Polémique Guéant: Nous le croyions lepéniste et voilà qu’il est bushiste! (God help us all: Bush is back… in France!)

Certains m’appellent l’Américain. J’en suis fier … Je partage beaucoup de valeurs américaines. Nicolas Sarkozy (2004)
Le libéralisme, ce serait aussi désastreux que le communisme. Jacques Chirac (Le Figaro, 16 mars 2005)
Nous n’avons pas besoin à la tête de l’Etat de quelqu’un qui se fixe comme programme d’être le futur caniche du président des Etats-Unis. Laurent Fabius
Sarkozy couché comme un chiot devant son maître … Henri Emmanuelli
Sarkozy fait une campagne à la Hollywood. Le Pen
Sarkozy est le candidat des Etats-Unis. Il ferait mieux de ne pas trop le dire… Pierre Messmer
Nicolas Sarkozy parle avec un accent nouveau à l’Amérique. Il n’y a pas chez lui ce classique réflexe antiaméricain de la plupart des hommes politiques français. A l’inverse de Villepin, il dit qu’on ne se bâtit pas contre les Etats-Unis, mais à côté d’eux.» Sarkozy a «pris un risque réel en refusant de jouer sur les penchants antiaméricains de l’opinion publique. Dominique Moïsi
Je vais voter pour lui (M. Hollande), sauf si Juppé se présente parce que j’aime bien Juppé. Chirac
C’est un Corrézien qui avait succédé en 1995 à François Mitterrand. Je veux croire qu’en 2012, ce sera aussi un autre Corrézien qui reprendra le fil du changement. François Hollande
Mon propos ne concerne pas n’importe quelle langue, mais l’anglais. L’anglais, dont la diffusion mondiale est accompagnée d’une certaine idéologie néolibérale, dont l’ensemble du monde est à la fois l’auteur et la victime. (…) les contenus culturels véhiculés par la langue anglaise apportent avec eux une certaine conception du monde, à laquelle on n’est pas obligé d’adhérer. La musique pop, par exemple, ou bien le rock sont à mes yeux un instrument de très forte homogénéisation du monde et de stérilisation de la créativité.
Les cultures ne se greffent pas les unes aux autres ; elles s’affrontent. Et, au risque de vous décevoir, la coexistence pacifique n’est pas au programme. La Chine conçoit la diffusion de sa culture et de sa langue de manière offensive, et non pas comme un simple effort vers la sinisation du monde, en réponse à l’américanisation. Bien sûr, certains vous diront que l’affrontement des cultures est un enrichissement permanent. Lorsqu’on est adulte, peut-être. Mais les enfants ? Ont-ils les armes de la critique pour faire leurs propres choix ? Je suis contre l’idée d’imposer l’anglais comme langue unique enseignée à l’école primaire. (…) Les enfants de l’Allemagne nazie recevaient l’idéologie à l’école.  
le russe, même à l’apogée de la puissance soviétique sous Brejnev, n’a jamais eu pour vocation de devenir une langue mondiale. Naturellement, il y a eu une tentative de diffusion de la culture et de la langue russes dans les démocraties populaires, et dans les États satellites – le « glacis de l’URSS » – on enseignait le russe à l’école. Mais, pour autant, on n’a jamais empêché d’apprendre le hongrois à Budapest ou le roumain à Bucarest ! Or, la vocation de l’anglais depuis la victoire de 1945 et jusqu’aux années 80, quand le monde a commencé à remettre en question la domination américaine, était planétaire.
En dépit du déclin évident, la force de résurgence reste extrêmement puissante. Regardez le monde dans lequel on vit : nos valeurs, nos comportements, le commerce… J’ai appris récemment que certaines entreprises françaises demandaient à leurs salariés de soumettre leurs requêtes administratives en anglais ! Autrement dit, la propagation ne relève plus des États-Unis eux-mêmes, mais des pays concernés, qui deviennent demandeurs et promoteurs de la pensée unique.
Je ne fais que reprendre l’idée de Carter ou de Brzezinski : on ne doit pas sous-estimer la lutte idéologique. Ce que les Américains appellent soft power. Un pouvoir non plus fondé sur les armes, mais sur des contenus, dont les Américains se sont aperçus qu’ils étaient bien plus efficaces que l’affrontement physique. Lorsque vous diffusez les mots, vous diffusez les contenus qu’ils véhiculent. (…) le néolibéralisme, avec son vocabulaire des affaires, du commerce et son obsession du rendement et de l’argent, s’installe pleinement dans l’histoire. Claude Hagège
Souvenez-vous George W. Bush. La différence de nature et de «qualité» des civilisations est à la base de l’idéologie néoconservatrice américaine qui rejette le multiculturalisme. Les néoconservateurs sont de retour. Pas aux Etats-Unis où ils se sont faits tout petits depuis le départ de George W. Bush, le fiasco de leur croisade en Irak et la montée du tea party qui leur a disputé les faveurs des républicains. Ils sont de retour en France. (…)  le ministre de l’intérieur Claude Guéant (…)  cite mot pour mot une des thèses fondamentales du néoconservatisme. (…)  il est dans la droite ligne des penseurs qui ont inspiré les néoconservateurs américains depuis la fin des années 1960 jusqu’au deuxième mandat de George W. Bush. Daniel Vernet

Nous le croyions lepéniste et voilà qu’il est… bushiste!

A l’heure où, à trois mois d’une élection qui devrait enfin rendre au Pays des Droits de l’Homme son bon vieux bon sens corrézien qui il y a presque dix ans l’avait vu courageusement  défendre le pauvre Saddam contre le cowboy Bush, le Collège de France nous défend contre la « destruction mentale » venue vous savez d’où …

Et où, entre palme cannoise, Baftas et Oscars et sans compter les Globes et autres Césars, les premiers acteur et film français (mais avec titre anglais et en forme d’hommage au cinéma américain et… muet!) pourraient bien rafler la mise de l’ensemble des récompenses du cinéma mondial …

Retour, avec Daniel Vernet et le site Slate, sur la polémique Guéant.

Où l’on découvre que le ministre de l’Intérieur de Sarko l’Américain est en fait (mais bon sang mais c’est bien sûr!) … un sous-marin de Bush!

Claude Guéant est un néoconservateur à l’américaine

Daniel Vernet

Slate

06.02.12

Souvenez-vous George W. Bush. La différence de nature et de «qualité» des civilisations est à la base de l’idéologie néoconservatrice américaine qui rejette le multiculturalisme.

Les néoconservateurs sont de retour. Pas aux Etats-Unis où ils se sont faits tout petits depuis le départ de George W. Bush, le fiasco de leur croisade en Irak et la montée du tea party qui leur a disputé les faveurs des républicains. Ils sont de retour en France.

Quand au cours d’une réunion le 4 février en présence de l’UNI, mouvement étudiant proche de la droite populaire, le ministre de l’intérieur Claude Guéant déclare: «Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas», il cite mot pour mot une des thèses fondamentales du néoconservatisme.

Quand il ajoute: «Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation», il est dans la droite ligne des penseurs qui ont inspiré les néoconservateurs américains depuis la fin des années 1960 jusqu’au deuxième mandat de George W. Bush.

Contre le multiculturalisme

Il serait toutefois un peu rapide d’accuser Claude Guéant de vouloir rallumer le conflit de civilisations. D’abord parce que le livre de Samuel Huntington (qui n’était pas à proprement parler un néoconservateur) sur le Clash of Civilisations soulignait les différences entre civilisations plus qu’il ne prévoyait, et a fortiori encourageait, une guerre entre elles.

Ensuite parce que cette récusation du relativisme par les néoconservateurs était inspirée par deux autres penseurs américains, Leo Strauss et Allan Bloom. Le premier trouvait dans l’exégèse des textes des Anciens, essentiellement les Grecs, la matière à une critique du libéralisme issu du siècle des Lumières. Non qu’il fut un adversaire du libéralisme. Mais il pensait que libéralisme se trouvait face à une contradiction.

D’un côté, il était issu de la tradition occidentale et en défendait les valeurs (qui se retrouvent dans la déclaration d’indépendance des Etats-Unis ou dans la Déclaration des droits de l’homme de 1789). De l’autre, en admettant le relativisme au nom de la liberté de pensée, le libéralisme sapait ses propres bases. Leo Strauss illustrait cette contradiction par une boutade. «Si toutes les valeurs sont relatives, disait-il, alors le cannibalisme est une affaire de goût.»

Dans The Closing of the American Mind, paru en français en 1987 sous le titre L’Âme désarmée, Essai sur le déclin de la culture générale, Allan Bloom développe cette critique du relativisme et s’en prend au multiculturalisme qui, au nom de la coexistence pacifique entre les cultures, amène les Occidentaux à taire leurs valeurs et leur caractère universel.

Ce que Claude Guéant exprime à sa manière: les civilisations «qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation».

Un débat qui mérite mieux

Peut-être est-ce faire au ministre de l’Intérieur un grand honneur que de mettre son discours en relation avec des penseurs américains qui ont eu leur heure de gloire outre-Atlantique. Mais cette renommée ne s’est pas limitée aux milieux conservateurs. Elle a aussi influencé certains libéraux dits internationalistes qui ont approuvé la «guerre contre le terrorisme» islamique de George W. Bush au nom de la défense universelle des droits de l’homme.

Autant dire que ce n’est pas un débat médiocre ni simplement politicien opposant la droite et la gauche. Encore faudrait-il qu’il se tienne dans la sérénité et qu’il ne soit pas instrumentalisé pas à la veille d’une élection présidentielle dans le but tactique évident de ratisser large sur les terres de la droite et de l’extrême-droite.

Voir aussi:

Hagège : « L’anglais détruit notre pensée »

Dans « Contre la pensée unique » (Odile Jacob), Claude Hagège, professeur au Collège de France, pourfend l’anglais comme vecteur de pensée unique et en appelle au sursaut.

Le Point

19/01/2012

Le Point : Vous affirmez que la propagation d’une langue engendre une pensée unique. Pourquoi ?

Claude Hagège : Attention, la propagation d’une langue en général – et ce fut le cas du latin pendant des siècles en Europe et au-delà – n’implique pas de danger d’homogénéisation de la pensée. Elle a, bien au contraire, favorisé sa multiplicité. Mon propos ne concerne pas n’importe quelle langue, mais l’anglais. L’anglais, dont la diffusion mondiale est accompagnée d’une certaine idéologie néolibérale, dont l’ensemble du monde est à la fois l’auteur et la victime. La propagation d’une langue n’est pas nécessairement négative. Elle peut servir les besoins ou les désirs d’une population, comme ce fut le cas des langues véhiculaires de vaste diffusion.

N’est-ce pas le cas de l’anglais, justement ?

Absolument. À ceci près que les contenus culturels véhiculés par la langue anglaise apportent avec eux une certaine conception du monde, à laquelle on n’est pas obligé d’adhérer. La musique pop, par exemple, ou bien le rock sont à mes yeux un instrument de très forte homogénéisation du monde et de stérilisation de la créativité.

N’est-ce pas un peu exagéré ?

Pas du tout. Il n’y a qu’à voir la tête de mes étudiants lorsque je leur traduis les chansons à la mode en ce moment ! Il est profondément déculturant d’adhérer à un mode de pensée sans pour autant nécessairement le comprendre.

Vos craintes ne sont donc pas spécifiquement liées à l’anglais… Et si des morceaux chinois déferlaient sur nos ondes dans quelques années ?

En effet, la pensée unique n’est pas attachée par essence à une langue en particulier. Le chinois est d’ailleurs en passe de devenir une langue à diffusion mondiale, avec ses 1 200 instituts Confucius à travers le monde. À l’avenant de leur montée en puissance économique et politique, les Chinois sont en train de faire tout ce qu’ils peuvent pour répandre leur langue et leur culture. Il s’agit ni plus ni moins d’une attitude d’affrontement contre l’anglais afin d’en offrir une alternative. Le chinois pourrait donc à son tour parfaitement diffuser des contenus qui finiraient par répandre une certaine forme de pensée unique.

Est-il idéaliste de croire en une superposition des cultures ?

C’est un voeu tout à fait méritoire. Mais en partie illusoire. Les cultures ne se greffent pas les unes aux autres ; elles s’affrontent. Et, au risque de vous décevoir, la coexistence pacifique n’est pas au programme. La Chine conçoit la diffusion de sa culture et de sa langue de manière offensive, et non pas comme un simple effort vers la sinisation du monde, en réponse à l’américanisation. Bien sûr, certains vous diront que l’affrontement des cultures est un enrichissement permanent. Lorsqu’on est adulte, peut-être. Mais les enfants ? Ont-ils les armes de la critique pour faire leurs propres choix ? Je suis contre l’idée d’imposer l’anglais comme langue unique enseignée à l’école primaire. Les enfants devraient, dès l’âge de 5 ans, se familiariser avec plusieurs langues à large diffusion, comme l’italien, l’allemand, le portugais ou l’espagnol. Les enfants de l’Allemagne nazie recevaient l’idéologie à l’école.

Justement, la culture soviétique a bien été imposée aux pays de l’ex-URSS…

Mais on ne leur imposait pas de parler russe ! C’était certes la langue de l’Union, mais le lituanien, le letton, le roumain, l’ukrainien, le biélorusse étaient-ils pour autant pourchassés ? Aucun effort n’a jamais été fait pour briser l’attachement des peuples à leur langue maternelle. Avec le rejet du communisme et du marxisme, le russe a été boudé quelque temps. Mais, après cette période de désaffection consécutive à la dislocation de l’Union soviétique, il reprend peu à peu sa valeur de langue régionale, qui le caractérisait déjà à l’époque des tsars. Si vous vous rendez aujourd’hui dans les républiques musulmanes d’Asie centrale, vous vous apercevrez que ce ne sont pas forcément des gens de 30 ou 40 ans qui parlent le russe. Les enfants l’apprennent aussi à l’école. De la même manière, en Estonie, on parle, bien sûr, l’estonien, mais le russe est bien plus important en termes de diffusion. Idem au Kazakhstan ou en Ukraine. Les langues nationales ont-elles pour autant disparu ? Elles sont encore très vivaces.

Alors, pourquoi le français devrait-il se sentir menacé ?

Parce que le russe, même à l’apogée de la puissance soviétique sous Brejnev, n’a jamais eu pour vocation de devenir une langue mondiale. Naturellement, il y a eu une tentative de diffusion de la culture et de la langue russes dans les démocraties populaires, et dans les États satellites – le « glacis de l’URSS » – on enseignait le russe à l’école. Mais, pour autant, on n’a jamais empêché d’apprendre le hongrois à Budapest ou le roumain à Bucarest ! Or, la vocation de l’anglais depuis la victoire de 1945 et jusqu’aux années 80, quand le monde a commencé à remettre en question la domination américaine, était planétaire.

Mais aujourd’hui, à l’heure où l’on annonce le déclin américain, à quoi bon s’inquiéter ?

En dépit du déclin évident, la force de résurgence reste extrêmement puissante. Regardez le monde dans lequel on vit : nos valeurs, nos comportements, le commerce… J’ai appris récemment que certaines entreprises françaises demandaient à leurs salariés de soumettre leurs requêtes administratives en anglais ! Autrement dit, la propagation ne relève plus des États-Unis eux-mêmes, mais des pays concernés, qui deviennent demandeurs et promoteurs de la pensée unique. Regardez Bruxelles et les institutions européennes : tout s’effectue en anglais. Et les écoles de commerce ? Il s’est passé en France le même phénomène que pour les grandes inventions. On a créé des besoins qui n’existaient pas par les instruments mêmes qui étaient destinés à les combler. La profession de manager ne correspond en rien à une réalité française.

N’êtes-vous pas un peu réactionnaire ?

C’est incroyable que le fait de promouvoir une identité nationale s’apparente à jouer le jeu des partis de droite ! La défense des identités nationales est une idée républicaine et parfaitement démocratique. Pensez à la Révolution. La langue française n’apparaît-elle pas dans la Déclaration des droits de l’homme comme porteuse de liberté ? C’est le contraire même de la réaction. Dans mon livre, je ne défends pas une langue imposée, mais plutôt la diversité des langues.

Diffuser les mots, est-ce nécessairement en partager l’idée ?

Je ne fais que reprendre l’idée de Carter ou de Brzezinski : on ne doit pas sous-estimer la lutte idéologique. Ce que les Américains appellent soft power. Un pouvoir non plus fondé sur les armes, mais sur des contenus, dont les Américains se sont aperçus qu’ils étaient bien plus efficaces que l’affrontement physique. Lorsque vous diffusez les mots, vous diffusez les contenus qu’ils véhiculent. Ainsi, je n’emploie jamais les termes de « planning » ou de « timing », qui, même pour un Anglo-Saxon, ne signifient pas « programme ». Il vaut mieux dire schedule. De la même façon, un « dancing » n’est pas plus un mot anglais que français pour désigner un endroit pour danser. Il désigne en effet une action, et non un lieu ! Le risque est de perdre les deux langues, sa langue maternelle et celle d’emprunt. Tout cela parce qu’une expression est à la mode. Pardon, je devrais dire « tendance », comme on dit maintenant… Ce mot qu’on croit français, mais qui vient de « tendancy ». Même « mode » est démodé, vous imaginez !

Mais quel mot de notre lexique n’emprunte pas à d’autres langues ? N’est-ce pas l’essence même d’une langue d’évoluer ?

Vous avez raison. Le français est à 90 % latin. Évidemment, les langues vivent d’emprunts. Mais c’est un phénomène à évaluer en fonction d’un seuil. En deçà de 7 à 10 %, l’emprunt est vivant, alimente et enrichit. De 10 à 15 %, on est sur le chemin de l’indigestion. Au-delà de 25 %, on doit craindre une menace. À partir de 70 %, on parlera davantage de substitution.

L’invasion de l’anglais n’est peut-être qu’éphémère…

S’il s’agit d’expressions pour désigner certains comportements, oui. Les emprunts d’indices économiques pourraient parfaitement s’évaporer si ces valeurs disparaissaient. Mais, précisément, le néolibéralisme, avec son vocabulaire des affaires, du commerce et son obsession du rendement et de l’argent, s’installe pleinement dans l’histoire.

Propos recueillis par Victoria Gairin

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Repères

1955 : Entrée à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm.

1958 : Agrégation de lettres classiques.

Depuis 1966 : Enquêtes de terrain sur diverses langues des cinq continents.

1968-1972 : Diplômes d’arabe, de chinois, d’hébreu, de japonais, de russe aux Langues orientales.

1985 : L’homme de paroles (Fayard).

1987 : Le français et les siècles (Odile Jacob).

Depuis 1988 : Professeur au Collège de France.

1991 : Doctorat d’État en linguistique générale.

1992 : Le souffle de la langue  » (Odile Jacob).

1996 : Le français, histoire d’un combat (Odile Jacob).

2000 : Halte à la mort des langues (Odile Jacob).

2006 : Combat pour le français. Au nom de la diversité des langues et des cultures (Odile Jacob).

2009 : Dictionnaire amoureux des langues (Plon/Odile Jacob).

5 Responses to Polémique Guéant: Nous le croyions lepéniste et voilà qu’il est bushiste! (God help us all: Bush is back… in France!)

  1. […] l’Intérieur de Sarko l’Américain est en fait (mais bon sang mais c’est bien sûr!) … un sous-marin de Bush! jc durbant @ 21:44 Catégorie(s): Antiaméricanisme, toujours pathologique etLIBERTÉS […]

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  2. Les Français ont l’art de compliquer les relations afin d’imposer des idées qu’ils n’ont jamais appliqué dans les faits. Les coupeurs de tête de la révolution française n’ont rien apporté de nouveau que les Américains pratiquaient déjà et qu’il suffisait de copier. Toutes les langues sont parlées, toutes les cultures sont présentes et toutes les idées que le monde produit sont bienvenues et s’épanouissent aux USA comme en Israël pour les même raisons.

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  3. […] les aspirations populaires, un ministre de l’Intérieur jusqu’ici plutôt bien inspiré se livre au plus piteux des rétropédalages via le plus oiseux des jeux de mots sur le programme […]

    J'aime

  4. […] Comment ne pas voir, avec un article du NYT de novembre dernier et de part et d’autre de l’Atlantique, l’étrange convergence des stratégies électorales du démocrate Obama et du socialiste dont le camp avait tant critiqué “Sarko l’Américain“? […]

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  5. jcdurbant dit :

    Les neocons ont gagné – du moins en France …

    « La France n’est pas gouvernée par l’aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près… D’ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire: déchéance de nationalité, état d’urgence, surenchère pénale, droit du travail » …

    Pouria Amirshahi (French Socialist MP)

    http://www.valeursactuelles.com/politique/le-depute-frondeur-pouria-amirshahi-quitte-le-parti-socialiste-59798

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