Scoop: Israël ne serait ni un Etat nazi ni un Etat d’apartheid (Wouldn’t Hitler have boycotted it too?)

Anti-israel Demonstration sign
L’antisionisme est le nouvel habit de l’antisémitisme. Demain, les universitaires qui boycottent Israël demanderont qu’on brûle les livres des Israéliens, puis les livres des sionistes, puis ceux des juifs. Roger Cukierman (président du CRIF, janvier 2003)
Boycotter Israël, c’est lutter pour une paix juste (…) Du Canada à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’Europe, c’est un mouvement international, non-violent et populaire qui se développe. Syndicats, ONG, associations, Eglises, universités, municipalités, personnalités de renommée mondiale et simples citoyens se retrouvent pour défendre un même objectif : l’application du droit. (…)  Notre combat n’est pas fondé sur le rejet d’un peuple. Il s’agit d’exercer une réelle pression sur l’Etat d’Israël, en développant un boycott économique, diplomatique, et un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes. Ces institutions sont en effet trop souvent utilisées par Israël pour soigner son image et mieux masquer sa politique à l’égard des Palestiniens et son mépris des règles internationales. Michel Platini, président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), l’a compris, menaçant d’exclure l’Etat d’Israël de l’UEFA s’il continuait d’entraver le développement du sport palestinien. Desmond Tutu, archevêque sud-africain récompensé par le prix Nobel de la paix en 1984 pour son combat contre l’apartheid, s’est de son côté élevé contre la visite prochainement prévue, en Israël, de la troupe de l’Opéra du Cap. En tant que soutien actif de la stratégie BDS, Desmond Tutu mérite-t-il aussi les titres de saboteur et de naufrageur d’espoir ? A ceux qui s’inquiètent de la dégradation de l’image d’Israël et qui accusent la campagne BDS d’en être responsable, nous disons qu’Israël est le seul auteur de cette dégradation. En violant chaque jour le droit international, en commettant des actes criminels comme les bombardements massifs sur Gaza en 2008-2009 ou l’assaut sanglant contre la Flottille de la liberté, en poursuivant le blocus de Gaza, la construction de colonies et l’arrachage des oliviers, Israël ne peut susciter qu’un rejet de plus en plus fort. (…) Nous savons, fort du précédent sud-africain et de la campagne victorieuse de boycott contre le régime d’apartheid, que cette arme, loin d’être indigne, peut être noble et efficace lorsque les circonstances l’exigent. C’est le cas aujourd’hui. Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (Les Verts), Patrick Le Hyaric, député européen (Gauche unitaire européenne), Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Monique Cerisier Ben-Guiga, sénatrice (PS), présidente du groupe d’information internationale France-Territoires palestiniens du Sénat, Alima Boumédiène-Thiery, sénatrice (Les Verts), Patrick Braouzec, député de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, directrice de « Regards », membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Annick Coupé, porte-parole nationale de l’Union syndicale Solidaires, Stéphane Tassel, secrétaire général de la FSU, Mouloud Aounit, co-président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Monseigneur Jacques Gaillot, évêque, Eric Hazan, éditeur, Gérard Toulouse, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des sciences, Mireille Fanon-Mendès France, Fondation Frantz Fanon, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP), Gilbert Achcar, politologue, écrivain et professeur à l’université de Londres et Paris-VIII, Nabil Al Haggar, universitaire, membre de l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Jean-Marie Muller, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN), Omar Barghouti, palestinien, membre fondateur de la « Palestinian campaign for the academic and cultural boycott of Israel » (PACBI), Scandar Copti, palestinien, réalisateur et co-auteur de Ajami (mention spéciale à la caméra d’or du festival de Cannes 2009), Juliano Mer Khamis, palestinien, acteur et réalisateur, fondateur du Théâtre de la Liberté à Jénine, Michel Warschawski, israélien, journaliste, membre fondateur du Centre d’information alternative (AIC) et de la campagne « Boycott from within », Eyal Sivan, israélien, réalisateur, auteur de Jaffa, la mécanique de l’orange (2009) et membre de la campagne  « Boycott from within », Yael Lerer, israélienne, éditrice, membre fondatrice des éditions Andalus, spécialisées dans la traduction vers l’hébreu d’œuvres littéraire en langue arabe, de la campagne « Boycott from within » et de la Coalition des femmes pour la paix (Tel Aviv).Nicole Kiil-Nielsen, Patrick Le Hyaric, Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Mouloud Aounit, Patrick Braouzec…
La Déclaration Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nuls et non avenus. Les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et la véritable conception de ce qui constitue une nation. Le judaïsme, étant une religion, ne constitue pas une nationalité indépendante. De même que les Juifs ne constituent pas une nation unique avec son identité propre ; ils sont citoyens des Etats auxquels ils appartiennent. (Art. 20).
La Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien; c’est une partie indivisible du foyer arabe, et le peuple palestinien est une part intégrale de la nation arabe (Art. 1)
L’unité arabe et la libération de la Palestine constituent deux objectifs complémentaires. (Art. 13)
Le peuple de Palestine joue le rôle d’avant-garde dans la réalisation de ce but sacré ».
Le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requièrent de tous les Etats qu’ils considèrent le sionisme comme un mouvement illégitime, qu’ils déclarent illégale son existence, qu’ils interdisent ses opérations, afin que les relations amicales entre les peuples puissent être préservées, et que la loyauté des citoyens envers leurs pays respectifs soit sauvegardée. (article 23)
Le sionisme est un mouvement politique lié de façon organique à un impérialisme international et antagoniste à toute action pour la libération et à tout mouvement progressiste dans le monde. Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. Israël est l’instrument du mouvement sioniste, et la base géographique de l’impérialisme mondial placé stratégiquement au sein du foyer arabe pour combattre les espoirs de libération, d’unité, et de progrès de la nation arabe. (article 22) Charte de l’OLP
Le Mouvement de la Résistance Islamique… est guidé par la tolérance islamique quand il traite avec les fidèles d’autres religions. Il ne s’oppose à eux que lorsqu’ils sont hostiles. Sous la bannière de l’islam, les fidèles des trois religions, l’islam, le christianisme et le judaïsme, peuvent coexister pacifiquement. Mais cette paix n’est possible que sous la bannière de l’islam.
Le Mouvement de la Résistance Islamique croit que la Palestine est un Waqf [patrimoine religieux] islamique consacré aux générations de musulmans jusqu’au Jugement Dernier. Pas une seule parcelle ne peut en être dilapidée ou abandonnée à d’autres […] (Art. 31 et 11). Charte du Hamas
Je suis prêt à accepter une troisième partie qui contrôle l’exécution de l’accord, par exemple les forces de l’OTAN, mais je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs dans ces forces ni un Israélien sur la Terre de Palestine. Mahmoud Abbas
Le cas de la député de Hanan Zoabi  et celui de Azmi Bishara remettent  sur le tapis la question des Arabes  de 1948, qui sont nés en Palestine  avant et après la création de  l’Etat d’Israël [1948], qui se sentent chez eux et qui refusent de quitter leur terre natale. Certes, ce sont des  Palestiniens et ils nourrissent un fort ressentiment contre Israël, mais ce sont aussi des citoyens israéliens, au même titre que les Juifs.  Dans la réalité ils sont réduits à l’état d’une  minorité dans une société faite par et pour les Juifs. Leur  loyauté à l’égard d’un Etat juif qui les opprime, qui les marginalise et qui les surveille sera toujours posée parce qu’ils se sentent d’abord arabes et palestiniens. Ces arabes de religions musulmane et chrétienne revendiquent leur  pleine appartenance au peuple palestinien et entendent  jouer un rôle à part entière dans sa lutte de libération et  en particulier l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est comme capitale. Mais ils réclament  aussi  la transformation de l’Etat israélien en un Etat réellement démocratique de tous ses citoyens, c’est-à-dire l’abolition de son caractère juif, considérée comme le seul moyen de parvenir à une égalité complète entre citoyens israéliens juifs et arabes. M. Lachkar
Il n’y a aucun doute qu’à l’intérieur des territoires occupés palestiniens nous avons affaire à un exemple effarant d’apartheid. Jimmy Carter
Nous acceptons le principe de la partition de 1947. Mais les Palestiniens veulent un Etat “judenrein”, les Israéliens un Etat juif à 100 % — et non un “Etat de tous ses citoyens”. Il suffira qu’un accord international redessine les frontières dans cet esprit. David Rotem (avocat proche de Lieberman)
En tant que membres du monde de la culture, notamment du cinéma, nous sommes troublés par la décision du TIFF de réserver une place de choix à Tel Aviv et de s’être ainsi rendu complice, intentionnellement ou pas, de la machine de propagande israélienne. Nous ne visons pas les cinéastes israéliens dont les œuvres sont inscrites au programme du festival. Mais nous dénonçons l’instrumentalisation du festival, par une campagne de propagande au service d’un régime d’apartheid. Ken Loach et al
La présentation sélective de la façade moderne et sophistiquée de Tel-Aviv, sans égard au passé et aux réalités de l’occupation israélienne des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, ce serait comme si on glorifiait la beauté et la vie élégante chez les communautés exclusivement blanches au Cap ou à Johannesburg pendant l’apartheid, sans reconnaître les cantons noirs de Khayelitsha et de Soweto. Ken Loach, Jane Fonda, Naomi Klein, David Byrne, Alice Walker, Danny Glover, Harry Belafonte, Noam Chomsky, etc.
Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ?Mads Gilbert
C’est une nouvelle génération d’explosifs très puissants sous un faible volume, qui détonnent avec une extrême puissance et dont la puissance se dissipe sur une zone de cinq à dix mètres (…) Je crois qu’il y a un très fort soupçon que Gaza est actuellement utilisé comme un laboratoire d’essais pour de nouvelles armes. Mads Gilbert
J’ai pensé: C’est à ça que l’enfer doit ressembler. Tous les cris, tout le désespoir, tout le sang, tous les membres arrachés. Mads Gilbert
L’Etat d’Israël est en train de mener une guerre de purification ethnique dans les territoires palestiniens. Nous avons passé 48 heures dans les camps d’internement de l’armée israélienne, où des centaines de Palestiniens, raflés en pleine nuit, sont emprisonnées, les yeux bandés. José Bové (Ramallah, avril 2002)
Il faut se demander à qui profite le crime. Je dénonce tous les actes visant des lieux de culte. Mais je crois que le gouvernement israélien et ses services secrets ont intérêt à créer une certaine psychose, à faire croire qu’un climat antisémite s’est installé en France, pour mieux détourner les regards. José Bové (de retour de Ramalah, Libération, avril 2002)
Vive le Hamas, le Hamas vaincra! Patrick Farbiaz (conseiller politique de Noël Mamère, 2003)
L’incapacité des gouvernements occidentaux à soutenir le rapport Goldstone révélerait une politique de deux poids deux mesures dans la mise en œuvre de la justice internationale.Human Rights Watch
Cette proposition de résolution m’attriste, car elle ne fait part que d’allégations à l’encontre d’Israël. Il n’y a pas une phrase pour condamner le Hamas comme nous le faisons dans le rapport. J’espère que le Conseil pourra encore modifier ce texte. Richard Goldstone
Israël a dû faire face à des ennemis qui se sont délibérément placés en zones civiles habitées, se servant de leurs propres populations comme boucliers humains. (…) le Hamas tout comme le Hezbollah sont passés maîtres dans l’art d’utiliser et tromper les médias, en demandant à leurs gens de déformer ou inventer des faits qui accuseraient ensuite Israël de commettre des crimes de guerre. (…) La vérité est que l’Armée israélienne a pris des mesures exceptionnelles pour avertir les populations civiles de l’imminence d’une attaque, soit par des millions de tracts disséminés par avion, ou des centaines de milliers d’appels téléphoniques, dans l’unique but de réduire ou éviter les pertes civiles innocentes. (…) il y a eu des erreurs qui ont coûté la vie de civils, tout comme cela est arrivé aux troupes britanniques ou américaines mais en aucun cas, une erreur involontaire ne peut être qualifiée de crime de guerre. Colonel Richard Kemp
Les cartes d’identité israéliennes sont très recherchés par les hauts responsables du ‘Hamas, de l’OLP et de leurs proches comme les trois sœurs d’Ismail Hanyeh qui vivent maintenant dans le Neguev à Tel Sheva. Deux sont déjà veuves, mais préfèrent sans aucun doute rester dans l’Etat juif que de retourner à Gaza. Le fils de la troisième sert dans l’armée israélienne.  Ah’med Sabri, un des leaders religieux à l’est de Jérusalem qui livre des sermons odieux antisémite et pro terroriste, conserve sa carte d’identité, Hanan Ashrawi de l’OLP, Muh’hammad Abu-Tir du ‘Hamas, l’épouse de Jibril Rahoub, et tant d’autres. Quelque 150.000 arabes non israéliens de Judée-Samarie sont mariés avec des arabes israéliens et ont reçu des cartes d’identité israéliennes entre 1993 et 2003. Aeschkel
Si j’avais su ce que je sais maintenant, le rapport aurait été un document différent (…) Notre rapport a trouvé des preuves de crimes de guerre potentiels et d’éventuels crimes contre l’humanité de la part à la fois d’Israël et du Hamas. Que les crimes qui auraient été commis par le Hamas étaient intentionnels est une évidence puisque ses roquettes étaient volontairement et aveuglément pointées sur des cibles civiles. Les allégations d’intentionnalité contre Israël étaient fondées sur la mort et les blessures de civils dans des situations où notre mission d’enquête n’avait pas de preuves à partir desquelles tirer aucune autre conclusion raisonnable. Alors que les enquêtes publiées par l’Armée israélienne et reconnues par le rapport de la commission de l’ONU ont établi la validité de certains incidents sur lesquels nous avions enquêtés dans des cas impliquant des soldats individuels, elles indiquent également qu’il n’y avait pas de politique de ciblage intentionnel des civils. Je regrette que notre mission d’enquête n’ait pas eu de telles preuves expliquant les circonstances dans lesquelles nous avons dit que les civils étaient pris pour cibles parce que cela aurait influencé nos conclusions sur l’intentionalité et les crimes de guerre. Le manque de collaboration d’Israël avec notre enquête nous a empêché de corroborer combien de Gazaouis tués étaient civils et combien étaient combattants. Richard Goldstone 
L’université est censée être un lieu où l’on apprend à utiliser son cerveau, à penser rationnellement, à examiner les preuves, à tirer des conclusions à partir de faits avérés, à vérifier ses sources, à comparer les points de vue. Si celle d’Edimbourg ne peut former que des étudiants qui n’ont pas la moindre notion de toutes ces choses, alors l’avenir est sombre. Je n’ai aucune objection à la critique argumentée contre Israël. Mais je m’oppose à ce que des gens supposés intelligents stigmatisent l’Etat juif comme celui qui traiterait sa population de la pire façon. (…) S’il y avait eu un Etat juif dans les années 1930 (ce n’était malheureusement pas le cas), vous ne croyez pas qu’Hitler aurait décidé de le boycotter ? Dr. Denis MacEoin

Consternation sur nos campus universitaires et dans nos salles de rédaction!

A l’heure où, après avoir démontré au monde en quelques petits mois qu’Israël n’avait rien à voir avec leurs problèmes, les islamistes s’apprêtent à confisquer au nom de la Charia la liberté qu’était censé avoir apporté le prétendu « printemps arabe » …

Pendant que le Monde libre aide le peuple libyen à remplacer le régime de terreur qui les oppriment depuis 40 ans par un ramassis de crieurs d’allah akbar, d’anciens tortionnaires et de jihadistes d’Al Qaeda

Ne voilà-t-il pas (tout fout vraiment le camp!) que s’effondrent, après les prétendus soldats tueurs d’enfants, violeurs ou dépeceurs ou les faux « dommages collatéraux » (pourtant , comme dirait notre Enderlin de service, « l’image correspondait à la réalité »!), des décennies de convictions et vérités jusque là solidement établies?

A savoir, de la bouche même de l’ancien juge sud-africain Goldstone qui avait il y a deux ans accusé Israël de crimes de guerre voire contre l’humanité lors de l’opération de son armée contre les lanceurs de roquettes de Gaza, qu’Israël n’était en fait coupable que de ne pas avoir collaboré à son enquête?

Et en plus, si l’on en croit la lettre ouverte d’un islamologue irlandais qui a réussi à faire avorter un boycott anti-israélien au sein même de son ancienne université d’Edimbourg (faudrait peut-être prévenir Montréal ou Paris?), qu’Israël ne serait ni un Etat nazi ni un Etat d’apartheid?

Autrement dit, aussi incroyable que cela puisse paraître en ces temps de communications instantanées, d’informations en temps réel et à flot continu comme de voyages intercontinentaux, qu’il n’y aurait en Israël ni camps de concentration ni Einzatsgruppen ni SS ni lois de Nuremberg ni même de solution finale?

Qu’échappant à la sagacité de générations des plus brillants de nos étudiants et de nos universitaires, les 20% de citoyens arabes israéliens auraient selon la loi israélienne exactement les mêmes droits que les juifs, les musulmans, les chrétiens, les Baha’is qui y ont même leur centre mondial?

Qu’ils y représenteraient 20% de la population universitaire comme de la population tout court, peuvent aller où ils veulent, utilisent les transports en commun, mangent dans les restaurants, vont à la piscine, dans les bibliothèques, au cinéma à côté des Juifs?

Que les hôpitaux israéliens non seulement soigneraient les Juifs et les Arabes, mais aussi les Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie, dans les mêmes chambres, dans les mêmes salles d’opération?

Que les femmes y auraient les mêmes droits que les hommes, que les homosexuels n’y subiraient aucune discrimination et même que les gays palestiniens se réfugiraient souvent en Israël, car chez eux, ils risquent la peine de mort?

Et enfin qu’ils auraient même, pendant que les Etats voisins tirent à balles réelles sur leurs propres citoyens,… le libre droit de manifester?

Boycott d’Israël: le pire n’est pas toujours sûr

Environ 270 étudiants de l’université d’Edimbourg ont voté en faveur d’une motion qui qualifie Israël d’Etat d’apartheid et ont appelé à un boycott de ses produits. Pour autant, le Jewish Chronicle rapporte que ce boycott ne sera pas appliqué, une information confirmée par l’Association des étudiants de l’université d’Edimbourg (EUSA).

La lettre ouverte ci-dessous, écrite par un ancien élève de cette université a indubitablement contribué à ce sursaut de bon sens.

LETTRE OUVERTE À L’ASSOCIATION DES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ D’EDIMBOURG (EUSA) À PROPOS DU BOYCOTT D’ISRAEL
29 mars 2011

«Permettez-moi de dire quelques mots aux membres de l’EUSA. Je suis diplômé d’Edimbourg (promotion 1975). J’y ai étudié le persan, l’arabe et l’Histoire de l’islam avec William Montgomery Watt et Laurence Elwell Sutton, deux des experts britanniques les plus pointus de leur époque sur le Moyen-Orient. J’ai ensuite passé un doctorat à Cambridge et j’ai enseigné l’arabe et la civilisation islamique à l’université de Newcastle. Tout naturellement, j’ai publié plusieurs livres et des centaines d’articles sur ces sujets

Si je vous dis tout cela, c’est pour vous montrer que je sais de quoi je parle en ce qui concerne le Moyen-Orient et c’est précisément pour cette raison que je suis choqué et accablé par la motion votée par l’EUSA. Je suis choqué pour une raison simple : il n’existe pas et il n’a jamais existé d’apartheid en Israël. Ceci n’est pas une opinion, c’est un fait qui peut être vérifié par tous les étudiants d’Edimbourg : il leur suffira de se rendre en Israël pour le constater par eux-mêmes.

J’insiste, car j’ai l’impression que les étudiants qui ont voté pour cette motion n’ont pas la plus petite idée de ce qu’est Israël et qu’ils sont certainement victimes d’une propagande mensongère du lobby pro-palestinien. Être contre Israël n’est pas critiquable en soi. Mais je ne parle pas de la critique ordinaire d’Israël. Je parle d’une haine qui ne met aucune limite aux mensonges et aux mythes qu’elle répand.

Ainsi, Israël est-il qualifié à plusieurs reprises d’Etat «nazi». En quoi ce qualificatif peut-il se justifier, même comme métaphore? Où sont les camps de concentration israéliens? Les Einzatsgruppen ? Les SS ? Les lois de Nuremberg ? La solution finale ?

Rien de tout cela ni quoi que ce soit d’approchant n’existe en Israël, justement parce que les Juifs, plus que tout autre peuple sur la planète, savent exactement ce qu’était le nazisme. On prétend qu’il y a eu un holocauste israélien à Gaza (ou ailleurs). Où ? Quand ? Aucun historien sérieux ne peut traiter cette affirmation par autre chose que par le mépris qu’elle mérite. Mais qualifier les Juifs de nazis et prétendre qu’ils ont commis un holocauste est l’exemple le plus criant de détournement de l’Histoire que j’ai jamais rencontré.

Pareil pour l’apartheid. Pour qu’existe un apartheid, il faut une situation qui ressemble à celle qui prévalait en Afrique du Sud sous ce régime. Malheureusement pour ceux qui croient cela, un week-end dans n’importe quelle partie d’Israël suffit à démontrer le ridicule de cette affirmation. Qu’une association étudiante l’ait cru et ait voté sur cette base en dit long sur l’état de l’enseignement de nos jours.

Les victimes évidentes d’un apartheid seraient les 20% de citoyens arabes israéliens. Selon la loi israélienne, les Israéliens arabes ont exactement les mêmes droits que les juifs ou n’importe qui d’autre, les musulmans ont les mêmes droits que les juifs ou les chrétiens. Les Baha’is, durement persécutés en Iran, s’épanouissent en Israël, où ils ont leur centre mondial. Les musulmans Ahmadi, sévèrement persécutés au Pakistan et ailleurs, sont protégés par Israël. La sécurité des lieux saints de toutes les religions est garantie par une loi spécifique israélienne. Les Arabes représentent 20% de la population universitaire (une réplique exacte de leur pourcentage dans la population générale). En Iran, les Baha’is (la plus nombreuse minorité religieuse) sont exclus des universités et n’ont pas le droit d’ouvrir leurs propres universités. Pourquoi les membres de votre association ne boycottent-ils pas l’Iran ?

En Israël, les Arabes peuvent aller où ils veulent, à la différence des Noirs sud africains du temps de l’apartheid. Ils utilisent les transports en commun, ils mangent dans les restaurants, ils vont à la piscine, dans les bibliothèques, au cinéma à côté des Juifs – ce qu’aucun Noir ne pouvait faire en Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Les hôpitaux israéliens non seulement soignent les Juifs et les Arabes, mais aussi les Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie. Dans les mêmes chambres, dans les mêmes salles d’opération.

En Israël, les femmes ont les mêmes droits que les hommes : il n’y a pas d’apartheid entre les sexes. Les gays et les lesbiennes n’ont à subir à aucune discrimination, si bien que les gays palestiniens se réfugient souvent en Israël, car chez eux, ils risquent la peine de mort. Je m’étonne que les groupes lesbiens et gays appellent au boycott d’Israël et ne disent rien au sujet des pays comme l’Iran, où les homosexuels sont pendus ou lapidés à mort. Cela illustre un état d’esprit qui défie l’entendement. Des étudiants intelligents pensent qu’il vaut mieux se taire sur les régimes qui tuent les homosexuels, mais qu’il faut condamner le seul pays du Moyen-Orient qui les sauve et les protège. C’est une blague de mauvais goût.

L’université est censée être un lieu où l’on apprend à utiliser son cerveau, à penser rationnellement, à examiner les preuves, à tirer des conclusions à partir de faits avérés, à vérifier ses sources, à comparer les points de vue. Si celle d’Edimbourg ne peut former que des étudiants qui n’ont pas la moindre notion de toutes ces choses, alors l’avenir est sombre. Je n’ai aucune objection à la critique argumentée contre Israël. Mais je m’oppose à ce que des gens supposés intelligents stigmatisent l’Etat juif comme celui qui traiterait sa population de la pire façon.

Le plus grand soulèvement depuis les VIIe et VIIIe siècles est en train de se produire au Moyen-Orient et il est clair que les Arabes et les Iraniens se rebellent contre des régimes tyranniques qui ripostent en tirant à balles réelles sur leurs propres citoyens. Les citoyens israéliens, Juifs et Arabes, ne se soulèvent pas (alors que le droit de manifester y est libre et garanti). Pourtant, les étudiants de l’université Edinburgh Mount ne manifestent pas contre ni n’appellent au boycott de la Libye, de Bahrein, de l’Arabie saoudite, du Yémen ou d’Iran. Ils préfèrent inventer de fausses accusations contre l’un des pays les plus libres au monde, le seul au Moyen-Orient qui ait accueilli des réfugiés du Darfour, le seul qui offre une protection aux gays et aux lesbiennes, le seul qui protège les Bahaïs… Je continue ? Le deux poids deux mesures crève les yeux et ne fait pas honneur à ceux qui ont voté pour ce boycott.

Faites preuve de bon sens. Demandez des renseignements à l’ambassade d’Israël. Demandez-lui de vous envoyer des conférenciers. N’écoutez pas qu’un seul son de cloche. Ne vous faites pas d’opinion tant que vous n’avez pas entendu les deux parties. Vous avez un devoir vis-à-vis de vos élèves, c’est de les protéger des arguments à sens unique. Ils ne sont pas à l’université pour recevoir un lavage de cerveau. Et ils ne sont certainement pas là pour être embarqués dans de l’antisémitisme en stigmatisant un pays entre tous, celui qui se trouve être le seul Etat juif de la planète. S’il y avait eu un Etat juif dans les années 1930 (ce n’était malheureusement pas le cas), vous ne croyez pas qu’Hitler aurait décidé de le boycotter ? Bien sûr que si, et il ne se serait pas arrêté là. Votre génération a le devoir de veiller à ce que ce racisme particulièrement vivace qu’est l’antisémitisme ne prenne jamais racine parmi vous. Aujourd’hui, pourtant, il est clair qu’il l’a fait et qu’il cherche à se renforcer. Vous avez encore une chance d’éviter un grand crime, simplement en utilisant votre raison et en montrant un minimum de justice. Dites-moi que vous comprenez ce que je vous dis. Je vous ai donné quelques éléments de preuve. C’est à vous d’en chercher d’autres.

Sincères salutations

Dr. Denis MacEoin»

Traduction Liliane Messika © Primo-Info

Denis MacEoin (né en 1949, Belfast, Irlande du Nord) est un écrivain irlandais et ancien enseignant, titulaire d’un doctorat en histoire de l’Islam. Il a fait une partie de ses études à Edimbourg. Ses spécialités universitaires sont notamment le Chiisme, le Shaykhisme, le Babisme et le Bahaisme, sur lesquels ses publications sont nombreuses.

Ses romans sont écrits sous les pseudonymes de Daniel Easterman et Jonathan Aycliffe.

Il vit avec sa femme à Newcastle upon Tyne, en Angleterre.

Voir aussi:

Reconsidering the Goldstone Report on Israel and war crimes

Richard Goldstone

The Washington Post

April 1, 2011

We know a lot more today about what happened in the Gaza war of 2008-09 than we did when I chaired the fact-finding mission appointed by the U.N. Human Rights Council that produced what has come to be known as the Goldstone Report. If I had known then what I know now, the Goldstone Report would have been a different document.

The final report by the U.N. committee of independent experts — chaired by former New York judge Mary McGowan Davis — that followed up on the recommendations of the Goldstone Report has found that “Israel has dedicated significant resources to investigate over 400 allegations of operational misconduct in Gaza” while “the de facto authorities (i.e., Hamas) have not conducted any investigations into the launching of rocket and mortar attacks against Israel.”

Our report found evidence of potential war crimes and “possibly crimes against humanity” by both Israel and Hamas. That the crimes allegedly committed by Hamas were intentional goes without saying — its rockets were purposefully and indiscriminately aimed at civilian targets.

The allegations of intentionality by Israel were based on the deaths of and injuries to civilians in situations where our fact-finding mission had no evidence on which to draw any other reasonable conclusion. While the investigations published by the Israeli military and recognized in the U.N. committee’s report have established the validity of some incidents that we investigated in cases involving individual soldiers, they also indicate that civilians were not intentionally targeted as a matter of policy.

For example, the most serious attack the Goldstone Report focused on was the killing of some 29 members of the al-Simouni family in their home. The shelling of the home was apparently the consequence of an Israeli commander’s erroneous interpretation of a drone image, and an Israeli officer is under investigation for having ordered the attack. While the length of this investigation is frustrating, it appears that an appropriate process is underway, and I am confident that if the officer is found to have been negligent, Israel will respond accordingly. The purpose of these investigations, as I have always said, is to ensure accountability for improper actions, not to second-guess, with the benefit of hindsight, commanders making difficult battlefield decisions.

While I welcome Israel’s investigations into allegations, I share the concerns reflected in the McGowan Davis report that few of Israel’s inquiries have been concluded and believe that the proceedings should have been held in a public forum. Although the Israeli evidence that has emerged since publication of our report doesn’t negate the tragic loss of civilian life, I regret that our fact-finding mission did not have such evidence explaining the circumstances in which we said civilians in Gaza were targeted, because it probably would have influenced our findings about intentionality and war crimes.

Israel’s lack of cooperation with our investigation meant that we were not able to corroborate how many Gazans killed were civilians and how many were combatants. The Israeli military’s numbers have turned out to be similar to those recently furnished by Hamas (although Hamas may have reason to inflate the number of its combatants).

As I indicated from the very beginning, I would have welcomed Israel’s cooperation. The purpose of the Goldstone Report was never to prove a foregone conclusion against Israel. I insisted on changing the original mandate adopted by the Human Rights Council, which was skewed against Israel. I have always been clear that Israel, like any other sovereign nation, has the right and obligation to defend itself and its citizens against attacks from abroad and within. Something that has not been recognized often enough is the fact that our report marked the first time illegal acts of terrorism from Hamas were being investigated and condemned by the United Nations. I had hoped that our inquiry into all aspects of the Gaza conflict would begin a new era of evenhandedness at the U.N. Human Rights Council, whose history of bias against Israel cannot be doubted.

Some have charged that the process we followed did not live up to judicial standards. To be clear: Our mission was in no way a judicial or even quasi-judicial proceeding. We did not investigate criminal conduct on the part of any individual in Israel, Gaza or the West Bank. We made our recommendations based on the record before us, which unfortunately did not include any evidence provided by the Israeli government. Indeed, our main recommendation was for each party to investigate, transparently and in good faith, the incidents referred to in our report. McGowan Davis has found that Israel has done this to a significant degree; Hamas has done nothing.

Some have suggested that it was absurd to expect Hamas, an organization that has a policy to destroy the state of Israel, to investigate what we said were serious war crimes. It was my hope, even if unrealistic, that Hamas would do so, especially if Israel conducted its own investigations. At minimum I hoped that in the face of a clear finding that its members were committing serious war crimes, Hamas would curtail its attacks. Sadly, that has not been the case. Hundreds more rockets and mortar rounds have been directed at civilian targets in southern Israel. That comparatively few Israelis have been killed by the unlawful rocket and mortar attacks from Gaza in no way minimizes the criminality. The U.N. Human Rights Council should condemn these heinous acts in the strongest terms.

In the end, asking Hamas to investigate may have been a mistaken enterprise. So, too, the Human Rights Council should condemn the inexcusable and cold-blooded recent slaughter of a young Israeli couple and three of their small children in their beds.

I continue to believe in the cause of establishing and applying international law to protracted and deadly conflicts. Our report has led to numerous “lessons learned” and policy changes, including the adoption of new Israel Defense Forces procedures for protecting civilians in cases of urban warfare and limiting the use of white phosphorus in civilian areas. The Palestinian Authority established an independent inquiry into our allegations of human rights abuses — assassinations, torture and illegal detentions — perpetrated by Fatah in the West Bank, especially against members of Hamas. Most of those allegations were confirmed by this inquiry. Regrettably, there has been no effort by Hamas in Gaza to investigate the allegations of its war crimes and possible crimes against humanity.

Simply put, the laws of armed conflict apply no less to non-state actors such as Hamas than they do to national armies. Ensuring that non-state actors respect these principles, and are investigated when they fail to do so, is one of the most significant challenges facing the law of armed conflict. Only if all parties to armed conflicts are held to these standards will we be able to protect civilians who, through no choice of their own, are caught up in war.

The writer, a retired justice of the Constitutional Court of South Africa and former chief prosecutor of the U.N. International Criminal Tribunals for the former Yugoslavia and Rwanda, chaired the U.N. fact-finding mission on the Gaza conflict.

2 Responses to Scoop: Israël ne serait ni un Etat nazi ni un Etat d’apartheid (Wouldn’t Hitler have boycotted it too?)

  1. jcdurbant dit :

    Où l’on (re)découvre que du plein coeur des principales réserves de la planète, Israël est obligé d’importer par bateau son pétrole… de Russie!!!

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  2. […] qu’on brûle les livres des Israéliens, puis les livres des sionistes, puis ceux des juifs. Roger Cukierman (président du CRIF, janvier […]

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