Polémique Guéant: Les musulmans votent avec leurs pieds (Ibn Warraq: It is to the West that millions of refugees from totalitarian regimes flee)

Si toutes les valeurs sont relatives, alors le cannibalisme est une affaire de goût. Leo Strauss
Toutes les civilisations ne se valent pas, ni tout dans chacune d’elles. André Comte-Sponville
Je n’en peux plus de ce mythe occidental qui distingue le barbarisme et le terrorisme de prétendus intégristes musulmans, et un soit disant islam vrai et, lui, pacifique, qui respecterait les droits de l’homme, les femmes, les non-musulmans. Cette analyse est juste bonne à soigner la conscience post-coloniale des Occidentaux. Parce que, de fait, le vrai musulman se doit de conquérir le monde et de traquer les infidèles, les juifs, les chrétiens. De considérer la femme comme un être inférieur. Tout cela figure dans les textes fondateurs. Ne vous trompez pas: il existe des musulmans modérés, mais l’islam n’est pas une religion modérée. Ainsi les musulmans qui osent émettre des critiques sont habituellement accusés d’hérésie puis décapités, crucifiés ou brûlés. Le prophète lui-même s’abaisse à l’assassinat politique, à l’élimination systématique de tout opposant. Ibn Warraq (“Pourquoi je ne suis pas musulman”, 1995, traduit en 1999)
La lâcheté des Occidentaux m’effraie autant que les islamistes. Ibn Warraq
 En défendant nos valeurs, nous aidons le Monde musulman. Ibn Warraq
C’est vers l’Occident, et non l’Arabie Saoudite ou l’Iran, que fuient des millions de réfugiés en provenance de régimes théocratiques ou d’autres régimes totalitaires, à la recherche de la tolérance et de la liberté politique. Ibn Warraq
Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient (…) Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. Claude Guéant

Alors que des millions de réfugiés continuent chaque année, selon le mot de Soljenytsine, à voter avec leurs pieds dans la direction que l’on sait …

Et au lendemain du rappel, par un  ministre de l’Intérieur français qui a mis nos belles âmes dans tous leurs états, d’une évidence bien trop flagrante pour être répétée tout haut  …

Petite remise des pendules à l’heure avec l’apostat musulman revendiqué Ibn Warraq …

Ibn Warraq : « Pourquoi l’Occident est le meilleur » (*)

Bernard Dick

Riposte laïque

6 février 2012

Nous ne savons pas si le Ministre de l’Intérieur, M. Claude Guéant, a pris connaissance du livre d’Ibn Warraq, « Why the West is the Best », publié en décembre 2011, mais nous devons bien reconnaître une coïncidence étonnante quand nous venons de l’entendre déclarer devant l’association d’étudiants UNI :

« Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient », a-t-il argumenté, ajoutant : « Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ».

Merci de soutenir notre action M. Guéant ! Un universitaire pakistanais a anticipé vos propos dans un livre audacieux où il défend sans langue de bois, sans ambiguïté, la civilisation occidentale.

Sous le titre Why the West is the Best et avec le sous-titre A Muslim Apostate’s Défense of Liberal Democracy (Pourquoi l’Occident est le meilleur – Défense de la démocratie libérale par un musulman apostat), Ibn Warraq vient en effet de publier un ouvrage qui nous offre une franche défense de l’Occident, qui plus est vu de l’extérieur.

Ibn Warraq est un universitaire indépendant. Il est une figure de proue de la critique du Coran. Il a publié Pourquoi je ne suis pas musulman, Que dit le Coran vraiment ? et Vierges ? Quelles vierges ?. Il a contribué par des articles au Wall Street Journal et au Guardian. Il vit à New York. Ibn Warraq est un apostat de l’islam. Grâce à cette religion d’amour, de tolérance et de paix …, ses déplacements sont secrets, ses apparitions en public sont extrêmement rares. Car l’apostasie est punie de mort dans l’islam. Ibn Warraq n’est pas son vrai nom. Il a choisi, par provocation, le nom attribué au Pakistan à tous les apostats et qui signifie littéralement : fils de fabricant de papier ou fils de libraire.

Dans Why the West is the Best l’auteur assène des vérités que nous feignions d’ignorer.

Il constate d’abord qu’« Au cours des vingt dernières années, nous avons assisté à une érosion latente de la confiance que nous avons dans notre civilisation. Du post-modernisme au multiculturalisme, l’Occident a perdu toute assurance en ces propres valeurs ».

Il vient nous rappeler la supériorité de la civilisation occidentale et de sa culture. Il dénonce le racisme dans la culture asiatique, l’esclavagisme des arabes, l’impérialisme islamique. Il souligne que la recherche de transparence de l’Occident qui s’oppose à l’opacité d’autres cultures :

« La liberté et l’ouverture des sociétés occidentales signifient que nos maux sont exposés publiquement alors que les pires aspects des sociétés islamiques sont cachées au monde extérieur ». Il donne des exemples : « Le Pakistan figure parmi les pays du monde où il y a le plus de dépendance à la drogue ». Aveu qu’al-Jazeera elle-même a fait en 2010. Il poursuit : « Selon le Guardian, ce pays musulman compte « 10 millions de consommateurs d’alcool ». De même, « l’Iran compte 11 millions de dépendants à la drogue et cela malgré la dose forte d’islam qui ne les éloigne pas de la drogue ». Par ailleurs, « en 2005, la presse iranienne, sous le titre La prostitution derrière le voile, évalue à 300.000 les femmes « travailleuses de rue ». Dans ce même pays, depuis l’ère des mollahs, 10.000 femmes, dont des douzaines de femmes enceintes, ont été exécutées en raison de leur opposition au régime ».

Ibn Warraq soulève aussi le relativisme des valeurs universelles. Ainsi « les États islamiques n’étaient pas heureux des articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de1948 et notamment de l’article 18 qui défend le droit de l’individu de changer de religion ».

Ibn Warraq critique durement l’administration Obama, qui « non seulement collabore avec l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) dans sa campagne mondiale contre l’islamophobie mais prend actuellement la tête d’un effort international pour faire approuver par l’ONU une résolution contre le « stéréotype » des religions, spécifiquement appliqué à l’islam. Le résultat de cette politique sera une mise hors- la-loi de la liberté d’expression dans le monde entier si celle-ci déplaît aux musulmans ».

Ibn Warraq considère que le « multiculturalisme et le relativisme constituent un assaut continu, et de l’intérieur, contre la civilisation occidentale ». « Nous devons défendre ces droits sans compromis, sans peur de heurter les sentiments des régimes islamiques supposés amis ». « Nous devons effectuer des pressions pour restructurer le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU afin qu’il ne soit plus contrôlé par les états islamiques. L’ONU est devenu un centre infect d’anti-américanisme et de haine de l’Occident ».

Ibn Warraq nous incite à nous tenir prudents et éveillés et cite volontiers Andrew Jackson, ancien président des États-Unis : « La vigilance permanente du peuple est le prix de la liberté ». Il a sans aucun doute raison. Ce n’est pas de nos hommes politiques que nous devons attendre une réaction, car ils sont pris dans l’engrenage immédiat de l’électoralisme et n’ont aucune vision de notre avenir, c’est nous qui devons êtres alertes face aux dangers qui sont déjà dans nos murs.

(*) Why the West is the Best, A Muslim Apostate’s Defense of Liberal Democracy, Encounter Books 2011, 286 pages.

 Voir également:

Pourquoi l’Occident est supérieur – Ibn Warraq répond à Tariq Ramadan

Point de Bascule

09 Février 2008

Ibq Warraq publie un condensé des arguments présentés dans un débat où il prenait la défense – à l’encontre de Tariq Ramadan – des valeurs de l’Occident : démocratie, liberté, tolérance. Il démontre l’éclatante supériorité de ces valeurs sur celles des sociétés islamiques. Les musulmans sont mal placés pour nous servir des homélies moralisatrices.

Traduction de Why the West Is Best -My response to Tariq Ramadan, par Ibn Warraq, City Journal, Winter 2008, vol. 18, No. 1

En octobre dernier, j’ai participé à un débat organisé à Londres par Intelligence Squared, pour examiner la motion, «Nous ne devrions pas hésiter à affirmer la supériorité des valeurs occidentales». L’intellectuel musulman Tariq Ramadan, entre autres, prenait la parole contre la motion. J’ai parlé en faveur de la motion, en mettant l’accent sur les vastes disparités entre les sociétés islamiques et occidentales dans les libertés, les droits humains et la tolérance. Je présente ici les arguments que j’ai avancés, de manière quelque peu condensée.

Les grandes idées de l’Occident – le rationalisme, l’auto-critique, la recherche désintéressée de la vérité, la séparation de l’Église et l’État, la primauté du droit et l’égalité devant la loi, la liberté de pensée et d’expression, les droits humains et la démocratie libérale – sont supérieures à toutes les autres idées conçues par l’humanité. C’est l’Occident qui a pris des mesures pour abolir l’esclavage, les appels à l’abolition ne résonnaient pas encore en Afrique où les tribus rivales vendaient des prisonniers noirs à l’esclavage. L’Occident a obtenu des libertés pour les femmes et les minorités raciales et autres dans une mesure inimaginable il y a 60 ans. L’Occident reconnaît et défend les droits de l’individu: nous sommes libres de penser ce que nous voulons, de lire ce que nous voulons, de pratiquer notre religion, de vivre la vie de notre choix.

Bref, la gloire de l’Occident, comme dit le philosophe Roger Scruton, c’est que la vie ici est un livre ouvert. Dans l’islam, le livre est fermé. Dans de nombreux pays non occidentaux, en particulier les pays islamiques, les citoyens ne sont pas libres de lire ce qu’ils souhaitent. En Arabie Saoudite, les musulmans ne sont pas libres de se convertir au christianisme et les chrétiens ne sont pas libres de pratiquer leur foi – des violations manifestes de l’article 18 de Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’ONU. En contraste avec l’état d’engourdissement forcé des esprits par les certitudes et les règles de l’islam, la civilisation occidentale offre ce que Bertrand Russell a une fois appelé «la libération du doute», qui encourage le principe méthodologique de scepticisme scientifique. La politique occidentale, comme la science, procède par le biais de tâtonnements, de débats ouverts, de critiques et d’auto-correction.

On pourrait caractériser la différence entre l’Occident et le Reste comme une différence de principes épistémologiques. Le désir de connaître hérité des Grecs, peu importe où il mène, a conduit à une institution inégalée – ou très rarement égalée –en dehors de l’Occident: l’université. Avec des instituts de recherche et des bibliothèques, les universités sont, au moins idéalement, des académies indépendantes qui incorporent ces normes épistémologiques, là où nous pouvons rechercher la vérité dans un esprit désintéressé d’enquête, à l’abri des pressions politiques. En d’autres termes, derrière le succès de la société occidentale moderne, avec ses sciences, sa technologie et ses institutions ouvertes, se trouve une manière de regarder le monde, de l’interpréter, de reconnaître et de corriger les problèmes.

L’édifice de la science moderne et de la méthode scientifique est l’un des plus grands dons de l’homme occidental au monde. L’Occident nous a donné non seulement la quasi-totalité des découvertes scientifiques des 500 dernières années, de l’électricité aux ordinateurs, mais aussi, grâce à ses élans humanitaires, la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, Human Rights Watch et Amnesty International. L’Occident fournit le gros de l’aide aux victimes du Darfour; les pays islamiques sont remarquables par leur manque d’aide.

Par ailleurs, d’autres parties du monde reconnaissent la supériorité occidentale. Lorsque d’autres sociétés, comme la Corée du Sud et le Japon, ont adopté les principes politiques occidentaux, leurs citoyens ont pris leur plein essor. C’est vers l’Occident, et non l’Arabie Saoudite ou l’Iran, que fuient des millions de réfugiés en provenance de régimes théocratiques ou d’autres régimes totalitaires, à la recherche de la tolérance et de la liberté politique. Pas plus que n’importe quel politicien occidental serait capable de s’en sortir avec les propos antisémites que l’ancien Premier ministre de Malaisie Mahathir Mohamad a tenus en 2003. Les excuses fournies à la diatribe de Mahathir indiquent non seulement une double norme, mais aussi une reconnaissance tacite que nous appliquons des normes éthiques plus élevées pour les dirigeants occidentaux.

Une culture qui a donné au monde le roman, la musique de Mozart, de Beethoven et de Schubert, et les peintures de Michel-Ange, Da Vinci et Rembrandt n’a pas besoin de leçons de sociétés dont l’idée du paradis, peuplé de femmes vierges, ressemble à un bordel cosmique. Pas plus que l’Occident n’a besoin de leçons sur la supériorité des sociétés dans lesquelles les femmes sont maintenues dans la soumission sous la charia, subissent des mutilations génitales, sont lapidées à mort sous l’accusation d’adultère, et sont mariées contre leur gré à l’âge de neuf ans, des sociétés qui nient les droits des prétendues basses castes, des sociétés qui exécutent les homosexuels et les apostats. L’Occident n’a pas besoin des homélies moralisatrices de sociétés qui ne peuvent fournir de l’eau potable ou des systèmes d’égoût, qui n’ont pas de services pour les handicapés, et qui laissent 40 à 50 pour cent de leurs citoyens analphabètes.

Comme l’ayatollah Khomeini a dit une fois, il n’y a pas de blagues dans l’islam. L’Occident est capable de regarder ses faiblesses et de rire, de se moquer de ses principes fondamentaux, mais il n’existe pas encore d’équivalent de Life of Brian par Monty Python en Islam. Pouvons-nous espérer, un jour, à une Life of Mo? Probablement pas – encore un petit signe que les valeurs de l’Occident restent le meilleur moyen – et peut-être le seul – pour permettre à toutes les personnes, peu importe leur race ou croyances, de réaliser leur plein potentiel et de vivre en liberté.

Depuis 1998, Ibn Warraq a publié plusieurs ouvrages de critiques coraniques et sur les origines de l’Islam, y compris Leaving Islam: Apostates Speak Out, Defending the West : A Critique of Edward Said’s Orientalism, et Which Koran (À paraître)

5 Responses to Polémique Guéant: Les musulmans votent avec leurs pieds (Ibn Warraq: It is to the West that millions of refugees from totalitarian regimes flee)

  1. […] Retour, avec Daniel Vernet et le site Slate, sur la polémique Guéant. […]

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