Présidence Obama: Une phrase dont on espère qu’elle restera dans les annales du courage politique (First female president will not rule it out or in)

America's first female president

Je ne l’exclus pas. Mais je n’exclus pas non plus le contraire. Obama
L’administration Obama a confirmé lundi que cinq hommes accusés d’avoir organisé les attentats du 11 septembre 2001, dont le présumé cerveau de l’opération, Khalid Cheikh Mohammed, subiront leur procès devant un tribunal militaire d’exception, à Guantanamo Bay, et non devant un tribunal de droit commun, à New York. Radio Canada (04.04.11)
Obama campaigned on change, and has delivered continuity instead in the very policies that his supporters detested. But most damaging, it exposes Obama as a demagogue at the very launch of his next campaign. Even apart from the apologies Obama owes to Bush, Cheney, and the American people, why should anyone believe a word he says as a candidate ever again? Ed Morrissey
Bill Clinton était le premier président noir, avait déclaré Toni Morrison. Et si Barack Obama était le premier président femme? C’est l’objet de la démonstration de Kathleen Parker du Washington Post. Selon elle, le chef de l’Etat américain souffre «d’un déficit de testostérone quand il s’agit d’affronter des crises».  (…) L’approche politique d’Obama est, selon l’auteure, «féminine». Etonnant pour un milieu où l’on a plutôt tendance à critiquer les femmes si elles ont une attitude «trop masculine», comme cela était le cas pour Hillary Clinton. (…) Les femmes forment des groupes et dissertent des heures sur des questions diverses. Obama aurait en ce sens «une communication de femme».  A l’origine de cette théorie sur le président américain, la crise du Golfe du Mexique et la marée noire, bien sûr. C’est l’exemple type qui montre comment son style et son aisance rhétorique ont entravé son efficacité. Bien sûr, personne ne s’attendait à ce qu’il rebouche le trou par lequel fuit le pétrole, concède Kathleen Parker, mais il avait le pouvoir d’intervenir immédiatement, et il ne l’a pas fait. Au contraire, il a délégué à BP la gestion de la crise, réfléchit calmement, pesé le pour, le contre, s’est même permis un peu d’humour alors qu’il aurait dû être dans l’avion présidentiel en train de survoler les côtes de la Lousiane. Son manque d’action immédiate a été percue comme un manque de leadership, parce que, bah, c’en était un! Et quand il a fini par s’adresser à la nation, au bout de 56 jours, son discours contenait 13% de construction à la voix passive, le plus haut niveau de forme passive mesurée dans les discours présidentiel du siècle, d’après le Global Language Monitor qui repère et analyse le langage. Slate
On les appelle les Amazones, les Dames faucons, les Walkyries, les Durgas [déesse hindoue]. Voir un groupe de fortes femmes descendre des nues pour arracher un président à ses sensibilités délicates et l’entraîner vers la guerre a quelque chose de positivement mythologique. Et comme il fallait s’y attendre, il se trouve toujours des types à la Maison-Blanche pour chercher à démentir ce scénario, de peur que l’on aille imaginer que ce n’est pas le président qui porte la culotte. (…) Etrange de voir les diplomates en faucons et les militaires en colombes. Maureen Dowd
Sarkozy espère clairement que l’aventure libyenne le rendra populaire, lui aussi. Personne ne s’en étonne, apparemment. Lors d’une conférence à Bruxelles, ce week-end, j’ai vu un participant français s’enorgueillir du rôle instigateur de la France dans les opérations aériennes libyennes. Une minute plus tard, il admettait de bon cœur que cette guerre était un subterfuge œuvrant pour la réélection de Sarkozy. Les deux sentiments – la fierté du leadership français et le cynisme sur les véritables motivations de Sarkozy – n’étaient pas, visiblement, antithétiques. Anne Applebaum
Iraq was just a prequel to Libya: Conservatives have complained that opposition — especially in the cases of then-senators Barack Obama and Joe Biden — to George W. Bush’s antiterrorism policies and wars in Afghanistan and Iraq was more partisan than principled. Obama ended that debate by showing that not only can he embrace — or, on occasion, expand — the Bush-Cheney tribunals, preventive detentions, renditions, Predator attacks, intercepts and wiretaps, and Guantanamo Bay, but he can now preemptively attack an Arab oil-exporting country without fear of Hollywood, congressional cutoffs, MoveOn.org “General Betray Us”–type ads, Cindy Sheehan on the evening news, or Checkpoint-like novels. In short, Obama has ensured that the antiwar movement will never be quite the same. Victor Davis Hanson
Mais on voit bien que, vraie ou supposée, cette menace arrange aussi une administration qui continue décidément à traîner les pieds pour aider les insurgés. Les États-Unis n’ont-ils pas annoncé cette semaine qu’ils abandonnaient les frappes aériennes à leurs alliés de l’Otan et se contenteraient pour leur part de vols de reconnaissance et de brouillage des systèmes de transmission de l’adversaire ? Quant à l’envoi d’armes aux défenseurs de Benghazi, Barack Obama a eu cette semaine une phrase dont on espère qu’elle restera dans les annales du courage politique : « Je n’exclus pas de leur envoyer des armes », a déclaré le président à NBC. « Mais je n’exclus pas non plus le contraire. » Il n’y a pas de problème, cet homme-là ne ressemblera jamais ni à Bush, ni à Reagan, ni non plus à Clinton. Michel Colomès

A l’heure où entre deux  sessions de tribunaux militaires, detentions préventives, transferts de prisonniers extra-judiciaires, assassinats au drone, écoutes ou énième annonce de fermeture de Guantanamo Bay, le digne successeur de Jimmy Carter pour le titre de pire président des Etats-Unis vient d’annoncer son intention de briguer un second mandat

Quelle phrase plus emblématique, surtout comparé à l’hyperactivisme de notre Sarko national trop content de jouer les sous-traitants militaires de Washington, du Tergiverseur en chef de la Maison Blanche alias le « Président présent » (pour ses votes « présent » – autrement dit abstentionnistes –  systématiques lors de son court séjour au Sénat) voire le premier président femme des Etats-Unis (pour les trois femmes qui ont dû le pousser à s’engager sur la Libye) …

Que cette dernière déclaration dont, avec l’éditorialiste du Point Michel Comolès « on espère qu’elle restera dans les annales du courage politique », sur un hypothétique envoi d’armes aux certes inquiétants insurgés de Benghazi ?

Les armes envoyées aux anti-kadhafistes pourraient finir dans les mains d’al-Qaida

Michel Colomès

Le Point

02/04/2011

Les États-Unis redoutent que des combattants islamistes soient infiltrés dans les rangs des opposants à Kadhafi.

« Entre deux maux, il faut choisir le moindre », dit la sagesse populaire. Entre la soldatesque de Kadhafi et les terroristes d’al-Qaida, va-t-on devoir faire un choix ? Car c’est semble-t-il ainsi que le dilemme risque de se présenter alors que l’offensive des insurgés piétine et que les frappes aériennes destinées à les soutenir montrent qu’elles ne sont pas la panacée.

Une situation à laquelle les réponses possibles sont limitées. Soit on accepte un statu quo bâtard, moitié enlisement, moitié partition du pays entre l’Est soutenu par les opposants et l’Ouest aux mains du dictateur, soit on franchit un pas décisif, mais risqué, aussi bien sur le plan militaire que sur le terrain diplomatique, et la coalition ou l’Otan, qui a maintenant pris la main, envoie des troupes au sol pour aider les insurgés à renverser une bonne fois Kadhafi. Soit, enfin, on fournit à la troupe disparate des anti-kadhafistes l’armement lourd qui lui fait cruellement défaut et dont on voit bien qu’il lui est indispensable pour remporter la victoire.

Combattants islamistes infiltrés

Mais c’est là que le bât blesse. Les Américains, toujours traumatisés par le 11-Septembre, ont tiré la sonnette d’alarme lors de la réunion de la commission du Congrès chargée de contrôler les opérations secrètes et en particulier l’action de la CIA. Le président de cette commission, le républicain Mike Rodgers, a révélé que Hillary Clinton, la secrétaire d’État, Robert Gates, le ministre de la Défense, et Mike Mullen, le chef d’état-major, avaient manifesté plus que des réserves à l’idée d’armer les insurgés. Rodgers a résumé ainsi l’analyse de la commission : « Nous ne savons pas qui ils sont, nous savons contre qui ils sont, mais nous ignorons pour qui et pour quoi ils sont. » En clair, les Américains redoutent que des combattants islamistes, probablement d’obédience al-Qaida, soient infiltrés dans les rangs des opposants à Kadhafi. Et que ce soient eux qui profitent des armes que les Occidentaux feraient parvenir aux rebelles.

Les Américains ont encore en mémoire « le coup » de l’Afghanistan. Au moment de l’invasion soviétique, ils avaient fourni aux talibans des armes en grande quantité et notamment des missiles individuels Stinger capables de descendre des avions ou des hélicoptères. Cela avait certes permis aux moudjahidine de venir à bout des soviétiques, mais dans la foulée ils ont transformé le pays en état islamiste et en camp d’entraînement pour tous les apprentis terroristes de la planète. Aujourd’hui, ils utilisent les Stinger qui leur restent contre les Américains ou leurs alliés en Afghanistan.

« Des clignotants se sont allumés »

Cette prudence affichée des États-Unis à l’égard des opposants à Kadhafi peut donc paraître justifiée. Une quarantaine de djihadistes ayant combattu en Afghanistan et au Pakistan dans les rangs d’al-Qaida ont d’ailleurs été repérés sur le front libyen. « Des clignotants se sont allumés », a dit un général américain. Mais on voit bien que, vraie ou supposée, cette menace arrange aussi une administration qui continue décidément à traîner les pieds pour aider les insurgés. Les États-Unis n’ont-ils pas annoncé cette semaine qu’ils abandonnaient les frappes aériennes à leurs alliés de l’Otan et se contenteraient pour leur part de vols de reconnaissance et de brouillage des systèmes de transmission de l’adversaire ?

Quant à l’envoi d’armes aux défenseurs de Benghazi, Barack Obama a eu cette semaine une phrase dont on espère qu’elle restera dans les annales du courage politique : « Je n’exclus pas de leur envoyer des armes », a déclaré le président à NBC. « Mais je n’exclus pas non plus le contraire. » Il n’y a pas de problème, cet homme-là ne ressemblera jamais ni à Bush, ni à Reagan, ni non plus à Clinton.

Voir aussi :

Voir de même:

Obama doublé par ses amazones

A Washington, ce sont les femmes qui étaient les plus déterminées pour intervenir en Libye, souligne la célèbre chroniqueuse du New York Times Maureen Dowd, manifestement ravie de cette inversion des genres.

25.03.2011

Maureen Dowd

The New York Times

traduit par Le Courrier International.

On les appelle les Amazones, les Dames faucons, les Walkyries, les Durgas [déesse hindoue]. Voir un groupe de fortes femmes descendre des nues pour arracher un président à ses sensibilités délicates et l’entraîner vers la guerre a quelque chose de positivement mythologique. Et comme il fallait s’y attendre, il se trouve toujours des types à la Maison-Blanche pour chercher à démentir ce scénario, de peur que l’on aille imaginer que ce n’est pas le président qui porte la culotte.

Il est trop tôt pour dire si les Walkyries seront finalement louées ou vouées aux gémonies pour la Libye. Mais cette inversion des genres en fascine plus d’un : ces messieurs rechignent — les généraux, le ministre de la Défense, les principaux conseillers masculins de la Maison-Blanche dans le domaine de la sécurité nationale — et se font balayer par les féroces guerrières qui entourent le président Obama et le poussent à être un homme face à ce dingue de Kadhafi.

Etrange de voir les diplomates en faucons et les militaires en colombes. “Les filles ont pris les garçons de front,” a déclaré Helene Cooper, correspondante du New York Times à la Maison-Blanche. L’animateur radio Rush Limbaugh a tourné en dérision le président et son club de “gars de gauche” : “Evidemment, les hommes étaient contre. Ce sont les nouveaux castrats. … Des mauviettes !”

Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU et ancienne conseillère du gouvernement Clinton pour l’Afrique, est hantée par le Rwanda. Samantha Power, membre de l’équipe de la sécurité nationale auteur d’un livre récompensé sur les génocides, a la Bosnie à l’esprit. Gayle Smith, autre spécialiste de la sécurité nationale, était conseillère du président Clinton pour l’Afrique après les massacres au Rwanda. Hillary Clinton, sceptique à l’origine, a prêté l’oreille aux autres femmes. Elle en a peut-être aussi parlé en privé avec Bill, dont les remords à propos du Rwanda l’ont sans douté amené à recommander d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Etrange de voir Rush Limbaugh et Samantha Power dans le même camp. On est bien loin de la théorie féministe sur les relations internationales d’il y a vingt ans, qui se laissait aller à des stéréotypes voulant que l’agression soit “masculine” et la conciliation “féminine”. Loin aussi de l’époque d’Helen Caldicott, la pédiatre australienne adversaire du nucléaire, qui dénonçait les “connotations psychosexuelles” de la terminologie militaire. Dans son livre Missile envy [L’envie de missile], elle écrivait : “J’ai vu, il y a peu, un film sur le lancement d’un missile MX. Il s’élevait lentement au-dessus du sol, environné de flammes et de fumée, s’allongeant dans l’air — un spectacle franchement sexuel, et, armé de ses dix têtes, il explosera dans l’orgasme le plus puissant.”

Tout au long de l’histoire, des femmes ont brisé les stéréotypes, de Cléopâtre à Golda Meir à la “Dame de Fer” Margaret Thatcher, dont les détracteurs, à gauche, laissaient entendre qu’elle n’était pas vraiment une femme. Ambassadrice aux Nations unies, Madeleine Albright avait acculé Colin Powell au sujet d’une intervention dans les Balkans — “A quoi bon avoir cette magnifique armée dont vous nous parlez tout le temps si c’est pour ne pas s’en servir ?” lui avait-elle lancé — et l’ancienne secrétaire d’Etat Condoleezza Rice avait fait pression, aux côtés de George W. Bush et Dick Cheney, pour que l’on envahisse l’Irak.

Quand le président Obama a écouté ses muses militaires, il a donné du grain à moudre aux psys du dimanche. Comme me l’a écrit l’un d’entre eux : “Super, un président cérébral qui fait passer la passion et l’émotion (les droits de l’homme, Samantha, Hillary, Susan) avant la raison et la réflexion stratégique (Robert Gates, Tom Donilon [conseiler à la sécurité nationale de la Maison-Blanche]). C’est un schéma auquel l’ont poussé sa Maman et Michelle — les femmes ont le dernier mot ?”

L’entourage présidentiel s’en est pris vigoureusement à cette image des filles contre les garçons. Un haut responsable de la Maison-Blanche a envoyé un courriel à Mike Allen, le correspondant à la Maison-Blanche du site d’information Politico, affirmant que Samantha Power, Gayle Smith et Hillary Clinton n’avaient même pas assisté à la réunion au cours de laquelle le président avait pris la décision d’intervenir et avait demandé à Susan Rice d’obtenir le feu vert des Nations unies pour une zone d’exclusion aérienne. Peut-être avaient-ils déjà les nerfs à vif, alors que le président était en voyage avec ses filles à Rio où il assistait à des spectacles de percussions et que des parlementaires comme le sénateur démocrate James Webb et le sénateur républicain Richard Lugar l’accusaient d’avoir outrepassé ses prérogatives en Libye, tandis que le député démocrate Dennis Kucinich évoquait une destitution.

Quelle qu’en soit la raison, les gourous de la communication avaient tellement peur que le président soit vu comme un indécis traqué par les Furies qu’ils sont allés jusqu’à prétendre que trois d’entre elles ne se trouvaient même pas dans la pièce où LA décision avait été prise. Pendant ce temps, elles étaient à leur place. Où donc, à la cuisine ?

Aussi séduisante que soit cette fracture sexuelle, il est encore plus intéressant de considérer les parallèles entre Obama et W. [surnom de George W. Bush]. Au sujet de frappes éventuelles contre l’Iran, le candidat Obama avait déclaré : “Le président n’a pas le pouvoir, conformément à la Constitution, d’autoriser unilatéralement une attaque militaire dans une situation autre que la nécessité de mettre un terme à une menace réelle ou imminente pour la nation.” Or, les deux hommes ont délibérément déclenché des guerres en prenant des décisions plus marquées par l’impétuosité et l’impulsion que par la discipline et la rigueur.

Dénonçant les dix dernières années durant lesquelles les présidents ont lancé des opérations militaires comme en “pilotage automatique”, le sénateur Webb a déclaré à la télévison : “Il n’y a même pas eu de débat. … Ce n’est pas comme cela que notre système est censé fonctionner.”

Voir également :

Libya: The Genesis of a Bad Idea

Victor Davis Hanson

Pajamas Media

April 3, 2011

The president spoke Monday night to clarify our intervention in Libya. Instead he made things worse, and could not explain the mission (are we/are we not after Qaddafi?), the methodology to achieve it (are we in a no-fly-zone or are we bombing ground targets essential to save the rebels?), and the desired outcome (who are the “rebels,” what do we wish from them, and are they better than Qaddafi?). Indeed, after almost two weeks, these questions still have not been asked much less answered.

So the omissions pose the question: how did Obama, the archetype war critic [1], find himself bombing — in optional and preemptive fashion, and without congressional authority [2] — an Arab Muslim oil-exporting country, and one that posed no immediate threat to American national security, despite being governed by a monster who, nevertheless, had been recently courted by Western intellectuals, academics, universities, and diplomats?

Unfortunately, Obama has no principled or strategically logical foreign policy. So it is mostly loud declarations that he is not George Bush [3] and making things up ad hoc as he goes along. Here, I think, is what happened with Libya.

Nearly the entire Middle East (save the bugaboo democracies in Iraq and Israel) erupts three months ago against a potpourri of oligarchy, theocracy, dictatorship, monarchy, and military juntas — the common thread being anger against corrupt, kleptocratic dynasties that have ruined the economies of what should be otherwise rich countries and denied basic freedoms.

Obama is confused and has no typology of these uprisings, except a crude binary. On the one hand, some of the demonstrations are against pro-American strongmen and thus can be channeled into “the hope and change,” “we are the change we’ve been waiting for” left rhetoric. He thus piggy-backed (albeit belatedly as is his “vote-present” style) onto Tunisia and Egypt. We endorsed the reformers only when we knew they were going to win and they seemed to reflect liberal “change” against Cold War-like, American client SOBs.

Some others rebellions, however, were clearly aimed at anti-American pseudo-revolutionary regimes and so they have prompted a very different response from Obama. In the case of Iran, he apologized for 1953 and promised not to “meddle”; initially with Qaddafi he was silent. And he still practices “outreach” with the Syrian “reformer” Assad.

We should, then, have expected Obama to stay out of Libya, the way he has Iran and Syria, and concentrated largely in expressing support for rebellions against pro-American juntas — albeit only once he was assured they might win. But a perfect storm of events sucked him instead into Libya in a way he never imagined:

1) The Europeans (mostly the British and French) suddenly wanted to intervene in Libya, in a manner they had not amid protests elsewhere. Why? Oil, for one reason. Europe imports 10% of their oil and gas from Libya at very little transportation cost, and so it was deemed wise to be on the right side of the most likely government to be. Proximity, of course. Libya is a Mediterranean country with a tiny population of 6.5 million, as easy to operate militarily against, as Afghanistan and Iraq are difficult — and one that by such proximity might in extremis pose problems for Europe. More importantly, the “rebels” seemed like they would capture Tripoli within just a few days. So the French and British sensed an opportunity to accomplish a number of things at very little cost by declaring an intent to intervene militarily: they could ensure continued oil contracts with the likely winners under the guise of humanitarian anguish; they could avoid a drawn-out war by nudging the rebels over the top; and they could put the US in an untenable position. By declaring their humanitarian fides and getting ahead of America in public concern over “genocide,” the Europeans would force the US hand: if Obama did not act, he would look weak and de facto cede traditional American moral leadership to an ascendant Europe; if Obama did, he would do so in response to European initiatives, and end up with the worst of both worlds: shamed into providing 90% of the muscle while ceding the credit of a “sure” win to Sarkozy and Cameron. Europe, then, read Obama perfectly.

2) The “rebels.” No one in either the US or Europe had much idea who or what the “rebels” were. But they assumed that because similar protestors had won easily in Egypt and Tunisia, and had appealed to the “Facebook” and “Twitter” crowd, these rebels likewise were surely ascendant Westernized Banisadr-like socialists. If Obama had been tardy in expressing support for protestors in Egypt and Tunisia, he was now feeling the heat a third time in Libya — especially as Qaddafi turned his guns against those who spoke impassioned English on CNN and the BBC.

Even though Qaddafi was a “revolutionary” anti-American figure, and even though his family and minions were intertwined with Western universities and intellectuals, Obama was worried about yet a third time being a day late and a dollar short, especially amid televised violence. Because he neither understood the rag-tag nature of the rebels (and either did not grasp or did not wish to grasp the jihadist elements among them), nor appreciated that tyrants like Qaddafi, quite unlike Mubarak and a Bin Ali, without compunction kill and “like it,” Obama had no idea that, in fact, the rebels could fizzle, and may, in fact, not be just Westernized intellectuals who want to turn Libya into Dubai.

3) The Three Graces [4]. Then there were Hillary Clinton, Susan Rice, and Samantha Powers who saw Libya as a postmodern goldmine. Think of it: an apparent cakewalk victory; restoring Obama credibility after the opportunistic and late endorsements in Egypt and Tunisia; a way to show that liberal interventions are tough, compassionate, and competent; subordination to the United Nations, the Arab League, and Europe; outsourcing of congressional approval to international prerogatives; using the military not for US interests but for “humanitarian concerns” to stop “genocide.” And on and on.

So they bullied an otherwise distracted Obama (NCAA playoffs [5], golf, a Rio jaunt [6]) into a sure-thing, “landmark” intervention on the cheap. Note very well: Key here was an important fact that the saner heads who knew something about strategy and the use of military force (e.g., Richard Holbrooke and James Jones) were either dead or gone. Robert Gates tried to warn Obama, but was overwhelmed.

Sum it all up: Obama thought that in a matter of days liberal Facebookers [7] would storm Tripoli. He would get credit this time for being “there for them.” US military intervention would be radically redefined as both competent and quick, in concert with the Europeans and subordinate to the international community. For Obama, the un-Bush, all that, amid sinking polls again, was too good to pass up (but also too hard to expend much energy on), so he voted more sorta yes than just present.

No one in this giddy “get it done before Tripoli falls” mood asked simple questions: How does our entry reflect long-term US interests? Why Libya and not, say, a Syria? Why Libya and not, say, a Congo or Ivory Coast? How can the anti-war base now explain [8] their decade-long opposition to just such preemptive attacks against Middle East Muslim countries (i.e., Bush went to Congress, and now Obama does not?)? Was Qaddafi the father of the Westernized poster boy Saif, or now back to the “mad dog of the Middle East”? Can the rebels really fight and who are they? Would a no-fly zone really do much good against Qaddafi’s ground assets? Did the UN and Arab League really mean just a no-fly zone and nothing much more? How long does Congress keep quiet? What happens if there is stalemate (e.g., how do we avoid a Mogadishu, or a long no-fly zone like over Iraq or a long bombing campaign like the Balkans?)? How to finesse the PR of concurrent obligations in Afghanistan and Iraq and a $1.6 trillion deficit?

I could go on ad nauseam, but you get the picture.

And now? There is only one way out: Obama must get Qaddafi pronto, by attacks on his ground assets, with Western special forces and intelligence services coordinating on the ground with the rebels (laptop GPS directions to our pilots, supplying arms, etc.). Then watch the laureate Obama hope and change away the resulting hypocrisies of embracing what he promised not to do—and outsource the messy occupation to the oil-hungry France and Britain, and the UN.

I think that is what we, in fact, will see — a messy end to a messy beginning.

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URLs in this post:

[1] the archetype war critic: http://www.verumserum.com/?p=22788

[2] without congressional authority: http://hotair.com/archives/2011/03/30/hillary-to-congress-on-not-seeking-authorization-for-libya-war-too-bad/

[3] he is not George Bush: http://althouse.blogspot.com/2011/03/did-you-notice-obama-kept-using-words.html

[4] Three Graces: http://pajamasmedia.com/instapundit/117067/

[5] NCAA playoffs: http://pajamasmedia.com/zombie/obamas-inner-bracket/

[6] a Rio jaunt: http://pajamasmedia.com/eddriscoll/2011/03/20/nihilist-in-golf-pants/

[7] liberal Facebookers: http://www.huffingtonpost.com/2011/02/11/egypt-facebook-revolution-wael-ghonim_n_822078.html

[8] How can the anti-war base now explain: http://townhall.com/columnists/victordavishanson/2011/03/31/president_obamas_most_amazing_libyan_achievements

Voir par ailleurs:

President Obama’s Most Amazing Libyan Achievements

Victor Davis Hanson

Tribune Media Services

April 4, 2011

By bombing Libya, President Obama has accomplished some things once thought absolutely impossible in America:

(a) War-mongering liberals: Liberals are now chest-thumping about military “progress” in Libya. Even liberal television and radio commentators cite ingenious reasons why an optional, preemptive American intervention in an oil-producing Arab country, without prior congressional approval or majority public support — and at a time of soaring deficits — is well worth supporting, in a sort of “my president, right or wrong,” fashion. Apparently, liberal foreign policy is returning to the pre-Vietnam days of the hawkish “best and brightest.”

(b) Europe first: Many Americans have long complained about the opportunistic, utopian Europeans. Under the protective US defense shield, they often privately urged us to deal with dangerous foreign dictators — while staying above the fray to criticize America, at the same time seeking trade advantages and positive global PR. But now the wily Obama has outwaited even the French. He has managed to shame them into acting, with a new opossum-like US strategy of playing dead until finally the Europeans were exasperated — almost as if the president were warning them, “We don’t mind the Qaddafi bloodletting if you, who are much closer to it, don’t mind.” The British Guardian and French Le Monde will be too knee-deep in the Libyan war, busy chalking up Anglo-French “wins” and worrying about European oil concessions, to charge America with the usual imperialism, colonialism, and militarism. We are almost back to the 1956 world of the Suez crisis.

(c) Iraq was just a prequel to Libya: Conservatives have complained that opposition — especially in the cases of then-senators Barack Obama and Joe Biden — to George W. Bush’s antiterrorism policies and wars in Afghanistan and Iraq was more partisan than principled. Obama ended that debate by showing that not only can he embrace — or, on occasion, expand — the Bush-Cheney tribunals, preventive detentions, renditions, Predator attacks, intercepts and wiretaps, and Guantanamo Bay, but he can now preemptively attack an Arab oil-exporting country without fear of Hollywood, congressional cutoffs, MoveOn.org “General Betray Us”–type ads, Cindy Sheehan on the evening news, or Checkpoint-like novels. In short, Obama has ensured that the antiwar movement will never be quite the same.

(d) Monster-in-recovery: The Qaddafi clan has been wooing Westerners through oil money and multicultural gobbledygook. In the last few years, the British released the Lockerbie bomber, a native of Libya; Saif Qaddafi, the would-be artist and scholar and the son of Col. Moammar Qaddafi, essentially bought a Ph.D. from the prestigious London School of Economics; the creepy Harvard-connected Monitor Group hired out cash-hungry “scholars” to write tributes to Qaddafi’s achievements; and Mariah Carey, 50 Cent, Beyoncé, and other entertainers earned a pile of petrodollars by crooning for the Qaddafis. Then, suddenly, Obama spoiled the fun and profits by turning Qaddafi from a rehabilitated monster back into Ronald Reagan’s old “Mad Dog of the Middle East.”

(e) Stuff happens: Many supporters of the Iraq War condemned Abu Ghraib as the poorly supervised, out-of-control prison it was. Lax American oversight resulted in the sexual humiliation of detained Iraqi insurgents. It was a deplorable episode, in which, nonetheless, no one was killed, and yet it took an enormous toll on the credibility of Bush-administration officials. But while the media were covering the Libyan bombing and the Middle East uprisings, a number of Afghan civilians allegedly were executed by a few rogue American soldiers. That was a far worse transgression than anything that happened at Abu Ghraib during Bush’s tenure — but it was apparently an incident that, in the new media climate, could legitimately be ignored. Obama made “stuff happens” an acceptable defense for those doing their best to run a war from Washington.

(f) War really is tiring: The media serially blamed a supposedly lazy Ronald Reagan for napping during military operations abroad. George W. Bush was criticized for cutting brush at his Texas ranch while soldiers fought and died in Iraq. Obama rendered all such presidential criticism mere nitpicking when he started aerial bombardment in the midst of golfing, handicapping the NCAA basketball tournament, and taking his family to Rio de Janeiro.

(g) The road to Damascus? After Bush’s interventions in Iraq and Afghanistan, many war-weary Americans believed that we would never again get involved in a Middle East war. But now, with Obama’s preemptive bombing of Libya, giddy American interventionists are again eyeing Iran, Syria — and beyond!

In short, Obama turned America upside down when he bombed Libya — and in ways we could have scarcely imagined.

 

Voir enfin:

Obama: Our first female president

Kathleen Parker

Wednesday, June 30, 2010

If Bill Clinton was our first black president, as Toni Morrison once proclaimed, then Barack Obama may be our first woman president.

Phew. That was fun. Now, if you’ll just keep those hatchets holstered and hear me out.

No, I’m not calling Obama a girlie president. But . . . he may be suffering a rhetorical-testosterone deficit when it comes to dealing with crises, with which he has been richly endowed.

It isn’t that he isn’t « cowboy » enough, as others have suggested. Aren’t we done with that? It is that his approach is feminine in a normative sense. That is, we perceive and appraise him according to cultural expectations, and he’s not exactly causing anxiety in Alpha-maledom.

We’ve come a long way gender-wise. Not so long ago, women would be censured for speaking or writing in public. But cultural expectations are stickier and sludgier than oil. Our enlightened human selves may want to eliminate gender norms, but our lizard brains have a different agenda.

Women, inarguably, still are punished for failing to adhere to gender norms by acting « too masculine » or « not feminine enough. » In her fascinating study about « Hating Hillary, » Karlyn Kohrs Campbell details the ways our former first lady was chastised for the sin of talking like a lawyer and, by extension, « like a man. »

Could it be that Obama is suffering from the inverse?

When Morrison wrote in the New Yorker about Bill Clinton’s « blackness, » she cited the characteristics he shared with the African American community:

« Clinton displays almost every trope of blackness: single-parent household, born poor, working-class, saxophone-playing, McDonald’s-and-junk-food-loving boy from Arkansas. »

If we accept that premise, even if unseriously proffered, then we could say that Obama displays many tropes of femaleness. I say this in the nicest possible way. I don’t think that doing things a woman’s way is evidence of deficiency but, rather, suggests an evolutionary achievement.

Nevertheless, we still do have certain cultural expectations, especially related to leadership. When we ask questions about a politician’s beliefs, family or hobbies, we’re looking for familiarity, what we can cite as « normal » and therefore reassuring.

Generally speaking, men and women communicate differently. Women tend to be coalition builders rather than mavericks (with the occasional rogue exception). While men seek ways to measure themselves against others, for reasons requiring no elaboration, women form circles and talk it out.  

Obama is a chatterbox who makes Alan Alda look like Genghis Khan.

 

The BP oil crisis has offered a textbook case of how Obama’s rhetorical style has impeded his effectiveness. The president may not have had the ability to « plug the damn hole, » as he put it in one of his manlier outbursts. No one expected him to don his wetsuit and dive into the gulf, but he did have the authority to intervene immediately and he didn’t. Instead, he deferred to BP, weighing, considering, even delivering jokes to the White House Correspondents’ Association dinner when he should have been on Air Force One to the Louisiana coast.  

His lack of immediate, commanding action was perceived as a lack of leadership because, well, it was. When he finally addressed the nation on day 56 (!) of the crisis, Obama’s speech featured 13 percent passive-voice constructions, the highest level measured in any major presidential address this century, according to the Global Language Monitor, which tracks and analyzes language.

 

Granted, the century is young — and it shouldn’t surprise anyone that Obama’s rhetoric would simmer next to George W. Bush’s boil. But passivity in a leader is not a reassuring posture.  

Campbell’s research, in which she affirms that men can assume feminine communication styles successfully (Ronald Reagan and Bill Clinton), suggests holes in my own theory. She insists that men are safe assuming female styles as long as they meet rhetorical norms for effective advocacy — clarity and cogency of argument, appropriate and compelling evidence, and preempting opposing positions.

 

I’m not so sure. The masculine-coded context of the Oval Office poses special challenges, further exacerbated by a crisis that demands decisive action. It would appear that Obama tests Campbell’s argument that « nothing prevents » men from appropriating women’s style without negative consequences.  

Indeed, negative reaction to Obama’s speech suggests the opposite. Obama may prove to be our first male president who pays a political price for acting too much like a woman.

 

And, perhaps, next time will be a real woman’s turn.

Voir enfin:

Libye: mourir pour Benghazi ou pour Sarkozy?

Le président français a-t-il encouragé une intervention en Libye pour augmenter ses chances d’être réélu? L’analyse d’une journaliste américaine.

Anne Applebaum

Slate

29 mars 2011 

Le Parti socialiste français a triomphé lors des élections cantonales du week-end dernier. Les rebelles libyens ont triomphé à Brega et à Ras Lanouf. En France, les regards se tournent aujourd’hui vers l’élection présidentielle de 2012. En Libye, les rebelles se tournent vers Tripoli. Vous pensez peut-être que ces événements ne sont pas liés. Mais évidemment, ils le sont.

Nous, les Américains, avons une longue tradition de guerres déclarées à la veille de campagnes électorales: Hollywood a même tourné ce concept en dérision dans Des hommes d’influence, un film avec Robert De Niro en consultant politique couvrant un scandale sexuel présidentiel et gagnant une élection grâce à une fausse offensive lancée contre l’Albanie. Dans cette suite, à la française et dans la vraie vie, il n’y a aucun scandale sexuel.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a perdu de sa popularité à cause de la corruption de son gouvernement, parce que l’économie française est plus faible qu’elle ne devrait l’être, parce qu’il a, avec son ex-ministre des affaires Étrangères, choisi le mauvais camp en Tunisie, et parce qu’il est versatile et imprévisible. Il n’y a pas non plus de fausse guerre. La zone d’exclusion aérienne en Libye est bien réelle, tout comme le sont les bombardements censés aider les rebelles libyens.

Pop philosophe

Il n’y pas non plus de consultant sournois tapi en coulisses. Au contraire.* L’homme qui a présenté Sarkozy aux rebelles de Benghazi n’est autre que Bernard-Henri Lévy, un pop philosophe si français que je n’arrive pas à trouver d’équivalent américain. Nous n’avons tout simplement pas de philosophes aux chemises constamment déboutonnées, mariés à de blondes actrices, et qui s’engagent, avec enthousiasme, pour des guerres, que ce soit au Bangladesh, en Angola, au Rwanda, en Bosnie, et au-delà. En soutenant le plaidoyer romantique de Lévy pour une intervention humanitaire – une décision qui a même surpris son propre ministre des Affaires Étrangères – Sarkozy semble croire qu’il profitera un peu de l’aura glamour du philosophe.

Sarkozy espère clairement que l’aventure libyenne le rendra populaire, lui aussi. Personne ne s’en étonne, apparemment. Lors d’une conférence à Bruxelles, ce week-end, j’ai vu un participant français s’enorgueillir du rôle instigateur de la France dans les opérations aériennes libyennes. Une minute plus tard, il admettait de bon cœur que cette guerre était un subterfuge œuvrant pour la réélection de Sarkozy. Les deux sentiments – la fierté du leadership français et le cynisme sur les véritables motivations de Sarkozy – n’étaient pas, visiblement, antithétiques.

L’explosion des alliances

Certains éléments de cette histoire sont familiers. La France envie depuis longtemps non seulement le leadership américain dans le monde, mais son statut de démocratie en chef: les Français considèrent être autant liés que nous à l’invention de la liberté*, de l’égalité* et de la fraternité*, et ils veulent, aussi, s’en voir attribuer les mérites.

Mais l’obstination de ce président à prendre des risques pour jouer un rôle – n’importe quel rôle, quel qu’en soit le prix – pour la gloire de la France, et la sienne propre, est sans précédent. Charles de Gaulle avait tenu tête à l’Otan à une époque où la France était protégée par le parapluie nucléaire américain. L’enthousiasme de Sarkozy pour une guerre dont il ne peut prévoir les conséquences arrive à un moment où l’Otan est divisé, et ou l’Union européenne – depuis sa création la pièce maîtresse de la politique étrangère de la France – n’a jamais été aussi faible.

Dans l’intérêt de ce qui reste de solidarité au sein de la coalition, aucun membre de l’Otan n’a opposé son veto à l’opération en Libye, sous l’impulsion du Président Obama. Mais l’Allemagne et la Turquie – deux piliers historiques de la coalition – l’ont combattue publiquement, et avec véhémence. D’autres fulminent en silence. Selon une source de première main, Sarkozy, en personne, n’a accepté de mettre ces opérations sous commandement de l’Otan que parce que la Maison Blanche a menacé de s’en désinvestir totalement. Il aurait apparemment pensé que l’armée américaine allait continuer à soutenir une intervention qu’il commandait.

Jouer avec le feu

L’Union européenne s’en sort d’une manière encore plus pitoyable. En effet, si le premier objectif de Sarkozy était de démontrer l’incohérence et la faiblesse de la politique étrangère européenne, il n’aurait pas pu faire mieux. Le «ministre des Affaires Étrangères» européenn, Catherine Ashton, a été évincée de Libye. Les institutions européennes n’y ont joué aucun rôle.

Comme l’a parfaitement dit une tribune du Monde: le dossier libyen «démontre l’immaturité de la politique européenne de sécurité et de défense: indigence du débat politique et inadaptation des cadres de planification et d’intervention». Personne n’imagine l’Europe sortir renforcée de ce dossier, même si le président français y arrive.

Napoléon –l’ancêtre de Sarkozy à bien des égards– avait dit que la «chance» était la qualité la plus importante d’un général, et Sarkozy sera peut-être en veine en Libye. Les rebelles pourraient gagner. Il pourrait restaurer sa popularité. Les résultats des élections cantonales de ce week-end ne pointent pas dans cette direction –non seulement les socialistes l’ont emporté, le Front national, anti-européen et anti-immigration, s’en est très bien sorti–, mais le président pourrait aussi continuer à jouer avec le feu. Là où il en est, c’est quitte ou double.

Traduit par Peggy Sastre

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* en français dans le texte

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