Prières de rue: La France s’aligne… sur la Tunisie! (Five months after Tunisia, France boldly bans street praying)

Le ministère de l’Intérieur n’autorisera plus, dorénavant, l’occupation de la voie publique pour l’accomplissement de la prière, en dehors des lieux de culte (…) De tels phénomènes et comportements sont étrangers à la société tunisienne. Communiqué du gouvernement tunisien (avril 2011)
C’est Marine Le Pen qui a commencé tout cela Maintenant, le gouvernement a interdit les prières de rue et nous a envoyés ici afin qu’ils puissent cueillir les votes du Front national [le parti d’extrême droite]. C’est la seule raison. Assya (cité par AlJazira)
Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqas. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique. Maintenant, il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes il n’y a pas de blindés, il n’y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même. (…) Ce que j’ai dit, c’est que ceux qui pratiquent les prières sur la voie publique se comportent comme des occupants. Marine Le Pen (décembre 2010)
Un ensemble d’associations et de partis politiques de gauche (…) dénoncent l’extrême droite et son opération ‘saucisson et pinard’ comme une croisade contre une « pseudo islamisation » du quartier. Mais les mêmes ne disent rien sur les problèmes réels qui rongent ce quartier. Des habitants du quartier Goutte d’Or Château Rouge ( juin 2010)
Globalement, tout s’est bien passé. Seuls 200 musulmans à Paris, 200 à Gennevilliers et 100 à Nice ont prié dans la rue ce vendredi, alors que le ministre de l’Intérieur entendait mettre fin le même jour à cette pratique. Pour la plupart des personnes concernées, elles agissaient dans l’ignorance de l’interdiction.   Le JDD (septembre 2011)
En juillet, le conseil régional d’Ile-de-France a voté la suppression d’une subvention de 15 000 euros accordée depuis trois ans à la radio Fréquence protestante dans le cadre des aides régionales aux radios associatives. Déposé au nom de « l’attachement aux principes laïques » par le Parti radical de gauche-Mouvement unitaire progressiste et le Front de gauche, l’amendement a été adopté presque par surprise grâce aux voix de l’UMP. Cela faisait trois ans que les radicaux de gauche tentaient d’imposer cette suppression, estimant qu’une collectivité publique n’a pas vocation à financer une « association à caractère cultuel ». Les Verts se sont abstenus, le groupe socialiste et les communistes ont voté contre. Stéphanie Le Bars

Cinq mois après, la France s’aligne… sur la Tunisie ! (Merci qui?)

Alors qu’à l’exception d’un bien solitaire et téméraire Manuel Valls, les six candidats à la primaire PS qui prétendent dans moins d’un an diriger la France n’ont pas trouvé le temps en trois heures de débat de parler de l’iıımigration (ils n’ont en revanche pas manqué, on est rassuré, d’évoquer l’urgent problème de la dépénalisation du cannabis) …

Après le courageux vote du conseil régional d’Ile-de-France en juillet dernier, suite à un amendement déposé par les Radicaux et le Front de gauche mais contre l’avis des socialistes et des communistes, de la suppression de toute  subvention à la radio associative Fréquence protestante …

Stupeur dans les rues françaises …

Quand, prenant conscience du risque d’être débordé sur sa droite neuf mois après les déclarations de Marine Le Pen et  moins d’un an des présidentielles, le gouvernement se décide brusquement  à faire appliquer la loi sur l’occupation des lieux publics sans autorisation préalable  …

Et que, contrairement aux menaces de guerre civile annoncées partout, tout se passe à peu près bien

Comme d’ailleurs, on s’en souvient suite aux plaintes des riverains contre "les embouteillages et les entraves à la libre circulation et la menace des intérêts des commerçants, fonctionnaires et ouvriers",…

en Tunisie même il y a maintenant cinq mois!

Tunisie: les prières dans la rue interdites

AFP

07/04/2011

Les prières dans la rue sont désormais interdites en Tunisie, a annoncé aujourd’hui le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

"Le ministère de l’Intérieur n’autorisera plus, dorénavant, l’occupation de la voie publique pour l’accomplissement de la prière, en dehors des lieux de culte", selon le communiqué ajoutant que de "tels phénomènes et comportements sont étrangers à la société tunisienne".

Le ministère qui "rappelle la nécessité de respecter la loi" a reçu "de nombreuses plaintes téléphoniques et écrites au sujet de l’occupation par les fidèles de la voie et des places publiques pour l’accomplissement de la prière, qui est à l’origine d’embouteillages et d’entraves à la libre circulation, et de menaces des intérêts des commerçants, fonctionnaires et ouvriers".

Il appelle également les parents à "sensibiliser leurs enfants, pour qu’ils n’aient pas à adopter de tels comportements et agissements".

Voir aussi:

http://www.info-palestine.net

Racisme à la française : interdiction de prier dans la rue !

Al Jazeera/Infopalestine

17 septembre 2011

Le propre de toutes ces lois racistes est de placer les fidèles Musulmans dans des situations inextricables : on leur refuse d’un côté la possibilité de construire des lieux de culte digne de ce nom, et de l’autre on leur interdit de prier à l’extérieur…

Cette nouvelle interdiction suit une longue controverse attisée par l’extrême droite, à propos des fidèles Musulmans contraints de dérouler leurs tapis de prière à l’air libre.

En France, l’extrême-droite fait la loi

Une interdiction française de prier dans la rue est entrée en vigueur, obligeant des milliers de fidèles musulmans à se rendre dans le nord de Paris, pour trouver un lieu de prière de fortune dans une caserne de pompiers désaffectée.

L’interdiction de la prière dans la rue, promulguée ce vendredi, met en évidence les problèmes de la France à intégrer sa communauté musulmane forte de 5 millions d’âmes et qui manque d’espaces de prière.

La nouvelle loi fait suite à une controverse datant de longtemps – attisée par la chef de l’extrême droite, Marine Le Pen – à propos des Musulmans contraints de déposer leurs tapis de prière dans les rues de plusieurs grandes villes.

Envoi de la police contre les fidèles en prière ?

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a intimé l’ordre aux Musulmans de Paris d’utiliser des espaces temporaires mis à disposition, en attendant la construction d’un espace de prière de taille suffisante, et il a averti que la force serait utilisée si nécessaire et que la police mettra fin aux prières de rue.

Sept mois avant les élections présidentielles, cette interdiction est clairement une tentative de rallier des sympathisants d’extrême-droite au président Sarkozy [cela préfigure aussi une alliance droite/extrême-droite suite aux prochaines élections - N.d.T].

A la caserne [servant de lieu de prière], Cheik Mohammed Salah Hamza a dirigé les prières pour les musulmans venus de tous les environs de Paris.

Les fidèles sont venus, posant leurs tapis de prière sur le sol du hangar ainsi que dans la cour.

« C’est un début de solution », dit Hamza à l’agence Reuters, avant le début du service. « Les fidèles sont contents d’être ici. L’espace, prévu pour 2000 personnes, est plein. »

Beaucoup de fidèles se voulaient optimistes. « Ce sera mieux que la rue Mryha », dit un homme, se référant à une rue de Paris réputée pour accueillir les prières de rue. « Apparemment, cela a choqué des gens. »

Le Pen a décrit le phénomène croissant de la prière dans les rues et les trottoirs comme une « invasion ».

« C’est Marine Le Pen qui a commencé tout cela, » dit une femme qui a donné son nom comme Assya, sur son chemin vers l’ancienne caserne à la périphérie de Paris. « Maintenant, le gouvernement a interdit les prières de rue et nous a envoyés ici afin qu’ils puissent cueillir les votes du Front national [le parti d’extrême droite]. C’est la seule raison. »

« Prier dans l’herbe »

En France, où une stricte séparation de l’Eglise et l’Etat est en vigueur pendant un siècle, la démonstration publique d’activités religieuses est désapprouvée.

Mais les initiatives du gouvernement réactionnaire de Sarkozy pour limiter les signes religieux, comme une interdiction du voile intégral, ont attiré les critiques et sont considérées comme des mesures injustes visant à appliquer une ségrégation à l’encontre des Musulmans.

La France compte la plus grande minorité musulmane de tous les pays européens. Mais une partie seulement – environ 10 pour cent, soit la même proportion que chez les catholiques – est pratiquante, selon les associations musulmanes.

Une heure avant la première prière, des jeunes hommes portant la barbe et des bandeaux verts, et avec des bannières se sont rassemblés dans la rue Myrha pour décourager les fidèles de se déplacer vers le nouveau site.

« Aucun système au monde ne peut nous contraindre en dehors d’Allah », a crié un jeune homme. « Il n’y a plus de dignité dans la prière sur l’herbe que dans leur fausse mosquée », a dit un autre.

Alors que les prières avaient commencé, quelques dizaines de jeunes gens appartenant à un groupe appelé Forsane Alizza ont perturbé le service aux cris de « Allahou akbar » – « Dieu est le plus grand » – et se sont accrochés avec la sécurité.

Articles liés :

Stigmatisation permanente des musulmans en France : 2000 niqabs pour voiler un échec intégral – 14 avril 2011

Les peurs qui nourrissent les vieux démons de l’Occident – 27 décembre 2010

France : une loi raciste et islamophobe – 28 avril 2010

17 septembre 2011 – Al Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :

http://english.aljazeera.net/news/e…

Voir également:

Circulez, il n’y a rien à dire !

Est-il interdit de parler d’immigration en France ?

Dominique Jamet

Atlantico

30 juillet 2011

L’extrême droite et la droite populiste responsables moraux des attentats d’Oslo ? C’est ce qu’on peut lire dans plusieurs médias nationaux. Preuve qu’il est toujours difficile de parler sereinement d’immigration en France…

Il y a huit ans, le nommé Richard Durn remplissait la mission – « cruelle mais nécessaire » – qu’il s’était assignée, à savoir tuer un maximum de membres du Conseil municipal de Nanterre, ville qu’il disait « exécrer ». Personne – je veux dire personne de bonne foi – ne prétendit alors que le Parti socialiste, les Verts ou la Ligue des Droits de l’homme, trois organisations dont il avait été membre, étaient pour quelque chose dans l’acte de ce dément. Durn lui-même, dans une lettre-testament, avait expliqué qu’il voulait seulement une fois dans son existence se sentir libre et puissant, et conclure sur ce coup d’éclat sa « vie de merde ».

L’extrême droite et la droite populiste responsables des attentats d’Oslo ?

Aussi bien, dans un premier temps, aucun journal, aucune organisation politique n’ont accusé le Parti du progrès norvégien, et pas davantage le Front national ou l’UMP, d’avoir organisé ou commandité le massacre conçu et perpétré par Anders Breivik, tant il était évident que l’idée tordue d’exterminer le plus grand nombre possible de jeunes Norvégiens pour mieux contenir l’Islam avait germé et fleuri toute seule dans ce cerveau fêlé. Laurent Joffrin a même tenu, avec beaucoup d’élégance, à disculper Robert Ménard et Eric Zemmour et, après réflexion, Elisabeth Lévy : ils n’étaient pas dans le coup.

Une telle sagesse, une telle modération ne pouvaient pas durer. Deux jours ne s’étaient pas écoulés que, s’étant ressaisis, le MRAP, SOS Racisme, Rue 89, Libération, après une enquête expresse, désignaient les responsable moraux de la récente tuerie et des tueries à venir : les droites extrêmes, les partis populistes, les apprentis-sorciers de la majorité qui, en faisant de l’immigration le bouc émissaire de tous nos maux, font souffler sur l’Europe et la France, les vents mauvais, les vents « délétères », les vents « nauséabonds » de la xénophobie et du racisme. D’où le réchauffement climatique de la haine, à l’origine de la vague de terrorisme chrétien fondamentaliste que pressentent les augures. Au fait, Benoît XVI a-t-il condamné les crimes de M. Dupont de Ligonnès ?

Il n’est pas douteux que le carnage d’Oslo et les justifications qu’avance son auteur, mégalomane narcissique mais parfaitement conscient de ses actes et cohérent dans son délire, apportent une bouffée d’oxygène bienvenue au discours quelque peu fané des professionnels de l’antiracisme et des docteurs de l’angélisme.

L’occasion était trop tentante de ressortir du placard les amalgames les plus éculés et de confondre dans une même condamnation tous ceux qui, sur la base d’analyses, d’inquiétudes, d’intentions et de propositions bien différentes, ont tenu à un moment ou un autre des propos politiquement incorrects sur l’immigration et plus précisément sur la menace que l’Islam ferait peser sur notre culture et notre civilisation. C’est une chaîne longue et lâche dont les premiers maillons s’appellent François Mitterrand (« le seuil de tolérance »), Valéry Giscard d’Estaing (« l’invasion »), Jacques Chirac (« le bruit et l’odeur »), Nicolas Sarkozy (« la racaille »), Alain Finkielkraut (« la France se métisse »).

La doxa politiquement correcte de l’immigration

Jusque là, tout va bien, mais le discours de Grenoble est-il si différent du discours de Le Pen, M. Guéant ne persécute-t-il pas les sans-papiers, M. Longuet n’a-t-il pas appartenu au mouvement Occident, la Droite populaire, composante de l’UMP n’est-elle pas une passerelle vers le Front national, le Front national est-il aussi éloigné qu’il voudrait le faire croire des Identitaires, lesquels sont bien proches des néonazis qui ne désapprouvent pas Anders Breivik, propagandiste par l’exemple d’une nouvelle solution finale ? Tous populistes, tous extrêmistes, tous racistes ! C’est l’habituelle et insupportable reductio ad hitlerum, l’anathème qui dispense d’explication, l’arme absolue, dans le dialogue, de ceux qui refusent le dialogue, la forme contemporaine du « fasciste ! » qui, des années cinquante aux années quatre-vingt, fut l’efficace joker par lequel les communistes mettaient victorieusement fin à tout débat.

Il existe actuellement une doxa politiquement correcte de l’immigration dont il est aussi dangereux de s’écarter que d’un chemin sécurisé à travers un champ de mines.

France : terre d’immigration…

L’article premier en est que la France a toujours été une terre d’immigration. Les preuves en surabondent d’ailleurs : Blanche de Castille, Pétrarque, Vinci, Anne d’Autriche, Jean-Baptiste Lully, Marie-Antoinette…

Aucun immigré en particulier, et l’immigration en général, si l’on en croit la doxa, ne posent aucun problème d’aucune sorte, ni d’ordre public, ni d’ordre social, ni d’ordre culturel, ni d’assimilation. Les seuls problèmes viennent de ceux que nous leur créons, à travers la discrimination, la chasse au faciès, la ghettoïsation, la répression des sans-papiers.

Il n’y a aucune différence d’aucune sorte, dans aucun domaine, entre un Français de souche, français depuis vingt générations et un Français naturalisé depuis cinq minutes, un Français binational, un Français francisé, même s’il ne le souhaite pas, parce qu’il est né et a grandi sur notre sol, et un Français heureux bénéficiaire d’un mariage blanc.

L’immigration est un enrichissement : elle ouvre notre culture sur les autres cultures, remplit les caisses de la Sécurité sociale, diversifie notre cuisine et crée notamment dans le secteur agricole (l’herbe) et dans le secteur industriel (héroïne, crack et cocaïne) des dizaines de milliers d’emplois.

Mais cessons d’enfiler les perles. La vérité est que la France est confrontée depuis la fin de la seconde guerre mondiale à une situation sans équivalent dans son histoire depuis qu’elle existe, c’est-à-dire depuis le dixième siècle et la fin des grandes invasions. Ce pays – le nôtre – à la démographie stagnante, comme tous ses voisins à la population vieillissante, est passé en soixante ans seulement de quarante à soixante-cinq millions d’habitants. Cette augmentation extraordinaire, signe et source de vitalité, s’explique pour l’essentiel (sans que quiconque puisse fournir un chiffre exact, puisque la loi nous interdit de savoir qui nous sommes) par un apport de sang nouveau. Autant qu’on puisse le mesurer, il semble qu’aujourd’hui un habitant de la France sur trois soit étranger, fils ou petit-fils d’étrangers.

… en pleine mutation

Comment une telle mutation, qui a d’ailleurs coïncidé avec le passage d’une société plus qu’à demi-rurale à une société urbanisée et qui a coïncidé avec la perte d’un certain nombre de repères anciens (l’Eglise, l’armée, la patrie, le drapeau, la famille traditionnelle) pourrait-elle ne poser aucun problème d’adaptation ?

Et cela d’autant plus que l’immigration qui a modifié et modifie chaque jour le visage de la France n’est pas une immigration de proximité, géographique et ethnique, donc aisément assimilable, mais une immigration largement africaine et asiatique, principalement musulmane, démographiquement jeune et féconde, socialement pauvre, culturellement différente. Quel rapport avec le racisme ou l’antiracisme a le fait de s’interroger, très légitimement, sur les conséquences que l’immigration peut avoir en termes de niveau de vie, d’évolution des mœurs et de la culture, de sécurité et sur les nouvelles bases de l’identité nationale ? Nous sommes à un tournant, et un tournant difficile, d’une histoire dix fois séculaire.

On peut évidemment regarder ailleurs. On peut évidemment n’en jamais parler et n’y jamais penser. On peut estimer que l’immigration est une chance pour la France. Mais la meilleure attitude consiste-t-elle à nier ou à affronter la réalité ?

Face à cette réalité, la classe politique installée – les deux grands partis de gouvernement – reste majoritairement sur la ligne qui a sépare la France d’en haut de la France d’en bas, et qui a coupé les élites bien portantes des masses bien souffrantes. Elle sait mieux que le peuple ce qui est bon pour le peuple, et n’aime pas que celui-ci se mêle de ses affaires. A l’inverse, ceux qui, à gauche comme à droite, exploitent les colères et les frustrations du peuple et lui murmurent à l’oreille ce qu’il a envie d’entendre peuvent être dits populistes, entendez démagogues. Mais est-il si choquant d’écouter le peuple, et de tenir compte de ce qu’il vit et de ce qu’il veut ? Le populisme est aussi un visage de la démocratie.

Voir enfin:

Le coût de l’immigration et de l’intégration

Yves-Marie LAULAN

Géopoliticien

Magistro

13 septembre 2011

Sachant que : …

- Le coût annuel de l’immigration et de l’intégration est d’environ 70 à 80 milliards d’euros (voir le colloque de l’IGP de 2005, repris par diverses sources depuis lors),

- que la population d’origine immigrée atteint environ 7 à 8 millions de personnes,

- qu’il rentre environ 250 000 immigrés supplémentaires chaque année dans notre pays, la question est alors de savoir combien coûte l’immigré supplémentaire qui rentre en France, combien coûtent les 250 000 immigrés annuels.

La réponse à la question ainsi posée est évidement :

- coût annuel de l’immigré supplémentaire : 10 000 euros,

coût annuel de l’immigration supplémentaire à son rythme actuel : 2,5 milliards.

On a supposé ici que le coût marginal était équivalent au coût marginal.

A l’heure où le déficit budgétaire "flirte" avec 90 milliards d’euros et où le gouvernement cherche désespérément à "gratter" ici et là quelques milliards d’euros pour ne pas voir la France perdre son "triple A") (ce qui provoquerait dans l’instant un gonflement prodigieux du coût de la dette), cette question n’est pas dépourvue d’un certain intérêt.

En fait, tout se passe comme si les gouvernements successifs avaient pris le parti de financer le coût d’installation de ces populations en France par l’endettement plutôt que par l’impôt.

Reste à calculer les recettes procurées par les immigrés et leurs descendants en termes de recettes budgétaires et de production de biens et de services qui sont certainement non négligeables, bien que fort délicates à apprécier.

Comment passe-t-on d’un chiffre de 36 milliards calculé en 2005 à un chiffre de 70 à 80 milliards estimé en 2011 ?

Cela peut s’expliquer, sachant que :

- Nous sommes en 2011, donc 7 ans après le colloque de 2005.

- Toute valeur qui croît à un taux de 10 % l’an double en 7 ans (cf. la table des intérêts composés).

- Or les coûts calculés ont cru pendant cette période de 7 ans à un taux proche de 10 % l’an sous le triple effet de l’inflation (soit 2,5 % l’an), de l’immigration (soit 250 000 personnes par an, soit environ 3,6 % de la population déjà résidente), du croît démographique différentiel (165 000 naissances par an) soit environ 2,5 % de ce même total, ce qui donne effectivement 5,5 + 3,6 + 2,5 = 8,6 %.

Ceci en supposant, ce qui est probablement faux, que les coûts et les prestations n’aient pas fortement augmenté pendant cette période.

Une autre approche donnerait des résultats similaires : l’impact de l’inflation à 2,5% sur 7 ans, soit 18,8%, représente 6,8 milliards supplémentaires ; il en va de même pour le croît démographique différentiel, soit 6,8 milliards de plus, auquel il faut ajouter le coût supplémentaire cumulé de l’immigration sur 7 ans (2,5 x 7), soit 17,5 milliards, ce qui donne : 6,8 + 6,8 + 17,5 = 31,1 milliards, qu’il faut ajouter aux 36 milliards calculés en 2005, soit 67,1 milliards.

On voit que ce chiffre est proche des 70 milliards retenus plus haut en première approximation.

Ce chiffre, approximatif bien sûr, de 10 000 euros par an pour chaque immigré supplémentaire, est-il déraisonnable ?

Il est permis de penser que non si l’on garde présent à l’esprit qu’il a été calculé voici quelques années, que le coût de chaque Corse à la métropole tournait autour de 6 000 euros par an (mais le coût de l’immigré supplémentaire est forcément bien plus élevé, sachant que la Corse dispose déjà de tous les équipements nécessaires alors que l’immigré va exiger des investissements supplémentaires forcément coûteux). Le coût des DTOM à la métropole (1) doit être du même ordre de grandeur (sinon bien supérieur).

(1) Calculé voici bien des années par l’auteur alors au cabinet de Michel Debré

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