Viande halal: Attention, un scandale peut en cacher un autre! (Not one sparrow shall fall on the ground without your Father)

Not one sparrowNe vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux. Jésus (Matthieu. 10: 29-31)
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la “victime inconnue”, comme on dirait aujourd’hui le “soldat inconnu”. Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs: vous la jetterez aux chiens. Exode 22: 31
C’est ici une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez: vous ne mangerez ni graisse ni sang. Lévitique 3: 17
Je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car l’âme de la chair est dans le sang. Lévitique 17: 10-11
Pierre monta sur le toit, vers la sixième heure, pour prier. Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre, et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit: Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit: Non, Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui: Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. Cela arriva jusqu’à trois fois; et aussitôt après, l’objet fut retiré dans le ciel. Actes 10: 9-13
Pour ce qui est donc de manger des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a point d’idole dans le monde, et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. (…) Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. (…) C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. Paul (I Corinthiens 8: 4-13)
Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience; car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme. Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice! n’en mangez pas, à cause de celui qui a donné l’avertissement, et à cause de la conscience. Paul (première lettre aux Corinthiens 10: 25-28)
Je veux, maintenant, que les abattoirs halal s’engagent, concrètement et rapidement, dans la voie d’une généralisation de l’étourdissement préalable. Nicolas Sarkozy (lettre à la Fondation Brigitte Bardot le 22 décembre 2006)
J’ai personnellement assuré à Brigitte Bardot, lorsque je l’ai rencontrée, que l’Islam n’est pas hostile à l’étourdissement mais à condition qu’il ne soit pas irréversible. recteur de la Mosquée de Paris, l’étourdissement préalable ne pose pas de difficulté vis-à-vis du culte musulman, à condition qu’il n’entraîne pas la mort. Dalil Boubakeur (recteur de la Mosquée de Paris, « Filières Avicoles », février 2006)
On ne peut pas accepter, dans un pays laïque, que soit imposée à tous les consommateurs une viande provenant d’abattages religieux alors que la loi française, républicaine, impose l’étourdissement des bêtes depuis 40 ans! Quelle régression! Fondation Brigitte Bardot
Il n’est pas […] admissible qu’un consommateur désireux de ne manger de la viande qu’à condition que la bête n’ait pas souffert soit dans l’impossibilité de le faire en toute certitude. N’insistons pas sur les risques sanitaires propres au halal et au casher, non plus que sur leur qualité gustative : chacun est libre d’en discuter, comme des OGM, mais la moindre des libertés est de pouvoir en décider soi-même. C’est pourquoi, oui, l’étiquetage s’impose. C’est ce que demande d’ailleurs l’Europe, qui a fait de la non-souffrance des bêtes par étourdissement préalable une règle générale, tolérant des dérogations sous réserve de bien identifier la viande. Marianne
L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive. Aucun choix n’est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d’un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d’argent ! A l’heure des circuits courts, c’est un comble ! Mais pourquoi ? Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l’ensemble de l’abattage francilien confié à des opérateurs privés. Pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d’abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un ‘’étourdissement’’ préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l’Etat. Les abattoirs franciliens représentent cependant moins de 2 % de la consommation francilienne de viande. (…) Plus inquiétant encore, les consommateurs souffrent d’une mésinformation sur les produits qu’ils achètent au quotidien : en France on estime que 30% de la viande est abattue selon les rites musulman et juif alors que la demande ne représente que 7% ; 23% sont donc commercialisés comme de la viande ‘’traditionnelle’’…Chambres d’Agriculture d’Ile-de-France
En ce qui concerne l’abattage, la loi française est très claire : « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage». Une dérogation, c’est–‐a–‐dire une exception, est par ailleurs autorisée par la loi, dans le cadre des abattages rituels. (Code Rural, article R214–‐70). En France, environ 32% des animaux (veaux –‐ bovins –‐ ovins –‐ caprins) sont abattus de façon rituelle (source DGAL, 2008). Or, la réalité de l’abattage sans étourdissement préalable et de son aspect sanitaire n’est pas sans conséquences, il peut aussi augmenter le risque de rupture de la panse et donc l’apparition de souillures des carcasses. Les Artisans Bouchers d’Ile–‐de–‐France, défenseurs de l’étourdissement, réclament que les abattages rituels restent une pratique exceptionnelle accordée dans le cadre d’une dérogation, et correspondent à des commandes commerciales précises, comme le souligne le décret –‐ texte n°66 – du Journal Officiel n° 0301 du 29 décembre 2011 qui doit rentrer en application au 1er juillet 2012. Le phénomène de l’élargissement des pratiques d’abattage rituel doit être effectivement suivi avec attention et précision, dans le simple respect de la loi actuellement en vigueur et dans l’intérêt du bien–‐être des animaux. Les filières doivent se sentir concernées, et tenir compte de tous les marchés. Les consommateurs ne doivent pas être tenus à l’écart des informations d’élaboration des produits qu’ils achètent. Les Artisans Bouchers d’Ile–‐de–‐France soutiennent le travail des éleveurs dont ils valorisent les produits auprès de leurs clients. Pour se faire, ils demandent que le Gouvernement français et le Parlement Européen mettent en place un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d’abattage afin que les professionnels et les consommateurs ne soient plus victimes d’un système et puissent acheter en toute transparence. Chambres d’Agriculture d’Ile-de-France
Bien-être animal : élevage et abattage, y-aurait-il deux poids, deux mesures ? Du côté des éleveurs, depuis 2003, le bien-être animal, préoccupation majeure de nos professionnels, fait l’objet de contraintes réglementaires conditionnant l’attribution d’aides européennes si précieuses au maintien de leur activité. Du côté des abattoirs, la réglementation européenne impose l’étourdissement préalable des animaux lors de l’abattage. Or, en France, dérogation a été accordée pour les abattages rituels. L’Etat français serait-il coupable d’appliquer la réglementation avec zèle quand il s’agit des éleveurs et avec souplesse quant il s’agit des opérateurs de l’abattage ? Comment se fait-il que chez nos voisins allemands l’étourdissement préalable des animaux soit généralisé à l’ensemble des modes d’abattage ? Chambres d’Agriculture d’Ile-de-France
L’annonce par la chaine Quick de la vente exclusive de produits halal dans 8 établissements, dont celui de Roubaix, était déjà en soi un scandale. Le  consommateur est ainsi pris en otage et doit non seulement se conformer  obligatoirement à la loi islamique mais de surcroît, dans ses formes les plus rigoristes. Le choix du « tout halal » étant la conséquence du refus  imposé par les musulmans les plus radicaux de la préparation de nourriture  « impure » dans les mèmes lieux que la préparation de nourriture halal. (…).  Le scandale prend une tout autre dimension lorsque l’on apprend que la chaîne Quick appartient depuis octobre 2006 à l’Etat Français. En effet, « Qualium investissement » détient 99,63 % du capital de Quick et n’est autre que la filiale de capital investissement de la Caisse des Dépôts et Consignations, bras financier de l’Etat. Polémia
Pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France, où on estime que 80% des moutons sont abattus selon les méthodes halal. Gilbert Mouthon (professeur à l’Ecole Vétérinaire de Maison Alfort et expert auprès des tribunaux)
Le principe est simple : des dérogations – légitimes – ont été accordées pour permettre les abattages rituels, halal et cascher, à des moments clairement identifiés. Or ces méthodes présentent bien plus de risques sanitaires que les méthodes conventionnelles, très codifiées. Ce qui implique, pour les abatteurs, une fois ces moments réservés aux pratiques rituelles passées, d’arrêter les chaînes d’abattage pour les nettoyer et les désinfecter. Ce que de moins en moins de professionnels se résolvent à faire, préférant généraliser les pratiques rituelles et augmenter leurs profits. Marianne
Le problème posé, le scandale même, c’est celui du non-respect des normes d’hygiène, conduisant à une augmentation des contaminations à l’Echerichia Colli, ces terribles bactéries qui provoquent tant d’insuffisances rénales chez les enfants. Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. Dr Jean-Louis Thillier (auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire)
L’étourdissement des animaux avant leur mise à mort est une obligation légale dans l’UE, afin que l’animal soit inconscient et ne ressente aucune douleur. Peu d’exceptions sont accordées à cette règle et seuls quelques États membres autorisent des dérogations pour des pratiques religieuses de l’abattage. La législation de l’UE a pour objectif d’assurer l’application des mesures appropriées dans toute l’UE permettant d’optimiser les conditions de bien-être des animaux d’élevage. L’étourdissement est, par conséquent, rendu nécessaire par cette législation, afin que l’abattage soit effectué sans provoquer de peur, d’anxiété, de douleur, de souffrance ou de détresse inutile à l’animal. (…) Les méthodes d’étourdissement et de mise à mort provoquent une perte de conscience et la mort, soit simultanément soit consécutivement. L’étourdissement induit une perte temporaire de conscience et repose uniquement sur des procédures de saignée rapides et précises qui facilitent le saignement et entraînent le décès. La saignée consiste à endommager des vaisseaux sanguins importants, par exemple par section du cou ou perforation de la poitrine. Si la saignée n’est pas rapidement effectuée, un animal correctement étourdi a la possibilité de récupérer ses fonctions cérébrales et corporelles. Dans la mesure où la durée de l’inconscience et de l’insensibilité varie en fonction des méthodes, des espèces et des animaux, les procédures les plus appropriées pour les cerfs, les chèvres, les lapins, les autruches, les canards, les oies et les cailles doivent être appliquées. Certaines méthodes d’étourdissement et de mise à mort, avérées efficaces, ne reposent pas sur le saignement pour provoquer le décès et constituent une meilleure option lorsqu’elles sont disponibles. (…) Toutes les méthodes décrites dépendent de leur réalisation correcte et du respect des bonnes pratiques. Il est important que tous les opérateurs participant à l’étourdissement et à l’abattage soient compétents, convenablement formés et qu’ils aient une attitude positive en ce qui concerne le bien-être des animaux. En outre, tous les équipements utilisés pour l’étourdissement et la mise à mort doivent être maintenus dans un bon état de fonctionnement, les paramètres contrôlés doivent être documentés, et des journaux d’entretien et de réparation doivent être tenus à jour. Le groupe scientifique BIOHAZ affirme qu’il existe incontestablement des problèmes de sécurité alimentaire associés à certaines méthodes utilisées pour les espèces animales prises en compte dans cet avis. Selon le groupe scientifique, même si les connaissances et données actuellement disponibles sont insuffisantes pour quantifier les risques associés, au plan de la sécurité alimentaire, à ces méthodes d’étourdissement, il convient toutefois de ne pas les négliger. Rapport EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments)

Attention: un scandale peut en cacher un autre!

Où l’on découvre …

Nouvelle llustration, y compris derrière ses tentatives de récupération politicienne ou ses dérives écologistes, de ce si singulier souci du plus faible où l’Occident judéo-chrétien est en train d’entrainer la planète entière

Après les affaires de la viande halal et des intoxications au sein des restaurants du groupe Quick (propriété de l’Etat français à 94% par le biais de la Caisse des Dépôts) …

Et derrière la polémique quasi-religieuse digne du premier siècle du christianisme (où les boucheries étaient directement dans les temples et donc la viande nécessairement sacrifiée aux idoles) …

Que le « tout halal » …

Ou plus exactement la suppression de l’étape de l’étourdissement de la bête …

 Acceptée par ailleurs en Allemagne pour tout type d’abattage y compris rituel mais aussi par le Recteur de la mosquée de Paris (l’animal reste « vivant » même s’il n’est plus « conscient » et donc susceptible de souffrir) …

Ca rapporte tout simplement plus… aux grands abattoirs!

Marine Le Pen : « Toute la viande française est devenue halal »

Jean-Claude Jaillette

Marianne

Dimanche 19 Février 2012

Journaliste à Marianne, il suit le Front National pour les campagnes 2012.

Emue par un reportage d’Envoyé Spécial, Marine Le Pen dénonce à Lille , « la soumission des abattoirs français aux règles d’une minorité ». C’est plutôt d’aggravation des risques sanitaires, dans les steaks hachés, qu’il s’agit. Enquête

Marine Le Pen a pris de court ses conseillers pour frapper fort. Au cours d’un point presse organisé en marge de la Convention présidentielle que son parti a réunie à Lille ce week end, elle s’en est pris à la viande halal : « En Ile-de-France, il n’y a plus un seul abattoir qui ne soit pas halal. Toute la viande consommée en Ile-de-France est exclusivement halal sans que les consommateurs en aient connaissance. » Elle a aussitôt annoncé qu’elle allait porter plainte « pour tromperie », sans préciser d’ailleurs auprès de quel tribunal elle la déposerait. « J’ai toutes les preuves nécessaires » s’est-elle contenté de répondre aux journalistes qui la pressaient de questions.

A-t-elle été choquée par l’enquête de nos confrères d’Envoyé Spécial diffusée jeudi dernier et consacrée à la qualité de la viande en France ? Sans doute. Il y est révélé, témoignages solides à l’appui, qu’en Ile-de France et dans de nombreuses villes de France, la totalité des bovins, ovins et caprins sont abattus selon les méthodes halal. Attendons donc les jours qui viennent pour connaître précisément le contenu de sa plainte. Pour l’heure, le ministre de l’Agriculture ainsi que les professionnels de la viande ont démenti, mollement au demeurant : « Nous n’avons pas d’informations précises, a expliqué un porte parole du ministère. Mais ceux qui pratiquent les abattages rituels sont de petits abattoirs de proximité. »

Le tout halal, ça rapporte plus

Marianne a interrogé plusieurs experts qui confirment le contenu de l’enquête de nos confrères de France Télévision. Selon Gilbert Mouthon, professeur à l’Ecole Vétérinaire de Maison Alfort (94) et expert auprès des tribunaux, « pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France, où on estime que 80% des moutons sont abattus selon les méthodes halal ». Le principe est simple : des dérogations – légitimes – ont été accordées pour permettre les abattages rituels, halal et cascher, à des moments clairement identifiés. Or ces méthodes présentent bien plus de risques sanitaires que les méthodes conventionnelles, très codifiées. Ce qui implique, pour les abatteurs, une fois ces moments réservés aux pratiques rituelles passées, d’arrêter les chaînes d’abattage pour les nettoyer et les désinfecter. Ce que de moins en moins de professionnels se résolvent à faire, préférant généraliser les pratiques rituelles et augmenter leurs profits.

Peut-on dire dès lors, comme Marine Le Pen, que « tous les abattoirs se sont convertis aux règles d’une minorité » ? « Le problème posé, le scandale même, analyse le Dr Jean-Louis Thillier, auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire, c’est celui du non-respect des normes d’hygiène, conduisant à une augmentation des contaminations à l’Echerichia Colli, ces terribles bactéries qui provoquent tant d’insuffisances rénales chez les enfants. Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. » Il délivre un conseil aux amateurs de viande : la faire bien cuire.

La démission des vétérinaires

C’est donc bien de l’état sanitaire des abattoirs qu’il s’agit, que les vétérinaires de l’Etat sont censés surveiller. Avec beaucoup de négligence semble-t-il. Depuis la fin des années 1990, plusieurs rapports officiels ont tiré le signal d’alarme, la Cour des comptes, la Direction générale de l’alimentation notamment. Le ministère de l’Agriculture, et particulièrement Bruno Lemaire, actuel ministre, fait la sourde oreille.

Leur indifférence vient de donner des armes à Marine Le Pen, pour, une nouvelle fois dénoncer « l’invasion de la France par les communauté, islamiste en particulier. »

Voir aussi:

Abattage – Priorité à l’information et à la transparence

24-02-2012

A la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les affirmations, les chiffres divers et variés et les polémiques vont bon train. Sur fond de tentatives de récupération politique, le sujet de l’abattage halal est soudainement devenu un véritable sujet public de préoccupation, alors que les professionnels de la filière viande y travaillent déjà depuis bien longtemps. Les Artisans Bouchers d’Ile–‐de–‐France tiennent à rappeler que leur savoir–‐faire est au service des clients. Chaque artisan boucher choisit et s’informe de la traçabilité de ses produits. Il travaille des produits d’une très grande qualité, issue des meilleurs élevages des plus belles Races à Viande Françaises. Il s’emploie à exercer son métier dans le respect de l’animal, de la loi, et du consommateur. En effet, en ce qui concerne l’abattage, la loi française est très claire : « l’étourdissement des animaux est obligatoire avant l’abattage». Une dérogation, c’est–‐a–‐dire une exception, est par ailleurs autorisée par la loi, dans le cadre des abattages rituels. (Code Rural, article R214–‐70). En France, environ 32% des animaux (veaux –‐ bovins –‐ ovins –‐ caprins) sont abattus de façon rituelle (source DGAL, 2008). Or, la réalité de l’abattage sans étourdissement préalable et de son aspect sanitaire n’est pas sans conséquences, il peut aussi augmenter le risque de rupture de la panse et donc l’apparition de souillures des carcasses. Les Artisans Bouchers d’Ile–‐de–‐France, défenseurs de l’étourdissement, réclament que les abattages rituels restent une pratique exceptionnelle accordée dans le cadre d’une dérogation, et correspondent à des commandes commerciales précises, comme le souligne le décret –‐ texte n°66 – du Journal Officiel n° 0301 du 29 décembre 2011 qui doit rentrer en application au 1er juillet 2012. Le phénomène de l’élargissement des pratiques d’abattage rituel doit être effectivement suivi avec attention et précision, dans le simple respect de la loi actuellement en vigueur et dans l’intérêt du bien–‐être des animaux. Les filières doivent se sentir concernées, et tenir compte de tous les marchés. Les consommateurs ne doivent pas être tenus à l’écart des informations d’élaboration des produits qu’ils achètent. Les Artisans Bouchers d’Ile–‐de–‐France soutiennent le travail des éleveurs dont ils valorisent les produits auprès de leurs clients. Pour se faire, ils demandent que le Gouvernement français et le Parlement Européen mettent en place un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d’abattage afin que les professionnels et les consommateurs ne soient plus victimes d’un système et puissent acheter en toute transparence.

24-02-2012

Abattoirs en Ile-de-France : Eleveurs et consommateurs doivent pouvoir choisir

Une filière élevage disloquée en Ile-de-France

Disparition des vétérinaires ruraux, fermeture des centres de collecte de lait, abattoirs traditionnels délocalisés, désengagement des Pouvoirs Publics, pression réglementaire croissante, contrôles zélés et suspicieux des services de l’Etat… La filière élevage francilienne survit comme elle le peut dans ce contexte déstructuré. Sans avoir été entendus par les Pouvoirs Publics et les opérateurs de l’abattage, les éleveurs franciliens dénoncent pourtant cela depuis des années.

Beaucoup d’entre eux se sont tournés vers la vente directe aux consommateurs et aux artisans bouchers, le contact avec le consommateur et la qualité de la production devenant la base de leur stratégie commerciale.

De l’éleveur au consommateur, un manque clair de transparence

Faute d’infrastructures adaptées, les éleveurs subissent bel et bien le mode d’abattage de leurs animaux. Ils n’ont pas le choix et ignorent bien souvent le devenir de leur cheptel. A l’autre bout de la chaîne, le consommateur ne connaît ni le cheminement du produit qu’il a dans son assiette, ni le mode d’abattage, ni ses étapes de transformation. Il serait si facile de l’indiquer sur l’étiquette !

Bien-être animal : élevage et abattage, y-aurait-il deux poids, deux mesures ?

Du côté des éleveurs, depuis 2003, le bien-être animal, préoccupation majeure de nos professionnels, fait l’objet de contraintes réglementaires conditionnant l’attribution d’aides européennes si précieuses au maintien de leur activité.

Du côté des abattoirs, la réglementation européenne impose l’étourdissement préalable des animaux lors de l’abattage. Or, en France, dérogation a été accordée pour les abattages rituels. L’Etat français serait-il coupable d’appliquer la réglementation avec zèle quand il s’agit des éleveurs et avec souplesse quant il s’agit des opérateurs de l’abattage ?

Comment se fait-il que chez nos voisins allemands l’étourdissement préalable des animaux soit généralisé à l’ensemble des modes d’abattage ?

Recréer des chaînes d’abattage traditionnel en Ile-de-France

Pour une totale liberté de choix des méthodes d’abattage par l’éleveur, pour le respect de la réglementation en matière de bien-être animal, et pour une totale information du consommateur, aujourd’hui comme hier, les professionnels de l’élevage ne réclament que la simple réouverture de lignes d’abattage traditionnel en Ile-de-France, le soutien des politiques par le Conseil régional et l’application d’une traçabilité pour le consommateur.

21-02-2012

100% de la viande abattue de façon rituelle en Ile-de-France !

L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive.

Aucun choix n’est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d’un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d’argent ! A l’heure des circuits courts, c’est un comble !

Mais pourquoi ?

Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l’ensemble de l’abattage francilien confié à des opérateurs privés. Pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d’abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un ‘’étourdissement’’ préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l’Etat.

Les abattoirs franciliens représentent cependant moins de 2 % de la consommation francilienne de viande.

Et dans tout ça, le consommateur a-t-il le choix ? Pas vraiment…

Plus inquiétant encore, les consommateurs souffrent d’une mésinformation sur les produits qu’ils achètent au quotidien : en France on estime que 30% de la viande est abattue selon les rites musulman et juif alors que la demande ne représente que 7% ; 23% sont donc commercialisés comme de la viande ‘’traditionnelle’’…

Donnons le choix à nos éleveurs et à nos consommateurs !

Les problèmes d’abattage en région Ile-de-France ont longtemps été le cheval de bataille de la Chambre Interdépartementale d’Agriculture d’Ile-de-France et de la Maison de l’Elevage. Néanmoins, ce phénomène prend de l’ampleur sur fond d’élection présidentielle et il est temps de réagir !

Les éleveurs devraient pouvoir choisir leur mode d’abattage tout comme les consommateurs devraient pouvoir choisir leurs produits en toute connaissance de cause : les viandes devraient bénéficier d’un affichage clair en la matière. Quant aux abattoirs, ils devraient être soumis aux mêmes conditions de contrôle que celles imposées aux exploitations d’élevage par les services de l’Etat !

Voir enfin:

Avis du groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux suite à une question de la Commission sur les aspects concernant le bien-être des cerfs,  chèvres, lapins, autruches, canards, oies et cailles élevés pour leur commerce et soumis aux principaux systèmes d’étourdissement et de mise à mort

European Food Safety Authority

27.03.06

Résumé

L’étourdissement des animaux avant leur mise à mort est une obligation légale dans l’UE, afin que l’animal soit inconscient et ne ressente aucune douleur. Peu d’exceptions sont accordées à cette règle et seuls quelques États membres autorisent des dérogations pour des pratiques religieuses de l’abattage. La législation de l’UE a pour objectif d’assurer l’application des mesures appropriées dans toute l’UE permettant d’optimiser les conditions de bien-être des animaux d’élevage. L’étourdissement est, par conséquent, rendu nécessaire par cette législation, afin que l’abattage soit effectué sans provoquer de peur, d’anxiété, de douleur, de souffrance ou de détresse inutile à l’animal.

Afin d’assurer que les meilleures méthodes d’étourdissement soient appliquées et d’atteindre une meilleure compréhension de ce processus, la Commission européenne a demandé au groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux (AHAW) de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) d’effectuer une évaluation complète des principaux systèmes d’étourdissement et de mise à mort appliqués aux cerfs, aux chèvres, aux lapins, aux autruches, aux canards, aux oies et aux cailles, en examinant plus particulièrement les aspects concernant le bien-être animal, la biosécurité et la sécurité microbiologique de la carcasse, et de communiquer un avis en conséquence. Le chapitre concernant les aspects de l’étourdissement en relation avec la sécurité alimentaire a été adopté conjointement par le groupe scientifique AHAW et le groupe scientifique sur les risques biologiques (BIOHAZ).

Le groupe scientifique AHAW a constaté, dans ses conclusions, que les informations scientifiques publiées sur les problèmes liés à l’étourdissement et à la mise à mort pour les espèces considérées étaient très peu nombreuses. Il a souligné le besoin urgent d’une investigation plus détaillée des méthodes, des mécanismes et des effets des différentes méthodes d’étourdissement et de leurs performances techniques et organisationnelles en pratique. Le groupe scientifique recommande une formation continue de meilleure qualité des personnels concernés afin d’assurer dans les meilleures conditions le bien-être animal. L’avis recommande également à l’industrie et à toutes les parties pratiquant l’étourdissement et la mise à mort de développer et de mettre en œuvre des programmes de contrôle qualité susceptibles d’être soumis à des audits, et permettant de détecter de mauvaises conditions d’étourdissement et de prévoir les mesures correctives à apporter.

Dans la mesure où aucune méthode d’étourdissement et de mise à mort n’est idéale pour tous les types d’animaux d’élevage sur le plan de l’abattage commercial ou du contrôle des maladies, le groupe scientifique considère qu’il est nécessaire de sélectionner des procédures qui, lorsqu’elles sont correctement appliquées, apporteront les garanties maximales en ce qui concerne le bien-être animal, la biosécurité et la sécurité microbiologique de la carcasse.

Les méthodes d’étourdissement et de mise à mort provoquent une perte de conscience et la mort, soit simultanément soit consécutivement. L’étourdissement induit une perte temporaire de conscience et repose uniquement sur des procédures de saignée rapides et précises qui facilitent le saignement et entraînent le décès. La saignée consiste à endommager des vaisseaux sanguins importants, par exemple par section du cou ou perforation de la poitrine. Si la saignée n’est pas rapidement effectuée, un animal correctement étourdi a la possibilité de récupérer ses fonctions cérébrales et corporelles. Dans la mesure où la durée de l’inconscience et de l’insensibilité varie en fonction des méthodes, des espèces et des animaux, les procédures les plus appropriées pour les cerfs, les chèvres, les lapins, les autruches, les canards, les oies et les cailles doivent être appliquées. Certaines méthodes d’étourdissement et de mise à mort, avérées efficaces, ne reposent pas sur le saignement pour provoquer le décès et constituent une meilleure option lorsqu’elles sont disponibles.

L’avis recommande certaines méthodes par rapport à d’autres, en spécifiant quelle méthode est mieux adaptée à chacune des espèces. Par exemple, le risque est important de porter grandement atteinte au bien-être du cerf commun et du daim, qui ne sont pas accoutumés à l’homme, en les soumettant à une manipulation, une contention ou un transport. Pour ces espèces, la recommandation est de ne pas les transporter, mais de les abattre in situ en utilisant des balles. Le groupe scientifique met néanmoins en garde sur le fait que l’efficacité de cette méthode dépend de la formation et de l’habileté du personnel réalisant la mise à mort. En revanche, pour les oies, la seule méthode efficace avérée est d’utiliser une méthode d’étourdissement par percussion.

Les méthodes d’étourdissement utilisant le gaz et l’électricité sont toutes les deux considérées comme extrêmement efficaces pour la plupart des espèces. Cependant, ces méthodes exigent un équipement technique très important, un personnel expérimenté et une surveillance efficace de la procédure.

Toutes les méthodes décrites dépendent de leur réalisation correcte et du respect des bonnes pratiques. Il est important que tous les opérateurs participant à l’étourdissement et à l’abattage soient compétents, convenablement formés et qu’ils aient une attitude positive en ce qui concerne le bien-être des animaux. En outre, tous les équipements utilisés pour l’étourdissement et la mise à mort doivent être maintenus dans un bon état de fonctionnement, les paramètres contrôlés doivent être documentés, et des journaux d’entretien et de réparation doivent être tenus à jour.

Le groupe scientifique BIOHAZ affirme qu’il existe incontestablement des problèmes de sécurité alimentaire associés à certaines méthodes utilisées pour les espèces animales prises en compte dans cet avis. Selon le groupe scientifique, même si les connaissances et données actuellement disponibles sont insuffisantes pour quantifier les risques associés, au plan de la sécurité alimentaire, à ces méthodes d’étourdissement, il convient toutefois de ne pas les négliger.

La principale préoccupation concerne l’étourdissement des chèvres au pistolet à tige perforante et la dissémination éventuelle de fragments de système nerveux central (SNC) via la circulation sanguine dans les tissus consommables avec, pour conséquence, l’exposition de l’homme à l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

Une autre préoccupation soulignée par le groupe scientifique BIOHAZ concerne l’absence actuelle de données sur l’ampleur de la contamination microbienne des eaux de bains utilisées pour l’étourdissement des canards, des oies et des cailles. Selon le groupe scientifique, cela signifie que le devenir des agents pathogènes d’origine alimentaire dans l’eau utilisée est inconnu; toutefois, il peut être supposé qu’il existe un risque de contamination des poumons de ces espèces avec ces germes pathogènes au cours de l’étourdissement. Il est également recommandé que ces risques soient visés par des mesures de bonnes pratiques d’hygiène et que des recherches complémentaires soient effectuées pour déterminer l’ampleur de ces risques.

Cet avis s’aligne sur un avis et un rapport antérieurs du groupe scientifique AHAW, datés du mois de juin 2004, qui portaient sur les aspects concernant le bien-être des bovins, ovins, porcins, poulets et dindes, chevaux et poissons d’élevage soumis aux principaux systèmes d’étourdissement et de mise à mort, y compris les méthodes appliquées dans les abattoirs et dans l’élevage dans des conditions de lutte contre les maladies.

Ces deux avis et les rapports connexes établis par le groupe scientifique AHAW, considérés conjointement, traitent de l’étourdissement et de la mise à mort de la plupart des espèces faisant l’objet d’un élevage au sein de l’UE.

3 Responses to Viande halal: Attention, un scandale peut en cacher un autre! (Not one sparrow shall fall on the ground without your Father)

  1. […] où, après les affaires de la viande halal et de la circoncision (les mêmes qui étaient hier prêts à composer avec le prétendu besoin […]

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