ 06:23 Catégorie(s): Antisémitisme / antisionisme etBobologie et […]

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