Printemps arabe: Les filles préfèrent les garçons sanctionnés (Blame it on the girls!)

Les organisations humanitaires et une partie de la gauche occidentale, l’extrême gauche surtout, souffrent d’un complexe post-colonial. Les anciens colonisés sont perçus comme des victimes absolues, pour les uns, comme la force motrice de l’histoire, pour les autres. Ils jouissent d’un droit intangible à la bienveillance morale et au soutien politique, quoi qu’ils disent et quoi qu’ils fassent. Le fanatisme est permis, pourvu qu’il soit tiers-mondiste. La discrimination est justifiée, à condition qu’elle soit pratiquée dans un pays d’Afrique ou d’Asie. Le massacre est excusable, quand il est commis par des États non-européens. On a déjà assisté à cette même veulerie face aux haines, à cette même incapacité à voir le Mal, dans d’autres contextes historiques. Qu’on se souvienne de la complaisance des communistes européens, et notamment français, face à la terreur stalinienne et au goulag. Qu’on se souvienne aussi de l’indulgence de la gauche pacifiste française face à l’Allemagne nazie des années 1930. L’Allemagne était perçue comme victime du militarisme français et du traité de Versailles… Sous l’Occupation, de nombreux collaborateurs enthousiastes, et de très haut rang, proviendront de cette gauche pacifiste et humanitaire.
La politique d’apaisement vis-à-vis de l’Iran d’Ahmadinejad est fondée sur la même incompréhension que celle qui fut menée face à Hitler à la fin des années 1930, par l’Angleterre et la France. Ce prétendu réalisme, au nom duquel il faut faire des concessions et pratiquer l’ouverture, procède certes d’un réflexe très humain. Mais il témoigne d’une méconnaissance profonde de l’adversaire. On est en face, dans les deux cas, d’une machine de guerre très habile et très bien organisée, qui connaît et qui exploite fort bien les faiblesses de l’Occident démocratique. Il faut laisser Obama tendre la main à l’Iran, mais il comprendra vite – s’il est intelligent, et je crois qu’il l’est -, à qui il a affaire. Simon Epstein
J’ai le meilleur emploi que je pourrais imaginer. Et il n’y a rien que que je puisse imaginer après cela qui serait aussi exigeant, aussi difficile ni aussi gratifiant. [Après 2012] je retournerai sans doute à un travail de défense des droits, en particulier pour les femmes et les enfants dans le monde. Hillary Clinton
Paris a donné l’impression d’un comportement de matamore. Comme s’il s’agissait de l’emporter dans une course à l’affichage de la position la plus anti- Kadhafi qui soit. Le Monde
Le privilège masculin est aussi un piège et il trouve sa contrepartie  dans la tension et la contention permanentes, parfois poussées jusqu’à l’absurde, qu’impose à chaque homme le devoir d’affirmer en toute circonstance sa virilité. (…) Tout concourt ainsi à faire de l’idéal impossible de virilité le principe d’une immense vulnérabilité. C’est elle qui conduit, paradoxalement, à l’investissement, parfois forcené, dans tous les jeux de violence masculins, tels dans nos sociétés les sports, et tout spécialement ceux qui sont les mieux faits pour produire les signes visibles de la masculinité, et pour manifester et aussi éprouver les qualités dites viriles, comme les sports de combat. Pierre Bourdieu 
Les filles déclarent franchement qu’elles préfèrent les garçons qui sont sanctionnés : ce sont les rebelles, les durs, ils sont virils. Elles disent que les autres les ennuient : ce sont les intellos, les bouffons, ils sont trop sages. Les filles aiment bien les garçons qui sont étiquetés comme dominants. C’est bien d’être regardée par un garçon dominant. Les filles composent un public, et ainsi encouragent les garçons.
La sanction permet un passage symbolique, l’entrée dans le groupe des garçons dominants. Il y a un peu de souffrance : des admonestations du CPE [conseiller principal d’éducation, ndlr], des parents, mais cela fait partie du rite. Et finalement, c’est une consécration. Les garçons avouent d’ailleurs en tirer un immense plaisir, ils parlent «d’adrénaline», «d’excitation». Tout cela leur sert à se démarquer du féminin, et à l’intérieur du groupe des garçons, à se démarquer des «faibles». Cela leur sert à montrer qu’ils sont dominants et hétérosexuels. Ce rite leur permet d’être en conformité avec les normes ; d’être un « vrai » garçon. Il y a d’ailleurs des concours de celui qui aura le plus d’heures de colle. Quand un garçon se fait exclure du collège, le lendemain, il est devant l’établissement avec ses copains agglutinés tout autour de lui. Comme un héros. Comme un petit caïd auréolé de sa gloire. Tout cela grâce à la sanction. Sylvie Ayral

Et si les sanctions contre Kadhafi renforçaient ce qu’elles prétendent combattre?

A l’heure où, après avoir arraché de justesse et trois semaines après le début de l’insurrection un vote de sanctions militaires contre le caïd libyen, même Hillary se désespère du « Président-présent » (abonnés aux votes « présent »pour ne pas se mouiller) censé être à la tête du Monde libre …

Pendant que, contre Mme Merkel et pour avoir enfin décidé de faire suivre les belles paroles aux crieurs d’Allah akbar libyens par des actes (et après leur avoir discrètement livré des canons anti-aériens  au beau milieu d’un fret humanitaire !), notre Sarko national se voit traiter de « matamore » par notre quotidien de révérence …

Confirmation, avec la sortie du livre de la spécialiste en éducation Sylvie Ayral sur  la sursanction et sa contribution à la virilisation de nos garçons (« La Fabrique des garçons« ), de ce que nombre d’entre nous avions longtemps soupçonné.

A savoir que… ce sont les filles en fait qui préfèrent les garçons sanctionnés!

« La sanction renforce les identités viriles »

Interview

Éducation. Sylvie Ayral, chercheure, a analysé 6 000 punitions infligées à des collégiens. Résultat : plus de 80% concernent des garçons, qui s’en enorgueillissent:

Charlotte Rotman

Libération

11/03/2011

Plus de 80% des élèves punis au collège sont des garçons. Pourquoi ? Par quel processus ? Avec quels effets ? Sylvie Ayral a été institutrice pendant quinze ans en milieu rural, elle est aujourd’hui professeur d’espagnol dans un collège et docteur en sciences de l’éducation. Elle a enquêté dans cinq collèges de Gironde aux profils variés : rural, ZEP, périurbain plutôt favorisé, défavorisé du centre-ville avec de nombreux élèves issus de l’immigration et, enfin, un établissement privé à fort taux de réussite scolaire. Elle y a épluché les registres et plus de 5 842 sanctions pour arriver à ces chiffres édifiants : 83% des punitions pour indiscipline sont le fait de garçons, et 91% quand il s’agit d’atteinte aux biens et aux personnes. Plus la transgression est grave, plus les garçons sont représentés. Dans un livre percutant, intitulé la Fabrique des garçons (1), Sylvie Ayral montre comment, loin d’atteindre leurs objectifs, les punitions sont contre-productives. Et renforcent les identités de genre et la domination masculine.

Les garçons sont les plus punis; comment les enseignants l’expliquent-ils ? La faute aux hormones ?

J’ai beaucoup entendu cela : «C’est les gènes, les hormones.» Beaucoup invoquent la nature : c’est «comme ça». On parle d’instinct masculin. On dit que les garçons sont plus agressifs que les filles. Ces réponses, très nombreuses, sont savoureuses. Pour les enseignants, il y a deux catégories : les garçons bourrés de testostérone, et les filles supposées être plus calmes. On n’invoque pas seulement la biologie. J’ai aussi entendu des explications qui relèvent de la psychologie et de la psychanalyse. L’autorité est considérée par nature comme masculine. L’institution scolaire va alors se substituer au père absent et remettre le garçon dans le droit chemin, grâce à la punition. La fonction maternelle est toujours dévalorisée, et les familles monoparentales, pathologisées. On pense qu’un vrai garçon doit se frotter à l’autre et chercher la transgression.

Et les filles ?

Elles ne sont pas punies pour les mêmes raisons que les garçons : c’est davantage pour des bavardages, un cahier oublié, l’usage du portable ou de l’iPod en cours. On n’est pas dans les mêmes registres. J’entends dire que les filles sont de plus en plus violentes ; de ce que j’ai vu, c’est faux. Sur 6 000 sanctions, seules six concernent des violences commises par des filles. En fait, on ferme souvent les yeux sur la violence des garçons : quand on traverse la cour d’un collège, on trouve normal les attroupements de garçons, un coup de pied par ci, un coup-de-poing par là, c’est presque rassurant. Alors que la violence des filles, elle, paraît aberrante. Elle ne correspond pas aux attentes et est donc immédiatement repérée.

Que disent-elles du comportement des garçons ?

Les filles déclarent franchement qu’elles préfèrent les garçons qui sont sanctionnés : ce sont les rebelles, les durs, ils sont virils. Elles disent que les autres les ennuient : ce sont les intellos, les bouffons, ils sont trop sages. Les filles aiment bien les garçons qui sont étiquetés comme dominants. C’est bien d’être regardée par un garçon dominant. Les filles composent un public, et ainsi encouragent les garçons.

La sanction serait donc «une médaille de virilité» ?

Elle permet un passage symbolique, l’entrée dans le groupe des garçons dominants. Il y a un peu de souffrance : des admonestations du CPE [conseiller principal d’éducation, ndlr], des parents, mais cela fait partie du rite. Et finalement, c’est une consécration. Les garçons avouent d’ailleurs en tirer un immense plaisir, ils parlent «d’adrénaline», «d’excitation». Tout cela leur sert à se démarquer du féminin, et à l’intérieur du groupe des garçons, à se démarquer des «faibles». Cela leur sert à montrer qu’ils sont dominants et hétérosexuels. Ce rite leur permet d’être en conformité avec les normes ; d’être un «vrai» garçon. Il y a d’ailleurs des concours de celui qui aura le plus d’heures de colle. Quand un garçon se fait exclure du collège, le lendemain, il est devant l’établissement avec ses copains agglutinés tout autour de lui. Comme un héros. Comme un petit caïd auréolé de sa gloire. Tout cela grâce à la sanction.

Les sanctions sont demandées majoritairement par des femmes (à 74%). Pourquoi ?

Parce que les femmes sont des cibles privilégiées. Comme cette assistante d’éducation qui demande à un élève de ramasser un papier et qui se voit répondre : «Tu as tes règles ou quoi ?» L’élève la «rabaisse» à sa condition de femme. C’est lui qui a le dernier mot. Mais ces épisodes ne sont jamais analysés comme ça. Les femmes ne les voient pas comme un rapport social de sexe. Elles vont se dire «je suis nulle comme prof». Dans les rapports de sanction que j’ai examinés, pas une seule fois on ne parle de propos sexiste ou homophobe. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Seulement, ils ne sont pas repérés comme tels. Alors que les propos ou les agissements racistes, oui.

Comment se comportent les profs hommes ?

Les enseignants ont deux types d’attitude. S’ils ont la carrure physique, une grosse voix, des muscles, ils arrivent à imposer un respect parce que les élèves, spontanément, leur attribuent une autorité naturelle. Ces enseignants, quand ils ont un ou deux élèves qui les chahutent, interviennent tout de suite sur le plan de la virilité. Ils entretiennent le fantasme de la confrontation physique. Il suffit d’un regard parfois. Pour ceux qui ont un problème d’autorité, c’est indicible, c’est la honte. Comme s’ils étaient déclassés, des sous-hommes, des tapettes. Soit ils deviennent très sympas, pour éviter le conflit, soit ils rasent les murs et dépriment. Ils n’en parlent pas, alors qu’une femme qui a des difficultés s’épanche plus facilement en salle des profs.

Si les punitions sont contre-productives, faut-il arrêter d’en donner ?

Le problème, c’est qu’elles renforcent ce qu’elles prétendent combattre. Elles sont censées apprendre à l’élève qu’il y a une loi qui s’applique à tous, qu’il est un futur citoyen. En fait, la sanction disciplinaire telle qu’elle est pratiquée est aux antipodes de cela. Elle consacre et renforce les identités viriles. Au lieu de parler de tolérance zéro, on aurait tout intérêt à adoucir les choses. A se pencher sur les relations entre garçons et filles : faire des ateliers de parole, travailler sur une mixité active dès la maternelle, analyser comment les injures sont construites et former les enseignants pour cela. Sinon, cela continuera à pourrir le quotidien des classes et à reproduire une société dominée par les valeurs viriles.

(1) Ed. PUF, mars 2011, 224 pp., 24 euros.

Voir aussi:

« La punition n’a jamais incité un élève à travailler »

Sylvie Ayral est professeure d’espagnol au collège et docteur en science de l’éducation. Elle publie «La fabrique des garçons» (Ed.PUF), une analyse de 6000 punitions infligées à des collégiens. Elle a répondu à vos questions.

Libération

17/03/2011
 
 

Idée. Quel a été pour vous le point de départ de cette recherche?
 
 
 

 

 

Sylvie Ayral. J’ai été institutrice pendant quinze ans, avant d’être enseignante au collège. A l’époque, j’enseignais dans des classes uniques, dans lesquelles je travaillais par pédagogie coopérative – c’est-à-dire, les élèves avaient des âges différents, donc des niveaux différents. Ils s’entraidaient, participaient à l’élaboration des projets, ainsi qu’à des ateliers de réflexion -. Ensuite, je suis arrivée en collège où j’ai été carrément choqué de voir que les élèves travaillaient constamment sous la menace. Qu’ils étaient punis s’ils ne faisaient pas leur travail, s’ils ne le remettaient pas à temps, s’ils avaient un comportement inadapté. En fait, ce qui m’a interpellé. On aurait dit que la seule solution, c’était: la punition.

KimJongStin. Quelles méthodes utilisiez-vous pour remplacer la punition, dans des cas ou un autre enseignant aurait puni l’élève?

Pour ma part, j’ai toujours essayé de privilégier le dialogue et l’analyse de la situation, ou du conflit.

Dalila 09. Que faudrait-il faire pour obliger un élève à travailler s’il n’y a plus de punitlons?

La punition n’a jamais incité un élève à travailler, tout au plus à copier sur ses copains pour ne pas être puni. On n’apprend jamais sous la menace, on ne fait que se soumettre.

Rachida. Les punitions sont efficaces, ne vous en déplaise, sinon un procédé qui est employé depuis la nuit des temps dans toutes les écoles du monde aurait disparu depuis bien longtemps. Qu’en pensez-vous?

Toute la pédagogie Freinet, et la pédagogie institutionnelle a démontré le contraire. On apprend quand on a envie d’apprendre et certainement pas sous la menace.

Delia95. Si un élève vous insulte, comment réagir avec distance sans passer par la punition?

Je le prends tout seul, pas devant le groupe classe qui constitue un public, et qui pousse à sauver la face. J’essaye de travailler avec lui sur ce qu’il a ressenti, son émotion. J’essaye de lui faire formuler sa colère, pour l’amener vers le décalage qui existe entre son émotion de départ, et le mot qu’il a prononcé, qui, en général, est de connotation sexiste. Il a le droit d’être en colère, je ne remets pas en question ce sentiment, mais j’essaye de lui faire comprendre qu’il peut l’exprimer autrement que par des injures.

KimJongStin. Comment les élèves, habitués aux méthodes traditionnelles, réagissent aux méthodes dont vous parlez?

En général, très bien. Cela apaise tout le monde, cela apaise considérablement les relations. Cela libère la parole dans les deux sens. Les élèves aiment parler des relations humaines, et des émotions qui les concernent.

Oahn. Cette méthode marche-t-elle à tous les coups?

Je ne suis pas un pompier de l’éducation. Ce n’est pas une méthode miracle, une solution toute faite. C’est un processus très long de déconstruction de nos façons de fonctionner. C’est quelque chose sur du très long terme. On ne peut plus continuer à fonctionner de cette façon-là, on n’est plus dans la même société. L’enseignant n’est plus détenteur d’un savoir qu’il transmet de façon vertical. Internet en sait beaucoup plus que n’importe quel enseignant, il faut fonctionner de façon horizontal, c’est-à-dire accompagner les élèves dans l’accès à toutes ces informations. Les guider, être une référence, mais non plus un prof surplombant et dominant, tous ces modèles ne fonctionnent plus. On se détruit tous à vouloir continuer à fonctionner comme cela, c’est un carcan qui génère d’immenses souffrances aussi bien chez les élèves que chez les enseignants.

Delia95. Et si l’enfant refuse ce dialogue, refuse tout échange…

Il faut essayer, rééssayer… C’est parfois très, très, long. Cela peut parfois prendre plusieurs mois, voire une année, mais notre métier est d’essayer, et de réessayer encore, jusqu’à arriver à créer un pont, une accroche. En sachant que certains cas très graves ne sont pas de notre compétence, et relèvent d’une prise en charge extérieure (psychiatrique ou éducative).

Kiki. Certains élèves ne recherchent-ils pas une vraie sanction pour apprendre les limites? La force n’est -elle pas inconsciemment demandée par ses garçons en perte de père et donc de repères?

La société a changé. On continue à fonctionner sur un modèle patriarcal, issu du modèle freudien avec un père qui est là pour arracher l’enfant à la mère, alors que la société a complètement évolué, qu’il y a des familles monoparentales, des familles homoparentales qui vont parfaitement bien. Ce cadre d’analyse ne correspond plus à la société. On ne parle que des garçons en manque de père, ce qui prouve bien que l’on est dans le domaine de la construction sexuée. On ne parle jamais des filles en manquent de père, on ne parle que des garçons. Comme si, finalement, seuls les garçons avaient besoin de limites, et qu’elles ne pouvaient être posées que par un homme: le père. Plus que de limites, il me semble que les jeunes filles et les jeunes garçons ont, avant tout, besoin de références, sur lesquelles s’appuyer pour devenir adulte.

Feuille. Professeure d’EPS, les problèmes posés dans l’interview m’intéressent beaucoup (je n’ai pas lu encore le livre de Sylvie Ayral). J’ai deux questions:

Le travail fait autour, non de la sanction, mais de la faute commise par l’élève est-il susceptible de changer l’ordre sexué que vous évoquez?

Il me semble que la construction du sens de la responsabilité chez les collégiens s’associe à celle du narcissisme: or, pour reconnaître une faute, il faut que ce narcissisme soit assez solide. Les garçons sont-ils plus fragiles de ce point de vue dans l’école ?

Sur le long terme oui, si ce travail est fait tout au long des années de scolarité, ça a des effets extrêmement positifs. Et cela apaise les tensions, parce que ça évite une surconstruction de la virilité ou de la féminité au moment de la puberté. Je pense que la vulnérabilité des garçons vient de la construction de leur identité sexuée. C’est-à-dire qu’ils doivent en permanence, aux yeux de tous et de toutes, donner la preuve de leur virilité, et surtout de l’hétérosexualité. C’est-à-dire de se démarquer de tout ce qui est associé au féminin, y compris à l’intérieur de la catégorie garçon. D’où un narcissisme extrêmement fragile, et lié à l’approbation par les pairs

Lulu. Vérifier si les élèves ont préparé leur travail, leur donner un travail supplémentaire, les inciter certes au début à copier le travail, mais petit à petit aussi à le faire. On ne rend pas service aux élèves qui ne sont pas encadrés chez eux en ne les encadrant pas à l’école. Qu’en pensez-vous?

 Je suis tout à fait d’accord, il faut que les élèves puissent compter sur nous, à tout point de vue, pas seulement dans le travail scolaire, mais aussi, et peut-être surtout, dans leur construction d’être humain.

One Response to Printemps arabe: Les filles préfèrent les garçons sanctionnés (Blame it on the girls!)

  1. Thot Har Megiddo dit :

    « faire des ateliers de parole, travailler sur une mixité active dès la maternelle » :)

    « Sinon, cela continuera à pourrir le quotidien des classes et à reproduire une société dominée par les valeurs viriles. »
    Donner de la testostérone aux filles, et de la progestérone aux garçons. Empêcher qu’il y ait des hommes sinon, cela va continuer comme depuis des centaines de milliers d’années.

    Cela marche chez les primitifs, les gens sans expérience, les adolescentes. À 24 ans, on préfère les garçons capables de vous assurer la meilleure sécurité financière possible, qui ont de la conversation, qui ont le sens des responsabilités, et qui ne vont pas enseigner n’importe quoi aux enfants. Excepté pour les adolescentes attardées que nos sociétés fabriquent à la pelle.

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